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Droit Commercial : Concepts Clés

Le droit commercial régit les transactions commerciales et les relations entre commerçants, favorisant la rapidité et la sécurité des échanges. Il s'applique à divers domaines tels que le commerce, l'industrie et la finance, tout en excluant certaines activités comme l'agriculture. Le droit commercial se distingue par sa double approche, subjective et objective, et évolue autour de tendances contractuelles, statutaires et institutionnelles.

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Droit Commercial : Concepts Clés

Le droit commercial régit les transactions commerciales et les relations entre commerçants, favorisant la rapidité et la sécurité des échanges. Il s'applique à divers domaines tels que le commerce, l'industrie et la finance, tout en excluant certaines activités comme l'agriculture. Le droit commercial se distingue par sa double approche, subjective et objective, et évolue autour de tendances contractuelles, statutaires et institutionnelles.

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Droit des Affaires

Droit commercial
I- QU’EST-CE QUE LE DROIT COMMERCIAL ?
Le droit commercial, branche du droit privé, régit les transactions commerciales
et les relations entre commerçants, en assurant ordre, sécurité et honnêteté
dans les échanges. Il favorise la rapidité des transactions grâce à des formalités
allégées, tout en reposant sur la confiance.
Son champ d’application couvre :

Le commerce : circulation et distribution des biens.

L’industrie : production et transformation des biens.

La finance : opérations bancaires, crédits et assurances.

Certaines activités, comme l’agriculture, les professions libérales et les activités


salariées, restent exclues de son domaine.

II- QUELLE EST L’IMPORTANCE DU DROIT COMMERCIAL ?


Le droit commercial joue un rôle clé à l’échelle nationale et internationale grâce à
l’importance des échanges commerciaux. Initialement centré sur les biens
immobiliers (droit civil), il s’est adapté à la prédominance des valeurs mobilières,
plus facilement transférables, avec le développement du commerce et de
l’industrie aux 17ᵉ et 18ᵉ siècles.
Devenu une discipline autonome, il s’est renforcé avec l’émergence des sociétés
commerciales, acteurs majeurs de l’économie. Concernant aussi certains aspects
de la vie civile (chèques, placements), le droit commercial propose des règles
adaptées à des besoins spécifiques, affirmant ainsi son originalité face au droit
civil.

III- QUE REGIT LE DROIT COMMERCIAL, LE COMMERÇANT OU


LES ACTES DE COMMERCE ?

Droit des Affaires 1


Le droit commercial a un double objet : il s’intéresse à la fois aux personnes
(vision subjective) et à leur activité (vision objective). Deux conceptions
s’opposent :

1. La conception objective :

Elle définit le droit commercial comme le droit des actes de commerce,


indépendamment de la personne qui les accomplit.

Cette approche repose sur la nature des actes effectués (loi n°15-95 ).

2. La conception subjective :

Elle considère le droit commercial comme le droit des commerçants


(personnes physiques ou morales) et des actes accomplis pour les
besoins de leur profession.

Cette approche prend pour base le commerçant.

La position du législateur dans le code de commerce marocain:


Le code de commerce marocain de 1913, inspiré du code français de 1807,
adoptait une approche mixte en régissant les commerçants et les actes de
commerce. Le code de 1996 maintient cette orientation (article 1er).Cependant, la
pratique révèle une tendance objective, centrée sur la nature des actes
commerciaux. L’article 6 précise que la qualité de commerçant s’acquiert par
l’exercice habituel d’activités commerciales définies par la loi.
Ainsi, le droit commercial repose sur deux dimensions : les actes et activités
commerciales comme objet et le commerçant comme sujet.

IV-QUELLES SONT LES CARACTERISTIQUES DU DROIT


COMMERCIAL ?
•Complicité./ •Évolution et formalisme assoupli./•Souplesse. /•Caractère
international. /•Importance du crédit.

Le droit commercial évolue autour de trois tendances :

1. Contractuelle : Couvre les contrats commerciaux (vente, prêt, transport,


mandat).

