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Comptabilite Christiant Kakudji

Le document présente un cours de comptabilité générale, abordant l'historique de la comptabilité depuis ses origines jusqu'à l'ère moderne, en mettant en lumière les contributions des civilisations anciennes et des évolutions techniques au fil du temps. Il définit également la comptabilité comme un système d'organisation de l'information financière, et distingue deux grands courants comptables : le courant latino-germanique et le courant anglo-saxon, chacun ayant ses propres caractéristiques et approches de normalisation. Enfin, le document souligne l'importance de la comptabilité dans la prise de décisions et la gestion des entreprises.

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Comptabilite Christiant Kakudji

Le document présente un cours de comptabilité générale, abordant l'historique de la comptabilité depuis ses origines jusqu'à l'ère moderne, en mettant en lumière les contributions des civilisations anciennes et des évolutions techniques au fil du temps. Il définit également la comptabilité comme un système d'organisation de l'information financière, et distingue deux grands courants comptables : le courant latino-germanique et le courant anglo-saxon, chacun ayant ses propres caractéristiques et approches de normalisation. Enfin, le document souligne l'importance de la comptabilité dans la prise de décisions et la gestion des entreprises.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 1

Chap. I Notions fondamentales


1.1 Historique de la comptabilité

On peut considérer que la comptabilité apparaît avec l’homme sur la terre. En effet,
ce dernier éprouve le besoin de connaître la valeur de sa fortune, encore appelée son
patrimoine, dès qu’elle se modifie, surtout dès l’instant où il en affecte une partie d’une
activité commerciale.

L'invention de la comptabilité a précédé l'invention de l'écriture (-3.300 av. J.C.).


Certains affirment même que la comptabilité est aussi vielle que le monde : la lecture de
la Bible nous enseigne que Dieu lui-même fait recours aux concepts comptable « Tout ce
que vous faites sur terre, vous sera compté dans les cieux », (« Les bons sont classés à
droite et les méchants à gauche ». Ne s’agit-il pas de débit et de crédit –Un langage
typiquement comptable !

Néanmoins, au-delà de cet aspect de chose, l'histoire de cette discipline a


commencé au milieu du quatrième millénaire avant notre ère à Sumer, entre le Tigre et
l'Euphrate, où l'on a retrouvé les fragments des premiers témoignages écrits de l'inventaire
de biens et de l'enregistrement d'échanges au moyen de tablettes d'argile gravées de
pictogrammes. Ces comptes étaient du type « à postes superposés », comportant les
augmentations en haut et les diminutions en bas.

Quelques centaines d'années plus tard, les Égyptiens avaient suivi une voie analogue
à celle des Sumériens. La tenue comptable était bien sûr le domaine réservé des scribes.
Au départ, seul le support d'écriture est différent : le papyrus, plus léger et plus maniable
que les tablettes d'argile, est également plus sensible aux dégradations. Mais les scribes ont
su faire évoluer les techniques comptables au fil du temps. C'est notamment eux qui ont
imaginé les premiers la méthode des « comptes à colonnes séparées ». Plus tard, les
Egyptiens de la période hellénique, qui savaient enregistrer des recettes, des loyers et des
dépenses, ont montré qu'ils savaient également falsifier des comptes ou effectuer des
enregistrements fictifs pour redresser certaines situations douteuses !

La comptabilité grecque fut également très développée puisque les offrandes aux
dieux se devaient d'être comptabilisées sur des plaques de marbre ou de calcaire (on en a
retrouvé de nombreux vestiges). Au-delà de sa fonction religieuse, la comptabilité avait
bien sûr en Grèce comme ailleurs une fonction économique. Les Grecs ont du reste été les
premiers à doter la comptabilité de la technique du virement (en mouvementant un
même compte « tiers » en positif et en négatif pour éviter les transports de valeurs).

La civilisation latine a quant à elle été la première qui a commencé à mécaniser le


calcul, à l'aide de l’Abacus, composé d'une table qui comporte plusieurs rainures
parallèles, figurant les ordres de chiffres, dans lesquelles on pouvait faire glisser des petits
cailloux et on obtenait ainsi l'équivalent romain des bouliers asiatiques.

Les faits les plus marquants apparaissent au moment de la renaissance, les


techniques comptables vont davantage être raffinées sous l’influence des négociants
italiens. Ils finiront même par dépasser les techniques anciennes par la mise en place de «
tableaux par type d'opération », qui présentent le débit et le crédit sur deux colonnes.
Vers la fin du XIII, les Vénitiens et les Florentins tenaient des comptabilités encore plus
complexes : un compte par « client » ou par « fournisseur », chacun avec son débit et son
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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 2

crédit. De même ils passaient deux écritures pour chaque opération : une sur ces comptes
« clients » ou « fournisseurs » et une sur le compte de caisse. Chaque écriture avec
obligatoirement une contrepartie. Le compte débité était égal au montant du compte
crédité et C'était la naissance de la comptabilité en partie double appelée à ses débuts «
méthode comptable vénitienne ».

A partir de la fin du XIV, des savants, des intellectuels, des mathématiciens vont
commencer à s’intéresser à la comptabilité comme d’ailleurs Luca Pacioli. Ce dernier est
un fils d'artisan, placé très jeune chez un marchand de vin ou il apprend le commerce. Il
entre ensuite dans les ordres pour pouvoir s'adonner à l'étude des mathématiques. Il
publie au XIVe siècle un œuvre majeure, la "Summa di arithmetica, geometrica,
proportione et proportionalita". Cet ouvrage, dont on peut traduire le titre par « Traité
d’arithmétique, de géométrie, des proportions et de la proportionnalité » ouvrage aux
multiples facettes, contenait un nombre important de domaine : arithmétique,
géométrie, on y lit aussi de longs développements sur les usages des marchands dans les
principales régions du monde, ou sur la manière dont il convient de gérer une entreprise.

Dans le domaine comptable, Luca Pacioli n'invente rien. Il expose simplement dans
un langage simple et compréhensible par tous, les détails de la « méthode vénitienne », qui
supposait selon lui l'utilisation de trois livres de comptes : le mémorial, le journal et le grand
livre. Luca Pacioli explique la préparation et la tenue de ces livres, comment les ouvrir et les
fermer (de préférence chaque année), comment rectifier les erreurs en passant des contre-
écritures, comment tirer sa balance et constater le bénéfice ou le déficit. Il explique
comment la fonction d'enregistrement chronologique est réservée au journal, la fonction
d'enregistrement analytique est le domaine du grand-livre et la fonction de vérification est
dévolue à la balance. Il donne même quelques conseils pratiques pour la tenue des archives
!

Après Luca Pacioli, l’évolution de la comptabilité s’est faite lentement car les grands
principes comptables étaient posés mais seules les techniques d’organisation comptables
vont subir une évolution significative.

Il y aura d’abord la technique de tenue des comptes sur feuillets mobiles, proposée
par Quiney en 1817, pour permettre de réduire les risques d'erreurs de report. Puis la
technique du décalque manuel, inventée par Bach en 1904, où la fiche servant de compte
est superposée sur le document servant de journal (en intercalant une feuille de papier
carbone) de sorte que le mouvement inscrit sur le compte se décalque sur le journal. Puis
c'est le système centralisateur qui facilite la division du travail comptable dans les grandes
manufactures qui est inventé dans les années 1920 par Léon Batardon et Armand
Delbousquet. Cette méthode suggère l'ouverture simultanée de plusieurs journaux
auxiliaires spécialisés dans l'enregistrement d'une catégorie d'opérations (achats, ventes,
trésorerie, opérations diverses). Quotidiennement, les opérations sont enregistrées sur les
journaux auxiliaires tandis que les écritures sont ensuite centralisées mensuellement dans un
journal centralisateur reporté dans les comptes généraux. Enfin, à compter des années 60,
la comptabilité commence à s'informatiser avec les ordinateurs Bull Gamma 60 ou IBM
1410, qui utilisaient essentiellement des fichiers séquentiels (cartes perforées, bandes
magnétiques) en respectant la logique du traitement manuel.

Pour ce qui est de la normalisation comptable, elle est apparue un peu plus tard.
On le voit par exemple en Allemagne en 1937 avec le Maréchal Goering qui avait imposé à
toutes les entreprises du Reich l’utilisation du premier plan comptable général qui
comprenait 10 classes de comptes numérotées de 0 à 9, plan basé sur un ouvrage de

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 3

comptabilité de Eugène Schmalembach publié en 1927 en Allemagne intitulé « Der


Konterakmen ».

1.2 Le but fondamental de la comptabilité

Le but fondamental de la comptabilité est de fournir une information pertinente


pour la prise de décisions par un enregistrement régulier des flux internes et ou externes
quantitatifs d’une entité, normalement exprimé en monnaie nationale.

Les activités comptables comprennent :

 L’identification
 La mesure
 L’enregistrement
 Le rapport et
 L’analyse

1.3 Définition de la comptabilité

Il existe plusieurs définitions de la comptabilité :


Pour Marcel Duvant : la comptabilité est un système d’organisation de l’information
financière permettant :

 de saisir, classer, enregistrer des données de bases chiffrées ;


 de fournir, après traitement approprié, un ensemble d’informations conformes
aux besoins de divers utilisateurs : L’entreprise pour sa gestion, les administrations
fiscales et sociales, les tiers concernés par la vie de l’entreprise 1.

Pour Kinzonzi et Claude Perochon, « la comptabilité est la science des comptes ; elle
a pour but l’organisation des écritures par les choix judicieux de livres et des comptes
nécessaires afin d’en suivre facilement les opérations et d’en présenter les résultats »2.

La comptabilité est un système d’informations et des mesures, qui identifie,


enregistre, communique les informations pertinentes, sûres, comparables à propos des
activités financières d’une organisation.

1.4 Grands courants comptables à travers le monde

Il existe à ce jour deux grands courants comptables à travers le monde :


 Le courant Latino-germanique et
 Le courant anglo-saxon

Chaque tendance présente des aspects plus ou moins homogènes qui caractérisent la
façon de faire et de tenir la comptabilité. Ces éléments concernent notamment les
organisations à la base de la normalisation, les destinateurs finaux de la comptabilité, la
présentation des documents comptables, les méthodes d’évaluation, etc.

1
M. Duvant ; La comptabilité générale, éd. Chiron Paris 2002
2
Kinzonzi Mvutukidi N., C. Pérochon ; Comptabilité générale élémentaire, Co-éd. Foucher ,Paris 1989

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En effet :
1. Dans le premier courant par exemple, le système juridique est du droit
romain tandis que le second, est du droit coutumier. Le droit romain
prétend imposer aux composantes de la société un comportement
acceptable alors que le droit coutumier (Common law) met l’accent sur la
recherche des comportements indésirables des membres de la société de
façon à les éliminer.
2. Dans le courant latino-germanique il n’existe pas des cadres conceptuels
qu’est une liste cohérente à caractère indicatif d’objectifs assignés à la
comptabilité, de définitions de concepts et de critères d’établissement,
d’exigences de qualité, de conditions de prise en compte des informations, de
principes généraux et de normes pratiques ; alors qu’il fait la force du
courant anglo-saxon.
3. Dans le premier courant, il existe une dualité entre la comptabilité et la
fiscalité alors que dans le second la comptabilité est totalement déconnectée
de la fiscalité.
4. Le premier courant est à utilité contractuelle selon lequel l’information
comptable doit expliquer comment les contrats passés avec les tiers furent
respectés. elle est axé sur une juste représentation économique de l’entité et
vise à donner une « image fidèle » avec comme conséquence une nécessité
de normalisation qui laisse peu de place à la modification des règles alors
que le deuxième courant est à utilité prédicative qui vise à satisfaire les
besoins des investisseurs, ce qui implique l’existence, pour les dirigeants
d’entreprises, d’une certaine autonomie dans la façon de présenter
l’information. L’idée prévalente étant que l’information comptable doit
aider à prévoir les flux de trésorerie, c’est la quantité d’information fournie
qui importe et non la forme suivant laquelle elle est présentée.

1. Le courant Latino-germanique

Appelé aussi modèle d’Europe continentale, il englobe un grand nombre des pays
de l’Europe continentale (France, Allemagne, Italie, Belgique, Espagne, …) y compris leurs
anciennes colonies (RDC, Sénégal, Gabon, …). Les traces des anciennes métropoles sont
apparentes notamment dans le plan comptable OCAM, SYSCOA, PCGC, OHADA etc. qui
sont tous proches du plan comptable français.

Ce courant se caractérise notamment par :


o Une forte imbrication entre la comptabilité et la fiscalité,
o La normalisation est édictée par le pouvoir public,
o L’inexistence d’un cadre conceptuel qui doit fixer les grandes lignes que doit
atteindre la comptabilité;
o Les règles comptables sont strictes, et rigides etc.

Nous reviendrons en détail sur cette tendance comptable dans ce cours.

2. Le courant anglo-saxon

Notons d’entrée de jeu que c’est de ce courant qu’est née la normalisation


comptable internationale (IFRS).

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 5

Le fondement de ce modèle est l’existence d’un cadre conceptuel (Conceptual framework)


qui constitue une construction doctrinale de caractère indicatif. Celui-ci présente une liste
d’objectifs assignés à la comptabilité, de définitions de concepts et de critères d’évaluation,
d’exigence de qualité et de conditions de prise en compte de l’information ainsi que de
principes généraux et de nomes.
Dans ce courant la normalisation est le fait des particuliers alors que l’état ne joue que très
indirectement pour faire respecter les normes.
Les documents comptables sont plus destinés aux investisseurs et aux décideurs qu’à l’Etat.

En ce qui concerne la normalisation internationale, élaboré par l’IASB (International


Accounting Standars Board) une structure de droit privé basé à Londres et filiale à 100%
d’une fondation autonome (L’IASC Foundation) dont le siège est dans l’Etat du Delaware
aux Etats-Unis. La préparation des normes est assurée par un comité d’études spécifiques
(Steering committee). L’élaboration d’une norme suit un processus rigoureux (due process)
incluant une procédure publique d’appel à commentaires. C’est un processus assez long, qui
peut parfois prendre plusieurs années. On peut le qualifier d’itératif car on peut reprendre
le projet initial s’il est remis en cause. Ensuite, le processus est aussi consultatif. La période de
consultation dure d’habitude 6 mois.
Le cadre conceptuel de l’IASB a pour but de fournir une base commune permettant
l’élaboration de normes cohérentes.
Il précise les objectifs des états financiers, en définit les éléments essentiels ainsi que les
principes qui doivent présider à leur établissement. Ce cadre ne peut cependant pas
supplanter une norme. En cas de conflit, les dispositions de la norme prévalent sur celles du
cadre.
Le cadre conceptuel de l’IASB a été calqué sur le cadre américain mais avec cependant des
différences par rapport à celui-ci.

L’IASB énonce les deux hypothèses de base utilisées pour la préparation des états
financiers : la comptabilité d’engagement (Accrual basic accounting = principe de
séparation d’exercices) dans laquelle les revenus et toutes les dépenses d’une période sont
enregistrés au cours de ladite période ; et la continuité de l’exploitation ; bien que le
concept de l’image fidèle ne soit pas directement mentionné dans le cadre.

Ces principes sont assez proches du cadre américain tout en étant présenté de façons
différentes. On dénombre le modèle anglo-saxon quatre principaux principes qualitatifs :
l’intelligibilité, la pertinence, la fiabilité et la comparabilité.

a. L’intelligibilité (Understandability)

L’information doit être immédiatement compréhensible par les utilisateurs. Ces


derniers sont supposés avoir une connaissance raisonnable des activités économiques et de
la comptabilité avec en plus le vouloir étudier l’information d’une façon « raisonnablement
diligente » l’IASB précise qu’une information ne peut être exclus des Etats financiers au seul
motif qu’elle trop difficile à comprendre par certains utilisateurs.

b. La pertinence (Relevance)

l’information doit être pertinente c'est-à-dire de nature à influencer les décisions


économiques des utilisateurs en les aidant à évaluer les événements passés, présents et
futurs et en confirmant ou corrigeant leurs évaluations antérieurs.

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La pertinence d’une infirmation est généralement fonction de son importance. Une


information est d’une importance significative si son omission ou une présentation des
données sont susceptibles d’avoir un effet sur les décisions économiques des utilisateurs.

c. La fiabilité (Reliability)

Une information est fiable si elle n’est pas entachée d’erreurs ni de biais significatifs
selon l’IASB. La fiabilité exige plusieurs autres qualités supplémentaires notamment :

- l’information doit tout d’abord présenter une image fidèle (Faith representation)
des transactions et autres événements à décrire.
- Il faut que les transactions et les événements soient comptabilisés et présentés en
accord avec leur nature économique et pas seulement selon leur forme juridique.
C’est le principe de prééminence du fond sur la forme (substance over form) qui se
traduit notamment par le fait que les biens faisant l’objet de contrat de location-
financement (crédit baille) par exemple sont comptabilisé au bilan du locateur alors
qu’il demeure la propriétaire du loueur (bailleur)
- L’information doit également être neutre (neutre) c'est-à-dire aussi dépourvu
que possible de subjectivité.
- Une autre qualité essentielle liée à la fiabilité et la prudence, celle-ci est rendue
nécessaire par le fait que la plupart des transactions et événements sont entachés
d’incertitude. La prudence est définie comme la prise en compte d’un certain degré
de précaution dans l’exercice de jugement nécessaire aux estimations afin d’éviter
que les actifs ou les produits soient surévalués et le passif ou les charges sous-
évaluées.
- L’information doit être enfin exhaustive (complet) dans la mesure permise par le
souci de l’importance significative et celui des coûts. Une omission peut rendre
l’information fausse ou trompeuse, en conséquence non fiable et insuffisamment
pertinente.

Le respect de la caractéristique qualitative, de pertinence et de fiabilité engendre


néanmoins des contraintes que sont :

- La célérité dans le traitement de l’information : l’information doit être fournie


dans le délai adéquat.
- La proportionnalité entre les coûts supportés et l’avantage tiré de l’obtention de
l’information : les avantages obtenus de l’information doivent être supérieurs au
coût engendré par sa production : C’est un problème de jugement.
- La nécessité de rechercher l’équilibre entre les caractéristiques qualitatives.

d. La comparabilité (Comparability)

Les états financiers doivent être comparables dans l’espace et dans le temps, la
comparabilité dans l’espace signifie que les utilisateurs doivent être en mesure de confronter
les états financiers de l’entreprise à ceux d’entreprises semblables afin d’évaluer de façon
relative leur situation financière. Le choix des méthodes comptables étant susceptible
d’avoir une incidence sur la mesure de performance et l’évaluation de leurs situations
financières, il importe que chaque entreprise indique celle qu’elle utilise.

La comparabilité dans le temps signifie qu’il est possible de comparer les états
financiers successifs d’une même entreprise. Il se dégage deux conséquences :

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 La nécessité d’indiquer le chiffre de l’exercice précédent.


 L’utilisation des méthodes comptables similaires d’une année à l’autre. Ceci
implique donc que :

o Les utilisateurs soient informés de méthodes comptables utilisées pour la


préparation des états financiers
o Cette contrainte d’utiliser des méthodes comparables d’un exercice à un
autre ne constitue pas un obstacle à un changement des méthodes.

Du reste, la normalisation comptable internationale est un phénomène récent dont


les principaux moteurs sont la globalisation et la mondialisation des marchés financiers. Les
normes sont rédigées en anglais et sont déconnectés de tout environnement juridique et
fiscal. Elles peuvent être modifiées en fonction des remarques faites par les utilisateurs.

Cette dernière rend nécessaire la présentation de documents comptables par les


sociétés cotées de façon à ce que les investisseurs comprennent le contenu de l’information
comptable provenant de pays autre que le leur.

La normalisation comptable s’effectue à deux niveaux. Le premier est celui de la


standardisation du « Contenant » qui se traduit par une présentation unifiée des
documents de synthèse de façon à rendre plus facile l’analyse financière internationale.
Le second niveau de la normalisation comptable, est celui du « contenu » il concerne en
particulier les concepts et les critères d’évaluation. On peut supposer qu’à terme il sera
susceptible de constituer une sorte de droit comptable international.

1.5 La notion d'entreprise

L’entreprise représente une réalité très large et aux formes multiples. C'est un élément
fondamental de la vie économique d'un pays. En tant qu'entité, il importe d'expliquer les
notions essentielles et de maîtriser le rôle, les moyens et la classification des entreprises.

1. Définition de l'entreprise

L’entreprise est une organisation économique financièrement indépendante qui


produit et sert le marché dans le but de réaliser un bénéfice.

2. Le rôle de l'entreprise

a. Rôle économique : l'entreprise est un agent de production ou servuction pour le


marché pour satisfaire les besoins de consommateurs.

b. Rôle social : L'entreprise distribue des revenus : elle verse des salaires au personnel, des
impôts à l'Etat, des dividendes aux actionnaires, etc.

C. Rôle financier : L'entreprise est une chaîne financière dans le circuit économique où
sont concentrés les capitaux.

Pour jouer son rôle, elle doit disposer de moyens.

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3. Les moyens de l'entreprise

L'activité de l'entreprise nécessite la combinaison de plusieurs facteurs de production,


constitués par les moyens suivant :

 Les moyens financiers : ce sont les fonds disponibles en caisse, en banque, etc.
 Les moyens matériels : Il s'agit des éléments corporels : Les bâtiments, les
matériels de transport, stocks, équipements, …
 Les moyens immatériels ou incorporels : Ce sont tous les autres éléments
que dispose une entreprise mais sans corps physique : Le nom commercial, le brevet,
la marque, la clientèle, etc.
 Les moyens humains : c'est l'ensemble des personnes qui travaillent dans
l'entreprise et perçoivent une rémunération en contrepartie.

4. Classification des entreprises

Les entreprises peuvent être classées suivant plusieurs critères :

 D'après le statut juridique : ici il faut faire allusion à la notion de propriété des
capitaux. Nous trouvons selon ce critère :
◦ Les entreprises privées : celles qui appartiennent exclusivement à des
particuliers (VODACOM, ITAB, etc.) ces entreprises peuvent revêtir plusieurs
formes :
▪ Les entreprises individuelles : Elle appartienne à une seule personne. C'est
le cas par exemple des petits commerces et des entreprises artisanales. Dans
ce cas, les biens de l'entreprise se confondent avec ceux du propriétaire.
▪ Les sociétés commerciales : Ce sont celles constitué par plusieurs personnes
appelées actionnaires ou associés. C'est le cas des sociétés en nom collectif
(SNC), de société à responsabilité limitée (SARL), des sociétés anonymes (SA)
Ces sociétés peuvent être créée par une seule personne ou associé unique: C'est le cas de
société unipersonnelles à responsabilité limitée ou des sociétés anonymes unipersonnelles.
◦ Les entreprises publiques : ces sont des entreprises dont les capitaux
appartiennent exclusivement à l’État, aux collectivités publiques ou à un groupe
d’États. (SNCC, SNEL, etc.)
◦ Les entreprises parapubliques : Ce sont les entreprises dont les capitaux
appartiennent à la fois à l'Etat et à des personnes privées. Elles sont appelées
« Entreprises à capitaux mixtes »
 D'après le secteur d'activité : nous avons :

1. Les entreprises du secteur primaire : qui ont pour activité principale


l'agriculture, la pêche et l'élevage.
2. Les entreprises du secteur secondaire : il s'agit des entreprises
industrielles dont l'activité principale est la transformation des matières
premières en produits semi-finis ou finis.
3. Les entreprises du secteur tertiaire : on distingue les entreprises
commerciales ou de distribution, dont l'activité principale consiste à acheter et à
revendre des marchandises sans aucune autre transformation. On parle de vente
en l'état. Nous avons aussi des entreprises de prestation de services (Le transport,
la communication, etc.)

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 D'après la taille : les éléments prépondérants qui permettent de classer la taille


d'une entreprise sont : l'effectif du personnel, le chiffre d'affaires et l'importance des
capitaux. nous avons :
1. Les petites entreprises
2. Les moyennes entreprises
3. Les grandes entreprises

1.6 Cycle d'exploitation d'une entreprise

Le cycle d'exploitation d'une entreprise représente l'ensemble des opérations réalisées


par celle-ci dans le cadre de son activité.

1. Le cycle d'exploitation d'une entreprise commerciale

Achat de Stockage de
Marchandises marchandises

Vente de
marchandises

2. Le cycle d'exploitation d'une entreprise industrielle

Achat de MP & MC Stockage de MP & Transformation


MC MP & MC en PF

Vente de Produits Stockage de


finis Produits finis

1.5 Comprendre les flux en comptabilité

Un flux est un échange entre deux entités distinctes. Autrement dit, les flux en
comptabilité sont des mouvements de biens ou de services observés dans une entreprise à
un moment donnée. Chaque flux à une valeur, un point de départ et un point d’arrivée.
Chaque flux peut être exprimé en termes d’emploi (la destination du flux) et de ressource
(l’origine du flux).
La notion de flux est d’une importance capitale en comptabilité car il est à la
base de toute écriture comptable.

En effet, tout opération comptable est d’abord un flux ce qui fait que l’entité soit le
centre de flux :
 Soit d’informations écrites : Lettres, chèques, factures, …
 Soit d’informations orales : Les instructions reçues des clients.

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Ces informations peuvent être soit qualitatives (La couleur, le sexe, etc.) ou quantitative
(Francs congolais, Euros, Kg, …)
Pour mieux exploiter la notion de flux d’informations, il est nécessaire :

 De les trier pour éliminer les informations redondantes ou inutiles,


 De les modifier pour rendre leur utilisation plus aisée dans ce cas on le met en
forme ;
 De les classer pour permettre une utilisation ultérieure plus efficace selon des critères
fixés (Date, nature, type, …)

1. Classification des flux


Les flux du domaine financier sont multiples on peut citer :

- Flux réel ou physiques : mouvement des biens matériels et physiques.


(Achat = Flux entrant et la vente = Flux sortant)
- Flux quasi-réel ou flux de service : mouvements des services.
- Flux financier : mouvement des créances et dettes ou de contrepartie pour
acquérir de biens ou de services.

Par rapport à l’environnement où se produit l’échange, on peut distinguer :

 Les flux externes, qui mettent en relation l’entité avec des partenaires
extérieurs, appelés « Tiers ».
 Le flux Internes, qui se manifestent à l’intérieur de l’entité elle-même pour
satisfaire ses propres besoins. Ce sont par exemple les mouvements de
marchandises entre l’entrepôt et le magasin, un transfert du compte caisse-
recettes vers un autre compte caisse-dépenses, etc.

Schématiquement, les différents flux peuvent se présenter comme suit :

Tiers Entité
Vente marchandises
Clients Stocks
Achat marchandises (Flux réel)

Vente des marchandises


Fournisseurs
Paiement facture (Flux financier)
Argent
Personnel Flux de « Service »

Paiement salaire (Flux financier)

2. L’enregistrement des flux

Exemple : La société Xscor achète, au comptant, contre espèce, des marchandises à la


société Marsavco pour un montant de 20.000 FC

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 11

Société Xscor

Flux N° 1 Flux N° 2
(Espèce 20.000 FC) (Marchandises 20.000 FC)

Société Marsavco

On constate que le flux numéro 1 est un flux monétaire ; il a pour origine la société Xscor et
pour destination la société Marsavco. Le flux N° 2 est un flux réel ; il a pour origine la société
Marsavco et pour destination la société Xscor.
La société Xscor a réglé car elle avait des fonds : c’est la ressource (R) du flux N° 1 : R, par
ce fait même elle reçoit des marchandises qui augmente ses stocks : c’est l’emploi (E) du flux
N° 2 E

On remarque que Ressource = Emploi.

L'enregistrement de flux en comptabilité fait l'essentiel de tâches comptables journalières.


Ces enregistrements se font dans le livre journal. Chaque opération effectuée fait l'objet
d'une écriture comprenant un débit et un crédit.

Marchandises 20.000
à Caisse 20.000

Nous reviendrons avec force détail sur la tenue du livre journal dans ce cours.

1.6 La comptabilité en partie double

De la notion de flux que nous venons d’aborder ci haut ; il se dégage que dans un
échange, à chaque ressource correspond ceux à quoi elle est utilisée : un emploi.
La comptabilité en partie double ou à partie double est devenue la forme la plus utilisée
de comptabilité à travers le monde.
Cette comptabilité se base sur le principe selon lequel à tout mouvement débité correspond
un ou des mouvements crédités pour un même montant. Autrement, chaque opération
commerciale donne lieu à un enregistrement dans des comptes, en distinguant pour
chacune la ressource et l’emploi selon le flux. La ressource est égale à l’emploi pour chaque
opération effectuée d’où la pensée comptable : « A tout débit correspond un crédit
équivalent» c’est le principe de la partie double : cela est vrai, quel que soit le nombre de
comptes concernés par un flux.

1.7 Processus du traitement comptable

Le processus comptable est crucial pour produire une information financière utile.
Quelle que soit la tendance, un traitement comptable comprend :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 12

Traitement comptable

P P
Pièce J J
justifi- A B
catives

Enregistrement
Pièces Analyse Trie et Rapport
Transaction &
justificatives des pièces ajustement
Transmission

La transaction est le point de départ pour tout processus comptable. Une transaction peut
être externe ou interne. Elle est externe lorsque les échanges se déroulent entre deux entités
distinctes dont l’entreprise.
Elle est par contre interne lorsque les opérations s’effectuent au sein de l’entité elle-même
(interne).
Pour arriver au niveau de l’établissement d’un rapport financier, la transaction doit être
basé sur des pièces justificatives qui, elles-mêmes doivent être analysées, puis enregistrées et
ordonnées jusqu’à un rapport.

Quelle que soit la tendance comptable utilisée, un rapport comptable est un processus qui
exige réflexion et rigueur dans le traitement des informations.

1.8 Les pièces justificatives comptables

Chaque écriture s’appuie sur une pièce justificative datée, établie sur papier ou sur
un support assurant la fiabilité, la conservation et la restitution en clair de son contenu
pendant les délais requis.

1. Classification des pièces justificatives

On distingue les pièces justificatives d’origine interne ou d’origine externe et les pièces
récapitulatives.

a. Les pièces justificatives d’origine interne

Les principales pièces justificatives d’origine interne (établie au sein de l'entreprise


elle-même) sont :

 Les souches de factures (justifiant les ventes)


 Les souches de chèques bancaires et postaux,
 Les effets de commerce,
 Les pièces de caisse,
 Les doubles de bulletins de paye,
 Les copies de correspondances envoyées.

b. Les principales pièces justificatives d’origine externe

Ce sont (Document établi par de tiers à l'entreprise) :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 13

 Les factures d’achats et d’avoir,


 Les relevés de factures,
 Les mémoires,
 Les notes,
 Les bordereaux de versement et de cartes de crédit,
 Les effets de commerce,
 Les documents bancaires et postaux
 Les contrats,
 Les correspondances reçues.

c. Les pièces justificatives récapitulatives

Les opérations de même nature, réalisées en un même lieu et au cours d’une même
journée, peuvent être récapitulées sur une pièce justificative unique.

Les pièces justificatives récapitulatives permettent des enregistrements comptables


globaux : les journaux divisionnaires, les listings informatiques, etc.

2. Le traitement des pièces justificatives

En comptabilité, le traitement des pièces justificatives doit être assuré, avec un


maximum de précaution, afin d’éviter, voire d’éliminer, les risques éventuels d’erreurs et
d’assurer, ainsi, la plus grande fiabilité. De ce fait, il convient de s’assurer :

 Que les documents envoyés ou reçus ne comporte aucune erreur :


o De nom : le document est-il bien adressé à l’entreprise ?
o De taux : les taux indiqués sont-ils exacts à la législation ?
o De calculs : Les calculs ont-ils été bien effectués ?
 Que les documents ont été comptabilisés une seule fois pour éviter un double
enregistrement. Pour cela tout document enregistré doit être marqué.
 Que les documents peuvent être retrouvés facilement. Pour cela il faut les
identifier par une numérotation interne rigoureuse et être classés pendant le temps
requis (Dix ans dans beaucoup de législations).

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 14

Chap. II Etude des plans comptables

La comptabilité, quelle que soit la tendance, est tenue selon des règles strictes
dont l’ensemble constitue le « droit comptable ».
Ce dernier représente l’ensemble des dispositions relatives à la tenue de comptes et à la
présentation des documents de synthèse appelés autrement comptes annuels ou chez les
anglais « Financial statements ».
Rappelons que la normalisation comptable dans le courant anglo-saxon est le fait de privés
(particuliers) tandis que dans le courant latino-germanique, elle est le fait de l’Etat.

Le plan comptable comprend d’ordinaire la loi comptable qui en est le


fondement et qui régit la tenue des comptabilités, les règles d’évaluation ; le cadre des
comptes, les dispositions concernant la liste des comptes ; les nomenclatures, les tableaux
de synthèse, la terminologie, etc.

2.1 Le plan comptable OHADA

Le plan de comptes est différent de liste de comptes. Ce dernier comprend outre la


liste des comptes :

 La justification des critères retenus dans l’arborescence des classes, des comptes
principaux et divisionnaires,

 Les indications sur la codification décimale, les constantes et les parallélismes retenus,
etc.

Plusieurs raisons sont généralement évoquées pour justifier la création de l’OHADA


et l’adoption de son plan comptable dans notre pays. En effet la diversité qui a caractérisé
les législations africaines était un handicap pour la création d’un espace économique
intégré, d’une part, et, d’autre part, cette diversité était accompagnée d’une insécurité
juridique et judiciaire, conséquence de la vétusté et de la caducité des législations
applicables, qui décourageaient les investisseurs privés. Enfin, l’intégration juridique
présentait plusieurs avantages car elle permet au continent africain de s’insérer dans les
circuits des échanges internationaux.

Le droit hérité de la colonisation n’était pas homogène. Il variait d’un Territoire à un


autre, en raison de la règle de la « spécialité législative » en vertu de laquelle toute la
législation coloniale n’était pas applicable ; son application aux colonies nécessitait une
extension spéciale faite par décrets. En effet, dans les anciennes colonies françaises par
exemple, le droit commercial applicable était souvent celui du Code de commerce Français
de 1807 et les textes subséquents rendus applicables aux colonies ; le régime général des
sociétés était régi par le Code civil Français de 1804, les Sociétés Anonymes et les SARL
étaient régies, respectivement, par les lois françaises du 24 juillet 1867 et du 7 mars 1925 ;
pour compléter, adapter ou préciser ces textes de base, d’autres textes étaient élaborés par
le colonisateur pour être appliqués dans les colonies. Il résulte de cette législation coloniale
une certaine harmonisation juridique dans les colonies concernées. Cependant, cette pseudo
- harmonisation ne concernait que ces colonies. Dans les premières décennies qui ont suivi
les indépendances, chaque Etat avait légiféré dans les domaines qu’il estimait prioritaires,
mais même pour autant, l’harmonisation inter-état était difficilement envisageable.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 15

2.1.1 Classification des comptes dans le plan comptable


OHADA

La classification des comptes dans le plan comptable OHADA se caractérise par le


choix d'un mode de codification décimale et l'adoption de critères de classement des
opérations dans les comptes ouverts à cet effet.

1. REPARTITION DES OPERATIONS DANS LES CLASSES DE COMPTES

A. Comptabilité générale

Les classes 1 à 5 se rapportent aux comptes de bilan :


Classe 1 : comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) ;
Classe 2 : comptes de l’actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations
incorporelles, corporelles et financières) ;
Classe 3 : comptes de stocks ;
Classe 4 : comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du passif circulant) ;
Classe 5 : comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes
bancaires et caisse).

Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les
produits des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres
charges et des autres produits ;

Classe 6 : comptes de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et charges


financières) ;
Classe 7 : comptes de produits des activités ordinaires (produits d’exploitation et produits
financiers) ;
Classe 8 : comptes des autres charges et des autres produits (participations des travailleurs,
subventions d’équilibre, etc.).

B. Comptabilité des engagements et Comptabilité analytique de gestion

La classe 9 a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la


comptabilité analytique de gestion.

2 - STRUCTURE DÉCIMALE DES COMPTES

Cette codification procède d'une classification à structure décimale permettant :


 de subdiviser tout compte ;
 de regrouper par grandes familles les opérations de nature relativement homogènes
;
 d'accéder à des niveaux plus ou moins détaillés d'analyse des opérations ;
 de faciliter le développement des applications informatiques afférentes au
traitement automatisé des comptes et opérations ;
 et de servir les postes et rubriques entrant dans la confection des documents de
synthèse normalisés.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 16

La codification du Système comptable OHADA est aménagée de sorte à établir des


constantes et des parallélismes susceptibles d'aider à mémoriser et à comprendre les
comptes.

3. CONSTANTES

Le premier et le dernier chiffre du code d'un compte peuvent avoir une signification
particulière.

A. Rôle du premier chiffre

Le numéro de chacune des classes 1 à 9 constitue le premier chiffre des numéros de la classe
considérée. Les chiffres occupant les autres positions au sein de la codification caractérisent,
de la gauche vers la droite, les niveaux d'affinement plus développés relatifs aux comptes
principaux, sous-comptes et comptes divisionnaires. Le numéro d'un compte divisionnaire
commence toujours par celui du compte ou sous-compte dont il constitue une subdivision.

B. Rôle de toute terminaison sauf le 9 dans les comptes à deux chiffres

Dans les comptes à deux chiffres, les terminaisons autres que le 9 servent au regroupement
en fonction des catégories d'opérations.

C. Rôle de la terminaison 9 dans les comptes à deux chiffres

Dans les comptes de bilan, la terminaison 9 dans les comptes à deux chiffres a pour rôle
d'identifier les dépréciations provisionnées des classes correspondantes (exemples : 19
- Provisions financières pour risques et charges, 39 - Dépréciations des stocks).

La terminaison 9 joue un rôle similaire dans les comptes de gestion relevant des classes
6 et 7 dans la mesure où elle se rapporte aux opérations concernant les provisions.

D. Rôle de toute terminaison 9 dans les comptes à trois chiffres et plus.

Le chiffre 9 en troisième ou quatrième position annonce, tant pour ce qui concerne les
comptes du bilan que les comptes de gestion, le solde inversé des opérations par rapport :

 aux opérations couvertes par le compte de niveau immédiatement supérieur et


classées dans les subdivisions se terminant par 1 à 8. (Exemple : 6059 - Rabais,
remises et ristournes obtenus sur autres achats par rapport à 605 – autres achats ;
compte 409 – Fournisseurs débiteurs par rapport au compte 40 -Fournisseurs
d'exploitation et comptes rattachés) ;
 à la nature des comptes de la catégorie (Exemples : comptes 6041, 6042, 6043,
6044, 6045, 6046, 6047, par rapport au compte 6049 - Rabais ristournes et remises
obtenus sur achats de matières et fournitures consommables ; comptes 411 à 418, par
rapport au compte 419 - Clients créditeurs).

La codification du Système comptable OHADA fait cependant exception à cette règle en


ce qui concerne les comptes de la classe 2.

E. Rôle des terminaisons 1 à 8 dans les comptes à trois chiffres et plus.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 17

Dans les comptes dont le numéro est constitué d'au moins trois chiffres, les terminaisons 1 à 8
servent généralement à détailler les opérations subordonnées au niveau immédiatement
supérieur.
Il convient de noter cependant qu'en ce qui concerne les comptes de gestion, la terminaison
8 de ce sous-ensemble de comptes, regroupe les opérations autres que celles prévues dans
les comptes du même niveau et dont la terminaison va de 1 à 7. (Exemples : 758 - Produits
divers, 668 - Autres charges sociales, 7078 – Autres produits accessoires, etc.).
Aucune signification particulière n'est attachée au zéro en tant que terminaison placée en
troisième ou quatrième position dans la codification propre au Système comptable
OHADA.

4. AUTRES CONSTANTES

Elles résultent de la ventilation des sous comptes 409 et 419 conformément aux
comptes 40 et 41. De même, les comptes 28 et 29 ont été développés eu égard à la
structure des comptes de la classe 2. Le chiffre 3, caractéristique des stocks, est utilisé dans
les comptes 603 et 73, pour identifier parmi les comptes de gestion, les variations de stocks
de biens achetés et de biens produits.

2.1.2 Parallélismes

1. ENTRE CHARGES ET PRODUITS LIES AUX ACTIVITES ORDINAIRES

601 Achats de marchandises 701 Ventes de marchandises


602 Achats de matières premières 702 Ventes de produits finis
65 Autres charges 75 Autres produits
697 Dotations aux provisions financières 797 Reprises de provisions financières

2. ENTRE AUTRES CHARGES ET AUTRES PRODUITS

Les comptes à deux chiffres à terminaison impaire désignent les charges et ceux à
terminaison paire les produits.

81 Valeurs comptables des cessions d'immobilisations 82 Produits des cessions d'immobilisations


83 Charges hors activités ordinaires 84 Produits hors activités ordinaires
85 Dotations hors activités ordinaires 86 Reprises hors activités ordinaires

Bref la décomposition se présente de ma manière suivante :

2.1.3 Les comptes principaux et divisionnaires

L’article 18 de l’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière


dispose : « Chaque classe est subdivisée en comptes identifiés par des numéros à deux chiffre
ou plus […] dans le cadre d’une codification décimale».

Chaque classe comprend en règle générale 10 comptes à deux chiffres, que nous appelons
« Comptes principaux » dont le premier se termine par 0 et le dernier par 9.

Exemple

Classe 5 Trésorerie :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 18

50 –Titres de placement, 51 – Valeurs à encaisser …, 58 – Régie d’avances, accréditifs et


virement internes, 59 –Dépréciations et provisions pour risque à court terme.

Au-delà de deux chiffres, les subdivisions se limitent à 9 positions.

Chaque compte principal peut être subdivisé en 9 comptes à 3 chiffres, et chacun de ses
derniers en 9 comptes à 4 chiffres, tous appelés « Comptes » (sans autres qualificatif). Le
premier numéro se termine alors par 1 et le dernier par 9, le 0 gardant son caractère
générique sauf 490 et 590.

Exemple
Le compte 24 –Matériel est subdivisé en 241 –Matériel et outillage industriel et commercial
… 245 –Matériel de transport … 249 –Matériel et actifs biologiques encours

Le compte 245 –Matériel de transport est subdivisé à son tour en 2451 –Matériel
automobile … 2458 –Autres (Vélo, Mobylette, moto).

Au-delà de quatre chiffres, la subdivision en cous comptes est laissé au choix de l’entité,
dans le respect des nomenclatures nationale ou régionale.

1. Les constantes
Pour des raisons logiques et pédagogiques, des « constantes » sont retenus dans la
numérotation des comptes. Ainsi :

- Le chiffre 8 en troisième ou quatrième position appelle souvent un compte


résiduel ou « Divers », destiné aux opérations qui n’ont pas trouvé leur place
dans les sept catégories précédentes.

Exemples :
168 –Autres emprunts et dette, dans la subdivision de 16 –Emprunts et dettes
assimilées.

2458 –Autres matériels de transport, dans la subdivision de 245 –Matériel de


transport

- Le chiffre 9 en deuxième position appelle un compte de provision, soit :

- En gestion, une dotation (69) ou une reprise (79).

- En situation (19, 29, 39, 49, 59), une provision ou une dépréciation existante.

Les comptes 29, 39, 49 et 59 présente un solde opposé à celui des principaux
autres comptes de leur classe.

