Cours Si Avec Exercice
Cours Si Avec Exercice
المركز الجامعي
الشريف
Bouchoucha- Aflou - بوشوشة
آفلو
2022 /ع.م.ا.ج.م. م/ 08 :الرقم
Ministère de l’Enseignement وزارة التعليم العالي
Supérieur
Bibliographies ...................................................................................................................... 76
Liste des figures
Figure 1.1 Illustration d’un organigramme d’entreprise, de type « replié » Figure 1.2
Exemple d’une structure hiérarchique.
Table 2.1 Résumé des différents aspects des niveaux d’un SI.
II
Avant-propos
Ce polycopié est un support de cours destiné aux étudiants de la deuxième année licence
informatique spécialité « Systèmes Informatiques (SI) ». La structure et le contenu des chapitres de ce
polycopié sont synchronisés avec le contenu du programme établi dans le canevas de l’offre de
formation L.M.D licence académique 2019–2020 du Centre Universitaire Echerif bouchoucha d’Aflou.
• Identifier les rôles et les responsabilités des différents acteurs impliqués dans le processus de
conception.
III
Visées d'apprentissage
La compétence visée par ce cours, dans son ensemble, est « d'être capable de comprendre les notions
de base sur les systèmes d'information. Et ensuite étudier et utiliser une méthodologie pour la
conception d’un systèmes informatiques ». C'est une performance complexe, que vous allez construire
progressivement en maîtrisant des savoirs, en mettant en œuvre des savoir-faire et en le faisant avec
un savoir-être de professionnel.
Cette polycopie vise à :
IV
Figure 1. Les compétences visées
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
Définition 2
Une entreprise baigne dans un milieu économique et social qui constitue son environnement.
L'environnement d'une entreprise est l'ensemble des éléments qui sont susceptibles :
4
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
5
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
6
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
Ce type de structure est le plus répandu. Il s’agit également de l’organigramme le plus classique et le plus
connu. Chaque individu est responsable de tous ceux qui sont placés au-dessous de lui dans l’organisation.
7
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
La structure divisionnelle est un modèle d’organisation adopté par les entreprises œuvrant dans plusieurs
domaines d’activité et sur des marchés multiples (locaux et étrangers). Elle découpe l’entreprise en unités
homogènes distinctes et autonomes, avec ses propres activités, son organigramme, ses ressources et sa
propre structure fonctionnelle.
Elles consistent en une fusion entre les structures hiérarchiques et celles fonctionnelles, afin d’en
optimiser le mode organisationnel et le fonctionnement et d’en minimiser les inconvénients. La line,
système fonctionnel et hiérarchisé sur un modèle pyramidal, et le staff, état-major sous l’autorité d’un chef,
8
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
qui conseille les cadres du line, supervise et coordonne leur activité et leur impose les décisions
stratégiques.
C’est une structure propre aux grandes entreprises qui sont caractérisées par :
9
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
1
0
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
i) 1er niveau : les finalités, les objectifs à long terme (10 ans)
• Ils constituent la raison d'être de l'organisation
• Ils ne sont pas directement opératoires
Exemple : rester à la pointe de la technologie, éliminer l’analphabétisme, suppression du chômage
construction de micro-ordinateurs
ii) 2eme niveau : les buts les objectifs à moyen terme (5ans)
Ils concrétisent les finalités sous forme de composants opératoires souvent qualitatives. Exemple
: développer la recherche et les internationaux, Garantir la scolarisation, Création d'emploi,
Montage.
iii) 3eme niveau : les objectifs à court terme (1 an)
Ils précisent les buts par des critères quantitatifs
Exemple : Augmenter le budget alloué à la recherche, Augmenter les écoles, Augmenter les
Investissements. L'atteinte de ces objectifs nécessite un contrôle de l'activité opérationnelle. Dès qu'il y a
perturbation de son environnement, elle doit le réajuster pour ne pas s'écarter de la ligne directrice tracée
par les objectifs.
[Link] Classification par méthode
Les décisions sont classées selon la nature des processus mis en œuvre pour déclencher l'action. Deux
grandes classes de décisions existent :
▪ Décisions non programmables
▪ Décisions programmables
i) Décisions Non Programmables
Dans ce cas, le processus d'identification et de résolution du problème ne sont pas automatique et font
appel à l'intelligence et à l'institution d'où la difficulté de la prise de décision. Une décision non
programmable peut être structurée ou non structurée.
• Une décision est dite structurée s'il est possible de représenter le phénomène par une décomposition de
sous phénomènes connus. Par exemple, la recherche opérationnelle est une discipline qui cherche à
modéliser mathématiquement certains problèmes difficiles à résoudre. • Une décision est non structurée
si les critères à prendre en considération sont multiples et découragent toute formalisation du problème.
Par exemple, « comment choisir un responsable ?», « Lancer un nouveau produit ? ».
ii) Décisions Programmables
Ce sont des décisions de routine généralement répétitives. On dispose pour ces décisions de
procédures et de règles bien définies et formalisées. Les prises de ce type de décisions sont
automatiques. Elles ne font pas appel à l'intelligence ou à la réflexion du décideur. Il est possible
1
1
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
d'appliquer un processus algorithmique pour la décision : soit sur un ensemble d'informations réelles
et disponibles.
soit sur un modèle représentatif du phénomène considéré (en recherche opérationnelle : modèle de
gestion de stock par exemple).
3.2.3 Les Tables de décisions
« La table de décision est un outil qui permet de présenter de façon concise les règles de logique à utiliser
pour décider des actions à exécuter en tenant compte des conditions et de la logique de décision d'un
problème considéré ». Cet outil se présente sous la forme d'un tableau :
Les cases situées en regard des conditions sont remplies avec des oui ou non (vraie –faux).
Une colonne représente une règle algorithmique de la forme « si condition alors actions ».
R4 : si temps non dégagé et si le programme TV est intéressant alors regarder la télévision. Table 1.1
Exemple d’une table de décision
4. SYSTEME D'INFORMATION
1
2
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
Définition1
Une collection organisée de personnes, de machines, de procédures, de documents, de données et d'autres
entités interagissant entre elles et avec l'environnement pour atteindre des buts prédéfinis.
Définition2
Ils englobent des éléments, des environnements, des interactions entre les éléments et avec
l'environnement, et en plus, ils ont des buts à atteindre.