2. Statutaire : Détermine le cadre juridique public des opérations commerciales,


impliquant l’intervention de l'État.

Droit des Affaires 2


3. Institutionnelle : Inclut des mécanismes juridiques essentiels comme les
sociétés, fonds de commerce, et effets de commerce.

V- QUELLES SONT LES SOURCES DU DROIT COMMERCIAL ?

– LES TRIBUNAUX DE COMMERCE


Les tribunaux de commerce sont compétents pour connaître des actions relatives
aux contrats commerciaux, des actions entre commerçants à l’occasion de leurs
activités commerciales, des actions relatives aux effets de commerce, des
différends entre associés d’une société commerciale et des différends à raison de
fonds de commerce.
"Les tribunaux de commerce sont compétents pour connaître des demandes dont
le principal excède la valeur de 20 000 dirhams…".

CHAPITRE 1 :
LA DEFINITION DU COMMERÇANT
Les commerçants sont des personnes physiques ou morales qui accomplissent,
en leur nom et pour leur compte, des actes de commerce et qui en font leur
profession habituelle.

Droit des Affaires 3


L’ACTES DE COMMERCE
1-Les Critères de distinction entre droit commercial et droit
civil fondés sur des considérations économiques
Les critères de distinction entre acte de commerce et acte civil, basés sur des
considérations économiques, s'appuient sur trois théories principales :

1. Théorie de la spéculation : Une activité est commerciale si son objectif est la


réalisation d’un profit, même si elle peut entraîner des pertes.

2. Théorie de la circulation : Une activité est commerciale lorsqu’elle implique la


circulation des biens et richesses, de la production à la consommation.

3. Théorie de l’entremise : L’intervention d’un intermédiaire entre le producteur


et le consommateur confère à l’activité son caractère commercial.

2-Les Critères de distinction entre droit commercial et droit civil


sur la base de considérations juridique

1. Motif déterminant de l'obligation


Ce critère analyse l'objectif ou le but recherché par l'acte. Si le but est la
réalisation d'un profit, l'acte est considéré comme commercial (ex. achat pour
revente). Cependant, il peut être difficile de déterminer l'intention exacte de la
personne. La doctrine attribue au juge la responsabilité d’identifier cette intention.

2. Théorie de l'entreprise
L'activité doit être exercée dans le cadre d’une entreprise, ce qui exclut les
activités isolées, même si elles impliquent spéculation ou entremise.

LA CLASSIFICATION DES ACTES DE COMMERCE

Droit des Affaires 4


L’EXERCICE D’UNE ACTIVITE COMMERCIALE A TITRE DE
PROFESSION HABITUELLE
L’habitude

Droit des Affaires 5


1-Critère matériel :

L'exercice des actes doit être suffisamment répété pour constituer une
activité principale et procurer des ressources stables.

Quelques actes isolés ou occasionnels ne suffisent pas pour conférer la


qualité de commerçant.

2-Critère intentionnel :

L'intention de réaliser un profit ou une spéculation est essentielle.

La profession

La profession commerciale se caractérise par sa régularité, son indépendance, et


son orientation vers la spéculation(Le professionnel agit dans le but de réaliser un
profit pour assurer ses moyens réguliers d'existence), différenciant ainsi le
professionnel de l'amateur, du consommateur, et du bénévole.

L’EXERCICE A TITRE PERSONNEL ET INDEPENDANT


La qualité de commerçant s’acquiert par l’exercice habituel ou professionnel
d’activités commerciales, mais uniquement lorsqu’elles sont effectuées pour son
propre compte.

Conditions pour être considéré comme commerçant :


1. Indépendance :Le commerce nécessite une indépendance totale dans
l’exercice de la profession.

2. Exclusion des activités pour le compte d’autrui :Les personnes qui exercent
des activités commerciales pour le compte d’un tiers et sans risque personnel
ne sont pas commerçantes.