- Ce caractère « d’opposant » au sens du solde des autres comptes de la même


famille est également attribué au chiffre 9 figurant en troisième ou
quatrième position :

Exemple

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 19

- 109 – Apporteurs, Capital souscrit, non appelé et 139 – Résultat net : Perte
présentent un solde débiteur, à l’encontre des autres comptes 10 et 13
- 409 réunit les fournisseurs débiteurs, à l’opposé des autres comptes 40,
- 419 réunit les clients créditeurs, à l’opposé de autres comptes 41
- 60 x 9 réunit les réductions obtenues non ventilables, à l’opposé des autres
comptes 60 x

L’Acte uniforme relatif au droit comptable et à l’information financière dispose en son


article 18, la distinction dans la comptabilité financière, entre les comptes de situation et les
comptes de gestion :

- Les comptes de situation (du patrimoine ou de bilan) comprennent les comptes


de la classe 1 à 5

- Les comptes de gestion comprennent quant à eux les comptes de la classe 6, 7 et


8 classés de la manière ci-après :
- Par rapport à la fréquence de l’activité
- Activité « Ordinaire » :6 et 7
- « Hors activité ordinaire » : 8
- Puis par rapport à la place de l’opération dans le circuit économique de
l’activité :
- En amont de l’entité : « Entrant » ou charge : Classe 6 et les comptes
impaire de la classe 8 (81, 83, 85, 87, 89)
- En aval de l’entité : »Sortant » ou produit : Classe 7 et compte pairs de la
classe 8 (82, 84, 86, 88)

Dans le système comptable OHADA, le zéro ne se place jamais en 3ème et 4ème


position. Sauf pour les comptes

 130 Résultats en instance d’affectation


 490 Dépréciation des comptes fournisseurs
 590 Dépréciation des titres de placement

2.1.4 Critères de classement

Les critères de classement des opérations retenues dans le plan de comptes assurent
l'homogénéité interne des classes et des comptes à deux chiffres en fonction de catégories
économiques d'opérations qu'ils sont destinés à regrouper. C'est ainsi que la notion de
"comptes rattachés" figurant dans le plan de comptes a pour but d'assurer le recensement
de toutes les opérations se rapportant au même agent économique: par exemple, le
compte 40 regroupe toutes les dettes envers les fournisseurs, qu'il s'agisse des factures en
compte fournisseurs, des effets à payer, des factures non parvenues (charges à payer, y
compris les intérêts courus éventuellement dus). Indépendamment de cette cohérence
interne du plan de comptes, l'établissement des documents de synthèse nécessite une
répartition des opérations enregistrées en comptabilité selon des critères généraux de
classement :

 Au bilan: classement en fonction de la destination des biens dans l'entreprise


(immobilisations, stocks, …). Lorsque les biens acquis ou produits par l'entreprise ont
une destination polyvalente (vente, location ou utilisation par l'entreprise elle-
même), en attendant un classement définitif (stocks ou immobilisations), leurs coûts

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 20

sont inscrits initialement dans les comptes de charges et inventoriés dans les stocks.
Leur transfert, le cas échéant, dans les immobilisations est irréversible ;
 Dans le compte de résultat: classement en fonction de la nature des charges et des
produits constitutifs du résultat de l'exercice.

2.1.5 Organisation du plan de comptes de l'entreprise

- Le plan de comptes de l'entreprise est établi conformément aux dispositions énoncées ci-
dessous par référence au plan général des comptes;
- Ce plan de comptes est commun à trois systèmes caractérisés par les documents de
synthèse particuliers à chacun d'eux. Il permet de passer d'un système à l'autre sans
rupture de classification. Ce passage peut être global mais il peut n'être que partiel, par
exemple lorsque l'entreprise a besoin d'un compte qui n'existe pas dans le système
qu'elle applique. Ainsi, pour enregistrer une prime d'émission, une société ayant recours
au système allégé ouvrira le compte prévu seulement dans les autres systèmes normaux
;

- Les comptes normalement utilisés dans chacun des différents systèmes qui sont :

 Le système normal ;
 Le système allégé ;
 Le système minimal de trésorerie.

- Les comptes sont ouverts pour autant que de besoin ;

- La codification et l'intitulé des comptes doivent être respectés pour les comptes
imprimés en caractères romains ;

- La codification et l'intitulé des comptes imprimés en caractères italiques sont indicatifs ;

- Toutefois, si des opérations qui concernent l'un de ces comptes doivent être classées dans
une seule subdivision, indicative ou non, le numéro de code du niveau supérieur doit
être maintenu mais l'intitulé retenu peut être celui qui couvre les opérations en cause
(en rappelant brièvement, si nécessaire, la particularité attachée au compte de niveau
supérieur). Lorsque d'autres modifications sont apportées aux comptes visés au
paragraphe 5 ci-dessus, elles doivent avoir un caractère exceptionnel et être
approuvées en application des procédures en vigueur. Les modifications d'intitulé ne
peuvent avoir pour effet d'entraîner, sous le compte ainsi modifié, l'enregistrement
d'opérations qui ont normalement leur place sous d'autres intitulés du plan général.

- Une subdivision des comptes plus détaillée que dans le Plan général est autorisée à
condition qu'elle respecte l'ordre de classification des comptes visée au paragraphe 5 ci-
dessus ;

- Si certaines opérations ne peuvent être enregistrées dans aucun des comptes développés
selon l'ordre du plan général, les nouveaux comptes à ouvrir sont approuvés en
application des procédures en vigueur ;

- Les entreprises ventilent, en tant que de besoin, leurs opérations :

 Selon qu'elles sont faites au pays ou à l'étranger, en francs ou en devises ;

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 21

 Selon qu'elles sont traitées à long, à moyen ou à court terme.

Bref une analyse de la fonction de l’opération, sur la base d’une ou de deux positions : le numéro
comportera alors sept à huit chiffres

SYSCOHADA.Nature. Fonction

La subdivision par fonction est liée à la comptabilité analytique de gestion de l’entité, si elle
existe, ou lorsqu’il faut :

- Déterminer les coûts de comptes de charges,

- Calculer les marges analytiques, après regroupement des comptes de produits

2.1.6 Détail de comptes du plan comptable OHADA


1. COMPTES DE BILAN

Classe 1

Comptes de ressources durables (capitaux propres et dettes financières) :

10 Capital
11 Réserves
12 Report à nouveau
13 Résultat net de l'exercice
14 Subventions d'investissement
15 Provisions réglementées et fonds assimilés
16 Emprunts et dettes assimilés
17 Dette de location acquise
18 Dettes liées à des participations et comptes de liaison des établissements et sociétés en
participation
19 Provisions pour risques et charges

Classe 2

Comptes de l’actif immobilisé (charges immobilisées et immobilisations incorporelles, corporelles et


financières) :

21 Immobilisations incorporelles
22 Terrains
23 Bâtiments, installations techniques et agencements
24 Matériel, Mobilier et actifs biologiques
25 Avances et acomptes versés sur immobilisations
26 Titres de participation
27 Autres immobilisations financières
28 Amortissements
29 Dépréciation des immobilisations

Classe 3

Comptes de stocks :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 22

31 Marchandises
32 Matières premières et fournitures liées
33 Autres approvisionnements
34 Produits en cours
35 Services en cours
36 Produits finis
37 Produits intermédiaires et résiduels
38 Stocks en cours de route, en consignation ou en dépôt
39 Dépréciations des stocks et encours de production

Classe 4

Comptes de tiers (créances de l’actif circulant et dettes du passif circulant) :

40 Fournisseurs et comptes rattachés


41 Clients et comptes rattachés
42 Personnel
43 Organismes sociaux
44 État et collectivités publiques
45 Organismes internationaux
46 Apporteurs, Associés et groupe
47 Débiteurs et créditeurs divers
48 Créances et dettes hors activités ordinaires (H.A.O.)
49 Dépréciations et Provisions pour risques à court terme

Classe 5

Comptes de trésorerie (titres de placement, valeurs à encaisser, comptes bancaires et caisse) :

50 Titres de placement
51 Valeurs à encaisser
52 Banques
53 Établissements financiers et assimilés
54 Instruments de trésorerie
55 Instruments de monnaie électronique
56 Banques, crédits de trésorerie et d'escompte
57 Caisse
58 Régies d'avances, accréditifs et virements internes
59 Dépréciations et Provisions pour risques à court terme

2. COMPTES DE CHARGES ET DE PRODUITS

Les composantes du résultat sont, d’une part, les classes 6 et 7 enregistrant les charges et les produits
des activités ordinaires et, d’autre part, la classe 8 réservée aux comptes des autres charges et des autres
produits.

Classe 6

Comptes de charges des activités ordinaires (charges d’exploitation et charges financières) :

60 Achats Et Variations De Stocks


61 Transports
62 Services extérieurs
63 Autres Services extérieurs
64 Impôts et taxes
65 Autres charges

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 23

66 Charges de personnel
67 Frais financiers et charges assimilées
68 Dotations aux amortissements
69 Dotations aux provisions et aux dépréciations

Classe 7

Comptes de produits des activités ordinaires (produits d’exploitation et produits financiers) :

70 Ventes
71 Subventions d'exploitation
72 Production immobilisée
73 Variations de stocks de biens et de services produits
75 Autres produits
77 Revenus financiers et assimilés
78 Transferts de charges
79 Reprises de provisions, de dépréciations et autres

3. COMPTES DES AUTRES CHARGES ET DES AUTRES PRODUITS


(PARTICIPATIONS DES TRAVAILLEURS, SUBVENTIONS
D’EQUILIBRE, ETC.) :

Classe 8

81 Valeurs comptables des cessions d'immobilisations


82 Produits des cessions d'immobilisations
83 Charges hors activités ordinaires
84 Produits hors activités ordinaires
85 Dotations hors activités ordinaires
86 Reprises hors activités ordinaires
87 Participation des travailleurs
88 Subventions d'équilibre
89 Impôts sur le résultat

Les comptes de la classe 8 impaire sont des charges et les comptes de la classe 8 paire sont des produits

4. COMPTABILITE ANALYTIQUE DE GESTION

La classe 9 a été réservée aux opérations de la comptabilité des engagements et à la comptabilité


analytique de gestion.

Comptabilité des engagements


90 Engagements obtenus et engagements accordes
91 Contreparties des engagements

Comptabilité analytique de gestion


92 Comptes réfléchis
93 Comptes de reclassements
94 Compte de coûts
95 Comptes de stocks
96 Comptes d'écarts sur coûts préétablis
97 Comptes de différences
98 Comptes de résultats
99 omptes de liaisons internes

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 24

2.2 Le Plan Comptable Américain (US GAAP)


Chart of Accounts3
Assets 167 Equipment
168 Accumulated depreciation, equipment
Unearned Revenues
169 Machinery
230 Unearned consulting fees
Current Assets 170 Accumulated depreciation, Machinery
23 1 Unearned legal fees
173 Building_
174 Accumulated depreciation, Building _ 232 Unearned property management fees
101 Cash
175 Building _ 233 Unearned fees
102 Petty cash
176 Accumulated depreciation, Building _ 234 Unearned fees
103 Cash equivalents
104 Short-term investments
179 Land improvements _ 235 Unearned janitorial revenue
236 Unearned revenue
180 Accumulated depreciation, Land
105 Market adjustment, securities (S-T)
improvements _ 238 Unearned rent
106 Accounts receivable
107 Allowance for doubtful accounts 181 Land improvements _
182 Accumulated depreciation, Land Notes Payable
108 Legal fees receivable
109 Interest receivable improvements _
110 Rent receivable 183 Land 240 Short-term notes payable
111 Notes receivable 241 Discount on short-term notes payable
115 Subscriptions receivable, Common stock Natural Resources 245 Notes payable
116 Subscriptions receivable, Preferred stock 251 Long-term notes payable
119 Merchandise inventory 185 Mineral deposit 252 Discount on long-term notes payable
120 inventory 186 Accumulated depletion, Mineral deposit
121 inventory
124 Office supplies
Long- Term Liabilities
125 Store supplies
Intangible Assets
126 supplies 253 Long-term lease liability
128 Prepaid insurance 191 Patents 255 Bonds payable
192 Leasehold
129 Prepaid interest 256 Discount on bonds payable
193 Franchise
131 Prepaid rent 257 Premium on bonds payable
132 Raw materials inventory 194 Copyrights 258 Deferred income tax liability
195 Leasehold improvements
133 Goods in process inventory,
196 Organization costs
134 Goods in process inventory,
135 Finished goods inventory Equity
Liabilities
Long- Term Investments Owner's Equity
Current Liabilities
141 Long-term investments
301 Capital
142 Market adjustment, securities (L-T) 302 Withdrawals
201 Accounts payable
144 Investment in _ 303 Capital
202 Insurance payable
145 Bond sinking fund
203 Interest payable 304 Withdrawals
204 Legal fees payable 305 Capital
Plant Assets 207 Office salaries payable 306 Withdrawals
151 Automobiles 208 Rent payable
152 Accumulated depreciation, Automobiles 209 Salaries payable
153 Trucks 210 Wages payable Contributed Capital
154 Accumulated depreciation, Trucks
155 Boats
211 Accrued payroll payable
214 Estimated warrant y liability 307 Common stock, $ _
308 Common stock, no par
par value
156 Accumulated depreciation, Boats 215 Income taxes payable
157 Professional library 216 Common dividend payable 309 Common stock subscribed
158 Accumulated depreciation, professional 217 Preferred dividend payable 310 Common stock dividend distributable
library 218 State unemployment taxes payable 31] Contributed capital in excess of par value,
159 Law library 219 Employee federal income taxes payable Common stock
160 Accumulated depreciation, Law library 221 Employee medical insurance payable 312 Contributed capital in excess of stated value,
161 Furniture 222 Employee retirement program payable No-par common stock
162 Accumulated depreciation, Furniture 223 Employee union dues payable 313 Contributed capital from retirement of
163 Office equipment 224 Federal unemployment taxes payable common stock
164 Accumulated depreciation, Office equipment 225 FICA taxes payable 314 Contributed capital, Treasury stock
165 Store equipment 226 Estimated vacation pay liability 315 Preferred stock
166 Accumulated depreciation, Store equipment 316 Contributed capital in cxcess of par value,
Preferred stock
317 Preferred stock subscribed

3
Kermit D. Larson, John J wild, Barbara C. ; Fundamental accounting principles, McGraw-Hill, New
York, 2002, Appendix C-1 et C-2

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 25

Retained Earnings Miscellaneous Expenses


Expenses
318 Retained earnings
319 Cash dividends declared Amortization, Depletion, 655 Advertising expense
320 Stock dividends declared 656 Bad debts expense
and Depreciation 657 Blueprinting expense
Other Equity Accounts 658 Boat expense
601 Amortization expense, ~

321 Treasury stock, Common 602 Amortization expense, ~


659 Collection expense
322 Unrealized gain-Equity 603 Depletion expense, ~
661 Concessions expense
323 Unrealized loss-Equity 604 Depreciation expense, Boats 662 Credit card ex pense

Revenues 605 Depreciation expense, Automobiles 663 Delivery expense


664 Dumping expense
606 Depreciation expense, Building ~

607 Depreciation expense, Building ~


667 Equipment expense
401 fees earned 608 Depreciation expense, Land 668 Food and drinks expense
402 fees earned improvements ~
669 Gas, bil, and repairs expense
403 services revenue 609 Depreciation expense, Land 671 Gas and oil expense
404 services revenue improvements ~
672 General and administrative expense
405 Commissions earned 610 Depreciation expense, Law library 673 Janitorial expense
406 Rent earned 611 Depreciation expense, Trucks 674 Legal fees expense
407 Dividends earned 612 Depreciation expense, equipment ~
676 Mileage expense
408 Earnings from investment in ~

613 Depreciation expense, equipment ~


677 Miscellaneous expenses
409 Interest revenue (or Interest earned) 614 Depreciation expense, ~
678 Mower and tools expense
410 Sinking fund earnings 615 Depreciation expense, ~
679 Operating expense
413 Sales 681 Permits expense
414 Sales returns and allowances 682 Postage expense
415 Sales discounts Employee-Related Expenses 683 Property taxes expense
684 Repairs expense,
620 Office salaries expense
~

685 Repairs expense,


Cost of Sales 621 Sales salaries expense
687 Selling expense
~

622 Salaries expense


Cost of Goods Sold 623 wages expense
688 Telephone expense
689 Travel and entertainment expense
~

502 Cost of goods sold 624 Employees' benefits expense


690 Utilities expense
505 Purchases 625 Payroll taxes expense
691 Warrant y expense
506 Purchases returns and allowances 695 Income taxes expense
507 Purchases discounts
508 Transportation-in
Financial Expenses
630 Cash over and short Gains and Losses
Manufacturing 631 Discounts lost
632 Factoring fee expense
520 Raw materials purchases 633 Interest expense 701 Gain on retirement of bonds
521 Freight-in on raw materials
702 Gain on sale of machinery
530 Factory payroll
531 Direct labor Insurance Expenses 703 Gain on sale of short-term investments
704 Gain on sale of trucks
540 Factory overhead 635 Insurance expense, Delivery equipment 705 Gain on ~

541 Indirect materials 636 Insurance expense, Office equipment 706 Foreign exchange gain or loss
542 Indirect labor 637 Insurance expense, ~
801 Loss on disposai of machinery
543 Factory insurance expired
802 Loss on exchange of equipment
544 Factory supervision
Rental Expenses 803 Loss on exchange of ~

545 Factory supplies used


804 Loss on sale of notes
546 Factory utilities 640 Rent expense 805 Loss on retirement of bonds
547 Miscellaneous production costs 641 Rent expense, Office space 806 Loss on sale of investments
548 Property taxes on factory building
642 Rent expense, Selling space 807 Loss on sale of machinery
549 Property taxes on factory equipment
643 Press rental expense 808 Loss on ~

550 Rent on factory building


644 Truck rental expense 809 Unrealized gain-Income
551 Repairs, factory equipment
645 rental expense
~
810 Unrealized loss-lncorne
552 Small tools written off
560 Depreciation of factory equipment
Supplies Expenses
561 Depreciation of factory building
Clearing Accounts
Standard Cost Variance 650 Office supplies expense
651 Store supplies expense
652 supplies expense 901 Income summary
580 Direct material quantity variance ~

653 supplies expense 902 Manufacturing summary


581 Direct material price variance ~

582 Direct labor quantity variance


583 Direct labor price variance
584 Factory overhead volume variance
585 Factory overhead controllable variance
Notes : L’IASB ne dispose pas d’un cadre de comptes, ce qui
fait que l’on peut utiliser pour de besoin de comptabilisation
le cadre américain ou tout autre cadre anglo-saxon.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 26

CHAP. III Les livres et autres documents comptables dans


les différents courants comptables

Il existe un certain nombre des documents communément utilisés dans les différents
systèmes comptables ou référentiels.

Notons que les pays de l’Europe continentale et leurs anciennes colonies ont presque
la même logique de présentation de documents tout comme les pays Anglo-Saxon.
Au niveau international, la normalisation comptable internationale pousse de nos jours les
différents référentiels et les diverses tendances à une harmonisation de présentation,
compte tenu du besoin de globalisation financière.

3.1 L’harmonisation dans la présentation des états


financiers : La mise en conformité des états financiers

La mise en conformité peut s’effectuer de deux façons :


La confection de documents annuels dans la langue et la monnaie du pays où la société est
cotée mais en conservant les principes comptables du pays d’origine (convenience
statement), et la confection des états annuels en adoptant la langue, la monnaie et les
principes comptables du pays d’accueil (Secondary statement).

 Les convenience statements

Lorsque l’entreprise ne prend aucune disposition particulière pour s’adapter au


contexte du pays dans lequel il prétend être côté, on rencontre plusieurs variantes dans la
présentation du rapport annuel et documents financiers :

- La convenience translation

Dans ce cas, les responsables de la société se contentent de présenter une traduction


simple dans la langue du pays étranger des documents financiers sans convertir les
montants dans la monnaie locale et sans adopter les normes comptables locales.

- Le convenient statement

Ce terme désigne les états financiers rédigés dans la langue et la monnaie du pays
tout en conservant les principes comptable du pays d’origine (Exemple : TOYOTA) ce type
de document permet d’améliorer la communication avec les investisseurs étrangers. Il
montre l’intérêt que porte la société à ces derniers et constitue une première étape avant
l’élaboration de secondary statemant.

 Les secondary statemant

Il constitue la forme idéale de présentation des états financiers pour les


investisseurs étrangers. Les documents sont traduits dans leur intégralité et présentés
dans la monnaie du pays d’accueil, les principes comptables de ces derniers sont
respectés.

Remarquons néanmoins que le coût d’élaboration de documents financiers sous


une telle forme est élevé et leur rédaction limitée.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 27

3.2 Quelques documents comptables


Art.19.- du plan comptable OHADA stipule que les livres comptables et autres
supports dont la tenue est obligatoire sont :
• le livre-journal, dans lequel sont inscrits les mouvements de l’exercice enregistrés
en comptabilité, dans les conditions exposées au paragraphe 4 de l’article 17 ci-
dessus ;
• le grand-livre, constitué par l’ensemble des comptes de l’entreprise, où sont
reportés ou inscrits simultanément au journal, compte par compte, les différents
mouvements de l’exercice ;
• la balance générale des comptes, état récapitulatif faisant apparaître, à la
clôture de l’exercice, pour chaque compte, le solde débiteur ou le solde créditeur,
à l’ouverture de l’exercice, le cumul depuis l’ouverture de l’exercice des
mouvements débiteurs et le cumul des mouvements créditeurs, le solde débiteur
ou le solde créditeur, à la date considérée;
• Le livre d’inventaire, sur lequel sont transcrits le Bilan et le Compte de résultat
de chaque exercice, ainsi que le résumé de l’opération d’inventaire.

L’établissement du livre-journal et du grand-livre peut être facilité par la tenue


de journaux et livres auxiliaires, ou supports en tenant lieu, en fonction de l’importance
et des besoins de l’entreprise. Dans ce cas, les totaux de ces supports sont
périodiquement et au moins une fois par mois respectivement centralisés dans le livre-
journal et dans le grand-livre.

Mais comme il n’existe pas de comptabilité sans compte, nous nous faisons le
devoir de présenter ce qu’est un compte.

1. UN COMPTE

Un compte est un état détaillé d’enregistrements augmentant ou diminuant les


biens, les ressources ou les charges d’une entreprise. Un compte peut être aussi définit
comme une entité dans laquelle sont consignées les informations comptables se rapportant
à un même élément ou objet.

Pour chaque information comptable manipulée, existe un compte spécifique.


Pour ce qui est de la présentation d’un compte, il existe plusieurs possibilités :

 Les comptes à colonnes séparées,


 Les comptes à colonnes mariées.

A. Présentation
 Les comptes à colonnes séparées

Le compte à colonnes séparées se présente sous la forme d’un tableau comprenant


deux parties de structure identique, mais distinctes :

 La partie gauche, réservée aux emplois, est appelée Débit ;


 La partie droite, réservée aux ressources, est appelée Crédit.

Chaque partie comprend :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 28

 Une date : Elle permet le repère de l’opération et la vérification de sa


chronologie ;
 Un libellé : il donne l’explication de l’opération et précise la pièce de base ou
pièce comptable, document obligatoire, telle une facture, un chèque, …

Remarque : Lorsqu’un solde existe à l’ouverture du compte, il faut le reprendre comme


première somme, au débit lorsqu’il est débiteur, au crédit lorsqu’il est créditeur.

Débit (Emploi) Compte (Nom du Compte) Crédit(Ressource)


Dates Opérations Somme Dates Opérations Somme
Solde à nouveau

Solde débiteur
Totaux Totaux

Pour calculer la situation du compte, il faut faire la différence entre le total des
débits et le total des crédits. Cette différence est appelée Solde. Le solde est qualifié de :

 Débiteur : Si le total des débits et supérieur au total des crédits ;


 Créditeur : Si le total des crédits est supérieur au total des débits

Un compte est dit soldé lorsque le total des débits est égal au total des crédits –le
Solde est nul–
Certains comptes ne peuvent avoir qu’un seul solde soit débiteur ou créditeur et non les
deux (Débiteur et certaines fois créditeur).

 Les comptes à colonnes mariées.

Le compte à colonnes mariées se présente avec une ou deux colonnes de soldes. Il a


l’avantage de donner le solde après chaque opération, ce qui justifie son utilisation pour les
comptes de trésorerie (Banques, chèques postaux et Caisse), ainsi que pour les comptes de
tiers (Fournisseurs et Clients).

Compte (Nom du Compte)


Date Libellé Sommes Soldes
Débit Crédit Débiteurs Créditeurs

TOTAL

Les comptes présentent parfois une seule colonne pour les soldes, avec en plus une colonne
pour la position (P) où la mention « D » indique que le solde est débiteurs, et la mention
« C » qu’il est créditeur. La présentation du compte présente alors la structure suivante :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 29

Compte (Nom du Compte)


Date Libellé Sommes Soldes P

Débit Crédit

Autres présentation à colonnes mariées

Compte (Nom de compte)


Date Contreparties Libellé Sommes
Débit Crédit

Totaux XXX YYY


Solde XYX

Remarque : Lorsque l’entreprise manipule un nombre de comptes limité, la comptabilité


ne présente aucune difficulté mais au contraire lorsque la liste devient long, les entités
manipulables en comptabilité devient un casse-tête c’est pourquoi il existe dans presque
toutes les normalisations un cadre de comptes qui liste toutes les entités utiles à une
comptabilité. En RDC nous utilisons le plan comptable régional OHADA.
Pour les américains, on parle de « Chart of accounts ».

Dans la logique anglo-saxonne, le compte au format T est couramment utilisé et qui


d’ailleurs présente les mêmes caractéristiques comme dans la logique latino germanique. Le
débit est appelé « Debit » abrégé par Dr, le crédit est appelé Crédit ou Cr. La différence
entre le débit et le crédit qui est le solde est appelée « Account balance » ou « balance »

Account Title
Debit Credit
- Intitulé des opérations débitées + montant Intitulé des opérations créditées + montant

Total increase 3000 Total decrease 2000


- Less decrease -2000
Balance 1000

REMARQUE : la notion de débit ou de crédit ne veut pas dire favorable ou défavorable.


Débit veut dire seulement une augmentation et le crédit une diminution.

Pour faciliter le repérage des écritures d’une date spécifique dans un compte, il
est utilisé dans la logique latino germanique le numéro de l’écriture au journal dans
lequel ce compte apparaît. C’est ce numéro et le montant seulement qui vont
apparaître dans un compte au grand livre.
Chez les anglais on utilise le « Posting reference » qui est au journal le numéro du compte
mouvementé et au grand livre la date de l’écriture ou toute autre marque distinctive.

Voyons ci-après un modèle d’un compte référencé au format colonne

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 30

Cash (=Nom du compte) Account N° 101 (= Numéro du compte)


Date Explanation (libellé) PR Debit Credit Balance
2001 1 G1 30,000 30,000
Dec 2 G1 2,500 27,500
3 G1 26,000 1,500
G1 4,200 5,700
Dans le document ci-haut, dans la colonne PR, G1 correspond au numéro de la page sur
laquelle se trouve l’écriture tandis qu’au journal PR correspond au numéro du compte
Account N° 101 Cash.

B. Nature et spécificité d’un compte

Un compte peut être un compte du Bilan, un compte de gestion ou un compte


analytique.

Un compte est dit :


- Du bilan (Dans la normalisation OHADA) lorsqu’il est d’une classe comprise
entre 1 et 5
- Il est dit de gestion si sa classe est 6, 7 ou 8. il permet dans ce cas d’enregistrer
les charges des activités ordinaires et autres charge (pertes) ou les produits
des activités ordinaires (profits).
- Les comptes des engagements hors bilan et comptes de la comptabilité
analytique de gestion (classe 9)

Notons par ailleurs que dans la normalisation anglo-saxonne, le regroupement des


comptes se fait presque de la même façon avec des comptes :

- Assets (Current assets, Long terme investements, plant assets, natural ressources et
Intagible assets) pour ce qui est des comptes de l’Actif du Bilan
- Liabilities (Current liabilities, Unearned revenu, notes payables et Long-terme
liabilities) pour les comptes du Passif classés dans le groupe « Dettes à long et court
terme».
- Equity (Owner’s equity, contributed capital, retained earnings, Other equity
accounts) pour les comptes du Passif du groupe « fonds propres ou capitaux
propres».
- Revenues
- Cost of sales (Cost of goods sold, manufacturing, Standard cost variance)
- Expenses (Amortization, Depletion et depreciation, Employee-related expenses,
Financial expenses, Insurance expenses, rental expenses, supplies expenses et
miscellaneous expenses);
- Gains and losses
- Clearing accounts.

Du reste, un compte peut être collectif (général ou principal) lorsqu’il enregistre


globalement et sans distinction les informations relatives à une même entité comptable
sans s’occuper des détails de sous entités. (Le compte unique « Fournisseurs » enregistre
toutes les informations de divers fournisseurs pris séparément. = « Fournisseur Ilunga »,
« Fournisseur Tshibwabwa » etc.)
Un compte est dit particulier ou satellite lorsqu’il est rattaché à une entité principale
(Compte général ou principal) dans laquelle sont regroupées à posteriori et pour synthèse
des informations des divers comptes particulier (Le compte « fournisseur Ilunga » est dit

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 31

particulier ou satellite du compte général « Fournisseurs » parce qu’il lui fournit ses
informations).

C. Règles de fonctionnement des comptes

Les entités comptables manipulées pour l’élaboration des livres comptables,


fonctionnent d’une manière identique par classe de regroupement :

 Les comptes de l’Actif

Les comptes de l’Actif sont débités de leur valeur initiale et des augmentations
ultérieures. Ils sont par contre crédités des diminutions.
Les comptes de situation de l’Actif (Utilisé pour présenter le bilan) sont toujours à solde
débiteur. Lorsque ce dernier est nul, il signifie pour ce qui est de « Biens, stocks » que le
bien ou le stock a été soit vendu, donné, détruit ou amorti … et que par conséquent n’existe
plus dans l’entreprise ; ou pour ce qui est d’autres valeurs que la valeur est nulle ou n’existe
plus.
Néanmoins un compte d’Actif de mouvement (Utilisé dans le Journal au jour le jour) peut
toutefois avoir un solde créditeur. Un tel solde ne peut être compris que partiellement et
non comme une situation définitive.

+ -
 Les comptes du Passif

Les comptes du Passif sont crédités de leurs montants initiaux et des augmentations
ultérieures. Ils sont débités des diminutions. Les comptes de situation du Passif (Utilisé pour
présenter le bilan) sont toujours à solde Créditeur. Lorsque ce dernier est nul, il signifie pour
ce qui est de « Créances, Valeur » que la créance a été soit liquidée, cédée, ou totalement
amorti … et que par conséquent n’existe plus dans l’entreprise.

- +
 Les comptes de charges et pertes par nature

Les comptes de charges et perte par nature fonctionnent comme les comptes de
l’Actif. Ils sont débités de leurs valeurs initiales et des augmentations des charges supportées
ou des pertes subies au cours de la période et sont débités des diminutions éventuelles des
charges.

 Les comptes de produits et profits par nature

Les comptes de produits et profits par nature fonctionnent comme les comptes du
Passif. Ils sont crédités de leurs valeurs initiales et des augmentations ultérieures de produits
et profits et sont débités des diminutions des produits et profits.

Les autres comptes ne se trouvant pas dans cette classification, fonctionnent


conformément à leur situation et leur position comptable comme compte de l’Actif ou du
Passif et seront analysés ultérieurement.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 32

D. Le raisonnement et les équations comptables fondamentales

La tenue de la comptabilité exige des praticiens un raisonnement délibéré, rationnel


et cohérent sur les entités à utiliser lors de la comptabilisation. Ce traitement est un
processus qui suit un cheminement comptable strict et peut être synthétisé comme suit :

- La détermination de ou des entité(s) et de ou des contrepartie(s)

La première de chose qu’un comptable doit faire avant la comptabilisation d’une


opération dans des livres comptables, est de trouver les différentes entités comptables qui
sont manipulées ou qui interviennent dans l’opération.
Pour cela, il peut se poser la question : « Quoi contre Quoi ? » pour trouver l’entité et sa
contrepartie.
Par exemple : « Achat de marchandises au comptant contre espèce pour 50.000 FC »

 Au premier Quoi, la réponse = Marchandises


 Au deuxième Quoi (Contre Quoi ?), la réponse = 50.000 FC en Espèce

- La codification normative des entités

Une fois que la ou les entités ont été trouvées, la deuxième tâche consiste à donner à
ces entités des codes et des noms conformes à la normalisation comptable dans laquelle est
établie la comptabilité. Pour cela, on se réfère au plan comptable.

 L’entité Marchandises se trouve dans la classe 3 au compte « 31 Marchandises »


dans le Plan comptableSYSCOHADA,
 L’entité Espèce (50.000) se trouve dans la classe 5 au compte « 57 Caisse ».

- Le positionnement de chaque compte ou entité

Une fois que les comptes et les contreparties ont été codifiés conformément au plan
comptable, on procède au positionnement des montants (au débit ou au crédit) suivant la
nature de chaque compte.

 L’achat des Marchandises augmente le stock de marchandises. Parce que le


compte « 31 Marchandises » est un compte de l’actif donc l’opération est
enregistrée au « Débit » du compte « 31 marchandises »
 Le retrait de l’argent ou des espèces équivalent à 50.000 FC dans la caisse
diminue le montant d’argent qui se trouve en caisse. Parce que le compte « 56
Caisse » est un compte de l’Actif et que l’opération est une diminution donc on
l’enregistre au « Crédit ».

A cet effet quatre équations fondamentales sont couramment utilisées pour le


positionnement des comptes suivant la logique de la comptabilité à partie double :

 Actif augmente = Passif Augmente (Achat des marchandises à crédit Le


stock de marchandises augmente et la dette envers le fournisseur augmente)
 Actif diminue = Passif diminue (Paiement d’un fournisseur Le montant en
caisse diminue et la dette envers le fournisseur diminue)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 33

 Passif augmente = Passif diminue (Le fournisseur qui nous a vendu des
marchandises à crédit, tire sur nous une traite Les effets à payer augmentent
et le compte fournisseurs diminue)
 Actif augmente = Actif diminue (Nous vendons cash contre espèce des
marchandises la caisse augmente du montant de ventes et le stock de
marchandises diminue)

- Choix du livre comptable

Une fois que les précisions ont été données pour ce qui est du positionnement des
comptes qui interviennent dans la comptabilisation, on procède enfin à l’enregistrement
dans un livre comptable qui convient.
Par défaut, toute nouvelle information comptable entre dans le circuit comptable par le
Journal. Néanmoins tout autre liste ou tableau peut être utilisé.

Remarques à propos de comptes:

 La conciliation ou rapprochement des comptes : est une opération comptable


par laquelle une entreprise rapproche la situation d’un compte particulier dans ses
livres à celui qu’un partenaire tient dans ses livres lors des transactions mutuelles,
afin de vérifier les similitudes ou dissimilitudes entre les deux comptabilités à propos
du compte spécifique pour lequel ils partagent les données. (Par exemple le grand
livre des opérations d’un compte d’un particulier logé dans une banque peut être
rapproché à la liste de versements effectués par ce particulier à cette même
banque).

 Le virement : est une opération comptable permettant de prendre un montant


d’un compte vers un autre compte au sein d’une même entité. (A A)
 Le Transfert : est une opération comptable permettant de prendre un montant
d’un compte d’une entité quelconque vers un autre compte d’une autre entité. (A
B)

2. BILAN

Le bilan est un tableau de synthèse qui permet de faire le point sur les
investissements et le financement d’une entreprise à un moment donné.

 Présentation

Sa présentation dépend d’un courant comptable à un autre, pour la normalisation


comptable internationale, la norme IAS1 n’impose ni d’intitulé, ni des schémas obligatoire
de présentation. L’appellation proposée est : « état de la situation financière de la
période » mais le choix d’un autre titre est admis explicitement par la norme. Le titre
« Bilan » est de loin le plus couramment utilisé dans les pays francophones. Parmi les
principes retenus par IAS 1 à cet effet, retenons :

- la présentation séparée des actifs, obligation et capitaux propres


- la distinction au sein des actifs et des obligations les éléments courants et des
éléments non courant. Dans la pratique, le seuil est le plus souvent d’un an, les
éléments avec une durée résiduelle dans l’entreprise inférieure à un an, sont
considérés comme courant, les autres comme non courant.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 34

- La distinction entre autre des :

o terrain, construction et équipement,


o bien incorporel (licence, brevet, logiciel, ...),
o bien financier,
o stock,
o créance,
o disponibilités et autres éléments de trésoreries,
o dettes fournisseurs,
o provision (des dettes dont l’échéance ou les montants exacts ne sont encore
connus),
o dettes financières (emprunts financiers),
o capitaux propres composés de l’apport initial des propriétaires, des résultats
réinvestis, résultats de l’exercice,
- possibilité d’un classement plus fin s’il améliore la compréhension de la situation
financière de l’entreprise,
- la présentation des valeurs pour au moins une année comparative ce qui permet
aux lecteurs de comparer les valeurs actuelles avec celles de la clôture précédente.

Pour la présentation complète du bilan, deux solutions alternatives sont


retenues :
L’une anglo-saxonne et l’autre latino-germanique. Le choix dépend surtout de la tradition
comptable du pays dans lequel se trouve l’entreprise.

Dans la tradition anglaise, le bilan est présenté d’ordinaire sous forme des listes avec
en bas du tableau les capitaux propres. Il indique d’abord les biens ou actifs (ASSETS)
desquels sont déduites les obligations ou passifs (LIABILITIES) et abouti à un solde (NET
ASSETS) qui correspond à la valeur nette de l’entreprise ou la valeur de capitaux propres.

Dans la tradition latino-germanique, les deux possibilités de présentations sont


admises mais surtout la présentation en compte ou en tableau. Néanmoins nous devons
retenir que la présentation est surtout un problème d’espace. Lorsque les montant ainsi que
les informations exigent de l’espace, la présentation au format liste est plus indiquée, dans
le cas contraire la présentation sous forme de tableau est plus économique en termes
d’espace.

1) Présentation du bilan (Tendance latino-germanique)

a. Présentation schématique du bilan en compte (ou Tableau)

ACTIF PASSIF
Actif immobilisé Capitaux propres
Actif circulant
Dettes
Total Total

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 35

b. Présentation du bilan en liste

ACTIF
Actif immobilisé
Actif circulant
TOTAL ACTIF
PASSIF
Capitaux propres
Dettes à plus d’un an
Dettes à moins d’un an
TOTAL PASSIF

2) Modèle de bilan dans le courant Anglo-saxon (Balance sheet)

a. Format compte

Balance Sheet December 31, 2016


Assets Liabilities
Cash Accounts payable
Supplies Total Liabilities
Equipement Equity
Capital
Total Equity
TOTAL ASSETS TOTAL LIABILITY AND AQUITY

b. Format liste

Balance Sheet December 31, 2011


ASSETS
Cash
Supplies
Equipement
TOTAL ASSETS
LIABILITIES
Accounts payable
Total Liabilities
EQUITY
Capital
TOTAL LIABILITIES AND EQUITY
Dans le cadre de l’IASB (normalisation comptable internationale) le bilan se présente
notamment :

 Présentation en tableau

ACTIF PASSIF
Actif non courant Capitaux propres
Passif non courant
Actif courant Passif courant
TOTAL ACTIF TOTAL PASSIF

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 36

 Présentation en liste

Actif non courant


Actif courant
TOTAL ACTIF
Capitaux propres
Passif non courant
Passif courant
TOTAL PASSIF

Remarque :
 Lorsqu’une entreprise évolue seule, son bilan est dit individuel (Bilan individuel),
mais lorsqu’une entreprise présente la situation d’un groupe (plusieurs bilans intégrés
des entreprises appartenant à une même entreprise) le bilan est dit consolidé
(Bilan consolidé).
 Situation Nette comptable propre est le montant de ce qui appartient en
propre à l’entreprise. SNCP = Actif net – Passif exigible.
 Pour voir si l’entreprise a progressé ou régressé (Enrichir ou appauvrir), on peut
comparer deux situations comptables à deux moments différents. Si SNCP2 > SNCP1 :
L’entreprise s’est enrichie, dans le cas inverse l’entreprise s’est appauvrie sinon elle est
reste statique si les deux situations sont identiques.

3. LE JOURNAL

Le journal est un registre dans lequel sont consignées toutes les opérations exécutées
au cours d’une journée.
Dans un journal, chaque portion d’enregistrement comptable s’appelle écriture.
Elle comprend un certain nombre d’éléments notamment :

 Les numéros de comptes débités et crédités,


 Les intitulés des comptes débités et crédités
 La date de l’opération
 Le libellé
 Toutes autres informations nécessaires pour la comptabilité

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 37

Prenez l’habitude de Vérifier


que le(s) montant(s) au débit
égale(nt) au(x) montant(s) au
Dans cette colonne, placez le
crédit pour chaque écriture.
numéro de l’écriture de manière
chronologique dans la suite de
manière à l’identifier facilement
N° Comptes Noms des comptes, date et libellé Montant
D C Débité Crédité

Ecrivez le libellé afin de


faire ressortir l’explication
Mettre ici les numéros des de l’opération enregistrée,
comptes des entités qui ajoutez pour chaque compte
subissent une son intitulé, la date de
modification suivant plan l’opération, …
comptable utilisé pour
produire les états
financiers
Dans la normalisation anglo-saxonne par contre, le Journal se présente presque de la même
façon avec néanmoins quelques adaptations propre à leur codification d’informations.

PR (Posting Reference) Ici est référencé le numéro du


compte dans lequel le montant est porté au grand livre
ou tout autre référence permettant de le localiser.

General Journal
Date Account title and Explanation PR DEBIT CREDIT

2011 / Dec 1 Cash 101 250,000


C. Taylor capital 301 250,000

Investment by owner
2011/Dec 2 Supplies XX 30,000
Cash YY 30,000
Purchased store supplies for cash

La ligne qui sépare deux écritures est appelée Skip

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 38

General journal

Date Account title and explanation PR Debit Credit


2014, Mar 5 Supplie 126 250
Cash 101 250
Note N° 034

Ledger

Supplie Account N° 126


Date Explanation PR Debit Credit Balance

2014, Mar 5 P1 250 0 250

Cash Account N° 101


Date Explanation PR Debit Credit Balance

2014, Mar 5 P1 0 250 250

 1. La date à laquelle une opération a été comptabilisée apparait dans le grand livre.
 2. et 3 Le numéro de comptes (Posting Reference) permet de porter toutes les opérations relatives à une entité dans
un même compte.

4. LE GRAND LIVRE

Le grand livre est un registre synthétique des comptes dans lequel les différentes
opérations enregistrées au journal sont portées au fur et à mesure, à la fin de la journée, de
la semaine, du mois ou lorsque le temps le permet.
Le grand livre en anglais Ledger accounts, est un état comptable qui donne la synthèse des
différents mouvements portés dans les comptes utilisés par une entreprise. C’est en soit un
répertoire des comptes mouvementés et leurs détails au cours d’une période comptable
donnée.

A. Tenue du grand livre

On peut tenir le grand-livre de 3 manières ci-après :

 Classer les comptes suivant leur numérotation telle que proposée


par le plan comptable,
 Classer les comptes par ordre alphabétique (A-Z)
 Classer les comptes par catégorie :
1. Compte de l’Actif,
2. Compte de Passif,
3. Comptes des charges et pertes ;
4. Comptes des produits et profits
5. Compte de gestion

B. Distinction des grands livres

On distingue le grand-livre des comptes généraux qui présente tous les comptes sans
distinction et le grand livre de comptes particuliers dans lequel figure seul quelques comptes
choisis en fonction de certains critères (Grand livres des compte fournisseurs, grand livre de
comptes Clients, etc.)

5. COMPTE DES RESULTATS

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 39

Un compte de résultat présente la variation des éléments du bilan entre deux


périodes, les valeurs du compte des résultats représentent exclusivement des flux enregistrés
au cours de la période. Elles correspondent à la différence entre produits et charges.

- Produits : est une opération qui augmente la richesse de l’entreprise.


- Charges : est une opération qui provoque la consommation des ressources
appartenant à l’entreprise.

Dans la normalisation comptable internationale, le contenu exact du compte de


résultat n’est pas entièrement détaillé. Suivant la norme IAS1, il faut notamment y inclure :

- les produits des activités ordinaires,


- les charges financières représentant le coût du financement de l’entité ;
- l’impôt sur les bénéfices,
- les résultats nets de l’exercice,
- les résultats nets de l’exercice en deux variantes.

