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Intelligence Digitale : Clé de Prospérité

Le livre blanc aborde l'importance cruciale de développer l'intelligence digitale pour préparer les nouvelles générations à naviguer dans un monde numérisé et hyper-connecté. Il souligne que cette compétence est essentielle pour interagir de manière responsable avec les technologies émergentes et pour faire face aux défis sociétaux actuels, notamment en matière de sécurité et de civisme digital. En intégrant des dimensions telles que la literatie digitale, la communication digitale et la sécurité digitale, le document appelle à une éducation adaptée pour favoriser une utilisation saine et éthique des technologies.

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Intelligence Digitale : Clé de Prospérité

Le livre blanc aborde l'importance cruciale de développer l'intelligence digitale pour préparer les nouvelles générations à naviguer dans un monde numérisé et hyper-connecté. Il souligne que cette compétence est essentielle pour interagir de manière responsable avec les technologies émergentes et pour faire face aux défis sociétaux actuels, notamment en matière de sécurité et de civisme digital. En intégrant des dimensions telles que la literatie digitale, la communication digitale et la sécurité digitale, le document appelle à une éducation adaptée pour favoriser une utilisation saine et éthique des technologies.

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LIVRE BLANC

L’INTELLIGENCE
DIGITALE
UNE CAPACITÉ CRITIQUE POUR
PROSPÉRER À L’ÈRE DIGITALE

Une production
Image de couverture réalisée par Gerd Altmann, Pixabay
DANS UN MONDE
NUMÉRISÉ ET
HYPER-CONNECTÉ,
IL FAUT PRÉPARER
LES NOUVELLES
GÉNÉRATIONS AUX
COMPÉTENCES
NÉCESSAIRES POUR
MENER À BIEN
UNE VIE SAINE ET
ACTIVE RÉPONDANT
À DE NOUVEAUX
STANDARDS.
SOMMAIRE

> 01 Edito ..............................


P02

> 02 Glossaire ..............................


P04

> 03 Executive Summary ..............................


P06

> 04 La société à l’ère du digital ..............................


P11

> 05
L’intelligence digitale, un .............................. P17
concept émergent

> 06
Le civisme digital dans un .............................. P26
contexte Covid-19, une
compétence nécessaire
de l’intelligence digitale

> 07
Chaire Intelligence Digitale ..............................
P31
d’Institut Mines-Télécom
Business School

> 08 Partenaires ..............................


P34
1
1
ÉDITO

2
1. ÉDITO

IL EST VRAIMENT URGENT DE DÉVELOPPER SON


INTELLIGENCE DIGITALE !

Dans un monde numérisé et hyper-connecté, il faut


préparer les nouvelles générations aux compétences
nécessaires pour mener à bien une vie saine et active
répondant à de nouveaux standards. En ce sens, l’éducation
et l’enseignement ont une place cruciale dans le
développement de l’intelligence digitale et son apprentissage
est donc une des missions qu’IMT-BS s’est donné.
Imed Boughzala
Professeur en Systèmes
d’Information pour le Une urgence technologique
Management à Institut Mines-
Télécom Business School
Les technologies se développent à un rythme soutenu : les
pratiques et métiers changent, les capacités de calcul et de
stockage des données sont gigantesques, la consommation
énergétique devient énorme, l’utilisation des minerais rares est
grandissante.
L’arrivée en force de l’intelligence artificielle implique
de devenir digitalement intelligent pour être en capacité
d’interagir mais aussi de réagir face à elle.

Une urgence sociétale

Aujourd’hui, l’intrusion des technologies se fait dans toutes


les sphères de la vie : dans la famille, à l’école, au niveau
d’un pays, entre nations… avec des menaces pour les
individus et pour les organisations (addiction, surinformation,
désinformation et technostress, cyber attaques, cyber-
harcèlement, intrusion informatique, vol d’identité,
détournement d’information, …)
Face à ce tournant sociétal majeur, la responsabilité et
l’éthique sont déterminantes pour mieux manager et innover.
Développer l’intelligence digitale devient une condition
indispensable pour que les individus et les organisations
puissent faire face aux changements sociétaux et aux
innovations disruptives. Il y a une urgence à la développer
et l’utiliser à bon escient. Pour un citoyen, et l’exemple
est frappant pendant la crise du Covid-19, on parle de
son civisme digital dans l’usage des technologies dans un
contexte de société globale.
3
2
GLOSSAIRE

4
2. GLOSSAIRE

DARQ : Distributed Ledger, Artificial intelligence, Extended Reality, Quantum Computing

DI : Digital Intelligence

IA : Intelligence Artificielle

IC : Intelligence Culturelle

IE : Intelligence Émotionnelle

QC : Qutient de Curiosité

QD : Quotient Digital

QE : Quotient Emotionnel

QI : Quotient Intellectuel

SMAC : Social, Mobile, Analytics, Cloud

5
3
EXECUTIVE
SOMMARY

6
3. EXECUTIVE SUMMARY

Vous avez forcement déjà été confronté à une, ou à


plusieurs de ces situations, où vous vous êtes dit
qu’il vous manquait quelque chose pour les dépasser :

Vous avez reçu un mail, de quelqu’un que vous ne connaissez pas, et qui vous demande
d’entrer en contact avec lui pour avoir une relation sérieuse ou pour l’aider à transférer de
l’argent reçu d’un héritage ou autre.

Ou vous avez reçu un mail de, soi-disant, votre banque qui vous demande de cliquer sur
un lien pour vérifier votre identité numérique.

Ou encore un mail d’un hacker qui vous menace de bloquer votre compte si vous ne lui
versez pas des Bitcoins sur son compte.

Vous avez peut-être eu un problème de finalisation d’un paiement en ligne lors d’une
réservation en ligne d’un billet d’avion par exemple.

Ou un bug lors de l’installation d’un logiciel.

