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Cours Si Avec Exercice

Ce document est un polycopié de cours destiné aux étudiants en informatique, axé sur les systèmes d'information (SI) et leur méthodologie de développement, notamment la méthode MERISE. Il couvre les définitions et caractéristiques des entreprises, les aspects fonctionnels et structurels, ainsi que les différentes approches et méthodes d'analyse et de conception des SI. L'objectif est de fournir aux étudiants les compétences nécessaires pour analyser et concevoir des systèmes d'information de manière professionnelle.

Transféré par

Jacky Tchana
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Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
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Cours Si Avec Exercice

Ce document est un polycopié de cours destiné aux étudiants en informatique, axé sur les systèmes d'information (SI) et leur méthodologie de développement, notamment la méthode MERISE. Il couvre les définitions et caractéristiques des entreprises, les aspects fonctionnels et structurels, ainsi que les différentes approches et méthodes d'analyse et de conception des SI. L'objectif est de fournir aux étudiants les compétences nécessaires pour analyser et concevoir des systèmes d'information de manière professionnelle.

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‫الجمهورية الجزائرية الديمقراطية الشعبية‬

République Algérienne Démocratique et Populaire

‫المركز الجامعي‬
‫الشريف‬
Bouchoucha- Aflou - ‫بوشوشة‬
‫آفلو‬
2022 /‫ع‬.‫م‬.‫ا‬.‫ج‬.‫م‬.‫ م‬/ 08 :‫الرقم‬
Ministère de l’Enseignement ‫وزارة التعليم العالي‬
Supérieur

3.3 Ordre d’exécution des contrôles ........................................................................................... 40


CHAPITRE IV : Méthodologie de développement d'un SI
Introduction ...................................................................................................................... 46

4.1 Généralité et Définition ........................................................................................................ 46

4.2 Différentes approches ........................................................................................................... 47


4.3 Méthodes générales d’analyse et de conception d’un SI ...................................................... 48
4.4 Méthodes d’analyse et de conception d’un SI ...................................................................... 49

4.5 Modèle conceptuel des données (MCD) ............................................................................... 53 4.6


Modèle Logique de Données MLD ...................................................................................... 66

4.7 Les règles de passage du MCD au modèle relationnel (MLD) ............................................. 66

4.8 Exercices ...................................................................................................................... 70

Bibliographies ...................................................................................................................... 76
Liste des figures
Figure 1.1 Illustration d’un organigramme d’entreprise, de type « replié » Figure 1.2
Exemple d’une structure hiérarchique.

Figure 1.3 Exemple d’une structure fonctionnelle.

Figure 1.4 Exemple1 d’une structure divisionnelle.

Figure 1.5 Exemple2 d’une structure divisionnelle.

Figure 1.6 Exemple1 Structure hiérarchico-fonctionnelle Figure


1.7 Exemple2 Structure hiérarchico-fonctionnelle.
Figure 4.1 deux documents commande et facture.
Figure 4.2 Dictionnaire de donnée brut.
Figure 4.3 Dictionnaire de donnée épuré.
Figure 4.6 schéma entités-associations.
Figure 4.4 Exemple d'un MCD.
Figure 4.5 schéma entités-association complet.

Figure 4.7 Association réflexives [n, n] symétriques.

Figure 4.8 Association réflexives [n,n] non symétriques.

Figure 4.9 Association réflexives [n,n] avec propriétés non symétrique.

Figure 4.10 Association réflexives [n,n] avec propriétés symétrique.

Figure 4.11 Association réflexives [1,n]

Figure 4.12 Association réflexives [1,1] symétrique.

Figure 4.12 Association réflexives [1,1] asymétrique.

Figure 4.13 Exemple d'association de type [1,1]

Figure 4.14 Exemples d'association de type [1,n].

Figure 4.15 Exemple d'association de type [n,n].

Figure 4.16 Exemple d'association [n,n] avec propriétés.

Figure 4.17 Exemple d’une association ternaire.

Figure 4.19 schéma concerne la gestion d'un cinéma.

Figure 4.20 Exemple association n-aire avec propriétés


I
Liste des tableaux

Table 1.1 Exemple d’une table de décision

Table 2.1 Résumé des différents aspects des niveaux d’un SI.

Tableau 2.2 Les avantages et les inconvénients de chaque proposition

Table 2.3 Table type de Control des informations

Tableau 4.1 Les préoccupations des trois niveaux de cycle d'abstraction

Tableau 4.2 Représentation générale de la méthode MERISE

II
Avant-propos

Ce polycopié est un support de cours destiné aux étudiants de la deuxième année licence
informatique spécialité « Systèmes Informatiques (SI) ». La structure et le contenu des chapitres de ce
polycopié sont synchronisés avec le contenu du programme établi dans le canevas de l’offre de

formation L.M.D licence académique 2019–2020 du Centre Universitaire Echerif bouchoucha d’Aflou.

Ce cours est divisé en 4 chapitres :


le premier chapitre définit les caractéristiques de l'entreprise, l’approche systémique des organisations
et le système d'information (Aspects fonctionnels et Aspects structurels : notion de station, poste de
travail, de flux, documents), Le diagramme de flux ; Le 2 -ème chapitre est consacré aux techniques de
représentation de l'information ; le 3 -ème chapitre définir comment saisie et contrôle de
l'information; et en fin, le chapitre 4 c'est la partie pratique qui donne les étapes et les processus de
développement d'un systèmes d’informations SI par la méthode MERISE. Chaque chapitre
d'apprentissage est traité à travers des séquences pédagogiques permettant l'assimilation des
concepts prévus, cette assimilation est consolidée par des activités d'apprentissages où ces notions
sont mises en œuvre, c'est une des forces de ce cours. Ce cours s’articule autour de trois parties
essentielles : le monde de l’entreprise, les outils d’analyse fondamentaux et l’introduction aux
systèmes d’informations.
Objectifs
L'objectif de ce cours est double. Tout d'abord faire comprendre à des étudiants en informatique les
notions de base sur les systèmes d'information. Et ensuite étudier et utiliser une méthodologie pour la
conception d'un système d’informations. A la fin de ce cours, l'étudiant sera capable de:
• Analyser un système d'informations sur le plan informationnel, organisationnel et technique.
• Connaître le cycle de vie et les phases de mise en place d'un système d'information.
• Employer une méthode professionnelle de conception d’un système d'informations.
• Comprendre les objectifs de la méthode MERISE et les différents niveaux de sa démarche.
• Connaître le vocabulaire spécifique de la méthode.
• Discerner la complémentarité des approches de type systémique et analytique.
• Savoir formaliser les modèles conceptuel et organisationnel de MERISE.

• Identifier les rôles et les responsabilités des différents acteurs impliqués dans le processus de
conception.

III
Visées d'apprentissage

La compétence visée par ce cours, dans son ensemble, est « d'être capable de comprendre les notions
de base sur les systèmes d'information. Et ensuite étudier et utiliser une méthodologie pour la
conception d’un systèmes informatiques ». C'est une performance complexe, que vous allez construire
progressivement en maîtrisant des savoirs, en mettant en œuvre des savoir-faire et en le faisant avec
un savoir-être de professionnel.
Cette polycopie vise à :

1-En termes de connaissances :


Comprendre ce qu'est un système d'information d'entreprise. Discerner la complémentarité des
approches de type systémique et analytique, commence par une brève présentation de quelques
notions liées au sujet. Il se poursuit par l'étude proprement dite de Merise.
▪ Connaître le vocabulaire spécifique de la méthode et comprendre leur objectifs et les différents
niveaux de sa démarche.
▪ Savoir formaliser les modèles conceptuel et organisationnel de MERISE.
▪ Identifier les rôles et responsabilités des différents acteurs impliqués dans le processus de
conception.
2-En termes de savoir-faire
▪ Entraîner à appliquer la méthode MERISE pour la conception et la réalisation d'un SI.
▪ Orienter vers la phase d'implémentation de la conception par l'utilisation des SGDB.
▪ Etude de cas qui montre la succession d'étapes dans la mise en œuvre de MERISE. 3- En termes de
savoir-être :

Pousser l'étudiant à l'utilisation des méthodes de modélisation et de conception pour la réalisation


des SI et identifier les rôles et responsabilités des différents acteurs impliqués dans le processus de
conception. La figure 1 illustre les compétences visées par ce cours.

IV
Figure 1. Les compétences visées
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

CHAPITRE I GENERALITES ET DEFINITIONS


1- Définitions et caractérisations de l’entreprise 2-
les aspects fonctionnels et structurels de l’entreprise
3- Approche systémique des organisations :
❖ Présentation globale des trois systèmes ▪
Le système de décision :
• Classification des décisions : par niveau et par méthode,
• Technique de décision programmable, • Les tables
de décision.
4- Le système d’information (Aspects fonctionnels et Aspects structurels)
Notion de :
• Station,
• Poste de travail,
• Le flux,
• Le document
• Le diagramme de flux.

1. DEFINITIONS ET CARACTERISATIONS DE L’ENTREPRISE

1.1 Notion d’organisation :


Une organisation est un ensemble de personnes, de techniques, de procédés, de méthodes, de matériels,
etc., mis en œuvre de façon coordonnée dans un but économique, social, administratif, etc.
• Organisation économique : entreprise
• Organisation Sociale : caisse d’assurance
• Organisation Administrative : APC, rectorat, etc.
1.2 Définitions de l’entreprise
Définition1
Une entreprise est un groupement humain hiérarchisé qui met en œuvre des moyens intellectuels,
physiques et financiers pour extraire, produire, transformer, distribuer des richesses conformément à des
buts définis en faisant appels à des degrés divers aux mobiles de profit et de service.
Exemple : NAFTAL, SONELGAZ, ...

Définition 2
Une entreprise baigne dans un milieu économique et social qui constitue son environnement.

L'environnement d'une entreprise est l'ensemble des éléments qui sont susceptibles :

4
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

• D'affecter l'entreprise (de la modifier).


• D'être affectés par elle.
On générale la définition de l'entreprise dépend de l'approche que l'on choisit.

▪ Selon l'approche économique, l'entreprise est une unité de production.


▪ Selon l’approche sociologique, l’entreprise est composée de 3 acteurs principaux (Apporteurs de
capitaux, Dirigeants, Salariés) et chaque acteur à leurs objectifs propres.
▪ Selon l'approche systémique (L’entreprise est un système) : L’entreprise est considérée comme un
ensemble d’éléments (des moyens humains, matériels, financiers et techniques) en interrelations.

2. LES ASPECTS FONCTIONNELS ET STRUCTURELS DE L’ENTREPRISE

2.1 Fonctions de l'entreprise Il y


a 4 fonctions principales:
1) Fonction commerciale : elle comporte 3 aspects:
• Achat (il comporte : approvisionnement, Gestion de Stock)
• Vente
• Marketing 2) Fonction financière
3) Fonction de production
4) Fonction administrative (Prévoir, Organiser, Commander, Coordonner, Contrôler)

2.2 Structuration de l'entreprise


2.2.1 Les caractéristiques de La structure d'une entreprise
La structure d'une entreprise présente 3 caractéristiques principales.

1. La spécialisation qui traduit le mode et le degré de division du travail dans l'entreprise.


2. La coordination qui représente les modes de collaboration institués entre les unités.
3. La formalisation qui indique le degré d'explicitation dans la définition des règles de fonctionnement de
l'entreprise.
Exemples :

1) Société de conseil = spécialisation élevée + coordination souple + formalisation réduite.

2) Entreprise publique = spécialisation moyenne + coordination étroite + formalisation forte.

