Les Sujet GRH
Les Sujet GRH
La fonction Ressources Humaines a considérablement évolué depuis son émergence à la fin des
années 60. La fonction personnel s’appuyant sur les préceptes du fordisme et du taylorisme
possédait un mode de fonctionnement dirigiste et autoritaire dans les années 50 et 60. Par la suite
les entreprises ont commencé à réaliser l’importance de la motivation du salarié et de la
reconnaissance de sa performance.
Aujourd’hui, les fonctions Ressources Humaines des grands groupes s’ingénient à développer de
nouveaux outils objectifs et prospectifs permettant de conserver la motivation des salariés et de les
fidéliser.
Alors, notre sujet s’efforce de répondre aux questions suivantes : comment on peut définir la
fonction ressources humaines ?et quel est son cadre d’action ?
Pour mesurer bien notre sujet, nous allons le décomposer en deux grandes parties, la première
traitera la définition de la fonction ressources humaines et la deuxième présentera le cadre d’action
de cette dernière.
1. Définition de la fonction ressources humaines
Selon Antoine Pennaforte « S’il existait un oscar de la fonction la plus difficilement comprise au
premier abord au sein des organisations, la gestion des ressources humaines monterait trop souvent
sur la plus haute marche du podium, tant son cœur de métier (les femmes et les hommes) demeure
complexe à appréhender »
C’est la Fonction qui s’intéresse à la gestion des femmes et des hommes en proposant des
organisations de travails spécifiques. On créant les conditions d’un environnement de travail
favorable aux bien être en adéquation avec les autres fonctions de l’organisation afin
d’accompagner la stratégie suivie, et de réaliser la performance des organisations et c’est la raison
pour laquelle nous allons commencer par la définition du cadre d’action de la fonction RH.
Après avoir définir la FRH maintenant on va passer à la deuxième partie qui sera consacrée au
cadre d’action de la fonction ressources humaines.
2. La fonction ressources humaines : cadre d’action
La fonction RH doit être bien structurée pour créer les conditions de la performance des
collaborateurs et accompagner l’autonomisation progressive des individus et des équipes, en appui
au management. À ces fins, la GRH, les acteurs qui la composent, les catégories qu’elle pilote et
son organisation doivent être définis. La fonction RH doit également déterminer ce que recouvrent
l’administration du personnel et la paie, en quoi elle demeure contingente et garante de la culture
organisationnelle. Elle doit piloter ses propres stratégies RH en lien avec le business, sur la base
d’une posture spécifique, tout en veillant à un juste partage des tâches avec le management.
a) La Gestion de Ressources humaines
La gestion des ressources humaines est la fonction qui a pour but de mettre en œuvre l’adéquation
entre les attentes et les caractéristiques, forcément différentes, des individus et de l’organisation,
dans un objectif de performance.
La GRH organise le travail, définit des processus de gestion individuels et collectifs, élabore des
stratégies, soutient le développement des individus et du management, veille à un reporting
quotidien de la performance, en prenant en compte de multiples contraintes temporelles (temps de
la personne, de l’organisation, de l’économie…). Ces missions doivent contribuer au
développement de conditions de travail favorables au bien-être des individus au sein des
organisations.
Pour réaliser ces différentes objectifs, tout d’abord il faut se positionner comme acteur stratégique
du développement des équipes pour accroître leur performance, Asseoir sa crédibilité par une
gestion optimale des fondamentaux de la GRH, développer le capital humain dans un cadre
facilitant le bien-être au travail, préserver l’image de marque de l’entreprise en interne et en externe
et en fin soutenir et accompagner les managers et motiver les collaborateurs.
b) Les acteurs RH
Les acteurs RH représentent toutes les personnes qui travaillent au sein de la fonction RH. Sont
considérées également comme acteurs RH toutes les personnes réalisant ou participant à des tâches
et des missions RH (recrutement, évaluation…). Ainsi que toutes les personnes prenant une
décision RH (formation, mobilité, rémunération…), c’est-à-dire les collaborateurs, les managers
et les membres attachés à la fonction RH.
À l’extérieur d’une organisation, les acteurs RH sont les experts, consultants, financeurs, branches,
institutions ou encore accréditeurs.
Donc l’organisation de la fonction ressources humaines se fait comme suit :
- Définir clairement les rôles de chacun des acteurs et leurs périmètres d’actions afin d’éviter les
conflits de pouvoir,
- Prendre en compte les répartitions différenciées des pouvoirs et leurs contradictions dans les
prises de décision,
- Mobiliser tel ou tel acteur interne ou externe en adéquation avec la culture de l’organisation,
- Accompagner le management dans ses missions RH (formation, recrutement, évaluation…).
- et Informer, guider, soutenir les individus dans leurs choix RH (mobilité,
c) Les catégories RH
Les catégories RH désignent le regroupement de personnes ou de types de personnes de même
nature, en fonction d’un étalon de mesure (potentiel, performance, espoirs…), pour gérer les
ressources humaines de l’organisation. Catégoriser les individus permet d’organiser et de gérer de
manière dynamique les ressources humaines à l’aide de bases de données renseignées par des
systèmes d’information RH. Cela permet d’anticiper les besoins individuels et organisationnels
flexibles, et de donner de la perspective aux individus de façon équitable. La catégorisation des
RH nécessite une mise à jour permanente sur la base d’indicateurs, de critères, de mesure, évaluant
notamment la performance et les compétences des individus.
d) Mode d’organisations RH
La GRH est une fonction contingente qui s’exerce différemment en fonction du secteur, de la taille,
de l’histoire, de la structure de gouvernance ou encore des lieux d’implantation de l’organisation.
