DS7
5 Avril 2025
La calculatrice est interdite. L’usage de tout document est interdit. La rigueur, le soin, la présentation seront
fortement pris en compte dans la notation. Les résultats de chaque question seront soulignés ou encadrés.
Vous pouvez faire les problèmes/exercices dans l’ordre qui vous plaît.
1
Problème 1 : soyez hyper bons avec les fonctions hyperboliques !
Dans ce problème, on note ch la fonction cosinus hyperbolique, sh la fonction sinus hyperbolique.
Étude d’une fonction
1. Rappeler la définition de chpxq et shpxq pour x P R.
2. Donner un équivalent de chpxq et shpxq quand x Ñ `8, puis quand x Ñ ´8.
ř
3. Pour n P N, rappeler de DL2n p0q de ch et le DL2n`1 p0q de sh à l’aide du symbole .
4. Calculer le DL3 p0q de shpshpxqq, en déduire un équivalent de shpshpxqq ´ x en 0.
ˆ ˙
˚ 1
Soit f la fonction définie sur R par f pxq “ x ˆ sh .
x
5. Étudier la parité de f .
6. Rappeler un équivalent de shpuq en 0 puis en déduire les limites de f en `8 et en ´8.
7. Déterminer la limite de f en 0.
8. Justifier que f est dérivable sur R˚ et que :
» ˆ ˙ fi
1
sh ˆ ˙
— x 1 ffi 1
@x P R˚ 1
f pxq “ – ˆ ˙ ´ fl ˆ ch
— ffi
1 x x
ch
x
shpuq
9. Montrer que pour tout u ą 0, ă u.
chpuq
10. En déduire le tableau de variation de f .
shpuq
11. Donner le développement limité à l’ordre 4 en 0 de u ÞÑ .
u
12. En déduire qu’au voisinage de `8 et ´8, f admet un développement asymptotique de la forme :
ˆ ˙
a1 a2 a3 a4 1
f pxq “ a0 ` ` 2 ` 3 ` 4 `O
x x x x x4
où a0 , a1 , a2 , a3 , a4 sont cinq réels que l’on précisera.
ˆ ˙
1
13. Montrer que la fonction x P R˚ ÞÑ f P R se prolonge en une fonction continue notée F , puis
x
prouver que F est dérivable sur R.
Étude d’une suite
14. Montrer que pour n P N˚ , l’équation
n`1
f pxq “
n
admet une unique solution sur R˚` . On la note un .
On définit ainsi une suite pun qnPN˚ que l’on va étudier dans les questions qui suivent.
15. Montrer que la suite pun qnPN˚ est croissante.
16. Montrer que un ÝÝÝÑ `8.
nÑ8
17. Grâce à la question 12, déterminer un équivalent de un quand n Ñ `8.
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Problème 2 : que reste-t-il de vos polynômes ?
On rappelle le théorème de la division euclidienne pour les polynômes : si U P CrXs et V P CrXs deux
polynômes avec V ‰ 0, alors il existe un unique couple pQ, Rq P CrXs2 tel que :
U “VQ`R avec d˝ R ă d˝ V
Les polynômes Q et R sont respectivement appelés le quotient et le reste de la division du polynôme U par
V . Dans ce problème, on se donne un entier n P N˚ et un couple pA, Bq P Cn rXs ˆ CrXs tel que d˝ B “ n ` 1.
On considère également l’application φ définie sur Cn rXs qui à un polynôme P P Cn rXs associe le reste de
la division euclidienne de AP par B. Par exemple, si on suppose que l’on a :
n “ 2, A “ X 2, B “ X 3 ´ X, P “ X2 ` X ` 1
Alors en effectuant la division euclidienne de AP par B, on obtient :
AP “ X 4 ` X 3 ` X 2 “ BQ ` R avec Q“X `1 et R “ 2X 2 ` X
donc on a φpP q “ 2X 2 ` X
Généralités sur l’application φ
Dans cette partie, on démontre que l’application φ est un endomorphisme de Cn rXs.
1. Justifier que pour tout polynôme P P Cn rXs, on a φpP q P Cn rXs.
On considère deux polynômes P1 P Cn rXs et P2 P Cn rXs. Par le théorème de la division euclidienne rappelé
dans la présentation, il existe pQ1 , R1 q P CrXs ˆ Cn rXs et pQ2 , R2 q P CrXs ˆ Cn rXs tels que :
AP1 “ BQ1 ` R1 et AP2 “ BQ2 ` R2
2. Soit λ P C. Exprimer le quotient et le reste dans la division euclidienne de ApP1 ` λP2 q par B en
fonction de λ et des polynômes Q1 , Q2 , R1 et R2 en justifiant votre réponse. En déduire que φ est un
endomorphisme de Cn rXs.
