Guide de Vaccination Unicef
Guide de Vaccination Unicef
Ministère de la Santé
Guide de
vaccination
2008
Sa Majesté le Roi Mohammed VI,
que Dieu l’assiste, lance la Campagne Intégrée
de Vaccination, Santé de la Mère et de l’Enfant,
après le séisme d’Al Hoceima le 25 février 2004
Feu Sa Majesté le Roi Hassan II signant la Déclaration Mondiale
en faveur de la Survie, de la protection et du développement de
l’Enfant dans les années 90, en présence de Feu James P. Grant,
Directeur Général de l’Unicef.
Force est de constater que grâce à la volonté politique
de Sa Majesté, la mortalité infanto-juvenile
a fortement baissé au Maroc.
Participation de son Altesse Royale La Princesse Lalla Meryem
à une campagne de vaccination
PREFACE
11
Notre pays a pu contrôler la rougeole par l’administration du Vaccin Anti-Rougeoleux
à l’âge de 9 mois. Cependant, son élimination nécessitera en plus de l’administration
d’une deuxième dose, initiée en 2003 par le Ministère, l’organisation d’une campagne
de masse prévue à moyen terme, en vue de réduire le nombre de susceptibles à la
rougeole.
•L’introduction des rappels et d’autres antigènes dans le calendrier de vaccination,
•La régionalisation et l’intégration des activités de vaccination et de surveillance
épidémiologique,
•L’implication effective du secteur privé dans les activités de vaccination et de
surveillance épidémiologique.
En outre, en vue de préserver ses acquis et de réaliser les nouveaux objectifs, le
Programme National d’Immunisation a actualisé le guide national de référence. Ce
guide constituera un outil de travail efficace pour tous les professionnels de santé afin
d’améliorer la gestion des activités de vaccination et de surveillance épidémiologique
des maladies cibles.
La rigueur scientifique qui a guidé l’équipe ayant actualisé ce document, permettra à
notre département de disposer d’un document de référence et de formation continue
de valeur. La qualité des prestations qui seront dispensées à l’enfant et à la mère est
intimement liée à la bonne utilisation de ce document.
Mes vifs remerciements vont à tous les départements qui ont contribué à la réussite
des activités de vaccination, notamment le Ministère de l’Intérieur, les Collectivités
locales, le Ministère de l’Education Nationale de l’Enseignement Supérieur, de la
Formation des Cadres et de la Recherche Scientifique ainsi que les autres
départements pour l’appui et le soutien apportés au Ministère de la Santé.
Dr. Mohamed - Cheikh
BIADILLAH
Ministre de la Santé
12
TABLE DES MATIÈRES
Préface 11
Introduction 17
Abréviations 18
PREMIÈRE PARTIE
LES VACCINATIONS AU MAROC, PRINCIPES GÉNÉRAUX
Chapitre I:
Généralités sur l’Immunisation et la vaccination 21
1. Les bases immunologiques 22
2. La vaccination 23
3. La définition et la classification des vaccins 24
4. Les contre-indications et les précautions 25
5. Les fausses idées sur la vaccination 26
6. Les manifestations indésirables post vaccinales 26
Chapitre II:
Présentation du Programme National d’Immunisation 31
1. L’historique 32
2. Les objectifs du Programme National d’Immunisation 32
3. Les organes et structures de mise en oeuvre 33
4. Les acquis et l’impact du Programme National d’Immunisation 34
5. Les stratégies vaccinales 36
6. Les mesures d’accompagnement des stratégies vaccinales 37
7. Les perspectives du Programme National d’Immunisation 38
Chapitre III:
Les maladies cibles 39
1. La tuberculose 40
2. La poliomyélite 40
3. L’hépatite B 40
4. La diphtérie 40
5. Le tétanos 41
6. La coqueluche 41
7. La rougeole 41
8. La rubéole 42
9. Les oreillons 42
10. La méningite à Hib 42
Chapitre IV:
Le calendrier de vaccination 45
1. Le calendrier national de vaccination 46
2. Les associations vaccinales 47
3. Les intervalles minimums entre les doses d’un même vaccin 48
4. Le calendrier de vaccination de la femme en âge de procréer 49
13
TABLE DES MATIÈRES
Chapitre V:
Les vaccins 51
1. Les types de vaccins 52
1.1. Le BCG 52
1.2. Le vaccin antipoliomyélitique 53
1.3. Le vaccin antidiphtérique, anti tétanique et anti coquelucheux
(DTC) 54
1.4. Le vaccin antitétanique (VAT) 55
1.5. Les vaccins anti rougeoleux (VAR), anti rougeoleux, 55
anti rubéoleux (RR), anti rougeoleux, anti oreillons,
anti rubéoleux (ROR)
1.6. Le vaccin contre l’hépatite B 56
1.7. Le vaccin contre l’Haemophilus influenzae type b 57
1.8. Le tableau résumé des caractéristiques des vaccins du PNI 58
2. Les autres vaccins disponibles 59
3. Les vaccins en cours de mise au point 61
4. Les principes généraux de conservation des vaccins 61
5. L’importance du contrôle de qualité 61
DEUXIÈME PARTIE
GUIDE TECHNIQUE DES ACTIVITÉS DU PNI
Chapitre I:
Les éléments de programmation des activités vaccinales 65
1. Les objectifs opérationnels 66
1.1. L’estimation du nombre d’enfants à vacciner 66
1.2. L’estimation du nombre de femmes en âge de procréer
à vacciner contre le tétanos 66
2. La détermination des ressources 67
2.1. Le personnel 67
2.2. Le vaccin 67
2.3. Le matériel de la chaîne de froid 68
2.4. Le système d’information 68
3. les activités: la séance de vaccination 69
3.1. La détermination des objectifs de la séance 69
3.2. La détermination des ressources pour une séance 69
3.3. La formule de détermination du nombre des séances
de vaccination 70
Chapitre II:
L’organisation d’une séance de vaccination 73
1.La préparation d’une séance de vaccination 74
1.1. Le lieu de la séance de vaccination 74
14
TABLE DES MATIÈRES
Chapitre III:
Les moyens logistiques du P.N.I. 81
1. La gestion des vaccins 82
1.1. Les supports 82
1.2. La gestion proprement dite du vaccin 82
1.3. La présentation et le conditionnement des vaccins 83
2. La chaîne de froid et la conservation des vaccins 83
2.1.La conservation des vaccins 83
2.2. Les indicateurs de contrôle de température 84
2.3. La description des éléments de la chaîne de froid 84
2.4. La gestion de la chaîne de froid 85
2.5. Les pastilles de contrôle du vaccin 89
2.6. La gestion des incidents 90
3. Le matériel d’injection 91
Chapitre IV:
Le suivi des activités vaccinales 93
1. Le suivi et l’évaluation des activités vaccinales 94
2. La supervision 94
2.1. Les principes d’une supervision efficace 94
2.2. Ce qu’il faut superviser dans le cadre du P N I 95
2.3. Les techniques de supervision 95
2.4. Les qualités du superviseur 96
3.L’évaluation 96
3.1. Les instruments d’évaluation 96
3.2. Ce qu’il faut évaluer dans le cadre du PNI 97
15
TABLE DES MATIÈRES
ANNEXES
Bibliographie 112
16
INTRODUCTION
Il va également :
•Aider les professionnels de la santé à la consolidation des acquis et l’amélioration
des performances en matière de vaccination et de surveillance épidémiologique des
maladies cibles
•Constituer un moyen de formation continue
•Remplacer les anciens documents
17
ABRÉVIATIONS
Types d’immunité
Immunité naturelle (d’espèce)
Immunité acquise
Active Passive
22
Il faut signaler que la mémoire immunitaire persiste très longtemps chez l'homme
même quand le taux sérique des anticorps est devenu indécelable. Il est courant qu'un
rappel tardif après la dernière injection entraîne en quelques jours une réponse IgG
explosive, alors que des anticorps spécifiques n'étaient pas décelables avant ce rappel.
2. LA VACCINATION
La vaccination est l’introduction artificielle dans le corps, par différentes voies
(injection, absorption...), d’antigènes, sous forme d’un vaccin, en vue d’induire une
réponse immunitaire. En effet, elle représente une arme préventive remarquablement
efficace, puisque elle permet d'éviter chaque année, 3 millions de décès d'enfants à
travers le monde.
A l'exception de l'accès à l'eau potable, aucune autre mesure, pas même l'avènement
des antibiotiques, n'a eu un tel impact sur la réduction de la mortalité.
L'objectif de la vaccination est à la fois de protéger le vacciné, mais aussi de diminuer
la circulation de l'agent causal d'une maladie et donc de réduire pour l'ensemble de
la communauté le risque de contracter cette maladie.
Enfin, l'acte vaccinal est la résultante ultime d'une démarche associant de
nombreuses disciplines médicales et scientifiques: la pédiatrie, l'immunologie, la
bactériologie, la virologie, la parasitologie, l'épidémiologie, la santé publique,
l'économie de santé.
23
2.1-L’effet individuel
La vaccination protège l’individu contre certaines maladies infectieuses qui, par leur
survenue, menacent sa santé.
Les technologies modernes ont permis la production de vaccins plus stables, plus
efficaces, plus anodins, moins chers et plus faciles à administrer et à associer entre
eux. Au Maroc, la vaccination reste une mesure préventive de santé communautaire
qui s’inscrit dans l’optique des soins de santé de base dont la finalité est de
promouvoir la santé de la collectivité.
3.2-La classification
Le tableau illustre les principaux vaccins actuellement disponibles selon leur
composition et les maladies évitables correspondantes.
Hilleman MR, six decades of vaccine development-a personal history. Natrur Medecine 1988 May 4 (5 suppl) p: 507-514
24
Classification des principaux vaccins actuellement disponibles.
25
5. LES FAUSSES IDÉES SUR LA VACCINATION
Les rumeurs suivantes ne doivent pas empêcher la vaccination:
• la notion d’allergie non spécifique, d’asthme ou d’autres manifestations atopiques
chez le sujet ou dans sa famille ;
• la prématurité (la réponse immunitaire varie en fonction de l’âge chronologique et
non de l’âge gestationnel) ;
• la malnutrition ;
• l'hypotrophie ;
• la notion familiale de convulsions ;
• l'antibiothérapie ou une courte corticothérapie générale ou topique ;
• les dermatoses localisées ;
• les maladies chroniques cardiaques, pulmonaires, rénales ou hépatiques ;
• les pathologies neurologiques non évolutives (retard psychomoteur chez le
néonatal) ;
• le sujet en contact avec un cas de maladie infectieuse ;
• l'histoire familiale de syndrome de mort subite du nourrisson ;
• l’administration du vaccin Sabin en présence de diarrhée ou de candidose
buccale ;
• l’enfant présentant un fébricule (T° < 38 °).
26
Erreurs programmatiques et leurs conséquences (OMS 2000)
Erreurs programmatiques MAPI prévisibles
Injection non stérile:
• Réutilisation de seringues ou aiguilles jetables. • Infections sous forme d'abcès au point
• Seringues ou aiguilles mal stérilisées d'injection, sepsis, choc toxique ou décès.
