Intelligence Digitale : Clé de Prospérité
Intelligence Digitale : Clé de Prospérité
L’INTELLIGENCE
DIGITALE
UNE CAPACITÉ CRITIQUE POUR
PROSPÉRER À L’ÈRE DIGITALE
Une production
Image de couverture réalisée par Gerd Altmann, Pixabay
DANS UN MONDE
NUMÉRISÉ ET
HYPER-CONNECTÉ,
IL FAUT PRÉPARER
LES NOUVELLES
GÉNÉRATIONS AUX
COMPÉTENCES
NÉCESSAIRES POUR
MENER À BIEN
UNE VIE SAINE ET
ACTIVE RÉPONDANT
À DE NOUVEAUX
STANDARDS.
SOMMAIRE
> 05
L’intelligence digitale, un .............................. P17
concept émergent
> 06
Le civisme digital dans un .............................. P26
contexte Covid-19, une
compétence nécessaire
de l’intelligence digitale
> 07
Chaire Intelligence Digitale ..............................
P31
d’Institut Mines-Télécom
Business School
2
1. ÉDITO
4
2. GLOSSAIRE
DI : Digital Intelligence
IA : Intelligence Artificielle
IC : Intelligence Culturelle
IE : Intelligence Émotionnelle
QC : Qutient de Curiosité
QD : Quotient Digital
QE : Quotient Emotionnel
QI : Quotient Intellectuel
5
3
EXECUTIVE
SOMMARY
6
3. EXECUTIVE SUMMARY
Vous avez reçu un mail, de quelqu’un que vous ne connaissez pas, et qui vous demande
d’entrer en contact avec lui pour avoir une relation sérieuse ou pour l’aider à transférer de
l’argent reçu d’un héritage ou autre.
Ou vous avez reçu un mail de, soi-disant, votre banque qui vous demande de cliquer sur
un lien pour vérifier votre identité numérique.
Ou encore un mail d’un hacker qui vous menace de bloquer votre compte si vous ne lui
versez pas des Bitcoins sur son compte.
Vous avez peut-être eu un problème de finalisation d’un paiement en ligne lors d’une
réservation en ligne d’un billet d’avion par exemple.
Vous avez peut-être cliqué sur un mauvais bouton ou sur un lien et vous avez senti un
stress monter.
Ou encore, vous avez accepté des conditions d’utilisation sur une plateforme sans les
lire et ensuite vous l’avez regretté.
Vous avez eu l’impression d’être espionné : votre curseur de souris se déplaçait tout seul
et vous avez eu du mal à le contrôler par exemple.
Vous avez lu une information que vous pensiez vraie avant de vous rendre compte, trop
tard, que c’était une Fake News.
7
3. EXECUTIVE SUMMARY
Toutes ces situations ne sont que des illustrations qui permettent de montrer à quel point le manque
de connaissance et de compétences, autour des technologies digitales, devient un problème qu’il est
de plus en plus crucial de régler en apprenant à les utiliser d’une manière sereine et efficace.
En effet, celles-ci se développent autour d’une notion que l’on appelle l’intelligence digitale : cette
« capacité d’acquérir, d’interpréter et d’appliquer des connaissances liées aux technologies digitales
pour les mobiliser de façon efficace, responsable et durable ». Elle permet de prospérer dans un
environnement technologique très évolutif mais aussi d’innover de façon responsable et durable. Elle
se construit et se cultive progressivement et conjugue des savoir-faire et des savoir-être.
Elle sert pour les individus à tirer profit du potentiel des technologies digitales afin de développer une
capacité d’interagir efficacement avec ces dernières en utilisant des outils comme Slack, Wikipedia,
LinkedIn, ou avec un chatbot comme [Link] ou des robots de compagnie tels que Pepper et NAO.
C’est aussi une compétence clé pour les organisations qui souhaitent se transformer. Recruter
des individus faisant preuve d’intelligence digitale est un gage de succès aujourd’hui pour les
organisations qui souhaitent se développer et réussir une transformation digitale responsable et
durable.
