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A.T Résume

Le Livre de la Genèse, premier livre de la Bible, raconte les origines de l'humanité et l'histoire des ancêtres du peuple d'Israël à travers 50 chapitres. Il aborde des thèmes tels que la création, le Déluge, et les récits d'Abraham, Jacob et Joseph. Le Livre de l'Exode, quant à lui, relate la sortie des Hébreux d'Égypte sous Moïse, leur esclavage, et le don des Dix Commandements.

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A.T Résume

Le Livre de la Genèse, premier livre de la Bible, raconte les origines de l'humanité et l'histoire des ancêtres du peuple d'Israël à travers 50 chapitres. Il aborde des thèmes tels que la création, le Déluge, et les récits d'Abraham, Jacob et Joseph. Le Livre de l'Exode, quant à lui, relate la sortie des Hébreux d'Égypte sous Moïse, leur esclavage, et le don des Dix Commandements.

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I.

Livre de la Genèse

premier livre de la Bible, composé de 50 chapitres

Le Livre de la Genèse (hébreu : ‫( ספר בראשית‬Sefer Bereshit), « Livre Au commencement » ; grec ancien : Βιϐλίον
τῆς Γενέσεως / Biblíon tês Genéseōs, « Livre de la Naissance » ; syriaque : ‫( ܣܦܪܐ ܕܒܪܝܬܐ‬Sifra deBrita),
« Livre de l'Alliance » ; latin : Liber Genesis) est le premier livre de la Bible. Ce texte est fondamental pour le
judaïsme et le christianisme.

Genèse

 Titre dans le Tanakh : Sefer Bereshit


 Auteur traditionnel : Moïse
 Datation traditionnelle : XVIe– XIIe siècle av. J.-C.
 Nombre de chapitres : 50
 Canon biblique : Pentateuque

Récit des origines, il commence par la création du monde, œuvre de Dieu, suivie d'une narration relatant la
création du premier couple humain. Adam et Ève forment ce premier couple mais désobéissent et sont exclus du
jardin d'Éden. Ils ont une descendance, mais Dieu, considérant que les humains sont malfaisants, regrette de les
avoir créés et décide de les détruire par le Déluge. Seuls Noé, considéré comme parfait, et sa famille sont sauvés.
Plus tard, Dieu différencie les langues et disperse l'humanité sur la surface de la Terre, lors de l'épisode de la tour
de Babel. L'essentiel de la Genèse est ensuite consacré aux cycles d'Abraham, un nomade arrivé dans le pays de
Canaan sur injonction divine, de son petit-fils Jacob, dont la plupart des aventures ont pour cadre le nord du pays,
et de ses fils parmi lesquels domine Joseph.

La Genèse est anonyme, tout comme les autres livres de la Torah (Pentateuque). Les traditions juive et chrétienne
l'attribuent à Moïse, mais les recherches exégétiques, archéologiques et historiques tendent, au vu des nombreux
anachronismes, redondances et variations du texte, à remettre en cause l'unicité de son auteur. Ainsi, la Genèse
représente, pour l'exégèse historico-critique du xxie siècle, la compilation d'un ensemble de textes écrits entre les
viiie et iie siècles av. J.-C. Pour cette raison, entre autres, l'historicité de son contenu est aussi mise en question.

La Genèse est largement commentée par les rabbins et par les théologiens chrétiens. Avec l'avènement de l'islam,
ses personnages font l'objet de multiples interprétations dans le Coran et ses commentaires.

De nos jours, certains fondamentalistes, surtout dans des églises évangéliques, défendent l'idée du créationnisme,
une théorie qui s'appuie sur une lecture littérale de la Genèse, qui serait historiquement et scientifiquement
valable. Cependant, cette position est rejetée par l'ensemble des scientifiques et par d'autres autorités religieuses.

 RÉSUMÉ :

Entièrement centré sur la question des origines, le Livre de la Genèse présente d'abord celles de l'humanité en
général (Gn 1–11), avant de relater celles du peuple d'Israël en particulier, à travers l'histoire de ses ancêtres (Gn
12–50). Il peut être divisé en quatre parties : l'histoire des origines (Gn 1,1–11,9), l'histoire d'Abraham et de ses
deux fils (Gn 11,10–25,18), la geste de Jacob (Gn 25,19–36,43) et enfin l'histoire de Joseph (Gn 37,1–50,26).

1. Récit des origines (1-11)


 Création de la Lumière, gravure de Gustave Doré.

Le chapitre 1 et le début du chapitre 2 décrivent la création en six jours de l'univers et de ce qui s'y trouve.
L'humanité (hommes et femmes) est créée le sixième jour, et la création se termine par un repos sabbatique le
septième jour.
À partir de Gn 2,4b, le récit offre une seconde version de la création des êtres vivants, notamment de l'homme,
puis de la femme. Au chapitre 2, Dieu place l'homme (Adam) dans le jardin d'Éden « pour le cultiver et pour le
garder » (Gn 2,15). Il l'autorise à manger de tous les arbres du jardin, à l'exception de l'arbre de la connaissance
du bien et du mal (Gn 2,16–17). Puis il crée la femme (Ève). Au chapitre 3, le serpent tente la femme, qui mange le
fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal, et en donne ensuite à l'homme. À cause de leur
désobéissance, l'homme et la femme sont chassés du jardin d'Éden.

 Une scène du Déluge, par Gabriel Ferrier, 1872.

Au chapitre 4, l'homme commence à se montrer violent, et c'est alors que survient le meurtre d'Abel par son
frère Caïn. Les descendants de Caïn se montrent eux aussi particulièrement violents. Le chapitre 5 présente
une lignée d'humains plus pieux, allant d'Hénoch à Noé, qui tente de contrebalancer cette violence. Dans les
chapitres 6 à 8, à cause de la corruption des hommes, Dieu provoque le Déluge, auquel seuls la famille de
Noé et les animaux survivent. Au chapitre 9, Dieu établit alors une alliance avec les humains survivants,
promettant de ne plus amener de Déluge sur la Terre. À la fin du chapitre, Noé plante une vigne, puis s'enivre
de son vin et se dénude. Son fils Cham le voit nu et au lieu de le couvrir, il court prévenir ses frères. Cela vaut
à son fils d'être maudit.

Le chapitre 10 évoque les familles qui sont à l'origine de l'Humanité, présentant ce que l'on appelle la Table des
nations. Le chapitre 11 narre l'épisode de la Tour de Babel, où apparaissent les langues et se dispersent les
nations. Il donne aussi la généalogie qui va de Sem (un des fils de Noé) à Abraham.

 Histoire d'Abraham et de ses deux fils (12-25)

Les chapitres 12 et 13 commencent par l'appel d'Abraham et son arrivée en Canaan, où Dieu lui promet de
posséder un jour cette terre. Lui et sa femme Sarah se rendent ensuite en Égypte, puis à Béthel. Au chapitre 14,
Abraham sauve Loth des mains des rois de Sodome, de Gomorrhe, et d'autres contrées. Puis il rencontre
Melchisédech, roi de Salem.

La promesse faite à Abraham d'avoir un jour non seulement un fils, mais aussi une descendance innombrable et
une terre, est confirmée au chapitre 15. Agar, servante égyptienne de Sarah, tombe alors enceinte des œuvres
d'Abram, puis donne naissance à Ismaël (chapitre 16). Au chapitre suivant, le nom d'Abram est changé en
Abraham et une alliance est conclue avec Abraham et sa future descendance par Sarah. Ismaël et sa descendance
sont aussi bénis. Toute la maisonnée d'Abraham est alors circoncise. Dieu envoie encore trois hommes qui
apparaissent à Abraham près du chêne de Mambré. Ils prédisent la naissance d'Isaac, ce qui fait rire Sarah (Gn
18,1–18,16).

À la fin du chapitre 18, Abraham intercède auprès de Dieu en faveur des habitants de Sodome et de Gomorrhe, et
Dieu promet de les épargner s'il y a au moins dix justes dans ces villes. Le chapitre 19 décrit ensuite la destruction
de Sodome et de Gomorrhe et le sauvetage de Loth. Sa femme, qui se retourne lors de la fuite, est changée en
colonne de sel.

Au chapitre 20, Abraham et Sarah se rendent chez Abimelech, roi de la ville de Guérar, qui craint Dieu. Le chapitre
21 voit la naissance d'Isaac, rapidement suivie du renvoi d'Agar et de son fils Ismaël, puis d'un traité de non-
agression entre Abraham et Abimelech. Abraham est alors mis à l'épreuve lorsque Dieu lui demande de sacrifier
son propre fils, ce qu'Abraham consent à faire. Sa main est arrêtée par Dieu au dernier moment (chapitre 22). Au
chapitre 23, Sarah meurt et Abraham fait alors l'acquisition d'une sépulture familiale près de Mambré.

Puis le temps arrive où il faut choisir une femme pour son fils Isaac. Abraham, alors âgé, envoie son serviteur en
Mésopotamie dans ce but. Ce dernier y choisit Rébecca (chapitre 24). Au chapitre 25, Abraham prend une
nouvelle femme : Ketourah, qui lui donne une descendance nombreuse. Sa mort est ensuite décrite, et il est
enseveli par ses fils dans la sépulture qu'il avait choisie pour Sarah. Le chapitre continue par la descendance
d'Ismaël (Gn 25,12–18).

2. Geste de Jacob (25-36)

Esaü vend son droit d'aînesse à Jacob, par Zacarías González Velázquez.

La fin du chapitre 25 décrit la naissance des enfants d'Isaac, les jumeaux rivaux Jacob et Ésaü (Édom), puis la vente
du droit d'aînesse de ce dernier à Jacob. Le chapitre 26 fait une parenthèse sur l'histoire d'Isaac, qui fait passer sa
femme pour sa sœur aux yeux d'Abimelech. Le chapitre suivant revient sur la rivalité entre les deux frères : Jacob
vole par la ruse la bénédiction qui revient à Esaü, puis fuit lorsque ce dernier menace de se venger. Le chapitre 28
propose une autre motivation pour le départ de Jacob, et décrit un songe divin où il voit une échelle parcourue
par des anges avec YHWH à son sommet. Il nomme le lieu de ce songe Béthel.

Au chapitre 29, Jacob arrive chez Laban, où il travaille une première fois sept années pour pouvoir se marier avec
Rachel, mais reçoit en échange sa sœur Léa comme femme. Il travaille donc une nouvelle fois sept années pour
pouvoir s'unir avec Rachel. De ses deux femmes, Jacob devient père de plusieurs fils. Grâce à un stratagème,
Jacob prospère et s'enrichit bien plus que Laban (chapitre 30). Cela mène à un conflit avec Laban, qui devient
jaloux de cette réussite. Après d'âpres discussions, un traité est conclu, et chacun définit les frontières de ses
terres (chapitre 31).

L'affrontement avec Esaü semble imminent. Juste avant qu'il ait lieu, Jacob rencontre Dieu à Penuel, au cours d'un
combat couramment désigné comme la lutte de Jacob avec l'ange, et reçoit alors le nom d'Israël (chapitre 32). Au
chapitre suivant, Jacob rencontre Esaü, mais au lieu de s'affronter, les deux frères se réconcilient. Jacob construit
alors un autel à « El, Dieu d'Israël ».

L'histoire du viol de Dinah et le massacre des Sichémites sont racontés au chapitre 34. Puis Jacob et son clan
reviennent à Béthel, où naît Benjamin et où meurt Rachel (chapitre 35). Le chapitre 36 se concentre sur Esaü et sa
descendance.

3. Histoire de Joseph (37-50)

Joseph, qui est le fils de Jacob, est privilégié parmi ses frères. Il fait deux rêves dans lesquels il se voit, sous
diverses formes oniriques, élevé au-dessus d'eux. Cela les rend tellement jaloux qu'ils le vendent pour servir
comme esclave en Égypte, et le font passer pour mort aux yeux de leur père Jacob (chapitre 37). Le chapitre
suivant relate l'histoire de Juda et de Tamar. Cette dernière est tout d'abord donnée pour femme aux fils aînés de
Juda, qui meurent tous deux. Se faisant passer pour une prostituée aux yeux de leur père, elle tombe enceinte de
lui, puis met au monde deux jumeaux.

En Égypte, Joseph est au service de Potiphar, mais la femme de ce dernier le désire et comme Joseph refuse de
trahir son maître avec elle, elle s'arrange pour le faire mettre en prison (chapitre 39). Là, il interprète d'abord les
rêves du panetier et de l'échanson de Pharaon (chapitre 40). Il réitère cela au palais après que Pharaon lui-même
a fait un rêve étrange qui annonce une famine sur l'Égypte. Pour le remercier, Pharaon le nomme alors vice-roi du
pays (chapitre 41).

La famine pousse les frères de Joseph à faire un premier voyage en Égypte. Seul Benjamin n'est pas du voyage. En
Égypte, ils ne reconnaissent pas Joseph. Ce dernier s'arrange pour retenir Siméon en prison, puis laisse partir ses
frères en leur faisant promettre qu'ils reviendraient avec Benjamin (chapitre 42). Après avoir convaincu Jacob de
laisser partir Benjamin, ils effectuent un second voyage avec lui, et c'est alors que Joseph se fait reconnaître et
leur pardonne. Leur père Jacob est invité à venir en Égypte (chapitres 43-45). Jacob et sa famille s'installent alors
en Égypte (chapitre 46). Lorsqu'une famine frappe le pays, Joseph, en tant que vice-roi, en profite pour enrichir
Pharaon et établir des lois qui lui assurent des revenus réguliers (chapitre 47).

À la fin du chapitre 47, Jacob est mourant. Il bénit alors un à un ses douze fils et leurs descendances, qui forment
les douze tribus d'Israël, et demande à être enterré dans la tombe ancestrale (chapitres 48 et 49). Le chapitre 50
décrit l'enterrement de Jacob et s'achève sur la mort de Joseph.

II. Livre de l'Exode

Le livre de l’Exode est le deuxième livre de la Bible et de l'Ancien Testament. Il raconte l'exode hors d'Égypte des
Hébreux sous la conduite de Moïse, le don des Dix Commandements et les pérégrinations du peuple hébreu dans
le désert du Sinaï en direction de la Terre promise. La moitié du livre est consacré à l'énoncé de lois civiles et
cultuelles. Son titre originel en hébreu est Shemot, littéralement « les Noms ».

Exode

 Auteur(s) : Moïse
 Datation traditionnelle : XVIe-XIIe siècle av. J.-C.
 Nombre de chapitres : 40

Traditionnellement, la rédaction du livre est attribuée à Moïse, bien que rien dans le texte ne le dise. Cependant,
cette idée n'est plus retenue aujourd'hui dans les milieux académiques, et les exégètes et les historiens datent sa
rédaction du viie siècle av. J.-C., voire plus tard, même s'il est probable que les rédacteurs se soient fondés sur des
sources plus anciennes.

L'historicité du livre est de même fortement sujette à caution, l'archéologie n'ayant pas retrouvé d'éléments
permettant de confirmer le récit.

 Résumé

D'après le texte, la situation des Hébreux en Égypte a beaucoup changé depuis leur venue dans ce pays à l'époque
de Joseph, fils de Jacob (cf. la Genèse, 37 - 50). Un nouveau Pharaon, « qui n'a pas connu Joseph » (Ex 1,8), s'est
levé sur le pays et réduit les enfants d'Israël en esclavage.

Moïse, enfant de la tribu de Lévi, trouvé sur le Nil par la fille de Pharaon, puis élevé à la cour royale, doit fuir
l'Égypte après le meurtre d'un Égyptien. Il se réfugie au pays de Madiân où il épouse Séphora, la fille du prêtre
Réuel (ou Jethro), qui lui donne deux fils, Gershom et Éliézer. Il partage la vie des nomades en gardant les
troupeaux. Après l'épisode du Buisson ardent, au cours duquel Dieu lui apparait et lui commande de libérer les
Israélites, il revient en Égypte.

Avec son frère Aaron, il se rend à la cour de Pharaon pour demander l'autorisation de cesser le travail, afin de
célébrer une fête dans le désert. Pharaon refuse, et impose aux Hébreux non seulement de reprendre leur travail,
mais aussi d'aller faucher la paille nécessaire pour la confection des briques.

Après une suite de prodiges et les dix plaies qui affligent les Égyptiens, les Israélites sont libérés, ou chassés (selon
le point de vue). La fête juive de la Pâque, Pessa'h, et des Azymes trouve là son origine. Au bout d'une semaine, ils
traversent la mer, qui s'écarte miraculeusement pour leur livrer passage, et qui se referme derrière eux sur leurs
poursuivants. Après ce nouveau prodige, les Israélites entament un long périple vers le pays de Canaan, en
passant par le désert du Sinaï. Sur le mont Sinaï, Moïse reçoit de Dieu le Décalogue.

 Plan

Le livre de l'Exode peut se diviser en trois parties : (1) l'esclavage du peuple en Égypte, (2) son départ d'Égypte
sous la direction de Moïse et (3) sa consécration au service de Dieu dans sa vie religieuse et politique.

1. La première partie, les chapitres 1 à 15,21, explique l'oppression d'Israël en Égypte, l'appel de Moïse, la
sortie d'Égypte, l'institution de la Pâque, la marche vers la mer, la destruction de l'armée de Pharaon,
saluée par le chant de victoire de Moïse.
2. La deuxième partie, les chapitres 15,22 à 18, parlent de la rédemption d'Israël et des événements qui se
produisent au cours du voyage de la mer vers le Sinaï, les eaux amères de Marah, l'apparition des cailles
et de la manne, les débuts de l'observance du sabbat, l'eau miraculeuse du rocher d'Horeb et la bataille
contre les Amalécites à Rephidim ; l'arrivée de Jéthro au camp et son conseil concernant le gouvernement
civil du peuple.
3. La troisième partie, les chapitres 19 à 40, traitent de la consécration d'Israël au service de Dieu pendant
les événements solennels du Sinaï. Dieu met le peuple à part comme royaume de sacrificateurs et comme
nation sainte ; il donne les dix commandements et ses instructions concernant le tabernacle, son
ameublement et le culte qu'on doit y pratiquer. Viennent ensuite le récit du péché commis par le peuple
quand il adore le veau d'or, et le compte-rendu de la construction du tabernacle et de sa consécration. "La
nuée couvrit la Tente du Rendez-vous et la gloire de Yahvé remplit la Demeure." (Ex 40,34).

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Livre des Nombres

quatrième livre de la Bible

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Nombre (homonymie).

Le Livre des Nombres (traduit du grec de la Septante Ἀριθμοί / Arithmoí, en hébreu ‫ במדבר‬Bəmidbar, « dans le
désert »[1]) est le quatrième livre de la Bible. Ce livre regroupe tous les éléments qui ont pris place entre la sortie
d'Égypte et l'arrivée en terre promise.
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Lévitique

livre de la Torah et de l'Ancien Testament

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Le Lévitique (en grec ancien Λευιτικός Leuitikós, relatif aux Juifs, en hébreu ‫ ויקרא‬Wayiqra, et Il appela) est le
troisième des cinq livres de la Torah (Pentateuque). Il doit son nom au terme « lévite », désignant les membres de
la tribu de Lévi, traditionnellement préposés au Temple et dont sont issus les prêtres (Cohanim). Il parle des
devoirs sacerdotaux en Israël. Il met l'accent sur la sainteté de Dieu et le code selon lequel son peuple pouvait
vivre pour devenir saint. Son but est d'enseigner les préceptes moraux et les rituels religieux de la loi de Moïse.

Lévitique

Image illustrative de l’article Lévitique

L'envoi du bouc à Azazel (gravure de W.J. Webb)

Titre dans le Tanakh Wayiqra (Et Il appela)

Auteur traditionnel Moïse

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle xvie-xiie siècle av. J.-C.


Datation historique ve siècle av. J.-C.

Plus ancien manuscrit Qumrân 1, 2 4, 6 et 11

Nombre de chapitres 27

Classification

Tanakh Torah

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Canon biblique Pentateuque

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modifier Consultez la documentation du modèle

L'étude de l'hébreu dans le texte montre plusieurs styles d'écriture différents, et l'étude du contenu montre
plusieurs préoccupations théologiques qui ne semblent pas toujours conciliables. Selon une approche de critique
biblique ne suivant pas la tradition juive — par exemple l'hypothèse documentaire —, il serait donc raisonnable
de penser que le Lévitique, comme l'ensemble du Pentateuque, a été écrit par plusieurs auteurs, et il est
aujourd'hui admis dans les milieux académiques que le livre aurait pris forme durant le ve siècle av. J.-C., soit de
nombreux siècles après Moïse.

Le livre comprend 27 chapitres, qui relatent l'exposé à Moïse de lois et de rites.

Résumé

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Les chapitres 1 à 7 expliquent les ordonnances du sacrifice. Le chapitre 3 est consacré à l'offrande de paix.

Les chapitres 8 à 10 décrivent le rituel observé lors de la consécration des sacrificateurs.

Le chapitre 11 explique ce que l'on peut ou ne peut pas manger et ce qui est pur ou impur.

Le chapitre 12 parle de l'état des femmes après l'enfantement.

Les chapitres 13 à 15 sont des lois relatives à l'impureté cérémonielle :

Chapitre 13 : lèpre humaine, tumeur, dartre et tache ;

Chapitre 14 : purification du lépreux ;


Chapitre 15 : impuretés sexuelles.

Le chapitre 16 contient le rituel à respecter pour la fête de Yom Kippour. Il mentionne le démon Azazel.

Les chapitres 17 à 26 contiennent un code de lois traitant des observances religieuses et sociales.

Le chapitre 27 explique que le Seigneur a commandé à Israël de lui consacrer ses récoltes et ses troupeaux de gros
et de petit bétail.

Composition

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Le livre a vraisemblablement pris forme au ve siècle av. J.-C., durant l'époque perse[1].

Commentaire sur le Lévitique

Notes et références

Voir aussi

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Les Nombres

Image illustrative de l’article Livre des Nombres

Plaie des Israélites quand ils mangèrent des cailles (illustration des Figures de la Bible).

Titre dans le Tanakh Bəmidbar (Dans le désert)

Auteur traditionnel Moïse

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle xvie-xiie siècle av. J.-C.

Datation historique viiie-vie siècle av. J.-C.

Plus ancien manuscrit Qumrân 2 et 4

Nombre de chapitres 36

Classification
Tanakh Torah

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Canon biblique Pentateuque

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Ce texte aborde des thèmes variés et on y trouve des récits, des textes de lois, des prophéties et des listes
généalogiques. Il relate l'histoire du voyage d'Israël depuis le mont Sinaï jusqu'aux plaines de Moab à la frontière
de Canaan. Un de ses enseignements les plus importants est que le peuple de Dieu doit agir selon la foi, faisant
confiance à ses promesses, s'il veut continuer avec succès. Il raconte le châtiment infligé par Dieu à Israël pour sa
désobéissance et donne des renseignements sur les lois israélites.

La tradition attribue son écriture à Moïse, mais les tensions et contradictions internes du livre, ainsi que le
vocabulaire employé et les allusions à des événements historiques, incitent la recherche moderne à situer plutôt
son écriture entre le viiie siècle av. J.-C. et le vie siècle av. J.-C.

Il est peu commenté par la tradition et peu travaillé par les chercheurs modernes, si bien qu'il fait figure de parent
pauvre dans l'exégèse de l'Ancien Testament[2]. Origène, père de l'exégèse biblique qui attribue facilement un
sens allégorique aux Écritures, estime que la lecture de ce livre est rejetée « comme des nourritures lourdes et
indigestes » (Homélies sur les Nombres, vers 239-242)[3].

