ECG Maths
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Applications linéaires
16.1 Généralités 1
16.1.1 Définitions
16.1.2 Cas particuliers
16.1.3 Composition des applications linéaires
Ce chapitre s’inscrit dans la continuité de celui sur les espaces vectoriels. Depuis le
début de l’année, on a utilisé la propriété de la linéarité pour la somme, la dérivation,
l’intégrale... Derrière cela se cache la notion d’application linéaire. Il s’agit d’applications
qui vont d’un espace vectoriel dans un autre espace vectoriel et qui présentent certaines
propriétés. Etudier une application linéaire est beaucoup plus simple qu’étudier une
application non-linéaire et beaucoup de problèmes peuvent être modélisés en première
approche par une application linéaire.
16.1 Généralités
Soient E et F deux espaces vectoriels réels.
16.1.1 Définitions
• ∀x ∈ E ∀λ ∈ R f (λx) = λf (x).
1
2 CHAPITRE 16. APPLICATIONS LINÉAIRES
En ajoutant l’opposé de f (0E ) aux deux membres de cette égalité, on obtient que f (0E ) = 0F .
Méthode 16.1 (Pour montrer qu’une application f : E → F est linéaire ) On prouve que
pour tout (x, y) ∈ E 2 , pour tout λ ∈ R,
Exemple 16.2 Démontrer que l’application suivante est une application linéaire.
M2,1 (R) −→ M2,1 (R)
( ) ( )
f :
x1 2x1 − x2
7→
x2 4x1 − 2x2
( ) ( )
x1 y
Soit x = ∈ M2,1 (R) et y = 1 ∈ M2,1 (R), soit λ ∈ R. On a :
x2 y2
(( )) ( )
λx1 + y1 2(λx1 + y1 ) − (λx2 + y2 )
f (λx + y) = f =
λx2 + y2 4(λx1 + y1 ) − 2(λx2 + y2 )
( )
λ(2x1 − x2 ) + 2y1 − y2
=
λ(4x1 − 2x2 ) + 4y1 − 2y2
( ) ( )
2x1 − x2 2y1 − y2
=λ +
4x1 − 2x2 4y1 − 2y2
= λf (x) + f (y).
Exemple 16.4 Montrer que l’application P → P ′ est une application linéaire de R[x]
dans R[x].
D’où le résultat.
4 CHAPITRE 16. APPLICATIONS LINÉAIRES
Exercice 16.1 Soit M une matrice de Mp,n (R), montrons que l’application
Mn,1 (R) −→ Mp,1 (R)
f :
X 7→ MX
Proposition 16.3 L’ensemble des applications linéaires d’un espace vectoriel E dans un
espace vectoriel F, noté L(E, F) est un espace vectoriel.
• On a clairement L(E, F) ⊂ F E .
• Soit (f , g) ∈ L(E, F)2 et λ ∈ R. Montrons que λf + g ∈ L(E, F) i.e. montrons que c’est une
application linéaire.
Soit (x, y) ∈ E 2 , et µ ∈ R. On a :
(λf + g)(µx + y) = λf (µx + y) + g(µx + y)
= λµf (x) + λf (y) + µg(x) + g(y)
= µ(λf (x) + g(x)) + λf (y) + g(y)
= µ(λf + g)(x) + (λf + g)(y)
Donc (λf + g) ∈ L(E, F), et L(E, F) est stable par combinaison linéaire.
Donc c’est un sous-espace vectoriel de F E . Donc c’est un espace vectoriel.
Définition 16.3 Soit E et F deux espaces vectoriels. On dit que E et F sont isomorphes
s’il existe un isomorphisme de E dans F.
L’application f est bien bijective, comme elle est linéaire, c’est un isomorphisme de
R2 [x] vers R3 .
On peut en déduire que les espaces vectoriels R2 [x] et R3 sont isomorphes.
Définition 16.5 On appelle forme linéaire sur E toute application linéaire de E à valeurs
dans R.
