Cotdthd 02
Cotdthd 02
Phénomènes de diffusion
✾ Exercice 1
1. Comme l’évolution de la température est un bilan de trois termes (variation, échange, produc-
tion), dire que le tube n’a aucune influence sur la température implique trois choses :
➜ ce n’est pas lui qui va faire varier la température, i.e. nous pouvons considérer que sa capacité
thermique est nulle
➜ ce n’est pas lui qui va réaliser des échanges thermiques, i.e. nous pouvons dire que tout se passe
comme si ses parois étaient adiabatiques (et uniquement les siennes)
➜ ce n’est pas lui qui va produire de l’énergie (d’un autre côté, qui a déjà vu un thermomètre à
mercure nucléaire ?)
Il y a d’autres hypothèses, importantes à repérer qui sont largement suggérées par l’énoncé et par
les questions qui suivent :
➜ la température du mercure est uniforme (mais évolue dans le temps)
➜ la capacité thermique des parois en verre qui entourent le mercure n’est pas à prendre en compte
Autant la première hypothèse est tout à fait justifiable (les transfert thermiques sont rapides
dans les métaux donc nous pouvons considérer que l’évolution de la température est quasistatique),
autant la seconde l’est moins puisque la capacité thermique des phases condensées (liquide ou solide)
sont toutes du même ordre de grandeur.
2. Ici, étant donné les hypothèses, nous n’avons pas besoin de nous intéresser à ce qui se passe au niveau
mésoscopique puisque la température du mercure est uniforme. Par conséquent un bilan énergétique global,
comme au bon vieux temps du premier principe de sup, suffira largement.
Le flux thermique total reçu par le thermomètre de la part du fluide est Φ = ϕf→t ×S = h S (Tf −T )
avec S = 2 π a H + 2 π a2 (ne pas oublier les bases du cylindre qui est plongé dans le liquide).
Le premier principe appliqué au cylindre entre les instants t et t + dt s’écrit dU = δQ = Φ dt.
Comme le thermomètre est une phase condensée, nous pouvons écrire
dU = c dm dT = c ρ × π a2 H × dT
En rassemblant le tout, il vient :
✎ ☞
dT (t) 2 h (H + a) 2 h (H + a)
+ T (t) = Tf
✍ ✌
dt ρ c a H ρ c a H
✎ ☞
✞ ☎
Il s’agit d’une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants.
ρcaH
✝ ✆
Nous pouvons donner la solution directement : T (t) = (T0 − Tf )e −t/τ
+ Tf avec τ = .
✍ ✌
2 h (H + a)
En notant t0 l’instant pour lequelle la différence T − Tf a été divisé par 100, alors t0 obéit à
l’équation :
T0 − Tf ✞ ☎
✝0
T (t0) − Tf = (· · · ) t = τ ln 100 ✆
✞ ☎ ✞ ☎
100
3. Numériquement : ✝τ = 83,8028 s ✆et ✝t0 = 385,926 s ✆
.
✾ Exercice 2
Cet exercice est très guidé et ne présente guère de problème d’analyse physique. Ceci dit, nous aurions
pu dire, au niveau de l’analyse physique qu’étant donné la symétrie et les suggétions de l’énoncée, toutes
les grandeurs associée (~ et T ) ne dépendront que de r la distance à l’axe, i.e. il y aura une symétrie
© Matthieu Rigaut Éléments de corrigé 1 / 10
PC⋆ , Fabert (Metz) Thermodynamique , TD n°2 2012 – 2013
cylindrique. Cela suppose en fait que le barreau est très long devant son rayon, ou (cela revient au même)
que les effets de bord sont négligés.
Il est important de voir qu’il y a là deux milieux diffusifs : le barreau radioactif et la couche protectrice
✓ stationnaire.
et qu’ils sont tous les deux en régime ✏
r2
ln
r1
1. Voir cours. Nous trouvons α = = 2,58127 W−1 .K.m .
✒ ✑
2 π λ2
K Remarque. ici nous pouvons utiliser la notion de résitance thermique car nous avons bien un milieux
diffusif en régime stationnaire et sans terme de production.
2. Analyse technique. Ici puisque nous cherchons à relier deux températures correspondant aux extrémités
d’un milieu diffusif en régime stationnaire et sans terme de production, autant utiliser la notion de résistance
thermique et ce d’autant plus qu’elle a été calculée à la question précédente. En fait la seule chose à
véritablement faire ici c’est de déterminer le flux évacué par la couche protectrice. Et pour ça, rien de tel
qu’un bilan global !