27
b.3 Les coïncidences:
Incident médical survenant à la suite de la vaccination mais ne relevant pas de celle-ci ,
il s'agit d'une association fortuite (il serait survenu que le sujet ait été vacciné ou non).
b.4 La réaction à l’injection:
Souvent due à l’anxiété ou à la douleur au point d’injection mais non au vaccin.
c. Cause inconnue ne peut être déterminée:
La surveillance des MAPI doit être intégrée au système de surveillance des maladies
cibles. Les responsables des services sanitaires doivent être informés de la plupart des
incidents médicaux capables d’influer sur l’acceptabilité des actes vaccinaux.
28
6.6-A qui faut-il envoyer les déclarations ?
Les fiches de déclaration des MAPI (voir annexe X) doivent être correctement remplies
et adressées à la circonscription sanitaire puis à l'observatoire régional d'épidémiologie
qui à son tour les transmet au Centre Marocain de Pharmaco-Vigilance (CMPV). Le
CMPV transmet un rapport mensuel au responsable du PNI ainsi qu'aux différents
membres de la commission nationale de la surveillance des MAPI .
Cette commission est composée du CMPV, du PNI, de la Direction de l’Epidémiologie et
de Lutte Contre les Maladies, et de la Direction du Médicament et de la Pharmacie,
du Laboratoire d'immunologie et de virologie et de l'OMS.
Le CMPV doit analyser les cas de MAPI et évaluer la relation de cause à effet entre le
vaccin et l'effet indésirable puis assurer le feed back (informations, conduite à tenir et
documentation au besoin) au déclarant devant tout cas nécessitant une réponse rapide .
29
CHAPITRE II
PRÉSENTATION DU PROGRAMME NATIONAL
D’IMMUNISATION (PNI)
1-L’HISTORIQUE
1929 : Introduction de la Vaccination Anti-Variolique (VAV)
1941 : Intensification de la VAV : vaccination de 2,5 Millions de personnes.
1949 : Introduction du BCG.
1957-1964 : Campagnes BCG : environ 2,4 Millions de personnes ont été
vaccinées.
1963 : Introduction du DTC.
1964-1967 : Organisation de campagnes contre la poliomyélite (VPO) dans
les grandes villes.
1967 : La vaccination au niveau des points fixes et lors des campagnes
de masse a eu un léger impact sur la mortalité et la morbidité.
1980 : L’évaluation a montré que la couverture vaccinale était faible.
1981 : Instauration du Programme Elargi de Vaccination (PEV)
1986 : Evaluation du PEV, les résultats étaient encourageants mais
la couverture vaccinale n’a pas dépassé 50%.
1987 : Restructuration du PEV en Programme National d’Immunisation.
Début de l’organisation des journées nationales de vaccination.
1995 : Début de la stratégie nationale d’éradication de la poliomyélite.
1999 : Introduction de la vaccination contre l’Hépatite B (VHB)
2003 : Introduction du vaccin contre la rougeole et la rubéole(RR).
Introduction du premier rappel DTCP à 18 mois.
32
3-LES ORGANES ET STRUCTURES DE MISE EN ŒUVRE
Le PNI siège au niveau de la Direction de la Population et travaille en étroite
collaboration et coordination avec:
34
Impact de la
couverture
vaccinale par
le VPO3 sur la
situation des
cas de
Poliomyélite
(1987 / 2003)
Impact de la
couverture
vaccinale par
le DTC3 sur la
situation des
cas de
Diphtérie
(1987 / 2003)
Impact de la
couverture
vaccinale par
le VAR sur la
situation des
cas de
Rougeole
(1987 / 2003)
35
Taux de 87 86
couverture 79
vaccinale
par le HB3
(2000 /
2003)
33
Impact de la
couverture
vaccinale par
le DTC3 sur la
situation des
cas de
Coqueluche
(1987 - 2003)
36
5.2-La stratégie mobile:
Cette stratégie inclut deux modes de couverture :
a. La vaccination par itinérance:
Dans le cadre de ce mode, l’infirmier itinérant opère par:
- la relance des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu’il réfère
aux formations sanitaires ;
- la vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés qu’il
rassemble au niveau d’un point de contact.
b. La vaccination par équipe mobile:
Une équipe composée d’un médecin et d’au moins deux infirmier(e)s se déplace par
véhicule pour couvrir les zones éloignées. L’équipe mobile reste efficace mais suppose
la disponibilité des moyens de transport, de carburant et d’équipements adéquats
pour répondre aux besoins de la population (intégration des activités). Elle assure la
vaccination des femmes et des enfants non ou incomplètement vaccinés au niveau des
points de rassemblement selon un programme préétabli.
5.3-La vaccination par mini-campagne
Cette activité est limitée dans le temps et l’espace et concerne les localités ou un
ensemble de localités ayant une couverture vaccinale basse.
5.4-Les Journées Nationales de Vaccination
Depuis 1987, le Maroc organise chaque année des Journées Nationales de
Vaccination (JNV) contre les maladies cibles de l’enfant. Grâce à cette stratégie, notre
pays a pu améliorer la couverture vaccinale et la maintenir à un niveau élevé. Les JNV
ont permis de prendre en charge les enfants et les femmes ayant échappé au
programme permanent ou ayant abandonné leur vaccination.
L’organisation de ces JNV a connu un réajustement en rapport avec les plans
d’éradication ou d’élimination de certaines maladies: poliomyélite, tétanos néonatal,
rougeole...
37
pour lesquelles il ou elle est éligible.
Les occasions manquées les plus fréquentes sont:
• l’absence d’administration simultanée de tous les vaccins pour lesquels un enfant
est éligible ;
• les fausses contre-indications et contre-indications temporaires ;
• les ruptures de stock de vaccins:
• une mauvaise programmation des séances de vaccination. Il faut donc:
• assurer une disponibilité des services et une adaptation des horaires convenant à
la population ;
• demander le carnet de santé de l’enfant et/ou la carte de vaccination de la femme
lors de chaque contact avec la formation sanitaire pour vérifier le statut vaccinal
des enfants et des femmes ;
• maîtriser les contre-indications absolues de la vaccination ;
• assurer une prise en charge globale de l’enfant et de la femme.
38
CHAPITRE III
LES MALADIES CIBLES
Tout professionnel de santé doit être capable de reconnaître les maladies cibles du
Programme National d’Immunisation (PNI).
1- LA TUBERCULOSE
C’est une maladie bactérienne, contagieuse grave provoquée par le bacille de Koch.
La transmission se fait généralement par l’inhalation de gouttelettes à la suite d'un
effort de toux, d'éternuement ou de parole d'une personne tuberculeuse.
La période d’incubation est très lente (4 à 12 semaines).
La primo-infection passe généralement inaperçue. Elle peut se compliquer par le
passage direct à une tuberculose maladie ou la survenue de formes graves à type de
milliaire ou de méningite.
Le risque de dissémination reste plus important chez l'enfant.
2- LA POLIOMYÉLITE
C’est une infection virale due à l’un des trois types de virus poliomyélitique (1, 2, 3).
La transmission est orale lorsqu'il y a eu contamination fécale des aliments ou de
l’eau par le virus.
L’incubation est généralement de 7 à 12 jours, mais elle peut varier de 3 à 21 jours.
Elle est souvent asymptomatique. Par ailleurs elle est bénigne et prend la forme d’une
diarrhée ou d’une grippe. Parfois, elle peut être grave car elle entraîne des paralysies
musculaires qui peuvent causer des troubles respiratoires mortels ou des séquelles de
paralysie des membres rendant le malade infirme à vie.
3- L’HÉPATITE B
C’est une maladie du foie, contagieuse causée par le virus de l’hépatite B. Le mode
de transmission est sanguin, sexuel, périnatal (mère-enfant), personne-personne…
Dans la majorité des cas, l'infection est asymptomatique. Parmi les formes
symptomatiques, 1% des cas ont une évolution fulminante avec un taux de létalité très
élevé.
Symptomatique ou non, elle peut guérir spontanément ou évoluer vers le portage
chronique.
La cirrhose et le cancer hépatique en sont les complications les plus graves.
4- LA DIPHTÉRIE
La diphtérie est une maladie bactérienne contagieuse provoquée par un bacille,
Corynebacterium diphteriae (ou bacille de Klebs-Loffler), qui se développe dans
l’arrière-gorge et sécrète une exotoxine, responsable de la diffusion de la maladie à
tous les organes (atteinte cardiaque, paralysie…).
La transmission se fait par contact direct avec un malade ou un porteur sain.
La période d’incubation est généralement de 2 à 5 jours.
La maladie se manifeste par une fièvre, un écoulement nasal et surtout une angine
douloureuse et recouverte par des membranes grisâtres. L’infection peut s’étendre aux
40
cordes vocales (le croup laryngé) et à la trachée, empêchant l’enfant de respirer ; d’où
des accès de suffocation qui peuvent conduire à l’asphyxie et à la mort.
5- LE TÉTANOS
C’est une maladie infectieuse, d'origine bactérienne, due à la toxine tétanique sécrétée
par le Clostridium tetanii (bacille de Nicolaer). L’infection provient du contact avec le
sol ou avec de la poussière contaminée par des spores provenant d'excréments
d’animaux.
Chez le nouveau-né, la porte d’entrée du germe est le cordon ombilical, contaminé
par l’instrument non stérile l'ayant coupé, ou par l’application sur celui-ci de produits
souillés (khol ou henné, etc).
La période d’incubation peut varier de 4 à 21 jours.
Le tétanos du nouveau-né se manifeste par l’incapacité de téter, due à la contracture
des muscles de la mâchoire (rire sardonique), par la rigidité et les convulsions. Le
tétanos du nouveau-né est une maladie presque toujours mortelle.
6- LA COQUELUCHE
C’est une maladie aiguë des voies aériennes trachéo-bronchiques due à la bactérie
Bordetella Pertussis.
La transmission se fait par des gouttelettes provenant des voies aériennes.
La période d’incubation est généralement de 6 à 12 jours.
La maladie débute par un catarrhe qui dure une à deux semaines et qui se caractérise
par un coryza, des éternuements, de la fièvre et une toux persistante. Puis survient la
phase paroxystique, avec des quintes de toux, suivies d’une reprise inspiratoire
prolongée et subite (le chant du coq). L'accès se termine souvent par des
vomissements. Cette période dure 4 à 8 semaines.
Les complications sont la pneumonie, la dénutrition et les convulsions.
La forme clinique du jeune nourrisson (<3 mois) est caractérisée par sa
symptomatologie atypique et le risque accru des formes graves (apnées).
Chez l'enfant plus grand, cette maladie peut être trompeuse sous forme de toux
rebelle au traitement.
7- LA ROUGEOLE
C’est une maladie virale immunodéprimante, due à un paramyxovirus. Elle est l’une
des principales causes de morbidité et de mortalité chez le jeune enfant.
La transmission se fait d’un individu malade à un autre par diffusion de gouttelettes
provenant de sécrétions nasales ou pharyngées. La rougeole est contagieuse même
avant l’apparition de l’éruption et jusqu’à 7 jours après.
La période d’incubation est généralement de 8 à 10 jours. La maladie se manifeste par
une fièvre, un coryza, une conjonctivite, une toux et une éruption généralisée qui dure
3 à 7 jours. Le signe de Köplik est pathognomonique de la maladie mais il peut être
absent. La mortalité peut être concomitante de la phase aiguë de la rougeole ou
41
durant les trois mois qui suivent par l’une des complications graves de la maladie:
pneumonie, diarrhée, dénutrition. D’autres complications peuvent apparaître à type
d’otite, de cécité ou d’encéphalite.