Néanmoins la même norme recommande fortement de détailler selon un de deux


classements suivants :

 Le classement de charges selon leur nature, on distingue à ce titre :


o La consommation de matières premières et autres stocks ;
o Les frais de personnel,
o La dépréciation et l’amortissement de la valeur de différents biens
appartenant à l’entreprise.
 Le classement de charge selon leur fonction (approche analytique) on identifie :
o Le coût de vente correspondant au coût de production des produits vendus
et au coût de l’acquisition de marchandises vendues,
o Les frais d’administration de l’entité,
o Les frais de distributions,
o Les frais de recherche et de développement si l’entité a une activité
correspondante

Income statement for the year ended December 31, 2011


2011 2010
Revenus
- R1 R R
- R2 R R
- R3 R R
Total revenus RRR RRR
Expenses
- E1 E E
- E2 E E
- E3 E E
Total Expenses (EEE) (EEE)
Net Income XX XX

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 40

Le compte de résultat à sa plus simple expression peut se présenter comme suit :

Tableau d’exploitation générale


Charges Produits

Toutes les charges supportées par l’entreprise Tous les produits bénéficiés par l’entreprise
(SYSCOHADA) (SYSCOHADA)
Solde Créditeur = Bénéfice Solde Débiteur = Perte
TOTAL TOTAL

6. TABLEAU DE FLUX DES TRESORERIES

Le tableau de flux de trésoreries détaille toutes les opérations qui ont générées un
flux de la trésorerie au cours de l’exercice comptable.
Il est certes important de comparer la situation de trésorerie à la date d’établissement du
bilan avec celle de la clôture précédente, mais la simple comparaison des soldes ne suffit
pas car des nombreuses raisons peuvent expliquer les variations de ces soldes d’où le
tableau de flux de trésorerie.
Dans ce tableau, les flux sont classés en trois catégories :

1. Les flux liés à l’activité professionnelle : ils se rapportent aux opérations en relation
avec la création du chiffre d’affaires ou d’autres produits ordinaires, sans qu’ils
s’agissent de flux d’investissement ou de financement, ils comprennent surtout tous
les flux liés au charges de l’activité courante (coût de vente, frais administratif,
commerciaux,…)
2. Les flux d’investissement : ces sont le flux de trésoreries en relation avec un
mouvement dans l’actif non courant, ce sont surtout des dépenses dans le cadre
d’acquisition (investissement) de valeurs immobilisées (incorporel, corporel et
financier).
3. Les flux de financement : ce sont tous les flux liés au mouvement dans les apports de
capitaux propres par le(s) propriétaire(s) ou dans les dettes financières, il s’agit
principalement des augmentations et des réductions de capital, du payement de
dividendes aux actionnaires et de l’obtention ou de remboursement d’emprunts
financiers.
La présentation du tableau est standardisée par la norme IAS7.

Notons par ailleurs que le tableau de flux de trésorerie est rarement cité dans le
courant latino-germanique, beaucoup de livres à caractère pédagogique ne font pas
allusion à son utilisation et ceux pour une raison évidente : En tant que source
d’information, il ne concoure pas aux travaux de détermination de l’impôt qu’est la finalité
première du rapport comptable dans ce courant (latino germanique). Il est par conséquent
souvent utilisé pour de raison d’analyse au niveau interne et particulièrement au niveau de
la caisse ou de la Direction financière.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 41

Tableau Flux de trésorerie (Statement of cash flows)

2011 2010
Cash flow from operating activities
Cash received from clients 6,100 XX
Cash paid for supplies (3,400) VV
Cash paid for rent (1,000) YYY
Cash aid to employee (700) NN
Net cash provided by operating activities 1,000 KJ
Cash flows from investing activities
Purchase of equipement (26,000) JJJ
Net cash used by investment activities (26,000) PPP
Cash flow from financing activities
Investment by owner 30,000 POP
Withdrawals by owner (600) OLL
Net cash provided by financing activities 29,400 POO
Net increase in cash 4,400 PO
Cash balance, December 1, 2011 0 L
Cash balance, December 31, 2011 4,400 H

Remarque : Distinction entre résultats et trésoreries

L’analyse du compte de résultats et du tableau de flux de trésoreries montre que les


résultats et la trésorerie ne mesurent pas du tout la même chose. Le résultat comptable est
une mesure de performance basée sur les engagements de l’entreprise alors que le flux de
trésorerie correspond aux encaissements et décaissements.

 Trésorerie générée par l’exploitation

L’objectif est d’analyser si l’activité principale et récurrente de l’entreprise est à


mesure de générer suffisamment des trésoreries pour que celle-ci puissent faire face à ses
obligations. Cela permet ainsi d’éviter les recours répétés à des financements extérieurs ou
même la cessation de payement lorsque les nouveaux financements ne sont plus
disponibles.
De manière générale, les mouvements d’exploitations doivent seulement comprendre :

- les opérations relatives à la période observée,


- les opérations d’exploitations proprement dit, à l’exclusion des mouvements
financiers et des événements des investissements.

 analyse de la variation de la trésorerie

Pour analyser la situation de la trésorerie à un moment donné, on procède par


plusieurs comparaisons : avec les exercices précédents, avec les prévisions établies au cours
d’autres années, etc. toutefois, en principe, l’exploitation d’une entreprise doit être
largement bénéficiaire en trésorerie.

 Détermination du résultat d’exploitation

La convention universelle pour la constatation du résultat consiste à comptabiliser


les produits et les charges au moment de leur réalisation et non lors de leur encaissement ou
décaissement. Dans la pratique, c’est le plus souvent la date de livraison pour les biens ou
la date de réalisation pour le service. Cela entraîne un décalage entre la date du

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 42

mouvement de trésorerie et celle de la constatation du résultat. C’est pourquoi avant de


déterminer le résultat, il faut donc disposer de tous les éléments liés à ces décalages de
trésorerie.

Encaissementsn = Chiffre d’affairesn + (Créancen-1 - Créancen)

Pour les achats des matières premières, le raisonnement est analogue. L’entreprise
bénéficie probablement de délais de règlement dont il faut tenir compte. Cette fois, il faut
prendre en considération les dettes envers les fournisseurs, qui correspondent, au début de
l’exercice, à des achats réalisés au cours de la période précédente et sont seulement réglées
au cours de la période actuelle. Il faut donc les déduire des décaissements de la période. En
revanche, il faut ajouter le montant de la dette fournisseur présente à la fin de la période,
car il reflète les achats de la période n pour lesquels le règlement n’est pas encore intervenu.

Achatsn = Décaissement + (Dettesn –Dettesn-1)

REMARQUE SUR LES SYSTEMES DE PRESENTATION DES DOCUMENTS DE


SYNTHESE DANS LE PLAN COMPTABLE OHADA

Dans le nouveau Plan comptable OHADA, les documents de synthèse sont présentés par référence
aux trois systèmes suivants :

 Le système normal comportant les dispositions minimales de la comptabilité que doivent


tenir les entreprises de moyenne ou de grande dimension ;
 Le système allégé concernant les entreprises dont la dimension ne justifie pas nécessairement
le recours au système normal ;
 Les très petites entreprises, dont les recettes annuelles ne sont pas supérieures au seuil fixé
par l’acte uniforme, sont assujetties au système minimal de trésorerie.

Ces trois systèmes ne sont pas à mettre sur un pied d'égalité. Le système normal représente
le système de droit commun applicable à tout commerçant personne physique ou morale, une
différenciation étant toutefois introduite entre les personnes physiques et morales pour ce qui est des
mentions obligatoires devant figurer dans l'annexe. En effet, certaines de ces mentions sont propres
aux sociétés et en conséquence n'ont pas à figurer dans l'annexe à présenter par les commerçants
personnes physiques. Une présentation simplifiée des comptes annuels peut toutefois être adoptée à
condition de ne pas dépasser à la clôture de l'exercice les limites fixées. Les entreprises perdent cette
faculté lorsque cette condition n'est pas remplie. Les limites à ne pas dépasser pour l'adoption d'une
présentation simplifiée sont fixées à des hauteurs différentes. Le montant retenu est de 100 millions
de chiffre d’affaires (article 11 du Droit Comptable).

Le montant du chiffre d'affaires est égal au montant des ventes de produits et services lié à
l'activité courante, diminué des réductions sur ventes, de la taxe sur la valeur ajoutée et des taxes
assimilées. Système minimal de trésorerie : Les très petites entreprises dont les recettes annuelles ne
sont pas supérieures aux seuils ci-dessous sont assujetties au système minimal de trésorerie (article 13
du Droit Comptable) :

 30 000 000 F pour les entreprises de négoce ;


 20 000 000 F pour les entreprises artisanales et assimilées ;
 10 000 000 F pour les entreprises de services.

Le système minimal de trésorerie a un caractère dérogatoire aux dispositions générales du


présent acte uniforme.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 43

EXERCICE

Soient les données suivantes relatives à une entreprise :

Le 12 jan. 2014 Mr Chris investit 39.000 $ cash dans l’entreprise « Image du Congo » avec lequel il
achète des équipements pour 500 $, Fourniture bureau 600 $, une voiture pour 10.000 $, un
terrain pour 8.000 $ et le reste dans la caisse.

Au cours de la période comptable, les opérations suivantes sont enregistrées :

 Le 12 jan 2014 l’entreprise image du Congo achète de marchandises pour 1.000 $


 Le 30 jan 2014 nous achetons à crédit des équipements pour 300 $
 Le 23 févr. 2014 Nous achetons des marchandises à crédit pour 1.000 $
 Le 29 févr. 2014 Nous vendons de conseil en image cash pour 500 $
 Le 5 mars 2014 nous payons le loyer pour 1.000 $
 Le 30 mars 2014 nous payons les salaires de travailleurs pour 2.500 $
 Le 3 avril 2014 Le client paie sa dette pour 100
 Le 10 avril 2014 Chris retire 500 $ cash pour ses besoins,
 Le 15 avril 2014 Nous recevons une avance de 3.000 $ pour les travaux de consultation d’un
client.
 Le 20 avril 2014 Nous payons 2 ans de police d’assurance pour 1.500 la couverture débute le
1 juin

Etablissez les documents comptables au vue de ces données ci-haut (Bilan d’ouverture, le journal, le
grand livre et la balance) suivant les normes du PCGC, USGAAP et SYSCOHADA.

1. Bilan USGAAP
Balance Sheet january 12, 2014
Assets Liabilities
101 Cash 19,900
124 Office supplies 600
151 Automobile 10,000 Equity
167 Equipment 500 301 Chris, Capital 39.000
183 Land 8,000 Total Equity 39.000
TOTAL ASSETS 39.000 TOTAL LIABILITY AND AQUITY 39.000

General Journal
Date Account title and Explanation PR DEBIT CREDIT

2014 / jan 12 1 Cash 101 19,900


Office supplies 124 600
Automobile 151 10,000
Equipment 167 500
Land 183 8,000
Chris capital 301 39,000
Investment by owner
2014/ jan 12 2 Supplies 126 1,000
Cash 101 1,000
Purchase supplies for cash
2014/ jan 30 3 Equipment 167 300
Accounts payable 201 300

2014/ feb 23 4 Supplies 126 1,000
Accounts payable 201 1,000

2014/ feb 29 5 Cash 101 500
Consulting revenue 403 500

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 44

2014/ marc 5 6 Rent expenses 640 1,000


Cash 101 1,000

2014/ marc 30 7 Salaries expenses 622 2,500
Cash 101 2,500

2014/ April 3 8 Cash 101 100
Accounts receivable 106 100

2014/ April 10 9 Chris, Withdrawals 302 500
Cash 101 500

2014/ April 15 10 Cash 101 3,000
Unearned consulting revenue 236 3,000

2014/ April 20 11 Prepaid insurance 128 1,500
Cash 101 1,500
Prepaid insurance for cash

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 45

3.3 Cycle comptable

1. Courant latino-germanique

Bilan initial/ ouverture Journal Grand livre Balance Avant Inv.

Redressement documents et comptes annuels,


Régularisation Balance Ap. Inv (Bilan final) Clôture

Inventaire
PJ Redresser et
régulariser

2. Courant Anglo-Saxon
Income statement
Balance sheet Journalize Ledger Unadjusted trial Balance sheet

Adjusted Trial Balance Closing Post-Closing Trial balance

stat. of Ch. owner Eq.

Transaction

Inventory
PJ & Stat of cash Flows
Ajust

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 46

3.4 Les documents comptables de synthèses

1. Dans le courant Latino-germanique 2. Dans le courant Anglo-Saxon

Balance avant inventaire Ecritures de redressement et régularisation Balance après inventaire Statement of
changes in
owner’s equity

Beginning
balance sheet Income Ending
statement balance sheet
Compte de résultat

Statement of
cash flows

Bilan

Dans le courant Ango-Saxon, 4 états financiers sont


indispensables : Balance sheet, Income statement,
statement
Comptes annuels of changes in owner’s equity et le statement of cash
(Documents de synthèse) flows.
Pour ce qui est de la normalisation comptable internationale, les
dispositions des normes IAS/IFRS prévoient une norme portant
On peut ajouter aussi le Tableau Financier présentation des états financiers (norme IAS 1) qui doivent
des Ressources et des Emplois (TAFIRE) pour contenir :
ce qui est du plan comptable SYSCOHADA un bilan;
Annexes un compte de résultat;
un tableau de variation des capitaux propres;
un tableau de flux de trésorerie
les notes annexes. Deux types de notes annexes doivent être
présentés : des notes annexes pour chaque norme et des notes
En France comme d’ailleurs en RDC avec l’ancien PCGC, les documents de synthèse comprenaient notamment
annexes pour des informations sectorielles.
Le Compte de résultats, le bilan final et les annexes (le tableau de financement
et le tableau économique, fiscal et financier en RDC).

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 47

3.5 Principes comptables

Il existe deux types de principes en comptabilités :

- Les principes généraux


- les principes spécifiques

 Les principes généraux

Les principes généraux ou principes universellement admis sont des principes que l’on
retrouve dans n’importe quel courant (école) comptable, ces principes sont notamment les
suivants :

1. l’entreprise est considérée comme une personnelle distincte de celle de


l’entrepreneur ou du propriétaire
2. les biens de l’entreprise sont considérés comme une dette envers le ou les
propriétaires
3. les biens ou les avoirs de l’entreprise sont enregistrés à l’actif et les dettes au passif
4. le capital de l’entreprise est intangible c'est-à-dire fixe, sa modification implique une
procédure légale
5. la comptabilité est tenue suivant les principes de la partie double : qui signifie
qu’une opération est enregistrée dans deux comptes au moins dont l’un au début et
l’autre au crédit pour un même montant
6. les faits comptables sont enregistrés à leur coût historique exprimé en monnaie
nationale sans tenir compte de pouvoir d’achat,
7. les faits sont enregistrés sur base des pièces justificatives ;
8. les créances et les dettes sont enregistrées séparément sans aucune compensation
(principes de non compensation)
9. pour déterminer les résultats, l’entreprise est sensée continuée ces activités ou son
exploitation (principes de continuités de l’exploitation)
10. en vue de permettre la comparaison des Etats financés ceux-ci doivent être élaboré
suivant les mêmes méthodes d’évaluations d’une année à m’autre (principes de
permanence de méthode)
11. la durée d’un exercice comptable est d’une année civile qui compte 365 jours

 Principes spécifiques

Les principes spécifiques dépendent de chaque normalisateur et ceux pour chaque


pays ou communauté. Ces principes visent essentiellement à donner les règles à observer
lors de la tenue des comptes pour que ces derniers soient acceptables.

1. Les principes comptables internationaux retenus par l’IASB

Sont au nombre de 16

 La neutralité

L’IASB demande le respect du principe de la neutralité ainsi défini : « pour être


fiable l’information contenu dans les états financier doit être neutre c’est-à-dire sans parti-
pris. Les états financiers ne sont pas neutre si par la présentation de l’information, il

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 48

influence la prise de décision ou le jugement enfin d’obtenir un résultat ou une issue


prédéterminée »

 La comptabilité d’engagement

L’IASB définit la comptabilité d’engagement (Accrual accounting) par opposition à


la comptabilité de caisse (Cash accounting).
Selon l’IASB « afin de satisfaire à leurs objectifs les états financier sont préparé sur la
base de la comptabilité d’engagement » ; les états ainsi présentés « informent l’utilisateur
non seulement des transactions passées mais également des obligations de payer en
trésorerie dans l’avenir et des ressources qui représente de la trésorerie à recevoir dans
l’avenir ; ils fournissent le types d’information qui est le plus utile aux utilisateurs pour
prendre des décisions économiques ».

 La prééminence de substance sur la forme (Substance over form)

L’IASB considère que le principe de prééminence de la substance sur la forme


devrait s’appliquer à tous les comptes. Selon ce principe, tous les biens utilisés doivent être
inscrit à l’actif, qu’il fasse ou non l’objet d’un droit de propriété.

 La séparation des exercices « Accrual basis principle »

Ce principe veut qu’il soit tenu compte non seulement des opérations déjà dénouées
en trésorerie, mais aussi des engagements des dépenses et des recettes à la date de clôture
du bilan. Les charges sont rattachées aux produits de la période pour déterminer le résultat
(Maching principle) et les produits ne sont comptabilisés qu’à partir du moment où ils sont
réalisés (Revenu principle)

 Le principe du rattachement

Il exprime que les charges et produits sont rattachés à la période considérée. L’ISB
adopte le principe de rattachement des charges aux produits, c’est-à-dire qu’on évalue les
actifs non destinés à la vente à leurs coût et on qu’on repartie ce coût sur toute la durée
d’utilisation des actif considéré indépendamment de fluctuation de la valeur.

 Principe de la prudence

Il commande de choisir la solution qui minimise l’évaluation et le résultat de la


période considérée. Selon ce principe fondamental, on enregistre les pertes potentielles et on
n’enregistre pas les profits potentiels.

 Le coût historique

L’évaluation au coût historique n’est ni systématique ni obligatoire, le cadre


conceptuel (art. 110 de l’IASB) ne prescrit pas de concept de maintien du capital, elle laisse
donc la liberté aux entreprises de réévalué ou non ; toute fois l’IAS 26 oblige à réévaluer les
états financiers d’une entreprise située dans une économie hyper –inflationniste à l’aide
d’un indice général de prix.

 La continuité d’exploitation (Going concern consumption)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 49

Le principe indique que le bilan et les autres états financiers sont établis dans une
perspective de la poursuite des activités de la société. Il a une incidence sur l’évaluation des
postes au bilan et conduit normalement à la constitution des provisions et
d’amortissements. Il précise que « les états financiers sont normalement préparés selon
l’hypothèse qu’une entreprise est en situation de continuité d’exploitation et poursuivra ses
activité dans un avenir prévisible. Ainsi il est supposé que l’entreprise n’a ni l’intention, ni la
nécessité de mettre fin à ces activités. Ni de réduire de façon importante la taille de ses
activités. S’il existe une telle intention ou une telle nécessité, les états financiers peuvent être
préparé sur une base différente, et, s’il en est ainsi la base utilisée dot être indiquée ».

 La permanence des méthodes (Consistancy principle)

C’est le principe selon lequel les méthodes comptables sont supposées demeurées
identiques d’un exercice à l’autre. Ceci permettra de comparer des comptes annuels
successifs. Les changements de méthodes sont permis si la nouvelle méthode permet de
fournir une image plus fidèle que l’ancienne.
Le paragraphe 39 du cadre conceptuel de l’IASB énonce que « l’évaluation et la
préparation de l’effet financier de transactions et d’événements semblables doivent être
effectuées de façon cohérente et permanente pour une même entreprise et de façon
cohérente pour différentes entreprises. »

 La non compensation (Non agregation concpt)

Ce principe reflète l’interdiction de compenser les rubriques de l’actif avec celles


du passif.

 La pertinence de l’information

L’information doit être pertinente, c’est-à-dire qu’il doit permettre à l’utilisateur


de corriger ou de confirmer ses prévisions et de prendre éventuellement toute décision
économique qui s’imposerait. Omettre d’indiquer qu’une entreprise est sur le point de
céder une activité enlèverait toute pertinence aux états financiers.

 L’importance significative

Elle est sous-entendue. La notion d’importance relative : une information ne doit


être divulguée que si elle apporte des éléments utiles à la prise de décision.
Selon l’IASB, l’information est significative si son omission ou son inexactitude peut
influencer les décisions économiques que les utilisateurs prennent en se fondant sur les états
financiers. On notera que le concept d’importance relative (Materiality principle) est plus
utilisé aux Royaume-uni qu’en France.

 La clarté

L’information comptable doit être « Intelligible » ; elle doit permettre de se forger


une opinion éclairée sur l’entreprise, ses activités et ses comptes. Ainsi, les états financiers
doivent utiliser des termes connus ou reconnus par tous. Rien ne doit brouiller le message
comptable.
Selon l’IASB, l’information doit être compréhensible immédiatement par les
utilisateurs. A cette fin les utilisateurs sont supposés avoir une connaissance raisonnable des
affaires et de la comptabilité ainsi que la volonté d’étudier l’information de façon
raisonnablement diligente. Cependant, l’information portant sur des problèmes complexes,

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 50

qui doit être théoriquement incluses dans les états financiers du fait de sa pertinence, ne
doit pas être exclues au seul motif qu’il sera trop difficile à comprendre pour certains
utilisateurs.

 La fiabilité

L’information comptable doit être fiable et utilisée sans risque d’erreur. Selon l’IASB,
l’information possède la qualité de fiabilité quand elle est exemptée d’erreurs et de biais
significatifs et que les utilisateurs peuvent lui faire confiance pour présenter une image
fidèle de ce qu’il est sensé présenter ou de ce que l’on pourrait s’attendre raisonnablement
à l’avoir présenté.

 La rapidité

L’information peut perdre sa pertinence si elle est fournie avec retard. La Direction
peut avoir à trouver un équilibre entre les mérites relatifs d’une information prompte et
d’une entreprise fiable.

 Le coût raisonnable

Le rapport coût/avantages est une contrainte générale plutôt que d’une


caractéristique qualitative. Les avantages obtenus de l’information doivent être supérieurs
aux coûts qu’il a fallu consentir pour sa production.

En résumé, l’information est plus économique, orienté vers la mesure de la


performance ; elle doit permettre d’améliorer la fiabilité de la prévision.

Notons enfin que les principes identiques sont aussi appliqué dans le système
comptable OHADA : la prudence, la permanence des méthodes, la correspondance entre
bilan d'ouverture et bilan de clôture, la spécialisation des exercices ; le coût historique, la
continuité d'exploitation, la transparence, l'importance significative.

2. Principes comptables fondamentaux

Le système comptable OHADA retient huit principes comptables :

 Principe de prudence

Ce principe consiste en l’appréciation raisonnable des événements et opérations afin


d’éviter de transférer, sur des exercices ultérieurs des risques nés dans l’exercice et susceptibles
d’entraîner des pertes futures.
L’application de ce principe permet de protéger les utilisateurs externes des états financiers (et
aussi les dirigeants) contre les illusions qui pourraient résulter d’une image non prudente ou trop
flatteuse de l’entreprise. Ainsi, La règle de prudence crée une dissymétrie de traitement des
charges et des produits : toute perte probable est systématiquement enregistrée en charge alors
que les gains potentiels ne le sont jamais.

 Principe de la permanence des méthodes

C’est un principe selon lequel l'application d'évaluation et de présentation des méthodes


comptables doit être constante d'un exercice à l'autre sauf changement exceptionnel dans la
situation de l'entreprise ou de son environnement économique juridique ou financier.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 51

Conformément aux normes internationales, la comparabilité des états financiers annuels


successifs nécessaires à l'analyse des utilisateurs repose sur cette permanence ;

- la dérogation à ce principe est soumise a des conditions exceptionnelles et strictes ;


- les modifications qui résulteraient d'un changement de méthode doivent être justifiées, et
explicitées dans leur nature et leur incidence sur les états financiers dans l'Etat Annexe. Ces
modifications doivent en outre être signalées dans le rapport de gestion et, le cas échéant, dans
le rapport du commissaire aux comptes.

 Principe de l’intangibilité du bilan d’ouverture

Selon ce principe, les soldes de clôture de l’exercice n-1 doivent être identiques aux soldes
d’ouverture de l’exercice n.

 Principe de la spécialisation des exercices

Ce principe implique le rattachement à chaque exercice de tous les produits et charges


qui le concernent et ceux-là seulement.
En application de ce principe, il doit être tenu compte, sous des conditions déterminées, de tous
les événements survenus après la clôture de l'exercice et avant l'arrête des comptes.
Cependant, font exception dans le cadre de l’application de ce principe, la comptabilisation de
l'impôt selon la méthode de l'impôt exigible et la constatation du résultat à l'achèvement des
travaux dans les contrats pluri-exercices.

 Principe du coût historique

Selon ce principe, le coût historique représente le coût constaté auquel sont enregistrés,
en unités monétaires courantes, les biens à leur date d’entrée dans le patrimoine de l’entreprise.
Cette valeur n’est pas remise en cause (n’est pas modifiée) lorsque du fait de l’inflation (ou de
la déflation), ou de variations de prix spécifiques à la catégorie des biens, la nouvelle valeur
courante s’avère supérieure ou inférieure à ce cout historique.
Cette méthode a l’avantage de la simplicité et de la fiabilité. Elle reste la méthode de base au
plan international.
Néanmoins, elle est l’objet d’un certain nombre d’exceptions, voire d’abandons au bénéfice des
méthodes privilégiant des valeurs plus actuelles, plus récentes (valeurs à la date du bilan) :

- Le coût actuel : coût que l’on subirait si le bien étaient acquis à la date du bilan ;
- La valeur actuelle : montant qu’un acquéreur de l’entreprise accepterait de payer pour le
bien, dans le cadre de la continuité d’exploitation.

 Principe de la continuité d’exploitation

L’application de ce principe implique la présomption de la poursuite de l’activité de


l’entreprise dans un avenir prévisible.
La continuité de l’exploitation est un principe comptable retenu par l’IASB comme l’une des
bases pour l’établissement des états financiers censés représenter l’entreprise en continuité
d’activité, c’est-à-dire dans l’hypothèse de non cessation ou de non réduction sensible de ses
activités.
Lorsque la continuité de l’exploitation est compromise, en tout ou en partie, la permanence des
méthodes ne peut plus s’appliquer et l’évaluation de ses biens et dettes doit être reconsidéré
pour ceux des actifs et passifs concernés par la non continuité.

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 52

 Principe de la transparence (ou régularité)

C’est un principe en vertu duquel les informations importantes doivent être présentées
et communiquées clairement sans intention de dissimuler la réalité derrière l'apparence.
Cependant, ce principe est l’objet de diverses appellations selon les auteurs. Ainsi, l’on parle
tantôt de la clarté bonne information, tantôt de la régularité et de la sincérité objective.
La mise en œuvre de ce principe permet de donner une présentation claire et loyale de
l’information.

 Principe de l’importance significative

C’est le principe selon lequel l’information significative serait celle dont l’omission ou la
déformation pourrait influencer l’opinion destinataires des états financiers (jugement sur le
patrimoine, la situation financière et le résultat) des états financiers.
L'importance significative fait appel à la notion de seuil de signification. Elle s'applique
notamment dans l’élaboration de l’état annexé ou la production de certaines informations n'est
requise que si elles ont une importance significative par rapport aux données des autres états
financiers sans préjudice des obligations légales.
Pour l’établissement des comptes consolidés, l’importance significative s’applique dans la
définition du périmètre de consolidation lorsque l’intérêt ou l’incidence négligeable de certaines
filiales sur les comptes consolidés pourrait amener à les laisser hors du périmètre.

 Principe de la sincérité

C’est l'application de bonne foi des règles et procédures en vue de fournir des
informations claires, loyales, adéquates, précises et complètes.
N.B : le système comptable OHADA développe les applications les plus usuelles du principe de
la prééminence de la réalité économique sur l’apparence sans pour autant l’adopter.
Ainsi, l’élargissement du périmètre du bilan conduit, avec le SYSCOHADA, à opérer un
glissement du bilan patrimoine vers un bilan économique en y incluant les biens détenus en
réserve de propriété, les biens détenus au titre d’une concession ou dans le cadre d’un crédit-
bail.
La distinction, dans le résultat, des activités ordinaires des éléments hors activité ordinaires
permet de définir de façon plus restrictive les éléments considérés dans le P.C.G.C comme
exceptionnel ou hors d’exploitation.
Ce nouveau découpage des activités vise à isoler les résultats susceptibles de se reproduire à
qualité de gestion égale.

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 53

CHAP. IV Analyse et fonctionnement de quelques comptes

OHADA
Classe I
Compte 10 Capital
Les comptes de la classe 1 enregistrent les ressources de financement mises à la disposition de l’entreprise de façon
permanente par les associés et les tiers.

Les étapes suivantes peuvent être observées lors de la constitution d’une société :
 La souscription (Promesse ferme de mettre les ressources financières et autres à la disposition de l’entreprise)
 La libération (La remise effective de la promesse faite)

Constitué de l’ensemble des apports des associés (Propriétaires juridiques de l’entreprise) à savoir les ressources durables que les actionnaires
mettent à la disposition de l’entreprise. Ces apports peuvent être en nature, en numéraire ou en industrie.

Fonctionnement

1 46 Associé, apport XX
10 à Capital XX
lors de la souscription
2 XX Cpt biens et valeurs apportés XX
46 à Associé, etc. XX
lors de la libération

Notez bien : En dehors de la constitution normale, un investissement en capital peut être comptabilisé directement via le compte capital.
1 XX Compte de l’actif XX
10 à Capital XX

Dans la logique anglo-saxonne on passe par exemple :


Account titles and explanation PR Dr Cr
Cash (Actif investment) XX
Capital XX
Investment by owner
Compte 11 Réserve
Ce compte enregistre la fraction du bénéfice qui est conservée par l’entreprise après affectation du résultat de l’exercice.
Il est crédité de réserves constituées par le débit du compte résultat. Il est débité lors de son incorporation dans le capital,
la compensation d’une perte ou des retraits du propriétaire à caractère définitif.

1 1301 Résultat en instance d’affectation X


11 Réserve X

Lors de l’utilisation des réserves on passe

2 11 Réserves XX
XX à Compte utilisé XX
Dans ce dernier cas le compte crédité doit être un compte de passif pour que l’opération ait son sens comptable. Par
exemple dans le cas de l’incorporation de réserves au capital, le compte Réserve sera débité par le crédit du compte Capital.

12 Report à nouveau
Ce compte enregistre les bénéfices ou les pertes reportées, c’est-à-dire le résultat qui n’a pas été affecté jusqu’au début
d’une nouvelle année comptable.
Il est crédité : lors de la répartition des bénéfices (par le débit du compte 131 Résultat net : Bénéfice) ;
Il est débité : lors de l’affectation du résultat (par le crédit du compte 139 Résultat net : Perte ou par le crédit du compte
465 Associés, dividendes à payer).
13 Résultat net de l’exercice
Ce compte transitoire n’apparaît que dans le bilan de clôture pour renseigner le résultat de l’exercice
C’est la différence entre l’ensemble des produits et l’ensemble des charges obtenu après impôt. On a 131 Résultat net Bénéfice
et 139 Résultat net perte.
Ce compte est débité de charges (60-69 et 81, 83, 85, 87, 89) et est crédité de produits (70-79 et 82, 84, 86, 88)
 1321 Marge brute Mses = 701 Ventes Mses – Achats Mses
 1322 Marge brute Matière = (702 Ventes PF + 736 Var Stock PF) – (602 Achats Matières + 6032 Var Stock Mat.)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 54

 138 Val. Ajoutée =( 1321 MB Mses + 1322 MB Mat) -(604 Achat stocké de mat + 61 + 63 +64 + 65)
 134 EBE = 138 VA - 66 Charges de personnel
 135 RE = ( 134 EBE +79 Reprises Prov) – (68 Dot aux amort. + Dot aux prov.)
 136 RF = 77 Rev. Fin – 67 Frais Fin
 137 RAO = 135 RE + 136 RF
 138 RHAO = (82 Prod Cession + Prod. HAO + 86 Reprises HAO) - (81Val C. C +83 CHAO +85 Dot. HAO)
 13 Résultat Net = (RAO + RHAO) – (87 Part. Trav. + 89 Impots/ Resultats)

14 Subvention d’investissement
Ce sont des sommes d’argent que le pouvoir public met à la disposition des agents économiques sous forme de don en vue de
leur permettre l’acquisition d’actifs immobilisés. On parle de subside en équipement ou en investissement. Autrement dit Les
subventions d’investissement sont des aides financières non remboursables accordées aux entreprises (publiques ou privées),
pour différentes raisons : acquisition, création de valeurs immobilisées (subventions d’équipement) ou financement d’activités
à long terme, afin de pourvoir au remplacement ou à la remise en état des immobilisations. Elles peuvent également
consister en l’octroi de biens et services.

Lors de la signature d’accord on passe :

4494 Etat, subvention d’équip. à recevoir X


141 Subvention d’équipement X

Lors de la réception de fonds de la subvention on passe :


521 Banque X
4494 Subvention d’équipement X

Lors de l’acquisition de l’équipement :

XX Immobilisées concernées X
4451 TVA Récupération sur immo. X
521 Banque X
Pour amortir l’équipement on passe :
141 Subvention d’équipement X
865 Reprises de subventions X

Cette dernière écriture est passée aussi en cas d’une immobilisée non amortissable pour amortir le compte subvention
d’équipement jusqu’à ce qu’il sera complètement soldé.

154 Provision spéciale de réévaluation


106 Ecart de réévaluation
Ecart de réévaluation est la différence entre la valeur présente d’un actif et sa valeur comptable. Cet écart est obtenu en
appliquant un coefficient de réévaluation. Il est comptabilisé dans le sous compte 106 Ecart de réévaluation ou 154 Provision
spéciale de réévaluation.
241 Immobilisations réévaluées XX
2841 Amortissement sur Immo. XX
154 Provision spéciale de rééval. XX
106 Ou Ecart de réévaluation

A la fin de l’exercice comptable, on enregistre la dotation aux amortissements

N.B. :l’écart de réévaluation est une plus-value constituée et non une plus-value réalisée. Il n’est donc pas enregistré au
compte résultat et n’est pas distribuable parce que fictif c’est pourquoi il est porté au compte 1061 de capitaux. Il n’a pas non
plus la nature du résultat et ne peut pas être utilisé pour compenser une perte.
De manière simple on débite l’immobilisée réévaluée de la valeur de l’écart par le crédit du compte 106.

16 Emprunts et dettes assimilées


Ce sont des dettes contractées par l’entreprise, dont la durée de remboursement est supérieure à un an.
On distingue :
 Les emprunts obligataires : Ce sont des emprunts à long terme non subordonné représenté par des titres de créances
susceptibles d’être placés dans le public et d’être négociables. (Obligations, celui qui les achète on l’appelle
obligataire et l’entreprise qui émet ces emprunts obligataires s’engage à payer aux obligataires des intérêts
périodiques (Annuels) appelés « Coupon » et de rembourser au moment opportun « le principal ».
 Emprunt et dettes auprès des établissements de crédit. Ce sont les dettes à moyen et long terme dont la durée de
remboursement est supérieure à un an.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 55

52 Banques X
162 Emprunts et dettes auprès des X
établissements de crédit

Il y a aussi le compte 17 Dettes de crédit-bail et contrat assimilés pour ce qui est des opérations de leasing ou crédit-
bail qui est un mode de financement très utilisé par des petites et moyennes entreprises et les petites et moyenne industrie
pour financer leurs investissements. Le leasing est en fait un contrat de location d’un actif fixe signé entre un bailleur (société
de leasing) et l’entreprise-locataire(le preneur)

XX Matériel concerné X
173 Emprunts équivalents de crédit-bail X
19 Provision financière pour risque et charges
Ce compte enregistre en vertu du principe de la prudence comptable les provisions des charges (Risque ou charge) dont
l’objet est connu mais la réalisation incertaine et le montant indéterminé. La comptabilisation se fait en tenant compte de
l’échéance de la provision ainsi que de la nature de la charge concernée (Exploitation, financière et HAO).
On passe : « 69X à 197 » à la fin de l’exercice.
18 Dettes liées à des participations et comptes de liaison des établissements et société en
participation
Le compte 18 enregistre d’une part les dettes liées à des participations, d’autre part les opérations entre deux établissements
ou entre un associé et la société en participation. Il fonctionne comme un compte courant.
Parmi ses sous comptes citons : 181 Dettes liées à des participations, 182 Dettes à des sociétés en participation et 183 Intérêts
courus sur dettes liées à des participations.
Exemple : Le 12/03/2015 la société Xscor a reçu de son siège un chèque de 1.000 au titre de fonds bloqués.

52 Banque 1.000
173 Compte bloqué des ETS et SUCC. 1000

Exemple : La société Xscor prête à sa filiale Xarc 30 USD remboursable dans 3 ans.
Chez Xscor

227 Créance rattachées à des participations 30


52 Banque 30

Chez Xarc

52 Banque 30
181 Dettes liées à des participations 30

Compte de la classe 2
Les comptes de la classe 2 enregistrent les objets, Valeurs destinés à une utilisation permanente dans l’entreprise. Ces
éléments, du fait qu’ils ne sont pas destinés à l’échange et par conséquent immobilisé par rapport à l’entité sont dits
« Valeurs immobilisées »
Ces valeurs immobilisées comprennent :
 Les immobilisations incorporelles constituées de biens non matériels : Les concessions, licence, fonds de
commerce ; logo etc.
 Les immobilisations Corporelles parmi lesquels on trouve des Biens matériels : Terrain, Immeuble, Matériel
roulant, Mobilier, etc.
 Les immobilisations financières (Engagées) constituées de placement, de prêts, titres, etc. bref des investissements
financiers
Règles d’évaluation
 Les immobilisations acquises à de tiers sont comptabilisées à leurs coût direct d’achat augmenté de tous les frais
y compris ceux relatifs à leur mise en service, frais d’installation, de transport, droit de douane, de montage,
réaménagement, à l’exception des commissions payées pour l’acquisition, les honoraires, les frais d’actes et
d’entretiens qui sont enregistrés en charge.
 Les immobilisations créées ou fabriquées par l’entité sont comptabilisées à leur coût réel de fabrication
augmenté éventuellement des frais d’installation, montage et mise en route.
 Les immobilisations apportées sont comptabilisées à leur valeur d’apport suivant convention.

1 22-24 Immobilisation corp. X


17/44/45 à cpt approprié X

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 56

21 Immobilisations incorporelles
Ce compte enregistre les actifs intangibles qui peuvent générer des avantages futurs. Parmi ces immobilisations citons : 221
Frais de recherche et de développement, 212 Concessions et franchises, 213 Logiciels, 212 Brevet, Licences, droits similaires, etc.
Les acquisitions de ces éléments se font de la manière suivante :

21X Immobilisation incorporelles X


4/5 Compte appropriés X

Mais lorsque l’acquisition s’est faite par le biais de travaux effectués par l’entreprise par exemple les frais de recherche et de
développement, les diverses charges encourues sont exécutées normalement en passant :
6X Charges X
4/5 Compte concerné X

Ensuite l’ensemble constituera la valeur de l’immobilisation incorporelle produit en passant :

21X Immobilisations incorporelles X


721 Production immob. Incorp. X

Pour amortir l’immobilisée on passe :


6812 Dot Aux amor. Des immo incp. X
2811 Amortis. Des frais R&D. X
Dans le cas de recherche et développement, le projet peut déboucher sur un brevet. On passe alors :

212 Brevet X
211 Frais de R & D X

22 – 24 Les immobilisations corporelles

Pour ce qui est des immobilisations corporelles (22-24, 25) lors de l’acquisition on passe :
22-24 à 17/44/484/52
Pour l’amortissement on passe 6813 à 28

Si l’immobilisation a été acquise de manière gratuite on passera


2x à 148 Autres subventions

25 Avances et acomptes versés sur immobilisations


Ce compte enregistre les avances et acomptes versés aux fournisseurs d’immobilisations pour une commande
d’immobilisation en cours.
252 Avances et acomptes versé sur IC X
521 Banque X
Lors de l’achèvement des travaux, le transfert des sommes du compte 25 au compte de l’immobilisation concernée se fait
par :
22 Immobilisation concernée X
252 Avances et acomptes versé sur IC X
26 Titre de participation
Ce compte enregistre les immobilisations financières que sont les titres de participation.
Lors de l’acquisition
26 Titres de participations X
521 Banque/Etablissement de crédit X

Lors de la constatation de la dépréciation


697 Dot. aux provisions financières X
296 Prov. Pour dépréciation de titre X
27 Autres immobilisations financières
On y enregistre les prêts accordés à de tiers : associés, personnel, les créances sur l’Etat, les titres immobilisés, le dépôt de
cautionnement, les intérêts courus, etc.
Lors de la constitution on débite ce compte par le crédit d’un compte financier. (27 à 5X)
Lors de la constitution de la provision y relative on passe : 697 Dot. Aux provisions financières à 297 Provision pour
dépréciation …

28 Amortissements
Les amortissements constatent la perte irréversible des biens qui se déprécient à cause du temps, de l’usage, du progrès
technique, du marché, …

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 57

681 Dotation aux amortissements IC X


28 Amortissements II et IC X

Voir aussi le compte 29

Compte de la classe 3
Les comptes de la classe 3 enregistrent les valeurs d’exploitation, les éléments de stocks non destiné à rester longtemps
dans l’entreprise et par conséquent devant circuler entre l’entité et ses partenaires d’affaire. Ces éléments sont acquis,
stocké, utilisés ou vendus. Ces opérations forment un cycle.
Règle d’évaluation
Les entrées en stock sont comptabilisées à leur coût direct d’achat (Prix d’achat + Frais accessoire d’achat) ou à leur coût
réel de production tandis que les sorties en inventaire permanent sont valorisées soit par rapport au coût moyen pondéré
des entrées, Coût moyen pondéré des entrées + stock initial, la méthode FIFO, LIFO, Coût rapproché ou coût standard.
Dans la pratique, le SYSCOHADA retient la méthode PEPS et la CMP.
En inventaire intermittent suivant la valeur de consommation de la période calculé de la manière suivante :
Sortie = SI + Entrées - SF

Compte 31, 32 et 33
On distingue 2 méthodes d’inventaire :
 Inventaire permanent (Achat) : pour tout achat on comptabilise premièrement la charge de l’achat, ensuite on
enregistre l’entrée en stock. Puis lors de la vente, on enregistre à la fois la sortie de stock vendus et au prix de
vente.
Lors de l’achat
60/1-2 Achat march. MP, etc. X
40/51/52 Fournisseur /Banque X

Lors de l’entrée en stock


31/32/33 March. / MP/ Autre Appro X
603x Variation des stocks de biens X
acheté

Lors de la sortie du stock


603x Variation des stocks de biens X
achetés X
31/32/33 March/Mat/ etc.
 En inventaire intermittent, lors de l’achat on comptabilise la charge « Achat » sans le faire entrer dans le
patrimoine. Lors de la vente, on ne comptabilise pas la sortie du stock vendu. A la fin de la période on constate le
stock final en annulant le stock initial.
N.B. : Le compte 32 MP et fourniture liés n’enregistre pas les matières consommables, les fournitures de bureau ou de
magasin ou d’usine, les emballages. Ces derniers sont portés au compte 33 Autres approvisionnements.

Les comptes 34, 36


Les produits en cours sont des biens et services en voie de formation ou de
transformation à la clôture de l'exercice.
La comptabilisation des produits en cours se fait de la manière suivante :
34 Produits en cours X
734 A Variations des stocks de PE X

Les produits en cours ne sont pas inscrits à un compte de magasin. Les travaux en cours concernent des biens d'équipement
lourd, immeubles, constructions, dont les délais de fabrication sont relativement longs et dont la propriété n'est pas encore
transférée à l'acheteur (Par exemple dans un chantier naval avec la construction d’un bateau à livrer à un client, …).
Lorsque les produits sont finis, on passe
36 Produits finis X
736 A Variations des stocks de PF X
L’utilisation ou la sortie de ce stock se fait en contrepassant l’écriture ci-haut.