5
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

2.2.2 Schématisation de la structure de l’entreprise


nous pouvons schématiser la structure de l’entreprise par un organigramme : « un organigramme est un
graphique qui représente sous une forme schématique la structure de l'entreprise ou service ». Un
organigramme contient :
• Le niveau hiérarchique des différents services
• Les liaisons hiérarchiques ou fonctionnelles entre les différents services.

Figure 1.1 Illustration d’un organigramme d’entreprise, de type « replié »

2.3 Structure organisationnelle


2.3.1 Définition : Une structure organisationnelle est la manière dont une entreprise est organisée pour
produire avec efficacité.
2.3.2 Les 5 grands différents types de structure organisationnelle
Ces 5 structures sont présentées de manière croissante, en partant de la structure la plus simple à la plus
complexe. En effet, plus l’entreprise est importante et plus une structure organisationnelle élaborée lui
conviendra.
1) La structure hiérarchique
2) La structure fonctionnelle
3) La structure divisionnelle
4) La structure Staff and line
5) La structure matricielle (ou par projet)

6
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

[Link] La structure hiérarchique

Ce type de structure est le plus répandu. Il s’agit également de l’organigramme le plus classique et le plus
connu. Chaque individu est responsable de tous ceux qui sont placés au-dessous de lui dans l’organisation.

Figure 1.2 Exemple d’une structure hiérarchique.

[Link] La structure fonctionnelle


La structure fonctionnelle organise l'entreprise par fonctions. Elle est aussi appelée structure en U
(Unitary), c’est une structure organisationnel classiques qui est la plus répandue pour les entreprises mono-
activité de taille moyenne. Il existe une spécialisation de chaque responsable selon son type de
compétences. Ainsi, chaque chef de service exerce une autorité sur ses subordonnés, dans la limite de sa
fonction propre. Exemple d'une structure fonctionnelle

Figure 1.3 Exemple d’une structure fonctionnelle.

[Link] La structure divisionnelle (structure en M (pour Multidivisionnelle))

7
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

La structure divisionnelle est un modèle d’organisation adopté par les entreprises œuvrant dans plusieurs
domaines d’activité et sur des marchés multiples (locaux et étrangers). Elle découpe l’entreprise en unités
homogènes distinctes et autonomes, avec ses propres activités, son organigramme, ses ressources et sa
propre structure fonctionnelle.

Figure 1.4 Exemple1 d’une structure divisionnelle.

Figure 1.5 Exemple2 d’une structure divisionnelle.

[Link] La structure « Staff and line » ou « hiérarchico-fonctionnelle »

Elles consistent en une fusion entre les structures hiérarchiques et celles fonctionnelles, afin d’en
optimiser le mode organisationnel et le fonctionnement et d’en minimiser les inconvénients. La line,
système fonctionnel et hiérarchisé sur un modèle pyramidal, et le staff, état-major sous l’autorité d’un chef,

8
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

qui conseille les cadres du line, supervise et coordonne leur activité et leur impose les décisions
stratégiques.

Figure 1.6 Exemple1 Structure hiérarchico-fonctionnelle

Figure 1.7 Exemple2 Structure hiérarchico-fonctionnelle.

[Link] La structure matricielle (ou par projet)


La structure matricielle organise les activités de l’entreprise par croisement de spécialisations. Elle permet
à certains managers de combiner deux types de responsabilités au sein de l’organisation : une
responsabilité opérationnelle (exemple : un produit) et une responsabilité fonctionnelle ou géographique
(exemple : un pays). Il existe d’autres combinaisons possibles comme celles-ci :
Fonction & Produit, Technologie & Produit, Fonction & Projet…

C’est une structure propre aux grandes entreprises qui sont caractérisées par :

• Des lignes de produits variées,


• Des projets longs et complexes,
• Un environnement de travail en évolution rapide.

9
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

Figure 1.8 Exemple Structure matricielle

3. APPROCHE SYSTEMIQUE DES ORGANISATIONS


3.1 Définition générale
Une entreprise est constituée de trois sous-systèmes qui opèrent en vue de satisfaire un ensemble
d'objectifs :
❖ Le Système de Décision ou pilotage (SD)
❖ Le Système d'Information (SI)
❖ Le Système Opérationnel (SO)
3.2 Système de Décision
3.2.1 Définition : Le système de décision est l'ensemble des processus par lesquels l'information est
convertie en action. La prise de décision inclut globalement trois actions :
• Découverte de la nécessité d'une prise de décision
• Recherche des diverses directions qui s'offrent
• Choix d'une de ces directions pour l'action.
3.2.2 Classification des Décisions
Il existe deux manières de classifier les décisions : par niveaux ou par méthode. Mais toute prise de
décision suppose l'existence d'une relation d'autorité.
[Link] Classification par Niveau
Elle suppose l'existence d'une relation d'autorité. Lorsqu'une ligne de conduite est arrêtée, une ou
plusieurs personnes sont supposées devoir la suive. Un graphe arborescent peut représenter la forme
canonique des relations d'autorité. On peut aussi représenter cette forme sous l'aspect d'une pyramide.

1
0
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

i) 1er niveau : les finalités, les objectifs à long terme (10 ans)
• Ils constituent la raison d'être de l'organisation
• Ils ne sont pas directement opératoires
Exemple : rester à la pointe de la technologie, éliminer l’analphabétisme, suppression du chômage
construction de micro-ordinateurs
ii) 2eme niveau : les buts les objectifs à moyen terme (5ans)
Ils concrétisent les finalités sous forme de composants opératoires souvent qualitatives. Exemple
: développer la recherche et les internationaux, Garantir la scolarisation, Création d'emploi,
Montage.
iii) 3eme niveau : les objectifs à court terme (1 an)
Ils précisent les buts par des critères quantitatifs

Exemple : Augmenter le budget alloué à la recherche, Augmenter les écoles, Augmenter les
Investissements. L'atteinte de ces objectifs nécessite un contrôle de l'activité opérationnelle. Dès qu'il y a
perturbation de son environnement, elle doit le réajuster pour ne pas s'écarter de la ligne directrice tracée
par les objectifs.
[Link] Classification par méthode
Les décisions sont classées selon la nature des processus mis en œuvre pour déclencher l'action. Deux
grandes classes de décisions existent :
▪ Décisions non programmables
▪ Décisions programmables
i) Décisions Non Programmables
Dans ce cas, le processus d'identification et de résolution du problème ne sont pas automatique et font
appel à l'intelligence et à l'institution d'où la difficulté de la prise de décision. Une décision non
programmable peut être structurée ou non structurée.
• Une décision est dite structurée s'il est possible de représenter le phénomène par une décomposition de
sous phénomènes connus. Par exemple, la recherche opérationnelle est une discipline qui cherche à
modéliser mathématiquement certains problèmes difficiles à résoudre. • Une décision est non structurée
si les critères à prendre en considération sont multiples et découragent toute formalisation du problème.
Par exemple, « comment choisir un responsable ?», « Lancer un nouveau produit ? ».
ii) Décisions Programmables
Ce sont des décisions de routine généralement répétitives. On dispose pour ces décisions de
procédures et de règles bien définies et formalisées. Les prises de ce type de décisions sont
automatiques. Elles ne font pas appel à l'intelligence ou à la réflexion du décideur. Il est possible

1
1
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

d'appliquer un processus algorithmique pour la décision :  soit sur un ensemble d'informations réelles
et disponibles.
 soit sur un modèle représentatif du phénomène considéré (en recherche opérationnelle : modèle de
gestion de stock par exemple).
3.2.3 Les Tables de décisions
« La table de décision est un outil qui permet de présenter de façon concise les règles de logique à utiliser
pour décider des actions à exécuter en tenant compte des conditions et de la logique de décision d'un
problème considéré ». Cet outil se présente sous la forme d'un tableau :
Les cases situées en regard des conditions sont remplies avec des oui ou non (vraie –faux).

 Les cases situées en regard des actions contiennent des croix.

 Une colonne représente une règle algorithmique de la forme « si condition alors actions ».

Exemple Les règles :

R1 : si temps dégage et si programme TV est intéressant alors sortir en promenade

R4 : si temps non dégagé et si le programme TV est intéressant alors regarder la télévision. Table 1.1
Exemple d’une table de décision

Procédé de construction d'une table de décision


1. Faire l'inventaire de toutes les conditions intervenant dans le problème à traduire.
2. Classer les conditions suivant l'ordre logique si possible suivant lequel elles devaient être
considérées.
3. Faire l'inventaire de toutes les actions du problème à traduire
4. Les classer si possible.

4. SYSTEME D'INFORMATION

4.1 Notion de Système


Le terme système est utilisé dans plusieurs disciplines (social, d'éducation, industriel, engineering, etc.).
Plusieurs définitions existent pour définir un système. Cependant, tous les systèmes possèdent des
propriétés communes.

1
2
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

Définition1
Une collection organisée de personnes, de machines, de procédures, de documents, de données et d'autres
entités interagissant entre elles et avec l'environnement pour atteindre des buts prédéfinis.
Définition2
Ils englobent des éléments, des environnements, des interactions entre les éléments et avec
l'environnement, et en plus, ils ont des buts à atteindre.
4.2 l'Entreprise vue en tant que système
Les circuits d'information et les cycles d'information au niveau d'une organisation permet de la considérer
comme un système complexe formé de trois sous-systèmes :
▪ Le système de décision (ou de pilotage)
▪ Le système d‘information.
▪ Le système opérant
Chaque système apporte des services à l’autre voir figure 1.9

Figure 1.9 Les 3 sous-systèmes de l'entreprise

4.3 Le système de pilotage (ou de décision) (SP) se préoccupe de :


▪ Exploite les informations qui circulent
▪ Organise le fonctionnement du système
▪ Décide des actions à conduire sur le système opérant
▪ Raisonne en fonction des objectifs et des politiques de l’entreprise.
SI : Le personnel qui est chargé de recevoir des informations et de les traiter.

1
3
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

4.4 Le système opérant (SO)


▪ Reçoit les informations émises par le système de pilotage
▪ Se charge de réaliser les tâches qui lui sont confiées
▪ Génère à son tour des informations en direction du système de pilotage (qui peut ainsi
contrôler les écarts et agir en conséquence).

▪ Il englobe toutes les fonctions liées à l’activité propre de l’entreprise (facturer les clients, régler
les salaires, gérer les stocks, …).

4.5 Le système d'information (SI)


4.5.1 Les grandes fonctions du SI d'une organisation sont:

▪ Générer les informations représentant l'activité du système opérant au sein de son


environnement (les informations primaires)

▪ Recevoir des informations de l’intérieur ou de l’extérieur de l’organisation de les traiter puis de


les retransmettre vers l’intérieur ou l’extérieur.

▪ Mémoriser des informations (Pour comparer, prévoir, …).


▪ Diffuser l’information.
▪ Assurer l'accès à la mémoire et la communication des informations.
▪ Réaliser tous les traitements nécessaires au fonctionnement du système.
Exemple : Département d’informatique
SO : Les enseignants et tout ce qu’ils utilisent, SP : Le directeur des études

4.5.2 Missions du SI
Le SI a pour mission essentielle de construire, mémoriser une représentation de l'activité du système
opérant au sein de l'environnement afin de la mettre à la disposition des acteurs du système de décision
pour qu'ils puissent piloter, coordonner et finaliser le comportement du système opérant. Le couplage du
système de décision avec le système opérant s'effectue essentiellement grâce à l'accès à la mémoire des
représentations de l'activité.
5. ASPECTS FONCTIONNELS
Un système d'information s'inscrit dans un environnement présentant deux pôles:
• Le 1er pôle est l'environnement externe.
• Le 2ème pôle est l'environnement interne.
La fonction essentielle d'un SI est d'assurer une liaison dynamique des systèmes de décision et d'opération.
Voir Figure 1.10

1
4
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

Figure 1.10 Illustration d'assurassions d’une liaison dynamique des SP et SO par SI.

a) Le SI perçoit et stocke les informations provenant du SOP ou de l'extérieur. Ces informations sont des
données élémentaires à usage multiple générées par des événements internes ou externes.

