Comptabilite Christiant Kakudji
Comptabilite Christiant Kakudji
On peut considérer que la comptabilité apparaît avec l’homme sur la terre. En effet,
ce dernier éprouve le besoin de connaître la valeur de sa fortune, encore appelée son
patrimoine, dès qu’elle se modifie, surtout dès l’instant où il en affecte une partie d’une
activité commerciale.
Quelques centaines d'années plus tard, les Égyptiens avaient suivi une voie analogue
à celle des Sumériens. La tenue comptable était bien sûr le domaine réservé des scribes.
Au départ, seul le support d'écriture est différent : le papyrus, plus léger et plus maniable
que les tablettes d'argile, est également plus sensible aux dégradations. Mais les scribes ont
su faire évoluer les techniques comptables au fil du temps. C'est notamment eux qui ont
imaginé les premiers la méthode des « comptes à colonnes séparées ». Plus tard, les
Egyptiens de la période hellénique, qui savaient enregistrer des recettes, des loyers et des
dépenses, ont montré qu'ils savaient également falsifier des comptes ou effectuer des
enregistrements fictifs pour redresser certaines situations douteuses !
La comptabilité grecque fut également très développée puisque les offrandes aux
dieux se devaient d'être comptabilisées sur des plaques de marbre ou de calcaire (on en a
retrouvé de nombreux vestiges). Au-delà de sa fonction religieuse, la comptabilité avait
bien sûr en Grèce comme ailleurs une fonction économique. Les Grecs ont du reste été les
premiers à doter la comptabilité de la technique du virement (en mouvementant un
même compte « tiers » en positif et en négatif pour éviter les transports de valeurs).
crédit. De même ils passaient deux écritures pour chaque opération : une sur ces comptes
« clients » ou « fournisseurs » et une sur le compte de caisse. Chaque écriture avec
obligatoirement une contrepartie. Le compte débité était égal au montant du compte
crédité et C'était la naissance de la comptabilité en partie double appelée à ses débuts «
méthode comptable vénitienne ».
A partir de la fin du XIV, des savants, des intellectuels, des mathématiciens vont
commencer à s’intéresser à la comptabilité comme d’ailleurs Luca Pacioli. Ce dernier est
un fils d'artisan, placé très jeune chez un marchand de vin ou il apprend le commerce. Il
entre ensuite dans les ordres pour pouvoir s'adonner à l'étude des mathématiques. Il
publie au XIVe siècle un œuvre majeure, la "Summa di arithmetica, geometrica,
proportione et proportionalita". Cet ouvrage, dont on peut traduire le titre par « Traité
d’arithmétique, de géométrie, des proportions et de la proportionnalité » ouvrage aux
multiples facettes, contenait un nombre important de domaine : arithmétique,
géométrie, on y lit aussi de longs développements sur les usages des marchands dans les
principales régions du monde, ou sur la manière dont il convient de gérer une entreprise.
Dans le domaine comptable, Luca Pacioli n'invente rien. Il expose simplement dans
un langage simple et compréhensible par tous, les détails de la « méthode vénitienne », qui
supposait selon lui l'utilisation de trois livres de comptes : le mémorial, le journal et le grand
livre. Luca Pacioli explique la préparation et la tenue de ces livres, comment les ouvrir et les
fermer (de préférence chaque année), comment rectifier les erreurs en passant des contre-
écritures, comment tirer sa balance et constater le bénéfice ou le déficit. Il explique
comment la fonction d'enregistrement chronologique est réservée au journal, la fonction
d'enregistrement analytique est le domaine du grand-livre et la fonction de vérification est
dévolue à la balance. Il donne même quelques conseils pratiques pour la tenue des archives
!
Après Luca Pacioli, l’évolution de la comptabilité s’est faite lentement car les grands
principes comptables étaient posés mais seules les techniques d’organisation comptables
vont subir une évolution significative.
Il y aura d’abord la technique de tenue des comptes sur feuillets mobiles, proposée
par Quiney en 1817, pour permettre de réduire les risques d'erreurs de report. Puis la
technique du décalque manuel, inventée par Bach en 1904, où la fiche servant de compte
est superposée sur le document servant de journal (en intercalant une feuille de papier
carbone) de sorte que le mouvement inscrit sur le compte se décalque sur le journal. Puis
c'est le système centralisateur qui facilite la division du travail comptable dans les grandes
manufactures qui est inventé dans les années 1920 par Léon Batardon et Armand
Delbousquet. Cette méthode suggère l'ouverture simultanée de plusieurs journaux
auxiliaires spécialisés dans l'enregistrement d'une catégorie d'opérations (achats, ventes,
trésorerie, opérations diverses). Quotidiennement, les opérations sont enregistrées sur les
journaux auxiliaires tandis que les écritures sont ensuite centralisées mensuellement dans un
journal centralisateur reporté dans les comptes généraux. Enfin, à compter des années 60,
la comptabilité commence à s'informatiser avec les ordinateurs Bull Gamma 60 ou IBM
1410, qui utilisaient essentiellement des fichiers séquentiels (cartes perforées, bandes
magnétiques) en respectant la logique du traitement manuel.
Pour ce qui est de la normalisation comptable, elle est apparue un peu plus tard.
On le voit par exemple en Allemagne en 1937 avec le Maréchal Goering qui avait imposé à
toutes les entreprises du Reich l’utilisation du premier plan comptable général qui
comprenait 10 classes de comptes numérotées de 0 à 9, plan basé sur un ouvrage de
L’identification
La mesure
L’enregistrement
Le rapport et
L’analyse
Pour Kinzonzi et Claude Perochon, « la comptabilité est la science des comptes ; elle
a pour but l’organisation des écritures par les choix judicieux de livres et des comptes
nécessaires afin d’en suivre facilement les opérations et d’en présenter les résultats »2.
Chaque tendance présente des aspects plus ou moins homogènes qui caractérisent la
façon de faire et de tenir la comptabilité. Ces éléments concernent notamment les
organisations à la base de la normalisation, les destinateurs finaux de la comptabilité, la
présentation des documents comptables, les méthodes d’évaluation, etc.
1
M. Duvant ; La comptabilité générale, éd. Chiron Paris 2002
2
Kinzonzi Mvutukidi N., C. Pérochon ; Comptabilité générale élémentaire, Co-éd. Foucher ,Paris 1989
En effet :
1. Dans le premier courant par exemple, le système juridique est du droit
romain tandis que le second, est du droit coutumier. Le droit romain
prétend imposer aux composantes de la société un comportement
acceptable alors que le droit coutumier (Common law) met l’accent sur la
recherche des comportements indésirables des membres de la société de
façon à les éliminer.
2. Dans le courant latino-germanique il n’existe pas des cadres conceptuels
qu’est une liste cohérente à caractère indicatif d’objectifs assignés à la
comptabilité, de définitions de concepts et de critères d’établissement,
d’exigences de qualité, de conditions de prise en compte des informations, de
principes généraux et de normes pratiques ; alors qu’il fait la force du
courant anglo-saxon.
3. Dans le premier courant, il existe une dualité entre la comptabilité et la
fiscalité alors que dans le second la comptabilité est totalement déconnectée
de la fiscalité.
4. Le premier courant est à utilité contractuelle selon lequel l’information
comptable doit expliquer comment les contrats passés avec les tiers furent
respectés. elle est axé sur une juste représentation économique de l’entité et
vise à donner une « image fidèle » avec comme conséquence une nécessité
de normalisation qui laisse peu de place à la modification des règles alors
que le deuxième courant est à utilité prédicative qui vise à satisfaire les
besoins des investisseurs, ce qui implique l’existence, pour les dirigeants
d’entreprises, d’une certaine autonomie dans la façon de présenter
l’information. L’idée prévalente étant que l’information comptable doit
aider à prévoir les flux de trésorerie, c’est la quantité d’information fournie
qui importe et non la forme suivant laquelle elle est présentée.
1. Le courant Latino-germanique
Appelé aussi modèle d’Europe continentale, il englobe un grand nombre des pays
de l’Europe continentale (France, Allemagne, Italie, Belgique, Espagne, …) y compris leurs
anciennes colonies (RDC, Sénégal, Gabon, …). Les traces des anciennes métropoles sont
apparentes notamment dans le plan comptable OCAM, SYSCOA, PCGC, OHADA etc. qui
sont tous proches du plan comptable français.
2. Le courant anglo-saxon
L’IASB énonce les deux hypothèses de base utilisées pour la préparation des états
financiers : la comptabilité d’engagement (Accrual basic accounting = principe de
séparation d’exercices) dans laquelle les revenus et toutes les dépenses d’une période sont
enregistrés au cours de ladite période ; et la continuité de l’exploitation ; bien que le
concept de l’image fidèle ne soit pas directement mentionné dans le cadre.
Ces principes sont assez proches du cadre américain tout en étant présenté de façons
différentes. On dénombre le modèle anglo-saxon quatre principaux principes qualitatifs :
l’intelligibilité, la pertinence, la fiabilité et la comparabilité.
a. L’intelligibilité (Understandability)
b. La pertinence (Relevance)
c. La fiabilité (Reliability)
Une information est fiable si elle n’est pas entachée d’erreurs ni de biais significatifs
selon l’IASB. La fiabilité exige plusieurs autres qualités supplémentaires notamment :
- l’information doit tout d’abord présenter une image fidèle (Faith representation)
des transactions et autres événements à décrire.
- Il faut que les transactions et les événements soient comptabilisés et présentés en
accord avec leur nature économique et pas seulement selon leur forme juridique.
C’est le principe de prééminence du fond sur la forme (substance over form) qui se
traduit notamment par le fait que les biens faisant l’objet de contrat de location-
financement (crédit baille) par exemple sont comptabilisé au bilan du locateur alors
qu’il demeure la propriétaire du loueur (bailleur)
- L’information doit également être neutre (neutre) c'est-à-dire aussi dépourvu
que possible de subjectivité.
- Une autre qualité essentielle liée à la fiabilité et la prudence, celle-ci est rendue
nécessaire par le fait que la plupart des transactions et événements sont entachés
d’incertitude. La prudence est définie comme la prise en compte d’un certain degré
de précaution dans l’exercice de jugement nécessaire aux estimations afin d’éviter
que les actifs ou les produits soient surévalués et le passif ou les charges sous-
évaluées.
- L’information doit être enfin exhaustive (complet) dans la mesure permise par le
souci de l’importance significative et celui des coûts. Une omission peut rendre
l’information fausse ou trompeuse, en conséquence non fiable et insuffisamment
pertinente.
d. La comparabilité (Comparability)
Les états financiers doivent être comparables dans l’espace et dans le temps, la
comparabilité dans l’espace signifie que les utilisateurs doivent être en mesure de confronter
les états financiers de l’entreprise à ceux d’entreprises semblables afin d’évaluer de façon
relative leur situation financière. Le choix des méthodes comptables étant susceptible
d’avoir une incidence sur la mesure de performance et l’évaluation de leurs situations
financières, il importe que chaque entreprise indique celle qu’elle utilise.
La comparabilité dans le temps signifie qu’il est possible de comparer les états
financiers successifs d’une même entreprise. Il se dégage deux conséquences :
L’entreprise représente une réalité très large et aux formes multiples. C'est un élément
fondamental de la vie économique d'un pays. En tant qu'entité, il importe d'expliquer les
notions essentielles et de maîtriser le rôle, les moyens et la classification des entreprises.
1. Définition de l'entreprise
2. Le rôle de l'entreprise
b. Rôle social : L'entreprise distribue des revenus : elle verse des salaires au personnel, des
impôts à l'Etat, des dividendes aux actionnaires, etc.
C. Rôle financier : L'entreprise est une chaîne financière dans le circuit économique où
sont concentrés les capitaux.
Les moyens financiers : ce sont les fonds disponibles en caisse, en banque, etc.
Les moyens matériels : Il s'agit des éléments corporels : Les bâtiments, les
matériels de transport, stocks, équipements, …
Les moyens immatériels ou incorporels : Ce sont tous les autres éléments
que dispose une entreprise mais sans corps physique : Le nom commercial, le brevet,
la marque, la clientèle, etc.
Les moyens humains : c'est l'ensemble des personnes qui travaillent dans
l'entreprise et perçoivent une rémunération en contrepartie.
D'après le statut juridique : ici il faut faire allusion à la notion de propriété des
capitaux. Nous trouvons selon ce critère :
◦ Les entreprises privées : celles qui appartiennent exclusivement à des
particuliers (VODACOM, ITAB, etc.) ces entreprises peuvent revêtir plusieurs
formes :
▪ Les entreprises individuelles : Elle appartienne à une seule personne. C'est
le cas par exemple des petits commerces et des entreprises artisanales. Dans
ce cas, les biens de l'entreprise se confondent avec ceux du propriétaire.
▪ Les sociétés commerciales : Ce sont celles constitué par plusieurs personnes
appelées actionnaires ou associés. C'est le cas des sociétés en nom collectif
(SNC), de société à responsabilité limitée (SARL), des sociétés anonymes (SA)
Ces sociétés peuvent être créée par une seule personne ou associé unique: C'est le cas de
société unipersonnelles à responsabilité limitée ou des sociétés anonymes unipersonnelles.
◦ Les entreprises publiques : ces sont des entreprises dont les capitaux
appartiennent exclusivement à l’État, aux collectivités publiques ou à un groupe
d’États. (SNCC, SNEL, etc.)
◦ Les entreprises parapubliques : Ce sont les entreprises dont les capitaux
appartiennent à la fois à l'Etat et à des personnes privées. Elles sont appelées
« Entreprises à capitaux mixtes »
D'après le secteur d'activité : nous avons :
Achat de Stockage de
Marchandises marchandises
Vente de
marchandises
Un flux est un échange entre deux entités distinctes. Autrement dit, les flux en
comptabilité sont des mouvements de biens ou de services observés dans une entreprise à
un moment donnée. Chaque flux à une valeur, un point de départ et un point d’arrivée.
Chaque flux peut être exprimé en termes d’emploi (la destination du flux) et de ressource
(l’origine du flux).
La notion de flux est d’une importance capitale en comptabilité car il est à la
base de toute écriture comptable.
En effet, tout opération comptable est d’abord un flux ce qui fait que l’entité soit le
centre de flux :
Soit d’informations écrites : Lettres, chèques, factures, …
Soit d’informations orales : Les instructions reçues des clients.
Ces informations peuvent être soit qualitatives (La couleur, le sexe, etc.) ou quantitative
(Francs congolais, Euros, Kg, …)
Pour mieux exploiter la notion de flux d’informations, il est nécessaire :
Les flux externes, qui mettent en relation l’entité avec des partenaires
extérieurs, appelés « Tiers ».
Le flux Internes, qui se manifestent à l’intérieur de l’entité elle-même pour
satisfaire ses propres besoins. Ce sont par exemple les mouvements de
marchandises entre l’entrepôt et le magasin, un transfert du compte caisse-
recettes vers un autre compte caisse-dépenses, etc.
Tiers Entité
Vente marchandises
Clients Stocks
Achat marchandises (Flux réel)
Société Xscor
Flux N° 1 Flux N° 2
(Espèce 20.000 FC) (Marchandises 20.000 FC)
Société Marsavco
On constate que le flux numéro 1 est un flux monétaire ; il a pour origine la société Xscor et
pour destination la société Marsavco. Le flux N° 2 est un flux réel ; il a pour origine la société
Marsavco et pour destination la société Xscor.
La société Xscor a réglé car elle avait des fonds : c’est la ressource (R) du flux N° 1 : R, par
ce fait même elle reçoit des marchandises qui augmente ses stocks : c’est l’emploi (E) du flux
N° 2 E
Marchandises 20.000
à Caisse 20.000
Nous reviendrons avec force détail sur la tenue du livre journal dans ce cours.
De la notion de flux que nous venons d’aborder ci haut ; il se dégage que dans un
échange, à chaque ressource correspond ceux à quoi elle est utilisée : un emploi.
La comptabilité en partie double ou à partie double est devenue la forme la plus utilisée
de comptabilité à travers le monde.
Cette comptabilité se base sur le principe selon lequel à tout mouvement débité correspond
un ou des mouvements crédités pour un même montant. Autrement, chaque opération
commerciale donne lieu à un enregistrement dans des comptes, en distinguant pour
chacune la ressource et l’emploi selon le flux. La ressource est égale à l’emploi pour chaque
opération effectuée d’où la pensée comptable : « A tout débit correspond un crédit
équivalent» c’est le principe de la partie double : cela est vrai, quel que soit le nombre de
comptes concernés par un flux.
Le processus comptable est crucial pour produire une information financière utile.
Quelle que soit la tendance, un traitement comptable comprend :
Traitement comptable
P P
Pièce J J
justifi- A B
catives
Enregistrement
Pièces Analyse Trie et Rapport
Transaction &
justificatives des pièces ajustement
Transmission
La transaction est le point de départ pour tout processus comptable. Une transaction peut
être externe ou interne. Elle est externe lorsque les échanges se déroulent entre deux entités
distinctes dont l’entreprise.
Elle est par contre interne lorsque les opérations s’effectuent au sein de l’entité elle-même
(interne).
Pour arriver au niveau de l’établissement d’un rapport financier, la transaction doit être
basé sur des pièces justificatives qui, elles-mêmes doivent être analysées, puis enregistrées et
ordonnées jusqu’à un rapport.
Quelle que soit la tendance comptable utilisée, un rapport comptable est un processus qui
exige réflexion et rigueur dans le traitement des informations.
Chaque écriture s’appuie sur une pièce justificative datée, établie sur papier ou sur
un support assurant la fiabilité, la conservation et la restitution en clair de son contenu
pendant les délais requis.
On distingue les pièces justificatives d’origine interne ou d’origine externe et les pièces
récapitulatives.
Les opérations de même nature, réalisées en un même lieu et au cours d’une même
journée, peuvent être récapitulées sur une pièce justificative unique.
La comptabilité, quelle que soit la tendance, est tenue selon des règles strictes
dont l’ensemble constitue le « droit comptable ».
Ce dernier représente l’ensemble des dispositions relatives à la tenue de comptes et à la
présentation des documents de synthèse appelés autrement comptes annuels ou chez les
anglais « Financial statements ».
Rappelons que la normalisation comptable dans le courant anglo-saxon est le fait de privés
(particuliers) tandis que dans le courant latino-germanique, elle est le fait de l’Etat.
La justification des critères retenus dans l’arborescence des classes, des comptes
principaux et divisionnaires,
Les indications sur la codification décimale, les constantes et les parallélismes retenus,
etc.
A. Comptabilité générale
Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres
charges et des autres produits ;
3. CONSTANTES
Le premier et le dernier chiffre du code d'un compte peuvent avoir une signification
particulière.
Le numéro de chacune des classes 1 à 9 constitue le premier chiffre des numéros de la classe
considérée. Les chiffres occupant les autres positions au sein de la codification caractérisent,
de la gauche vers la droite, les niveaux d'affinement plus développés relatifs aux comptes
principaux, sous-comptes et comptes divisionnaires. Le numéro d'un compte divisionnaire
commence toujours par celui du compte ou sous-compte dont il constitue une subdivision.
Dans les comptes à deux chiffres, les terminaisons autres que le 9 servent au regroupement
en fonction des catégories d'opérations.
Dans les comptes de bilan, la terminaison 9 dans les comptes à deux chiffres a pour rôle
d'identifier les dépréciations provisionnées des classes correspondantes (exemples : 19
- Provisions financières pour risques et charges, 39 - Dépréciations des stocks).
La terminaison 9 joue un rôle similaire dans les comptes de gestion relevant des classes
6 et 7 dans la mesure où elle se rapporte aux opérations concernant les provisions.
Le chiffre 9 en troisième ou quatrième position annonce, tant pour ce qui concerne les
comptes du bilan que les comptes de gestion, le solde inversé des opérations par rapport :
Dans les comptes dont le numéro est constitué d'au moins trois chiffres, les terminaisons 1 à 8
servent généralement à détailler les opérations subordonnées au niveau immédiatement
supérieur.
Il convient de noter cependant qu'en ce qui concerne les comptes de gestion, la terminaison
8 de ce sous-ensemble de comptes, regroupe les opérations autres que celles prévues dans
les comptes du même niveau et dont la terminaison va de 1 à 7. (Exemples : 758 - Produits
divers, 668 - Autres charges sociales, 7078 – Autres produits accessoires, etc.).
Aucune signification particulière n'est attachée au zéro en tant que terminaison placée en
troisième ou quatrième position dans la codification propre au Système comptable
OHADA.
4. AUTRES CONSTANTES
Elles résultent de la ventilation des sous comptes 409 et 419 conformément aux
comptes 40 et 41. De même, les comptes 28 et 29 ont été développés eu égard à la
structure des comptes de la classe 2. Le chiffre 3, caractéristique des stocks, est utilisé dans
les comptes 603 et 73, pour identifier parmi les comptes de gestion, les variations de stocks
de biens achetés et de biens produits.