Étymologie

Résumé

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Les chapitres 1 à 10 parlent des préparatifs d'Israël pour le départ du Sinaï. Les chapitres 11 à 14 décrivent la
marche proprement dite, l'envoi des espions en Canaan et le refus d'Israël d'entrer dans la terre promise. Les
chapitres 15 à 19 notent diverses lois et divers événements historiques. Les chapitres 20 à 36 sont l'histoire de la
dernière année du peuple dans le désert.

Les exégètes comme Dennis T. Olson, R. K. Harrison (en) ou Dennis R. Cole structurent le livre en deux à sept
parties[4]. Selon le bibliste coréen Won Lee, la structure bipartite se fonde sur les chapitres 1 à 10 qui concluent le
séjour du peuple au Sinaï qui a commencé dans le Livre de l'Exode (chap.19). Les chapitres 11 à 36 forment un
grand récit de migration qui intégrerait des éléments de récits de conquête et de pèlerinage.

Les chercheurs peinent à saisir un fil conducteur dans cet amalgame de prescriptions cultuelles, de listes et de
narrations (récits de rébellions, de révoltes, de punitions divines)[2].
Composition

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Les tensions et contradictions du livre des Nombres incitent les exégètes à penser que le texte est constitué de
plusieurs couches rédactionnelles. La présence de textes de type sacerdotal, rédigé très probablement à l'époque
perse, fait consensus. Ces textes qui se retrouvent entre autres dans les chapitres 15, 18-19, 26-31 et 34-36,
reflètent des tensions et des luttes de pouvoir et révèlent les différentes perspectives théologiques ou
idéologiques du milieu de cette époque[5].

Différents textes non sacerdotaux, qui ne proviennent pas forcément du même milieu, sont aussi présents dans le
livre. Il s'agit notamment des chapitres 11-25 (sauf quelques exceptions) et du chapitre 33. Les récits de ces
chapitres peuvent provenir de sources plus anciennes et avoir été transmis indépendamment. Par exemple, le
récit de Balaam qui est contenu dans les chapitres 22-24, semble provenir de sources pouvant remonter au viiie
siècle av. J.-C. et avoir été transmis indépendamment du reste du livre[6].

Selon Thomas Römer, il se présente comme un « complément » à la Loi révélée au Sinaï et c'est le dernier livre du
Pentateuque à avoir pris forme[7].

Les nombres

Notes et références

Voir aussi

Dernière modification il y a 3 mois par Henry de Chambernac

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Politique de confidentialité Conditions d’utilisationVersion de bureauquatrième livre de la Bible

Moïse

premier prophète du judaïsme

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Lévitique
livre de la Torah et de l'Ancien Testament

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Le Lévitique (en grec ancien Λευιτικός Leuitikós, relatif aux Juifs, en hébreu ‫ ויקרא‬Wayiqra, et Il appela) est le
troisième des cinq livres de la Torah (Pentateuque). Il doit son nom au terme « lévite », désignant les membres de
la tribu de Lévi, traditionnellement préposés au Temple et dont sont issus les prêtres (Cohanim). Il parle des
devoirs sacerdotaux en Israël. Il met l'accent sur la sainteté de Dieu et le code selon lequel son peuple pouvait
vivre pour devenir saint. Son but est d'enseigner les préceptes moraux et les rituels religieux de la loi de Moïse.

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Auteur traditionnel Moïse

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

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Datation historique ve siècle av. J.-C.

Plus ancien manuscrit Qumrân 1, 2 4, 6 et 11

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L'étude de l'hébreu dans le texte montre plusieurs styles d'écriture différents, et l'étude du contenu montre
plusieurs préoccupations théologiques qui ne semblent pas toujours conciliables. Selon une approche de critique
biblique ne suivant pas la tradition juive — par exemple l'hypothèse documentaire —, il serait donc raisonnable
de penser que le Lévitique, comme l'ensemble du Pentateuque, a été écrit par plusieurs auteurs, et il est
aujourd'hui admis dans les milieux académiques que le livre aurait pris forme durant le ve siècle av. J.-C., soit de
nombreux siècles après Moïse.

Le livre comprend 27 chapitres, qui relatent l'exposé à Moïse de lois et de rites.

Résumé

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Les chapitres 1 à 7 expliquent les ordonnances du sacrifice. Le chapitre 3 est consacré à l'offrande de paix.

Les chapitres 8 à 10 décrivent le rituel observé lors de la consécration des sacrificateurs.

Le chapitre 11 explique ce que l'on peut ou ne peut pas manger et ce qui est pur ou impur.

Le chapitre 12 parle de l'état des femmes après l'enfantement.

Les chapitres 13 à 15 sont des lois relatives à l'impureté cérémonielle :

Chapitre 13 : lèpre humaine, tumeur, dartre et tache ;

Chapitre 14 : purification du lépreux ;

Chapitre 15 : impuretés sexuelles.

Le chapitre 16 contient le rituel à respecter pour la fête de Yom Kippour. Il mentionne le démon Azazel.

Les chapitres 17 à 26 contiennent un code de lois traitant des observances religieuses et sociales.

Le chapitre 27 explique que le Seigneur a commandé à Israël de lui consacrer ses récoltes et ses troupeaux de gros
et de petit bétail.
Composition

Commentaire sur le Lévitique

Notes et références

Voir aussi

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Livre des Nombres

quatrième livre de la Bible

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Nombre (homonymie).

Le Livre des Nombres (traduit du grec de la Septante Ἀριθμοί / Arithmoí, en hébreu ‫ במדבר‬Bəmidbar, « dans le
désert »[1]) est le quatrième livre de la Bible. Ce livre regroupe tous les éléments qui ont pris place entre la sortie
d'Égypte et l'arrivée en terre promise.

Les Nombres

Image illustrative de l’article Livre des Nombres

Plaie des Israélites quand ils mangèrent des cailles (illustration des Figures de la Bible).

Titre dans le Tanakh Bəmidbar (Dans le désert)

Auteur traditionnel Moïse

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle xvie-xiie siècle av. J.-C.


Datation historique viiie-vie siècle av. J.-C.

Plus ancien manuscrit Qumrân 2 et 4

Nombre de chapitres 36

Classification

Tanakh Torah

Précédent Lévitique Deutéronome Suivant

Canon biblique Pentateuque

Précédent Lévitique Deutéronome Suivant

modifier Consultez la documentation du modèle

Ce texte aborde des thèmes variés et on y trouve des récits, des textes de lois, des prophéties et des listes
généalogiques. Il relate l'histoire du voyage d'Israël depuis le mont Sinaï jusqu'aux plaines de Moab à la frontière
de Canaan. Un de ses enseignements les plus importants est que le peuple de Dieu doit agir selon la foi, faisant
confiance à ses promesses, s'il veut continuer avec succès. Il raconte le châtiment infligé par Dieu à Israël pour sa
désobéissance et donne des renseignements sur les lois israélites.

La tradition attribue son écriture à Moïse, mais les tensions et contradictions internes du livre, ainsi que le
vocabulaire employé et les allusions à des événements historiques, incitent la recherche moderne à situer plutôt
son écriture entre le viiie siècle av. J.-C. et le vie siècle av. J.-C.

Il est peu commenté par la tradition et peu travaillé par les chercheurs modernes, si bien qu'il fait figure de parent
pauvre dans l'exégèse de l'Ancien Testament[2]. Origène, père de l'exégèse biblique qui attribue facilement un
sens allégorique aux Écritures, estime que la lecture de ce livre est rejetée « comme des nourritures lourdes et
indigestes » (Homélies sur les Nombres, vers 239-242)[3].

Étymologie

Résumé

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Les chapitres 1 à 10 parlent des préparatifs d'Israël pour le départ du Sinaï. Les chapitres 11 à 14 décrivent la
marche proprement dite, l'envoi des espions en Canaan et le refus d'Israël d'entrer dans la terre promise. Les
chapitres 15 à 19 notent diverses lois et divers événements historiques. Les chapitres 20 à 36 sont l'histoire de la
dernière année du peuple dans le désert.

Les exégètes comme Dennis T. Olson, R. K. Harrison (en) ou Dennis R. Cole structurent le livre en deux à sept
parties[4]. Selon le bibliste coréen Won Lee, la structure bipartite se fonde sur les chapitres 1 à 10 qui concluent le
séjour du peuple au Sinaï qui a commencé dans le Livre de l'Exode (chap.19). Les chapitres 11 à 36 forment un
grand récit de migration qui intégrerait des éléments de récits de conquête et de pèlerinage.
Les chercheurs peinent à saisir un fil conducteur dans cet amalgame de prescriptions cultuelles, de listes et de
narrations (récits de rébellions, de révoltes, de punitions divines)[2].

Composition

Les nombres

Notes et références

Voir aussi

Dernière modification il y a 3 mois par Henry de Chambernac

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Deutéronome

cinquième livre de la Bible

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Le Deutéronome (du grec ancien : τὸ Δευτερονόμιον / tò Deuteronómion, « la seconde loi » ; hébreu : Devarim,
paroles) peut être lu comme le cinquième livre de la Bible hébraïque ou Ancien Testament et dernier de la Torah
(le Pentateuque chrétien) ou comme le premier livre de l'historiographie deutéronomiste. Il contient le récit des
derniers discours de Moïse aux Israélites et le récit de sa mort, avant qu'ils n'entrent au pays de Canaan, sur
l'autre rive du Jourdain.

Deutéronome

Image illustrative de l’article Deutéronome

Moïse explique la Loi du Seigneur à Israël (illustration des Figures de la Bible)

Titre dans le Tanakh ‫דברים‬Devarim (Paroles)

Auteur traditionnel Moïse


Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle xvie-xiie siècle av. J.-C.

Datation historique viiie-vie siècle av. J.-C.

Plus ancien manuscrit Qumrân 1, 2, 4, 5, 6 et 11

Nombre de chapitres 34

Classification

Tanakh Torah

Précédent Nombres Josué Suivant

Canon biblique Pentateuque

Précédent Nombres Josué Suivant

modifier Consultez la documentation du modèle

Il est intitulé en hébreu Devarim (prononcé /dva.ʁim/), c'est-à-dire Paroles, qui sont les premiers mots du texte ou
Michné Torah, la répétition de la Torah.

Contenu

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Il forme un second code de lois, après celui du Livre de l'Exode, d'où son titre de Deutéronome (seconde loi). Il
retrace d'autre part différents événements vécus par les Israélites depuis leur sortie d'Égypte et déjà relatés dans
les trois livres précédents du Pentateuque, (Exode, Lévitique et Nombres), dont les plus marquants sont :

le don du Décalogue ;

l'institution des juges ;

le veau d'or.

Comme passages spécifiques au livre, on retient :

le Chema Israël, la profession de foi fondamentale du judaïsme ;

l'investiture de Josué qui conduira la conquête du pays de Canaan par les Israélites.

Le livre se clôt par la mort de Moïse et son enterrement sans qu'il ait pu lui-même entrer en terre de Canaan.

Résumé

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Le Deutéronome contient les trois derniers discours de Moïse, prononcés dans les plaines de Moab juste avant
son enlèvement. Le premier discours (chapitres 1 à 4) sert d'introduction. Le deuxième discours (chapitres 5 à 26)
se compose de deux parties : (1) chapitres 5 à 11 : les dix commandements et leur explication pratique ; (2)
chapitres 12 à 26 : code de lois constituant le noyau du livre. Le troisième discours (chapitres 27 à 30) contient le
renouvellement solennel de l'alliance entre Israël et Dieu, l'annonce des bénédictions qui suivent l'obéissance et
celle des malédictions qui suivent la désobéissance. Les chapitres 31 à 34 décrivent la transmission de la loi de
Dieu aux Lévites, le cantique de Moïse, sa dernière bénédiction et son départ.

Composition

Références

Voir aussi

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PAGES ASSOCIÉES

Pentateuque

chez les chrétiens l'ensemble des cinq premiers livres de la Bible

Hypothèse documentaire

théorie qui affirme que les cinq premiers livres de l'Ancien Testament ont pour origine des documents provenant
de quatre sources différentes

Histoire de la recherche sur le Pentateuque

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Livre de Josué

livre de la Bible

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Le Livre de Josué (en hébreu ‫ ספר יהושע‬sefer Yehoshua) est le sixième livre de la Bible hébraïque (premier Livre
des Prophètes) ainsi que de l'Ancien Testament où il est le premier livre historique. Il fait suite au Pentateuque,
qui se termine par la mort de Moïse aux portes de la terre promise. Le livre relate la conquête du pays de Canaan
sous la direction de Josué, la destruction de leurs ennemis et la division du territoire entre les douze tribus
d'Israël. Y figurent notamment l'épisode des « Trompettes de Jéricho » et la bataille où Josué arrête le soleil et la
lune.

Josué

Image illustrative de l’article Livre de Josué

Prise de Jéricho (enluminure de Jean Fouquet)

Titre dans le Tanakh Sefer Yehoshua

Auteur traditionnel Josué[1] ou Samuel[2]

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle xve – viie siècle av. J.-C.

Datation historique viie – iie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 24

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Deutéronome Juges Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent Deutéronome Juges Suivant

modifier Consultez la documentation du modèle

Résumé

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Le livre commence par une introduction où Dieu institue Josué comme chef du peuple et un discours de Josué qui
suscite l'adhésion du peuple (chapitre 1). Le chapitre 2 traite de l'envoi des espions en Canaan et de leur
rencontre avec Rahab à Jéricho. Dans les chapitres 3 et 4, les Israélites traversent le Jourdain avec l'arche à pied
sec et érigent un monument commémoratif en souvenir de ce miracle. Le chapitre 5 décrit la circoncision de la
génération née dans le désert et la célébration de la première Pâque en terre de Canaan. Les chapitres 6 à 12
racontent la conquête de Canaan. Elle commence par le centre du pays et la destruction spectaculaire de Jéricho
dont les murs s'effondrent miraculeusement, c'est l'épisode des « Trompettes de Jéricho ». Elle se poursuit avec la
prise de Aï oú des difficultés apparaissent à cause de l'infidélité commise par Akhan. Le récit de la conquête
s'interrompt pour décrire la cérémonie sur le mont Ebal et le mont Garizim. La conquête du centre du pays se
termine par l'alliance avec les Gabaonites. Apprenant cette alliance, cinq rois amorrites (des villes de Jérusalem,
Lakish, Eglon (en), Hébron et Yarmouth) décident d'attaquer ensemble la ville de Gabaon pour la punir. Les
troupes de Josué, liées aux Gabaonites par un serment, mettent en déroute les armées amorrites sur lesquelles
Dieu fait tomber des grêlons. Le Soleil s'arrête sur l'ordre de Josué, qui peut ainsi les anéantir totalement. Après la
conquête des territoires de Benjamin et d'Ephraïm, elle se poursuit par une campagne en direction du sud
(chapitre 10) puis en direction du nord (chapitre 11) qui se termine par la prise d'Hazor[3]. Le plus souvent la
conquête des villes (Jéricho, Macéna, Lebna, Lakish, Heglon, Hébron, Debir...) est suivie de l'extermination de ses
habitants selon les ordres donnés par YHWH[4]

La deuxième partie du livre décrit le partage du pays entre les douze tribus d'Israël (chapitre 13 à 22) avec dans
l'ordre : Ruben, Gad et une moitié de Manassé (en Transjordanie), Juda, Ephraïm, Manassé, Benjamin, Siméon,
Zabulon, Issacar, Asher, Nephtali et Dan. Le livre s'achève sur deux discours de Josué au peuple. Dans un premier
discours (chapitre 23), Josué rappelle les acquis de la conquête et avertit que la possession du pays est
conditionnée à la fidélité à YHWH. Dans un deuxième discours qui a lieu à Sichem (chapitre 24), il reprend toute
l'histoire d'Israël, puis il meurt et est enterré en Ephraïm[5].

Composition

Historicité de la conquête

Thèmes et théologie

Opposition à l'héliocentrisme

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Dernière modification il y a 17 jours par Vargenau

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Livre des Juges

livre de la Bible

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Le Livre des Juges (en hébreu : ‫ ספר שופטים‬Sefer Shoftim) est l'un des livres de la Bible hébraïque (l'Ancien
Testament pour les chrétiens). Il raconte la période de l'histoire des Hébreux entre la conquête du Pays de Canaan
(rapportée dans le Livre de Josué) et l'apparition de la royauté. À cette époque (vers -1150 - -1130), c'est sous la
pression d'un danger et sur un mode défensif que les tribus d'Israël mettent à leur tête un chef militaire et
politique valeureux, un « juge », envoyé par Yahvé pour guider les Hébreux face aux ennemis et aux divisions et
les rétablir dans leurs croyances. On appelle donc cette époque celle des Juges (shofet).

Juges

Image illustrative de l’article Livre des Juges

Samson meurt en faisant mourir ses ennemis (illustration des Figures de la Bible)

Titre dans le Tanakh Sefer Shoftim

Auteur traditionnel Samuel[1]

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle xiie siècle av. J.-C.

Datation historique viie – ve siècle av. J.-C.

Plus ancien manuscrit Qumrân 1

Nombre de chapitres 21

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Josué I Samuel Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent Josué Ruth Suivant

modifier Consultez la documentation du modèle

Les spécialistes considèrent que le Livre des Juges est un ouvrage avant tout théologique (Yahvé constate la
dépravation de son peuple et envoie un personnage pour le guider sur la bonne voie) et n'a pas ou peu de valeur
historique. Il est vraisemblablement rédigé entre le VIIIe et le ve siècle av. J.-C. On peut d'ailleurs se demander si
l'intention de ce livre n'est pas de faire l'apologie du système monarchique israélite. En effet, la guerre civile intra-
israélite impliquant les tribus d'Ephraïm et de Benjamin se termine par la phrase suivante, qui conclut d'ailleurs le
livre: "En ce temps-là, il n'y avait point de roi en Israël. Chacun faisait ce qui lui semblait bon" (Juges 21, 25)

Plusieurs histoires racontées dans ce livre sont particulièrement connues, comme celle de Samson et Dalila, ou
celle de Débora.

Récit biblique

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Résumé
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Le livre des Juges, situé dans un temps où la monarchie n’a pas encore été établie en Israël, consiste en des
histoires portant sur les héros des batailles avec les Cananéens, les Madianites et les Philistins. Les Juges étaient
des chefs militaires, jouant des rôles importants en temps de crise. Ils étaient responsables de fournir des
jugements aux peuples locaux, et de diriger les alliances temporales entre les tribus. Les juges ne sont guidés ni
par les lois de l’Alliance ni par celles de l’exode. Dans la grande majorité des cas, la vénération de Yahvé était
partagée parmi les communautés, à l’exception de l’histoire de Gédéon. Les Juges étaient choisis non pas pour
leur vertu mais pour leurs capacités et habiletés dans des temps de difficulté parmi les populations. (Silberman &
Finkelstein, 33)

Les chapitres 1 à 3 sont la préface de tout le livre. Ils expliquent le schéma qui se répète pour les douze juges qui
suivent ː leur désobéissance aux commandements de Dieu (caractérisée par l'idolâtrie d'autres dieux, le mariage
avec d'autres peuples, etc.) est une rupture contractuelle de l'Alliance entre celui-ci et les Hébreux, qui sont alors
empêchés par Dieu de conquérir pleinement le pays de Canaan. Ce n'est que lorsqu'ils se tournent alors à
nouveau vers le Seigneur dans leur détresse, que celui leur envoie des Juges (personnages qui le représentent)
pour les sauver et les tourner à nouveau vers Dieu.

Les chapitres 4 et 5 racontent l'histoire de Déborah et de Barak, qui délivrèrent Israël des Cananéens.

Les chapitres 6 à 8 contiennent les expériences édifiantes de Gédéon, que le Seigneur bénit pour qu'il délivre
Israël des Madianites.

Aux chapitres 9 à 12, plusieurs hommes remplissent les fonctions de juges en Israël, essentiellement dans
l'apostasie et sous l'oppression. Il y est notamment question du juge Abimelech et de Jephté.

Les chapitres 13 à 16 parlent de l'apparition et de la chute du dernier juge, Samson.

Les derniers chapitres, 17 à 21, peuvent être considérés comme un appendice qui révèle la profondeur des péchés
d'Israël.

Premiers chapitres

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Après les premières conquêtes réalisées sous la conduite de Josué, le récit constate que les Israélites, bien que
dominant la plus grande partie du pays de Canaan, n'ont pas expulsé tous les Cananéens et continuent de vivre à
leur proximité, adoptant régulièrement leurs cultes idolâtres. Dieu considère alors que c'est un bon moyen de
mettre régulièrement Son peuple à l'épreuve et de le punir à chaque fois qu'il s'éloignera de Lui. Ainsi, le livre des
Juges reflète le cycle continu, pour les tribus israélites, de périodes de paix puis de décadence et de domination
étrangère puis de repentir sous la direction d'un chef, d'un juge, qui rétablit la paix et le culte de Dieu et délivre le
peuple de l'oppression de ses ennemis.

Othoniel

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Article détaillé : Othoniel.

Au sud, Caleb de la tribu de Juda conquiert Hébron sur les Benê-Anaq. Son neveu Othoniel, fils de Qenaz,
s'empare de Qiryat-Sépher. Il lutte aussi contre les Édomites.

Kusham-Risheatayim, un roi venu de la région de l'Euphrate, entre dans le pays de Canaan avec sans doute
l'intention de conquérir l'Égypte. Vaincu par le pharaon, il bat en retraite avec son armée en pillant le pays sur son
passage. Othoniel réussit à rassembler une armée et à le chasser.

Ehud

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Article détaillé : Ehud.

Ehud, fils de Guéra, un chef benjaminite tributaire des Moabites, profite du moment où il apportait le tribut pour
assassiner Eglôn, roi de Moab. Cet assassinat donne le signal de la révolte des Benjaminites qui repoussent les
Moabites de l'autre côté du Jourdain.

Samgar

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Article détaillé : Samgar.

Après Ehud, il y eut Shamgar, fils d'Anath. Il battit 600 Philistins avec un aiguillon à bœufs. Lui aussi est un
libérateur d'Israël[2].

Débora

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Articles détaillés : Débora, Barac et Yaël (Bible).

Devant la menace de Siséra de Haroshet ha-Goyîm, vraisemblablement le chef d'un des peuples de la mer, Barac
de Qédesh de Nephtali (Hébreux de Galilée) s'allie avec la prophétesse Débora de la montagne d'Ephraïm
(confédération israélite). Ils battent Siséra près du torrent de Qishôn, grâce à une pluie torrentielle qui provoque
l'enlisement des chars ennemis (bataille des eaux de Megiddo).
Gédéon

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Article détaillé : Gédéon.

Gédéon d'Ophrah, fils de Yoach, organise la tribu de Manassé et prend la tête de la lutte contre les Madianites,
pillards venus du Sud et de l'Est qui utilisent des chameaux. Il les rejette au cours d'une première campagne hors
de la Terre d'Israël à la bataille de Eïn-Harod. Leurs chefs Oreb et Zeéb sont exécutés par les Ephraïmites qui
bloquent les gués du Jourdain. À la suite d'un autre raid madianite près du mont Thabor, Gédéon les poursuit
jusqu'à la rive est du Jourdain et exécute leurs chefs Zébah et Salmunna. Au cours de cette seconde campagne,
Gédéon réduit les opposants de Penouel et Soukkot dans la moyenne vallée du Jourdain (groupe de Makîr). À la
suite de ces succès militaires, un fort courant se dessine en faveur de Gédéon pour le proclamer roi. Mais il se
refuse à fonder une dynastie.

Abimelech

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Article détaillé : Abimelech (juge).