8- LA RUBÉOLE
La rubéole est une maladie virale bénigne. Son importance réside dans le risque de
Syndrome de Rubéole Congénitale (SRC), qui survient lors de l’infection de la femme
enceinte, non immunisée, pendant le premier trimestre de la grossesse. En effet, à ce
stade de la grossesse, l'infection conduit dans 90% des cas à la contamination du
fœtus avec des risques importants de malformations congénitales (cardiaques,
neurosensorielles) ou d'avortement.
En l’absence de vaccination, la rubéole est endémique et la plupart des enfants la
contractent avant d’atteindre l’âge de procréer et sont alors protégés.
L’introduction de la vaccination contre la rubéole nécessite l’atteinte d’un taux de
couverture vaccinale très élevé et la mise en place préalable d’une stratégie visant les
adolescentes afin d’éviter le risque d’accroître le syndrome de rubéole congénitale en
limitant la circulation de la maladie et en reculant l’âge moyen d’infection. D'où la
nécessité de l'introduction de ce vaccin dans le calendrier national.
9- LES OREILLONS
Les oreillons sont une maladie infectieuse contagieuse d’origine virale due au
paramyxovirus parotidis (tropisme glandulaire et neurologique). Elle se transmet par
la salive. Les épidémies surviennent principalement à la fin de l’hiver et au printemps
et atteignent surtout les enfants et les adolescents. Elle est caractérisée par la
tuméfaction douloureuse des glandes salivaires (parotides), parfois par l’atteinte des
testicules, des ovaires, des glandes mammaires, du pancréas ou du système nerveux
central.
Les complications, quoique rares, sont représentées par l'encéphalite, la surdité,
l’orchite, la stérilité, et la méningite aseptique et bénigne.
42
Le tableau ci-dessous résume les principales maladies cibles de la vaccination, leur
agent causal, le mode de transmission, la durée de la phase d’ incubation, le tropisme,
ainsi que les complications et l’évolution.
MODE PHASE
MALADIE AGENT CAUSAL DE TROPISME EVOLUTION ET
TRANSMISSION d’INCUBA
ION
T COMPLICATIONS
Pneumonie /
Rougeole Paramyxovirus Personne-personne 8 – 10 jours Cutanée/muqueus dénutrition /
otite / cécité /
es encéphalite
Avortements /
malformations
Rubéole Myxovirus Mère / enfant Variable Voies aériennes
congénitales/sequelles
neurosensorielles
Méningite à Mortalité /
Haemophilus Haemophilus Personne à Méninges -
Influanzae Influanzae type b Variable séquelles
personne poumons neurosensorielles
type b
43
CHAPITRE IV
LE CALENDRIER DE VACCINATION
1-LE CALENDRIER NATIONAL DE VACCINATION
Les recommandations relatives à l’âge auquel les vaccins doivent être administrés
sont influencées par différents facteurs:
• la variation des risques spécifiques de la maladie selon l’âge ;
• la variation de la réponse immunitaire aux vaccins selon l’âge ;
• la possibilité d’une interférence entre les anticorps maternels transmis passivement
et la réponse immunitaire aux vaccins ;
• la variation des risques de manifestations indésirables selon l’âge ;
• la faisabilité.
En général, on recommande l’administration des vaccins aux enfants du groupe d’âge
le plus jeune possible, dès qu’ils peuvent développer une réponse immunitaire
satisfaisante compte tenu de leur risque de contracter la maladie. De plus,
l’administration des vaccins en bas âge facilite l’atteinte des niveaux de couverture
vaccinale élevés. La vaccination des enfants prématurés doit commencer au même
âge chronologique recommandé pour les enfants nés à terme. Le calendrier de
vaccination des enfants recommandé par l’OMS et l'UNICEF, appliqué actuellement
au Maroc par le Ministère de la Santé est le suivant:
46
vaccins VAR et RR du calendrier. Une 2éme dose est nécessaire pour rattraper les
enfants non encore vaccinés et renforcer l’immunité des enfants déjà vaccinés.
• Autres rappels:
- DTCP: à l’âge de 5 ans,
- dTP: tous les 10 ans
47
avant l’injection (à l’exception du mélange Hib avec DTC) ou d’utiliser un autre
solvant que celui prévu avec un vaccin lyophilisé. De telles pratiques peuvent
diminuer l’efficacité des différents vaccins.
Par exemple, pour un enfant âgé de six semaines et plus, plusieurs associations
vaccinales sont possibles:
• Un enfant vu pour la première fois entre deux et onze mois peut recevoir:
BCG + DTC1 + VPO1 + HB1
• Un enfant vu la première fois à douze mois peut recevoir:
BCG + DTC1 + VPO1 + VAR + HB1
N.B: Le VAR étant administré à 9 mois, si une association doit être utilisée telle
que RR ou ROR, un intervalle minimum de 4 semaines doit être respecté entre les
prises.
48
4-LE CALENDRIER DE VACCINATION DE LA FEMME EN
ÂGE DE PROCRÉER
La vaccination des femmes en âge de procréer doit inclure une première dose au
premier contact, une deuxième quatre semaines après et une troisième six mois après
la deuxième. Des titres protecteurs en anticorps sont obtenus chez 80 à 90% des
femmes à la suite de l’administration de la deuxième dose et chez 95 à 98% des
femmes après la troisième dose. Cette vaccination offre une protection pour environ
cinq ans. La quatrième et la cinquième dose prolongent la durée d’immunité
d’environ 10 et 20 ans respectivement.
On doit tenir compte des vaccinations données durant l’enfance si elles sont
documentées. Les deux premières doses de DTC sont valides, mais non la troisième
car l’intervalle est insuffisant. Ainsi, une femme qui aurait complété sa vaccination de
l’enfance commencera sa vaccination VAT au niveau de VAT3.
49
CHAPITRE V
LES VACCINS
1-LES TYPES DE VACCINS:
1.1-Le BCG
C’est un vaccin pour prévenir la tuberculose.
• Composition:
Le BCG est un vaccin bactérien vivant atténué, dérivé de la souche du Bacille de
Calmette et Guérin.
• Présentation:
Le BCG se présente sous forme lyophilisée (poudre à reconstituer avec un diluant) en
flacons multidoses (ampoules de 10 et 20 doses).
• Conservation:
Le vaccin est sensible à la lumière et à la chaleur. Il doit être conservé entre 2° et +8°C.
Une fois reconstitué, le vaccin doit être utilisé durant la même séance. Le solvant doit
être conservé au réfrigérateur.
Le flacon entamé doit être détruit à la fin de la séance de vaccination même si le
contenu du flacon n’a pas été utilisé en totalité.
• Administration:
Le BCG doit être injecté strictement par voie intradermique au niveau de la face
antéro-externe du bras gauche. Il peut être administré en association avec d’autres
vaccins mais en un site différent. La dose unique à administrer à la naissance est de
0,05 ml pour les enfants de moins d’un an et de 0,1 ml pour les enfants de plus d’un
an.
• Effets secondaires:
- Un petit oedème douloureux et rouge apparaît au lieu de l’injection. Environ deux
semaines après, il aboutit généralement à un petit abcès local qui guérit seul en
laissant une petite cicatrice.
- Des adénopathies inflammatoires ou suppurées peuvent apparaître suite à une
erreur technique. Plus rarement, des complications d'ostéite sont rapportées.
• Contre-indications :
Elles sont extrêmement rares. Les enfants atteints de déficits immunitaires congénitaux
ou acquis ne doivent pas être vaccinés.
L'OMS recommande pour les pays où l'incidence de la tuberculose est élevée, de
vacciner le plus rapidement possible après la naissance et de se limiter à une seule
vaccination par sujet, sans aucun contrôle tuberculinique ultérieur.
52
1.2-Le Vaccin AntiPoliomyélitique:
Il existe 2 formes différentes:
- le vaccin à base de virus vivants atténués, administré par voie orale (VPO, Sabin) il
confère une immunité individuelle et collective ;
- le vaccin à base de virus tués, administré par voie injectable (VPI, Salk). Ce vaccin
confère une immunité individuelle. Son effet sur l’immunité collective est limitée.
• Composition:
Il s’agit d’une suspension contenant des poliovirus vivants atténués ou inactivés de
types 1,2 et 3.
• Présentation:
Le VPO se présente en ampoule multidoses munie d’un compte-goutte déjà ajusté à
l’ampoule ou à adapter au flacon. Le VPI se présente sous forme liquide ; il est
également disponible en forme combinée (vaccin tétravalent, pentavalent et hexavalent.)
• Conservation:
Les vaccins anti-poliomyélitiques sont très fragiles et sensibles à la chaleur. Le VPO doit
être conservé au congélateur à -20°C ou au réfrigérateur entre 2° et +8°C. Pendant la
séance de vaccination, il faut conserver le flacon de vaccin dans une cupule ou thermos
contenant des glaçons. Le VPI se conserve entre 2° et +8°C et ne doit pas être
congelé.
• Administration:
Le VPO est administré par voie buccale à raison de deux gouttes déposées directement
sur la langue de l’enfant sans contact entre le flacon et la langue. Ce vaccin nécessite 4
prises successives dont le VPO zéro associée au BCG. Les trois autres prises sont
associées au DTC avec un intervalle minimum de quatre semaines.
Le VPI est administré par voie sous-cutanée s’il est administré seul ou par voie
intramusculaire, s’il est combiné. La dose à administrer est de 0,5 ml. La primo-
vaccination chez les enfants consiste en trois injections à un mois d’intervalle, suivie
d’un rappel au moins 6 mois plus tard.
• Effets secondaires:
Généralement, aucune réaction particulière n’apparaît après l’administration de ce
vaccin. Toutefois, le VPO peut exceptionnellement provoquer une paralysie chez le sujet
vacciné ou dans son entourage (dans les 30 jours suivant la vaccination).
• Contre-indications:
Les déficits immunitaires congénitaux ou acquis constituent une contre-indication au
vaccin oral à l’exception de l’infection au VIH. Par contre, il n’y a aucune contre-
indication spécifique pour le vaccin injectable.
53
Le VPO est le vaccin recommandé pour l'éradication de la poliomyélite étant donné
qu’il assure une immunité digestive et la dissémination du virus vaccinal dans
l'environnement.
54
Les rappels sont nécessaires pour prolonger l’immunité afin d'éviter la résurgence des
cas de coqueluche, la réapparition de la diphtérie et le maintien de l'élimination du
tétanos néonatal.
55
de la cuisse ou le deltoïde, en une seule dose de 0,5 ml. Une 2ème dose à l’entrée
scolaire (5-6ans) sera administrée que l’enfant ait eu le VAR à 9 mois et le RR/ROR à
12 mois.
• Effets secondaires:
- fièvre modérée,
- éruption modérée plus ou mois fébrile qui peut apparaître de 8 à 12 jours après la
vaccination,
- réaction méningée aseptique avec certaines souches uniquement vaccinales
(RR/ROR).
• Contre-indications:
- Déficit immunitaire acquis ou congénital ;
- Grossesse (cas du vaccin anti-rubéole) ;
- Allergie vraie au blanc d'œuf.
- Le VAR est un vaccin de choix pour éliminer la rougeole.
