100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
1K vues23 pages

REGLEMENT

Le règlement N°02/CEMAC/UMAC/CM vise à prévenir et réprimer le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération en Afrique centrale, en imposant des obligations aux personnes physiques et morales impliquées dans des transactions financières. Il remplace le règlement précédent et s'applique à divers secteurs, y compris les institutions financières, les prestataires de services et les professions juridiques. Les infractions incluent la dissimulation de l'origine des biens criminels et le financement d'activités terroristes, avec des sanctions prévues pour les violations.

Transféré par

Michèle Ngatchou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
100% ont trouvé ce document utile (1 vote)
1K vues23 pages

REGLEMENT

Le règlement N°02/CEMAC/UMAC/CM vise à prévenir et réprimer le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération en Afrique centrale, en imposant des obligations aux personnes physiques et morales impliquées dans des transactions financières. Il remplace le règlement précédent et s'applique à divers secteurs, y compris les institutions financières, les prestataires de services et les professions juridiques. Les infractions incluent la dissimulation de l'origine des biens criminels et le financement d'activités terroristes, avec des sanctions prévues pour les violations.

Transféré par

Michèle Ngatchou
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

VEILLE JURIDIQUE ET REGLEMENTAIRE

REGLEMENT N°02/CEMAC/UMAC/CM PORTANT


PRÉVENTION ET RÉPRESSION DU BLANCHIMENT DE
CAPITAUX ET LE FINANCEMENT DU TERRORISME ET DE LA
PROLIFÉRATION EN AFRIQUE CENTRALE ;
INTRODUCTION :
Les ETATS membre de la CEMAC, soucieux et s’interrogeant sur la solidification,
l’agrandissement et l’augmentation des sectes terroristes, la prolifération des
armes et le blanchiment des capitaux de plus en plus pratiqué dans le monde,
et prenant aussi l’ampleur en Afrique, ce sont réunis à travers le conseil des
ministres, ont siégé et ont adopté, puis promulgué afin d’entrer en vigueur des
textes communautaire applicable dans la sous-région comme barrière à ces
différentes pratique visant à déstabiliser l’économie, les moyens de changes
notamment les transactions des Etablissements bancaires voir même le
financement des projets, la politique et le développement limpide d’un pays,
ont mis sur pieds des règlements d’où’ la mise en œuvre ; Vous trouverez dans
cette veille :
- les règlements N°02 /24/CEMAC/UMAC/CM portant prévention et
répression du blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme et de
la prolifération en Afrique centrale publié le 20 /12/2024; en remplacement
du règlement n°01/16/CEMAC/UMAC/CM du 11 Avril 2016
Cette veille juridique et règlementaire s’inscrit dans une démarche stratégique
visant à anticiper les risques dans les placements, les transactions et le
financement par les Etablissements Bancaires et leurs clients ; y compris
différents prestataires de service.

I- CHAMPS D’APPLICATION DU REGLEMENT


N°02 /CEMAC/UMAC/CM PORTANT PREVENTION ET
REPRESSION DU BLANCHIMENT DE CAPITAUX, ET DU
FINANCEMENT DU TERRORISME ET DE LA PROLIFERATION EN
AFRIQUE CENTRALE PUBLIE LE 20/12/2024

Ce règlement dans sa mise en garde, vise à son article 6 les personnes


assujetties aux obligations de lutte contre le blanchiment de capitaux
et financement des terroristes et la prolifération, toutes personnes
physiques ou morales qui dans le cadre de sa profession, réalise,
contrôle ou conseille des opérations entrainant des dépôts, des
échanges, des placements, des conversions ou tous autres
mouvements de capitaux, financement du terrorisme et de la
prolifération.