2.1.2 Parallélismes
Les comptes à deux chiffres à terminaison impaire désignent les charges et ceux à
terminaison paire les produits.
Chaque classe comprend en règle générale 10 comptes à deux chiffres, que nous appelons
« Comptes principaux » dont le premier se termine par 0 et le dernier par 9.
Exemple
Classe 5 Trésorerie :
Chaque compte principal peut être subdivisé en 9 comptes à 3 chiffres, et chacun de ses
derniers en 9 comptes à 4 chiffres, tous appelés « Comptes » (sans autres qualificatif). Le
premier numéro se termine alors par 1 et le dernier par 9, le 0 gardant son caractère
générique sauf 490 et 590.
Exemple
Le compte 24 –Matériel est subdivisé en 241 –Matériel et outillage industriel et commercial
… 245 –Matériel de transport … 249 –Matériel et actifs biologiques encours
Le compte 245 –Matériel de transport est subdivisé à son tour en 2451 –Matériel
automobile … 2458 –Autres (Vélo, Mobylette, moto).
Au-delà de quatre chiffres, la subdivision en cous comptes est laissé au choix de l’entité,
dans le respect des nomenclatures nationale ou régionale.
1. Les constantes
Pour des raisons logiques et pédagogiques, des « constantes » sont retenus dans la
numérotation des comptes. Ainsi :
Exemples :
168 –Autres emprunts et dette, dans la subdivision de 16 –Emprunts et dettes
assimilées.
- En situation (19, 29, 39, 49, 59), une provision ou une dépréciation existante.
Les comptes 29, 39, 49 et 59 présente un solde opposé à celui des principaux
autres comptes de leur classe.
Exemple
- 109 – Apporteurs, Capital souscrit, non appelé et 139 – Résultat net : Perte
présentent un solde débiteur, à l’encontre des autres comptes 10 et 13
- 409 réunit les fournisseurs débiteurs, à l’opposé des autres comptes 40,
- 419 réunit les clients créditeurs, à l’opposé de autres comptes 41
- 60 x 9 réunit les réductions obtenues non ventilables, à l’opposé des autres
comptes 60 x
Les critères de classement des opérations retenues dans le plan de comptes assurent
l'homogénéité interne des classes et des comptes à deux chiffres en fonction de catégories
économiques d'opérations qu'ils sont destinés à regrouper. C'est ainsi que la notion de
"comptes rattachés" figurant dans le plan de comptes a pour but d'assurer le recensement
de toutes les opérations se rapportant au même agent économique: par exemple, le
compte 40 regroupe toutes les dettes envers les fournisseurs, qu'il s'agisse des factures en
compte fournisseurs, des effets à payer, des factures non parvenues (charges à payer, y
compris les intérêts courus éventuellement dus). Indépendamment de cette cohérence
interne du plan de comptes, l'établissement des documents de synthèse nécessite une
répartition des opérations enregistrées en comptabilité selon des critères généraux de
classement :
sont inscrits initialement dans les comptes de charges et inventoriés dans les stocks.
Leur transfert, le cas échéant, dans les immobilisations est irréversible ;
Dans le compte de résultat: classement en fonction de la nature des charges et des
produits constitutifs du résultat de l'exercice.
- Le plan de comptes de l'entreprise est établi conformément aux dispositions énoncées ci-
dessous par référence au plan général des comptes;
- Ce plan de comptes est commun à trois systèmes caractérisés par les documents de
synthèse particuliers à chacun d'eux. Il permet de passer d'un système à l'autre sans
rupture de classification. Ce passage peut être global mais il peut n'être que partiel, par
exemple lorsque l'entreprise a besoin d'un compte qui n'existe pas dans le système
qu'elle applique. Ainsi, pour enregistrer une prime d'émission, une société ayant recours
au système allégé ouvrira le compte prévu seulement dans les autres systèmes normaux
;
- Les comptes normalement utilisés dans chacun des différents systèmes qui sont :
Le système normal ;
Le système allégé ;
Le système minimal de trésorerie.
- La codification et l'intitulé des comptes doivent être respectés pour les comptes
imprimés en caractères romains ;
- Toutefois, si des opérations qui concernent l'un de ces comptes doivent être classées dans
une seule subdivision, indicative ou non, le numéro de code du niveau supérieur doit
être maintenu mais l'intitulé retenu peut être celui qui couvre les opérations en cause
(en rappelant brièvement, si nécessaire, la particularité attachée au compte de niveau
supérieur). Lorsque d'autres modifications sont apportées aux comptes visés au
paragraphe 5 ci-dessus, elles doivent avoir un caractère exceptionnel et être
approuvées en application des procédures en vigueur. Les modifications d'intitulé ne
peuvent avoir pour effet d'entraîner, sous le compte ainsi modifié, l'enregistrement
d'opérations qui ont normalement leur place sous d'autres intitulés du plan général.
- Une subdivision des comptes plus détaillée que dans le Plan général est autorisée à
condition qu'elle respecte l'ordre de classification des comptes visée au paragraphe 5 ci-
dessus ;
- Si certaines opérations ne peuvent être enregistrées dans aucun des comptes développés
selon l'ordre du plan général, les nouveaux comptes à ouvrir sont approuvés en
application des procédures en vigueur ;
Bref une analyse de la fonction de l’opération, sur la base d’une ou de deux positions : le numéro
comportera alors sept à huit chiffres
SYSCOHADA.Nature. Fonction
La subdivision par fonction est liée à la comptabilité analytique de gestion de l’entité, si elle
existe, ou lorsqu’il faut :
Classe 1
10 Capital
11 Réserves
12 Report à nouveau
13 Résultat net de l'exercice
14 Subventions d'investissement
15 Provisions réglementées et fonds assimilés
16 Emprunts et dettes assimilés
17 Dette de location acquise
18 Dettes liées à des participations et comptes de liaison des établissements et sociétés en
participation
19 Provisions pour risques et charges
Classe 2
21 Immobilisations incorporelles
22 Terrains
23 Bâtiments, installations techniques et agencements
24 Matériel, Mobilier et actifs biologiques
25 Avances et acomptes versés sur immobilisations
26 Titres de participation
27 Autres immobilisations financières
28 Amortissements
29 Dépréciation des immobilisations
Classe 3
Comptes de stocks :
31 Marchandises
32 Matières premières et fournitures liées
33 Autres approvisionnements
34 Produits en cours
35 Services en cours
36 Produits finis
37 Produits intermédiaires et résiduels
38 Stocks en cours de route, en consignation ou en dépôt
39 Dépréciations des stocks et encours de production
Classe 4
Classe 5
50 Titres de placement
51 Valeurs à encaisser
52 Banques
53 Établissements financiers et assimilés
54 Instruments de trésorerie
55 Instruments de monnaie électronique
56 Banques, crédits de trésorerie et d'escompte
57 Caisse
58 Régies d'avances, accréditifs et virements internes
59 Dépréciations et Provisions pour risques à court terme
Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les produits
des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres charges et des autres
produits.
Classe 6
66 Charges de personnel
67 Frais financiers et charges assimilées
68 Dotations aux amortissements
69 Dotations aux provisions et aux dépréciations
Classe 7
70 Ventes
71 Subventions d'exploitation
72 Production immobilisée
73 Variations de stocks de biens et de services produits
75 Autres produits
77 Revenus financiers et assimilés
78 Transferts de charges
79 Reprises de provisions, de dépréciations et autres
Classe 8
Les comptes de la classe 8 impaire sont des charges et les comptes de la classe 8 paire sont des produits
3
Kermit D. Larson, John J wild, Barbara C. ; Fundamental accounting principles, McGraw-Hill, New
York, 2002, Appendix C-1 et C-2
541 Indirect materials 636 Insurance expense, Office equipment 706 Foreign exchange gain or loss
542 Indirect labor 637 Insurance expense, ~
801 Loss on disposai of machinery
543 Factory insurance expired
802 Loss on exchange of equipment
544 Factory supervision
Rental Expenses 803 Loss on exchange of ~
Il existe un certain nombre des documents communément utilisés dans les différents
systèmes comptables ou référentiels.
Notons que les pays de l’Europe continentale et leurs anciennes colonies ont presque
la même logique de présentation de documents tout comme les pays Anglo-Saxon.
Au niveau international, la normalisation comptable internationale pousse de nos jours les
différents référentiels et les diverses tendances à une harmonisation de présentation,
compte tenu du besoin de globalisation financière.
- La convenience translation
- Le convenient statement
Ce terme désigne les états financiers rédigés dans la langue et la monnaie du pays
tout en conservant les principes comptable du pays d’origine (Exemple : TOYOTA) ce type
de document permet d’améliorer la communication avec les investisseurs étrangers. Il
montre l’intérêt que porte la société à ces derniers et constitue une première étape avant
l’élaboration de secondary statemant.
Mais comme il n’existe pas de comptabilité sans compte, nous nous faisons le
devoir de présenter ce qu’est un compte.
1. UN COMPTE
A. Présentation
Les comptes à colonnes séparées
Solde débiteur
Totaux Totaux
Pour calculer la situation du compte, il faut faire la différence entre le total des
débits et le total des crédits. Cette différence est appelée Solde. Le solde est qualifié de :
Un compte est dit soldé lorsque le total des débits est égal au total des crédits –le
Solde est nul–
Certains comptes ne peuvent avoir qu’un seul solde soit débiteur ou créditeur et non les
deux (Débiteur et certaines fois créditeur).
TOTAL
Les comptes présentent parfois une seule colonne pour les soldes, avec en plus une colonne
pour la position (P) où la mention « D » indique que le solde est débiteurs, et la mention
« C » qu’il est créditeur. La présentation du compte présente alors la structure suivante :
Débit Crédit
Account Title
Debit Credit
- Intitulé des opérations débitées + montant Intitulé des opérations créditées + montant
Pour faciliter le repérage des écritures d’une date spécifique dans un compte, il
est utilisé dans la logique latino germanique le numéro de l’écriture au journal dans
lequel ce compte apparaît. C’est ce numéro et le montant seulement qui vont
apparaître dans un compte au grand livre.
Chez les anglais on utilise le « Posting reference » qui est au journal le numéro du compte
mouvementé et au grand livre la date de l’écriture ou toute autre marque distinctive.
- Assets (Current assets, Long terme investements, plant assets, natural ressources et
Intagible assets) pour ce qui est des comptes de l’Actif du Bilan
- Liabilities (Current liabilities, Unearned revenu, notes payables et Long-terme
liabilities) pour les comptes du Passif classés dans le groupe « Dettes à long et court
terme».
- Equity (Owner’s equity, contributed capital, retained earnings, Other equity
accounts) pour les comptes du Passif du groupe « fonds propres ou capitaux
propres».
- Revenues
- Cost of sales (Cost of goods sold, manufacturing, Standard cost variance)
- Expenses (Amortization, Depletion et depreciation, Employee-related expenses,
Financial expenses, Insurance expenses, rental expenses, supplies expenses et
miscellaneous expenses);
- Gains and losses
- Clearing accounts.
particulier ou satellite du compte général « Fournisseurs » parce qu’il lui fournit ses
informations).
Les comptes de l’Actif sont débités de leur valeur initiale et des augmentations
ultérieures. Ils sont par contre crédités des diminutions.
Les comptes de situation de l’Actif (Utilisé pour présenter le bilan) sont toujours à solde
débiteur. Lorsque ce dernier est nul, il signifie pour ce qui est de « Biens, stocks » que le
bien ou le stock a été soit vendu, donné, détruit ou amorti … et que par conséquent n’existe
plus dans l’entreprise ; ou pour ce qui est d’autres valeurs que la valeur est nulle ou n’existe
plus.
Néanmoins un compte d’Actif de mouvement (Utilisé dans le Journal au jour le jour) peut
toutefois avoir un solde créditeur. Un tel solde ne peut être compris que partiellement et
non comme une situation définitive.
+ -
Les comptes du Passif
Les comptes du Passif sont crédités de leurs montants initiaux et des augmentations
ultérieures. Ils sont débités des diminutions. Les comptes de situation du Passif (Utilisé pour
présenter le bilan) sont toujours à solde Créditeur. Lorsque ce dernier est nul, il signifie pour
ce qui est de « Créances, Valeur » que la créance a été soit liquidée, cédée, ou totalement
amorti … et que par conséquent n’existe plus dans l’entreprise.
- +
Les comptes de charges et pertes par nature
Les comptes de charges et perte par nature fonctionnent comme les comptes de
l’Actif. Ils sont débités de leurs valeurs initiales et des augmentations des charges supportées
ou des pertes subies au cours de la période et sont débités des diminutions éventuelles des
charges.
Les comptes de produits et profits par nature fonctionnent comme les comptes du
Passif. Ils sont crédités de leurs valeurs initiales et des augmentations ultérieures de produits
et profits et sont débités des diminutions des produits et profits.
Une fois que la ou les entités ont été trouvées, la deuxième tâche consiste à donner à
ces entités des codes et des noms conformes à la normalisation comptable dans laquelle est
établie la comptabilité. Pour cela, on se réfère au plan comptable.
Une fois que les comptes et les contreparties ont été codifiés conformément au plan
comptable, on procède au positionnement des montants (au débit ou au crédit) suivant la
nature de chaque compte.
Passif augmente = Passif diminue (Le fournisseur qui nous a vendu des
marchandises à crédit, tire sur nous une traite Les effets à payer augmentent
et le compte fournisseurs diminue)
Actif augmente = Actif diminue (Nous vendons cash contre espèce des
marchandises la caisse augmente du montant de ventes et le stock de
marchandises diminue)
Une fois que les précisions ont été données pour ce qui est du positionnement des
comptes qui interviennent dans la comptabilisation, on procède enfin à l’enregistrement
dans un livre comptable qui convient.
Par défaut, toute nouvelle information comptable entre dans le circuit comptable par le
Journal. Néanmoins tout autre liste ou tableau peut être utilisé.
2. BILAN
Le bilan est un tableau de synthèse qui permet de faire le point sur les
investissements et le financement d’une entreprise à un moment donné.
Présentation
Dans la tradition anglaise, le bilan est présenté d’ordinaire sous forme des listes avec
en bas du tableau les capitaux propres. Il indique d’abord les biens ou actifs (ASSETS)
desquels sont déduites les obligations ou passifs (LIABILITIES) et abouti à un solde (NET
ASSETS) qui correspond à la valeur nette de l’entreprise ou la valeur de capitaux propres.
ACTIF PASSIF
Actif immobilisé Capitaux propres
Actif circulant
Dettes
Total Total
ACTIF
Actif immobilisé
Actif circulant
TOTAL ACTIF
PASSIF
Capitaux propres
Dettes à plus d’un an
Dettes à moins d’un an
TOTAL PASSIF
a. Format compte
b. Format liste
Présentation en tableau
ACTIF PASSIF
Actif non courant Capitaux propres
Passif non courant
Actif courant Passif courant
TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF
Présentation en liste
Remarque :
Lorsqu’une entreprise évolue seule, son bilan est dit individuel (Bilan individuel),
mais lorsqu’une entreprise présente la situation d’un groupe (plusieurs bilans intégrés
des entreprises appartenant à une même entreprise) le bilan est dit consolidé
(Bilan consolidé).
Situation Nette comptable propre est le montant de ce qui appartient en
propre à l’entreprise. SNCP = Actif net – Passif exigible.
Pour voir si l’entreprise a progressé ou régressé (Enrichir ou appauvrir), on peut
comparer deux situations comptables à deux moments différents. Si SNCP2 > SNCP1 :
L’entreprise s’est enrichie, dans le cas inverse l’entreprise s’est appauvrie sinon elle est
reste statique si les deux situations sont identiques.
3. LE JOURNAL
Le journal est un registre dans lequel sont consignées toutes les opérations exécutées
au cours d’une journée.
Dans un journal, chaque portion d’enregistrement comptable s’appelle écriture.
Elle comprend un certain nombre d’éléments notamment :
General Journal
Date Account title and Explanation PR DEBIT CREDIT
Investment by owner
2011/Dec 2 Supplies XX 30,000
Cash YY 30,000
Purchased store supplies for cash
General journal
Ledger
1. La date à laquelle une opération a été comptabilisée apparait dans le grand livre.
2. et 3 Le numéro de comptes (Posting Reference) permet de porter toutes les opérations relatives à une entité dans
un même compte.
4. LE GRAND LIVRE
Le grand livre est un registre synthétique des comptes dans lequel les différentes
opérations enregistrées au journal sont portées au fur et à mesure, à la fin de la journée, de
la semaine, du mois ou lorsque le temps le permet.
Le grand livre en anglais Ledger accounts, est un état comptable qui donne la synthèse des
différents mouvements portés dans les comptes utilisés par une entreprise. C’est en soit un
répertoire des comptes mouvementés et leurs détails au cours d’une période comptable
donnée.
On distingue le grand-livre des comptes généraux qui présente tous les comptes sans
distinction et le grand livre de comptes particuliers dans lequel figure seul quelques comptes
choisis en fonction de certains critères (Grand livres des compte fournisseurs, grand livre de
comptes Clients, etc.)
Toutes les charges supportées par l’entreprise Tous les produits bénéficiés par l’entreprise
(SYSCOHADA) (SYSCOHADA)
Solde Créditeur = Bénéfice Solde Débiteur = Perte
TOTAL TOTAL
Le tableau de flux de trésoreries détaille toutes les opérations qui ont générées un
flux de la trésorerie au cours de l’exercice comptable.
Il est certes important de comparer la situation de trésorerie à la date d’établissement du
bilan avec celle de la clôture précédente, mais la simple comparaison des soldes ne suffit
pas car des nombreuses raisons peuvent expliquer les variations de ces soldes d’où le
tableau de flux de trésorerie.
Dans ce tableau, les flux sont classés en trois catégories :
1. Les flux liés à l’activité professionnelle : ils se rapportent aux opérations en relation
avec la création du chiffre d’affaires ou d’autres produits ordinaires, sans qu’ils
s’agissent de flux d’investissement ou de financement, ils comprennent surtout tous
les flux liés au charges de l’activité courante (coût de vente, frais administratif,
commerciaux,…)
2. Les flux d’investissement : ces sont le flux de trésoreries en relation avec un
mouvement dans l’actif non courant, ce sont surtout des dépenses dans le cadre
d’acquisition (investissement) de valeurs immobilisées (incorporel, corporel et
financier).
3. Les flux de financement : ce sont tous les flux liés au mouvement dans les apports de
capitaux propres par le(s) propriétaire(s) ou dans les dettes financières, il s’agit
principalement des augmentations et des réductions de capital, du payement de
dividendes aux actionnaires et de l’obtention ou de remboursement d’emprunts
financiers.
La présentation du tableau est standardisée par la norme IAS7.
Notons par ailleurs que le tableau de flux de trésorerie est rarement cité dans le
courant latino-germanique, beaucoup de livres à caractère pédagogique ne font pas
allusion à son utilisation et ceux pour une raison évidente : En tant que source
d’information, il ne concoure pas aux travaux de détermination de l’impôt qu’est la finalité
première du rapport comptable dans ce courant (latino germanique). Il est par conséquent
souvent utilisé pour de raison d’analyse au niveau interne et particulièrement au niveau de
la caisse ou de la Direction financière.
2011 2010
Cash flow from operating activities
Cash received from clients 6,100 XX
Cash paid for supplies (3,400) VV
Cash paid for rent (1,000) YYY
Cash aid to employee (700) NN
Net cash provided by operating activities 1,000 KJ
Cash flows from investing activities
Purchase of equipement (26,000) JJJ
Net cash used by investment activities (26,000) PPP
Cash flow from financing activities
Investment by owner 30,000 POP
Withdrawals by owner (600) OLL
Net cash provided by financing activities 29,400 POO
Net increase in cash 4,400 PO
Cash balance, December 1, 2011 0 L
Cash balance, December 31, 2011 4,400 H
Pour les achats des matières premières, le raisonnement est analogue. L’entreprise
bénéficie probablement de délais de règlement dont il faut tenir compte. Cette fois, il faut
prendre en considération les dettes envers les fournisseurs, qui correspondent, au début de
l’exercice, à des achats réalisés au cours de la période précédente et sont seulement réglées
au cours de la période actuelle. Il faut donc les déduire des décaissements de la période. En
revanche, il faut ajouter le montant de la dette fournisseur présente à la fin de la période,
car il reflète les achats de la période n pour lesquels le règlement n’est pas encore intervenu.
Dans le nouveau Plan comptable OHADA, les documents de synthèse sont présentés par référence
aux trois systèmes suivants :
Ces trois systèmes ne sont pas à mettre sur un pied d'égalité. Le système normal représente
le système de droit commun applicable à tout commerçant personne physique ou morale, une
différenciation étant toutefois introduite entre les personnes physiques et morales pour ce qui est des
mentions obligatoires devant figurer dans l'annexe. En effet, certaines de ces mentions sont propres
aux sociétés et en conséquence n'ont pas à figurer dans l'annexe à présenter par les commerçants
personnes physiques. Une présentation simplifiée des comptes annuels peut toutefois être adoptée à
condition de ne pas dépasser à la clôture de l'exercice les limites fixées. Les entreprises perdent cette
faculté lorsque cette condition n'est pas remplie. Les limites à ne pas dépasser pour l'adoption d'une
présentation simplifiée sont fixées à des hauteurs différentes. Le montant retenu est de 100 millions
de chiffre d’affaires (article 11 du Droit Comptable).
