Le sport, mot d'usage récent (XIXe siècle) dans la langue française, est un ensemble
d'exercices physiques se pratiquant sous forme de jeux individuels ou collectifs pouvant
donner lieu à des compétitions.
Le sport, qui ne peut être dénommé ainsi avant le XIXe siècle (gymnastique, exercice
physique, voir Pociello, C. Sociologie du sport, 1983), est un phénomène presque universel
dans le temps et dans l'espace humain. La Grèce antique, la Rome antique, Byzance,
l'Occident médiéval puis moderne, mais aussi l'Amérique précolombienne ou l'Asie, sont tous
marqués par l'importance de pratiques physiques. Certaines périodes sont surtout marquées
par des interdits.
100 et 110 mètres haies.
Terrain de Rugby au Stade de France.
Définitions
Discobole grec - IIe siècle apr. J.-C.
Jeu de paume à Paris au XVIIe siècle.
Les championnats du monde de canoë à Vaxholm, en
Suède, en 1938.
Le terme de « sport » a pour racine le mot de vieux français desport qui signifie
« divertissement, plaisir physique ou de l'esprit »[1]. Antérieurement il peut être rattaché au
latin portus, comme dans transport, export, import, déporter, déport, etc., qui désignait
simplement un port, un lieu de passage marin. En traversant la Manche, desport se mue en
« sport » et évacue de son champ la notion générale de loisirs pour se concentrer sur les seules
activités physiques et mentales. La langue allemande admet aussi le terme « sport » et sa
définition anglaise en 1831 ; la France en fait usage pour la première fois dès 1828[2], mais à
ce moment-là il est essentiellement associé aux courses de chevaux et aux paris sur ces
courses de chevaux (Cf. le journal Le Sport). La frontière entre jeux et sports n'est pourtant
pas très claire. La Fédération française des échecs fondée en 1921 reçoit ainsi un agrément
sportif du Ministère de la Jeunesse et des Sports en 2000, mais uniquement parce qu'elle était
une fédération « associée » au CNOSF[3]. Certaines pratiques traditionnelles posent également
problème : sport ou jeu ? La question reste encore ouverte.
Le sport moderne se définit par quatre éléments indispensables :
la mise en œuvre d'une ou plusieurs qualités physiques : activités d'endurance, de
résistance, de force, de coordination, d'adresse, de souplesse, de précision, etc. ;
une activité institutionnalisée, ses règles tendent à être identiques pour l'ensemble de
la planète ;
une pratique majoritairement orientée vers la compétition ;
une pratique fédérée (sous la tutelle d'une fédération sportive).
Ces piliers qui mettent surtout en avant l'organisation des différentes disciplines sportives
n'excluent nullement les pratiques comme le sport-loisir, le sport-aventure, le sport-santé, le
sport scolaire ou l'éducation physique et sportive. Si la compétition est prédominante, il existe
toutefois d'autres formes de pratique mettant plutôt en avant le plaisir, la santé, l'éducation ou
l'épanouissement[4].
Le Conseil de l'Europe propose ainsi la définition suivante dans sa « Charte européenne du
sport » (article 2.1) (2001) : « On entend par « sport » toutes formes d'activités physiques qui,
à travers une participation organisée ou non, ont pour objectif l'expression ou l'amélioration
de la condition physique et psychique, le développement des relations sociales ou l'obtention
de résultats en compétition de tous niveaux »[5].