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TDLimiteContinuite Corrige

Le document traite des limites et de la continuité des fonctions à travers plusieurs solutions mathématiques. Il présente des démonstrations utilisant le théorème des gendarmes, la continuité des fonctions et des limites à l'infini. Les résultats incluent des conclusions sur la continuité des fonctions en différents points et des limites spécifiques à des expressions mathématiques données.

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© Laurent Garcin MP Dumont d’Urville

Limite et continuité de fonctions


Etude de limites
Solution 1

Pour tout 𝑥 ≠ 0, on a :
1 1 1
−1<⌊ ⌋⩽
𝑥 𝑥 𝑥
d’où, puisque 𝑥2 > 0,
𝑥 − 𝑥2 < 𝑓(𝑥) ⩽ 𝑥
et donc, d’après le théorème des gendarmes :
lim 𝑓(𝑥) = 0.
𝑥→0
Solution 2

1. a. Pour tout 𝑥 > 1, on a :


1
⌊ ⌋=0
𝑥
donc 𝑓(𝑥) = 0. Ainsi :
lim 𝑓(𝑥) = 0.
𝑥→+∞
b. Pour tout réel 𝑥, on a :
𝑥 − 1 < ⌊𝑥⌋ ⩽ 𝑥
et pour tout 𝑥 > 0, on aboutit à :
1
1− < 𝑔(𝑥) ⩽ 1.
𝑥
On déduit alors du théorème des gendarmes que
lim 𝑔(𝑥) = 1.
𝑥→+∞

2. Pour tout 𝑥 > 0, on a


𝑓(𝑥) = 𝑔(1/𝑥),
et on a vu que
lim 𝑔(𝑢) = 1.
ᵆ→+∞
Comme 𝑢 = 1/𝑥 tend vers +∞ lorsque 𝑥 tend vers 0+, on déduit du théorème de composition de s limites que
lim 𝑓(𝑥) = 1.
𝑥→0+

3. On a, pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ ,
ℎ(𝑛) = 1
et donc
lim ℎ(𝑛) = 1.
𝑛→+∞
De plus, pour tout 𝑛 ∈ ℕ∗ , on a aussi
𝑛
(𝑛 + 1/2)𝑛+1/2 1
ℎ(𝑛 + 1/2) = = (1 + ) √𝑛 + 1/2
𝑛𝑛 2𝑛
et donc :
ℎ(𝑛 + 1/2) ⩾ √𝑛 + 1/2.
Ainsi
lim ℎ(𝑛 + 1/2) = +∞ ≠ 1.
𝑛→+∞
Comme les deux suites (𝑛)𝑛⩾1 et (𝑛 + 1/2)𝑛⩾1 tendent vers +∞, on déduit du critère séquentiel sur les limites que ℎ n’admet aucune
limite en +∞.

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Solution 3

Soit ε > 0. Comme 𝑓 est croissante et


lim (𝑓(𝑥 + 1) − 𝑓(𝑥)) = 0,
𝑥→+∞

il existe M ⩾ 1 tel que


ε
∀𝑥 ⩾ M, 0 ⩽ 𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥 − 1) ⩽ .
2
Soit 𝑥 ⩾ M. Notons 𝑛 = ⌊𝑥 − M⌋. On a alors les 𝑛 + 1 inégalités suivantes
ε
∀0 ⩽ 𝑘 ⩽ 𝑛, 0 ⩽ 𝑓(𝑥 − 𝑘) − 𝑓(𝑥 − 𝑘 − 1) ⩽ .
2
En sommant ces inégalités, on aboutit après telescopage à
ε
0 ⩽ 𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑥 − 𝑛 − 1) ⩽ (𝑛 + 1) .
2
Comme 𝑛 = ⌊𝑥 − M⌋ ⩽ 𝑥 − M, on a en divisant par 𝑥 > 0 et en remarquant que 𝑥 − 𝑛 ⩽ 𝑥,

𝑓(𝑥) 𝑓(𝑥 − 𝑛 − 1) ε
0⩽ ⩽ + .
𝑥 𝑥 2
Or,
𝑛⩽𝑥−M<𝑛+1
ainsi
M−1⩽𝑥−𝑛−1<M
et donc, par croissante de 𝑓, on a
𝑓(𝑥 − 𝑛 − 1) ⩽ 𝑓(M)
et ainsi, pour 𝑥 ⩾ M,
𝑓(𝑥) 𝑓(M) ε
0⩽ ⩽ + .
𝑥 𝑥 2
En choissant 𝑥 ⩾ max(1, 2𝑓(M)/ε), on a alors
𝑓(𝑥) ε ε
0⩽ ⩽ + = ε.
𝑥 2 2
On a prouvé que
𝑓(𝑥)
lim = 0.
𝑥→+∞ 𝑥
Solution 4

Soit 𝑥 ∈ ℝ.
• Si 𝑥 ∈ ℚ, il existe (𝑝, 𝑞) ∈ ℤ × ℕ∗ tel que 𝑥 = 𝑝/𝑞 et

∀𝑛 ⩾ 𝑞, |cos(𝑛!π𝑥)| = 1

car 𝑞 divise alors 𝑛! et 𝑛!π𝑥 ∈ πℤ. Ainsi


𝑓(𝑥) = 1.

• Si 𝑥 ∉ ℚ, on a
∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑛!π𝑥 ∉ πℤ
et donc
∀𝑛 ∈ ℕ, |cos(𝑛!π𝑥)| < 1
et donc
∀𝑛 ∈ ℕ, lim |cos(𝑛!π𝑥)|𝑚 = 0
𝑚→+∞

et donc
𝑓(𝑥) = 0.

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On a prouvé que 𝑓 = χℚ , fonction indicatrice de ℚ.


Solution 5

𝑓(2𝑛 )
Montrons d’abord que pour 𝑛 ∈ ℕ∗ , lim = 0. Posons 𝑢𝑛 = 𝑓(2𝑛+1 ) − 𝑓(2𝑛 ). Par hypothèse, lim𝑛→+∞ 𝑢𝑛 = 0.
𝑛→+∞ 𝑛
𝑓(2𝑛 ) 𝑢 + 𝑢1 + ⋯ + 𝑢𝑛−1 𝑓(1)
= 0 +
𝑛 𝑛 𝑛
𝑓(2𝑛 )
Le lemme de Césaro nous dit alors que lim = 0. Soit maintenant 𝑥 ∈]1; +∞[. Il existe 𝑛 ∈ ℕ∗ tel que 2𝑛 ≤ 𝑥 < 2𝑛+1 : il suffit de
𝑛→+∞ 𝑛
ln 𝑥
prendre 𝑛 = ⌊ ⌋.
ln 2
𝑓(𝑥) 𝑓(2𝑛+1 )
0≤ ≤
ln 𝑥 𝑛 ln 2
𝑓(2𝑛+1 )
Or 𝑛 → +∞ quand 𝑥 → +∞ et → 0 d’après ce qui précède.
𝑛 ln 2
Solution 6

Notons 𝑙 la limite de 𝑓 en +∞. Soient T une période de 𝑓 et 𝑥 ∈ D𝑓 . Comme 𝑥 + 𝑛T ⟶ +∞, lim 𝑓(𝑥 + 𝑛T) = 𝑙. Mais la suite
𝑛→+∞ 𝑛→+∞
(𝑓(𝑥 + 𝑛T))𝑛∈ℕ est constante égale à 𝑓(𝑥). D’où 𝑓(𝑥) = 𝑙.
Solution 7