Le montant du chiffre d'affaires est égal au montant des ventes de produits et services lié à
l'activité courante, diminué des réductions sur ventes, de la taxe sur la valeur ajoutée et des taxes
assimilées. Système minimal de trésorerie : Les très petites entreprises dont les recettes annuelles ne
sont pas supérieures aux seuils ci-dessous sont assujetties au système minimal de trésorerie (article 13
du Droit Comptable) :
EXERCICE
Le 12 jan. 2014 Mr Chris investit 39.000 $ cash dans l’entreprise « Image du Congo » avec lequel il
achète des équipements pour 500 $, Fourniture bureau 600 $, une voiture pour 10.000 $, un
terrain pour 8.000 $ et le reste dans la caisse.
Etablissez les documents comptables au vue de ces données ci-haut (Bilan d’ouverture, le journal, le
grand livre et la balance) suivant les normes du PCGC, USGAAP et SYSCOHADA.
1. Bilan USGAAP
Balance Sheet january 12, 2014
Assets Liabilities
101 Cash 19,900
124 Office supplies 600
151 Automobile 10,000 Equity
167 Equipment 500 301 Chris, Capital 39.000
183 Land 8,000 Total Equity 39.000
TOTAL ASSETS 39.000 TOTAL LIABILITY AND AQUITY 39.000
General Journal
Date Account title and Explanation PR DEBIT CREDIT
1. Courant latino-germanique
Inventaire
PJ Redresser et
régulariser
2. Courant Anglo-Saxon
Income statement
Balance sheet Journalize Ledger Unadjusted trial Balance sheet
Transaction
Inventory
PJ & Stat of cash Flows
Ajust
Balance avant inventaire Ecritures de redressement et régularisation Balance après inventaire Statement of
changes in
owner’s equity
Beginning
balance sheet Income Ending
statement balance sheet
Compte de résultat
Statement of
cash flows
Bilan
Les principes généraux ou principes universellement admis sont des principes que l’on
retrouve dans n’importe quel courant (école) comptable, ces principes sont notamment les
suivants :
Principes spécifiques
Sont au nombre de 16
La neutralité
La comptabilité d’engagement
Ce principe veut qu’il soit tenu compte non seulement des opérations déjà dénouées
en trésorerie, mais aussi des engagements des dépenses et des recettes à la date de clôture
du bilan. Les charges sont rattachées aux produits de la période pour déterminer le résultat
(Maching principle) et les produits ne sont comptabilisés qu’à partir du moment où ils sont
réalisés (Revenu principle)
Le principe du rattachement
Il exprime que les charges et produits sont rattachés à la période considérée. L’ISB
adopte le principe de rattachement des charges aux produits, c’est-à-dire qu’on évalue les
actifs non destinés à la vente à leurs coût et on qu’on repartie ce coût sur toute la durée
d’utilisation des actif considéré indépendamment de fluctuation de la valeur.
Principe de la prudence
Le coût historique
Le principe indique que le bilan et les autres états financiers sont établis dans une
perspective de la poursuite des activités de la société. Il a une incidence sur l’évaluation des
postes au bilan et conduit normalement à la constitution des provisions et
d’amortissements. Il précise que « les états financiers sont normalement préparés selon
l’hypothèse qu’une entreprise est en situation de continuité d’exploitation et poursuivra ses
activité dans un avenir prévisible. Ainsi il est supposé que l’entreprise n’a ni l’intention, ni la
nécessité de mettre fin à ces activités. Ni de réduire de façon importante la taille de ses
activités. S’il existe une telle intention ou une telle nécessité, les états financiers peuvent être
préparé sur une base différente, et, s’il en est ainsi la base utilisée dot être indiquée ».
C’est le principe selon lequel les méthodes comptables sont supposées demeurées
identiques d’un exercice à l’autre. Ceci permettra de comparer des comptes annuels
successifs. Les changements de méthodes sont permis si la nouvelle méthode permet de
fournir une image plus fidèle que l’ancienne.
Le paragraphe 39 du cadre conceptuel de l’IASB énonce que « l’évaluation et la
préparation de l’effet financier de transactions et d’événements semblables doivent être
effectuées de façon cohérente et permanente pour une même entreprise et de façon
cohérente pour différentes entreprises. »
La pertinence de l’information
L’importance significative
La clarté
qui doit être théoriquement incluses dans les états financiers du fait de sa pertinence, ne
doit pas être exclues au seul motif qu’il sera trop difficile à comprendre pour certains
utilisateurs.
La fiabilité
L’information comptable doit être fiable et utilisée sans risque d’erreur. Selon l’IASB,
l’information possède la qualité de fiabilité quand elle est exemptée d’erreurs et de biais
significatifs et que les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une image
fidèle de ce qu’il est sensé présenter ou de ce que l’on pourrait s’attendre raisonnablement
à l’avoir présenté.
La rapidité
L’information peut perdre sa pertinence si elle est fournie avec retard. La Direction
peut avoir à trouver un équilibre entre les mérites relatifs d’une information prompte et
d’une entreprise fiable.
Le coût raisonnable
Notons enfin que les principes identiques sont aussi appliqué dans le système
comptable OHADA : la prudence, la permanence des méthodes, la correspondance entre
bilan d'ouverture et bilan de clôture, la spécialisation des exercices ; le coût historique, la
continuité d'exploitation, la transparence, l'importance significative.
Principe de prudence
Selon ce principe, les soldes de clôture de l’exercice n-1 doivent être identiques aux soldes
d’ouverture de l’exercice n.
Selon ce principe, le coût historique représente le coût constaté auquel sont enregistrés,
en unités monétaires courantes, les biens à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise.
Cette valeur n’est pas remise en cause (n’est pas modifiée) lorsque du fait de l’inflation (ou de
la déflation), ou de variations de prix spécifiques à la catégorie des biens, la nouvelle valeur
courante s’avère supérieure ou inférieure à ce cout historique.
Cette méthode a l’avantage de la simplicité et de la fiabilité. Elle reste la méthode de base au
plan international.
Néanmoins, elle est l’objet d’un certain nombre d’exceptions, voire d’abandons au bénéfice des
méthodes privilégiant des valeurs plus actuelles, plus récentes (valeurs à la date du bilan) :
- Le coût actuel : coût que l’on subirait si le bien étaient acquis à la date du bilan ;
- La valeur actuelle : montant qu’un acquéreur de l’entreprise accepterait de payer pour le
bien, dans le cadre de la continuité d’exploitation.
C’est un principe en vertu duquel les informations importantes doivent être présentées
et communiquées clairement sans intention de dissimuler la réalité derrière l'apparence.
Cependant, ce principe est l’objet de diverses appellations selon les auteurs. Ainsi, l’on parle
tantôt de la clarté bonne information, tantôt de la régularité et de la sincérité objective.
La mise en œuvre de ce principe permet de donner une présentation claire et loyale de
l’information.
C’est le principe selon lequel l’information significative serait celle dont l’omission ou la
déformation pourrait influencer l’opinion destinataires des états financiers (jugement sur le
patrimoine, la situation financière et le résultat) des états financiers.
L'importance significative fait appel à la notion de seuil de signification. Elle s'applique
notamment dans l’élaboration de l’état annexé ou la production de certaines informations n'est
requise que si elles ont une importance significative par rapport aux données des autres états
financiers sans préjudice des obligations légales.
Pour l’établissement des comptes consolidés, l’importance significative s’applique dans la
définition du périmètre de consolidation lorsque l’intérêt ou l’incidence négligeable de certaines
filiales sur les comptes consolidés pourrait amener à les laisser hors du périmètre.
Principe de la sincérité
C’est l'application de bonne foi des règles et procédures en vue de fournir des
informations claires, loyales, adéquates, précises et complètes.
N.B : le système comptable OHADA développe les applications les plus usuelles du principe de
la prééminence de la réalité économique sur l’apparence sans pour autant l’adopter.
Ainsi, l’élargissement du périmètre du bilan conduit, avec le SYSCOHADA, à opérer un
glissement du bilan patrimoine vers un bilan économique en y incluant les biens détenus en
réserve de propriété, les biens détenus au titre d’une concession ou dans le cadre d’un crédit-
bail.
La distinction, dans le résultat, des activités ordinaires des éléments hors activité ordinaires
permet de définir de façon plus restrictive les éléments considérés dans le P.C.G.C comme
exceptionnel ou hors d’exploitation.
Ce nouveau découpage des activités vise à isoler les résultats susceptibles de se reproduire à
qualité de gestion égale.
OHADA
Classe I
Compte 10 Capital
Les comptes de la classe 1 enregistrent les ressources de financement mises à la disposition de l’entreprise de façon
permanente par les associés et les tiers.
Les étapes suivantes peuvent être observées lors de la constitution d’une société :
La souscription (Promesse ferme de mettre les ressources financières et autres à la disposition de l’entreprise)
La libération (La remise effective de la promesse faite)
Constitué de l’ensemble des apports des associés (Propriétaires juridiques de l’entreprise) à savoir les ressources durables que les actionnaires
mettent à la disposition de l’entreprise. Ces apports peuvent être en nature, en numéraire ou en industrie.
Fonctionnement
1 46 Associé, apport XX
10 à Capital XX
lors de la souscription
2 XX Cpt biens et valeurs apportés XX
46 à Associé, etc. XX
lors de la libération
Notez bien : En dehors de la constitution normale, un investissement en capital peut être comptabilisé directement via le compte capital.
1 XX Compte de l’actif XX
10 à Capital XX
2 11 Réserves XX
XX à Compte utilisé XX
Dans ce dernier cas le compte crédité doit être un compte de passif pour que l’opération ait son sens comptable. Par
exemple dans le cas de l’incorporation de réserves au capital, le compte Réserve sera débité par le crédit du compte Capital.
12 Report à nouveau
Ce compte enregistre les bénéfices ou les pertes reportées, c’est-à-dire le résultat qui n’a pas été affecté jusqu’au début
d’une nouvelle année comptable.
Il est crédité : lors de la répartition des bénéfices (par le débit du compte 131 Résultat net : Bénéfice) ;
Il est débité : lors de l’affectation du résultat (par le crédit du compte 139 Résultat net : Perte ou par le crédit du compte
465 Associés, dividendes à payer).
13 Résultat net de l’exercice
Ce compte transitoire n’apparaît que dans le bilan de clôture pour renseigner le résultat de l’exercice
C’est la différence entre l’ensemble des produits et l’ensemble des charges obtenu après impôt. On a 131 Résultat net Bénéfice
et 139 Résultat net perte.
Ce compte est débité de charges (60-69 et 81, 83, 85, 87, 89) et est crédité de produits (70-79 et 82, 84, 86, 88)
1321 Marge brute Mses = 701 Ventes Mses – Achats Mses
1322 Marge brute Matière = (702 Ventes PF + 736 Var Stock PF) – (602 Achats Matières + 6032 Var Stock Mat.)
138 Val. Ajoutée =( 1321 MB Mses + 1322 MB Mat) -(604 Achat stocké de mat + 61 + 63 +64 + 65)
134 EBE = 138 VA - 66 Charges de personnel
135 RE = ( 134 EBE +79 Reprises Prov) – (68 Dot aux amort. + Dot aux prov.)
136 RF = 77 Rev. Fin – 67 Frais Fin
137 RAO = 135 RE + 136 RF
138 RHAO = (82 Prod Cession + Prod. HAO + 86 Reprises HAO) - (81Val C. C +83 CHAO +85 Dot. HAO)
13 Résultat Net = (RAO + RHAO) – (87 Part. Trav. + 89 Impots/ Resultats)
14 Subvention d’investissement
Ce sont des sommes d’argent que le pouvoir public met à la disposition des agents économiques sous forme de don en vue de
leur permettre l’acquisition d’actifs immobilisés. On parle de subside en équipement ou en investissement. Autrement dit Les
subventions d’investissement sont des aides financières non remboursables accordées aux entreprises (publiques ou privées),
pour différentes raisons : acquisition, création de valeurs immobilisées (subventions d’équipement) ou financement d’activités
à long terme, afin de pourvoir au remplacement ou à la remise en état des immobilisations. Elles peuvent également
consister en l’octroi de biens et services.
XX Immobilisées concernées X
4451 TVA Récupération sur immo. X
521 Banque X
Pour amortir l’équipement on passe :
141 Subvention d’équipement X
865 Reprises de subventions X
Cette dernière écriture est passée aussi en cas d’une immobilisée non amortissable pour amortir le compte subvention
d’équipement jusqu’à ce qu’il sera complètement soldé.
N.B. :l’écart de réévaluation est une plus-value constituée et non une plus-value réalisée. Il n’est donc pas enregistré au
compte résultat et n’est pas distribuable parce que fictif c’est pourquoi il est porté au compte 1061 de capitaux. Il n’a pas non
plus la nature du résultat et ne peut pas être utilisé pour compenser une perte.
De manière simple on débite l’immobilisée réévaluée de la valeur de l’écart par le crédit du compte 106.
52 Banques X
162 Emprunts et dettes auprès des X
établissements de crédit
Il y a aussi le compte 17 Dettes de crédit-bail et contrat assimilés pour ce qui est des opérations de leasing ou crédit-
bail qui est un mode de financement très utilisé par des petites et moyennes entreprises et les petites et moyenne industrie
pour financer leurs investissements. Le leasing est en fait un contrat de location d’un actif fixe signé entre un bailleur (société
de leasing) et l’entreprise-locataire(le preneur)
XX Matériel concerné X
173 Emprunts équivalents de crédit-bail X
19 Provision financière pour risque et charges
Ce compte enregistre en vertu du principe de la prudence comptable les provisions des charges (Risque ou charge) dont
l’objet est connu mais la réalisation incertaine et le montant indéterminé. La comptabilisation se fait en tenant compte de
l’échéance de la provision ainsi que de la nature de la charge concernée (Exploitation, financière et HAO).
On passe : « 69X à 197 » à la fin de l’exercice.
18 Dettes liées à des participations et comptes de liaison des établissements et société en
participation
Le compte 18 enregistre d’une part les dettes liées à des participations, d’autre part les opérations entre deux établissements
ou entre un associé et la société en participation. Il fonctionne comme un compte courant.
Parmi ses sous comptes citons : 181 Dettes liées à des participations, 182 Dettes à des sociétés en participation et 183 Intérêts
courus sur dettes liées à des participations.
Exemple : Le 12/03/2015 la société Xscor a reçu de son siège un chèque de 1.000 au titre de fonds bloqués.
52 Banque 1.000
173 Compte bloqué des ETS et SUCC. 1000
Exemple : La société Xscor prête à sa filiale Xarc 30 USD remboursable dans 3 ans.
Chez Xscor
Chez Xarc
52 Banque 30
181 Dettes liées à des participations 30
Compte de la classe 2
Les comptes de la classe 2 enregistrent les objets, Valeurs destinés à une utilisation permanente dans l’entreprise. Ces
éléments, du fait qu’ils ne sont pas destinés à l’échange et par conséquent immobilisé par rapport à l’entité sont dits
« Valeurs immobilisées »
Ces valeurs immobilisées comprennent :
Les immobilisations incorporelles constituées de biens non matériels : Les concessions, licence, fonds de
commerce ; logo etc.
Les immobilisations Corporelles parmi lesquels on trouve des Biens matériels : Terrain, Immeuble, Matériel
roulant, Mobilier, etc.
Les immobilisations financières (Engagées) constituées de placement, de prêts, titres, etc. bref des investissements
financiers
Règles d’évaluation
Les immobilisations acquises à de tiers sont comptabilisées à leurs coût direct d’achat augmenté de tous les frais
y compris ceux relatifs à leur mise en service, frais d’installation, de transport, droit de douane, de montage,
réaménagement, à l’exception des commissions payées pour l’acquisition, les honoraires, les frais d’actes et
d’entretiens qui sont enregistrés en charge.
Les immobilisations créées ou fabriquées par l’entité sont comptabilisées à leur coût réel de fabrication
augmenté éventuellement des frais d’installation, montage et mise en route.
Les immobilisations apportées sont comptabilisées à leur valeur d’apport suivant convention.
21 Immobilisations incorporelles
Ce compte enregistre les actifs intangibles qui peuvent générer des avantages futurs. Parmi ces immobilisations citons : 221
Frais de recherche et de développement, 212 Concessions et franchises, 213 Logiciels, 212 Brevet, Licences, droits similaires, etc.
Les acquisitions de ces éléments se font de la manière suivante :
Mais lorsque l’acquisition s’est faite par le biais de travaux effectués par l’entreprise par exemple les frais de recherche et de
développement, les diverses charges encourues sont exécutées normalement en passant :
6X Charges X
4/5 Compte concerné X
212 Brevet X
211 Frais de R & D X
Pour ce qui est des immobilisations corporelles (22-24, 25) lors de l’acquisition on passe :
22-24 à 17/44/484/52
Pour l’amortissement on passe 6813 à 28
28 Amortissements
Les amortissements constatent la perte irréversible des biens qui se déprécient à cause du temps, de l’usage, du progrès
technique, du marché, …
Compte de la classe 3
Les comptes de la classe 3 enregistrent les valeurs d’exploitation, les éléments de stocks non destiné à rester longtemps
dans l’entreprise et par conséquent devant circuler entre l’entité et ses partenaires d’affaire. Ces éléments sont acquis,
stocké, utilisés ou vendus. Ces opérations forment un cycle.
Règle d’évaluation
Les entrées en stock sont comptabilisées à leur coût direct d’achat (Prix d’achat + Frais accessoire d’achat) ou à leur coût
réel de production tandis que les sorties en inventaire permanent sont valorisées soit par rapport au coût moyen pondéré
des entrées, Coût moyen pondéré des entrées + stock initial, la méthode FIFO, LIFO, Coût rapproché ou coût standard.
Dans la pratique, le SYSCOHADA retient la méthode PEPS et la CMP.
En inventaire intermittent suivant la valeur de consommation de la période calculé de la manière suivante :
Sortie = SI + Entrées - SF
Compte 31, 32 et 33
On distingue 2 méthodes d’inventaire :
Inventaire permanent (Achat) : pour tout achat on comptabilise premièrement la charge de l’achat, ensuite on
enregistre l’entrée en stock. Puis lors de la vente, on enregistre à la fois la sortie de stock vendus et au prix de
vente.
Lors de l’achat
60/1-2 Achat march. MP, etc. X
40/51/52 Fournisseur /Banque X
Les produits en cours ne sont pas inscrits à un compte de magasin. Les travaux en cours concernent des biens d'équipement
lourd, immeubles, constructions, dont les délais de fabrication sont relativement longs et dont la propriété n'est pas encore
transférée à l'acheteur (Par exemple dans un chantier naval avec la construction d’un bateau à livrer à un client, …).
Lorsque les produits sont finis, on passe
36 Produits finis X
736 A Variations des stocks de PF X
L’utilisation ou la sortie de ce stock se fait en contrepassant l’écriture ci-haut.
Ces deux écritures sont également utilisées pour régularisation des différences d’inventaires. La première lorsque la valeur du
stock de PF extra comptable est supérieure à celle enregistrée en inventaire comptable la deuxième écriture dans le cas
inverse.
35 Services en cours
Les services en cours sont des études et prestations en cours d'exécution, dont la remise définitive à l'acheteur ou au passeur
d'ordre n'est pas encore intervenue.
Le compte 35 — SERVICES EN COURS est débité, en fin d'exercice, du montant constaté des "en-cours" déterminé en
comptabilité analytique de gestion ou par voie extracomptable par le crédit du compte 735 — Variations des en-cours
de services. Le compte 35 — SERVICES EN COURS est crédité en fin d'exercice du montant des "en-cours" existant au début
de l'exercice(2), pour solde par le débit du compte 735 — Variations des encours de services.
39 Dépréciation des stocks
Ce sont des dépréciations subies par des stocks de marchandises, de matières, et autres approvisionnements résultant de
causes diverses dont les effets ne sont pas jugés irréversibles.
Lorsque la valeur du stock final est inférieur à celle d’entrée, on constate cette dépréciation à la clôture de l’exercice en par :
659 Charges provisionnées X
39 à Dépréciation des stocks X
A la fin de l’exercice suivant, on solde la dépréciation constatée à la fin de l’exercice précédent par :
Compte de la classe 4
Les comptes de la classe 4 enregistrent les opérations concernant les relations qui lient l’entreprise avec des tiers ainsi que
certaines régularisations à porter sur certaines valeurs comptabilisées ou à comptabiliser.
40 fournisseurs et comptes rattachés
Les fournisseurs d'exploitation sont des tiers auxquels l'entreprise a recours pour ses achats de fournitures de toutes natures
(Marchandises, etc.) et de services.