Vous avez peut-être cliqué sur un mauvais bouton ou sur un lien et vous avez senti un
stress monter.

Ou encore, vous avez accepté des conditions d’utilisation sur une plateforme sans les
lire et ensuite vous l’avez regretté.

Vous avez eu l’impression d’être espionné : votre curseur de souris se déplaçait tout seul
et vous avez eu du mal à le contrôler par exemple.

Vous avez lu une information que vous pensiez vraie avant de vous rendre compte, trop
tard, que c’était une Fake News.
7
3. EXECUTIVE SUMMARY

Toutes ces situations ne sont que des illustrations qui permettent de montrer à quel point le manque
de connaissance et de compétences, autour des technologies digitales, devient un problème qu’il est
de plus en plus crucial de régler en apprenant à les utiliser d’une manière sereine et efficace.

En effet, celles-ci se développent autour d’une notion que l’on appelle l’intelligence digitale : cette
« capacité d’acquérir, d’interpréter et d’appliquer des connaissances liées aux technologies digitales
pour les mobiliser de façon efficace, responsable et durable ». Elle permet de prospérer dans un
environnement technologique très évolutif mais aussi d’innover de façon responsable et durable. Elle
se construit et se cultive progressivement et conjugue des savoir-faire et des savoir-être.

Elle sert pour les individus à tirer profit du potentiel des technologies digitales afin de développer une
capacité d’interagir efficacement avec ces dernières en utilisant des outils comme Slack, Wikipedia,
LinkedIn, ou avec un chatbot comme [Link] ou des robots de compagnie tels que Pepper et NAO.

C’est aussi une compétence clé pour les organisations qui souhaitent se transformer. Recruter
des individus faisant preuve d’intelligence digitale est un gage de succès aujourd’hui pour les
organisations qui souhaitent se développer et réussir une transformation digitale responsable et
durable.

Elle permet à la société de tirer un avantage des technologies digitales émergentes comme
l’Intelligence artificielle ou encore la quantique. Développer l’intelligence digitale est un atout pour
la société – voire une condition – pour faire face aux changements sociétaux et aux innovations
disruptives.

Scannez et découvrez
L’ordinateur quantique, la pro-
chaine révolution informatique ?
par France 3
8
3. EXECUTIVE SUMMARY

Elle se manifeste selon plusieurs dimensions de


compétences à acquérir :

Digital Rights ou droits du digital

Capacité de comprendre et de faire respecter les droits personnels et légaux, y compris les droits
à la vie privée, à la propriété intellectuelle, à la liberté de parole et à la protection contre les discours
de haine.

Digital Literacy ou literatie digitale

Capacité de trouver, évaluer, utiliser, partager et créer du contenu ainsi que des compétences en
matière de pensée informatique.

Digital Communication ou communication digitale

Capacité de communiquer et de collaborer avec des tiers (humains et machines) à l’aide de


technologies et de médias numériques.

Digital Emotional Intelligence ou intelligence émotionnelle liée au digital

Capacité de faire preuve d’empathie et d’établir des relations de confiance avec les autres
(humains et machines).

Digital Security ou sûreté digitale

Capacité de détecter les cyber-menaces


(piratage, escroqueries, logiciels malveillants, ...), La sûreté vise à prévenir des actes
et d’utiliser des outils de sécurité adaptés à la volontaires (vols, agressions, actes
protection des données. d’incivilités) que l’on peut traduire en
anglais par security. À l’inverse la
sécurité vise à prévenir des actes
Digital Safety ou sécurité digitale involontaires (incendies, accidents,
catastrophes naturelles), que l’on peut
Capacité de gérer les risques en ligne traduire par safety en anglais.
(cyberbullying, grooming, radicalisation, ...), les
contenus problématiques (e.g. la violence et
l’obscénité), et de les éviter et les limiter.
9
3. EXECUTIVE SUMMARY

Digital Use ou usage digitale

Capacité d’utiliser des périphériques et des supports numériques et de les contrôler afin de
parvenir à un équilibre sain entre la vie en ligne et hors ligne.

Digital Identity ou identité digitale

Capacité de créer et de gérer son identité et sa réputation en ligne. Cela inclut une prise de
conscience de sa personnalité en ligne et la gestion de l’impact à court et à long terme de sa
présence en ligne.

Pour 3 objectifs :

1
Objectif « Digital Citizenship »
Il permet d’utiliser la technologie numérique et les médias de manière sûre, responsable et éthique.

2
Objectif « Digital Creativity »
Il permet de créer de nouvelles connaissances, technologies et contenus pour transformer les idées
en réalité.

3
Objectif « Digital Entrepreneurship »
Il permet de créer de nouvelles opportunités dans l’économie numérique en stimulant l’esprit d’entreprise,
l’emploi, la croissance et l’impact.

Elle se renforce dans le temps par l’exercice et par


l’expérience vu que les technologies n’arrêteront pas
d’évoluer et les générations de changer.

10
4
LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE
DU DIGITAL

11
4. LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE DU DIGITAL

Aujourd’hui, les technologies font partie intégrante de


notre vie.

Depuis plusieurs décennies, la technologie (au sens large) envahit notre quotidien. Avec le début
de la démocratisation de l’électricité dans les années 1920 (en France), la radio et l’électroménager
sont arrivés. Il faudra attendre l’après Seconde Guerre Mondiale pour leur généralisation au-delà
des foyers les plus aisés. C’est d’ailleurs après-guerre que de nouveaux domaines ont commencé à
émerger ou à se démocratiser notamment l’informatique, la robotique ou encore la nanotechnologie.

