Correction de l’exercice 1. Corrigé sur Youtube : https://youtu.
be/aOVugX07Gpk
Correction de l’exercice 2. 1. La famille pu, vq est libre (deux vecteurs non colinéaires). Cette famille a
deux vecteurs et R est de dimension 2, donc pu, vq est une base de R2 .
2
2. Comme une application linéaire est entièrement caractérisée par l’image des vecteurs d’une base, on sait
qu’il existe une unique application linéaire f : R2 Ñ R2 tel que f puq “ p2, 1q, f pvq “ p1, ´1q. S’il existe
une application qui correspond aux exigences de la question forcément c’est ce f -là. Donc tout ce qui nous
reste à faire, c’est savoir si f convient. Remarquons que w “ 3u ´ v, donc
f pwq “ 3f puq ´ f pvq “ 3p2, 1q ´ p1, ´1q “ p5, 4q
Ainsi, si a “ 4, il existe bien une application f , sinon il n’en existe pas.
Correction de l’exercice 3. 1. Soient px, yq P R2 et px1 , y 1 q P R2 , λ P R :
` ˘ ` ˘
f λpx, yq ` px1 , y 1 q “ f pλx ` x1 , λy ` y 1 q
` ˘
“ λx ` x1 ` 2pλy ` y 1 q, λx ` x1 ´ pλy ` y 1 q
` ˘
“ λx ` x1 ` 2λy ` 2y 1 , λx ` x1 ´ λy ´ y 1
“ λpx ` 2y, x ´ yq ` px1 ` 2y 1 , x1 ´ y 1 q
“ λf px, yq ` f px1 , y 1 q
Donc f est un endomorphsime de R2 .
2. e1 “ p1, 0q et e2 “ p0, 1q, ainsi f pe1 q “ p1, 1q et f pe2 q “ p2, ´1q. Soit pa, bq P R2 , supposons ap1, 1q `
bp2, ´1q “ p0, 0q, alors pa ` 2b, a ´ bq “ p0, 0q, donc a ` 2b “ 0 et a ´ b “ 0, par différence 3b “ 0. Donc
b “ 0, puis a “ b “ 0, ainsi pf pe1 q, f pe2 qq est libre.
3. On a vectpf pe1 q, f pe2 qq Ă Impf q (car Impf q est un sous-espace vectoriel de R2 ). De plus, Impf q Ă R2 ,
donc
vectpf pe1 q, f pe2 qq Ă Impf q Ă R2
Comme la famille pf pe1 q, f pe2 qq est libre, dimpvectpf pe1 q, f pe2 qqq “ 2 “ dimpR2 q, ainsi vectpf pe1 q, f pe2 qq “
R2 , ainsi
vectpf pe1 q, f pe2 qq Ă Impf q Ă vectpf pe1 q, f pe2 qq
Dès lors Impf q “ vectpf pe1 q, f pe2 qq. Comme pf pe1 q, f pe2 qq est libre, on en déduit que pf pe1 q, f pe2 qq est
une base de Impf q.
Correction de l’exercice 4. 1. Soit pM, M 1 q P M2 pRq2 et λ P R, alors, par distributivité,
fd pM ` λM 1 q “ ApM ` λM 1 q “ AM ` λAM 1 “ fd pM q ` λfd pM 1 q
De même
fg pM ` λM 1 q “ pM ` λM 1 qA “ M A ` λM 1 A “ fg pM q ` λfg pM 1 q
Donc fg et fd sont bien des endomorphismes de M2 pRq.
ˆ ˙
a b
2. Soit M “ , alors :
c d
M P Kerpfd q ðñ fd pM q “ 0 ðñ AM “ 0
ˆ ˙ ˆ ˙
a`c b`d 0 0
ðñ “
a`c b`d 0 0
ðñ a ` c “ b ` d “ 0 ðñ c “ ´a et d “ ´b
ˆ ˙ ˆ ˙ ˆ ˙
a b 1 0 0 1
ðñ M “ ðñ M “ a `b
´a ´b ´1 0 0 ´1
ˆˆ ˙ ˆ ˙˙
1 0 0 1
ðñ M P vect ,
´1 0 0 ´1
[email protected] PCSI du Lycée Lavoisier, 24-25, TD15 1
ˆˆ ˙ ˆ ˙˙
1 0 0 1
On a donc prouvé que Kerpfd q “ vect , . De la même façon, on peut prouver que
´1 0 0 ´1
ˆˆ ˙ ˆ ˙˙
1 ´1 0 0
Kerpfg q “ vect ,
0 0 1 ´1
3. Calculons Impfg q, d’après le cours, on sait que Impfg q “ vectpfg pE1,1 q, fg pE1,2 q, fg pE2,1 q, fg pE2,2 qq. En
effet, on sait, d’après le cours, que pEi,j q 1ďiď2 est la base canonique de M2 pRq. Donc :
1ďjď2
ˆˆ ˙ ˆ ˙ ˆ ˙ ˆ ˙˙ ˆˆ ˙ ˆ ˙˙
1 1 1 1 0 0 0 0 1 1 0 0
Impfg q “ vect , , , “ vect ,
0 0 0 0 1 1 1 1 0 0 1 1
De même, on trouve que ˆˆ ˙ ˆ ˙˙
1 0 0 1
Impfd q “ vect ,
1 0 0 1
Correction de l’exercice 5. 1. Soit f P C 8 pR, Rq, alors par somme de fonctions de classe C 8 , f 2 ´2f `f P
C pR, Rq. Soit pf, gq P C pR, Rq et λ P R
8 8
Φpλf ` gq “ pλf ` gq2 ´ 2pλf ` gq1 ` λf ` g
“ λf 2 ` g 2 ´ 2λf 1 ´ 2g ` λf ` g
“ λpf 2 ´ 2f 1 ` f q ` pg 2 ´ 2g 1 ` gq
“ λΦpf q ` Φpgq
Ainsi, Φ est linéaire, Φ P L pC 8 pR, Rqq.