736 Variations des stocks de PF X


36 A Produits finis X

Ces deux écritures sont également utilisées pour régularisation des différences d’inventaires. La première lorsque la valeur du
stock de PF extra comptable est supérieure à celle enregistrée en inventaire comptable la deuxième écriture dans le cas
inverse.
35 Services en cours

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 58

Les services en cours sont des études et prestations en cours d'exécution, dont la remise définitive à l'acheteur ou au passeur
d'ordre n'est pas encore intervenue.
Le compte 35 — SERVICES EN COURS est débité, en fin d'exercice, du montant constaté des "en-cours" déterminé en
comptabilité analytique de gestion ou par voie extracomptable par le crédit du compte 735 — Variations des en-cours
de services. Le compte 35 — SERVICES EN COURS est crédité en fin d'exercice du montant des "en-cours" existant au début
de l'exercice(2), pour solde par le débit du compte 735 — Variations des encours de services.
39 Dépréciation des stocks
Ce sont des dépréciations subies par des stocks de marchandises, de matières, et autres approvisionnements résultant de
causes diverses dont les effets ne sont pas jugés irréversibles.
Lorsque la valeur du stock final est inférieur à celle d’entrée, on constate cette dépréciation à la clôture de l’exercice en par :
659 Charges provisionnées X
39 à Dépréciation des stocks X

A la fin de l’exercice suivant, on solde la dépréciation constatée à la fin de l’exercice précédent par :

39 Dépréciation des stocks X


759 A Reprises de charges
provisionnées d’exploitation X

Compte de la classe 4
Les comptes de la classe 4 enregistrent les opérations concernant les relations qui lient l’entreprise avec des tiers ainsi que
certaines régularisations à porter sur certaines valeurs comptabilisées ou à comptabiliser.
40 fournisseurs et comptes rattachés
Les fournisseurs d'exploitation sont des tiers auxquels l'entreprise a recours pour ses achats de fournitures de toutes natures
(Marchandises, etc.) et de services.
 Compte fournisseur, dettes en compte
60/1-2 Achat march. MP, etc. X
40 Fournisseur X
 Fournisseur, Effets à payer
Lorsque le fournisseur tire un effet de commerce sur l’entreprise et qu’il est accepté on passe :

4011 Fournisseur. X
4021 Fournisseur, effets à payer X
Lors du paiement on passe :
4021 Fournisseur, effets à payer. X
521 Banque X

Le compte fournisseur peut être débiteur de RRR accordé, des avances et acomptes.

Lors du paiement d’une avance au fournisseur


4091 Fournis. Avances & acompte versés X
52 Banque X
N.B. : Parmi les autres comptes citons :
 4013 Fournisseur sous-traitant
 402 Fournisseur effets à payer (cfr. lettre de change tirée par le fournisseur)
 408 Fournisseurs factures non parvenues (cfr. factures estimées, …)
Le compte 41 Clients et comptes rattachés
Les clients d'exploitation sont des tiers auxquels l'entreprise vend les biens ou services, objet de son activité.

Lors de vente à crédit


41 Clients X
701 Ventes de marchandises X
Lors du paiement
521/5 Banque X
410 Clients X

Lorsque l’on tire sur un client un effet de commerce et qu’il accepte on passe :

412 Effets à recevoir X


411 Clients X

Lorsque l’effet est remis à l’encaissement on passe :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 59

512 Effet remis à l’encaissement X


412 Effet à recevoir X
En cas de négociation de l’effet avant l’échéance on passe :

415 Clients, Effets escomptés non échus X


Clients, effets à recevoir
412 X
521 Établissement de crédit X
675 Frais financiers, escompte des effets
de commerce X
565 Escompte de crédit ordinaire X
A l’échéance on passe pour dénouement :
565 Escompte de crédit ordinaire X
415 Clients, effet escompté non X
échus

42 Personnel
Le compte Personnel enregistre l'ensemble des opérations qui interviennent entre l'entreprise et les personnes qui lui sont liées
par un contrat de travail.
 4211 Personnel avances : Sommes versées au personnel avant tout commencement d’exécution du travail.
 4212 Personnel acompte : Sommes versées après commencement d’exécution d’un travail
 4213 Frais avancés et fournitures au personnel.
Le compte 421 est débité au cours du mois du versement de l’avance ou acompte par le crédit d’un compte de trésorerie et
sera soldé à la fin du mois dès que la paie sera calculée par le débit du compte 422 Personnel rémunérations dues.
 422 Rémunérations dues ce compte est crédité des rémunérations brutes à payer au personnel. L’on débite en
contrepartie le compte 66 Charges du personnel compte qui regroupe les rémunérations dues au personnel et les
cotisations dues aux organismes sociaux.
 423 Personnel oppositions saisies arrêts
 424 Personnel, œuvre sociales internes (Assistance médicales, allocation familiale, etc.)
 425 Représentant du personnel (sommes versées au représentant = Syndicat)
 427 Personnel dépôts : sommes d’argent que le personnel confie à l’entreprise
Le compte 44 Etat et collectivités publiques
Dans ce compte sont enregistrés les créances et les dettes liées aux impôts et taxes de l’entité vis-à-vis des pouvoir publics.
 Quelques comptes de la TVA
La TVA est un impôt indirect qui est supporté par le consommateur final. Le SYSCOHADA prévoit 3 comptes de TVA dont :
443 TVA facturée, 444 Etat, TVA due, 445 Etat, TVA récupérable (Actif)

Lors de l’achat :
601 Achats de marchandises X
4452 Etat, TVA récupérables X
401/5 Fournisseur/ Banque ou Caisse X
Lors de la vente :

411/5 Clients. Caisse X


701 Ventes de marchandises X
4431 Etat, TVA facturé sur vente X
Lors de la déclaration de la TVA

4431 Etat, TVA facturé sur vente X


4451 Etat, TVA récupération sur X
4441 achat X
Etat, TVA due
Lors du paiement de la TVA
4441 Etat, TVA due X
521 Banque (Caisse) X

Les autres comptes :


 441 Etat impôts sur le bénéfice
 442 Etat autres impôts (Droit de douane et …)
 443 Etat TVA facturée
 444 Etat TVA due ou crédit
 445 Etat TVA récupérable
 446 Etat autres taxes sur chiffre d’affaires
 448 Etat charges à payer et produits à recevoir
o 4486 Charges à payer : Enregistre à son crédit les impôts se rapportant à l’exercice lorsque l’entreprise n’a

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 60

pas encore de pièces justificatives et quand le terme du règlement n’est pas échu à la date de clôture.
o Produits à recevoir : Ce compte enregistre à son débit les produits à recevoir de l’Etat.
Compte 46 associés et groupe
Ce compte utilisé lors de la constitution de l’entreprise, reflète les engagements pris par les associés .Il est subdivisé en :
 Associés opérations sur le capital
o 4611 Associés, apports en nature
o 4612 Associés apports en numéraire,
o 4613 Actionnaires, capital souscrit appelé non versé
o 4614 Associés, capital appelé non versé,
o 4615 Associé, versement reçu sur augmentation cap
o 4616 Associés, versement anticipés,
o 4617 Actionnaire défaillants etc.
 462 Associés comptes courants
 465 Associés dividendes à payer
Compte 47 Débiteurs et créditeurs divers
Ce compte enregistre les opérations en instance de régularisation et relatives aux créances et dettes liées à l'acquisition de
titres, des charges non consommées, des produits constatés d'avance, des écarts sur opérations libellées en monnaies
étrangères, et des créances sur travaux non encore facturables. Autrement, ce compte enregistre les opérations avec les
débiteurs et les créditeurs divers, les versements restant à effectuer sur titre non encore libéré les charges constatées d’avance,
les produits constatés d’avance, les écarts de conversion, etc.
Les comptes 476 Charges constatées d’avance et le compte produits à recevoir se trouvent à l’Actif du bilan tandis que le
compte 477 Produits constatés d’avance et le compte charges à payer se trouvent au Passif.

De même, dans le domaine de comptabilité ; aucune compensation n'est en principe admise entre les dettes et les créances
dont les soldes créditeurs et débiteurs doivent être inscrits au bilan dans les rubriques "Autres dettes" au passif et "Autres
créances" à l'actif.
Le compte 471 — Comptes d'attente est utilisé au cours de l'exercice pour permettre l'enregistrement d'opérations qui n'ont pu
être imputées de manière certaine à un
compte déterminé au moment où elles sont enregistrées ou qui nécessitent des informations complémentaires dont le débit ou
le crédit n'a pu être immédiatement identifié. Dès que possible, et au plus tard à la clôture de l'exercice (sauf impossibilité
justifiée dans l'Etat annexé), les opérations ainsi enregistrées sont reclassées et les comptes d'attente, normalement soldés, ne
doivent pas figurer au bilan.
Lors de l'acquisition de titres non libérés entièrement par l'entreprise, la valeur globale est portée au compte d'actif
immobilisé concerné, y compris les montants non encore appelés. Ces derniers figurent au compte 472 — Versements restant à
effectuer sur
titres non encore libérés.
Le compte 475 — Créances sur travaux non encore facturables est utilisé pour enregistrer les produits nets partiels sur contrats
pluriexercices.
 Charges constatées d’avance et produits constatés d’avance.
Lors du paiement de la charge qui concerne plusieurs exercices on passe
6X Charge … X
521 Banque X
Le 31/12/n, on passe on régularise les charges payées anticipativement
476 Charge constatées d’avance X
6X Charge … X
La 01/01/n+1, on réintègre la partie de charge qui se rapporte à cette période.

6X Charge … X
476 Charges constatées d’avance X

 Produits perçus d’avance


Lors de la perception
521 Banque X
707 Produits accessoires X
Au 31/12/n, on régularise les produits perçus d’avance en passant
7X Produits … X
477 Produits constatés d’avance X

Le 01/01/n+1, On passe l’écriture de réintégration


477 Produits constatés d’avance X
7X Produits … X

Pour ce qui est de charges à payer et les produits à recevoir on comptabilise à la fin de l’année comptable (21/12/n) les
produits qui seront perçu ultérieurement en passant
418 Clients, Produits à recevoir X

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 61

707 Produits accessoires X

Le jour de la perception on passera


521 Banque X
418 Clients, Produits à recevoir X

48 Créances et dettes hors activités ordinaires


Ce sont des créances et des dettes consécutives à des opérations effectuées par l'entreprise mais n'ayant pas de lien direct avec
l'activité ordinaire de l'entreprise.

Le compte 48 — CREANCES ET DETTES HORS ACTIVITES ORDINAIRES est crédité des dettes H.A.O. contractées ou des
remboursements de créances H.A.O. par le débit des comptes de trésorerie concernés ou des comptes de la classe 8. il est
débité des créances H.A.O. sur les tiers ou des remboursements de dettes H.A.O. par le crédit des comptes de trésorerie
concernés ou des comptes de la classe 8.

Exemple

Une société achète un véhicule à 30.000 USD le 18/09/2011, dont la facture est payable le 06/02/2012. T.V.A 16%. (Véhicule
utilitaire)

2451 Matériel automobile 30.000


445 Etat, TVA récupérable sur immobilisation 4.800
4812 Fournisseur d’immobilisations corporelles 34.800
49 Dépréciation des comptes de tiers
Dans le plan comptable SYSCOHADA, la dépréciation des comptes de tiers concerne les comptes fournisseurs et les toutes les
autres créances inhérentes à l’activité ordinaire (AO) ou hors activité ordinaire (HAO). On utilise ce compte dans l’optique
que le tiers (Fournisseur) ne respectera pas ses engagements. Après avoir payé et pour constater ce risque on passe :

659 Charges provisionnées d’exploitat. XX


490 A Dépréciation des cptes four. XX

Compte de la classe 5
Les comptes de la classe 5 enregistrent au cours de la période, les opérations relatives aux espèces,
prêts, emprunt, chèques, effets de commerce, coupons ainsi que les opérations faites avec les
institutions financière.
50 Titres de placement
Ce sont des valeurs mobilières à CT.
Il est débité de la valeur de titres de placement par le crédit du compte de tiers ou financier
(trésorerie)
51 Valeur à encaisser
Il s’agit de tous les effets et autres valeurs transmis à une institution financière monétaire dont
l’entreprise attend l’encaissement.
Ce compte est débité de valeurs à encaisser par le crédit le crédit de comptes de tiers.
52 Banques
On enregistre sur les comptes (52) banques et (53) Établissements financiers et assimilé ; tous les
mouvements financiers de l’entreprise avec ses établissements financiers bancaires.
Le compte 56 Banque crédits de trésorerie et d’escompte, enregistre les prêt accordés à l’entreprise par
une institution financière (Découvert bancaire, dette financière à CT, escompte de crédits de
campagne, etc.) dans ce cas, le compte 56 – BANQUES, CREDITS DE TRESORERIE ET
D'ESCOMPTE est crédité du montant des crédits de trésorerie effectivement portés au compte par le
débit du compte 52 – Banques,... Le compte 56 — BANQUES, CREDITS DE TRESORERIE ET
D'ESCOMPTE est débité du montant des remboursements de crédits de trésorerie
par le crédit du compte 52 — Banques.
le compte 57 Caisse
on y enregistre toutes les entrées de fonds en espèces et toutes les sorties de fonds en espèces pour le
besoin de l’entreprise.
581 Virement de fonds et 588 Autres virements internes

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 62

Ces deux comptes dits de virement interne sont de nature technique. En effet lorsque la
comptabilité est organisée selon le système centralisateur, le passage par le compte de
virement interne s’avère indispensable pour éviter de débiter ou créditer deux fois le même
compte pour une seule opération.
59 Dépréciation et risque provisionnés
On enregistre dans ce compte toute dépréciation constatée sur les comptes de trésorerie : Les
dépréciations des titres de placement, les dépréciations de titres et valeurs à encaisser, etc.

679/839 Charges provisionnées fin (HAO) X


599 Risques provisionnés finan. X
Pour reprendre on passe
599 Risques de charges provisionnées X
779/849 Reprises de charge prov. Fin. (HAO) X

CLASSE 6 : COMPTES DE CHARGES DES ACTIVITES ORDINAIRES


Le plan comptable SYSCOHADA prévoit 3 types de charges :
 Charges d’exploitation
 Charges financières
 Charges hors activités ordinaire (HAO pas dans la classe 6)

60 Achats et variations des stocks


Ce compte enregistre les achats de marchandises (601), les achats de MP et fournitures liées (602), les
variations des stocks de biens achetées (603).
En inventaire permanent on passe :
60x Achats … X
40/52 Fournisseurs/Banque X
Lors de l’achat
31 Marchandises X
603 Variation des stocks X
Pour l’entrée en stock
Lors de la sortie
603 Variation des stocks X
31 Marchandises X

En inventaire intermittent, on ne comptabilise pas la sortie des stocks de manière permanente. A la fin
de la période, on constate le stock final ainsi que l’annulation du stock initial.
Parmi les autres comptes citons :
6041 Matières consommables
6042 Matières combustibles
6043 Produits d'entretien
6044 Fournitures d'atelier et d'usine
6046 Fournitures de magasin
6047 Fournitures de bureau
6051 Eau,
6052 Électricité,
6053 Fournitures d’entretien non stockables, 6054 Fournitures de bureau non stockable.

Lors de l’engagement d’une charge, ces comptes sont débités par le crédit des comptes financiers ou de
tiers.
61 Transports
Le compte 61 TRANSPORTS est débité des charges de port ou transports engagées par l'entreprise
par le crédit des comptes de tiers ou de trésorerie concernés.

 611 Transport sur achats


 612 Transports sur ventes

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 63

 613 Transports pour le compte de tiers


 614 Transports du personnel
 616 Transports de plis
 618 Autres frais de transport
62-Services extérieurs A , 63 Services extérieurs B
62 Service extérieur A
 Sous-traitance générale
 Les locations et charges locatives
 Les entretiens, réparation et maintenance
 Études, recherche et documentation
 La publicité, etc.
63 Services extérieurs B
 Frais bancaires
 Rémunérations d’intermédiaires et conseils,
 Frais de formation du personnel, etc.

Les comptes 62 et 63 — SERVICES EXTERIEURS sont débités par le crédit d'un compte de tiers ou de
trésorerie.
Les comptes 62 et 63 — SERVICES EXTERIEURS sont crédités par le débit des comptes Fournisseurs des
rabais, remises et ristournes éventuellement obtenus hors factures.
Les comptes 62 et 63 — SERVICES EXTERIEURS sont crédités soit par le débit du compte 476 —
Charges constatées d'avance (régularisation), soit par le débit du compte 13
— Résultat net de l'exercice, pour solde à la clôture de l'exercice.
64 Impôts et taxes
Ce compte enregistre le montant des charges correspondant à des versements obligatoires à l'Etat et
aux collectivités publiques pour subvenir à des dépenses publiques, ou encore des versements institués
par les autorités pour le financement d'actions d'intérêt général.
Le compte 64 enregistre tous les impôts et taxes à la charge de l'entreprise, à l'exception de ceux dont
l'assiette est établie sur les résultats qui sont inscrits au débit du compte 89 — Impôts sur le résultat. Les
impôts, qui, payés par l'entreprise,
doivent être récupérés sur des tiers ou sur le Trésor public, sont enregistrés aux comptes de la classe 4.

Le compte 64 — IMPÔTS ET TAXES est débité du montant de l'impôt dû par le crédit du compte 44
— Etat et Collectivités publiques ou par le crédit des comptes de trésorerie.
Le compte 64 — IMPÔTS ET TAXES est crédité pour solde à la clôture de l'exercice par le débit du
compte 13 — Résultat net de l'exercice.
65 Autres charges
Les autres charge d’exploitation enregistre les pertes sur créances clients et autres débiteurs, la quote-
part de résultat sur opération faites en commun, etc.
66 Charges du personnel
Dans ce poste, on enregistre toutes les charges liées au facteur travail : La rémunération directe, les
indemnités forfaitaires versées au personnel, les charges sociales, …
Le compte 66 CHARGES DE PERSONNEL est débité par le crédit du compte 422 Personnel,
rémunérations dues ; ou par le crédit du compte 781 Transferts de charges d'exploitation. Le compte
66 CHARGES DE PERSONNEL est débité des charges afférentes à ces rémunérations par le crédit du
compte 43 Organismes sociaux ; ou par le crédit du compte 44 État et Collectivités publiques. Le
compte 66 CHARGES DE PERSONNEL est crédité pour solde à la clôture de l'exercice par le débit du
compte 13 Résultat net de l'exercice.

64 Impôts et taxes

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 64

Ce compte enregistre les impôts et taxes directs, les impôts et taxes indirects, les droits d’enregistrement,
les pénalités et amandes fiscales, etc.
64 Impôts … X
4421 Etat, Impôts et taxes X
Parmi les sous comptes :
641 Impôts et taxes directs, 645 Impôts et taxes indirects, 646 droits d’enregistrement, 647 Pénalités et
amendes fiscales.
67 Charges financières
Ce compte enregistre les charges financières dues aux tiers qui financent l’entreprise.
Nous avons :
 671 Intérêts des emprunts
 672 Intérêts dans loyers de crédit-bail et contrats assimilés
 Etc.

68 Dotations aux amortissements et 69 Dotation aux provisions


Ce poste enregistre les amortissements, les dépréciations de valeur, l’usure ou l’obsolescence des actifs
immobilisés dont le caractère est irréversible.
En cas d’amortissement des charges immobilisées ayant un caractère ordinaire, il n’existe pas des
comptes spécifiques à créditer.
6811 Dot. aux amort des charg immo X
20 Charges immobilisées X
Pour les immobilisations incorporelles, un compte d’amortissement spécifique est créé pour empêcher à
ces immobilisations d’avoir une durée de vie infinie.
6812 Dot. Amort. Immo Incorp X
281 Amort. Des immo. Incorp. X
Le compte 69 Dotation aux provisions par contre, enregistre toutes les diminutions de valeur
d’exploitation constatées sur certaines immobilisations corporelles et incorporelles dont le caractère est
réversible tout comme les provisions d’exploitation pour risques et charges.
69 Dot. Aux prov. Pr dépréciation X
29 A Prov. Pr Dépréciation ou X
19 Prov. Finan pr risque X

7 COMPTES DE PRODUITS DES ACTIVITES ORDINAIRES


Tout comme pour les charges, le plan comptable SYSCOHADA prévoit les produits d’exploitation, les
produits financiers et produits Hors activité ordinaire.
70 Ventes
Il s’agit dans ce compte de ventes de biens et services à des tiers, liées à l’exploitation normale de
l’entreprise.
On distingue : 701 Ventes de marchandises et 702 Ventes de produits finis, 706 Services vendus.

411/5X Client ou cpt financier X


70 Ventes X
702 Ventes de produits finis
Lors de la vente des produits finis ce compte est crédité par le débit d’un compte de tiers ou financier.

411/5X Client ou cpt financier X


702 Ventes de PF X
Notons que les ventes sont enregistrées hors TVA
71 — Subventions D'exploitation
Ce sont des aides financières accordées par l'Etat, des collectivités publiques ou des tiers, qui ne sont ni
des fonds de dotation, ni des subventions d'investissement. Elles
sont destinées à compenser l'insuffisance du prix de vente administré, ou à faire face à des charges
d'exploitation.
72 Production immobilisée

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 65

Ce compte enregistre tous les travaux effectués par l’entreprise pour son propre compte et cela au
coût de production. Ces immobilisées peuvent être classées à 3 niveaux : 721 Immobilisation
incorporelles, 722 Immobilisation corporelles, 726 Immobilisations financières. On débite le compte de
l’immo concernée par le crédit du compte 72.
2X Actif immobilisé concerné X
72 Production immobilisée X
75 Autres produits
Dans le plan comptable SYSCOHADA ce sont les produits d’exploitation relevant des activités
secondaires de l’entreprise.

4/5 Compte de tiers ou financier X


75 A Autre Produit X
77 Revenus financiers et produits assimilés
771 INTÉRÊTS DE PRÊTS
772 REVENUS DE PARTICIPATIONS
774 REVENUS DE TITRES DE PLACEMENT
777 GAINS SUR CESSIONS DE TITRES DE PLACEMENT
778 GAINS SUR RISQUES FINANCIERS
78 Dotation aux amortissements, 79 Reprise de provision
Lors de la reprise de provision

19 Provision pour charges à répartir X


7912 Reprises de provision d’exploitation X

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 66

CHAP. V Étude détaillée de quelques livres et opérations


comptables
Dans ce chapitre, nous allons plus nous attarder sur le plan comptable OHADA et
accessoirement à la normalisation internationale IFRS en nous servant du USGAAP, la
normalisation comptable américaine.

4.1 Le Journal
L’établissement du livre Journal dépend fortement du principe de la partie double
selon lequel chaque opération commerciale donne lieu à un enregistrement dans des
comptes d’emploi et de ressources de sorte que les ressources égalent les emplois pour
chaque transaction.
Ce postulat comptable se traduit de la manière suivante :

A tout Débit correspond un Crédit équivalent

C’est cette égalité qui engendre le principe de la partie double, qui se vérifie quel que soit le
nombre de comptes concernés lors d’une opération comptable.

Application

Les données suivantes ont été recueillies au premier mois de la constitution des
Etablissements Chris :
1. Le 3/1/n Monsieur Chris apporte 100.000 FC pour constituer son entreprise,
2. Le 4/1/n Il achète au comptant contre espèce une licence pour 30.000 FC
3. Le 5/1/n Il achète d’une maison pour 50.000 FC.
4. Le 6/1/n Il achète au fournisseur Tshishi une voiture à crédit pour 25.000 FC ;
5. Le 7/1/n Il règle la facture de Tshishi en partie pour un montant de 15.000 FC

Solution

Tableau d’analyse

N° Libellé de l’opération Débit (Emploi) Crédit (Ressources)


Elément DOC Sens Montant Elément DOC Sens Montant
1 Apport en espèces Caisse BAD + 100.000 Capital BPF + 100.000
2 Achat licence contre espèce Licence BAII + 30.000 Caisse BAD - 30.000
3 Achat Maison Immeuble BAI + 50.000 Caisse BAD - 50.000
4 Achat Voiture à crédit Voiture BAI + 25.000 Fournisseur Tshitshi BPC + 25.000
5 Règlement partie Facture Fournisseur Tshitshi BPC - 15.000 Caisse BAD - 15.000

 BAD = Bilan/ Actif/ Disponible


 BAII = Bilan/ Actif/ImmobiliséImmatériel
 BAI = Bilan/ Actif / Immobilisé
 BPF = Bilan/ Passif/ Fonds propres
 BPC = Bilan/ Passif/court (Dettes à court terme)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 67

Journalisation

N° Comptes Noms des comptes, date et libellé Montant


D C Débité Crédité
1 56 Caisse 100.000
10 à Capital 100.000
Mon apport en espèce suivant acte N° XX
Le 03/01/n
2 212 Licence 30.000
57 à Caisse 30.000
Suivant facture N° XX
Le 04/01/n
3 23 Bâtiment 50.000
57 à Caisse 50.000
Suivant Facture N° YX payé en espèce
4 245 Matériel de transport 25.000
40 à Fournisseur Tshitshi 25.000
Achat à crédit svt note N° XL
Le 05/01/n
5 40 Fournisseur Tshisthi 15.000
57 à Caisse 15.000
Règlement Svt quittance N° NXS
Le 06/01/n
TOTAL JOURNAL 220.000 220.000

Comme on peut le remarquer, la journalisation devient une traduction simple de


l’analyse effectuée sur des opérations réalisées dans une entreprise. Celle-ci peut se faire
dans n’importe quel référentiel sachant que la logique comptable fondamentale est
universelle en dépit de quelques différences possibles surtout pour ce qui est de l’évaluation.

Voici les différents comptes traduit dans différents référentiels (PCGC, OHADA et US
GAAP)

PCGC OHADA US GAAP


N° Nom du compte N° Nom du compte N° Nom du compte
20 Licence 212 Licence 194 Copy Rights
57 Caisse 57 Caisse 10.1 Cash
221 Immeuble 23 Bâtiment 175 Building
22.5 Matériel roulant 245 Matériel de transport 15.1 Automobile
40 Fournisseurs 40 Fournisseurs 22.1 Account payable
10 Capital 10 Capital 301 Capital

Remarques : Bien évidemment certaines opérations peuvent être saisies différemment


suivant tel ou tel référentiel sans forcément passer par une simple traduction de comptes.
Tel est le cas des achats de marchandises dans le plan comptable OHADA qui s’effectue en
deux étapes.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 68

4.2 Le Bilan (OHADA)

1. Système normal
ACTIF
Réf. Postes Numéros de comptes à incorporer dans les postes
Brut Amortissements/ Provision
AD Immobilisations incorporelles
AE Frais de recherche et de développement 211, 2191 2811, 2919p
AF Brevets, licence, logiciels 212, 213, 214, 2193 2812, 2813, 2814, 2912, 2913, 2914, 2919 P
AG Fonds commercial 215, 216 2815, 2816, 2915, 2916
AH Autres immobilisations incorporelles 217, 218, 2198 2817,2818, 2917, 2918, 2919p
AI Immobilisations corporelles
AJ Terrains 22 282, 292
AK Bâtiments 231, 232, 233, 237, 239p 2831 ; 2832, 2833, 2837, 2931, 2932, 2933, 2937, 2939p
AL Installations et agencements 234, 235, 238, 239p 283 (Sauf 2831, 2832, 2833, 2837), 2939p
AM Matériel 24 (Sauf 245), 249 (Sauf 2495) 284 (Sauf 2845), 294 (Sauf 2945), 2949p
AN Matériel de transport 245, 2495 2845, 2945, 2949p
AP Avances et acomptes versés sur immobilisations 25 295
AQ Immobilisations financières
AR Titres de participation 26 296
AS Autres immobilisations financières 27 297
BA Actif circulant H.A.O 485, 486, 488 498
BB Stocks
BC Marchandises 31, 381, 387p 391, 3981
BD Matières premières et autres approvisionnements 32, 33, 382, 383, 388 392, 393, 398p
BE En-cours 34, 35 394, 395
BF Produits fabriqués 36, 37, 386, 387p 396, 397, 398p
BG Créances et emplois assimilés
BH Fournisseurs avances versées 409 490
BI Clients 41 (Sauf 419) 491
BJ Autres créances 421, 4287, 4387, 4449, 445, 4487, 449, 45, 46, 4711, 492, 493, 495, 496, 497
475, 476
TRESORERIE –ACTIF
BQ Titres de placement 50 590
BR Valeurs à encaisser 51 591
BS Banques, Chèques postaux, Caisse 52, 53, 54, 57, 581, 582 592, 593, 594
BU Ecarts de conversion – Actif 478
p : Partiel

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 69

2. Bilan Passif

Réf Postes Numéros de comptes à incorporer dans les postes


Capitaux propres et ressources assimilées
CA Capital 101 à 104
CB Actionnaires, Capital souscrit non appelé 109
CC Primes et Réserves
CD Primes d’émission, d’apport, de fusion 105
CE Ecart de réévaluation 106
CF Réserves indisponibles 111, 112, 113
CG Réserves libres 118
CH Report à nouveau 12 (121 ou 129)
CI Résultat net de l’exercice 13 (131 ou 139)
CK Autres capitaux propres
CL Subventions d’investissement 14
CM Provisions réglementées et fonds assimilés 15
CP Dettes financières et ressources assimilées
DA Emprunts 161, 162, 1661, 1662
DB Dette de location acquisition 17
DC Dettes financières diverses 163, 164 ; 165, 166 (Sauf 1661 et 1662), 167, 168, 181, 182, 183, 184
DD Provisions pour risques et charges 19
Passif Circulant
DH Dettes circulantes HAO et ressources assimilées 481, 482, 484, 4998
DI Clients, Avances reçues 419
DJ Fournisseurs d’exploitation 401, 402, 408
DK Dettes fiscales 441, 442, 443, 4441, 446, 447, 4486, 4499
DL Dettes sociales 42 (Sauf 421 et 4287), 43 (Sauf 4387)
DM Autres dettes 185, 4712, 472, 477
DN Risques provisionnés 4999 (Sauf 4998), 599
Trésorerie – Passif
DQ Banques, Crédit d’escompte 564, 565
DR Banques, Crédits de trésorerie 561, 566
DS Banques, Découverts 52 (Soldes Créditeurs)
DV Ecart de conversion – Passif 479

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 70

Actif Immobilisé Analyse du bilan selon le plan


comptable OHADA
Réservé à contenir les Ressources
valeurs immobilisées : permanentes
choses ou objets
acquis par l’entreprise
Seulement les immobilisés Seulement les fonds
et affecté à elle pour classe 2 propres et dettes à Réservé à contenir les fonds
propres et les dettes à plus d’un
être utilisé pendant
longtemps pour de
plus d’un an, classe 1 an c’est-à-dire les dettes devant
besoin d’exploitation restées dans l’entreprises pour
une longue durée

Seulement le Stock Classe 3

Actif circulant Ressources cyclique


Seulement les dettes à
Seulement le tiers et les effets court terme, la classe 4
Réservé à contenir les Réservé à contenir les dettes à
objets, choses ou Classe 4 et 5 et 5 court terme c’est-dire des
toute autre valeur que dettes devant être liquidées
l’entreprise échange avant une année
avec de tiers et non
destinés à durer Seulement la liquidité Classe 5
indéfiniment dans
l’entreprise.

Pour mettre un compte de la classe 4 ou 5 à l’actif il faut que le Pour mettre un compte de la classe 4 ou 5 à au passif il faut
dénouement de l’opération profite à l’entreprise et non à une que le dénouement de l’opération profite à une tiers et non à
tiers. Dans le cas inverse mettre le compte au PASSIF. Par l’entreprise. Dans le cas inverse mettre à l’ACTIF par
exemple le compte client est à l’actif parce que c’est exemple le compte fournisseur est au passif parce que le
l’entreprise qui doit bénéficier d’un paiement d’un client ! paiement d’un fournisseur profite à un tiers !

Exemple : L’entreprise doit à un fournisseur de l’argent


Exemple : Lorsque le client doit de l’argent à l’entreprise

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 71

4.3 Bilan selon les USGAAP

Analyse du bilan selon les USGAAP

Liability
Seulement les Cadre de comptes
dettes américain
Réservé à
Asset constituées des contenir les
Seulement les dettes 101 – 199 Asset accounts
comptes de la
comptes de la 201 – 299 Liability accounts
Réservé à contenir tous classe 2
les éléments de l’Actif classe 1 dont les 301 – 399 Equity Accounts
classé par ordre de valeurs
liquidité décroissante :
401 – 499 Revenu Accounts
Les éléments le plus immobilisées, les 501 – 699 Expenses Accounts
liquide en haut (Cash) et stocks, les tiers, les Seulement les
les éléments moins Equity
liquide en bas comptes financier fonds propre, la
(Immobilisé)
classe 3 Réservé à
contenir les
fonds propres.

La normalisation La normalisation Traduction de quelques comptes


comptable internationale comptable internationale
(IFRS) apporte quelques (IFRS) Permet de classer Accounts receivable = Client
précisions à l’Actif les éléments au Passif, en Note receivable = Effet à recevoir
notamment celle de passif courant et non Prepaid expenses = Charges payées d’avance
Office supplies = Fournitures de bureau
classer les actifs en actif courant. Store supplies = Emballage
courant et non courant Cash = Caisse
Automobiles = Matériel roulant
Office Equipment = Mobilier de bureau

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 72

4.4 Compte de résultat (OHADA)

1. Charges
Réf Postes Numéros de comptes à incorporer dans les postes
Activité d’exploitation
RA Achat de marchandises 601
RB Variation de stocks 6031
RC Achat de matières premières et fournitures liées 602
RD Variation de stocks 6032
RE Autres achats 604, 605, 608
RH Variation de stocks 6033
RI Transports 61
RJ Services extérieurs 62, 63
RK Impôts et taxes 64
RL Autres charges 65
RP Charges de personnel 66
RS Dotations aux amortissements et aux provisions 681, 691
Activités financières
SA Frais financiers 67 (Sauf 676)
SC Pertes de change 676
SD Dotation aux amortissements et aux provisions 687, 697
Hors activités ordinaires (HAO)
SK Valeurs comptables des cessions d’immobilisations 81
SL Charges HAO 83
SM Dotations HAO 85
SQ Participation des travailleurs 87
SR Impôts sur le résultat 89

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 73

1. Compte de résultat (Produits)

Réf Postes Numéros de comptes à incorporer dans les postes


Activité d'exploitation
TA Ventes de marchandises 701
TC Ventes de produits fabriqués 702 ; 703 ; 704
TD Travaux, services vendus 705, 706
TE Production stockée 73
TF Production immobilisée 72
TH Produits accessoires 707
TK Subventions d’exploitation 71
TL Autres produits 75
TS Reprises de provisions 791, 798
TT Transfert de charges 781
Activités financières
UA Revenus financiers 77 (Sauf 776)
UC Gains de charge 776
UD Reprises de provisions 797
UE Transfert de charges 787
Hors activités ordinaires (HAO)
UK Produits des cessions d’immobilisations 82
UL Produits HAO 84 (Sauf 848), 88
UM Reprises HAO 86
UN Transfert de charges 848

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 74

Présentation du résultat en cascade


601 Achats Marchandises 701 Ventes Marchandises

1322 Marge brute/Matière

6031 Variation de stocks Mses

602 Achat de Matières 1322 Marge brute/Matières 702 Ventes de


Produits finis

6031 Variation de stocks Matières 736Variation de stock de PF

604 Achat stocké de Mat 138 Valeur Ajoutée

61Transport
62/63 Services Extérieurs
64 Impôt
65 Autres Achats

134 EBE

66 Charges de Personnel

69 Dot aux Provision


68 Dot aux amortissements 135 Résultat d’exploitation 79 Reprise de provisions

67 Frais Financiers 136 Résultat Financier 77 Revenus Financiers

137 Résultat des Activités Ordinaires

81 Valeur Compt. des Cessions 82 Prod. De Cessions


83 Charges HAO 84 Prod. HAO
85 Dotation HAO 138 RHAO 86 Reprises HAO

87 Participations des travailleurs


89 Impôts sur les résultats 13 Résultat Net

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 75

Signification des soldes successifs


Les soldes successifs dégagés par le SYSTEME COMPTABLE OHADA sont différents
des soldes du système OCAM et même de l’ancien PCGC en quantité et en signification.
Les différents soldes intermédiaires de gestion constituent des sous comptes du compte 13
Résultat net de l’exercice. Pour la détermination de ce résultat, les soldes de gestion sont
regroupés à trois niveaux :
 Les soldes provenant des activités d’exploitation ;
 Les soldes provenant des activités financières ;
 Les soldes liés aux opérations hors activités ordinaires ;

Le résultat net est donc l’aboutissement de neuf (9) soldes intermédiaires de gestion pour le
système normal et de quatre (4) pour le système allégé.
1.1. DETERMINATION DU RESULTAT NET DANS LE SYSTÈME NORMAL
Déterminer un résultat par les éléments de gestion, consiste à décrire sa genèse et son
apocalypse. Pour y arriver, il y a tant d’approches notamment, l’approche Arithmétique,
l’approche schématique, l’approche comptable.

1. La marge brute

C’est la différence entre : Ventes de marchandises et les achats consommés de


marchandises, c’est-à-dire Achat – variation de stocks. Celle-ci est calculée dans la branche
négoce des activités industrielles, cette marge exprime le revenu économique de
l’entreprise.

Le Système comptable de l’OHADA distingue deux types de marge brute à savoir la marge
brute sur marchandises et la marge brute sur matières qui sont calculées à partir des prix
d'achat (et non des coûts d'achat). La marge brute ici n’intègre pas les frais accessoires
d’achat.
a) Marge brute sur marchandises (1321)
La marge brute sur marchandises est dégagée par la différence entre le prix de vente des
marchandises et le prix d'achat des marchandises corrigé de la variation des stocks. Elle
concerne les entreprises commerciales essentiellement et accessoirement les entreprises
industrielles exploitant les activités de négoce.

(1321) Marge brute sur marchandises = 701 Ventes de marchandises –


(601 Prix Achats – 6031 Variation de stocks de marchandises)
b) Marge brute sur matières (1322)

La marge brute sur matières est la différence entre la production de la période (c'est-à-dire
vente de produits finis, travaux et services, plus production stockée et immobilisée) et le prix
d'achat des matières, corrigé de la variation de stock.
Elle n’est déterminée que pour les entreprises industrielles et de bâtiments/travaux publics.

1322 Marge brute sur matières = Production – (602 Prix Achats de


matières et fournitures - 6032 Variation de stocks de matières premières)
et fournitures liées)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 76

Production = Ventes des produits fabriqués (702 à 706)


± Production stockée ou déstockée (Variation des produits et encours) (73)
+ Production immobilisée

Selon le système comptable de l’OHADA, la marge brute est déterminée avec des achats
évalués au prix net d’achat (sans frais accessoires inclus dans les variations des stocks).

2. La marge brute sur matières

C’est la différence entre d’une part : La vente des produits fabriqués, la vente des
travaux (corrigée de la variation de stocks), la production immobilisée et d’autre part :la
consommation des matières et fournitures. (Achats de matières corrigés de la variation de
stock). Cette marge est calculée dans les entreprises industrielles.

3. Valeur Ajoutée (VA)

La valeur Ajoutée renseigne sur la structure interne de l’entreprise, sur son degré de
maîtrise du processus de fabrication, sur son degré d’intégration.

La valeur ajoutée représente l’expression de la création ou de l’accroissement de


valeur que l'entreprise apporte aux biens et services en provenance des tiers dans le cadre
de l'exercice de ses activités professionnelles courantes.
Du point de vue de sa structure, la valeur ajoutée telle que déterminée dans le Système
Comptable OHADA est une grandeur de gestion différente du concept utilisé en macro
économie. En effet, elle intègre les impôts et taxes et les pertes sur créances, éléments
minorant les recettes sur les ventes réalisées et les subventions d’exploitation comme
éléments de la VA et non de l’EBE.

De même, en raison du principe de la prééminence de la réalité sur l’apparence, la location


de la main d’œuvre intermédiaire et la location de biens pris par crédit-bail sont exclues de
la valeur ajoutée.

a) Calcule de la valeur ajoutée dans une entreprise commerciale

13.3 V.A. = 1320 Marge Brute sur marchandises + Autres Produits


d’exploitation – Autres charges d’exploitation
Les autres produits d’exploitation comprennent les comptes suivants :
 707 Produits accessoires
 71 Subventions d’exploitation
 75 Autres produits

Les autres charges d’exploitation sont composées des éléments suivants :

 604, 605, 608 ;


 6033 Variations des stocks d’autres approvisionnements ;
 61 Transports ;
 62, 63 Services extérieurs ;
 64 Impôts et taxes
 65 Autres charges

b) Détermination de la valeur ajoutée dans une entreprise industrielle

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 77

13.3 V.A. = 1321 Marge Brute sur matières + Autres Produits d’exploitation
– Autres charges d’exploitation
4. L’Excédent brut d’exploitation (EBE)

C’est la valeur ajoutée diminuée des charges de personnel. Il exprime la véritable


performance de l’entreprise (car non altérée par les méthodes de calcul d’amortissement). Il
exprime sa capacité d’autofinancement. L’EBE est la trésorerie potentielle de l’entreprise
disponible dans quelques mois.

L’Excédent Brut d’Exploitation (EBE) est ce qui reste de la valeur ajoutée après avoir payé
les salaires et les autres charges sociales. L’EBE est constitué comme étant l’indicateur de
performance économique qui mesure l’efficacité de l’exploitation durant l’exercice.

134 EBE = 133 VA – 66 Charges du personnel

5. Le Résultat d’exploitation (RE)

Il est obtenu en ajoutant à l’EBE les transferts de charges et la somme algébrique


des reprises des provisions et les dotations aux amortissements et aux provisions.

Le Résultat d’Exploitation représente la ressource tirée de l’activité d’exploitation avant la


prise en compte des éléments financiers et hors activités ordinaires. Il égal à la différence
entre les produits d'exploitation et les charges d'exploitation.

Ce solde contribue à rémunérer les capitaux propres et empruntés et à assurer le paiement


de l'impôt et de la participation des travailleurs.

135 RE = 134 EBE + 781 Transferts de charges d’exploitation + 791


Reprises de provisions + 798 Reprises des amortissements
d’exploitation – 681 Dotations aux amortissements d’exploitation –
691 dotations aux provisions d’exploitation non financières
1.1.1.

6. Le Résultat Financier (RF)

Il s’agit des produits financiers diminués des charges financières.


Appelé aussi Résultat des opérations financières, ce solde de gestion renseigne sur la
politique de financement de l'entreprise. Il correspond à la différence entre les produits de
l’activité financière et les charges correspondants.

N.B. : le résultat financier n’a aucun lien avec les soldes de gestion précédents notamment le
résultat d’exploitation.

136 R.F. = (77 Revenus financiers + 787 Transferts de charges financières +


797 Reprises de provisions financières) - (67 Frais financiers et
2.1.5. Détermination du Résultat des activités ordinaires (137)
charges assimilées + 687 Dotations aux amortissements à caractère
financier + 697 Dotations aux provisions financières)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 78

7. Le Résultat des activités Ordinaires (RAO)

C’est la somme : Résultat d’exploitation + Résultat Financier.


Le Résultat des activités ordinaire est le résultat des activités cycliques contrairement au
résultat des activités HAO.

Le résultat des activités ordinaires est un solde de gestion utilisé essentiellement pour
l’analyse des performances de l’entreprise. Il est égal à la somme du Résultat d'exploitation
et du Résultat financier. Ce résultat peut être rapporté :
- Au chiffre d’affaires pour déterminer le taux de profitabilité de l’entreprise ;
- Aux capitaux propres pour apprécier le taux de rentabilité de ces derniers.

137 RAO = 135 Résultat d’exploitation + 136 Résultat financier

8. Le Résultat HAO

C’est le résultat des activités non récurrentes. Il s’agit des produits HAO diminués des
charges HAO.
C’est le résultat obtenu sur les opérations non récurrentes. Ce solde de gestion est utilisé
pour analyser les changements de structure ou de stratégie de l'entreprise.
Il est égal à la différence entre les produits et les charges hors activités ordinaires. Ce résultat
fait appel essentiellement aux comptes de la classe 8 concernant les opérations ne se
rapportant pas à l’activité ordinaire.