Compte fournisseur, dettes en compte
60/1-2 Achat march. MP, etc. X
40 Fournisseur X
Fournisseur, Effets à payer
Lorsque le fournisseur tire un effet de commerce sur l’entreprise et qu’il est accepté on passe :
4011 Fournisseur. X
4021 Fournisseur, effets à payer X
Lors du paiement on passe :
4021 Fournisseur, effets à payer. X
521 Banque X
Le compte fournisseur peut être débiteur de RRR accordé, des avances et acomptes.
Lorsque l’on tire sur un client un effet de commerce et qu’il accepte on passe :
42 Personnel
Le compte Personnel enregistre l'ensemble des opérations qui interviennent entre l'entreprise et les personnes qui lui sont liées
par un contrat de travail.
4211 Personnel avances : Sommes versées au personnel avant tout commencement d’exécution du travail.
4212 Personnel acompte : Sommes versées après commencement d’exécution d’un travail
4213 Frais avancés et fournitures au personnel.
Le compte 421 est débité au cours du mois du versement de l’avance ou acompte par le crédit d’un compte de trésorerie et
sera soldé à la fin du mois dès que la paie sera calculée par le débit du compte 422 Personnel rémunérations dues.
422 Rémunérations dues ce compte est crédité des rémunérations brutes à payer au personnel. L’on débite en
contrepartie le compte 66 Charges du personnel compte qui regroupe les rémunérations dues au personnel et les
cotisations dues aux organismes sociaux.
423 Personnel oppositions saisies arrêts
424 Personnel, œuvre sociales internes (Assistance médicales, allocation familiale, etc.)
425 Représentant du personnel (sommes versées au représentant = Syndicat)
427 Personnel dépôts : sommes d’argent que le personnel confie à l’entreprise
Le compte 44 Etat et collectivités publiques
Dans ce compte sont enregistrés les créances et les dettes liées aux impôts et taxes de l’entité vis-à-vis des pouvoir publics.
Quelques comptes de la TVA
La TVA est un impôt indirect qui est supporté par le consommateur final. Le SYSCOHADA prévoit 3 comptes de TVA dont :
443 TVA facturée, 444 Etat, TVA due, 445 Etat, TVA récupérable (Actif)
Lors de l’achat :
601 Achats de marchandises X
4452 Etat, TVA récupérables X
401/5 Fournisseur/ Banque ou Caisse X
Lors de la vente :
pas encore de pièces justificatives et quand le terme du règlement n’est pas échu à la date de clôture.
o Produits à recevoir : Ce compte enregistre à son débit les produits à recevoir de l’Etat.
Compte 46 associés et groupe
Ce compte utilisé lors de la constitution de l’entreprise, reflète les engagements pris par les associés .Il est subdivisé en :
Associés opérations sur le capital
o 4611 Associés, apports en nature
o 4612 Associés apports en numéraire,
o 4613 Actionnaires, capital souscrit appelé non versé
o 4614 Associés, capital appelé non versé,
o 4615 Associé, versement reçu sur augmentation cap
o 4616 Associés, versement anticipés,
o 4617 Actionnaire défaillants etc.
462 Associés comptes courants
465 Associés dividendes à payer
Compte 47 Débiteurs et créditeurs divers
Ce compte enregistre les opérations en instance de régularisation et relatives aux créances et dettes liées à l'acquisition de
titres, des charges non consommées, des produits constatés d'avance, des écarts sur opérations libellées en monnaies
étrangères, et des créances sur travaux non encore facturables. Autrement, ce compte enregistre les opérations avec les
débiteurs et les créditeurs divers, les versements restant à effectuer sur titre non encore libéré les charges constatées d’avance,
les produits constatés d’avance, les écarts de conversion, etc.
Les comptes 476 Charges constatées d’avance et le compte produits à recevoir se trouvent à l’Actif du bilan tandis que le
compte 477 Produits constatés d’avance et le compte charges à payer se trouvent au Passif.
De même, dans le domaine de comptabilité ; aucune compensation n'est en principe admise entre les dettes et les créances
dont les soldes créditeurs et débiteurs doivent être inscrits au bilan dans les rubriques "Autres dettes" au passif et "Autres
créances" à l'actif.
Le compte 471 — Comptes d'attente est utilisé au cours de l'exercice pour permettre l'enregistrement d'opérations qui n'ont pu
être imputées de manière certaine à un
compte déterminé au moment où elles sont enregistrées ou qui nécessitent des informations complémentaires dont le débit ou
le crédit n'a pu être immédiatement identifié. Dès que possible, et au plus tard à la clôture de l'exercice (sauf impossibilité
justifiée dans l'Etat annexé), les opérations ainsi enregistrées sont reclassées et les comptes d'attente, normalement soldés, ne
doivent pas figurer au bilan.
Lors de l'acquisition de titres non libérés entièrement par l'entreprise, la valeur globale est portée au compte d'actif
immobilisé concerné, y compris les montants non encore appelés. Ces derniers figurent au compte 472 — Versements restant à
effectuer sur
titres non encore libérés.
Le compte 475 — Créances sur travaux non encore facturables est utilisé pour enregistrer les produits nets partiels sur contrats
pluriexercices.
Charges constatées d’avance et produits constatés d’avance.
Lors du paiement de la charge qui concerne plusieurs exercices on passe
6X Charge … X
521 Banque X
Le 31/12/n, on passe on régularise les charges payées anticipativement
476 Charge constatées d’avance X
6X Charge … X
La 01/01/n+1, on réintègre la partie de charge qui se rapporte à cette période.
6X Charge … X
476 Charges constatées d’avance X
Pour ce qui est de charges à payer et les produits à recevoir on comptabilise à la fin de l’année comptable (21/12/n) les
produits qui seront perçu ultérieurement en passant
418 Clients, Produits à recevoir X
Le compte 48 — CREANCES ET DETTES HORS ACTIVITES ORDINAIRES est crédité des dettes H.A.O. contractées ou des
remboursements de créances H.A.O. par le débit des comptes de trésorerie concernés ou des comptes de la classe 8. il est
débité des créances H.A.O. sur les tiers ou des remboursements de dettes H.A.O. par le crédit des comptes de trésorerie
concernés ou des comptes de la classe 8.
Exemple
Une société achète un véhicule à 30.000 USD le 18/09/2011, dont la facture est payable le 06/02/2012. T.V.A 16%. (Véhicule
utilitaire)
Compte de la classe 5
Les comptes de la classe 5 enregistrent au cours de la période, les opérations relatives aux espèces,
prêts, emprunt, chèques, effets de commerce, coupons ainsi que les opérations faites avec les
institutions financière.
50 Titres de placement
Ce sont des valeurs mobilières à CT.
Il est débité de la valeur de titres de placement par le crédit du compte de tiers ou financier
(trésorerie)
51 Valeur à encaisser
Il s’agit de tous les effets et autres valeurs transmis à une institution financière monétaire dont
l’entreprise attend l’encaissement.
Ce compte est débité de valeurs à encaisser par le crédit le crédit de comptes de tiers.
52 Banques
On enregistre sur les comptes (52) banques et (53) Établissements financiers et assimilé ; tous les
mouvements financiers de l’entreprise avec ses établissements financiers bancaires.
Le compte 56 Banque crédits de trésorerie et d’escompte, enregistre les prêt accordés à l’entreprise par
une institution financière (Découvert bancaire, dette financière à CT, escompte de crédits de
campagne, etc.) dans ce cas, le compte 56 – BANQUES, CREDITS DE TRESORERIE ET
D'ESCOMPTE est crédité du montant des crédits de trésorerie effectivement portés au compte par le
débit du compte 52 – Banques,... Le compte 56 — BANQUES, CREDITS DE TRESORERIE ET
D'ESCOMPTE est débité du montant des remboursements de crédits de trésorerie
par le crédit du compte 52 — Banques.
le compte 57 Caisse
on y enregistre toutes les entrées de fonds en espèces et toutes les sorties de fonds en espèces pour le
besoin de l’entreprise.
581 Virement de fonds et 588 Autres virements internes
Ces deux comptes dits de virement interne sont de nature technique. En effet lorsque la
comptabilité est organisée selon le système centralisateur, le passage par le compte de
virement interne s’avère indispensable pour éviter de débiter ou créditer deux fois le même
compte pour une seule opération.
59 Dépréciation et risque provisionnés
On enregistre dans ce compte toute dépréciation constatée sur les comptes de trésorerie : Les
dépréciations des titres de placement, les dépréciations de titres et valeurs à encaisser, etc.
En inventaire intermittent, on ne comptabilise pas la sortie des stocks de manière permanente. A la fin
de la période, on constate le stock final ainsi que l’annulation du stock initial.
Parmi les autres comptes citons :
6041 Matières consommables
6042 Matières combustibles
6043 Produits d'entretien
6044 Fournitures d'atelier et d'usine
6046 Fournitures de magasin
6047 Fournitures de bureau
6051 Eau,
6052 Électricité,
6053 Fournitures d’entretien non stockables, 6054 Fournitures de bureau non stockable.
Lors de l’engagement d’une charge, ces comptes sont débités par le crédit des comptes financiers ou de
tiers.
61 Transports
Le compte 61 TRANSPORTS est débité des charges de port ou transports engagées par l'entreprise
par le crédit des comptes de tiers ou de trésorerie concernés.
Les comptes 62 et 63 — SERVICES EXTERIEURS sont débités par le crédit d'un compte de tiers ou de
trésorerie.
Les comptes 62 et 63 — SERVICES EXTERIEURS sont crédités par le débit des comptes Fournisseurs des
rabais, remises et ristournes éventuellement obtenus hors factures.
Les comptes 62 et 63 — SERVICES EXTERIEURS sont crédités soit par le débit du compte 476 —
Charges constatées d'avance (régularisation), soit par le débit du compte 13
— Résultat net de l'exercice, pour solde à la clôture de l'exercice.
64 Impôts et taxes
Ce compte enregistre le montant des charges correspondant à des versements obligatoires à l'Etat et
aux collectivités publiques pour subvenir à des dépenses publiques, ou encore des versements institués
par les autorités pour le financement d'actions d'intérêt général.
Le compte 64 enregistre tous les impôts et taxes à la charge de l'entreprise, à l'exception de ceux dont
l'assiette est établie sur les résultats qui sont inscrits au débit du compte 89 — Impôts sur le résultat. Les
impôts, qui, payés par l'entreprise,
doivent être récupérés sur des tiers ou sur le Trésor public, sont enregistrés aux comptes de la classe 4.
Le compte 64 — IMPÔTS ET TAXES est débité du montant de l'impôt dû par le crédit du compte 44
— Etat et Collectivités publiques ou par le crédit des comptes de trésorerie.
Le compte 64 — IMPÔTS ET TAXES est crédité pour solde à la clôture de l'exercice par le débit du
compte 13 — Résultat net de l'exercice.
65 Autres charges
Les autres charge d’exploitation enregistre les pertes sur créances clients et autres débiteurs, la quote-
part de résultat sur opération faites en commun, etc.
66 Charges du personnel
Dans ce poste, on enregistre toutes les charges liées au facteur travail : La rémunération directe, les
indemnités forfaitaires versées au personnel, les charges sociales, …
Le compte 66 CHARGES DE PERSONNEL est débité par le crédit du compte 422 Personnel,
rémunérations dues ; ou par le crédit du compte 781 Transferts de charges d'exploitation. Le compte
66 CHARGES DE PERSONNEL est débité des charges afférentes à ces rémunérations par le crédit du
compte 43 Organismes sociaux ; ou par le crédit du compte 44 État et Collectivités publiques. Le
compte 66 CHARGES DE PERSONNEL est crédité pour solde à la clôture de l'exercice par le débit du
compte 13 Résultat net de l'exercice.
64 Impôts et taxes
Ce compte enregistre les impôts et taxes directs, les impôts et taxes indirects, les droits d’enregistrement,
les pénalités et amandes fiscales, etc.
64 Impôts … X
4421 Etat, Impôts et taxes X
Parmi les sous comptes :
641 Impôts et taxes directs, 645 Impôts et taxes indirects, 646 droits d’enregistrement, 647 Pénalités et
amendes fiscales.
67 Charges financières
Ce compte enregistre les charges financières dues aux tiers qui financent l’entreprise.
Nous avons :
671 Intérêts des emprunts
672 Intérêts dans loyers de crédit-bail et contrats assimilés
Etc.
Ce compte enregistre tous les travaux effectués par l’entreprise pour son propre compte et cela au
coût de production. Ces immobilisées peuvent être classées à 3 niveaux : 721 Immobilisation
incorporelles, 722 Immobilisation corporelles, 726 Immobilisations financières. On débite le compte de
l’immo concernée par le crédit du compte 72.
2X Actif immobilisé concerné X
72 Production immobilisée X
75 Autres produits
Dans le plan comptable SYSCOHADA ce sont les produits d’exploitation relevant des activités
secondaires de l’entreprise.
4.1 Le Journal
L’établissement du livre Journal dépend fortement du principe de la partie double
selon lequel chaque opération commerciale donne lieu à un enregistrement dans des
comptes d’emploi et de ressources de sorte que les ressources égalent les emplois pour
chaque transaction.
Ce postulat comptable se traduit de la manière suivante :
C’est cette égalité qui engendre le principe de la partie double, qui se vérifie quel que soit le
nombre de comptes concernés lors d’une opération comptable.
Application
Les données suivantes ont été recueillies au premier mois de la constitution des
Etablissements Chris :
1. Le 3/1/n Monsieur Chris apporte 100.000 FC pour constituer son entreprise,
2. Le 4/1/n Il achète au comptant contre espèce une licence pour 30.000 FC
3. Le 5/1/n Il achète d’une maison pour 50.000 FC.
4. Le 6/1/n Il achète au fournisseur Tshishi une voiture à crédit pour 25.000 FC ;
5. Le 7/1/n Il règle la facture de Tshishi en partie pour un montant de 15.000 FC
Solution
Tableau d’analyse
Journalisation
Voici les différents comptes traduit dans différents référentiels (PCGC, OHADA et US
GAAP)
1. Système normal
ACTIF
Réf. Postes Numéros de comptes à incorporer dans les postes
Brut Amortissements/ Provision
AD Immobilisations incorporelles
AE Frais de recherche et de développement 211, 2191 2811, 2919p
AF Brevets, licence, logiciels 212, 213, 214, 2193 2812, 2813, 2814, 2912, 2913, 2914, 2919 P
AG Fonds commercial 215, 216 2815, 2816, 2915, 2916
AH Autres immobilisations incorporelles 217, 218, 2198 2817,2818, 2917, 2918, 2919p
AI Immobilisations corporelles
AJ Terrains 22 282, 292
AK Bâtiments 231, 232, 233, 237, 239p 2831 ; 2832, 2833, 2837, 2931, 2932, 2933, 2937, 2939p
AL Installations et agencements 234, 235, 238, 239p 283 (Sauf 2831, 2832, 2833, 2837), 2939p
AM Matériel 24 (Sauf 245), 249 (Sauf 2495) 284 (Sauf 2845), 294 (Sauf 2945), 2949p
AN Matériel de transport 245, 2495 2845, 2945, 2949p
AP Avances et acomptes versés sur immobilisations 25 295
AQ Immobilisations financières
AR Titres de participation 26 296
AS Autres immobilisations financières 27 297
BA Actif circulant H.A.O 485, 486, 488 498
BB Stocks
BC Marchandises 31, 381, 387p 391, 3981
BD Matières premières et autres approvisionnements 32, 33, 382, 383, 388 392, 393, 398p
BE En-cours 34, 35 394, 395
BF Produits fabriqués 36, 37, 386, 387p 396, 397, 398p
BG Créances et emplois assimilés
BH Fournisseurs avances versées 409 490
BI Clients 41 (Sauf 419) 491
BJ Autres créances 421, 4287, 4387, 4449, 445, 4487, 449, 45, 46, 4711, 492, 493, 495, 496, 497
475, 476
TRESORERIE –ACTIF
BQ Titres de placement 50 590
BR Valeurs à encaisser 51 591
BS Banques, Chèques postaux, Caisse 52, 53, 54, 57, 581, 582 592, 593, 594
BU Ecarts de conversion – Actif 478
p : Partiel
2. Bilan Passif
Pour mettre un compte de la classe 4 ou 5 à l’actif il faut que le Pour mettre un compte de la classe 4 ou 5 à au passif il faut
dénouement de l’opération profite à l’entreprise et non à une que le dénouement de l’opération profite à une tiers et non à
tiers. Dans le cas inverse mettre le compte au PASSIF. Par l’entreprise. Dans le cas inverse mettre à l’ACTIF par
exemple le compte client est à l’actif parce que c’est exemple le compte fournisseur est au passif parce que le
l’entreprise qui doit bénéficier d’un paiement d’un client ! paiement d’un fournisseur profite à un tiers !
Liability
Seulement les Cadre de comptes
dettes américain
Réservé à
Asset constituées des contenir les
Seulement les dettes 101 – 199 Asset accounts
comptes de la
comptes de la 201 – 299 Liability accounts
Réservé à contenir tous classe 2
les éléments de l’Actif classe 1 dont les 301 – 399 Equity Accounts
classé par ordre de valeurs
liquidité décroissante :
401 – 499 Revenu Accounts
Les éléments le plus immobilisées, les 501 – 699 Expenses Accounts
liquide en haut (Cash) et stocks, les tiers, les Seulement les
les éléments moins Equity
liquide en bas comptes financier fonds propre, la
(Immobilisé)
classe 3 Réservé à
contenir les
fonds propres.
1. Charges
Réf Postes Numéros de comptes à incorporer dans les postes
Activité d’exploitation
RA Achat de marchandises 601
RB Variation de stocks 6031
RC Achat de matières premières et fournitures liées 602
RD Variation de stocks 6032
RE Autres achats 604, 605, 608
RH Variation de stocks 6033
RI Transports 61
RJ Services extérieurs 62, 63
RK Impôts et taxes 64
RL Autres charges 65
RP Charges de personnel 66
RS Dotations aux amortissements et aux provisions 681, 691
Activités financières
SA Frais financiers 67 (Sauf 676)
SC Pertes de change 676
SD Dotation aux amortissements et aux provisions 687, 697
Hors activités ordinaires (HAO)
SK Valeurs comptables des cessions d’immobilisations 81
SL Charges HAO 83
SM Dotations HAO 85
SQ Participation des travailleurs 87
SR Impôts sur le résultat 89
61Transport
62/63 Services Extérieurs
64 Impôt
65 Autres Achats
134 EBE
66 Charges de Personnel
Le résultat net est donc l’aboutissement de neuf (9) soldes intermédiaires de gestion pour le
système normal et de quatre (4) pour le système allégé.
1.1. DETERMINATION DU RESULTAT NET DANS LE SYSTÈME NORMAL
Déterminer un résultat par les éléments de gestion, consiste à décrire sa genèse et son
apocalypse. Pour y arriver, il y a tant d’approches notamment, l’approche Arithmétique,
l’approche schématique, l’approche comptable.
1. La marge brute
Le Système comptable de l’OHADA distingue deux types de marge brute à savoir la marge
brute sur marchandises et la marge brute sur matières qui sont calculées à partir des prix
d'achat (et non des coûts d'achat). La marge brute ici n’intègre pas les frais accessoires
d’achat.
a) Marge brute sur marchandises (1321)
La marge brute sur marchandises est dégagée par la différence entre le prix de vente des
marchandises et le prix d'achat des marchandises corrigé de la variation des stocks. Elle
concerne les entreprises commerciales essentiellement et accessoirement les entreprises
industrielles exploitant les activités de négoce.
La marge brute sur matières est la différence entre la production de la période (c'est-à-dire
vente de produits finis, travaux et services, plus production stockée et immobilisée) et le prix
d'achat des matières, corrigé de la variation de stock.
Elle n’est déterminée que pour les entreprises industrielles et de bâtiments/travaux publics.
Selon le système comptable de l’OHADA, la marge brute est déterminée avec des achats
évalués au prix net d’achat (sans frais accessoires inclus dans les variations des stocks).
C’est la différence entre d’une part : La vente des produits fabriqués, la vente des
travaux (corrigée de la variation de stocks), la production immobilisée et d’autre part :la
consommation des matières et fournitures. (Achats de matières corrigés de la variation de
stock). Cette marge est calculée dans les entreprises industrielles.
La valeur Ajoutée renseigne sur la structure interne de l’entreprise, sur son degré de
maîtrise du processus de fabrication, sur son degré d’intégration.
13.3 V.A. = 1321 Marge Brute sur matières + Autres Produits d’exploitation
– Autres charges d’exploitation
4. L’Excédent brut d’exploitation (EBE)
L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est ce qui reste de la valeur ajoutée après avoir payé
les salaires et les autres charges sociales. L’EBE est constitué comme étant l’indicateur de
performance économique qui mesure l’efficacité de l’exploitation durant l’exercice.
N.B. : le résultat financier n’a aucun lien avec les soldes de gestion précédents notamment le
résultat d’exploitation.