2. Soit f P C 8 pR, Rq
f P KerpΦq ðñ Φpf q “ 0 ðñ f 2 ´ 2f 1 ` f “ 0
On reconnaît une équation différentielle linéaire homogène d’ordre 2 à coefficients constant. Or son équa-
tion caractéristique est pr2 ´ 2r ` 1q “ pr ´ 1q2 “ 0. Ainsi, r “ 1. Donc
x x
f P KerpΦq ðñ DpC1 , C2 q P R2 @x P R f pxq “ C1 looemo on `C2 loxe
omoon “ C1 f1 pxq ` C2 f2 pxq
f1 pxq f2 pxq
Où on a posé f1 : x ÞÑ e x et f2 : x ÞÑ xe x . Ainsi,
f P kerpΦq ðñ DpC1 , C2 q P R2 f “ C1 f1 ` C2 f2 ðñ f P vectpf1 , f2 q
On a ainsi montré que KerpΦq “ vectpf1 , f2 q Donc pf1 , f2 q est une famille génératrice du noyau, on peut
aussi montrer qu’elle est libre : soit pa, bq P R2 , supposons af1 ` bf2 “ 0 (fonction nulle), alors en évaluant
en 0, il vient af1 p0q ` bf2 p0q “ 0, donc a ` b0 “ 0, donc a “ 0. Ainsi bf2 “ 0, comme f2 n’est pas le
vecteur nul, b “ 0. Ainsi, pf1 , f2 q est libre, c’est une base de KerpΦq. D’où KerpΦq est un espace vectoriel
de dimension finie de dimension 2.
Correction de l’exercice 6. Corrigé sur Youtube : https://youtu.be/vkcqEUoG3Bw
Correction de l’exercice 7. 1. Remarquons que si P P Rn rXs, alors P pX`1q P Rn rXs, donc par différence
∆pP q P Rn rXq. Soit pP, Qq P Rn rXs et λ P R, on a
∆pλP ` Qq “ pλP ` QqpX ` 1q ´ pλP ` Qq
“ λP pX ` 1q ` QpX ` 1q ´ λP ´ Q
“ λpP pX ` 1q ´ P q ` pQpX ` 1q ´ Q
“ λ∆pP q ` ∆pQq
Ainsi, ∆ est un endomorphisme.
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2. Soit P P Kerp∆q, alors P pX ` 1q “ P pXq, ainsi P est 1-périodique, donc chaque valeur est atteinte une
infinité de fois, par exemple P p0q est atteint en 0 en 1, en 2 etc. Posons donc QpXq “ P pXq ´ P p0q, alors
comme pour tout n P N, P pnq “ P p0q, on a Qpnq “ 0. Donc Q a une infinité de racines, donc Q est le
polynôme nul (seul polynôme à avoir strictement plus de racines que son degré). Ainsi, P pXq “ P p0q.
Ainsi, P “ c où c P R, donc P P vectp1q (ici 1 est le polynôme constant égale à 1). Donc Kerp∆q Ă vectp1q.
Réciproquement soit P P vectp1q, alors P “ c où c P R, ainsi ∆pP q “ c ´ c “ 0, donc P P Kerp∆q. D’où
Kerp∆q “ vectp1q.
3. Appliquons le théorème du rang à ∆ linéaire avec Rn rXs de dimension finie, on a
dimpRn rXsq “ dimpKerp∆qq ` rgp∆q
Comme p1q est une base de Kerp∆q, on a dimpKerp∆qq “ 1. Ainsi, rgp∆q “ dimpRn rXsq´1 “ n+1´1 “ n.
De plus, on sait, d’après le cours que comme p1, X, . . . , X n q est une famille génératrice de Rn rXs (c’est
la base canonique on a) Imp∆q “ vectp∆p1q, ∆pXq, . . . , ∆pX n qq. De plus, ∆p1q “ 0. D’où Imp∆q “
vectp∆pXq, . . . , ∆pX n qq. Remarquons que
∆pXq “ pX`1q´X “ 1 ∆pX 2 q “ pX`1q2 ´X 2 “ 2X`1 et ∆pX 3 q “ pX`1q3 ´X 3 “ 3X 3 `3X`1
en généralisant, par la formule du binôme de Newton
k ˆ ˙ k´1
ÿ ˆk ˙
k
ÿ
k k k
i k
@k P rr 1 ; n ss ∆pX q “ pX ` 1q ´ X “ X ´X “ Xi
i“0
i i“0
i
Ainsi, d˝ ∆pX k q “ k ´ 1. Donc d˝ ∆pXq ă d˝ ∆pX 2 q ă . . . ă ∆pX n q “ n ´ 1. Ainsi, p∆pXq, . . . , ∆pX n qq
est une famille de Rn´1 rXs Dès lors, comme Rn´1 rXs est un espace vectoriel, on a Imp∆q Ă Rn´1 rXs,
par égalité des dimension, Imp∆q “ Rn´1 rXs.