Exceptions :

Certaines personnes, bien qu’agissant pour autrui, sont considérées comme


commerçantes :

Commissionnaires : agissent pour le compte d’un tiers, mais en leur propre


nom.

Prête-noms : apparentent à des commerçants par leur implication dans les


transactions, bien qu’ils agissent pour autrui.

Droit des Affaires 6


CHAPITRE 2 :
LE STATUT DU COMMERÇANT

LES CONDITIONS D’ACCES A LA QUALITE DE


COMMERÇANT

CHAPITRE 3:
LE FONDS DE COMMERCE

LES ELEMENTS DU FONDS DE COMMERCE

Droit des Affaires 7


fonds de commerce désigne un ensemble de biens corporels et incorporels
utilisés par un commerçant pour exercer son activité. Il constitue un outil de travail
essentiel pour l'exploitation d'une entreprise commerciale

LES ELEMENTS CORPORELS


LES MARCHANDISES:
Ce sont tous les meubles corporels destinés à être vendus. Les marchandises
constituent l’élément le moins stable du fonds.

LES MATERIEL ET L’OUTILLAGE:


Ce sont des biens qui servent à l'exploitation du fonds et qui ne sont pas destinés
à être vendus. Au point de vue économique et comptable, le matériel entre
comme les immeubles
dans le capital fixe de l'entreprise. Mais sur le plan juridique; le matériel entre par
sa nature dans la catégorie des meubles.

LES ELEMENTS INCORPORELS

LA VENTE DU FONDS DE COMMERCE

Droit des Affaires 8


CHAPITRE 4:
LES OBLIGATIONS
L’obligation peut être définie comme le lien de droit en vertu duquel une ou
différentes personnes peuvent contraindre une ou différentes autres personnes à
« donner », à «faire» ou à «ne pas faire quelque chose».

Dans un sens plus juridique, le mot obligation désigne des devoirs résultant d’une
règle de droit, dont l’inobservation est sanctionnée

LES CARACTERES DE L’OBLIGATION

Droit des Affaires 9


LES CLASSIFICATIONS DES OBLIGATIONS
1-CLASSIFICATION FONDEE SUR LA 2-CLASSIFICATION FONDEE SUR
NATURE DE L'OBLIGATION L’OBJET DE L'OBLIGATION

4-LA CLASSIFICATION RETENUE PAR


LE DOC

Obligations légales : Imposées


directement par la loi (exemple :
obligation alimentaire).

Obligations contractuelles :
3-CLASSIFICATION DES
Issues d’un accord de volonté
OBLIGATIONS SELON LEUR
entre les parties (exemple : contrat
INTENSITE
de bail).

Obligations quasi-contractuelles :
Nées de faits licites créant des
engagements (exemple : gestion
d’affaires).

Obligations délictuelles :
Résultant de faits illicites causant
un préjudice (exemple :
responsabilité civile).

Obligations quasi-délictuelle :
Fait illicite causant un dommage :
fait non intentionnel (exemple :
blessures causées
Involontairement au cours d’un
accident)

Droit des Affaires 10


5-LA CLASSIFICATION RETENUE PAR LE DROIT MODERNE
Les actes juridiques est une manifestation de volonté destinée à produire des
effets juridiques (création, modification, transmission ou extinction de droits).

Les faits juridiques est un événement ou un comportement, volontaire ou


involontaire, qui produit des effets juridiques indépendamment de la volonté des
parties.
* Différences principales entre acte juridique et fait juridique :

Critères Acte juridique Fait juridique

Volonté de produire des Absence d’intention ou


Intentionnalité
effets juridiques indépendance de la volonté

Source des effets Manifestation de volonté Loi

Accident, décès, gestion


Exemples Contrat, testament, mariage
d’affaires

Nature des actes Licites Licites ou illicites

6-LES OBLIGATIONS COMPLEXES

LES OBLIGATION A objets MULTIPLES

Les obligations cumulatives : Le débiteur est tenu d’exécuter toutes les


prestations prévues dans l’obligation

Exemple : Un service qui inclut à la fois l’installation et la maintenance d’un


équipement.