Un des fils de Gédéon, Abimelech, se proclame roi à Sichem. Le peuple se révolte et Abimelech fait incendier la
ville au cours d'une bataille sanglante. Il est grièvement blessé par le jet d'une pierre dans une bataille en essayant
d'asservir une autre ville, et demande à son écuyer de l'achever.

Juges bibliques

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Thola

Jaïr

Ibtsan

Élon

Abdon

Jephté

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Article détaillé : Jephté.

Jephté, chef de bande, est désigné par les chefs traditionnels de Galaad pour conduire la guerre contre les
Ammonites qui les menaçaient. Sa victoire provoque la jalousie des Ephraïmites, mais leurs représailles échouent
et Galaad gagne son autonomie et n'est probablement rattaché à la tribu de Manassé qu'après la victoire de
Gédéon sur les Madianites.

Samson
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Article détaillé : Samson.

Selon une légende de la région de Bet-Shemesh, Samson, de la tribu de Dan, lutte contre les Philistins, en tue mille
avec une mâchoire d’âne, mais est trahi par Dalila qui le rase (il tenait sa force de sa chevelure) et le livre. Ayant
retrouvé ses forces, il renverse le temple de Dagon sur lui-même et sur les Philistins.

La tribu de Dan était sédentarisée dans le nord de Shéphélah. Au cours de la première moitié du xiie siècle av. J.-
C., probablement sous la pression des Philistins, certains clans de Dan quittent Zoréa et Eshtaol pour s'installer
plus au nord dans la haute vallée du Jourdain autour de l’ancienne Laïsh, ou Leshem. D'autres restent dans la zone
frontière, souvent dans la mouvance philistine jusqu'à l'époque de David qui les rattachera à la « maison de Juda
».[réf. nécessaire]

Guerre éphraïmito-benjaminite

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À la suite d'un crime commis à Gibéa (en), les clans du sud de la montagne d'Éphraïm (tribu de Joseph) se
solidarisent avec le coupable au lieu de le livrer. Ils affirment ainsi leur autonomie par rapport aux autres clans
israélites. Vaincus après une assez longue guerre civile, les Benjaminites obtiennent toutefois leur autonomie.

Composition et historicité

Notes et références

Voir aussi

Dernière modification il y a 2 mois par Muad'dib59

PAGES ASSOCIÉES

Tribu de Manassé

Gédéon

personnage biblique

Philistins (Bible)

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Livre de Ruth

livre de la Bible

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Le Livre de Ruth (en hébreu ‫ מגילת רות‬Megilath Ruth, le rouleau de Ruth) est un livre de la Bible hébraïque, classé
parmi les livres historiques de l'Ancien Testament chrétien et parmi les livres des Ketouvim (Écrits) dans la
tradition juive. Les Juifs le lisent généralement lors de la fête de Chavouot.

Ruth

Image illustrative de l’article Livre de Ruth

Ruth dans le champ de Boaz par Julius Schnorr von Carolsfeld.

Titre dans le Tanakh Megilath Ruth (Le rouleau de Ruth)

Auteur traditionnel Samuel

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle xie siècle av. J.-C.[réf. nécessaire]

Datation historique Hésitations des spécialistes. viiie – iie siècle av. J.-C.[1]

Plus ancien manuscrit Qumrân 2

Nombre de chapitres 4

Classification

Tanakh Ketouvim (ensemble des cinq rouleaux)

Précédent Cantique des Cantiques Livre des Lamentations Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent Juges I Samuel Suivant

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L'histoire de Ruth se déroule à l'époque où les Juges dirigeaient le peuple d'Israël. Il s'agit de montrer comment
une femme étrangère est non seulement entrée dans le peuple d'Israël mais est devenue l'ancêtre du roi David.
Le récit met l'accent sur la loyauté exemplaire de la Moabite Ruth, vis-à-vis de sa belle-famille comme de Yahvé.

Résumé
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Le chapitre 1 décrit la vie d'Élimélek et de sa famille à l'époque des Juges d'Israël, qui pour fuir la famine qui sévit
en Israël, quitte la ville de Bethléem et émigre dans le royaume voisin de Moab. Après la mort de son époux, Ruth,
qui ne veut pas quitter sa belle-mère, épouse sa foi et se rend avec Noémi à Bethléem.

Le chapitre 2 montre Ruth glanant dans les champs de Boaz.

Au chapitre 3, Noémi dit à Ruth de se rendre à l'aire de vannage et de se coucher aux pieds de Boaz.

Le chapitre 4 est l'histoire du mariage de Ruth et de Boaz. Ils eurent un fils, Obed, de la lignée duquel sortirent
David, puis Jésus de Nazareth selon le Nouveau Testament.

Le livre de Ruth dans l'art

Références

Dernière modification il y a 3 mois par Vargenau

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Premier Livre de Samuel

livre des Prophètes dans le Tanakh, la Bible hébraïque, et de l'Ancien Testament chrétien

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Le Premier Livre de Samuel (en hébreu ‫ ספר שמואל‬: Sefer Sh'muel) est un livre biblique qui fait partie des Livres
des Prophètes (Nevi'im) dans la Bible hébraïque et des Livres historiques dans l'Ancien Testament chrétien. Le
livre se concentre sur la vie de Samuel, consacré à YHWH par sa mère Hanna ; puis sur le règne tragique du
premier roi d'Israël, Saül, choisi et oint par Samuel ; et enfin sur l'essentiel de la vie de David, dont la narration
s'achève dans le Deuxième Livre de Samuel. Il couvre une période d'environ cent ans correspondant à peu près à
la vie de Samuel.
I Samuel

Image illustrative de l’article Premier Livre de Samuel

David frappe Goliath (illustration des Figures de la Bible)

Titre dans le Tanakh Sefer Sh'muel

Auteur traditionnel Samuel (jusqu'au chapitre 25) puis Gad et Nathan[1]

Auteur(s) selon l'exégèse École deutéronomiste principalement

Datation traditionnelle xie siècle av. J.-C.[2]

Datation historique vie – ve siècle av. J.-C.

Plus ancien manuscrit Qumrân 1

Nombre de chapitres 31

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Juges II Samuel Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent Ruth II Samuel Suivant

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Dans certaines bibles et traditions, les Livres de Samuel sont regroupés en un seul livre. Dans d'autres, ils
constituent deux livres séparés, généralement désignés sous la forme I Samuel et II Samuel. Réunis, ils couvrent
une période d'environ cent trente ans, de la naissance de Samuel jusqu'à juste avant la mort du roi David.

Résumé

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L'ensemble du Premier Livre est composé de 31 chapitres. Le repérage dans le texte se fait par une notation
abrégée qui indique le livre, puis le chapitre et enfin le verset concerné. Ainsi, la naissance de Samuel est
annoncée en 1S 1,20 : cela renvoie au 1er Livre de Samuel (1S), chapitre 1, verset 20.

Samuel

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tableau représentant un jeune enfant agenouillé, les mains jointes en prière, portant une longue chemise blanche
et se tenant devant un fond sombre percé d'un trait de lumière d'apparence surnaturelle

Samuel enfant par Joshua Reynolds, 1776 (musée Fabre, Montpellier).


Les chapitres 1 à 7 se concentrent sur l'histoire de Samuel lui-même, depuis sa naissance jusqu'à sa consécration
comme juge d'Israël[n 1]. Anne, l'une des deux épouses du souphite[n 2] Elkana, ne peut enfanter et implore
YHWH de lui donner un fils. Son vœu exaucé, elle fait don de cet enfant nommé Samuel au temple de Silo, où il
doit désormais servir YHWH sous les ordres du grand-prêtre Éli. Le cantique d'Anna au chapitre 2 témoigne de sa
dévotion envers YHWH. Puis les fils du prêtre Éli commettent un crime en ne respectant pas le rituel sacrificiel,
provoquant la colère divine. YHWH se révèle à son nazir Samuel, qui devient alors son prophète reconnu ; il lui
indique que la maison d'Éli est condamnée à jamais.

L'histoire nationale rejoint alors celle des destins individuels : Israël se heurte militairement à son ennemi philistin.
Israël est battu, les deux fils d'Éli meurent ainsi qu'Éli lui-même, et l'Arche d'Alliance est prise. Toutefois, l'arche se
révèle maléfique entre les mains des Philistins, qui s'empressent de la restituer à Israël ; puis Samuel parvient à
redonner confiance aux troupes d'Israël qui, ayant cette fois YHWH à leurs côtés, l'emportent sur les Philistins.
Samuel le libérateur devient alors juge d'Israël, ce qu'il reste jusqu'à sa mort.

Samuel et Saül

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Les chapitres 7 à 8 rapportent les mises en garde de Samuel contre le fait d'avoir de faux dieux et un mauvais roi.
Il rencontre ensuite Saül et lui confère l'onction royale : les chapitres 9 à 15 décrivent le couronnement de Saül et
son règne comme roi, tandis que Samuel abdique la judicature. Divers événements militaires émaillent le récit, car
Israël s'oppose aux Ammonites, se soulève contre les Philistins (ce qui met en lumière les exploits de Jonathan, fils
aîné de Saül et futur ami de David) et mène la guerre contre les Amalécites. Au terme de ce dernier épisode, Saül
est rejeté par Yahvé pour n'avoir pas respecté ses ordres, notamment pour avoir épargné Agag, le roi des
Amalécites, qu'il a capturé. Samuel exécute lui-même ce prisonnier.

Saül et David

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L'onction de David par Samuel (fresque de la synagogue de Dura-Europos en Syrie).

Les chapitres 16 à 31 racontent essentiellement l'histoire de David, son errance et sa montée au pouvoir : après la
disgrâce de Saül, Samuel oint David qui n'est alors qu'un jeune berger, et qui entre au service de Saül comme
écuyer-ménestrel. Il atteint à la gloire populaire en tuant Goliath, champion des Philistins ; mais Saül devient
jaloux de lui et tente même d'attenter à sa vie à deux reprises. David, au contraire, épargne deux fois la vie de
Saül. Avec l'aide de Jonathan, David s'enfuit de la cour de Saül et part en dissidence. C'est dans cette ultime partie
du Premier livre qu'est annoncée la mort de Samuel, puis le mariage de David avec Abigail ainsi qu'avec Ahinoam.
Plusieurs campagnes militaires sont décrites, auxquelles participe David. Lors d'une dernière guerre contre les
Philistins, Saül consulte à Endor une nécromancienne, appelée la sorcière d'Endor, qui invoque à sa demande
l'âme de Samuel. L'esprit du prophète annonce la mort imminente de Saül et de ses fils lors de la bataille à venir.
Le livre s'achève par cette mort de Saül[n 3] et de ses fils, dont Jonathan, au cours de la désastreuse bataille de
Guelboé ; le couronnement de David n'intervient qu'au début du livre suivant.
Thèmes

Composition

Exégèse et analyses

Évocations dans l'art

Notes

Références

Bibliographie

Voir aussi

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Deuxième Livre de Samuel

livre classé parmi les Prophètes dans le Tanakh, la Bible hébraïque, et dans l'Ancien Testament chrétien

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Le Deuxième Livre de Samuel (en hébreu : ‫ ספר שמואל‬Sefer Sh'muel) est un livre classé parmi les Prophètes dans
le Tanakh (la Bible hébraïque) et dans les Livres historiques de l'Ancien Testament chrétien. Il est entièrement
consacré au règne de David, qui apparaît déjà dans le Premier Livre. David unifie les tribus d'Israël et choisit
Jérusalem pour y déposer l'Arche d'alliance. L'épisode de David et Bethsabée figure au chapitre 11.

II Samuel

Image illustrative de l’article Deuxième Livre de Samuel

David et Bethsabée par Artemisia Gentileschi vers 1636

Titre dans le Tanakh Sefer Sh'muel

Auteur traditionnel Gad et Nathan[1]


Auteur(s) selon l'exégèse École deutéronomiste principalement

Datation traditionnelle xie siècle av. J.-C.[2]

Datation historique vie – ve siècle av. J.-C.

Plus ancien manuscrit Qumrân 1

Nombre de chapitres 24

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent I Samuel I Rois Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent I Samuel I Rois Suivant

modifier Consultez la documentation du modèle

Dans certaines bibles et traditions, les Livres de Samuel sont regroupés en un seul. Dans d'autres, ils constituent
deux livres séparés, généralement désignés sous la forme I Samuel et II Samuel. Réunis, ils couvrent une période
qui s'étend de la naissance de Samuel jusqu'à juste avant la mort du roi David.

Résumé

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Le livre contient les détails du règne de David à la tête du royaume de Juda, puis du royaume d'Israël après la mort
d'Ishboshet[n 1]. Une fois parvenu au pouvoir, David est montré en gloire, mais il est fait mention ensuite de ses
difficultés.

Ascension vers le pouvoir

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Après la mort de Saül à Guelboé (racontée à la fin du Premier livre de Samuel), David est fait roi de Juda — l'une
des douze tribus d'Israël. Mais c'est Ishboshet, seul fils survivant de Saül, qui est désigné roi de tout Israël par
Abner, chef de ses armées. Les deux camps s'affrontent alors violemment, et celui de David prend peu à peu le
dessus. Abner se rapproche du roi de Juda et entame avec lui des négociations, mais il est assassiné par Joab, le
neveu de David. Peu après, c'est Ishboshet qui est assassiné à son tour : la voie est désormais libre pour
l'accession de David au trône du grand Israël (2S 5,1-4).

Gloires

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Le nouveau roi commence par prendre la ville de Jérusalem, et sa gloire grandit. Il enregistre deux victoires sur les
Philistins (2S 5,17-25), et fait transférer l'arche d'alliance à Jérusalem ; puis ce sont contre les Moabites, les
Araméens, les Édomites, les Ammonites que de nouvelles campagnes sont menées et gagnées.

Malheurs

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David inconsolable de la mort d'Absalom, Bible illustrée de Gustave Doré, 1866.

Les chapitres 11 à 21 montrent le déclin de la force spirituelle de David à cause de ses péchés et de la rébellion au
sein de sa famille. David envoie à la mort son guerrier Urie le Hittite pour en épouser la veuve, Bethsabée. La
naissance de leur enfant Salomon est mentionnée au chapitre 12. Puis c'est Amnon, l'un des fils de David, qui viole
sa demi-sœur Tamar. Ce crime entraîne la vengeance puis la fuite d'Absalom, un autre des fils de David. Bien que
ce dernier finisse par lui accorder son pardon et qu'il le rappelle auprès de lui, Absalom se révolte contre lui et
prend les commandes de Jérusalem, obligeant David à la fuite. Après quelques péripéties et duperies, Absalom est
finalement vaincu et tué par Joab, à la grande douleur du roi David qui revient alors sur le trône.

Appendices

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L'histoire de David à proprement parler s'interrompt au chapitre 21 pour ne reprendre que dans le livre des Rois
(1R 1,1-2) avec le récit de ses derniers jours[3]. Les ultimes chapitres, de 21 à 24, sont composés de six appendices
: deux récits (la grande famille et l'exécution des sept descendants de Saül ; le dénombrement du peuple et la
construction d'un autel à Yahvé) ; deux pièces poétiques attribuées à David ; et deux évocations de faits d'armes.

Cette partie associe diverses traditions d'origines et d'antiquités diverses, regroupées là faute de « trouver place
ailleurs », et il est probable qu'il s'agisse d'un ajout post-deutéronomiste. Des traces des archives royales de
Jérusalem sont détectables dans les listes des guerriers de David, tandis que le psaume et la prière finale de David
sont visiblement plus tardifs et relèvent de la piété post-exilique[4].

Composition

Thèmes

Notes

Références

Bibliographie

Les traductions du deuxième livre de Samuel disponibles sur le web

Voir aussi
Liens externes

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Premier Livre des Rois

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Le Premier Livre des Rois est un livre de l'Ancien Testament classé parmi les livres des Prophètes dans le judaïsme
et le christianisme. Avec le Deuxième Livre des Rois, il constituait à l'origine un ensemble, le Livre des Rois, qui a
été divisé à l'époque de la Septante.

I Rois

Image illustrative de l’article Premier Livre des Rois

Scènes du chapitre 15 du Premier livre des Rois (manuscrit Quedlinburg Itala, du ve siècle)

Titre dans le Tanakh Sefer Melakhim


Auteur traditionnel Jérémie

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle vie siècle av. J.-C.

Datation historique Fin du viie siècle av. J.-C. - iie siècle av. J.-C.[1],[2]

Nombre de chapitres 22

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent II Samuel II Rois Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent II Samuel II Rois Suivant

modifier Consultez la documentation du modèle

Les deux livres des Rois racontent l'histoire d'Israël depuis la rébellion d'Adonias (Adonija), quatrième fils du roi
David (vers 1015 av. J.-C.) jusqu'à la captivité finale de Juda (vers 586 av. J.-C.). Ils contiennent toute l'histoire du
royaume du nord (les dix tribus d'Israël) depuis la séparation d'Israël en deux royaumes jusqu'à sa déportation par
les Assyriens dans les régions du nord.

Résumé

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Trois parties peuvent être distinguées dans l'ensemble des livres. La première relate la royauté de Salomon, la
deuxième raconte en parallèle les histoires des royaumes d'Israël et de Juda jusqu'à la fin d'Israël. La troisième se
consacre au royaume de Juda jusqu'à la chute de celui-ci. Le premier livre des Rois part de la mort de David à la
prophétie d'Élie. Celle-ci s'achève dans le second livre des Rois[3].

Règne de Salomon

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Le chapitre 1, qui fait le lien entre les Livres de Samuel et les livres des Rois, décrit les derniers jours de la vie du
roi David et comment Salomon grâce à sa mère Bethsabée et au prophète Nathan s'empare du pouvoir[4]. Les
chapitres 2 à 11 racontent le règne de Salomon en commençant par le don de la sagesse de la part de Dieu et
l'exercice de celle-ci lors du jugement de Salomon (1 Rois 3, 4-28). Après une présentation de la cour du roi
Salomon, de l'exercice de sa sagesse (1 R 4,1 à 1 R 5,14), la construction du temple est abordée. Du verset 5,15 à
5,32 sont relatées les relations internationales nécessaires à la construction du temple puis des chapitres 6 à 8
décrivent de manière très précise la construction du Temple de Salomon ainsi que la construction de bâtiments
royaux. Ensuite sont abordées les richesses du roi Salomon, les relations commerciales qu'entretient le royaume
d'Israël, la venue de la reine de Saba avant de finir par la chute de Salomon au chapitre 11[3]. Cette présentation
peut être divisée en deux parties. La première qui va jusqu'au chapitre 8 est d'une tonalité positive alors que la fin
de récit, bien que des éléments positifs apparaissent encore, est plus critique. Le roi désobéit aux ordonnances de
Dieu en recherchant des femmes étrangères et en se tournant vers des idoles. Ces erreurs combinées à des fautes
politiques entraînent un châtiment divin qui se manifeste à la mort de Salomon par la partition du royaume[4].

Les royaumes d'Israël et de Juda

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Jéroboam premier roi d'Israël représenté en 1553 par Guillaume Rouillé dans le Promptuarii Iconum Insigniorum

Dans le chapitre 12, après la mort de Salomon, son fils Roboam éconduit violemment Jéroboam qui se proclame
roi d'Israël et fonde son royaume sur dix tribus d'Israël. Le récit alterne alors des passages concernant les rois
d'Israël et d'autres centrés sur les rois de Juda. Chaque roi est évalué selon deux critères que sont l'obéissance à
Yahvé et la reconnaissance du temple de Jérusalem comme sanctuaire unique. À cause de ce centralisme cultuel
aucun roi d'Israël ne trouve grâce aux yeux de l'auteur du livre. L'histoire du royaume d'Israël est une suite de
coups d'état alors que le royaume de Juda ne connaît que la dynastie davidienne. Certains rois, comme Achab qui
introduit le culte de Baal, sont encore plus exécrés. En revanche les rois de Juda, qui sont aussi comparés à leur
aïeul David sont jugés plus favorablement[4].

Après la partition, Roboam ne conserve que les tribus de Juda et de Benjamin qui forment un second royaume
fidèle à la famille de David. À partir du chapitre 13 le récit se concentre sur Jéroboam. Celui-ci est fidèle à YHVH
mais pour l'adorer fait fondre deux idoles en forme de veaux et construire deux sanctuaires l'un à Tel Dan et
l'autre à Béthel. Ce faisant, il désobéit à un des préceptes divins qui insiste sur la place unique du temple de
Jérusalem, situé en Juda, pour l'hommage à porter à Dieu. Le prophète Ahija de Silo condamne cet acte d’idolâtrie
et prophétise que ses descendants ne garderont pas le trône[5]. Après le récit de la mort de Jéroboam, le texte
s'intéresse au royaume de Juda. Le règne de Roboam après la partition du royaume est marqué par l'invasion du
pharaon Sheshonq Ier qui s'empare de Jérusalem et impose un tribut au roi. Juda devient alors une vassalité de
l'Égypte. Après la mort de Roboam règne son fils Abijam puis Asa. Le fils d'Abijam, Asa, suit plus scrupuleusement
les préceptes divins en combattant l’idolâtrie[6]. Après l'évocation de sa mort, le récit revient aux évènements
dans le royaume d'Israël. Nadab succède à son père Jéroboam mais est assassiné par son chef des armées Baasa.
Celui-ci devient roi et règne 24 ans. Son fils Éla lui succède avant d'être assassiné deux ans plus tard par un de ses
chefs militaires Zimri. Zimri se proclame roi mais ne règne que sept jours avant de s'immoler par le feu lorsque
Omri le commandant de l'armée envahit la capitale Tirzah. Omri règne 12 ans et fonde la dynastie des Omrides.
Son règne est marqué par un développement d'Israël. Il fonde la nouvelle capitale Samarie[n 1],[7] et traite avec
Tyr. À cette occasion son fils Achab épouse la princesse tyrienne Jézabel. À la mort d'Omri, Achab lui succède et
garde le pouvoir jusqu'à sa mort après 22 ans de règne[5].

Élie

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détail d'un polyptyque montrant le prophète Élie

À partir du chapitre 17 commence le récit du ministère du prophète Élie. Il avertit le roi Achab, roi d'Israël, que le
pays va connaître une sécheresse durant trois ans. Après cette prophétie, Élie commence une retraite près d'un
torrent se jetant dans le Jourdain. Il part ensuite à Sidon où il est recueilli par une veuve et son fils dans la ville de
Sarepta. Deux miracles se produisent dans cette maison grâce à l'intercession d'Élie envers Yahvé. Tout d'abord, la
jarre de farine et la cruche d'huile utilisées pour confectionner le pain ne se vident jamais. Ensuite, le fils meurt
mais Élie le fait ressusciter en priant trois fois Dieu[8]. Lorsque trois années se sont écoulées, Yahvé ordonne à Élie
de retourner voir le roi Achab. Élie s'en prend au roi qui a abandonné Yahvé pour Baal. Il met ensuite au défi les
450 prêtres de Baal d'offrir un holocauste uniquement en priant leur dieu. Après l'échec des prêtres, Élie prie Dieu
de brûler la viande du sacrifice, qui en plus a été mouillée, et son vœu est exaucé. Les prêtres de Baal sont
égorgés[9]. Jézabel la femme d'Achab exige la mort d'Élie qui est obligé de s'enfuir sur le mont Horeb où Yahvé lui
parle et lui annonce qu'il fera périr tous ceux qui ont adoré Baal[10]. Le ministère d'Élie continue dans les deux
chapitres suivants et Le chapitre 22 rapporte une guerre contre la Syrie dans laquelle Achab et Josaphat, roi de
Juda, unissent leurs forces. Le prophète Michée prophétise contre les rois mais ceux-ci partent en guerre. Là, le roi
Achab est tué. Le récit revient à ce moment à Juda et au roi Josaphat dont la vie est présentée en quelques
versets avant que ne soit annoncé le règne de Ochozias roi d'Israël, fils d'Achab. Ce récit est développé dans les
premiers chapitres du deuxième livre des Rois[11].