4. 1 P Kerp∆q et ∆pXq “ 1, ainsi 1 P Imp∆q X Kerp∆q et 1 ‰ 0, donc Imp∆q et Kerp∆q ne sont pas en somme
directe et donc ne sont pas supplémentaires.
Correction de l’exercice 8.
Correction de l’exercice 9. 1. Soient px, y, zq P R3 , px1 , y 1 , z 1 q P R3 et λ P R. Alors :
pppx, y, zq ` λpx1 , y 1 , z 1 qq “ pppx ` λx1 , y ` λy 1 ` z ` λz 1 qq
“ p2px ` λx1 q ` py ` λy 1 q ` 2pz ` λz 1 q, y ` λy 1 , ´px ´ λx1 q ´ py ´ λy 1 q ´ pz ´ λz 1 qq
“ p2x ` y ` 2z, y, ´x ´ y ´ zq ` λp2x1 ` y 1 ` 2z 1 , y 1 , ´x1 ´ y 1 ´ z 1 q
“ ppx, y, zq ` λppx1 , y 1 , z 1 q
2. ppe1 q “ pp1, 0, 0q “ p2, 0, ´1q, ppe2 q “ pp0, 1, 0q “ p1, 1, ´1q et ppe3 q “ pp0, 0, 1q “ p2, 0, ´1q
3. En composant par p les égalités précédentes, on obtient : p2 pe1 q “ pp2, 0, ´1q “ p2, 0, ´1q, p2 pe2 q “
pp1, 1, ´1q et p3 pe3 q “ p2, 0, ´1q. On remarque donc que p2 et p coïncident sur la base canonique. D’après
le cours, on peut en déduire que p2 “ p. Donc, comme p est linéaire, on en déduit que p est une projection.
4. D’après le cours Imppq “ vectpppe1 q, ppe2 q, ppe3 qq “ vectpppe1 q, ppe2 qq car ppe1 q “ ppe3 q. Or ppe1 q “
p2, 0, ´1q et ppe2 q “ p1, 1, ´1q forment une famille libre, donc rgppq “ dimpImppqq “ 2.
Correction de l’exercice 10.
Correction de l’exercice 11. Soit v P F X G, alors v P F et v P G, donc il existe pa, bq P R2 tel que
v “ ap1, 1, 2q ` bp1, 1, 3q “ pa ` b, a ` b, 2a ` 3bq et il existe c P R tel que v “ cp1, 0, 0q “ pc, 0, 0q, donc
pa ` b, a ` b, 2a ` 3bq “ pc, 0, 0q par identification, on obtient :
$ $
& a`b “ c & 0 “ c
a`b “ 0 ðñ a ` b “ 0 ðñ a “ b “ c “ 0
L ÐL ´L %
2a ` 3b “ 0 L31ÐL31´3L22 “ 0
%
´a
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Ainsi v “ 0p1, 0, 0q “ 0R3 . Ceci montre que F X G Ă t0R3 u. Comme l’inclusion est toujours vrai, F X G “ t0R3 u.
Donc F et G sont en bien en somme directe. De plus, dimpGq “ 1 (sous-espace vectoriel engendré par un
vecteur non nul), et dimpF q “ 2 (sous-espace vectoriel engendré par deux vecteurs indépendants). Ainsi
dimpR3 q “ 3 “ dimpF q ` dimpGq avec F et G en somme directe, cela suffit pour montrer que F et G sont
supplémentaires dans R3 .
Notons p la projection recherchée. Soit v “ px, y, zq P R3 , on va décomposer v dans F ‘ G, on sait qu’il
existe pf, gq P F ˆ G tel que v “ f ` g, comme f P F , il existe pa, bq P R2 , f “ ap1, 1, 2q ` bp1, 1, 3q. De même, il
existe c P R tel que g “ cp1, 0, 0q, donc v “ f ` g “ ap1, 1, 2q ` bp1, 1, 3q ` cp1, 0, 0q “ pa ` b ` c, a ` b, 2a ` 3bq.
On a donc :
$ $ $
& a`b`c “ x & c “ x´y & a “ 3y ´ z
a`b “ y ðñ a`b “ y ðñ b “ ´2y ` z
L ÐL ´L %
2a ` 3b “ z L31ÐL31´3L22 “ z ´ 3y c “ x´y
% %
´a
Ainsi, ppx, y, zq “ ppvq “ f “ ap1, 1, 2q ` bp1, 1, 3q “ p3y ´ zqp1, 1, 2q ` pz ´ 2yqp1, 1, 3q “ py, y, zq.
Notons s la symétrie associée, alors spx, y, zq “ 2ppx, y, zq ´ px, y, zq “ p2y ´ x, y, zq.
Correction de l’exercice 12. Corrigé sur Youtube : https://youtu.be/PnEVQ8ncSoI
Correction de l’exercice 13.
Correction de l’exercice 14. Corrigé sur Youtube : https://youtu.be/hf12P6T4eLQ
Correction de l’exercice 15.