Étude d’un premier exemple
Dans cette partie uniquement, on suppose que :
n“2 A “ X 2 ` 2X et B “ X 3 ` X 2 ´ X ´ 1
3. Montrer que la matrice de l’endomorphisme φ de dans la base p1, X, X 2 q est :
¨ ˛
0 1 1
K “ ˝2 1 2‚
1 1 0
4. Montrer que la famille pX 2 ´ 1, X 2 ´ X, 1 ` 2X ` X 2 q est une base de C2 rXs
5. Calculer, D, la matrice de φ dans cette base.
6. En déduire un lien entre K et D, puis calculer explicitement K p (on exprimera les 9 coefficients de K p )
en fonction de p pour tout p P N.
Étude du cas où B est scindé à racines simples
Dans cette partie, on ne suppose plus que n “ 2 : le nombre n est un entier quelconque de N˚ et on suppose
que B est un polynôme scindé à racines simples. On note x0 , . . . , xn P C les racines de B qui sont donc
des nombres complexes distincts. On définit les polynômes de Lagrange L0 , L1 , . . . , Ln P Cn rXs associés aux
points x0 ,. . ., xn par :
n
ź X ´ xi
@k P rr 0 ; n ss, Lk “
x ´ xi
i“0 k
i‰k
En particulier, les relations suivantes sont vérifiées :
"
2 1 si j “ k
@pk, jq P rr 0 ; n ss , Lk pxj q “
0 si j ‰ k
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n
ř
7. Soit P P Cn rXs. Montrer que x0 , . . . , xn sont des racines du polynôme Q “ P ´ P pxk qLk
k“0
n
ř
8. Déduire de la question précédente que pour tout P P Cn rXs, on P “ P pxk qLk
k“0
9. Montrer que pL0 , L1 , . . . , Ln q est une base de Cn rXs.
Pour tout entier k P rr 0 ; n ss, on désigne respectivement par Qk P CrXs et Rk P Cn rXs le quotient et le reste
dans la division euclidienne de ALk par B.
10. Soit pj, kq P rr 0 ; n ss2 . Montrer que Rk pxj q “ 0 si j ‰ k et que Rk pxk q “ Apxk q.
11. En utilisant la question 8, en déduire que pour tout k P rr 0 ; n ss, φpLk q “ Apxk qLk
12. En déduire qu’il existe une base de Cn rXs tel que la matrice de φ dans cette base soit diagonale.
Étude d’un second exemple
Dans cette partie uniquement, on suppose que n “ 2 et que B “ X 3 . Comme A est un élément de l’espace
vectoriel C2 rXs, il existe pα, β, γq P C3 tel que A “ α ` βX ` γX 2
13. Montrer que la matrice de l’endomorphisme φ de C2 rXs dans la base p1, X, X 2 q est :
¨ ˛
α 0 0
T “ β˝ α 0 ‚ P M3 pCq
γ β α
14. Pour tout p P N, calculer T p .
On remarque que si β “ γ “ 0, c’est-à-dire si le polynôme A est constant, alors la matrice est diagonale. Si
pβ, γq ‰ p0, 0q, alors, non seulement, T n’est pas diagonale, mais en plus on va montrer dans la suite qu’on ne
peut pas la diagonaliser c’est-à-dire qu’on ne peut pas la mettre sous la forme T “ P DP ´1 avec P inversible
et D une matrice diagonale. Pour cela, fixons donc pα, β, γq P C3 et supposant qu’il existe P P GL3 pCq et D
une matrice diagonale telle que T “ P DP ´1
15. Sachant que T est la matrice de φ dans la base canonique. Dire qui est D par rapport à φ.
16. En déduire qu’il existe trois polynômes P1 , P2 , P3 et trois scalaires d1 , d2 et d3 tels que pour tout
i P rr 1 ; 3 ss, φpPi q “ di Pi .
17. En déduire que pour i P rr 1 ; 3 ss, φ ´ di IdC2 rXs n’est pas bijective.
18. Trouver les valeurs possibles de d1 , d2 , d3 et conclure.
Exercice facultatif (à faire que si vous avez traité une large partie des
deux premiers problèmes)
Soit E un espace vectoriel de dimension n et B “ pe1 , e2 , . . . , en q une base de E.
1. Soit i P rr 1 ; n ss, justifier qu’il existe une unique φ P L pE, Kq tel que pour tout j P rr 1 ; n ss, φpej q “ δi,j .
On note e˚i la fonction φ
2. Montrer que pe˚1 , e˚2 , . . . , e˚n q est une base de L pE, Kq
3. Soit pφ1 , . . . , φn q une base de L pE, Kq, montrer qu’il existe pe1 , e2 , . . . , en q une base de E telle que
pour tout pi, jq P rr 1 ; n ss2 , φi pej q “ δi,j
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