138 RHAO = du(82


Détermination Produits
Résultat Netdes cessions d’immobilisations
de l’exercice (131 Bénéfice ou +
13984 Produits
Perte)
hors activités ordinaires + 86 Reprises hors activités
ordinaires + 88 subventions d’équilibre) - (81 valeurs
comptables des cessions d’immobilisations + 83 Charges hors
activités ordinaires + 85 Dotations hors activités ordinaires)

Le résultat net est la différence entre les produits et les charges liés à l’ensemble des
activités de l’entreprise. Il est déterminé par la somme algébrique du résultat des activités
ordinaires et du résultat hors activités ordinaires déduction faite de la participation des
travailleurs et de l’impôt sur le résultat.

131/139 RN = 137 Résultat activités ordinaires + 138 Résultat HAO - 87


Participation des travailleurs - 89 Impôt sur le résultat

Le compte 87 enregistre les montants prélevés sur les bénéfices réalisés et affectés par
l’entreprise à un fonds légal ou contractuel, à l’avantage des travailleurs.
Par contre, l’impôt est calculé en extra comptable en appliquant le taux d’imposition sur le
résultat fiscal. Ce dernier résulte de la correction du résultat comptable (137 RAO + 138
RHAO) selon les règles fiscales en vigueur dans l’Etat-partie.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 79

Sur base de la législation actuelle, le résultat fiscal sera déterminé de la manière suivante :
Résultat comptable = RAO + RHAO
Plus réintégrations (des charges non déductibles)
Moins déductions (charges déductibles)
= Résultat fiscal provisoire
Moins déficits reportables
Moins amortissements dérogatoires
= Résultat fiscal définitif

Impôt sur bénéfice = Résultat fiscal définitif x taux d’imposition

- Pour les entreprises relevant du droit commun : taux d’imposition 35 %


- Pour les entreprises relevant du code minier : taux d’imposition 30 %.

1.2. DETERMINATION DU RESULTAT NET EN SYSTÈME ALLEGE

Dans le système allégé, le résultat net de l’exercice est déterminé en quatre (4) soldes
intermédiaires de gestion qui sont calculés comme dans le cas du système normal évoqué
ci-haut. Selon le système comptable OHADA, les entreprises relevant du système allégé ne
déterminent pas le résultat financier ni le résultat hors activités ordinaires.

Ces soldes de gestion sont :

 La Valeur ajoutée ;
 Le résultat d’exploitation ;
 Le Résultat des activités ordinaires ;
 Le Résultat net.

2. EXEMPLE APPLICATIF

Pour la détermination du résultat de la société « KOKRE », vous disposez des informations


provenant de la balance après inventaire ci-après :

N° INTITULE SOLDE SOLDE


DEBITEUR CREDITEUR
601 Achats de marchandises 1 387. 000
602 Achats de matières premières et fournit liées 500. 000
6031 Variations des stocks de marchandises 57 000
6032 Variations des stocks de prem et fournit liées 80 000
6051 Frais de consommation d’eau 1 800
6052 Frais d’électricité 9 000
6053 Produits pétroliers 27 000
6055 Fournitures de bureau 24 000
6056 Petit matériel 4 200
618 Autres frais de transport 78 000
621 Sous-traitance 105 000
622 Loyers des locaux professionnels 18 000
624 Entretien, répartition et maintenance 9 300
625 Primes d’assurances 27 000
626 Etudes et recherches 1 500
627 Frais de colloques, séminaires 45 000

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 80

628 Frais de communications 30 000


6311 Frais sur titres 5 000
6318 Autres frais bancaires 6 000
6324 Honoraires divers 45 000
6328 Divers frais 1 200
6342 Redevances, brevets, licences 3 000
6411 Impôts fonciers 5 000
6413 Impôts sur les salaires 24 000
647 Pénalités et amendes fiscales 3 000
648 Autres impôts divers 1 500
6581 Jetons de présence ou indemnité de fonction 15 000
6582 Dons 600
6583 Mécénat 9 300
6611 Salaires et appointements des locaux 300 000
6613 Congés payés 120 000
6620 Salaires et appointements 220 000
6631 Indemnités de logement 132 000
6638 Indemnités de 49 500
6641 Charges sociales 13 500
6671 Main d’œuvre occasionnelle 9 000
6680 Autres charges sociales diverses 6 000
671 Intérêts des emprunts 24 600
676 Pertes de change 1 500
681 Dotations aux amortissements d’immobilisation 60 000
6911 Dotations aux provisions 50 000
7011 Ventes de marchandises 2.000. 000
702 Ventes de produits finis 1.300 000
707 Produits accessoires 1.000.000
774 Revenus de titres de participation 11 400
776 Gains de change 3 600
812 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations 3 900
822 Produits des cessions d’immobilisations corporelles 4 800
834 Pertes sur créances hors activité ordinaire 5 000
845 Dons et libéralités obtenus 7 000

Travail demandé :
1. Déterminer le résultat comptable

Solution
1. Détermination du résultat comptable
Produits – charges = résultat

D 1321 MARGE BRUTE/MARCHANDISE C


(601) 1.387.000 2.000.000 (701)
(6031) -57.000

SC 670 000

2.000.000 2.000.000

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 81

D 1322 MARGE BRUTE/MATIERE C


(602) 500.000 1.300.000 (702)
(6032) 80.000

SC 720 000

1.300.00 1.300.000

D 133 VALEUR AJOUTEE C


(605) 66.000 670. 000 (1321)
720. 000 (1322)
(61) 78.000 1. 000. 000 (707)
(62) 235.800
(63) 60.200
(64) 33.500
(65) 24.900

SC 1 891
600

2.390.000 2.390.000

D 13.4 EXCEDENT BRUT D’EXPLOITATION C


(66) 850.000 1 891 600 (13.3)

SC 1 041.600
1.041.600

1 891 600 1 891 600

D 13.5 RESULTAT D’EXPLOITATION C


(681) 60.000 1 041.600 (134)
(6911) 50.000

SC 931.600

1.041.600 1.041.600

D 13.6 RESULTAT FINANCIER C


(67) 26.100 15.000 (77)
11.100 SD

26.100 26.100

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 82

D 13.7 R.A.O C
(136) 11.100 931.600 (135)

SC 920.500

931.600 931.600

D 13.8 R.H.A.O C
(81) 3 900 4 800 (82)
(83) 5 000 7 000 (84)

SC 2.900

11 800 11 800

RESULTAT COMPTABLE = 137(RAO) + 138 (RHAO)


= 920.500 + 2 900
= 923.400

xxxxxx

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 83

CHAP. V Comptabilisation de quelques opérations


spécifiques
5.1 Gestion de stock
1. Valorisation du stock à l’inventaire

Les stocks sont formés de l’ensemble des marchandises, des matières premières et
fournitures liées, des produits intermédiaires, des produits finis ainsi que des produits et
services en cours qui sont la propriété de l’entreprise à la date de l’inventaire.
La comptabilisation de stock repose sur la tenue d’un inventaire permanent ou
intermittent. Les entreprises qui n’ont pas les moyens ou dont l’activité ne permet pas de
tenir un inventaire permanent peuvent recourir au système de l’inventaire intermittent.
Dans ce cas, en fin de période et à l’issue de l’inventaire physique des stocks, elles doivent
passer les écritures faisant apparaître les variations de stocks de la période.

 L’inventaire physique

L’inventaire physique est un inventaire extracomptable qui comporte deux opérations :


 L’établissement d’une liste complète des divers éléments composant les stocks et
correspondant à la classification du plan comptable.
 L’évaluation par dénombrement des existants réels, constatés par l’opération précédente.

 L’inventaire comptable permanent

L’inventaire comptable permanent permet de connaître à tout moment :


 Les quantités et les montants des stocks,
 Le coût d’achat des marchandises vendues,
 Le coût d’achat des matières et fournitures engagées dans le processus de fabrication.

 L’inventaire intermittent

L’inventaire intermittent ne permet de connaître le montant des existants qu’à la


clôture de l’exercice, après réalisation de l’inventaire extracomptable.

2. Les entrées et sorties dans les stocks

Les entrées et sorties sont contrôlées à l’aide de fiches de stocks tenues au jour le jour
qui indiquent le montant du stock. C’est ce qu’on appelle l’inventaire permanent. Ceci
permet notamment de prévoir les réapprovisionnements et d’éviter les ruptures de stocks.

1. Les entrées

Elles comprennent :

 Le report du stock en quantité et en valeur existant au début du mois,


 Les quantités entrées au cours du mois et leur coût d’acquisition.

L’évaluation des éléments du patrimoine d’une entreprise se fait au coût réel


d’acquisition pour les biens achetés à des tiers ou au coût réel de production pour ceux

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 84

produits par l’entreprise pour elle-même. Cette valeur n’est jamais modifiée. Il s’agit d’une
évaluation au coût historique.

2. Les sorties

A leur sortie du magasin ou à l’inventaire, les biens sont évalués selon plusieurs
méthodes dont :
 Méthode du premier entré, premier sorti (PEPS),
 Méthode du coût Moyen Pondéré (CMP)

La valeur d’inventaire est la valeur actuelle à la date de clôture de l’exercice. Cette valeur
d’inventaire est comparée à la valeur d’entrée figurant au bilan :

 Si la valeur d’inventaire est supérieure à la valeur d’entrée, cette dernière est maintenue
dans les comptes, ceci afin de respecter le principe de prudence,
 Si la valeur d’inventaire est inférieure à la valeur d’entrée, il faut constater la dépréciation
sous forme d’un amortissement ou d’une provision, selon que la dépréciation est jugée
définitive ou non.

 Les méthodes de valorisation


 Méthode du coût moyen pondéré (CMP)

Cette méthode connait deux variantes :


 La méthode du coût moyen pondéré après chaque entrée,
 La méthode du coût moyen pondéré calculé sur la durée moyenne de stockage.
o Le CMP après chaque entrée

Le coût d’entrée moyen est recalculé à l’occasion de chaque nouvelle entrée

Exemple : L’entreprise Xian dispose des informations suivantes concernant les mouvements
des pots de peinture blanche de 5 litres (réf. P4867) en décembre , à l’entrée et à la sortie
du magasin de stockage :
 Stock initial (01/12/n) 54 pots dont le coût total d’acquisition est de 3.915.000 FC
 Entrée : 22 pots le 08/12/n à 7.300 FC le pot 41 pots le 17/12/n à 7.150 FC le pot
 Sortie : 33 pots le 12/12/n ; 19 pots le 22/12/n

Fiche de stock mois de décembre


Peinture blanche 5 l

Réf. : P4867 Méthode : CMP après chaque entrée


Date Entrée Sortie Stocks
Quantité CU Montant Quantité CU Montant Quantité CU Montant
01/12/n 54 7.250 391.500 54 7.250 391.500
08/12/n 22 7.300 160.600 76 CMP(1) 552.100
12/12/n 33 CMP(1) 239.728 43 CMP(1) 312.372
17/12/n 41 7.150 293.150 84 CMP(2) 605.522
22/12/n 19 CMP(2) 136.964 65 CMP(2) 468.558
117 845.250 52 376.692 65 468.558

CMP(1) = (391.500+160.600)/(54+22) = 552.100/76 = 7.264,47 FC

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 85

CMP(2) = (312.372+293.150)/(43+41) = 605.522/84 = 7.208,59 FC

 Le CMP calculé sur la durée moyenne de stockage

Cette méthode est adaptée aux entreprises qui veulent directement valoriser leur
stock final par l’inventaire intermittent. Dans cette méthode, il n’y a pas de valorisation des
sorties durant l’exercice, les fiches de stocks sont alors seulement tenues en quantités. Le
stock final est constaté en quantités et valorisé sur base du coût moyen pondéré des entrées
sur la dernière période de stockage.
Exemple : Stock final en quantité : 2.000 ; Stock moyen en quantité : 1.600. Total des
sorties de l’exercice d’où le taux de rotation : 8.000/1.600 = 5
Durée moyenne d’écoulement : 1/5 d’année, soit 2,4 mois (12/5)
Coût moyen d’entrée 2,4 mois avant la clôture de l’exercice, soit courant octobre : 250 FC
Le montant du stock final : 2.000 x 250 = 500.000 FC

 Méthode du premier entré, premier sorti (PEPS)

Appelée encore la méthode d’épuisement du stock


Soit le même exemple que dans le premier cas.

Fiche de stock mois de décembre


Peinture blanche 5 l

Réf. : P4867 Méthode : PEPS (FIFO)


Date Entrée Sortie Stocks
Quantité CU Montant Quantité CU Montant Quantité CU Montant
01/12/n 54 7.250 391.500 54 7.250 391.500
08/12/n 22 7.300 160.600 54 7.250 391.500
22 7.300 160.600
12/12/n 33 7.250 239.250 21 7.250 152.250
22 7.300 160.600
17/12/n 41 7.150 293.150 21 7.250 152.250
22 7.300 160.600
41 7.150 293.150
22/12/n 19 7.250 137.750 2 7.250 14.500
22 7.300 160.600
41 7.150 293.150
117 845.250 52 377.000 65 468.250

Conséquence du choix de la méthode

Les entreprises peuvent choisi, à leur convenance, les types de coûts et les méthodes de
valorisation les mieux adaptées à leur politique, à leur organisation et à leur structure.
En période de hausse des prix, par rapport à la méthode du CMP, la méthode du PEPS fait
apparaître une minoration du coût d’achat des matières consommées et de produits finis et
une majoration du montant des stocks des matières.

La comptabilisation des variations de stock se fait de deux façons selon que l’on tient
l’inventaire intermittent ou permanent :
 En inventaire intermittent, les comptes « 603 Variations stocks de biens achetés » et « 73
Variations des stocks de biens et de services produits » n’interviennent qu’’en fin d’exercice
pour enregistrer l’annulation de stock final et constater le montant du stock final,
 En inventaire permanent, les entrées et sorties sont enregistrées de façon continue.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 86

1. Biens et approvisionnements achetés

Exemple 1 : Pour des marchandises, le stock initial au 01/01/n était de 7.500.000 FC et le


stock final au 31/12/n est de 6.800.000 FC (SF<SI)

31/12/n
6031 Variations des stocks de marchandises 7.500.000
31 Marchandises 7.500.000
(annulation du stock initial)
31/12/n
31 Marchandises 6.800.000
6031 Variations des stocks de 6.800.000
marchandises
(Constatation du stock final)

6031 Variation stocks de marchandises


7.500.000 6.800.000
700.000 SD

Ce solde débiteur de 700.000 FC correspond à une augmentation des charges et s’inscrit en


+ au débit du compte de résultat. Dans le cas inverse (SF>SI) le montant du solde
correspondra à une diminution de charges et sera inscrit en «–» au débit du compte de
résultat.

Biens et services produits

Exemple : les produits finis dans la balance avant inventaire s’élèvent à 43.600.000 FC et
les données d’inventaire indiquent un stock d’une valeur de 32.250.000 FC (SF<SI)

73 Variations des stocks de biens et services 43.600.000


36 produits 43.600.000
Produits finis
(Annulation du stock initial)

36 Produits finis 35.250.000


73 Variations des stocks de biens et services 35.250.000
produits
(Annulation du stock initial)

5.2 Achat et Vente de Marchandises et autres stocks


Les opérations d’achats et de ventes sont les plus nombreuses et mettent l’entreprise
en relation avec l’extérieur (Fournisseur).
La comptabilisation des opérations y relatives se font soit en inventaire permanent ou soit
en inventaire intermittent.

Chez le vendeur

Il s’agit d’un produit enregistré au crédit du compte 70- Vente. Les comptes ci-
dessous peuvent être utilisés lors des opérations de vente :

701 Ventes de marchandises

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 87

702 Ventes Produits finis


703 Ventes Produits intermédiaires
704 Ventes Produits résiduels
705 Travaux facturés
706 Services rendus
707 Produits accessoires (Facturation de port, d’emballage, de frais divers,
commissions et de location, …)

Chez l’acheteur
Il s‘agit de charges enregistrées au débit du compte 60 Achats et variations de stocks
par le crédit des comptes 401/ 521/ 531/ 571 lors de l’achat.

601 Achats de marchandises


602 Achats de matières premières et fournitures liées
603 Variations de stocks de biens achetés
604 Achats stockés de matières et fournitures consommables
605 Autres achats
606 Achats d’emballages

Alors que lors de l’entrée en stock on passe 311/ 32 au débit par le crédit du compte 603
Variation de stock

1. Enregistrement des opérations sans réduction ni majoration


 Inventaire permanent
L’opération d’achat ou de vente s’enregistre en deux étapes :

 Chez le client (Acheteur)


On enregistre l’achat des biens et services puis on constate l’entrée en stock.

1. L’achat des biens et services

601/602/604/605/606/607/608 401/521/531/571
XX XX
(Au Prix d’achat)

2. L’entrée en stock
311/32/… 603 Variation de stock
XX XX

 Chez le vendeur (Fournisseur)


On enregistre la vente proprement dite puis on constate la sortie du stock.

1. La vente proprement dite

411/521/531/571 70/702/703
XX XX
(Prix de vente)

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2. La sortie du stock

603 Variation Stock 311/32/…


XX XX

 En inventaire intermittent
Ici seule l’écriture d’achat est enregistrée chez l’acheteur et l’écriture de la vente proprement
dite chez le vendeur.

Exemple Achat

10/10 Achat de marchandises par chèque 100.000 FC


15/10 Achat de marchandises en espèce 50.000 FC
20/10 Achat de marchandises à crédit 500.000 FC

 Enregistrez ces opérations :


 En inventaire permanent
 En inventaire intermittent

Solution
Inventaire Permanent
10/10 100.000
601 Achats marchandises 100.000
521 Banque locales
(M/Chèque n°….)
311 Marchandises 100.000
6031 Variation stock de marchandises 100.000
(Entrée en stock)
15/10
602 Achats matières premières 50.000
571 Caisse 50.000
(Pièce n° ….. Achat MP)
32 Matière première 50.000
6032 Variation stocks matière première 50.000
(Entrée en stock)

601 Achats de marchandises 500.000


401 Fournisseurs 500.000
(S/Facture n°…….)
311 Marchandises 500.000
6031 Variation stcoks marchandises 500.000
(Entrée en stock)

Inventaire Intermittent
10/10
601 Achats marchandises 100.000
521 Banque locales 100.000
(M/Chèque n°………..)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 89

15/10
602 Achat matière première 50.000
571 Caisse 50.000
(L/Facture n° ………..)
20/10
601 Achat de marchandises 500.000
401 Fournisseur 500.000

Exemple Vente

02/10 Vente de marchandises à crédit : 600.000 FC coût d’achat : 450.000 FC


06/10 Vente de produits finis par chèque : 1.200.000 FC Coût d’achat 900.000 FC

 Enregistrez ces opérations :


 En inventaire permanent
 En inventaire intermittent

Solution

Inventaire Permanent

02/10
411 Clients 600.000
701 Ventes de marchandises 600.000
(M/Facture n°………..)

6031 Variation stock de marchandises 450.000
3111 Marchandises 450.000
(Sortie de stock)
60/10
521 Banques locales 1.200.000
702 Ventes produits finis 1.200.000
(N/ Facture n° ………)

736 Variation stocks de produits finis 900.000
36 Produits finis 900.000
(Sortie de stock)

Inventaire Intermittent

02/10
521 Banque locales 600.000
701 Ventes de marchandise 600.000
(M/Chèque n°………..)
06/10
521 Banques locales 1.200.000
702 Ventes de produits finis 1.200.000
(N/Facture n° ………..)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 90

Remarque : En inventaire intermittent, les écritures suivantes sont passées en fin de période

311 Marchandises SF
6231 Variation stocks de marchandises SF
(M/Chèque n°………..)

6031 Variation stocks de marchandises SI


311 Marchandises SI
(N/Facture n° ………..)

2. Enregistrement des opérations avec réduction ou majoration

 Factures avec réductions

Il existe diverses sortes de réductions :


 Des réductions à caractère commercial,
 Des réductions à caractère financier,

 Les réductions à caractère commercial


Il s’agit :
1.Du rabais : Réduction sur un prix préalablement convenu pour tenir compte soit
d’un défaut de qualité, soit de la non-conformité des objets vendus, soit d’un retard
dans la livraison.
2. De la remise : C’est une réduction pratiquée sur le prix courant en considération
de l’importance de la vente ou de la profession du client.
3. De la Ristourne : C’est une réduction calculée sur l’ensemble des opérations
réalisées avec un même client pendant une période déterminée ; elle se calcule par
tranche de chiffre d’affaires.
Le montant net obtenu après réduction commerciale est appelé « Net commercial »
 Les réductions à caractère financier
Il s’agit de l’escompte de règlement, qui est une réduction accordée à un client qui
paie avant le terme normal (échéance) ou au comptant. Le net obtenu après escompte est appelé
« Net financier ».

Remarque : Les réductions se calcule en cascade, c’est-à-dire les unes après les autres.

1. Enregistrement comptable de réduction

Les réductions commerciales (Remises, Rabais et Ristourne, …) figurant sur la facture ne


s’enregistrent pas. Seul le net commercial est comptabilisé, tant chez le vendeur que chez l’acheteur.
La réduction financière (escompte de règlement) figurant sur facture s’enregistre :
 Au débit du compte 673 – Escompte accordés, Chez le vendeur
 Au crédit du compte 733 – Escomptes obtenus, chez l’acheteur

L’escompte est une charge le vendeur et un produit pour l’acheteur.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 91

Exemple :

25 Av. du Port Lile

Facture N° …………..

…………………………………. Doit pour ce qui suit

Désignation Montant

Marchandises 5.000.000
Remise 10% 500.000
1 er Net Commercial 4.500.000
Rabais 5% 225.000
2 em Net Commercial 4.275.000
Escompte 2% 85.000

Net Financier à payer pour moitié en espèce et pour moitié par chèque : 4.189.500

Solution

 Chez le client
601 Achat de marchandises 4.275.000
521 Banques locales 2.094.750
571 Caisse 2.094.750
773 Escomptes obtenus 85.500
(ChrisNEt, S. Facture N° ……..)

 Chez le Fournisseur
521 Banques locales 2.094.750
571 Caisse 2.094.750
673 Escomptes accordés 85.500
701 Ventes de marchandises 4.275.000
( M/ Facture N° ……..)

Remarque : En réalité, l’escompte de règlement n’intervient pas à l’émission de la facture. On


enregistre le net commercial chez le client et chez le fournisseur puis au moment du règlement on
passe l’écriture y relative.

 Factures avec majorations

Les factures d’achat ou ventes comportent souvent des majorations telles que :
 La TVA
 Les emballages consignés
 Les frais de transport suivant les conditions stipulées dans le contrat de vente, etc.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 92

Pour ce qui est du transport, il peut être à charge du fournisseur (Franco de port) ou à la charge du
client.
 Le transport à charge du fournisseur

Deux cas peuvent se présenter :


 Le fournisseur effectue le transport par ses propres moyens. Les frais y afférents sont
enregistrés comme charges par nature dans les comptes concernés : salaires, carburant,
entretien, etc.
 Le fournisseur fait effectuer le transport par tiers, les frais sont enregistrés au débit du
compte 612 – Transport su vente, par le crédit d’un compte de tiers ou de trésorerie. La TVA
facturée par le transporteur est une TVA déductible qui s’enregistre dans le compte 4453 –
Etat, TVA récupérable sur les transports.

 Le transport à charge du client


Dans ce cas deux cas sont aussi envisageables :

Le fournisseur effectue lui-même le transport et le facture à son client : On parle du


« Port facturé ». Ce port supporte la TVA car c’est un service vendu.

Exemple :
La Société Betton de Kamina spécialisée dans la vente de matériaux de construction facture les frais
de livraison de la manière suivante :
 Livraison dans un rayon de 5 Km : 10.000 FC
 Livraison dans un rayon de 10 Km : 15.000 FC
 Livraison dans un rayon de 10 à 20 Km : 20.000 FC

Elle adresse à son client la facture ci-contre :

Société Betton de Kamina


25 Av. de la base
Kamina
Facture N° …………..

…………………………………. Doit pour ce qui suit

Désignation Montant

Ciment 500.000
Fer 100.000
Port facturé 20.000
TOTAL 620.000
TVA 16% 99.200
Net à payer 719.200

Net à payer en espèce 719.200

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 93

Solution

 Chez le Fournisseur
571 Caisse 719.200
443 Etat, TVA Facturée 99.200
701 Vente de marchandises 600.000
707 Produits accessoires 20.000
(N/Facture N° ……..)

 Chez le Client
601 Achat de marchandises 600.000
611 Transport sur achats 20.000
445 Etat, TVA récupérable 99.200
571 Escomptes obtenus 719.200
(ChrisNEt, S. Facture N° ……..)

Le fournisseur sollicite le service d’un transporteur et règle les frais de transport pour le
compte de son client. On parle alors de « Port payé».

Exemple

Ciment : 800.000 FC
TVA 16% : 128.000 FC
Total 928.000 FC
Port payé 25.000 FC
Net payé 953.000 FC
Chez le Client
601 Achat de marchandises 800.000
611 Transports sur achat 25.000
4452 Etat, TVA récupérable sur achats 128.000
401 Fournisseur 953.000

Chez le Fournisseur
613 Transport pour compte de tiers 25.000
571 Caisse 25.000
411 Clients 953.000
701 Ventes de marchandises 800.000
781 Transferts de charges d’exploitation 25.000
4431 Etat, TVA facturée sur ventes 128.000

3. Réductions hors factures


 Réductions commerciales
Contrairement aux réductions sur facture qui n’étaient pas enregistrées pour ce qui est de
réductions commerciales, les réductions hors factures sont comptabilisées via une pièce justificative
appelée « Facture d’avoir »
La facture d’avoir ou note de crédit, est un document commercial établi par le vendeur et
adressé à l’acheteur lorsque ce dernier retourne des marchandises, des emballages consignés ou

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 94

lorsqu’il obtient une réduction de prix après facturation (Réduction hors facture). Le montant net
(Net à réduire) constitue la créance du client sur le fournisseur.

Chez le Client (Acheteur)


Les rabais, remises et ristournés hors facture s’enregistre au crédit du compte d’achat concerné :
 6019 –Rabais, remises, ristournes obtenus pour les marchandises ;
 6029 –Rabais, remises, ristournes obtenus pour les matières premières ;
 6049 –Rabais, remises, ristourne obtenus pour les matières et fournitures consommables
 6059 –Rabais, remises, ristourne obtenus pour les autres achats ;
 6089 –Rabais, remises, ristourne obtenus pour les emballages.

401 Fournisseurs 6019/6020 …/6089


Net à déduire RRR HT

4452 TVA récup. Achats


TVA sur RRR Hors
facture
Chez le Fournisseur (Vendeur)

Il s’agit des rabais, Remises et ristournes accordés aux clients après l’établissement de la facture de
vente. Ils s’enregistrent au débit du compte 70 par le crédit du compte 411 –Clients.

701/702 Vente de …. 411 Clients


RRR HT Net à déduire

4431 TVA facturée/ Vente


TVVA sur RRR

 Réduction financière
L’escompte de règlement hors facture s’enregistre comme l’escompte de règlement figurant
sur la facture d’achat ou de vente.

Chez le Client
401 Fournisseur 773 Escomptes obtenus
Net à déduire Escompte HT

4452 Etat, TVA Récup. Achat


TVA Sur escompte

Chez le Fournisseur
673 Escomptes accordés 411 Clients

Escompte HT Net à déduire

TVA sur Escompte

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 95

Retours de marchandises

Lorsque le client retourne des marchandises à son fournisseur pour défectuosité ou non-
conformité de la commande, il y a annulation partielle ou totale de l’opération Achat/Vente. Le
fournisseur établit une facture d’avoir.
Une facture d’avoir relative à un retour de marchandises comporte toutes les réductions
commerciales et financières que comportait la « Facture doit »
Le retour des marchandises est l’écriture inverse de celle de la facture initiale (Facture doit)

Chez le Client

601/602/604/605/606/607/608 401/531/571
XX XX
Net commercial des marchandises retournées

Chez le fournisseur

411/521/531/571 70/702/703
XX XX
(Net commercial des marchandises retournées)

Remarques : Pour le retour de marchandises, si les entreprises pratiquent l’inventaire permanent,


elles passent l’écriture ci-après pour le retour de stock.

Chez le Client

6031 Variation Stocks marchandises 31 Marchandises


XX XX
(Coût d’achat)

Chez le fournisseur
31 Marchandises 6031 Variation stocks marchandises
XX XX
(Coût d’achat)

5.3 Les emballages


Les emballages sont des objets utilisés pour contenir, envelopper, protéger, conditionner les
marchandises, les matières et les produits. En comptabilité, une distinction est faite entre matériels
d’emballage et les emballages commerciaux.

1. Classification des emballages

a. matériels d’emballage récupérables et identifiable

C’est un objet de valeur importante qui est utilisé dans l’entreprise pour le logement, le
stockage, le conditionnement des matières, des produits et de marchandises. En principe, le matériel
d’emballage n’est pas livré aux clients. Il est utilisé pour les besoins internes de l’entreprise…

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 96

b. Emballage commerciaux

Ce sont des objets destinés à contenir les matières, les produits ou les marchandises et
qui sont livrés à la clientèle en même temps que leur contenu. On distingue :

 Les emballages perdus : Ce sont des objets destinés à contenir des produits ou des
marchandises et qui sont vendus aux clients en même temps que leur contenu. Le
prix de vente de ces emballages est compris dans le prix de vente de la marchandise.
 Les emballages récupérables non identifiables : Ce sont des objets conçus
pour contenir des produits ou des marchandises à plusieurs reprises. Ces emballages
sont destinés à être prêtés, consignés ou loués lors de la livraison de leur contenu aux
clients (Bouteilles de gaz, Containers, Casiers…).
 Les emballages à usage mixte : Ce sont des emballages qui sont soit vendus
avec les produits (emballages perdus) soit consigné, loués ou prêtés aux clients
(emballages récupérables).

2. Traitement comptable des emballages commerciaux

a. Achat d’emballage

608 Achat d’emballage PA


445 TVA récupérable TVA
401 Fournisseurs NAP
5 Trésorerie

 Lorsque l’entreprise pratique l’inventaire intermittent, on se limite à l’écriture ci-dessus au


cours de l’exercice. Ce n’est qu’en fin de période que l’on constate la variation des stocks.
 En inventaire permanent, en plus de l’écriture d’achat, on constate l’entrée en stock en
passant l’écriture suivante :
 335/3352/3353/3358 à 6033 Variation stock autre approvisionnement (coût d’achat)
 Ventes d’emballage 411/4194/513/52/531/57 a 7074 bonis sur reprise et cession d’emballage +
4431 TVA facturée sur ventes.
 Lorsque l’entreprise pratique l’inventaire permanent, en plus de l’écriture ci-dessus, on
constate la sortie du stock des emballages en passant l’écriture suivante :

6033 Variation stocks autres approvisionnement Coût d’achat


3352 Emballage récupérables

b. Consignation d’emballage
La consignation des emballages récupérables non identifiables est soumise à la TVA.
 Chez le client (Acheteur) on a
4094 Fournisseur, créance emballages à rende (Valeur de consignation HT)
4452 TVA récupérable sur achat (TVA)
401/521/531/57 (Net à payer)
 Chez le fournisseur (vendeur) le montant de la consignation HT est enregistré au crédit
du compte 4194 clients, dettes pour emballages consignés

411/521/531/57
4194 Clients, dettes pour emballages consignés
4431 TVA facturée sur ventes

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 97

c. Restitution des emballages

Quand le client retourne les emballages, le fournisseur peut les reprendre au prix de
consignation ou à un prix inférieur.
Restitution au prix de consignation dans ce cas on contre-passe purement et simplement l’écriture
passée le jour de la consignation.
Restitution à un prix inférieur au prix de consignation : dans ce cas la différence entre le prix de
consignation et le prix de reprise constitue :

 Chez le fournisseur, un boni sur reprise d’emballages consignés, enregistré au crédit du


compte 7074 Bonis sur reprise et cessions d’emballages ;
 Chez le client, un mali sur emballage rendus, enregistré au débit du compte 6224 Malis
sur emballages.

Exemple : le 30 décembre n, le client Kasongo retourne les 200 emballages consignés à


500 FC l’un et SNEL les reprend à 400 FC l’unité

Chez le client on passe :


401 Fournisseur 95400
6224 Malis sur emballages 20000
4094 Fournisseurs, créances emballages à rendre 100.000
4452 Etat, TVA récupérable sur achat 15.400

Chez le Fournisseur
4194 Clients, dettes pour emballages consignés 100.000
4431 Etat, TVA facturée su ventes 15.400
411 Clients 95.400
7074 Bonis su reprises et cession d’emballages 20.000

d. Non restitution des emballages

Chez le Fournisseur

Quelles que soient les raisons du non restitution, la consignation d’emballage se transforme
en une vente d’emballage qui s’analyse comme suit :

4194 Client, dettes en compte XX


7074 Emballages perdus facturés XX

Chez le client

L’analyse comptable dépend des causes du non restitution :

 Le client décide de conserver les emballages, l’opération de consignation se transforme en


un achat d’emballages, d’où l’écriture :

6082 Achat d’emballages récupérables XX


4094 Fournisseurs, créances emballages à rendre XX

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 98

 Le cas des emballages détruits ou volés

6584 Emballages à rendre perdus ou détruits XX


445 Etat, TVA récupérable XX
4094 Fournisseurs, créances emballages à rendre XX

e. Prêt des emballages

Le prêt des emballages est une opération qui ne s’enregistre pas au journal dans la mesure
où le prix du prêt est égal à 0 CDF. En revanche, le prêt et la restitution des emballages prêtés
s’enregistrent dans la fiche de stock.
Lorsque le client ne restitue pas les emballages qui lui sont prêtés par le fournisseur, ce dernier peut
ou non procéder à la facturation desdits emballages. Deux cas peuvent se présenter pour la non
restitution des emballages prêtés : vente ou perte.

f. Location des emballages

La location des emballages est une charge enregistrée chez le client au débit du compte
6225 Location d’emballage et un produit enregistré chez le fournisseur au crédit du compte 7073
Locations. Notons que les clauses du contrat de location influence le traitement comptable.

Chez le client
6225 Loyer HT XX
4454 TVA récupérable sur services extérieurs XX
401/521/531/57 Fournisseur, Banque, etc. XX

Chez le fournisseur
411/521/531/57 Client, banque, … XX
7073 Produits accessoires, locations XX
4432 Etat, TVA sur prestation de services XX

5.4 Les effets de commerce

Les effets de commerce sont considérés comme des instruments de « mobilisation de


créances ». La créance du fournisseur sur son débiteur subsiste, mais elle change de support
(de la facture à la lettre de change).Les créanciers et les dettes sont enregistrées dans les
comptes de tiers, soit pour les dettes ou les créances matérialisées dans des effets.
Les lettres de change créées par le fournisseur et acceptées par les clients ainsi que les billets
à ordre souscrits par les clients au profit du fournisseur sont enregistrées dans le compte 412
Client, effet à recevoir en portefeuille

Débit Fonctionnement du compte 412 Crédit


 Traite tirées par l’entreprise sur ses  Traites et billets à ordre acquittés à
débiteurs l’échéance par les débiteurs,
 Billet souscrits par les débiteurs à l’ordre  Effets endossés par l’entreprise à l’ordre
de l’entreprise des tiers pour paiement ou par suite de
 Traites et billets endossés par les négociation
débiteurs à l’ordre de l’entreprise  Annulation d’effets

Les lettres de change acceptées à l’ordre des tiers (fournisseurs et autres créanciers)
et les billets souscrits à l’ordre d’eux-mêmes sont enregistrés dans le compte 402
Fournisseurs, effets à payer.

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 99

Débit Fonctionnement du compte 402 Crédit


 Effets acquittés par l’entreprise à  Traites tirés par les créanciers sur
l’échéance. l’entreprise et acceptées par celle-ci
 Effets annulés  Billets souscrits par l’entreprise à l’ordre
de ses créanciers

Exemple

Le 10 juin n SOKO vend à crédit à la société CIDE des marchandises pour 200.000 CDF HT,
échéance au 10 août n. pour mobiliser sa créance, SOKO tire sur la société CIDE, le 15 juin n,
une lettre de change, acceptée le 20 juin et revenue le 21 juin.
Passez les écritures dans les deux comptabilités.

Chez le fournisseur
10/06/n 238.500
411 Clients 200.000
701 Ventes de marchandises 38.500
443 Etat TVA facturée
15/06/n
412 Clients, Effets à recevoir en portefeuille 238.500
411 Clients 238.500

Chez le client
10/06/n 200.000
601 Achat de marchandises 38.500
4452 TVA récupérable
401 Fournisseurs dettes en compte 238.500
15/06/n
401 Fournisseurs, dette en compte 238.500
402 Fournisseurs, effets à payer 238.500

Il arrive que le fournisseur présente la traite à l’acceptation du client en même


temps que la facture. Dans ce cas, le fournisseur évite l’emploi du compte 411 clients.

Chez le fournisseur
412 Clients, effets à recevoir en portefeuille 238.500
701 Ventes de marchandises 200.000
443 Etat, TVA facturée 38.500

Chez le client
601 Achats de marchandises 200.000
445 Etat, TVA récupérable 38.500
402 Fournisseur, effets à payer 238.500

5.5 Charges de personnel

Le premier facteur de production que l’entreprise doit rémunérer avec sa valeur


ajoutée est le facteur travail.

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 100

Les charges du personnel représentent les dépenses qu’une entreprise supporte du fait
d’employer un personnel à son service.

Les charges du personnel comprennent :


D’une part, la rémunération « directe » servie aux salariés selon des critères arrêtés dans les
conventions collectives et les contrats de travail (durée du travail, résultat obtenu, etc.) et
auxquels on ajoute la rémunération « indirecte » servie aux salariés selon des critères
arrêtés par les organismes sociaux qui la répartissent entre les salariés en fonction de divers
critères ou événements (maladie, chômage, départ à la retraite, etc.)
D’autre part, des retenus
Le salaire doit être constaté sur une pièce justificative signée par le travailleur

Les éléments du salaire :

1. Le salaire de base

Il est l’élément le plus important assis sur la durée du travail. L’unité de temps utilisée à cet
effet est : L’heure, Le jour, La semaine, le mois.
La durée de travail dépend d’un emploi à l’autre. De manière générale elle est de 48
heures par semaines.

2. La rémunération des heures supplémentaires et jours fériés

Ce sont des heures effectuées en sus de la durée normales du travail. Selon la


législation sociale congolaise les 2 premières heures sont majorées de 1,3 alors que les autres
heures ainsi que celles prestées le dimanche et jours fériés sont majorées respectivement de
1,6 et 2

La comptabilisation

Les charges du personnel sont enregistrée dans les sous-comptes des comptes 63 ; 64
et 66

6611 App. Salaire et commission pers. Nat. Sal. Base Pers. Nat
6621 App. Salaire et commission pers. Expatr Sal. Base Pers. Exp.
6612 Prime et gratification pers. Nat. Prime & gratif P. N
6622 Prime et gratification pers. expatrié Prime & gratif P. E
6638 Autres indemnités et avantages divers Indm + HS (PNé PE)
422 Personnel rémunération nette due Salaire Net

422 Personnel rémunération nette due XX


421 Personnel avance et acomptes XX
423 Personnel, oppositions, saisie-arrêt XX
43 Organismes sociaux XX
447 Etat, impôts retenus à la source XX

 Comptabilisation des charges patronales sur la base du livre de paie

6413 Taxes sur appointements et salaires XX


664 Charges sociales XX
4421 Etat, impôts et taxes d’Etat XX
43 Organisme sociaux XX

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 101

 Comptabilisation des rémunérations du personnel extérieur

637 Rémunérations personnel extérieur XX


4/5 Comptes de tiers/ Trésorerie XX

 Comptabilisation du paiement des rémunérations

422 Personnel rémunération dues XX


5 Comptes Trésorerie XX

 Extinction de la dette envers les organismes sociaux


43 Organismes sociaux XX
5 Comptes Trésorerie XX

 Reversement à l’Etat des retenues à la source


447 Etat, Impôts retenus à la source XX
5 Comptes Trésorerie XX

 Fin d’exercice : Constatation des avantages en nature


6617 ou Avantages en nature XX
6627
781 Transfert des charges d’exploitation XX

 Fin de période : rattachement des congés payés


6613 Congés payés, Personnel national XX
6623 Congés payés, Personnel non national XX XX
4281 Dettes provisionnées pour congés payés

 Fin de période : rattachement retraite de l’exercice


69 Dotations aux provisions XX
196 Prévisions pensions et obligation similaires XX

667 Rémunérations transférée du personnel ext. XX


637 Personnel national XX

Remarque : Au moment du paiement de l’avantage en nature, il faut passer l’écriture de


charge dans le compte considéré.

Exemple : Le loyer pour compte d’un cadre, payé en espèces 50.000 CDF

6631 Indemnité de logement 50.000


57 Caisse 50.000

Exercice

Voici la situation de paie de l société SISOR au mois de décembre n :


 Salaire brut ;
 Salaire de base ouvrier congolais 280.916 CDF
 Salaire de base cadre et agent de maîtrise 813.144 CDF
 Indemnité de représentation 250.000 CDF

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 102

 Indemnité de transport 12.870 CDF


 Les impôts et retenues sur salaires y afférents sont :
 IRPP (Impôts sur le revenu de personnes physiques) 123.370 CDF

5.6 Enregistrement de la Taxe sur la Valeur Ajoutée

La taxe sur la valeur ajoutée est apparue à la fin de la seconde guerre mondiale en
France. C’est un impôt général sur la consommation qui frappe tous les biens et services.
La TVA doit son succès à ces caractéristiques ci-après :

 C’est le consommateur final qui supporte la TVA car il ne peut pas la déduire,
 La TVA est un impôt Indirect,
 La TVA est d’une gestion facile, le redevables de la TVA sont des opérateurs ;
économiques qui se partagent le versement de l’impôt. L’Etat a plusieurs débiteurs
ce qui diminue les risques d’insolvabilité.
 La TVA est un impôt qui assure une certaine justice sociale dans la mesure où la TVA
n’est prélevée que lorsqu’il y a un acte de consommation. Or les ménages les plus
aisés sont ceux qui consomment le plus.
 Etc.
La TVA en RDC a été instituée par l’ordonnance-loi N° 10/001 du 20 août 2011
portant institution de la taxe sur la valeur ajoutée. Son taux est fixé à 16%

Le champ d’application de la TVA est constitué par l’ensemble des opérations


devant en principe à être soumis à cette taxe. Il comprend les opérations imposables et les
opérations exonérées.

Opérations imposables :

Les opérations sont imposables à la TVA soit par leur nature, soit par une disposition
expresse de la loi. Dans la première catégorie, il s’agit des livraisons de biens corporels et des
prestations de services faites à des tiers, réalisées dans le cadre d’une activité économique,
effectuées à titre onéreux par un assujetti agissant en tant que tel.
Par rapport à l’imposition par disposition expresse de la loi on peut citer les opérations de
livraison de biens à soi-même, les prestations de services à soi-même et les importations.

1. Mécanisme de la TVA :

L’opérateur économique :

 Facture la TVA à ses clients sur les ventes qu’elle réalise : c’est la TVA facturée
 Paye à ses fournisseurs lors de l’achat de biens et de services la TVA : C’est la TVA
récupérable
 Il versera à l’Etat la différence entre la TVA facturée lors des ventes et la TVA récupérable
lors des achats. cette différence s’appelle la TVA due.

TVA due = TVA facturée du mois m – TVA récupérable du mois m-1

2. Comptabilisation de la TVA

La comptabilisation de la TVA se fait sur la base des pièces comptables.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 103

1- Pièces comptables relatives à la TVA

Dans l’entreprise, les opérations relatives à la TVA sont matérialisées par des pièces
comptables établies suivant le schéma du mécanisme de cet impôt.

Pièces comptables relatives à la TVA collectée

Les opérations qui génèrent la TVA collectée peuvent être constatées par les pièces
comptables suivantes :
 les bons de livraison établis dans l’intention de vendre ;
 les déclarations spéciales de livraison à soi-même ;
 les factures de ventes des biens ;
 les factures de ventes des prestations de services ;
 les bordereaux douaniers de taxation ;
 les actes de subvention d’exploitation ou d’équilibre ;
 les actes de cession d’immobilisations ;
 les contrats avec les prestataires domiciliés à l’étranger.