Les obligations alternative : Le débiteur doit exécuter une seule prestation parmi
plusieurs possibles

Exemple : Un locataire qui peut payer son loyer en espèces ou par virement

Les obligations facultative : Le débiteur est tenu d’exécuter une prestation


principale, mais il peut s’en libérer en réalisant une prestation de substitution
prévue au contrat.

Exemple : Un débiteur doit payer une somme d’argent, mais il peut également
livrer un bien d’une valeur équivalente pour s’acquitter de sa dette.

Droit des Affaires 11


LES OBLIGATION A sujets MULTIPLES

Obligations conjointes : Chaque débiteur est responsable uniquement de sa part,


et chaque créancier peut réclamer uniquement sa part de la dette.

Obligations solidaires : Les effets sont les mêmes, c’est l’origine qui change.
Une obligation solidaire a pour source un texte qui précise qu’il y’a solidarité.
Une obligation in solidum (dégagée par la jurisprudence française) c’est une
création jurisprudentielle, lorsqu’à l’origine les codébiteurs d’une obligation n’ont
pas contracté solidairement.
Obligations indivisibles : L’objet de l’obligation est indivisible, soit par nature, soit
par convention, ce qui rend impossible une exécution partielle.

CHAPITRE 5 :
L’ACTE JURIDIQUE : LE CONTRAT

LA NOTION DE CONTRAT
DEFINITION DU CONTRAT : L’ACTE BILATERAL
Le contrat : un acte juridique bilatéral, reposant sur l'accord de volonté entre deux
ou plusieurs parties, destiné à créer des effets juridiques,Il serait différent de la
convention dans la mesure où il représente une catégorie de celle-ci.

Le contrat doit être défini et distingué de certains actes juridiques. Le contrat est
différent de la convention dans la mesure où si le contrat donne naissance à des
obligations précises, la convention, elle, non seulement elle crée des obligations
mais encore permet de les transmettre, de les modifier ou de les éteindre. Le
contrat est une variante de la convention

LES AUTRES CATEGORIES D’ACTES JURIDIQUES


1. L’acte juridique unilatéral
Le contrat diffère de l’acte juridique unilatéral par sa formation :

Le contrat nécessite la volonté d’au moins deux personnes et implique des


engagements réciproques ou unilatéraux.

Droit des Affaires 12


L’acte juridique unilatéral découle de la volonté d’une seule personne, qui
supporte seule les conséquences juridiques de son engagement.

Les actes juridiques unilatéraux dans le DOC


Le DOC reconnaît les actes unilatéraux comme une source de droits et
d’obligations, tout en imposant des conditions formelles pour garantir leur validité.
Ces actes, bien que fondés sur une volonté unique, peuvent produire des effets
juridiques importants, souvent encadrés pour protéger les parties impliquées.

Les effets des actes juridiques unilatéraux


les obligations unilatérales deviennent obligatoires dès qu'elles parviennent à la
connaissance du bénéficiaire (article 18 du DOC). Ce type d'actes, dits
"récepteurs", nécessite une notification à la partie concernée pour produire leurs
effets juridiques, au même titre qu'un contrat.

2. L’acte juridique collectif


les actes juridiques collectifs sont des actes conclus par les représentants d’un
groupement et qui produisent des effets obligatoires pour l’ensemble des
membres représentés, même s’ils n’ont pas signé individuellement.

1. Actes collectifs dans le domaine du travail : Exemple : Les conventions


collectives de travail, qui s’appliquent aux membres syndiqués ou
représentés, mais pas aux non-affiliés

2. Actes collectifs en droit des sociétés : Dans le cadre des sociétés anonymes,
les actes collectifs s'expriment par l'organisation et la défense des droits des
porteurs d'obligations, regroupés en une entité collective

3. Actes collectifs en copropriété : En copropriété (immeubles divisés en lots),


tous les copropriétaires forment automatiquement un syndicat des
copropriétaires doté de la personnalité morale et d’une autonomie financière.