La barre étant en régime permanent, toute l’énergie créée à l’intérieur de la barre radioactive doit
être évacuée par la couche protectrice.
Et, avec la définition de la résistance thermique de la couche protectrice, cela donne :
1 ✞ ☎
✝1
Φ1→2 = (T1 − T2 ) = P × π r1 2 L T = T2 + π r1 2 α P = 558,3870 K ✆
Rth
3. Analyse technique ; Le dispositif étudié est en régime permanent avec une puissance produite uniforme :
il est, dès lors, pratique d’utiliser la méthode du bilan global.
Faisons un bilan énergétique sur tout le cylindre de rayon r1 .
La puissance produite P π r 2 L est égale à la puissance évacuée à travers la surface j (r) 2 π r L.
dT (r)
En utilisant la loi de Fourier projetée sur ~ur , j (r) = −λ1 , nous trouvons :
dr
dT (r) Pr P
=− T (r) = T1 + (r1 2 − r 2 )
✎ ☞
dr 2 λ1 4 λ1
P r1 2
Nous avons ainsi T (0) = T1 + = 1458,39 K .
✍ ✌
4 λ1
✾ Exercice 3 ✎ ☞
∂T λ ∂2T
1. Voir cours. On trouve (x,t) = (x,t) .
✍ ✌
∂t µ c ∂x2
2. (a) Il n’y a pas de difficulté particulière dans cette question : au lieu de faire un bilan énergétique,
nous allons faire (et de manière guidée de surcroît) un bilan entropique du style « variation = échange +
production » sur un volume mésoscopique.
En ce qui concerne le terme d’échange, il faut juste bien faire attention qu’il y a deux surfaces à travers
lesquelles il y a du transfert thermique : la surface en x et la surface en x + dx.
δ2Q
L’entropie s’échange à travers la surface. L’expression vaut δ 2 Séch = .
Tsurf
➙ Pour la surface en x. L’énergie reçue par le système vaut :
jth (x,t) Σ dt
δ 2 Q = jth (x,t) Σ dt δ 2 Séch (x,t) =
T (x,t)
➙ Pour la surface en x + dx. L’énergie reçue par le système vaut :
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PC⋆ , Fabert (Metz) Thermodynamique , TD n°2 2012 – 2013
jth (x + dx,t),Σ dt
δ 2 Q = −jth (x + dx,t),Σ dt δ 2 Séch (x + dx,t) = −
T (x + dx,t)
➙ Rassemblement. En sommant les deux termes et en utilisant la loi de Fourier :
! !
∂ jth ∂ 1 ∂T
δ 2 Sech = − (x,t) Σ dx dt = λ Σ dx dt
∂x T ∂x T ∂x
✛ ✘
!2
λ ∂T λ ∂2T
En développant la dérivée du produit : δ 2 Sech = − 2 + Σ dx dt .
T ∂x T ∂x2
✚ ✙
2. (b) Comme le système entre x et x + dx est homogène, nous pouvons utiliser l’identité thermo-
dynamique : dU = T dS + P dV .
Comme la transformation est isochore (dilatation négligée)✎ dV = 0 et qu’il ☞ s’agit d’une phase
∂T 1 dT
condensée dU = dm c dT = µ c Σ dt, nous arrivons à d2 S = µ c Σ dx dt .
∂t ✍ T dt ✌
K Remarque. la notation dS → d2 S est utilisée pour respecter le fait qu’il s’agit d’un infinitésimal du
second ordre (en volume et en temporel).
2. (c) Le bilan entropique s’écrit : d2 S = δ 2 Séch + δ 2 Scr .
✓
En rassemblant les expressions de d2✏S et δ 2 Séch et avec l’équation de diffusion thermique, nous
!2
λ ∂T
arrivons à : δ 2 Scr = 2 Σ dx dt .
✒ ✑
T ∂x
✓
!2 ✏
λ ∂T
L’entropie créée par unité de temps et de volume s’écrit alors : scr = 2 .
✒ ✑
T ∂x
Nous constatons que l’entropie crée par unité du volume du fait de la diffusion est bien strictement
positive ce qui ne fait que confirmer le fait qu’il s’agit là d’un processus irréversible.
✾ Exercice 4
Analyse physique. L’énoncé modélise déjà beaucoup la situation : le fil est parcouru par un courant
donc sera le siège de production énergétique, la résistance est considérée comme uniforme, constante et
indépendante de T , les échanges thermique à travers les parois latérales sont négligées, la température ne
dépend que de x et, enfin, le régime permanent continu est atteint.