4.2 l'Entreprise vue en tant que système
Les circuits d'information et les cycles d'information au niveau d'une organisation permet de la considérer
comme un système complexe formé de trois sous-systèmes :
▪ Le système de décision (ou de pilotage)
▪ Le système d‘information.
▪ Le système opérant
Chaque système apporte des services à l’autre voir figure 1.9
1
3
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
▪ Il englobe toutes les fonctions liées à l’activité propre de l’entreprise (facturer les clients, régler
les salaires, gérer les stocks, …).
4.5.2 Missions du SI
Le SI a pour mission essentielle de construire, mémoriser une représentation de l'activité du système
opérant au sein de l'environnement afin de la mettre à la disposition des acteurs du système de décision
pour qu'ils puissent piloter, coordonner et finaliser le comportement du système opérant. Le couplage du
système de décision avec le système opérant s'effectue essentiellement grâce à l'accès à la mémoire des
représentations de l'activité.
5. ASPECTS FONCTIONNELS
Un système d'information s'inscrit dans un environnement présentant deux pôles:
• Le 1er pôle est l'environnement externe.
• Le 2ème pôle est l'environnement interne.
La fonction essentielle d'un SI est d'assurer une liaison dynamique des systèmes de décision et d'opération.
Voir Figure 1.10
1
4
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
Figure 1.10 Illustration d'assurassions d’une liaison dynamique des SP et SO par SI.
a) Le SI perçoit et stocke les informations provenant du SOP ou de l'extérieur. Ces informations sont des
données élémentaires à usage multiple générées par des événements internes ou externes.
Exemple
L'arrivée d'un bon de commande (Événement externe)
b) Le SI fournit des informations au SD. Ces informations peuvent être des données brutes (Chiffre
d'Affaire - Effectif...). Ces messages de gestion sont les éléments d'entrée pour les décisions à la charge du
SD. Ce sont : des comptes rendus d'actions exécutés par le SOP ou des indicateurs signalant l'état du SOP
(tableaux de bords) . Exemple
Le niveau de stock d'un produit est défini par un indicateur d'état qui est la quantité en stock .
Le bilan des ventes sont des comptes rendus sous forme d'état imprimé (par jour, par semaine,...) .
c) le SD fournit des informations au SI. Ces informations peuvent être des ordres à transmettre ou des
messages particuliers.
d) le SI fournit des informations au SOP. Il s'agit de messages d'exécution indiquant les opérations à
réaliser et les conditions de leur réalisation. Ces messages sont obtenus soit:
par analyse des ordres reçus du SD par sortie
directe des décisions programmées
Exemple
Un bon de sortie magasin prescrit une livraison à effectuer .
1
5
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
d’adresse, …)
Exemple
Remettre une facture à un client.
6. ASPECTS STRUCTURELS
Sur le plan pratique, les informations circulent entre des individus ou des machines en marquant des
points d'arrêts que l'on appelle station.
6.1 Station
On appelle « station » un point d'utilisation, de contrôle ou de traitement de l'information. Une station est
caractérisée par:
▪ La nature des flux reçus ou émis
▪ La nature des opérations effectuées sur le véhicule matériel de l'information imprimés ou
documents ou disque ou autres ....
▪ La durée de stationnement de l'information.
6.2 Flux
Le « flux » est l'ensemble des informations véhiculées simultanément entre 2 stations. Un flux est
caractérisé par :
▪ La station de départ
▪ La station d'arrivée
▪ La nature des informations véhiculées
▪ Le volume de l'information
6.3 Véhicules de l'information
Dans une organisation, l'information peut être véhiculée par divers moyens traditionnels ou technologiques
récents. Parmi ces moyens :
▪ Par voie orale
1
6
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
▪ Par document ou support papier (formulaires, bulletins, affichages, ...) ▪ Par support
électronique matériel : disquettes, bandes magnétiques, CDROM ▪ Par voie de
transmission : téléphone, fax, modem, internet, intranet…etc.
6.4 Les documents : Ce sont les supports des informations nécessaires à la gestion de l'entreprise.
Les documents circulants : ils transportent le flux d'information entre les stations
Les documents stationnaires : ils sont utilisés par une station et restent en permanence dans
celle-ci .
6.4 Notions de poste de travail, Tâche, fonction et procédure
Un poste de travail est un point où l'on effectue certaines opérations sur l'information. Un poste de travail
est pris en charge par une personne de l'entreprise et qui effectue un ensemble de tâches. Une fonction
est assurée dans le cadre d'un poste de travail. Chacun des postes de travail constituant un point d'arrêt de
l'information sera considéré comme une station.
Une procédure est un séquencement de tâches ou d'opérations destinées à réaliser un certain traitement.
Une procédure peut engager plusieurs postes de travail au vu de la réalisation d'un certain travail, exemple
la procédure de facturation fait intervenir l'agent commercial, le caissier et l'agent de livraison.
6.5 Diagramme des flux (DF)
6.5.1 Définition C’est une description graphique qui représente les différents flux d'information dans une
organisation durant une activité donnée.
Le diagramme se base sur deux notions :
a) Flux d’informations
Les flux d’informations décrivent les échanges d’informations, la circulation organisée
d’informations entre un émetteur et un récepteur. Un flux est représenté par une flèche (arc
orienté) de l'émetteur vers le récepteur. b) Acteur
Toute entité qui peut émettre ou recevoir un flux d'information. On distingue les acteurs externes et les
acteurs internes (selon les frontières du système). Un acteur est représenté par une forme ovale.
Ordre de
Magasin Transporteur
Bon de livraison
1
7
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
1. On ne s'intéresse qu'aux flux d'information. Ainsi, les flux des biens (produits finis, matière première,
matériel, etc..) et les flux monétaires (paiement) sont ignorés. Néanmoins, si l'un de ces flux est associé à
un document qui le justifie, ce document doit être pris en considération.
2. Les flux sont numérotés dans un ordre chronologique. Nous pouvons désigner que deux flux s'effectue
en même temps en donnant le même numéro aux deux.
3. Un flux peut être associé à une condition s'il n'arrive pas toujours.
4. Si le message ne change pas entre les différentes instances des acteurs impliqués alors elle n'est pas une
information (ce message n’est pas un flux d'information).
5. Les activités présentées dans les DF sont généralement logiques et organisés. Ainsi, une activité est
déclenchée par un seul acteur qui génère le premier flux d'information.