Parmi les différents modes d’organisation, elle peut être internalisée, en processus « business
partner », décentralisée en processus réseau, « start-up» ou encore en processus agile.
e) Administration du personnel et paie
L’administration du personnel et la paie constituent, à côté du bloc développement RH
(recrutement, compétences, évaluation…), le bloc administratif associé à la GRH. Cette entité gère
les questions administratives (embauches, départs, conditions de travail, hygiène, santé, sécurité,
dialogue social…), organise et pilote le processus de paie (contrôle, validation, veille,
conformité…). Internalisées ou externalisées, la gestion administrative du personnel et la gestion
de la paie constituent les bases rendant possibles une gestion dynamique des individus et un suivi
des effectifs par la DRH.
f) Contingences
La notion de contingences, dans le domaine des ressources humaines, correspond à la prise en
compte, dans toutes les situations, des variables contextuelles soumises aux aléas du hasard. Ces
variables sont soit des acteurs internes (stratégie business, structure de l’organisation, identité et
culture, structure de qualification et de classification), soit des acteurs externes (économie,
technologie, social, démographie, législation, digitalisation, management, compétences, risques
extrêmes), soit des acteurs associés à la fonction RH elle-même (stratégie, système de gestion,
outils, système d’évaluation).
g) Culture organisationnelle
La culture organisationnelle repose sur le partage de valeurs communes, sur un ensemble de
décisions contingentes qui font référence dans l’histoire et dans le quotidien de l’organisation, qui
est en perpétuelle construction. Les organisations définissent généralement leur culture en
s’appuyant sur des valeurs affirmées et véhiculées à travers des rituels, des traditions, des
symboles, des processus et des organisations métiers. Connaître sa culture organisationnelle,
affichée à travers la marque employeur, permet d’ancrer les décisions et processus RH dans les
collectifs d’une organisation et de les faire vivre et évoluer.
h) Stratégie RH
Une stratégie RH répond et accompagne la stratégie « business » d’une organisation afin d’assurer
une correspondance étroite entre les enjeux de performance et leur mise en œuvre par le
management et les individus. La stratégie RH doit être communiquée clairement et explicitement
au management, être portée par des processus permettant de l’appliquer.
Cependant, toute stratégie RH est soumise aux facteurs de contingence. Elle doit être en adéquation
avec la culture organisationnelle et être régulièrement évaluée. Et donc de la stratégie de GRH
découlent les axes d’orientation RH hiérarchisés par champs d’activité (formation, compétence,
carrière…).
i) Posture RH
La posture RH renvoie aux rôles multiples que le manager RH doit tenir face aux différentes parties
prenantes organisationnelles, internes comme externes. Cette posture implique d’agir avec équité
et justice tout en garantissant les règles fixées par l’organisation. Tout acteur de la fonction RH
agit en prenant en compte la culture organisationnelle, les facteurs de contingence, la stratégie
business, le management et les individus. Sa posture doit être éthique, juste, équitable, garante de
la règle, à l’écoute, proche du terrain, bienveillante, soucieuse de garantir l’autonomie et le
développement du capital humain, sans mettre en danger les enjeux business de l’organisation.
Conclusion
En guise de conclusion, il convient de rappeler que La fonction ressources humaine s’attache à
définir la meilleure adéquation possible entre les emplois (de l’entreprise) et les ressources (des
hommes) et à une meilleure convergence entre le social et l’économique et ce, à travers un
ensemble de structures, de programmes et d’actions.
Par conséquent, il semble que la fonction RH va devoir passer d’une vision administrative à une
vision plus opérationnelle de sa mission. Pour cela, les DRH devront développer les responsabilités
et l’autonomie de l’encadrement en matière de management des ressources humaines, une telle
démarche implique que le collaborateur ne soit plus considéré uniquement par rapport à sa fonction
mais comme un individu. Riche d’un ensemble de compétences. Par rapport à une organisation et
moteur de performance de l’entreprise.
Sujet 1 : La fonction ressources humaines dans les organisations : histoire
La fonction ressources humaines a évolué de façon importante dans l’entreprise et a pris une place
croissante depuis nombreuses années.
C’est une fonction de l’entreprise qui vise à obtenir une adéquation efficace et maintenue dans le
temps entre ses salariés et ses emplois, en termes d’effectif, de qualifications et de motivation. Elle a
pour objet l’optimisation continue des compétences au service de la stratégie de l’entreprise.
Alors, notre sujet s’efforce de répondre aux questions suivantes : comment on peut définir la fonction
ressources humaines ? La fonction RH est-elle une fonction en perpétuelle évolution ?
Pour mesurer bien notre sujet, nous allons le décomposer en deux grandes parties, la première traitera
la définition de La fonction ressources humaines et la deuxième présentera l’historique de la fonction
ressources humaines.