LES CLASSIFICATIONS DES CONTRATS

Droit des Affaires 13


Droit des Affaires 14
L’ÉVOLUTION DU CONTRAT : DE L’AUTONOMIE DE LA VOLONTÉ
AU DIRIGISME CONTRACTUEL
La théorie de l'autonomie de la volonté repose sur l'idée que les actes juridiques
dépendent principalement de la volonté individuelle, considérée comme
souveraine dans la formation des contrats. Ce principe permet à chaque individu
de s'engager librement selon ses propres intérêts et désirs. Cette théorie a connu
un grand succès dans le droit traditionnel, car elle protégeait la liberté individuelle
et la liberté contractuelle, soutenue par des économistes et philosophes.
Plusieurs principes juridiques découlent de cette théorie :

1. Liberté contractuelle : Chaque individu est libre de contracter ou non et de


déterminer les termes d’un contrat sans ingérence extérieure.

2. Consensualisme : L’accord des volontés suffit pour rendre un contrat valide,


sans formalités obligatoires.

3. Force obligatoire du contrat : Les parties sont tenues par leurs engagements
librement consentis.

4. Effet relatif des contrats : Seules les parties ayant exprimé leur volonté sont
liées par le contrat.

Cependant, l’évolution du droit contractuel a progressivement restreint l’autonomie


de la volonté au profit d’un contrôle accru par la loi, notamment pour :

Interdire certains contrats contraires à l’ordre public (ex. : contrat de mère


porteuse).

Droit des Affaires 15


Réguler des domaines spécifiques (ex. : contrats de travail ou d’assurance).

Protéger les parties faibles à travers des lois imposant des obligations
d’information, des délais de réflexion, ou l'interdiction de clauses abusives.

CHAPITRE 6 :
CONDITIONS DE VALIDITE DU CONTRAT

LA CAPACITE
La capacité d’exercice
L’enfant mineur
Le dément

le prodigue
Le faible d’esprit
(Voir le chapitre 2)

La capacité de jouissance
Il y a incapacité de jouissance lorsque la personne est privée du droit d’accomplir
tel ou tel acte juridique ; cela reviendrait à la priver de la personnalité elle même
En résumé, la capacité de jouissance est un attribut fondamental de la
personnalité juridique, qui confère à chaque individu le droit d’acquérir, de détenir
et de jouir des droits prévus par la loi.

Nullité pour cause d’incapacité


La nullité pour cause d’incapacité est une sanction juridique qui frappe un acte
conclu par une personne juridiquement incapable, en raison de son statut ou de
sa condition. Cette nullité vise à protéger les individus vulnérables contre les
engagements qu’ils ne sont pas légalement aptes à contracter.
Le code de la famille prévoit un régime juridique spécial pour les actes accomplis
par le mineur doué de discernement :
1- Ils sont valables, s’ils lui sont pleinement profitables,

Droit des Affaires 16


2- Ils sont nuls, s’ils lui sont préjudiciables,
3- S’ils ne revêtent pas un caractère profitable ou préjudiciable évident, leur
validité est subordonnée à l’approbation de son représentant légal, accordée
compte tenu de l’intérêt prépondérant de l’interdit et dans les limites des
compétences conférées à chaque représentant légal.

La representation légale
La représentation légale est un mécanisme juridique permettant à une personne,
appelée le représentant, d’agir au nom et pour le compte d’une autre personne,
appelée le représenté, lorsque celle-ci est juridiquement incapable ou dans
l’impossibilité d’agir par elle-même.
La représentation légale est exercée au titre de trois voies :