6. Suivant la règle 5, un diagramme de flux d'information doit être connexe.
7. Un flux 'information ne concerne qu'une seule activité.
8. Les descriptions données en langue naturelle sont affectées par cette dernière.
1
8
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
Exercices 1
Soit les structures suivants X, Y, Z:
Travail à faire :
1
9
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
Exercice 2
Classifier l’entreprise selon les critères prédéfinis : Une société nationale de services : vol Europe Activité :
transport aérien et divers services. Personnel : plus de 30000 salariés (dont 5500 navigants environ). Forme
juridique : compagne nationale depuis 1948 : l’Etat détient 98% des actions. Statut économique : société
soumise aux lois de la concurrence. Le groupe vol Europe : six filiales et diverses participations. Création :
née en 1933 : société d’économie mixte dès l’origine. Implantation réseau mondiale (plus de 70 pays
desservis) ; siège social à Paris. Production : près de 10 millions de passagers transportés (étrangers pour
moitié) et transport de Fer .
1-Définissez la taille de cette entreprise:
-6 Énumérez quelques fournisseurs auxquels la société Vol Europe fait appel 7 -par
quels organismes la Société passera-t-elle pour régler ses achats ?
-8 comment la Société peut-elle se garantir des sinistres?
-9 listez les administrations avec lesquelles la Société a des contacts
Exercice 3
Définir la structure de l’entreprise : nature et choix.
L’entreprise (FES –VETEMENTS) décide d’étendre son activité à la fabrication de chemises. Pour ce faire,
une unité de production a été créée au quartier industriel de SIDI BRAHIM. L’organisation de cette dernière
a été établie comme suite :
-à la tête de cette unité est nommé un Sous-Directeur assisté par un état-major, comprenant un staff
composé de quatre chefs de produits qui conseillent le sous-directeur et veillent à l’exécution de directives
données;
-par ailleurs, cette unité de production est subdivisée en quatre services, directement liés au sousdirecteur
:
-le service des études : composé d’un concepteur de produits et de deux subordonnés ;
2
0
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
-le service des méthodes qui a pour tâche de définir la manière dont le produit sera fabriqué ; - le service
d’ordonnancement et de lancement, responsable de la fixation des délais, qui déclenche les actions de la
production et en suit le déroulement ;
-le service de fabrication et de contrôle géré par un technicien supérieur, divisé en deux ateliers :
• Un atelier de fabrication, coiffé par un chef d’atelier, aidé par deux subordonnés, comprenant 200
ouvriers · ;
• Un atelier de contrôle composé d’un chef d’atelier, d’un contremaître et de 10 ouvriers . Travail à
faire :
1-établir l’organigramme permettant de représenter la structure de cette unité de production .
Un étudiant est autorisé à manquer ses séances à l'université si sa santé ne lui permet pas d'assister .
Néanmoins, il doit justifier son absence. Dans un délai de 48h, l'étudiant dépose une demande et les
documents médicaux (ordonnance, certificat médical) au niveau du secrétariat de son département. Les
secrétaires vérifient les documents déposés. S'ils présentent un problème (traitement non suivi,
dépassement du délai), la demande est rejetée et les documents sont retournés à l'étudiant. Sinon, les
secrétaires vérifient l'emploi du temps de l'étudiant et préparent la liste des séances à justifier (séances des
travaux dirigés et des travaux pratiques). Sur ce, un justificatif d'absence est préparé et envoyé au chef de
département pour validation et signature. Après récupération, le justificatif est livré à l'étudiant qui le
présente en cas de demande des enseignants
Au début de chaque année, les étudiants désirant bénéficier de la bourse universitaire doivent s'inscrire.
L'étudiant dépose le dossier demandé au niveau du bureau d'inscription. L'agent vérifie les documents
présentés (liste et validité). Si un document manque, le dossier est retourné à l'étudiant sur place. Les
dossiers acceptés sont envoyés par la suite au siège des œuvres universitaires où une vérification de
conformité est effectuée. Si des pièces ont été trouvées invalides, une liste de ces pièces est envoyée à
2
1
GENERALITES ET DEFINITIONS
CHAPITRE I
l'étudiant pour ramener de nouvelles copies. Après le dépôt de ces pièces et la compléter du dossier, une
lettre qui confirme l'inscription au service de la bourse universitaire est envoyée à l'étudiant .
Pour récupérer une copie du relevé de notes, l'étudiant se présente au secrétariat de son département et
dépose une demande qui mentionne l'année d'études, l'année universitaire et le type du relevé qu'il désire
récupérer. La secrétaire fait une vérification au niveau des archives du département. Si aucun problème
n'est présent, elle prépare le relevé et l'envoie au chef de département pour la signature. Le relevé est
remis à l'étudiant après sa récupération. Si un problème est détecté (une erreur des données, dossier
introuvable, etc.), la demande est remise à l'étudiant avec le motif de refus .
Pour effectuer des paiements envers les institutions publiques, il faut passer par le trésor public de la
wilaya. L'administration concernée par le paiement doit fournir au citoyen un bon de paiement qui contient
les informations sur cette administration, le motif de l'opération et le montant à payer. Le citoyen doit se
présenter au guichet de réception au trésor public de la Wilaya. L'employé lui prépare, en se basant sur le
bon de paiement, un reçu de paiement en deux copies. Le citoyen se dirige, ensuite, vers la caisse et
effectue le paiement nécessaire. Sur ce, le caissier signe et vise les deux copies ; il garde une copie et rend
l'autre au citoyen comme preuve de paiement à remettre à l'administration concernée.
2
2
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
Introduction
La représentation technique c'est une représentation graphique par laquelle l'information est
communiquée et transférée. Ces informations peuvent être représentées soit par des dessins, des
symboles ou des graphiques, où des informations claires et précises sur l’idée à transmettre sont données.
Les informations traitées par un ordinateur peuvent être de différents types (texte, nombres, images, son,
vidéos, etc.) mais elles sont toujours représentées et manipulées par l'ordinateur sous forme numérique
(digitale). Le codage d'une information consiste à établir une correspondance entre la représentation
externe de l'information (texte, image, …etc.), et sa représentation interne dans la machine, qui est
toujours une suite de bits.