II- OBJET DU PRESENT REGLEMENT


Ce règlement comme l’indique sont titre a pour objet de prévenir
toutes personnes physique ou morale voulant ou se livrant à tout
activités liées aux blanchiments des capitaux, qui attisent les
mouvements de terrorismes tout en les finançant, à travers la
prolifération et tout autre moyen, se verra sans aucun toute repris par
les textes misent en vigueur dans ce règlement ceci pour la sécurité et
la paix dans la sous-région, en Afrique et dans le monde.
III- PREVENTION
Ce présent règlement s’adresse à toutes personnes physiques que morales
spécifique.
A- LES PERSONNES ASUJETTIES AUX OBLIGATIONS
a- Les administrations des régies financières (douanes, impôts,
Trésor)
b- La BEAC
c- Les institutions financières
d- Les prestataires de services aux fiducies et aux sociétés
e- Les prestaires des services d’actifs virtuels ou numériques
f- Les agents immobiliers, y compris les agents de location
g- Les autres personnes physiques ou morales négociant des
biens, seulement dans la mesure ou les paiements sont
effectuées ou reçues en espèces pour un montant de cinq
millions (5.000.000) de franc CFA au moins, que la transaction
soit exécutée en une fois ou sous la forme d’Operations
fractionnées apparemment liées ;
h- Les opérateurs de ventes volontaires de meubles aux enchères
publiques ;
i- Les agents sportifs ;
j- Les prestataires de jeux d’argent et de hasard ;
k- Les intermédiaires en opérations de banques et autres
apporteurs d’affaires aux institutions financières ;
l- Les personnes se livrant habituellement au commerce ou
organisant la vente de pierres précieuses, de métaux précieux
d’antiquité et d’œuvre d’art ;
m- Les entreprises de transport et de valeurs ;
n- Les sociétés de gardiennage ;
o- Les propriétaires, les directeurs et gérant de casinos et
d’établissement de jeux, y compris les loteries nationales
p- Les agences de voyage ;
q- Les concessionnaires automobiles et commerçants de véhicules
d’occasion ;
r- Les hôtels et établissement assimilés
s- Les organismes à but lucratif à risque très élevé ;
t- Les marchands de matériaux de constructions ;
u- Les commissaires agrées en douane, consignataires des navires,
les sociétés d’acconage, et tous les prestataires intervenants
dans la chaine d’importation-exportation ;
v- Les entreprises de bâtiment et des travaux publics
Faudrait-il savoir que ce texte s’adresse également aux personnes de
professions juridiques, comptables et fiscales lorsqu’elles participent au nom et
pour le compte de leur client à toute transactions financière ou immobilière ou
agissant pour le compte d’une fiducie(contrat par lequel un constituant
transfère temporairement la propriété de biens ou de droit à un judiciaire, à
charge pour ce dernier d’agir dans l’intérêt du constituant ou d’autre
bénéficiaire ou dans un but determiné) ou structure similaire ;

B- DE L’INCRIMINATION DU BLANCHIMENT DE CAPITAUX ET


FINACEMENT DU TERRORISME ET LA PROLIFERATION

Est constitutif du blanchiment de capitaux aux fins du présent


règlement :
1- DE L’INCRIMINATION DU BLANCHIMENT DES CAPITAUX
 La conversion ou le transfert des biens, par toute personne qui sait
que ces biens proviennent d’une activité criminelle ou d’une
participation à une activité criminelle, dans le but de dissimuler ou de
déguiser l’origine illicite desdits biens ou d’aider toute personne
impliquée dans cette activité à échapper aux conséquences juridiques
de ses actes ;
 La dissimulation ou le déguisement de la nature, de l’origine de
l’emplacement de la disposition, du mouvement ou de la propriété
réelle de biens proviennent d’une activité criminelle, ou d’une
participation à une activité criminelle ;
 L’acquisition, la détention ou l’utilisation de biens, ou des droits y
relatif, par toute personne qui sait que ces biens proviennent d’une
activité criminelle ou d’une participation criminelle ;
 La participation à l’un des actes visés au précèdent, le fait de
s’associer pour commettre, de tenter de le commettre, d’aider ou
d’inciter quelqu’un à le commettre ou de le conseiller à cet , ou de
faciliter l’exécution d’un tel acte ,
Le blanchiment de capitaux est caractérisé même si les activités qui
sont à l’origine de ces biens à blanchir sont exercé sur le territoire
d’un autre Etat membre ou celui de l’Etat d’un tiers ou ils n’ont pas
donné lieu de poursuite

2- DE L’INCRIMINATION DU FINANCEMENT DU TERRORISME


Est constitué de financement du terrorisme dans ce présent règlement , le
fait pour toute personne physique ou morale, par quelque moyen que ce
soit, directement ou indirectement, illicitement ou délibérément, de fournir,
de gérer ou de réunir des fonds, des valeurs ou d’autres biens licites ou
illicites dans l’intention de les voir utilisés, ou sachant qu’ils seront utiliser
en tout ou partie, par une organisation terroriste, ou par un individu, d’un
ou plusieurs actes terroristes
ces infractions de financement de terroriste comprennent également le fait de
financer les voyages des personnes qui se rendent dans un Etat autre que leur
Etat de résidence, d’organiser ou de préparer les actes de terrorisme, d’y
participer ou de dispenser ou recevoir un entrainement au terrorisme ;
Cette infraction de financement du terrorisme encours sanctions même si l’acte
terroriste projeté n’a pas été consommés, ou si les auteurs d’acte de
financement de terrorisme résident sur un territoire autre de celui de l’auteur
du terrorisme.
3 : L’INCRIMINATION DU FINACEMENT DE LA PROLIFERATION
Est constitutif de financement de prolifération au sens de ce règlement, tout
acte destiné à fournir des fonds ou service financiers, utilisé en tout ou partie
pour fabriquer, se procurer, mettre au point, posséder, développer, exporter,
transborder, transférer, assurer le courtage, le stockage, et l’utilisation des
armes nucléaire, chimique, biologique ainsi que leur vecteurs et élément
connexes en infractions des dispositions de la loi nationale ou le cas échéant
des obligations internationales .
4 : DU REFUS DE TOUTE JUSTIFICATION
Nulle considération de nature politique, philosophique, idéologique, raciale,
ethnique, religieuse, ni aucun autre motif ne peut être pris en compte pour
justifier la commission de l’une des infractions visées aux articles 8.9 et 10 ci-
dessus du présent règlement ;