Le résultat des activités ordinaires est un solde de gestion utilisé essentiellement pour
l’analyse des performances de l’entreprise. Il est égal à la somme du Résultat d'exploitation
et du Résultat financier. Ce résultat peut être rapporté :
- Au chiffre d’affaires pour déterminer le taux de profitabilité de l’entreprise ;
- Aux capitaux propres pour apprécier le taux de rentabilité de ces derniers.
8. Le Résultat HAO
C’est le résultat des activités non récurrentes. Il s’agit des produits HAO diminués des
charges HAO.
C’est le résultat obtenu sur les opérations non récurrentes. Ce solde de gestion est utilisé
pour analyser les changements de structure ou de stratégie de l'entreprise.
Il est égal à la différence entre les produits et les charges hors activités ordinaires. Ce résultat
fait appel essentiellement aux comptes de la classe 8 concernant les opérations ne se
rapportant pas à l’activité ordinaire.
Le résultat net est la différence entre les produits et les charges liés à l’ensemble des
activités de l’entreprise. Il est déterminé par la somme algébrique du résultat des activités
ordinaires et du résultat hors activités ordinaires déduction faite de la participation des
travailleurs et de l’impôt sur le résultat.
Le compte 87 enregistre les montants prélevés sur les bénéfices réalisés et affectés par
l’entreprise à un fonds légal ou contractuel, à l’avantage des travailleurs.
Par contre, l’impôt est calculé en extra comptable en appliquant le taux d’imposition sur le
résultat fiscal. Ce dernier résulte de la correction du résultat comptable (137 RAO + 138
RHAO) selon les règles fiscales en vigueur dans l’Etat-partie.
Sur base de la législation actuelle, le résultat fiscal sera déterminé de la manière suivante :
Résultat comptable = RAO + RHAO
Plus réintégrations (des charges non déductibles)
Moins déductions (charges déductibles)
= Résultat fiscal provisoire
Moins déficits reportables
Moins amortissements dérogatoires
= Résultat fiscal définitif
Dans le système allégé, le résultat net de l’exercice est déterminé en quatre (4) soldes
intermédiaires de gestion qui sont calculés comme dans le cas du système normal évoqué
ci-haut. Selon le système comptable OHADA, les entreprises relevant du système allégé ne
déterminent pas le résultat financier ni le résultat hors activités ordinaires.
La Valeur ajoutée ;
Le résultat d’exploitation ;
Le Résultat des activités ordinaires ;
Le Résultat net.
2. EXEMPLE APPLICATIF
Travail demandé :
1. Déterminer le résultat comptable
Solution
1. Détermination du résultat comptable
Produits – charges = résultat
SC 670 000
2.000.000 2.000.000
SC 720 000
1.300.00 1.300.000
SC 1 891
600
2.390.000 2.390.000
SC 1 041.600
1.041.600
SC 931.600
1.041.600 1.041.600
26.100 26.100
D 13.7 R.A.O C
(136) 11.100 931.600 (135)
SC 920.500
931.600 931.600
D 13.8 R.H.A.O C
(81) 3 900 4 800 (82)
(83) 5 000 7 000 (84)
SC 2.900
11 800 11 800
xxxxxx
Les stocks sont formés de l’ensemble des marchandises, des matières premières et
fournitures liées, des produits intermédiaires, des produits finis ainsi que des produits et
services en cours qui sont la propriété de l’entreprise à la date de l’inventaire.
La comptabilisation de stock repose sur la tenue d’un inventaire permanent ou
intermittent. Les entreprises qui n’ont pas les moyens ou dont l’activité ne permet pas de
tenir un inventaire permanent peuvent recourir au système de l’inventaire intermittent.
Dans ce cas, en fin de période et à l’issue de l’inventaire physique des stocks, elles doivent
passer les écritures faisant apparaître les variations de stocks de la période.
L’inventaire physique
L’inventaire intermittent
Les entrées et sorties sont contrôlées à l’aide de fiches de stocks tenues au jour le jour
qui indiquent le montant du stock. C’est ce qu’on appelle l’inventaire permanent. Ceci
permet notamment de prévoir les réapprovisionnements et d’éviter les ruptures de stocks.
1. Les entrées
Elles comprennent :
produits par l’entreprise pour elle-même. Cette valeur n’est jamais modifiée. Il s’agit d’une
évaluation au coût historique.
2. Les sorties
A leur sortie du magasin ou à l’inventaire, les biens sont évalués selon plusieurs
méthodes dont :
Méthode du premier entré, premier sorti (PEPS),
Méthode du coût Moyen Pondéré (CMP)
La valeur d’inventaire est la valeur actuelle à la date de clôture de l’exercice. Cette valeur
d’inventaire est comparée à la valeur d’entrée figurant au bilan :
Si la valeur d’inventaire est supérieure à la valeur d’entrée, cette dernière est maintenue
dans les comptes, ceci afin de respecter le principe de prudence,
Si la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur d’entrée, il faut constater la dépréciation
sous forme d’un amortissement ou d’une provision, selon que la dépréciation est jugée
définitive ou non.
Exemple : L’entreprise Xian dispose des informations suivantes concernant les mouvements
des pots de peinture blanche de 5 litres (réf. P4867) en décembre , à l’entrée et à la sortie
du magasin de stockage :
Stock initial (01/12/n) 54 pots dont le coût total d’acquisition est de 3.915.000 FC
Entrée : 22 pots le 08/12/n à 7.300 FC le pot 41 pots le 17/12/n à 7.150 FC le pot
Sortie : 33 pots le 12/12/n ; 19 pots le 22/12/n
Cette méthode est adaptée aux entreprises qui veulent directement valoriser leur
stock final par l’inventaire intermittent. Dans cette méthode, il n’y a pas de valorisation des
sorties durant l’exercice, les fiches de stocks sont alors seulement tenues en quantités. Le
stock final est constaté en quantités et valorisé sur base du coût moyen pondéré des entrées
sur la dernière période de stockage.
Exemple : Stock final en quantité : 2.000 ; Stock moyen en quantité : 1.600. Total des
sorties de l’exercice d’où le taux de rotation : 8.000/1.600 = 5
Durée moyenne d’écoulement : 1/5 d’année, soit 2,4 mois (12/5)
Coût moyen d’entrée 2,4 mois avant la clôture de l’exercice, soit courant octobre : 250 FC
Le montant du stock final : 2.000 x 250 = 500.000 FC
Les entreprises peuvent choisi, à leur convenance, les types de coûts et les méthodes de
valorisation les mieux adaptées à leur politique, à leur organisation et à leur structure.
En période de hausse des prix, par rapport à la méthode du CMP, la méthode du PEPS fait
apparaître une minoration du coût d’achat des matières consommées et de produits finis et
une majoration du montant des stocks des matières.
La comptabilisation des variations de stock se fait de deux façons selon que l’on tient
l’inventaire intermittent ou permanent :
En inventaire intermittent, les comptes « 603 Variations stocks de biens achetés » et « 73
Variations des stocks de biens et de services produits » n’interviennent qu’’en fin d’exercice
pour enregistrer l’annulation de stock final et constater le montant du stock final,
En inventaire permanent, les entrées et sorties sont enregistrées de façon continue.
31/12/n
6031 Variations des stocks de marchandises 7.500.000
31 Marchandises 7.500.000
(annulation du stock initial)
31/12/n
31 Marchandises 6.800.000
6031 Variations des stocks de 6.800.000
marchandises
(Constatation du stock final)
Exemple : les produits finis dans la balance avant inventaire s’élèvent à 43.600.000 FC et
les données d’inventaire indiquent un stock d’une valeur de 32.250.000 FC (SF<SI)
Chez le vendeur
Il s’agit d’un produit enregistré au crédit du compte 70- Vente. Les comptes ci-
dessous peuvent être utilisés lors des opérations de vente :
Chez l’acheteur
Il s‘agit de charges enregistrées au débit du compte 60 Achats et variations de stocks
par le crédit des comptes 401/ 521/ 531/ 571 lors de l’achat.
Alors que lors de l’entrée en stock on passe 311/ 32 au débit par le crédit du compte 603
Variation de stock
601/602/604/605/606/607/608 401/521/531/571
XX XX
(Au Prix d’achat)
2. L’entrée en stock
311/32/… 603 Variation de stock
XX XX
411/521/531/571 70/702/703
XX XX
(Prix de vente)
2. La sortie du stock
En inventaire intermittent
Ici seule l’écriture d’achat est enregistrée chez l’acheteur et l’écriture de la vente proprement
dite chez le vendeur.
Exemple Achat
Solution
Inventaire Permanent
10/10 100.000
601 Achats marchandises 100.000
521 Banque locales
(M/Chèque n°….)
311 Marchandises 100.000
6031 Variation stock de marchandises 100.000
(Entrée en stock)
15/10
602 Achats matières premières 50.000
571 Caisse 50.000
(Pièce n° ….. Achat MP)
32 Matière première 50.000
6032 Variation stocks matière première 50.000
(Entrée en stock)
Inventaire Intermittent
10/10
601 Achats marchandises 100.000
521 Banque locales 100.000
(M/Chèque n°………..)
15/10
602 Achat matière première 50.000
571 Caisse 50.000
(L/Facture n° ………..)
20/10
601 Achat de marchandises 500.000
401 Fournisseur 500.000
Exemple Vente
Solution
Inventaire Permanent
02/10
411 Clients 600.000
701 Ventes de marchandises 600.000
(M/Facture n°………..)
D°
6031 Variation stock de marchandises 450.000
3111 Marchandises 450.000
(Sortie de stock)
60/10
521 Banques locales 1.200.000
702 Ventes produits finis 1.200.000
(N/ Facture n° ………)
D°
736 Variation stocks de produits finis 900.000
36 Produits finis 900.000
(Sortie de stock)
Inventaire Intermittent
02/10
521 Banque locales 600.000
701 Ventes de marchandise 600.000
(M/Chèque n°………..)
06/10
521 Banques locales 1.200.000
702 Ventes de produits finis 1.200.000
(N/Facture n° ………..)
Remarque : En inventaire intermittent, les écritures suivantes sont passées en fin de période
311 Marchandises SF
6231 Variation stocks de marchandises SF
(M/Chèque n°………..)
Remarque : Les réductions se calcule en cascade, c’est-à-dire les unes après les autres.
Exemple :
Facture N° …………..
Désignation Montant
Marchandises 5.000.000
Remise 10% 500.000
1 er Net Commercial 4.500.000
Rabais 5% 225.000
2 em Net Commercial 4.275.000
Escompte 2% 85.000
Net Financier à payer pour moitié en espèce et pour moitié par chèque : 4.189.500
Solution
Chez le client
601 Achat de marchandises 4.275.000
521 Banques locales 2.094.750
571 Caisse 2.094.750
773 Escomptes obtenus 85.500
(ChrisNEt, S. Facture N° ……..)
Chez le Fournisseur
521 Banques locales 2.094.750
571 Caisse 2.094.750
673 Escomptes accordés 85.500
701 Ventes de marchandises 4.275.000
( M/ Facture N° ……..)
Les factures d’achat ou ventes comportent souvent des majorations telles que :
La TVA
Les emballages consignés
Les frais de transport suivant les conditions stipulées dans le contrat de vente, etc.
Pour ce qui est du transport, il peut être à charge du fournisseur (Franco de port) ou à la charge du
client.
Le transport à charge du fournisseur
Exemple :
La Société Betton de Kamina spécialisée dans la vente de matériaux de construction facture les frais
de livraison de la manière suivante :
Livraison dans un rayon de 5 Km : 10.000 FC
Livraison dans un rayon de 10 Km : 15.000 FC
Livraison dans un rayon de 10 à 20 Km : 20.000 FC
Désignation Montant
Ciment 500.000
Fer 100.000
Port facturé 20.000
TOTAL 620.000
TVA 16% 99.200
Net à payer 719.200
Solution
Chez le Fournisseur
571 Caisse 719.200
443 Etat, TVA Facturée 99.200
701 Vente de marchandises 600.000
707 Produits accessoires 20.000
(N/Facture N° ……..)
Chez le Client
601 Achat de marchandises 600.000
611 Transport sur achats 20.000
445 Etat, TVA récupérable 99.200
571 Escomptes obtenus 719.200
(ChrisNEt, S. Facture N° ……..)
Le fournisseur sollicite le service d’un transporteur et règle les frais de transport pour le
compte de son client. On parle alors de « Port payé».
Exemple
Ciment : 800.000 FC
TVA 16% : 128.000 FC
Total 928.000 FC
Port payé 25.000 FC
Net payé 953.000 FC
Chez le Client
601 Achat de marchandises 800.000
611 Transports sur achat 25.000
4452 Etat, TVA récupérable sur achats 128.000
401 Fournisseur 953.000
Chez le Fournisseur
613 Transport pour compte de tiers 25.000
571 Caisse 25.000
411 Clients 953.000
701 Ventes de marchandises 800.000
781 Transferts de charges d’exploitation 25.000
4431 Etat, TVA facturée sur ventes 128.000
lorsqu’il obtient une réduction de prix après facturation (Réduction hors facture). Le montant net
(Net à réduire) constitue la créance du client sur le fournisseur.
Il s’agit des rabais, Remises et ristournes accordés aux clients après l’établissement de la facture de
vente. Ils s’enregistrent au débit du compte 70 par le crédit du compte 411 –Clients.
Réduction financière
L’escompte de règlement hors facture s’enregistre comme l’escompte de règlement figurant
sur la facture d’achat ou de vente.
Chez le Client
401 Fournisseur 773 Escomptes obtenus
Net à déduire Escompte HT
Chez le Fournisseur
673 Escomptes accordés 411 Clients
Retours de marchandises
Lorsque le client retourne des marchandises à son fournisseur pour défectuosité ou non-
conformité de la commande, il y a annulation partielle ou totale de l’opération Achat/Vente. Le
fournisseur établit une facture d’avoir.
Une facture d’avoir relative à un retour de marchandises comporte toutes les réductions
commerciales et financières que comportait la « Facture doit »
Le retour des marchandises est l’écriture inverse de celle de la facture initiale (Facture doit)
Chez le Client
601/602/604/605/606/607/608 401/531/571
XX XX
Net commercial des marchandises retournées
Chez le fournisseur
411/521/531/571 70/702/703
XX XX
(Net commercial des marchandises retournées)
Chez le Client
Chez le fournisseur
31 Marchandises 6031 Variation stocks marchandises
XX XX
(Coût d’achat)
C’est un objet de valeur importante qui est utilisé dans l’entreprise pour le logement, le
stockage, le conditionnement des matières, des produits et de marchandises. En principe, le matériel
d’emballage n’est pas livré aux clients. Il est utilisé pour les besoins internes de l’entreprise…
b. Emballage commerciaux
Ce sont des objets destinés à contenir les matières, les produits ou les marchandises et
qui sont livrés à la clientèle en même temps que leur contenu. On distingue :
Les emballages perdus : Ce sont des objets destinés à contenir des produits ou des
marchandises et qui sont vendus aux clients en même temps que leur contenu. Le
prix de vente de ces emballages est compris dans le prix de vente de la marchandise.
Les emballages récupérables non identifiables : Ce sont des objets conçus
pour contenir des produits ou des marchandises à plusieurs reprises. Ces emballages
sont destinés à être prêtés, consignés ou loués lors de la livraison de leur contenu aux
clients (Bouteilles de gaz, Containers, Casiers…).
Les emballages à usage mixte : Ce sont des emballages qui sont soit vendus
avec les produits (emballages perdus) soit consigné, loués ou prêtés aux clients
(emballages récupérables).
a. Achat d’emballage
b. Consignation d’emballage
La consignation des emballages récupérables non identifiables est soumise à la TVA.
Chez le client (Acheteur) on a
4094 Fournisseur, créance emballages à rende (Valeur de consignation HT)
4452 TVA récupérable sur achat (TVA)
401/521/531/57 (Net à payer)
Chez le fournisseur (vendeur) le montant de la consignation HT est enregistré au crédit
du compte 4194 clients, dettes pour emballages consignés
411/521/531/57
4194 Clients, dettes pour emballages consignés
4431 TVA facturée sur ventes
Quand le client retourne les emballages, le fournisseur peut les reprendre au prix de
consignation ou à un prix inférieur.
Restitution au prix de consignation dans ce cas on contre-passe purement et simplement l’écriture
passée le jour de la consignation.
Restitution à un prix inférieur au prix de consignation : dans ce cas la différence entre le prix de
consignation et le prix de reprise constitue :
Chez le Fournisseur
4194 Clients, dettes pour emballages consignés 100.000
4431 Etat, TVA facturée su ventes 15.400
411 Clients 95.400
7074 Bonis su reprises et cession d’emballages 20.000
Chez le Fournisseur
Quelles que soient les raisons du non restitution, la consignation d’emballage se transforme
en une vente d’emballage qui s’analyse comme suit :
Chez le client
Le prêt des emballages est une opération qui ne s’enregistre pas au journal dans la mesure
où le prix du prêt est égal à 0 CDF. En revanche, le prêt et la restitution des emballages prêtés
s’enregistrent dans la fiche de stock.
Lorsque le client ne restitue pas les emballages qui lui sont prêtés par le fournisseur, ce dernier peut
ou non procéder à la facturation desdits emballages. Deux cas peuvent se présenter pour la non
restitution des emballages prêtés : vente ou perte.
La location des emballages est une charge enregistrée chez le client au débit du compte
6225 Location d’emballage et un produit enregistré chez le fournisseur au crédit du compte 7073
Locations. Notons que les clauses du contrat de location influence le traitement comptable.
Chez le client
6225 Loyer HT XX
4454 TVA récupérable sur services extérieurs XX
401/521/531/57 Fournisseur, Banque, etc. XX
Chez le fournisseur
411/521/531/57 Client, banque, … XX
7073 Produits accessoires, locations XX
4432 Etat, TVA sur prestation de services XX
Les lettres de change acceptées à l’ordre des tiers (fournisseurs et autres créanciers)
et les billets souscrits à l’ordre d’eux-mêmes sont enregistrés dans le compte 402
Fournisseurs, effets à payer.
Exemple
Le 10 juin n SOKO vend à crédit à la société CIDE des marchandises pour 200.000 CDF HT,
échéance au 10 août n. pour mobiliser sa créance, SOKO tire sur la société CIDE, le 15 juin n,
une lettre de change, acceptée le 20 juin et revenue le 21 juin.
Passez les écritures dans les deux comptabilités.
Chez le fournisseur
10/06/n 238.500
411 Clients 200.000
701 Ventes de marchandises 38.500
443 Etat TVA facturée
15/06/n
412 Clients, Effets à recevoir en portefeuille 238.500
411 Clients 238.500
Chez le client
10/06/n 200.000
601 Achat de marchandises 38.500
4452 TVA récupérable
401 Fournisseurs dettes en compte 238.500
15/06/n
401 Fournisseurs, dette en compte 238.500
402 Fournisseurs, effets à payer 238.500
Chez le fournisseur
412 Clients, effets à recevoir en portefeuille 238.500
701 Ventes de marchandises 200.000
443 Etat, TVA facturée 38.500
Chez le client
601 Achats de marchandises 200.000
445 Etat, TVA récupérable 38.500
402 Fournisseur, effets à payer 238.500
Les charges du personnel représentent les dépenses qu’une entreprise supporte du fait
d’employer un personnel à son service.
1. Le salaire de base
Il est l’élément le plus important assis sur la durée du travail. L’unité de temps utilisée à cet
effet est : L’heure, Le jour, La semaine, le mois.
La durée de travail dépend d’un emploi à l’autre. De manière générale elle est de 48
heures par semaines.
La comptabilisation
Les charges du personnel sont enregistrée dans les sous-comptes des comptes 63 ; 64
et 66
6611 App. Salaire et commission pers. Nat. Sal. Base Pers. Nat
6621 App. Salaire et commission pers. Expatr Sal. Base Pers. Exp.
6612 Prime et gratification pers. Nat. Prime & gratif P. N
6622 Prime et gratification pers. expatrié Prime & gratif P. E
6638 Autres indemnités et avantages divers Indm + HS (PNé PE)
422 Personnel rémunération nette due Salaire Net
Exemple : Le loyer pour compte d’un cadre, payé en espèces 50.000 CDF
Exercice
La taxe sur la valeur ajoutée est apparue à la fin de la seconde guerre mondiale en
France. C’est un impôt général sur la consommation qui frappe tous les biens et services.
La TVA doit son succès à ces caractéristiques ci-après :
C’est le consommateur final qui supporte la TVA car il ne peut pas la déduire,
La TVA est un impôt Indirect,
La TVA est d’une gestion facile, le redevables de la TVA sont des opérateurs ;
économiques qui se partagent le versement de l’impôt. L’Etat a plusieurs débiteurs
ce qui diminue les risques d’insolvabilité.
La TVA est un impôt qui assure une certaine justice sociale dans la mesure où la TVA
n’est prélevée que lorsqu’il y a un acte de consommation. Or les ménages les plus
aisés sont ceux qui consomment le plus.