Exemple 16.7 1. Soit a ∈ R, f : P ∈ R[x] 7→ P (a) est une forme linéaire sur R[x].
2. Soit a ⩽ b deux réels. L’application I : C 0 ([a, b], R) → R qui à une fonction f associe
∫b
f (t)dt est une forme linéaire sur C 0 ([a, b], R).
a
D’où la linéarité de g ◦ f .
16.1. GÉNÉRALITÉS 7
Donc tout élément z ∈ G admet un unique antécédent x ∈ E par g ◦ f , qui est donc une
bijection. Donc g ◦ f est un isomorphisme de E dans G. La relation précédente nous donne
de plus que (g ◦ f )−1 = f −1 ◦ g −1 .
Définition 16.6 (Puissances d’un endomorphisme) Soit f ∈ L(E), alors par convention,
on pose f 0 = IdE , et pour tout n ∈ N∗ , on définit l’endomorphisme f n de E par
f n = f ◦ f ◦ ··· ◦ f .
| {z }
n fois
Remarque : C’est la Proposition 16.4 qui garantit que f n est bien un endomorphisme de E.
Attention ! La notation f n désigne la composée de f par f par f ... n fois et surtout pas f
puissance n. On prendra garde à ne pas non plus confondre avec f (n) qui désigne la dérivée
n-ième de f .
Grâce à la Définition 16.6, on peut démontrer la formule du binôme de Newton pour des
endomorphismes.
Ker(f ) = {x ∈ E | f (x) = 0F } .
Remarque : Comme f est linéaire, on sait que f (0E ) = 0F donc 0E ∈ Ker(f ) et Ker(f ) , ∅.
16.2. ETUDE DES APPLICATIONS LINÉAIRES 9
• Par définition, on a :
• Par définition, on a :
Ker(θ) = {x ∈ E | θ(x) = 0F } = {x ∈ E | 0F = 0F } = E.
Méthode 16.2 (Pour déterminer le noyau d’une application linéaire) On résout l’équation
f (x) = 0F d’inconnue x ∈ E.
Déterminons le noyau de f .
( )
x
On cherche X = 1 ∈ M2,1 (R) tel que f (X) = 02,1 . On a :
x2
{ {
x1 + x2 = 0 x1 + x2 = 0
f (X) = 02,1 ⇐⇒ ⇐⇒
2x1 + 2x2 = 0 x1 + x2 = 0
{
f (X) = 02,1 ⇐⇒ x1 + x2 = 0 ⇐⇒ { x1 = −x2 .
( )
−a
Ainsi les solutions du système f (X) = 02,1 sont de la forme avec a ∈ R.
a
{( ) } { ( ) } ((
))
−a −1 −1
Ker(f ) = , a∈R = a , a ∈ R = Vect .
a 1 1
10 CHAPITRE 16. APPLICATIONS LINÉAIRES
(x − y, y − x) = (0, 0) ⇐⇒ x − y = 0 et y − x = 0 ⇐⇒ x = y.
Ainsi
Ker(f ) = {(x, x) | x ∈ R}.
3. f : (x, y, z) ∈ R3 7→ (x − 2y + 4z, 3x − z) ∈ R2 .
13
Soit y = x et z = 3x.
2 { } ( )
13 13
Ainsi Ker(f ) = (x, x, 3x) | x ∈ R = Vect (1, , 3) = Vect ((2, 13, 6)).
2 2
4. Soit a ∈ R, on considère l’application linéaire, ϕ : P ∈ R[x] 7→ P (a) ∈ R.
Proposition 16.7 Soit f ∈ L(E, F). Alors Ker(f ) est un sous-espace vectoriel de E.
Ker(f ) = {x ∈ E | f (x) = 0F } .
• On a clairement Ker(f ) ⊂ E.
f (λx + y) = 0.
Ainsi λx + y ∈ Ker(f ).
Ker(f ) = {0E } .
( )
1 1
Exercice 16.5 Soit A = et f l’endomorphisme de M2 (R) défini par : M 7→ AM.