C- DE LA PREVENTION DU BLANCHIMENT DE CAPITAUX, DU


FINANCEMENT DU TERRORISME ET DE LA PROLIFERATION
Il est demandé ici à toute personne en provenance d’un des Etats de la CEMAC,
voulant effectuer un déplacement à l’intérieur ou à l’extérieur de la zone, devra
systématiquement faire :
 Une déclaration sur ses avoirs en liquide ayant une valeur supérieure
ou égale cinq millions de franc CFA et
 Par ricochet, Les membres de l’Etat concerné procèdent à
l’identification et la vérification de ce qui a été déclaré tout en
exigeant l’origine de ce qui a été déclaré
NB : NE PEUT ETRE REPUTÉ DECLARÉ SI LES INFORMATIONS SONT INEXACT OU
INCOMPLETE ET PAR CONSEQUENT LES AUTORITÉS CHARGEES (ANIF : Agence
Nationale d’Investigation Financière) PROCEDERONT APRES UN DELAI DE 72H
ACCORDÉ POUR JUSTIFICATION, À LA SAISIE DE CES INSTRUMENTS NEGOCIABLE
AU PORTEUR ET LE MOYENS DE PAIEMENT NE DEVRA PAS DEPASSER LE SEUIL
DE LA REGLEMENTATION EN VIGUEUR FIXE, ET LA JUSTIFICATION SE FAIT PAR
TOUT MOYENS PROBAND
L’identification diffère selon si le concerné est une personne politiquement
exposée, une personne morale, une personne physique, d’un client qui
souhaite ouvrir un compte, d’une construction juridique : La documentation et
la procédure
IV- LES OBLIGATIONS PARTICULIERES

A- AUX COMPAGNIES D’ASSURANCE


Les compagnies d’Assurance, les Agents et Courtiers d’assurance exerçant une
activité d’assurance vie, sont tenus d’identifier leur client et vérifier leur
identité conformément aux article 20 et 23 ainsi que 29 à 37 du présent
règlement
B- AUX ORGANISATIONS À BUT NON LUCRATIF À RISQUE ÉLEVÉ ET
LES OBLIGATIONS ADDITTIONNELLES DE CERTAINES ENTREPRISES
ET PROFESSIONS NON FINANCIERE DESIGNE

1- Tout organisme à but non lucratif à risque élevé qui recueille, recoit,
donne ou transfère des fonds dans le cadre de son activité est soumise à
une surveillance par son organisme de contrôle compètent car c’est cette
autorité compétente qui arrête les règles destinées à garantir les fonds
de son organisme à but non lucratif pour quelle ne soit pas utilisé aux fins
de blanchiment de capitaux ou de financement du terrorisme
2- Ces organismes doivent produire à tout moment : l’objet et la finalité de
leur activités, l’identité de la personne ou des personnes qui possèdent,
gèrent leur activité y compris des dirigeants, et les membres du conseil
d’administration
3- Mettre à la disposition des autorités de contrôle leurs états financiers
avec une ventilation de leurs recettes et de leurs dépenses ;
4- Se doter de mécanismes à même de les aider à lutter contre le BC/FT/FP
5- Conserver pendant 10 ans les documents comptables utilisé et mettre à
la disposition des autorités les relevés de leur opération
C- AUX CASINOS ET ÉTABLISSEMENTS DE JEUX, Y COMPRIS CEUX
DANS LESQUELS L’ETAT DÉTIENT UNE PARTICIPATION,
sont tenus de :
 S’assurer de l’identité, par la présentation des documents officiel
original en cours de validité et comportant une photographie dont il
est pris photocopie, des joueurs qui achètent, apportent ou
échangent des jetons ou des plaques pour une somme supérieur ou
égale à un million (1.000.000) FCFA
 Consigner, dans l’ordre chronologique, toutes les opérations visées
au paragraphe 2 ci-dessus, leur nature et leur montant avec indication
des noms et prénoms des joueurs ainsi que le numéro du document
présenté, sur un registre et conserver celui-ci pendant 10 ans après la
dernière opération enregistrée
 Dans le cas ou l’établissement de jeux est possédé par une personne
morale ou des filiales, les jetons doivent identifier la filiale pour
laquelle ils sont émis. En aucun cas, des jetons émis par une filiale ne
peuvent être rembourse dans une autre filiale, y compris à l’étranger
La supervision et le contrôle des établissements de jeux et des casinos
sont des mesures législatives ou règlementaire à prendre pour empêcher
les criminels et leurs complices de détenir ou de devenir des bénéficiaires
effectifs d’une participation significative ou de contrôle d’un casino ou de
tout autres établissements de jeux, d’y occuper un poste de direction ou
d’en être l’exploitant.
D- LES OBLIGATIONS SPECIFIQUES AUX OPERATIONS
IMMOBILIERES, AUX AVOCATS, NOTAIRE, AUX PRESTATION
JURIDIQUE, NEGOCIANT, PRESTATAIRE DE SERVICE DU TRUST
1- Les personnes qui réalisent, contrôlent, ou conseillent des opérations
immobilières sont tenue d’identifier les personnes ou parties
conformément aux dispositions des articles 29 à 35 du règlement suscité
, lorsqu’elles interviennent dans les opérations d’achats, ou de vente de
biens immobiliers ; l’autorité nationale en charge de la délivrance de
l’agreement des acteurs du secteur immobilier, est également chargé
d’assurer le contrôle et la supervision de la mise en œuvre ;
2- Les avocats, notaire, expert-comptable et autre profession juridique,
observent les obligations de vigilances relatives à la clientèle lorsqu’ils
préparent ou effectuent des transactions pour leur client concernant leu :
- Achat et vente des biens immobiliers
- Gestions des capitaux, de titre et autres actifs de leur client ;
- Gestion de comptes bancaire, d’épargne ou de titres
- Organisations des apports pour la création, l’exploitation ou la gestion de
sociétés ;
3- Les négociants des pierres ou métaux précieux sont tenues d’observer
les obligations relatives à l’identification des clients lorsqu’ils effectuent
avec un client une opération en espèce égale ou supérieure à un(1)
million de FCFA , sans préjudice des dispositions nationale ;