Pièces comptables relatives à la TVA récupérable

Les opérations qui génèrent la TVA récupérable peuvent être constatées par les pièces
comptables suivantes :
 les factures d’achats de biens ;
 les factures d’achats des prestations de services ;
 les déclarations spéciales de livraison à soi-même ;
 les déclarations de mise à la consommation ;
 les actes de cession d’immobilisations ;
 les contrats avec les prestataires domiciliés à l’étrange ;
 les factures de ventes demeurées impayées ;
 les factures d’avoir-client.

Pièces comptables relatives aux régularisations de la TVA

Les opérations de régularisation de la TVA peuvent être constatées par les pièces
comptables suivantes :
 les bons de livraison dans le cadre des jeux promotionnels et des dons;
 les actes de constat d’avaries ;
 les actes de constat de mise au rebut;
 les actes relatifs aux abandons des créances ;
 les actes relatifs aux ventes ou aux services qui ont été par la suite résiliés ou annulés;
 les actes constatant l’incapacité de payer les dettes.

Pièces comptables relatives à la TVA décaissée et le crédit de TVA

La TVA décaissée et le crédit de TVA peuvent être constatés par les pièces comptables
suivantes :
 les déclarations;
 les titres de créances ;
 les quittances de paiement.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 104

2- Comptes relatives à la TVA

Comptes relatives à la TVA collectée


Dans le plan des comptes OHADA, les comptes qui peuvent être utilisés pour la
comptabilisation de la TVA collectée sont :
« 4431 - TVA facturée sur ventes » : ce compte enregistre la TVA qui figure sur les
factures de ventes de biens ;
Nous recommandons :
« 44311- TVA facturée sur ventes livrées » : ce compte enregistre la TVA
collectée sur les ventes déjà livrées;
« 44312- TVA facturée sur ventes non livrées » : ce compte enregistre la TVA
collectée sur les ventes non encore livrées ;
« 4432- TVA facturée sur prestations de services » : ce compte enregistre la TVA qui
figure sur les factures de ventes de prestations de services ;
Nous recommandons :
« 44321- TVA facturée sur prestations de services encaissées » : ce compte
enregistre la TVA collectée sur les services non réglées ou non accomplies ;
« 44322- TVA facturée sur prestations de services non encaissées » : ce
compte enregistre la TVA collectée sur les services réglées ou accomplies ;
« 4433- TVA facturée sur travaux » : ce compte enregistre la TVA qui figure sur les
factures de travaux immobiliers ;
Nous recommandons :
« 44331- TVA facturée sur travaux encaissés » : ce compte enregistre la TVA
collectée sur les travaux non réglés ou exécutés;
« 44332- TVA facturée sur travaux non encaissés » : ce compte enregistre la
TVA collectée sur les travaux réglés ou exécutés;
« 4434- TVA facturée sur production livrée à soi-même » : ce compte enregistre la
TVA générée par l’autoconsommation imposable ;
« 4435- TVA sur factures à établir » : ce compte enregistre la TVA générée par les
livraisons de biens;
« 4438- TVA collectée sur diverses opérations » : ce compte enregistre la TVA générée
par des opérations diverses. Nous citerons par exemple : la cession des immobilisations
corporelles meubles.
« 4439- TVA facturée retenue à la source : ce compte enregistre la TVA qui figure sur
les factures de ventes mais retenue à la source par le client.

Comptes relatives à la TVA à décaisser ou le crédit de TVA

Dans le plan des comptes OHADA, les comptes qui peuvent être utilisés pour la
comptabilisation de la TVA collectée sont :
« 4441- Etat, TVA due » : ce compte enregistre le montant de la TVA à décaisser par
l’entreprise. ».
« 4449- Etat, crédit de TVA à reporter : ce compte enregistre le crédit d’impôt qui
résulte de la différence entre la TVA collectée et la TVA déductible.

Comptes relatives à la TVA récupérable

Dans le plan des comptes OHADA, les comptes qui peuvent être utilisés pour la
comptabilisation de la TVA récupérable sont :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 105

« 4451 - TVA récupérable sur immobilisations » : ce compte enregistre la TVA qui


figure sur les factures d’achats des biens destinés à servir de façon durable à l’activité de
l’entreprise;
« 4452- TVA récupérables sur achats » : ce compte enregistre la TVA qui figure sur les
factures d’achats des marchandises (destinées à la revente) ou des matières et fournitures
qui se consomment au premier usage;
« 4453- TVA récupérable sur transport » : ce compte enregistre la TVA qui figure sur
les factures d’achats de services de transport;
« 4454- TVA récupérable sur services extérieurs et autres charges » : ce compte
enregistre la TVA qui figure sur les factures d’achats de prestations de services et de travaux
immobiliers;
« 4455- TVA récupérable sur factures non parvenues » : ce compte enregistre la
TVA générée par les opérations d’achats comptabilisées en charge à payer. Cette TVA se
comptabilise sur la base des bons de commande, des devis ou tous autres documents;
« 4457- TVA récupérable sur achats à régulariser » : ce compte enregistre la TVA
qui est générée par les opérations d’achats mais qui ne remplit pas encore les conditions de
déductibilité;
« 4458- TVA récupérable générée par diverses opérations » : ce compte enregistre
la TVA générée par des opérations diverses. Par exemple lorsque certains évènements
remettent en cause la TVA collectée et décaissée, cette TVA qui devient récupérable est
enregistrée dans ce compte.

Comptes relatives aux régularisations de la TVA

Dans le plan des comptes OHADA, le compte qui peut être utilisé pour les régularisations
de la TVA est :
« 4428- Etat, autre impôts et taxes » : ce compte peut être utilisé pour
l’enregistrement des impositions supplémentaires et des pénalités engendrées par un
contrôle fiscal des opérations qui génèrent la TVA;

3- Comptes qui contribuent à la comptabilisation de la TVA

Dans le plan des comptes OHADA, les comptes suivants peuvent être utilisés pour la
comptabilisation des opérations qui génèrent la TVA :

« 21– Immobilisations incorporelles» : ce compte enregistre la valeur des actifs


immatériels qui figurent sur les factures d’achats des biens d’utilisation durable sans
substance physique;
« 22– Terrains » : ce compte enregistre la valeur des terrains qui figurent sur les factures
d’achats des biens immeubles d’utilisation durable;
« 23– Bâtiments » : ce compte enregistre la valeur des constructions qui figurent sur les
factures d’achats des biens immeubles d’utilisation durable;
« 24– Matériels » : ce compte enregistre la valeur des équipements et objets qui figurent
sur les factures d’achats des biens meubles d’utilisation durable;
« 31 – Stocks de marchandises » : ce compte enregistre la valeur des stocks de
marchandises qui figurent sur les fiches d’inventaire;
« 32 – Stocks de matières premières et fournitures liées » : ce compte enregistre la
valeur des stocks de objets et substances qui figurent sur les fiches d’inventaire;

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 106

« 33 – Stocks des autres approvisionnements » : ce compte enregistre la valeur des


stocks de matières d’emballage et de protection qui figurent sur les fiches d’inventaire;
« 36 – Stocks de produits finis » : ce compte enregistre la valeur des produits fabriqués,
stockés et qui peuvent déjà être utilisés;
« 37 – Stocks de produits intermédiaires et résiduels » : ce compte enregistre la
valeur des produits semi-finis, fabriqués et stockés, qui doivent encore subir des
modifications avant d’être utilisés;
« 401 – Fournisseurs, Dettes en compte » : ce compte enregistre le montant des dettes
liées à l'acquisition de biens ou de services et en rapport avec l’activité ordinaire de
l’entreprise;
« 402 – Fournisseurs, Effets à payer » : ce compte enregistre les effets de commerce
qui sont des titres négociables qui constatent les sommes dues par l’entreprise aux
fournisseurs. Ces titres serviront au règlement des dettes à court terme contractées par
l’entreprise dans le cadre de ses activités ordinaires ;
« 408 – Fournisseurs, Factures non parvenues » : ce compte enregistre la valeur des
biens ou des services dont la fourniture ou la prestation est déjà intervenue mais pour
lesquelles la facture du fournisseur n'est pas encore parvenue ;
« 411 – Clients » : ce compte enregistre le montant des créances liées à la vente de biens
ou de services et en rapport avec l’activité ordinaire de l’entreprise;
« 412 – Clients, Effets à recevoir » : ce compte enregistre les effets de commerce qui
sont des titres négociables qui constatent les sommes dues à l’entreprise par les clients qui
achètent des biens ou des services à crédit. Ces titres serviront au recouvrement des créances
à court terme accordées par l’entreprise dans le cadre de ses activités ordinaires;
« 414 – Créances sur cessions d’immobilisations » : ce compte enregistre le montant
des créances liées à la cession des éléments d’actif. Ces créances à court terme sont
accordées, aux tiers, par l’entreprise dans le cadre des opérations hors activités ordinaires;
« 415 – Clients, Effets escomptés non échus » : ce compte enregistre les effets de
commerce, escomptés auprès des banques, qui ne sont pas arrivés à échéance mais dont
l'entreprise est responsable (jusqu'à leur encaissement par les banques);
« 4428 – Autres impôts et taxes » : ce compte enregistre : soit les dettes fiscales dues
par l’entreprise, soit les créances de l’entreprise sur le trésor public;
« 481 – Fournisseurs d’investissements » : ce compte enregistre le montant des dettes
liées à l’acquisition des éléments d’actif. Ces dettes à court terme sont accordées, par les
tiers, à l’entreprise dans le cadre des opérations hors activités ordinaires;
« 52 – Banque » : ce compte enregistre le montant des liquidités, de l’entreprise,
disponibles sur son compte bancaire;
« 57 – Caisse » : ce compte enregistre le montant des liquidités, de l’entreprise, disponibles
dans sa caisse;
« 601- Achats de marchandises » : ce compte enregistre le montant hors taxes des
marchandises qui figurent sur les factures d’achats des biens destinées à la revente ;
« 602 – Achats de matières premières et fournitures liées » : ce compte enregistre
le montant hors taxes des objets et substances qui figurent sur les factures d’achats des biens
qui se consomment au premier usage;
« 605- Autres achats » : ce compte enregistre le montant hors taxes des divers biens et
services achetés par l’entreprise;
« 61- Transport » : ce compte enregistre le montant hors taxes des services de transport
achetés par l’entreprise;
« 62- Services extérieurs A » et « 63- Services extérieurs B » : ces comptes
enregistrent le montant hors taxes des prestations de services et des travaux immobiliers
achetés par l’entreprise;

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 107

« 64- Impôts et taxes » : ce compte enregistre les impôts et taxes supportés l’entreprise;
« 6582- Dons et libéralités » : ce compte enregistre le montant des biens livrés ou des
services accomplis gratuitement aux tiers, par l’entreprise;
« 6588- Autres charges » : ce compte enregistre la TVA qui devient un complément du
coût d’achat ou du coût de production et les pertes charges diverses d’une manière
générale;

« 701- Ventes de marchandises » : ce compte enregistre le montant hors taxes, des


marchandises vendues, qui figurent sur les factures de ventes;
« 702- Ventes de produits finis » : ce compte enregistre le montant hors taxes, des
produits finis vendus, qui figurent sur les factures de ventes ;
« 703- Ventes de produits intermédiaires » : ce compte enregistre le montant hors
taxes, des produits intermédiaires, qui figurent sur les factures de ventes ;
« 704- Ventes de produits résiduels » : ce compte enregistre le montant hors taxes, des
produits résiduels, qui figurent sur les factures de ventes ;
« 705- Travaux facturés» : ce compte enregistre le montant hors taxes des travaux
facturés par l’entreprise;
« 706- Services vendus » : ce compte enregistre le montant hors taxes des services
vendus par l’entreprise;
« 707- Produits accessoires » : ce compte enregistre le montant hors taxes des recettes
provenant des activités secondaires de l’entreprise;
« 81- Valeur comptable des cessions immobilisations » : ce compte enregistre la
valeur d’entrée des éléments, de l'actif immobilisé, sortis du patrimoine de l’entreprise;
« 82- Produits des cessions immobilisations » : ce compte enregistre le produit net de
la cession des éléments, de l'actif immobilisé, sortis du patrimoine de l’entreprise;
« 83- Charges hors activités ordinaires » : ce compte enregistre les charges non
récurrentes liées aux opérations qui ne cadrent pas avec l’objet social de l’entreprise;
« 84- Produits hors activités ordinaires » : ce compte enregistre les charges non
récurrentes liées aux opérations qui ne cadrent pas avec l’objet social de l’entreprise;
« 85- Dotations hors activités ordinaires » : ce compte enregistre les dotations aux
amortissements des éléments, de l'actif immobilisé, sortis du patrimoine de l’entreprise;

Lors de l’achat de biens et de services, la TVA payée chez le fournisseur (TVA


récupérable) sera enregistrée au débit d’un sous compte du compte 445 Etat, TVA
récupérable, selon la nature du bien ou du service acheté.

6X Achats services extérieur ou immobilisation xxx


445 Etat, TVA récupérable xxx

401/5x Fournisseur/ Trésorerie xxx

Lors de la vente de biens et de services, la TVA facture chez les clients sera enregistrée au
crédit d’un sous compte du compte 443 Etat, TVA facturée, selon la nature du bien ou du
service vendu.

411/5x Clients (TTC)/Trésorerie xxx

70 Ventes (HT) xxx


443 Etat, TVA facturée xxx

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 108

La TVA due est enregistrée au crédit du compte 4441-Etat, TVA due.


Le crédit de TVA est enregistré au débit du compte 4449- Etat, crédit de TVA à reporter.

Imputation comptable de la TVA récupérable sur les


factures de ventes demeurées impayées

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4162 - Clients, Créances douteuses
 4458 - Etat, Autres TVA récupérables
 6511 - Pertes sur créances clients

L’écriture est la suivante :

D 6511 - Pertes sur créances C D 4162 - Créances douteuses C


Montant HT Montant TTC
D 4458 - Etat, Autres TVA récupérables C
TVA

La TVA récupérable sur factures de ventes demeurées impayées inscrite dans le compte
4458 « Etat, Autres TVA récupérables » est déductible de la TVA collectée :
 du mois qui suit la fin de l’année de la prescription ;
 du mois au cours duquel le contribuable est rentré en possession des documents qui
justifient l’insolvabilité de l’entreprise débitrice.

Imputation comptable de la TVA récupérable


sur les factures d’avoir client

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 411 – Clients
 4458 - Etat, Autres TVA récupérables
 70 - Ventes

Pour une facture d’avoir qui fait ressortir : l’avoir HT, la TVA sur avoir et l’avoir TTC

L’écriture est la suivante :

D 70 - Vente C D 411 - Clients C

Avoir HT Avoir TTC


D 4458 - Autres TVA récupérables C

TVA sur avoir

Imputation comptable de la TVA récupérable


sur les opérations avec l’Etat

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 411 – Clients
 4431 - Etat, TVA facturée sur ventes

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 109

 4432 - Etat, TVA facturée sur prestations de services


 4439 - Etat, TVA facturée retenue à la source
 4471 - Etat, Acompte de l’Impôt sur les Bénéfices retenue à la source
 52 – Banque
 57 – Caisse
 70 - Ventes

Pour une facture de vente qui fait ressortir : le montant HT, la TVA facturée et le montant
TTC, le montant de la TVA à retenir à la source, le montant de l’Acompte de l’Impôt sur les
Bénéfices (Acpte I/B), le montant net à percevoir (Net à percevoir),

Le Net à percevoir = Montant TTC - le montant de la TVA à retenir à la source - Acpte I/B
L’écriture est la suivante :

52 – Banque
D ou 57 – Caisse C D D 70 - Ventes C

Net à percevoir Montant HT


4431 - TVA fact. sur ventes
4432 - TVA fact. sur prest. de serv.
D 4439 - Etat, TVA retenue à la source C D ou 4433 - TVA facturée sur travaux C
Le montant de la TVA
à retenir à la source TVA facturée
4471 - Etat, Acpte de l’Impôt sur les
D Bénéfices C
Acpte I/B

La TVA inscrite dans le compte 4439 « Etat, TVA retenue à la source » est déductible de la
TVA collectée conformément aux règles et conditions fixées par la législation fiscale du pays
où les transactions ont été effectuées.

Imputation comptable de la TVA à reverser


générée par les biens avariés ou périmés

Nous distinguerons :
 la comptabilisation des marchandises avariées ou périmées;
 la comptabilisation des produits finis avariés ou périmés.

I – Comptabilisation des marchandises avariées ou périmées

La TVA à reverser, sur les marchandises avariées ou périmées, constitue un complément du


coût d’achats.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 60 - Achats
 6031 - Variations de stocks de marchandises
 6588 – Autres charges

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 110

Après avoir déterminé le coût d’achat des marchandises avariées ou périmées et la fraction
de la TVA à reverser.

L’écriture est la suivante :


6031 – Variations des stocks de
D 6588 – Autres charges C D marchandises C
Coût d’achats des Coût d’achats des
Marchandises avariées Marchandises avariées

D 60 – Achats C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Fraction de la TVA Fractions de la TVA
A reverser A reverser

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.

II – Comptabilisation des produits avariés ou périmés

La TVA à reverser, sur les livraisons des produits avariés ou périmés, rentre dans les charges
diverses et constitue un complément du coût de production.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 6588 – Autres charges
 73 – Variations des stocks de produits

Pour une opération de livraison dont on connaît : le coût de production des produits avariés
et la fraction de la TVA à reverser.

L’écriture est la suivante :


73 – Variations des stocks de
D 6588 – Autres charges C D produits C
Coût de production Coût de production
Des produits avariés Des produits avariés

D 6588 – Autres charges C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Fraction de la TVA Fractions de la TVA
A reverser A reverser

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.

Imputation comptable de la TVA à reverser


générée par le vol des biens

Nous distinguerons :
 la comptabilisation des marchandises volées;

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 111

 la comptabilisation des produits finis volées.

I- Comptabilisation des marchandises volées

La TVA à reverser, sur les marchandises volées, constitue un complément du coût d’achats.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 60 - Achats
 6031 - Variations de stocks de marchandises
 6588 – Autres charges

Après avoir déterminé le coût d’achat des marchandises volées et la fraction de la TVA à
reverser.

L’écriture est la suivante :


6031 – Variations des stocks de
D 6588 – Autres charges C D marchandises C
Coût d’achats des Coût d’achats des
Marchandises volées Marchandises volées

D 60 - Achats C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Fraction de la TVA Fractions de la TVA
A reverser A reverser

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.

II- Comptabilisation des produits dérobés

La TVA à reverser, sur les produits dérobés, rentre dans les charges diverses et constitue un
complément du coût de production.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 6588 – Autres charges
 73 – Variations des stocks de produits

Pour une opération de livraison dont on connaît : le coût de production des produits
dérobés et la fraction de la TVA à reverser.

L’écriture est la suivante :


73 – Variations des stocks de
D 6588 – Autres charges C D produits C
Coût de production Coût de production
Des produits dérobés Des produits dérobés

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 112

D 6588 – Autres charges C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Fraction de la TVA Fractions de la TVA
A reverser A reverser
La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.

Imputation comptable de la TVA à reverser


générée par le vol des biens

Nous distinguerons :
 la comptabilisation des marchandises volées;
 la comptabilisation des produits finis volées.

I- Comptabilisation des marchandises volées

La TVA à reverser, sur les marchandises volées, constitue un complément du coût d’achats.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 60 - Achats
 6031 - Variations de stocks de marchandises
 6588 – Autres charges

Après avoir déterminé le coût d’achat des marchandises volées et la fraction de la TVA à
reverser.

L’écriture est la suivante :


6031 – Variations des stocks de
D 6588 – Autres charges C D marchandises C
Coût d’achats des Coût d’achats des
Marchandises volées Marchandises volées

D 60 - Achats C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Fraction de la TVA Fractions de la TVA
A reverser A reverser

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.

II- Comptabilisation des produits dérobés

La TVA à reverser, sur les produits dérobés, rentre dans les charges diverses et constitue un
complément du coût de production.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 6588 – Autres charges
 73 – Variations des stocks de produits

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 113

Pour une opération de livraison dont on connaît : le coût de production des produits
dérobés et la fraction de la TVA à reverser.

L’écriture est la suivante :

73 – Variations des stocks de


D 6588 – Autres charges C D produits C
Coût de production Coût de production
Des produits dérobés Des produits dérobés

D 6588 – Autres charges C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


Fraction de la TVA Fractions de la TVA
A reverser A reverser

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.

Imputation comptable de la TVA à reverser


générée par la mise au rebut des immobilisations

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 852 - Dotations aux amortissements H.A.O.

L’écriture est la suivante :

D 852 - Amortissements H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C


TVA à reverser TVA à reverser

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, TVA à reverser sur immobilisations mises au
rebut » est exigible et doit être déclarée conformément aux délais fixés par la législation
fiscale de chaque pays.

Imputation comptable de la TVA à reverser


générée par la cession des immobilisations corporelles

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 812 - Valeurs Comptables des Cessions d’Immobilisations Corporelles (VCCIC)

L’écriture est la suivante :

D 812 – VCCIC C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

TVA à reverser TVA à reverser

La TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat, Autres impôts et taxes » est exigible et doit être
payée conformément aux délais fixés par la législation fiscale de chaque pays.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 114

Imputation comptable du rehaussement de la TVA collectée

A Traitement comptable des impositions supplémentaires


Nous distinguerons, la comptabilisation des impositions supplémentaires engendrées par :
 le contrôle des opérations dont l’assujetti est uniquement le redevable légal;
 le contrôle des opérations dont l’assujetti est à la fois le redevable légal et le redevable
réel.

I- Impositions supplémentaires engendrées par le contrôle des opérations dont


l’assujetti est uniquement le redevable légal

Sur le plan comptable, le montant principal du redressement de la TVA constitue une


charge Hors Activités Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 831 - Charges H.A.O. constatées

Pour un contrôle qui a engendré des impositions supplémentaires de la TVA collectée,

L’écriture est la suivante :


D 831 - Charges H.A.O. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

Le montant principal du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat, Autres
impôts et taxes » est exigible et doit être payé conformément aux délais fixés par la
législation fiscale de chaque pays.

Lorsque la dette fiscale a été entièrement réglée, les comptes qui peuvent être utilisés pour
la comptabilisation sont :
 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 52 - Banque
 57 - Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Principal du Principal du
Redressement TVA Redressement TVA

II-. Impositions supplémentaires engendrées par le contrôle des opérations dont


l’assujetti est à la fois le redevable légal et le redevable réel

Nous distinguerons, la comptabilisation du rehaussement de la TVA générée par :


 les biens et services qui contribuent directement à la réalisation d’opérations taxables ou
bénéficiant d’un régime d’exception ;
 les biens et services qui ne contribuent pas directement à la réalisation d’opérations
taxables ou bénéficiant d’un régime d’exception.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 115

II-1 Biens et services contribuant directement à la réalisation d’opérations


taxables ou bénéficiant d’un régime d’exception

Les impositions supplémentaires sont enregistrées dans les comptes relatifs à la TVA
récupérable.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 4451 - Etat, TVA récupérable sur immobilisations
 4452 - Etat, TVA récupérable sur achats
 4453 – Etat, TVA récupérable sur transport
 4454 – Etat, TVA récupérable sur services extérieurs et autres charges

L’écriture est la suivante :


4451 - TVA récup. sur immob.
4452 - TVA récup. sur achats
4453 - TVA récup. sur transport
D 4454 - TVA récup. sur services C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

Le montant principal du redressement de la TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé conformément aux délais fixés par la
législation fiscale de chaque pays.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4451 « Etat, TVA récupérable sur
immobilisations » est déductible conformément aux règles et conditions fixées par la
législation fiscale de chaque pays.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4452 « Etat, TVA récupérable sur achats » est
déductible conformément aux règles et conditions fixées par la législation fiscale de chaque
pays.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4453 « Etat, TVA récupérable sur transport »
est déductible conformément aux règles et conditions fixées par la législation fiscale de
chaque pays.

La TVA récupérable inscrite dans le compte 4454 « Etat, TVA récupérable sur services
extérieurs et autres charges » est déductible conformément aux règles et conditions fixées
par la législation fiscale de chaque pays.

Lorsque la dette fiscale a été entièrement réglée, les comptes qui peuvent être utilisés pour
la comptabilisation sont :

 4428 - Etat, Autres impôts et taxes


 52 - Banque
 57 - Caisse

L’écriture à passer est la suivante :

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 116

52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

II-2. Biens et services ne contribuant pas directement à la réalisation


d’opérations taxables

Les impositions supplémentaires sont enregistrées dans les comptes des immobilisations,
dans les comptes des achats ou dans les comptes de charges.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 24 - Matériels
 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 60 - Achats et variations de stocks
 61 - Transports
 62 – Services extérieurs A
 63 – Services extérieurs B
 65 – Autres charges

L’écriture est la suivante :

24 - Matériels
60 - Achats et variations de stocks
61 - Transports
62 – Services extérieurs A
63 – Services extérieurs B
D 65 – Autres charges C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

Le montant principal du redressement de la TVA inscrite dans le compte 4428 « Etat,


Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé conformément aux délais fixés par la
législation fiscale de chaque pays.

Lorsque la dette fiscale a été entièrement réglée, les comptes qui peuvent être utilisés pour
la comptabilisation sont :
 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 52 - Banque
 57 - Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Principal du Principal du
redressement TVA redressement TVA

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 117

B Traitement comptable des pénalités

I. Pénalités d’assiette et de recouvrement

Les pénalités sont charges correspondant à l’objet social de l’entreprise et se reproduisent de


manière récurrente, donc elles constituent des charges des Activités Ordinaires.

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 6472 - Pénalités d’assiette, impôts indirects
 6474 - Pénalités de recouvrement, impôts indirects

L’écriture est la suivante :

6472 - Pénalités d’assiette, impôts ind.


6474 - Pénalités de recouv., impôts
D ind. C D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C

Pénalités du Pénalités du
redressement TVA redressement TVA

Le montant des pénalités du redressement de la TVA inscrit dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes » est exigible et doit être payé conformément aux délais fixés par la
législation fiscale de chaque pays.

On comptabilise d’abord toutes les pénalités inscrites sur l’avis d’imposition.

Lorsque le règlement est partiellement effectué (la législation fiscale donne la possibilité au
contribuable de régler partiellement et de rédiger une demande de remise de pénalités de
la partie restante), les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation de la
partie réglée sont :
 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 52 - Banque
 57 - Caisse

L’écriture à passer est la suivante :


52 - Banque
D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 57 - Caisse C
Fraction réglée des Fraction réglée des
Pénalités du Pénalités
Redressement TVA Redressement TVA

La fraction non réglée des pénalités reste en dette fiscale dans le compte 4428 « Etat,
Autres impôts et taxes ».

II. Remise des pénalités d’assiette et de recouvrement

La demande de remise des pénalités concerne la fraction non réglée.

Une remise des pénalités ne reproduit pas de manière fréquente ou régulière, donc elle
constitue un produit Hors Activité Ordinaire.

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 118

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 4428 - Etat, Autres impôts et taxes
 84 - Produits H.A.O.
 52 - Banque
 57 - Caisse

Si l’Administration Fiscale accorde une remise partielle des pénalités, le contribuable aura
un solde à payer.

L’écriture à passer est la suivante :


D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 84 - Produit H.A.O. C
Fraction non encore Montant de la remise
réglée des Pénalités
du des Pénalités du
Redressement TVA Redressement TVA

52 - Banque
D 57 - Caisse C
Solde à payer
sur les Pénalités du
Redressement TVA

Si l’Administration Fiscale accorde une remise totale des pénalités, le contribuable n’aura
aucun solde à payer. Alors la « Fraction non encore réglée des pénalités du Redressement
TVA » est égale au « Montant de la remise des pénalités du Redressement TVA ».

L’écriture à passer est la suivante :


D 4428 - Etat, Autres impôts et taxes C D 84 - Produit H.A.O. C
Fraction non encore Fraction non encore
réglée des Pénalités
du réglée des Pénalités du
Redressement TVA Redressement TVA

Le produit H.A.O., constitué du montant de la remise des pénalités, est non imposable car il
n’entre pas dans la base d’imposition de l’Impôt sur les Bénéfices (Impôt sur les Sociétés
pour les sociétés de capitaux et l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques pour les
sociétés de personnes).

Imputation comptable relative à la TVA collectée générée


par les factures de ventes des biens ou des énergies

Nous distinguerons la comptabilisation :


 de la TVA collectée sur les factures de ventes relatives aux biens ou énergies déjà livrés ;
 de la TVA collectée sur les factures de ventes relatives aux biens ou énergies non encore
livrés.

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 119

1) Factures de ventes relatives aux biens ou énergies déjà livrés

1) Imputation comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 411 - Clients
 412 - Clients, effets à recevoir en portefeuille
 44311 - Etat, TVA facturée sur ventes livrées
 52 - Banque
 57 - Caisse
 701 - Ventes de marchandises
 702 - Ventes de produits finis
 703 - Ventes de produits intermédiaires
 704 - Ventes de produits résiduels
 707 - Ventes de produits accessoires

Pour une facture de vente qui fait ressortir : le montant HT, la TVA et le montant TTC

L’écriture est la suivante :


701 - Ventes de marchandises
411 - Clients ou 702 - Ventes de produits finis
ou 412 - Clients, effets à recevoir ou 703 - Ventes de produits inter.
ou 52 - Banque ou 704 - Ventes de produits résiduels
D ou 57 – Caisse C D ou 707 - Ventes de produits accessoires C
Montant TTC Montant HT
D 44311 - TVA facturée sur ventes livrées C
TVA

La TVA inscrite dans le compte 44311 « Etat, TVA facturée sur ventes livrées » est exigible et
doit être déclarée dans les jours qui suivent le mois au cours duquel les biens facturés ont
été livrés.

2) Factures de ventes relatives aux biens ou énergies non encore livrés

1) Imputation comptable

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 411 - Clients
 412 - Clients, effets à recevoir en portefeuille
 44311 - Etat, TVA facturée sur ventes livrées
 44312 – Etat, TVA facturée sur ventes livrées
 52 - Banque
 57 - Caisse
 701 - Ventes de marchandises
 702 - Ventes de produits finis
 703 - Ventes de produits intermédiaires
 704 - Ventes de produits résiduels
 707 - Ventes de produits accessoires

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 120

Pour une facture de vente qui fait ressortir : le montant HT, la TVA et le montant TTC

L’écriture est la suivante :

701 - Ventes de marchandises


411 - Clients ou 702 - Ventes de produits finis
ou 412 - Clients, effets à recevoir ou 703 - Ventes de produits inter.
ou 52 - Banque ou 704 - Ventes de produits résiduels
D ou 57 – Caisse C D ou 707 - Ventes de produits accessoires C
Montant TTC Montant HT
44311 - TVA facturée sur vtes livrées
D 44312 - TVA facturée sur vtes non livrées C
TVA

La TVA inscrite dans le compte 44312 « Etat, TVA facturée sur ventes non livrées » n’est pas
exigible.

Lorsque les biens sont livrés, il faut :


 solder le compte 44312 « Etat, TVA facturée sur ventes non livrées» (en le débitant)
pour créditer le compte 44311 « Etat, TVA facturée sur ventes livrées».

L’écriture est la suivante :

D 44312 - TVA fact. sur vtes non livrées C D 44311 - TVA facturée sur vtes livrées C
TVA TVA

La TVA inscrite dans le compte 44311 « Etat, TVA facturée sur ventes livrées » est exigible et
doit être déclarée dans les jours qui suivent le mois au cours duquel les biens facturés ont
été livrés.

Dans un ouvrage intitulé « OHADA – Comptabilité des impôts et taxes. Tome 1 : la Taxe sur
la Valeur Ajoutée » nous avons effectué des cas pratiques sur l’imputation comptable de la
TVA collectée sur les factures de ventes des biens et des énergies.

Imputation comptable relative à la TVA collectée générée


par les livraisons des biens ou des énergies à soi-même

Nous distinguerons la livraison des biens amortissables et des biens consommables

1) Biens amortissables

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 21 - Immobilisations incorporelles
 23 – Bâtiments
 24 – Matériels
 4434 - Etat, TVA facturée sur production livrée à soi-même
 4451 - Etat, TVA récupérable sur immobilisations
 722 - Production immobilisée

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 121

Pour une opération de livraison dont on connaît : le coût de production, la TVA sur coût de
production.

L’écriture est la suivante :

21 - Immobilisations incorporelles 721 - Immobilisations incorporelles


ou 23 - Bâtiments ou 722 - Immobilisations corporelles
D ou 24 - Matériels C D ou 726 - Immobilisations financières C
Coût de production Coût de production
D 4451 - TVA récup. sur immob. C D 4434 - TVA coll. sur prod. Immob. C
TVA TVA

La TVA inscrite dans le compte 4434 « Etat, TVA facturée sur production livrée à soi-
même » est exigible et doit être déclarée dans les jours qui suivent le mois au cours duquel
les opérations de livraison ont été réalisées.

2) Biens consommables

Les comptes qui peuvent être utilisés pour la comptabilisation sont :


 604 - Achats stockés de matières et fournitures consommables
 605 - Autres achats
 4434 - Etat, TVA facturée sur production livrée à soi-même
 4458 - Etat, TVA récupérable sur Opérations Diverses (OD)
 7078 - Autres produits 4

Pour une opération de livraison dont on connaît :


 le coût de production des produits fabriqués ;
 la TVA sur coût de production ;
 le prix d’achat H.T. des marchandises ;
 la TVA sur prix d’achat.

L’écriture est la suivante :

604 - Achats de mat. & fourn. Cons.


D ou 605 - Autres achats C D 7078 - Autres produits C
Coût de production Coût de production
ou Prix d’achat H.T. ou Prix d’achat H.T.

D 4458 - TVA récup. sur OD C D 4434 - TVA coll. sur livr. à soi-même C
TVA/coût de produc. TVA/coût de produc.
ou TVA/prix d’achat ou TVA/prix d’achat

4
Ce compte est utilisé par défaut, le Système Comptable OHADA n’est pas très explicite sur ce point

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 122

La TVA inscrite dans le compte 4434 « Etat, TVA facturée sur production livrée à soi-
même » est exigible et doit être déclarée dans les jours qui suivent le mois au cours duquel
les opérations de livraison ont été réalisées.

Exercice
1) L’entreprise OHADA a enregistré, durant le premier semestre de son activité (à l’issue duquel elle veut
établir un bilan) les opérations suivantes :
Apport en capital de OHADA pour création de l’entreprise : 300 000 FC déposé à la banque.
a) Acquisition de divers matériels industriels pour un prix de 450 000 FC ainsi financés :
- Crédit du Fournisseur SAMI à 6 mois : 90 000 FC
- Emprunt auprès d’un établissement financier spécialisé, le CAPME : 150 000 F C
- Chèque sur ECOBANK pour le solde
b) Achat à crédit de matières premières : 117 000 FC
c) Versé 8 000 FC de cautionnement à la propriétaire
d) Payé des loyers : 40 000 FC ;
e) Chèques reçus des clients remis à la banque et encaissés par celle-ci :
249 600FC ;
f) Payé divers transports 13 000 FC ; honoraires 9 000 FC et réparations 23 000 FC ;
g) Payé avance commande bateau 130 000 FC ;
h) Payé aux fournisseurs de matières premières : 98 000 FC ;
i) Constaté les salaires : 63 000 FC et les charges sociales 34 000 FC ;
j) Réglé les salaires intégralement et 23 000FC de charges sociales
k) Constaté un impôt à payer de 7 000 FC
l) Remboursé 12 000 FC l’emprunt et réglé 9 000 FC d’intérêts
m) OHADA a prélevé à la BCC dans la période 43 000 FC pour le crédit au personnel
n) Constaté en fin de période un amortissement de 10% du matériel (à porter en diminution directe du
compte)
o) Constaté également les stocks de fin de période :
i. Matières premières 15 500 FC
ii. Produits fabriqués 23 600 FC
p) Constaté en outre qu’en fin de semestre OHADA a prélevé sur sa production une machine destinée à la
vente et qu’il a affectée à son propre équipement : 14 000 FC

TAF : Enregistrer au journal des opérations. Tous les règlements reçus ou effectués se font par banque.

2) La société SALEM, installée à Kinshasa, fabrique des produits cosmétiques qu’elle livre à la société ISRAEL,
installée également à Kinshasa mais chargée de commercialiser dans la vie de Kinshasa tous les produits
fabriqués par SALEM.
La société ISRAEL connaît depuis quelques années des difficultés dues à la conjoncture économique. La société
SALEM décide d’abandonner les 4/5 de la créance de CDF 600 000 qu’elle a sur ISRAEL.
T.D. : Passez les écritures jugées nécessaires aussi bien chez SALEM que chez ISRAE en utilisant les comptes
prévus par le droit comptable OHADA.
3) La société anonyme les Brasseries LAWO, spécialisée dans le brassage de la bière et la production des
limonades a aussi une école de football. Elle a effectué les opérations suivantes :
Le 15/01/2011 : Réception de la facture du tâcheron responsable de ‘entretien des infrastructures sportives :
- Divers travaux 800 000
- TVA 16% 128 000
NET A PAYER 928 000
Le 20/01/20/11 : Perte totale d’une créance de 2 500 000 sur le client NDEMBO, un client devenu totalement
insolvable. NDEMBO avait acheté pour 4 000 000 CDF un camion quand les Brasseries avaient reformé leur
matériel.
Le 25/01/2011 : Abandon d’une créance de 3 000 000 CDF sur BENI, un joueur de son équipe de football,
consécutivement à sa bonne prestation.
T.D. : Enregistrez toutes ces opérations chez LAWO.

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 123

CHAP. VI LES TRAVAUX DE FIN D’EXERCICE

L’exploitation d’une entreprise engendre d’énormes informations comptables qui


sans être finalisées, regroupées et être synthétisées peuvent empêcher la compréhension de
l’activité au cours de la période comptable. C’est dans cette optique qu’il est recommandé
dans presque toutes les normalisations comptables de procéder au regroupement et à
l’analyse des toutes les transactions effectuées au cours de l’exercice afin de comprendre
l’allure des activités. Les travaux qui permettent de regrouper ces informations et
permettre de dresser les livres comptables définitifs d’une année donnée sont appelé « les
travaux d’inventaire ».
Ces travaux sont obligatoires et sont organisés dans chaque référentiel comptable.

6.1 Période d’exécution des travaux d’inventaire comptable

Un exercice comptable est d’ordinaire une période de 12 mois qui peut commencer
le 1 janvier et se termine le 31 décembre de la même année. Dans certains cas et suivant
certaines cultures financières, ces travaux peuvent être réalisés dans les douze mois en
dépassement de l’année calendaire normale pour de raison de rapprochement avec de
besoin fiscaux. Aux Etats-Unis par exemple l’établissement des livres comptables se fait la
dernière semaine du mois de janvier ou au plus tard la première semaine du mois de
février.

6.2 Déroulement des travaux d’inventaire

Les travaux d’inventaire se font en cinq étapes :

 L’établissement de la balance avant inventaire permettant la connaissance de l’inventaire


comptable ou la situation réelle des livres comptables,
 L’établissement des listes réelles des avoirs et de dettes de l’entreprise (inventaire extra
comptable),
 Confrontation des inventaires ou le rapprochement des valeurs d’inventaires comptable et
extracomptable pour déterminer les écarts,
 La correction des écarts et la régularisation des informations comptables par rapport à la
période de prise en charge comptable
 Établissement des livres comptables définitifs retraçant la situation réelle de l’entreprise à la
clôture,
 Les écritures de clôture.

1. L’inventaire comptable

L’inventaire comptable se fait du jour au jour et atteint son point culminant par
l’élaboration de la balance provisoire dite balance avant inventaire. Cette dernière retrace
de manière comptable la situation d’une entité de façon incertaine et en fonction des
informations diverses issues des pièces justificatives et enregistrées au cours de l’année. Hors
il arrive souvent pour une raison ou une autre que ces informations soient différentes de la
réalité financière, physique ou matérielle :
 Certains éléments de stock (marchandises, matières premières, …) ont perdu leur qualité
avérée par suite de divers phénomènes (coulage, séchage, etc.) et ne gardent plus la même
valeur telle que consignée dans les livres

Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION


COURS DE COMPTABILITE GENERALE 124

 Vol, détérioration ou toute autre altération de sorte que les comptes ne retracent plus la
même chose (Amortissement, accident, …) qui oblige à déconsidérer et recadrer les
anciennes valeurs comptables.
 La prise en compte anticipative ou retardée de ressources ou dépenses

L’ensemble de ces phénomènes oblige une vérification à posteriori de la situation réelle :


d’où le besoin d’inventaire extracomptable (au-delà de la réalité comptable).

2. L’inventaire extracomptable
Une fois les livres comptables sont arrêtés, viennent les travaux d’inventaires
extracomptables. Ceux-ci consistent à répertorier éléments par élément tous les avoirs et
toutes les dettes de l’entreprise tel que vus et connus au jour de la vérification (inventaire)
dans un registre appelé « Livre d’inventaire ».

Ces travaux comprennent :


 L’inventaire des valeurs immobilisées et engagées,
 L’inventaire de stocks ;
 L’inventaire de créance et de dettes
 L’inventaire de valeurs disponibles
 L’inventaire de charges et pertes
 L’inventaire de produits.

A. L’inventaire des valeurs immobilisée (et engagées)

Cet inventaire se fait sur base de listes de suivi des immobilisées et des fiches
d’amortissements dans lesquelles on renseigne notamment :

 Le nom, la marque, la série, le numéro de la chose ou de l’immobilisée,


 La date et la valeur d’acquisition ;
 La durée d’utilisation ou durée de vie de l’immobilisé
 Le lieu d’affectation de l’immobilisée ;

La manipulation de ces fiches permettent la connaissance de la valeur de chaque


immobilisée, le montant des amortissements déjà effectués, les immobilisées intégralement
amortis ou non, les immobilisées cédées, etc.
La fiche de suivi des immobilisés permet de classer les immobilisées de même nature en
sous-groupe, de les évaluer, de connaître celles qui sont utilisables ou non, de le localiser au
vue de leurs affectation, etc.

Pour ce qui est des immobilisées non amortissables, l’inventaire devra permettre
d’indiquer leur nombre, leurs valeurs réelle au jour de l’inventaire tenant compte de
diverses dépréciations subies.

1) Les immobilisations amortissables

Les immobilisations amortissables sujettes à l’amortissement sont les suivantes :


 Les immobilisations incorporelles (sans existence matérielle) classées sous le compte
21, à l’exception du « Fonds commercial » qui n’est pas amortissable.
 Les immobilisations corporelles classées sous les comptes 23, 24. Les terrains (compte
22) ne sont pas amortissables

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 125

 La durée de vie des immobilisations

Afin de calculer la dépréciation annuelle d’une immobilisation, il faut préalablement fixer


sa durée normale d’utilisation (ou sa durée de vie) dans le cadre des durée fiscalement
admises dans chaque Etat.

En général :

N° Nature de l’immobilisation Durée de vie admise


1 Construction à usage industriel 20 ans
2 Construction à usage d’habitation & commercial 25 ans
3 Matériel et outillage 5 ans
4 Aménagement et installation 10 ans
5 Mobilier de bureau 10 ans
6 Matériel de bureau et d’informatique (M.B.I) 5 à 10 ans
7 Camion 4 ans
8 Voiture 5 ans
9 Bateau et navires de pêche 6 à 8 ans
10 Avions et aéronefs civils 16 ans
11 Frais d’établissement 2 ans
12 Brevet et licence Durée de la protection

 Choix du procédé d’amortissement

Toute entreprise a le choix entre deux systèmes d’amortissement :


 L’amortissement linéaire ou constant
 L’amortissement dégressif.

1. L’amortissement linéaire ou constant

Dans la pratique, il est difficile de calculer la dépréciation réelle d’un bien. Cette évaluation
a lieu périodiquement, en fin d’exercice, et se fait de manière forfaitaire.