2.1 GENERALITE
2.1.1 Notion d'information
Une information est un renseignement qui accroît la connaissance concernant une personne, un objet ou
un événement déterminé. L'information peut être :
- objective, quand elle reflète un ensemble de données porteur de sens ;
- subjective, quand elle résulte de l'interprétation d'un ensemble de données [3].
2.1.2 Notion de donnée
Une donnée ne devient une information que quand elle trouve son sens par rapport à un référentiel (un
contexte, un système de valeurs, un problème à résoudre. . .). Dans les systèmes informatiques, la donnée
est par ailleurs la traduction codée d'une information [3].
2.1.3 Les caractéristiques de l'information
L'information a des caractéristiques de contenu, de coût et de qualité.
23
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
a) Le coût de l'information
Le coût d'une information correspond à l'ensemble des sommes engagées par l'entreprise
pour sa recherche, son traitement, son stockage et même sa destruction. b) La valeur de
l'information
Une information a de la valeur si elle permet de réduire l'incertitude, d'améliorer la
décision et d'éviter de commettre des erreurs. Cette valeur est appréciée sur la base de
trois critères de qualité : la pertinence, la fiabilité et la disponibilité de l'information.
2.1.4 Les principaux rôles de l'information
[Link] Support des processus de gestion
Traitement des commandes, tenue d'une comptabilité, programmation d'une action, ...
24
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
• Les fichiers.
• Les bases de données.
2.2.1 Les formes d'information
• L'information peut être écrite, picturale, orale…Dans le cas où l'information résulte d'un traitement, on
parle d'informations structurées (ou formalisées ou documentées).
• L’article : ensemble de rubriques représentant les propriétés d’un objet ; l’article permet son
identification.
2.3 LES MANIPULATIONS DE L'INFORMATION
1) Création
2) Recopie
3) Traduction
4) Mémorisation
5) Transport
6) Traitement
7) Destruction
8) Compréhension : C'est le processus par lequel on accède à un sens de l'information. C'est un
processus complexe et particulièrement difficile à réaliser par l'ordinateur. Par exemple :
• La reconnaissance de la parole
• La reconnaissance des formes
9) Résume : Résumer un ensemble d'informations et réduire son volume en tentant de garder son sens. Il
suppose la compréhension de l'information afin d'appliquer le procédé du résumé.
25
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
NOTE}}}
Adresse est une rubrique groupée : si l'on considère qu'un client n'a qu'une et une seule adresse. Elle
deviendra une rubrique « groupée » et « répétitive » si l'on considère qu'un client peut avoir plus d'une
adresse.
Module et EMD sont des rubriques répétitives de groupe. Module est
une nouvelle classe subordonnée à la classe Etudiant EMD est une
nouvelle classe subordonnée à la classe Module.
2.4.3 Article : Un article est l'ensemble ordonné des occurrences des rubriques d'une description de
classe.
2.4.4 Fichier : Un fichier est l'ensemble de tous les articles Correspondant à une classe donnée.
26
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
• Niveau interne (réalisation) : il s'intéresse aux valeurs telles qu'elles sont effectivement utilisées
dans les traitements, c'est l'aspect implémentation ou réalisation.
Table 2.1 Résumé des différents aspects des niveaux d’un SI.
Remarque
1. Seule la classe générale (non subordonnée) donne lieu à un fichier, les classes subordonnées donnent
lieu à des rubriques à occurrences répétitives.
2. La description d'un fichier est la description de la classe d'information à laquelle il correspond.
grande vitesse et dans d’excellentes conditions de sécurité. La codification a pour but d’améliorer la
désignation des entités décrites dans les traitements d’une manière claire et unique. Un code mal conçu est
une source de retards et d’erreurs.
2.5.1 Notion du code
Un code est une représentation abrégée d’une information permettant de désigner un objet ou un concept
de manière claire et unique. Exemple : Immatriculation d’une voiture.
27
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
Ensembles Ensembles
d’objets Codification de codes
• Insertion : les objets nouveaux peuvent s’insérer entre les objets existants sans remettre
en cause la codification choisie
4- La concision un code doit donc comporter le moins de caractères possibles.
5- Mnémonique S’associe à mémoire, la lecture du code doit faire penser (rappeler) à l’objet
codifié, ceci est vrai pour : NumEtud qui codifie numéro Etudiant.
28
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
Avantages
▪ Simplicité
▪ Non ambiguïté
▪ Impossibilité d’insertion
▪ Pas de regroupements possibles.
2. 5.5.2 Codification par tranches
Elle consiste à diviser l’ensemble d’objets à codifier en plusieurs catégories où chaque catégorie d’objets se
verra attribuer une tranche de codes. A l’intérieur des tranches, les codes sont généralement séquentiels
Exemple1 : Gestion des stocks d’une pharmacie
No 0001→0099 : Antalgique
0100→ 0599 : Anti-inflammatoire
Les n° 100 à 285 désignent les écrous /*on peut insérer des écrous entre 285 et 300*/
29
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
Avantages (non ambiguë, possibilité d’insertion et d’extension, très répondue, significative, Possibilité de
regroupement et de contrôle).
Inconvénients (code long et lourd à manipulé, risque de saturation, l’instabilité : le changement d’une
caractéristique de l’objet peut remettre en question toute la codification.
Avantages
* Même avantage que la codification articulée
* Facilité de recherche arborescente
Inconvénients
* Même inconvénients que la codification articulée.
INF, ALG, DRT, pour désigner (informatique, algorithme, droit,). Numéro étudiant→NumEtud.
30
CHAPITRE II Les Techniques de représentation de l’information
2.7 EXERCICES
Exercice 1
On considère un établissement de formation qui offre des formations à 3 niveaux : technicien, technicien
supérieur et ingénieur. Chaque niveau est organisé en 4 spécialités (gestion, finance, comptabilité et
marketing). La spécialité comporte 3 sections et une section ne peut contenir plus de 90 étudiants.
1) Faire une codification de ces étudiants selon chaque type de codification ?
2) Donner les avantages et les inconvénients de chaque proposition ?
Exercice 2
Le centre universitaire d'Aflou contient 5 institues (sciences, sciences économiques et commerciales et
sciences de gestion, sciences humaines et sociales, lettres et des langues, droit et sciences politiques).
Chaque institue offre des formations à 2 niveaux : License, et Master. Chaque niveau est organisé en 4
spécialités. La spécialité comporte 5 sections et une section ne peut contenir plus de 100 étudiants.