4- Les obligations relatives à la clientèle définis à la section 1 du présent


chapitre, s’impose aux prestataires de services du trust y compris les
conseillers en investissement, ou gestionnaire d’investissement, les
comptables et les conseillers fiscaux lorsqu’ils préparent ou effectue une
opération pour un client en lien avec l’une de ces activités ; ils agissent en
lien d’une personne de la constitution morale ;
ils agissent en qualité de dirigeant ou de secrétaire général d’une société de
capitaux, d’associer d’une société de personnes ou titulaire d’une fonction
similaire ;
ils agissent en qualité d’un trust exprès et exercent une fonction équivalente
pour autre forme de construction juridique ;
Ils sont abstreintes aux obligations de conservation et de transmission, le cas
échéant aux autorités compétentes qui en font la demande, des pièces et
document relatives à leur opération ;

V- REPRESSION DU BLANCHIMENT DE CAPITAUX, DU


FINANCEMENT DU TERRORISME ET DE LA
PROLIFERATION
A- LES SANCTIONS PENALE DES PERSONNES MORALES EN
MATIERE DE FINANCEMENT DU TERRORISME ET DE LA
PROLIFERATION Y COMPRIS DU BLANCHIMENT DES CAPITAUX

1 - DES PEINES VIS-À-VIS DES RESSOURCES FINANCIERES LIES


AU FINANCEMENT DU TERRORISME ET LA PROLIFERATION

 Dans tous les cas de condamnation pour infraction de financement de


terrorisme ou de tentative, les tribunaux ordonnent la confiscation aux
profits du trésor public, des fonds et autre ressources financières ainsi
que les biens vise a l’alinéa premier ci-dessus a un fond de lutte contre
le crime organisé ou a l’indemnisation des victimes des infractions
prévu à l’article 9 et 10 du présent règlement ou de leur ayant droit ;
 Les personnes morales peuvent être en outre condamné à l’exclusion
du marché publics à titre définitif ou pour une durée de dix(10) ans au
plus ;
 La fermeture définitive ou pour une durée de dix(10) ans au plus des
établissements ou de l’un des établissements de l’entreprise ayant
servir à commettre les faits incriminés
 Le placement sous surveillance judiciaire pour une durée de cinq (5)
ans au plus ;
 L’interdiction à titre définitif ou d’une durée de dix (10) ans au plus
d’exercer directement ou indirectement une ou plusieurs activités
professionnelle ou sociales selon l’infraction commise ;

NB :Lorsque les fonds, bien et autre ressource financière à confisquer ne


peuvent être représentés, leur confiscation peut être ordonné en valeur

Toute personne qui prétent avoir un droit sur un bien ou des fonds ayant fait
l’objet de confiscation peut, pour être rétablir dans ses droits, saisir la juridiction
qui a rendu la décision de confiscation dans un délai de de six (6) mois, à
compter de la date de notification de la décision

2- DES PEINES VIS-À-VIS DU BLANCHIMENT DE CAPITAUX

Sont punis d’un emprisonnement de six mois à deux ans et d’une amende d’un
million (1.000.000) à cinq million (5.000.000) FCFA ou de l’une des deux
peines seulement, les personnes, les dirigeants et préposée, y compris les
membres de l’organe d’administration et à la haute direction des personnes
physique ou morales visées aux articles 6 et 7du présent règlement surtout si
ces derniers auront intentionnellement :

- Détruit ou soustrait des documents ayant trait aux obligations


d’identification ;
- Réalisé ou tenter de réaliser sous une fausse identité l’une des
opérations ;
- Omis de procéder à la déclaration de soupçon prévue à l’article 105 du
présent règlement en marge ;
- Informer la ou les personnes visées par l’enquête de blanchiment dont ils
auront eu connaissance en raison de leur profession ou fonction ;