la tutelle légale : le père, la mère ou le juge,

la tutelle testamentaire : désigné par le père ou par la mère

la tutelle dative : désigné par la justice

LE CONSENTEMENT
Le consentement est l’accord des parties contractantes sur tous les points du
contrat. Il s’agit de la première condition de formation valable d’une obligation tel
que le D.O.C en dispose dans l’art 19.
L’ÉCHANGE DES CONSENTEMENTS
L'accord des volontés se décompose en deux éléments l'offre et l’acceptation Une
partie prend l'initiative du contrat, elle exprime sa volonté de contracter par une
déclaration en ce sens. Cette déclaration c'est l'offre ou pollicitation. Le
destinataire de 1'offre va exprimer son accord, soit sur le champ, soit après une
période de réflexion, par une déclaration en ce sens. Cette déclaration c'est
l'acceptation. Le consentement est la rencontre de deux composantes qui sont
l’offre et l’acceptation.
1-L’offre (ou pollicitation)

Notion, délimitation
on peut définir l’offre comme l’acte unilatéral par lequel une personne fait
connaître à autrui son intention de contracter. Le D.O.C traite des questions

Droit des Affaires 17


relatives à l’offre et à l’acceptation à l’art 23 .(L’offre doit être précise et ferme.)
II y’a lieu de rappeler l’existence de différentes propositions possibles, opérer des
distinctions en fonction de leur degré de précision s’impose. On distinguera ci-
après l’invitation à entrer en pourparlers, l'offre avec réserves de l'offre simple.
Invitation à entrer en pourparlers
L’invitation à entrer en pourparlers constitue une étape préliminaire dans la
formation des contrats. Elle reflète une volonté d’initier des discussions en vue de
conclure un éventuel accord, sans pour autant engager fermement les parties à
ce stade.

Exmpl : Une entreprise A invite une entreprise B à discuter des termes d’un
futur partenariat. Aucune obligation n’existe à ce stade, mais si A se retire
après avoir causé des dépenses importantes à B (sans raison légitime), B
pourrait demander une compensation.

L'offre assortie de réserves


L’offre assortie de réserves est une proposition de contracter qui inclut des
conditions ou restrictions spécifiques, indiquant que l’engagement de l'offrant est
conditionné à la réalisation de certaines exigences ou limites.

Exmpl : Une entreprise propose de vendre un produit à un prix donné, "sous


réserve de disponibilité en stock". Si le stock est épuisé, l’entreprise n’est pas
tenue de fournir le produit, même en cas d’acceptation de l’offre par le client.

L'offre simple
L’offre simple est une proposition claire et précise faite par une personne
(l'offrant) à une autre (le destinataire) en vue de conclure un contrat, sans qu’elle
soit assortie de conditions ou réserves particulières.

Exmpl : Un commerçant propose par écrit à un client de vendre un bien à un


prix déterminé, sans poser de conditions particulières. Si le client accepte
cette offre dans le délai imparti, le contrat de vente est conclu.

Les formes de l’offre


L’offre peut être expresse (verbale ou écrite) ou tacite (résultant d’une attitude ou
de l’exposition d’articles, comme un taxi en stationnement). Elle peut également
être collective, adressée au public, comme une annonce ou une vente aux

Droit des Affaires 18


enchères. Enfin, l’offre peut être assortie ou non de réserves, et son acceptation
doit alors respecter ces conditions spécifiques.
2-L’acceptation
L’acceptation est l’agrément pur et simple de l’offre telle qu’elle est proposée. Il ne
faut pas confondre acceptation et contre-offre ou contre-proposition.
Exemple : Une personne se présente Comme intéressée suite à une annonce faite
dans un journal mais pour un prix plus faible. Dans ce cas, l’acceptation n’est pas
caractérisée. La personne fait à son tour une proposition de prix et donc une offre.
C’est à l’autre d’accepter ou de refuser la contre-offre.
3-La rencontre des volontés dans les contrats par correspondance ou les
contrats entre absents
Ce sont des contrats conclus entre deux ou plusieurs personnes ne se trouvant
pas au même endroit

L’acceptation suffit-elle à former le contrat, ou faut-il que cette acceptation ait été
portée à la connaissance de l’offrant ? C’est la délicate question des contrats entre
absents : quand et où est formé un contrat lorsque l’acceptation résulte d’une
lettre ?où est formé un contrat lorsque l’acceptation résulte d’un coup de
téléphone ou d’un télex ?
-Schématiquement, deux théories ont été proposées par la doctrine pour trancher
la controverse.