Créé par [Link] - [Link]

Plutôt lentes au début, ces technologies


se sont petit à petit introduites dans les
entreprises, puis dans les foyers. Il est toutefois Je crains le jour où la
surprenant de noter à quel point les produits technologie dépassera
high-tech ne sont plus de simples outils nos relations humaines.
occasionnels aujourd’hui. Au contraire, ils Le monde aura une
sont désormais utilisés tout le temps, même génération d’idiots.
durant notre sommeil, dans nos foyers, dehors,
dans nos véhicules, sur nos vêtements, et
même sur et sous notre peau. Pourtant, il est
intéressant de se demander si ces technologies
ne dépasseraient pas les hommes qui semblent
finalement ne plus les maîtriser.

Le jour qu’Albert Einstein craignait est arrivé !


12
4. LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE DU DIGITAL

Aujourd’hui, on parle du « contre effet de


EFFET FLYNN
Flynn » de Richard Lynn et Edward Dutton,
par opposition à « l’Effet Flynn ». Ce contre effet L’effet Flynn désigne l’accroissement des
désigne une régression du score moyen au scores aux tests calculant un quotient
test de QI depuis les années 1990. Plusieurs intellectuel observé en comparant
causes sont relevées par les chercheurs mais il une population donnée sur plusieurs
est impossible d’affirmer que l’une d’elles est plus générations, observé jusqu’au début des
probable que les autres. années 1990. Mais une nouvelle étude,
réalisée en 2016 par Richard Lynn et
Il n’est donc pas incorrect de prétendre que Edward Dutton, est venue montrer que
les technologies digitales ont un impact, dans les pays occidentaux, le QI avait
plus ou moins important sur le QI et qu’il est tendance à régresser (e.g. en France le
donc indispensable d’apprendre à les utiliser QI moyen a diminué de 4 points entre
correctement 1999 et 2009).
Il existerait plusieurs causes à cet effet
: les conditions de vie, l’éducation,
la sélection génétique, l’immigration,
les modifications environnementales,
l’utilisation massive d’outils
électroniques, l’environnement familial,
etc.

Il y a encore une vingtaine d’années, avoir deux écrans de télévision était presque un luxe.
Aujourd’hui, non seulement cela n’a rien d’extraordinaire (à moins de vouloir deux écrans 4K), mais
avec l’essor des PC portables, des tablettes, des smartphones et des consoles, il n’est pas rare
qu’un foyer compte près d’une dizaine d’écrans. Et cela sans être forcément des « geeks ». Cette
multiplication des écrans est symptomatique de la généralisation de la haute technologie tout
autour de nous.

Créé par vectorpocket - [Link]


13
4. LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE DU DIGITAL

Aujourd’hui les technologies digitales se


démocratisent et pourtant une question de taille se
pose : est-ce que l’homme est prêt à accueillir et à
travailler avec ces nouvelles technologies ?

Analysons cette question sous l’angle de l’effet EFFET DUNNING-KRUGER


Dunning-Kruger , aussi appelé « effet de sur- Pour démontrer ce phénomène,
confiance », selon lequel les moins qualifiés dans les psychologues américains David
un domaine vont surestimer leurs compétences. Dunning et Justin Kruger ont réalisé
une série d’expériences dont les
On peut justement se demander si l’excès de résultats ont été publiés en 1999 :
confiance des personnes, qui ne savent pas utiliser
les technologies digitales, ne les entraineraient pas « Au travers de quatre études,
à faire des erreurs et à prendre plus de risques les auteurs ont découvert que les
avec elles. Ces dernières peuvent avoir un impact participants situés dans le quartile
important sur la vie de la personne comme le inférieur pour les tests d’humour, de
vol d’informations personnelles (e.g.: accepter grammaire et de logique ont largement
les cookies qui enregistrent nos préférences, surestimé leurs performances. Alors
communiquer des informations personnelles qu’ils obtiennent les notes les plus
comme un numéro de carte bancaire qui pourra basses, dans le 12e centile, ils ont
être réutilisé sur un site frauduleux ou encore rentrer estimé faire partie du 62e. En parallèle,
en contact avec une personne douteuse sans le les sujets bénéficiant de véritables
savoir). compétences ont eu tendance à sous-
estimer celles-ci. »

14
4. LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE DU DIGITAL

On parle souvent des technologies digitales sans pour autant les distinguer réellement de toutes les
technologies qui sont à la disposition des individus et des organisations.

Les technologies digitales sont en effet des technologies qui sont à la portée de chacun d’entre nous
(obéissent au doigt et à l’œil), qui rendent l’information accessible à tous et qui génèrent, collectent
et traitent de nouvelles données (géolocalisations, émotions, relations, états physiologiques,
recommandations…). On peut les regrouper selon deux types :

SMAC DARQ
Le premier s’appelle SMAC Le second s’appelle DARQ, un terme qui tient aussi en 4 lettres
(Social, Mobile, Analytics et et qui permet de définir l’ère « post-numérique » :
Cloud), terme né au début des
années 2010 pour englober les • Distributed Ledger : un registre distribué (aussi appelé
technologies qui ont permis la registre partagé) est un registre simultanément enregistré
consumérisation de l’IT : et synchronisé sur un réseau d’ordinateurs, qui évolue par
l’addition de nouvelles informations préalablement validées
• Social : réseaux sociaux, par l’entièreté du réseau et destinées à ne jamais être
Community management, modifiées ou supprimées. Ces technologies fonctionnent
Crowdsourcing, Rétroaction comme des pairs à pairs distribués et partageant une base
sociale et recommandations, de données non centralisée à travers des mécanismes de
Chats… réplication comme dans la BlockChain par exemple.