- Le RR /ROR est un vaccin de choix pour éliminer la rubéole
56
• Contre-indications:
Aucune contre-indication à ce vaccin n’est signalée.
Le vaccin contre l'hépatite virale type B est le seul vaccin disponible actuellement
permettant la prévention du cancer du foie secondaire à l'hépatite virale B.
Confraveux C and coll. NEJM ; 2001 ; 344 : 319-26
57
58
1.8-Tableau résumé des caractéristiques des vaccins du PNI
Maladie Tuberculose Diphtérie Tétanos Coqueluche* Poliomyélite Rougeole Hépatite B Infection invasive
Nature du vaccin Mycobacterium Anatoxine Anatoxine Bactéries entières tuées Virus vivants atténués Virus vivant atténué Vaccin recombinant Vaccin polysacharidique
bovis atténué de 3 types conjugué
Nombre de doses Voie 1 I/D 3 I/M 3 I/M 3 I/M 4 Orale 1 I/M 3 I/M 3 I/M
administration
Stabilité à la chaleur Lyophilisé: moyenne Élevée Élevée Moyenne Faible Lyophilisé: moyenne Élevée Stable
Reconstitué: faible Reconstitué: faible
Efficacité vaccinale Contre les formes aigues >87% >95% Bonne mais Pays industrialisés >90% >90% à 12 mois 75-95%; >à 80% après la 1ère
de la tuberculose (80% après 2 doses) diminue avec Pays chauds: 72.98% - >85% à 9 mois efficacité plus élevée contre injection
le temps protection plus basse 75-95%; le portage chronique par 100% après la 3ème
contre type 3 rapport à l’infection injection
Inconnue; réponse inclue Antitoxine; Antitoxine; Probablement humorale; Anticorps neutralisant; Anticorps neutralisant; Anticorps contre 1µg entraîne une
Nature et niveau des
immunité cellulaire 0.01 UI/ml 0.01 UI /ml par test spécificité protection et indice de protection 200UI/ml l’antigène de surface immunité durable
anticorps protecteurs
neutralisation niveaux Inconnue; lorsque détectable 10 UI/ml
Durée Inconnue; diminution Variable, probablement 5 ans, 3 doses = 5 ans diminution avec l’âge Toute la vie si rappel Toute la vie si rappel Au moins 20 à 25 ans durable
d’ immunité après avec le temps plus longue après rappel ou 5 doses : >20 ans naturel; plus courte si naturel; plus courte si
primo-vaccination contact naturel absence de circulation absence de circulation
virale sauvage virale sauvage
* La primo-vaccination anti-coquelucheuse doit être pratiquée préférentiellement avec le vaccin à germe entier, cependant les
vaccins acellulaires peuvent être utilisés. Le rappel à 18 mois peut être pratiqué indifféremment avec le vaccin à germe entier ou
le vaccin acellulaire.
2-LES AUTRES VACCINS DISPONIBLES
2.1-Le vaccin contre la varicelle:
C'est un vaccin vivant atténué, administré en deux doses à trois mois d'intervalle ; Son
indication est limitée aux enfants présentant une hémopathie maligne en rémission.
A ce jour, l'OMS n'a pas encore ouvert le débat sur le bien fondé de la vaccination
systématique contre la varicelle.
2.2-Le vaccin contre les infections à pneumocoque:
Le pneumocoque est responsable d'infections potentiellement graves. Il regagne
d'intérêt par l'émergence de souches résistantes à la pénicilline.
Il existe deux types de vaccin:
• un vaccin non conjugué (23 sérotypes) ne pouvant pas être administré avant l'âge
de deux ans;
• un vaccin conjugué (7 sérotypes) pouvant être administré dès l'âge de deux mois en
trois injections à un mois d'intervalle avec un rappel au cours de la deuxième année
de vie. (Après deux ans, le rappel peut être réalisé avec le vaccin non conjugué).
Le vaccin est indiqué chez les splénectomisés, les drépanocytaires, les insuffisants
respiratoires et cardiaques.
Il reste efficace dans la protection contre les méningites et les infections invasives à
pneumocoque.
2.3-Les vaccins contre les infections à méningocoque:
Les vaccins disponibles au Maroc sont des vaccins polysacharidiques combinés et
dirigés contre les sérotypes A + C ou A + C + Y + W 135. Ils ne sont pas efficaces
chez le nourrisson. Par ailleurs, il existe un vaccin conjugué anti-méningocoque C
pouvant être administré dès l'âge de 3 mois.
Ils sont recommandés chez les sujets aspléniques, les déficients en complément, les
pèlerins et en cas d'épidémie.
La durée de protection est d'environ 3 ans.
2.4-Le vaccin contre l’hépatite A:
Le vaccin contre l'hépatite A est un vaccin viral entier et inactivé.
Il est administré en une seule dose avec nécessité d'un rappel 6 à 12 mois plus tard.
Les indications sont les sujets exposés professionnellement à un risque de
contamination. Par ailleurs, il peut être recommandé pour les personnes adultes, non
immunisées ou enfants au-dessus d'un an.
La tolérance est bonne, il n'y a pas de contre indications particulières.
La durée de protection est d'environ 10 ans.
59
2.5-Le vaccin contre la fièvre typhoïde:
C'est un vaccin polyosidique capsulaire préparé à partir de l'antigène Vi. Il s'administre
par voie musculaire. Il n'est efficace qu'à partir de l'âge de 2 ans. Une seule injection
confère une protection d'au moins trois ans. L'immunité apparaît 15 jours après
l'injection.
Les effets secondaires sont mineurs et éphémères.
Ce vaccin ne protége pas contre les fièvres paratyphoïdes.
2.6-Le vaccin contre la grippe:
C'est un vaccin viral inactivé, contenant des souches du virus grippal sélectionné
chaque année en fonction du risque épidémiologique (problème de mutation du virus).
Le vaccin s'administre en IM ou S/C à la dose de 0,25 ml chez l'enfant entre 6 et 36
mois, répétée à un mois d'intervalle. Une seule injection de 0,5 ml est suffisante chez
l'adulte.
Elle doit être faite de préférence au début du mois de septembre
La seule contre indication est l'allergie prouvé à l'œuf.
La tolérance est bonne ; des courbatures, une fièvre peuvent être notées.
La vaccination doit être renouvelée tous les ans pour les personnes âgées de plus de 65
ans, les insuffisants respiratoires, rénaux, cardiaques, les diabétiques, les
immunodéprimés, les asthmatiques…
60
3-LES VACCINS EN COURS DE MISE AU POINT
• Vaccin contre le virus respiratoire syncytial ;
• Vaccin contre la shigellose (dysenterie à Shigella dysenteriae) ;
• Vaccin contre la bactérie Escherichia coli entéro- invasif ;
• Vaccin contre l’infection VIH ;
• Vaccin contre le paludisme ;
• Vaccin contre la schistosomiase (bilharziose) ;
• Vaccin contre la dengue ;
• Autres…
61
varie en principes actifs ou dans la concentration de certains autres composants. De
plus, il y a toujours un risque de contamination au moment de la fabrication ou de la
mise en flacons. Il est aussi important de souligner que tous les vaccins contre une
même maladie et produits par différents fabricants ne sont pas égaux en termes de
contenu et d’efficacité. Tout cela peut se répercuter sur l’efficacité et la sécurité des
vaccins. L’OMS insiste sur l’importance d’assurer, en plus des contrôles effectués par
les fabricants eux-mêmes, un contrôle de qualité supplémentaire par une organisation
indépendante et ce pour chaque lot de vaccin. Les vaccins procurés par le
gouvernement bénéficient d’une homologation par l’OMS et de tels contrôles selon des
normes bien précises.
62
DEUXIEME PARTIE
Exemple
Détermination des naissances à vacciner: A partir du taux de natalité brut
Dans un secteur d’une population totale de 15.000 habitants, le taux de natalité brut
fourni par l’unité provinciale des statistiques est de 2,15 % (ce taux est donné à titre
indicatif et peut varier d’une province à une autre).
Le nombre des naissances à vacciner est déterminé ainsi :
15.000 x 2,15 = 322 enfants
100
66
les objectifs en fonction de ces prises. Le nombre de femmes ayant besoin de la 2ème
prise, de la 3ème prise, de la 4ème prise et de la 5ème prise durant l’année, doit être
déterminé à partir des registres de vaccination .
NB : pour le VAT2 et le VAT3 il faut tenir compte des nouvelles recrutées pour le VAT 1.
2.1-Le personnel
La réalisation des activités de vaccination dépend de la disponibilité du personnel.
Au niveau des postes fixes de Santé Maternelle et Infantile (SMI)
Un minimum de deux professionnels de santé est recommandé. En cas d’afflux
important des bénéficiaires et dans le cadre de l’intégration des activités SMI/PF,
l’appui des autres membres du personnel de la formation est indispensable et ce, pour
garantir une meilleure qualité de service.
Au niveau de la stratégie mobile
-Équipe Mobile: deux personnes au moins sont nécessaires pour faire face à l’afflux
de la population.
-Itinérance par point de contact: une seule personne suffira ; néanmoins, il serait
souhaitable de seconder l’infirmier itinérant par un autre professionnel de santé.
2.2-Le vaccin
Le vaccin constitue l’élément-clé du programme. Aussi faut-il assurer une commande
correcte, un approvisionnement régulier et une utilisation rationnelle. Toute rupture
de stock est à éviter.
Le nombre d’enfants et de femmes à vacciner est le facteur constant qui doit servir
pour le calcul des besoins en vaccins.
La méthode de calcul est la suivante:
Au niveau du secteur ou de la circonscription:
Nombre de doses à commander =
Nombre d’enfants à vacciner x nombre de prises x facteur multiplicateur*
67
Exemple de commande
- Pour 220 naissances à vacciner par le BCG.
BCG = 220 x 1 x 2 = 440 doses
- Pour 200 enfants de moins d’un an à vacciner par les autres antigènes.
DTC = 200 x 3 x 1,33= 798 doses
VPO = 200 x 4 x 1,33=1064 doses
VAR = 200 x 1 x 1,33= 266 doses
HB = 200 x 3 x 1,33= 798 doses
Prévoir aussi le rappel DTCP à 18 mois et la dose RR à l’entrée scolaire.
- Pour le calcul des besoins en VAT, il faut se référer à la programmation par prise. Le
nombre total est multiplié par le facteur multiplicateur, évalué à 1,33.
Au niveau du SIAAP
La méthode de calcul des besoins en vaccin est identique à celle du niveau du
secteur ou de la CS. Cependant il est utile de prévoir, à ce niveau, un stock de
sécurité (évalué à 25% des besoins totaux) pour faire face à une éventuelle rupture
de stock due à un retard de livraison.
La formule de calcul est la suivante:
*Nombre de doses nécessaires à commander =
Nombre de personnes à vacciner x nombre de prises x
facteur multiplicateur + stock de sécurité
Pour les accumulateurs de froid, il faut prévoir un double jeu pour chaque porte-
vaccin et chaque caisse isotherme.