1. Définition
Selon Antoine Pennaforte « S’il existait un oscar de la fonction la plus difficilement comprise au
premier abord au sein des organisations, la gestion des ressources humaines monterait trop souvent
sur la plus haute marche du podium, tant son cœur de métier (les femmes et les hommes) demeure
complexe à appréhender »
C’est la Fonction qui s’intéresse à la gestion des femmes et des hommes en proposant des
organisations de travails spécifiques. On créant les conditions d’un environnement de travail
favorable aux bien être en adéquation avec les autres fonctions de l’organisation afin d’accompagner
la stratégie suivie, et de réaliser la performance des organisations et c’est la raison pour laquelle nous
allons commencer par la définition du cadre d’action de la fonction RH.
Après avoir définir la FRH, maintenant on va passer à la deuxième partie qui sera consacrée à la
l’historique de la FRH.
2. La fonction RH: une histoire
Avant la Révolution Industrielle, la fonction " personnel " n'existe pas. C'est le superviseur qui se
charge lui-même de recruter les employés dont il a besoin. La paie et la comptabilité sont gérées par
la direction de l'entreprise.
A l'issue de la Révolution Industrielle, les entreprises sont confrontées à de nombreux problèmes
sociaux et humains. C'est à ce moment qu'apparaît la fonction " personnel " dans l'entreprise.
Dans un premier temps, son rôle était d'adapter les salariés aux emplois et à leur évolution. Cette
fonction gère donc la main d'œuvre comme une variable d'adaptation. Le coût de cette variable doit
être minimum. On est encore très loin de la notion de Ressources Humaines.
a. L’école classique
Conséquence de la révolution industrielle amorcée au 19ème siècle et de la concentration des moyens
de production, une nouvelle forme de production émerge au début du 20 ème siècle. Le secteur
industriel attire une nombreuse main d’œuvre agricole peu adaptée à la production technique et qu’il
va falloir intégrer.
C’est dans ce contexte que l’école classique se développe. Cette école regroupe : L’organisation
scientifique du travail avec l’américain Frederick TAYLOR qui s’intéresse à la production dans les
ateliers, le travail à la chaine avec Herny FORD, l’organisation administrative du travail avec le
français Henri FAYOL. Et l’allemand Max WEBER avec ses théories sur la bureaucratie.
Cette école repose sur quatres principes à savoir : la division de travail, la spécialisation des tâches,
l’unité de commandement, et la hiérarchisation des fonctions, qu’on a déjà étudiées dans le cours du
management.
Alors, Nous allons présenter la pensée des principaux auteurs de ce courant qui sont TAYLOR et
FORD.
a) Taylor et l’organisation scientifique de travail
Partant d’une situation critique de la situation des hommes au travail, TAYLOR ingénieur américain
constate que : Le travail est pénible, Le travail ne peut permettre aux hommes de s’accomplir, Le
travailleur ne met donc pas en œuvre tous les moyens à sa disposition pour réaliser sa tâche.
Donc il faut rechercher des moyens pour rendre l’homme efficace dans la réalisation des tâches,
Pour cela l’OST est basée sur 4 principes :
- The one best way : c’est-à-dire la recherche de la meilleure méthode pour réaliser une tâche à
partir de la détermination scientifique de temps et des modes opératoire, (l’analyse des postes, les
suppressions des gestes inutiles dans le mouvement humaines, spécialisation des tâches).
- La division verticale du travail c’est-à-dire mettre la bonne personne à la bonne place.
- La division horizontale du travail (spécialisation des tâches).
- Le salaire au rendement : selon TAYLOR seul l’argent peut motiver les ouvriers.
Pour conclure, le taylorisme et la mise en œuvre des principes de l’OST ont conduit au travail à la
chaîne et à des tâches de plus simplifiées, répétitives et monotones. On ne constate que ce type
d’organisation du travail qui ne motive pas les salariés conduit à un absentéisme important, une
mauvaise qualité des produits, conflits avec l’encadrement…
L’ensemble de ces réactions (absentéisme, conflits…) de la part des salariés ne permet pas aux
organisations d’être performantes.
b) Le Fordisme
Le deuxième auteur de l’école classique c’est Henry FORD c’est un disciple de Taylor et c’est le
continuateur de son œuvre. Il développe l’organisation scientifique du travail dans ses usines, alors
c’est un modèle industriel qui repose sur les principes suivants :
Travail à la chaîne continu (répétition des mêmes gestes au travail).
Mécanisation et standardisation (Ford noir)
Salaire au temps (five dollard a day ; rémunération journalière), pour fidéliser les ouvriers.
b. L’école des relations humaines
Ce mouvement va se développer principalement à la fin des années 30 par Elton MAYO. Partant
d'une critique radicale du système Taylorien qui réduit l'homme au niveau de la machine, l'idée
émerge que, bien au contraire, c'est en privilégiant l'homme que la productivité du travail sera
augmentée.
Les principes de cette école reposent sur la responsabilisation de l’individu, l’intérêt donné au travail
et la reconnaissance sociale des individus.
L’école des relations humaines est représenté par plusieurs théoriciens, nous allons présenter deux
auteurs : Elton MAYO à travers l’expérience de hawthorne, et Abraham MASLOW à travers la
pyramide des besoins.
a) Elton MAYO
L’initiateur de l’école des relations humaines Elton MAYO (1880-1949) a travaillé essentiellement
sur des thèmes tels que les relations entre la productivité et le moral des employés, les rapports
humains à l'intérieur de groupes, et entre les groupes eux-mêmes.