Personnages

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Dernière modification il y a 2 ans par RBNNadal

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Deuxième Livre des Rois

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Le Deuxième Livre des Rois est un livre de l'Ancien Testament classé parmi les Livres des Prophètes dans la
tradition juive et dans les livres historiques dans le christianisme. Il suit le Premier Livre des Rois, avec lequel il
constituait, à l'origine un seul livre.

II Rois

Titre dans le Tanakh Sefer Melakhim

Auteur traditionnel Jérémie

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle vie siècle av. J.-C.

Datation historique Fin du viie siècle av. J.-C. - iie siècle av. J.-C.[1],[2]

Nombre de chapitres 25

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent I Rois Isaïe Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent I Samuel I Chroniques Suivant

modifier Consultez la documentation du modèle

Depuis le règne d'Ochozias, roi d'Israël, jusqu'à la chute du royaume de Juda, il présente avec plus ou moins de
détails chacun des rois d'Israël et de Juda, deux royaumes condamnés par la justice divine après leur rejet des
commandements divins.

Résumé

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Les royaumes d'Israël et de Juda

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portrait fictif peint sur bois, du prophète Élisée


le prophète Élisée (icône russe du xviiie siècle)

Dans le Premier Livre des Rois, sont évoquées la mort du roi David, la vie de Salomon, la partition du royaume en
deux États : le royaume d'Israël et celui de Juda. La vie des rois des deux royaumes est présentée de façon
synchronique mais est coupée par des chapitres consacrés aux prophètes qui viennent avertir les rois que la
justice divine s'abattra sur ceux qui ne suivent pas deux commandements essentiels à savoir l'adoration de YHWH,
Dieu exclusif, et le respect du Temple de Jérusalem comme seul lieu de culte autorisé. Le deuxième livre continue
cette histoire royale et sa condamnation constante des rois d'Israël qui sont coupables d'apostasie et qui ne
reconnaissent pas la primauté du Temple de Jérusalem.

D'Ochozias à Jéhu

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À la fin du Premier Livre est évoquée l'accession au trône d'Israël du roi Ochozias, fils d'Achab. Le Second Livre
commence donc avec quelques versets (2R 1,1-18) concernant son règne qui est bref. Il meurt en effet d'une
chute mortelle la deuxième année de son règne. Durant celui-ci, il s'était heurté violemment au prophète Élie qui
lui reprochait d'adorer Baal-Zebub. À la mort d'Ochozias, son frère Joram le remplace sur le trône. Il n'adore pas
Baal mais se comporte comme Jéroboam Ier et encourt ainsi la colère de Yahvé. Élie, quant à lui, quitte la terre
emmené sur un chariot de feu. Il est remplacé par le prophète Élisée qui opère de nombreux miracles[3],[4]. Le
chapitre 3 est consacré à la guerre du roi Joram, allié aux rois de Juda et d'Édom, contre le roi Mesha. Bien qu'il
remporte la victoire, Joram abandonne sa domination sur le royaume de Moab après que Mesha eut sacrifié son
fils aîné. Les chapitres 4 à 6,23 racontent d'autres prodiges opérés par Élisée (résurrection d'un mort, guérison
miraculeuse, etc.)[4]. À partir de 2R 6,24 le récit se porte sur la lutte de Joram contre Ben Haddad, roi d'Aram-
Damas. Le royaume connaît la famine avant qu'un miracle divin chasse les armées d'Aram. Dans le chapitre 8 une
autre famine touche Israël pendant sept ans et Élisée annonce à Hazaël qu'il deviendra roi d'Aram et combattra
les Hébreux. Après ce récit le reste du chapitre s'intéresse au roi de Juda Joram qui délaisse les commandements
divins et suit les voies mauvaises des rois d'Israël, influencé par sa femme, d'origine israélienne[5],[4],[6]. Durant
son règne Édom parvient à reprendre son indépendance.

Son fils, Ochozias lui succède mais ne règne qu'un an avant d'être assassiné par Jéhu. Celui-ci une fois oint comme
roi d'Israël par un prophète disciple d'Élisée part tuer le roi d'Israël, Joram. Après l'avoir abattu il s'en prend à
Ochozias qui était venu rendre visite à son parent Joram. Il fait aussi tuer Jézabel, mère de Joram, dont le cadavre
est dévoré par les chiens comme le demandait la malédiction d'Élie[7]. Jéhu suit les voies de Yahvé en faisant périr
la maison d'Achab, y compris les frères d'Ochozias, roi de Juda, et les sacrificateurs de Baal[8],[9] cependant il
reste condamnable car il suit les voix de Jéroboam Ier en ne reconnaissant pas Jérusalem comme seul temple[10].
C'est aussi à l'époque de ce règne que selon l'auteur commence la punition de Yahvé contre Israël. Cela est
marqué par les victoires de Hazaël qui s'empare de plusieurs régions auparavant dominées par Israël[11].

D'Athalie à la fin du royaume de Samarie

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Après avoir raconté la mort de Jéhu, le livre retourne dans le royaume de Juda. Dans le chapitre 11 Athalie, mère
d'Ochozias, fait assassiner toute la descendance royale pour pouvoir gouverner. Malgré tous ses efforts, un
enfant, Joas, lui échappe grâce à la protection de Yehoyada, prêtre de Yahvé. Alors qu'il a sept ans, Joas est porté
sur le trône et Athalie est assassinée. Les chapitres 11 à 12 racontent le règne juste de Joas qui lutte contre les
adorateurs de Baal. Après avoir régné 40 ans, il est assassiné par des officiers. Auparavant, il avait combattu
Hazaèl, roi d'Aram qui victorieux avait exigé une rançon en or payée en livrant les trésors consacrés du temple de
Yahvé. Le chapitre 13 revient au royaume d'Israël et au roi Joachaz, fils de Jéhu. Durant ce règne Hazaël et son fils
Ben-Hadad III[7] remportent de nombreuses victoires contre Israël[12]. Joachaz règne 17 ans et son fils Joas lui
succède. Il parvient à remporter plusieurs victoires contre Ben-Hadad III. C'est durant ce règne que meurt
Élisée[13]. Le chapitre 14 traite des règnes d'Amasias, roi de Juda, et de Jéroboam II, roi d'Israël. Le règne
d'Amasias est marqué par la guerre qu'il déclare au royaume d'Israël et qu'il perd, vaincu par Joas. Il est assassiné
après 29 ans de règne. Son fils Ozias lui succède[14] et reste sur le trône durant 52 ans, soit la plus longue période
pour un règne en Juda[15]. Le règne de Jéroboam qui dure 41 ans est présenté succinctement bien qu'il soit
marqué par de nombreuses victoires militaires qui permettent à Israël de reprendre des territoires perdus dans
les guerres précédentes[16]. Le chapitre 15 parle de divers rois qui régnèrent en Israël et en Juda. Israël connaît
une période d'instabilité politique car les rois se font tuer et remplacer par leurs meurtriers. Zacharie monte sur le
trône à la mort de son père Jéroboam mais est assassiné six mois après par Shallum qui règne un mois avant
d'être tué par Menahem[17]. Menahem garde la couronne jusqu'à sa mort après 10 ans de règne et son fils
Peqahya parvient à la conserver deux ans avant d'être assassiné par son écuyer Peqah qui règne 20 ans. Durant
cette période le roi d'Assyrie Teglath-Phalasar III s'empare de plusieurs régions d'Israël et fait déporter plusieurs
tribus[18]. Péqah est assassiné par Osée. La fin du chapitre 15 revient au royaume de Juda et au roi Yotam qui doit
combattre Raçôn, roi d'Aman et Péqah. Le chapitre 16 est consacré au règne d'Achaz, roi de Juda, fils de Yotam.
Alors que ce dernier avait honoré Yahvé, Achaz abandonne le dieu de ses pères et adore les idoles et il est même
accusé d'avoir immolé son fils par le feu[19]. Juda est toujours menacé par Raçôn et Péqah aussi Achaz demande
l'aide de Teglath-Phalasar qui vainc et tue Raçôn. Achaz paie ce service grâce à l'or et l'argent du temple et du
palais royal puis il profane le temple de Yavhé pour construire un autel semblable à celui de Damas où il rencontre
Teglath-Phalasar. À sa mort son fils Ézéchias monte sur le trône. Le chapitre 17 rapporte l'anéantissement du
royaume d'Israël par les Assyriens[9] sous le règne d'Osée qui pour échapper à la domination assyrienne demande
l'aide de l'Égypte. Le roi d'Assyrie Salmanazar V l'apprend et s'empare d'Osée qu'il fait emprisonner. Le royaume
d'Israël disparaît, les Hébreux sont déportés dans l'empire et des populations viennent occuper ces territoires. Ces
peuples idolâtres adorent ensuite aussi Yahvé[20] et seraient à l'origine des Samaritains[21]. Tout en explquant
ces faits, le livre revient sur les méfaits des habitants du royaume de Samarie, leur obstination dans le mal même
après leur déportation dans le royaume assyrien et l'impossibilité du pardon divin[6].

Le royaume de Juda

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Après la chute d'Israël, le récit se consacre exclusivement au royaume de Juda. Les chapitres 18 à 20 racontent la
vie juste d'Ézéchias, roi de Juda et du prophète Isaïe. Contrairement à son père, Ézéchias reconnaît seulement
Yahvé et détruit toutes les idoles qui profanaient le pays. Il mène par ailleurs une politique étrangère visant à
échapper à la domination assyrienne. Menacé par les armées ennemies du roi d'Assyrie Sennachérib, Juda est
sauvé par une intervention divine[15]. Ainsi le respect envers Yahvé est récompensé par une victoire contre
l'ennemi et l'abandon des règles inspirées par Dieu entraîne un châtiment.

Ceci explique, selon l'auteur du livre, que l'impiété du roi Manassé, fils d'Ézéchias, soit la cause de la colère divine
qui menace Juda. En effet Manassé est présenté dans le chapitre 21 comme le plus abominable des rois. Il honore
les idoles, profane le temple en y plaçant des statues et décide du martyre d'Ésaïe. Son fils Amon agit de même
jusqu'à son assassinat par des serviteurs après deux ans de règne. Si Manassé, et Amon abandonnent YHWH et
adorent des idoles, après eux, Josias, fils d'Amon, montre au contraire qu'il est un roi juste et rétablit la loi divine
parmi les Juifs (2R 22-23,30) après la découverte du livre de la loi dans le temple de Jérusalem. De 23,31 à 25,30
l'histoire de Juda se poursuit et les règnes de Joaqim, Joakin et Sédécias, tous coupables d'apostasie, sont
évoqués. Cette persistance dans le mal amène le châtiment divin qui se concrétise par la prise de Jérusalem (datée
de -586), et l'exil à Babylone qui s'ensuit[K 1]. Les derniers versets (2R 25,27-30) relatent l'histoire du roi Joachin
qui de prisonnier devient un familier du roi babylonien[9].

Personnages

Interprétations

Notes et références

Références bibliographiques

Bibliographie

Voir aussi

Liens externes

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Premier Livre des Chroniques

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Le Premier Livre des Chroniques est un livre de l'Ancien Testament. Dans le canon hébreu originel, le Premier et le
Deuxième Livre des Chroniques étaient assemblés dans un ouvrage, les Livres des Chroniques.

I Chroniques

Titre dans le Tanakh Dibhre Hayyamim

Auteur traditionnel Esdras

Datation traditionnelle ve siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 29

Classification

Tanakh Ketouvim

Précédent Esdras-Néhémie II Chroniques Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent II Rois II Chroniques Suivant

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Une chronique (du mot grec chronicon) signifie un recueil de faits rapportés dans l'ordre de leur succession dans
le temps. Le titre grec de ce livre dans la traduction des Septante est paraleipomenon, ce qui signifie « choses
omises » (c'est-à-dire : omises par les Livres de Samuel et les Livres des Rois).

Chroniques 1 retrace les événements de la Création du monde à la royauté de David.

Résumé

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Les chapitres 1 à 9 donnent les généalogies d'Adam à Saül. Le chapitre 10 raconte la mort de Saül. Les chapitres 11
à 22 racontent les événements du règne de David. Les chapitres 23 à 27 expliquent que Salomon fut fait roi et que
les Lévites reçurent leurs fonctions. Le chapitre 28 explique que David commanda à Salomon de construire un
temple. Le chapitre 29 relate la mort de David.

Lien avec le Deuxième Livre des Chroniques

Notes et références

Voir aussi
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Le Deuxième Livre des Chroniques est un livre de l'Ancien Testament. Il suit le Premier Livre des Chroniques, qui
retrace l'histoire du monde de la Création à la royauté de David. À l'origine ces deux livres n'en formaient qu'un,
appelé Livres des Chroniques, mais ils ont été divisés probablement pour des raisons d'encombrement[D 1].

II Chroniques

Titre dans le Tanakh Dibhre Hayyamim

Auteur traditionnel Esdras

Datation traditionnelle ve siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 36

Classification

Tanakh Ketouvim

Précédent I Chroniques

Canon biblique Livres historiques

Précédent I Chroniques Esdras Suivant

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Résumé

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Les chapitres 1 à 9 retracent le règne de Salomon sur Israël (dès 970 av. J.-C.), les chapitres 3 à 5 décrivent la
construction du temple de Salomon. Les chapitres 10 à 12 parlent du règne de Roboam, fils de Salomon, au cours
duquel le royaume uni d'Israël fut divisé en royaume du nord et royaume du sud. Les chapitres 13 à 36 décrivent
les règnes des divers rois jusqu'à la prise du royaume de Juda par Nabuchodonosor II. Le livre prend fin avec le
décret de Cyrus en -538 qui permet aux captifs de Juda de retourner à Jérusalem. Cet évènement essentiel dans
l'histoire du peuple hébreu est aussi, d'un point de vue religieux, le signe que Dieu n'a pas abandonné son peuple
même si les péchés de celui-ci ont provoqué la destruction du temple, la fin de la royauté et l'exil[D 2].

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Dernière modification il y a 1 an par Gfldo

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Livre d'Esdras

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Le Livre d'Esdras (ou Ezra) est un livre de la Bible hébraïque et de l'Ancien Testament. Il existe quatre livres
portant ce nom, appelés différemment selon des traditions littéraires très complexes[1].

Esdras

Titre dans le Tanakh Ezra

Auteur traditionnel Esdras

Auteur(s) selon l'exégèse Esdras, puis auteurs anonymes

Datation traditionnelle ve siècle av. J.-C.

Datation historique ve siècle av. J.-C.-début du iiie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 10

Classification

Tanakh Ketouvim

Précédent Daniel Néhémie Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent II Chroniques Néhémie Suivant

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Présentation
Résumé

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Les chapitres 1 à 6 du troisième Livre d'Esdras décrivent le décret de Cyrus en 537 av. J.-C. et le retour des Juifs
sous Zorobabel. Dans les chapitres 7 à 10, qui se déroulent 60 à 80 ans plus tard, Esdras va à Jérusalem. Avec ses
compagnons, il jeûne et prie pour obtenir protection. À Jérusalem, ils apprennent que de nombreux Juifs ont
épousé des étrangères. Considérant qu'ils se sont ainsi souillés, Esdras prie pour eux et les convainc de renvoyer
femmes et enfants.

Notes et références

Annexes

Dernière modification il y a 6 mois par SyntaxTerrorBot

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Livre de Néhémie

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Le Livre de Néhémie est un livre de la Bible hébraïque et de l'Ancien Testament. Il est appelé ainsi dans les canons
hébraïque et protestant et correspond à II Esdras dans le canon catholique.
Néhémie

Titre dans le Tanakh Ezra

Auteur traditionnel Néhémie

Auteur(s) selon l'exégèse Esdras, puis auteurs anonymes

Datation traditionnelle vers 443 av. J.-C.[réf. nécessaire]

Datation historique ve siècle av. J.-C.-début du iiie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 13

Classification

Tanakh Ketouvim

Précédent Daniel I Chroniques Suivant

Canon biblique Livres historiques

Précédent Esdras Esther Suivant

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Dans les textes massorétiques, il fait partie du Livre d'Esdras jusqu'en 1448. Le livre couvre une période de douze
ans (-445/-433).

Le livre de Néhémie raconte les progrès et les difficultés de l'œuvre à Jérusalem après le retour des Juifs de la
captivité babylonienne.

Résumé

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Les chapitres 1 à 7 parlent de la première visite de Néhémie à Jérusalem et de la reconstruction des murailles de
la ville face à une forte opposition. Les chapitres 8 à 10 décrivent les réformes religieuses et sociales que Néhémie
essaya de mettre en vigueur. Les chapitres 11 à 13 donnent la liste de ceux qui étaient dignes et rapportent la
consécration de la muraille. Les versets 4 à 31 du chapitre 13 racontent la seconde visite de Néhémie à Jérusalem
après une absence de douze ans.

Bibliographie

Liens externes

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Livre d'Esdras

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Néhémie

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Livre d'Esther

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Esther.

Le livre ou rouleau d’Esther (hébreu : ‫ מגילת אסתר‬Meguilat Esther) est le vingt-et-unième livre de la Bible
hébraïque. Il fait partie des Ketouvim selon la tradition juive et des Livres historiques de l’Ancien Testament selon
la tradition chrétienne.

Esther

Image illustrative de l’article Livre d'Esther

Un rouleau d’Esther rédigé au Maroc entre les xiiie et xive siècles, conservé au musée du quai Branly.

Titre dans le Tanakh Ester

Auteur traditionnel Mardochée

Auteur(s) selon l'exégèse auteur(s) anonyme(s)

Datation traditionnelle vers 475 av. J.-C.[réf. nécessaire]


Datation historique Entre le ive siècle av. J.-C. et le iie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 10

Classification

Tanakh Ketouvim

Précédent Ecclésiaste Daniel Suivant

Canon biblique 12e des Livres historiques

Précédent Néhémie Job Suivant

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Il rapporte une série d’événements se déroulant sur plusieurs années : Esther, d'origine juive, devient la favorite
du souverain, Assuérus. Or, sous son règne, le grand vizir — Haman — intrigue et obtient de pouvoir exterminer
toute la population juive. Devant pareille menace, Mardochée fait appel à sa nièce Esther afin qu'elle obtienne du
roi l'annulation du décret qui les condamne. Le roi — informé par Esther — prend toutes les mesures nécessaires
pour protéger la population juive, et condamne le vizir, ainsi que tous ses fils, à être pendus au poteau destiné
initialement à Mardochée. Enfin, les Juifs instaurent une fête annuelle, appelée Pourim, afin de commémorer ce
miracle.

Auteur et datation

Résumé

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L'action se déroule après la destruction du premier Temple de Jérusalem et l’exil à Babylone. Un demi-siècle
environ après la victoire de Nabuchodonosor, son empire tombe aux mains du roi Cyrus II de Perse. Bien qu’il ait
autorisé le retour des Juifs en Judée (538 avant J.-C.), beaucoup continuent à vivre en diaspora dans l’empire
perse. Le récit d’Esther se place vers cette époque, à la cour du roi de Perse.

Ascension d'Esther

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Premier chapitre d'un rouleau manuscrit du Livre d'Esther

Dans sa troisième année de règne, le roi Xerxès Ier organise en sa capitale, Suse, un banquet pour les grands
personnages de l'empire et décide, pendant 180 jours, de montrer la richesse de son glorieux royaume, ainsi que
la grandeur et la splendeur de sa puissance. De plus, il organise aussi un immense festin de sept jours pour le
peuple. Le septième jour, il ordonne à ses sept eunuques d'aller quérir la reine Vashti afin que tous voient sa
beauté. Devant le refus de celle-ci de se présenter devant le roi et ses convives, il demande l'avis de ses sept
sages, grands officiers perses et mèdes. Ceux-ci jugent le comportement de la reine comme une atteinte faite à
tous les maris du royaume. Ils conseillent au roi de faire publier dans tout le royaume une ordonnance signifiant le
retrait de son titre royal. Vashti déchue, les serviteurs du palais proposent au roi de faire venir au palais les plus
belles jeunes vierges du royaume afin que le roi choisisse la future reine.
Mardochée, un judéen de la tribu de Benjamin vivant en tant que fonctionnaire royal à Suse, voit Esther, une
cousine orpheline qu'il avait adoptée[9] se faire emmener au palais. Subjugué par son charme, l'eunuque gardien
des femmes l'installe dans le meilleur endroit de la maison des femmes avec sept servantes à sa disposition.
Pendant toute l'année où Esther devait prendre soin d'elle-même, Mardochée venait quotidiennement à la
maison des femmes prendre des nouvelles de sa cousine. Celle-ci, ayant maintenu l'anonymat que lui avait
recommandé son cousin, fut, la septième année de règne, présentée au roi qui, séduit, la choisit comme reine.

Alors que Mardochée était assis à la porte des appartements royaux, il surprit deux eunuques qui veillaient à la
sécurité du roi, s'irriter et projeter d'attenter à la vie d'Assuérus (que les historiens modernes assimilent à Xerxès
Ier). Il les fit dénoncer en son nom par Esther. Les deux gardiens du seuil furent pendus et l'affaire consignée dans
les annales royales.

Décret d'extermination des Juifs

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Dans la douzième année de règne, Haman, fils de Hamdata et descendant d'Agag, le roi amalécite vaincu par Saül
(ancêtre de Mardochée), est promu premier dignitaire du palais et le roi impose que tous s'inclinent devant lui.
Mardochée, qui travaille toujours au palais refuse la prosternation et rétorque aux gardes qui lui en font reproche
qu'il est juif. Ceux-ci le dénoncent alors à Haman qui, dès lors, « vit que Mardochée ne s'agenouillait pas et ne se
prosternait pas devant lui ». Pris de colère, Haman projette d'exterminer tous les Juifs de l'empire. Vu l'étendue
du royaume d'Assuérus (de l'Inde jusqu'à l'Éthiopie, en passant par la Judée)[10], ce projet vise à l'anéantissement
quasi total du peuple juif. Le tirage du sort (Pour) qui s'effectue au début de l'année calendaire désigne le jour
favorable (le 13 du dernier mois). Haman obtient l'approbation du roi en présentant le peuple qu'il souhaite
exterminer comme un peuple dissident pour lequel « les lois royales […] sont lettre morte » et en s'engageant à
verser 10 000 talents au trésor royal. Le roi lui accorde en la matière les pleins pouvoirs et lui laisse son anneau (le
sceau apposé sur les décrets). Le décret d'anéantissement des Juifs est diffusé dans toutes les provinces de
l'empire afin que les exterminateurs « se tiennent prêts pour ce jour-là ».

Mardochée apprend la promulgation du décret. Il parcourt alors les rues, les vêtements déchirés, revêtu d'un sac
et de cendres, tant et si bien qu'il finit par attirer sur lui l'attention de la reine Esther. Comme elle prétexte ne pas
vouloir briser l'isolement du roi (sous peine de mort), Mardochée lui fait remarquer que le décret concerne tous
les Juifs et qu'elle ne doit pas se croire à l'abri loin de son peuple, dans les palais du Roi. Esther, convaincue, lui dit
en substance : « Va rassembler tous les Juifs de Suse. Jeûnez à mon intention. Ne mangez ni ne buvez de trois
jours et de trois nuits. De mon côté, avec mes servantes, j'observerai le même jeûne. Ainsi préparée, j'entrerai
chez le roi malgré la loi et, s'il faut périr, je périrai.»