Soit A ∈ ℝ. Comme la suite (𝑓(𝑛)) tend vers +∞, il existe N ∈ ℕ tel que 𝑓(N) ≥ A. Mais comme 𝑓 est croissante, pour tout 𝑥 ∈ ℝ+
𝑥≥N ⇒ 𝑓(𝑥) ≥ 𝑓(N) ⇒ 𝑓(𝑥) ≥ A
Ce raisonnement étant valable pour tout A ∈ ℝ, on en déduit que lim 𝑓(𝑥) = +∞.
𝑥→+∞
Solution 8

1. D’après le théorème de la limite monotone, 𝑓 admet en +∞ une limite 𝑙 ∈ ℝ ∪ {−∞}. Donc 𝑓(𝑥) + 𝑓(𝑥 + 1) ⟶ 2𝑙. Or
1
⟶ 0.
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞
D’où 𝑙 = 0.
2. Comme 𝑓 est décroissante, 𝑓(𝑥) + 𝑓(𝑥 + 1) ≤ 2𝑓(𝑥) pour tout 𝑥 ∈ ℝ. De même, 2𝑓(𝑥) ≤ 𝑓(𝑥 − 1) + 𝑓(𝑥). Donc, pour 𝑥 ≥ 0
𝑥 [𝑓(𝑥) + 𝑓(𝑥 + 1)] ≤ 2𝑥𝑓(𝑥) ≤ 𝑥 [𝑓(𝑥 − 1) + 𝑓(𝑥)]
1
Or 𝑓(𝑥) + 𝑓(𝑥 + 1) ∼ donc lim 𝑥 (𝑓(𝑥) + 𝑓(𝑥 + 1)) = 1. Comme 𝑥 − 1 ⟶ +∞, on a également 𝑓(𝑥) + 𝑓(𝑥 − 1) ∼
𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥→+∞
1 1 1
∼ . Par conséquent, lim 𝑥 [𝑓(𝑥 − 1) + 𝑓(𝑥)] = 1. Par le théorème des gendarmes, lim 2𝑥𝑓(𝑥) = 1 et donc 𝑓(𝑥) ∼ .
𝑥−1 𝑥→+∞ 𝑥 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 𝑥→+∞ 2𝑥

Continuité ponctuelle
Solution 9

• Puisque la fonction partie entière est continue en tout point de ℝ ⧵ ℤ, la fonction 𝑓 est continue en tout point de ℝ ⧵ ℤ.

• Il reste à examiner la continuité en 𝑛 ∈ ℤ. Puisque sur [𝑛, 𝑛 + 1[, 𝑓(𝑥) = 𝑛 + √𝑥 − 𝑛, on a


lim 𝑓(𝑥) = 𝑛 = 𝑓(𝑛).
𝑥→𝑛+

Comme sur ]𝑛 − 1, 𝑛[, 𝑓(𝑥) = 𝑛 − 1 + √𝑥 − 𝑛 + 1, on a


lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑓(𝑥) = 𝑛 = 𝑓(𝑛).
𝑥→𝑛− 𝑥→𝑛+

La fonction est donc continue à droite et à gauche en 𝑛, elle est donc continue en 𝑛.

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• La fonction 𝑓 est continue sur ℝ.


Solution 10

• Puisque la fonction partie entière est continue en tout point de ℝ ⧵ ℤ, la fonction 𝑓 est continue en tout point de ℝ ⧵ ℤ.

• Il reste à examiner la continuité en 𝑛 ∈ ℤ. Puisque sur [𝑛, 𝑛 + 1[, 𝑓(𝑥) = 𝑛 sin(π𝑥), on a

lim 𝑓(𝑥) = 0 = 𝑓(𝑛).


𝑥→𝑛+

Comme sur ]𝑛 − 1, 𝑛[, 𝑓(𝑥) = (𝑛 − 1) sin(π𝑥), on a

lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑓(𝑥) = 0 = 𝑓(𝑛).


𝑥→𝑛− 𝑥→𝑛+

La fonction est donc continue à droite et à gauche en 𝑛, elle est donc continue en 𝑛.

• La fonction 𝑓 est continue sur ℝ.

Solution 11
1
La fonction 𝑥 ↦ (−1)⌊𝑥⌋ est constante au voisinage de tout point non entier donc continue en ces points. La fonction 𝑥 ↦ 𝑥 − ⌊𝑥⌋ − est
2
également continue en tout point non entier. 𝑓 est donc continue en tout point non entier.
Soit 𝑛 ∈ ℤ.
1 1
• Pour 𝑥 ∈ [𝑛 − 1, 𝑛[, ⌊𝑥⌋ = 𝑛 − 1 donc lim− 𝑓(𝑥) = (−1)𝑛−1 (𝑛 − (𝑛 − 1) − ) = (−1)𝑛−1 .
𝑥→𝑛 2 2
1 1
• Pour 𝑥 ∈ [𝑛, 𝑛 + 1[, ⌊𝑥⌋ = 𝑛 donc lim+ 𝑓(𝑥) = (−1)𝑛 (𝑛 − 𝑛 − ) = (−1)𝑛−1 .
𝑥→𝑛 2 2
1
Ainsi lim𝑥→𝑛− 𝑓(𝑥) = lim𝑥→𝑛+ 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑛) = (−1)𝑛−1 . 𝑓 est donc continue en 𝑛.
2
Finalement 𝑓 est continue sur ℝ.
Solution 12

1. Soit 𝑥0 ∈ ℝ.

• Premier cas : 𝑥0 est irrationnel, donc 1ℚ (𝑥0 ) = 0. Par densité de ℚ dans ℝ, il existe une suite de rationnels (𝑞𝑛 )𝑛∈ℕ qui converge
vers𝑥0 et par conséquent, lim𝑛→+∞ 1ℚ (𝑞𝑛 ) = 1 ≠ 0. Ainsi 1ℚ n’est pas continue en 𝑥0 .
• Deuxième cas : 𝑥0 est rationnel, donc 1ℚ (𝑥0 ) = 1. Cette fois, il existe une suite d’irrationnels (𝑧𝑛 )𝑛∈ℕ qui converge vers 𝑥0 et,
cette fois encore, lim𝑛→+∞ 1ℚ (𝑧𝑛 ) = 0 ≠ 1. Ainsi 1ℚ n’est pas continue en 𝑥0 .
2. Comme 1ℚ est bornée, 𝑓(𝑥) = 𝒪 (𝑥2 ) et a fortiori, 𝑓(𝑥) = 𝑜(𝑥). Ainsi 𝑓 admet un développement limité d’ordre 1 en 0 : elle est
𝑥→0
donc dérivable en 0 (et 𝑓′ (0) = 0). A fortiori, 𝑓 est continue en 0.
1
Soit 𝑥0 ∈ ℝ∗ . Si 𝑓 était continue en 𝑥0 , alors 1ℚ serait aussi continue en 𝑥0 , puisque la fonction 𝑔 ∶ 𝑥 ↦ est continue en 𝑥0 et que
𝑥2
1ℚ = 𝑓𝑔. Par conséquent, la fonction 𝑓 n’est continue en aucun autre point que 0.
Solution 13

1. Notons D =]0, 1[∪]1, +∞[. Soit 𝑥 ∈ D. Alors ln 𝑥 est bien défini et 𝑥(ln 𝑥)2 + 1 > 0. De plus, ln 𝑥 ≠ 0 donc
1
est bien défini. Ainsi
ln 𝑥
𝑓(𝑥) est bien défini. 𝑓 est donc définie sur D.