68
• carnet de santé de l’enfant: les besoins sont estimés selon l’objectif des naissances
majoré de 10% ;
• cartes de vaccination pour femme: les besoins sont estimés selon le nombre des
VAT1 prévus, majoré de 10% ;
• registre de gestion des vaccins et de relevé de température: le nombre de ces
registres est égal au nombre d’appareils de réfrigération en fonction,
• registre de gestion du matériel: prévoir un registre par formation sanitaire, y compris
le SIAAP,
• fiche journalière: prévoir deux fiches par mois et par poste fixe et une par mois pour
le mode mobile;
• rapport mensuel d’activités: prévoir 2 rapports par formation/mois,
• système de suivi rapide: un carnet par formation sanitaire est à prévoir.
69
3.3-La formule de détermination du nombre de séances de
vaccination
Pour déterminer le nombre de séances de vaccination, il y a lieu de calculer:
• Le nombre de contacts par an:
Sachant qu’un enfant de moins d’un an doit bénéficier de 5 contacts (BCG/Polio
zéro/HB1, DTCP1/HB2, DTCP2, DTCP3 et VAR/HB3) le nombre total de ces contacts
est le suivant:
Nombre d'enfants x 5 contacts
• Pour la vaccination antitétanique des femmes,
Le nombre de contacts est égal au nombre total de prises
• Le nombre total de contacts par an est donc :
En général, pour les fins de programmation, une séance de vaccination est prévue
pour vacciner en moyenne 40 personnes.
70
Exemple
Dans un centre de santé rural, le nombre d’enfants âgés de moins d’un an est de
640.
Le total des contacts pour ces enfants sera de:
640 x 5 = 3200 contacts
Le nombre de VAT prévu étant de 6400 (les 6400 VAT ont été obtenus à partir des
registres, pour le VAT2, VAT3, VAT4 et VAT5 et de la moyenne des 3 dernières
années pour le VAT1).
Le total général des contacts par an sera donc de:
3200 + 6400 = 9600 contacts
Le nombre de contacts par mois est de:
9600 ÷12 = 800
En supposant que la population de ce centre de santé rural est repartie comme suit:
- Fixe : 50 %
- itinérance : 20 %
- équipe mobile : 30 %
Le nombre de contacts mensuels par stratégie sera de:
fixe : 800 x 50 = 400
100
itinérante : 800 x 20 = 160
100
équipe mobile : 800 x 30 = 240
100
Le nombre de contacts par semaine et par stratégie sera déterminé en divisant
l’objectif mensuel par 4
- fixe : 400 ÷4 = 100
- itinérante : 160 ÷4 = 40
- équipe mobile : 240 ÷4 = 60
Le nombre de séances à programmer par semaine et par stratégie, d’après la norme
proposée de 40 personnes par séance, sera de:
pour le fixe: 2 à 3 séances pour 100 personnes (100 ÷40 = 2,5)
pour itinérance = 1 seule séance pour 40 personnes (40 ÷40 = 1 )
pour l’équipe mobile = 1 à 2 séances pour 60 personnes (60 ÷40 =1,5)
71
CHAPITRE II
L’ORGANISATION D’UNE SÉANCE
DE VACCINATION
1-LA PRÉPARATION D’UNE SÉANCE DE VACCINATION
La séance de vaccination peut se dérouler dans une formation sanitaire (poste fixe) ou
dans un point de vaccination par itinérance ou équipe mobile. Le succès de la séance
dépend de sa bonne préparation, à savoir:
• la préparation des lieux de vaccination,
• la préparation du matériel d’injection et de stérilisation,
• la préparation des vaccins et du matériel de la chaîne du froid,
• la préparation des documents de travail,
• la préparation des supports éducatifs,
• l’information de la population de la date et du lieu de la séance de vaccination.
1.1-Le lieu de la séance de vaccination
Au niveau du poste fixe:
Pour organiser une séance de vaccination au niveau d’une formation sanitaire, il faut
prévoir:
• un local spacieux et, si possible, disposant d’une porte d’entrée et d’une porte de sortie,
• un lieu d’attente à l’abri des intempéries,
• un poste d’enregistrement,
• un poste d’administration des vaccins.
Au niveau de la stratégie mobile:
Dans le cadre de l’activité de l’équipe mobile ou de l’itinérance, l’idéal serait de
disposer d’un local (école, maison...). A défaut, il faut chercher un endroit adéquat,
de préférence à l’ombre d’un arbre, ou sous une tente et prévoir des tables et des
chaises.
74
• aiguilles pour mélanger ,
• aiguilles sous-cutanées (pour le DTC, le VAR,le VAT et le HB ),
• aiguilles intradermiques (pour le BCG),
• contenaires de sécurité pour récupérer les flacons vides et les seringues et
aiguilles à usage unique.
1.3-La préparation des vaccins et du matériel de la chaîne du froid
✌ Prévoir les différents types de vaccin en fonction des objectifs de la séance (nombre
d’enfants et de femmes à vacciner).
✌ Dans le cadre de la stratégie mobile, le porte-vaccin ou la caisse isotherme doivent
être préparés de la façon suivante:
• tapisser le fond et tous les côtés de la caisse isotherme ou du porte-vaccin
d’accumulateurs de froid congelés,
• vérifier la date de péremption des différents vaccins et l’état de la pastille de
contrôle des vaccins (PCV) avant de les placer dans le porte-vaccin ou la caisse
isotherme,
• envelopper le vaccin DTC, VAT et HB dans du papier journal pour qu’il ne gèle pas
au contact des accumulateurs,
• recouvrir les vaccins par d’autres accumulateurs de froid,
• placer un thermomètre à l’intérieur du porte-vaccin ou de la caisse isotherme aux
côtés des vaccins,
• fermer hermétiquement la caisse ou le porte vaccin,
• laisser les vaccins dans le porte-vaccin ou la caisse isotherme jusqu’au
rassemblement et inscription des femmes et des enfants.
• Autres matériels et produits
• matériel mobilier (chaises - tables),
• lecteur de cassette, mégaphone, etc...
• désinfectant,
• coton et gaze,
• savon, serviette.
1.4-La préparation des documents de travail
• registre de vaccination des enfants,
• registre de vaccination des femmes,
• carnet de santé de l’enfant,
• cartes individuelles de vaccination pour femmes,
• feuille journalière des activités,
• fiches de croissance,
75
• supports éducatifs.
76
2.4-L’administration des vaccins
• laisser les vaccins dans le réfrigérateur ou le porte-vaccin jusqu’à ce que l’on soit
prêt à commencer à vacciner,
• vérifier la date de péremption du vaccin et l’état de la PCV,
• reconstituer les vaccins lyophilisés ( BCG, VAR et RR),
• placer le ou les flacons de vaccin dans une cupule (Thermos) contenant des
glaçons, en prenant garde de ne pas les renverser ni les laisser submerger par
l’eau,
• remplacer les glaçons une fois fondus,
• ne pas laisser d’aiguille dans le flacon,
• utiliser la même aiguille pour aspirer et pour injecter le vaccin,
• écarter tout flacon ne portant pas d’étiquette ou dépassant la date limite
d’utilisation ou dont la PCV a viré pour le détruire plus tard.
2.5-Les techniques d’administration des vaccins
2.5.1-Le vaccin antipoliomyélitique oral (VPO):
• ouvrir la bouche de l’enfant en pinçant ses joues ou en lui pinçant le nez,
• déposer deux gouttes du VPO sur la langue de l’enfant à l’aide du compte-goutte
incorporé au flacon ou à l’aide du flacon doseur (sans contact avec la langue),
• s’assurer que l’enfant a bien avalé le vaccin. S’il le crache, administrer une
nouvelle dose ( 2 gouttes).
• Lorsque l'enfant doit recevoir plusieurs vaccins à la fois, il est conseillé
d’administrer le VPO en premier afin d’éviter le rejet de celui-ci, suite à l’agitation
et aux pleurs de l’enfant.
• Ne jamais utiliser un flacon de vaccin de polio dont la pastille a viré (le carré est
de la même couleur ou plus foncé que le cercle).
2.5.2-Les vaccins injectables:
• utiliser une seringue stérile et une aiguille stérile ;
• nettoyer la peau avec un désinfectant avant chaque injection, pour le BCG utiliser
un tampon de coton imbibé d’eau ;
• respecter la dose et la voie d’administration pour chaque vaccin. L’injection dans
le muscle fessier est à proscrire formellement ;
• les injections intramusculaires s’effectuent en introduisant l’aiguille à angle droit
avec la surface de la peau ;
• les injections sous-cutanées s’effectuent en pinçant et tirant légèrement la peau et
77
introduisant l’aiguille dans le creux formé à un angle de 45° avec la surface de la
peau ;
• bien s’assurer que l’aiguille n’a pas pénétré dans une veine en tirant sur le piston
de la seringue. Si apparition du sang dans la seringue, changer de lieu d’injection ;
• pour le BCG, introduire l’aiguille à un angle de 15° avec la surface de la peau et
s’assurer de l’apparition de la papule en peau d’orange de 6 à 8 mm. Si par erreur,
le vaccin n’est pas administré en intradermique, ne pas le refaire et assurer le suivi
et la prise en charge de l’enfant.
• ne jamais utiliser un flacon de DTC, de VAT ou de HB qui aurait gelé.
2.6-Le lieu d’injection et doses à administrer:
• L’angle proposé tient compte de la longueur d’aiguille utilisée dans le PNI.
Type Dose Lieu d’injection Voie Angle
de vaccin à administrer d’administration d’insertion
78
2.7.2-Les flacons entamés de BCG , VAR et RR
Ils doivent être détruits à la fin de chaque séance de vaccination (4 à 6 heures).
79
CHAPITRE III
LES MOYENS LOGISTIQUES DU PNI
1-LA GESTION DES VACCINS
1.1-Les supports
Ces supports se présentent sous forme:
• de registre de gestion des vaccins et de relevé de température ;
• de registre de gestion des stocks de vaccins au niveau du SIAAP.
1.2-La gestion proprement dite du vaccin
82
• disposer les vaccins et solvants conformément aux règles d’usage:
• s’il s’agit d’une caisse isotherme, disposer les boîtes de vaccins dans l’espace
réservé ;
• s’il s’agit d’un porte-vaccin, emballer ampoules et flacons dans un papier journal
pour éviter la congélation des vaccins (DTC, VAT et HB) ;
• mettre un thermomètre ou une carte de contrôle de température avec les vaccins ;
• s’assurer de l’étanchéité et / ou de la fermeture de la caisse et/ou du porte-vaccin ;
• mettre à jour les registres de gestion des stocks.
1.3-La présentation et conditionnement des vaccins:
Il existe plusieurs formes et types de présentations des vaccins.
Vaccins utilisés dans le cadre du PNI.
Type de Vaccin Présentation Conditionnement
83
variations de température. Certains échecs de la vaccination sont dus à la mauvaise
conservation des vaccins. Pour garder aux vaccins leur efficacité à tous les niveaux, il
est impératif de prendre certaines mesures:
Au niveau Central /régional:
Le VPO est conservé dans des chambres froides à -20°C
Les autres vaccins ( BCG, DTC, VAR , VAT, HB, RR) sont conservés dans des
chambres froides entre (2° et + 8°C).
Pour le VAR, il est parfois conseillé de le conserver à -20ºC, selon les
recommandations du fabricant.
Au niveau du SIAAP:
le VPO est conservé à - 20°C le plus longtemps possible s’il est réceptionné congelé.
Si non, il faut le conserver avec les autres vaccins entre 2° et + 8°C dans l’armoire
frigorifique ou le réfrigérateur.
