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Impact des extrêmes pluviométriques sur l'agriculture

La revue semestrielle 'Dynamiques Spatiales et Développement' présente des recherches sur divers sujets liés aux dynamiques urbaines et régionales, avec un accent sur l'impact des événements hydro-climatiques extrêmes sur l'agriculture au Bénin. Un article analyse comment les extrêmes pluviométriques affectent le rendement du manioc dans la commune d'Athiémé, mettant en évidence la vulnérabilité des systèmes socio-économiques face à ces événements. Les résultats soulignent la nécessité de stratégies d'adaptation pour réduire cette vulnérabilité.

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Impact des extrêmes pluviométriques sur l'agriculture

La revue semestrielle 'Dynamiques Spatiales et Développement' présente des recherches sur divers sujets liés aux dynamiques urbaines et régionales, avec un accent sur l'impact des événements hydro-climatiques extrêmes sur l'agriculture au Bénin. Un article analyse comment les extrêmes pluviométriques affectent le rendement du manioc dans la commune d'Athiémé, mettant en évidence la vulnérabilité des systèmes socio-économiques face à ces événements. Les résultats soulignent la nécessité de stratégies d'adaptation pour réduire cette vulnérabilité.

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UNIVERSITÉ D’ABOMEY-CALAVI

Laboratoire d’Etudes des

DYNAMIQUES SPATIALES ET DÉVELOPPEMENT (DYSPADEV)


Dynamiques Urbaines et Régionales
(LEDUR)

DYNAMIQUES SPATIALES ET
DÉVELOPPEMENT (DYSPADEV)

Revue semestrielle du Laboratoire d’Etudes


des Dynamiques Urbaines et Régionales

Dépôt Légal N° 6803 du 12/08/2013, Port-Novo


ISSN 1840-7455

© N°21 Juin 2023


République du Bénin
UNIVERSITE D’ABOMEY-CALAVI

Dynamiques Spatiales et Développement ‘’Dyspadev’’

Revue semestrielle du Laboratoire d’Etudes des


Dynamiques Urbaines et Régionales (LEDUR)
ISSN : 1840-7455
Dépôt Légal : N°6803 du 12/08/2013

N° 21, Juin 2023

Sommaire
Editorial …………………………………………………………………………. 3
BEDIE1Vignon Dègbédji, ADETOUHIN Henri S. JOHNSON Harvey-Spéro
H.C. Pierre , MAKOUTODE Codjo Abodourin Albert Charles Patrick :
représentations et pratiques sociales autour d’une maladie tropicale négligée, focus
sur la bilharziose à Ahomey-Lokpo (Sô-Ava)……. 4
KOMBIENI Frédéric M’Bouaré ; SABI André ; AYETAM Dieudonné.
Pratiques de la sédentarisation de la culture de l’igname (dioscorea spp) dans la
commune de Banikoara au nord benin ……………… 27
PAKOUPETERE Mana, AMEGNA Komla Uwolowudu, AGBEYADZI
Kossi, ALEME, AVOUGLA Aniko Koku : Rites traditionels evala en pays
kabye : un patrimoine culturel immateriel aux implications socio-economiques
multiformes dans la commune Kozah 2 au nord Togo
………………………………... 49
ASSEMIAN Assiè Emile, SORO Dosselimingnon Benoit, SEKONGO Fougo
Valy : Analyse du réseau hydrographique dans le departement de Bouake, centre
de la Côte d’Ivoire………………………………………………………..
69
OSSENI Abdel Aziz, GBESSO Gbodja Houéhanou François, ALOWANOU
Sosthène Mahutondji, SINSIN Brice Augustin : Perceptions citadines des
services écosystémiques fournis par les plantations urbaines de la ville de Porto-
Novo au Bénin………………… 95
OGOUWALE Romaric LODOUHOUE Kannayi Frédéric1,
KOUDAMILORO Olivier : Extreme pluviometrique et rendement agricole dans
la commune d’Athieme………………………………………………… …………. 117
LIHOUSSOU Messan : Analyse de la chaine logistique des medicaments et
vaccins dans le departement du Borgou au Benin : cas de la Direction
Départementale de la Sante (DDS) et de la sobaps 135
AGOSSOU Thierry, HOUINSOU Auguste, Expédit W. VISSIN : Dynamique
des activités transfrontalières dans la commune de Grand-Popo ……………………
159
1
Directeur de publication
Professeur Benoît N’BESSA

Rédacteur en Chef
Professeur Toussaint VIGNINOU

Rédacteur en Chef Adjoint


Professeur Antoine-Yves TOHOZIN

Comité de Rédaction :
Prs, Expédit VISSIN, Ibouraïma YABI, Toussaint
VIGNINOU, Aboubakar KISSIRA, Ismaïla TOKO, Rogatien TOSSOU
Drs David BALOUBI, Benjamin ALLAGBE