1) Proposer une codification de ces étudiants selon chaque type de codification ?
2) Donner les avantages et les inconvénients de chaque proposition ?
Exercice 3
On propose les codifications suivantes :
Ouvrage d’une bibliothèque : 2 positions (code domaine) + 3 pos (sous domaine) + 3 pos (n°séquentiel)
1- Quel est le type de chaque code ?
2- Critiquer ces propositions, puis suggérer une solution appropriée pour chaque code ?
31
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
CHAPITRE III
SAISIE ET CONTROLE DE L'INFORMATION
3.1 Définition du Contrôle : vérification que les caractéristiques d’une information sont conformes à ce
qu’elles doivent être. Les contrôles peuvent être manuels (usuel), automatiques.
32
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Remarque
1. On utilise souvent l’année en cour dans le contrôle de cohérence externe
2. Les contrôles de cohérence peuvent être représenté soit par des relations simples (>, =, , <) soit par des
calculs.
✓Contrôle de présence
✓Contrôle de type
Contrôles directs ✓Contrôle de cadrage
✓Contrôle de vraisemblance
33
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
3.4 EXERCICES
Exercice 1 On considère le fichier enseignant d’un établissement de formation, représenté par les
informations suivantes : numéro, nom, prénom, date de naissance, rue, code postal, téléphone,
année de recrutement, grade et catégorie (vacataire ou permanent)
• Proposer une codification pour le numéro enseignant ? (Doit tenir compte de l’année de recrutement et
permettre la répartition des enseignants selon la catégorie).
• Utiliser un tableau pour recenser tous les contrôles que peuvent subir les rubriques du fichier enseignant
Exercice 2 Contrôler les informations suivantes : Nom étudiant, N° sécurité sociale, Ancienneté,
Situation familiale, Wilaya, Quantité achetée, la note d’un étudiant, la mention, Montant
Facture.
Table 2.3 Table type de Control des informations
Information Type de Control Observation
Nom étudiant ▪ Type Alphabétique (max 30 car)
▪ Cadrage Gauche a droite
▪ …
N° sécurité sociale ▪ Présence /non
Présence ….
Ancienneté
▪ …
...
▪
... ...
- Essayer de continuer à contrôler toutes les informations au-dessus de la même manière utilisée dans
l’exercice précédent.
Exercice 3
La gestion des admissions à l’hôpital est basée sur les fichiers suivants :
• Malade (code, nom, prénom, date de naissance), service (code, nom)
• Hospitalisation (code hospitalisation, code malade, date entrée, motif entrée, date sortie, motif
sortie).
34
CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
2. Le code malade doit pouvoir nous indiquer si le malade est un homme ou une femme et son année de
Exercice 4
La gestion des résidents des cités universitaires du centre universitaire d'Aflou est basée sur les entités
suivantes :
-Résident (CodeResident, Nom, Prénom, Date Naissance, Type Résident (Enseignant, Etudiant),
année inscription, faculté).
- Cité (CodeCité, denomination, adresse, capacité, type (mixte,filles,garçons) ).
- Pavillon (codepavillon,type (enseignant-résident , étudiant, nombre de chambres).
- Chambre (Codechambre, superficie).
1) Peut-on considérer le Numéro d’Inscription de l’Etudiant comme Code résident pour identifier les résidents
et Pourquoi ?
On désire utiliser un code pour le résident basé sur :
Les étudiants résidents sont au nombre de 2000 Etudiants et 25 Enseignants, Les institues sont codées selon
le principe suivant : - ECG : institut des sciences économiques, commerciales et des sciences de gestion -
SHS : institut des sciences humaines et sociales -SPD institut des sciences politiques et de droit ...etc.
2) Proposer une codification basée sur ces deux critères en précisant la méthode de codification utilisée, Les
cités sont composées de pavillons, et chaque pavillon (réservé soit pour les étudiants soit pour les
enseignants) est composé de plusieurs chambres, En supposant que l’université comporte 2 Cités
comportant chacune 12 pavillons désignés de A à Z et que le nombre de chambres par pavillon ne dépasse
pas 20 chambres par pavillon.
3) Proposer deux codifications différentes pour le code Chambre ?
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Introduction
Plusieurs représentations utilisées dans le cadre de la modélisation des Systèmes d’Information (SI). Elles
expriment différents niveaux (externe, conceptuel, logique, etc..). Ces représentations constituent des
modèles de conception, d’implantation, etc. Les concepts et les notations utilisés par ces représentations
sont variés dans le domaine des systèmes d’information, ce sont essentiellement des représentations
graphiques qui sont utilisées ; elles sont qualifiées de langages semi-formels.
✓ Une démarche
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
✓ Des principes
✓ Des outils
✓ Un vocabulaire
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
- Une démarche : C’est un processus opératoire par lequel s’effectue le travail de modélisation, de
description, d’évaluation et de réalisation du SI.
- Des outils : Ce sont les outils logiciels supportant la démarche (outils de documentation,
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
▪ Le schéma directeur.
▪ La conception de système d'information, l'analyse détaillée et la réalisation.
▪ La conduite de projet et l'amélioration de la qualité.
De nombreuses méthodes existent pour développer un SI ; Ces méthodes de conception sont ellesmêmes
Elles considèrent l’entreprise comme un système à part entière. En outre, ces méthodes se caractérisent
par la description des relations entre informations, une modélisation du domaine concerné de l'entreprise,
une circulation des informations correspondant à la pyramide de la décision et un cycle d'abstraction allant
du plus général au plus précis.
[Link] Les méthodes à objets (OMT, Grady Booch, UML, …)
L’approche objet se concentre principalement sur l’identification des objets du domaine d’application et de
leurs interactions. Toutes ces familles de méthodes, ayant le même objectif, diffèrent par la façon
d'appréhender le projet d'informatisation d'un SI. Ces différences résident au niveau des éléments suivants :
▪ Cadre général de réflexion (principes fondamentaux)
▪ Démarche : Etapes de mise en œuvre
▪ Raisonnement : Langages, Modèles
▪ Moyens de mise en œuvre : Organisation, Partenaires et rôles définitifs, Outils logiciels…
MERISE (Méthode d’Etude et de Réalisation pour Système d’Entreprise) est une méthode d'analyse, de
conception et de gestion de projet informatique. Merise a été très utilisée dans les années 1970 et 1980
pour l'informatisation massive des organisations. Cette méthode reste adaptée pour la gestion des projets
internes aux organisations, se limitant à un domaine précis. Elle est en revanche moins adaptée aux projets
transverses aux organisations, qui gèrent le plus souvent des informations à caractère sociétal
(environnemental et social) avec des parties prenantes. Elle née dans les années 70, développée
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
initialement par Hubert Tardieu. Elle fut ensuite mise en avant dans les années 80, à la demande du
Ministère de l'Industrie qui souhaitait une méthode de conception des SI.