• Mobile / Mobilité : BYOD • Artificial intelligence : elle représente l’ensemble des


(Bring your own device), technologies qui assistent l’être humain dans des tâches
ubiquité (n’importe qui, accomplies au mieux par lui-même. Celles-ci tentent de
n’importe où, n’importe reproduire son raisonnement. Ce sont des simulations des
quand, n’importe quoi, processus d’intelligence humaine par des machines, en
n’importe quel appareil, particulier des systèmes informatiques.
paiement sans contact…).
• Extended Reality : la réalité étendue comprend la réalité
• Analytics : données virtuelle et la réalité augmentée entre autres. L’une désigne
collectées en temps réel, la superposition de la réalité et objets virtuels (sons,
création de la valeur à partir images 2D, 3D, vidéos, etc.) par différentes méthodes et
des données... l’autre renvoie typiquement à une technologie informatique
qui simule la présence physique d’un utilisateur dans un
• Cloud : mutualisation des environnement artificiellement généré par des logiciels.
capacités de traitement et
de stockage, Modèle Pay as • Quantum Computing : l’informatique quantique est
You Go. l’ensemble des technologies basées sur les principes de
la théorie quantique. Cette théorie explique la nature et
le comportement de l’énergie et de la matière au niveau
quantique (atomique et subatomique).

Scannez et découvrez
Demo: The magic of AI neural TTS and
holograms at Microsoft Inspire 2019
15
4. LA SOCIÉTÉ À L’ÈRE DU DIGITAL

Pour tirer profit de ces technologies, l’organisation


et plus largement la société doivent opérer plusieurs
transitions en parallèle :
Une transition numérique :

Évolution/progrès technologique, démocratisation de l’adoption du numérique, télécom,


informatique…

Une transition écologique :

Réchauffement climatique, énergie renouvelable, minerais et métaux rares…


Une transition sociétale :

Une transition de fond de la société qui implique une révolution / bouleversement /métamorphose
de son organisation dans son ensemble, le rapport au savoir, le rapport au matériel, le rapport au
temps, les valeurs, les comportements…

Une transition sociale :

Démographique et culturelle, diversité culturelle et générationnelle…


On parle beaucoup de la transformation digitale que l’on peut définir comme étant un processus
de changement (radical ou incrémental) induit par l’utilisation intensive des technologies digitales
entrainant une revue holistique de la société dans toutes ses dimensions et d’une organisation
de manière implicite ou délibérée dans le but de créer de la valeur. il s’agit véritablement d’une
nouvelle culture, elle conduit à une transformation globale des organisations (propositions de valeur,
processus opérationnels, pratiques internes, espaces de travail, relations client, écosystème…).

Pourtant, d’après une étude de Forest Consulting en 2018, 60% des projets de
transformation digitale, dans le cadre d’une organisation, échouent. Cela peut être
dû à un manque de réflexion sur les usages, une mauvaise gestion des compétences, à
une résistance au changement ou encore à bien d’autres choses.

Par conséquent, pour pouvoir réussir sa transformation digitale, l’organisation et ses membres ont
besoin de développer une intelligence digitale (DI) des individus et des collectifs pour mener
à bien un projet de transformation digitale et tirer profit des technologies digitales. Pour cela il est
nécessaire de mesurer son quotient digital (QD ou DQ en anglais pour Digital Quotient) qui
permet d’identifier ses faiblesses et d’orienter ses efforts de développement.
16
5
L’INTELLIGENCE
DIGITALE,
UN CONCEPT
ÉMERGENT

17
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT

Pour pouvoir mesurer l’intelligence digitale, il est


indispensable dans un premier temps de comprendre
ce qu’est l’intelligence.
L’intelligence est « une capacité, ou un ensemble d’aptitudes, qui permet à une personne de
résoudre des problèmes, ou de concevoir des produits, qui sont importants dans un certain
contexte culturel » (Sternberg et Wagner (1986)). Cette dernière se mesure à travers un test de QI
qui va évaluer 4 compétences :

La Le
compréhension raisonnement La mémoire La vitesse de
verbale perceptif traitement

Pour pouvoir développer notre intelligence, que certains considèrent comme prédéterminée, il est
indispensable pour un individu d’être curieux. Ce quotient de curiosité [QC], qui est équivalent
à « la soif de connaissance d’un esprit » implique que les individus qui ont un gros QC sont
plus interrogateurs et plus ouverts à de nouvelles expériences. Cette intelligence « de la curiosité
», en plus d’être indispensable pour développer son QI, l’est aussi dans le développement de
l’intelligence digitale ou encore du quotient digital [QD].

Il existe donc plusieurs types d’intelligences, chacune spécifique à un contexte particulier, qui
se distingue par les connaissances qu’il mobilise et les formes de communication qu’il implique.
Or les technologies digitales altèrent également nos contextes culturels et socio-économiques
nécessitant ainsi une Intelligence Digitale !

18
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT

Si l’être humain n’est pas curieux de l’avancée des nouvelles technologies, il


ne peut pas se les approprier rapidement et convenablement et donc devenir
digitalement intelligent. Mais il ne suffit pas de pouvoir utiliser ces technologies,
il faut aussi être en capacité d’interagir avec elles dès lors qu’elles se
matérialiseront en androïdes (robots), bourrés d’intelligence artificielle et
de capteurs. Interagir avec ces dernières, que ce soit à travers des écrans
aujourd’hui, ou avec des cyborgs demain, nécessite de faire appel à notre
Scannez et intelligence émotionnelle et donc au quotient émotionnel [QE]. Le QE se
découvrez définit comme étant « l’habileté à percevoir et à exprimer les émotions,
à les intégrer pour faciliter la pensée, à comprendre et à raisonner
L’intelligence avec les émotions, ainsi qu’à réguler les émotions chez soi et chez les
culturelle autres » selon les psychologues Peter Salovey et John Mayer. Lorsqu’elle se
est une manifeste envers les humains de cultures différentes, on parle d’intelligence
compétence clé culturelle - IC (ce quotient culturel ne doit pas être confondu avec le quotient
sur de curiosité). Lorsqu’elle se manifeste envers les machines (robots), on parle
Xerfi Canal, alors d’intelligence émotionnelle digitale, une dimension parmi d’autres de
Youtube l’intelligence digitale.