Etc.
La TVA en RDC a été instituée par l’ordonnance-loi N° 10/001 du 20 août 2011
portant institution de la taxe sur la valeur ajoutée. Son taux est fixé à 16%
Opérations imposables :
Les opérations sont imposables à la TVA soit par leur nature, soit par une disposition
expresse de la loi. Dans la première catégorie, il s’agit des livraisons de biens corporels et des
prestations de services faites à des tiers, réalisées dans le cadre d’une activité économique,
effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel.
Par rapport à l’imposition par disposition expresse de la loi on peut citer les opérations de
livraison de biens à soi-même, les prestations de services à soi-même et les importations.
1. Mécanisme de la TVA :
L’opérateur économique :
Facture la TVA à ses clients sur les ventes qu’elle réalise : c’est la TVA facturée
Paye à ses fournisseurs lors de l’achat de biens et de services la TVA : C’est la TVA
récupérable
Il versera à l’Etat la différence entre la TVA facturée lors des ventes et la TVA récupérable
lors des achats. cette différence s’appelle la TVA due.
2. Comptabilisation de la TVA
Dans l’entreprise, les opérations relatives à la TVA sont matérialisées par des pièces
comptables établies suivant le schéma du mécanisme de cet impôt.
Les opérations qui génèrent la TVA collectée peuvent être constatées par les pièces
comptables suivantes :
les bons de livraison établis dans l’intention de vendre ;
les déclarations spéciales de livraison à soi-même ;
les factures de ventes des biens ;
les factures de ventes des prestations de services ;
les bordereaux douaniers de taxation ;
les actes de subvention d’exploitation ou d’équilibre ;
les actes de cession d’immobilisations ;
les contrats avec les prestataires domiciliés à l’étranger.
Les opérations qui génèrent la TVA récupérable peuvent être constatées par les pièces
comptables suivantes :
les factures d’achats de biens ;
les factures d’achats des prestations de services ;
les déclarations spéciales de livraison à soi-même ;
les déclarations de mise à la consommation ;
les actes de cession d’immobilisations ;
les contrats avec les prestataires domiciliés à l’étrange ;
les factures de ventes demeurées impayées ;
les factures d’avoir-client.
Les opérations de régularisation de la TVA peuvent être constatées par les pièces
comptables suivantes :
les bons de livraison dans le cadre des jeux promotionnels et des dons;
les actes de constat d’avaries ;
les actes de constat de mise au rebut;
les actes relatifs aux abandons des créances ;
les actes relatifs aux ventes ou aux services qui ont été par la suite résiliés ou annulés;
les actes constatant l’incapacité de payer les dettes.
La TVA décaissée et le crédit de TVA peuvent être constatés par les pièces comptables
suivantes :
les déclarations;
les titres de créances ;
les quittances de paiement.
Dans le plan des comptes OHADA, les comptes qui peuvent être utilisés pour la
comptabilisation de la TVA collectée sont :
« 4441- Etat, TVA due » : ce compte enregistre le montant de la TVA à décaisser par
l’entreprise. ».
« 4449- Etat, crédit de TVA à reporter : ce compte enregistre le crédit d’impôt qui
résulte de la différence entre la TVA collectée et la TVA déductible.
Dans le plan des comptes OHADA, les comptes qui peuvent être utilisés pour la
comptabilisation de la TVA récupérable sont :
Dans le plan des comptes OHADA, le compte qui peut être utilisé pour les régularisations
de la TVA est :
« 4428- Etat, autre impôts et taxes » : ce compte peut être utilisé pour
l’enregistrement des impositions supplémentaires et des pénalités engendrées par un
contrôle fiscal des opérations qui génèrent la TVA;
Dans le plan des comptes OHADA, les comptes suivants peuvent être utilisés pour la
comptabilisation des opérations qui génèrent la TVA :
« 64- Impôts et taxes » : ce compte enregistre les impôts et taxes supportés l’entreprise;
« 6582- Dons et libéralités » : ce compte enregistre le montant des biens livrés ou des
services accomplis gratuitement aux tiers, par l’entreprise;
« 6588- Autres charges » : ce compte enregistre la TVA qui devient un complément du
coût d’achat ou du coût de production et les pertes charges diverses d’une manière
générale;
Lors de la vente de biens et de services, la TVA facture chez les clients sera enregistrée au
crédit d’un sous compte du compte 443 Etat, TVA facturée, selon la nature du bien ou du
service vendu.
La TVA récupérable sur factures de ventes demeurées impayées inscrite dans le compte
4458 « Etat, Autres TVA récupérables » est déductible de la TVA collectée :
du mois qui suit la fin de l’année de la prescription ;
du mois au cours duquel le contribuable est rentré en possession des documents qui
justifient l’insolvabilité de l’entreprise débitrice.
Pour une facture d’avoir qui fait ressortir : l’avoir HT, la TVA sur avoir et l’avoir TTC
Pour une facture de vente qui fait ressortir : le montant HT, la TVA facturée et le montant
TTC, le montant de la TVA à retenir à la source, le montant de l’Acompte de l’Impôt sur les
Bénéfices (Acpte I/B), le montant net à percevoir (Net à percevoir),
Le Net à percevoir = Montant TTC - le montant de la TVA à retenir à la source - Acpte I/B
L’écriture est la suivante :
52 – Banque
D ou 57 – Caisse C D D 70 - Ventes C
La TVA inscrite dans le compte 4439 « Etat, TVA retenue à la source » est déductible de la
TVA collectée conformément aux règles et conditions fixées par la législation fiscale du pays
où les transactions ont été effectuées.
Nous distinguerons :
la comptabilisation des marchandises avariées ou périmées;
la comptabilisation des produits finis avariés ou périmés.
Après avoir déterminé le coût d’achat des marchandises avariées ou périmées et la fraction
de la TVA à reverser.
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.
La TVA à reverser, sur les livraisons des produits avariés ou périmés, rentre dans les charges
diverses et constitue un complément du coût de production.
Pour une opération de livraison dont on connaît : le coût de production des produits avariés
et la fraction de la TVA à reverser.
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.
Nous distinguerons :
la comptabilisation des marchandises volées;
La TVA à reverser, sur les marchandises volées, constitue un complément du coût d’achats.
Après avoir déterminé le coût d’achat des marchandises volées et la fraction de la TVA à
reverser.
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.
La TVA à reverser, sur les produits dérobés, rentre dans les charges diverses et constitue un
complément du coût de production.
Pour une opération de livraison dont on connaît : le coût de production des produits
dérobés et la fraction de la TVA à reverser.
Nous distinguerons :
la comptabilisation des marchandises volées;
la comptabilisation des produits finis volées.
La TVA à reverser, sur les marchandises volées, constitue un complément du coût d’achats.
Après avoir déterminé le coût d’achat des marchandises volées et la fraction de la TVA à
reverser.
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.
La TVA à reverser, sur les produits dérobés, rentre dans les charges diverses et constitue un
complément du coût de production.
Pour une opération de livraison dont on connaît : le coût de production des produits
dérobés et la fraction de la TVA à reverser.
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, TVA à reverser sur immobilisations mises au
rebut » est exigible et doit être déclarée conformément aux délais fixés par la législation
fiscale de chaque pays.
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.
Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres
impôts et taxes » est exigible et doit être payé conformément aux délais fixés par la
législation fiscale de chaque pays.
Lorsque la dette fiscale a été entièrement réglée, les comptes qui peuvent être utilisés pour
la comptabilisation sont :
4428 - Etat, Autres impôts et taxes
52 - Banque
57 - Caisse
Les impositions supplémentaires sont enregistrées dans les comptes relatifs à la TVA
récupérable.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations » est déductible conformément aux règles et conditions fixées par la
législation fiscale de chaque pays.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats » est
déductible conformément aux règles et conditions fixées par la législation fiscale de chaque
pays.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport »
est déductible conformément aux règles et conditions fixées par la législation fiscale de
chaque pays.
La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services
extérieurs et autres charges » est déductible conformément aux règles et conditions fixées
par la législation fiscale de chaque pays.
Lorsque la dette fiscale a été entièrement réglée, les comptes qui peuvent être utilisés pour
la comptabilisation sont :
52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA
Les impositions supplémentaires sont enregistrées dans les comptes des immobilisations,
dans les comptes des achats ou dans les comptes de charges.
24 - Matériels
60 - Achats et variations de stocks
61 - Transports
62 – Services extérieurs A
63 – Services extérieurs B
D 65 – Autres charges C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA
Lorsque la dette fiscale a été entièrement réglée, les comptes qui peuvent être utilisés pour
la comptabilisation sont :
4428 - Etat, Autres impôts et taxes
52 - Banque
57 - Caisse
Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA
Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé conformément aux délais fixés par la
législation fiscale de chaque pays.
Lorsque le règlement est partiellement effectué (la législation fiscale donne la possibilité au
contribuable de régler partiellement et de rédiger une demande de remise de pénalités de
la partie restante), les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation de la
partie réglée sont :
4428 - Etat, Autres impôts et taxes
52 - Banque
57 - Caisse
La fraction non réglée des pénalités reste en dette fiscale dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes ».
Une remise des pénalités ne reproduit pas de manière fréquente ou régulière, donc elle
constitue un produit Hors Activité Ordinaire.
Si l’Administration Fiscale accorde une remise partielle des pénalités, le contribuable aura
un solde à payer.
52 - Banque
D 57 - Caisse C
Solde à payer
sur les Pénalités du
Redressement TVA
Si l’Administration Fiscale accorde une remise totale des pénalités, le contribuable n’aura
aucun solde à payer. Alors la « Fraction non encore réglée des pénalités du Redressement
TVA » est égale au « Montant de la remise des pénalités du Redressement TVA ».
Le produit H.A.O., constitué du montant de la remise des pénalités, est non imposable car il
n’entre pas dans la base d’imposition de l’Impôt sur les Bénéfices (Impôt sur les Sociétés
pour les sociétés de capitaux et l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques pour les
sociétés de personnes).
1) Imputation comptable
Pour une facture de vente qui fait ressortir : le montant HT, la TVA et le montant TTC
La TVA inscrite dans le compte 44311 « Etat, TVA facturée sur ventes livrées » est exigible et
doit être déclarée dans les jours qui suivent le mois au cours duquel les biens facturés ont
été livrés.
1) Imputation comptable
Pour une facture de vente qui fait ressortir : le montant HT, la TVA et le montant TTC
La TVA inscrite dans le compte 44312 « Etat, TVA facturée sur ventes non livrées » n’est pas
exigible.
D 44312 - TVA fact. sur vtes non livrées C D 44311 - TVA facturée sur vtes livrées C
TVA TVA
La TVA inscrite dans le compte 44311 « Etat, TVA facturée sur ventes livrées » est exigible et
doit être déclarée dans les jours qui suivent le mois au cours duquel les biens facturés ont
été livrés.
Dans un ouvrage intitulé « OHADA – Comptabilité des impôts et taxes. Tome 1 : la Taxe sur
la Valeur Ajoutée » nous avons effectué des cas pratiques sur l’imputation comptable de la
TVA collectée sur les factures de ventes des biens et des énergies.
1) Biens amortissables
Pour une opération de livraison dont on connaît : le coût de production, la TVA sur coût de
production.
La TVA inscrite dans le compte 4434 « Etat, TVA facturée sur production livrée à soi-
même » est exigible et doit être déclarée dans les jours qui suivent le mois au cours duquel
les opérations de livraison ont été réalisées.
2) Biens consommables
D 4458 - TVA récup. sur OD C D 4434 - TVA coll. sur livr. à soi-même C
TVA/coût de produc. TVA/coût de produc.
ou TVA/prix d’achat ou TVA/prix d’achat
4
Ce compte est utilisé par défaut, le Système Comptable OHADA n’est pas très explicite sur ce point
La TVA inscrite dans le compte 4434 « Etat, TVA facturée sur production livrée à soi-
même » est exigible et doit être déclarée dans les jours qui suivent le mois au cours duquel
les opérations de livraison ont été réalisées.
Exercice
1) L’entreprise OHADA a enregistré, durant le premier semestre de son activité (à l’issue duquel elle veut
établir un bilan) les opérations suivantes :
Apport en capital de OHADA pour création de l’entreprise : 300 000 FC déposé à la banque.
a) Acquisition de divers matériels industriels pour un prix de 450 000 FC ainsi financés :
- Crédit du Fournisseur SAMI à 6 mois : 90 000 FC
- Emprunt auprès d’un établissement financier spécialisé, le CAPME : 150 000 F C
- Chèque sur ECOBANK pour le solde
b) Achat à crédit de matières premières : 117 000 FC
c) Versé 8 000 FC de cautionnement à la propriétaire
d) Payé des loyers : 40 000 FC ;
e) Chèques reçus des clients remis à la banque et encaissés par celle-ci :
249 600FC ;
f) Payé divers transports 13 000 FC ; honoraires 9 000 FC et réparations 23 000 FC ;
g) Payé avance commande bateau 130 000 FC ;
h) Payé aux fournisseurs de matières premières : 98 000 FC ;
i) Constaté les salaires : 63 000 FC et les charges sociales 34 000 FC ;
j) Réglé les salaires intégralement et 23 000FC de charges sociales
k) Constaté un impôt à payer de 7 000 FC
l) Remboursé 12 000 FC l’emprunt et réglé 9 000 FC d’intérêts
m) OHADA a prélevé à la BCC dans la période 43 000 FC pour le crédit au personnel
n) Constaté en fin de période un amortissement de 10% du matériel (à porter en diminution directe du
compte)
o) Constaté également les stocks de fin de période :
i. Matières premières 15 500 FC
ii. Produits fabriqués 23 600 FC
p) Constaté en outre qu’en fin de semestre OHADA a prélevé sur sa production une machine destinée à la
vente et qu’il a affectée à son propre équipement : 14 000 FC
TAF : Enregistrer au journal des opérations. Tous les règlements reçus ou effectués se font par banque.
2) La société SALEM, installée à Kinshasa, fabrique des produits cosmétiques qu’elle livre à la société ISRAEL,
installée également à Kinshasa mais chargée de commercialiser dans la vie de Kinshasa tous les produits
fabriqués par SALEM.
La société ISRAEL connaît depuis quelques années des difficultés dues à la conjoncture économique. La société
SALEM décide d’abandonner les 4/5 de la créance de CDF 600 000 qu’elle a sur ISRAEL.
T.D. : Passez les écritures jugées nécessaires aussi bien chez SALEM que chez ISRAE en utilisant les comptes
prévus par le droit comptable OHADA.
3) La société anonyme les Brasseries LAWO, spécialisée dans le brassage de la bière et la production des
limonades a aussi une école de football. Elle a effectué les opérations suivantes :
Le 15/01/2011 : Réception de la facture du tâcheron responsable de ‘entretien des infrastructures sportives :
- Divers travaux 800 000
- TVA 16% 128 000
NET A PAYER 928 000
Le 20/01/20/11 : Perte totale d’une créance de 2 500 000 sur le client NDEMBO, un client devenu totalement
insolvable. NDEMBO avait acheté pour 4 000 000 CDF un camion quand les Brasseries avaient reformé leur
matériel.
Le 25/01/2011 : Abandon d’une créance de 3 000 000 CDF sur BENI, un joueur de son équipe de football,
consécutivement à sa bonne prestation.
T.D. : Enregistrez toutes ces opérations chez LAWO.
Un exercice comptable est d’ordinaire une période de 12 mois qui peut commencer
le 1 janvier et se termine le 31 décembre de la même année. Dans certains cas et suivant
certaines cultures financières, ces travaux peuvent être réalisés dans les douze mois en
dépassement de l’année calendaire normale pour de raison de rapprochement avec de
besoin fiscaux. Aux Etats-Unis par exemple l’établissement des livres comptables se fait la
dernière semaine du mois de janvier ou au plus tard la première semaine du mois de
février.
1. L’inventaire comptable
L’inventaire comptable se fait du jour au jour et atteint son point culminant par
l’élaboration de la balance provisoire dite balance avant inventaire. Cette dernière retrace
de manière comptable la situation d’une entité de façon incertaine et en fonction des
informations diverses issues des pièces justificatives et enregistrées au cours de l’année. Hors
il arrive souvent pour une raison ou une autre que ces informations soient différentes de la
réalité financière, physique ou matérielle :
Certains éléments de stock (marchandises, matières premières, …) ont perdu leur qualité
avérée par suite de divers phénomènes (coulage, séchage, etc.) et ne gardent plus la même
valeur telle que consignée dans les livres
Vol, détérioration ou toute autre altération de sorte que les comptes ne retracent plus la
même chose (Amortissement, accident, …) qui oblige à déconsidérer et recadrer les
anciennes valeurs comptables.
La prise en compte anticipative ou retardée de ressources ou dépenses
2. L’inventaire extracomptable
Une fois les livres comptables sont arrêtés, viennent les travaux d’inventaires
extracomptables. Ceux-ci consistent à répertorier éléments par élément tous les avoirs et
toutes les dettes de l’entreprise tel que vus et connus au jour de la vérification (inventaire)
dans un registre appelé « Livre d’inventaire ».
Cet inventaire se fait sur base de listes de suivi des immobilisées et des fiches
d’amortissements dans lesquelles on renseigne notamment :
Pour ce qui est des immobilisées non amortissables, l’inventaire devra permettre
d’indiquer leur nombre, leurs valeurs réelle au jour de l’inventaire tenant compte de
diverses dépréciations subies.
En général :
Dans la pratique, il est difficile de calculer la dépréciation réelle d’un bien. Cette évaluation
a lieu périodiquement, en fin d’exercice, et se fait de manière forfaitaire.
Procédé de calcul
N.B : Les biens n’ouvrant pas droit à déduction de la TVA sont immobilisés toutes taxes
comprises. Ainsi VO = Prix d’achat TTC + Frais d’achat
L’annuité d’amortissement
t = 1/ Durée de vie(n)
Exemple : Pour une immobilisation d’une durée de vie de 5 ans quel est le taux
d’amortissement ?
a = VO/Durée de vie(n) ou a = Vo x t
Le plan d’amortissement
Pour chaque bien faisant partie du patrimoine de l’entreprise est établi un plan
d’amortissement sous forme de tableau qui représente l’étalement de la perte de valeur
dans le temps.
Exemple
Solution
Pour ce qui est des actifs non amortissable (créances, titres, terrains, fonds de
commerce, stocks,…) la dépréciation est constatée en comptabilité par une provision pour
dépréciation.
Les provisions constatent la dépréciation probable mais non définitive d’un élément
d’actif à la différence de l’amortissement, qui constate la dépréciation irréversible d’une
immobilisation. Ainsi le plan comptable définit-il la provision pour dépréciation comme
étant la constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif
résultant de causes dont les effets sont jugés réversibles.
Afin de donner une image fidèle de l’évaluation du patrimoine de l’entreprise, ces charges
probables doivent être comptabilisées enfin d’exercice, leur cause étant temporaires ou
susceptibles de disparaître.
De cette façon à la clôture de l’exercice, on compare la valeur d’origine et la valeur à
l’inventaire de chacun des éléments du patrimoine. Lorsqu’un élément a subi ou est
susceptible de subir une dépréciation, la différence entre sa valeur d’origine et celle à
l’inventaire est appelée « moins-value »
L’inventaire de stock consiste à compter, peser et mesurer et analyser les divers éléments
appartenant au stock. La liste d’inventaire du stock permet de ressortir les noms des éléments en
stock, leur nombre, leurs prix d’achat, leurs prix actuels sur le marché, leurs couleurs, leurs lieux de
localisation, etc.
On prendra soin de mettre à part les éléments de stock obsolète, décoloré, effrité, évaporé,
etc. afin de décrire les causes à la base de leur détérioration et ainsi permettre leur réévaluation
suivant leur état.
De même on veillera à mettre à part les éléments de stock déjà cédés et en attente d’évacuation,
de ceux qui ne sont pas encore facturés, etc. pour ainsi permettre de retracer l’entité comptable
adéquate où ils devront figurer.
Cet inventaire devra permettre de répertorier toutes les créances et dettes, les dates
d’engagement et ou de libération, les montants, les noms des créanciers et de débiteurs, etc.
afin de les classer selon les us, en créances irrécouvrables (Clients douteux), à recouvrer, et
les dettes à payer et d’en établir clairement les échéances. Les échéanciers permettront
notamment d’envisager le plan d’amortissement de dettes et d’en envisager les stratégies
de libération. Une fois que les listes des créances et de dettes sont élaborées, on s’assurera
que les soldes de comptes fournisseurs et clients correspondent exactement aux achats et
vente à crédit durant la période. Dans le cas où il y aurait discordance les explications
devraient être fournies pour clôturer ce rapprochement.
Contrôle de caisse
Le contrôle de caisse est un problème complexe dans presque toutes les institutions
et dans certains cas débouche à des réalités conflictuelles soit il y a écart déficitaire soit il y a
excédent de caisse. Dans tous les cas tout écart est un mauvais signe dans la gestion de la
caisse et doit être jugé selon l’importance de l’écart en question lequel peut être excessif ou
acceptable.