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2. On a pour 𝑥 ∈ D :
1
𝑓(𝑥) = exp ( ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1])
ln 𝑥
𝑥 ↦ 𝑥(ln 𝑥)2 + 1 est continue sur D comme produit et somme de fonctions continues et prend ses valeurs dans ℝ∗+ . Comme ln est
continue sur ℝ∗+ , 𝑥 ↦ ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1] est continue sur D par composition de fonctions continues. De plus, ln est continue et ne
1
s’annule pas sur D donc 𝑥 ↦ ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1] est continue sur D. exp étant continue sur ℝ, 𝑓 est continue sur D.
ln 𝑥

3. Comme 𝑥(ln 𝑥) ⟶ 0 par croissances comparées, ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1] ∼ 𝑥(ln 𝑥)2 . On a donc :
2
𝑥→0 𝑥→0

1
ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1] ∼ 𝑥 ln 𝑥
ln 𝑥 𝑥→0

Or 𝑥 ln 𝑥 ⟶ 0. On en déduit que lim 𝑓(𝑥) = 1.


𝑥→0 𝑥→0
On a à nouveau 𝑥(ln 𝑥)2 ⟶ 0 donc ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1] ∼ 𝑥(ln 𝑥)2 ∼ (ln 𝑥)2 . Par conséquent :
𝑥→1 𝑥→1 𝑥→1

1
ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1] ∼ ln 𝑥
ln 𝑥 𝑥→1

Or ln 𝑥 ⟶ 0. On en déduit que lim 𝑓(𝑥) = 1.


𝑥→1 𝑥→1
Comme 𝑓 admet des limites finies en 0 et 1, 𝑓 est prolongeable par continuité en 0 et 1.

4. On met en facteur le terme prépondérant dans l’expression suivante :

1
ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1] = ln [𝑥(ln 𝑥)2 (1 + )]
𝑥(ln 𝑥)2
1
= ln [𝑥(ln 𝑥)2 ] + ln [1 + ]
𝑥(ln 𝑥)2
1
= ln 𝑥 + 2 ln(ln 𝑥) + ln [1 + ] ∼ ln 𝑥
𝑥(ln 𝑥)2 𝑥→+∞
1
donc lim ln [𝑥(ln 𝑥)2 + 1] = 1. On en déduit que lim 𝑓(𝑥) = 𝑒.
𝑥→+∞ ln 𝑥 𝑥→+∞

Solution 14

Soit 𝑥0 > 0. Il existe deux réels strictement positifs 𝑎 et 𝑏 tels que 𝑥0 ∈ [𝑎, 𝑏] et, sur le segment [𝑎, 𝑏], la fonction 𝑓 est croissante, majorée
(par 𝑓(𝑏)) et minorée (par 𝑓(𝑎)). Elle possède donc une limite à gauche finie et une limite à droite finie en 𝑥0 . Posons

ℓ1 = lim− 𝑓(𝑥) et ℓ2 = lim+ 𝑓(𝑥).


𝑥→𝑥0 𝑥→𝑥0

Comme 𝑓 est croissante, alors ℓ1 ≤ ℓ2 .


Par composition des limites, on en déduit que

𝑓(𝑥) ℓ 𝑓(𝑥) ℓ
lim = 1 et lim = 2.
𝑥→𝑥0− 𝑥 𝑥0 𝑥→𝑥0+ 𝑥 𝑥0

Or la fonction 𝑥 ↦ 𝑓(𝑥)/𝑥 est décroissante, donc


ℓ2 ℓ
⩽ 1.
𝑥0 𝑥0
Mais 𝑥0 > 0, donc
ℓ2 ⩽ ℓ1
et par conséquent, ℓ1 = ℓ2 , ce qui signifie que 𝑓 est continue en 𝑥0 .

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Applications du TVI
Solution 15

La fonction 𝑔 définie par


T
𝑔(𝑡) = 𝑓(𝑡) − 𝑓(𝑡 + )
2
est continue (par continuité de 𝑓) et, puisque T est une période de 𝑓,

𝑔(T/2) = 𝑓(T/2) − 𝑓(T) = −𝑓(0) + 𝑓(T/2) = −𝑔(0).

Par conséquent,
• ou bien 𝑔(0) = 𝑔(T/2) = 0 et donc 𝑓(0) = 𝑓(T/2),
• ou bien 𝑔 change de signe sur l’intervalle [0, T/2] et, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe un réel 𝑡0 ∈ [0, T/2] tel
que 𝑔(𝑡0 ) = 0, donc tel que 𝑓(𝑡0 ) = 𝑓(𝑡0 + T/2).
Solution 16

Notons, pour tout 𝑥 ∈ [0, 7/10],


𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 3/10) − 𝑓(𝑥).
La fonction 𝑔 est continue en tant que somme de deux fonctions continues et ne s’annule pas. On déduit alors du théorème des valeurs
intermédiaires qu’elle est de signe constant sur l’intervalle [0, 7/10]. Quitte à considérer −𝑓 plutôt que 𝑓, on peut supposer que 𝑔 > 0. On
remarque alors que
𝑔(0) = 𝑓(3/10) − 𝑓(0) = 𝑓(3/10) > 0,
𝑔(0) + 𝑔(3/10) = 𝑓(6/10) − 𝑓(0) = 𝑓(6/10) > 0,
𝑔(0) + 𝑔(3/10) + 𝑔(6/10) = 𝑓(9/10) − 𝑓(0) = 𝑓(9/10) > 0
et
𝑔(7/10) = 𝑓(1) − 𝑓(7/10) = −𝑓(7/10) > 0,
𝑔(7/10) + 𝑔(4/10) = 𝑓(1) − 𝑓(4/10) = −𝑓(4/10) > 0,

𝑔(7/10) + 𝑔(4/10) + 𝑔(1/10) = 𝑓(1) − 𝑓(1/10)


= −𝑓(1/10) > 0.

Ainsi, d’après le théorème des valeurs intermédiaires, la fonction continue 𝑓 s’annule sur les intervalles

]1/10, 3/10[, ]3/10, 4/10[, ]4/10, 6/10[, ]6/10, 7/10[

et ]7/10, 9/10[. Comme 𝑓(0) = 𝑓(1) = 0, on en déduit que 𝑓 s’annule au moins 7 fois sur [0, 1].
Solution 17

Posons I = [𝑎, 𝑏] et notons 𝑔 l’application 𝑔(𝑡) = 𝑓(𝑡) − 𝑡. De l’inclusion I ⊂ 𝑓(I), on déduit l’existence de 𝑐 et 𝑑 appartenant à [𝑎, 𝑏] tels
que 𝑓(𝑐) = 𝑎 et 𝑓(𝑑) = 𝑏. Nous avons 𝑔(𝑐) = 𝑓(𝑐) − 𝑐 = 𝑎 − 𝑐 ⩽ 0 et 𝑔(𝑑) = 𝑓(𝑑) − 𝑑 = 𝑏 − 𝑑 ⩾ 0. D’après le théorème des valeurs
intermédiaires, il existe 𝑡0 ∈ [𝑐, 𝑑] tel que 𝑔(𝑡0 ) = 0, c’est-à-dire 𝑓(𝑡0 ) = 𝑡0 .
Solution 18
𝑓(𝑥) 𝑓(𝑥) 𝑓(𝑥)
Si 𝑓(0) = 0, alors 𝑓 admet un point fixe. Sinon 𝑓(0) > 0 et lim𝑥→0+ = +∞. Puisque lim𝑥→+∞ = 𝑙 < 1, 𝑥 ↦ prend la valeur
𝑥 𝑥 𝑥
1 sur ℝ∗+ i.e. 𝑓 admet un point fixe.
Solution 19
1
[0, 1 − ] ⟶ ℝ
Soit 𝑔 { 𝑛
1 . Il suffit donc de prouver ue 𝑔 s’annule. 𝑔 est continue et
𝑥 ⟼ 𝑓 (𝑥 + ) − 𝑓(𝑥)
𝑛
𝑛−1
𝑘
∑ 𝑔 ( ) = 𝑓(1) − 𝑓(0) = 0
𝑘=0
𝑛