Exemple
L'arrivée d'un bon de commande (Événement externe)

L'absence d'un ouvrier à son poste de travail (Événement interne)

b) Le SI fournit des informations au SD. Ces informations peuvent être des données brutes (Chiffre
d'Affaire - Effectif...). Ces messages de gestion sont les éléments d'entrée pour les décisions à la charge du
SD. Ce sont : des comptes rendus d'actions exécutés par le SOP ou des indicateurs signalant l'état du SOP
(tableaux de bords) . Exemple
Le niveau de stock d'un produit est défini par un indicateur d'état qui est la quantité en stock .

Le bilan des ventes sont des comptes rendus sous forme d'état imprimé (par jour, par semaine,...) .

c) le SD fournit des informations au SI. Ces informations peuvent être des ordres à transmettre ou des
messages particuliers.
d) le SI fournit des informations au SOP. Il s'agit de messages d'exécution indiquant les opérations à
réaliser et les conditions de leur réalisation. Ces messages sont obtenus soit:
par analyse des ordres reçus du SD par sortie
directe des décisions programmées
Exemple
Un bon de sortie magasin prescrit une livraison à effectuer .

Un bon de travail indique une opération déterminée à réaliser .

1
5
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

e) le SI fournit des informations à l'extérieur. Ce sont: soit des messages traduisant


des opérations effectuées avec l'extérieur soit des messages demandés par
l'extérieur (rapports, bilans, ...)
soit des messages tendant à modifier les relations avec l'extérieur (changement

d’adresse, …)

Exemple
Remettre une facture à un client.

Bilan comptable pour les banques

Faire une annonce publicitaire ou informationnelle.

6. ASPECTS STRUCTURELS

Sur le plan pratique, les informations circulent entre des individus ou des machines en marquant des
points d'arrêts que l'on appelle station.

6.1 Station
On appelle « station » un point d'utilisation, de contrôle ou de traitement de l'information. Une station est
caractérisée par:
▪ La nature des flux reçus ou émis
▪ La nature des opérations effectuées sur le véhicule matériel de l'information imprimés ou
documents ou disque ou autres ....
▪ La durée de stationnement de l'information.
6.2 Flux
Le « flux » est l'ensemble des informations véhiculées simultanément entre 2 stations. Un flux est
caractérisé par :
▪ La station de départ
▪ La station d'arrivée
▪ La nature des informations véhiculées
▪ Le volume de l'information
6.3 Véhicules de l'information
Dans une organisation, l'information peut être véhiculée par divers moyens traditionnels ou technologiques
récents. Parmi ces moyens :
▪ Par voie orale

1
6
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

▪ Par document ou support papier (formulaires, bulletins, affichages, ...) ▪ Par support
électronique matériel : disquettes, bandes magnétiques, CDROM ▪ Par voie de
transmission : téléphone, fax, modem, internet, intranet…etc.
6.4 Les documents : Ce sont les supports des informations nécessaires à la gestion de l'entreprise.

Deux types de documents sont à distinguer:

Les documents circulants : ils transportent le flux d'information entre les stations

Les documents stationnaires : ils sont utilisés par une station et restent en permanence dans
celle-ci .
6.4 Notions de poste de travail, Tâche, fonction et procédure
Un poste de travail est un point où l'on effectue certaines opérations sur l'information. Un poste de travail
est pris en charge par une personne de l'entreprise et qui effectue un ensemble de tâches. Une fonction
est assurée dans le cadre d'un poste de travail. Chacun des postes de travail constituant un point d'arrêt de
l'information sera considéré comme une station.
Une procédure est un séquencement de tâches ou d'opérations destinées à réaliser un certain traitement.
Une procédure peut engager plusieurs postes de travail au vu de la réalisation d'un certain travail, exemple
la procédure de facturation fait intervenir l'agent commercial, le caissier et l'agent de livraison.
6.5 Diagramme des flux (DF)
6.5.1 Définition C’est une description graphique qui représente les différents flux d'information dans une
organisation durant une activité donnée.
Le diagramme se base sur deux notions :

a) Flux d’informations
Les flux d’informations décrivent les échanges d’informations, la circulation organisée
d’informations entre un émetteur et un récepteur. Un flux est représenté par une flèche (arc
orienté) de l'émetteur vers le récepteur. b) Acteur
Toute entité qui peut émettre ou recevoir un flux d'information. On distingue les acteurs externes et les
acteurs internes (selon les frontières du système). Un acteur est représenté par une forme ovale.

Ordre de
Magasin Transporteur

Bon de livraison

Figure 1.11 Exemple Flux d’informations.

1
7
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

6.5.2 Construction d'un diagramme de flux


Pour préparer un diagramme des flux d'information, on garde en esprit les points suivants.

1. On ne s'intéresse qu'aux flux d'information. Ainsi, les flux des biens (produits finis, matière première,
matériel, etc..) et les flux monétaires (paiement) sont ignorés. Néanmoins, si l'un de ces flux est associé à
un document qui le justifie, ce document doit être pris en considération.
2. Les flux sont numérotés dans un ordre chronologique. Nous pouvons désigner que deux flux s'effectue
en même temps en donnant le même numéro aux deux.
3. Un flux peut être associé à une condition s'il n'arrive pas toujours.
4. Si le message ne change pas entre les différentes instances des acteurs impliqués alors elle n'est pas une
information (ce message n’est pas un flux d'information).
5. Les activités présentées dans les DF sont généralement logiques et organisés. Ainsi, une activité est
déclenchée par un seul acteur qui génère le premier flux d'information.
6. Suivant la règle 5, un diagramme de flux d'information doit être connexe.
7. Un flux 'information ne concerne qu'une seule activité.
8. Les descriptions données en langue naturelle sont affectées par cette dernière.

Exemple (Certificat de travail)


Pour récupérer une copie du certificat de travail, l'employé se rapproche du service du personnel pour
déposer une demande qui contient ses informations personnelles. L'employé au service personnel fait une
vérification dans les dossiers des employés. Si aucune erreur n'est présente, elle prépare une copie du
certificat de travail et l'envie au directeur pour signature. Après sa récupération, le certificat est remis à
l'employé concerné. Si une erreur est détectée, une réponse est rédigée par l'employé du service du
personnel et remise à l'employé concerné pour qu'il puisse entamer une procédure de correction des
données du dossier.

7. EXERCICES (Structure organisationnelle)

1
8
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

Exercices 1
Soit les structures suivants X, Y, Z:

Travail à faire :

1. Donnez les noms des trois structures schématisées plus haut.

1
9
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

2. Présentez deux avantages et deux limites pour chacune d'elles.

Exercice 2
Classifier l’entreprise selon les critères prédéfinis : Une société nationale de services : vol Europe Activité :
transport aérien et divers services. Personnel : plus de 30000 salariés (dont 5500 navigants environ). Forme
juridique : compagne nationale depuis 1948 : l’Etat détient 98% des actions. Statut économique : société
soumise aux lois de la concurrence. Le groupe vol Europe : six filiales et diverses participations. Création :
née en 1933 : société d’économie mixte dès l’origine. Implantation réseau mondiale (plus de 70 pays
desservis) ; siège social à Paris. Production : près de 10 millions de passagers transportés (étrangers pour
moitié) et transport de Fer .
1-Définissez la taille de cette entreprise:

2 -quel est son secteur d’activité ?

3-quelle est son activité ?

4-A qui Vol Europe offre-t-elle ses services ?

5-Donnez des exemples pour chacun des cas

-6 Énumérez quelques fournisseurs auxquels la société Vol Europe fait appel 7 -par
quels organismes la Société passera-t-elle pour régler ses achats ?
-8 comment la Société peut-elle se garantir des sinistres?
-9 listez les administrations avec lesquelles la Société a des contacts

Exercice 3
Définir la structure de l’entreprise : nature et choix.

L’entreprise (FES –VETEMENTS) décide d’étendre son activité à la fabrication de chemises. Pour ce faire,
une unité de production a été créée au quartier industriel de SIDI BRAHIM. L’organisation de cette dernière
a été établie comme suite :
-à la tête de cette unité est nommé un Sous-Directeur assisté par un état-major, comprenant un staff
composé de quatre chefs de produits qui conseillent le sous-directeur et veillent à l’exécution de directives
données;
-par ailleurs, cette unité de production est subdivisée en quatre services, directement liés au sousdirecteur
:

-le service des études : composé d’un concepteur de produits et de deux subordonnés ;

2
0
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

-le service des méthodes qui a pour tâche de définir la manière dont le produit sera fabriqué ; - le service
d’ordonnancement et de lancement, responsable de la fixation des délais, qui déclenche les actions de la
production et en suit le déroulement ;
-le service de fabrication et de contrôle géré par un technicien supérieur, divisé en deux ateliers :

• Un atelier de fabrication, coiffé par un chef d’atelier, aidé par deux subordonnés, comprenant 200
ouvriers · ;

• Un atelier de contrôle composé d’un chef d’atelier, d’un contremaître et de 10 ouvriers . Travail à
faire :
1-établir l’organigramme permettant de représenter la structure de cette unité de production .

2-De quel type de structure s’agit-il ?

EXERCICES (diagramme de flux)


Etablir le diagramme de flux d'informations dans les exercices suivants :

Exercice1 (Justification d'une absence)

Un étudiant est autorisé à manquer ses séances à l'université si sa santé ne lui permet pas d'assister .
Néanmoins, il doit justifier son absence. Dans un délai de 48h, l'étudiant dépose une demande et les
documents médicaux (ordonnance, certificat médical) au niveau du secrétariat de son département. Les
secrétaires vérifient les documents déposés. S'ils présentent un problème (traitement non suivi,
dépassement du délai), la demande est rejetée et les documents sont retournés à l'étudiant. Sinon, les
secrétaires vérifient l'emploi du temps de l'étudiant et préparent la liste des séances à justifier (séances des
travaux dirigés et des travaux pratiques). Sur ce, un justificatif d'absence est préparé et envoyé au chef de
département pour validation et signature. Après récupération, le justificatif est livré à l'étudiant qui le
présente en cas de demande des enseignants

Exercice2 (Inscription bourse universitaire)

Au début de chaque année, les étudiants désirant bénéficier de la bourse universitaire doivent s'inscrire.
L'étudiant dépose le dossier demandé au niveau du bureau d'inscription. L'agent vérifie les documents
présentés (liste et validité). Si un document manque, le dossier est retourné à l'étudiant sur place. Les
dossiers acceptés sont envoyés par la suite au siège des œuvres universitaires où une vérification de
conformité est effectuée. Si des pièces ont été trouvées invalides, une liste de ces pièces est envoyée à

2
1
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I

l'étudiant pour ramener de nouvelles copies. Après le dépôt de ces pièces et la compléter du dossier, une
lettre qui confirme l'inscription au service de la bourse universitaire est envoyée à l'étudiant .