Elle permet à la société de tirer un avantage des technologies digitales émergentes comme
l’Intelligence artificielle ou encore la quantique. Développer l’intelligence digitale est un atout pour
la société – voire une condition – pour faire face aux changements sociétaux et aux innovations
disruptives.
Scannez et découvrez
L’ordinateur quantique, la pro-
chaine révolution informatique ?
par France 3
8
3. EXECUTIVE SUMMARY
Capacité de comprendre et de faire respecter les droits personnels et légaux, y compris les droits
à la vie privée, à la propriété intellectuelle, à la liberté de parole et à la protection contre les discours
de haine.
Capacité de trouver, évaluer, utiliser, partager et créer du contenu ainsi que des compétences en
matière de pensée informatique.
Capacité de faire preuve d’empathie et d’établir des relations de confiance avec les autres
(humains et machines).
Capacité d’utiliser des périphériques et des supports numériques et de les contrôler afin de
parvenir à un équilibre sain entre la vie en ligne et hors ligne.
Capacité de créer et de gérer son identité et sa réputation en ligne. Cela inclut une prise de
conscience de sa personnalité en ligne et la gestion de l’impact à court et à long terme de sa
présence en ligne.
Pour 3 objectifs :
1
Objectif « Digital Citizenship »
Il permet d’utiliser la technologie numérique et les médias de manière sûre, responsable et éthique.
2
Objectif « Digital Creativity »
Il permet de créer de nouvelles connaissances, technologies et contenus pour transformer les idées
en réalité.
3
Objectif « Digital Entrepreneurship »
Il permet de créer de nouvelles opportunités dans l’économie numérique en stimulant l’esprit d’entreprise,
l’emploi, la croissance et l’impact.
10
4
LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE
DU DIGITAL
11
4. LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE DU DIGITAL
Depuis plusieurs décennies, la technologie (au sens large) envahit notre quotidien. Avec le début
de la démocratisation de l’électricité dans les années 1920 (en France), la radio et l’électroménager
sont arrivés. Il faudra attendre l’après Seconde Guerre Mondiale pour leur généralisation au-delà
des foyers les plus aisés. C’est d’ailleurs après-guerre que de nouveaux domaines ont commencé à
émerger ou à se démocratiser notamment l’informatique, la robotique ou encore la nanotechnologie.
Il y a encore une vingtaine d’années, avoir deux écrans de télévision était presque un luxe.
Aujourd’hui, non seulement cela n’a rien d’extraordinaire (à moins de vouloir deux écrans 4K), mais
avec l’essor des PC portables, des tablettes, des smartphones et des consoles, il n’est pas rare
qu’un foyer compte près d’une dizaine d’écrans. Et cela sans être forcément des « geeks ». Cette
multiplication des écrans est symptomatique de la généralisation de la haute technologie tout
autour de nous.
14
4. LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE DU DIGITAL
On parle souvent des technologies digitales sans pour autant les distinguer réellement de toutes les
technologies qui sont à la disposition des individus et des organisations.
Les technologies digitales sont en effet des technologies qui sont à la portée de chacun d’entre nous
(obéissent au doigt et à l’œil), qui rendent l’information accessible à tous et qui génèrent, collectent
et traitent de nouvelles données (géolocalisations, émotions, relations, états physiologiques,
recommandations…). On peut les regrouper selon deux types :
SMAC DARQ
Le premier s’appelle SMAC Le second s’appelle DARQ, un terme qui tient aussi en 4 lettres
(Social, Mobile, Analytics et et qui permet de définir l’ère « post-numérique » :
Cloud), terme né au début des
années 2010 pour englober les • Distributed Ledger : un registre distribué (aussi appelé
technologies qui ont permis la registre partagé) est un registre simultanément enregistré
consumérisation de l’IT : et synchronisé sur un réseau d’ordinateurs, qui évolue par
l’addition de nouvelles informations préalablement validées
• Social : réseaux sociaux, par l’entièreté du réseau et destinées à ne jamais être
Community management, modifiées ou supprimées. Ces technologies fonctionnent
Crowdsourcing, Rétroaction comme des pairs à pairs distribués et partageant une base
sociale et recommandations, de données non centralisée à travers des mécanismes de
Chats… réplication comme dans la BlockChain par exemple.