Les écarts doivent être décelés par les caissiers avant le contrôle et faire l’objet d’un procès-
verbal d’excédent ou de manquant de caisse sans quoi l’écart correspondrait à une faute
(lourde).
Les billets sont classés en coupure d’égale valeur, par plis d’autant de billets, totalisé, etc. et
être consigné dans le livre de caisse régulièrement contresigné par le caissier et son chef
hiérarchique. Le contrôle de caisse devra se rassurer que les renseignements contenus dans
le livre de caisse correspond exactement à ce que l’inventaire comptable donne et que les
espèces comptés sont conforme à ce montant.
Une fois que les listes des avoirs et dettes (biens, créances, dettes, …) sont établies on
procède à la comparaison de valeurs inventoriées au point de vue comptable et
extracomptable. Trois cas sont envisageables :
Les deux inventaires débouchent sur les mêmes valeurs : il n y a pas lieu de redresser ou de
régulariser.
Les valeurs de l’inventaire comptable sont supérieures à celles de l’inventaire
extracomptable : On redresse négativement puis on régularise s’il le faut.
Les valeurs de l’inventaire comptable sont inférieures à celles de l’inventaire
extracomptable : on redresse positivement puis on régularise s’il le faut.
4. La correction des écarts : Écriture de redressement et de régularisation
La correction des écarts porte sur le rapprochement des valeurs de deux inventaires
d’une part et l’adaptation des informations comptables à leur période d’imputation.
A. Écritures de redressement
Ces écritures ont pour but de rendre les données de l’entreprise conformes à celles
observées dans l’inventaire extracomptable. Elles consistent essentiellement à ramener la
réalité comptable à la réalité extracomptable de sorte que ces deux informations soient
compatibles.
Exemple :
Lors de l’inventaire extracomptable, la valeur en caisse a été évaluée à 35.000 FC
alors que la comptabilité renseigne 33.000 FC (57 à 749)
Exemple :
Au cours d’une période comptable donnée on estime que la licence que détient
l’entreprise sur la fabrication d’un produit a perdu 20% de sa valeur. (649 à 204)
L’inventaire comptable renseigne un solde de 50.000 FC pour le compte
marchandises alors que l’inventaire extracomptable évalue ces marchandises à
40.000 FC. (649 à 300 Marchandises)
Le contrôle de la caisse renseigne un montant de 25.000 FC alors que la
comptabilité lui attribue une valeur de 27.000 (649 à 570)
devra être renversé pour permettre à l’immobilisé de reprendre sa valeur. D’où les écritures
de reprise, de diminution et d’annulation d’amortissements.
Il arrive fréquemment que par suite d’une baisse des cours des matières premières et
marchandises ou par suite e mévente ou de détérioration, la valeur réelle à la date de
l’inventaire des marchandises ou des matières premières en stock soit inférieure à leur coût
d’achat ou de production. Il est alors nécessaire de constituer une provision pour
dépréciation.
De la même façon, les provisions existantes doivent être annulées avec le stock initial et les
provisions éventuelles constatées avec le stock final. En effet, les articles ayant subi une
dépréciation probable à la clôture d’un exercice ne font plus partie du patrimoine de
l’entreprise un an plus tard. La dépréciation constatée par une provision pour dépréciation
des stocks est comptabilisée en :
Exemple : L’entreprise, à l’inventaire de ses deux derniers exercices, présente les comptes
suivants :
Au 31 déc n-1 la valeur du stock de marchandises s’élève à 956.300 FC et la
provision à 52.000 FC
Au 31 déc n la valeur du stock de marchandises est de 789.600 FC et la provision est
de 46.000 FC.
Solution
Lorsque les clients ou les débiteurs deviennent insolvables, leur déchéance doit être
constatée au point de vue comptable et lorsqu’il le faut les provisions devraient être
constituées pour amortir le choc qui résulterait du non-paiement par les clients débiteurs.
Pour ce qui est de clients, le Plan comptable OHADA prévoit que la déchéance se fasse en
transférant la partie de la créance devenue douteuse vers le compte « 416 Créance clients
douteux » par l’écriture :
Cette écriture a pour but d’isoler les créances qui posent problèmes afin de mieux
surveiller leur recouvrement. Cette écriture peut être passée en cours d’exercice.
Une fois que cette déchéance a été comptabilisée, il faudra ensuite fixer la hauteur
de la provision qu’il faudra constituer pour se prémunir du choc de non-paiement par le
client devenu insolvable. Le calcul de la perte probable s’effectue à partir du montant hors
taxe de la créance, sur base d’une estimation ou d’une négociation avec le client.
On passe à cet effet l’écriture :
Cette écriture est aussi passée pour ajuster ou augmenter le niveau des provisions
constituées à cet effet.
Il arrive souvent que le client qui a été supposé insolvable redevienne solvable de
sorte que les provisions constituées se révèlent sans importance. Dans une telle hypothèse,
ces dernières (provisions constituées) devront être reprises sinon annuler.
La reprise de provision se passe par l’écriture :
Notons par ailleurs que lorsque la perte probable est devenue certaine, la provision
doit être annulée et la totalité de la créance doit être virée au compte « 651 – Perte sur
créances clients »
Exemple : Au 31 décembre n+3, le client Chris a finalement cessé toute activité. La perte
certaine s’élève à 894.900 FC TTC soit le montant total de la créance. Sur le montant
global de la créance irrécouvrable, l’Etat rembourse la TVA déjà collectée :
Au 31/12/n+3
Par ailleurs la provision constatée au 31 décembre n+2 devient sans objet puisque la créance est
définitivement soldée. Il faut donc pratiquer une reprise du montant de la provision constatée à
cette date.
31/12/n+3
Il y a lieu ici de faire la part de chose entre les comptes financiers sujets à de dépréciations
et des comptes financiers subissant d’autres formes d’altérations ou de pertes.
Et la reprise se fait :
Exemple
L’entreprise XX a, au cours des trois derniers exercices, provisionné des titres de placement :
Au 31/12/n-2 la dépréciation constatée a été de 1.200.000 CDF
Au 31/12/n-1la provision a augmenté passant à 1.650.000 CDF
Au 31/12/n on constante que la dépréciation ne s’élève plus qu’à 752.000 CDF
Solution
Remarques
l’événement de pièce comptable justificative, il n’est donc pas possible d’enregistrer une
opération dans le comptes de charges ou de produits sans pièce de base.
Il est alors nécessaire de prévoir la charge probable et ultérieure sous forme d’une provision
pour risque et charges, qui permet d’étaler une charge comptabilisée sur un exercice en la
reportant sur un ou plusieurs exercices antérieurs.
Exemple :
Par suite d’un affaissement de terrain, les murs d’un important bâtiment
commercial se fissurent et devront être reconstruits dans les deux ou trois années à venir. La
dépense liée à la réfection du bâtiment est estimée approximativement à 15.000.000 FC. Il
est décidé d’étaler la charge future sur les trois prochaines années à raison de 5.000.000 FC
par an.
Au cours de l’année n+3, les travaux sont effectués et le 18 juillet la facture définitive est
reçue et s’élève à 18.000.000 FC HT
Solution
Les dotations aux provisions inscrites au 31/12/n, n+1 et n+2 sont les mêmes
69 Dotation aux provisions 5.000.000
1971 Provisions pour grosse réparations 5.000.000
B. Écritures de régularisation
Si le redressement consiste à conformer la réalité comptable à la réalité
extracomptable, la régularisation quant à elle consiste à respecter la périodicité
d’intégration de charges et pertes ainsi que de produits et profits. En effet, nous avions
relevé que le résultat d’un exercice se calculait à partir des charges et pertes et de produits
et profits qui se rapportent à cet exercice. Or, il arrive souvent que certaines charges et
pertes ainsi que les produits et profits soient enregistrés dans le système comptable en
dehors de leur période de rapport d’où le besoin de régulariser ces éléments pour permettre
une imputation adéquate à l’exercice de calcul des résultats.
Remarque le plan comptable OHADA a prévu une codification pour les comptes de
régularisation avec un « 8 » en troisième position du numéro de compte. Les comptes de
charges qui leur correspondent sont les suivants :
Exemple : l’entreprise BB a reçu le 27/12/n des marchandises. La facture n’est pas encore
parvenue mais le montant de la commande est estimé à 560.000 FC HT. Le 07/01/n+1 la
facture est réceptionnée et s’élève à 571.000 FC HT
Au 01/01/n+1 (Contre-passation)
Enregistrement de la facture
Les charges constatées d’avance sont des charges enregistrées au cours d’un exercice
mais qui sont (en totalité ou en partie) relatives à l’exercice suivant.
Constatation
L’ajustement se fait en deux temps :
Il convient tout d’abord d’annuler la charge comptabilisée au cours de
l’exercice n en débitant un compte de régularisation : « 476 – Charges
constatées d’avance» et en créditant le compte de charges correspondant à
l’opération,
Il faut ensuite effectuer la contre-passation au début de l’exercice suivant
afin de constater la charge annulée.
Remarque : Les régularisations de charges constatées d’avance sont enregistrées hors TVA
dans la mesure où la taxe a déjà été décaissée sur l’exercice en cours.
Calcul du montant de la prime relevant de l’exercice n+1 (du 01/01/n+1 au 31 août n+1)
450.000 x (8/12) =300.000 FC
Enregistrement de la facture
611 Achat de marchandises 325.700
445 Etat, TVA Récupérable 45.598
401 Fournisseur 371.298
Régularisation au 31/12/n
La marchandise n’étant pas réceptionnée, la charge doit être transférée à l’exercice suivant.
La TVA a été enregistrée une fois pour toute le 26/12/n
Contre-passation au 01/01/n+1
Exemple : Au mois de novembre, l’entreprise paie par caisse le loyer pour six mois à
18.000 FC (Jusqu’à la fin de l’année, il ne reste que 2 mois les quatre devront être reportés à
l’année prochaine).
Il s’agit de produits enregistrés au cours d’un exercice mais qui sont relatifs
(partiellement ou totalement) à l’exercice suivant. Il faut donc reporter une partie du
produit sur l’exercice futur.
Le principe d’enregistrement est le même que pour les charges constatées d’avance et se
fait en deux temps. Il convient ici lors de la régularisation de créditer le compte « 477 –
Produits constatés d’avance » en créditant le compte de produits correspondant.
Contre-passation au 01/01/n+1
La TVA a été enregistrée une fois pour toute le 22/12/n lors de l’enregistrement de la facture.
4. Produits à recevoir
La comptabilisation s’effectue en trois temps tout comme dans le cas des charges à payer :
Régularisation au 31/12/n
Remarque : La TVA s’enregistre dans un compte TVA facturée car l’exigibilité est établie à
la date de livraison même si le vendeur n’a pas établi la facture.
Contre-passation au 01/01/n+1
Enregistrement de la facture
a. RRR à accorder
Il s’agit d’un cas de charges à payer : un RRR après facturation est accordé à un
client à la fin de l’exercice n mais la facture d’avoir correspondant n’est établie qu’à
l’exercice suivant.
Exemple : La MARSAVCO a accordé une remise de 15% à un client sur une vente réalisée
en décembre n et dont le montant total s’élève à 1.620.000 FC HT. L’avoir est envoyé le
05/01/n+1
Régularisation au 31/12/n
Contre-Passation au 01/01/n+1
Enregistrement de la facture
Il s’agit ici d’un cas de produit à recevoir. Le client doit bénéficier d’un RRR mais la
facture d’avoir correspondante n’a pas été réceptionnée à la fin de l’exercice.
En effet, ne perdons pas de vue le fait que ce sont les besoins des utilisateurs qui
déterminent le contenu des normes comptables. Ces besoins dépendent de facteurs tels que
la mesure dans laquelle les investisseurs, les prêteurs et d’autres personnes s’appuient sur les
états financiers pour prendre des décisions, et la nature des décisions d’investissement et de
prêt que prennent les utilisateurs des états financiers. En effet, les associés sont souvent les
membres d’une famille ou des amis qui se connaissent bien, les salariés sont soit des
membres de la famille ou des amis et n’ont généralement pas d’intérêt autre que de
vouloir maintenir le travail dont la contrepartie est le salaire, les fournisseurs ainsi que les
clients n’ont pas d’intérêt dans l’entreprise et de ce fait ne sont pas intéressés par les états
financiers de cette dernière. En revanche trois types de partenaires notamment les
banquiers, les établissements de microfinance et l’Administration fiscale nous semblent
intéressés par les états financiers de ces entreprises. Dans des études antérieures, Lavigne
(1999) et St-Pierre et Bahri (2000) montrent clairement que le créancier externe,
habituellement une institution financière, est attentif en ce qui concerne la production et la
diffusion de l’information comptable par les entreprises de dimension modeste. Chapellier,
(1994) et Lavigne (1999) pour leur part montrent l’importance du comptable externe, dans
notre contexte l’expert-comptable, sur les choix comptables des entreprises de dimension
modeste.
L’enregistrement direct des documents de base dans les comptes est délicat s’il se
fait sans préparation préalable ; car il présente plusieurs risques ;
Mauvais choix de comptes,
L’inadéquation des montants à inscrire,
L’inégalité entre Débit et crédit, etc.
C’est pourquoi il est recommandé, pour éviter ces genres d’erreurs de procéder par
l’analyse comptable des différents documents manipulés.
Signalons en passant que dans certaines entreprises, cette analyse se fait sur les
pièces justificatives avant leur comptabilisation par une personne (comptable) qualifiée. La
saisie et quelque fois laissée à un personnel d’un niveau comptable acceptable. Pour
réaliser cette tâche la division des taches est nécessaire. Dans certaines circonstances et
Définition
Supports utilisés
La grille d’analyse
Une sorte de cachet avec des endroits laissés pour la spécification des comptes.
Ce procédé est simple d’utilisation et moins coûteux. Néanmoins la grille est difficilement
opposable sur de petits documents qu’il arrive souvent de faire des annexes ou placer le
document sur une feuille large pouvant permettre la pose de la grille.
Facture N° 20/2014
5
Lire aussi M. Duvant, Op. cit. P. 426
Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
COURS DE COMPTABILITE GENERALE 145
2. L’enregistrement
Une fois que toutes les taches élémentaires ont été effectuées, on procède à
l’enregistrement suivant le système comptable en vigueur dans l’entreprise.
Il existe plusieurs systèmes comptables pour les traitements des données comptables.
Chaque système organise la manipulation des documents sur base d’un schéma
directeur.
1. L’enregistrement indirect.
a. Le système classique
Document de base
Analyse
Enregistrement
chronologique des
opérations comptables
Grand livre
- Les opérations sont enregistrées chronologiquement sur base des pièces justificatives
dans le livre journal,
- Les différentes écritures sont portées à la fin de chaque jour, chaque semaine, etc.
dans le grand livre de comptes généraux,
- A la fin de la période comptable, est établie la balance de vérification ou balance
avant inventaire,
- Il s’en suit les corrections (Redressement et régularisation) et l’établissement de la
balance final ;
- A partir de la balance finale, on tire le bilan final.
Notons par ailleurs que l’un des inconvénients du système classique est son opposition à la
division du travail par le fait même qu’il n’existe qu’un journal pour l’enregistrement
chronologique des opérations.
Afin d’éliminer cet inconvénient, les entreprises qui ont de nombreuses opérations à
enregistrer divisent le journal en journaux divisionnaires ou journaux spécialisés selon la
nature des pièces comptables : Un journal pour chaque grande catégorie de pièce
comptables.
Ce système est généralement utilisé lorsque l’entreprise traite par période d’activité
et dans certains comptes spécifiques des opérations d’une importance telle qu’un
comptable ne peut les manipuler seul. Ainsi donc pour permettre une répartition de tâches
plus ou moins équitable entre plusieurs comptables tout en leur facilitant la saisie et le suivi
des différents événements, les comptes fortement sollicités sont confiés à plusieurs personnes
(comptables) d’où les journaux multiples.
Journal de vente
Ce journal enregistre les ventes des éléments du stock réalisé à crédit tandis que
les ventes au comptant sont quant à elles enregistrées dans le journal de Caisse-recette ou
banque débit alors que les ventes d’autres éléments autre que ceux cités ci-haut sont
enregistrés dans le journal central.
En effet, dans plan comptable SYSCOHADA, une vente à crédit est enregistrée au
débit compte « 41 clients » avec en contre partie « 70 ventes » (au crédit), le compte « effet
à recevoir » n’est utilisé que lorsque le client s’engage à payer ou l’entreprise le fait signer
une traite. Or en principe, une vente à crédit de quelle que nature qu’elle soit, ne peut être
envisagé que sur engagement du client et par écrit pour qu’elle constitua un élément de
preuve utilisable en comptable ce qui rejoint la logique anglo-saxonne qui fait directement
usage du compte effet à recevoir au lieu d’une transition sur le compte client comme dans
d’autres normalisations comptables.
De même, chaque transaction au journal de vente possède une correspondance au débit
du compte variation de stocks du stock concerné (603 Variation des stocks de biens
achetés) par le crédit du stock (31, 32, 33 etc.) ce qui permet de suivre les mouvements de
stocks après chaque vente.
Chez les anglais, le PR n’est pas utilisé lors de la saisie mais lors de la transmission de la pièce
dans le circuit comptable.
Au cours de la période, les opérations saisies dans ce journal sont au fur et à mesure
envoyées au grand livre général et au grand livre auxiliaire pour permettre certains détails
sur différentes opérations saisies dans un compte particulier.
Un grand livre auxiliaire aide les travaux du grand-livre général en lui fournissant
des informations spéciales sur des comptes spécifique ce qui permet d’éviter des détails non
importants du grand-livre général.
Un système comptable peut comprend plusieurs grand-livres spéciaux mais parmi eux
certains revêtent une importance particulière par la synthèse d’information qu’ils
permettent de faire voir. Tel est le cas des montants que doivent des clients (Effets à
recevoir) et le montant dus aux fournisseurs (Effets à payer). Ainsi :
Le grand-livre d’effets à recevoir : qui stocke des informations sur les sommes
d’argent que les clients doivent à l’entreprise.
Le grand-livre d’effets à payer : qui contient les informations sur des fournisseurs
individuels auxquels l’entreprise doit de l’argent.
Les comptes individuels dans le grand-livre auxiliaire sont souvent classés par ordre
alphabétique.
1. Le grand-livre Clients
Quand on enregistre les ventes à crédit, on débite le compte Clients. Quand une
entreprise a plusieurs clients qui lui doivent, les enregistrements de ce compte doivent
montrer combien chaque client a acheté, payé et ce qu’il doit à l’entreprise. Ces
informations sont récupérées dans des comptes Clients particuliers ouverts au nom de
chacun d’eux.
Il arrive souvent pour de raison de suivi des activités, par exemple pour voir
l’évolution de ventes d’un certain produit qu’on crée un grand-livre auxiliaire les
informations détaillées sur certaines ventes.
Notons que les journaux auxiliaires ne se dessinent pas de la même façon que le
journal classique. Leur présentation est fonction des associations qu’implique une opération
comptable. Néanmoins dans les colonnes d’un journal auxiliaire, doit apparaître un ou
plusieurs comptes débités et un ou plusieurs comptes crédités.
Journal trésorerie
Date CPT Libellé PR Trésorerie Réduction Effet St. Autres CtAch
CR Débit Débit à Rec Vendus cpt Cr
Cr Cr Cr
Relevés Grand-livre
nominatifs général
Balance
Travail périodique
Comme on peut le remarquer, les journaux divisionnaires préparent, par une ventilation
horizontale, l’écriture quotidienne de report au journal obligatoire et permettent la division
du travail par la séparation des taches.