Le QD se cultive de manière progressive et intentionnelle à travers des interactions


répétées avec les technologies digitales. D’abord au niveau individuel pour se développer
ensuite au niveau organisationnel. L’intelligence digitale collective s’ajoute à la somme de celles
des individus qui travaillent dans une organisation (1+1=3).

Comme évoqué par Bill Gates dans une interview , un QI élevé n’est pas nécessairement le
plus important dans la vie (en faisant référence à d’autres formes d’intelligences). Le quotient
digital, QD, est en revanche essentiel pour intégrer plus facilement l’IA, qui rentre aujourd’hui dans
nos vies d’une manière exponentielle, et pour intégrer demain une autre technologie plus avancée,
le quantique par exemple. L’intelligence digitale va permettre de tirer profit des technologies
digitales comme l’IA qui est la simulation des processus d’intelligence humaine par des machines,
en particulier des systèmes informatiques. Les applications spécifiques de l’IA comprennent les
systèmes experts, le traitement automatique du langage naturel (NLP), la reconnaissance vocale
etc. Un des rôles de cette intelligence artificielle se retrouve dans l’intelligence augmentée qui
permet d’améliorer l’intelligence humaine plutôt que la remplacer. Elle se concentre sur la façon
dont les machines qui possèdent certaines des qualités de l’esprit humain, telles que la capacité
de comprendre le langage et de reconnaître les images, peuvent aider les humains à résoudre des
problèmes, à traiter des informations, etc. L’intelligence augmentée, grâce à des équipements
ou à des capacités technologiques ajoutées, va donner lieu à beaucoup d’inégalités
sociales, liées à la possibilité de développer ou non son QD. Avoir un grand QI sans augmenter
son QD n’est pas ce qui est attendu par la société de demain.

Scannez et découvrez
Bill Gates: IQ isn’t everything - here’s
what you need to succed, [Link]

19
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT

Afin de créer une mesure de l’intelligence digitale,


différentes études ont été réalisées par des
professionnels :
McKinsey

McKinsey a défini l’intelligence digitale comme une aptitude de l’organisation qui favorise la
transformation digitale et augmente les chances de saisir les opportunités digitales pour rétablir une
croissance rentable.

ITPro, ieee

ITPro, ieee parle d’une capacité de l’organisation de synchroniser les stratégies commerciales
et digitales, de gouverner l’informatique et d’exécuter des projets informatiques et des systèmes
d’entreprise.

DQ Institute

DQ Institute définit l’intelligence digitale comme la somme de capacités sociales,


émotionnelles et cognitives permettant aux individus de faire face aux défis et de s’adapter aux
exigences de la vie numérique.

Des scientifiques ont aussi défini l’intelligence


digitale au niveau de l’individu :

Adams (2004)

Adams parle d’une capacité de l’individu de comprendre et d’interagir avec les informations
concernant les technologies digitales, de les organiser, de les manipuler et de les afficher en fonction
de ses perceptions.

Battro & Denham (2007)

Battro ety Denham définissent l’intelligence digitale comme étant la capacité de l’individu de
décider à utiliser une technologie (Option click) suivie des heuristiques digitales notamment
l’exploration et la navigation dans un espace virtuel.
20
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT

Au niveau de l’individu, il est possible de retenir deux


mesures principales. La première étant celle créée par
DQ Institute, qui se nomme DQ Framework, et qui a
pour objectif d’accomplir 3 objectifs :

1
Objectif « Digital
Citizenship »
Qui permet d’utiliser la
technologie numérique et
les médias de manière sûre,
responsable et éthique.

2
Objectif « Digital
Creativity »
Qui permet de créer de
nouvelles connaissances,
technologies et contenus pour
transformer les idées en réalité.

3
Objectif « Digital
Entrepreneurship »
Qui permet de créer de nouvelles
opportunités dans l’économie
numérique en stimulant l’esprit
d’entreprise, l’emploi, la croissance
et l’impact.

21
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT

Pour pouvoir accomplir ces 3 objectifs, 8 domaines de


compétences ont été relevés :

DIGITAL RIGHTS OU DIGITAL LLITERACY


DROITS DU DIGITAL OU LITERATIE DIGITAL
Capacité de Capacité de trouver,
comprendre et de évaluer, utiliser,
faire respecter les partager et créer du
droits personnels et contenu ainsi que
légaux, y compris des compétences
les droits à la vie en matière de
privée, à la propriété pensée informatique.
intellectuelle, à la
liberté de parole et à
la protection contre
les discours de
haine.

DIGITAL RIGHTS OU RIGHTS OU


DIGITAL EMOTIONAL
DROITS DU DIGITALOU
COMMUNICATION DROITS DU DIGITAL
INTELLIGENCE OU
COMMUNICATION INTELLIGENCE
DIGITALE ÉMOTIONNELLE LIÉE
Capacité de AU DIGITAL
communiquer et de
Capacité de faire
collaborer avec des
preuve d’empathie
tiers (humains et
et d’établir des
machines) à l’aide
relations de
de technologies
confiance avec les
et de médias
autres (humains et
numériques
machines).

22
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT

DIGITAL SECURITY OU DIGITAL SAFETY OU


SÛRETÉ DIGITALE SÉCURITÉ DIGITALE
Capacité de Capacité de gérer
détecter les cyber- les risques en ligne
menaces (piratage, (cyberbullying,
escroqueries, grooming,
logiciels malveillants, radicalisation,
...), et d’utiliser ...), les contenus
des outils de problématiques
sécurité adaptés à (e.g. la violence
la protection des et l’obscénité), et
données. de les éviter et les
limiter.

DIGITAL USE OU DIGITAL IDENTITY OU


USAGE DIGITALE IDENTITÉ DIGITALE
Capacité d’utiliser Capacité de créer et
des périphériques de gérer son identité
et des supports et sa réputation en
numériques et de ligne. Cela inclut une
les contrôler afin prise de conscience
de parvenir à un de sa personnalité
équilibre sain entre la en ligne et la gestion
vie en ligne et hors de l’impact à court
ligne. et à long terme de
sa présence en
ligne.