Au niveau des formations sanitaires:
Tous les vaccins sont conservés dans le réfrigérateur entre 2° et + 8°C
Au niveau des postes fixes:
Les vaccins sortis du réfrigérateur doivent être conservés pendant la séance de
vaccination dans les thermos, cupules ou bols garnis de glaçons.
Au niveau des points de vaccination:
Les vaccins sortis du réfrigérateur doivent être conservés pendant la séance de
vaccination dans les porte-vaccins garnis d’accumulateurs de froid préalablement
congelés et convenablement disposés.
Le porte-vaccin doit être gardé à l’abri du soleil. Les vaccins sortis du porte-vaccin
doivent être conservés pendant la séance de vaccination dans le thermos garni de
glaçons.
85
L’entretien de l’appareil consiste à:
• vider régulièrement le bac pour éviter le débordement de l’eau sur les vaccins ;
• dégivrer l’appareil en cas de besoin (Annexe V) tout en évitant les objets tranchants
et pointus ;
• nettoyer l’armoire après chaque dégivrage.
Les boites de vaccins sont disposées sur les étagères par piles séparées permettant la
circulation de l’air:
• le BCG, le VAR ,le RR et le VPO sur l’étagère supérieure ;
• le DTC, le VAT et le HB sur l’étagère moyenne.
Le congélateur:
C’est un appareil de congélation à ouverture frontale, de capacité variable entre 100
et 500 litres. Il permet d’atteindre une température de -20°C. Il est utilisé pour
congeler les accumulateurs de froid et conserver le VPO.
Cet appareil doit être posé à niveau, dans un local aéré pouvant être fermé à clé, à
l’abri du soleil, loin du mur et de toute source de chaleur.
La température doit être contrôlée 4 fois par jour à l’aide du thermomètre et
consignée sur le registre réservé à cet effet.
L’entretien consiste à:
• dégivrer l’appareil chaque fois que le givre a atteint 5 mm d’épaisseur (Annexe V),
tout en évitant les objets tranchants et pointus ;
• nettoyer l’appareil après chaque dégivrage tout en évitant les produits corrosifs.
Le réfrigérateur:
Le réfrigérateur est un appareil de volume variable, fonctionnant à l’électricité ou
mixte (gaz/électricité). Sa température doit être maintenue entre 2 et +8°C. Il est
utilisé pour la conservation des vaccins au niveau du centre de santé et du
dispensaire.
L’appareil doit être posé à niveau, dans un local aéré loin des passages fréquentés, à
l’abri du soleil, loin du mur et de toute source de chaleur.
La température doit être relevée 4 fois par jour à l’aide d’un thermomètre et notée sur
le registre de relevé de température.
L’entretien consiste à:
• dégivrer l’appareil chaque fois que le givre a atteint 5 mm d’épaisseur (Annexe V)
tout en évitant les objets tranchants et pointus ;
• nettoyer l’appareil après chaque dégivrage tout en évitant les produits corrosifs.
Le fonctionnement et la surveillance des réfrigérateurs doivent être faits selon les
recommandations de l’Annexe VII.
Le réfrigérateur / congélateur (Iceliner):
Le réfrigérateur / Congélateur (Iceliner) est un appareil de grande capacité pouvant
fonctionner comme un congélateur d’accumulateurs de froid (- 27°C), ou comme un
réfrigérateur (2°C +8°C). Un simple interrupteur à coulisse permet de passer d’un
86
mode à l’autre. Les parois de la cuve du réfrigérateur/ congélateur (Iceliner) comporte
toute une série de tubes plastiques remplis d’eau. Lorsque l’appareil fonctionne , cette
eau se congèle et forme une paroi de glace qui, en cas de coupure électrique, fait
office d’accumulateurs de froid et maintient les vaccins au froid plus longtemps.
La caisse isotherme:
Utilisation:
On utilise des caisses isothermes pour:
• livrer les vaccins du dépôt central/régional aux provinces ;
• livrer les vaccins du SIAAP aux formations sanitaires ;
• transporter de grandes quantités de vaccins destinées aux équipes mobiles de
vaccination ;
• conserver les vaccins lorsque les réfrigérateurs sont en cours de dégivrage ou en
cas de panne de courant électrique ou de rupture de gaz ;
les caisses isothermes sont conçues de façon à conserver l’air froid et à empêcher l’air
chaud de rentrer, en utilisant des accumulateurs de froid congelés pour garder les
vaccins au froid à l’intérieur de la caisse.
Préparation:
• tapisser le fond et tous les côtés d’accumulateurs de froid congelés de façon à ce
qu’ils se touchent ;
• envelopper le vaccin DTC, VATet HB dans un papier journal afin qu’il ne gèle pas
au contact des accumulateurs ;
• ranger les vaccins et les solvants dans la caisse ;
• placer un thermomètre ;
• les recouvrir d’autres accumulateurs de froid ;
• remplir un sachet en plastique de glaçons et le mettre dans la caisse; ces glaçons
serviront lors des séances de vaccination ;
• fermer hermétiquement la caisse.
Entretien:
Pour conserver la caisse isotherme en bon état, lorsqu’elle n’est pas utilisée, il faut:
• la nettoyer et l’essuyer ;
• garder le couvercle ouvert ;
• examiner les surfaces pour rechercher les fissures ou les détériorations ;
87
• vérifier que le joint d’étanchéité n’est pas abîmé. S’il l’est, le remplacer par un autre ;
• régler la tension des loquets pour que le couvercle ferme hermétiquement ;
• huiler régulièrement charnières et verrous ;
Gestes à ne pas faire:
• l’exposer au soleil ;
• l’utiliser comme siège pour s’asseoir ;
• la laisser tomber.
Le Porte-vaccin:
Utilisation:
Les porte-vaccins sont utilisés pour:
• prendre une livraison de petites quantités de vaccins ;
• transporter des petites quantités de vaccins en voiture, à vélomoteur ou à pied
jusqu’aux lieux de vaccination ;
• transporter les vaccins nécessaires pour une seule journée de travail ;
• conserver le vaccin lors du dégivrage, quand il n’y a pas de caisse isotherme ;
• La durée moyenne de conservation des vaccins est de 24 h si le porte-vaccin n’est
pas ouvert.
Préparation:
• placer les accumulateurs complètement gelés à l’intérieur du porte-vaccin ;
• placer les vaccins et les solvants ;
• couvrir le DTC , VAT et HB de papier journal, pour qu’il ne gèle pas au contact
des accumulateurs de froid ;
• fermer hermétiquement le couvercle.
Entretien du porte vaccin:
Pour garder le porte-vaccin en bon état, quand il n’est pas utilisé, il faut:
• enlever le couvercle ;
• nettoyer l’intérieur après usage ;
• rechercher les fissures ou les détériorations ;
• ne pas l'exposer au soleil ;
• ne pas l'utiliser comme siège pour s’asseoir ;
• ne pas le laisser tomber.
L’accumulateur de froid:
Les accumulateurs de froid sont utilisés:
• Pour garder les vaccins au froid dans les caisses isothermes et dans les porte-vaccins ;
• Comme réserve de froid dans un appareil de réfrigération.
88
Pour congeler les accumulateurs dans les différents types d’appareils de
réfrigération, il faut les garder en moyenne:
• 1 à 2 jours au freezer d’un réfrigérateur à gaz ;
• 1 jour au freezer d’un réfrigérateur électrique ;
• 1 à 2 heures au congélateur.
Avant de congeler les accumulateurs:
• vérifier s’il n’y a pas de fuites ;
• jeter les accumulateurs perforés ou vides ;
• ne pas mettre plus de 6 accumulateurs en même temps dans le freezer.
Attendre qu’ils soient congelés avant d’en ajouter d’autres.
Après un certain temps, le carré intérieur est toujours plus clair que le cercle.
(Si la date de péremption n’est pas dépassée)
Utiliser le Vaccin
89
2.6-La gestion des incidents
Incidents Ce qu'il faut faire:
Pannes électriques ou manque de gaz Coupure prévisible:
• S’assurer de la durée de la coupure.
estimer si l’appareil de réfrigération peut conserver les vaccins à la
température voulue pendant la durée de la coupure du courant ou
du gaz (accumulateurs dûment congelés, existence de bouteilles
d’eau colorée et bonne étanchéité de l’appareil) ;
• Maintenir l’appareil fermé pour jouer le rôle de caisse isotherme.
Dans le cas où la durée est longue où l’appareil ne peut garantir la
conservation du vaccin, opter pour le transfert des vaccins dans la
caisse isotherme ou le porte-vaccin ;
• Noter la panne sur le registre de relevé de température.
Panne ou coupure imprévisible:
• Préparer la caisse isotherme ou le porte-vaccin, selon les normes,
avec le nombre suffisant d’accumulateurs congelés ;
• Mettre un thermomètre à l’intérieur de la caisse ;
• Procéder immédiatement au transfert des vaccins dans la caisse
ou le porte-vaccin ;
• Noter la panne sur le registre de relevé de température ;
• Noter l’heure et la durée de la panne ;
• Il est recommandé de n’ouvrir la caisse ou le porte-vaccin qu’en
cas d’extrême nécessité.
Défaillance de l’appareil (température • Transférer immédiatement les vaccins dans la caisse isotherme ou
instable ou arrêt de l’appareil) porte-vaccin ou dans un autre réfrigérateur
• Avertir le chef hiérarchique
Virage des voyants des indicateurs de Appliquer les instructions recommandées pour chaque cas
contrôle de température (carte de froid (page…)
ou pastille de contrôle de vaccin)
NB: Après la réparation de toute panne, les vaccins ne seront remis au réfrigérateur
que lorsque la température de l’enceinte atteint +4°C.
90
3-LE MATÉRIEL D’INJECTION
Seringues et aiguilles à usage unique.
Ces seringues de différentes capacités sont en plastique et munies d’aiguilles.
Elles sont emballées stériles et prêtes à l’usage. Elles doivent être détruites après
l’injection.
91
CHAPITRE IV
LE SUIVI DES ACTIVITÉS DE VACCINATION
La supervision et l’évaluation permettent de juger de la qualité des services de
vaccination et d’améliorer les performances du personnel. La qualité des outils de
supervision (protocole et grille) est essentielle à son efficacité.
2-LA SUPERVISION
Il est capital de surveiller la qualité des activités vaccinales à tous les niveaux. Il faut
étudier les rapports émanant de la supervision régulière et ponctuelle effectuée par le
personnel central, régional, provincial et surtout local (médecin chef et major de la CS).
La rétro-information immédiate est une composante essentielle de la supervision.
La supervision des activités du PNI doit être conçue et perçue comme un moyen pour:
• encourager le personnel à persévérer dans ses efforts ;
• s’assurer de la capacité du personnel à exécuter les activités vaccinales selon les
normes retenues ;
• évaluer les performances réalisées en les comparant avec les objectifs fixés à tous
les niveaux: localité, secteur, circonscription sanitaire, province, région et pays ;
• détecter à temps les raisons des défaillances afin d’y remédier immédiatement ;
• s’assurer de l’application des nouvelles instructions.