1. Analyse technique. Le régime est stationnaire, une approche de bilan globale est à penser. Ici elle ne
conviendra pas puisqu’il va être impossible de définir un volume dont les surfaces limites sont en un seul
x variable et en un autre où le flux serait connu. Encore, nous aurions une condition sur le flux en x = 0,
nous pourrions utiliser cette approche, mais là ce n’est pas le cas. Nous devons alors nous rabattre sur
une approche mésoscopique classique.
Faisons un bilan énergétique pour la tranche comprise entre x et x + dx.
Comme le fusible est en régime permanent, la variation d’énergie est nulle et il reste : échange +
production = 0.
djth (x)
Le terme d’échange s’écrit δ 2 Qéch = jth (x,t) S dt − jth (x + dx) S dt = − S dx dt.
dx
dx 2
Le terme de création s’écrit δ 2 Qcr = dP dt avec dP = δR I 2 = I .
γS
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dT (x)
En rassemblant le tout et en utilisant la loi de Fourier jth (x,t) = −K , nous arrivons,
dx
compte tenu des conditions aux limites T (0) = T (L) = T0 , à :
✓ !✏
2 2 2 2 2
d T (x) I I L x x
= − T (x) = T0 + − 2
✒ ✑
dx2 K γ S2 2 γ S2 K L L
T
Tmax
T0
x
L/2 L
2. La température est maximale au milieu (ce qui se prouve soit avec l’expression du polynôme,
soit en remarquant que la situation énergétique est symétrique par rapport à L/2).
Pour que le matériau fonde, il faut donc T (L/2) = TF , ce qui conduit à la relation
✓ s ✏
1
S = Imax L = 1,60128 mm2
✒ ✑
8 K γ (TF − T0 )
3. Par définition du flux thermique surfacique, la puissance thermique transférée vers les x croissants
dT I2 L
(donc reçue par le fusible) vaut : Pr,th (0) = jth (0) S = −K (0) S = − < 0.
dx 2γ S
Étant donné que le résultat est négatif, cela signifie que c’est le fusible qui fournit effectivement
de l’énergie à l’extérieur.
Pour x = L, la puissance transférée vers les x croissants (donc fournie par le fusible) vaut
dT I2 L
Pf,th (L) = jth (L) S = −K (L) S = > 0.
dx 2γS
Le résultat positif s’interprète en disant qu’en ce point, c’est le fusible qui fournit de l’énergie à
l’extérieur.
La puissance électrique fournie au fusible, puissance considérée du point de vue thermique comme
L
étant créée vaut Pe = R I 2 avec R = .
γS
En faisant attention aux signes, nous trouvons bien que Pr,th (0) + Pr,th (L) + Pe = 0.
4. En régime permanent, la variation temporelle sur la durée ∆t de l’entropie du fusible est nulle :
∆S = 0.
Le bilan entropique s’écrit alors ∆S = Séch + Scr = 0.
L’entropie échangée s’échange uniquement en x = 0 et en x = L, ce qui donne (attention au
signe) :
✾ Exercice 5
1. Bien que nous soyons en régime permanent, nous ne pouvons pas utiliser la méthode de bilan global
car nous ne pouvons pas définir un volume macroscopique où seul un flux serait inconnu. Nous devons
donc utiliser une approche mésoscopique.
Éffectuons un bilan énergétique pour la tranche située entre x et x + dx.
x x + dx
Comme le régime est permanent et continu (donc stationnaire) la variation d’énergie est nulle et
qu’il n’y a pas de création d’énergie, il reste : échange = 0.
Nous pouvons voir qu’il y a trois flux énergétiques reçus :
➜ conductif à travers la surface en x : Φ1 = jth (x) π r 2 dt ;
➜ conductif à travers la surface en x + dx : Φ2 = −jth (x + dx) π r 2 dt ;
➜ conducto-convectif à travers la surface latérale : Φ2 = −h (T (x) − T0 ) 2 π r dx dt.
djth (x)
✎ ☞
En écrivant qu’au premier ordre en dx nous avons jth (x) − jth (x + dx) = − dx, nous trouvons
dx
2
dT (x) d T (x) 2h
en rassemblant et en utilisant la loi de Fourier j (x) = −λ : = (T (x) − Te ) .