Exercice 3 (Relevé de notes)

Pour récupérer une copie du relevé de notes, l'étudiant se présente au secrétariat de son département et
dépose une demande qui mentionne l'année d'études, l'année universitaire et le type du relevé qu'il désire
récupérer. La secrétaire fait une vérification au niveau des archives du département. Si aucun problème
n'est présent, elle prépare le relevé et l'envoie au chef de département pour la signature. Le relevé est
remis à l'étudiant après sa récupération. Si un problème est détecté (une erreur des données, dossier
introuvable, etc.), la demande est remise à l'étudiant avec le motif de refus .

Exercice 4 (Paiement au trésor public)

Pour effectuer des paiements envers les institutions publiques, il faut passer par le trésor public de la
wilaya. L'administration concernée par le paiement doit fournir au citoyen un bon de paiement qui contient
les informations sur cette administration, le motif de l'opération et le montant à payer. Le citoyen doit se
présenter au guichet de réception au trésor public de la Wilaya. L'employé lui prépare, en se basant sur le
bon de paiement, un reçu de paiement en deux copies. Le citoyen se dirige, ensuite, vers la caisse et
effectue le paiement nécessaire. Sur ce, le caissier signe et vise les deux copies ; il garde une copie et rend
l'autre au citoyen comme preuve de paiement à remettre à l'administration concernée.

2
2
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

CHAPITRE II LES TECHNIQUES DE REPRESENTATION


DE L’INFORMATION
• Généralité
• Formes et manipulation de l’information
• Etude de l’information
• Codification de l’information

Introduction
La représentation technique c'est une représentation graphique par laquelle l'information est
communiquée et transférée. Ces informations peuvent être représentées soit par des dessins, des
symboles ou des graphiques, où des informations claires et précises sur l’idée à transmettre sont données.
Les informations traitées par un ordinateur peuvent être de différents types (texte, nombres, images, son,
vidéos, etc.) mais elles sont toujours représentées et manipulées par l'ordinateur sous forme numérique
(digitale). Le codage d'une information consiste à établir une correspondance entre la représentation
externe de l'information (texte, image, …etc.), et sa représentation interne dans la machine, qui est
toujours une suite de bits.

2.1 GENERALITE
2.1.1 Notion d'information
Une information est un renseignement qui accroît la connaissance concernant une personne, un objet ou
un événement déterminé. L'information peut être :
- objective, quand elle reflète un ensemble de données porteur de sens ;
- subjective, quand elle résulte de l'interprétation d'un ensemble de données [3].
2.1.2 Notion de donnée
Une donnée ne devient une information que quand elle trouve son sens par rapport à un référentiel (un
contexte, un système de valeurs, un problème à résoudre. . .). Dans les systèmes informatiques, la donnée
est par ailleurs la traduction codée d'une information [3].
2.1.3 Les caractéristiques de l'information
L'information a des caractéristiques de contenu, de coût et de qualité.

[Link] Le contenu sémantique de l'information


Une information est plus ou moins sélective (quantité de connaissances nouvelles apportées par
l'information), synthétique et précise. De plus elle est positionnée dans le temps.

[Link] Le coût et la valeur de l'information

23
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

a) Le coût de l'information
Le coût d'une information correspond à l'ensemble des sommes engagées par l'entreprise
pour sa recherche, son traitement, son stockage et même sa destruction. b) La valeur de
l'information
Une information a de la valeur si elle permet de réduire l'incertitude, d'améliorer la
décision et d'éviter de commettre des erreurs. Cette valeur est appréciée sur la base de
trois critères de qualité : la pertinence, la fiabilité et la disponibilité de l'information.
2.1.4 Les principaux rôles de l'information
[Link] Support des processus de gestion
Traitement des commandes, tenue d'une comptabilité, programmation d'une action, ...

Nécessitent que l'on dispose d'informations.

[Link] Outil de communication


• L'échange d'informations est nécessaire pour la réalisation de nombreuses activités.
• La technologie a également beaucoup fait évoluer cet aspect, (aux systèmes de messagerie et
courrier électronique, aux réseaux (Internet bien sûr, mais aussi l'intranet d'entreprise, ...)
[Link] Outil de connaissance individuelle
La capacité cognitive des organisations est aussi celle des individus qui en font partie.

[Link] Outil de liaison avec l'environnement


Une information de qualité aura un effet positif sur le climat social au sein des organisations.
2.1.5 Les Sources D'information
[Link] Sources externes (Environnement du système) :

▪ Flux en provenance des partenaires (Clients, Fournisseurs, Administration,)


▪ Être à l’écoute pour anticiper les changements et adapter son fonctionnement
[Link] Sources Internes :
• Flux générés par les acteurs du système (Approvisionnements, Production, Gestion des salariés,
Comptabilité, Vente).
• Flux formalisés par des procédure.
• Flux informels (climat social, savoir-faire, …). Ils sont difficiles à recueillir et à exploiter, mais
grande importance.

2.2 REPRESENTATION DE L'INFORMATION


Afin de pouvoir représenter l'information dans des structures informatiques, nous allons lui donner une
forme particulière appelée Données. En informatique de gestion, il existe trois grandes structures de
données : • Les tableaux

24
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

• Les fichiers.
• Les bases de données.
2.2.1 Les formes d'information
• L'information peut être écrite, picturale, orale…Dans le cas où l'information résulte d'un traitement, on
parle d'informations structurées (ou formalisées ou documentées).

2.2.2 La structure de l’information


L’information peut être représentée par différentes formes :
• Le caractère : une lettre, un chiffre, un symbole
• Le mot : assemblage de plusieurs caractères qui prennent une signification.
• La rubrique : assemblage de plusieurs mots qui prennent un sens. La rubrique est le plus petit

ensemble d’information qui puisse être utilisé de façon autonome.

• L’article : ensemble de rubriques représentant les propriétés d’un objet ; l’article permet son
identification.
2.3 LES MANIPULATIONS DE L'INFORMATION

Les actions de base de l'information sont résumées dans ce qui suit :

1) Création

2) Recopie

3) Traduction

4) Mémorisation

5) Transport
6) Traitement
7) Destruction
8) Compréhension : C'est le processus par lequel on accède à un sens de l'information. C'est un
processus complexe et particulièrement difficile à réaliser par l'ordinateur. Par exemple :
• La reconnaissance de la parole
• La reconnaissance des formes
9) Résume : Résumer un ensemble d'informations et réduire son volume en tentant de garder son sens. Il
suppose la compréhension de l'information afin d'appliquer le procédé du résumé.

25
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

2.4 ÉTUDE DE L'INFORMATION


2.4.1 Classes d'information et réalisation de classe
Un type ou classe est un ensemble d'éléments ayant les mêmes caractéristiques. Une occurrence d'un type
ou d'une classe est un élément particulier à cet ensemble. Exemple : La classe des étudiants (chaque
étudiant est considéré comme une occurrence de la classe des étudiants).

2.4.2 Description de classe


Une description de classe ou de type regroupe l'ensemble de toutes les rubriques permettant de décrire une
classe d'informations (Entité – Association –Événement). Pour représenter une description de classe on
utilise un descripteur qui sera composé de :
* Nom de la classe
* Suivie entre accolades ({}) de la liste des rubriques concernées en les séparant par des virgules.
Exemple : Les descripteurs de classes suivants :

AFFECTATION_ETUDIANT {Matricule, Filière, Année, Groupe}

CLIENT {CodeClient, NomClient, ADRESSE {Rue, CodePostal}}

ETUDIANT {matricule, Nom_Pren, MODULE {Code_Module, Coefficient, EMD {NumEMD,

NOTE}}}

Adresse est une rubrique groupée : si l'on considère qu'un client n'a qu'une et une seule adresse. Elle
deviendra une rubrique « groupée » et « répétitive » si l'on considère qu'un client peut avoir plus d'une
adresse.
Module et EMD sont des rubriques répétitives de groupe. Module est
une nouvelle classe subordonnée à la classe Etudiant EMD est une
nouvelle classe subordonnée à la classe Module.

2.4.3 Article : Un article est l'ensemble ordonné des occurrences des rubriques d'une description de
classe.
2.4.4 Fichier : Un fichier est l'ensemble de tous les articles Correspondant à une classe donnée.

Exemple : Le fichier Étudiant.

2.4.5 Schéma d'information : On appelle schéma d'information, l'ensemble des descripteurs de la


classe du système d'information étudié et on note : S : {DC1,..., DCn}
Un SI peut avoir plusieurs types de schéma le décrivant comme nous le verrons plus tard.

on distingue deux niveaux :

• Niveau conceptuel (conception) : il s'intéresse à l'aspect structurel des informations et dont le


résultat est le schéma conceptuel du SI.

26
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

• Niveau interne (réalisation) : il s'intéresse aux valeurs telles qu'elles sont effectivement utilisées
dans les traitements, c'est l'aspect implémentation ou réalisation.

Table 2.1 Résumé des différents aspects des niveaux d’un SI.

Remarque
1. Seule la classe générale (non subordonnée) donne lieu à un fichier, les classes subordonnées donnent
lieu à des rubriques à occurrences répétitives.
2. La description d'un fichier est la description de la classe d'information à laquelle il correspond.

2.5 CODIFICATIONS DE L'INFORMATION


La codification a un rôle très important d’organiser et structurer les informations préalablement
pour que l’ordinateur puisse traiter automatiquement de grandes quantités d’information, à

grande vitesse et dans d’excellentes conditions de sécurité. La codification a pour but d’améliorer la

désignation des entités décrites dans les traitements d’une manière claire et unique. Un code mal conçu est
une source de retards et d’erreurs.
2.5.1 Notion du code
Un code est une représentation abrégée d’une information permettant de désigner un objet ou un concept
de manière claire et unique. Exemple : Immatriculation d’une voiture.

27
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

2.5.2 Notion de la codification


La codification est l'opération qui consiste à remplacer une information sous sa forme naturelle par un code
clair qui serait mieux adapté aux besoins de l'utilisateur de l'information. Dans un programme informatique, il
s'agirait de noms de variables et de leurs valeurs.

Ensembles Ensembles
d’objets Codification de codes

2.5.3 Caractéristique d’une bonne codification


1- Non ambiguïté si elle associe à chaque objet un code et un seul, et à chaque code un objet et un
seul.
2- Adaptation aux besoins des utilisateurs cela nécessite :
• Simplicité de la fonction de codification. Exemple : NumEtud → numéro d’étudiant

• Facilité d’interprétation des codes (pour retrouver les objets) fonction de


décodification facile à déterminer.

3- Possibilité d’extension et d’insertion


• Extension : l’ensemble des objets codifies peut s’accroître sans remettre en cause la
codification choisie.

• Insertion : les objets nouveaux peuvent s’insérer entre les objets existants sans remettre
en cause la codification choisie
4- La concision un code doit donc comporter le moins de caractères possibles.
5- Mnémonique S’associe à mémoire, la lecture du code doit faire penser (rappeler) à l’objet
codifié, ceci est vrai pour : NumEtud qui codifie numéro Etudiant.

2.5.4 Les avantages de la codification


• Identifier sans ambiguïté un individu dans un ensemble
• Réaliser des gains de place et de temps
• Représenter certaines propriétés d’un objet

• Permettre certains contrôles de forme sur l’information.

2.5.5 Différents types de codification


Il y a plusieurs types de codification, les plus connus sont :

2. 5.5.1 Codification séquentielle


Elle consiste à affecter des numéros consécutifs aux objets à codifier. Exemple (001,002, etc.).