Elle permet d'appréhender le système d'information comme un objet à construire. D'où la nécessité d'une
représentation mentale et abstraite de cet objet, dont le développement ainsi que l'entretien devront être
assurés.
1. Description de l'existant
Sur la base de documents et renseignements d'interviews, une description du système au
travers le graphe des flux (modèle de communication) est nécessaire.
2. Analyse de l'existant
Modélisation conceptuelle des données et des traitements (MCD et MCT).
✓ Élaboration du MLD ;
✓ Identification des taches logicielles (procédures) ; ✓ Adapter le MLD au
SGBD envisagé.
C) Étude technique Dans
cette étape, on doit
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
✓ Programmer ;
✓ Faire des jeux d'essai.
E) Mise en œuvre Dans cette étape, les
taches à réaliser sont :
Merise utilise une démarche de modélisation à trois niveaux. A chaque niveau correspond une
préoccupation et un ensemble de modèles pour la représentation des données et des traitements.
Pour les préoccupations de chaque niveau, voir le tableau 4.1.
Le point fort de Merise réside dans le fait qu'elle est une démarche par étapes et par niveaux, elle est
caractérisée par :
a) L'approche systémique :
MERISE définit une vision de l’entreprise en termes de systèmes. On peut considérer qu’une entreprise est
constituée de 3 systèmes (système de pilotage, système opérationnel, système d’information).
Dans MERISE, les informations à traiter (données) et les traitements de ces données font l’objet de
démarches d’étude séparées qui peuvent même être menées en parallèle par des équipes distinctes.
• Niveau Conceptuel : Représentation des informations (les données et les opérations ou les
traitements) sous forme d'un schéma ou modèle indépendamment de la solution et sans tenir
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
• Niveau Organisationnel ou Logique : son rôle consiste à définir l’organisation qu’il est
souhaitable de mettre en place. On y précisera les postes de travail, la chronologie des
opérations et l’emploi des bases de données. Dans ce niveau, on tient compte de l'organisation
de l'organisme. On parlera de modèle logique de données et de modèle organisationnel de
traitements (MLD et MOT).
• Niveau physique ou opérationnel : Représentation des données en mémoire sous forme des
fichiers (DBase, RBase) ou sous forme de tables (Access, Oracle, MySQL, MS SQL…) et
représentation de traitements (écrans, les menus, les états, programmation, …) en tenant
compte des moyens de l'organisme en termes de matériels et logiciels. Chaque niveau doit être
respecté la séparation des données du traitement, cela peut se résumer :
Tableau 4.2 Représentation générale de la méthode MERISE
Niveaux Données Traitements
MCD MCT
Conceptuel Modèle conceptuel des données Modèle conceptuel des traitements
Organisationnel ou logique MLD MOT
Modèle logique des données Modèle organisationnel des
traitements
Physique MPD MOPT
Modèle physique des données Modèle opérationnel des Traitements
Introduction
Le rôle principal de la modélisation des données d’un SI c’est la manière de représenter graphiquement les
données à la gestion d'une entreprise, pour cela nous avons besoins de préparer des informations
nécessaires qui sont classées en :
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Selon le formalisme individuel qui se base sur les trois concepts suivants : Entité, Relation, Propriété.
Il s’agit d’un tableau recensant l’ensemble des informations rencontrées lors de l’analyse préalable ou
permettant de répondre aux objectifs du système d’information et mentionnant parfois la classification de
l’information, son mode de représentation ainsi que sa longueur.
Afin d’identifier les données (les rubriques du dictionnaire), il conviendra d’affecter un nom à chacune.
Exemple : Nous allons extraire toutes les données contenues dans les deux (2) documents commande et
facture.
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Pour obtenir le dictionnaire de données épuré, il faudra éliminer les synonymes, les polysémies, les
concaténées, les données calculées.
Synonymes : des propriétés qui désigne la meme donnée: Les donnée Num-C et Code-C désigne la meme
donnée :"Numéro de la commande". Num-CL et Mat-CL désigne la meme donnée : Numéro client Donc Num-
CL et Mat-CL sont des synonymes (Il faut garder seulement Num-C et Mat-CL).
Polysémie : La donnée quantité désigne une quantité mais il y a deux quantité différentes : Quantité-C et
Quantité-F. Qte est une donnée qui a deux sens donc il est polyséme, il faut le supprimé et crées deux
données Qte-fac,Qte-com.
Les données calculées (comme La donnée montant_P = PU* Qte-fact,
La donnée Mont_tot = ∑ (PU * Qte-fact) doivent etre supprimé).
Les données concaténées : La donnée Adr-CL est une donnée (composée) qu’il faut décomposer comme
suit : Ville-CL et Rue-CL.
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
ENTITE 1 ENTITE 2
ASSOCIATION
Propriété 1 Propriété 1
0,n Propriété 1 1,
Propriété 2 Propriété 2
Cardinalités
[Link] Entité
Objet du système d'information, pourvu d'une existence propre, conforme au choix de gestion de
l'entreprise et porteur de propriétés. Dans notre exemple (Fig 6), nous avons donc trois entités Horaire,
Avion et Vol. A l'intérieur des rectangles on fait figurer le nom de l'entité suivi de ses propriétés.
Une propriété doit être valorisée de manière unique pour une occurrence. Il est possible qu'une propriété ne
soit pas valorisée. Une propriété qui permet d'identifier une entité de manière unique est appelée un
identifiant. Par exemple, l'identifiant de l'entité horaire est la propriété NumeroH.
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
[Link] Association
Représente une relation entre deux ou plusieurs entités. Elle est dépourvue d'existence propre, mais elle
peut être porteuse de propriétés. Une association peut aussi avoir plusieurs occurrences. On peut aussi y
placer un identifiant. Dans notre exemple, nous avons l'association Heure entre les entités Vols et Horaire
et l'association Effectue entre les entités Avion et Vol (un avion effectue un vol). Le MCD est également
appelé modèle entité-association.