2 1
Vérifier que A est inversible puis montrer que f est injectif.
16.2.2 Image
Im(f ) = {f (x) | x ∈ E}
Im(f ) = {y ∈ F | ∃x ∈ E, y = f (x)} .
• Par définition, on a :
• Par définition, on a :
Exemple 16.12 Soit g l’application linéaire définie de R2 dans R par g((x, y)) = x + y.
Déterminer son image.
Proposition 16.9 Soit f ∈ L(E, F). Alors Im(f ) est un sous-espace vectoriel de F.
14 CHAPITRE 16. APPLICATIONS LINÉAIRES
Im(f ) = {y ∈ F | ∃x ∈ E, y = f (x)} .
• On a clairement Im(f ) ⊂ F.
λy + ỹ = λf (x) + f (x̃)
= f (λx) + f (x̃)
= f (λx + x̃), par linéarité de f .
Remarque : Les Propositions 16.7 et 16.9 nous donnent une nouvelle méthode pour montrer
qu’un ensemble est un sous-espace vectoriel : on peut montrer qu’il est le noyau ou l’image
d’une application linéaire.
Par exemple F = {(x, y, z) ∈ R3 , x+2y −3z = 0} = Ker(f ) avec f : (x, y, z) ∈ R3 7−→ x+2y −3z ∈ R
qui est linéaire. C’est donc un sous-espace vectoriel de R3 .
• Soit y ∈ Im(f ) alors il existe x ∈ M2,1 (R) tel que y = f (x). Cela donne :
(( )) 3x1 − x2 3x1 −x2 3 −1
x1
y=f = 2x2 = 0 + 2x2 = x1 0 + x2 2 .
x2
x1 x1 0 1 0
Ainsi
3 −1
Im(f ) ⊂ Vect 0 , 2 .
1 0
3 (( )) −1 (( )) 3 −1
1 0
De plus, 0 = f
et 2 = f donc Vect 0 , 2 ⊂ Im(f ).
0 1
1 0 1 0
16.2. ETUDE DES APPLICATIONS LINÉAIRES 15
Pour conclure,
3 −1
Im(f ) = Vect 0 , 2 .
1 0
• Soit y ∈ Im(g) alors il existe x ∈ M2,1 (R) tel que y = g(x). Cela donne :
(( )) ( ) ( ) ( ) ( ) ( ) ( )
x1 x1 − x2 x1 −x2 1 −1 1
y=g = = + = x1 + x2 = (x1 − x2 ) .
x2 5x2 − 5x1 −5x1 5x2 −5 5 −5
Ainsi )) ((
1
Im(g) ⊂ Vect .
−5
)( (( ))
1 1
De plus, =g donc
−5 0
(( ))
1
Vect ⊂ Im(g).
−5
Pour conclure, )) ((
1
Im(g) = Vect .
−5
Proposition 16.10 Soit f ∈ L(E, F). Si E admet une famille génératrice (x1 , x2 , . . . , xn )
alors :
Im(f ) = Vect(f (x1 ), . . . , f (xn )).
(⊃) Pour tout i ∈ J1, nK, f (xi ) ∈ Im(f ). Comme Im(f ) est un espace vectoriel, on en
déduit que Vect(f (x1 ), . . . , f (xn )) ⊂ Im(f ).
(⊂) Soit y ∈ Im(f ) alors il existe x ∈ E tel que y = f (x). La famille (x1 , . . . , xn ) étant
génératrice de E, il existe (λ1 , . . . , λn ) ∈ Rn tels que
∑
n
x= λi xi .
i=1
Ainsi : n
∑ ∑n
y = f λi xi = λi f (xi ) par linéarité de f .
i=1 i=1
Soit y ∈ Vect(f (x1 ), . . . , f (xn )) et donc Im(f ) ⊂ Vect(f (x1 ), . . . , f (xn )).