Au cours de ces expériences, MAYO changea plusieurs fois les conditions de travail de 5 ouvrières
dans un atelier (Éclairage, temps de repos, rémunération, horaires ....) et ceci, chaque fois en
expliquant les raisons du changement proposé et avec l'accord unanime des 5 ouvrières. A chaque
changement la productivité du travail augmenta, y compris quand l'on revint à l'organisation initiale.
Elton Mayo a conclu que les ouvriers sont motivés par leur appartenance, et par la suite les facteurs
de nature psychosociale conditionnent le rendement et non pas seulement le facteur matériel.
b) Abraham Maslow
A la fin des années cinquante, de nouveaux auteur vont assister sur l’importance de conditions de
travail au sein de l’entreprise, de l’autonomie, du travail en groupe…
C’est le cas, par exemple de Maslow, pour qui la productivité des salaries, dépend avant de la
satisfaction de l’ensemble de leurs besoins au travail. Ces besoins, qu’il a hiérarchisés, sont aux
nombres de cinq : besoins psychologiques, besoins de sécurité, besoin d’appartenance, besoins
d’estime et besoins d’accomplissement.
Alors pour Maslow un individu cherche d’abord à satisfaire le besoin qui lui semble le plus vital,
dès que ce besoin est satisfait, l’individu cherche à satisfaire le second besoin le plus important.
c. Les courants modernes
Nous allons traiter à ce niveau trois courants modernes, le courant quantitativiste, Le courant néo-
classique, le Toyotisme, Le 21ème siècle: polyvalence et digitalisation.
a) Le courant quantitativiste
Le courant quantitativiste est née aux états unis pendant la seconde guerre mondiale, c’est un
mouvement fondé sur les mathématiques et se situe dans le prolongement de l’école classique
rationaliste de TAYLOR,
Les principes de ce courant sont : La formalisation mathématique des problèmes de gestion, le
traitement de l’information, le développement d’outils d’aide à la prise de décision, le développement
des méthodes de gestion de projet, et l’utilisation des moyens informatiques.
b) Le courant néo-classique
C’est un courant inspiré par l’école classique en utilisant les acquis de courant psychosociologique et
en présente les outils développé par le courant mathématique.
Parmi les grands principes de ce courant : La maximisation du profit qui est un indicateur de
performance, l’entreprise est créatrice de richesse dans l’entreprise et les individus sont en situation
de concurrence.
c) le Toyotisme
Le toyotisme est une forme d’organisation du travail qui consiste à réduire les coûts de production,
éviter la surproduction, diminuer les délais (0 délais), et produire de la meilleure qualité possible.
Pour mesurer bien notre sujet, nous allons le décomposer en deux grandes parties, la première traitera
les objectifs de la fonction RH et la deuxième présentera les défis de la gestion des ressources
humaines.
1. Principaux objectifs de la fonction RH
La fonction RH a pour objectif de satisfaire les besoins de l’entreprise en termes d’effectifs au niveau
quantitatif (il s’intéresse à un ajustement en effectif) et qualitatif (il s’intéresse à un ajustement en
compétence).
La fonction RH s’intéresse également à la réduction des coûts des RH engendré par l’activité RH
dans l’organisation (externaliser une fonction).
Et aussi, créer et mettre en place une bonne ambiance au travail et bon climat social pour une
meilleure productivité et à long terme une meilleure attractivité de l’organisation.
Pyramide classique : Ce type de pratique se caractérise par la présente de nombreux jeune (des
salariés débutants), et ne coute pas très cher, Et aussi par un taux de rotation de personnel très élevé
(turn over).
Pyramide en forme de ballon de rugby : L'équilibre des générations est assuré et les classes d'âge
extrêmes sont peu fournies. Pour maintenir cet équilibre, il est indispensable de ménager
systématiquement une marge de recrutement.
Pyramide en forme de champignon : Peu de jeunes, une majorité de salariés âgés. Avec
l'abaissement de l'âge de la retraite, la hauteur des champignons a tendance à diminuer. Les dangers
de cette pyramide : la relève des partants, en retraite notamment, n'est pas assurée. Les charges
salariales sont importantes, les possibilités d'innovation de la collectivité risquent d’être limitées.
Pyramide en forme de pelote de laine : Peu de générations intermédiaires. C'est une pyramide que
l'on retrouve fréquemment aujourd'hui, du fait des contrats emplois-solidarités.
Ses dangers : un risque permanent de conflits entre les extrêmes. Une difficulté de remplacer des
anciens par réaffectation interne. Un problème d'encadrement à court terme.
Gérer et piloter la masse salariale, c’est savoir anticiper les dépenses à venir et ainsi prioriser les
actions adaptées à la politique RH. Cependant, le DRH à la capacité de fixer des objectifs cohérents
et équilibrés en terme de rémunération, prévoir les éventuelles augmentations de salaires, organiser
le temps de travail, planifier les embauches à venir ou les promotions à attribuer.