Le troisième jour, Esther, qui reçoit la faveur du roi, l'invite à dîner avec Haman. Lors du festin, Esther dont la
demande a été par avance acceptée par le roi (« jusqu'à la moitié de mon royaume ») renouvelle l'invitation pour
le lendemain. Mais Haman, en rentrant joyeusement chez lui après les honneurs qui lui ont été rendus par la
reine, s'emplit de colère en voyant Mardochée refuser de se prosterner devant lui. Il recueille avec joie l'idée de
sa femme, Zeresh, de pendre Mardochée haut et court dans sa cour sur une potence de 50 coudées.
Cette nuit-là, le roi, incapable de trouver le sommeil, demande qu'on lui fasse la lecture des annales. L'épisode du
complot des gardes lui est remémoré, ainsi que le fait que son sauveur, un nommé Mardochée, n'a pas été
récompensé. Lorsque Haman se présente au palais le lendemain, avec l'intention de lui demander la tête de
Mardochée, Assuerus lui demande comment récompenser un fidèle parmi les sujets fidèles, qui a toute l'amitié du
roi. Haman, se croyant désigné, répond qu'il serait convenable d'organiser une procession dans la ville, vêtu des
habits royaux, monté sur la monture royale et en proclamant que c'est là un homme que le roi veut honorer. C'est
ainsi qu'il se retrouve à tirer Mardochée à travers la ville.

Retournement

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Au cours du second festin, Esther demande la parole au roi. Celui-ci s'engage par avance à exaucer son désir. Elle
dénonce un complot visant à anéantir de nombreux sujets du roi, dont la reine elle-même, et demande « pour elle
et son peuple la vie sauve ». Surpris, le roi lui demande qui donc « a manifesté cette intention criminelle ». Esther
désigne Haman et dévoile alors son appartenance ethnique. Abasourdi, le roi sort faire un tour dans ses jardins et
revient au moment où Haman, tentant d'obtenir la grâce royale, s’était jeté sur le divan où Esther était allongée.
Indigné, Assuerus, fait pendre son premier vizir sur la potence initialement prévue pour Mardochée. La maison de
Haman revient à Esther et Mardochée est admis auprès du roi. Celui-ci remet à Mardochée son anneau royal en
même temps que les pleins pouvoirs en cette affaire : « Vous-mêmes, écrivez au sujet des Juifs, au nom du roi,
comme vous le jugerez bon ». Un nouveau décret autorise « les Juifs à massacrer leurs ennemis » le jour prévu par
Haman. Il est supposé compenser le fait qu'une « lettre écrite au nom du roi et scellée avec l'anneau royal ne
[puisse] pas être révoquée ». Après que la plus large publicité eut été faite à ce décret, le jour venu, les Juifs «
traitèrent comme bon leur semble ceux qui les haïssaient », « mettant la main sur ceux qui leur voulaient du mal
», massacrant 75 000 sujets du roi (15 000 selon la version des Septante). « Les gouverneurs et les fonctionnaires
du roi soutenaient les Juifs, car la crainte de Mardochée les avaient saisis », celui-ci « devenant de plus en plus
puissant ». Pour la même raison, nombre de « gens du pays se firent Juifs ». Ayant ainsi obtenu « la tranquillité de
la part de leurs ennemis », les Juifs, le lendemain, « se reposèrent et en firent un jour de festin et de réjouissance
» dont la commémoration chaque année « sera sans fin dans l'histoire du peuple Juif ». La fin du récit précise que
l'histoire de Mardochée fut notée « dans le livre des Chroniques des rois des Mèdes et des Perses ».

Additions à Esther

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Plusieurs versions du texte sont parvenues jusqu'à nous. Le texte de la version grecque de la Septante, produit au
iie siècle avant notre ère, comprend six passages qui ne figurent pas dans le texte hébraïque massorétique. Ces
passages, numérotées A à F, sont qualifiés d’« additions à Esther ». Ils consistent en : le « songe de Mardochée »
et le « complot contre le roi » (addition A), l'« édit d'Artaxersès » (3.13, addition B), « Mardochée à Esther » (4.8),
la « prière de Mardochée » et la « prière d'Esther » (4.17, addition C), la « rencontre d'Esther et du roi » (5.5,
addition D), le « nouvel édit d'Artaxersès » (8.12, addition E), l'« explication du songe de Mardochée » (10.3) et la
« conclusion de la version grecque » (addition F). Les Juifs et les Protestants ne les considèrent pas comme
canoniques. Ils sont absents des éditions juives de la Bible et figurent parfois à part dans les Bibles protestantes.
Jérôme de Stridon a inclus ces additions dans sa version latine de la Bible, la Vulgate. Depuis le concile de Trente,
les Catholiques considèrent que ces passages font autorité et sont dits « deutérocanoniques »[11],[12].
Plutôt qu'une traduction du texte hébraïque, il s'agit d'une nouvelle narration des événements ; elle comporte
d'autres traditions (Assuérus est identifié à Artaxerxès, Haman n'est plus agaggite mais macédonien, etc.), un
message « religieux » plus prononcé (la version grecque inclut une prière à Dieu, la description d'un rêve
prophétique de Mardochée, etc.) et donne le détail des pièces de correspondance à peine mentionnées dans la
Meguila. C'est sur la version grecque, plutôt que sur l'hébraïque, que se basent les versions coptes et
éthiopiennes[13]. Flavius Josèphe, historien juif romanisé du ier siècle EC, préfère utiliser la version hébraïque
dans sa narration des faits destinée au public romain, bien qu'il ne semble pas ignorer la version grecque, car il
identifie lui aussi Assuérus à Artaxerxès[14]. La version latine de Jérôme est une interpolation à partir de ces deux
sources[13].

Développements ultérieurs

Commémorations juives

Texte et manuscrits

Historicité en débat

Représentations

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

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Livre de Job

livre de la Bible, qui porte sur le problème du Mal

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Le Livre de Job (hébreu : ‫ איוב‬Iyov) est l'un des Livres du Tanakh et de l'Ancien Testament. Poème didactique écrit
en prose, on considère généralement qu'il porte sur le problème du Mal.
Si ce bandeau n'est plus pertinent, retirez-le. Cliquez ici pour en savoir plus.

Cet article ne cite pas suffisamment ses sources (juillet 2011).

Si vous disposez d'ouvrages ou d'articles de référence ou si vous connaissez des sites web de qualité traitant du
thème abordé ici, merci de compléter l'article en donnant les références utiles à sa vérifiabilité et en les liant à la
section « Notes et références ».

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Comment ajouter mes sources ?

Livre de Job

Image illustrative de l’article Livre de Job

Le Livre de Job en hébreu.

Titre dans le Tanakh Iyov

Auteur traditionnel Moïse[N 1]

Auteur(s) selon l'exégèse Plusieurs auteurs anonymes

Datation traditionnelle xvie – xiie siècle av. J.-C.[N 2]

Datation historique Entre le vie et le début du ive siècle av. J.-C.[1],[2]

Nombre de chapitres 42

Classification

Tanakh Ketouvim

Précédent Proverbes Cantique des Cantiques Suivant

Canon biblique Livres sapientiaux

Précédent Esther Psaumes Suivant

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Les nombreuses interprétations du Livre sont des tentatives classiques pour réconcilier la coexistence du mal et
de Dieu (pour laquelle Leibniz a forgé le terme de théodicée). Mais l'intention originale du Livre de Job apparaît
comme assez ambiguë : tantôt invocation à la droiture, tantôt perspective cynique de cette idée ou, selon
quelques érudits, satire contre un maintien « puritain » de la religion.

Résumé

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Dans ce récit dramatique, Satan accuse Job devant Dieu et prétend que Job ne servirait plus l’Éternel s’il se
trouvait dans l’affliction. Dieu va donc prouver à Satan que son serviteur Job lui demeure fidèle, même dans la
souffrance. Dieu permettra au diable de le frapper.

Job possède trois amis très philosophes qui vont raisonner avec lui sur l’origine de ses souffrances. Job répond à
chacune de leurs paroles. Finalement, Elihou le quatrième personnage, reconnaît la vraie cause de cette épreuve.
Ce Livre se termine par un discours de l’Éternel, Job et ses amis s’humiliant et se repentant autour de l’autel des
holocaustes et Dieu rétablit Job en lui rendant une famille.

Les chapitres Jb 1 - Jb 2 constituent le prologue de l'histoire. Les chapitres 3 à 31 rapportent une série de
discussions entre Job et trois amis. Les chapitres 32–37 contiennent les discours d'Élihou, un quatrième ami, qui
condamne Job pour des raisons autres que celles des trois premiers amis. Les chapitres 38 à 42 forment la
conclusion du Livre, assurant Job qu'il avait fait les bons choix dès le départ.

Structure détaillée

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Le sujet est la mise à l'épreuve de Job, les circonstances de celle-ci, sa nature, l'endurance de Job, et sa conclusion.
Le Livre consiste en :

Une introduction historique en prose (ch. 1,2) ;

La controverse et sa solution, en vers (ch. 3-42:6). Les lamentations de Job (ch. 3) sont l'occasion d'une
controverse qui se tient en trois parties, chacune formée d'un dialogue entre Job et ses trois amis. Le premier
échange donne le début de la controverse (ch. 4-14) ; le second l'amplification de celle-ci (ch. 15-21) ; et le
troisième son paroxysme (ch. 22-27). Job veut mettre Dieu à l'épreuve par un « serment d'innocence » (Job 27-
31). Suit la résolution de la controverse, dans les termes et concepts innovants contenus dans les discours
d'Elihou, un autre acteur, condamnant Job pour d'autres raisons que ses amis, préparant la voie pour l'adresse à
Dieu, ce qui est suivi de l'humble confession de sa propre faute et de sa folie (42:1-6). Le repentir de Job est le
point de pivot de l'histoire, étant le but ultime de l'épreuve dans son entièreté. La restauration de la miséricorde
et de la compassion divine couronnent la conclusion ;

La troisième section, une conclusion historique en prose (42:7-15).

Les 1re et 3e sections du Livre semblent composées sur un autre ton que celui du corps, reprenant le point de vue
d'Elihou (Il Est mon El).

Récit

Thèmes et interprétation

Genèse du Livre

Réception du Livre de Job dans les religions monothéistes


Réception du Livre de Job dans les arts et en philosophie

Références cinématographiques et musicales

Notes et références

Liens externes

Dernière modification il y a 4 mois par Vargenau

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Livre des Psaumes

livre de la Bible

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Unicode.

Le livre des Psaumes (‫ ספר תהילים‬Sefer Tehillim en hébreu, Livre des Louanges ; ‫ الزبور‬le Zabur en arabe), aussi
appelé Psautier, est un livre de la Bible. Il est le premier de la section des Ketouvim, selon le canon de la Bible
hébraïque. Dans l’Ancien Testament des chrétiens, sa place a été variable. Elle s’est fixée au xiiie siècle entre le
Livre de Job et celui des Proverbes.

Les Psaumes

Image illustrative de l’article Livre des Psaumes

Premiers versets en hébreu massorétique cantillé du Psaume 1

Titre dans le Tanakh Sefer Tehillim

Auteur traditionnel David, les fils de Coré, Asaph (en), Salomon, Éthân et Ézéchias
Datation traditionnelle vers 460 av. J.-C.[réf. nécessaire]

Nombre de chapitres 150

Classification

Tanakh Ketouvim

Précédent Malachie Proverbes Suivant

Canon biblique Livres poétiques

Précédent Job Proverbes Suivant

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Un manuscrit des Psaumes

Le mot « psaume » vient du grec ψαλμός / psalmós, « psaume » de ψάλλω / psállô, « pincer les cordes d'un
instrument, chanter sur la musique d'une harpe », traduisant l'hébreu mizmôr servant de titre à nombre des
louanges.

Structure

Forme des psaumes

Composition

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La tradition juive et chrétienne attribue la composition de nombreux psaumes au roi David, mais aussi à Asaph
(en), Coré ou d'autres. Ces attributions sont relativement tardives, et les exégètes estiment aujourd'hui que le
livre est en fait une composition collective et anonyme[3].

Selon toute vraisemblance, les « prières de David » (51-72) sont les plus anciens psaumes, et sont composées
probablement durant l'exil à Babylone, au vie siècle av. J.-C. À cette collection s'ajoutent ensuite les psaumes
attribués à Asaph (50 ; 73-83), puis ceux attribués à Coré (42-49). Ce recueil (42-83) subit alors une certaine
harmonisation rédactionnelle, probablement sous l'influence perse, le nom divin YHWH étant remplacé par
Elohim. Les exégètes parlent alors du « Psautier élohiste »[4].

La collection est alors enrichie d'autres psaumes attribués à David (3-41 ; 86) et à Coré (84-85 ; 87-88). Puis, on y
ajoute sous Zorobabel une introduction (2) et une conclusion (89), créant ainsi le « Psautier messianique »[5].

Les « Psaumes de Règne » (90-99) dont certains sont attribués à Moïse, ainsi que des psaumes annexes (100-118),
sont ajoutés ensuite. Puis un nouveau cadre est apposé autour (1 et 119) pour constituer le « Psautier sapiential
»[6].
Le processus de formation se conclut par l'ajout des « Psaumes de pèlerinage » (120-134), d'annexes aux «
Psaumes de David » et d'un grand final (145-150)[7].

Découpage et numérotation

Usage des Psaumes dans le rituel juif

Psaumes dans le culte chrétien

Psaumes dans le Coran

Mises en musique

Notes et références

Bibliographie

Voir aussi

Dernière modification il y a 18 jours par Souisou

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Livre des Proverbes

livre de la Bible hébraïque et de l'Ancien Testament

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Proverbe (homonymie).

Le livre des Proverbes (héb. ‫ משלי‬litt. paraboles) est un livre des Ketouvim (troisième section de la Bible
hébraïque) et des Livres poétiques de l'Ancien Testament. La tradition l'attribue entre autres au roi d'Israël
Salomon.
Proverbes

Image illustrative de l’article Livre des Proverbes

Rouleau des Proverbes en Hébreu

Titre dans le Tanakh Mishlei Shlomoh

Auteur traditionnel Salomon,

Agur et Lémouël (en)

Datation traditionnelle ixe – viiie siècle av. J.-C.

Datation historique vie – ive siècle av. J.-C.[1]

Nombre de chapitres 31

Classification

Tanakh Ketouvim

Précédent Psaumes Job Suivant

Canon biblique Livres poétiques

Précédent Psaumes Ecclésiaste Suivant

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Ce livre n'est pas simplement une anthologie mais une "collection de recueils" relatifs à un mode de vie qui a duré
plus d'un millénaire. Il a pour but d'enseigner la sagesse en soulevant des questions sur le comportement moral,
les valeurs, le sens de la vie humaine et la conduite juste. Son fondement théologique est que "la crainte de Dieu
(c'est-à-dire la soumission à la volonté de Dieu) est le commencement de la sagesse". La sagesse est louée pour
son rôle dans la création ; Dieu l'a acquise avant tout, et par elle il a donné l'ordre au chaos, et puisque les
humains ont la vie et la prospérité en se conformant à l'ordre de la création, la recherche de la sagesse est
l'essence et le but de la vie.

Résumé

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Les chapitres 1 à 9 expliquent ce qu'est la vraie sagesse. Les chapitres 10 à 24 contiennent un recueil de dictons
sur la bonne et la mauvaise manière de vivre. Les chapitres 25 à 29 contiennent des proverbes de Salomon
transcrits par les gens d'Ézéchias, roi de Juda. Le chapitre 30 résume des pensées d'un certain Agur. Le chapitre 31
décrit les qualités d'une femme valeureuse.

Titre

Auteur
Date de rédaction ou de compilation

Divisions du Livre

Influences

Une œuvre de littérature sapientiale

Thème du Livre

Notes et références

Liens externes

Dernière modification il y a 2 mois par François Calvaresi

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Ecclésiaste

livre de la Bible hébraïque

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Page d’aide sur la paronymie

Cet article possède un paronyme, voir Ecclésiastique.

L'Ecclésiaste ou le Qohélet (traduction grecque de l'hébreu ‫ קהלת‬Qohelet, « celui qui s'adresse à la foule ») est un
livre de la Bible hébraïque et donc de l'Ancien Testament, faisant partie des Ketouvim, présent dans tous les
canons bibliques.

Ecclésiaste

Titre dans le Tanakh Qohelet

Auteur traditionnel Salomon

Datation traditionnelle xie siècle av. J.-C.


Datation historique ~iiie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 12

Classification

Tanakh Ketouvim-Meguiloth

Précédent Lamentations Esther Suivant

Canon biblique Livres poétiques

Précédent Proverbes Cantique des Cantiques Suivant

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Considéré comme une sorte de portrait autobiographique[1], ce livre est rédigé par un auteur qui se présente en
tant que « Qohelet », fils de David, et ancien roi d'Israël à Jérusalem[2]. La fin du livre lui attribue également la
rédaction de Proverbes. Il a été quelque temps identifié à Salomon, ce qui fut contesté par Voltaire et les exégètes
modernes après lui, qui datent l'œuvre du iiie siècle av. J.-C., pendant la période hellénistique où les Juifs furent
influencés par les divers systèmes philosophiques grecs comme l'épicurisme et le stoïcisme.

Le livre se compose de réflexions générales, certaines passées dans notre langage courant (« rien de nouveau sous
le soleil »), en paragraphes résignés évoquant le sens de la vie – ou l'apparente absence de sens – et débouchant
sur quelques conseils pour la mener. Il proclame avec fatalisme la « futilité » et l'inanité de toute action humaine,
sage comme fou connaissant le lot commun de la mort. Bien que le prêcheur place clairement la sagesse au-
dessus de la folie, il ne lui reconnaît pas de valeur au-delà d'un simple agrément de l'existence. Face à cette
absence de sens, l'auteur recommande de jouir des plaisirs simples de la vie quotidienne, comme le manger et le
boire, la joie au travail, la compagnie de la personne qu'on aime, qui sont des dons de Dieu. Il recommande aussi
de s'abstenir de maudire le roi (et Dieu), malgré la perception de l'injustice dans le monde. Enfin, il conclut que sa
recherche du sens de la vie l'a amené au fait que le devoir primordial de l'humanité, et la seule chose durable, est
de « craindre Dieu et garder ses commandements, car c'est là tout le devoir de l'homme » (12:13).

Il écrit selon les sentiments des habitants du monde, c'est-à-dire de ceux qui sont « sous le soleil » (Ecc 1.9). Une
grande partie du livre paraît négative et pessimiste (Ecc 9.5, 10), en l'absence de toute perspective d'une vie
future, puisque l'individu est soumis à un déterminisme qui restreint sa destinée au cycle éternel de vie et de mort
sans véritable profit (Ecc 1.3-4).

« Qohelet » et « Ecclésiaste »

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Le terme hébreu ‫( קהלת‬qohelet) est construit sur la racine ‫( קהל‬qahal), signifiant « foule » et, comme verbe, «
rassembler ». Qohelet est donc plus probablement un titre qu'un nom, référant à un « rassembleur ». Selon le
contexte, il s'agit soit de foules pour les instruire dans la sagesse, soit d'aphorismes dans le même but. Qohelet
peut aussi représenter la fonction d'éditeur, de compilateurs de textes (12,9) « Qohélet a pesé, examiné et corrigé
beaucoup de proverbes. » L'intitulé français du livre, Ecclésiaste, vient de la traduction de la Septante de Qohelet
par Εκκλησιαστής. Ce mot tire ses origines du grec Εκκλησία — à la base, un « rassemblement » sans connotation
religieuse, bien que plus tard utilisé pour cet usage en priorité, d'où le rendu par « église » dans le Nouveau
Testament.

La traduction française (avec un commentaire quasi exhaustif) de cette version grecque est publiée dans la
collection La Bible d'Alexandrie[3].

Le terme Qohelet a également été traduit en anglais par the Preacher (le Prédicateur) dans la Bible du roi Jacques
- d'après le terme latin concionator de saint Jérôme -, suivi également par der Prediger de Martin Luther. Le terme
« prédicateur » ou « prêcheur » (qui est un synonyme plus ancien) impliquant une fonction religieuse, et le livre
ne reflétant pas une telle fonction, cette traduction est tombée en désuétude. Une meilleure option serait «
professeur » (au sens étymologique du terme), bien que cela ne restitue pas parfaitement l'idée fondamentale du
titre hébreu.[Interprétation personnelle ?]

Thème

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Son thème est celui de la vanité (au sens de « ce qui est vain ») des choses humaines. Le livre s’ouvre sur un
constat d’impuissance et de pessimisme : tout est vain, c'est-à-dire futile et insignifiant. « Il n’y a rien de nouveau
sous le soleil ». La sagesse équivaut au chagrin, le savoir à la douleur. Le sage et l’insensé connaissent le même
sort dans la mort et l’oubli. L'insécurité causée par la menace constante de la mort et par l'injustice régnant parmi
les hommes, l'impossibilité de connaître les plans de Dieu pour le monde, rendent le destin de l'homme fragile et
insaisissable.

Face à ce constat, le livre insiste sur l'importance de cette vie comme le seul champ d'activité et de réalisations
importantes pour l'homme avant qu'il ne disparaisse du monde, et la nécessité de « prendre du plaisir avec la
femme que l'on aime » et de « respecter les commandements ; car c'est là tout le devoir de l'homme ».

Auteur et contexte historique

« Vanité » dans le texte

Place dans le canon

Références à l'Ecclésiaste dans des œuvres ultérieures

Voir aussi

Notes et références

Dernière modification il y a 2 mois par François Calvaresi

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Cantique des cantiques

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Cantique des cantiques (homonymie).

Le Cantique des cantiques[a] (en hébreu : ‫שיר השירים‬, Chir ha-chirim ; en grec ancien : ᾎσμα ᾈσμάτων, Âsma
Asmátôn ; en latin : Canticum canticorum Salomonis), dit aussi Cantique ou Chant de Salomon, est un livre de la
Bible. Il revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme et un homme (voire
où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments de la nature. C'est
l'un des livres de la Bible les plus poétiques.

Cantique des cantiques

Image illustrative de l’article Cantique des cantiques

Illustration du premier verset dans l'exemplaire manuscrit Rothschild Mahzor (Florence, 1492), Tel Aviv, musée de
la Diaspora.

Titre dans le Tanakh Shir Hashirim

Auteur traditionnel Salomon

Datation traditionnelle xie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 8

Classification

Tanakh Ketouvim-Meguiloth

Précédent Job Ruth Suivant

Canon biblique Livres poétiques

Précédent Ecclésiaste Isaïe Suivant


modifier Consultez la documentation du modèle

Son écriture est attribuée traditionnellement à Salomon, roi d'Israël. Le texte est lu à la synagogue lors du shabbat
de la fête de Pessa'h ainsi que, dans la tradition séfarade, lors de l’office de chaque vendredi soir.

Contenu

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Le Cantique des cantiques[a] revêt la forme d'une suite de poèmes, de chants d'amour alternés entre une femme
et un homme (voire où plusieurs couples s'expriment), qui prennent à témoin d'autres personnes et des éléments
de la nature.

L'amour décrit est un amour sensuel et passant continuellement par l'exaltation de la beauté et des relations
physiques. Le langage hébraïque du livre fait clairement référence à la sensualité et à une relation d'amour
exprimée physiquement, et ce dès ses premières lignes, comme dans le verset 2 du chap. 1er : « Qu’il me baise
des baisers de sa bouche ! Car tes baisers sont meilleurs que le vin ». Le terme traduit par « baisers » (en hébreu,
‫ּדֹוֶד יָך‬, dodeikha) signifie amour (entre les sexes) et insinue des actes d'amours (baisers, caresses), si bien
qu'associé à un autre terme (et décliné) il désigne le lit conjugal.