 Procédé de calcul

La Valeur d’origine (VO)

VO = Prix d’achat hors taxe + Frais d’achat

Les frais d’achat correspondent au transport, aux frais d’installation et de montage.

N.B : Les biens n’ouvrant pas droit à déduction de la TVA sont immobilisés toutes taxes
comprises. Ainsi VO = Prix d’achat TTC + Frais d’achat

L’annuité d’amortissement

Cette annuité correspond à la somme portée en amortissement, chaque année, pour


constatation de ma perte de valeur.

Annuité (a) = VO/Durée de vie (n)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 126

Mensualité = Annuité /12

Exemple : Supposons que l’entreprise X acquiert au 1 janvier n de l’outillage d’une valeur


de 10.000.000 FC HT et dont la durée de vie est de 5ans.
A = 10.000.000/5 = 2.000.000 FC

Le taux d’amortissement (t)

Ce taux permet de calculer directement l’amortissement annuel.

t = 1/ Durée de vie(n)

Exemple : Pour une immobilisation d’une durée de vie de 5 ans quel est le taux
d’amortissement ?

t = (1/5) x 100  t = 20%

De cette façon, l’annuité d’amortissement peut se calculer de deux manières :

a = VO/Durée de vie(n) ou a = Vo x t

a = 10.000.000 x 20%  2.000.000 FC

La valeur comptable nette (VCN)

Cette valeur correspond à la valeur de l’immobilisation à une date donnée n.

VCN = VO - ∑ des amortissements pratiqués à une date n

N.B. : Au terme de la durée de vie de l’immobilisation sa VCN doit être nulle.

 Le plan d’amortissement

Pour chaque bien faisant partie du patrimoine de l’entreprise est établi un plan
d’amortissement sous forme de tableau qui représente l’étalement de la perte de valeur
dans le temps.

Nature de l’immobilisation : Matériel et outillage Prix achat HT : 10.000.000


N° de Compte : 241 Durée : 5 ans
Date d’acquisition : 01/01/n Taux d’amortissement : 20%
Date de mise en service : 01/01/n Méthode d’amortissement : Constant
Année VNC Annuité d’amortis VNC en fin de période
N 10.000.000 2.000.000 8.000.000
n+1 8.000.000 2.000.000 6.000.000
n +2 6.000.000 2.000.000 4.000.000
n+3 4.000.000 2.000.000 2.000.000
n+4 2.000.000 2.000.000 0

N.B : Si la te d’acquisition peut-être différente de la date de mise en service, dans ce cas on


établira les calculs à partir de la date de mise en service

 La règle du « Prorata temporis »

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 127

Les immobilisations n’étant généralement pas acquises le premier jour de l’exercice, il


convient de calculer la première annuité au prorata temporis, c’est-à-dire par rapport à la
durée écoulée entre la date de mise en service et la date de fin d’exercice.
Ce calcul s’effectue en jours sur base de 12 mois de 30 jours. Dans ce cas on considère que
l’année comporte 360 jours. Si la date de mise en service n’est pas précisément connue on
ne se basera sur la date d’acquisition.

N.B. : Dans la règle de prorata temporis, des tolérances sont autorisées :


 Si la date à considérer est le 02 d’un mois, on admet un calcul sur 30 jours.
 Si cette date est le 14 ou le 16, on peut la ramener au 15 et ainsi effectuer le calcul
par quinzaines.

Exemple

L’entreprise XX a acquis le 20 juillet n une voiture d’une valeur de 3.400.000 FC HT dont


la durée normale d’utilisation est 5 ans ?

Solution

Calcul d la première annuité d’amortissement du 20/07/n au 31/12/n


 Du 20/07/n au 30/07/n  11 jours
 Du 01/08/n au 31/12/n  5 mois soit 150 jours
 Durée total d’utilisation 161 jours
Ainsi an= (3.400.000 x 20%) x (161/360) = 304.111 FC

Nature de l’immobilisation : Matériel de transport Prix achat HT : 3.400.000


N° de Compte : 245 Durée : 5 ans
Date d’acquisition : 20/07/n Taux d’amortissement : 20%
Date de mise en service : 20/07/n Méthode d’amortissement : Constant
Année VNC en début de Annuité d’amortis VNC en fin de période
période
N 3.400.000 304.111 3.095.889
n+1 3.095.889 680.000 2.415.889
n+2 2.415.889 680.000 1.735.889
n+3 1.735.889 680.000 1.055.889
n+4 1.055.889 680.000 375.889
n+6 375.889 375.889 0

Remarque : Au prorata temporis et en amortissement constant, une annuité


d’amortissement complémentaire est nécessaire (6ème ligne du tableau). Le montant de
cette annuité complémentaire est égal à la différence entre le montant d’une annuité
complète et le montant de la première annuité :

n5 = 680.000 – 304.111 = 375.889 FC

 Comptabilisation des amortissements

L’amortissement constitue pour l’entreprise une charge inscrite au débit du compte « 68 –


Dotations aux amortissements ». Par ailleurs, il représente aussi la dépréciation des
immobilisations inscrite au crédit du compte « 28 – Amortissement »

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 128

68 Dotations aux amortissements 304.111


2845 Amortissement du matériel de transport 304.111

Pour ce qui est des actifs non amortissable (créances, titres, terrains, fonds de
commerce, stocks,…) la dépréciation est constatée en comptabilité par une provision pour
dépréciation.

Les provisions constatent la dépréciation probable mais non définitive d’un élément
d’actif à la différence de l’amortissement, qui constate la dépréciation irréversible d’une
immobilisation. Ainsi le plan comptable définit-il la provision pour dépréciation comme
étant la constatation comptable d’un amoindrissement de la valeur d’un élément d’actif
résultant de causes dont les effets sont jugés réversibles.
Afin de donner une image fidèle de l’évaluation du patrimoine de l’entreprise, ces charges
probables doivent être comptabilisées enfin d’exercice, leur cause étant temporaires ou
susceptibles de disparaître.
De cette façon à la clôture de l’exercice, on compare la valeur d’origine et la valeur à
l’inventaire de chacun des éléments du patrimoine. Lorsqu’un élément a subi ou est
susceptible de subir une dépréciation, la différence entre sa valeur d’origine et celle à
l’inventaire est appelée « moins-value »

La comptabilisation de provision pour dépréciation présente un double aspect :


 D’un côté, elles constituent un appauvrissement de l’entreprise, constaté en débitant
le compte « 659 – Charges provisionnées d’exploitation » ou « 69 –
Dotations aux provisions »
 De l’autre, certains éléments de l’actif sont dépréciés du montant de la provision.
Cette dépréciation est comptabilisée au crédit d’un compte « Provisions pour
dépréciation » toujours créditeur.
Les numéros de compte correspondant à la classe du compte d’actif subissant la
dépréciation avec un 9 en deuxième position :
« 29 – Provision pour dépréciation »
« 39 – Dépréciations des stocks »
« 49 – Dépréciations et risque provisionnés (Tiers) »
« 59 – Dépréciations et risques provisionnés (Trésorerie) »

B. L’inventaire des stocks

L’inventaire de stock consiste à compter, peser et mesurer et analyser les divers éléments
appartenant au stock. La liste d’inventaire du stock permet de ressortir les noms des éléments en
stock, leur nombre, leurs prix d’achat, leurs prix actuels sur le marché, leurs couleurs, leurs lieux de
localisation, etc.

On prendra soin de mettre à part les éléments de stock obsolète, décoloré, effrité, évaporé,
etc. afin de décrire les causes à la base de leur détérioration et ainsi permettre leur réévaluation
suivant leur état.
De même on veillera à mettre à part les éléments de stock déjà cédés et en attente d’évacuation,
de ceux qui ne sont pas encore facturés, etc. pour ainsi permettre de retracer l’entité comptable
adéquate où ils devront figurer.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 129

C. L’inventaire des créances et dettes

Cet inventaire devra permettre de répertorier toutes les créances et dettes, les dates
d’engagement et ou de libération, les montants, les noms des créanciers et de débiteurs, etc.
afin de les classer selon les us, en créances irrécouvrables (Clients douteux), à recouvrer, et
les dettes à payer et d’en établir clairement les échéances. Les échéanciers permettront
notamment d’envisager le plan d’amortissement de dettes et d’en envisager les stratégies
de libération. Une fois que les listes des créances et de dettes sont élaborées, on s’assurera
que les soldes de comptes fournisseurs et clients correspondent exactement aux achats et
vente à crédit durant la période. Dans le cas où il y aurait discordance les explications
devraient être fournies pour clôturer ce rapprochement.

D. L’inventaire de valeurs disponibles

L’inventaire de valeurs disponibles se fait différemment selon qu’il s’agit de la caisse


ou de la banque.

 Contrôle de caisse

Le contrôle de caisse est un problème complexe dans presque toutes les institutions
et dans certains cas débouche à des réalités conflictuelles soit il y a écart déficitaire soit il y a
excédent de caisse. Dans tous les cas tout écart est un mauvais signe dans la gestion de la
caisse et doit être jugé selon l’importance de l’écart en question lequel peut être excessif ou
acceptable.
Les écarts doivent être décelés par les caissiers avant le contrôle et faire l’objet d’un procès-
verbal d’excédent ou de manquant de caisse sans quoi l’écart correspondrait à une faute
(lourde).
Les billets sont classés en coupure d’égale valeur, par plis d’autant de billets, totalisé, etc. et
être consigné dans le livre de caisse régulièrement contresigné par le caissier et son chef
hiérarchique. Le contrôle de caisse devra se rassurer que les renseignements contenus dans
le livre de caisse correspond exactement à ce que l’inventaire comptable donne et que les
espèces comptés sont conforme à ce montant.

 Contrôle de la situation en banque (Rapprochement bancaire)

Le contrôle du solde en banque permet de vérifier que le solde du compte


correspond au dernier extrait et que le journal-banque tenu par l’entreprise ressort les
mêmes renseignements. En cas de différence, l’entreprise devra demander le relevé
bancaire et pointer toutes les informations que ce dernier (relevé) renseigne et vérifier si
elles sont conformes aux divers mouvements effectués sur ce compte. Cette opération de
mettre cote à cote les informations du relevé et du journal-banque est appelé
« rapprochement bancaire ».

Trois cas sont possibles :

 Le solde du compte banque est inférieur au montant du dernier extrait bancaire


produit au jour de l’inventaire : Soit la banque a déjà enregistré dans sa comptabilité
certaines transactions mais qui ne les sont pas encore au niveau de l’entreprise ou soit
l’entreprise a enregistré alors que l’opération au niveau de la banque est en tunnel et
que la banque attend l’accomplissement de jour valeur pour créditer le compte du
client du montant correspondant (cas de transfert internationaux ou inter banques).

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 130

 Le solde du compte est supérieur au montant du dernier extrait produit au jour de


l’inventaire : Soit certaines pièces (de dépenses) restent en suspens pour une raison ou
une autre : Le chèque n’a pas toutes les signatures pour être comptabilisé, soit la
provision a été insuffisante, etc. alors que l’entreprise avait déjà comptabilisé la sortie de
fonds en banque.
 Les deux solde sont conformes : Ce qui signifie que les deux livres (Extrait bancaire et le
journal banque) se sont rapprochés et par conséquent il n y a aucun problème de
rapprochement. Les informations sont utilisables en l’état.

E. L’inventaire de charges et pertes, produit et profits

Cet inventaire se fait de manière à répertorier toutes les charges enregistrées au


cours de la période et tous les produits perçus puis de les retraiter selon qu’ils concernent ou
non l’exercice comptable de sorte que les régularisations soient faites :

 Les charges excessives enregistrées au cours d’une période et appartenant à plusieurs


exercices devront être étalées afin de ne pas influencer négativement le résultat.
 Les charges payées d’avance et les charges à payer devront être reportées à leurs périodes
de consommation effectives.
 De même, les produits à recevoir et perçus d’avance devront être reportés à leurs périodes
de perception.
Ceci en fonction du principe selon lequel Le résultat d’un exercice doit être calculé à partir
de tous les éléments le concernant et d’après ceux-là seulement.

3. Confrontation d’inventaires : Inventaire comptable VS inventaire


extracomptable

Une fois que les listes des avoirs et dettes (biens, créances, dettes, …) sont établies on
procède à la comparaison de valeurs inventoriées au point de vue comptable et
extracomptable. Trois cas sont envisageables :

 Les deux inventaires débouchent sur les mêmes valeurs : il n y a pas lieu de redresser ou de
régulariser.
 Les valeurs de l’inventaire comptable sont supérieures à celles de l’inventaire
extracomptable : On redresse négativement puis on régularise s’il le faut.
 Les valeurs de l’inventaire comptable sont inférieures à celles de l’inventaire
extracomptable : on redresse positivement puis on régularise s’il le faut.
4. La correction des écarts : Écriture de redressement et de régularisation

La correction des écarts porte sur le rapprochement des valeurs de deux inventaires
d’une part et l’adaptation des informations comptables à leur période d’imputation.

A. Écritures de redressement
Ces écritures ont pour but de rendre les données de l’entreprise conformes à celles
observées dans l’inventaire extracomptable. Elles consistent essentiellement à ramener la
réalité comptable à la réalité extracomptable de sorte que ces deux informations soient
compatibles.

2. Redressement des actifs non amortissables

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 131

Le redressement peut prendre deux allures : Le redressement en plus-value et le


redressement en moins-value
Il y a plus-value lorsque la valeur de l’inventaire extracomptable est supérieure à la valeur
de l’inventaire comptable. C’est-à-dire la comptabilité attribue une faible valeur alors que la
réalité sur terrain attribue une forte valeur à l’immobilisée. Dans ce cas :
On débitera le compte de l’actif non amortissable par le crédit du compte 749 Produite et profits
divers.

20X Immobilisation incorporelle X XXX


749 Produits et profits divers XXX

Exemple :
 Lors de l’inventaire extracomptable, la valeur en caisse a été évaluée à 35.000 FC
alors que la comptabilité renseigne 33.000 FC (57 à 749)

Il y a par contre moins-value lorsque la valeur de l’inventaire comptable est supérieure à la


valeur de l’inventaire extracomptable. On constatera cette moins-value en passant l’écriture :

649 Autres charges et pertes diverses XXX


20X Immobilisation incorporelle X XXX

Exemple :
 Au cours d’une période comptable donnée on estime que la licence que détient
l’entreprise sur la fabrication d’un produit a perdu 20% de sa valeur. (649 à 204)
 L’inventaire comptable renseigne un solde de 50.000 FC pour le compte
marchandises alors que l’inventaire extracomptable évalue ces marchandises à
40.000 FC. (649 à 300 Marchandises)
 Le contrôle de la caisse renseigne un montant de 25.000 FC alors que la
comptabilité lui attribue une valeur de 27.000 (649 à 570)

3. Redressement des actifs amortissables

Lorsque l’élément de l’actif est amortissable, la dépréciation ou l’appréciation de l’actif en


question se fait en renforçant les amortissements déjà constitués dans le cas de perte de valeur ou
en reprenant les amortissements trop effectué.

 Dépréciation d’un élément d’actif amortissable

Lorsqu’un actif amortissable perd de sa valeur ce qu’il s’est déprécié et par


conséquent doit faire l’objet d’amortissement pour permettre à l’Actif en question de n’être
pas présenté avec une valeur plus favorable plus qu’il ne l’a.
On passe :

680 Dotation aux amortissements XXX


281 A Amortissement des immobilisations corporelles XXX
 Appréciation d’un élément d’actif amortissable

Lorsque qu’un élément d’actif est pris au moment de l’inventaire extracomptable


avec une plus grande valeur que celle de l’inventaire comptable, ce qu’il doit être
réapprécié. Dans un tel cas, la perte de valeur qu’il a subit au point de vue comptable
Christian KAKUDJI UNIKAM / FACULTE DES SCIENCES ECONOMIQUES ET DE GESTION
COURS DE COMPTABILITE GENERALE 132

devra être renversé pour permettre à l’immobilisé de reprendre sa valeur. D’où les écritures
de reprise, de diminution et d’annulation d’amortissements.

281 Amortissement des immobilisations corporelles XXX


780 A reprise sur amortissement XXX

4. Redressement de comptes de stocks

A la fin de chaque exercice, on procède à l’inventaire des stocks puis à leur


évaluation. Les stocks sont évalués lors des écritures d’inventaire à leur valeur d’origine
c’est-à-dire :

 Coût d’achat unitaire pour les marchandises, matières premières et


approvisionnements ;
 Coût de production unitaire pour les produits finis ou en-cours.

Il arrive fréquemment que par suite d’une baisse des cours des matières premières et
marchandises ou par suite e mévente ou de détérioration, la valeur réelle à la date de
l’inventaire des marchandises ou des matières premières en stock soit inférieure à leur coût
d’achat ou de production. Il est alors nécessaire de constituer une provision pour
dépréciation.

La constatation lors de l’écriture d’inventaire d’ajustement des stocks se fait en deux


étapes :
 L’annulation du stock initial (Compte de stock crédité par le débit du compte de
variation de stock),
 La constatation du stock final (écriture inverse)

De la même façon, les provisions existantes doivent être annulées avec le stock initial et les
provisions éventuelles constatées avec le stock final. En effet, les articles ayant subi une
dépréciation probable à la clôture d’un exercice ne font plus partie du patrimoine de
l’entreprise un an plus tard. La dépréciation constatée par une provision pour dépréciation
des stocks est comptabilisée en :

 Débitant le compte « 659 »


 Créditant l’un des sous-compte de provisions « 39 Dépréciations des stocks »

Exemple : L’entreprise, à l’inventaire de ses deux derniers exercices, présente les comptes
suivants :
 Au 31 déc n-1 la valeur du stock de marchandises s’élève à 956.300 FC et la
provision à 52.000 FC
 Au 31 déc n la valeur du stock de marchandises est de 789.600 FC et la provision est
de 46.000 FC.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 133

Solution

 Constatation de la variation de stock au 31 dec n

603 Variation des stocks 956.300


31 Stock de marchandises 956.300
(annulation stock initial)
31 Stock de marchandises 789.600
603 Variation de stock 789.600
(Constatation de stock final)

 Traitement de la provision au 31 déc. n

39 Dépréciation des stocks 52.000


759 Reprise de charges 52.000
(annulation de la provision)
659 Charges provisionnées 46.000
39 Dépréciations des stocks 46.000
(Constatation de la nouvelle provision)

5. Redressement de créances et dettes (Clients et autres débiteurs)

Lorsque les clients ou les débiteurs deviennent insolvables, leur déchéance doit être
constatée au point de vue comptable et lorsqu’il le faut les provisions devraient être
constituées pour amortir le choc qui résulterait du non-paiement par les clients débiteurs.
Pour ce qui est de clients, le Plan comptable OHADA prévoit que la déchéance se fasse en
transférant la partie de la créance devenue douteuse vers le compte « 416 Créance clients
douteux » par l’écriture :

416 Créances clients douteux XXX


411 A Clients XXX

Cette écriture a pour but d’isoler les créances qui posent problèmes afin de mieux
surveiller leur recouvrement. Cette écriture peut être passée en cours d’exercice.

Une fois que cette déchéance a été comptabilisée, il faudra ensuite fixer la hauteur
de la provision qu’il faudra constituer pour se prémunir du choc de non-paiement par le
client devenu insolvable. Le calcul de la perte probable s’effectue à partir du montant hors
taxe de la créance, sur base d’une estimation ou d’une négociation avec le client.
On passe à cet effet l’écriture :

659 Charges provisionnées d’exploitation XXX


491 Dépréciations des comptes client (Perte probable de n %) XXX

Cette écriture est aussi passée pour ajuster ou augmenter le niveau des provisions
constituées à cet effet.

Il arrive souvent que le client qui a été supposé insolvable redevienne solvable de
sorte que les provisions constituées se révèlent sans importance. Dans une telle hypothèse,
ces dernières (provisions constituées) devront être reprises sinon annuler.
La reprise de provision se passe par l’écriture :

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 134

491 Dépréciations des comptes client XXX


759 A Reprise de charges provisionnées XXX

Notons par ailleurs que lorsque la perte probable est devenue certaine, la provision
doit être annulée et la totalité de la créance doit être virée au compte « 651 – Perte sur
créances clients »

Exemple : Au 31 décembre n+3, le client Chris a finalement cessé toute activité. La perte
certaine s’élève à 894.900 FC TTC soit le montant total de la créance. Sur le montant
global de la créance irrécouvrable, l’Etat rembourse la TVA déjà collectée :

894.900 x (0,16/1,16) = 123.434,48

Au 31/12/n+3

651 Pertes sur créance client 771.465,52


443 Etat, TVA facturée 123.434,48
416 Créance clients douteuses 894.900,00

Par ailleurs la provision constatée au 31 décembre n+2 devient sans objet puisque la créance est
définitivement soldée. Il faut donc pratiquer une reprise du montant de la provision constatée à
cette date.

31/12/n+3

491 Dépréciation des comptes clients 314.000


759 Reprise de charges provisionnées 314.000
(Pour solde dde la provision sur le client X)

416 Créance client douteuses 491 Dépréciation des cpt clients

894.900 (n) 894.900(n+3) 235.500 (n+2) 392.500 (n)


314.000 (n+3) 157.000 (n+1)

659 Charges provisionnées d’exploitation 759 Reprise charges provisionnées

392.500 (n) 235.500 (n+2)


157.000 (n+1) 314.000 (n+3)

651 Perte sur créances clients 443 Etat, TVA facturée

785.000 (n+3) 109.900 (n+3) 109..900 (n)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 135

6. Redressement de comptes financiers

Il y a lieu ici de faire la part de chose entre les comptes financiers sujets à de dépréciations
et des comptes financiers subissant d’autres formes d’altérations ou de pertes.

i. Les comptes financiers dépréciables

Lorsque le dénouement d’une opération faisant intervenir un compte financier


devient douteux (par exemple le remboursement d’un prêt), il y a lieu de constituer une
provision pour dépréciation et même de la reprendre lorsqu’il le faut.

Pour la constitution on passe :

679 Charges provisionnées financières XXX


59X Dépréciation des … XXX

Et la reprise se fait :

59X Dépréciation des … XXX


779 Reprise de charges provisionnées financières XXX

Exemple

L’entreprise XX a, au cours des trois derniers exercices, provisionné des titres de placement :
 Au 31/12/n-2 la dépréciation constatée a été de 1.200.000 CDF
 Au 31/12/n-1la provision a augmenté passant à 1.650.000 CDF
 Au 31/12/n on constante que la dépréciation ne s’élève plus qu’à 752.000 CDF

Solution

 Enregistrement de la provision au 31/12/n-2

679 Charges provisionnées financières 1.200.000


590 Dépréciation des titres de placement 1.200.000
(Perte probable sur titre)

 Ajustement (Augmentation) de la provision au 31/12/n-1


679 Charges provisionnées financières 450.000
590 Dépréciation des titres de placement 450.000
(Dotation 1.200.000 – 1.650.000)

 Ajustement (diminution) de la provision au 31/12/n


590 Dépréciation des titres de placement 1.200.000
590 Reprise de charges provisionnées financières 1.200.000
(Ajustement de la provision 1.650.000 -752.000)

Remarques

Pour ce qui est de risques et charges, un événement survenu au cours de l’exercice


peut faire apparaître une charge (réparation importantes,…) ou un risque ‘litige, amande,
…) comme probable au moment de la clôture de l’exercice. il n’existe pas à la date de

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 136

l’événement de pièce comptable justificative, il n’est donc pas possible d’enregistrer une
opération dans le comptes de charges ou de produits sans pièce de base.
Il est alors nécessaire de prévoir la charge probable et ultérieure sous forme d’une provision
pour risque et charges, qui permet d’étaler une charge comptabilisée sur un exercice en la
reportant sur un ou plusieurs exercices antérieurs.

La charge probable est inscrite au débit du compte « 69 Dotation aux provisions ».


La dette qui en résultera probablement sera enregistrée au crédit du compte « 19
Provisions financières pour risques et charges » et aux sous-comptes correspondant. Ces
provisions figurent au passif du bilan (contrairement aux provisions pour dépréciation
d’éléments de l’actif)

Exemple :

Par suite d’un affaissement de terrain, les murs d’un important bâtiment
commercial se fissurent et devront être reconstruits dans les deux ou trois années à venir. La
dépense liée à la réfection du bâtiment est estimée approximativement à 15.000.000 FC. Il
est décidé d’étaler la charge future sur les trois prochaines années à raison de 5.000.000 FC
par an.
Au cours de l’année n+3, les travaux sont effectués et le 18 juillet la facture définitive est
reçue et s’élève à 18.000.000 FC HT

Solution

 Les dotations aux provisions inscrites au 31/12/n, n+1 et n+2 sont les mêmes
69 Dotation aux provisions 5.000.000
1971 Provisions pour grosse réparations 5.000.000

 Enregistrement de la facture datée du 18/07/n+3


624 Entretien, réparations et maintenance 18.000.000
445 Etat, TVA récupérable 2.880.000
401 Fournisseurs 20.880.000

 Reprise sur les provisions car l’objet est devenu certain


1971 Provisions pour grosse réparations 15.000.000
79 Reprise de provision 15.000.000
(Provision devenue sans objet)
Notons par ailleurs que la reprise sur provision doit équilibrer approximativement les
charges correspondantes, si le montant de la provision nécessaire a bien été évalué.

B. Écritures de régularisation
Si le redressement consiste à conformer la réalité comptable à la réalité
extracomptable, la régularisation quant à elle consiste à respecter la périodicité
d’intégration de charges et pertes ainsi que de produits et profits. En effet, nous avions
relevé que le résultat d’un exercice se calculait à partir des charges et pertes et de produits
et profits qui se rapportent à cet exercice. Or, il arrive souvent que certaines charges et
pertes ainsi que les produits et profits soient enregistrés dans le système comptable en
dehors de leur période de rapport d’où le besoin de régulariser ces éléments pour permettre
une imputation adéquate à l’exercice de calcul des résultats.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 137

Ces régularisations concernent particulièrement :

 Les charges à payer,


 Les produits à recevoir,
 Les charges comptabilisées d’avance.
 Les produits perçus d’avance

1. 4700 Les charges à payer


Ce sont les charges pour lesquelles on connait la période d’imputation mais qui
manquent de support pour être comptabilisé dans le système comptable.

Exemple : Supposons que chaque mois la communication téléphonique de dirigeants


coûte à l’entreprise 230.000 CDF et qu’en voulant clôturer la période comptable, la
facture ne parvient toujours pas au niveau de la comptabilité alors que le crédit de
consommation a déjà été accordé.

La comptabilisation de charges à payer s’effectue en trois temps :

 Régularisation au 31/12/n en enregistrant la charge relative à n mais non encore


comptabilisée,
 Contre-passation au 01/01/n+1 en annulant la charge relative à n,
 Comptabilisation de charge en n+1 lors de la réception de la facture ou quittance.

Remarque le plan comptable OHADA a prévu une codification pour les comptes de
régularisation avec un « 8 » en troisième position du numéro de compte. Les comptes de
charges qui leur correspondent sont les suivants :

Compte de Charges HT à débiter Comptes de Dettes TTC à créditer


60 Achats 408 Fournisseurs, Factures non parvenues
62 Services extérieur A
63 Service Extérieur B
64 Impôt et Taxes 448 Etat, Charges à payer
66 Frais de personnel 428 Personnel, Charge à payer
438 Organismes Sociaux charges à payer

Exemple : l’entreprise BB a reçu le 27/12/n des marchandises. La facture n’est pas encore
parvenue mais le montant de la commande est estimé à 560.000 FC HT. Le 07/01/n+1 la
facture est réceptionnée et s’élève à 571.000 FC HT

A la clôture, on passe (31/12/n)

1 601 Achats de marchandises 560.000


4455 TVA Récupérable sur facture non parvenue 78.400
408 Fournisseur, Factures non parvenues 638.400

Remarque : La TVA s’enregistre dans un compte TVA à régulariser (4455) même si la


livraison des marchandises a eu lieu car la TVA récupérable n’est pas encore connu tant
que la facture n’a pas été réceptionnée.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 138

Au 01/01/n+1 (Contre-passation)

1 408 Four. Facture non parvenues 638.400


601 Achats de marchandises 560.000
4455 TVA récupérable sur factures non parvenues 78.400

Enregistrement de la facture

1 601 Achat de marchandises 571.000


445 Etat, TVA récupérable 79.940
401 Fournisseur 650.940

2. 476 Charges constatées d’avance

Les charges constatées d’avance sont des charges enregistrées au cours d’un exercice
mais qui sont (en totalité ou en partie) relatives à l’exercice suivant.

Constatation
L’ajustement se fait en deux temps :
 Il convient tout d’abord d’annuler la charge comptabilisée au cours de
l’exercice n en débitant un compte de régularisation : « 476 – Charges
constatées d’avance» et en créditant le compte de charges correspondant à
l’opération,
 Il faut ensuite effectuer la contre-passation au début de l’exercice suivant
afin de constater la charge annulée.

Remarque : Les régularisations de charges constatées d’avance sont enregistrées hors TVA
dans la mesure où la taxe a déjà été décaissée sur l’exercice en cours.

Exemple : L’entreprise ChrisXX a payé le 1 septembre n une prime d’assurance pour un an


d’un montant de 450.000 FC.

Calcul du montant de la prime relevant de l’exercice n+1 (du 01/01/n+1 au 31 août n+1) 
450.000 x (8/12) =300.000 FC

 Régularisation au 31/12/n avec annulation de la charge correspondant à l’année


n+1
476 Charges constatées d’avance 300.000
625 Prime d’assurance 300.000
(01/01 au 31/08/n+1 : 450.000 x 8/12)

 Contre passation au 01/01/n+1


625 Prime d’assurance 300.000
476 Charges constatées d’avance 2.500

Exemple 2 La SNF a reçu et comptabilisé le 26/12/n une facture d’achat de marchandises


non réceptionnées au 31/12/n pour un montant de 325.700 FC HT.la livraison est prévue en
janvier.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 139

 Enregistrement de la facture
611 Achat de marchandises 325.700
445 Etat, TVA Récupérable 45.598
401 Fournisseur 371.298

 Régularisation au 31/12/n
La marchandise n’étant pas réceptionnée, la charge doit être transférée à l’exercice suivant.
La TVA a été enregistrée une fois pour toute le 26/12/n

476 Charges constatées d’avance 325.700


601 Achat de marchandises 325.700

 Contre-passation au 01/01/n+1

601 Achat de marchandises 325.700


476 Charges constatées d’avance 325.700
(du 01/01 au 31/08/n+1 : 450.000 x 8/12)

Exemple : Au mois de novembre, l’entreprise paie par caisse le loyer pour six mois à
18.000 FC (Jusqu’à la fin de l’année, il ne reste que 2 mois les quatre devront être reportés à
l’année prochaine).

3. 477 -Les Produits constatés d’avance

Il s’agit de produits enregistrés au cours d’un exercice mais qui sont relatifs
(partiellement ou totalement) à l’exercice suivant. Il faut donc reporter une partie du
produit sur l’exercice futur.
Le principe d’enregistrement est le même que pour les charges constatées d’avance et se
fait en deux temps. Il convient ici lors de la régularisation de créditer le compte « 477 –
Produits constatés d’avance » en créditant le compte de produits correspondant.

Exemple : Une entreprise a envoyé et enregistré le 22/12/n une facture de vente de


marchandises d’un montant de 780.000 FC TTC. Le 31/12 n les marchandises n’ont toujours
pas été expédiées au client. La livraison est prévue pour le début du mois de janvier n+1
 Enregistrement de la facture

411 Clients 780.900


701 Ventes de marchandises 685.000
443 Etat, TVA facturée 95.900

 Régularisation au 31/12/n, le produit doit être transféré à l’exercice suivant

701 Ventes de marchandises 685.000


477 Produits constatés d’avance 685.000

 Contre-passation au 01/01/n+1

477 Produits constatés d’avance 685.000


701 Vente de marchandises 685.000

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 140

La TVA a été enregistrée une fois pour toute le 22/12/n lors de l’enregistrement de la facture.

4. Produits à recevoir

Les produits à recevoir concernent l’enregistrement de prestations déjà facturées ou


enregistrées mais dont une partie de produits concerne la période comptable actuelle.
Autrement dit, ce sont des produits relatifs à l’année en cours mais qui ne sont enregistrés
qu’au cours de l’exercice suivant.

Exemple : Le 31 Octobre de l’année n, nous avons constitué auprès de notre banquier un


dépôt à terme pour un montant de 50.000 USD maturité 3 ans. Ce montant produit pour
chaque période de 6 mois 6.000 des intérêts que la banque verse sur notre compte.

La comptabilisation s’effectue en trois temps tout comme dans le cas des charges à payer :

Compte de Créances TTC à débiter Comptes de Produits HT à créditer


418 Clients, Produits à recevoir 701 Ventes
4186 Clients, Intérêts courus 77 Revenues Financiers et produits assimilés
4098 Fournisseur, RRR à obtenir 6019/6029/6049/6089 RRR Obtenus

Exemple : L’entreprise Marsavco a livré à un client le 28/12/n 600.000 FC HT de


marchandises mais n’a pas établi la facture au 31/12/n. Celle-ci est envoyée le 06/01/n + 1

 Régularisation au 31/12/n

418 Clients, Produits à recevoir 684.000


701 Ventes de marchandises 600.000
4435 TVA Sur factures à établir 84.000

Remarque : La TVA s’enregistre dans un compte TVA facturée car l’exigibilité est établie à
la date de livraison même si le vendeur n’a pas établi la facture.

 Contre-passation au 01/01/n+1

701 Ventes de marchandises 600.000


4435 TVA sur factures à établir 84.000
418 Clients, Produits à recevoir 684.000

 Enregistrement de la facture

411 Clients 684.000


701 Ventes de marchandises 600.000
418 Etat, TVA Facturées 84.000

5. Remise, Rabais et Ristourne

Ce compte traite de Ristourne, rabais et remise à accorder au client dans un


contexte tel que le traitement normal ou la prise en charge normale exigerait le
dépassement de la période comptable.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 141

a. RRR à accorder

Il s’agit d’un cas de charges à payer : un RRR après facturation est accordé à un
client à la fin de l’exercice n mais la facture d’avoir correspondant n’est établie qu’à
l’exercice suivant.

Exemple : La MARSAVCO a accordé une remise de 15% à un client sur une vente réalisée
en décembre n et dont le montant total s’élève à 1.620.000 FC HT. L’avoir est envoyé le
05/01/n+1

 Régularisation au 31/12/n

701 Ventes de marchandises 243.000


4435 TVA sur facture à établir 34.020
4198 Clients, RRR à accorder 277.020

 Contre-Passation au 01/01/n+1

4198 Clients, RRR à accorder 277.020


701 Ventes de marchandises 243.000
4435 TVA sur factures à établir 34.020

 Enregistrement de la facture

701 Ventes de marchandises 243.000


443 Etat, TVA facturée 34.020
4198 Clients, RRR à accorder 277.020

b. Les RRR à obtenir

Il s’agit ici d’un cas de produit à recevoir. Le client doit bénéficier d’un RRR mais la
facture d’avoir correspondante n’a pas été réceptionnée à la fin de l’exercice.

Exemple : La MARSAVCO a acheté 7.000.000 FC HT de marchandises. Le fournisseur a


promis un rabais de 3%. Au 31/12/n la facture d’avoir n’a toujours pas été reçue.

4098 Fournisseurs, RRR à obtenir 239.400


6019 RRR Obtenus 210.000
4455 TVA sur factures non parvenues 29.400

Les écritures de contre-passation et l’enregistrement de la facture d’avoir se font suivant le


même logique que précédemment.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 142

CHAP. VII Fonctionnement et organisation des systèmes


comptables

Le système d’information comptable dans une entreprise joue un rôle de premier


plan, car il remplit une double fonction. Sur un plan interne, le système d’information
comptable est à la base de tout système d’aide à la décision ; sur un plan externe, il est le
support de toute communication de l’entreprise avec ses partenaires ou son environnement,
notamment avec le système financier et le système fiscal. Dans les développements qui
suivent, nous nous proposons d’analyser comment les informations produites par les
entreprises de petite dimension peut contribuer à améliorer la prise de décision au sein de
ces dernières. Dans un deuxième temps il sera question d’appréhender la portée de ce
nouveau cadre comptable pour les utilisateurs externes des informations des entreprises de
petite taille.

7.1 Une analyse sur le plan interne

Le système comptable est un système d’information. Comme tel, il poursuit un triple


objectif:
 La saisie ou l’enregistrement des faits comptables qui pose deux problèmes
principaux : le classement des faits et leur évaluation ;
 Le traitement ou le stockage qui nécessitent par exemple, une révision de
l’évaluation réalisée lors de l’enregistrement, au moyen, par exemple des techniques
de l’amortissement ou des provisions ;
 La diffusion ou l’exploitation de données ou d’informations (la diffusion des
informations est effectuée sur le plan comptable par l’établissement et la
publication des états financiers de synthèse).

Pour remplir ces missions, le système comptable doit :


1. D’une part, respecter des conventions ou des normes comptables en vigueur ;
2. D’autre part, adopter un modèle comptable de l’entreprise qui sélectionnera
un certain nombre de faits comptables de base. Le modèle comptable de
l’entreprise est généralement réducteur. Tout système d’information doit
donc respecter des principes concernant par exemple la fiabilité des
informations (contrôle des sources d’information, vérification de leur
traitement) ou leur objectivité.

7.2 Une analyse du point de vue des utilisateurs externes

Si la comptabilité générale (du moins dans le courant comptable latino


germanique) a pour vocation de calculer périodiquement le patrimoine de l’entreprise et
d’en mesurer les variations, les grands documents qu’elle produit, et en particulier le bilan
et le compte de résultat offrent une image synthétique de l’entreprise à son environnement
(associés actuels et potentiels, administration fiscale, banquiers, clients salariés, etc.). C’est
dire que si la comptabilité constitue une aide à la décision sur le plan de la gestion interne,
elle intéresse aussi à plus d’un titre les partenaires de l’entreprise.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 143

En effet, ne perdons pas de vue le fait que ce sont les besoins des utilisateurs qui
déterminent le contenu des normes comptables. Ces besoins dépendent de facteurs tels que
la mesure dans laquelle les investisseurs, les prêteurs et d’autres personnes s’appuient sur les
états financiers pour prendre des décisions, et la nature des décisions d’investissement et de
prêt que prennent les utilisateurs des états financiers. En effet, les associés sont souvent les
membres d’une famille ou des amis qui se connaissent bien, les salariés sont soit des
membres de la famille ou des amis et n’ont généralement pas d’intérêt autre que de
vouloir maintenir le travail dont la contrepartie est le salaire, les fournisseurs ainsi que les
clients n’ont pas d’intérêt dans l’entreprise et de ce fait ne sont pas intéressés par les états
financiers de cette dernière. En revanche trois types de partenaires notamment les
banquiers, les établissements de microfinance et l’Administration fiscale nous semblent
intéressés par les états financiers de ces entreprises. Dans des études antérieures, Lavigne
(1999) et St-Pierre et Bahri (2000) montrent clairement que le créancier externe,
habituellement une institution financière, est attentif en ce qui concerne la production et la
diffusion de l’information comptable par les entreprises de dimension modeste. Chapellier,
(1994) et Lavigne (1999) pour leur part montrent l’importance du comptable externe, dans
notre contexte l’expert-comptable, sur les choix comptables des entreprises de dimension
modeste.

1. Les travaux préliminaires : l’Analyse et la pré-imputation

L’enregistrement direct des documents de base dans les comptes est délicat s’il se
fait sans préparation préalable ; car il présente plusieurs risques ;
 Mauvais choix de comptes,
 L’inadéquation des montants à inscrire,
 L’inégalité entre Débit et crédit, etc.

C’est pourquoi il est recommandé, pour éviter ces genres d’erreurs de procéder par
l’analyse comptable des différents documents manipulés.

 L’analyse comptable des documents de base

L’analyse comptable précède toujours la comptabilisation et exige plusieurs


observations :
 La connaissance du plan comptable de l’entreprise ou de l’entité dans laquelle se
fait la comptabilité (Plan comptable de l’entreprise : est l’ensemble des comptes
utilisable par ladite entreprise pour la présentation de sa comptabilité)
 La connaissance des règles de fonctionnement des comptes
 La maîtrise des différentes méthodes d’évaluation.

Pour analyser un document de base, le comptable doit :


 Définir la nature de l’opération ;
 Sélectionner les comptes à débiter ou à créditer ;
 Préciser pour chaque compte le montant à inscrire,
 Vérifier à la fin de chaque écriture que la somme de montant des comptes débités
correspond à la somme des montants des comptes crédités ; etc.

Signalons en passant que dans certaines entreprises, cette analyse se fait sur les
pièces justificatives avant leur comptabilisation par une personne (comptable) qualifiée. La
saisie et quelque fois laissée à un personnel d’un niveau comptable acceptable. Pour
réaliser cette tâche la division des taches est nécessaire. Dans certaines circonstances et

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 144

particulièrement dans les systèmes comptables informatisés, le comptable de moindre


niveau, le caissier, etc. enregistre seulement les différentes opérations sans la moindre
imputation qui à la direction financière de préciser les imputations pour chaque opération.
 La pré-imputation comptable

Définition

On appelle « Pré-imputation » ou « pré-comptabilisation », le travail préalable


d’analyse effectué sur les documents de base afin de canaliser ou d’orienter la
comptabilisation proprement dite5.

Supports utilisés

Pour procéder à la pré-imputation, les supports suivant sont couramment utilisés :

 La grille d’analyse

Une sorte de cachet avec des endroits laissés pour la spécification des comptes.
Ce procédé est simple d’utilisation et moins coûteux. Néanmoins la grille est difficilement
opposable sur de petits documents qu’il arrive souvent de faire des annexes ou placer le
document sur une feuille large pouvant permettre la pose de la grille.

Société ciseaux Kamina, le 20 novembre 2016


23 Av. de la mission

Facture N° 20/2014

M. Mme Chris doit pour ce qui suit :


Référence Désignation Quantité Prix unitaire Montant
125-D Coffre-fort 10 500 5.000
Remise 10% - 500
Prix net hors taxe VISA 22 Nov 2016 A-10089 4.500
TVA à 19,60% N° Compte Débit Crédit 882
Montant net TTC 5.532
226 5.532
40 4.500
43 882

TOTAUX 5.532 5.332


Le Visa est porté lors de N° de classement Interne
Grille
l’enregistrement du
d’analyse
document

5
Lire aussi M. Duvant, Op. cit. P. 426
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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 145

 Ticket ou papillon de comptabilisation

C’est un procédé simple consistant à attacher à la pièce comptable à poster une


étiquette autocollant (Post-it) sur laquelle sont mentionnées les différentes imputations
comptables.

 Bordereau d’imputation comptable ou de saisie

Procédé utilisé dans les comptabilités informatisées. Dans ce cas, un bordereau de


saisie est établi par grande catégorie d’opérations selon l’organisation comptable de
l’entreprise (Par exemple un bordereau de saisie des factures fournisseurs, des factures
clients, de recettes, etc.) ce bordereau reçoit l’analyse des documents de même nature pour
en faciliter la saisie sur ordinateur.

2. L’enregistrement

Une fois que toutes les taches élémentaires ont été effectuées, on procède à
l’enregistrement suivant le système comptable en vigueur dans l’entreprise.

A. Les systèmes comptables

Il existe plusieurs systèmes comptables pour les traitements des données comptables.
Chaque système organise la manipulation des documents sur base d’un schéma
directeur.

1. L’enregistrement indirect.

a. Le système classique

Document de base

Analyse

Enregistrement
chronologique des
opérations comptables

Journal Travail quotidien

Reports dans comptes du


grand-livre des opérations
classées par natures

Grand livre

Balance périodique des


comptes du grand livre
(mensuelle)
Travail périodique

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 146

Le système classique fonctionne de la manière suivante :

- Les opérations sont enregistrées chronologiquement sur base des pièces justificatives
dans le livre journal,
- Les différentes écritures sont portées à la fin de chaque jour, chaque semaine, etc.
dans le grand livre de comptes généraux,
- A la fin de la période comptable, est établie la balance de vérification ou balance
avant inventaire,
- Il s’en suit les corrections (Redressement et régularisation) et l’établissement de la
balance final ;
- A partir de la balance finale, on tire le bilan final.