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𝑘 𝑘 𝑘
Les 𝑔 ( ) ne peuvent pas être tous strictement positifs ou négatifs, donc il existe 𝑘1 , 𝑘2 ∈ J0, 𝑛 − 1K tels que 𝑔 ( 1 ) ≤ 0 et 𝑔 ( 2 ) ≥ 0. Si
𝑛 𝑛 𝑛
𝑘1 = 𝑘2 , 𝑔 s’annule évidemment et si 𝑘1 ≠ 𝑘2 , 𝑔 s’annule d’après le théorème des valeurs intermédiaires.
Solution 20
𝑛
1
Posons 𝑚 = ∑ 𝑓(𝑥𝑘 ). Quitte à permuter les 𝑥𝑖 , ce qui ne change pas la valeur de 𝑚, on peut supposer 𝑓(𝑥1 ) ≤ 𝑓(𝑥2 ) ≤ ⋯ ≤ 𝑓(𝑥𝑛 ). On
𝑛 𝑘=1
a alors
𝑓(𝑥1 ) ≤ 𝑚 ≤ 𝑓(𝑥𝑛 )
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe 𝑥 ∈ [𝑥1 , 𝑥𝑛 ] ⊂ [0, 1] tel que 𝑓(𝑥) = 𝑚.
Solution 21

Soit 𝑔 ∶ 𝑥 ↦ 𝑓(𝑥) − 𝑥.
Puisque 𝑓 est décroissante, 𝑓 admet une limite finie ou une limite égale à −∞ en +∞. Dans les deux cas, lim+∞ 𝑔 = −∞.
De même, 𝑓 admet une limite finie ou une limite égale à +∞ en −∞. Dans les deux cas, lim−∞ 𝑔 = +∞.
Comme 𝑔 est continue, 𝑔 s’annule sur ℝ d’après le théorème des valeurs intermédiaires.
De plus, 𝑔 est strictement décroissante donc injective. Elle s’annule donc exactement une fois, ce qui prouve que 𝑓 admet un unique point
fixe.
Solution 22

Soit 𝑔 la fonction définie sur [0, 1] par


𝑔(𝑡) = 𝑓(𝑡) − 𝑡.
Raisonnons par l’absurde en supposant que 𝑔 ne s’annule pas sur [0, 1]. Puisque 𝑔 est continue sur cet intervalle, on déduit du théorème des
valeurs intermédiaires que 𝑔 est de signe constant sur [0, 1], par exemple positif. On sait qu’alors
1
∫ 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 > 0
0

ce qui est absurde car


1 1 1 1
∫ 𝑔(𝑡)𝑑𝑡 = ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 − ∫ 𝑡𝑑𝑡 = ∫ 𝑓(𝑡)𝑑𝑡 − 1/2 = 0
0 0 0 0

Solution 23

Soit 𝑎 un point fixe de 𝑓 ∘ 𝑓. Posons 𝑔 ∶ 𝑥 ↦ 𝑓(𝑥) − 𝑥. On a 𝑔(𝑎) = 𝑓(𝑎) − 𝑎 et 𝑔(𝑓(𝑎)) = 𝑎 − 𝑓(𝑎) = −𝑔(𝑎). Donc 𝑔 s’annule entre 𝑎 et
𝑓(𝑎) i.e. 𝑓 a un point fixe entre 𝑎 et 𝑓(𝑎).

Continuité sur un segment


Solution 24

D’après la définition de la limite, il existe A ⩾ 0 tel que

∀𝑥 ⩾ A, |𝑓(𝑥) − ℓ| ⩽ 1,

ainsi ∀𝑥 ⩾ A,
|𝑓(𝑥)| ⩽ 1 + |ℓ|.
De plus, 𝑓 étant continue sur le segment [0, A], elle est bornée sur cet intervalle :il existe un nombre réel M ⩾ 0 tel que ∀𝑡 ∈ [0, A],

|𝑓(𝑡)| ⩽ M.

En posant
M ′ = max(|ℓ| + 1, M),
on a pour tout 𝑥 ∈ ℝ+ ,
|𝑓(𝑥)| ⩽ M ′ .

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Solution 25

La fonction ℎ = 𝑔 − 𝑓 rest continue sur le segment [𝑎, 𝑏] donc est bornée et atteint ses bornes. En particulier, il existe 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏] tel que

∀𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏], ℎ(𝑥) ⩾ ℎ(𝑐) > 0.


ℎ(𝑐)
En posant 𝑚 = , on obtient le résultat demandé.
2
Solution 26

Comme 𝑓(𝑥) ⟶ +∞, il existe A ∈ ℝ tel que ∀𝑥 < A, 𝑓(𝑥) > 𝑓(0). De même, il existe B ∈ ℝ tel que ∀𝑥 > B, 𝑓(𝑥) > 𝑓(0). Remarquons
𝑥→−∞
qu’on a nécessairement A < 0 et B > 0. De plus, 𝑓 étant continue sur [A, B], 𝑓 est minorée sur [A, B] et atteint sa borne inférieure 𝑚 sur
[A, B]. Comme 0 ∈ [A, B], on a 𝑚 ≤ 𝑓(0). Donc ∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) ≤ 𝑚. 𝑓 est donc minorée sur ℝ par 𝑚 et 𝑚 est atteint sur le segment [A, B].
Solution 27

Posons ∀𝑥 ∈ [𝑎, 𝑏], 𝑔(𝑥) = 𝑓(𝑥) − 𝑥. La fonction 𝑔 est continue, 𝑔(𝑎) = 𝑓(𝑎) − 𝑎 ⩾ 0 et 𝑔(𝑏) = 𝑓(𝑏) − 𝑏 ⩽ 0. D’après le théorème des
valeurs intermédiaires, il existe 𝑐 ∈ [𝑎, 𝑏] tel que 𝑔(𝑐) = 0, c’est-à-dire 𝑓(𝑐) = 𝑐.
Solution 28

Notons I = [𝑎; 𝑏]. 𝑓 étant continue, elle atteint ses bornes sur I : il existe 𝑐, 𝑑 ∈ I tels que

𝑓(𝑐) = min 𝑓 et 𝑓(𝑑) = max 𝑓.


I I

Comme I ⊂ 𝑓(I) et 𝑐, 𝑑 ∈ I, on a
𝑓(𝑐) ≤ 𝑎 ≤ 𝑐 et 𝑓(𝑑) ≥ 𝑏 ≥ 𝑑.
Par conséquent, 𝑓(𝑐) − 𝑐 ≤ 0 et 𝑓(𝑑) − 𝑑 ≥ 0. Le théorème des valeurs intermédaires appliquées à la fonction continue 𝑥 ↦ 𝑓(𝑥) − 𝑥 entre
𝑐 et 𝑑 nous donne le résultat.
Solution 29

1. De l’inclusion I ⊂ 𝑓(I), on déduit l’existence de 𝑐 et 𝑑 appartenant à [𝑎, 𝑏] tels que 𝑓(𝑐) = 𝑎 et 𝑓(𝑑) = 𝑏. 𝑓 prend donc les valeurs 𝑎
et 𝑏 sur I.
2. Notons 𝑔 l’application définie par 𝑔(𝑡) = 𝑓(𝑡)−𝑡 pour 𝑡 ∈ [𝑎, 𝑏]. Nous avons 𝑔(𝑐) = 𝑓(𝑐)−𝑐 = 𝑎−𝑐 ⩽ 0 et 𝑔(𝑑) = 𝑓(𝑑)−𝑑 = 𝑏−𝑑 ⩾ 0.
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, il existe 𝑡0 ∈ [𝑐, 𝑑] tel que 𝑔(𝑡0 ) = 0, c’est-à-dire 𝑓(𝑡0 ) = 𝑡0 . 𝑓 admet donc un point
fix sur I.
Solution 30