Positionnement

Lecture allégorique

Interprétations

Premiers vers

Dans les arts

Bibliographie

Notes et références

Articles connexes

Liens externes

Dernière modification il y a 2 mois par Criric

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Livre d'Isaïe

livre de la Bible

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Le Livre d'Isaïe, ou Livre d'Ésaïe, est un livre du Tanakh (l'Ancien Testament pour le christianisme), qui aborde la
déportation du peuple juif à Babylone, puis son retour et la reconstruction du Temple de Jérusalem sur l'ordre du
roi achéménide Cyrus II. Isaïe est le premier des grands prophètes inclus dans les Nevi'im.

Isaïe

Image illustrative de l’article Livre d'Isaïe

Le Livre d'Isaïe dans une Bible anglaise.

Titre dans le Tanakh Sefer Yeshayahu

Auteur traditionnel Isaïe

Auteur(s) selon l'exégèse Isaïe pour une partie, puis auteurs anonymes

Datation traditionnelle vers 732 av. J.-C.[réf. nécessaire]

Datation historique entre le viiie siècle av. J.-C. et le ve siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 66

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent II Rois Jérémie Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Cantique des Cantiques Jérémie Suivant

modifier Consultez la documentation du modèle

Contexte historique

Plan et contenu

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Le Prophète Isaïe prédisant le retour d'exil, par Maarten van Heemskerck (1560-1565).
Depuis le commentaire que Johann Christoph Döderlein publia en 1775, il est généralement admis que ce volume
comprend deux œuvres différentes, celle d'Isaïe (Iesha‘yahou) lui-même (chapitres 1 à 39), et celle du « Second
Isaïe » (ou Deutéro-Isaïe), œuvre anonyme écrite vers 550-540 (chapitres 40 à 66). La présentation de ces deux
auteurs en un seul volume existait déjà au iie siècle av. J.-C. Les traditions juive et chrétienne concordent sur un
point : toutes deux ont enseigné que le Livre d'Isaïe est l’œuvre d’un seul homme. Cependant, l’hypothèse de
Doederlein, reprise en 1780 par Johann Benjamin Koppe et avancée dès le xiie siècle en Espagne par Abraham ibn
Ezra, est admise par la majorité des chercheurs actuels[6],[7],[8].

Dans sa totalité, le Livre d'Isaïe est considéré comme l'un des livres prophétiques, sinon le livre prophétique, qui
aborde le plus de thèmes différents. Il contient un long développement sur chacun d'eux : le monothéisme, la fin
de l'exil babylonien, la chute de Babylone et de Tyr, le messianisme royal et la fin des temps.

Isaïe 1 à 39 ou le « Proto-Isaïe »

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La première partie de l'ouvrage (ch. 1 à 39) contient des oracles habituellement attribués au prophète du viiie
siècle av. J.-C. Cette longue section peut être divisée en quatre développements, qui s'enchaînent dans une
dynamique qui va progressivement du péché et du malheur à un avenir radieux :

Le péché et le malheur de Juda et de Jérusalem (ch. 1 à 12) : Les sacrifices idolâtres du peuple irritent Dieu ; Ce
peuple se rend coupable d’oppressions, d’injustices et de meurtres. Il sera puni par des hommes sans foi ; les
choses indispensables à la vie (le pain et l’eau) ainsi que la stabilité sociale seront retirées. Damas et Samarie
seront ravagées par l’Assyrie qui, à son tour, sera punie pour son insolence. L'Égypte et l'Éthiopie seront humiliées
par les Assyriens et emmenées en exil. Les Mèdes participeront à la chute de Babylone. La ville de Tyr sera
abaissée et oubliée pendant 70 ans. Une jeune pousse de la souche de Jessé deviendra un chef qui aura l’esprit de
Dieu ; il s'agit du Messie (Isaïe 11:10) ;

Le malheur du monde païen (ch. 13 à 27) ;

Deuil, puis triomphe d'Israël, de Juda et de Jérusalem (ch. 28 à 35). Cette partie est caractérisée par une série
d'oracles de deuil commençant par le cri hôy, « hélas », prononcé dans le cadre des funérailles. Les discours
semblent se rapporter à l'époque des années 705-701, quand Juda avait pris la tête d'une coalition anti-assyrienne
soutenue par l'Égypte ;

Les chapitres 36 à 39 forment un récit identique - pour l'essentiel - à celui de 2 Rois, chapitres 18 à 20.

Le Livre d'Isaïe est le seul livre biblique où Lilith est expressément désignée au chapitre 34, verset 14.

Isaïe 40 à 55 ou le « Deutéro-Isaïe »

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Cette œuvre qui s'ouvre par l'invitation « Consolez, consolez mon peuple » (40,1) a reçu le nom de « Livre de la
consolation d’Israël »[9]. Le ton est très différent de la première partie car il se consacre davantage à
l’attachement indéfectible de YHWH pour les siens ; l’ensemble placé sous le signe de promesses de bonheur.
Quatre pièces appelées traditionnellement « Cantiques du Serviteur » (42,1-9 ; 49, 1-7 ; 50,4-11 ; 52,13-53,12)
brossent le portrait d’un homme admirable, qui en vient à accepter la souffrance et même la mort pour en sauver
d’autres. L’architecture de cette partie reste assez anarchique[10].

Le philosophe Jean Soler voit dans cette œuvre les plus anciennes formulations du monothéisme stricto sensu[11].

Isaïe 56 à 66 ou le « Trito-Isaïe »

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Benjamin West, Les Lèvres d'Isaïe purifiées par le feu.

La dernière partie du livre a pour élément central l'évocation de Sion comme centre de pèlerinage des nations
(ch.60 à 62), la même perspective universaliste se faisant jour dans le cadre formé par les sections 56,1-8 et 66,18-
24. Un bon nombre de thèmes déjà proposés dans les parties antérieures, en particulier 1,1-2,5 et 40-55, sont
repris et développés avec des accents nouveaux, dans la perspective du triomphe final de Jérusalem.

L'évolution du plan au cours des siècles

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L'architecture fondamentale du livre a été établie au ve siècle av. J.-C. Différents compléments y sont encore
apportés, d'abord dans l'esprit de la réforme religieuse d'Esdras (par exemple 44,9-20), puis à l'époque
hellénistique en lien avec la polémique antisamaritaine et avec l'espérance du grand rassemblement des juifs de la
diaspora, et enfin dans une perspective proche de l'apocalyptique[12].

Controverse sur la multiplicité des auteurs

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La représentation du livre d'Esaïe en tant qu'assemblage de textes de plusieurs auteurs ayant vécu à des périodes
différentes est sujette à débat.

Les principaux arguments invoqués contre cette théorie sont :[13]

Une remise en cause de la variation du style littéraire comme preuve de plusieurs coauteurs : de nombreux
auteurs voient leur style considérablement évoluer au cours de leur vie, il n'y a pas de raison qu'un tel
phénomène ne puisse pas s'appliquer à Esaïe également.

Une mise en avant de multiples éléments de langage se retrouvant dans les deux parties et plaidant pour une
unicité du texte. Des successeurs admiratifs du Proto-Esaïe auraient cependant aussi pu choisir d'imiter certains
aspects de son langage, mais il serait alors étrange que cette caractéristique ne se retrouve que dans ce livre et
pas chez d'autres auteurs postérieurs à Esaïe.
Des références contextuelles rentrant en contradiction avec l'idée d'un auteur postexilique ou se trouvant à
Babylone durant l'exil. Exemples : on retrouve même dans la seconde partie du livre une dénonciation de
l'idolâtrie du peuple hébreux (Esaïe 44:9-20). Plusieurs auteurs postexiliques tels que Agée, Zacharie, Malachie,
Esdras ou Néhémie semblent pourtant confirmer un abandon de cette pratique à partir de la libération du peuple
juif de son exil à Bablyone. Il ne pourrait donc pas y avoir de Deutéro-Esaïe ayant vécu à cette période-là pour en
parler. De même, Esaïe 57:7 fait référence au culte des hauts-lieux, incompatible avec la géographie plate aux
alentours de Babylone. Le texte ne pourrait donc pas avoir été écrit durant l'exil non plus.

Les supposées différences de théologie ne poseraient aucune contradiction qui auraient permis d'imaginer la
présence de plusieurs auteurs dans le texte.

Les textes du Deutéro-Esaïe et Trito-Esaïe sont considérés comme étant particulièrement remarquables dans la
culture juive, plusieurs auteurs importants le citant comme une référence : Matthieu (Matthieu 12:17-18), Luc
(Luc 3:4) ou Jean (Jean 12:38-41) en sont des exemples. Il semble alors peu probable que le nom d'un auteur aussi
influent ait été complétement oublié, d'autant lorsque qu'il y a une attention importante dans le fait de nommer
les prophètes dans la tradition juive. Des auteurs anonymes à l'origine de certains morceaux du texte semble
rentrer en contradiction avec cette constatation.

Les textes postexiliques présentent des différences de langage avec les écrits préexiliques, notamment avec
l'incorporation d'éléments linguistiques babyloniens. Pourtant, le livre d'Esaïe n'en porte pas trace, même sur les
parties présumées postexiliques.

Prophéties et rationalisme

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Esaïe est reconnu comme un prophète important dans le judaïsme et le christianisme. Le livre d'Esaïe,
traditionnellement daté du VIII siècle av. J.-C., présente alors de multiples allusions à des éléments futurs. Le cas le
plus frappant est probablement la mention du roi Cyrus (Esaïe 44:28 et 45:1) comme libérateur des juifs, un
événement qui n'interviendra qu'environ 150 ans plus tard.

Une série d'analystes, parmi lesquels Wilhelm Gesenius, Carl Paul Caspari ou encore Franz Delitzsch ont soutienu
que la pure analyse historique des textes renvoie de manière plus probable à un seul Esaïe (le Proto-Esaïe) ayant
vécu au VIIIe siècle av. J.C., à savoir l'interprétation traditionnelle. Selon eux, l'analyse libérale impliquant
plusieurs auteurs à des périodes différentes s'appuie sur des arguments moins solides. Une lecture rationaliste
des textes ne pouvant cependant pas admettre la possibilité pour un individu d'avoir des visions d'avenir, la thèse
de plusieurs Esaïes aurait alors été motivée par une volonté de résoudre ce phénomène dans un cadre de pensée
rationnel (des Deutéro- et Trito-Esaïe postérieurs auraient alors parlé des événements après qu'ils se soient déjà
produits)[13]. Selon ce point de vue, nous aurions une démarche scientifique mieux fondée (analyse
conservatrice) qui aménerait à un résultat irrationnel (possiblité de prophétie) et une démarche scientifique
moins fondée (analyse libérale des 3 Esaïes) qui se justifierait cependant par sa capacité à atteindre un résultat
scientifiquement bien plus plausible et rationnel (il n'y a pas de prédiction d'avenir). Selon le théologien
évangelique Gleason L. Archer, la préférence d'une personne pour l'une ou l'autre des approches ne serait alors
plus objective, mais conditionnée par les a priori de chacun sur la question[13]. Qui estime plus acceptable d'avoir
des faiblesses dans la démarche analytique, et qui estime plus acceptable d'avoir des contradictions entre le
contenu du texte et les observations scientifiques sur le domaine de la prémonition ? Les convicitions et les
croyances personnelles sur le sujets seraient alors décisives.
Le théologien Joseph Addison Alexander affirmait sur le sujet de ces a priori "He who rejects a given passage of
Isaiah, because it contains definite predictionsof a future too remote from the times in which he lived to be the
object of ordinary human foresight, will of course be led to justify this condemnation by specific proofs drawn
from the diction, style or idiom of the passage, its historical or archeaological allusions, its rhetorical character, its
moral tone, or its religious spirit. On the discovery and presentation of such proofs, the previous assumption,
which they are intend to sustain, cannot fail to have a wraping influence."[14] Ceci peut être traduit de la manière
suivante : "Celui qui rejette un passage donné d'Esaïe, parce qu'il contient des prédictions précises d'un avenir
trop éloigné de l'époque où il vivait pour être l'objet d'une prévoyance humaine ordinaire, sera naturellement
amené à justifier cette condamnation par des preuves spécifiques tirées du genre, du style ou de la tournure du
passage, de ses allusions historiques ou archéologiques, de son caractère rhétorique, de sa tonalité morale, ou de
son esprit religieux. La découverte et la présentation de telles preuves ne peuvent manquer d'envelopper
l'hypothèse antérieure, qu'elles visent à soutenir."

En conclusion, les caractéristiques particulières du livre d'Esaïe encouragerait un positionnement clivant conscient
ou inconscient des chercheurs. Les croyances personnelles conditionneraient l'analyse par le biais du
positionnement préalable, créant une controverse dont les fondements sont scientifiques et également
philosophiques.

Interprétation chrétienne du messianisme

Archéologie

Bibliographie

Versions en ligne

Voir aussi

Références

Dernière modification il y a 34 minutes par CoJulien

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Livre de Jérémie

livre de la Bible

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Le Livre de Jérémie.

Le Livre de Jérémie (‫ ִיְר ְמ ָי הּו‬Yirməyāhū) est un livre du Tanakh et de l'Ancien Testament, écrit selon la tradition
juive et chrétienne par le prophète Jérémie.

Jérémie

Image illustrative de l’article Livre de Jérémie

Le Prophète Jérémie à la dictée, gravure de Gustave Doré

Titre dans le Tanakh Yirmeyahu

Auteur traditionnel Jérémie

Auteur(s) selon l'exégèse Jérémie pour quelques passages, puis auteurs anonymes

Datation traditionnelle vers 580 av. J.-C.

Datation historique entre le ive siècle av. J.-C. et le iie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 52

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Isaïe Ézéchiel Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Isaïe Lamentations Suivant

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Sa rédaction commence avant la destruction de Jérusalem par les Babyloniens car il était déjà répandu et utilisé
par les Juifs durant leur exil à Babylone[1]. La quatrième année de Joachim correspond à 605/604 av. J.-C. ; c’est-
à-dire au moment où la bataille de Karkemish fait basculer le Moyen-Orient de la domination égyptienne à celle
de Babylone. Selon le texte, lorsqu'il prend connaissance du contenu du livre, le roi Joachim déchire le rouleau et
le jette au feu ; Jérémie doit alors le récrire (Jr 36).

Les deux formes du Livre de Jérémie

Les manuscrits de la forme courte

La date de rédaction du livre


L'auteur

La stratégie de Jérémie

Genèse du Livre de Jérémie

Contexte

Résumé de la forme longue

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Les chapitres 1 à 6 contiennent les prophéties prononcées pendant le règne de Josias. Les chapitres 7 à 20 sont
des prophéties prononcées du temps de Joaqim. Les chapitres 21 à 38 traitent du règne de Sédécias. Les chapitres
39 à 44 contiennent des prophéties et décrivent les événements historiques qui suivirent la prise de Jérusalem en
–586. Le chapitre 45 contient une promesse à Baruch, son disciple scribe, qu'il aurait la vie sauve. Finalement les
chapitres 46 à 51 sont des prophéties prononcées contre les nations étrangères. Le chapitre 52 est une conclusion
historique.

Le Livre de Jérémie contient aussi une allusion à l'existence prémortelle et à la préordination de Jérémie (Jr 1:4-5),
la prophétie du retour d'Israël de sa dispersion, prenant « un d'une ville, deux d'un clan pour les ramener en Sion
», pays agréable où les royaumes d'Israël et de Juda pourraient demeurer en sécurité et en paix (Jr 3:12-19) et une
prophétie de Dieu rassemblant les Israélites déportés dans les « pays du nord » (après l'anéantissement de leur
royaume par les Assyriens en –722) en envoyant des « pêcheurs » et des « chasseurs » pour les trouver (Jr 16:14-
21). Selon Jérémie, cet événement des derniers jours prendra des proportions encore plus importantes que
l'Exode d'Égypte sous Moïse (Jr 16:13-15 ; 23:8).

Contenu

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Jérémie est choisi par Dieu pour servir de prophète. Il est assuré de bénéficier de son soutien. Jérémie 1:19 dit : «
À coup sûr ils combattront contre toi, mais ils ne l’emporteront pas sur toi, car « je suis avec toi », c’est là ce que
déclare YHWH, « pour te délivrer ». »

Infidélité de Jérusalem

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La ville est représentée comme une femme prostituée aux dieux étrangers. YHWH invite son peuple à revenir
notamment parce qu'il est leur propriétaire. Ils peuvent revenir à condition d’ôter leurs choses immondes sinon,
de la même manière que les Juifs ont quitté Dieu pour servir des faux dieux, Dieu les fera servir des étrangers dans
un pays qui n’est pas le leur, en esclavage. En effet, ils vouent un culte au dieu Baal en brûlant leurs fils et filles
dans la vallée de Hinnom. Cette vallée, d'après Jérémie, sera appelée « la vallée de la tuerie » et les cadavres de ce
peuple deviendront une nourriture pour les oiseaux et les bêtes. Cette annonce correspond à ce qu'est devenue
cette vallée, en étant synonyme de la Géhenne, symbole de destruction totale.
La persécution du prophète

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Irrité par une prédication de Jérémie, le commissaire en chef du Temple de Salomon met le prophète aux ceps
toute une nuit. Du coup, Jérémie envisage de renoncer à prophétiser, mais il ne peut garder le silence car la parole
de YHWH « devient dans son cœur comme un feu brûlant, enfermé dans ses os ». Il fait alors une succession
d'annonces tragiques : le roi de Babylone assiégera Jérusalem qui sera détruite par la peste, l’épée, la famine et le
feu. Concernant les rois, Joachaz mourra en exil, Joachim aura un enterrement d’âne et son fils Joaquin mourra à
Babylone.

Plus loin, alors qu'il est menacé de mort pour une raison similaire, Jérémie se défend en clamant son innocence,
car il parle au nom du Dieu d'Israël. Quelques anciens, alors gagnés à sa cause, évoquent le souvenir du prophète
Michée qui, sous le règne d'Ézéchias, roi de Juda, avait pu proférer d'épouvantables prophéties sans être inquiété.

Condamnations contre les nations

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Les chapitres 45 à 49 annoncent une suite de condamnations. Au moyen de trois prophéties parallèles, le malheur
est annoncé pour toutes les nations de la terre.

Pour commencer, Nabuchodonosor II est présenté comme l'exécutant des ordres de Dieu chargé de dévaster Juda
et les nations alentour, et de continuer en disant de Babylone qu'elle « (…) deviendra des solitudes désolées pour
des temps indéfinis (…) ». (Jr 25:12).

La vision de la coupe du vin de la fureur de Dieu est réservée pour toutes les nations qui la « boiront et oscilleront
et se comporteront comme des hommes pris de folie ». En plus de villes de Jérusalem et de Juda, l’Égypte, la
Philistie, l'Édom, Tyr, les pays proches et éloignés, et finalement « tous les autres royaumes de la terre qui sont à
la surface du sol ».

Dieu doit se mettre à « rugir d’en haut, contre tous les habitants de la terre ». Cette dernière prophétie force le
rapprochement avec les prophéties du Livre de l'Apocalypse.

Notes et références

Voir aussi

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Josias

roi de Juda

Sédécias

Roi de Juda
Livres des Rois (Bible)

livres de l'Ancien Testament

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Livre des Lamentations

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Le Livre des Lamentations est un recueil de cinq kinot (élégies) pour la ville de Jérusalem détruite, décrivant les
ravages de la guerre et de la faim mais aussi les questions adressées à un Dieu qui a non seulement laissé détruire
sa cité d’élection mais y aurait pris part.

Lamentations

Image illustrative de l’article Livre des Lamentations

Jérémie pleurant la destruction de Jérusalem, Rembrandt.

Titre dans le Tanakh Eikhah

Auteur traditionnel Jérémie

Datation traditionnelle viie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 5

Classification

Tanakh Ketouvim-Meguiloth

Précédent Ruth Ecclésiaste Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Jérémie Ézéchiel Suivant

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Le contenu du livre se rapporte à une période entre 598 av. J.-C., date de la première déportation, et la prise de
Babylone par Cyrus II en 538 av. J.-C. La tradition l’attribue rapidement à Jérémie et ce fait aura une influence
notable sur le nom du livre ainsi que sa place dans divers canons bibliques mais elle est contestée par différents
tenants de la critique biblique qui estiment le recueil composé en Judée ou par des Judéens en exil[1].

Le livre des kinot

Auteur

Contexte

Résumé

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Le premier poème décrit Jérusalem comme une princesse abandonnée, punie à cause de l’abondance de ses
transgressions : « Quoi ! Elle est assise toute seule, la ville au peuple si nombreux ! Elle est devenue comme une
veuve, elle qui, parmi les nations, était si peuplée. Princesse parmi les provinces, elle est soumise au tribut. »

Le second poème parle des conséquences de la famine : des enfants défaillent, des femmes mangent leurs
propres enfants, les cadavres jonchent les rues.

Le troisième poème annonce l’espoir de Sion en la miséricorde divine.

Le quatrième poème déplore la gloire passée du temple de Jérusalem, maintenant détruit.

Le dernier poème débute par une supplique demandant à Dieu de se souvenir de son peuple.

Les Lamentations dans les différents rituels

Les Lamentations en musique

Notes et références

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Dernière modification il y a 1 mois par Kretuski

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Livre d'Ézéchiel

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Le Livre d'Ézéchiel est un texte de l'Ancien Testament (Tanakh pour le judaïsme), écrit par le prophète Ézéchiel
parmi les exilés de Babylonie. Les dates extrêmes donnent entre 593 av. J-C (1,2) et 571 av. J-C (29,17). Le livre
contient des reproches et des menaces contre les Israélites avant le siège de Jérusalem, des oracles contre les
nations, des consolations pour le peuple déporté, et l'annonce d'un rétablissement religieux et politique en terre
d'Israël[1].

Ézéchiel

Image illustrative de l’article Livre d'Ézéchiel

La Vision d'Ézéchiel par Fra Angelico,

Armadio degli Argenti.

Titre dans le Tanakh Yekhezqel

Auteur traditionnel Ézéchiel

Auteur(s) selon l'exégèse Ézéchiel, puis auteurs anonymes

Datation traditionnelle vers 591 av. J.-C.[réf. nécessaire]

Datation historique entre le vie siècle av. J.-C. et le iiie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 48

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Jérémie Osée Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Lamentations Daniel Suivant

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Origine et formation du texte


Résumé

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Les chapitres 1 à 3 parlent d'une vision de Dieu et de l'appel d'Ézéchiel à l'œuvre ; les chapitres 4 à 24 parlent des
jugements reposant sur Jérusalem et de la raison pour laquelle ils étaient donnés ; les chapitres 25 à 32
proclament les jugements sur les nations, et les chapitres 33 à 48 contiennent les visions de l'Israël des derniers
jours.

Dieu établit Ézéchiel prophète et l’envoie vers Israël et les nations rebelles des alentours. Qu’ils prêtent attention
ou qu’ils s’en abstiennent, là n’est pas l’important. L'important, c'est qu'ils sauront qu’un prophète du Seigneur
YHWH s’est trouvé au milieu d’eux pour les avertir.

Vision du chariot de Dieu

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Article détaillé : Merkabah.

Dans le premier chapitre du Livre d'Ézéchiel, le prophète raconte sa vision du chariot de Dieu qui passe devant ses
yeux et qui est tiré par le Tétramorphe. C'est une des scènes les plus célèbres du Tanakh et de l'Ancien Testament,
qui est le point de départ de la littérature des Palais ou Écrits du Char Céleste.