Il s’agit finalement d’un outil prévisionnel clé de la stratégie d’entreprise. Par conséquence, Il y a
deux effets qui affectent la Masse salariale à savoir :
1ère étape : La période d’exploration, Cette première période est une phase d’apprentissage dans
laquelle l’identité de l’individu se construit, où la personne a besoin de se faire une place dans la
société en obtenant un statut.
2ème étape : La période de consolidation, Cette étape se décompose en deux périodes :
3ème étape : La période de détachement graduel (ou de retrait) : cette étape Correspond à un
investissement de plus en plus faible dans le travail pour se consacrer à d’autres activités, un retrait
progressif avec une prise de recul sur les étapes passées et une sorte de sérénité, mais aussi une
recherche de sécurité.
ETAPE1 : la préparation au marché du travail. Cette première étape s’étend de la naissance à l’âge
d’environ 25ans. C’est au cours de cette période qu’une personne fait son premier choix professionnel
et poursuit des études qui lui permettront de s’y consacrer.
ETAPE2 : cette 2éme étape se situe entre 18-25 ans se caractérise par l’entrée sur le marché du
travail. Le choix d’un emploi et d’une organisation forme l’essentiel de cette deuxième étape.
ETAPE3 : pour la 3éme étape entre 25-40 ans la carrière à ses débuts, qui se divise en deux périodes
: le passage au monde adulte, puis la recherche du succès dans le secteur d’activité.
ETAPE4 : cette étape se situe généralement entre l’âge de 40-55 ans, elle marque la transition entre
le début de l’âge adulte et l’âge mur.
ETAPE5 : la fin de carrière, Cette dernière étape est marquée par la poursuite de l’activité
professionnelle et la préparation à un retrait de la vie active.
Généralement, il existe plusieurs problèmes posés par les carrières, notamment : le problème du
plafonnement de carrière, le problème du sentiment de fin de vie professionnelle, et le problème des
« doubles carrières ».
2.4.Parer au dysfonctionnement
Un dysfonctionnement social est une perturbation affectant le fonctionnement d’une organisation,
perturbation expliquée en partie par une modification du comportement des salariés, L’absentéisme,
du turnover, les accidents du travail et bien sûr les conflits sociaux traduisent indéniablement la
présence de dysfonctionnements au sein d’une organisation :
L’absentéisme
Pour diagnostiquer l’absentéisme, il faut se baser non pas sur l’ensemble des absences, mais sur celles
relevant du fonctionnement inhabituel de l’organisation (ignorer les absences normales ne générant
pas de dysfonctionnement, et considérer les absences anormales perturbatrices).
Le turnover
Le turnover est la rotation du personnel d’une entreprise, c'est-à-dire le nombre de départs vers
l’extérieur (+ rotation interne pour les grandes entreprises). Dans le cadre de sa GRH, l’entreprise
doit définir ses choix en termes de turnover : un taux de turnover élevé ne constitue pas forcément un
dysfonctionnement coûteux et peut présenter des avantages :
- ne pas remplacer
- de remplacer (sans ou avec modification de contenu de poste)
Le remplacement d’un salarié entraîne une cascade de coûts : Coût de recrutement + coût de formation
+ coût de mouvements entraînés par le remplacement + coût de la courbe d’apprentissage + coût de
trésorerie du départ + gain ou perte en salaire.
2.5.Les nouveaux enjeux de la GRH
Les enjeux actuels sont communs à de nombreux secteurs d’activité (à titre d’exemples)
-Une individualisation croissante du management des RH
Conclusion
Pour conclure, aujourd’hui la GRH ne se contentent plus de gérer les ressources humaines, mais
contribue au développement de capital humaines de l’entreprise, par la gestion des six activistes qui
interpellent ce dernier : gestion de recrutement, formation continue, rémunération, carrière, sanctions
et communication interne. En vue d’obtenir une adéquation efficace et durable entre les salaries de
l’entreprise et les emplois, en termes d’effectif, de qualification et de motivation.
Ainsi, les défis de GRH aujourd’hui résident dans la prise en compte d’intérêts parfois contradictoire :
- A court terme, la recherche de flexibilité et de maitrise des coûts salariaux
- A long terme, l’adéquation réussie entre les besoins et les ressources constitue un avantage
concurrentiel.
Sujet 4 : La dotation en RH
La dotation en ressources humaines c’est un ensemble d’actes administratifs qui sont posés pour
combler un besoin en ressources humaines dans une organisation. Cette dotation en ressources
humaines se fait en processus de 3 phases : le recrutement puis la sélection et enfin l’accueil et la
socialisation.
Alors, notre sujet s’efforce de répondre aux questions suivantes : comment on peut définir le
recrutement ? Quel est le lien entre le recrutement et les autres activités de la GRH ? Comment on
peut sélectionner les candidats ? Et on quoi consiste la socialisation ?
Pour mesurer bien notre sujet, nous allons le décomposer en trois grandes parties, la première traitera
le recrutement comme étant la première activité en GRH, la deuxième partie sera consacrée à la
sélection et la troisième présentera la dernière activité dans le processus de dotation en RH,
notamment l’accueil et la socialisation.
1. Recrutement
Le recrutement est une activité essentielle à la fois pour la personne concernée et pour l’organisation.
Il représente l’ensemble des activités visant à fournir à l’organisation un nombre suffisant de
candidats qualifiés, de telle sorte que celle-ci puisse choisir les individus les plus aptes à occuper les
postes disponibles.