[Link] Cardinalité
Représente le nombre d'occurrences, minimal et maximal, d'une entité par rapport à une association (elles
servent à représenter combien de fois une association peut se produire entre deux entités).
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Un bon schéma entités-associations doit répondre à 9 règles de normalisation, que le concepteur doit
Normalisation des noms : le nom d’une entité, d’une association ou d’un attribut doit être unique. Conseils :
• Pour les entités, utiliser un nom commun au pluriel (par exemple : clients).
• Pour les associations, utiliser un verbe à l’infinitif.
• Pour les attributs, utiliser un nom commun singulier
- Une association qui lie une entité à elle-meme est dite unaire ( réflexive ).
- Une association qui lie deux entités est dite binaire.
- Une association qui lie trois entités est dite ternaire.
[Link] Associations réflexives
Une association réflexive (ou unaire) est une association qui relie une entité à elle mê[Link]
association réflexive peut être de type [n,n], [1,n], ou [1,1].
[Link].1 Association réflexives [n,n]
Elles peuvent avoir des propriétés et être symétriques ou non symétriques. a)
Association réflexives [n,n] symétriques
Voici par exemple une association réflexive [n,n] symétrique :
Elle est symétrique car, si un pays A est voisin d'un pays B, alors le pays B est nécessairement voisin du
pays A.
b) Association réflexives [n,n] non symétriques
Voici à présent une association réflexive [n,n] non symétrique :
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Si un matériel A fait partie d'un matériel B, alors B ne peut pas faire partie de A.
Pour une relation réflexive asymétrique, il est d'usage d'indiquer le nom de l'association sur un des traits
et le nom de l'association inverse sur l'autre.
[Link].2 Association réflexives [n,n] avec propriétés
a) non symétrique
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
On distingue trois types d'associations binaires : [1,n] (ou de un à plusieurs), [n,n] (ou de plusieurs à
plusieurs) et [1,1]. Pour trouver le type d'une association binaire, il suffit de considérer les cardinalités
maximales de l'association :
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
De manière générale, MERISE autorise des associations de dimension quelconque. Un modèle conceptuel
peut donc contenir des associations de dimension supérieure à deux.
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Pour alléger la rédaction, nous utiliseront le terme d'association n-aire pour qualifier une association de
dimension supérieure ou égale à trois, bien que ce terme puisse également désigner de manière générale
une association binaire (2-aire) ou réflexive (1-aire).
[Link].2 Exemple d'associations n-aires
Voici par exemple, une association ternaire :
Vous remarquerez que les cardinalités maximales valent tous n. Ceci est obligatoire dans une association n-
aire. Cela vient du fait que les cardinalités d'une association n-aire n'ont pas la même signification que les
cardinalités d'une association binaire ou réflexive. Dans une association n-aire, il faut imaginer que
l'association est en fait une entité reliée à n autres entités par des associations de type [1,n]. Par exemple,
l'association Enseigner, n'est rien d'autre que l'entité Enseignement voir figure 4.18.
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Une matière peut figurer dans plusieurs enseignements et au minimum dans un enseignement, d’où la
cardinalité [1,n] sur le trait reliant l’entité Matière à l’association Enseigner.
De manière générale, la cardinalité d’un trait entre une association n-aire et une entité, représentent dont le
nombre minimal et maximal de participation de entité dans cette association. Les autres entités reliées à
l’association ne jouent ici aucun rôle.
Remarquez que cette cardinalité sera de toute facon de la forme [ ?,n]. Dans une association n-aire, il s’agit
donc simplement de savoir si les cardinalités sont du type [0,n] où [1,n].
Dans l’exemple précédent, il n’y avait que des cardinalités [1,n]. Voici, une autre exemple dans lequel figure
une cardinalité [0,n] :
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Ce schéma concerne la gestion d’un cinéma. On peut imaginer qu’un film soit enregistré dans la base de
donnée, mais ne soit encore prévu pour aucune projection, d’où la cardinalité minimale 0 entre l’entité film
et l’association projection.
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Ici, « liste des produits » n’est pas atomique, c’est une liste
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
• Les propriétés d’une entité ne doivent dépendre que de l’identifiant de l’entité et non d’une partie de cet
identifiant
o Toute propriété n’appartenant pas à un identifiant ne dépend pas d’un attribut non identifiant.
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
La description conceptuelle a permis de représenter le plus fidèlement possible les réalités de l’univers à
informatiser. Mais cette représentation ne peut pas être directement manipulée et acceptée par un système
informatique, car le MCD est une représentation des données dans un formalisme compris par les
concepteurs et pas par la machine. Il est donc nécessaire de passer du niveau conceptuel à second un niveau
plus proche des capacités des systèmes informatiques. Ce niveau, appelé niveau logique, consiste à choisir
l’un des trois modèles suivants :
• Modèle hiérarchique (années 80).
• Modèle réseau.
• Modèle relationnel.
Chacun de ces modèles repose sur des techniques d’organisation des données particulières que des logiciels
seront capables de gérer, dans ce chapitre l’accent sera mis sur le modèle relationnel.
Ces règles sont de type algorithmique et peuvent donc être mises en œuvre par des outils de génie logiciel
(PowerAMC par exemple). La traduction des concepts de base du modèle conceptuel est régie par les trois
règles suivantes :
- Toute entité devient une relation. L’identifiant de l’entité devient clé primaire de la relation.
Relation
Entité
Si une des classes d'entités possède une cardinalité faible : la table aura comme attributs, les attributs de la
classe ayant une cardinalité faible, puis le (ou les) attribut(s) de relation et enfin les attributs de la seconde
classe précédé du nom de la classe
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Si les deux classes d'entités possèdent une cardinalité forte : la table aura comme attributs, les attributs des
deux classes de relation précédés des noms des classes respectives, puis le (ou les) attribut(s) de relation
Toute association binaire de type (1-n) ou (1-1) est caractérisée par l’existence d’une dépendance
fonctionnelle entre l’identifiant de l’entité reliée par le segment portant la cardinalité 1,1 ou 0,1 et l’autre
entité. Dans le schéma ci-dessous on a la dépendance fonctionnelle suivante : P1---→ P1’Une telle
association entraîne l’intégration de l’identifiant de l’entité but de la dépendance fonctionnelle dans la
relation associée à l’entité source de la dépendance fonctionnelle. La propriété ainsi dupliquée devient clé
étrangère dans la relation source et est marquée par un #.