Scannez et découvrez
Demo: The magic of AI neural TTS and
holograms at Microsoft Inspire 2019
15
4. LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE DU DIGITAL
Une transition de fond de la société qui implique une révolution / bouleversement /métamorphose
de son organisation dans son ensemble, le rapport au savoir, le rapport au matériel, le rapport au
temps, les valeurs, les comportements…
Pourtant, d’après une étude de Forest Consulting en 2018, 60% des projets de
transformation digitale, dans le cadre d’une organisation, échouent. Cela peut être
dû à un manque de réflexion sur les usages, une mauvaise gestion des compétences, à
une résistance au changement ou encore à bien d’autres choses.
Par conséquent, pour pouvoir réussir sa transformation digitale, l’organisation et ses membres ont
besoin de développer une intelligence digitale (DI) des individus et des collectifs pour mener
à bien un projet de transformation digitale et tirer profit des technologies digitales. Pour cela il est
nécessaire de mesurer son quotient digital (QD ou DQ en anglais pour Digital Quotient) qui
permet d’identifier ses faiblesses et d’orienter ses efforts de développement.
16
5
L’INTELLIGENCE
DIGITALE,
UN CONCEPT
ÉMERGENT
17
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT
La Le
compréhension raisonnement La mémoire La vitesse de
verbale perceptif traitement
Pour pouvoir développer notre intelligence, que certains considèrent comme prédéterminée, il est
indispensable pour un individu d’être curieux. Ce quotient de curiosité [QC], qui est équivalent
à « la soif de connaissance d’un esprit » implique que les individus qui ont un gros QC sont
plus interrogateurs et plus ouverts à de nouvelles expériences. Cette intelligence « de la curiosité
», en plus d’être indispensable pour développer son QI, l’est aussi dans le développement de
l’intelligence digitale ou encore du quotient digital [QD].
Il existe donc plusieurs types d’intelligences, chacune spécifique à un contexte particulier, qui
se distingue par les connaissances qu’il mobilise et les formes de communication qu’il implique.
Or les technologies digitales altèrent également nos contextes culturels et socio-économiques
nécessitant ainsi une Intelligence Digitale !
18
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT
Comme évoqué par Bill Gates dans une interview , un QI élevé n’est pas nécessairement le
plus important dans la vie (en faisant référence à d’autres formes d’intelligences). Le quotient
digital, QD, est en revanche essentiel pour intégrer plus facilement l’IA, qui rentre aujourd’hui dans
nos vies d’une manière exponentielle, et pour intégrer demain une autre technologie plus avancée,
le quantique par exemple. L’intelligence digitale va permettre de tirer profit des technologies
digitales comme l’IA qui est la simulation des processus d’intelligence humaine par des machines,
en particulier des systèmes informatiques. Les applications spécifiques de l’IA comprennent les
systèmes experts, le traitement automatique du langage naturel (NLP), la reconnaissance vocale
etc. Un des rôles de cette intelligence artificielle se retrouve dans l’intelligence augmentée qui
permet d’améliorer l’intelligence humaine plutôt que la remplacer. Elle se concentre sur la façon
dont les machines qui possèdent certaines des qualités de l’esprit humain, telles que la capacité
de comprendre le langage et de reconnaître les images, peuvent aider les humains à résoudre des
problèmes, à traiter des informations, etc. L’intelligence augmentée, grâce à des équipements
ou à des capacités technologiques ajoutées, va donner lieu à beaucoup d’inégalités
sociales, liées à la possibilité de développer ou non son QD. Avoir un grand QI sans augmenter
son QD n’est pas ce qui est attendu par la société de demain.