Alors c’est un processus qui permet de mettre en adéquation les composantes d’un poste:
Ce type de recrutement à des avantages tels que : Les candidats connaissent déjà l’entreprise et
son fonctionnement, formation et évaluation simplifiée, source nouvelle de motivation et un coût
de recrutement réduit.
Et il présente aussi des inconvénients à savoir : le choix de candidatures est limité, un risque de
conflit d’intérêt, et il n’y a pas de nouveaux apports pour l’entreprise.
Ce type de recrutement à des avantages tels que : Nouveau sang dans l’entreprise, Possibilités
de trouver des candidats plus expérimentés ou plus qualifiés, Risque moindre de conflits d’intérêt.
Et il présente aussi des inconvénients à savoir : coût plus important, sélection plus risquée
démotivation et frustration des salariés et formation et évaluation plus complexe.
2. La sélection
Le recrutement est une démarche d'évaluation des hommes qui permet au recruteur de statuer lors
d’une sélection. Cette démarche s’appuie sur des outils et des mécanismes scientifiques, à même
de réduire la subjectivité et de limiter les risques d'erreurs liés parfois au jugement humain.
L'évaluation des hommes obéît à un processus qu’on peut définir comme suit:
- Sur curriculum vitae (CV) : Evaluer le profil du candidat/profil recherché (l’âge du candidat,
ses diplômes, ses connaissances et son expérience.)
-Les tests d’aptitudes : Ils cherchent à évaluer les capacités d’organisation, l’attention, la précision..
- Les tests de connaissance et de culture générale : Ils peuvent porter sur les langues, les maths,
culture générale …
- Les tests de personnalité : Ils sont un outil de connaissances de soi, notamment dans le cadre d’un
bilan de compétences.
-Les tests de mise en situation : ces tests servent à évaluer les compétences et les réactions du
candidat dans une situation professionnelle à laquelle il va pouvoir être confronté.
2.4. Entretien
L’entretien a pour objectifs d’informer le candidat sur l’entreprise, le poste et ses caractéristiques, et
permettre au candidat de s’exprimer.
3. La socialisation
On peut définir la socialisation comme le processus de transmission et d’acquisition de valeurs et de
savoir-faire…
3.1. La dimension de la socialisation
Il y a trois dimensions de la socialisation : Procédures et méthodes de travail (Il faut se familiariser
avec les procédures, avec le règlement intérieur, avec les méthodes de travails), Intégration de son
rôle (se familiariser avec son rôle dans son poste) et Identité professionnelle.
3.2. Les phases de la socialisation
- La socialisation anticipée : Lors du processus d’embauche, le nouveau acquiert des informations
et élabore des attentes concernant sa future organisation et sur son futur emploi.
Soit attentes satisfaites : employés plus engagés envers l’entreprise, plus performant en travail, plus
motivés. Soit des attentes non satisfaites : absentéisme, turnover.
- L’adaptation : L’individu saisit la réalité organisationnelle et tente de devenir un membre qui y
participe. Afin de s’intégrer, les nouveaux doivent apprendre afin de comprendre et de donner un sens
à ce qui se passe autour d’eux.
- Le management de son rôle : L’individu a commencé à résoudre un certain nombre de problèmes
à l’intérieur de son groupe de travail, et résout les conflits qui naissent entre son groupe et d’autres
groupes d’organisation et les conflits entre sa vie professionnelle et sa vie privé.
Conclusion
On guise de conclusion il convient de rappeler que l’activité de recrutement, sélection et socialisation
a pour fonction d’assurer l’acquisition de ressources humaines compétentes et motivées, possédant le
potentiel nécessaire pour contribuer efficacement à la réalisation de la mission de l’organisation.
L’identification des besoins réels, la détermination des objectifs et l’analyse des postes à combler
composent les éléments propres du recrutement. Quant à elle, la sélection consiste à choisir, parmi
un bassin de candidats potentiels, celui que l’on juge le plus apte à prendre charge efficacement du
poste à combler. Il s’agit essentiellement d’un processus de prédiction. Cela revient à dire que l’on
doit accepter de composer avec une certaine marge d’erreur, qu’il faut cependant essayer de réduire
au minimum.
Sujet 5 : RH et comportement organisationnel
Actuellement, les entreprises redécouvrent que le potentiel humain est un atout : elles ont en effet
compris que les structures et les hommes peuvent donner un avantage compétitif à leurs organisations.
Ce phénomène s’est traduit par un développement considérable de l’intérêt porté aux ressources
internes, qu’il faut désormais mobiliser, impliquer, motiver et fidéliser. Dans ce cadre la recherche
de satisfaction au travail se révèle primordiale.
Alors, notre sujet s’efforce de répondre aux questions suivantes : comment on peut définir la
motivation ? Quelles sont ses caractéristiques et ses leviers? Quelles sont ses différentes approches ?
C’est quoi la satisfaction, l’implication, et la fidélisation ?
Pour mesurer bien notre sujet, nous allons le décomposer en deux grandes parties, la première traitera
la motivation, la deuxième partie sera consacrée à la satisfaction, l’implication et la fidélisation.