✎dxr ✍ ☞ ✌
dx 2 λr
rλ
2. La solution est du type T (x) = A e x/δ + B e −x/δ avec δ = .
✍ 2h ✌
Les conditions aux limites sont :
➜ continuité de la température en x = 0 : T (0) = T1 ;
dT
➜ continuité du flux en x = L : jth (L) = h (T (L) − Te ) ce qui donne −λ (L) = h (T (L) − Te ).
dx
Nous avons alors :
A + B = T1 − Te
(
A + B = T1 − Te
λ A L/δ λ B −L/δ
− δ e
+ e = h (A e L/δ + B e −L/δ ) −A e L/δ + B α e −L/δ = 0
δ
✬
✩
(T1 − Te ) α e −2 L/δ
A =
1 + α e −2 L/δ
Système dont les solutions sont bien celles proposées :
T1 − Te
B=
1 + α e −2 L/δ
✫ ✪
3. La puissance perdue vers l’extérieur est perdue tout le long de la surface latérale et à l’extrémité
x = L. Cela donne :
Z L Z L
Paillette→air = ϕ(x) dS + Φ(L) S = h (T (x) − Te ) 2 π r dx + h (TL − Te ) × π r 2
0 0
✞ ✝ ☎ ✆
ce qui donne, là aussi tous calculs faits : Pparoi→ailette = 2 π r h δ (B − A) .
✝ ✆
Nous constatons que Pparoi→ailette = Paillette→air , ce qui ne fait que traduire le bilan énergétique
à l’ailette en régime permanent.
4. Le rapport recherché vaut :
✎ r ☞
2 L/δ
Pparoi→ailette 2δ B−A 2hr 1 −αe
η= = × puis η=2
✍ λ 1 + α e −2 L/δ ✌
2
h π r (T1 − Te ) r T1 − Te
Si η > 1, l’ailette permet d’évacuer plus d’énergie que si elle n’était pas là ce qui permet, glo-
balement, d’augmenter le flux conducto convectif et, donc, d’éviter que la température de la paroi
n’augmente de trop.
Il s’agit typiquement du mode de refroidissement utilisé sur les microprocesseurs : un système
d’ailettes est fixé sur ce dernier et un ventilateur souffle sur la pièce métallique afin d’augmenter le
flux conducto-convectif. C’est un système de refroidissement très efficace.
Remarque
Au delà des microprocesseurs, il existe des ailettes naturelles : les doigts.
C’est la raison pour laquelle, en hiver et par grand froid, il est indispensable de se couvrir les
mains car elles peuvent, plus que les autres parties du corps, se refroidir.
✾ Exercice 6
1. La différence entre la question de cours classique et cette question est qu’ici il est demandé de trouver
l’équation aux dérivées partielles vérifiées par q (x,t), ici par la densité volumique de courant thermique.
∂T (x,t) ∂ 2 T (x,t)
L’équation de la diffusion (à savoir retrouver) s’écrit =D .
∂t ∂x2
En dérivant cette équation par ✎rapport à ☞ x et en utilisant la loi de Fourier, qui s’écrit ici
2
∂x ∂q ∂ q
q (x,t) = −λ T , nous arrivons à = D 2 : il s’agit aussi d’une équation de diffusion.
∂t ✍ ∂t ∂x ✌
Remarque
Notons qu’ici la Terre est considérées comme plate et non comme sphérique étant donné que la
dépendance fonctionnelle est (x,t). Cela n’a pas grande importance si les phénomènes étudiés sont
surfaciques à l’échelle de la planète. En revanche, ce modèle serait à revoir dans le cas où des distances
de l’ordre de plusieurs miliers de kilomètres (en profondeur) seraient envisagés.
2. Comme il n’y a pas de terme de production dans l’équation de diffusion, nous pouvons dire que,
en t → ∞, la température s’uniformise à la température de contrainte (ici TS ), ce qui implique
✞ ☎
✝
q (z,t) −−−−−→ 0 quel que soit z ✆
t→∞
3. Comme la fonction vérifie l’équation de diffusion par hypothèse de l’énoncé, il ne reste qu’à
✞ ☎ ✞ ☎
vérifier qu’elle vérifie aussi les conditions aux limites.
A
Pour z = 0, q (0,t) = − √ . Nous avons donc bien ✝q (0,0) = ∞ ✆et ✝q (z,∞) = 0 ✆
.
✞
Dt ☎ ✞ ☎
Pour z 6= 0, nous avons ✝q (z,0) = 0 ✆et ✝q (z,∞) = 0 ✆
.