Correction de l’exercice 16. Supposons g ˝ f “ 0, montrons Impf q Ă Kerpgq. Soit y P Impf q, alors il existe
x P E tel que y “ f pxq, donc gpyq “ gpf pxqq “ pg ˝ f qpxq “ 0pxq “ 0E . Dès lors y P Kerpgq et ce pour
tout y P Impf q. Donc Impf q Ă Kerpgq. Supposons Impf q Ă Kerpgq et montrons g ˝ f “ 0. Soit x P E, posons
y “ f pxq P Impf q, donc y P Kerpgq, donc gpyq “ 0E , ainsi gpf pxqq “ 0E . Par conséquent, pg ˝ f qpxq “ 0E et ce
pour tout x P E, donc g ˝ f “ 0 (application nulle).
Correction de l’exercice 17. Soit x P Kerpf q X Kerpf ´ IdE q, alors f pxq “ 0E et pf ´ IdE qpxq “ 0E , soit
f pxq “ x, donc x “ 0E , ainsi Kerpf q X Kerpf ´ IdE q Ă t0E u. Comme l’inclusion réciproque est toujours vérifiée,
on peut dire que Kerpf q et Kerpf ´ IdE q sont en somme directe.
Correction de l’exercice 18. 1. Soit x P E non nul, par hypothèse, la famille px, f pxqq est liée. Donc il
existe pa, bq P K2 tel que ax ` bf pxq “ 0E avec pa, bq ‰ p0, 0q. Supposons par l’absurde que b “ 0, alors
a
a ‰ 0 et ax “ 0E donc a “ 0 ou x “ 0E ce qui est impossible dans tous les cas. Ainsi, b ‰ 0 et f pxq “ ´ x.
b
a
En posant λx “ ´ P K, on a bien f pxq “ λx x. Supposons que f pxq “ µx, alors par soustraction, on a
b
pλx ´ µqx “ 0E , comme x ‰ 0E , on en déduit que λx ´ µ “ 0 soit que µ “ λx . D’où l’existence et l’unicité
de λx .
2. Soit x et y non nuls telle que px, yq soit liée, alors y “ αx où α P K avec α ‰ 0, composant par f , on
a f pyq “ αf pxq. Soit λy y “ αλx x, donc λy αx “ αλx x, donc pλy α ´ αλx qx “ 0E soit αpλy ´ λx q “ 0.
Comme α ‰ 0, on a λy “ λx .
3. Soit px, yq une famille libre de E, posons z “ x`y, alors f pzq “ f px`yq “ f pxq`f pyq, soit λz z “ λx x`λy y.
Donc λz px ` yq “ λx x ` λy y. On a donc pλx ´ λz qx ` pλy ´ λz q “ 0E . Comme la famille px, yq est libre,
on en déduit que λx ´ λz “ 0 et λy ´ λz “ 0. Donc que λx “ λy .
4. On a donc montré que λx “ λy quelque soit px, yq P pEzt0uq2 . Notons λ cette valeur commune. On a
donc, pour tout x P Ezt0u, f pxq “ λx. On remarque qu’on a également f p0E q “ λ0E . Ainsi f est bien
une homothétie.
5. Réciproquement si f est une homothétie, alors pour tout x P E, px, f pxqq est une famille liée.
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Correction de l’exercice 19.
Correction de l’exercice 20. 1. En utilisant que p ˝ p “ p, q ˝ q “ q et p ˝ q “ q ˝ p. Montrons que p ˝ q
est une projection :
pp ˝ qq ˝ pp ˝ qq “ p ˝ pq ˝ qq ˝ p “ p ˝ pq ˝ pq “ p ˝ pp ˝ qq “ pp ˝ pq ˝ q “ p ˝ q
De plus, p et q sont des endomorphismes, par composition p ˝ q est linéaire. Ainsi p ˝ q est une projection.
On sait, donc d’après le cours que p˝q projette sur Impp˝qq parallèlement à Kerpp˝qq. Donc F “ Impp˝qq
et G “ Kerpp ˝ qq.
2. Déterminons F “ Impp ˝ qq, soit y P Impp ˝ qq, donc il existe x P E tel que y “ pp ˝ qqpxq, alors y “ ppqpxqq,
posons z “ qpxq, alors y “ ppzq et donc y P Imppq. De plus, y “ qpppxqq, posons w “ ppxq, alors y “ qpwq
et donc y P Impqq. Ainsi y P Imppq X Impqq. Donc F Ă Imppq X Impqq.
Soit y P Imppq X Impqq, alors comme p est une projection sur Imppq, on a ppyq “ y, de même qpyq “ y,
alors
pp ˝ qqpyq “ ppqpyqq “ ppyq “ y
Ainsi y P Impp ˝ qq. Ainsi F “ Imppq X Impqq.
3. Soit x P Kerpp ˝ qq, on sait que Kerppq ‘ Imppq “ E, donc il existe un unique pk, iq P Kerppq ˆ Imppq tel
que x “ k ` i, donc
0 “ pp ˝ qqpxq “ pq ˝ pqpxq “ qpppk ` iqq “ qpppkq ` ppiqq “ qpiq
Donc i P Kerpqq, ainsi x “ k ` i avec pk, iq P Kerppq ˆ Kerpiq. Ceci montre que x P Kerppq ` Kerpqq. On a
donc montré que Kerpp ˝ qq Ă Kerppq ` Kerpqq.