1. La Motivation
- Les personnes qui sont motivées sont très en mouvement, sont des personnes qui s’implique,
qui ont des projets, qui se développent leurs compétences, et S’améliorent sur tous les plans
(personnel, affectif, professionnel)
- Elles sont des personnes positives c’est à dire sont très optimistes par rapport à l’évolution de
leurs organisations, qui s’identifient à ce qu’ils peuvent changer et qui Cherchent à voir le bon
côté des choses et cherche à évoluer
- Elles ont du plaisir de faire ce qu’elles font, et qui font Bonne preuve humeur dans
l’accomplissement de leur travail.
Les personnes démotivés sont souvent remarquées par: une inattention prometteuse d’accidents et
d’actes manqués, absentéismes, baisse de la productivité, insatisfaction des salariés, Détérioration
des relations professionnelles, Climat de travail tendu.
4-Donner : L’individu impliqué aime donner des conseils, faire partager son expérience, développer
celles des autres, L’individu aime donner et se donner (cercle de qualité)
-Les besoins physiologiques : le premier niveau, le plus basique. Ces besoins peuvent être satisfaits
par l’intermédiaire de la rémunération.
-Les besoins de sécurité : (économique, psychologique, physique) qui peuvent être satisfaits
notamment en développant l’employabilité des individus.
-Les besoins de sociabilité : (appartenance, communication). Ils peuvent être satisfaits par un
développement du sentiment d’appartenance, notamment par la culture d’entreprise, la
communication interne, les activités sociales…
-Les besoins de reconnaissance : (estime, considération). Ils peuvent être satisfaits à travers les
systèmes de rémunération, l’implication des individus, le management participatif…
-Les besoins d’accomplissement : Ils peuvent être satisfaits par le développement personnel
(formation, carrière…)
La théorie bi-factorielle d’Herzberg : Herzberg s’est aussi intéressé aux facteurs de motivation
; il en distingue 2 types :
Facteurs de motivation ou de satisfaction : Ce sont ceux qui déclenchent des actes moteurs qui
tendent à dépasser les objectifs fixés. (Exemple: le travail lui-même, la réussite, l’avancement, la
responsabilité…)
Les facteurs de maintenance : ces facteurs sont situés sur l’axe de l’insatisfaction. Herzberg les
appelle également facteurs d’hygiène ou d’ambiance. On recense la rémunération, les conditions de
travail, les relations dans l’entreprise (supérieur, collègues)…
- Rotation des emplois : déplacement des travailleurs d’un emploi spécialité a un autre.
- Élargissement du travail : Intégration horizontale de tâches apparentées.
- Enrichissement du travail : Intégration verticale de tâches apparentées pour élargir la marge
décisionnelle de postes.
1.2.Les objectifs de la motivation
Il existe plusieurs objectifs que l’on cherche à travers une politique de motivation. Des objectifs :
La motivation implique tous les acteurs de l’entreprise (le dirigeant, les cadres, les chefs de service,
tous les salariés).
Alors le comportement des managers est primordial car sont les plus impliqués par la motivation et
le bien-être de leurs équipes. (Savoir écouter, être, communiquer, guider…)
La motivation commence par la réussite de l’intégration de salarié, alors il faut réussir le recrutement,
Alors parmi les outils de la motivation on trouve : L’autonomie, la responsabilité, le pouvoir, la
reconnaissance, la communication, la rétribution…
Il existe d’autres outils tel que : la formation, l’évolution de carrière, élaboration des objectifs…
La satisfaction est un état psychologique de courte durée, associée généralement à l’atteinte d’un
objectif et à la reconnaissance conjointe de l’organisation et du management.
Elle présente un atout majeur pour l’organisation focalisant sur: Le besoin de reconnaissance des
salariés, l’importance de donner de l’importance à leur participation dans l’effort collectif et sur la
nécessité pour le salarié de s’épanouir au travail.
2.2. L’implication
Implication est définit comme étant l’attachement psychologique d’un individu envers son
organisation se traduisant par : une forte croyance dans les buts et les valeurs de l’organisation, une
volonté d’exercer des efforts significatifs au profit de l’organisation, et un fort désir de rester.
L’implication caractérise la relation entre un individu et une organisation et/ou une ou plusieurs cibles
organisationnelles orientées vers la performance
Généralement il existe trois conditions qui permettre de favoriser l’implication qui sont : la
cohérence entre politique et projet organisationnels, la réciprocité et l’appropriation.
Leviers à actionner
- Mettre en synergie les déterminants de l’implication : (Culturels, Individuels, Organisationnels)
- Mesurer les effets de la non-implication.
- Développer des relations de soutien et de confiance managériale.
- S’assurer de la cohérence entre les valeurs de l’organisation, les critères d’évaluation de la
performance, et les attentes des individus.
2.3 La fidélisation
La fidélisation est une démarche volontaire et délibérée d’une organisation de mettre en place un
environnement et des pratiques culturelles qui favorisent et maintiennent de façon durable et
constante l’attachement de ses salariés à l’organisation.
La fidélisation commence dès l’embauche, elle a pour intérêt de Préserver son savoir-faire et les
compétences développées, Développer l’engagement des salariés et Attirer les jeunes talents.
Leviers à actionner
- Mettre en place une politique de fidélisation pour attirer, retenir les compétences et les talents.