Même si la vision de ce « char de Yavhé » reste obscure, le sens général en est parfaitement clair : la présence de
Dieu n'est pas attachée à un lieu déterminé, elle accompagne les Juifs fidèles dans leur exil[5].

Prophétie contre Jérusalem

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Ézéchiel est transporté à Jérusalem, où il voit les choses détestables qui se commettent dans le temple de Dieu.
Dans la cour, il y a un symbole répugnant qui excite la jalousie de YHWH. Perçant le mur, Ézéchiel découvre
soixante-dix hommes d'âge mûr en pleine idolâtrie devant des bêtes répugnantes et des idoles sculptées sur le
mur. Ils se justifient en disant : « YHWH ne nous voit pas. YHWH a quitté le pays » (Ézéchiel 8:12). À la porte du
nord, des femmes sont en train de pleurer le dieu païen Tammouz. Il y a aussi vingt-cinq hommes qui adorent le
soleil. Ils offensent effrontément Dieu. Ézéchiel voit alors six hommes avec une arme pour fracasser et un
septième homme vêtu de lin est avec eux, avec un encrier de secrétaire. Dieu ordonne à cet homme de passer au
milieu de la ville et de faire une marque sur le front des hommes qui soupirent et qui gémissent. Puis il dit aux six
hommes d'entrer et de tuer sans distinction vieillards, jeunes hommes, vierges, petits enfants et femmes,
quiconque n'a pas la marque. C'est ce qu'ils font, l'homme vêtu de lin rapporte : « J'ai fait comme tu me l'as
ordonné » (Ézéchiel 9: 11).

Prophétie contre les nations

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Dieu prédit que les nations d’alentour se réjouiront de la chute de Jérusalem et profiteront de l'occasion pour
jeter l'opprobre sur Lui. Aussi elles ne seront pas exemptes de punition; les Ammonites, les Moabites, les
Édomites, les Philistins, la ville de Tyr et l'Égypte tomberont aussi.

Gog et Magog

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Un nouvel envahisseur se présente. Convoitant la paix et la prospérité du peuple que Dieu a rétabli, Gog et Magog
entre dans une rage folle et l'attaque. En ce jour-là, YHWH se lèvera. Il fera en sorte que l'épée de chacun soit
dirigée contre son frère, et il enverra sur eux la peste, le sang et une pluie torrentielle de pierres de grêle, du feu
et du soufre. Ils tomberont, mais ils sauront qui est YHWH. Les habitants d'Israël feront alors des feux avec les
armes de guerre brisées et les oiseaux et autres animaux charognards mangeront la chair et boiront le sang de
ceux qui auront été abattus. Alors Israël habitera en sécurité sans personne pour le faire trembler.

La Vallée des Ossements

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Article détaillé : Les Ossements desséchés ressuscités.

Le prophète assiste ensuite à une vision de la résurrection des corps qui aura lieu dans les temps messianiques :
dans une vallée désertique, les squelettes des ressuscités sortent de terre et se couvrent de chair, depuis
l'intérieur (veines, artères et muscles) jusqu'à l'extérieur. En peinture, cette vision a été restituée dans l'angle
inférieur gauche de la fresque du Jugement dernier de Michel-Ange.

La Vision du Temple

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Article détaillé : La Vision du Temple.

Ézéchiel voit un temple et les constructions d’une ville. Un ange lui révèle alors toutes les caractéristiques du
temple et de ses cours, donnant la mesure des murs, des portes, des locaux de garde, des salles à manger et du
temple lui-même. Puis il dirige Ézéchiel vers la porte Est. « Et, voyez : la gloire du Dieu d'Israël venait de la
direction de l'Est, et sa voix était comme la voix des eaux immenses ; et la terre brilla à cause de sa gloire »
(Ézéchiel 43:2). L'ange ramène Ézéchiel vers l'entrée de la Maison, où le prophète voit de l'eau qui sort de dessous
le seuil de la Maison, vers l'Est, et cette eau descend au sud de l'autel. Au début l'eau ruisselle, mais le débit
augmentant, il se forme un torrent qui se déverse dans la mer Morte, où les poissons reprennent vie; ainsi se
développe une industrie de la pêche. Sur chaque rive du torrent croissent des arbres pour la nourriture et la
guérison des hommes. La vision révèle ensuite l'héritage des 12 tribus, sans oublier le résident étranger et le chef,
puis elle décrit la ville sainte, vers le Sud, avec ses 12 portes nommées d'après les tribus. La ville portera le plus
glorieux des noms : « YHWH lui-même est là » (Ézéchiel 48:35).

Le livre de l'Apocalypse décrit le même temple au chapitre 21 verset 10, à un détail près : dans ce dernier, le
temple représente YHWH lui-même et il se situe dans la ville sainte et non à l'extérieur.
Notes et références

Voir aussi

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PAGES ASSOCIÉES

Isaïe

personnage biblique

Livre de Jérémie

livre de la Bible

Ézéchiel

personnage biblique

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Livre de Daniel

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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir The Book of Daniel.

Le Livre de Daniel, écrit en hébreu et en araméen, fait partie de la Bible hébraïque (Tanakh) (plus précisément des
Ketouvim) et de la Bible chrétienne (plus précisément des Prophètes de l'Ancien Testament). Le texte de certaines
Bibles chrétiennes contient une partie supplémentaire appelée partie deutérocanonique écrite en grec.

Daniel
Image illustrative de l’article Livre de Daniel

Daniel et Cyrus devant l'idole, par Rembrandt (1633).

Titre dans le Tanakh Daniyyel

Auteur traditionnel Daniel

Auteur(s) selon l'exégèse auteurs anonymes

Nombre de chapitres 12 (selon la version massorétique)

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Esther Esdras-Néhémie Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Ézéchiel Osée Suivant

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Rouleau du prophète Daniel

Le livre décrit des événements se déroulant de la captivité du peuple juif à Babylone sous Nabuchodonosor II, le
roi de Babylone entre 605 et 562 av. J.-C., jusqu'à l'époque séleucide sous Antiochos IV, entre 175 et 163 av. J.-C.
Les six premiers chapitres racontent l'histoire de Daniel et sont mis en scène au cours des épisodes de Babylone et
de la Perse. Les chapitres 7 à 12 présentent des visions allégoriques d'évènements historiques débutant entre le
vie siècle av. J.-C. et le iie siècle av. J.-C. Les chapitres 13 et 14 ont été écrits en grec, ce qui témoigne d'une
rédaction plus tardive.

Le Livre de Daniel est écrit, tout comme le Livre d'Hénoch et d'autres apocryphes bibliques trouvés à Qumrân,
dans un style apocalyptique qui était populaire à l'époque des Maccabées. Pour certains spécialistes, sa
composition finale (chapitres 13 et 14 notamment) date du règne d'Antiochos IV (175 à 163 av. J.-C.), un roi
séleucide qui cherchait à éradiquer le judaïsme. Les douze chapitres précédents ont été rédigés dans une période
allant jusqu'au iiie siècle av. J.-C.[1], ce qui en fait le livre le plus récent du canon hébraïque[2]. D'autres, plus
récents encore, seront ajoutés dans la version grecque de l'Ancien Testament, comme le Siracide, ou la Sagesse de
Salomon.

La précision des prophéties prononcées par Daniel sur la venue du Messie, font que les traditions catholique et
orthodoxe le rangent parmi les quatre grands prophètes, avec Isaïe, Jérémie et Ézéchiel.

Genèse du Livre de Daniel

Résumé

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Les chapitres 1 à 6 présentent des récits concernant le jeune Daniel et ses trois compagnons déportés à Babylone,
écrits sous forme didactique (aggada). Ces chapitres constituent un ouvrage pédagogique délivrant une leçon
théologique et morale. Le héros du récit, par son comportement, ses épreuves, etc., est présenté de telle façon
que le lecteur en tire un message de réconfort, de foi, en rapport avec les besoins spirituels de l'époque.

Les chapitres 7 à 12 présentent les visions de Daniel. Ces visions ont pour but d'interpréter l'histoire de manière
théologique, couronnée à son terme par une annonce de la Fin, sous la plume d'un prophète du passé afin de
prendre du recul par rapport au temps des écrivains. La révélation se présente comme une sagesse venue d'en
haut donnée aux croyants[11].

Histoire de Daniel

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Les six premiers chapitres comprennent une série de récits à la cour sur Daniel et ses trois compagnons. Le
premier chapitre est écrit en hébreu. C'est ensuite l'araméen qui est utilisé à partir du verset 4 du chapitre 2
jusqu'au chapitre 7. L'hébreu réapparaît du chapitre 8 au chapitre 12.

Après avoir été fait captifs et emmenés à Babylone, les membres de la noblesse d'Israël sont pris au service du roi
Nabuchodonosor. Parmi eux, Daniel et ses trois amis Ananias, Azarias et Misaël refusent de manger et de boire à
la table du roi, car ils semblent être végétariens et refusent le vin et les viandes dont une partie était sacrifiée à
des idoles. À la fin d'une courte période d'essai de dix jours, ils apparaissent en meilleure santé que ceux qui ont
accepté la nourriture royale et peuvent donc continuer leur régime alimentaire, constitué uniquement de légumes
et d'eau. Les quatre Hébreux sont finalement instruits par Dieu, ce qui leur permet d'être remarqués par le roi qui
les trouve « dix fois supérieurs à tous les magiciens et devins de son royaume tout entier ».

Songe de Nabuchodonosor : la statue composite (Ars moriendi, France, xve siècle).

Nabuchodonosor rêve d'une statue géante faite de quatre métaux et d'un mélange de fer et d'argile, un colosse
aux pieds d'argile (l'expression provient de ce récit). Dans le songe, cette statue est détruite par une pierre qui se
détache de la montagne. Daniel explique alors au roi que la statue représente des empires successifs. La pierre se
transforme en une grande montagne qui remplit toute la terre. Le professeur d'Ancien Testament John J. Collins
suggère que cette division du monde en quatre parties est un emprunt au poète grec Hésiode (viiie siècle av. J.-
C.). Ce dernier, en effet, enseignait que le monde était passé par quatre âges différents : l'âge de l'or, de l'argent,
du bronze et du fer ; chaque âge étant moralement inférieur au précédent[12],[13].

Songe de Nabuchodonosor : l'arbre abattu (France, xve siècle).

Nabuchodonosor fait construire une statue d'or et demande à ce qu'elle soit adorée sous peine d'être jeté dans
une fournaise. Les trois compagnons de Daniel refusent de participer au culte de la statue géante de
Nabuchodonosor. Ils refusent obstinément d'adorer le dieu du roi. À cause de cela, ils sont enfermés dans un four
surchauffé. Les hommes vaillants les y ayant jetés meurent consumés par le feu de la fournaise, mais les trois
compagnons sont sauvés par un ange (Da 3. 1-30 [archive]).
Nabuchodonosor rêve d'un arbre atteignant le ciel et visible sur toute la terre, soudainement coupé sur ordre d'un
messager divin. Daniel explique au roi que cet arbre le désigne, lui, le roi. Pendant sept ans, il perdra la raison et
son pouvoir et vivra parmi les bêtes sauvages dans la nature. À l'issue de cette punition divine, il reprendra son
trône et proclamera que le Dieu de Daniel est le roi des dieux.

Le banquet de Balthazar raconte une soirée durant laquelle Balthazar et ses courtisans mangent et boivent dans
les ustensiles et verres pris au Temple de Jérusalem. Apparaît alors une mystérieuse main qui écrit sur le mur «
Mene, Menel, Tekel, Upharsin » (l'expression l'inscription sur le mur provient de ce récit). Le roi horrifié fait appel
à Daniel pour lui expliquer ce qui est écrit. Daniel donne l'explication suivante (5,26-28) : « Mené, mené : Dieu a
mesuré ton royaume et l'a livré ; Teqel : tu as été pesé dans la balance et ton poids se trouve en défaut; Upharsin :
ton royaume a été divisé et donné aux Mèdes et aux Perses. » Cette nuit-là, la ville est prise par Darius II et
Balthazar est assassiné. Il faut aussi comprendre une dimension ironique ou humoristique: la répétition du mot «
Mené, Mén » peut se traduire par « compté, compté », mais aussi par « compté, le comptable ». Ce qui est une
façon de se moquer de la richissime Babylone et de sa puissance fondée sur la comptabilité, science récente à
l'époque, qui avait permis à ses princes de spolier les peuples alentour.

Daniel dans la fosse aux lions : Daniel est élevé à une fonction importante sous le règne de Darius ce qui lui vaut
des jalousies. Connaissant la piété et la dévotion de Daniel envers Dieu, les intrigants de la cour demandent au roi
de prononcer une loi qui interdit de prier un autre dieu ou homme que Darius pendant trente jours. Comme
Daniel n'en tient pas compte et continue à prier trois fois par jour, il est accusé et Darius, devant respecter son
propre décret, se voit obligé de jeter Daniel dans la fosse aux lions. Mais l'ange de Dieu intervient et ferme la
gueule des lions. Darius voyant cela fait sortir Daniel de la fosse aux lions et fait jeter les intrigants, leurs femmes
et leurs enfants dans la fosse où les lions les dévorent immédiatement.

Parties deutérocanoniques

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Daniel, Bel et le dragon sacré des Babyloniens (France, xve siècle).

La Septante – une traduction grecque du texte – comprend des textes additionnels. Ces parties sont considérés
comme apocryphes par les juifs et par certaines Églises orthodoxes et la plupart des protestants. Elles sont
considérées comme deutérocanoniques par les catholiques et certaines Églises orthodoxes. Ces parties sont
parfois incluses directement dans le texte du Livre de Daniel, ou mises à part.

Les textes exclusifs à la Septante sont :

Une centaine de versets supplémentaires, où l'on trouve le cantique d'Azarias dans la fournaise (Da 3. 26-45 LXX)
et le cantique des trois jeunes gens (Da 3. 52-90 LXX), qui s'ajoutent à la version grecque du chapitre 3 (l'épisode
de la statue d'or et des trois compagnons dans la fournaise).

Suzanne et les vieillards

Bel et le Dragon, qui raconte deux épisodes de la vie du prophète Daniel. Le premier relate comment Daniel
prouva que l'idole Bēl, dieu protecteur de Babylone, n'avait aucune valeur, en révélant que la nourriture
prétendument mangée par le dieu était en réalité emportée par les prêtres de Bêl. Le second épisode raconte la
délivrance miraculeuse de Daniel, jeté dans la fosse aux lions pour avoir tué le dragon vénéré par les Babyloniens.
Ces deux récits sont destinés à ridiculiser l'idolâtrie et à montrer que ceux qui adorent le vrai Dieu recevront de la
nourriture et seront nourris pendant les périodes de difficulté.

Les visions de Daniel

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Les quatre visions des chapitres 7 à 12 sont des exemples types des écrits apocalyptiques, un genre littéraire
d'écrits juifs et chrétiens. Contrairement aux six premiers chapitres qui parlent de Daniel à la troisième personne,
le rédacteur parle ici à la première personne. L'un des traits caractéristiques de cette section concerne la
dépendance de Daniel à des créatures spirituelles pour interpréter et expliquer ses visions. Le cadre historique de
ces visions n'est pas indiqué, à l'exception de quelques dates de règnes mentionnées. Le chapitre 7 est écrit en
araméen alors que les chapitres 8 à 12 sont écrits en hébreu. La section « visions apocalyptiques » de Daniel
comprend trois visions et une prophétie concernant le destin d'Israël.

Ces écrits apocalyptiques et eschatologiques ont donné lieu à de multiples interprétations chez les esséniens et
chez les chrétiens.

Vision des quatre bêtes énormes

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Articles détaillés : Daniel 7 et Fils de l'Homme.

La vision dans la première année de Balthazar roi de Babylone (7,1) concerne quatre bêtes énormes (7,3)
représentant quatre futurs rois (7,17) ou royaumes (7,23), la quatrième bête qui mangera toute la terre, la foulera
aux pieds et l'écrasera (7,23) ; ce quatrième royaume est représenté par une bête avec dix cornes représentant
dix rois, suivi d'une petite corne qui abat trois rois (7,24), parlant contre le Très-Haut, et voulant changer les
temps et le droit (7,25). Après « un temps et des temps et un demi-temps », cette corne est jugée et sa
domination lui est ôtée et détruite (7,26) ; finalement, le royaume et l'empire et les grandeurs des royaumes sous
tous les cieux sont donnés au peuple des saints du Très Haut (7,27).

Vision du Bélier et du Bouc

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Article détaillé : Vision du bélier et du bouc.

La vision de la troisième année de Balthazar concerne un bélier (8,1-27) qui représente les rois de Médie et de
Perse (8,20), la Grèce (8,21) étant représentée par un bouc. La grande corne du bouc est cassée pour être
remplacée par quatre royaumes plus faibles. La vision se consacre ensuite à « un roi impudent et expert en
astuces qui opère des destructions prodigieuses » en supprimant les sacrifices au Temple de Jérusalem pour une
période de deux mille trois cents soirs et matins (8,14). Ensuite, l'auteur attend le jugement final de ce roi dans les
temps futurs avec le rétablissement du sanctuaire. Cette vision incorpore des boucs, des béliers et des cornes
étaient utilisées pour le service du sanctuaire du Temple à Jérusalem.

Prophétie des 70 semaines


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Article détaillé : Prophétie des 70 semaines.

La vision dans la première année de Xerxès Ier fils de Darius Ier (9,1) concerne la prophétie des 70 semaines
d'années. Cette prophétie concerne l'histoire de l'ancien Israël et l'histoire de Jérusalem (9,24). Elle consiste en
une méditation sur la prédiction du prophète Jérémie que la désolation de Jérusalem durerait 70 ans, une longue
prière de Daniel afin que Dieu restaure Jérusalem et son temple, et une explication de l'archange Gabriel qui
indique une future restauration par un messie-chef.

Deux rois en conflit

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Article détaillé : Daniel 11.

Une longue vision (10,1-12,13) dans la troisième année de Cyrus II roi de la Perse, qui concerne les conflits entre le
« roi du Nord » et le « roi du Midi » (l'Égypte, 11,8). Cette vision commence par des références à la Perse et à la
Grèce. Puis la vision atteint son paroxysme par une nouvelle description d'un roi arrogant qui profane le temple,
installe « l'abomination de la désolation », supprime les sacrifices rituels et persécute les justes. La résurrection
est enfin promise à Daniel par un homme sur le bord d'un fleuve.

Légende du Livre de Daniel et du roi Alexandre le Grand

Références

Bibliographie complémentaire

Articles connexes

Dernière modification il y a 1 mois par Pete unseth

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Livre d'Osée

livre de la Bible

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Le Livre d'Osée est un livre de la Bible hébraïque (l'Ancien Testament des chrétiens). Il fut probablement achevé
entre 745 et 740 av J.-C.

Osée

Auteur traditionnel Osée

Datation traditionnelle vers 745 av. J.-C.

Nombre de chapitres 14

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Ézéchiel Joël Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Daniel Joël Suivant

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Présentation

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Le thème fondamental du livre est l'amour de Dieu pour son peuple. Le prophète Osée a épousé une prostituée
sacrée nommée Gomer. Son amour pour sa femme malgré ses fautes lui fait comprendre que l'amour est
inconditionnel et permanent. Il établit alors un parallèle entre sa vie privée et la relation de Dieu avec la nation
d'Israël. YHVH n'abandonne pas son peuple pour la même raison qu'Osée n'abandonne pas Gomer. Le livre
présente donc une réflexion sur la notion d'alliance. L'alliance entre YHVH et Israël est fondée à la fois sur la
justice, c'est-à-dire l'obéissance à la Torah, et sur l'amour. L'amour n'exclut pas la justice, mais il fixera des limites
au jugement. Israël devra être exilé, mais son exil s'arrêtera.

Récit

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Le prophète Osée reçoit l'ordre d'épouser une femme qui se révèle adultère ; cela illustre l'infidélité d'Israël
envers Dieu. Abandonné à l'esclavage, Osée reçoit l'ordre de reprendre sa femme ; il obéit mais il lui impose des
limites en lui interdisant la fornication. La femme représente la nation d'Israël qui pratiquait la tromperie, le
meurtre, le vol, l'adultère, l'idolâtrie et la corruption morale et la prostitution spirituelle par la recherche insensée
d’alliances politiques avec des nations ennemies comme l'Égypte et l'Assyrie auxquelles s'est livré Israël, au lieu de
compter sur Dieu pour être en sécurité. Le résultat sera la dévastation du pays dont les survivants seront
emmenés en Assyrie.

Le peuple est exhorté à se repentir pour obtenir le pardon de Dieu et à ne plus rechercher la protection d’une
alliance militaire. Tout comme la femme d'Osée a pu revenir, si le peuple se repent il aura la guérison, Dieu
l’aimera sans réticence et Israël prospérera grâce à sa bénédiction.

Le livre consiste avant tout en des sentences du prophète Osée ramassées sans qu'il y ait un récit-cadre. Il ne
possède que partiellement une chronologie temporelle ou une organisation thématique. La division en 14
chapitres date seulement du Moyen Âge. On peut distinguer deux parties principales.

Partie 1 : chapitre 1 à 3 ;

Partie 2 : chapitre 4 à 14.

Lieux parallèles

Annexes

Dernière modification il y a 12 mois par Parisii1976

PAGES ASSOCIÉES

Ancien Testament

ensemble d'écrits religieux

Osée (prophète)

prophète biblique

Deuxième Livre des Rois

livre de la Bible

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Livre de Joël

vingt-neuvième livre de la Bible

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Le Livre de Joël est un passage de la Tanakh (Ancien Testament pour les chrétiens). La Bible ne contient aucun
élément biographique sur son auteur. La majorité des exégètes font remonter sa rédaction à une période
comprise entre les ve et iiie siècles bien que certains exégètes aient pu envisager une rédaction préexilique[1].

Joël

Image illustrative de l’article Livre de Joël

Icône russe du prophète Joël.

Auteur traditionnel Joël

Datation traditionnelle ixe siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 3

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Osée Amos Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Osée Amos Suivant

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Contenu

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Il est centré sur une prophétie faite par Joël lorsque le pays de Juda a été affligé par une grande famine et par les
sauterelles (criquets) (Joël 1:4–20). Il assure au peuple que par le repentir il recevra de nouveau les bénédictions
de Dieu (Joël 2:12–14).

Une horde d’insectes ravage le pays. Le feu les précède et achève la dévastation. Partout sévit la famine. Le soleil
se change en ténèbres et la lune en sang, car le jour de jugement de Dieu est proche. Dieu ordonne de faire passer
la faucille et de rassembler les nations pour la destruction. Il conclut en annonçant que certains « s’en tireront
sains et saufs ».

Joël dans le christianisme

Résumé

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Le chapitre 1 réclame une assemblée solennelle dans la maison de l'Éternel. Le chapitre 2 parle des guerres et des
désolations qui précéderont le millénium. Le chapitre 3 parle des derniers jours et affirme que toutes les nations
seront en guerre, mais que finalement le Seigneur demeurera en Sion.

Notes et références

Voir aussi

Dernière modification il y a 4 mois par [Link]

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Ancien Testament

ensemble d'écrits religieux

Joël (prophète)

deuxième des douze petits prophètes de la Bible

Livre de Jérémie

livre de la Bible

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Livre d'Amos
livre de la Bible

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Le livre d'Amos est un livre de la Bible hébraïque.

Amos

Image illustrative de l’article Livre d'Amos

Chapitre 2 d'Amos dans le pOxy846.