Remarque : Cette méthode permet facilement de déterminer l’image d’une application linéaire
f mais elle nécessite de connaître une famille génératrice de E, pour cela on peut penser aux
bases canoniques.
16 CHAPITRE 16. APPLICATIONS LINÉAIRES
La famille ((1, 0), (0, 1) est une base de R2 , c’est donc en particulier une famille généra-
trice. On a f ((1, 0)) = (1, 2) et f ((0, 1)) = (1, 2). Ainsi Im(f ) = Vect((1, 2)).
Donc Ker(f ) = R0 [x]. Comme Ker(f ) , {0}, l’application f n’est pas injective.
Démonstration.
• On a clairement H ⊂ E.
u = x u + yu avec (xu , yu ) ∈ F × G
et
v = xv + yv avec (xv , yv ) ∈ F × G.
Donc
λu + v = λ (xu + yu ) + (xv + yv )
= (λxu + xv ) + (λyu + yv )
F ∩ G = {0E }.
• On sait que Vect((0, 1)) ⊂ R2 et Vect((1, 0)) ⊂ R2 donc Vect((0, 1))+Vect((1, 0)) ⊂ R2 .
Par ailleurs, soit (x, y) ∈ R2 , on peut écrire :
(⇒) Supposons que F + G est une somme directe. Soit u ∈ F + G, supposons qu’on puisse
écrire u = x1 + y1 = x2 + y2 avec (x1 , y1 ) ∈ F × G et (x2 , y2 ) ∈ F × G, alors :
x1 − x2 = y1 − y2 .
| {z } | {z }
∈F ∈G
Exemple 16.14 Dans R2 [x], Vect(x2 ) et Vect(x2 +1) sont deux supplémentaires de R1 [x].
• Il reste à montrer que la somme est directe. Soit P ∈ Vect(x2 ) ∩ R1 [x]. Comme
P ∈ Vect(x2 ), soit P est de degré 2, soit P = 0. Comme P ∈ R1 [x], il est de degré
au plus 1. Ainsi P = 0 et donc Vect(x2 ) ∩ R1 [x] = {0}.
Le raisonnement est quasiment identique pour montrer que R2 [x] = Vect(x2 + 1) ⊕ R1 [x].
Seul le deuxième point diffère un peu.
Soit P ∈ R2 [x] alors il existe (a, b, c) ∈ R3 tel que ∀x ∈ R, P (x) = ax2 + bx + c. On peut
écrire que :
P (x) = a(x2 + 1) + bx + c − a.
On remarque que a(x2 + 1) ∈ Vect(x2 ) et que bx + c − a ∈ R1 [x]. Ainsi R2 [x] ⊂ Vect(x2 +
1) + R1 [x].
On conclut alors de la même façon que pour la somme directe précédente.
20 CHAPITRE 16. APPLICATIONS LINÉAIRES
16.3.2 Projecteurs
Dans toute cette partie, on notera E un espace vectoriel et F1 et F2 deux sous-espaces vectoriels
supplémentaires dans E. Pour tout vecteur x ∈ E, on note (x1 , x2 ) l’unique couple de F1 × F2
tel que x = x1 + x2 .
Exemple 16.15 On peut montrer que R3 = Vect((1, 0, 0), (0, 1, 0)) ⊕ Vect((0, 0, 1)), ce qui
correspond pour tout (x, y, z) ∈ R3 à la décomposition (x, y, z) = (x, y, 0) + (0, 0, z). Soit f
et g les applications définies de R3 dans R3 par
• f est le projecteur de R3 sur Vect((1, 0, 0), (0, 1, 0)) parallèlement à Vect((0, 0, 1)).
• g est le projecteur de R3 sur Vect((0, 0, 1)) parallèlement à Vect((1, 0, 0), (0, 1, 0)).
Exercice 16.9 1. Montrer que R3 = Vect((1, 0, 0), (0, 1, 0)) ⊕ Vect((1, 0, 1)).
On peut donc conclure que R3 = Vect((1, 0, 0), (0, 1, 0)) ⊕ Vect((1, 0, 1)).