Comité Scientifique
Prs Bonaventure MENGHO (Université de Brazzaville), Michel BOKO, Benoît N’BESSA,
Brice SINSIN, Flavien GBETO, Jerôme ALLOKO-N’GUESSAN (Université de Cocodi),
Yollande OFOUEME-BERTON (Université de Brazzaville), Sylvain ANIGNIKIN, Euloge
AGBOSSOU, Christophe S. HOUSSOU, Gabriel N’YASSOGBO (Université de Lomé),
Gauthier BIAOU, Odile DOSSOU-GUEDEGBE, Léon Bani BIO BIGOU, Antoine-Yves
TOHOZIN

Toute correspondance (suggestions ou projets d’articles) à la


Revue semestrielle Dyspadev
doit être adressée au

Comité de Rédaction :

Laboratoire d’Etudes des Dynamiques Urbaines et Régionales,


BP : 787 Abomey-Calavi, E-mail : [email protected]

République du Bénin

Toute reproduction, même partielle de cette revue est rigoureusement interdite. Une
copie ou reproduction par quelque procédé que ce soit, photographie, microfilm,
bande magnétique, disque ou autre, constitue une contrefaçon passible des peines
2
prévues par la loi 84-003 du 15 mars 1984 relative à la protection du droit d’auteur
en République du Bénin
Editorial
Cher lecteur
Cette revue « Dynamiques Spatiales et Développement »
se veut une revue scientifique pluridisciplinaire. Elle est à la
disposition des chercheurs de diverses catégories et
branches pour la publication de leurs travaux scientifiques
en géographie, histoire, sociologie, agronomie, économie,
etc. C’est dans ce souci que la revue est intitulée
«Dynamiques Spatiales et Développement
‘’Dyspadev’’». Les articles à publier doivent répondre aux
normes scientifiques par la clarté de la thématique, la
problématique, la méthodologie, la rigueur de l’analyse et
de la pertinence des résultats.
Cette revue est supervisée par un comité scientifique
composé de professeurs des Universités, de maîtres de
conférences (nationaux et internationaux). Sa périodicité est
semestrielle avec la possibilité de deux numéros (2) dans
l’année (un numéro en juin et un autre en décembre) suivant
l’importance et la qualité des articles disponibles.
Le comité de rédaction souhaite votre collaboration et votre
soutien.
Le Directeur de publication
Benoît N’BESSA,
Professeur émérite
Laboratoire d’Etudes des Dynamiques Urbaines et Régionales
(LEDUR)
Département de Géographie et Aménagement du Territoire (DGAT)
Faculté des Lettres, Arts et sciences Humaines (FLASH)
Université d’Abomey-Calavi (UAC-Bénin)

3
Dynamiques Spatiales et Développement : Revue semestrielle du Laboratoire d’Etudes des Dynamiques Urbaines et
Régionales, numéro 21 juin 2023 : 117-134

ISSN : 1840-7455

EXTREME PLUVIOMETRIQUE ET RENDEMENT


AGRICOLE DANS LA COMMUNE D’ATHIEME

OGOUWALE Romaric1,2, *LODOUHOUE Kannayi Frédéric1,2,


KOUDAMILORO Olivier 1,2,3,
1
Département de Géographie et Aménagement du Territoire,
Université d’Abomey-Calavi, BP 1338
2
Laboratoire Pierre Pagney : Climat, Eau, Ecosystèmes et
Développement (LACEEDE), Université d’Abomey Calavi, B.P 526
3
Laboratoire de Biogéographie et Expertise Environnementale
(LABEE), Université d’Abomey-Calavi, 03BP1122

[email protected], [email protected]

Résumé
Au Bénin, la récurrence des événements d’extrêmes hydro-climatiques
amplifie la vulnérabilité des activités socioéconomiques ainsi que des
systèmes humains et naturels. Cette étude vise à analyser l’impact des
événements d’extrêmes pluviométriques sur le rendement agricole
dans la commune d’Athiémé en se basant sur la culture du manioc.
L’approche méthodologique adoptée a permis la collecte des données
climatologiques (pluies et températures), hydrométriques (débits) sur
la période de 1990-2021 puis des données agricoles de 1995-2021,
ensuite leurs traitements et enfin à l’analyse et l’interprétation des
résultats obtenus.
Les indices représentant les jours de pluie très humide (R20 mm), les
jours de pluie consécutifs (CWD), les jours secs consécutifs (CDD) et
la pluie annuelle font l’objet d’une analyse fréquentielle. Le logiciel
Rstudio a été utilisé pour l’analyse des données. Les diagrammes
obtenus après l’analyse fréquentielle de la pluie annuelle et des indices
avec les lois GEV, exponentielle et Gumbel montrent que les périodes
de retour fréquentes des inondations sont de cinq (05) ans et de dix
(10) ans. De ces informations, nous pouvons confirmer que les

117
évènements les plus susceptibles de se produire sont celles avec
de périodes de retour de 5 ans à 10 ans (0.2% et 0.1%) et les
moins susceptibles de se produire sont ceux de 20 ans, 50 ans et
100 ans (0.05%, 0.02% et 0.01%). Il est aussi constaté que pour
les années d’inondations ou humides, l’anomalie de l’indice
centré réduite pour la pluie annuelle est comprise entre 0 et 2.1
alors que celui des années de sécheresse est compris entre 0 et -
3. Par ailleurs la corrélation entre certains paramètres climatiques et
les données de rendements agricoles du manioc effectué avec Excel a
permis de mettre en exergue l’influence des précipitations sur la
production agricole. Elle est à la fois un facteur favorable et
défavorable pour les spéculations à faible résistance à l’eau. Pour
réduire l’état de vulnérabilité, les habitants de la commune d’Athiémé
développent plusieurs stratégies allant de la prévention à l’adaptation.