- Créer les conditions de fidélisation des collaborateurs : motivation, satisfaction et implication.
- Privilégier une ambiance bienveillante
- La reconnaissance au travail, focus sur certains aspects des salariés
Conclusion
En conclusion, nous pouvons considérer que ces quatres concepts ne sont pas indépendants, mais
s’inscrivent dans une relation de causalité circulaire. La satisfaction est le sentiment éprouvé par un
individu suite à la réussite d’une action laquelle dépend directement de sa propre motivation. Mais si
la satisfaction ne détermine pas directement la motivation, l’insatisfaction en revanche démotive. De
même, une forte implication crée un climat favorable à la motivation. Et la satisfaction, si elle est
pérenne consolide l’implication et la fidélisation.
Il est à noter que ces trois concepts (motivation, satisfaction, implication et fidélisation) sont les
déterminants psychologiques de la performance dans l’entreprise.
Sujet 6 : Mobilité et gestion des carrières
Pour qu’elle puisse se développer, une organisation doit s’intéresser à ses ressources humaines, car
ces dernières représentent le pilier sur lequel s’effectuent toutes les pratiques de développement
économique et social.
Les pratiques de la gestion des ressources humaines sont devenues des facteurs de compétitivité des
entreprises et des organisations. C’est dans ce cadre que s’inscrit la gestion des carrières à côté des
autres pratiques telles que le recrutement, la formation, la GPEC, la rémunération…etc.
La gestion des carrières est parmi les leviers les plus importants de la GRH, elle s’inscrit dans une
démarche globale de la gestion des ressources humaines. Aujourd’hui, elle est fortement mobilisée
pour accompagner les salariés dans leur aventure professionnelle.
Alors, notre sujet s’efforce de répondre aux questions suivantes : quelles sont les fondements de la
gestion de carrières, quels sont les facteurs qui la influence et quelles sont les pratiques employées
pour gérer les carrières?
Pour mesurer bien notre sujet, nous allons le décomposer en trois grandes parties, la première traitera
la définition de la gestion des carrières; ses composantes et enjeux, la deuxième partie sera consacrée
aux facteurs influençant la carrière et la troisième présentera les pratiques employés pour gérer les
carrières.
1. Fondement de la gestion des carrières
Avant de définir la gestion des carrières, il est primordial de mettre le point sur quelque concepts telle
que : Potentiel, mobilité, employabilité.
- Potentiel : « un cadre à haut potentiel est un cadre ayant une capacité à manager et dont
l’entreprise pressent qu’il va évoluer plus vite que les autres et pour lequel elle fait le pari qu’il
deviendra dirigeant »
La détection des profils à hauts potentiels est aujourd’hui un vrai objectif stratégique pour les sociétés.
Effectivement, ces personnes seront amenées dans le futur à succéder aux dirigeants actuellement en
place. Ils représentent 10% de la population cadre. On peut citer quelques critères de détection :
Performance, ambition, Leadership et travail en équipe, Résistance au stress…
- La Mobilité : renvoie à la capacité d’un individu à accepter un changement dans le contenu ou
la forme de son emploi, Il s’agit d’un levier de développement et de fidélisation des compétences.
Généralement on distingue 3 types de mobilité: mobilité verticale ou promotionnelle (mobilité
hiérarchique), Mobilité horizontale (même niveau hiérarchique), Mobilité d’environnement
ou géographique (changement de ville, région ou pays).
- L’employabilité : «c’est l’ensemble des compétences et des conditions de GRH nécessaires et
suffisantes pour permettre au salarié de retrouver à tout moment un emploi, à l’intérieur ou à
l’extérieur de l’entreprise, des délais et des conditions raisonnables ».
Définition de la gestion des carrières
Une carrière dans une entreprise est une succession d’emplois, d’affectations,… elle est définie, de
même, comme la carrière représente la suite des postes, des emplois ou des professions dans
lesquelles une personne s’engage au cours de sa vie professionnels. Cependant on peut distinguer
entre la Carrière objective qui permet d’analyser le cheminement des individus sur la base des
différentes promotions indépendamment des expériences propres à l’individu. Et la Carrière
subjective qui se traduit par la perception que donne le salarié à sa carrière et au rôle qu’il veut jouer.
La gestion des carrières consiste à « prendre en compte à la fois, pour le présent et le futur, les
besoins de l’entreprise, les attentes exprimées par chaque salarié et les potentiels individuels».
Parmi Les principaux enjeux de la gestion de carrière c’est que cette dernière doit savoir
concilier entre les besoins organisationnels et individuels de manière à atteindre les objectifs
stratégiques;
elle doit tenir compte de plusieurs considérations et ne pas perdre de vue que les individus ont des
aspirations qui diffèrent en fonction de caractéristiques individuelles comme la personnalité, la
scolarité, l’âge et le sexe, et n’abordent pas tous nécessairement leur carrière de la même façon.
Les organisations, de leur côté, vivent des périodes d’instabilité et de turbulence qui réduisent
quelque peu leur capacité à offrir des cheminements de carrière stables et prévisibles.
2. Modèles de carrières et difficultés de gérer les carrières
Divers auteurs se sont penchés sur l’analyse des types de carrière. L’une des typologies les plus
connues est celle de Holland, et celle de Schein.