1. C’est un classique. On a 𝑓(0) ∈ [0, 1] donc 𝑓(0) ≥ 0. De même, 𝑓(1) ∈ [0, 1] donc 𝑓(1) ≤ 1. Ainsi l’application continue 𝑥 ↦ 𝑓(𝑥)−𝑥
prend une valeur positive et une valeur négative sur [0, 1]. Le théorème des valeurs intermédiaires nous dit que cette application s’annule
sur [0, 1] i.e. que 𝑓 admet un point fixe.
2. D’après la première question, F est non vide. De plus, F ⊂ [0, 1] donc F est borné. Ainsi F admet une borne inférieure 𝑎 et une borne
supérieure 𝑏. Il existe donc deux suites (𝑎𝑛 ) et (𝑏𝑛 ) d’éléments de F convergeant respectivement vers 𝑎 et 𝑏. On a 𝑓(𝑎𝑛 ) = 𝑎𝑛 et
𝑓(𝑏𝑛 ) = 𝑏𝑛 pour tout 𝑛 ∈ ℕ. Comme 𝑓 est continue, on a 𝑓(𝑎) = 𝑎 et 𝑓(𝑏) = 𝑏 par passage à la limite. Ainsi 𝑎, 𝑏 ∈ F donc 𝑎 = min F
et 𝑏 = max F.
3. Soit 𝑥 ∈ F. Alors 𝑓(𝑔(𝑥)) = 𝑔(𝑓(𝑥)) = 𝑔(𝑥) car 𝑓(𝑥) = 𝑥. Ainsi 𝑔(𝑥) est un point fixe de 𝑓.
4. Supposons que 𝑓 − 𝑔 ne s’annule pas sur [0, 1]. Alors 𝑓 − 𝑔 est de signe constant sur [0, 1].
Supposons que 𝑓 − 𝑔 > 0. On a donc 𝑓(𝑎) > 𝑔(𝑎) et donc 𝑔(𝑎) < 𝑎 car 𝑎 est un point fixe de 𝑓. Or, d’après la question précédente,
𝑔(𝑎) est également un point fixe de 𝑓. Mais 𝑎 est le plus petit point fixe de 𝑓 : il y a contradiction.
Supposons que 𝑓 − 𝑔 < 0. On a donc 𝑓(𝑏) < 𝑔(𝑏) et donc 𝑔(𝑏) > 𝑏 car 𝑏 est un point fixe de 𝑓. Or, d’après la question précédente,
𝑔(𝑏) est également un point fixe de 𝑓. Mais 𝑏 est le plus grand point fixe de 𝑓 : il y a également contradiction.
Par conséquent 𝑓 − 𝑔 s’annule sur [0, 1].

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Solution 31

1. Notons 𝑙 la limite de 𝑓 en +∞. Soit ε > 0, il existe A ∈ ℝ tel que, pour tout 𝑥 ≥ A, |𝑓(𝑥) − 𝑙| < ε. Soit T une période de 𝑓. Pour tout
𝑥 ∈ [A; A + T], |𝑓(𝑥) − 𝑙| < ε. La dernière égalité est vraie sur une période donc sur ℝ tout entier. En faisant tendre ε vers 0, on obtient
que 𝑓 est constante égale à 𝑙.
2. Notons P l’ensemble des périodes de 𝑓 et posons 𝑝 = inf P. Il s’agit donc de prouver que 𝑝 ∈ P. Il existe une suite (𝑡𝑛 ) d’éléments de
P tendant vers 𝑝.
• Supposons 𝑝 > 0. Pour tout 𝑥 ∈ ℝ et pour tout 𝑛 ∈ ℕ, 𝑓(𝑥 + 𝑡𝑛 ) = 𝑓(𝑥). Par continuité de 𝑓, pour tout 𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥 + 𝑝) = 𝑓(𝑥)
et donc 𝑝 ∈ P.
• Supposons 𝑝 = 0. Comme 𝑓 est non constante, il existe 𝑦 ∈ ℝ tel que 𝑓(𝑦) ≠ 𝑓(0). Posons ε = |𝑓(𝑦) − 𝑓(0)|. Par continuité
de 𝑓 en 0, il existe α > 0 tel que, pour tout 𝑥 ∈ [0; α], |𝑓(𝑥) − 𝑓(0)| < ε. Comme (𝑡𝑛 ) converge vers 0, il existe 𝑘 ∈ ℕ tel
que 0 < 𝑡𝑘 ≤ α. L’intervalle de période [0; 𝑡𝑘 [ contient un 𝑧 tel que 𝑓(𝑧) = 𝑓(𝑦). Comme 𝑧 ∈ [0; α], |𝑓(𝑧) − 𝑓(0)| < ε mais
|𝑓(𝑧) − 𝑓(0)| = [𝑓(𝑦) − 𝑓(0)| = ε : il y a donc contradiction et 𝑝 ne peut être égal à 0.
3. Soit T une période de 𝑓. 𝑓 est bornée et atteint ses bornes sur l’intervalle compact [0; T]. Par périodicité, 𝑓 est bornée et atteint ses
bornes sur ℝ.

Continuité et bijectivité
Solution 32

1. Remarquons que la fonction 𝑔 définie sur [0, 1] par 𝑔(𝑦) = 𝑦5 + 𝑦 est strictement croissante sur ce segment. Puisqu’elle est continue,
elle réalise une bijection de [0, 1] sur [0, 2]. On a donc, pour tout 1 ⩽ 𝑥 ⩽ 2 et ∀𝑦 ∈ [0, 1], 𝑔(𝑦) = 𝑦5 + 𝑦 = 𝑥 si et seulement
si 𝑦 = 𝑔−1 (𝑥). La fonction 𝑓 existe donc et est unique car 𝑓 = 𝑔−1 .
2. La fonction 𝑓 étant la bijection réciproque d’une fonction continue, elle est continue.
Solution 33

1. Puisque 𝑓 ∘ 𝑓 = 𝑖𝑑[0,1] , 𝑓 est est une bijection de l’intervalle [0, 1] sur lui-même. En tant que bijection continue sur un intervalle, elle
est strictement monotone (cf. le cours). Raisonnons par l’absurde en supposant 𝑓 sctrictement décroissante. On aurait alors 0 = 𝑓(0) >
𝑓(1) et donc 𝑓(1) < 0 ce qui est absurde car 𝑓 est à valeurs dans [0, 1].
2. Raisonnons par l’absurde en supposant l’existence de α ∈ [0, 1] tel que 𝑓(α) ≠ α. Si 𝑓(α) < α, par stricte croissance de 𝑓, on a
α = 𝑓(𝑓(α)) < 𝑓(α) ce qui absurde. De même, si 𝑓(α) > α, par stricte croissance de 𝑓, on a α = 𝑓(𝑓(α)) > 𝑓(α) ce qui absurde. On
aboutit donc dans tous les cas de figure à une absurdité.