Soit x P Kerppq ` Kerpqq, donc il existe pk, k 1 q P Kerppq ` Kerpqq tel que x “ k ` k 1 , alors
pp ˝ qqpxq “ pp ˝ qqpk ` k 1 q “ pp ˝ qqpkq ` pp ˝ qqpk 1 q “ qpppkqq ` ppqpk 1 qq “ qp0E q ` pp0E q “ 0E
Donc x P Kerpp˝qq. Donc Kerppq`Kerpqq Ă Kerpp˝qq. On a donc montré que Kerppq`Kerpqq “ Kerpp˝qq.
Conclusion p ˝ q est une projection de Imppq X Impqq parallèlement à Kerppq ` Kerpqq.
Correction de l’exercice 21. 1. Soit x P E tel que f p´1 pxq ‰ 0E . Montrer que px, f pxq, f 2 pxq, . . . , f p´1 pxqq
est une famille libre. Soit pλi q0ďiďp´1 P Kp tel que
p´1
ÿ
λi f i pxq “ 0 (1)
i“0
Présentons trois preuves similaires que les λi “ 0 (chacune ayant une longueur et un niveau de rédaction
différent, la dernière étant la plus courte et rigoureuse) :
‚ En composant par f p´1 l’équation (1), on a
p´1
ÿ p´1
ÿ
λi f i`p´1 pxq “ λ0 f p´1 pxq ` λi f i`p´1 pxq “ 0E
i“0 i“1
Or pour tout i P rr 1 ; p ´ 1 ss, i ´ 1 ě 0 et donc f i`p´1 “ f p ˝ f i´1 “ 0 ˝ f i´1 “ 0, on obtient donc
λ0 f p´1 pxq`0E “ 0E et comme le vecteur f p´1 pxq ‰ 0E , on en déduit que λ0 “ 0 1 , puis on recommence
en composant cette fois-ci par f p´2 pour montrer que λ1 “ 0 puis etc. (court mais pas très rigoureux,
le etc. cache une récurrence que l’on a la flemme de faire).
1. Rappelons que si λu “ 0E avec λ P K et u P E, alors λ “ 0 ou u “ 0E . En revanche, si A et B sont deux matrices telles que
AB “ 0, on ne peut pas dire/écrire A “ 0 ou B “ 0 sous peine d’avoir de gros ennuis.
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‚ Effectuons donc cette récurrence finie, posons, pour k P rr 0 ; p ´ 1 ss
Ppkq : «@q P rr 0 ; k ss λq “ 0»
— Initialisation : on a montré que λ0 “ 0 dans la première méthode donc Pp0q est vérifiée.
— Hérédité : soit k P rr 0 ; p ´ 2 ss. Montrons : Ppkq ùñ Ppk ` 1q.
Supposons Ppkq vraie et montrons Ppk ` 1q vraie. Comme λ0 “ λ1 “ . . . “ λk “ 0, on a
p´1
λi f i pxq “ 0. En composant par f p´k´2 , on a
ř
i“k`1
p´1
ÿ p´1
ÿ
λi f p´k´2`i pxq “ λk`1 f p´1 pxq ` λi f p´k´2`i pxq
i“k`1 i“k`2
Or pour tout i P rr k ` 2 ; p ´ 1 ss, i ´ k ´ 2 ě 0, ainsi f p´k´2`i pxq “ f i´k´2 ˝ f p pxq “ 0, on a donc
λk`1 f p´1 pxq “ 0, comme f p´1 pxq ‰ 0E , on en déduit que λk`1 “ 0. Pour tout q P rr 0 ; k ` 1 ss,
λq “ 0, ainsi Ppk ` 1q est vérifiée.
— Conclusion : pour tout k P rr 0 ; p ´ 1 ss, Ppkq est vraie.
Ainsi, comme Ppp ´ 1q est vraie, on a pour tout k P rr 0 ; p ´ 1 ss, λk “ 0. On a ainsi montré que la
famille px, f pxq, . . . , f p´1 pxqq est libre.
‚ Supposons que l’un des λi soit non nul, posons i0 “ min ti P rr 0 ; p ´ 1 ss, λi ‰ 0u (le minimum d’un
ensemble de N non vide est toujours défini). Ainsi pour tout i P rr 0 ; i0 ss, λi “ 0. On a donc
p´1
ÿ
λi f i pxq “ 0E
i“i0
Et comme à la méthode par récurrence, en composant par f p´i0 ´1 , on prouve que λi0 “ 0 ce qui est
absurde. Ainsi il n’est pas possible de trouver un λi non nul. Donc la famille est libre.
2. Comme la famille px, f pxq, . . . , f p´1 pxqq, a p éléments et est une famille libre, on en déduit que p ď
dimpEq “ n. Soit p ď n.
3. Comme p ď n, on peut écrire f n “ f n´p ˝ f p “ 0. Donc f n “ 0.
Correction de l’exercice 22. Corrigé sur Youtube : https://youtu.be/_yVYDibuDb8
Correction de l’exercice 23.
Correction de l’exercice 24.
Correction de l’exercice 25.