Mots clés : Athiémè, Extrêmes pluviométriques, Impacts, Rendement


agricole

Abstract

In Benin, the recurrence of extreme hydro-climatic events amplifies


the vulnerability of socio-economic activities as well as human and
natural systems. This study aims to analyze the impact of extreme
rainfall events on agricultural yield in the municipality of Athiémé
based on cassava cultivation.

The methodological approach adopted allowed the collection of


climatological (rainfall and temperature), hydrometric (flow) data over
the period 1990-2021, then agricultural data from 1995-2021, then
their processing and finally the analysis and interpretation of the
results obtained.

The indices representing very wet rainy days (R20 mm), consecutive
rainy days (CWD), consecutive dry days (CDD) and annual rain are
subject to a frequency analysis. Rstudio software was used for data
analysis. The diagrams obtained after the frequency analysis of the
annual rainfall and the indices with the GEV, exponential and Gumbel
laws show that the frequent return periods of the floods are five (05)
years and ten (10) years. From this information, we can confirm that

118
the events most likely to occur are those with return periods of 5 years
to 10 years (0.2% and 0.1%) and the least likely to occur are those of
20 years, 50 years and 100 years (0.05%, 0.02% and 0.01%). It is also
found that for flood or wet years, the anomaly of the reduced centered
index for annual rainfall is between 0 and 2.1 while that of drought
years is between 0 and -3. In addition, the correlation between certain
climatic parameters and the cassava agricultural yield data carried out
with Excel has made it possible to highlight the influence of rainfall
on agricultural production. It is both a favorable and unfavorable
factor for speculations with low water resistance. To reduce the state
of vulnerability, the inhabitants of the municipality of Athiémé are
developing several strategies ranging from prevention to adaptation.

Keywords: Athiémè, Extreme rainfall, Impacts, Agricultural yield

119
Introduction

L’Afrique Subsaharienne est sous l’influence des incidences accrues


des aléas hydro-climatiques extrêmes augmentant la vulnérabilité des
populations face aux risques qui en découlent (J. Kodja, 2013, p 108).
La vie des personnes, les biens matériels et les ressources naturelles
sont souvent menacés dans ces zones par les catastrophes naturelles et
les risques hydro-climatiques tels que les inondations, les vents
violents, la sécheresse (Adéoti T., 2014). En effet, les précipitations
représentent l’élément climatique fondamental qui conditionne les
différentes activités agricoles. Leur absence, rareté, excès ou mauvaise
répartition spatio-temporelle sont générateurs des crises climatiques
(E., Ogouwalé E, 2018, p 95). Le Bénin comme la plupart des pays de
l’Afrique de l’Ouest subit à cet égard les affres des événements
climatiques qui sont dus à des modifications à la fois naturelles et
anthropiques (C. Houssou, 2020). Un tel contexte a pour conséquence
un appauvrissement continu des communautés, la baisse du disponible
alimentaire, la vulnérabilité des régions et par ricochet affectera
l’économie nationale (E. Ogouwalé et al., 2018, p 125). La
vulnérabilité physique de l’Afrique de l’ouest étant liée aux fortes
pluies, aux inondations, aux sécheresses, à l’érosion côtière et aux
phénomènes épidémiques. Elle est accentuée par des facteurs
socioéconomiques et environnementaux, en particulier par la grande
dépendance de l’agriculture à la pluviométrie.
En effet, les fortes précipitations enregistrées dans les mois de juin et
juillet engendrent les crues du fleuve Mono avec comme corollaire les
inondations dans les communes d’Athiémé, Lokossa et Grand-Popo.
Pour pallier à ce phénomène, les producteurs font des prévisions
saisonnières pour prédire le type de la saison pluvieuse future. Mais
dans l’ensemble, certaines stratégies ne permettent pas aux
agriculteurs de riposter convenablement et durablement aux effets
négatifs de la variabilité hydro-climatique. En effet, les exploitations
commencent à montrer les limites de leur capacité d’adaptation et ceci
est particulièrement influencé par la dégradation des facteurs de
production et des ressources naturelles (S. Tassigui, 2020). C’est ainsi
que S. Hallegatte (2009), affirme qu’il est indispensable de renforcer
au plus vite les méthodes de gestion des risques afin d’orienter dès
aujourd’hui le développement économique vers un développement qui
soit moins vulnérable aux événements météorologiques et climatiques.