Equations fonctionnelles
Solution 34
𝑥 𝑥 𝑥
Soit 𝑥 ∈ ℝ. On a 𝑓(𝑥) = 𝑓 (2 ) = 𝑓 ( ). Par récurrence, on montre que 𝑓(𝑥) = 𝑓 ( ) pour tout 𝑛 ∈ ℕ. Par continuité de 𝑓 en 0,
2 2 2𝑛
𝑥
𝑓( ) ⟶ 𝑓(0). Par conséquent, 𝑓(𝑥) = 𝑓(0).
2𝑛𝑛→+∞
La fonction 𝑓 est donc constante.
Solution 35

1. La fonction 𝑓 est continue sur ℝ en tant que fonction lipschitzienne sur cet intervalle. La fonction 𝑔 est continue sur ℝ en tant que
somme de fonctions continues sur ℝ.

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2. On a, pour tout réel 𝑥,

(𝑔(𝑥))2 = |𝑔(𝑥)|2 = |𝑓(𝑥) − 𝑓(0)|2


= |𝑥 − 0|2 = 𝑥2

De plus, pour tous réels 𝑥 et 𝑦,

(𝑔(𝑥) − 𝑔(𝑦))2 = |𝑔(𝑥) − 𝑔(𝑦)|2 = |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)|2


= |𝑥 − 𝑦|2 = 𝑥2 − 2𝑥𝑦 + 𝑦2

Or, on a aussi

(𝑔(𝑥) − 𝑔(𝑦))2 = (𝑔(𝑥))2 − 2𝑔(𝑥)𝑔(𝑦) + (𝑔(𝑦))2


= 𝑥2 − 2𝑔(𝑥)𝑔(𝑦) + 𝑦2

et donc
𝑔(𝑥)𝑔(𝑦) = 𝑥𝑦.

3. On remarque que 𝑔 est injective (si 𝑔(𝑥) = 𝑔(𝑦) alors 𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑦) et |𝑥 − 𝑦| = 0, d’où 𝑥 = 𝑦). Comme 𝑔(0) = 0, on a 𝑔(1) ≠ 0 et donc
𝑥
∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑔(𝑥) = .
𝑔(1)

Ainsi ∃(𝑎, 𝑏) ∈ ℝ2 tel que


∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏.

4. Réciproquement, une fonction de la forme


𝑥 ∈ ℝ ↦ 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 + 𝑏,
avec 𝑎 et 𝑏 réels est une isométrie si et seulement si

∀(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 , |𝑎(𝑥 − 𝑦)| = |𝑥 − 𝑦|,

ie si et seulement si |𝑎| = 1, ie 𝑎 = ±1. Les seules isométries de ℝ sont les fonctions de la forme

𝑥 ∈ ℝ ↦ ±𝑥 + 𝑏,

avec 𝑏 ∈ ℝ.
Solution 36

α
𝑥 sin 𝑘−1 𝑥
1. Supposons tout d’abord que 𝑥 ∉ πℤ. On a pour 𝑘 ∈ ℕ, cos 𝑘 = 2
α car 𝑘 ∉ πℤ et donc le dénominateur de la fraction
2 2 sin 𝑘 2
2
précédente est non nul. Par conséquent
𝑥
𝑛 sin
2𝑘−1 1 sin 𝑥
P𝑛 = ∏ 𝑥 = 𝑛 𝑥
𝑘=1 2 sin 𝑘
2 sin 𝑛
2 2
𝑥 𝑥 sin 𝑥
en utilisant un télescopage. Puisque sin 𝑛 ∼ 𝑛 , lim P𝑛 = .
2 2 𝑛→+∞ 𝑥
Si 𝑥 ∈ πℤ et 𝑥 ≠ 0, alors il existe 𝑝 ∈ ℤ impair et un entier 𝑞 ∈ ℕ tel que 𝑥 = 𝑝2𝑞 π (considérer la décomposition en facteurs
𝑝π
premiers). Donc pour 𝑛 > 𝑞, P𝑛 (𝑥) contient le facteur cos qui est nul. On a donc lim P𝑛 (𝑥) = 0. La formule de l’énoncé est
2 𝑛→+∞
encore valable puisque dans ce cas, sin 𝑥 = 0.
sin 𝑥
2. On notera 𝑔 la fonction définie par 𝑔(𝑥) = pour 𝑥 ≠ 0 et 𝑔(0) = 1. On remarque que 𝑔 est continue en 0.
𝑥
𝑥 𝑥
Soit 𝑓 une fonction vérifiant les conditions de l’énoncé. Soit 𝑥 ∈ ℝ∗ . On a 𝑓(𝑥) = 𝑓 ( ) cos d’après l’énoncé. On établit par
2 2
𝑥 𝑥 𝑥
récurrence que pour 𝑛 ∈ ℕ∗ , 𝑓(𝑥) = 𝑓 ( 𝑛 ) P𝑛 (𝑥). Comme 𝑓 est continue en 0 et que 𝑛 ⟶ 0, lim 𝑓 ( 𝑛 ) = 𝑓(0). En passant à
2 2 𝑛→+∞ 𝑛→+∞ 2

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𝑥 sin 𝑥
la limite dans l’égalité 𝑓(𝑥) = 𝑓 ( 𝑛 ) P𝑛 (𝑥), on obtient 𝑓(𝑥) = 𝑓(0) . On a donc 𝑓 = 𝑓(0)𝑔.
2 𝑥
Réciproquement soient λ ∈ ℝ et 𝑓 = λ𝑔. 𝑓 est bien continue en 0 car 𝑔 l’est. Soit 𝑥 ∈ ℝ∗ . Alors
sin 2𝑥 sin 𝑥 cos 𝑥
𝑓(2𝑥) = = = 𝑓(𝑥) cos 𝑥
2𝑥 𝑥
De plus, 𝑓(2 × 0) = 𝑓(0) = 𝑓(0) × cos 0. La fonction 𝑓 vérifie bien les conditions de l’énoncé.
Les fonctions recherchées sont donc les fonctions λ𝑔 avec λ ∈ ℝ.
Solution 37

1. D’après l’équation, 𝑓(0) = 𝑓(0 + 0) = 𝑓(0) + 𝑓(0) d’où 𝑓(0) = 0.


2. La fonction 𝑓 est nécessairement impaire car

∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) + 𝑓(−𝑥) = 𝑓(0) = 0.

3. On montre facilement par récurrence que


∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑓(𝑛) = 𝑎𝑛.
On déduit alors de l’imparité de 𝑓 que
∀𝑛 ∈ ℤ, 𝑓(𝑛) = 𝑎𝑛.

4. On démontre facilement par récurrence que


∀(𝑥, 𝑛) ∈ ℝ × ℤ, 𝑓(𝑛𝑥) = 𝑛𝑓(𝑥).
𝑝
Soit 𝑟 ∈ ℚ :∃(𝑝, 𝑞) ∈ ℕ × ℤ tel que 𝑟 = . Par le point précédent,

𝑞

1
𝑓(𝑟) = 𝑝𝑓( ).
𝑞
Or
𝑞 1
𝑓( ) = 𝑞𝑓( ) = 𝑎.
𝑞 𝑞
1 1
D’où 𝑓( ) = 𝑎 et 𝑓(𝑟) = 𝑎𝑟.
𝑞 𝑞

5. La fonction 𝑓 est supposée continue au point 0.


a. Prouvons que 𝑓 est continue en tout point de ℝ. Soit 𝑥0 ∈ ℝ. Comme

∀ℎ ∈ ℝ, 𝑓(𝑥0 + ℎ) = 𝑓(𝑥0 ) + 𝑓(ℎ)

et, par continuité de 𝑓 au point 0,


lim 𝑓(ℎ) = 𝑓(0) = 0,
ℎ→0
la fonction 𝑓 admet une limite au point 𝑥0 et

lim 𝑓(𝑥) = lim 𝑓(𝑥0 + ℎ) = 𝑓(𝑥0 ) + lim 𝑓(ℎ)


𝑥→𝑥0 ℎ→0 ℎ→0
= 𝑓(𝑥0 )

Ainsi 𝑓 est continue au point 𝑥0 .


b. Soit 𝑥 ∈ ℝ. L’ensemble des rationnels ℚ étant dense dans ℝ, il existe (𝑟𝑛 )𝑛∈ℕ suite de nombres rationnels convergeant vers 𝑥.
Puisque
∀𝑛 ∈ ℕ, 𝑓(𝑟𝑛 ) = 𝑎𝑟𝑛 ,
on a
lim 𝑓(𝑟𝑛 ) = lim 𝑎𝑟𝑛 = 𝑎𝑥,
𝑛→+∞ 𝑛→+∞

puis 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥 par continuité de 𝑓 au point 𝑥.