28
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

Avantages
▪ Simplicité
▪ Non ambiguïté

▪ Possibilité d’extension. Inconvénients


▪ Non significatif

▪ Impossibilité d’insertion
▪ Pas de regroupements possibles.
2. 5.5.2 Codification par tranches
Elle consiste à diviser l’ensemble d’objets à codifier en plusieurs catégories où chaque catégorie d’objets se
verra attribuer une tranche de codes. A l’intérieur des tranches, les codes sont généralement séquentiels
Exemple1 : Gestion des stocks d’une pharmacie
No 0001→0099 : Antalgique
0100→ 0599 : Anti-inflammatoire

0600→ 0799 : Fortifiant.

No 1100→1500 : Médicament interdits sans ordonnance Remarque : les


tranches peuvent être décomposées ou non.
Exemple2 : stock de quincaillerie (sur 3 positions numériques)

Les n° 001 à 088 désignent les vis

Les n° 100 à 285 désignent les écrous /*on peut insérer des écrous entre 285 et 300*/

Les n° 300 à 357 désignent les boulons Avantages


▪ Non ambiguïté
▪ Simplicité
▪ Possibilité d’extension et d’insertion.
Inconvénients
▪ Non significatif sans table de correspondance.
▪ Nombre de code dans une tranche difficile à fixer.
▪ La répartition en catégories n'est pas toujours évidente.
2. 5.5.3 Codification articulée (séquentielle par blocs)
Elle consiste à concaténer plusieurs blocs codifiés en séquentielle. Chaque partie désigne une signification.
Exemple : immatriculation d’une voiture

No séquentiel type année No wilaya

29
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

Avantages (non ambiguë, possibilité d’insertion et d’extension, très répondue, significative, Possibilité de
regroupement et de contrôle).
Inconvénients (code long et lourd à manipulé, risque de saturation, l’instabilité : le changement d’une
caractéristique de l’objet peut remettre en question toute la codification.

[Link] Codification par niveau (hiérarchique)


▪ C’est un cas particulier de codification articulée, ou chaque bloc est un sous ensemble du bloc qui précède.
Exemple : contenu d’un livre (Chapitre, section, sous-section, . . .)

Avantages
* Même avantage que la codification articulée
* Facilité de recherche arborescente
Inconvénients
* Même inconvénients que la codification articulée.

[Link] Codification mnémonique


Elle consiste à utiliser des symboles de petite taille pour désigner des mots de taille plus grande.

INF, ALG, DRT, pour désigner (informatique, algorithme, droit,). Numéro étudiant→NumEtud.

Wilaya Daïra Commune

2. 5.5.6 Codification mixte : concaténation de plusieurs blocs codifiés en séquentielle ou en mnémonique.


Livres : INF/001, INF/002, ...

2.6 Choix d’une codification


Pour choisir le type de codification, il faut savoir :

• De quelle manière sera utilisé le code ?


• Quel est le nombre d’information à codifier ?
• L’ensemble des informations est-il évolutif ?

30
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information

2.7 EXERCICES
Exercice 1
On considère un établissement de formation qui offre des formations à 3 niveaux : technicien, technicien
supérieur et ingénieur. Chaque niveau est organisé en 4 spécialités (gestion, finance, comptabilité et
marketing). La spécialité comporte 3 sections et une section ne peut contenir plus de 90 étudiants.
1) Faire une codification de ces étudiants selon chaque type de codification ?
2) Donner les avantages et les inconvénients de chaque proposition ?

Exercice 2
Le centre universitaire d'Aflou contient 5 institues (sciences, sciences économiques et commerciales et
sciences de gestion, sciences humaines et sociales, lettres et des langues, droit et sciences politiques).
Chaque institue offre des formations à 2 niveaux : License, et Master. Chaque niveau est organisé en 4
spécialités. La spécialité comporte 5 sections et une section ne peut contenir plus de 100 étudiants.
1) Proposer une codification de ces étudiants selon chaque type de codification ?
2) Donner les avantages et les inconvénients de chaque proposition ?

Exercice 3
On propose les codifications suivantes :

Numéro employé : 2 positions (n°service) + 3 positions (n°séquentiel).

Ouvrage d’une bibliothèque : 2 positions (code domaine) + 3 pos (sous domaine) + 3 pos (n°séquentiel)
1- Quel est le type de chaque code ?
2- Critiquer ces propositions, puis suggérer une solution appropriée pour chaque code ?

31
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

CHAPITRE III
SAISIE ET CONTROLE DE L'INFORMATION

3.1 Définition du Contrôle : vérification que les caractéristiques d’une information sont conformes à ce

qu’elles doivent être. Les contrôles peuvent être manuels (usuel), automatiques.

3.2 Principaux types de contrôles


On distingue deux types de contrôles :

3.2.1 Les contrôles directs


[Link] Contrôle de présence
Il consiste à vérifier que l’information est présente.

Exemple : fichier étudiant : si nom n’existe pas erreur

[Link] Contrôle de type


Il consiste à vérifier le type numérique ou alphabétique d’une information en fonction de son sens.

Exemple : Notel = 2AB356 erreur
[Link] Contrôle de cadrage
Consiste à vérifier la position d’une information dans sa zone de saisie.

Par convention : Numérique  cadrage à droite 13

Alphabétique  cadrage à gauche AB


[Link] Contrôle de vraisemblance
Consiste à s’assurer que la valeur de l’information est très semblable (possible, réalisable)
Exemple : Date de naissance 31/14/99  erreur.

3.2.2 Les Contrôles indirects


C’est la détermination de la justesse d’une information par rapport à d’autres informations, ils Sont
deux types :
[Link] Contrôle de cohérence interne
C’est la vérification de la justesse de la valeur d’une partie d’une donnée par rapport aux autres
parties de la même donnée. Il est utilisé surtout dans le cas des données à codification articulée.
Exemple : 31/02/1999  erreur car Jour = 31 incompatible avec moi = 02 (Février)

[Link] Contrôle de cohérence externe


Il consiste à vérifier la justesse de la valeur d’une donnée par rapport à d’autres données,
soit dans le même fichier soit dans un autre fichier. Exemple : Enregistrement étudiant

32
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

N° Nom Date de naissance Date inscription


001 Ali 2001 2000
Il y'a erreur car date de naissance < date inscription.

Remarque
1. On utilise souvent l’année en cour dans le contrôle de cohérence externe
2. Les contrôles de cohérence peuvent être représenté soit par des relations simples (>, =, , <) soit par des
calculs.

3.3 Ordre d’exécution des contrôles

✓Contrôle de présence
✓Contrôle de type
Contrôles directs ✓Contrôle de cadrage
✓Contrôle de vraisemblance

✓Contrôle de cohérence interne


Contrôles indirects ✓Contrôle de cohérence externe

33
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

3.4 EXERCICES

Exercice 1 On considère le fichier enseignant d’un établissement de formation, représenté par les
informations suivantes : numéro, nom, prénom, date de naissance, rue, code postal, téléphone,
année de recrutement, grade et catégorie (vacataire ou permanent)
• Proposer une codification pour le numéro enseignant ? (Doit tenir compte de l’année de recrutement et
permettre la répartition des enseignants selon la catégorie).
• Utiliser un tableau pour recenser tous les contrôles que peuvent subir les rubriques du fichier enseignant

lors de l’enregistrement d’un nouvel enseignant ?

Exercice 2 Contrôler les informations suivantes : Nom étudiant, N° sécurité sociale, Ancienneté,
Situation familiale, Wilaya, Quantité achetée, la note d’un étudiant, la mention, Montant
Facture.
Table 2.3 Table type de Control des informations
Information Type de Control Observation
Nom étudiant ▪ Type Alphabétique (max 30 car)
▪ Cadrage Gauche a droite

▪ …
N° sécurité sociale ▪ Présence /non
Présence ….
Ancienneté
▪ …
...

... ...

- Essayer de continuer à contrôler toutes les informations au-dessus de la même manière utilisée dans

l’exercice précédent.

Exercice 3
La gestion des admissions à l’hôpital est basée sur les fichiers suivants :
• Malade (code, nom, prénom, date de naissance), service (code, nom)
• Hospitalisation (code hospitalisation, code malade, date entrée, motif entrée, date sortie, motif
sortie).

1. Le NSS, pourrait-il servir pour codifier tous les malades ?

34
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

2. Le code malade doit pouvoir nous indiquer si le malade est un homme ou une femme et son année de

naissance. Proposer ce code malade ? Contrôler le rajout d’un malade ?

Exercice 4
La gestion des résidents des cités universitaires du centre universitaire d'Aflou est basée sur les entités
suivantes :
-Résident (CodeResident, Nom, Prénom, Date Naissance, Type Résident (Enseignant, Etudiant),
année inscription, faculté).
- Cité (CodeCité, denomination, adresse, capacité, type (mixte,filles,garçons) ).
- Pavillon (codepavillon,type (enseignant-résident , étudiant, nombre de chambres).
- Chambre (Codechambre, superficie).
1) Peut-on considérer le Numéro d’Inscription de l’Etudiant comme Code résident pour identifier les résidents
et Pourquoi ?
On désire utiliser un code pour le résident basé sur :

- Le type du résident, l’année d’inscription et l'institue

Les étudiants résidents sont au nombre de 2000 Etudiants et 25 Enseignants, Les institues sont codées selon
le principe suivant : - ECG : institut des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion -
SHS : institut des sciences humaines et sociales -SPD institut des sciences politiques et de droit ...etc.
2) Proposer une codification basée sur ces deux critères en précisant la méthode de codification utilisée, Les
cités sont composées de pavillons, et chaque pavillon (réservé soit pour les étudiants soit pour les
enseignants) est composé de plusieurs chambres, En supposant que l’université comporte 2 Cités
comportant chacune 12 pavillons désignés de A à Z et que le nombre de chambres par pavillon ne dépasse
pas 20 chambres par pavillon.
3) Proposer deux codifications différentes pour le code Chambre ?

35
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

CHAPITRE IV METHODOLOGIE DE DEVELOPPEMENT


D'UN SI
• Processus de développement d’un SI
• Niveau d’abstraction de modèle de données et des traitements
• Méthodologie MERISE
• Concepts pour la modélisation statique (Notion d’entité et d’association, un modèle conceptuel de
données : le MCD de MERISE. Concepts pour la modélisation dynamique : MCT de MERISE.

Introduction
Plusieurs représentations utilisées dans le cadre de la modélisation des Systèmes d’Information (SI). Elles
expriment différents niveaux (externe, conceptuel, logique, etc..). Ces représentations constituent des
modèles de conception, d’implantation, etc. Les concepts et les notations utilisés par ces représentations
sont variés dans le domaine des systèmes d’information, ce sont essentiellement des représentations
graphiques qui sont utilisées ; elles sont qualifiées de langages semi-formels.

4.1 Généralité et Définitions


4.1.1 Analyse : Etude, examen d’un objet, d’une situation pour en comprendre le fonctionnement
dans un but d’amélioration, examen d’un objet existant.
4.1.2 Conception : Création d’un objet, d’un système : action qui donne naissance à quelque
chose qui n’existe pas.
4.1.3 Méthode : une méthode est un ensemble de démarches raisonnées suivies pour parvenir à un
but. Elle permette de donner une représentation virtuelle (informatisée) d'une situation réelle d'un SI.
4.1.4 Processus
Ensemble d'opérations, logiquement liées, ou une Série de changements ou de fonctions ou de fonctions
qui produisent un résultat final. En conception de systèmes d'information, selon la méthode Merise, le
processus se situe au niveau du modèle conceptuel de traitement.