Dans tous les cas de condamnation pour infraction du blanchiment de capitaux


ou de tentative, le tribunal ordonne la confiscation aux profits du trésor public,
des produits tirés de l’infraction des blanchis, des biens mobiliers ou
immobiliers dans lesquels ces produits sont transformés et convertis et, a
concurrence de leur valeur, des biens acquis légitimement ainsi que des revenus
et autres avantages tires de ces produits. A défaut de l’existence ou de
localisation de ces biens énuméré ci-dessus, la confiscation peut s’appliquer aux
biens équivalents appartenant au condamne quelque soit leur mode d’acquisition

B- DES PEINES VIS-À-VIS DES PERSONNES PHYSIQUES

- L’interdiction définitive ou pour une durée de 5ans dans une des


circonscriptions administratives de l’Etat dont la juridiction ayant
prononcé la condamnation, si le coupable de blanchiment est un
étranger ;
- L’interdiction de séjour pour une durée d’un (1) an à cinq (5)ans dans
une ou des circonscriptions administratives de l’Etat dont la juridiction a
prononcé la condamnation ;
- L’interdiction de quitter le territoire national et le retrait du
passeport pour une durée de six(6) mois à trois (3) ans ;
- L’interdiction de l’exercice des droits civiques et politique pour une
durée de six(6) mois à trois(3) ans ;
- L’interdiction définitive ou d’une durée de trois (3) à six (6) ans
d’exercer une profession de ou l’activité à l’occasion de laquelle
l’infraction a été commise et l’interdiction d’exercer une fonction
publique ;
- L’interdiction de détenir ou de porter une arme soumise à
l’autorisation pendant trois (3) à six (6) ans ;
- La confiscation de tout ou parties des biens du condamné.
TABLEAU SYNOPTIQUE ENTRE LE REGLEMENT
N°02/24/CEMAC/UMAC/CM PORTANT SUR LE BLANCHIMENT DES
CAPITAUX, LE FINANCEMENT DU TERRORISME, ET LA
PROLIFERATION EN AFRIQUE CENTRALE DU 20/12/2024(nouveau) ;
EN REMPLACEMENT DU REGLEMENT N°01/16/CEMAC/UMAC/CM
DU 11 AVRIL2016(ancien)

REGLEMENT REGLEMENT
N°02/CEMAC/UMAC/CM N°01/16/CEMAC/UMAC/CM
portant prévention et portant prévention et répression
répression sur le sur le blanchiment des capitaux et
Blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et la
financement du terrorisme prolifération DU 11/04/2016
et la prolifération ( ancien)
( nouveau)
VEILLE JURIDIQUE ET REGLEMENTAIRE

- LE RÈGLEMENT N°04/24/CEMAC/UMAC/CM PORTANT RÉGIME DE MISE EN


ŒUVRE DES SANCTIONS FINANCIÈRE CIBLÉE LIÉES AU FINANCEMENT DU
TERRORISME DE LA PROLIFÉRATION EN AFRIQUE CENTRALE

Cette veille suscitée, à travers son régime de mise en œuvre des sanctions
financière ciblées liées au financement du terrorisme de la prolifération en
Afrique centrale vient en complément du règlement N°02/CEMAC/UMAC/CM
Portant sur le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et la
prolifération en Afrique centrale ;

I- CHAMPS D’APPLICATION
Ce règlement s’applique aux personnes ou entités assujettis aux obligations de
lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme, et la
prolifération au sens du règlement portant prévention et répression du
blanchiment de capitaux, du financement du terrorisme et de la prolifération en
Afrique centrale, ainsi qu’à toute autre personne physique ou morale se
trouvant sur le territoire détenant ; gérant, contrôlant directement ou
indirectement :
- Les fonds, biens et autre ressource financières ou ressources
économiques possédé ou contrôlé par les personnes ou entités
désignées susceptible d’être liés à un autre acte, un complot ou une
menace terroriste ou de prolifération ;
- Les fonds, biens ou autres ressource financières ou économiques des
personnes et entités agissant au nom ou sur instruction des personnes et
entités désignées.