Scannez et découvrez
Bill Gates: IQ isn’t everything - here’s
what you need to succed, [Link]
19
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT
McKinsey a défini l’intelligence digitale comme une aptitude de l’organisation qui favorise la
transformation digitale et augmente les chances de saisir les opportunités digitales pour rétablir une
croissance rentable.
ITPro, ieee
ITPro, ieee parle d’une capacité de l’organisation de synchroniser les stratégies commerciales
et digitales, de gouverner l’informatique et d’exécuter des projets informatiques et des systèmes
d’entreprise.
DQ Institute
Adams (2004)
Adams parle d’une capacité de l’individu de comprendre et d’interagir avec les informations
concernant les technologies digitales, de les organiser, de les manipuler et de les afficher en fonction
de ses perceptions.
Battro ety Denham définissent l’intelligence digitale comme étant la capacité de l’individu de
décider à utiliser une technologie (Option click) suivie des heuristiques digitales notamment
l’exploration et la navigation dans un espace virtuel.
20
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT
1
Objectif « Digital
Citizenship »
Qui permet d’utiliser la
technologie numérique et
les médias de manière sûre,
responsable et éthique.
2
Objectif « Digital
Creativity »
Qui permet de créer de
nouvelles connaissances,
technologies et contenus pour
transformer les idées en réalité.
3
Objectif « Digital
Entrepreneurship »
Qui permet de créer de nouvelles
opportunités dans l’économie
numérique en stimulant l’esprit
d’entreprise, l’emploi, la croissance
et l’impact.
21
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT
22
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT
23
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT
[Link]
À l’inverse, il existe une seule mesure au niveau organisationnelle qui permet de mesurer le quotient
digital. Cette dernière a été réalisée par McKinsey et se nomme « Digital Quotient ». Elle est
composée de 4 composantes :
• Culture: Risk appetite, Test and Learn, Speed and Agility, Collaboration, External orientation.
• Strategy: Linked to business strategy, Bold and long-term orientation, Centered around customer
needs.
24
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT
À travers ces mesures, on remarque que toutes les études convergent vers une
vision similaire de l’intelligence digitale qui est : « la capacité d’acquérir,
d’interpréter et d’appliquer des connaissances liées aux technologies digitales
pour les utiliser de façon efficace, responsable et durable ». De plus il est possible
de retenir plusieurs caractéristiques de l’intelligence digitale issues des mesures
existantes. Tout d’abord l’intelligence digitale existe aux niveaux individuel et
organisationnel. Elle permet de prospérer dans un environnement technologique très
évolutif mais aussi d’innover de façon responsable et durable. Elle se construit et se
cultive progressivement et conjugue des savoir-faire et des savoir-être.
Pourtant, il ne faut pas oublier que ces mesures ne s’appuient pas sur une
démarche scientifique rigoureuse puisque que l’on peut se demander si elles
sont applicables à tous les contextes organisationnels et si elles couvrent tous les
domaines de compétences. De plus les mesures individuelles s’adressent au citoyen
et non à un membre pouvant apporter une valeur ajoutée dans une organisation.
La seule mesure organisationnelle existante n’appréhende pas en profondeur les
processus organisationnels et le lien avec les intelligences des individus. Pour
finir, ces mesures ne permettent pas de définir un plan d’action pour cultiver cette
intelligence digitale.
C’est pour cela qu’Institut Mines-Télécom Business School travaille sur une chaire permettant
d’aider les entreprises à utiliser les technologies digitales en leur donnant accès à :
Au final Institut mines-Télécom Business School est capable de mesurer le Quotient digital d’une
entreprise ou d’un individu.
Les outils apportés vont permettre à une personne de connaitre ses points forts et ses points
faibles par rapport aux technologies du digital pour pouvoir travailler dessus en connaissant les
risques qui existent. Ils vont aussi permettre à une entreprise de savoir quelles technologies
choisir et comment les utiliser. Elle saura ainsi embaucher des personnes qui savent utiliser ces
technologies du digital et réussira sa transformation digitale.
