TD N°12: Vocabulaire relatif aux structures algébriques Pr,Ing:ESSALHIOUI Karam
Exercice 1 – Soit (E, 6) un ensemble totalement ordonné. Alors 1. Soit g ∈ G. Montrer que x 7→ gx est une bijection de G sur
pour tout (x, y) ∈ E 2 , max(x, y) est bien défini. On définit ainsi lui-même.
une loi de composition interne, notée max sur E.
Y
2. Soit g ∈ G. En calculant de deux manières le produit (gx),
1. Montrer que la loi max est associative et commutative. x∈G
montrer que g n = 1G
2. Donner une condition nécessaire et suffisante pour que
(E, max) possède un élément neutre. 3. Déterminer tous les sous-groupes finis de (C∗ , ×)
3. Lorsque cette condition est vérifíée, quels sont les éléments
inversibles de E? Exercice 10 –
Soit G un groupe.
Exercice 2 – (Addition des vitesses en théorie de la rela- 1. Soit (Hi )i∈I une famille de sous-groupes de G indexée par un
tivité)
\
ensemble I. Montrer que Hi est un sous-groupe de G.
Soit c > 0(c correspond à la vitesse - ou célérité- de la lumière) et i∈I
I =] − c; c[.
2. Soit x ∈ G. On appelle centralisateur de x dans G, noté CG (x),
1. Montrer l’ensemble des éléments de G qui commutent à x. Montrer que
x+y
∀(x, y) ∈ I 2 , x ∗ y = ∈I CG (x) est un sous-groupe de G
1 + xy
c2
3. On appelle centre de G et on note Z(G) l’ensemble des élé-
2. Montrer que la loi ∗ munit I d’une structure de groupe abélien. ments de G qui commutent à tout élément de G. Montrer
Cette loi ∗ correspond à l’addition des vitesses portées par un que Z(G) est un sous-groupe de G. à quelle condition a-t-on
même axe en théorie de la relativité. Z(G) = G?
Exercice 3 – (Centre d’un groupe ) Exercice 11 –
Soit (G, ∗) un groupe. On appelle centre de G l’ensemble
Z(G) = {x ∈ G, ∀y ∈ G, xy = yx} des éléments commutant avec
tous les éléments de G. Montrer que (Z(G), ∗) est un sous-groupe 1. Trouver deux sous-groupes de R∗ dont la réunion n’est pas un
de (G, ∗). à quelle condition a-t-on Z(G) = G? sous-groupe de R∗ .
G un groupe et H, K deux sous-groupes de G. Montrer
2. Soient [
Exercice 4 – que H K est un sous-groupe de G si et seulement si H ⊂ K
2
Soit (G, ∗) un groupe tel que ∀x ∈ G, x = 1G . Montrer que (G, ∗) ou K ⊂ H.
est abélien, et que tout élément de G est égal à son propre inverse. 3. Soient G un groupe et (Hn )n∈N une suite croissante de sous-
[
groupes de G. Montrer que Hn est un sous-groupe de G.
Exercice 5 – n∈N
Pour tous (x, y), (x0 , y 0 ) ∈ R∗ × R, on pose :
Exercice 12 –
(x, y) ? (x0 , y 0 ) = (xx0 , xy 0 + y)
Soit G un groupe. On définit une relation binaire ∼ sur G par
1. Montrer que (R∗ × R, ?) est un groupe. Ce groupe est-il com-
∀(x, y) ∈ G2 , x ∼ y ⇐⇒ ∃g ∈ G, y = g −1 xg
mutatif ?
2. Simplifier (x, y)n pour tous (x, y) ∈ R∗ × R et n ∈ N Montrer que ∼ est une relation d’équivalence.
Exercice 6 – Exercice 13 – √ √
Soient E un ensemble et x ∈ E. On pose Montrer que Q( 3) = {a + b 3| a, b ∈ Q} est un corps.
S(x) = {σ ∈ S(E), σ(x) = x}
Exercice 14 –
Montrer que S(x) est un sous-groupe de (S(E), ◦) p
1. On note A l’ensemble des rationnels , (p, n) décrivant Z×N.
2n
Exercice 7 – Montrer que {z ∈ C| ∃n ∈ N∗ , z n = 1} est un (a) Montrer que A est un sous-anneau de Q.
sous-groupe de C∗ (b) déterminer U (A).
2. Mêmes questions avec l’ensemble D des décimaux.
Exercice 8 – Montrer que l’ensemble des fonctions z 7−→ az + b
(a, b) décrivant C∗ × C, est un groupe pour la composition.