Correction de l’exercice 26. ‚ Montrons que Impf ` gq Ă Impf q ` Impgq Soit y P Impf ` gq, alors il
existe x P E tel que y “ pf ` gqpxq, donc y “ f pxq ` gpxq. Posons a “ f pxq P Impf q et b “ gpxq P Impgq,
alors y P Impf q ` Impgq. Dès lors Impf ` gq Ă Impf q ` Impgq. En utilisant la formule de Grassmann
dimpImpf ` gqq ď dimpImpf q ` Impgqq “ dimpImpf qq ` dimpImpgqq ´ loooooooooooomoooooooooooon
dimpImpf q X Impgqq
ě0
ď dimpImpf qq ` dimpImpgqq
D’où rgpf ` gq ď rgpf q ` rgpgq.
‚ On procède comme dans la preuve de la seconde inégalité triangulaire :
rgpf q “ rgppf ´ gq ` gq ď rgpf ´ gq ` rgpgq
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Donc rgpf q ´ rgpgq ď rgpf ´ gq. Par symétrie des rôles, on obtient rgpgq ´ rgpf q ď rgpg ´ f q. Or pour
h P L pEq, rgphq “ rgp´hq, en effet, pour tout y P E
y P Imphq ðñ Dx P E y “ hpxq
ðñ Dx P E y “ ´hp´xq
ðñ Dx̃ P E y “ ´hpx̃q
ðñ y P Imp´hq
Dès lors, Imphq “ Imp´hq d’où rgphq “ rgp´hq. Par conséquent, rgpgq ´ rgpf q ď rgpf ´ gq. Or
|rgpf q ´ rgpf q| “ rgpgq ´ rgpf q ou |rgpf q ´ rgpf q| “ rgpf q ´ rgpgq
Dans les deux cas, on a |rgpf q ´ rgpgq| ď rgpf ´ gq.
Correction de l’exercice 27. Soit pf, gq P F ˆ G, remarquons que f ` g P F ` G, on peut donc définir
l’application suivante :
#
F ˆ G ÝÑ F ` G
φ:
pf, gq ÞÝÑ f ` g
Cette application est linéaire (facile à montrer), surjective (par définition de F ` G). De plus d’après le cours,
F ˆ G est de dimension finie et vaut dimpF q ` dimpGq, on peut donc appliquer le théorème du rang
dimpF q ` dimpGq “ dimpF ˆ Gq “ dimpKerpφqq ` rgpφq “ dimpKerpφqq ` dimpF ` Gq (2)
Il reste à étudier le noyau de φ, soit pf, gq P Kerpφq, on a donc f ` g “ 0, soit f “ ´g, comme G est un espace
vectoriel et que ´g P G, on en déduit que f P G et donc que f P G X F . Ainsi les éléments du noyaux sont de
la forme pf, ´f q où f P F X G. Réciproquement si on prend un élément de la forme pf, ´f q où f P F X G, alors
pf, ´f q P F ˆ G et pf, ´f q P Kerφ. Posons l’application suivante :
#
F X G ÝÑ Kerφ
Ψ:
f ÞÝÑ pf, ´f q
Alors, par ce qui précède, cette application est bien définie, on montre également qu’elle est linéaire, injective
et surjective. Et donc que Ψ est un isomorphisme ce qui montre que Kerpφq et F X G ont la même dimension.
En reportant dans l’équation (2), on obtient
dimpF q ` dimpGq “ dimpF ` Gq ` dimpF X Gq
On a donc montré la formule de Grassmann.
Correction de l’exercice 28. 1. Supposons que u2 “ 0 (endomorphisme nul) et n “ rgpuq. Alors soit
y P Impuq, il existe x P E tel que y “ upxq, ainsi upyq “ upupxqq “ u2 pxq “ 0E . Ainsi, y P Kerpuq, on a
donc montré que Impuq Ă Kerpuq. De plus, comme E est de dimension finie, et u linéaire, le théorème du
rang, fournit
dimpEq “ dimpKerpuqq ` dimpImpuqq “ 2n “ 2dimpImpuqq
Ainsi, en retranchant dimpImpuqq, on obtient dimpKerpuqq “ dimpImpuqq. Ainsi, on a deux espaces vecto-
riels de même dimension avec l’un inclus dans l’autre, d’après le cours sur la dimension finie, on en conclut
que Kerpuq “ Impuq.
2. Supposons que Impuq “ Kerpuq. Alors le théorème du rang affirme que
2n “ dimpEq “ dimpKerpuqq ` dimpImpuqq “ dimpImpuqq ` dimpImpuqq “ 2dimpImpuqq
Ainsi, n “ rgpuq. De plus, soit x P E, alors upxq P Impuq “ Kerpuq. D’où upxq P Kerpuq, ainsi, upupxqq “
0E . D’où pu ˝ uqpxq “ 0E et ce pour tout x P E, donc u ˝ u “ 0L pEq .
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Correction de l’exercice 29.
Correction de l’exercice 30. 1. Notons F “ Kerpf ´ 2IdE q et G “ Kerpf ´ 3IdE q. Comme noyaux d’ap-
plications linéaires, F et G sont des sous-espaces vectoriels de E. Soit x P E, le but est de montrer qu’il
existe un unique couple pa, bq P F ˆ G tel que x “ a ` b. Procédons par analyse-synthèse :
‚ Analyse : supposons que x “ a ` b avec a P F et b P G. Comme a P F “ Kerpf ´ 2IdE q, on a
0E “ pf ´ 2IdE qpaq “ f paq ´ 2IdE paq “ f paq ´ 2a. Ainsi, " f paq “ 2a. De même, on prouve que
x “ a`b
f pbq “ 3b. Ainsi, f pxq “ f paq ` f pbq “ 2a ` 3b. Ainsi, on a . En résolvant ce
f pxq “ 2a ` 3b
système, on trouve que a “ 3x ´ f pxq et b “ f pxq ´ 2x.