En résumé, ces outils vont permettre de faire face au devenir de l’IA qui se démocratise et de la
quantique s’approche.
25
6
LE CIVISME
DIGITAL DANS
UN CONTEXTE
COVID-19, UNE
COMPÉTENCE
NÉCESSAIRE DE
L’INTELLIGENCE
DIGITALE
26
6. LE CIVISME DIGITAL DANS UN CONTEXTE COVID-19, UNE
COMPÉTENCE NÉCESSAIRE DE L’INTELLIGENCE DIGITALE
Le civisme digital
Le civisme vient du mot latin « civis » qui désigne le « respect du citoyen pour la collectivité dans
laquelle il vit ». Dans le cas du civisme digital, il fait référence à « l’utilisation responsable des
technologies digitales par le citoyen » (i.e. traçage et protection des données privées, respect
de l’autre et de la collectivité, utilité de la tâche et rationalisation des usages, mobilisation des
applications et sollicitation des serveurs, amortissement de l’équipement matériel, sobriété
numérique…).
Une personne ne faisant pas preuve de civisme digital est donc une personne
ayant une utilisation non responsable de ces technologies d’une
manière consciente ou non, manquant de connaissance ou de formation. Par
exemple, une personne qui utilise les réseaux sociaux pour diffuser des Fake
news ou encore pour espionner ou intimider d’autres personnes.
A l’inverse, le fait de faire preuve de civisme digital englobe en grande partie la culture digitale
(Digital Literacy), la reconnaissance des données privées (versus publiques), l’étiquette digitale,
la conscience des problèmes liés à l’e-réputation, l’empreinte carbone des technologies,
l’obsolescence programmée, la neutralité d’internet, la cyber sécurité, la radicalisation des
personnes, etc. Ces éléments définissent le comportement d’un citoyen numérique dans les
démocraties.
Les citoyens numériques utilisent aujourd’hui plus que jamais des technologies dites digitales (i.e.
la famille des SMAC enrichie par celle du DARQ) qui sont à la portée de chacun d’entre nous. Elles
rendent l’information accessible à tous et génèrent, collectent et traitent de nouvelles données
(géolocalisations, émotions, relations, états physiologiques, recommandations…). Par conséquent,
pour pourvoir utiliser ces technologies, le citoyen doit faire preuve d’une certaine intelligence digitale
et doit être sensible et sensibilisé à la sobriété numérique.
27
6. LE CIVISME DIGITAL DANS UN CONTEXTE COVID-19, UNE
COMPÉTENCE NÉCESSAIRE DE L’INTELLIGENCE DIGITALE
Socialement
Lorsque les uns et les autres diffusent des fausses informations pouvant provoquer la confusion ou
le stress et la peur chez la population, ou des faux conseils pouvant mettre en péril la vie d’autrui.
économiquement
Lorsqu’on utilise les technologies digitales d’une manière exagérée et non rationalisée. On
sollicite énormément les réseaux de télécoms et les satellites, on dépasse parfois la montée en
charge supposée des applications pour provoquer la dégradation ou l’indisponibilité des services
(e-conferencing, e-learning, e-payment, e-administration…), on génère aussi énormément de
données, qu’il faut stocker quelque part et traiter par une capacité de calcul. Ceci peut provoquer
l’augmentation des prix et la rareté du matériel informatique.
écologiquement et durablement
Lorsqu’on utilise les technologies à mauvais escient, c’est-à-dire, d’une manière inutile ou non
raisonnée (e.g. : utilisation exagérée pour tuer le temps). Cela pourrait surcharger et saturer les
réseaux, faisant exploser la facture et l’empreinte énergétiques (ce qui est réduit par le manque de
mobilité des citoyens avec les moyens de transport pourrait largement être compensé ou même
dépassé par l’utilisation inappropriée des technologies).
Cette intelligence peut donc se construire et être développée à travers une éducation des
populations. Cette éducation civique au numérique permet aussi de les sensibiliser à un
engagement civique plus important.