2.1-Les principes d’une supervision efficace:
• la supervision suppose l’analyse des problèmes identifiés et la recherche des
solutions adéquates en concertation avec le personnel supervisé ;
• la supervision doit être planifiée, annoncée et continue ;
94
• la supervision doit être perçue comme un moyen de soutien et de formation
continue ;
• la supervision doit privilégier les rapports humains et utiliser les habiletés
fondamentales de la communication interpersonnelle ;
• la rétro-information donnée au cours et à la fin de la supervision doit privilégier les
aspects positifs, encourager d’abord, puis faire les remarques nécessaires avec tact.
2.2-Ce qu’il faut superviser dans le cadre du PNI:
L’aptitude du personnel à:
• l’élaboration et la mise à jour du plan d’action et des tableaux de bord ;
• la gestion du matériel d’injection et de stérilisation ;
• la gestion de la chaîne du froid ;
• la gestion des vaccins ;
• l’organisation et le déroulement de la séance de vaccination ;
• l’offre des prestations vaccinales ;
• l’offre des prestations IEC accompagnant l’acte vaccinal;
• l’utilisation et la tenue des documents et supports d’information:
- les registres de vaccination (femmes et enfants) ;
- les fiches journalières d’activités ;
- les cartes de vaccination et carnets de santé (enfants et femmes) ;
- le registre de relevé de température et de gestion des vaccins ;
- le registre de gestion du matériel ;
- le rapport mensuel d’activités ;
- les rapports de supervision des échelons inférieurs ;
- l’auto-évaluation continue ;
- La destruction des flacons vides et du matériel à usage unique.
95
problèmes rencontrés et sur leurs préoccupations. Il peut être utilisé comme
complément de l’observation ou comme une technique à part ;
• la discussion du groupe: séance pendant laquelle le superviseur pose toutes les
questions utiles concernant le programme et qui subsistent après l’observation et
l’entretien ;
• l’exploitation des documents: le superviseur et le supervisé analysent les documents
et supports d’information du Programme.
3-L’ÉVALUATION
3.1-Les instruments d’évaluation
Les instruments de mesure utilisés pour recueillir les données nécessaires à
l’évaluation sont illustrées à l’annexe n°VIII. Ils permettent de standardiser la collecte
des données et d’assurer le suivi des performances en matière de vaccination.
Les indicateurs d’évaluation de performance des activités du Programme National
d’Immunisation sont:
96
Taux de couverture par DTCP3
Nombre d’enfants ayant reçu le DTCP3
x 100
Objectif (enfants de moins d’un an)
3.1.2-Surveillance épidémiologique*
97
Composantes Indicateurs Techniques Niveaux
La qualité • Quantité des vaccins détériorés. Analyse des données du Tous les
de la chaîne du • Relevé irrégulier de température. registre du relevé de niveaux
froid • Température hors normes. température et de gestion
des vaccins
La qualité • Quantité des vaccins périmés Exploitation: Tous les
de la gestion des • Taux de perte • du registre du relevé de niveaux
vaccins • Rupture de stock la température et de
• Durée de séjour des vaccins( vaccins gestion des vaccins
stockés sans être utilisés) • des fiches journalières
d’activités et des rapports
mensuels
La qualité • Graduation effacée et illisible sur le corps Observation lors de Cellule de
du matériel des seringues la supervision SMI et équipe
d’injection • Fuites au niveau de l’embout et du piston mobile
• Aiguilles émoussées, crochues, tordues
La qualité • Conditions d’attente, commodité du Observation lors de la Cellule de
de la gestion de la circuit, confort (clients assis à l’abri...) supervision SMI et équipe
séance de • Conservation des vaccins selon les normes Exploitation des mobile
vaccination • Respect du calendrier de vaccination registres
• IEC d’accompagnement
• Association vaccinale recommandée
La qualité • Lieu d’injection Observation lors de Cellule de
de l’acte vaccinal • Respect de l’asepsie la supervision SMI et équipe
• Respect des dosages mobile
• Conformité à la technique d’administration
• Respect du principe "une seringue et une
aiguille stérile" pour chaque injection
La qualité • Enregistrement correct dans tous les Exploitation des Tous les
d’utilisation des documents recommandés documents lors de la niveaux
supports du sous- • Conformité des données enregistrées dans supervision
système d’information les différents documents
Les performances • Taux de recrutement Exploitation des Tous les
du Programme • Taux de continuité documents niveaux
• Taux de couverture
• Taux de réalisation par prise de VAT
• Taux de naissances protégées
Les activités IEC - La femme est-elle informée sur: Exploitation des données Cellule de
• l’acte vaccinal reçu - Utilisation des formules SMI et équipe
• le prochain rendez-vous préconisées dans le mobile
• la conservation des cartes de vaccination et rapport mensuel des
le carnet de santé de l’enfant activités du PNI
• d’éventuels effets secondaires et la CAT - Enquêtes spécifiques,
- Entretien.
L’impact du PNI Incidence des maladies cibles Exploitation des données Tous les
epidémiologie niveaux
Enquêtes spécifiques,
Le contrôle de la Conformité avec les normes internationales Analyses des Laboratoires
qualité des vaccins échantillons nationaux
98
ANNEXES
ANNEXES
ANNEXE I
CONTRE-INDICATIONS DES VACCINS
Vaccins bactériens Contre-indications
Anatoxines Aucune
Coqueluche Encéphalopathie évolutive convulsivante ou non.
Forte réaction post-injection: fièvre > 40°C, choc , convulsions
Vaccins polysaccharidiques Pneumococcique Aucune
Méningococcique Aucune
Typhoide Vi Aucune
Hib Aucune
Vaccins vivants atténués
Polio oral Déficit immunitaire acquis ou congénital
Grossesse
Rubéole et rougeole Déficit immunitaire acquis ou congénital
Grossesse (une vaccination en cours de grossesse méconnue
ne justifie pas une interruption obligatoire de grossesse)
Injection récente d'immunoglobulines
Oreillons et fièvre jaune Déficit immunitaire acquis ou congénital
Grossesse
Injection récente d'immunoglobulines
Allergie vraie à l'œuf
Fièvre jaune contre-indiquée avant l'âge de 6 mois et après
vaccination cholérique datant de moins de 3 semaines.
Vaccins à virus tués ou inactivés
Polio injectable Aucune
Rage Aucune
Hépatite B Aucune
Hépatite A Aucune
Grippe Allergie vraie aux protéines de l'œuf.
4. D i s c u t e r l e c a s a v e c l e p é d i a t r e
5 . P r é c a u t i o n : A n t i c o n v u l s i v a n t e t a n t i p y r e t i q u e a v a n t l ' i n j e c t i o n u l t é r i e u r e.
100
ANNEXE II
PASTILLES DE CONTRÔLE DU VACCIN
Questions et réponses
1.Quelle influence l’emploi des PCV aura-t-il sur les prévisions des besoins
en matière de vaccins ?
L’utilisation des PCV permet une réduction du gaspillage des vaccins, surtout dans
les formations sanitaires ou les points de rassemblement où certains vaccins sont
administrés à moins de dix enfants par antigène et par séance de vaccination. Ainsi,
un gaspillage plus important de vaccin est évitable, sauf dans les endroits où la chaîne
du froid est mal organisée et où les vaccins quittent la chaîne du froid pendant de
longues périodes par temps chaud. Avec l’introduction des PCV, il est nécessaire de
contrôler et ajuster les taux de perte en vaccin à tous les niveaux.
2. Dans quelles circonstances les vaccins dotés de PCV peuvent-ils quitter la
chaîne du froid ?
Les PCV permettent l’utilisation des vaccins jusqu’aux limites de leur stabilité. A
condition de s’assurer, par une formation appropriée, que les agents de santé savent
bien interpréter les PCV et qu’ils jettent les flacons dont la PCV a atteint son point
limite d’utilisation, les vaccins peuvent quitter la chaîne du froid à n’importe quel
stade de leur distribution. Cependant, il vaut mieux que les vaccins, même doté de
PCV, quittent la chaîne du froid le moins possible pendant leur distribution. On
pourra ainsi prolonger au maximum la vie utile du vaccin sur le terrain.
3. Tant que la PCV indique qu’il n’y a aucun danger combien de fois peut-
on emporter un flacon de vaccin pour des activités en stratégie mobile ?
Si la couleur de la pastille n’a pas viré, le flacon peut être utilisé plusieurs jours
consécutifs, qu’il ait été emporté dans le cadre de la stratégie mobile ou non.
4. Comment les PCV influenceront-elles la manipulation des flacons qui
ont subi une exposition thermique limitée ?
Grâce aux PCV, les magasiniers peuvent distribuer en premier les lots de vaccin les
plus exposés. A condition de s’assurer, par une formation appropriée, que les agents
de santé savent bien interpréter les PCV, la règle selon laquelle il faut utiliser les
vaccins les plus anciens en premier peut être ignorée.
5. Comment évaluer le gaspillage de vaccin ?
Pour évaluer le taux de perte dû à l’exposition à la chaleur, il faut noter combien de
flacons sont jetés parce que la PCV a atteint son point limite d’utilisation . Pour
contrôler la réduction du gaspillage due aux nouvelles directives en matière
d’utilisation de flacons entamés de vaccin, il faut noter combien de flacons sont
entamés et combien de doses sont administrées. Il peut s’avérer nécessaire de
modifier les fiches de rapport pour permettre l’enregistrement de ces données.
6. Quelles catégories de personnel auront besoin d’une formation spéciale ?
Les agents de santé impliqués dans la vaccination auront besoin d’une formation pour
bien interpréter les PCV et pour savoir manipuler les flacons qui en sont dotés. Les
responsables au niveau des formations sanitaires doivent également maîtriser
l’utilisation de la PCV et pouvoir évaluer les besoins en formation du personnel qu’ils
supervisent.
101
7. Comment les renseignements fournis par la PCV se comparent-ils aux
informations fournies par la carte de contrôle de la chaîne du froid (carte
orange 3M) ?
La carte de contrôle de chaîne de froid qui accompagne chaque envoi de vaccin
provenant de l’UNICEF signale le dépassement des limites de température de la
chaîne du froid. C’est un outil de gestion utile pour contrôler l’arrivée des envois de
vaccins dans les magasins centraux ,regionaux et de province, et pour mener des
enquêtes nationales sur la chaîne de froid.
La PCV apposée sur chaque flacon d’un lot de vaccin représente une étape
supplémentaire dans le processus de contrôle de la température: en montrant
l’influence du changement de température sur le vaccin, elle donne des
renseignements complets quant à l’utilisation de chaque flacon de vaccin.
102
ANNEXE III
TAUX DE PERTE DES VACCINS
* exprimé en décimale
Exemple: si le taux de perte estimé pour le vaccin DTC est de 25%, il est de 0,25
exprimé en décimale. Le calcul du coefficient de perte sera donc: 1÷( 1 - 0,25 )
1 ÷0,75 = 1,33
BCG
DTC
VPO
VAR
VAT
HB
RR
103
ANNEXE IV
TEST DE FLOCULATION
Ils sont injectables. Si les vaccins ont reposé longtemps, le liquide est clair et un
dépôt blanc apparaît au fond du flacon. Le dépôt bouge facilement si le flacon est
incliné. Si le flacon est agité, le vaccin devient trouble, mais il est très lisse et non
granuleux. Puis le dépôt se forme à nouveau très lentement au fond du flacon.