23
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT

L’autre mesure a été réalisée par The European


Digital Competence Framework for Citizens qui est
composée de 5 domaines de compétences :

[Link]

À l’inverse, il existe une seule mesure au niveau organisationnelle qui permet de mesurer le quotient
digital. Cette dernière a été réalisée par McKinsey et se nomme « Digital Quotient ». Elle est
composée de 4 composantes :

• Culture: Risk appetite, Test and Learn, Speed and Agility, Collaboration, External orientation.

• Capabilities: Connectivity, Automation, Content, Data/Analytics, Customer Experience,


Technology.

• Strategy: Linked to business strategy, Bold and long-term orientation, Centered around customer
needs.

• Organization and Talent: Structure, Processes, People

24
5. L’INTELLIGENCE DIGITALE UN CONCEPT
ÉMERGENT

À travers ces mesures, on remarque que toutes les études convergent vers une
vision similaire de l’intelligence digitale qui est : « la capacité d’acquérir,
d’interpréter et d’appliquer des connaissances liées aux technologies digitales
pour les utiliser de façon efficace, responsable et durable ». De plus il est possible
de retenir plusieurs caractéristiques de l’intelligence digitale issues des mesures
existantes. Tout d’abord l’intelligence digitale existe aux niveaux individuel et
organisationnel. Elle permet de prospérer dans un environnement technologique très
évolutif mais aussi d’innover de façon responsable et durable. Elle se construit et se
cultive progressivement et conjugue des savoir-faire et des savoir-être.

Pourtant, il ne faut pas oublier que ces mesures ne s’appuient pas sur une
démarche scientifique rigoureuse puisque que l’on peut se demander si elles
sont applicables à tous les contextes organisationnels et si elles couvrent tous les
domaines de compétences. De plus les mesures individuelles s’adressent au citoyen
et non à un membre pouvant apporter une valeur ajoutée dans une organisation.
La seule mesure organisationnelle existante n’appréhende pas en profondeur les
processus organisationnels et le lien avec les intelligences des individus. Pour
finir, ces mesures ne permettent pas de définir un plan d’action pour cultiver cette
intelligence digitale.

C’est pour cela qu’Institut Mines-Télécom Business School travaille sur une chaire permettant
d’aider les entreprises à utiliser les technologies digitales en leur donnant accès à :

• Un outil de maturité pour évaluer l’intelligence digitale.

• Un modèle de prévention des risques liés à la transformation digitale.

• Un référentiel de compétences en Intelligence Digitale.

Au final Institut mines-Télécom Business School est capable de mesurer le Quotient digital d’une
entreprise ou d’un individu.

Les outils apportés vont permettre à une personne de connaitre ses points forts et ses points
faibles par rapport aux technologies du digital pour pouvoir travailler dessus en connaissant les
risques qui existent. Ils vont aussi permettre à une entreprise de savoir quelles technologies
choisir et comment les utiliser. Elle saura ainsi embaucher des personnes qui savent utiliser ces
technologies du digital et réussira sa transformation digitale.

En résumé, ces outils vont permettre de faire face au devenir de l’IA qui se démocratise et de la
quantique s’approche.

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6
LE CIVISME
DIGITAL DANS
UN CONTEXTE
COVID-19, UNE
COMPÉTENCE
NÉCESSAIRE DE
L’INTELLIGENCE
DIGITALE
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6. LE CIVISME DIGITAL DANS UN CONTEXTE COVID-19, UNE
COMPÉTENCE NÉCESSAIRE DE L’INTELLIGENCE DIGITALE

Le civisme digital

Le civisme vient du mot latin « civis » qui désigne le « respect du citoyen pour la collectivité dans
laquelle il vit ». Dans le cas du civisme digital, il fait référence à « l’utilisation responsable des
technologies digitales par le citoyen » (i.e. traçage et protection des données privées, respect
de l’autre et de la collectivité, utilité de la tâche et rationalisation des usages, mobilisation des
applications et sollicitation des serveurs, amortissement de l’équipement matériel, sobriété
numérique…).

Une personne ne faisant pas preuve de civisme digital est donc une personne
ayant une utilisation non responsable de ces technologies d’une
manière consciente ou non, manquant de connaissance ou de formation. Par
exemple, une personne qui utilise les réseaux sociaux pour diffuser des Fake
news ou encore pour espionner ou intimider d’autres personnes.

A l’inverse, le fait de faire preuve de civisme digital englobe en grande partie la culture digitale
(Digital Literacy), la reconnaissance des données privées (versus publiques), l’étiquette digitale,
la conscience des problèmes liés à l’e-réputation, l’empreinte carbone des technologies,
l’obsolescence programmée, la neutralité d’internet, la cyber sécurité, la radicalisation des
personnes, etc. Ces éléments définissent le comportement d’un citoyen numérique dans les
démocraties.

Les individus qui se présentent comme des citoyens numériques utilisent


souvent les Technologies de l’Information et de la Communication
de manière intensive, créant des blogs pour communiquer largement et
parfois participer au journalisme en ligne, utilisant les réseaux sociaux (e.g.
Facebook, Instagram, Twitter…) pour partager du contenu, payant en ligne,
déclarant l’impôt en ligne, se divertissant en ligne en regardant des films (e.g.
Netflix).

Ces technologies font référence aux réseaux de télécoms, à l’équipement matériel


(ordinateurs, tablettes, smartphone, imprimantes…), aux logiciels (les applications utilisées à titre
privé ou professionnel), ainsi qu’aux systèmes d’entreposage et de gestion des données
(bases de données, serveurs d’applications, services Cloud…).