• Les enjeux liés aux données personnelles (Digital rights) : il est important que chacun
comprenne que toutes les données partagées sur internet peuvent être enregistrées à son insu
par des programmes. Ceux-ci peuvent eux-mêmes être piratés et les données peuvent être
utilisées à des fins malveillantes.
• La fracture numérique (Digital divide) : aujourd’hui, internet est encore un luxe que toutes
les populations ne peuvent pas se la payer. Il est donc important de prendre conscience du
fait que l’information ne peut pas être accessible par tous et donc des conséquences que cela
implique. Par exemple, le coût d’accès à internet en Afrique est plus cher qu’en Europe alors
que le niveau de vie en Europe est plus élevé.
• La sécurisation des appareils numériques : pour finir, les populations doivent apprendre
à sécuriser leurs outils numériques (tablette, ordinateur, smartphone) afin de se protéger et de
protéger leurs données.
Pour développer le civisme digital des individus, il est donc important d’enseigner comment
utiliser toutes ces technologies. Cet apprentissage permettra de développer l’intelligence
digitale des citoyens et donc de leur donner des clés pour pouvoir réagir face aux technologies
dans n’importe quelles circonstances. C’est le rôle des écoles et des universités partout dans
le monde.
31
7. CHAIRE INTELLIGENCE DIGITALE D’INSTITUT
MINES-TÉLÉCOM BUSINESS SCHOOL
Création d’un modèle de prévention des risques liés à la transformation digitale en appliquant des
méthodes prédictives pour analyser des données relevées du terrain.
Construction d’un référentiel de compétences en Intelligence Digitale suivant une approche terrain
(Focus groups, Enquêtes, Cas d’usage…) pour mieux guider la formation des collaborateurs.
Activités de rayonnement
Activités de rayonnement via des publications scientifiques, des workshops et des conférences
pour partager les avancées et les connaissances produites avec les entreprises partenaires de la
chaire et leurs différents publics.
32
7. CHAIRE INTELLIGENCE DIGITALE D’INSTITUT
MINES-TÉLÉCOM BUSINESS SCHOOL
• Individuel : l’individu pourra connaitre ses forces et faiblesses au regard des technologies
digitales pour capitaliser dessus. Il sera sensibilisé à l’usage créatif et responsable de ces
technologies et comprendra leurs risques inhérents pour mieux les prévenir (Technostress,
Infobésité, Confidentialité…).
L’Ecole réunit cet écosystème fécond composé d’étudiants, de chercheurs et de startups sur
un même espace physique nommé IS Lab - Innovation Support Lab - qui permet le partage,
l’innovation et l’expérimentation avec les acteurs de la chaire.
Votre soutien nous permettra de créer et partager de nouvelles connaissances au sein de votre
entreprise et de vos écosystèmes sur la notion stratégique et innovante d’Intelligence Digitale.
Il vous sera également possible de tester de nouveaux concepts et développer votre marque
employeur en interagissant avec nos étudiants managers et ingénieurs à haut potentiel. Enfin, votre
visibilité et votre image seront renforcées grâce aux activités de rayonnement de la chaire.
Votre don nous servira à recruter de jeunes chercheurs, des chargés d’études, des coachs et
des intervenants professionnels ; et à accueillir des « visiting professors » internationaux de
haut niveau pour l’animation et la collaboration scientifique. Il permettra aussi d’investir dans les
moyens techniques (fournitures, achat de données et de logiciels) et de soutenir les activités de
rayonnement et les frais logistiques.
33
8
PARTENAIRES
34
9. PARTENAIRES
35
Icônes du Livre Blanc prises sur [Link] et réalisées par : pixel-perfect ; monkik ; turkkub ; wanicon ; smashicons ; srip ; icongeek26 ; eucalyp ; freepik ; linector
Auteurs : Imed Boughzala & Valentine Lopez
Relectrice : Lamiae Benhayoun
Contact : [Link]@[Link]