Moyen de vérifier que le DTC ou l’anatoxine tétanique n’ont paé altérés par la
congélation (vois figure ci-dessous)
- Si c’est possible, comparer le vaccin “congelé puis décongelé” avec un vaccin de
même fabricant qui n’a jamais été congelé.
- Agiter énergiquement les flacons de vaccin.
- En éxaminer le contenu avec soin.
- Laisser les vaccins reposer pendant 15 à 30 minutes afin que le dépôt puisse se
former.
104
ANNEXE V
TECHNIQUE DE DÉGIVRAGE
105
ANNEXE VI
ENFANTS NÉS PROTÉGÉS CONTRE LE TÉTANOS NÉONATAL.
Pour déterminer le pourcentage d’enfants nés protégés contre le Tétanos néonatal par
l’intermédiaire de la vaccination des mères (VAT) , le personnel de toutes les cellules
SMI et de la stratégie mobile doit vérifier automatiquement si l’enfant est né durant
la période de protection de la mère.
Cette vérification doit avoir lieu lorsque l’enfant est emmené pour une prise DTCP1,
en utilisant la carte de vaccination de la mère et le registre, sinon un interrogatoire
bien mené.
Si l’enfant est né durant la période de protection de la mère (tableau ci-joint), le
nouveau-né est considéré protégé contre le tétanos néonatal.
Il faut préciser:
• Le nombre de prise de VAT par la mère
• La date de la dernière injection de VAT
• La date de naissance du nouveau né
Exemple: si la mère a reçu deux doses de VAT, elle aura une durée de protection de
trois ans contre le tétanos. Si son enfant est né durant la période de protection de sa
mère, ce nouveau-né est considéré protégé contre le tétanos néonatal. S’il est né en
dehors de cette intervalle de trois ans, il n’est pas protégé.
VAT1 Zéro
VAT2 3 ans
VAT3 5 ans
VAT4 10 ans
VAT5 à vie
106
ANNEXE VII
FONCTIONNEMENT ET SURVEILLANCE DES
RÉFRIGÉRATEURS
A faire A ne pas faire
1- Suivre les instructions du fabricant (mode d’emploi) ; 1- Ne pas placer l’appareil dans
un endroit accessible à tout le
2- Laisser un espace libre de 20 cm entre le mur et le réfrigérateur pour
monde ;
permettre la libre circulation de l’air ;
2- Ne pas placer l’appareil au
3- Fixer la fiche électrique à la prise murale à l’aide d’un ruban adhésif
soleil ou près de tout autre
pour éviter toute mise hors circuit accidentelle ;
source de chaleur ;
4- S’assurer de l’aération de la pièce si plusieurs appareils y fonctionnent ;
3- Ne pas débrancher l’appareil
5- Verrouiller la serrure si l’appareil en est muni ; le week-end ou les jours fériés ;
6- Pour le réfrigérateur à gaz, s’assurer de la disponibilité du gaz ; 4- Ne pas placer le DTC, le VAT
et HB près du freezer, car il
7- Ranger soigneusement les flacons:
risque de geler ;
VPO, VAR,RR et BCG plus près du freezer, sur les étagères supérieures
5- Ne pas mélanger les lots de
de l ’appareil ;
vaccins ;
DTC, VAT et HB au milieu ;
6- Ne pas mettre les solvants des
les solvants sur l’étagère inférieure. vaccins lyophilisés dans le
freezer, les flacons se casseraient ;
8- Placer les vaccins les plus récents à droite et à l’intérieur du
réfrigérateur. Lorsqu’on a besoin de vaccins, on les prend dans la pile 7- Ne pas conserver les vaccins
de gauche, ainsi les vaccins les plus anciens sont toujours utilisés en dans la porte du réfrigérateur ;
premier ; l’endroit est trop chaud ;
9- Laisser un espace libre de 2 à 3 cm entre les rangées de vaccins ; 8- Ne pas conserver la nourriture
et l’eau de boisson avec les
10- Conserver les accumulateurs de froid au freezer ;
vaccins.
11- Placer dans le bas du réfrigérateur ou dans la porte, des bouteilles
d’eau colorée. Ces dernières permettent de réduire les écarts de
température produits par l’ouverture de la porte et de maintenir le froid
à l’intérieur en cas de panne de courant électrique ;
107
ANNEXE VIII
ROYAUME DU MAROC
MINISTERE DE LA SANTE
RURAL
TOTAL
RAPPEL DTCP
PFA : .................................................
URBAIN TETANOS.N.N : .................................
RURAL ROUGEOLE : .....................................
TOTAL
Urbain Rural
VAT.1 VAT.2 VAT.3 VAT.4 VAT.5 VAT.1 VAT.2 VAT.3 VAT.4 VAT.5
Enceintes
Non.Enc
Total
108
ANNEXE IX
MAPI RARES DE CARACTÈRE GRAVE
DÉLAI D'APPARITION ET FRÉQUENCE
VACCIN M API Délai d'apparition Fréquence
(pour 106 doses)
BCG Adénopathie avec suppuration 2 à 6 mois 100 à 1000
Ostéite due au BCG 1 à 12 mois 1 à 700
Bécégite généralisée 1 à 12 mois 2
Hib Aucune réaction connue
Hépatite B Anaphylaxie Dans l’heure qui suit 1-2
Sd de Guillain-Barré 1 à 6 semaines 5
VAR mono/polyvalent Convulsions fébriles 5 à 12 jours 333
Thrombopénie 15 à 35 jours 33
Anaphylaxie 0 à 1heure 1 à 50
VPO Poliomyélite paralytique vaccinale 4 à 30jours 1,4 à 3,4 *
VAT Névrite brachiale 2 à 28jours 5 à 10
Anaphylaxie 0 à 1heure 1à6
Abcès stérile 1 à 6 semaines 6 à 10
DTC Pleurs inconsolables persistants (>3heures) 0 à 24heure 1000 à 60 000
Convulsions 0 à 3jours 570 **
Épisode d'hypotonie hyporéflexie 0 à 24heurs 570
Anaphylaxie- Choc Dans l’heure qui suit 20
Encéphalopathie 0à3jours 0-1
Fièvre jaune Encéphalite post-vaccinale 7 à 21js 500 à 4000
chez les nourrissons
<6mois
Anaphylaxie/réaction allérgique 0-1h 5 à 20
* le risque de poliomyélite paralytique post vaccinale est plus élevé lors de la première
dose (1pour1,4 à 3,4 millions de doses.
** les convulsions sont essentiellement d'origine fébrile et leur fréquence dépend des
antécédents du sujet, notamment familiaux, et de son âge. Le risque est très atténué
pour les moins de 4 mois.
109
ANNEXE X
FICHE DE DECLARATION DES EFFETS INDESIRABLES DES
MEDICAMENTS/VACCINS
PATIENT:...........................................
N° de la fiche:....................................
Sexe: M F Tel:
VACCINS RECUS:
N° de lots:
Nombre de prises:
Vaccins Voie Date de prise Secteur public J.N.V ou Autres Secteur privé
suspects d’administration circonstances
110
EVENEMENTS INDESIRABLES:
Evolution
Inconnue /__/ Guérison avec séquelles /__/
Guérison sans séquelles /__/ Sujet non encore rétabli /__/
111
BIBLIOGRAPHIE
112
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• Vaccination en pratique (guide 1.2.3.4.5.6.7 et 8) 1984
• Les bases immunologiques de la vaccination (Guide 1.2.3.4.5.6.7.et 8)1993
• Guide des vaccinations (Algérie) 1992
• Module pour le formation des agents sanitaires du premier niveau (Maroc) 1985
• La chaîne du froid (fiches signalétiques d’activités) UNICEF1993/94
• Santé du Monde N° 1 Janvier . Février 1995
• Les vaccins et comment en prendre soin EP1 / PHW/ 84.
• Rapport de l’enquête Nationale sur la couverture vaccinale (Maroc) 1991
• Enquête Nationale sur la couverture vaccinale des enfants et des femmes (Maroc)
1994
• Evaluation de l’Immunisation antitétanique au niveau régional ( Maroc)
(Dr. Michal Deming) 1994
• Enquête Nationale sur la couverture vaccinale (Maroc) 1989
• Les principes du PEV «guide pour les responsables»USAID1991
• Guide pour le diagnostic des six maladies cibles (OMS)
• Evaluation des activités de surveillance et contrôle des maladies cibles du PEV
(Dr. Duclos P. Laender F. - Triki H.) Maroc1995
• PEV: prévention du Tétanos du Nouveau Né par le vaccin (OMS) 1996.
• Relevés épidémiologiques Hebdomadaires ( Divers N° et années)
• L’élimination du Tétanos Néonatal (OMS ) 1996
• Initiative pour l’éradication mondiale de la polio. 1993
• Les bulletins du centre international de l’enfance 1994
• Rapport de mission sur l’élimination de la Rougeole au Maroc (Dr. Olivé/ OMS)
1996
• Rapport de mission sur la chaîne du froid au Maroc (Dr. ZAFFRAN/ OMS)1994
• Rapport de mission enquête de chaîne de froid (Maroc) (Paul Iks) USAID1996
• Vaccins et vaccinations OMS/G 1996
• Programme Elargi de Vaccin- Deux manières simples d’utiliser moins de vaccin
(OMS) Juillet 1996
• PEV- Sécurité des injections (OMS) Juin1995
• Programme Mondiale des vaccins et vaccinations PCV - Décembre 1994
• Guide des Normes de la Surveillance Epidémiologique ; Service de la Surveillance
Epidémiologique, Direction de l’Epidémiologie et de Lutte contre les Maladies.
• Guide de la surveillance épidémiologique des Paralysies Flasques Aiguës ; Service
de la Surveillance Epidémiologique, Direction de l’Epidémiologie et de Lutte contre
les Maladies.
• Guide LAT
113
Sites Internet (Santé et vaccination des voyageurs)
En français:
http://www.sante.gov.ma
(Ministère de la Santé)
http://www.sante.gouv.fr/html/pointsur/voyageurs/index.html
(Ministère de l'Emploi et de la Solidarité)
http://www.France.diplomatie.fr
(Ministère des Affaires Etrangères ; site conseil aux voyageurs)
http://www.pasteur.fr
Institut Pasteur
http://www.medecine-voyages.org
(Site de la Société Française de Médecine des Voyages)
http://www.sante.gouv.fr/html/pointsur/vaccins/index.html
(Ministère de l'Emlpoi et de la Solidarité, renseignements sur les vaccins)
http://www.chu-rouen.fr/cap/svhome.html
(centre Hospitalo-Universitaire de Rouen)
http://www.edisan.fr
http://www.sante-voyages.fr
http://www.smi-sante.com
En anglais:
http://www.cdc.gov/travel/index.html
(Version américaine des Center for Diseases Control, le grand centre américain de
référence pour les maladies infectieuses)
http://www.who.int/ith/index.html
(Version OMS)
http://www.fitfortravel.scot.nhs.uk
(version écossaise)
http://www.rbm.who.int
(Site du programme "Roll back malaria" de l'OMS où on peut trouver la répartition
du paludisme à l'intérieure des pays : très précieux!)
http://www.who.int/disease-outbreak-news/n2001/index.html
(OMS, actualités épidémiologiques sur les épidémies en cours)
http://www.istm.org
(Site de l'International Society of travel Medicine)
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Impression
Photogravure & Flashage
Imprimerie Toumi 2005