Auteur traditionnel Amos

Datation traditionnelle ixe siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 9

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Joël Abdias Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Joël Abdias Suivant

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Présentation

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Le prophète Amos, dont le nom signifie « porteur », était originaire de Teqoa, une ville du royaume de Juda, au
sud de Jérusalem. Amos était berger et homme de la terre (Amos 1. 1 ; 7. 14). Sa connaissance de la vie agricole
transparaît à plusieurs reprises dans sa manière de s’exprimer (Amos 2. 13 ; 3. 12 ; 4. 9 ; 5. 8 ; 6. 12 ; 7. 1, 2). Selon
ses propres indications, Amos prophétisa aux jours des rois Ozias de Juda (791-740 av. J.-C.) et Jéroboam II d’Israël
(793-753 av. J.-C.). La période pendant laquelle les règnes de ces deux rois coïncident s’étend de 767 à 753 av. J.-
C., de sorte que le ministère du prophète Amos doit se situer principalement au cours de ces années.

Beaucoup de prophéties d'Amos invitent Israël et ses voisins à retourner à la justice.

Amos condamne Israël pour sa vie luxueuse, car les riches dépouillent les pauvres pour se bâtir des maisons
d'ivoire, où ils festoyaient somptueusement.

Le jugement de Dieu sera exécuté à coup sûr, sur les nations voisines (Syrie, la Philistie, Tyr, Édom, Ammon, Moab
et Juda), mais surtout sur Israël pour avoir haï et maltraité leurs frères israélites, pour avoir opprimé les pauvres,
pour avoir commis l'immoralité, et pour avoir traité irrespectueusement les prophètes et les naziréens suscités
par Dieu. La punition divine est inexorable. Il n'existe aucun refuge où s'enfuir pour échapper, aucun lieu n'est
hors de portée de Dieu. Finalement, les rescapés seront rassemblés et possèderont une sécurité durable.

Ce livre se réfère au reste de la Bible, il contient de nombreuses références à l'histoire biblique et aux lois de
Moïse. Pour les chrétiens du ier siècle, les écrits d'Amos étaient divinement inspirés. Le martyr Étienne et Jacques,
le frère de Jésus (Actes 15:14-18) ont attiré l'attention sur certaines de ses prophéties.

Résumé

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Les chapitres 1–5 appellent Israël et ses voisins au repentir. Le chapitre 3 explique que le Seigneur révèle ses
secrets aux prophètes et que, pour cause de transgression, Israël sera détruit par l'ennemi. Les chapitres 6–8
prophétisent la chute d'Israël de nombreuses années avant l'invasion assyrienne. Le chapitre 9 prophétise
qu'Israël sera rappelé dans son pays.

Bibliographie

Liens externes

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Livre d'Abdias

livre de la Bible

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correspondants.

Le Livre d'Abdias ou d'Obadia est une prophétie concernant le jugement divin du royaume d'Édom, qui est
condamné à la ruine, et la revanche que les fils d'Israël prendront sur ce royaume. Le texte se compose d'un seul
chapitre, divisé en 21 versets, ce qui en fait le Livre le plus court de la Bible hébraïque.

Livre d'Abdias

Image illustrative de l’article Livre d'Abdias

Auteur traditionnel Abdias

Datation traditionnelle viie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 1

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Amos Jonas Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Amos Jonas Suivant

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Présentation

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Dans le judaïsme et le christianisme, sa paternité est attribuée à un prophète de l'époque assyrienne, Abdias, dont
le nom signifie « serviteur ou adorateur de Yahvé ». Dans le christianisme, le Livre d'Abdias est classé parmi ceux
des petits prophètes de l'Ancien Testament, en raison de sa concision. Dans le judaïsme, Abdias est considéré
comme un « dernier prophète » et ce texte massorétique est chronologiquement placé dans le Tanakh sous la
section Nevi'im (« Les Prophètes »), dans la dernière catégorie appelée les « Douze Prophètes ».

Dans le rite séfarade, ce Livre est la haftarah de la parasha Vayishla'h, qui décrit les démêlés des frères jumeaux
Jacob et Ésaü. Le Livre d'Abdias est en effet interprété comme prophétisant les difficiles relations entre judaïsme
et christianisme.

Résumé

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Le Livre d'Abdias est basé sur une vision prophétique concernant la chute d'Édom [v.1, 4, 18], une nation installée
dans les montagnes [v. 8, 9, 19, 21] dont le père fondateur est Ésaü [v.6]. Abdias décrit une rencontre avec Dieu
qui dénonce l'arrogance d'Édom et ses actions violentes contre son pays frère, la maison de Jacob [v. 10]. La vision
projette également la chute de Jérusalem livrée aux mains des envahisseurs étrangers et la colère de Dieu contre
Édom pour avoir tiré profit du malheur des Juifs de Juda, scellant ainsi sa perte. [v. 10-14].

Le dernier aspect de la vision porte sur la restauration d'Israël, perçu comme un lieu saint, au détriment de la
lignée édomite qui prendra fin. La prophétie d’Abdias rappelle par ailleurs que le jugement de Dieu concerne
toutes les nations [ v. 15, 17] « Car le jour de l'Éternel est proche, pour toutes les nations … Mais le salut sera sur
la montagne de Sion, elle sera sainte, Et la maison de Jacob reprendra ses possessions. »

Voir aussi

Dernière modification il y a 2 ans par Marion Leconte

PAGES ASSOCIÉES

Ésaü

personnage biblique

Abdias

prophète de la Bible

Édom

ancien pays

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Livre de Jonas

livre de la Bible

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Le Livre de Jonas est un récit du Tanakh (Bible hébraïque), appelé Maftir Yonah, qui décrit un événement de la vie
du prophète Jonas (en hébreu : ‫( יֹוָנ ה‬yôna(h)), abrégé en Jon). Jonas est le cinquième des douze petits prophètes
de la Bible.

Jonas

Image illustrative de l’article Livre de Jonas

Jonas, fresque de Michel-Ange, chapelle Sixtine.

Auteur traditionnel Jonas

Datation traditionnelle ixe siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 4

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Abdias Michée Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Abdias Michée Suivant

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L'idée principale du livre est que le Dieu d'Israël est le Dieu de tous les hommes et que sa miséricorde s'étend à
eux, pourvu qu'il y ait repentir de leur part. Le livre décrit alors la colère que Jonas ressent en voyant que Dieu a
pitié d'Assyriens qui sont ennemis du royaume d'Israël.

Description et contexte

Résumé

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Jonas jeté à la mer, catacombe de Priscille, Rome.

Le prophète Jonas est envoyé par Dieu à Ninive, symbole d'oppression et de violence, pour condamner la ville et
l'inviter à se repentir mais il s’enfuit dans la direction opposée, embarquant sur un navire en partance pour Tarsis
afin d'échapper à la parole de Dieu, et fuir sa mission dangereuse de prophète en pays païen. Selon le Livre d'Isaïe,
Tarsis est le lieu où la parole divine n'arrive pas[2].

Jonas monte dans un bateau, puis descend dans la cale et s'endort. Le navire est pris dans une grande tempête.
Les marins prient vainement chacun à l'adresse de sa propre divinité puis jettent les sorts afin de découvrir la
cause de ce malheur, et les sorts désignent Jonas plongé alors dans un profond sommeil au fond d'une cale.
L’équipage interroge leur passager qui affirme son identité comme « Hébreu » (‘ivri) et « leur propose de lui
même qu’on le précipite dans l’eau afin de calmer les flots impétueux »[1]. Il est lancé à la mer, qui se calme
aussitôt.

Avalé par un grand poisson (souvent improprement appelé « baleine ») durant trois jours et trois nuits, Jonas se
met à prier en regrettant sa fuite et se voit vomi sur une plage. Une nouvelle fois, Dieu donne l’ordre à Jonas
d'aller à Ninive pour réprimander sa population pour sa conduite. Jonas, cette fois, ne se dérobe pas et reprend le
chemin pour Ninive. Il y annonce le futur jugement aux habitants de la cité : « Encore quarante jours, et Ninive
sera détruite ! ». Les habitants se repentent ; le roi de Ninive ordonne même un jeûne collectif afin d’inciter ses
sujets à se détourner de leurs mauvaises actions. Le texte précise : « Et Dieu Se ravisa concernant le mal qu’Il avait
dit qu’Il leur ferait, et Il ne le fit pas » : Dieu leur pardonne et ne détruit pas la ville. Jonas s'irrite d'avoir annoncé
pour rien la destruction de Ninive, qui n'a pas eu lieu, mais Dieu le réprimande.

Interprétation juive

Interprétation dans le christianisme

Interprétation libérale

Notes et références

Voir aussi

Dernière modification il y a 9 mois par [Link]

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Livre de Michée

livre de la Bible

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Le Livre de Michée est un Livre de l'Ancien Testament. Le prophète juif Michée a été chargé par Dieu de rétablir la
paix et la justice en Israël.

Michée

Auteur traditionnel Michée

Datation traditionnelle viiie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 7

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Jonas Nahum Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Jonas Nahum Suivant

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Description
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Il est précisé que le Messie naîtra à Bethléem (Mi 5:1). Dans le Livre, le Seigneur consulte son peuple et lui
rappelle sa bonté passée à son égard ; il exige de lui la justice, la miséricorde et l'humilité (Mi 6:8).

D'après le titre de son Livre (2.1), Michée a exercé son ministère sous les trois rois de Juda, Jotham, Achaz et
Ezéchias (740-687 av. J.-C.). Il est ainsi le contemporain d'Osée et d'Isaïe, mais sans doute un contemporain plus
jeune de ces deux prophètes, qui ont entamé leur ministère sous Ozias, le prédécesseur de Jotham (Osée 1.1 ;
Isaïe 1.1). D'après le Livre de Jérémie, Michée a prophétisé pendant le règne d'Ezéchias.

Il prophétise d'abord la destruction de Samarie, capitale du royaume d'Israël, avant de se consacrer plus
particulièrement au royaume de Juda. Dans ses prophéties, Michée accable principalement les dirigeants de Juda,
et ceux qui y représentent la justice et la religion. En conséquence, il prédit la destruction de Jérusalem et de son
Temple ainsi que l'Exil à Babylone, avant la délivrance et la survenue d'un roi sauveur à Bethléem.

Ce texte "de l'épée à la charrue" (4.3) se rapproche de certains passages du Livre d'Isaïe (2.4), attribué à son
éminent contemporain Isaïe.

Voir aussi

Dernière modification il y a 7 mois par Alxmed117

PAGES ASSOCIÉES

Michée

sixième des douze petits prophètes de la Bible

Ézéchias

roi de Juda

Achaz

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Livre de Nahum

livre de la Bible
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Page d’aide sur l’homonymie

Pour les articles homonymes, voir Nahum (homonymie).

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Le Livre de Nahum ou Nahoum est un Livre de l'Ancien Testament. Nahum est un prophète juif originaire de
Galilée, selon Jérôme de Stridon. Il écrivit sans doute ses prophéties entre 642 et 606 av. J.-C.[1]. Les exégètes
situent Nahum entre 663 et 612 (prise de Ninive par Babylone)[2]. Ce texte est une prophétie qui s'adresse
principalement à la ville de Ninive, capitale du puissant empire assyrien.

Nahum

Auteur traditionnel Nahum

Datation traditionnelle viie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 3

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Michée Habacuc Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Michée Habacuc Suivant

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Résumé

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Le chapitre 1 raconte que la terre sera brûlée à la venue du Messie (seconde venue pour les chrétiens) et parle de
la miséricorde et de la puissance du Seigneur. Le chapitre 2 parle de la destruction de Ninive, qui est la
préfiguration de ce qui se passera dans les derniers jours. Le chapitre 3 continue à prédire la destruction et la fin
misérable de Ninive. Ninive y est comparée à la ville égyptienne de Thèbes, qui a été pillée plusieurs fois par les
Assyriens, et définitivement détruite par Assurbanipal, roi d'Assyrie.

Notes et références

Voir aussi

Dernière modification il y a 1 an par Laurent Jerry

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Livre de Habacuc

livre de la Bible

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Le Livre d'Habacuc est un Livre de l'Ancien Testament.

Habacuc

Auteur traditionnel Habacuc

Datation traditionnelle viie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 3
Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Nahum Sophonie Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Nahum Sophonie Suivant

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Habacuc est un prophète de Juda qui parla de l'état pécheur du peuple, peut-être au cours du règne de Joaqim,
roi de Juda (env. 600 av. J.-C.).

Résumé

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Le chapitre 1 est une discussion entre le prophète et Dieu, comme le douzième chapitre du Livre de Jérémie.
Habacuc est perturbé de voir les méchants prospérer autour de lui. Dieu lui annonce alors la venue des Chaldéens
qu'il décrit comme d'impitoyables conquérants. Effrayé, le prophète demande s'ils seront à leur tour punis.

Au chapitre 2, Dieu lui recommande d'être patient : les justes doivent être fidèles à leur foi. Ainsi, les conquérants
seront châtiés pour leurs pillages, leur violence et leur idolâtrie.

Le chapitre 3 contient une prière d'Habacuc dans laquelle il reconnaît la justice de Dieu.

Voir aussi

Dernière modification il y a 2 ans par Octave 444

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Livre de Sophonie

livre de la Bible

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Le Livre de Sophonie ou de Cephania (en hébreu ‫ְצ ַפ ְנ ָי ה‬, tséfaniyah) est un Livre de la Bible hébraïque. Il date du vie
siècle avant l'ère chrétienne. Sophonie est un prophète qui vécut pendant le règne de Josias, roi de Juda.

Sophonie / Cephania

Image illustrative de l’article Livre de Sophonie

Statues des petits prophètes Nahum, Sophonie et Joël, église Notre-Dame, Auxonne, Côte-d'Or.

Titre dans le Tanakh Sefer Sefaniyah

Auteur traditionnel Sophonie

Datation traditionnelle viie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 3

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Habacuc Aggée Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Habacuc Aggée Suivant

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Présentation

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Il y est annoncé la venue du Jour du jugement de Dieu pour le peuple d'Israël qui a adopté des dieux païens et
commis des mauvaises actions. Les nations voisines sont aussi menacées, en particulier les Philistins, le royaume
de Moab, les Ammonites, la Nubie et la ville de Ninive, capitale de l'Assyrie. Seuls les humbles et les modestes
resteront vivants et seront en sécurité sous la protection de Dieu.
Résumé

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Le chapitre 1 parle d'un jour à venir qui sera rempli de courroux et de détresse. Le chapitre 2 exhorte le peuple
d'Israël à rechercher la justice et l'humilité. Le chapitre 3 parle de la venue du Messie (seconde venue pour les
chrétiens) où toutes les nations se rassembleront pour le combat. Mais le Seigneur régnera parmi eux.

Voir aussi

Dernière modification il y a 7 mois par Manmrr

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Livre d'Aggée

livre de la Bible

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Le Livre d'Aggée (ou Haggaï) est un Livre de l'Ancien Testament.

Aggée

Auteur traditionnel Aggée

Datation traditionnelle vers 520 av. J.-C.


Nombre de chapitres 2

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Sophonie Zacharie Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Sophonie Zacharie Suivant

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Présentation

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Il est composé de quatre oracles du prophète Aggée adressés à Zorobabel, gouverneur de la province de Juda, et à
Josué, grand prêtre, pendant la construction du Second Temple de Jérusalem au vie siècle avant notre ère. Un
disciple du prophète a dû les rassembler et les mettre en forme ultérieurement. Aggée est évoqué dans le Livre
d'Esdras (5:1 et 6:14).

Résumé

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Au chapitre 1, Aggée s'adresse à Zorobabel, gouverneur de la province de Juda, et à Josué, grand prêtre. Au nom
du Dieu d'Israël, il leur ordonne de rebâtir le Temple de Jérusalem, affirmant qu'il amène la sécheresse parce que
chacun s'occupe de sa propre maison alors que le Temple est en ruine. Touché, le peuple reprend la construction
du Second Temple de Jérusalem.

Dans le chapitre 2, Aggée parle à nouveau au nom du Dieu d'Israël : il encourage les bâtisseurs au nom du Dieu
d'Israël, leur promet que la gloire du Second Temple dépassera celle du Temple de Salomon, et qu'il y établira la
paix. Il affirme ensuite qu'en l'état, leurs sacrifices sont irrecevables, puis les exhorte à se montrer à l'avenir plus
attentifs aux signes qu'il envoie. Enfin, il prédit la destruction de tous les royaumes, et dit à Zorobabel qu'il est
l'élu.

Voir aussi

Dernière modification il y a 2 ans par Octave 444

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Livre de Zacharie

livre de la Bible

Langue

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Le Livre de Zacharie est un livre de la Bible hébraïque. Il est traditionnellement attribué à Zacharie, qui est un
prophète qui vécut pendant le règne de Darius Ier, grand roi achéménide, durant le vie siècle av. J.-C.[1].

Zacharie

Image illustrative de l’article Livre de Zacharie

Vision de Zacharie des Quatre Cavaliers de l'Apocalypse, gravure de Gustave Doré.

Auteur traditionnel Zacharie

Auteur(s) selon l'exégèse auteurs anonymes

Datation traditionnelle vers 518 av. J.-C.

Datation historique entre le ive siècle av. J.-C. et le iie siècle av. J.-C.

Nombre de chapitres 14

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Aggée Malachie Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Aggée Malachie Suivant

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Contenu
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Les chapitres 1 à 6 contiennent une série de huit visions concernant l'aide que Dieu apporte à son peuple opprimé
; les chapitres 7 et 8 en constituent l'épilogue. Les chapitres 9 à 11 annoncent entre autres le retour de YHWH et
la victoire du Messie royal, et les derniers chapitres (12 à 14) annoncent la purification de Jérusalem et la
régénérescence finale par la victoire de YHWH[2].

Certains passages de ce Livre sont directement adressés à Zorobabel, gouverneur de Juda, et à Josué, grand-
prêtre d'Israël. Le Satan est également mentionné.

Ce livre est caractérisé par ses prophéties concernant le ministère terrestre d'un Messie[3].

Les quatre jeûnes

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Dans ce livre sont mentionnés les quatre jeûnes d'institution prophétique. Chacun de ces jeûnes est destiné à la
commémoration d'un évènement lié à la défaite de Jérusalem en 586 av. J.-C. :

Le jeûne du quatrième mois est celui du 17 Tammouz

Le jeûne du cinquième mois est celui du 9 Av

Le jeûne du septième mois est le Jeûne de Guedalia

Le jeûne du dixième mois est celui du 10 Tevet.

Composition

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Le livre est constitué de plusieurs parties, écrites vraisemblablement à des moments différents et par différents
auteurs[4] :

le Proto-Zacharie (chapitres 1-8), qui pourrait dater de la fin du vie siècle av. J.-C. ou du ve siècle av. J.-C. ;

le Deutéro-Zacharie (chapitres 9-14), qui est daté selon les spécialistes entre le ve siècle av. J.-C. et le iie siècle av.
J.-C. ;

éventuellement, le Trito-Zacharie (chapitres 12-14).

Références

Voir aussi

Dernière modification il y a 5 mois par Bob08

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Livre de Malachie

livre de la Bible

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Le Livre de Malachie est un livre de l'Ancien Testament.

Malachie

Auteur traditionnel Malachie

Datation traditionnelle vers 443 av. J.-C.

Nombre de chapitres 4

Classification

Tanakh Nevi'im

Précédent Zacharie Psaumes Suivant

Canon biblique Livres prophétiques

Précédent Zacharie Tobit Suivant

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Présentation

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Le Livre de Malachie est en réalité anonyme. En effet, malachie est un nom commun signifiant « l’envoyé », et il
n'y a dans ce livre aucun renseignement sur son auteur. Les hypothèses qui permettent d'identifier cet anonyme à
un personnage connu, notamment Esdras, sont fragiles.

On dispose d’indices permettant de proposer une datation. En effet, le culte fonctionne normalement et la
destruction d’Édom paraît bien avancée, ce qui nous amène au début du ve siècle av. J.-C. La situation du clergé
semble très problématique du fait de la décadence et du relâchement, ce qui vise une époque assez éloignée de la
ferveur des recommencements du culte en Israël. On se trouve dans le contexte des livres d'Esdras et de Néhémie
(injustices sociales, mariages mixtes...), et l'on peut donc dater ce livre de quelques années avant l’intervention de
Néhémie en -445, c'est-à-dire vers -460. Mais l’activité du prophète a probablement duré plusieurs années voire
décennies, et les derniers oracles sont peut-être plus tardifs.

Selon la traduction de la Bible utilisée, le découpage effectué du livre de Malachie comportera 3 ou 4 chapitres. Là
où le chapitre 3 se termine au verset 18 pour donner suite au chapitre 4 comportant six versets dans certaines
traductions, d'autres poursuivent le chapitre 3 jusqu'au verset 24.

Par exemple dans la traduction de David Martin, le verset 1 de Malachie chapitre 4 sera trouvable à Malachie 3
verset 19 dans la version Segond 21 de la Société Biblique de Genève. Ces différences s'expliquent par le fait que
le chapitrage et la versification de la majorité des Écritures Saintes ne sont pas d'origine biblique mais furent
entrepris plusieurs siècles après Jésus-Christ.

Résumé

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Malachie insiste beaucoup sur les dysfonctionnements du culte et invite ses auditeurs à y remédier
promptement : payer les dîmes[1], immoler des bêtes en bonne santé... Il dénonce les fraudes qui sont de vaines
tentatives de tromper Dieu.

Le prophète considère que les Israélites qui épousent une païenne trahissent leurs ancêtres. Il s'inscrit dans la
perspective des livres d'Esdras et de Néhémie.

Il blâme par ailleurs ceux qui répudient leur épouse (Ma 2:13-16) : « Mais si, l'ayant haïe, tu la répudies, dit le
Seigneur Dieu d'Israël, l'impiété couvrira toutes tes pensées, dit le Seigneur tout-puissant ; c'est pourquoi garde
cette parole en ton esprit : N'abandonne pas la femme de ta jeunesse » (Ma 2:16).

Enfin, il annonce la proche venue du jour du Seigneur, qui sera précédé par le retour du prophète Élie[2]. Cette
annonce de Malachie est évoquée dans le Nouveau Testament (par exemple: :11 Et ils lui posaient cette question :
« Pourquoi les scribes disent-ils qu'Élie doit venir d'abord ? » 12 Il leur dit : « Oui, Élie doit venir d'abord et tout
remettre en ordre. Et comment est-il écrit du Fils de l'homme qu'il doit beaucoup souffrir et être méprisé ? 13
Mais je vous le dis : Élie est bien déjà venu et ils l'ont traité à leur guise, comme il est écrit de lui. »)

Le livre ou la prophétie de Malachie semble suivre quatre grands thèmes : (1) Les péchés d'Israël : Ma 1:6—2:17 ;
3:8–9 ; (2) Les jugements qui s'abattront sur Israël à cause de sa désobéissance : Ma 1:14 ; 2:2–3, 12 ; 3:5 ; (3) Les
promesses en cas d'obéissance : Ma 3:10–12, 16–18 ; 4:2–3 ; et (4) Les prophéties relatives à Israël : Ma 3:1–5,
4:1, 5–6.
Dans sa prophétie, Malachie parle d'un messager que l'on peut identifier à Jean le Baptiste (Ma 3:1 ; Mt 11:10) et
de la seconde venue du Seigneur (Ma 4:5).

Références

Voir aussi

Dernière modification il y a 2 ans par Vargenau

PAGES ASSOCIÉES

Liste des livres de la Bible

page de liste de Wikipédia

Élie

prophète

Ange du Seigneur

figure angélique de la Bible hébraïque et du Nouveau Testament

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