4.1.5 Modèle (référence à la modélisation du SI)

Un modèle est une représentation de la réalité. Il permet d’observer un système d’information, en


permettant
de tester sa réaction aux divers événements de la vie de l’organisation.

Un modèle est la miser en curve d’un certain number d’étapes (méthodologiques) :

✓ Une démarche

36
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

✓ Des principes
✓ Des outils
✓ Un vocabulaire

4.2 Différentes approches


4.2.1 Approche cartésienne (Diviser pour mieux résoudre)
Cette approche consiste à découper l’ensemble des procédures de gestion de l’entreprise en application
indépendant qui pouvant être étudié séparément sans tenir compte des autres applications.
Exemple : Décomposition de l’université en faculté (faculté des science, faculté des letrres et des langues,
faculté des sciences humaines et sociales, …etc.) A-Avantage

1. Simplicité de mise en œuvre.


2. Possibilité du traitement des applications en parallèle.
3. Pas de modification profonde de structure de l’entreprise.
4. Facilité de maintenance.
5. Facilité d’estimation des coûts de fonctionnement. B-Inconvénients
1. Difficulté de mettre en pratique des entités indépendantes
2. Peut augmenter les coûts de développement
3. Problème d’arrêt de la décomposition
4. Pas de modification de la structure alors qu’elle peut être source de dysfonctionnement.
4.2.2 Approche systémique
L’approche systémique consiste donc à considérer les sous-systèmes aussi indépendants que possible et à
les traiter en tenant compte de leur interaction.
Exemple : Dans une faculté on peut considérer : La bibliothèque, la gestion du personnel, les
départements…etc. a- Comme des sources indépendantes (approche cartésienne) b- Comme des
sources en interaction (approche systémique). A-Avantage
1. Meilleure prise en compte de la réalité
2. Possibilité de remise en question de l’organisation existante
3. Solution intégrée et coopérative
B-Inconvénients : Plus complexe à mettre en œuvre

1. Remise en cause de l’organisation existante


2. Plus difficile de traiter en parallèle.

37
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

4.3 Méthodes générales d’analyse et de conception d’un SI

L’objectif des méthodes de conception et de développement de SI est de représenter une démarche et un


ensemble de modèles permettant de mettre en place un nouveau système. La méthode est faite donc
d'une part pour pallier la démarche intuitive, et d'autre part, pour maîtriser la complexité des problèmes à
résoudre.
4.3.1 Etapes des méthodes
1. Etude préalable
2. Etude détaillée
3. Conception
4. Réalisation et mise en œuvre
5. Tests et jeux d’essais
6. Maintenance
4.3.2 But des méthodes
1. Maîtriser le développement des systèmes
2. Faciliter la communication
3. Apporter des aides à la maintenance
4. Améliorer les performances des systèmes.

4.3.3 Composants des méthodes


- un modèle : Ensemble de concepts et règles pour utiliser ces derniers destinés soit à expliquer et
représenter les phénomènes organisationnels, soit à expliquer et à représenter les éléments qui composent
le SI et leurs relations.
- Un langage : Ensemble de constructions qui permettent de décrire formellement les images du SI
élaborées aux différents stades du processus de conception, éventuellement en faisant appel à des
méthodes.

- Une démarche : C’est un processus opératoire par lequel s’effectue le travail de modélisation, de
description, d’évaluation et de réalisation du SI.

- Des outils : Ce sont les outils logiciels supportant la démarche (outils de documentation,

d’évaluation, de simulation, d’aide à la conception ou à la réalisation).

4.4 Méthodes d’analyse et de conception d’un SI


4.4.1 Familles de méthodes
Dans le domaine des systèmes d'information, les méthodes concernent :

38
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

▪ Le schéma directeur.
▪ La conception de système d'information, l'analyse détaillée et la réalisation.
▪ La conduite de projet et l'amélioration de la qualité.

De nombreuses méthodes existent pour développer un SI ; Ces méthodes de conception sont ellesmêmes

présentées selon l’ordre suivant :

[Link] Les anciennes méthodes analytiques ou cartésiennes (Corig, RSA, …)


Elles permettent plus de décrire un système existant que de le critiquer ou de concevoir un nouveau
système. Certaines de ces méthodes précisent un processus de développement, mais négligent la
signification de l'information. Dans le domaine de la gestion, la plupart des méthodes analytiques ne sont
plus utilisées.
[Link] Les méthodes systémiques (MERISE, REMORA, AXIAL, MEGA, OSSAD, …)

Elles considèrent l’entreprise comme un système à part entière. En outre, ces méthodes se caractérisent
par la description des relations entre informations, une modélisation du domaine concerné de l'entreprise,
une circulation des informations correspondant à la pyramide de la décision et un cycle d'abstraction allant
du plus général au plus précis.
[Link] Les méthodes à objets (OMT, Grady Booch, UML, …)
L’approche objet se concentre principalement sur l’identification des objets du domaine d’application et de
leurs interactions. Toutes ces familles de méthodes, ayant le même objectif, diffèrent par la façon
d'appréhender le projet d'informatisation d'un SI. Ces différences résident au niveau des éléments suivants :
▪ Cadre général de réflexion (principes fondamentaux)
▪ Démarche : Etapes de mise en œuvre
▪ Raisonnement : Langages, Modèles
▪ Moyens de mise en œuvre : Organisation, Partenaires et rôles définitifs, Outils logiciels…

4.4.2 Présentation de la méthode merise

MERISE (Méthode d’Etude et de Réalisation pour Système d’Entreprise) est une méthode d'analyse, de
conception et de gestion de projet informatique. Merise a été très utilisée dans les années 1970 et 1980
pour l'informatisation massive des organisations. Cette méthode reste adaptée pour la gestion des projets
internes aux organisations, se limitant à un domaine précis. Elle est en revanche moins adaptée aux projets
transverses aux organisations, qui gèrent le plus souvent des informations à caractère sociétal
(environnemental et social) avec des parties prenantes. Elle née dans les années 70, développée

39
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

initialement par Hubert Tardieu. Elle fut ensuite mise en avant dans les années 80, à la demande du
Ministère de l'Industrie qui souhaitait une méthode de conception des SI.

4.4.3 Démarche par étapes

Elle permet d'appréhender le système d'information comme un objet à construire. D'où la nécessité d'une
représentation mentale et abstraite de cet objet, dont le développement ainsi que l'entretien devront être
assurés.

A) Étude préalable sur le domaine

1. Description de l'existant
Sur la base de documents et renseignements d'interviews, une description du système au
travers le graphe des flux (modèle de communication) est nécessaire.
2. Analyse de l'existant
Modélisation conceptuelle des données et des traitements (MCD et MCT).

3. Spécification des besoins


Cette phase englobe la critique de l'existant et la définition des orientations de nouveau
système.
4. Modélisation organisationnelle des scénarios
A partir de nouvelles règles de gestion sont créés les nouveaux modèles de traitements
(MOT) et validation de MCD.
B) Étude détaillée

La mission de cette étape est :

✓ Élaboration du MLD ;
✓ Identification des taches logicielles (procédures) ; ✓ Adapter le MLD au
SGBD envisagé.
C) Étude technique Dans
cette étape, on doit

✓ Créer les fichiers ou tables de données ;


✓ Concevoir des écrans et spécifier les actions sur la base de données ; ✓ Élaborer des
algorithmes.
D) Réalisation
Au sein de cette étape, on va essayer de

40
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

✓ Programmer ;
✓ Faire des jeux d'essai.
E) Mise en œuvre Dans cette étape, les
taches à réaliser sont :

✓ Installation des programmes et base de données ;


✓ Organiser les postes de travail et liaison entre les services ;
✓ Préparer le catalogue de l’application ; ✓ Former les utilisateurs.

4.4.4 Le cycle d'abstraction (niveaux d'abstraction)

Merise utilise une démarche de modélisation à trois niveaux. A chaque niveau correspond une
préoccupation et un ensemble de modèles pour la représentation des données et des traitements.
Pour les préoccupations de chaque niveau, voir le tableau 4.1.

Tableau 4.1 Les préoccupations des trois niveaux de cycle d'abstraction


Niveau Préoccupations Données Traitements

1 Quoi ? Que veut-on faire ? Conceptuel Conceptuel

2 Qui ? Quand ? Où ? Logique Organisationnel

3 Comment ? Avec quels moyens ? Physique Opérationnel

Le point fort de Merise réside dans le fait qu'elle est une démarche par étapes et par niveaux, elle est
caractérisée par :
a) L'approche systémique :

MERISE définit une vision de l’entreprise en termes de systèmes. On peut considérer qu’une entreprise est
constituée de 3 systèmes (système de pilotage, système opérationnel, système d’information).

b) La séparation des données et des traitements :

Dans MERISE, les informations à traiter (données) et les traitements de ces données font l’objet de
démarches d’étude séparées qui peuvent même être menées en parallèle par des équipes distinctes.

c) La conception par niveaux. MERISE distingue 3 niveaux de description du SI :

• Niveau Conceptuel : Représentation des informations (les données et les opérations ou les
traitements) sous forme d'un schéma ou modèle indépendamment de la solution et sans tenir

41
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

compte de l'organisation de l'organisme. On parlera de modèle conceptuel de données et de


modèle conceptuel de traitements (MCD et MCT).

• Niveau Organisationnel ou Logique : son rôle consiste à définir l’organisation qu’il est
souhaitable de mettre en place. On y précisera les postes de travail, la chronologie des
opérations et l’emploi des bases de données. Dans ce niveau, on tient compte de l'organisation
de l'organisme. On parlera de modèle logique de données et de modèle organisationnel de
traitements (MLD et MOT).
• Niveau physique ou opérationnel : Représentation des données en mémoire sous forme des
fichiers (DBase, RBase) ou sous forme de tables (Access, Oracle, MySQL, MS SQL…) et
représentation de traitements (écrans, les menus, les états, programmation, …) en tenant
compte des moyens de l'organisme en termes de matériels et logiciels. Chaque niveau doit être
respecté la séparation des données du traitement, cela peut se résumer :
Tableau 4.2 Représentation générale de la méthode MERISE
Niveaux Données Traitements
MCD MCT
Conceptuel Modèle conceptuel des données Modèle conceptuel des traitements
Organisationnel ou logique MLD MOT
Modèle logique des données Modèle organisationnel des
traitements
Physique MPD MOPT
Modèle physique des données Modèle opérationnel des Traitements

4.5 Modèle conceptuel des données et logique (MCD & MLD)

Introduction

Le rôle principal de la modélisation des données d’un SI c’est la manière de représenter graphiquement les
données à la gestion d'une entreprise, pour cela nous avons besoins de préparer des informations
nécessaires qui sont classées en :

▪ Les données manipulées par le SI (dictionnaire de données).


▪ Règles de gestion.

42
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Selon le formalisme individuel qui se base sur les trois concepts suivants : Entité, Relation, Propriété.

4.5.1 Le dictionnaire des données


[Link] Le dictionnaire des données brut

Il s’agit d’un tableau recensant l’ensemble des informations rencontrées lors de l’analyse préalable ou
permettant de répondre aux objectifs du système d’information et mentionnant parfois la classification de
l’information, son mode de représentation ainsi que sa longueur.
Afin d’identifier les données (les rubriques du dictionnaire), il conviendra d’affecter un nom à chacune.

Exemple : Nous allons extraire toutes les données contenues dans les deux (2) documents commande et
facture.

Figure 4.1 deux documents commande et facture.

43
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Figure 4.2 Dictionnaire de donnée brut.