La solution proposée par Lord Kelvin a l’allure ci-dessous : la courbe pleine correspond à un
instant t1 alors que la courbe en pointillés correspond à un instant t2 > t1 .
q
✞ ☎
α−β−δ =0
α=1
β+γ =1
✝ ✆
β=1 A = a (T0 − TS ) λ
β −3γ +2δ = 1
γ=δ=0
−3 β − 2 δ = −3
✎ ☞
∂T q (z,t) ∂T T0 − TS
5. Comme (loi de Fourier) =− nous avons tout de suite (0) = √ .
✗ ✍ πDt ✌
✔
∂z λ ∂z
(T0 − TS )2 1
Donc, finalement, l’âge de la Terre est égal à t = 2 .
πD
∂T
✖ ✕
∂z
(0)
✾ Exercice 7
1. Une particule est soumise à son poids et à la poussée d’Archimède (résultante des forces de
pression) et à la force de frottement.
Toutes ces forces sont verticales, la particule ayant une vitesse initiale nulle, son mouvement
sera vertical et comme la particule est de masse volumique plus importante que celle de l’eau, son
mouvement sera descendant.
Le PFD appliqué à la particule s’écrit :
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d~v 4 d~v 6 π η R 4
m = π R3 (µ − µ′ ) ~g − 6 π η R ~v + ~v = π R3 (µ − µ′ ) ~g
dt 3 dt m 3m
C’est une équation différentielle du premier ordre à coefficients constant de durée caractéristique
m
τ= .
6πηR
Lorsque la vitesse limite est atteinte :
✎ ☞
4
d~v ~ π R3 (µ − µ′ ) m⋆ m⋆
=0 et ~vℓ = 3
~g ~vℓ = ~g = ~g
✍
dt 6πηR 6πηR h ✌
✞ ☎
2. Avec un bilan de particules, nous arrivons à ✝~conv = c(z) ~vℓ ✆
.
3. La chute des particules entraîne une inhomogénéité de concentration et, donc, l’apparition de
diffusion✎ ☞ la densité volumique de courant particulaire est donnée par la loi de
de bas en haut donc
dc(z)
Fick : ~diff = −D uz
✍ dz ✌
4. En régime permanent, il y a autant de particules qui tombent en raison de la gravité que de
particules qui montent en raison de la diffusion, ce qui donne ~conv + ~diff = ~0 ou encore :
dc(z) vℓ vℓ
+ c(z) = 0 d’où c(z) = c0 exp − z
dz D D
✞ ☎
5. Par identification des deux expressions, nous obtenons ✝kB T = h D = 6 π η R D ✆
D hD
6. La distance caractéristique est H = = ⋆ .
vℓ m g
Pour faire l’application numérique, il manque le rayon R des particules.
Nous pouvons l’obtenir en écrivant la masse d’une particule de deux manières différentes : m =
M 4
= π R3 µ.
NA 3
3 η D 61/3 π 2/3
Nous trouvons alors H = !2/3 .
M
(µ − µ′ ) g
✞ ☎ ✞ ☎
NA µ
Numériquement : ✝Hurée = 22 km ✆et Hhémoglobine = 10 m .
✝ ✆
La sédimentation naturelle de l’urée ne peut pas se faire, quant à celle de l’hémoglobine elle
nécessite une installation d’une dizaine de mètres de hauteur.
Pour diminuer cette hauteur caractéristique, il est possible d’utiliser des centrifugeuses qui per-
mettent d’obtenir des accélérations g très élevées.
✾ Exercice 8
1. Aucune difficulté dans cette question, il suffit juste de trouver l’équation de diffusion. Comme il ne
s’agit pas là d’un cas particulier (régime stationnaire par exemple), nous allons faire comme usuellement
à savoir une approche mésoscopique.
Le bilan de neutrons sur la tranche entre x et x + dx et entre t et t + dt s’écrit :
✾ Exercice 9
Pas trop de difficulté dans ce problème étant donné que le modèle est en grande partie admis. Ici nous
sommes face à un problème en régime quasi-stationnaire, i.e. tel que la répartition des molécules suit une
loi linéaire suivant l’axe vertical.
1. L’axe z est dirigé vers le bas et l’origine est prise en haut du tube.
La densité moléculaire d’éther suit dans l’air une loi linéaire (régime quasi-stationnaire) donc :
2. Le nombre de molécules d’éther qui s’évaporent entre t et t + dt n’est autre que le flux de densité
volumique de courant particulaire à l’interface (attention au signe : j est dirigé vers les z croissants) :
✎ ☞
D Psat NA S 1
dNvap = −j (L − h(t),t) S dNvap =
✍
RT L − h(t) ✌