120
1. Présentation de la zone d’étude

Commune du sud-ouest du Bénin, elle est située dans le département


du Mono entre 6°27’ et 6°41’de latitude nord et entre 1°33’ et 1°48’
de longitude est. La Commune d’Athiémé a une superficie totale
d’environ 238 Km2 soit 14,83 % de la superficie totale de ce
département et 0,21 % du territoire national. Elle est limitée au Nord
par la commune de Lokossa, au Sud par celle de Grand-Popo, à l’Est
par la commune de Houéyogbé et à l’Ouest par la République du Togo
avec laquelle, elle partage une frontière naturelle qui est le fleuve
Mono. La commune d’Athiémé compte 5 arrondissements (M. Fares,
2012). La figure 1 présente la situation géographique de la commune
d’Athiémé.

Figure 5: situation géographique de la commune d’Athiémé

2. Méthodologie

Cette partie fait cas de l’approche méthodologique adoptée dans le


cadre de la présente étude menée dans la commune d’Athièmè. Elle a
été basée sur la collecte, la technique de collecte et la méthode de

121
traitement des données ainsi que sur la méthode d’analyse des
résultats.
Les données utilisées dans le cadre de cette étude, sont:
-Les données climatiques (températures et précipitations) de la base de
données de Météo Bénin sur la période de 1990 à 2021.
-Le choix de cette série a été motivé par le souci de disposer d’au
moins une série normale d’analyse telle recommandée pour les études
climatiques.
-Les données de précipitation nous permettront de déterminer les
indices climatiques nécessaires ;
- les données hydrologiques de la base de données de la Direction
Générale de l’eau (DG-Eau) sur la période de 1990 à 2021.

- Les données de rendements agricoles sont recueillies de la base de


données de la DSA (Direction Statistiques pour l’Agriculture) sur la
période de 1995 à 2021 afin de nous permettre de ressortir l’évolution
de la production agricole dans le milieu.
-Données démographiques, issues des résultats des recensements de
2013 de l’INStaD pour connaitre l’effectif des populations de la
Commune d’Athiémè.
La méthode de choix raisonné a été appliquée pour sélectionner les
villages et les arrondissements en tenant compte des critères suivants :
Ainsi, l’enquête de terrain porte sur trois villages sélectionnés dans
trois arrondissements selon les critères de la commune.
La taille de l’échantillon a été déterminée par la formule de Schwartz
(1995) :
N = Z2 * PQ/m2
Avec N : taille de l’échantillon requise
Zm : niveau de confiance selon la loi normale centrale réduite (Z=1,96
pour un niveau de confiance de 95 %)
P = n/N : proportion des ménages agricoles du village (n) par rapport
au nombre total de ménage agricole dans l’arrondissement (N)
Q = 1 – P et
m : marge d’erreur tolérée est égale à 5% soit 0.05
Avec l’application de la formule de Schwartz à la population des
villages sélectionnés dans les trois arrondissements, on obtient 377
ménages agricoles comme taille de l’échantillon. Mais en tenant
compte du temps imparti et des ressources financières limitées
disponibles pour la recherche 30% de cet échantillon ont été enquêtés.

122
Ainsi nous avions parcourus 113 ménages agricoles répartis
respectivement comme suit :
22 à Kodji, 65 à Dévémé et 26 à Agniwédji. Le tableau ci-dessous
montre la caractéristique de l’échantillon utilisé dans la commune
d’Athiémé.

Tableau II: Caractéristique de l’échantillon utilisé dans la


commune d’Athiémé

Arrondissements Villages Nbrs de Nbrs de P Q N


ménage ménage
agricole par agricole
arrondissement par
village
Adohoun Kodji 1785 91 0.05 0.95 73
Dédékpoé Dévémé 531 91 0,17 0.83 217

Athiémé Agniwédji 1460 88 0,06 0.94 87


Total 377

Source : INStaD, 2013

En ce qui concerne la caractérisation de la variabilité des extrêmes


pluviométriques, il s’agit d’étudier six indices qui sont la quantité de
pluie maximale sur 5 jours (Rx5day), les Jours de pluie consécutifs
(CWD), le nombre de jours de pluie très intense (R20 mm), les jours
secs consécutifs (CDD), les Jours très humides (R95p) et les jours
excessivement humides (R99p). Pour évaluer la variabilité temporelle
des indices, l’indice centré réduite (Equation 1) a été appliqué à ces
derniers et à la quantité totale de précipitation. Par ailleurs l’indice
centré réduite a été appliqué également aux données hydriques afin de
faire ressortir les années d’inondation de type fluviale.


:la valeur de la variable
:la moyenne de la série
: l’écart type de la série.

123
3. Résultats et discussions

Cette rubrique présente les résultats et discussions


3.1. Caractérisation de la variabilité pluviométrique dans la
commune d’Athiémé.

Deux (2) évènements extrêmes majeurs et récurrents ont été identifiés


affectant la vie et les activités des habitants de la commune
d’Athiémé. Il s’agit, selon la population enquêtée et d’après le
Programme d’Action National d’Adaptation aux changements
climatiques du Bénin (PANA-Bénin, 2008), des inondations et de la
sécheresse.

La variabilité interannuelle de la pluie annuelle ainsi que des


différents indices caractérisant les phénomènes d’extrême
pluviométriques (Rx5day, R20 mm, R95p, R99 p, CWD et CDD) dans
la commune d’Athiémé sont présentés par la figure 2.