16.3. ETUDE D’UNE APPLICATION LINÉAIRE PARTICULIÈRE 21
Démonstration.
• Commençons par montrer que F1 = Im(p).
Soit x ∈ F1 , alors x = x + 0E , où (x, 0E ) ∈ F1 × F2 . Donc p(x) = x.
On en déduit que x ∈ Im(p) et donc F1 ⊂ Im(p).
Réciproquement, si x ∈ Im(p), il existe z ∈ E tel que x = p(z). On décompose z comme
z1 + z2 , avec (z1 , z2 ) ∈ F1 × F2 . Alors x = z1 ∈ F1 et Im(p) ⊂ F1 . D’où F1 = Im(p).
• Montrons ensuite que F1 = Ker(p − IdE ).
Soit x ∈ F1 , on obtient comme dans le raisonnement précédent que p(x) = x et donc
(p − IdE ) (x) = 0E . Donc F1 ⊂ Ker (p − IdE ) .
Réciproquement, soit x ∈ Ker (p − IdE ) . Alors, p(x) − x = 0E et donc p(x) = x. Donc
x ∈ Im(p) = F1 et Ker (p − IdE ) ⊂ F1 . D’où F1 = Ker (p − IdE ) .
22 CHAPITRE 16. APPLICATIONS LINÉAIRES
p + q = IdE et p ◦ q = q ◦ p = 0.
Synthèse : soit x ∈ E. On pose x1 = f (x) et x2 = x − f (x). Il est immédiat que x1 ∈ Im(f ), par
ailleurs :
f (x2 ) = f (x − f (x)) = f (x) − f ◦ f (x) = f (x) − f (x) = 0E ,
donc x2 ∈ Ker(f ). Comme de plus x = f (x) + (x − f (x)) = x1 + x2 , cette décomposition
convient bien.
Donc Im(f ) et Ker(f ) sont supplémentaires dans E. Soit x ∈ E, qu’on décompose en x = x1 +x2
avec x1 ∈ Im(f ) et x2 ∈ Ker(f ). Alors f (x2 ) = 0E et il existe y ∈ E tel que f (y) = x1 , on a donc
puisque f ◦ f = f :
f (x) = f (x1 ) + f (x2 ) = f ◦ f (y) + 0E = f (y) = x1 .
Donc f est bien le projecteur de E sur Im(f ) parallèlement à Ker(f ).
16.3. ETUDE D’UNE APPLICATION LINÉAIRE PARTICULIÈRE 23
Soit (x, y) ∈ R2 . On a :
f ◦ f ((x, y)) = f ((4x − 6y, 2x − 3y)) = (16x − 24y − 12x + 18y, 8x − 12y − 6x + 9y)
= (4x − 6y, 2x − 3y) = f ((x, y)).
• Soit (x, y) ∈ R2
(x, y) ∈ Ker(f ) ⇐⇒ f ((x, y)) = (0, 0)
⇐⇒ (4x − 6y, 2x − 3y) = (0, 0)
⇐⇒ 2x − 3y = 0
x
⇐⇒ (x, y) = (3, 2)
3
⇐⇒ (x, y) ∈ Vect((3, 2))
Ce qui nous donne par double inclusion Ker(f ) = Vect((3, 2)).
Or (4, 2) = f ((1, 0)) ∈ Im(f ) et (−6, −3) = f ((0, 1)) ∈ Im(f ). Donc ((4, 2), (−6, −3))
est une famille génératrice de Im(f ) et Im(f ) = Vect((4, 2), (−6, −3)). On cherche
maintenant à simplifier au maximum cette expression. On remarque que (−6, −3) =
3
− (4, 2), donc Im(f ) = Vect((4, 2)).
2
On en conclut que f est le projecteur sur Vect((4, 2)) parallèlement à Vect((3, 2)).
A noter, pour l’image, comme il s’agit d’un projecteur, on pouvait aussi chercher Ker(f −
Id).