II- OBJET DU REGLEMENT


Ce règlement portant mise en œuvre des sanctions issu du fait de la non
observation des préventions émise au règlement N 02/24/CEMAC/UMAC/CM/
portant prévention et répression du blanchiment de capitaux, du financement
du terrorisme et prolifération en Afrique centrale vient parachever les
méthodes résolutoires prise par le conseil des ministres de la sous-région pour
la sécurité et la paix.
Avant d’évoquer les sanctions liées au financement du terrorisme, du
blanchiment des capitaux et la prolifération dans la sous-région, place est de
d’évoquer tout d’abord les organes chargés de la mise en œuvre du gel
administratif des fonds, biens ou autres ressources financières et économiques.
III- ORGANES CHARGES DE LA MISE EN ŒUVRE DU GEL ADMINISTRATIF
DES FONDS , BIENS OU AUTRES RESSOURCES FINANCIERES ET
ECONOMIQUES
Ces organes se subdivises en deux entités à savoir : l’autorité compétente et la
Commission Nationale Consultative sur le Gel Administratif
A- L’AUTORITE COMPETENTE ET SA MISSION
Tout naturellement, l’Autorité compétente dans chaque Etat membre en,
matière de Gel administratif de fond est le ministre chargé de la monnaie et du
crédit , il;
1- Saisie la commission pour avis en vue de l’inscription sur la liste
nationale de personnes ou entité qui sur la base de motif raisonnable,
répondent aux critères de désignation en vertu de la résolution 1373 et
des résolutions subséquentes
2- Publie sans délai les listes des sanctions financières ciblées liées aux
terrorismes, au financement du terrorisme et la prolifération, établies
par les organes compétents des nations unies.
3- Propose au comité 1267/1989, pour une désignation, le cas échéant ,
des personnes ou des entités qui répondent au critère spécifique de
désignation, tels qu’énoncé dans la résolution subséquent et connexes,
dans le respect de l’Etat de droit et des principes des droits de l’homme,
4- Proposer au comité de 1988 par désignation du cas échéant les
personnes ou entité qui répondent spécifiquement aux critères de
désignation énonce dans la résolution du conseil de sécurité du TALIBAN
et ceux qui sont associes comme constituant
5- Examiner et donner effet, le cas échéant et sans délai, a la demande de
Gel administratif d’un autre pays, si le pays qui recoit la demande est
convaincu conformément a l’article 18 du présent règlement, sur la base
du principe juridique applicable et dans le respect de l’Etat de droit et du
principe des droit de l’homme, qu’il existe des motifs raisonnables ou
une base de raisonnable de soupçonner ou croire qu4une personne
physique ou morale ou une organisation est terroriste ou finance le
terrorisme.
6- Demander le à un autre pays, par l’intermédiaire du ministère chargé
des Affaires étrangère, de donner effet des actions engagé au niveau
national, dans le cadre de mécanisme de Gel mis en place conformément
à la résolution 1373
Ainsi il devra s’assurer de l’application du suivi des législations relative aux gel
de fonds, biens et autre ressources financières ou ressources économique, y
compris les décisions du comité ministériel relative à la liste des personnes ou
entité établis par le conseil de sécurité des Nations Unies

B :LA COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE SUR GEL ADMINISTRATIF


Conformément aux articles 7 ,8,9 du présent règlement, cette commission est
mise sur pied dans chaque Etat sous la dénomination du sigle « CNCGA »,
chargé d’assister l’autorité compétente dans la mise en œuvre des attributions
Cette commission est chargée :
- D’assister l’autorité compétente dans la procédure d’inscription des
personnes ou entité qui sur la base d’un motif raisonnable, répondant
aux critères de désignation en vertu des résolutions 1267
- Examiner les demandes d’inscription sur la liste nationale de personnes
ou entité qui, sur la base de motifs raisonnables, répondent aux critères
de de désignation en vertu de la résolution 1377 et des résolutions
subséquentes et rédiger un avis motive pour considération et soumission
à l’Autorité Compétente
- Examiner la demande de radiation des listes et déblocage des fonds,
biens, et autre ressource économique des personnes ou entités qui ne
remplissent pas ou plus les critères de désignation sur la liste
- Assister l’Autorité compétente dans l’examen des requêtes formulées
par le pays ou tiers pour la mise en œuvre des mesures de GEL
- Donner un avis motivé sue toutes les questions dont elle est saisie,
relative à l’application et au suivi des législations et mesures portant sur
le Gel Administratif, ainsi qu’au comité ministériel portant sur la liste des
sanctions financières ciblée et établi par le conseil de sécurité des Nation
Unies au titre de la resolution1373 et des résolutions subséquentes
- Assister l’autorité compétente dans la mise à jour de la liste nationale
tous les six mois avec les éléments d’identification
- Tenir une base de données au niveau national sur la mise en œuvre des
mesures de Gel ;
Cette commission consultative est constituée d’un représentant du :
- Ministère en charge de la monnaie et du crédit ;
- Ministère en charge des affaires extérieur ;
- Ministère en charge de la justice ;
- Ministère en charge de la sécurité ;
- Ministère en charge de la défense ;
- Ministère en charge de l’administration territorial ;
- Cellule de renseignement financiers ;
- Diffèrent services de renseignement de l’ETAT.
- Bureau central National d’INTERPOL ;
- Administration en charge de l’immatriculation des personnes morales ;
- Administration en charge de l’immatriculation des personnes physique ;
- Direction nationale de la BEAC ;
- Administration du trésor ;
- Administration en charge des douanes ;
- Administration en charge des impôts ;
- Chambre du commerce et de l’industrie ;
- Toutes administration pertinente en matière de la mise en œuvre des
sanctions financières