124
Figure 2: Variabilité spatiale des indices d’extrême pluviométrique de
1990 à 2021
Source : Résultat de traitement des données pluviométriques 2021

L’analyse de la figure 3 nous permet d’affirmer que le total annuel des


précipitations, la quantité de pluie maximale sur 5 jours (Rx5day), les
Jours de pluie consécutifs (CWD), le nombre de jours de pluie très
intense (R20 mm), les jours secs consécutifs (CDD), les Jours très
humides (R95p) et les jours excessivement humides (R99p) suivent la
même variabilité temporelle. De cette analyse, nous constatons que
l’augmentation de R20 mm, Rx5day, CDD et CWD a des
répercussions considérablement sur la quantité annuelle de pluie
tombée en une année. En effet, une augmentation des CWD, R20 mm
et de la quantité de pluie maximale sur 5 jours Rx5day provoque une
accentuation de la quantité de pluie annuelle ce qui engendre donc des
années plus arrosées telles que 1998, 2006, 2010. Par contre une forte
concentration des jours secs consécutifs (CDD) dans une année
engendre une diminution de la quantité annuelle de jours pluvieux de
cette année et nous pouvons qualifier une telle année d’année de
sécheresse. Il est constaté que pour les années d’inondations ou
humides, l’anomalie de l’indice centré réduite pour la pluie annuelle
est comprise entre 0 et 2.1 alors que celui des années de sécheresse est
compris entre 0 et -3.

125
De plus, nous remarquons une segmentation qui scinde la série en
trois (03) sous période que sont celle allant de 1990 à 1999, celle de
1999 à 2013 puis celle de 2013 à 2021.

• Sous période de 1990 à 1999


Cette période est généralement excédentaire avec des jours de pluie
très humide traduisant une importante activité pluvieuse dans la zone.
En effet, on remarque plusieurs années excédentaires dans cette
période qui sont 1990, 1991, 1995, 1996, 1997 et ceci nous permet
d’affirmer que cette période est traduite par une activité pluvieuse
importante dans le milieu d’étude.

• Sous période de 1999 à 2013


La deuxième sous période est marquée par une fluctuation des indices.
Autrement dit, l’évolution des indices pendant cette période demeure
constante et on ne remarque pas la présence d’année trop excédentaire
ni trop déficitaire. Il s’agit donc d’une période de reprise normale de la
pluviométrie avec une variation du niveau des précipitations au cours
des années 2000 qui n’est pas significative. Cependant l’année 2010
est exceptionnellement marquée par plusieurs jours très humides,
intensément humides et par un grand nombre de jours pluvieux
consécutifs.
• Sous période de 2013 à 2021
La troisième sous période est essentiellement déficitaire avec des
années ayant une quantité de pluie annuelle en dessous de la normale.
Notons que sur les deux derniers sous périodes, on observe une
diminution du nombre de jours de pluie, mais également un grand
nombre d’année d’inondation. Pour preuve les précipitations sont
marquées par une baisse des nombres de jours pluvieux, ce qui
entraine la concentration des précipitations et on observe moins de
pluies avec plus de précipitation.

126
3.2. Détection de l’occurrence

La méthode statistique d’analyse fréquentielle est appliquée à la pluie


puis aux indices R20mm, CDD et CWD. Le tableau I ci-dessous
présente les lois retenues pour chacun de ces paramètres au cours de
cette étude.

Tableau I: Choix des différentes lois adaptées à la série de chaque


indice

La figure 3 ci-dessous traduit un ajustement des indices d’extrêmes


pluviométrique par les lois de distribution validé et retenue après le
calcul du caractère AIC et BIC.

Figure 3 : Ajustements des lois à la pluie et aux indices d’extrêmes


pluviométriques

De l’analyse de cette figure, nous pouvons confirmer les ajustements,


car les droites d’équation de chaque graphe passent par les points

127
expérimentaux. La loi GEV, Gumbel et exponentielle sont les plus
adaptées pour différents paramètres étudiés.

3.3. Connaissance des conséquences de la variabilité pluviométrique


sur les rendements agricoles dans la commune d’Athiémé

Dans cette partie du document, il est présenté les différents facteurs de


vulnérabilité de la production du manioc face à la variabilité
climatique dans la commune d’Athiémé. Rappelons que l’agriculture
est la première source de richesse au Bénin. Elle contribue pour 32,7
% en moyenne du PIB (Produit Intérieur Brute), 75 % des recettes
d’exportation, 15 % aux recettes de l’Etat et fournie environ 70 % des
emplois.
Pour parvenir à la détection de l’impact des phénomènes d’extrême
pluviométrique sur le rendement agricole dans la commune
d’Athiémé, la corrélation entre certains paramètres climatiques et le
rendement du manioc a été mise en évidence afin de voir l’effet de
l’un sur l’autre.
 corrélation entre la quantité de pluie annuelle tombée et le
rendement du manioc