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6. Réciproquement les fonctions du type 𝑥 ↦ 𝑎𝑥 vérifie bien la relation de l’énoncé. On en déduit que les applications recherchées sont
exactement les fonctions linéaires.
Solution 38

• Supposons |𝑎| < 1. Par une récurrence facile, on prouve que ∀𝑛 ⩾ 0,

𝑓(𝑎𝑛 𝑥) = 𝑓(𝑥).

Par continuité de 𝑓 en 0,
lim 𝑓(𝑎𝑛 𝑥) = 𝑓(0),
𝑛→+∞

et par passage à la limite dans l’égailité de ci-dessus, 𝑓(𝑥) = 𝑓(0). La fonction 𝑓 est donc constante. Réciproquement, toute fonction
constante vérifie l’équation initiale.
• Supposons |𝑎| > 1. Puisque ∀𝑥 ∈ ℝ,
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥/𝑎).
On est ainsi ramené au cas précédent car |1/𝑎| < 1.
Solution 39

• Si 𝑛 = 0, les fonctions recherchées sont les fonctions constantes sur ℝ.


• Si 𝑛 = 1, toute fonction continue est solution.
• Si 𝑛 ⩾ 2 est impair. On a alors, par une récurrence immédiate, ∀𝑥 ≠ 0,
𝑝
∀𝑝 ∈ ℕ, 𝑓(𝑥1/𝑛 ) = 𝑓(𝑥).

Par continuité de 𝑓 en 1, et puisque 𝑥1/𝑛 tend vers 1 lorsque 𝑝 tend vers +∞,
𝑝

𝑓(𝑥) = 𝑓(1).

Puis, par continuité de 𝑓 en 0, on a alors 𝑓(0) = 𝑓(1). La fonction 𝑓 est donc constante. La réciproque est facile à vérifier.
• Si 𝑛 ⩾ 2 est pair. On raisonne de même pour prouver que ∀𝑥 > 0,

𝑓(𝑥) = 𝑓(1).

Si 𝑥 < 0, on a
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥𝑛 ) = 𝑓(1).
Par continuité de 𝑓 en 0, on a alors 𝑓(𝑥) = 𝑓(1). La fonction 𝑓 est donc constante. La réciproque est facile à vérifier.
Solution 40

Posons 𝑓(𝑥) = 𝑔(𝑥) − 𝑔(0) pour tout 𝑥 réel. On vérifie alors sans peine que

∀𝑥, 𝑦 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥 + 𝑦) = 𝑓(𝑥) + 𝑓(𝑦).

On en déduit classiquement que ∃𝑎 ∈ ℝ tel que


∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) = 𝑎𝑥
et donc que 𝑔 est de la forme
𝑥 ↦ 𝑎𝑥 + 𝑏
avec 𝑎 et 𝑏 dans ℝ. Réciproquement, on vérifie que toute fonction de la forme

𝑥 ↦ 𝑎𝑥 + 𝑏

avec 𝑎 et 𝑏 dans ℝ est solution de l’équation fonctionnelle proposée.

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Solution 41

1. Prenons 𝑥 = 𝑦 = 0 dans l’équation fonctionnelle. Il vient

(𝑓(0))2 − 𝑓(0) = 𝑓(0)(𝑓(0) − 1) = 0,

ie 𝑓(0) = 0 ou 𝑓(0) = 1.
2. Sî 𝑓(0) = 0, pour tout réel 𝑥,
𝑓(𝑥) = 𝑓(𝑥 + 0) = 𝑓(𝑥)𝑓(0) = 0.
Ainsi 𝑓 = 0.
3. On suppose que 𝑓(0) ≠ 0. On a donc 𝑓(0) = 1 d’après la première question.
a. Soit 𝑥 ∈ ℝ. On a
𝑓(𝑥)𝑓(−𝑥) = 𝑓(𝑥 − 𝑥) = 𝑓(0) = 1
et a fortiori 𝑓(𝑥) ≠ 0. La fonction 𝑓 ne s’annule donc pas sur ℝ.
b. On déduit classiquement du théorème des valeurs intermédiaires que la fonction 𝑓, continue sur l’intervalle ℝ et ne s’y annulant
pas (d’après la question précédente), garde un signe constant sur ℝ. Comme 𝑓(1) = 1, on a 𝑓 > 0.
c. Comme 𝑓 > 0, on peut poser 𝑔 = ln(𝑓). On a alors

∀(𝑥, 𝑦) ∈ ℝ2 , 𝑔(𝑥 + 𝑦) = 𝑔(𝑥) + 𝑔(𝑦).

On est ainsi ramené à une équation fonctionnelle bien connue : il existe un réel 𝑎 tel que

∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑔(𝑥) = 𝑎𝑥

et donc
∀𝑥 ∈ ℝ, 𝑓(𝑥) = 𝑒𝑔(𝑥) = 𝑒𝑎𝑥 .

Lipschitzianité
Solution 42

1. On pose I = [𝑎; 𝑏]. Considérons l’application


𝑔∶ I ⟶ ℝ
𝑥 ⟼ 𝑓(𝑥) − 𝑥
Comme 𝑓(I) ⊂ I, 𝑓(𝑎), 𝑓(𝑏) ∈ [𝑎; 𝑏]. Ainsi 𝑔(𝑎) = 𝑓(𝑎) − 𝑎 ≥ 0 et 𝑔(𝑏) = 𝑓(𝑏) − 𝑏 ≤ 0. Par le théorème des valeurs intermédiaires,
il existe 𝑥 ∈ I tel que 𝑔(𝑥) = 0 i.e. 𝑓(𝑥) = 𝑥.
2. Soit M ∈ ℝ+ et 𝑥 ∈ [−M; M].
||𝑓(𝑥)| − |𝑓(0)|| ≤ |𝑓(𝑥) − 𝑓(0)| ≤ 𝑘|𝑥| ≤ 𝑘M.
Par conséquent
|𝑓(𝑥)| ≤ 𝑘M + |𝑓(0)|
|𝑓(0)|
Il suffit donc de choisir M tel que 𝑘M + |𝑓(0)| = M i.e. M = ∈ ℝ+ .
1−𝑘
3. En appliquant la première question à l’intervalle [−M; M] de la question précédente, on en déduit que 𝑓 admet un point fixe sur
[−M; M]. Montrons que ce point fixe est unique. Soient 𝑥 et 𝑦 deux points fixes de 𝑓. Alors

|𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| = |𝑥 − 𝑦| ≤ 𝑘|𝑥 − 𝑦| ⟹ (1 − 𝑘)|𝑥 − 𝑦| ≤ 0.