Notons par ailleurs que l’un des inconvénients du système classique est son opposition à la
division du travail par le fait même qu’il n’existe qu’un journal pour l’enregistrement
chronologique des opérations.
Afin d’éliminer cet inconvénient, les entreprises qui ont de nombreuses opérations à
enregistrer divisent le journal en journaux divisionnaires ou journaux spécialisés selon la
nature des pièces comptables : Un journal pour chaque grande catégorie de pièce
comptables.

b. Le système centralisateur ou système à journaux multiples

Ce système est généralement utilisé lorsque l’entreprise traite par période d’activité
et dans certains comptes spécifiques des opérations d’une importance telle qu’un
comptable ne peut les manipuler seul. Ainsi donc pour permettre une répartition de tâches
plus ou moins équitable entre plusieurs comptables tout en leur facilitant la saisie et le suivi
des différents événements, les comptes fortement sollicités sont confiés à plusieurs personnes
(comptables) d’où les journaux multiples.

Ceux-ci (Les journaux auxiliaires) sont fonction de l’importance des opérations


effectuées dans une entreprise et des entités les plus sollicitées. On peut par exemple avoir :
un journal de vente, un journal d’achat, un journal de caisse recettes, un journal de caisse-
dépenses, un journal de créditeur divers, etc.

1. Quelques livres du système centralisateur

 Journal de vente

Ce journal enregistre les ventes des éléments du stock réalisé à crédit tandis que
les ventes au comptant sont quant à elles enregistrées dans le journal de Caisse-recette ou
banque débit alors que les ventes d’autres éléments autre que ceux cités ci-haut sont
enregistrés dans le journal central.

La journalisation répond à certaines exigences : les ventes à crédit sont


enregistrées avec toutes les informations accompagnant chaque écriture au journal de
vente lors de chaque saisie.
Parmi les renseignements que nous trouvons dans ce journal de vente, nous pouvons
notamment citer : la date de l’opération, le nom de l’acheteur, N° de la pièce, la référence,
détail du montant pour chaque vente à crédit. Chaque transaction enregistrées permet
de conserver une entrée au compte des effets à recevoir au débit avec en contrepartie les
ventes (au crédit) ce qui est normal.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 147

En effet, dans plan comptable SYSCOHADA, une vente à crédit est enregistrée au
débit compte « 41 clients » avec en contre partie « 70 ventes » (au crédit), le compte « effet
à recevoir » n’est utilisé que lorsque le client s’engage à payer ou l’entreprise le fait signer
une traite. Or en principe, une vente à crédit de quelle que nature qu’elle soit, ne peut être
envisagé que sur engagement du client et par écrit pour qu’elle constitua un élément de
preuve utilisable en comptable ce qui rejoint la logique anglo-saxonne qui fait directement
usage du compte effet à recevoir au lieu d’une transition sur le compte client comme dans
d’autres normalisations comptables.
De même, chaque transaction au journal de vente possède une correspondance au débit
du compte variation de stocks du stock concerné (603 Variation des stocks de biens
achetés) par le crédit du stock (31, 32, 33 etc.) ce qui permet de suivre les mouvements de
stocks après chaque vente.
Chez les anglais, le PR n’est pas utilisé lors de la saisie mais lors de la transmission de la pièce
dans le circuit comptable.
Au cours de la période, les opérations saisies dans ce journal sont au fur et à mesure
envoyées au grand livre général et au grand livre auxiliaire pour permettre certains détails
sur différentes opérations saisies dans un compte particulier.

Grand livre auxiliaire

Pour comprendre les détails des journaux divisionnaires, il est nécessaire de


comprendre le fonctionnement d’un grand livre spécial qui est une liste des comptes
individuels ayant des caractéristiques communs.

Un grand livre auxiliaire aide les travaux du grand-livre général en lui fournissant
des informations spéciales sur des comptes spécifique ce qui permet d’éviter des détails non
importants du grand-livre général.
Un système comptable peut comprend plusieurs grand-livres spéciaux mais parmi eux
certains revêtent une importance particulière par la synthèse d’information qu’ils
permettent de faire voir. Tel est le cas des montants que doivent des clients (Effets à
recevoir) et le montant dus aux fournisseurs (Effets à payer). Ainsi :

 Le grand-livre d’effets à recevoir : qui stocke des informations sur les sommes
d’argent que les clients doivent à l’entreprise.
 Le grand-livre d’effets à payer : qui contient les informations sur des fournisseurs
individuels auxquels l’entreprise doit de l’argent.

Les comptes individuels dans le grand-livre auxiliaire sont souvent classés par ordre
alphabétique.

1. Le grand-livre Clients

Quand on enregistre les ventes à crédit, on débite le compte Clients. Quand une
entreprise a plusieurs clients qui lui doivent, les enregistrements de ce compte doivent
montrer combien chaque client a acheté, payé et ce qu’il doit à l’entreprise. Ces
informations sont récupérées dans des comptes Clients particuliers ouverts au nom de
chacun d’eux.

2. Le grand livre Fournisseurs

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 148

Plusieurs entreprises achètent à crédit chez plusieurs fournisseurs. Ceci implique


pour de raison de suivi que l’entreprise garde un compte séparé pour chaque
fournisseur en conservant leurs dettes pour contrôler le compte dans le grand-livre
général et des comptes individuel pour chaque fournisseur (Créditeur)

3. Les autres grands livres auxiliaires

Il arrive souvent pour de raison de suivi des activités, par exemple pour voir
l’évolution de ventes d’un certain produit qu’on crée un grand-livre auxiliaire les
informations détaillées sur certaines ventes.

Pratique de la journalisation divisionnaire

Notons que les journaux auxiliaires ne se dessinent pas de la même façon que le
journal classique. Leur présentation est fonction des associations qu’implique une opération
comptable. Néanmoins dans les colonnes d’un journal auxiliaire, doit apparaître un ou
plusieurs comptes débités et un ou plusieurs comptes crédités.

Journal divisionnaire des factures -Clients


Comptes à Comptes à créditer
Date N° Réf. Libellés débiter
Cpt
411 … 70 44 … … Divers
Clients vente
Sommes N°
cpt

Journal trésorerie
Date CPT Libellé PR Trésorerie Réduction Effet St. Autres CtAch
CR Débit Débit à Rec Vendus cpt Cr
Cr Cr Cr

Journal des achats


Date Compte Date Termes Réf. Effets à Stock Immob. Autres
Op. payer Déb Cpts
Déb.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 149

Organisation du système à journaux auxiliaires

Tri des pièces comptables

Factures Factures Pièces de Pièces


« Fournisseurs » « Clients » Trésorerie diverses

J.D Factures J.D Factures J.D J.D Opérations


« Fournisseurs » « Clients » Trésorerie Diverses

Grands Livres Journal Travail quotidien


auxiliaires obligatoire

Relevés Grand-livre
nominatifs général

Balance
Travail périodique

Comme on peut le remarquer, les journaux divisionnaires préparent, par une ventilation
horizontale, l’écriture quotidienne de report au journal obligatoire et permettent la division
du travail par la séparation des taches.

EXEMPLE

Nouvellement créée, la société Chris a décidé d’ouvrir les journaux divisionnaires suivants :
 Le journal divisionnaire de Banque Débit ;
 Le journal divisionnaire de Banque Crédit ;
 Le Journal divisionnaire Caisse-Recettes ;
 Le Journal divisionnaire Caisse-Dépenses ;
 Le Journal divisionnaire Factures-Fournisseurs ;
 Le Journal divisionnaire Factures-Clients ;
 Le Journal divisionnaire des Opérations diverses ;

Par ailleurs elle a décidé de tenir également un grand livre général et deux grands
livres-auxiliaires :
 Le grand livre auxiliaire des Clients,
 Le grand livre auxiliaire des Fournisseurs,

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 150

Ainsi qu’un journal général suivi, par centralisation, au jour le jour.

La société Chris a enregistré les opérations ci-après pendant la première semaine d’octobre :
 1er octobre : Dépôt en banque, pour commencer l’activité commerciale d’une somme
de 12.000 FC ;
 2 octobre : Factures reçues des fournisseurs schématisées ci-après :

Facture A 100 Reçue des établissements KASONGO


Marchandises 180,00
TVA au taux normal (16%) 28,80
Montant à payer
205,80

Facture A 101 Reçue de la société Lory


Marchandises 450,00
TVA au taux normal 72,00
Montant à payer
522,00

 Le 3 octobre : Ventes au comptant contre espèce 490 FC dont TVA = 16% Selon pièce
de caisse R1
 4 octobre : Achat au comptant contre espèces :
o Timbre-poste : 20 FC, pièce de caisse D1
o Fournitures de bureau : 55 FC, dont 16% de TVA, pièce de caisse D2 ;
 Le 05 octobre : règlement par chèque bancaire N° 12548 d’une partie de la facture
du fournisseur Lory, pour un montant de 340 FC ;
 Le 06 Octobre : Ventes à crédit selon factures schématisées ci-après :

Facture V 101 adressée à la société LUC


Marchandises 390,00
TVA au taux normal 62,40
Montant à payer
452,40

Facture V 102 adressée à la société ARSENE


Marchandises 105,00
TVA au taux normal 16,80
Montant à payer
121,80

Facture V 103 adressée à la société KET


Marchandises 84,00
TVA au taux normal 13,44
Montant à payer
97,44

Travail à faire

Enregistrez dans la comptabilité de la société Kitshinja, les opérations de la première


semaine d’octobre.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 151

Solution

1. Journal divisionnaire des Factures-Fournisseurs

Date N° Cpt N° Libellés Cpt à créditer N° des comptes à débiter


Pièce 401 4812 6011 4452 4451 Divers
Four N°
∑ Cpt
02/10 401001 A100 KASONGO, sa facture 208,80 180,00 28,80
02/10 401002 A101 Lory, sa facture 522,00 450,00 72,00
TOTAUX au 02/10 730,80 630,00 100,8

2. Journal divisionnaire des Factures-Clients

Date N° N° Libellés Cpt à débiter N° des comptes à créditer


Cpt Pièce 411 701 43XX Divers
Clients N°
∑ Cpt
06/10 411001 V101 LUC, ma facture 452,40 390,00 62,40
06/10 411002 V102 ARSENE, ma facture 121,80 105,00 16,80
06/10 411003 V103 KET, ma facture 97,44 84,00 13,44
TOTAUX du 06/10 671,64 579,00 92,64

3. Journal divisionnaire de Banque-Débit

Date N° N° Libellés Cpt à débiter N° des comptes à créditer


Cpt Pièce Banque 707 44XX Divers

∑ Cpt
01/10 1 Dépôt pour apport 12.000,00 12.000 101
TOTAUX du 06/10 12.000,00 12.000

4. Journal divisionnaire de Banque-Crédit

Date N° Cpt N° Libellés Cpt à créditer N° des comptes à débiter


Pièce Banque 30 43XX 401 Divers

∑ Cpt
05/10 401002 12548 Lory, notre chèque 340,00 340
TOTAUX du 05/10 340,00 340

5. Journal divisionnaire de Caisse-Recettes

Date N° N° Libellés Cpt à débiter N° des comptes à créditer


Cpt Pièce Caisse 707 44x 70 Divers

∑ Cpt
03/10 1 Vente au comptant 490,00 411,60 78,40
TOTAUX du 03/10 490,00 411,60 78,40

6. Journal divisionnaire de Caisse-Dépenses

Date N° N° Libellés Cpt à créditer N° des comptes à débiter


Cpt Pièce Caisse 6288 334 64 Divers

∑ Cpt
04/10 D1 Timbre-poste 20,00 20,00
04/10 D2 Fournitures de bureau 55,00 45,98 9,02
TOTAUX du 04/10 75,00 20,00 45,98 9,02

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 152

Remarque
Il est possible de porter le nom des comptes dans l’intitulé des colonnes au lieu des numéros

Le journal général
01 octobre
562 Banque 12.000
101 Capital 12.000
D’après le journal divisionnaire de banque-débit
2 Octobre
601 Achat Marchandises 630,00
44 TVA récupérable 100,8
401 Fournisseurs 730,80
D’après le journal divisionnaire Factures-Fournisseurs
3 Octobre
31 Marchandises 730,80
603 Variation de stock 730,80
Suivant journal divisionnaire Factures-Fournisseurs
57 Caisse 490,00
4435 Etat – TVA Collectée 80,31
707 Ventes de marchandises 409,69
D’après le journal divisionnaire Caisse-Recettes
4 Octobre
31 Matière et fournitures 45,98
63 Frais postaux et frais de télécommunications 20,00
66 Contribution et taxe (Etat-TVA Déductible) 9,02
57 Caisse 75,00
D’après le journal divisionnaire de caisse-dépenses
05 Octobre
401 Fournisseurs 340,00
562 Banque 340,00
D’après le journal divisionnaire de banque crédit
06 Octobre
411 Clients 692,49
43XX Etat-TVA Collecté 113,49
707 Ventes de marchandises 579,00
D’après le journal divisionnaire des factures-
Fournisseurs
TOTAL JOURNAL 14.350,97 14.350,97

Les grands-livres auxiliaires

Ils sont mouvementés à partir des journaux divisionnaires au jour le jour.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 153

Présentation schématique du grand-livre auxiliaire des clients

411001 Client LUC 411002 Client ARSENE


(06/10) 466,44 (06/10) 125,58

411003 Client KET


(06/10) 100,47

Présentation schématique du grand-livre auxiliaire des fournisseurs


401001 Fournisseur KASONGO 401002 Fournisseur LORY
215,28 (02/10) (05/10) 340 538,20 (02/10)

Notons par ailleurs que dans une situation normale, on devait ajouter l’écriture de la sortie
de stock au coût d’achat si le montant de chaque stock était connu. Dans une telle
hypothèse, la variation du stock devait être consignée dans un journal auxiliaire des
opérations diverses.

b. Le système journal Grand-livre

Appelé autrement « système américain », il fait la combinaison du journal et du


grand livre sous un même document comptable. Pour cette raison, il convient aux
entreprises ayant des plans comptables très limités c’est-à-dire ne manipulant que très
peu de comptes.

Désignation & 30 41 40 57 Divers


Date libellé D C March Clients Four Caisse
D C D C D C D C D C N°

TOTAUX

Exemple

Soient les données suivantes relatives à l’entreprise Chris enregistrées au mois de mars de
l’année n

1. 4 mars vente de marchandises à crédit à Kasongo suivant facture N° 954 pour


19.800 coût d’achat 12.200 ;
2. 6 mars achat à crédit de matériel de bureau pour 1.220 à l’entreprise Mack
Company ;
3. 6 mars vente de marchandises à crédit à Daniel Kas Facture N° 955 pour 10.200
coût d’achat 8.100

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 154

4. 11 mars nous recevons de marchandises pour 52.600 de DEFORE Industrie


5. 12 mars nous empruntons 26.000 en hypothéquant un effet à terme à la banque
6. Le client Kasongo paye net pour la facture du 4 mars (Prix – réduction)
7. Nous obtenons une réduction de 200 pour une marchandise de mauvaise qualité
reçue le 11 mars.
8. 16 mars Dennie Kas paye cash pour la vente du 6
9. 18 mars nous achetons à crédit de matériel pour le dépôt pour 22.850
10. 20 mars vente de marchandises à crédit à Morgan pour un montant de 5.600 bon
de sortie N° 956 coût d’achat 3.800
11. 21 mars Nous envoyons un chèque à DEFORE industrie pour paiement de sa facture
du 11 mars
12. Le 22 mars nous recevons de marchandises pour 41.625 de Weltech company
13. Le 25 mars nous vendons à crédit de marchandises pour 67.000 à Kasongo facture
N° 957 coût de la marchandise 45.000

Travail demandé : Ouvrir les journaux auxiliaires

Application

L’Entreprise ChrisK a exécuté les opérations suivantes durant le mois de mars de cette
année (terme fixé au 10/2 et 30/n)

 4/3 Vente de marchandises à crédit à Jennifer Nelson, Réf. facture N° 984, pour
16.800 FC, coût d’achat 12.200 FC,
 6/3 Achat à crédit de matériel de bureau pour 1.200 à Mack Company, Réf. facture
daté du 3/3 terme 30/n,
 6/3 Vente de marchandises à crédit à Dennie Hoskins, Réf. facture N° 955 pour
10.200 FC coût d’achat 8.100,
 11/3 Nous recevons de marchandises pour 52.600 FC facture datée du 6/3, terme
10/2, 30/n de Defore Industry,
 12/3 Nous empruntons 26.000 FC en négociant un effet à long terme à la banque,
 14/3 Jannifer Nelson paie net pour la facture du 4/3 (Montant brut – réduction)
 16/3 Nous obtenons une réduction hors facture de 200 pour une marchandise de
mauvaise qualité reçus le 11/3
 18/3 Nous achetons à crédit du matériel pour notre dépôt pour 22.850 FC Facture
datée du 15/3 terme 30/n ;
 20/3 Vente de marchandises à crédit à Marjorie Allen pour un montant de 5.600 FC
Facture N° 956, coût d’achat 3.800 FC ;
 21/3 Nous envoyons le chèque N° 516 à Defore Industrie pour paiement de leur
facture du 6/3 après avoir retenu toutes les réductions.
 22/3 Nous recevons de Welch Company de marchandises pour 41.625 FC, bon
facture datée du 18/3 ; échéance 10/2 ; 30/n
 26/3 Nous recevons une facture de débit de Marjorrie Allen pour les marchandises
défectueuses qu’il a reçu de nous à crédit le 20/3.
 Nous déposons à l’encaissement à la banque le chèque N° 517 d’un montant de
15.900 FC, pour payer le salaire mensuel des vendeurs.
 Les ventes au comptant pour le mois s’élève à 134.680FC (le coût d’achat est de 64
340 $) (les ventes au comptant sont enregistrées en principe quotidiennement, mais
dans cet exercice ils sont enregistrées qu'une seule fois, afin de réduire les entrées
répétitives)

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 155

Observations :
 Ouvrir les grands livres général des comptes : Banque-Caisse, Clients, Marchandises,
Fournitures de bureau, Mobilier du dépôt, fournisseurs, Dettes à long terme, Ventes,
retour sur vente, escompte sur vente, Coût d’achat de marchandises vendues,
Salaires de vendeurs.
 Ouvrir les comptes clients suivant dans le grand livre : Marjorie Allen, Dennie Hoskins
et Jennifer Nelson,
 Ouvrir les comptes fournisseurs suivant dans le grand livre : Defore Industries, Mack
company, Schmidt supply et Welch Company.
 Entrer les informations en utilisant le journal d’achat, journal de vente, le journal
banque-caisse débit, journal banque-caisse crédit ainsi que le journal général.
 Préparer la balance finale et prouver l’exactitude des comptes divisionnaires dans le
grand livre en préparant les détails du compte « Client » et « Fournisseur »

Comptabilité informatisée

La méthode est basée sur l’enregistrement direct des opérations « saisies » dans les
comptes.
Les mouvements sont stockés généralement sur des supports permettant un accès direct :
Disque dur, CD, etc.
D’ordinaire la comptabilité dans un système informatisé est rendue plus facile car la division
du travail est facilement possible après un enregistrement préalable de données dans le
système.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 156

Document de base

Analyse

Enregistrement simple dans


la base de données

Travail
quotidien
Travaux d’imputation
comptable

Journal des Grand-livre des Balance des


opérations non opérations non opérations non
lettrées lettres lettrées

Lettrage et pointage
des opérations

Travail
périodique
Journal des Grand-livre des Balance des Documents et
opérations lettrées opérations lettres opérations lettrées comptes annuels

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 157

Exercice

1) Considérons les écritures suivantes enregistrées selon le système classique.


----------------------------------------------- 3/ 4 ----------------------------------------------------------
52 Banque 500
57 à Caisse 500
Versement
------------------------------------------------ 4/4 -----------------------------------------------------------
52 Banque 6,5
411 à Clients 6,5
Règlement des clients
------------------------------------------------- 5/4 ---------------------------------------------------------
401 Fournisseurs 125,25
52 à Banque 125,25
Règlement des fournisseurs
------------------------------------------------ 6/4 ----------------------------------------------------------
402 Fournisseurs, effets à payer 45,00
52 à Banque 45,00
Règlement effet morin
------------------------------------------------- 7/4 ---------------------------------------------------------
64 Impôts et taxes 23,25
57 à Caisse 23,25
Taxe de transaction
------------------------------------------------ 9/4 ----------------------------------------------------------
63 Service extérieurs B 58,25
57 à Caisse 58,25
Commissions
------------------------------------------------ 10/4 ---------------------------------------------------------
401 Fournisseurs 171,5
57 à Caisse 168,07
773 Escomptes obtenus 3,48
Règlement
--------------------------------------------- 14/4-----------------------------------------------------------
411 Clients 60
4194 à Clients, dettes pour emballages consignés 60
Consignation d’emballages
----------------------------------------------- dito ----------------------------------------------------------
52 Banque 127,3
675 Escomptes des effets de commerce 1,2
565 à Escompte de crédits ordinaires 128,5
---------------------------------------------- 15/4 ----------------------------------------------------------
57 Caisse 150
52 à Banque 150
Retrait
---------------------------------------------- 16/4 ------------------------------------------------------------
62 Service extérieurs A 60
57 à Caisse 60
Loyer du mois
--------------------------------------------- 20/4 ------------------------------------------------------------
61 Transports 2,37
57 à Caisse 2,37
Transport de marchandises
---------------------------------------------- 25/4 ----------------------------------------------------------
402 Fournisseurs, effets à payer 98,75
52 à Banque 98,75
Domiciliation échue
---------------------------------------------- 29/4 -------------------------------------------------------------
61 Transports 1,95
57 à Caisse 1,95
Transport sur vente
--------------------------------------------- 30/4 ---------------------------------------------------------------
52 Effets à l’encaissement 7,52

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 158

77 à Revenus financiers et produits assimilés 7,52


Intérêts Créditeurs
--------------------------------------------- dito ----------------------------------------------------------------
512 Effets à l’encaissement 10
412 à Clients, effets à revoir (Remise à l’encaissement) 10
-------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
T.D : sachant que l’entreprise tient les journaux de : Caisse, banque, chèques postaux, achats de marchandises,
ventes de marchandises, effets à payer rentrés, opérations diverses ; Présenter :

-dépense

ournaux auxiliaires Banque-débit et de Banque-crédit

2) La société commerciale « ELF » a réalisé les opérations suivantes au cours du mois de juin 2012 :
Le 1er juin Stock initial : 3.000 chemises à 1.000 FC l’unité.
Le 04 juin : Vente à crédit de 1.700 chemises à 1.200 FC l’unité.
Le 12 juin : Achat à crédit 5.000 chemises à 1.300 FC l’unité, transport payé par banque
1.500.000 FC.
Le 17 juin : Vente à crédit de 2.000 chemises à 1.800 FC l’unité.
Le 20 juin : Vente au comptant de 1.500 chemises à 2.000 FC l’unité.
Le 26 juin : Achat à crédit de 3.000 chemises à 1.400 FC l’unité ; transport payé par caisse 300.000 FC.
La société valorise les stocks selon la méthode FIFO.
T.D : La comptabilisation en Inventaire permanent.

SOLUTION
12 juin : BA 5.000 x 1.300 = 6.500.000
FA + 1.500.000

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 159

CAMA 8.000.000
CAU = 8.000.000 = 1.600
5.000
26 juin : BA 3.000 X 1.400 = 4.200.000
FA + 300.000
CAMA 4.500.000

CAU = 4.500.000 = 1.500


3.000

3) Une firme industrielle fabrique deux produits M et N qu’elle vend aux clients K et L. A la fin du mois, le coût
global de production de chacun des produits est le suivant :
- Produit M 125.000
- Produit N 100.000
Tous les produits sont vendus à crédit de la manière suivante :
- Ventes à K : Produit M : 150.000
- Ventes à L : Produit N : 1.300.000
T.D
Comptabilisez en Inventaire permanent

6) Au 31 décembre N-1, la société EMMAMS avait en stock ;

a. Produits finis 50.000.000 FC

b. Encours de production 37.000.000 FC

c. Déchets recyclables 1.800.000 FC


Au 31 décembre N, après le décompte, ces stocks de :

d. Produits finis 68.000.000 FC

e. Encours de production 42.000.000 FC

f. Déchets recyclables 700.000 FC


T.D :
Passer les écritures de stock au 31 décembre N.

8) Le 10/10/N, la société PDS a importé les matières premières de la France auprès de la société VAN, la
facture lui est parvenue le 12/10/N pour un montant de 12.000 Euros. Cours du jour (au 10/10/N), 1 € = 1.500
CDF. Les marchandises commandées seront livrées trois mois plus tard. Au moment de dédouanement, les
frais accessoires d’achat (transport sur achat) et le droit d’entrée se sont élevés respectivement à CDF
1.500.000 et CDF 500.000.
T.D : Passer les écritures comptables correspondantes.
SOLUTION
Prix d’achat = 12.000 x 1.500 = 18.000.000 HT en CDF.
Transport (Matadi – Kinshasa) et douane = 1.500.000 + 500.000 = 2.000.000
Valeur CIF : 18.000.000 + 2.000.000 = 20.000.000
TVA à l’importation = (Valeur CIF + Droit d’entrée) x 16 %
TVA sur prix d’achat = 18.000.000 x 16 % = 2.880.000
TVA sur transport et autres charges = 2.000.000 x 16 % = 320.000
Ecriture comptable :

Le 12/10/N

60.2 Achat matières premières 18.000.000


4452 Etat, TVA récupérable sur achat 2.880.000
à
40XX Fournisseurs 20.880.000
2) Paiement frais de transport :
611 Transport sur achat 2.000.000
4452 Etat, TVA récupérable sur transport 320.000
à

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 160

57 Caisse 2.320.000
3) Entreposage des stocks au CDA
382 Matières premières et fournitures liées en cours de route 20.000.000
à
6032 Variation des stocks matières premières 20.000.000
4) Entrée des stocks dans le magasin de l’entreprise.
32 Matières premières 20.000.000
à
382 Matières premières et fournitures liées en cours de route 20.000.000
9) Une machine outil acquise à 20.000.000 CDF, et totalement amortie à la date du 31 décembre N et mise
au rebut à la suite de la décision du Conseil d’Administration en N+1.
La société fait appel en N+1 à un ingénieur spécialisé en vue de transformer cette machine en pièces de
rechange commercialisables. Les pièces de rechange ont été stockées. L’ingénieur a fixé ses honoraires à
2.500.000 CDF hors taxes.
SOLUTION
Entrée du stock des pièces issues de la transformation :
388 Stock provenant d’immobilisations mises hors service ou en rebut 2.500.000
à
6033 Variation des stocks des autres approvisionnements 2.500.000
10) 1. La Société Anonyme ELF reçoit de son fournisseur, la Société Anonyme ALFA, une facture d’avoir
relative à un rabais sur ses achats du 20 mars 2011 :
- Montant hors taxes 700.000
- TVA 16 % 112.000
Passer les écritures chez les deux sociétés.
● Ecriture comptable chez la S.A ELF.

2) Voici les renseignements de l’entreprise GLORIA :


Stock initial 200 unités à 5.000 FC l’unité ;
Achats de la période 800 unités à 6.000 FC l’unité ;
Ventes de la période 660 unités à 5.900 FC l’unité ;
Stock final 340 unités. Valorisation de sorties FIFO.
T.D : Passez les écritures en Inventaire permanent.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 161

1. La société BETOR a effectué les opérations suivantes :


31/01/2010 : Paiement par chèque des salaires et appointements aux ingénieurs se rapportant à la recherche
liée à la conception d’un produit à breveter : 1.850.000 (Retenue avance sur salaires 500.000, I.P.R 555.750,
QPO INSS 97.500)
20/04/2010 : Paiement facture SNEL 65.000 et achat fournitures de bureau affectées au bureau de
recherche et développement 35.000 en espèces.
31/12/2010 : Il a été constaté que le nouveau produit en conception présente toutes les chances de succès et de
rentabilité commerciale.
31/12/2011 : Fin des travaux relatifs au développement (Test et essais très concluants)
30/06/2012 : On procède au dépôt, ce jour, du brevet relatif aux recherches entreprises contre paiement de
50.000 en espèces comme frais de dépôt.
T.D
Sachant que la durée d’amortissement des frais de recherche est de 5 ans et celle du brevet de 20 ans, passer
toutes les écritures se rapportant aux travaux de recherche ; l’amortissement des frais de recherche commence
à la fin des travaux.
Solution
--------------------------------- 31/01/2010-------------------------------------------------------------------------
6611 Charges de personnel (Appointements et salaires) 1.850.000
4211 à Personnel, avances 500.000
4313 Sécurité sociale, INSS 97.500
4472 Impôts sur salaires I.P.R 555.750
422 Personnel, Rémunérations dues 696.750
Fixation feuille de paie
--------------------------------- dito-------------------------------------------------------------------------------
-----
422 Personnel, Rémunérations dues 696.750
521 à Banque BIAC 696.750
Paiement rémunérations nettes
------------------------------------20/04/2010---------------------------------------------------------------------
-----
6052 Fournitures non stockables-électricité 65.000
6055 Fournitures de bureau non stockables 35.000
5711 à Caisse, siège social 100.000
Paiement facture SNEL et fournitures de bureau

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 162

------------------------------------ 31/12/2010----------------------------------------------------------------------
----
2191 Frais de Recherche et de développement en cours 1.950.000
721 à Production immobilisée 1.950.000
Activation coût Recherche et développement
------------------------------------ 31/08/2011----------------------------------------------------------------------
----
211 Frais de Recherche et de développement 1.950.000
2191 à Frais de Recherche et de développement 1.950.000
Achèvement des travaux de développement
------------------------------------ 31/12/2011-----------------------------------------------------------------------
-----
6812 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles 130.000
2811 à Amortissements des frais de recherche et de développement 130.000
(Du 31/08/2011 au 31/12/2011 : 1.950.000 X 1/5 X 4/12)
----------------------------------- 30/06/2012 ---------------------------------------------------------------------
-------
6812 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles 195.000
2811 à Amortissements des frais de recherche et de développement 195.000
Amortissement complémentaire (1.950.000 X 1/5 X 6/12)
------------------------------------30/06/2012---------------------------------------------------------------------
---------
212 Brevet 1.675.000
2811 Amortissement de frais de recherche 325.000
521 à Banque BCDC 50.000
211 Frais de recherche et de développement 1.950.000
Dépôt du brevet
----------------------------------31/12/2012-------------------------------------------------------------------------
--------
6812 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles 41.875
2812 à Amortissement du brevet (1.675.000 X 1/20 X 6/12) 41.875
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
----------

2. Mêmes données qu’à l’item précédent, mais le brevet déposé par la société BETOR aura à générer des flux
de trésorerie de fin d’année, à concurrence de 214.206 u.c, et ce, pendant 20 ans.

Si le taux d’actualisation est de 12%, déterminer la valeur du brevet et comptabiliser le dépôt du brevet.
Solution
En mathématiques financières la valeur actuelle d’une suite d’annuités de fin de période « a », au taux « i »
pendant « n » périodes est donnée par la formule :
Vo = a x 1- (1+i)-n
i
D’où, la valeur actuelle des flux de trésorerie est de :
= 214.206 x 1-(1,12)-20
0,12
Dans la mesure où cette valeur actuelle est plus faible que le coût du brevet (1.675.000 u.c), c’est elle qu’il
convient en comptabilité.
Au 30/06/2012, on passera l’écriture suivante :
-------------------------------------30/06/2012--------------------------------------------------------------------
----
212 Brevet 1.600.000
2811 Amortissements des frais de recherche et de développement 310.000
521 à Banque 50.000
211 Frais de recherche et de développement 1860.000
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-------
Calculs explicatifs

1. Coût du brevet………………………………………..1.675.000

Frais de dépôt……………………………………… … -50.000


Frais de recherche et de développement inclus 1.625.000

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 163

2. Valeur actualisée du brevet : 1.600.000-50.000 = 1.550.000

Quote-part de frais de recherche incluse dans la valeur actualisée du brevet :


1.950.000 x 1.550.000 = 1.860.000
1.625.000

3. Cumul des amortissements à la date de dépôt du brevet :

a1= 1.860.000 x 1 x 4 = 124.000


5 x 12

a2= 1.860.000 x 1 x 6 = 186.000


5 x 12
TOTAL = 124.000 + 186.000 = 310.000

4. Ecritures au 31/12

--------------------------------31/12/-------------------------------------------------------------------------------
6812 Dotations aux amortissements des immobilisations incorporelles 58.000
2811 à Amortissements des frais de recherche et développement 18.000
2812 Amortissement du brevet 40.000
--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
N.B : Amortissement de frais de recherche restants (1.950.000-1.860.000) x 1/5=18.000
Amortissement brevet 1.600.000 x 1/20 x 6/12 = 40.000

3. Le 02 juillet 2011, l’entreprise LA GRACE achète une marque pour la production et la commercialisation de
vin à FC 350 000 auprès de la représentation en RDC, de la firme VIGNORA Di Borgo de l’Espagne, TVA 16%.
La facture est réglée le 10 juillet par virement bancaire.

4. La société BISO MOKO SA basée à Matadi s’est engagée à utiliser les compétences de ses techniciens en
informatique pour la production d’un logiciel de gestion des stocks à usage interne.
Au cours du dernier trimestre de l’année 2010, l’estimation analytique des dépenses indique celles qui ont été
engagées pour ce projet :

- Salaires versés au personnel : 3.600.000 FC

- Electricité consommée : 300.000 FC

- Fournitures de bureau consommées : 500.000 FC

- Etudes et recherche : 1.200.000 FC

Toutes ces dépenses sont réglées par chèque et les montants sont HT.
Au 31/12/2010, le projet n’est pas achevé, mais la direction de l’entreprise décide de faire figurer le logiciel en
cours de réalisation à l’actif du bilan.
Le 23 mars 2011, la production du logiciel est achevée et les charges supplémentaires (honoraires de l’expert)
s’élèvent à 1.680.000 FC HT. Deux jours après, le logiciel est mis en service.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 164

Passez les écritures nécessaires.

6. Une société minière effectue les opérations suivantes :


02/01/2011 : Acquisition à crédit d’un terrain de gisement à 8.000.000 u.c (Tréfonds 3.000.000 u.c) payable
dans deux mois.
03/01/2011 : Acquisition d’un parking de 4.000.000 u.c payé immédiatement par virement bancaire
PROCREDIT à raison de 80%, le reste est à apurer dans trois mois.
31/12/2011 : Il est constaté que ; le parking a subi, à la suite des pluies diluviennes de novembre, une avarie
estimée à 35% ; le terrain de gisement est amortissable sur 20 ans.
05/04/2012 : Cession du parking à 6.200.000 u.c par chèque bancaire PROCREDIT de 5.000.000 u.c, le reste
est à recouvrer dans un mois.
Comptabilisez ces opérations et événements dans les livres comptables de la société minière.

SOLUTION
--------------------------------- 02/01/2011------------------------------------------------------------------------
225 Terrain de gisement 8.000.000
4812 à Fournisseurs d’investissements 8.000.000
--------------------------------- 03/01/2011-------------------------------------------------------------------------
2261 Parkings 4.000.000
5211 à Banque PROCREDIT 3.200.000
4812 Fournisseurs d’investissements 800.000
--------------------------------- 31/12/2011--------------------------------------------------------------------------
6914 Dotations aux provisions d’exploitations pour dépréciation des immobilisations corporelles 1.400.000
2926 à Provisions pour dépréciation des terrains aménagés 1.400.000
Constatation de la dépréciation du Parking
------------------------------------ dito----------------------------------------------------------------------------
6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 250.000
2825 à Amortissements des terrains de gisement 250.000
Valeur Gisement :(8.000.000-3.000.000)=5.000.000
Amortissement annuel : 5.000.000 = 250.000
20
---------------------------------- 05/04/2012----------------------------------------------------------------------
4851 Créances sur cessions d’immobilisations, en compte 1.200.000
513 Chèques à encaisser, PROCREDIT 5.000.000
822 à Produits des cessions d’immobilisations Corporelles 6.200.000
--------------------------------- 05/04/2012----------------------------------------------------------------------
812 Valeurs comptables des cessions d’immobilisations 4.000.000
2261 à Parking 4.000.000
-------------------------------------- dito--------------------------------------------------------------------------

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 165

2926 Provisions pour dépréciation des terrains aménagés 1.400.000


7914 à Reprises de provisions d’exploitation pour
dépréciation des immobilisations corporelles 1.400.000
Annulation provisions
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

7. La société BETOR MINING acquiert une carrière riche en Cuprite à 620.000.000 USD pour un gisement
estimé à 250.000 tonnes de minerais. Elle engage en outre, les dépenses suivantes :

: 18.000.000 USD

Travail à faire :

a) Calculer l’annuité d’amortissement sachant que :

- Ce terrain de gisement, après épuisement, vaudra, 14.000.000 USD

- Pour l’année qui s’achève, 12.600 tonnes de minerais ont été extraites.

b) Comptabiliser les amortissements

Solution

a) Coût du gisement : Compte 2251 Carrières

= (620.000.000 + 82.000.000 – 14.000.000) = 688.000.000 USD

b) Annuité d’amortissement

a1= 688.000.000 USD x 12.600 tonnes = 34.675.200 USD


250.000 tonnes
Ecritures
--------------------------------------------- -----------------------------------------------------------------------
6813 Dotations aux amortissements des immobilisations corporelles 34.675.200
2825 à Amortissements de terrains de gisement 34.675.200
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

8. Le 29 novembre 2011 la SARL WATA passe commande à l’entreprise INFOTECH spécialisée en matériels
informatiques.

Le 6 décembre 2011, WATA reçoit les actifs commandés. Les factures sont jointes aux livraisons physiques. Le
règlement dans 10 jours. 1 $ = 920 CDF.
Comptabiliser ces opérations chez WATA.

9. La direction de la Société Agricole du Maniema a décidé en juillet 2011 de fabriquer un outillage spécifique
permettant la conservation, dans les meilleures conditions, d’une partie des produits agricoles de l’entreprise.
A l’inventaire effectué le 31/12/2011, l’outillage n’est pas achevé. La comptabilité analytique indique que le
coût des travaux effectués est évalué à 18.600.000 FC. La fabrication de l’outillage s’achève le 17 juillet 2012.
Le bien est mis en service le jour même et est évalué au coût de 29.900.000 FC HT. L’entreprise est assujettie
à la TVA au taux de 16 %.
Comptabilisez ces opérations.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 166

10. La Société KARL SA a effectué les opérations suivantes au courant du mois de mars 2012.
Le 25 mars : achat de 600 actions d’une valeur nominale de 20.000 FC de la Société CILIA IMPORT-EXPORT
au cours de 25.000 FC par virement/BIAC ; ce qui représente 20 % du capital social de cette dernière. Les
droits de souscription s’élèvent à 1.000 FC /action.
Le 31 mars la société KARL souscrit 300 actions faisant partie des titres immobilisés de l’activité du portefeuille
(Valeur nominale 15.000 FC). Ces actions sont libérées de moitié à la souscription. Les frais d’acquisition de ces
actions : droit de mutation 200FC/action, commission bancaire et publicité s’élèvent à 185 FC/action hors taxe
et sont payés par chèque.
Comptabilisez ces opérations.

11. Le 1er janvier 2011, la société SABET octroi un prêt à un tiers de l’ordre de 3.000 USD remboursable en 2013.
Le 6 février 2011, le virement bancaire a été effectué au profit du bénéficiaire (1 USD = 900 CDF)
Au 31/12/2011, 1 USD = 800 CDF
Au 31/12/2012, 1 USD = 980 CDF
Comptabilisez ces transactions.
Solution
--------------------------------------6/02/2011-------------------------------------------------------------------
271 Prêts et créances non commerciales 2.700.000
521 à Banque (3.000 x 900 = 27.000.000 CDF) 2.700.000
-------------------------------------31/12/2011------------------------------------------------------------------
4781 Ecarts de conversion-actif 300.000
271 à Prêts et créances non commerciales 300.000
Réajustement créances : 3.000 x (900-800)
Diminution des créances
--------------------------------------dito--------------------------------------------------------------------------
6972 Dotations aux provisions pour dépréciation des
Immobilisations financières 100.000
2971 à Provision pour dépréciation des prêts et créances
non commerciales 100.000
----------------------------------------31/12/2012----------------------------------------------------------------
271 Prêts et créances non commerciales 240.000
4791 à Ecarts de conversion-Passif 240.000
Réajustement créances 3.000 x (900-980)
-----------------------------------------dito------------------------------------------------------------------------
2971 Provision pour dépréciation des prêts et créances non
Commerciales 100.000

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 167

7972 à Reprises de provisions financières pour dépréciation


pour dépréciation des immobilisations financières 100.000
Annulation provision
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-
i le remboursement intervient, le 5 février 2013 et que le cours est de 1 USD=960 CDF ; comptabilisez la
transaction.
------------------------------------------05/02/2013---------------------------------------------------------------
521 Banque BCDC (3.000 x 960) 2.880.000
271 à Prêts et créances non commerciales (3.000 x 900) 2.700.000
776 Gains de change 180.000
Remboursement prêt
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
-----

V. IMMOBILISATIONS ACQUISES PAR CREDIT-BAIL

12. Le 05 janvier 2010, la Congolaise des Voies Maritimes conclut un contrat de crédit-bail avec une société
financière belge, portant sur l’acquisition d’une drague pour le balisage du fleuve Congo. La drague est mise
immédiatement à la disposition de la CVM. Le coût d’acquisition de la drague est estimé à 200.000.000 FC
HT et sa durée de vie économique est de 10 ans.

Le 13 février 2010, la société financière belge met la drague à la disposition de la CVM. Le contrat prévoit le
règlement de 5 redevances annuelles de 46.000.000 FC HT chacune dont 32.000.000 FC en amortissements.
Les redevances sont payables trimestriellement. La CVM paye la première redevance le 31/03/2010. Le prix de
rachat fixé au contrat lors de la levée d’option au 1er janvier 2015 est de 9.600.000 FC HT.
Travail demandé chez CVM :

1. Comptabilisez l’opération lors de la signature du contrat au 5 janvier ;

2. Comptabilisez les différents paiements de la redevance au courant de l’année 2010.

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COURS DE COMPTABILITE GENERALE 168

Voici les données de l’entreprise « Trop facile» en fin de l’année 2012. Immeuble 30 déprécié pour 5, Terrain 13, Brevet 25 déprécié pour 8,
matériel de transport 49 amortis pour 25, Mobilier et machine de bureau 55 amortis pour 23, Marchandises 80, Clients 33, emballage 12,
Stock à l’extérieur 59, Clients 33, banque 125, Caisse 200, Réserve légale 15, fournisseurs 35, Dette à long terme 12, Fournisseurs 35, Etat
21 .
Au cours de l’année 2013 les opérations suivantes sont effectuées : 10/1 achat de marchandises à crédit 30, le 20/1 notre fournisseur tire sur
nous une traite que nous acceptons, le 5/2 nous achetons par caisse une machine à écrire 30, Le 18/2 nous vendons à crédit la moitié de
l’ancien stock de marchandises avec un bénéfice de 20% ; le 19/2 le clients nous retourne la moitié de marchandises pour mauvaise qualité,
pour le reste nous tirons une traite sur notre client qu’il accepte, le 18/5 nous négocions notre traite auprès de notre banquier : commission 2,
intérêt payé 1, taxe 1, la banque nous remet le reste, Nous avançons par banque 35 sur commande de marchandises à notre fournisseur, les
marchandises remises trouvent preneur et nous les vendons à crédit avec 25% de bénéfice.
En fin 2013, les éléments de l’inventaire se présentent comme suit : Matériel de transport 20, Marchandises 30, client 20, ce que le client ne
pourra pas payer nous créons une provision de 50%
Travail demandé : Bilan fin 2012 et début 2011, le journal, balance à 4 colonnes, bilan final

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