IV- DES DECISIONS DE GEL


A- DES DECISIONS DE GEL RELATIVE AUX SANCTIONS DEDIEES AU NIVEAU
NATIONAL DES VOIES DE RECOURS ET CEUX DU CONSEIL DE SECURITE
DES NATIONS UNIES
1 : LES SANCTIONS DEDIEES AU NIVEAU NATIONAL ET LES VOIES DE RECOURS
Ici, l’autorité compétente ou la commission intervient sans notification
préalable et ce même en l’absence de personnes ou entité identifié à l’encontre
de laquelle une désignation ou proposition de désignation est en cours
d’examen ;
L’autorité examine sans délai le rapport de la commission, lorsque la demande
est fondée, l’autorité ordonne par acte règlementaire, l’inscription sur la liste
nationale des sanctions financières ciblées et le gel, sans délai, sans notification
préalable, des fonds, biens et autre ressource financières ou économiques de la
personne ainsi que des entêtées ou organisme qui agissent, directement ou
indirectement, sous leur contrôle ou sur leur instruction ;
Toute personnes ou entité désignée peut, préalablement à toute action devant
la juridiction administrative compétente, former un recours gracieux auprès de
l’autorité compétente contre la décision d’inscription dans un délai d’un (1)
mois à compter de la date de publication au journal officiel article 25,26,27 du
présent règlement ;

B- LA MISE EN ŒUVRE DU GEL ADMINISTRATIF ET SES EFFETS


Les personnes et entités assujettis aux obligations de lutte contre le
blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération
aux sens du règlement portant Blanchiment de capitaux, financement du
terrorisme et prolifération en Afrique centrale, ainsi que toute autre personnes
physique ou morale identifié et inscrites sur les listes
Les mesures de gel administratif s’appliquent outre :
- Aux fonds, biens, ou autre ressource financières ou ressources économique
appartenant, possédés ou détenus par les personnes ou entité visées à l’article
3 du présent règlement
- Aux mouvements ou transfert de fonds, biens et autre ressources
financières ou économique en faveur desdites personnes ou entité
- Aux fonds, biens et autre ressources financières provenant ou générés
par les fonds ou autres biens appartenant, possédé ou détenu par les
personnes ou entité
- Les biens, équipements instrument, fonds et autre avoir gelés restent la
propriété de la ou des personnes physique ou morale détenant u n
intérêt dans lesdits biens équipement et avoirs au moment du Gel ; ces
derniers peuvent continuer à être administrés par une tierce partie ou
par tout autre dispositif mis en place par lesdites personnes avant le
déclenchement d’une mesure dans le cadre d’un mécanisme de Gel ;
NB :il est interdit aux ressortissants nationaux et à toutes personnes ou entité
se trouvant sur le territoire de :
- Mettre directement ou indirectement, intégralement ou partiellement
des fonds, biens et autre des ressources financières ou ressource
économique à la disposition des personnes et entité désignées, leurs
associées, celles qui agissent, directement ou indirectement, sous leur
contrôle ou sur instruction ;
- Fournir directement ou indirectement, intégralement ou partiellement
des services financiers et autre service liés aux profits des personnes ;
- Réaliser ou participer, intentionnellement, à des opérations ayant pour
but ou pour effet de contourner directement ou indirectement le Gel

VEILLE JURIDIQUE ET REGLEMENTAIRE

RÈGLEMENT Nº 03/24/CEMAC/UMAC/CM, PORTANT ADOPTION DU MANUEL


DES PROCÉDURES D'ÉVALUATIONS MUTUELLES DU TROISIÈME CYCLE DES
ÉTATS MEMBRES DU GABAC
INTRODUCTION :
Le Règlement Nº 03/24/CEMAC/UMAC/CM, portant adoption du Manuel des
Procédures d'Évaluations Mutuelles du troisième cycle des États membres du
GABAC, formalise un cadre rigoureux et méthodique visant à harmoniser les
méthodologies d’évaluation des dispositifs de lutte contre le blanchiment des
capitaux, le financement du terrorisme et la prolifération des armes de
destruction massive (LBC/FT/FP) en Afrique Centrale. Il définit les objectifs,
principes et procédures des évaluations mutuelles, en intégrant les standards
du GAFI et des Organismes Régionaux de Type GAFI (ORTG), tout en
garantissant la transparence, l’efficacité et la coopération internationale.
Chaque chapitre couvre des aspects spécifiques, allant de l’évolution des
standards du GAFI, au suivi des évaluations mutuelles, jusqu’à la collaboration
avec les Institutions Financières Internationales (IFI) comme le FMI et la
Banque Mondiale. Ce règlement impose un cadre structuré où chaque acteur,
du GABAC aux États membres, joue un rôle clé pour assurer l’amélioration
continue des dispositifs de LBC/FT/FP et leur conformité aux normes
internationales.
Ce règlement se divise en 10 chapitres.