Figure 6: Corrélation entre les hauteurs de pluie annuelle et le


rendement agricole
Sources : Traitement de données 2022

128
 corrélation entre les débits maximaux annuelle puis le Rx5day
et le rendement du manioc

Figure 3 : Corrélation entre les Rx5day, les débits et le


rendement du manioc

De la figure 3, on remarque que les pluies maximales consécutives sur


5 jours et les débits ont une influence négative sur le rendement du
manioc. En effet, plus les Rx5day et les débits augmentent, plus le
rendement du manioc régresse. Il ressort que le manioc à une faible
résistance à présence permanente de l’eau, ce qui provoque leurs
dégradations et par ricochet la baisse considérable du rendement
préalablement fixé.
3.3.1. Evolution de la précipitation et du rendement agricole au
cours de la période d’étude
La figure ci-dessous présente l’évolution temporelle entre le
rendement du manioc et la précipitation dans la commune d’Athiémé.

129
Figure 7: Rapport entre le rendement du manioc et la précipitation
entre 1996 et 2021
Source : enquête de terrain, octobre 2022
L’analyse de cette figure montre que l’augmentation des hauteurs de
pluies est soit un facteur d’accroissement ou de baisse du rendement et
lorsque les hauteurs de pluies baissent le rendement aussi baisse ou
augmente. Comme exemple en 2003 la hauteur de pluie totale était de
884.7 mm avec un rendement de 20563 kg/ha pour le manioc et en
2004 la hauteur de pluie croit à 1046,3 mm avec un rendement de
20006 kg/ha. De plus, en 2010 la hauteur de pluie totale était de
1196,9 mm avec un rendement de 19518 kg/ha et en 2011 la hauteur
de pluie décroît à 978 mm avec un rendement de 14015 kg/ha.
Mais il faut aussi noter que toute hausse pluviométrique n’entraine pas
une augmentation des rendements. Il y a des périodes qui ont connu
des baisses des rendements pendant que les précipitations sont en
hausse par exemple l’année 1997 où la hauteur pluviométrique totale
été de 1348,6 mm et le rendement décroît de à 6409. Tout ceci traduit
la relation importante qui existe entre la pluie et le rendement du
manioc.
Les planches 1 et 2 présentent l’inondation qui impacte la
production du manioc pour le compte de l’année 2022.

130
Planche 1: champs de manioc inondé à gauche et desséché après
retrait de l’eau à droite
Prise de vues : AMOUSSOU, octobre 2022
Les inondations détruisent les cultures du fait de la présence des
champs non loin du fleuve Mono. La destruction des champs a pour
principal auteur l’intensité et à la fréquence des pluies sans oublier les
crues en provenance du fleuve Mono.
Le point de la situation d’inondation dans la commune suite au
débordement du fleuve Mono le 22 septembre 2022 a montré qu’une
superficie de 54,25 hectares de champ de manioc a été inondée.

131
Planche 2 : Récolte précoce de manioc et transformation en farine
Prise de vues : AÏSOTODE, octobre 2022
En raison de la faible résistance du manioc à un excès d’eau, une
récolte précoce de cette spéculation a été effectuée. Cette récolte
précoce sera soit liquidée à vil prix soit sera transformée en des
dérivés du manioc tels que la farine de manioc (Gari).

Discussion
La plupart des communes du Bénin, et plus précisément la commune
d’Athiémè, les inondations et les sécheresses représentent l’une des
perturbations principales affectant la production agricole (PANA-
Bénin, 2008). Les perturbations dans la commune d’Athiémè se
manifestent par un début tardif des saisons pluvieuses, une baisse des
hauteurs de pluies, une augmentation de la fréquence des crues du
fleuve Mono et une tendance à la hausse des températures selon 75 %
des producteurs. Ces évènements extrêmes ont eu d’importantes
conséquences dans le secteur de l’agriculture : ravage des cultures ;
baisse de rendement ; famine, etc. Ces résultats sont en accord avec
ceux obtenus par plusieurs chercheurs dont (Ahouansou, 2010),
(Micthozounou, 2021), etc. Ces phénomènes climatiques extrêmes
touchent régulièrement de multiples secteurs notamment l’agriculture
(FAO, 2011). Ce résultat obtenu concorde avec les travaux de
(Houndénou ; 2018) qui affirme que ces variations peuvent avoir des
impacts significatifs sur la production agricole amenant de ce fait les

132
communautés locales à adopter des stratégies d’adaptation comme
pour répondre aux conditions d’altération du milieu.

Conclusion

Au terme de cette recherche, les extrêmes hydro-climatiques sont des


phénomènes complexes. L’étude de leur impact améliore la
compréhension et permet d’anticiper les mesures de sécurité à mettre
en place pour les prévenir.
Après analyse de la variabilité pluviométrique et hydrométrique nous
constatons que plusieurs années ont été marquées par les évènements
d’inondations et de sécheresse.
Par ailleurs, Le monde paysan du bassin du Mono est confronté à
d’énormes difficultés dans l’exercice de ses activités agricoles. Au
nombre de celles-ci, on peut citer les problèmes induits par les
extrêmes pluviométriques ainsi que les crues. Il en résulte
d’importants dégâts environnementaux et socio-économiques. Ces
dégâts générés par les facteurs physiques et amplifiés par les facteurs
anthropiques, vont de la dégradation du cadre de vie à la destruction
des habitations puis des champs et plus grave encore, à des pertes en
vies humaines. L’insuffisance des hauteurs d’eau précipitée ou leur
forte fréquence constitue les principaux facteurs de vulnérabilité de la
population d’Athiémé et par la même occasion de l’agriculture qui est
dépendante de la pluviométrie.