‚ Synthèse : posons a “ 3x ´ f pxq et b “ f pxq ´ 2x. Alors
— a ` b “ p3x ´ f pxqq ` pf pxq ´ 2xq “ x.
— Montrons que a P F .
pf ´ 2IdE qpaq “ pf ´ 2IdE qp3x ´ f pxqq
“ f p3x ´ f pxqq ´ 2IdE p3x ´ f pxqq
“ 3f pxq ´ f pf pxqq ´ 2p3x ´ f pxqq
“ ´pf ˝ f qpxq ` 5f pxq ´ 6x
“ ´pf ˝ f ´ 5f ` 6IdE qpxq
“ ´0L pEq pxq
“ 0E
Ainsi, a P Kerpf ´ 2IdE q.
— On démontre de même que b P Kerpf ´ 3IdE q.
Ainsi, la synthèse, nous montre donc qu’on a trouvé a P F et b P G tel que x “ a ` b. L’analyse nous
montre que ce a et ce b sont uniques.
2. x “ a ` b avec a P F et b P G, ainsi a “ pF pxq et b “ pG pxq. Or, on a établi, à la question d’avant
que f pxq “ 2a ` 3b “ 2pF pxq ` 3pG pxq “ p2pF ` 3pG qpxq. Ainsi, f “ 2pF ` 3pG s’écrit bien comme une
combinaison linéaire de projecteurs.
3. On pose g “ 21 pF ` 13 pG et on calcule
ˆ ˙
1 1
f ˝g “ p2pF ` 3pG q ˝ pF ` pG
2 3
ˆ ˙ ˆ ˙
1 1
“ p2pF ` 3pG q ˝ pF ` p2pF ` 3pG q ˝ pG
2 3
ˆ ˙ ˆ ˙ ˆ ˙ ˆ ˙
1 1 1 1
“ 2pF ˝ pF ` 3pG ˝ pF ` 2pF ˝ pG ` 3pG ˝ pG
2 2 3 3
1 1 1 1
“ 2 ˆ pF ˝ pF ` 3 ˆ pG ˝ pF ` 2 ˆ pF ˝ pG ` 3 ˆ pG ˝ pG
2 2 3 3
1 1
“ pF ` 3 ˆ 0L pEq ` 2 ˆ 0L pEq ` pG “ pF ` pG “ IdE
2 3
On démontre de la même façon que g ˝ f “ IdE , ainsi f est bijective et f ´1 “ g “ 12 pF ` 13 pG .
Correction de l’exercice 31.
Correction de l’exercice 32.
Correction de l’exercice 33.
Correction de l’exercice 34.
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Correction de l’exercice 35. Considérons l’application tr : M ÞÑ trpM q, d’après le cours cette application
est linéaire, non nulle trpIn q “ n ‰ 0, de plus ses valeurs sont dans K, ainsi Kerptrq est le noyau d’une forme
linéaire non nulle, donc c’est un hyperplan (il est de dimension n2 ´ 1. Soit M P Mn pKq une matrice dont la
trace est non nulle, alors vectpM q est un supplémentaire de Kerptrq.
Correction de l’exercice 36.
Correction de l’exercice 37.
Correction de l’exercice 38. Posons A “ Ei,j et B “ Ej,k , alors φpEi,k q “ φpABq “ φpBAq “ δk,i φpEj,j q.
On en déduit que φpEi,i q “ φpEj,j q pour tout i et j et que φpEi,j q “ 0 si i ‰ j. En notant α “ φpE1,1 q, on en
déduit que φ et αtr coïncident sur la base canonique de Mn pKq. Comme ce sont des applications linéaires, on
en déduit que φ “ αtr.
Correction de l’exercice 39.
Correction de l’exercice 40. 1.
2.
3. Soit M P M3 pRq, alors
¨ ˛
a`c b c
M PF ðñ Dpa, b, cq P R3 M “˝ b a ` 2c b ‚
c b a`c
¨ ˛ ¨ ˛ ¨ ˛
1 0 0 0 1 0 1 0 1
ðñ Dpa, b, cq P R3 M “a 0 1
˝ 0 `b 1 0
‚ ˝ 1‚` c ˝0 2 0‚
0 0 1 0 1 0 1 0 1
ðñ Dpa, b, cq P R3 M “ aI3 ` bA ` cA2
ðñ M P vectpI3 , A, A2 q
Ainsi, F “ vectpI3 , A, A2 q. Donc pI3 , A, A2 q est une famille génératrice de F . Montrons qu’elle est libre.
Soit pa, b, cq P R3 . Supposons aI3 ` bA ` cA2 “ 03 . Alors
¨ ˛ ¨ ˛
a`c b c 0 0 0
˝ b a ` 2c b ‚ “ ˝0 0 0‚
c b a`c 0 0 0
Par identification, sur la première ligne, a ` c “ b “ c “ 0. D’où a “ b “ c “ 0. Ainsi, pI3 , A, A2 q est une
famille libre. Donc pI3 , A, A2 q est une base de F . Dès lors dimpF q “ 3.