Exercice 15 –
Montrer qu’un anneau commutatif intègre fini est un corps.
Exercice 9 – (Un cas particulier du théorème de La-
grange)
Soit G un groupe commutatif fini, de cardinal n.
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Exercice 21 –
Exercice 16 – Soit (A, +, x) un anneau. Un élément a de A est dit nilpotent s’il
existe n ∈ N tel que an = 0A
1. On rappelle que Z[i] = {a + ib| a, b ∈ Z} est un sous-anneau 1. Soit (x, y) ∈ A2 . Montrer que si x × y est nilpotent, alors y × x
de C. Montrer que pour tout z ∈ Z[i] : |z|2 ∈ N, puis en est nilpotent.
déduire U(Z[i]) 2. Soit (x, y) ∈ A2 . Montrer que si x et y commutent et que l’un
2. (a) Montrer que l’ensemble : des deux est nilpotent, alors x × y est nilpotent.
√ √ 3. Soit (x, y) ∈ A2 . Montrer que si x et y sont nilpotents et
Z[i 2] = {a + ib 2| a, b ∈ Z} commutent, alors x + y est nilpotent.
est un sous-anneau de C. 4. Soit x ∈ A. Montrer que si x est nilpotent, alors 1A − x est
√ inversible et calculer son inverse.
(b) Déterminer U(Z[i 2])
Exercice 22 –
Exercice 17 – Soit A un anneau tel que ∀x ∈ A, x2 = x (on dit que les éléments
On rappelle que pour tous f, g ∈ RR , les fonctions f + g et f × g de A sont idempotents).
sont définies pour tout x ∈ R par : (f + g)(x) = f (x) + g(x) et
(f × g)(x) = f (x)g(x) 1. Montrer que ∀x ∈ A, 2x = 0
R
1. Montrer que R , +, × est un anneau commutatif. Est-il in- 2. Montrer que A est commutatif.
tègre ?
2. Montrer que C(R, R) est un sous-anneau de RR Exercice 23 – Idéaux premiers (D’après oral ENS)
Soit A un anneau commutatif non nul. On appelle idéal de A tout
3. Déterminer U (RR ) sous-groupe I de (A, +) tel que ∀(a, x) ∈ A × I, ax ∈ I
1. Montrer que pour tout x ∈ A, xA = {ax, a ∈ A} est un idéal
Exercice 18 –
de A.
soient A et B deux anneaux. On pose pour tous (a, b), (a0 , b0 ) ∈
A × B : (a, b) + (a0 , b0 ) = (a + a0 , b + b0 ) 2. Un idéal I est dit maximal si tout idéal de A, different de A,
et qui contient I est égal à I lui-même. Et un idéal I différent
et (a, b) × (a0 , b0 ) = (aa0 , bb0 ) de A est dit premier si ∀(a, b) ∈ A2 , ab ∈ I ⇒ a ∈ I ou b ∈ I
(a) Montrer qu’un idéal I est maximal si et seulement si pour
1. Montrer que (A × B, +, ×) est un anneau. tout x ∈ A\I, I + xA = A (où I + aA est l’ensemble des
2. Montrer que si A et B sont non nuls, alors A × B n’est pas éléments qui sécrivent comme d’un élément de I et d’un
intègre. élément de aA).
(b) Prouver qu’un idéal maximal est premier.
Exercice 19 –
3. Montrer que A est un corps si et seulement si tout idéal de A
est premier.
1. Montrer que Z est le seul sous-anneau de Z.
2. On s’intéresse à présent aux sous-groupes de Z.
(a) Montrer que nZ est un sous-groupe de Z pour tout n ∈ N
(b) Montrer que tout sous-groupe de Z est de la forme nZ
pour un certain n ∈ N
3. Soient a, b ∈ Z. Montrer que aZ + bZ est un sous-groupe de .
En particulier : aZ + bZ = dZ pour un certain d ∈ N d’après
2 ). Montrer qu’en réalité : d = a ∧ b
Exercice 20 –
Soit E un ensemble. Pour tous A, B ∈ P (E) on appelle différence
symétrique de A et B, notée A∆B, l’ensemble (A\B) ∪ (B\A)
1. Montrer que pour tous A, B ∈ P (E) :
A∆B = (A ∪ B)\(A ∩ B)
2. Montrer que (P (E), ∆, ∩) est un anneau commutatif.
3. Déterminer U (P (E))
4. L’anneau (P (E), ∆, ∩) est-il intègre ?
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