Chapitre I : Champ d'application, objectifs et principes des


évaluations mutuelles et leur suivi
Ce chapitre définit le cadre des évaluations mutuelles qui reposent sur :
 Conformité technique : Vérification des lois et mesures existantes en
matière de LBC/FT/FP.
 Efficacité : Évaluation des résultats obtenus par chaque pays dans la mise
en œuvre des normes.
Les évaluations doivent assurer :
 Une revue par les pairs pour garantir une évaluation impartiale.
 Un traitement équitable et transparent pour tous les États membres.
 Une harmonisation avec les évaluations du GAFI et des autres ORTG.
 Un processus de suivi strict pour assurer la mise en œuvre des
recommandations.

Chapitre II : Évolution des standards du GAFI


Le GAFI met régulièrement à jour ses normes en matière de LBC/FT/FP pour
s’adapter aux nouvelles menaces.
 Les évaluations doivent être alignées sur les normes du GAFI en vigueur
lors du début de l’examen documentaire.
 Toute modification des standards est intégrée dans les processus de suivi
des États membres du GABAC.
 En cas d’interprétation floue, le Secrétariat Permanent du GABAC peut
solliciter une clarification officielle du GAFI.

Chapitre III : Calendrier du troisième cycle des évaluations mutuelles


et cohérence avec le processus du PESF
Le GABAC établit un calendrier des évaluations mutuelles, garantissant qu’un
pays est évalué au moins tous les 5 ans. Ce calendrier tient compte :
 Du niveau de risque en matière de BC/FT/FP.
 De la taille du secteur financier des États membres.
 De la coordination avec le Programme d’Évaluation du Secteur Financier
(PESF) du FMI et de la Banque Mondiale pour éviter les redondances.
 De la période tampon entre un suivi du GECI et une nouvelle évaluation
mutuelle.

Chapitre IV : Rôles et responsabilités des acteurs du processus


d’évaluation mutuelle et de suivi
Ce chapitre précise les rôles des différents acteurs :
 Le Secrétariat Permanent du GABAC : Supervise le processus
d’évaluation et assure la cohérence des rapports.
 Les États membres : Doivent fournir toutes les informations requises et
démontrer la mise en œuvre des mesures.
 Les évaluateurs : Réalisent une analyse indépendante et formulent des
recommandations.
 Les examinateurs externes : Vérifient la qualité et l’impartialité des
évaluations.

Chapitre V : Exigences spécifiques de l’évaluation mutuelle


 Respect du calendrier pour garantir une évaluation efficace.
 Organisation rigoureuse des réunions pour favoriser les échanges.
 Principe d’examen mutuel pour maintenir l’équité entre les États.

Chapitre VI : Procédures et étapes du processus d’évaluation


Les évaluations suivent un processus structuré :
1. Séminaire de préparation pour aider les États à répondre aux
questionnaires.
2. Sélection des évaluateurs et examinateurs externes.
3. Analyse préliminaire des risques et cadrage des domaines d’attention.
4. Visite sur place pour rencontrer les autorités et vérifier la mise en œuvre
des mesures.
5. Rédaction du Rapport d’Évaluation Mutuelle (REM) et de la Feuille de
Route des MSR.
6. Adoption du REM en Plénière et suivi post-évaluation.

Chapitre VII : Suivi des évaluations mutuelles et mesures renforcées


Les pays sont soumis à des procédures de suivi :
 Suivi régulier : Auto-évaluation trois ans après l’adoption du REM.
 Suivi renforcé : Évaluation approfondie pour les pays présentant des
lacunes majeures.
 Processus du GECI du GAFI : Surveillance renforcée des États à haut
risque.
 Application de mesures contraignantes pour les pays qui ne respectent
pas leurs engagements.

Chapitre VIII : Évaluation des nouveaux membres


Les nouveaux membres du GABAC doivent se soumettre à une évaluation
mutuelle avant leur adhésion. En cas de non-conformité, ils doivent suivre un
plan d’action correctif sous surveillance renforcée avant leur intégration
définitive.
Chapitre IX : Évaluations conjointes avec le GAFI ou les ORTG
Certains États membres du GABAC peuvent être évalués conjointement par le
GAFI et les ORTG :
 Le GAFI supervise l’évaluation et les résultats sont harmonisés avec ceux
du GABAC.
 Les conclusions sont adoptées par les deux organismes pour éviter les
contradictions.

Chapitre X : Évaluations par le FMI et la Banque Mondiale


Dans certains cas, les Institutions Financières Internationales (IFI) conduisent
des évaluations LBC/FT/FP.
 Ces évaluations sont alignées sur les Procédures Universelles du GAFI.
 Les résultats sont validés par le GABAC et intégrés aux rapports des IFI.

CONCLUSION
Le Règlement Nº 03/24/CEMAC/UMAC/CM formalise une approche rigoureuse pour
garantir l’efficacité des dispositifs de LBC/FT/FP en Afrique Centrale. Il permet :

 Une harmonisation régionale et internationale des évaluations.


 Un suivi strict et des mesures renforcées pour assurer la mise en œuvre des
recommandations.
 Une coopération accrue avec les organismes internationaux comme le GAFI, le
FMI et la Banque Mondiale.

Vous aimerez peut-être aussi