Théorie de l’acceptation :

Le contrat est formé au moment et au lieu où l’acceptation intervient.

Variantes :

Théorie de la déclaration : Le contrat se forme lorsque l’acceptant


exprime sa volonté (ex. : rédaction de la lettre d’acceptation).

Théorie de l’émission : Le contrat se forme lorsque l’acceptation est


envoyée (ex. : dépôt de la lettre à la poste).

Théorie de la réception :

Le contrat naît lorsque l’offrant reçoit l’acceptation (ex. : la lettre est dans
sa boîte aux lettres).

Droit des Affaires 19


Variante :

Théorie de l’information : Le contrat se forme lorsque l’offrant prend


connaissance de l’acceptation (ex. : il lit la lettre).

le D.O.C. marocain précise les règles de formation des contrats. L'article 24


adopte la théorie de la réception, établissant que le contrat est formé au moment
et au lieu où l'acceptation est reçue par l'offrant, que ce soit par correspondance,
messager, ou intermédiaire.

Points importants :
Si l'offre est assortie d'un délai :

L’acceptation après l’expiration du délai n’engage pas l’offrant, sauf


recours en dommages-intérêts.

Si aucun délai n'est fixé :

L’offrant est engagé jusqu’à ce qu’une réponse arrive dans un délai moral
et raisonnable, une notion pouvant causer des litiges.

Les modifications introduites par la loi 53/05 intègrent les contrats


électroniques parmi les contrats conclus entre absents, adaptant ainsi le
D.O.C. aux transactions modernes.

LES VICES DE CONSENTEMENT

Droit des Affaires 20


Droit des Affaires 21
L’OBJET
Le mot objet peut avoir plusieurs significations différentes :
* Il peut désigner l’objet du contrat par exemple s’il s’agit d’un contrat de vente, de
mandat ou de dépôt…Dans ce cas, l’objet du contrat permet de faciliter la
classification des contrats ;
* Il peut désigner la chose, objet du contrat tel par exemple l’immeuble objet de la
vente…
*Il peut se rapporter à l’objet même de l’obligation tel par exemple, délivrer la
chose, payer le prix de la chose vendue dans le contrat de vente…

LA CAUSE
La cause du contrat désigne le but ou la raison pour laquelle une partie s'engage
dans une obligation contractuelle. Elle est essentielle à la validité du contrat et doit
remplir certaines conditions prévues par le droit. Voici les principales conditions
de validité de la cause :

1. Existence de la cause
La cause doit exister réellement au moment de la conclusion du contrat.

Droit des Affaires 22


Un contrat sans cause (par exemple, un engagement sans contrepartie réelle)
est nul.

2. Licéité de la cause
La cause doit être conforme à la loi, à l’ordre public et aux bonnes mœurs.

Une cause illicite entraîne la nullité du contrat (par exemple, un contrat ayant
pour but de commettre une fraude ou une infraction).

En résumé, pour qu’un contrat soit valide, sa cause doit exister, être licite, réelle,
déterminée, et jouer un rôle essentiel dans le consentement des parties. Si une de
ces conditions fait défaut, le contrat risque d’être annulé.

Sanctions de non respect des conditions de validité de la cause


En cas d'absence ou de fausse cause, le contrat est sanctionné par la nullité
absolue. Cela s'applique également si la cause est immorale, illicite, ou contraire
aux bonnes mœurs et à l’ordre public (article 62 du DOC). La nullité absolue est
également retenue en cas d'erreur sur la cause, car cela constitue une erreur
obstacle portant sur un élément essentiel du contrat.
la validité d’un contrat repose sur quatre conditions de fond : consentement,
capacité, objet, et cause, sans qu’une forme particulière soit exigée.

Droit des Affaires 23

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