EXEMPLE
Nouvellement créée, la société Chris a décidé d’ouvrir les journaux divisionnaires suivants :
Le journal divisionnaire de Banque Débit ;
Le journal divisionnaire de Banque Crédit ;
Le Journal divisionnaire Caisse-Recettes ;
Le Journal divisionnaire Caisse-Dépenses ;
Le Journal divisionnaire Factures-Fournisseurs ;
Le Journal divisionnaire Factures-Clients ;
Le Journal divisionnaire des Opérations diverses ;
Par ailleurs elle a décidé de tenir également un grand livre général et deux grands
livres-auxiliaires :
Le grand livre auxiliaire des Clients,
Le grand livre auxiliaire des Fournisseurs,
La société Chris a enregistré les opérations ci-après pendant la première semaine d’octobre :
1er octobre : Dépôt en banque, pour commencer l’activité commerciale d’une somme
de 12.000 FC ;
2 octobre : Factures reçues des fournisseurs schématisées ci-après :
Le 3 octobre : Ventes au comptant contre espèce 490 FC dont TVA = 16% Selon pièce
de caisse R1
4 octobre : Achat au comptant contre espèces :
o Timbre-poste : 20 FC, pièce de caisse D1
o Fournitures de bureau : 55 FC, dont 16% de TVA, pièce de caisse D2 ;
Le 05 octobre : règlement par chèque bancaire N° 12548 d’une partie de la facture
du fournisseur Lory, pour un montant de 340 FC ;
Le 06 Octobre : Ventes à crédit selon factures schématisées ci-après :
Travail à faire
Solution
Remarque
Il est possible de porter le nom des comptes dans l’intitulé des colonnes au lieu des numéros
Le journal général
01 octobre
562 Banque 12.000
101 Capital 12.000
D’après le journal divisionnaire de banque-débit
2 Octobre
601 Achat Marchandises 630,00
44 TVA récupérable 100,8
401 Fournisseurs 730,80
D’après le journal divisionnaire Factures-Fournisseurs
3 Octobre
31 Marchandises 730,80
603 Variation de stock 730,80
Suivant journal divisionnaire Factures-Fournisseurs
57 Caisse 490,00
4435 Etat – TVA Collectée 80,31
707 Ventes de marchandises 409,69
D’après le journal divisionnaire Caisse-Recettes
4 Octobre
31 Matière et fournitures 45,98
63 Frais postaux et frais de télécommunications 20,00
66 Contribution et taxe (Etat-TVA Déductible) 9,02
57 Caisse 75,00
D’après le journal divisionnaire de caisse-dépenses
05 Octobre
401 Fournisseurs 340,00
562 Banque 340,00
D’après le journal divisionnaire de banque crédit
06 Octobre
411 Clients 692,49
43XX Etat-TVA Collecté 113,49
707 Ventes de marchandises 579,00
D’après le journal divisionnaire des factures-
Fournisseurs
TOTAL JOURNAL 14.350,97 14.350,97
Notons par ailleurs que dans une situation normale, on devait ajouter l’écriture de la sortie
de stock au coût d’achat si le montant de chaque stock était connu. Dans une telle
hypothèse, la variation du stock devait être consignée dans un journal auxiliaire des
opérations diverses.
TOTAUX
Exemple
Soient les données suivantes relatives à l’entreprise Chris enregistrées au mois de mars de
l’année n
Application
L’Entreprise ChrisK a exécuté les opérations suivantes durant le mois de mars de cette
année (terme fixé au 10/2 et 30/n)
4/3 Vente de marchandises à crédit à Jennifer Nelson, Réf. facture N° 984, pour
16.800 FC, coût d’achat 12.200 FC,
6/3 Achat à crédit de matériel de bureau pour 1.200 à Mack Company, Réf. facture
daté du 3/3 terme 30/n,
6/3 Vente de marchandises à crédit à Dennie Hoskins, Réf. facture N° 955 pour
10.200 FC coût d’achat 8.100,
11/3 Nous recevons de marchandises pour 52.600 FC facture datée du 6/3, terme
10/2, 30/n de Defore Industry,
12/3 Nous empruntons 26.000 FC en négociant un effet à long terme à la banque,
14/3 Jannifer Nelson paie net pour la facture du 4/3 (Montant brut – réduction)
16/3 Nous obtenons une réduction hors facture de 200 pour une marchandise de
mauvaise qualité reçus le 11/3
18/3 Nous achetons à crédit du matériel pour notre dépôt pour 22.850 FC Facture
datée du 15/3 terme 30/n ;
20/3 Vente de marchandises à crédit à Marjorie Allen pour un montant de 5.600 FC
Facture N° 956, coût d’achat 3.800 FC ;
21/3 Nous envoyons le chèque N° 516 à Defore Industrie pour paiement de leur
facture du 6/3 après avoir retenu toutes les réductions.
22/3 Nous recevons de Welch Company de marchandises pour 41.625 FC, bon
facture datée du 18/3 ; échéance 10/2 ; 30/n
26/3 Nous recevons une facture de débit de Marjorrie Allen pour les marchandises
défectueuses qu’il a reçu de nous à crédit le 20/3.
Nous déposons à l’encaissement à la banque le chèque N° 517 d’un montant de
15.900 FC, pour payer le salaire mensuel des vendeurs.
Les ventes au comptant pour le mois s’élève à 134.680FC (le coût d’achat est de 64
340 $) (les ventes au comptant sont enregistrées en principe quotidiennement, mais
dans cet exercice ils sont enregistrées qu'une seule fois, afin de réduire les entrées
répétitives)
Observations :
Ouvrir les grands livres général des comptes : Banque-Caisse, Clients, Marchandises,
Fournitures de bureau, Mobilier du dépôt, fournisseurs, Dettes à long terme, Ventes,
retour sur vente, escompte sur vente, Coût d’achat de marchandises vendues,
Salaires de vendeurs.
Ouvrir les comptes clients suivant dans le grand livre : Marjorie Allen, Dennie Hoskins
et Jennifer Nelson,
Ouvrir les comptes fournisseurs suivant dans le grand livre : Defore Industries, Mack
company, Schmidt supply et Welch Company.
Entrer les informations en utilisant le journal d’achat, journal de vente, le journal
banque-caisse débit, journal banque-caisse crédit ainsi que le journal général.
Préparer la balance finale et prouver l’exactitude des comptes divisionnaires dans le
grand livre en préparant les détails du compte « Client » et « Fournisseur »
Comptabilité informatisée
La méthode est basée sur l’enregistrement direct des opérations « saisies » dans les
comptes.
Les mouvements sont stockés généralement sur des supports permettant un accès direct :
Disque dur, CD, etc.
D’ordinaire la comptabilité dans un système informatisé est rendue plus facile car la division
du travail est facilement possible après un enregistrement préalable de données dans le
système.
Document de base
Analyse
Travail
quotidien
Travaux d’imputation
comptable
Lettrage et pointage
des opérations
Travail
périodique
Journal des Grand-livre des Balance des Documents et
opérations lettrées opérations lettres opérations lettrées comptes annuels
Exercice
-dépense
2) La société commerciale « ELF » a réalisé les opérations suivantes au cours du mois de juin 2012 :
Le 1er juin Stock initial : 3.000 chemises à 1.000 FC l’unité.
Le 04 juin : Vente à crédit de 1.700 chemises à 1.200 FC l’unité.
Le 12 juin : Achat à crédit 5.000 chemises à 1.300 FC l’unité, transport payé par banque
1.500.000 FC.
Le 17 juin : Vente à crédit de 2.000 chemises à 1.800 FC l’unité.
Le 20 juin : Vente au comptant de 1.500 chemises à 2.000 FC l’unité.
Le 26 juin : Achat à crédit de 3.000 chemises à 1.400 FC l’unité ; transport payé par caisse 300.000 FC.
La société valorise les stocks selon la méthode FIFO.
T.D : La comptabilisation en Inventaire permanent.
SOLUTION
12 juin : BA 5.000 x 1.300 = 6.500.000
FA + 1.500.000
CAMA 8.000.000
CAU = 8.000.000 = 1.600
5.000
26 juin : BA 3.000 X 1.400 = 4.200.000
FA + 300.000
CAMA 4.500.000
3) Une firme industrielle fabrique deux produits M et N qu’elle vend aux clients K et L. A la fin du mois, le coût
global de production de chacun des produits est le suivant :
- Produit M 125.000
- Produit N 100.000
Tous les produits sont vendus à crédit de la manière suivante :
- Ventes à K : Produit M : 150.000
- Ventes à L : Produit N : 1.300.000
T.D
Comptabilisez en Inventaire permanent
8) Le 10/10/N, la société PDS a importé les matières premières de la France auprès de la société VAN, la
facture lui est parvenue le 12/10/N pour un montant de 12.000 Euros. Cours du jour (au 10/10/N), 1 € = 1.500
CDF. Les marchandises commandées seront livrées trois mois plus tard. Au moment de dédouanement, les
frais accessoires d’achat (transport sur achat) et le droit d’entrée se sont élevés respectivement à CDF
1.500.000 et CDF 500.000.
T.D : Passer les écritures comptables correspondantes.
SOLUTION
Prix d’achat = 12.000 x 1.500 = 18.000.000 HT en CDF.
Transport (Matadi – Kinshasa) et douane = 1.500.000 + 500.000 = 2.000.000
Valeur CIF : 18.000.000 + 2.000.000 = 20.000.000
TVA à l’importation = (Valeur CIF + Droit d’entrée) x 16 %
TVA sur prix d’achat = 18.000.000 x 16 % = 2.880.000
TVA sur transport et autres charges = 2.000.000 x 16 % = 320.000
Ecriture comptable :
Le 12/10/N
57 Caisse 2.320.000
3) Entreposage des stocks au CDA
382 Matières premières et fournitures liées en cours de route 20.000.000
à
6032 Variation des stocks matières premières 20.000.000
4) Entrée des stocks dans le magasin de l’entreprise.
32 Matières premières 20.000.000
à
382 Matières premières et fournitures liées en cours de route 20.000.000
9) Une machine outil acquise à 20.000.000 CDF, et totalement amortie à la date du 31 décembre N et mise
au rebut à la suite de la décision du Conseil d’Administration en N+1.
La société fait appel en N+1 à un ingénieur spécialisé en vue de transformer cette machine en pièces de
rechange commercialisables. Les pièces de rechange ont été stockées. L’ingénieur a fixé ses honoraires à
2.500.000 CDF hors taxes.
SOLUTION
Entrée du stock des pièces issues de la transformation :
388 Stock provenant d’immobilisations mises hors service ou en rebut 2.500.000
à
6033 Variation des stocks des autres approvisionnements 2.500.000
10) 1. La Société Anonyme ELF reçoit de son fournisseur, la Société Anonyme ALFA, une facture d’avoir
relative à un rabais sur ses achats du 20 mars 2011 :
- Montant hors taxes 700.000
- TVA 16 % 112.000
Passer les écritures chez les deux sociétés.
● Ecriture comptable chez la S.A ELF.
------------------------------------ 31/12/2010----------------------------------------------------------------------
----
2191 Frais de Recherche et de développement en cours 1.950.000
721 à Production immobilisée 1.950.000
Activation coût Recherche et développement
------------------------------------ 31/08/2011----------------------------------------------------------------------
----
211 Frais de Recherche et de développement 1.950.000
2191 à Frais de Recherche et de développement 1.950.000
Achèvement des travaux de développement
------------------------------------ 31/12/2011-----------------------------------------------------------------------
-----
6812 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles 130.000
2811 à Amortissements des frais de recherche et de développement 130.000
(Du 31/08/2011 au 31/12/2011 : 1.950.000 X 1/5 X 4/12)
----------------------------------- 30/06/2012 ---------------------------------------------------------------------
-------
6812 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles 195.000
2811 à Amortissements des frais de recherche et de développement 195.000
Amortissement complémentaire (1.950.000 X 1/5 X 6/12)
------------------------------------30/06/2012---------------------------------------------------------------------
---------
212 Brevet 1.675.000
2811 Amortissement de frais de recherche 325.000
521 à Banque BCDC 50.000
211 Frais de recherche et de développement 1.950.000
Dépôt du brevet
----------------------------------31/12/2012-------------------------------------------------------------------------
--------
6812 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles 41.875
2812 à Amortissement du brevet (1.675.000 X 1/20 X 6/12) 41.875
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
----------
2. Mêmes données qu’à l’item précédent, mais le brevet déposé par la société BETOR aura à générer des flux
de trésorerie de fin d’année, à concurrence de 214.206 u.c, et ce, pendant 20 ans.
Si le taux d’actualisation est de 12%, déterminer la valeur du brevet et comptabiliser le dépôt du brevet.
Solution
En mathématiques financières la valeur actuelle d’une suite d’annuités de fin de période « a », au taux « i »
pendant « n » périodes est donnée par la formule :
Vo = a x 1- (1+i)-n
i
D’où, la valeur actuelle des flux de trésorerie est de :
= 214.206 x 1-(1,12)-20
0,12
Dans la mesure où cette valeur actuelle est plus faible que le coût du brevet (1.675.000 u.c), c’est elle qu’il
convient en comptabilité.
Au 30/06/2012, on passera l’écriture suivante :
-------------------------------------30/06/2012--------------------------------------------------------------------
----
212 Brevet 1.600.000
2811 Amortissements des frais de recherche et de développement 310.000
521 à Banque 50.000
211 Frais de recherche et de développement 1860.000
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-------
Calculs explicatifs
1. Coût du brevet………………………………………..1.675.000
4. Ecritures au 31/12
--------------------------------31/12/-------------------------------------------------------------------------------
6812 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles 58.000
2811 à Amortissements des frais de recherche et développement 18.000
2812 Amortissement du brevet 40.000
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
N.B : Amortissement de frais de recherche restants (1.950.000-1.860.000) x 1/5=18.000
Amortissement brevet 1.600.000 x 1/20 x 6/12 = 40.000
3. Le 02 juillet 2011, l’entreprise LA GRACE achète une marque pour la production et la commercialisation de
vin à FC 350 000 auprès de la représentation en RDC, de la firme VIGNORA Di Borgo de l’Espagne, TVA 16%.
La facture est réglée le 10 juillet par virement bancaire.
4. La société BISO MOKO SA basée à Matadi s’est engagée à utiliser les compétences de ses techniciens en
informatique pour la production d’un logiciel de gestion des stocks à usage interne.
Au cours du dernier trimestre de l’année 2010, l’estimation analytique des dépenses indique celles qui ont été
engagées pour ce projet :
Toutes ces dépenses sont réglées par chèque et les montants sont HT.
Au 31/12/2010, le projet n’est pas achevé, mais la direction de l’entreprise décide de faire figurer le logiciel en
cours de réalisation à l’actif du bilan.
Le 23 mars 2011, la production du logiciel est achevée et les charges supplémentaires (honoraires de l’expert)
s’élèvent à 1.680.000 FC HT. Deux jours après, le logiciel est mis en service.
SOLUTION
--------------------------------- 02/01/2011------------------------------------------------------------------------
225 Terrain de gisement 8.000.000
4812 à Fournisseurs d’investissements 8.000.000
--------------------------------- 03/01/2011-------------------------------------------------------------------------
2261 Parkings 4.000.000
5211 à Banque PROCREDIT 3.200.000
4812 Fournisseurs d’investissements 800.000
--------------------------------- 31/12/2011--------------------------------------------------------------------------
6914 Dotations aux provisions d’exploitations pour dépréciation des immobilisations corporelles 1.400.000
2926 à Provisions pour dépréciation des terrains aménagés 1.400.000
Constatation de la dépréciation du Parking
------------------------------------ dito----------------------------------------------------------------------------
6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 250.000
2825 à Amortissements des terrains de gisement 250.000
Valeur Gisement :(8.000.000-3.000.000)=5.000.000
Amortissement annuel : 5.000.000 = 250.000
20
---------------------------------- 05/04/2012----------------------------------------------------------------------
4851 Créances sur cessions d’immobilisations, en compte 1.200.000
513 Chèques à encaisser, PROCREDIT 5.000.000
822 à Produits des cessions d’immobilisations Corporelles 6.200.000
--------------------------------- 05/04/2012----------------------------------------------------------------------
812 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations 4.000.000
2261 à Parking 4.000.000
-------------------------------------- dito--------------------------------------------------------------------------
7. La société BETOR MINING acquiert une carrière riche en Cuprite à 620.000.000 USD pour un gisement
estimé à 250.000 tonnes de minerais. Elle engage en outre, les dépenses suivantes :
: 18.000.000 USD
Travail à faire :
- Pour l’année qui s’achève, 12.600 tonnes de minerais ont été extraites.
Solution
b) Annuité d’amortissement
8. Le 29 novembre 2011 la SARL WATA passe commande à l’entreprise INFOTECH spécialisée en matériels
informatiques.
Le 6 décembre 2011, WATA reçoit les actifs commandés. Les factures sont jointes aux livraisons physiques. Le
règlement dans 10 jours. 1 $ = 920 CDF.
Comptabiliser ces opérations chez WATA.
9. La direction de la Société Agricole du Maniema a décidé en juillet 2011 de fabriquer un outillage spécifique
permettant la conservation, dans les meilleures conditions, d’une partie des produits agricoles de l’entreprise.
A l’inventaire effectué le 31/12/2011, l’outillage n’est pas achevé. La comptabilité analytique indique que le
coût des travaux effectués est évalué à 18.600.000 FC. La fabrication de l’outillage s’achève le 17 juillet 2012.
Le bien est mis en service le jour même et est évalué au coût de 29.900.000 FC HT. L’entreprise est assujettie
à la TVA au taux de 16 %.
Comptabilisez ces opérations.
10. La Société KARL SA a effectué les opérations suivantes au courant du mois de mars 2012.
Le 25 mars : achat de 600 actions d’une valeur nominale de 20.000 FC de la Société CILIA IMPORT-EXPORT
au cours de 25.000 FC par virement/BIAC ; ce qui représente 20 % du capital social de cette dernière. Les
droits de souscription s’élèvent à 1.000 FC /action.
Le 31 mars la société KARL souscrit 300 actions faisant partie des titres immobilisés de l’activité du portefeuille
(Valeur nominale 15.000 FC). Ces actions sont libérées de moitié à la souscription. Les frais d’acquisition de ces
actions : droit de mutation 200FC/action, commission bancaire et publicité s’élèvent à 185 FC/action hors taxe
et sont payés par chèque.
Comptabilisez ces opérations.
11. Le 1er janvier 2011, la société SABET octroi un prêt à un tiers de l’ordre de 3.000 USD remboursable en 2013.
Le 6 février 2011, le virement bancaire a été effectué au profit du bénéficiaire (1 USD = 900 CDF)
Au 31/12/2011, 1 USD = 800 CDF
Au 31/12/2012, 1 USD = 980 CDF
Comptabilisez ces transactions.
Solution
--------------------------------------6/02/2011-------------------------------------------------------------------
271 Prêts et créances non commerciales 2.700.000
521 à Banque (3.000 x 900 = 27.000.000 CDF) 2.700.000
-------------------------------------31/12/2011------------------------------------------------------------------
4781 Ecarts de conversion-actif 300.000
271 à Prêts et créances non commerciales 300.000
Réajustement créances : 3.000 x (900-800)
Diminution des créances
--------------------------------------dito--------------------------------------------------------------------------
6972 Dotations aux provisions pour dépréciation des
Immobilisations financières 100.000
2971 à Provision pour dépréciation des prêts et créances
non commerciales 100.000
----------------------------------------31/12/2012----------------------------------------------------------------
271 Prêts et créances non commerciales 240.000
4791 à Ecarts de conversion-Passif 240.000
Réajustement créances 3.000 x (900-980)
-----------------------------------------dito------------------------------------------------------------------------
2971 Provision pour dépréciation des prêts et créances non
Commerciales 100.000
12. Le 05 janvier 2010, la Congolaise des Voies Maritimes conclut un contrat de crédit-bail avec une société
financière belge, portant sur l’acquisition d’une drague pour le balisage du fleuve Congo. La drague est mise
immédiatement à la disposition de la CVM. Le coût d’acquisition de la drague est estimé à 200.000.000 FC
HT et sa durée de vie économique est de 10 ans.
Le 13 février 2010, la société financière belge met la drague à la disposition de la CVM. Le contrat prévoit le
règlement de 5 redevances annuelles de 46.000.000 FC HT chacune dont 32.000.000 FC en amortissements.
Les redevances sont payables trimestriellement. La CVM paye la première redevance le 31/03/2010. Le prix de
rachat fixé au contrat lors de la levée d’option au 1er janvier 2015 est de 9.600.000 FC HT.
Travail demandé chez CVM :
Voici les données de l’entreprise « Trop facile» en fin de l’année 2012. Immeuble 30 déprécié pour 5, Terrain 13, Brevet 25 déprécié pour 8,
matériel de transport 49 amortis pour 25, Mobilier et machine de bureau 55 amortis pour 23, Marchandises 80, Clients 33, emballage 12,
Stock à l’extérieur 59, Clients 33, banque 125, Caisse 200, Réserve légale 15, fournisseurs 35, Dette à long terme 12, Fournisseurs 35, Etat
21 .
Au cours de l’année 2013 les opérations suivantes sont effectuées : 10/1 achat de marchandises à crédit 30, le 20/1 notre fournisseur tire sur
nous une traite que nous acceptons, le 5/2 nous achetons par caisse une machine à écrire 30, Le 18/2 nous vendons à crédit la moitié de
l’ancien stock de marchandises avec un bénéfice de 20% ; le 19/2 le clients nous retourne la moitié de marchandises pour mauvaise qualité,
pour le reste nous tirons une traite sur notre client qu’il accepte, le 18/5 nous négocions notre traite auprès de notre banquier : commission 2,
intérêt payé 1, taxe 1, la banque nous remet le reste, Nous avançons par banque 35 sur commande de marchandises à notre fournisseur, les
marchandises remises trouvent preneur et nous les vendons à crédit avec 25% de bénéfice.
En fin 2013, les éléments de l’inventaire se présentent comme suit : Matériel de transport 20, Marchandises 30, client 20, ce que le client ne
pourra pas payer nous créons une provision de 50%
Travail demandé : Bilan fin 2012 et début 2011, le journal, balance à 4 colonnes, bilan final