La figure 4.2 represente le dictionnaire de donnée brut.

[Link] Le dictionnaire de données épuré

Pour obtenir le dictionnaire de données épuré, il faudra éliminer les synonymes, les polysémies, les
concaténées, les données calculées.
Synonymes : des propriétés qui désigne la meme donnée: Les donnée Num-C et Code-C désigne la meme
donnée :"Numéro de la commande". Num-CL et Mat-CL désigne la meme donnée : Numéro client Donc Num-
CL et Mat-CL sont des synonymes (Il faut garder seulement Num-C et Mat-CL).
Polysémie : La donnée quantité désigne une quantité mais il y a deux quantité différentes : Quantité-C et
Quantité-F. Qte est une donnée qui a deux sens donc il est polyséme, il faut le supprimé et crées deux
données Qte-fac,Qte-com.
Les données calculées (comme La donnée montant_P = PU* Qte-fact,
La donnée Mont_tot = ∑ (PU * Qte-fact) doivent etre supprimé).
Les données concaténées : La donnée Adr-CL est une donnée (composée) qu’il faut décomposer comme
suit : Ville-CL et Rue-CL.

44
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Figure 4.3 Dictionnaire de donnée épuré.

4.5.2 Notions théoriques

[Link] Schéma entités-associations


Ce schéma est une sorte de point de départ de la réflexion, qui devra aboutir finalement à la conception la
base de données de l'entreprise. (exemple voire Fig 5)

ENTITE 1 ENTITE 2
ASSOCIATION
Propriété 1 Propriété 1
0,n Propriété 1 1,
Propriété 2 Propriété 2

Cardinalités

Figure 4.6 schéma entités-associations.

[Link] Entité
Objet du système d'information, pourvu d'une existence propre, conforme au choix de gestion de
l'entreprise et porteur de propriétés. Dans notre exemple (Fig 6), nous avons donc trois entités Horaire,
Avion et Vol. A l'intérieur des rectangles on fait figurer le nom de l'entité suivi de ses propriétés.
Une propriété doit être valorisée de manière unique pour une occurrence. Il est possible qu'une propriété ne
soit pas valorisée. Une propriété qui permet d'identifier une entité de manière unique est appelée un
identifiant. Par exemple, l'identifiant de l'entité horaire est la propriété NumeroH.

45
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Dans Merise, les identifiants doivent être soulignés.

Figure 4.4 Exemple d'un MCD.

[Link] Association
Représente une relation entre deux ou plusieurs entités. Elle est dépourvue d'existence propre, mais elle
peut être porteuse de propriétés. Une association peut aussi avoir plusieurs occurrences. On peut aussi y
placer un identifiant. Dans notre exemple, nous avons l'association Heure entre les entités Vols et Horaire
et l'association Effectue entre les entités Avion et Vol (un avion effectue un vol). Le MCD est également
appelé modèle entité-association.

[Link] Cardinalité

Représente le nombre d'occurrences, minimal et maximal, d'une entité par rapport à une association (elles
servent à représenter combien de fois une association peut se produire entre deux entités).

Figure 4.5 schéma entités-association complet.

46
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

4.5.3 Les bonnes manières dans un schéma entités-associations

Un bon schéma entités-associations doit répondre à 9 règles de normalisation, que le concepteur doit

connaitre par cœur.

Normalisation des noms : le nom d’une entité, d’une association ou d’un attribut doit être unique. Conseils :
• Pour les entités, utiliser un nom commun au pluriel (par exemple : clients).
• Pour les associations, utiliser un verbe à l’infinitif.
• Pour les attributs, utiliser un nom commun singulier

4.5.4 Les types d'associations

- Une association qui lie une entité à elle-meme est dite unaire ( réflexive ).
- Une association qui lie deux entités est dite binaire.
- Une association qui lie trois entités est dite ternaire.
[Link] Associations réflexives
Une association réflexive (ou unaire) est une association qui relie une entité à elle mê[Link]
association réflexive peut être de type [n,n], [1,n], ou [1,1].
[Link].1 Association réflexives [n,n]
Elles peuvent avoir des propriétés et être symétriques ou non symétriques. a)
Association réflexives [n,n] symétriques
Voici par exemple une association réflexive [n,n] symétrique :

Figure 4.7 Association réflexives [n, n] symétriques.

Elle est symétrique car, si un pays A est voisin d'un pays B, alors le pays B est nécessairement voisin du
pays A.
b) Association réflexives [n,n] non symétriques
Voici à présent une association réflexive [n,n] non symétrique :

47
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Figure 4.8 Association réflexives [n,n] non symétriques.

Si un matériel A fait partie d'un matériel B, alors B ne peut pas faire partie de A.

Pour une relation réflexive asymétrique, il est d'usage d'indiquer le nom de l'association sur un des traits
et le nom de l'association inverse sur l'autre.
[Link].2 Association réflexives [n,n] avec propriétés
a) non symétrique

Figure 4.9 Association réflexives [n,n] avec propriétés non symétrique. b)


symétrique :

Figure 4.10 Association réflexives [n,n] avec propriétés symétrique.

[Link].3 Associations réflexives [1,n]

Elles sont nécessairement non symétriques. Exemple :

48
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Figure 4.11 Association réflexives [1,n]

[Link].4 Associations réflexives [1,1]

Elles peuvent être symétriques ou non symétriques.

Voici par exemple une association réflexive [1,1] symétrique :

Figure 4.12 Association réflexives [1,1] symétrique.

Et voici un exemple d'association réflexive [1,1] asymétrique :

Figure 4.12 Association réflexives [1,1] asymétrique.

[Link] Associations binaires

On distingue trois types d'associations binaires : [1,n] (ou de un à plusieurs), [n,n] (ou de plusieurs à
plusieurs) et [1,1]. Pour trouver le type d'une association binaire, il suffit de considérer les cardinalités
maximales de l'association :

49
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

• si les deux cardinalités maximales valent 1, on a une association [1,1].


• une des deux cardinalités maximale vaut 1, mais pas l'autre :on a une association [1,n].
• les deux cardinalités maximales sont différentes de 1: on a une association [n,n]. Ces associations
peuvent avoir des propriétés tout comme les entités (voir exemple plus bas). Exemple d'association de type
[1,1]

Figure 4.13 Exemple d'association de type [1,1]

Figure 4.14 Exemples d'association de type [1,n].

Figure 4.15 Exemple d'association de type [n,n].

Figure 4.16 Exemple d'association [n,n] avec propriétés.

[Link] Associations n-aires


[Link].1 Dimension d'une association
La dimension d'une association est le nombre d'entités qu'elle relie.

De manière générale, MERISE autorise des associations de dimension quelconque. Un modèle conceptuel
peut donc contenir des associations de dimension supérieure à deux.

50
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Pour alléger la rédaction, nous utiliseront le terme d'association n-aire pour qualifier une association de
dimension supérieure ou égale à trois, bien que ce terme puisse également désigner de manière générale
une association binaire (2-aire) ou réflexive (1-aire).
[Link].2 Exemple d'associations n-aires
Voici par exemple, une association ternaire :

Figure 4.17 Exemple d’une association ternaire.

Vous remarquerez que les cardinalités maximales valent tous n. Ceci est obligatoire dans une association n-
aire. Cela vient du fait que les cardinalités d'une association n-aire n'ont pas la même signification que les
cardinalités d'une association binaire ou réflexive. Dans une association n-aire, il faut imaginer que
l'association est en fait une entité reliée à n autres entités par des associations de type [1,n]. Par exemple,
l'association Enseigner, n'est rien d'autre que l'entité Enseignement voir figure 4.18.

51
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Figure 4.18 Exemple (association Enseigner devient entité Enseignement).

Une matière peut figurer dans plusieurs enseignements et au minimum dans un enseignement, d’où la
cardinalité [1,n] sur le trait reliant l’entité Matière à l’association Enseigner.
De manière générale, la cardinalité d’un trait entre une association n-aire et une entité, représentent dont le
nombre minimal et maximal de participation de entité dans cette association. Les autres entités reliées à
l’association ne jouent ici aucun rôle.
Remarquez que cette cardinalité sera de toute facon de la forme [ ?,n]. Dans une association n-aire, il s’agit
donc simplement de savoir si les cardinalités sont du type [0,n] où [1,n].
Dans l’exemple précédent, il n’y avait que des cardinalités [1,n]. Voici, une autre exemple dans lequel figure
une cardinalité [0,n] :

52
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Figure 4.19 schéma concerne la gestion d’un cinéma.

Ce schéma concerne la gestion d’un cinéma. On peut imaginer qu’un film soit enregistré dans la base de
donnée, mais ne soit encore prévu pour aucune projection, d’où la cardinalité minimale 0 entre l’entité film
et l’association projection.

[Link].3 Association n-aire avec propriétés


Les associations N-Aire peuvent avoir des propriétés. On peut par exemple ajouter une propriété «
Nombre d’Heure » à l’association Enseigner :

Figure 4.20 Exemple association n-aire avec propriétés.

53
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

4.5.5 Résumé des règles de validation.


• Chaque entité possède un identifiant.
• Chaque propriété d'une occurrence d'entité ne possède, au plus, qu'une valeur.
• Toutes les propriétés doivent être élémentaires.
• Toutes les propriétés autres que l'identifiant doivent dépendre pleinement et directement de
l'identifiant
• A chaque occurrence d'une association correspond une et une seule occurrence de chaque
entité participant à l'association
• Pour une occurrence d'une association, il ne doit exister au plus, qu'une valeur pour chaque
propriété de cette association.
• Chaque propriété d'une association doit dépendre pleinement et directement de tout
l'identifiant et non pas d'une partie de cet identifiant.

4.5.6 La validation de l'MCD par les formes normales.


La validation c'est la correction de l'MCD brute pour donner un MCD validé (corrigé) en utilisant des règles de
vérification appelées formes normales.

[Link] Première forme normale (1FN)


• Toutes les entités et les associations possèdent un identifiant
• Aucune propriété n’est à valeurs multiples (propriétés atomiques)

Ici, « liste des produits » n’est pas atomique, c’est une liste

[Link] Deuxième forme normale (2FN)


• Le modèle est en 1FN
• Toutes les DF entre les propriétés sont élémentaires
• Toute propriété n’appartenant pas à une clé ne dépend pas seulement d’une partie de son identifiant.

54
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

• Les propriétés d’une entité ne doivent dépendre que de l’identifiant de l’entité et non d’une partie de cet
identifiant

Ici, d’après le schéma, NumEleve, NomMatière, Mois, Année → Moyenne


Or, NumEleve et NomMatière suffisent

[Link] Troisiemme forme normale (3FN)

• Le modèle est en 2FN


• Toutes les DF entre les propriétés sont directes o Les propriétés d’une entité doivent dépendre de

l’identifiant de l’entité de manière directe

o Toute propriété n’appartenant pas à un identifiant ne dépend pas d’un attribut non identifiant.

55
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

4.6 Modèle logique de données MLD

La description conceptuelle a permis de représenter le plus fidèlement possible les réalités de l’univers à
informatiser. Mais cette représentation ne peut pas être directement manipulée et acceptée par un système
informatique, car le MCD est une représentation des données dans un formalisme compris par les
concepteurs et pas par la machine. Il est donc nécessaire de passer du niveau conceptuel à second un niveau
plus proche des capacités des systèmes informatiques. Ce niveau, appelé niveau logique, consiste à choisir
l’un des trois modèles suivants :
• Modèle hiérarchique (années 80).
• Modèle réseau.
• Modèle relationnel.
Chacun de ces modèles repose sur des techniques d’organisation des données particulières que des logiciels
seront capables de gérer, dans ce chapitre l’accent sera mis sur le modèle relationnel.