Références bibliographiques
-ADEOTI Théodore, « vulnérabilité de l’agriculture face aux risques
climatiques dans la commune de Comè au Sud-Ouest du Bénin »,
Revue de Géographie Tropicale et d’Environnement, n°2, 2020,
p.18 ;
-AHOUANSOU Maurice, 2010, Limate change has severe impacts on
the livelihoods of West-African communities with the floods of the
late 2000s and early 2010s serving as factual evidence;
-FAO, 2009, Country Support Tool – for Scaling-Up Sustainable Land
Management in Sub-Saharan Africa. Food and Agriculture
Organization of the United Nations, Rome, Italy p 17;

133
- FARES, M., Magrini, M.-B., & Triboulet, P, 2012, Transition agro
écologique, innovation et effets de verrouillage : le rôle de la structure
organisationnelle des filières.
-HALLAGATE Sephane, 2009, Strategies d’adaptation à un
changement climatique incertain. P 221-247 ;
-HOUSSOU Christophe, 2012, Perception des perturbations
climatiques, savoirs locaux et stratégies d’adaptation des producteurs
agricoles béninois, p565 ;
-KODJA Japhet., 2013, Etudes des risques hydro-climatiques dans la
vallée de l’Ouémé à Bonou Mémoire de DEA de Géographie,
EDP/FLASH/UAC. 108 p ;
-MITCHOZOUNOU Robert, 2021, Vulnérabilités de l’agriculture
paysanne face aux événements hydro-climatiques dans la commune de
Bonou 85p. Mémoire de licence UAC/INE/DEAS ;
-OGOUWALE, Euloge, 2018, Changements climatiques et sécurité
alimentaire dans le Bénin méridional, Mémoire de DEA,
UAC/FLASH/DGAT.95p ;
Pana- Benin, Programme d’Action National d’Adaptation aux
Changements Climatiques du Benin, 2008, p. 10
-TASSIGUI, Sabi, 2020, Stratégie d’adaptations développées par les
agriculteurs et les éleveurs de bovins dans les sous bassins versants de
le Mékrou et de l’Alibori dans le contexte de variabilité hydro-
climatique au Bénin 255 p. Thèse de doctorat EDP-ECD/UAC

134
Instructions aux auteurs

Présentation du manuscrit : Le manuscrit de 15 pages au maximum


(tout compris), saisi en format A4 avec 2,5 cm de marges (word :
Times New Roman, 12, interligne simple, marges 2,5 cm), doit
comprendre les parties suivantes :

Titre de l’article : En majuscule, le titre doit être court et très


explicite

Les auteurs : Les noms et prénoms des auteurs (le nom en Majuscule
et seuls les initiaux des prénoms sont en majuscule ex : BABALOLA
Adégbola Rufin.) et les affiliations (noms et adresse des institutions).
Le nom de l’auteur répondant doit être identifié par un astérisque (*)
et son adresse électronique fournie.

Un résumé en français et en anglais (abstract) : le résumé est rédigé


en trois paragraphes concis (justification, méthodologie, résultats
obtenus avec des illustrations chiffrées) suivi de mots clés (keywords)
: 4 à 5.

Une introduction : Fait le point de la revue de la littérature récente


sur le sujet, soulève de façon précise la problématique du travail

Une méthodologie : On y décrit clairement les méthodes de collectes


et de traitement des données/informations utilisées avec les références
si nécessaire.

Les Résultats : Cette partie comporte les principaux résultats obtenus.


Les titres sont alignés à gauche, sans alinéa et numérotation décimale :
titre de niveau 1 est en gras (12 pts avant, 6 pts après) ; titre de niveau
2 est en italique gras (6 pts avant, 6 pts après) et le titre de niveau 3 est
en italique non gras (6 pts avant, 6 pts après).

177
Les figures, photos, tableaux nécessaires pourront être utilisés.
Chaque illustration est citée dans le texte. Toutes les illustrations
en format Jpeg doivent être claires et faciles à reproduire. Elles seront
insérées dans le texte et à la bonne place. On évitera les tableaux de
grandes dimensions et de format ‘’paysage’’. Les tableaux seront
numérotés en chiffres romains et les autres illustrations en
chiffres arabes et devront comporter une légende courte et explicite.
Les titres des tableaux sont placés en haut et ceux des autres
illustrations en bas.

Pour les équations, il est recommandé d’utiliser un éditeur d’équations


compatible en traitement de texte word.

Quant aux unités, elles devront être choisies suivant les normes et
standards internationaux.