Puisque 1 − 𝑘 > 0
|𝑥 − 𝑦| ≤ 0 ⟹ |𝑥 − 𝑦| = 0 ⟹ 𝑥 = 𝑦

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Continuité uniforme
Solution 43

1. Soit 𝑙 la limite de 𝑓 en +∞. Il existe A ∈ ℝ tel que, pour tout 𝑥 > A, |𝑓(𝑥) − 𝑙| < 1 : ainsi 𝑓 est bornée sur ]A; +∞[. De plus, par
continuité, 𝑓 est bornée sur l’intervalle compact [0; A]. Donc 𝑓 est bornée sur ℝ.

2. Soit (𝑥𝑛 ) et (𝑦𝑛 ) deux suites d’éléments de [0; +∞[ tels que (𝑓(𝑥𝑛 )) et (𝑓(𝑦𝑛 )) convergent respectivement vers inf 𝑓 et sup 𝑓.
• Si l’une des deux suites (𝑥𝑛 ) ou (𝑦𝑛 ) est bornée, on peut en extraire une sous-suite convergeant vers un réel 𝑥 ou 𝑦 de [0; +∞[.
Mais, par continuité de 𝑓, on a 𝑓(𝑥) = inf 𝑓 ou 𝑓(𝑦) = sup 𝑓 et donc 𝑓 admet un minimum ou un maximum absolu.
• Si aucune des deux suites n’est bornée, on peut extraire de chacune une sous-suite tendant vers +∞. Par passage à la limite,
𝑙 = inf 𝑓 = sup 𝑓. Donc 𝑓 est constante égale à 𝑙, elle admet bien évidemment un minimum et un maximum absolu.

En considérant la fonction 𝑥 ↦ 𝑒−𝑥 sur [0; +∞[, on voit bien qu’une telle fonction n’admet pas forcément à la fois un minimum absolu
et un maximum absolu.
3. Soit ε > 0. Il existe A ∈ ℝ tel que, pour tout 𝑥 ≥ A, |𝑓(𝑥) − 𝑙| < ε/3. Comme 𝑓 est continue, elle est uniformément continue sur
l’intervalle compact [0; A]. Il existe donc α tel que pour tous 𝑥, 𝑦 ∈ [0; A] tels que |𝑥 − 𝑦| < α, |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| < ε/3.
Soient 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ tels que |𝑥 − 𝑦| < α.

• Si 𝑥, 𝑦 ∈ [0; A],
|𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| < ε/3 < ε.
• Si 𝑥, 𝑦 ∈ [A; +∞[,
|𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| ≤ |𝑓(𝑥) − 𝑙| + |𝑙 − 𝑓(𝑦)| < 2ε/3 < ε.

• Si 𝑥 ∈ [0; A] et 𝑦 ∈ [A; +∞[, on a nécessairement |𝑥 − A| ≤ |𝑥 − 𝑦| < α donc |𝑓(𝑥) − 𝑓(A)| < ε/3. De plus, |𝑓(A) − 𝑓(𝑦)| ≤
|𝑓(A) − 𝑙| + |𝑙 − 𝑓(𝑦)| < 2ε/3. Finalement,

|𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| ≤ |𝑓(𝑥) − 𝑓(A)| + |𝑓(A) − 𝑓(𝑦)| < ε

• Si 𝑥 ∈ [A; +∞[ et 𝑦 ∈ [0; A], on procède comme précédemment.


On a donc prouvé que 𝑓 était uniformément continue.
Solution 44

Remarque. Si 𝑓 est une fonction uniformément continue et si ε ∈ ℝ∗ , on sait qu’il existe α ∈ ℝ∗ tel que

|𝑥 − 𝑦| < α ⟹ |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| < ε

Mais alors, on peut prouver par récurrence que, pour 𝑚 ∈ ℕ,

|𝑥 − 𝑦| < 𝑚α ⟹ |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| < 𝑚ε

1
Comme 𝑓 est uniformément continue, il existe α > 0 tel que |𝑥 − 𝑦| < α implique |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| < 1. Posons 𝑚 = ⌊ ⌋ + 1. Ainsi 𝑚α ≥ 1.
α
Soit A ∈ ℝ. Il existe N ∈ ℕ tel que pour tout 𝑛 ≥ N, 𝑓(𝑛) ≥ A + 𝑚. Soit 𝑥 ≥ N et posons 𝑛 = ⌊𝑥⌋. Ainsi 𝑛 ≥ N et donc 𝑓(𝑛) ≥ A + 𝑚. De
plus, |𝑥 − 𝑛| < 1 ≤ 𝑚α. D’après la remarque, |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑛)| < 𝑚, ce qui implique 𝑓(𝑥) > 𝑓(𝑛) − 𝑚 ≥ A.
On a donc prouvé le résultat voulu.
Solution 45

Soit ε > 0. Comme 𝑓 admet une limite finie 𝑙 en +∞, il existe A ∈ ℝ+ tel que
ε
𝑥 ≥ A ⇒ |𝑓(𝑥) − 𝑙| <
3

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D’après le théorème de Heine, 𝑓 est uniformément continue sur [0, A]. Il existe donc α > 0 tel que :
ε
∀𝑥, 𝑦 ∈ [0, A], |𝑥 − 𝑦| < α ⇒ |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| <
4
Soit maintenant 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ+ tels que |𝑥 − 𝑦| < α.

ε
• Si 𝑥, 𝑦 ∈ [0, A], on a |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| < < ε.
3

• Si 𝑥 ≥ A et 𝑦 ≥ A,
ε ε
|𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| ≤ |𝑓(𝑥) − 𝑙| + |𝑙 − 𝑓(𝑦)| < + <ε
3 3
• Si 𝑥 ∈ [0, A] et 𝑦 ≥ A,
|𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| ≤ |𝑓(𝑥) − 𝑓(A)| + |𝑓(A) − 𝑙| + |𝑙 − 𝑓(𝑦)|
ε
Comme |𝑥 − 𝑦| < α, |𝑥 − A| < α donc |𝑓(𝑥) − 𝑓(A)| < par uniforme continuité de 𝑓 sur [0, A].
3
ε ε
On a également |𝑓(A) − 𝑙| < et |𝑙 − 𝑓(𝑦)| < car A ≥ A et 𝑦 ≥ A.
3 3
Finalement, on a bien |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| < ε.
• On procéde de même si 𝑦 ∈ [0, A] et 𝑥 ≥ A.

Solution 46

Soit 𝑓 une fonction périodique continue sur ℝ et T une de ses périodes. Soit ε > 0. 𝑓 est uniformément continue sur [−T, 2T] donc il existe
α > 0 tel que :
∀𝑥, 𝑦 ∈ [−T, 2T], |𝑥 − 𝑦| < α ⇒ |𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| < ε
On peut supposer α < T.
𝑥
Soient 𝑥, 𝑦 ∈ ℝ tels que |𝑥 − 𝑦| < α. Il existe 𝑛 ∈ ℤ tel que 𝑥 − 𝑛T ∈ [0, T] (prendre 𝑛 = E ( )). On a alors 𝑦 − 𝑛T ∈] − α, T + α[⊂ [−T, 2T].
T
Comme |(𝑥 − 𝑛T) − (𝑦 − 𝑛T)| = |𝑥 − 𝑦| < α et que 𝑥 − 𝑛T et 𝑦 − 𝑛T appartiennent à l’intervalle [−T, 2T], on a d’après ce qui précède :

|𝑓(𝑥) − 𝑓(𝑦)| = |𝑓(𝑥 − 𝑛T) − 𝑓(𝑦 − 𝑛T)| < ε

Ceci étant valable pour tout ε > 0, on en déduit que 𝑓 est uniformément continue sur ℝ.

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