4. Soient pM, N q P F 2 et λ P R, alors
f pλM ` M 1 q “ ApλM ` M 1 q “ λAM ` AM 1 “ λf pM q ` f pM 1 q
De plus, il existe pa, b, cq P R3 tel que M “ aI ` bA ` cA2 , alors
f pM q “ f paI3 `bA`cA2 q “ af pI3 q`bf pAq`cf pA2 q “ aA`bA2 `cA3 “ pa`2cqA`bA2 P vectpI3 , A, A2 q “ F
Ainsi, pour tout M P F , f pM q P F et f est linéaire. Dès lors, f P L pF q.
5.
6.
7.
8.
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9. Soit M P F , il existe un unique triplet pa, b, cq P R3 tel que M “ aI3 ` bA ` cA2 .
f pM q “ I3 ` A2 ðñ f paI3 ` bA ` cA2 q “ I3 ` A2
ðñ af pI3 q ` bf pAq ` cf pA2 q “ I3 ` A2
ðñ aA ` bA2 ` 2cA “ I3 ` A2
ðñ p´1q ¨ I3 ` pa ` 2cq ¨ A ` pb ´ 1q ¨ A2 “ 03
Or comme pI3 , A, A2 q est libre cela implique que ´1 “ 0, a ` 2c “ 0 et b ´ 1 “ 0. Mais comme ´1 ‰ 0,
on en déduit qu’il n’y a pas de solutions à cette équation. L’ensemble des solutions est donc S “ H.
10. Soit M P F , il existe un unique triplet pa, b, cq P R3 tel que M “ aI3 ` bA ` cA2 .
f pM q “ A ` A2 ðñ f paI3 ` bA ` cA2 q “ A ` A2
ðñ af pI3 q ` bf pAq ` cf pA2 q “ A ` A2
ðñ aA ` bA2 ` 2cA “ I3 ` A2
ðñ p0q ¨ I3 ` pa ` 2c ´ 1q ¨ A ` pb ´ 1q ¨ A2 “ 03
$
& 0 “ 0
ðñ a ` 2c ´ 1 “ 0
b´1 “ 0
%
ðñ a “ 1 ´ 2c et b “ 1
ðñ M “ p1 ´ 2cqI3 ` bA ` cA2
␣ (
Ainsi, l’ensemble des solutions de l’équation est 2 S “ p1 ´ 2cqI3 ` A ` cA2 , c P R . On remarque que
ce n’est pas un espace vectoriel, en effet, la matrice nulle ne vérifie pas f p03 q “ A ` A2 .
11.
12.
¨ ˛
x
13. Soit X “ y ‚ P M3,1 pRq.
˝
z
¨ ˛ ¨ ˛ ¨ ˛
0 y 0
X P KerpAq ðñ AX “ ˝0‚ ðñ ˝x ` z ‚ “ ˝0‚
0 y 0
ðñ y “ x ` z “ 0 ðñ z “ ´x et y “ 0
¨ ˛ ¨ ˛ ¨ ¨ ˛˛
x 1 1
ðñ X “ ˝ 0 ‚ “ x ˝ 0 ‚ ðñ X P vect ˝˝ 0 ‚‚
´x ´1 ´1
2. Je tiens à remercier très chaleureusement Cyriaque D. pour m’avoir signalé une coquille à cet endroit.
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¨¨
˛˛
1
Ainsi, KerpAq “ vect ˝˝ 0 ‚‚
´1
¨ ˛ ¨ ? ˛ ¨ ˛
? ? 0 y ´ 2x
? 0
X P KerpA ´ 2I3 q ðñ pA ´ 2I3 qX “ ˝0‚ ðñ ˝x ` z ´ 2y ‚ “ ˝0‚
?
0 y´2 z 0
$ ? $ ?
& y ´ ?2x “ 0 & y “ 2x
ðñ x ` z ´ 2y “ 0 ðñ x ` z ´ 2x “ 0
? % ? ?
y´2 z “ 0 2x ´ 2 z “
%
0
¨ ˛ ¨ ˛
? ?x ?1
ðñ y “ 2x et z “ x ðñ X “ ˝ 2x “ x
‚ ˝ 2‚
x 1
¨¨ ˛˛
?1
ðñ X P vect ˝ ˝ 2‚‚
1
¨¨ ˛˛
? ?1 ?
Ainsi, KerpA ´ 2I3 q “ vect ˝ ˝ 2‚‚. Je vous laisse trouver de la même façon que KerpA ` 2I3 q “
1
¨¨ ˛˛
1
?
vect ˝˝´ 2‚‚
1
¨ ˛
1 ?1 1
?
14. On pose donc P “ ˝ 0 2 ´ 2‚. On vérifie que P est inversible et on l’inverse grâce à la méthode
´1 1 1
¨ ˛
0 ?0 0
de Gauss-Jordan. Puis on calcule 3 P ´1 AP “ ˝0 2 ?0 ‚
0 0 ´ 2
3. On verra l’année prochaine des outils théoriques qui nous permettrons d’obtenir le même résultat, sans calculer P ´1 ni aucun
produit matriciel. Patience...
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