Les citoyens numériques utilisent aujourd’hui plus que jamais des technologies dites digitales (i.e.
la famille des SMAC enrichie par celle du DARQ) qui sont à la portée de chacun d’entre nous. Elles
rendent l’information accessible à tous et génèrent, collectent et traitent de nouvelles données
(géolocalisations, émotions, relations, états physiologiques, recommandations…). Par conséquent,
pour pourvoir utiliser ces technologies, le citoyen doit faire preuve d’une certaine intelligence digitale
et doit être sensible et sensibilisé à la sobriété numérique.

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6. LE CIVISME DIGITAL DANS UN CONTEXTE COVID-19, UNE
COMPÉTENCE NÉCESSAIRE DE L’INTELLIGENCE DIGITALE

En période de confidemment lié au COVID-19, et


surtout si cela dure, manquer de civisme digital
et donc plus largement d’intelligence digitale
pourrait aggraver la situation à la fois socialement,
économiquement ou encore écologiquement :

Socialement

Lorsque les uns et les autres diffusent des fausses informations pouvant provoquer la confusion ou
le stress et la peur chez la population, ou des faux conseils pouvant mettre en péril la vie d’autrui.

économiquement

Lorsqu’on utilise les technologies digitales d’une manière exagérée et non rationalisée. On
sollicite énormément les réseaux de télécoms et les satellites, on dépasse parfois la montée en
charge supposée des applications pour provoquer la dégradation ou l’indisponibilité des services
(e-conferencing, e-learning, e-payment, e-administration…), on génère aussi énormément de
données, qu’il faut stocker quelque part et traiter par une capacité de calcul. Ceci peut provoquer
l’augmentation des prix et la rareté du matériel informatique.

écologiquement et durablement

Lorsqu’on utilise les technologies à mauvais escient, c’est-à-dire, d’une manière inutile ou non
raisonnée (e.g. : utilisation exagérée pour tuer le temps). Cela pourrait surcharger et saturer les
réseaux, faisant exploser la facture et l’empreinte énergétiques (ce qui est réduit par le manque de
mobilité des citoyens avec les moyens de transport pourrait largement être compensé ou même
dépassé par l’utilisation inappropriée des technologies).

In fine, envoyer des mails à tous lorsqu’un


seul destinataire est concerné, utiliser la
visioconférence à tout va, alors qu’une simple
audio conférence pourrait suffire, regarder Netflix
à longueur de journée alors que la réussite des
élèves et des étudiants pour se former en ligne
et l’activité économique de certaines entreprises
en dépend, télécharger ou charger des données
sur le cloud… ce sont des exemples parmi
beaucoup d’autres contraires à la sobriété
numérique et donc au civisme digital.
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6. LE CIVISME DIGITAL DANS UN CONTEXTE COVID-19, UNE
COMPÉTENCE NÉCESSAIRE DE L’INTELLIGENCE DIGITALE

Pourquoi cela demande une certaine intelligence


digitale ?
L’intelligence digitale est la : « capacité d’acquérir, d’interpréter et d’appliquer
des connaissances liées aux technologies digitales pour les utiliser de façon
efficace, responsable et durable ». De plus, il est possible de retenir plusieurs
caractéristiques de l’intelligence digitale. Elle permet de prospérer dans un
environnement technologique très évolutif. Elle se construit et se cultive
progressivement et conjugue des savoir-faire et des savoir-être.

Cette intelligence peut donc se construire et être développée à travers une éducation des
populations. Cette éducation civique au numérique permet aussi de les sensibiliser à un
engagement civique plus important.

Comment développer cette intelligence digitale et


donc le civisme digital à travers l’éducation et la
formation ?
Afin de développer l’intelligence digitale et donc le civisme digital, il est important d’éduquer les
individus à travers 7 points clés développés par Applied Educational Systems :

• L’empathie (Digital empathy) : la communication digitale repose majoritairement sur des


échanges textuels. Il est donc plus facile de poser un jugement sur le message que la personne
a voulu transmettre que sur les intentions de la personne. Afin d’éviter de telles dérives, qui
peuvent mener jusqu’à la cyber intimidation, il est nécessaire d’éduquer les populations. Cette
éducation peut se faire à travers des modules de sensibilisation à l’intelligence émotionnelle
dans le digital.

• Le fonctionnement d’Internet globalement (Digital use) : renseigner les individus sur


tous les processus qui doivent se produire en arrière-plan lorsqu’on utilise internet (en termes
d’applications, d’infrastructures et de réseaux) : envoyer une photo de 4 Méga est équivalent à
laisser deux ampoules LED allumés pendant une heure.

• Les enjeux liés aux données personnelles (Digital rights) : il est important que chacun
comprenne que toutes les données partagées sur internet peuvent être enregistrées à son insu
par des programmes. Ceux-ci peuvent eux-mêmes être piratés et les données peuvent être
utilisées à des fins malveillantes.

• La « litératie » numérique (Digital literacy) : ce point consiste à mettre en évidence la


différence entre une information vérifiée et une « fake news ». Ces fausses nouvelles sont un
phénomène récent et sont majoritairement utilisées dans le but de faire cliquer l’utilisateur afin
de récolter des « vues » et donc de l’argent. Il est donc important d’apprendre aux populations à
chercher la bonne information et à faire la différence entre une vraie et une fausse information.
29
6. LE CIVISME DIGITAL DANS UN CONTEXTE COVID-19, UNE
COMPÉTENCE NÉCESSAIRE DE L’INTELLIGENCE DIGITALE

• La fracture numérique (Digital divide) : aujourd’hui, internet est encore un luxe que toutes
les populations ne peuvent pas se la payer. Il est donc important de prendre conscience du
fait que l’information ne peut pas être accessible par tous et donc des conséquences que cela
implique. Par exemple, le coût d’accès à internet en Afrique est plus cher qu’en Europe alors
que le niveau de vie en Europe est plus élevé.