4.7 Les règles de passage du MCD au modèle relationnel (MLD)

Ces règles sont de type algorithmique et peuvent donc être mises en œuvre par des outils de génie logiciel
(PowerAMC par exemple). La traduction des concepts de base du modèle conceptuel est régie par les trois
règles suivantes :

- Toute entité devient une relation. L’identifiant de l’entité devient clé primaire de la relation.

Relation

Entité

Le passage du modèle conceptuel au modèle logique au niveau des classes de relation


(association) se fait selon les cardinalités des classes d'entité participant à la relation :

Si une des classes d'entités possède une cardinalité faible : la table aura comme attributs, les attributs de la
classe ayant une cardinalité faible, puis le (ou les) attribut(s) de relation et enfin les attributs de la seconde
classe précédé du nom de la classe

56
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Si les deux classes d'entités possèdent une cardinalité forte : la table aura comme attributs, les attributs des
deux classes de relation précédés des noms des classes respectives, puis le (ou les) attribut(s) de relation

Toute association binaire de type (1-n) ou (1-1) est caractérisée par l’existence d’une dépendance
fonctionnelle entre l’identifiant de l’entité reliée par le segment portant la cardinalité 1,1 ou 0,1 et l’autre
entité. Dans le schéma ci-dessous on a la dépendance fonctionnelle suivante : P1---→ P1’Une telle
association entraîne l’intégration de l’identifiant de l’entité but de la dépendance fonctionnelle dans la
relation associée à l’entité source de la dépendance fonctionnelle. La propriété ainsi dupliquée devient clé
étrangère dans la relation source et est marquée par un #.

Une clé étrangère dans une relation est une propriété qui est clé primaire dans une autre relation

Remarque : dans la
relation nommée «
Association », P1 et P1’ sont suffixées d’un # (elles sont clés étrangères) car elles sont clés primaires
respectivement dans les relations E1 et E2.

L’exemple ci-dessous illustre l’application de ces trois règles sur le modèle conceptuel classique de gestion
des commandes suivant :

Modèle logique de données MLD relationnel :

Client (NoClient, Nom, Prénom)

Commande (NoCde, DateCde, NoClient#)

Produit (RefPdt, Désignation, Prix)

Ligne (NoCde#, RefPdt#, Qté)

57
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Cas particuliers 1. Cas de cardinalité (x,1), (x,1)


Plusieurs manières de transformations existent nous retenons la suivante : x peut prendre 0,1
indifféremment.

Entité 1 (x,1) (x,1)


Relation Entité 2

Ident 1
Ident2

Dans le MLD relationnel l’identifiant ident1 devient clé dans la table associée à la relation (table) associé à
l’objet 2. Il sera de même pour l’identifiant ident2 qui sera clé étrangère dans la relation (table) associée à
l’objet1. Ci-dessous le MLD équivalent du MCD précédent :
Objet1 (ident1, p11, p12, …, ident2*)
Objet2 (ident2, p21, p22, …, ident1*)

2. Cas de la relation réflexive

Nous appliquons les règles générales avec la seule différence que la relation est 2 fois reliée au même objet

Exemple 1
Comme il s'agit d'une relation (0,n)-(0,n), une table supplémentaire est créée. Cette table contient comme
clé primaire composée, la clé des "deux" objets reliés. Comme le même objet est lié 2 fois à la relation, on
ne peut pas utiliser 2 fois le même nom pour la clé. Dans ce cas il convient d'utiliser des rôles dans le MCD,
et d'intégrer le rôle dans le nom d'une des clés migrées dans le MLD.
0,n
mère

Société SOCIÉTÉ DETENIR


Detient
NoSociété NOSOCIÉTÉ NOSOCIÈTÈ
Nom Pourcentage_de_capital NOM NOSOCIÉTÉ
_MÈRE
Capital CAPITAL POURCENTAGE
_DE_CAPITAL

0,n
filière

58
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Exemple 2
Comme il s'agit d'une relation (0,1) -(0,1), nous avons en général le choix en ce qui concerne quel objet
contiendra la clé étrangère. Comme cette relation est liée deux fois au même objet, il est évident que nous
devons dupliquer la clé primaire, tout en veillant que le même nom de clé ne sera pas utilisé pour la clé
primaire et la clé étrangère. Dans notre exemple, tous les hommes mariés, ont comme valeur de la clé
étrangère la matricule de leur épouse actuelle. Pour les hommes non mariés et les femmes, la clé étrangère
est sans valeur. On pourrait bien sûr utiliser la modélisation inverse avec une clé étrangère
NO_MATRICULE_MARI, qui indique pour chaque femme mariée, la matricule de son mari.

0,1
époux

PERSONNE
Personne Etre_marié
NOMATRICULE
NoMatricule être marié NOMATRICULE_EPOUSE
Nom NOM
Prénom PRÉNOM

0,1
épouse

4.8 Exercices

Exercice1 (Gestion d'école)

Transformez le MCD suivant, qui représente «la gestion d'une école » en un MLD en respectant toutes les
règles du passage MCD à MLD.

59
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Elève
NoMatricule Classe
Fréquenter
Nom 1,n 1,n Nom_Classe
Année_scolaire Cycle
Prénom
Date_naissance
1,n

Matière Enseigner
Code_Matière 0,n
Libellé Année

0,n

Professeur
Code_Prof
Nom
prénom

Exercice 2
Donner le MCD correspondant au MLDR suivant, préciser les cardinalités et les identifiants des entités :
CANDIDAT ( n°candidat, nom candidat, prénom candidat, date-naissance)
EPREUVE (n°épreuve,libellé-épreuve,date rédaction,date épreuve,coefficient,Code examen#)
EXAMEN ( Code examen, libellé-examen)
ENSEIGNANT ( n°enseignant, nom-enseignant, prénom enseignant)
PASSER ( n°candidat#, n°épreuve#, note)
REDIGER ( n°enseignant#, n°épreuve#)
INSCRIRE ( Code examen#, n°candidat#, appréciation)

Exercice 3
1-Créez le MCD d’une base de données voiture qui enregistre les certificats d’immatriculation des véhicules
en circulation (carte grise). Elle doit répondre aux contraintes suivantes :

• Un véhicule est d’un modèle donné identifié par un numéro de type.


• Un véhicule peut avoir un ou plusieurs propriétaires simultanément (copropriété).
• Les recherches effectuées sur la base doivent permettre de retrouver, par exemple, tous les véhicules d’une
personne, la ou les personnes propriétaires d’un véhicule dont on connaît l’immatriculation et tous les
propriétaires d’un modèle de voiture donné.

• Un propriétaire peut avoir une ou plusieurs voitures


• Une voiture peut être la propriété d’une ou plusieurs personnes.
• Une voiture est d’un seul modèle.
• A un modèle peuvent correspondent une ou plusieurs voitures.
2- Créez le MLD de la base voiture à partir du MCD. Vérifiez la conformité du modèle par rapport aux formes
normales.

60
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI

Exercice 4
1-Créez le MCD d’une base de données tournoi permettant d’enregistrer les participants à un tournoi
de tennis et l’ensemble des matches joués en trois sets au maximum. La base doit enregistrer les
participants d’un match donné, ainsi que le gagnant et le score de chaque set. La relation rencontre
est réflexive.

2- Créez le MLD de la base tournoi, et vérifiez sa conformité.

Exercice 5
Etablir le MCD puis le MLD d’une base permettant à un groupe de gérer les droits d’auteur des livres

publiés par ses différentes maisons d’édition. Elle doit répondre aux contraintes suivantes :

• Un livre peut être écrit par un ou plusieurs auteurs. Un auteur peut écrire un ou plusieurs livres.
Chaque auteur touche un pourcentage des droits totaux d’un livre en fonction de sa participation.

• Un livre est publié par un seul éditeur.


Exercice 6
On se propose de modéliser la base de données d'un hôpital. L'analyse de l'existant a dégagé les informations
suivantes :
- L'hôpital a un ensemble d'employés qui sont des docteurs et des infirmières. Chaque employé possède un
numéro d'employé, un nom, un prénom, une adresse et un numéro de téléphone. - L'hôpital est composé
de plusieurs services, pour lesquels on connaît le code, le nom, le bâtiment et le directeur, qui est en fait un
docteur.
- Chaque service contient plusieurs salles. Une salle est représentée par un numéro, un surveillant et le
nombre de lits qu'elle possède. Le numéro de salle est local à un service (i.e., chaque service possède une
salle numéro 1). Un surveillant est un infirmier.
- Un infirmier est affecté à un service et à un seul.
- Les docteurs ne sont pas affectés à un service particulier, mais on connaît sa spécialité.
- On connaît aussi pour chaque infirmier sa rotation et son salaire.
- Les malades de l'hôpital sont représentés par un numéro, un nom, un prénom, une adresse et un numéro
de téléphone.
- Un malade est hospitalisé dans une salle avec un numéro de lit et son diagnostic. Il est soigné par un
docteur. Au cas où il y a des complications, il peut être transféré dans un autre service avec une autre salle.
1- Définir le dictionnaire de données de ce système.
2- Définir le MCD de ce système.
3- Définir le MLD du MCD.

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Bibliographies

BIBLIOGRAPHIES
[1] Joël de Rosnay « Le macroscope », éditions du seuil, 1975
[2] Robert Reix (1934-2006), Systèmes d'information et management des organisations, Éditions
Vuibert, First edition in 1995, 367 pages.
[3] Jacques Sornet, Oona hengoat, Nathalie le gallo. Systèmes d'information de gestion. Dunod,
Paris, 2012
[4] Frédéric Leroy, Bernard Garrette, Pierre Dussauge, Rodolphe Durad, Laurence Lehmann- Ortega,
dir., Strategor, Dunod, 6e édition, 2013.

[5] Aloui Abdelouhab., Aufort P., Arsenis S., Systèmes d’Information, polycopie de cours, Université
Abderrahmane Mira de Bejaïa.
[6] Jean-Louis LE MOIGNE. La théorie du système général Théorie de la modélisation, Publication de
l’édition 1994. Nouvelle présentation, 2006.

[7] Tabourier, « de l’autre côté de Merise », éd. D’organisation, 1986 .


[8] J. P. Mathéron, « Comprendre Merise », 1990
[9] Hubert Tardieu, Arnold Rochfeld, Rene Colletti. La méthode Merise, Editions d’Organisation, 2000.
[10] Bertrand Bisson. Modèles de données, Etudes conceptuelle et relationnelle, Economica,2005.
[11] Joseph Gabay. Merise et UML pour la modélisation des systèmes d’information. Dunod,2004
Tardieu et al., « la méthode merise : principes et outils », éd. D’organisation, 1983.

[12] Joseph Gabay. Merise et UML pour la modélisation des systèmes d’information. Dunod, 2004
[13] Cauvet C., rosenthal-Sabroux C., Ingénierie des systèmes d'information, Informatique et Système
d'information, Hermès Science Publications, 2001.
[14] Morley C, Hugues J, Leblanc B, UML pour l'analyse d'un système d'information, Dunod
Informatiques, 2000.

WEBOGRAPHIES
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organisationnelle-entreprises/avantages-inconvenients-principaux-types-de-structureorganisationnelle-
entreprise [Link]
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Bibliographies

[Link] (20 of 03 of 2017). Dessin technique Récupéré le 05.05.2017.

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