Discussion : Il est vivement recommandé de séparer la discussion des


résultats. Dans la discussion, on apportera des interprétations
approfondies des résultats, on montrera les liens de l’étude avec les
travaux récents de la littérature tout en mettant en évidence l’apport de
la contribution.

Remerciements : Si nécessaire, les remerciements viendront après la


discussion (remerciements des contributions techniques importantes
et des sources de financement de la recherche).

Références bibliographiques :

Pour la présentation des références on distinguera les cas suivants :

Les passages cités sont présentés en romain et entre guillemets.


Lorsque la phrase citant et la citation dépassent trois lignes, il faut
aller à la ligne, pour présenter la citation (interligne 1) en romain et en
retrait, en diminuant la taille de police d’un point.

Les références de citation sont intégrées au texte citant, selon les cas,
de la façon suivante :

178
- (Initiale (s) du Prénom ou des Prénoms de l’auteur. Nom de
l’Auteur, année de publication, pages citées) ;

- Initiale (s) du Prénom ou des Prénoms de l’auteur. Nom de l’Auteur


(année de publication, pages citées).

Exemples :

- En effet, le but poursuivi par M. Ascher (1998, p. 223), est «


d’élargir l’histoire des mathématiques de telle sorte qu’elle acquière
une perspective multiculturelle et globale (…), d’accroitre le domaine
des mathématiques : alors qu’elle s’est pour l’essentiel occupé du
groupe professionnel occidental que l’on appelle les
mathématiciens(…)».

- Pour dire plus amplement ce qu’est cette capacité de la société civile,


qui dans son déploiement effectif, atteste qu’elle peut porter le
développement et l’histoire, S. B. Diagne (1991, p. 2) écrit :

Qu’on ne s’y trompe pas : de toute manière, les populations ont


toujours su opposer à la philosophie de l’encadrement et à son
volontarisme leurs propres stratégies de contournements. Celles-là,
par exemple, sont lisibles dans le dynamisme, ou à tout le moins dans
la créativité dont sait preuve ce que l’on désigne sous le nom de
secteur informel et à qui il faudra donner l’appellation positive
d’économie populaire.

Le philosophe ivoirien a raison, dans une certaine mesure, de lire,


dans ce choc déstabilisateur, le processus du sous-développement le
processus du sous-développement résultant de ce choc est vécu
concrètement par les populations concernées comme une crise globale
: crise socio-économique (exploitation brutale, chômage permanent,
exode accéléré et douloureux), mais aussi crise socio-culturelle et de
civilisation traduisant une impréparation socio- historique et une
inadaptation des cultures et des comportements humains aux formes
de vie imposées par les technologies étrangères. (S. Diakité, 1985, p.
105).

179
Ainsi qu’il le dit :

« Le processus du sous-développement résultant de ce choc est vécu


concrètement par les populations concernées comme une crise globale
: crise socio-économique (exploitation brutale, chômage permanent,
exode accéléré et douloureux), mais aussi crise socio-culturelle et de
civilisation traduisant une impréparation socio- historique et une
inadaptation des cultures et des comportements humains aux formes
de vie imposées par les technologies étrangères ». (S. Diakité, 1985,
p. 105).

Les sources historiques, les références d’informations orales et les


notes explicatives sont numérotées en série continue et présentées en
bas de page.

Les divers éléments d’une référence bibliographique sont présentés


comme suit :

NOM et Prénom (s) de l’auteur, Année de publication, Zone titre, Lieu


de publication, Zone Editeur, pages (p.) occupées par l’article dans la
revue ou l’ouvrage collectif.

Dans la zone titre, le titre d’un article est présenté en romain et entre
guillemets, celui d’un ouvrage, d’un mémoire ou d’une thèse, d’un
rapport, d’une revue ou d’un journal est présenté en italique. Dans la
zone Editeur, on indique la Maison d’édition (pour un ouvrage), le
Nom et le numéro/volume de la revue (pour un article). Au cas où un
ouvrage est une traduction et/ou une réédition, il faut préciser après le
titre le nom du traducteur et/ou l’édition (ex : 2nde éd.).

Ne sont présentées dans les références bibliographiques que les


références des documents cités. Les références bibliographiques sont
présentées par ordre alphabétique des noms d’auteur. Par exemple :

Références bibliographiques

AMIN Samir, 1996, Les défis de la mondialisation, Paris,


L’Harmattan,…

180
AUDARD Cathérine, 2009, Qu’est ce que le libéralisme ? Ethique,
politique, société, Paris, Gallimard

BERGER Gaston, 1967, L’homme moderne et son éducation, Paris,


PUF.

DIAGNE Souleymane Bachir, 2003, « Islam et philosophie. Leçons


d’une rencontre », Diogène, 202, p. 145-151.

DIAKITE Sidiki, 1985, Violence technologique et développement. La


question africaine du développement, Paris, L’Harmattan.

Informations extraites d’un site web : (A limiter au maximum) :


http://agroconsult.forumactif.info (site consulté le 7 novembre 2013 à
14 heures GMT)

Nota Bene

- tous les manuscrits sont soumis à l’évaluation et seuls ceux qui sont
jugés recevables seront publiés.

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