• Le bien-être numérique (Digital well-being) : le numérique faisant partie intégrante de notre


vie et de notre quotidien, il est tout autant important d’apprendre à l’utiliser que d’apprendre à ne
pas l’utiliser. Cet accès permanent au numérique peut entrainer une dépendance et générer des
effets indésirables sur les personnes. Il est donc très important d’apprendre aux populations à se
déconnecter et à faire des pauses/ se désintoxiquer.

• La sécurisation des appareils numériques : pour finir, les populations doivent apprendre
à sécuriser leurs outils numériques (tablette, ordinateur, smartphone) afin de se protéger et de
protéger leurs données.

Pour développer le civisme digital des individus, il est donc important d’enseigner comment
utiliser toutes ces technologies. Cet apprentissage permettra de développer l’intelligence
digitale des citoyens et donc de leur donner des clés pour pouvoir réagir face aux technologies
dans n’importe quelles circonstances. C’est le rôle des écoles et des universités partout dans
le monde.

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30
7
CHAIRE
INTELLIGENCE
DIGITALE
D’INSTITUT MINES-
TÉLÉCOM BUSINESS
SCHOOL

31
7. CHAIRE INTELLIGENCE DIGITALE D’INSTITUT
MINES-TÉLÉCOM BUSINESS SCHOOL

L’objectif de la chaire de recherche et d’enseignement est d’adresser


scientifiquement et pédagogiquement le concept d’Intelligence Digitale
et mesurer le quotient digital afin d’accompagner les organisations dans
la réussite de leurs projets de transformation :

Conception et mise en œuvre d’un outil de maturité

Conception et mise en œuvre d’un outil de maturité pour Imed Boughzala


évaluer l’intelligence digitale au sein des organisations, en Titulaire de la chaire Intelligence
impliquant des chercheurs de terrain, des praticiens, des experts Digitale d’Institut Mines-
et les partenaires de la chaire. Télécom Business School

Création d’un modèle de prévention des risques

Création d’un modèle de prévention des risques liés à la transformation digitale en appliquant des
méthodes prédictives pour analyser des données relevées du terrain.

Construction d’un référentiel de compétences en Intelligence

Construction d’un référentiel de compétences en Intelligence Digitale suivant une approche terrain
(Focus groups, Enquêtes, Cas d’usage…) pour mieux guider la formation des collaborateurs.

Réalisation de projets pédagogiques

Réalisation de projets pédagogiques impliquant les étudiants de l’école et les partenaires


(challenges, business cases…) pour tester les nouvelles idées et diffuser les meilleures pratiques
dans les enseignements de l’école.

Activités de rayonnement

Activités de rayonnement via des publications scientifiques, des workshops et des conférences
pour partager les avancées et les connaissances produites avec les entreprises partenaires de la
chaire et leurs différents publics.

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7. CHAIRE INTELLIGENCE DIGITALE D’INSTITUT
MINES-TÉLÉCOM BUSINESS SCHOOL

Les apports de la chaire seront au niveau :

• Individuel : l’individu pourra connaitre ses forces et faiblesses au regard des technologies
digitales pour capitaliser dessus. Il sera sensibilisé à l’usage créatif et responsable de ces
technologies et comprendra leurs risques inhérents pour mieux les prévenir (Technostress,
Infobésité, Confidentialité…).

• Organisationnel : l’organisation saura quelles technologies choisir et comment les mobiliser


à bon escient. Elle pourra mieux sélectionner les nouvelles recrues possédant une intelligence
digitale adéquate. Enfin, elle saura comment aligner ses stratégies business et digitale pour
réussir un projet de transformation digitale en évitant ses risques (éthique, vulnérabilité du SI, …).

L’écosystème de la chaire sera composé :

• 15 enseignants-chercheurs évoluant dans plusieurs domaines de spécialités : informatique,


adoption et usages des technologies, conduite du changement, gestion de projet et agilité,
stratégie de plateformes et business models, data management, IA, machine learning, techno-
stress, serious games.

• 150 étudiants managers et ingénieurs spécialisés dans le data management, le


management de l’innovation, la gestion de projet IT, l’audit et l’analyse de risques IT.

• Un réseau de coachs et d’intervenants professionnels experts du digital.

L’Ecole réunit cet écosystème fécond composé d’étudiants, de chercheurs et de startups sur
un même espace physique nommé IS Lab - Innovation Support Lab - qui permet le partage,
l’innovation et l’expérimentation avec les acteurs de la chaire.

Pourquoi soutenir la chaire de recherche ?

Votre soutien nous permettra de créer et partager de nouvelles connaissances au sein de votre
entreprise et de vos écosystèmes sur la notion stratégique et innovante d’Intelligence Digitale.
Il vous sera également possible de tester de nouveaux concepts et développer votre marque
employeur en interagissant avec nos étudiants managers et ingénieurs à haut potentiel. Enfin, votre
visibilité et votre image seront renforcées grâce aux activités de rayonnement de la chaire.

Votre don nous servira à recruter de jeunes chercheurs, des chargés d’études, des coachs et
des intervenants professionnels ; et à accueillir des « visiting professors » internationaux de
haut niveau pour l’animation et la collaboration scientifique. Il permettra aussi d’investir dans les
moyens techniques (fournitures, achat de données et de logiciels) et de soutenir les activités de
rayonnement et les frais logistiques.

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Icônes du Livre Blanc prises sur [Link] et réalisées par : pixel-perfect ; monkik ; turkkub ; wanicon ; smashicons ; srip ; icongeek26 ; eucalyp ; freepik ; linector
Auteurs : Imed Boughzala & Valentine Lopez
Relectrice : Lamiae Benhayoun

Institut Mines-Télécom Business School


9 rue Charles Fourrier 91011 Évry Cedex
Tél : 01 60 76 40 40
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