Une clé étrangère dans une relation est une propriété qui est clé primaire dans une autre relation
Remarque : dans la
relation nommée «
Association », P1 et P1’ sont suffixées d’un # (elles sont clés étrangères) car elles sont clés primaires
respectivement dans les relations E1 et E2.
L’exemple ci-dessous illustre l’application de ces trois règles sur le modèle conceptuel classique de gestion
des commandes suivant :
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Ident 1
Ident2
Dans le MLD relationnel l’identifiant ident1 devient clé dans la table associée à la relation (table) associé à
l’objet 2. Il sera de même pour l’identifiant ident2 qui sera clé étrangère dans la relation (table) associée à
l’objet1. Ci-dessous le MLD équivalent du MCD précédent :
Objet1 (ident1, p11, p12, …, ident2*)
Objet2 (ident2, p21, p22, …, ident1*)
Nous appliquons les règles générales avec la seule différence que la relation est 2 fois reliée au même objet
Exemple 1
Comme il s'agit d'une relation (0,n)-(0,n), une table supplémentaire est créée. Cette table contient comme
clé primaire composée, la clé des "deux" objets reliés. Comme le même objet est lié 2 fois à la relation, on
ne peut pas utiliser 2 fois le même nom pour la clé. Dans ce cas il convient d'utiliser des rôles dans le MCD,
et d'intégrer le rôle dans le nom d'une des clés migrées dans le MLD.
0,n
mère
0,n
filière
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Exemple 2
Comme il s'agit d'une relation (0,1) -(0,1), nous avons en général le choix en ce qui concerne quel objet
contiendra la clé étrangère. Comme cette relation est liée deux fois au même objet, il est évident que nous
devons dupliquer la clé primaire, tout en veillant que le même nom de clé ne sera pas utilisé pour la clé
primaire et la clé étrangère. Dans notre exemple, tous les hommes mariés, ont comme valeur de la clé
étrangère la matricule de leur épouse actuelle. Pour les hommes non mariés et les femmes, la clé étrangère
est sans valeur. On pourrait bien sûr utiliser la modélisation inverse avec une clé étrangère
NO_MATRICULE_MARI, qui indique pour chaque femme mariée, la matricule de son mari.
0,1
époux
PERSONNE
Personne Etre_marié
NOMATRICULE
NoMatricule être marié NOMATRICULE_EPOUSE
Nom NOM
Prénom PRÉNOM
0,1
épouse
4.8 Exercices
Transformez le MCD suivant, qui représente «la gestion d'une école » en un MLD en respectant toutes les
règles du passage MCD à MLD.
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Elève
NoMatricule Classe
Fréquenter
Nom 1,n 1,n Nom_Classe
Année_scolaire Cycle
Prénom
Date_naissance
1,n
Matière Enseigner
Code_Matière 0,n
Libellé Année
0,n
Professeur
Code_Prof
Nom
prénom
Exercice 2
Donner le MCD correspondant au MLDR suivant, préciser les cardinalités et les identifiants des entités :
CANDIDAT ( n°candidat, nom candidat, prénom candidat, date-naissance)
EPREUVE (n°épreuve,libellé-épreuve,date rédaction,date épreuve,coefficient,Code examen#)
EXAMEN ( Code examen, libellé-examen)
ENSEIGNANT ( n°enseignant, nom-enseignant, prénom enseignant)
PASSER ( n°candidat#, n°épreuve#, note)
REDIGER ( n°enseignant#, n°épreuve#)
INSCRIRE ( Code examen#, n°candidat#, appréciation)
Exercice 3
1-Créez le MCD d’une base de données voiture qui enregistre les certificats d’immatriculation des véhicules
en circulation (carte grise). Elle doit répondre aux contraintes suivantes :
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CHAPITRE IV Méthodologie de développement d'un SI
Exercice 4
1-Créez le MCD d’une base de données tournoi permettant d’enregistrer les participants à un tournoi
de tennis et l’ensemble des matches joués en trois sets au maximum. La base doit enregistrer les
participants d’un match donné, ainsi que le gagnant et le score de chaque set. La relation rencontre
est réflexive.
Exercice 5
Etablir le MCD puis le MLD d’une base permettant à un groupe de gérer les droits d’auteur des livres
publiés par ses différentes maisons d’édition. Elle doit répondre aux contraintes suivantes :
• Un livre peut être écrit par un ou plusieurs auteurs. Un auteur peut écrire un ou plusieurs livres.
Chaque auteur touche un pourcentage des droits totaux d’un livre en fonction de sa participation.
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Bibliographies
BIBLIOGRAPHIES
[1] Joël de Rosnay « Le macroscope », éditions du seuil, 1975
[2] Robert Reix (1934-2006), Systèmes d'information et management des organisations, Éditions
Vuibert, First edition in 1995, 367 pages.
[3] Jacques Sornet, Oona hengoat, Nathalie le gallo. Systèmes d'information de gestion. Dunod,
Paris, 2012
[4] Frédéric Leroy, Bernard Garrette, Pierre Dussauge, Rodolphe Durad, Laurence Lehmann- Ortega,
dir., Strategor, Dunod, 6e édition, 2013.
[5] Aloui Abdelouhab., Aufort P., Arsenis S., Systèmes d’Information, polycopie de cours, Université
Abderrahmane Mira de Bejaïa.
[6] Jean-Louis LE MOIGNE. La théorie du système général Théorie de la modélisation, Publication de
l’édition 1994. Nouvelle présentation, 2006.
[12] Joseph Gabay. Merise et UML pour la modélisation des systèmes d’information. Dunod, 2004
[13] Cauvet C., rosenthal-Sabroux C., Ingénierie des systèmes d'information, Informatique et Système
d'information, Hermès Science Publications, 2001.
[14] Morley C, Hugues J, Leblanc B, UML pour l'analyse d'un système d'information, Dunod
Informatiques, 2000.
WEBOGRAPHIES
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organisationnelle-entreprises/avantages-inconvenients-principaux-types-de-structureorganisationnelle-
entreprise [Link]
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Bibliographies
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