La différence entre communication et information repose sur leur nature et leur objectif :
1. L’information est un ensemble de données, de faits ou de connaissances transmises
sans nécessairement impliquer un échange interactif. Elle est unilatérale (exemple :
une annonce dans un journal, un rapport d’actualité).
2. La communication, en revanche, implique un processus d’échange où un émetteur
transmet un message à un récepteur avec la possibilité d’un retour (feedback). Elle est
interactive (exemple : une conversation, une réunion).
L’analyse des situations de communication permet de comprendre comment un message est
transmis, reçu et interprété. Cela implique l’examen des éléments suivants :
1. Identification du contexte
Lieu et environnement : Communication formelle (réunion, conférence) ou informelle
(discussion entre collègues).
Moment et durée : Une urgence ou une communication planifiée ?
Relations entre interlocuteurs : Hiérarchiques, amicales, professionnelles ?
État émotionnel : Stress, colère, joie influencent la communication.
2. Les acteurs de la communication
Émetteur(s) : Qui envoie le message ? Quel est son rôle et son intention ?
Récepteur(s) : Qui reçoit ? Est-il impliqué ou passif ?
Public cible : La communication est-elle adressée à une seule personne ou à un groupe ?
Influence externe : Y a-t-il des observateurs ou des tiers qui modifient l’interaction ?
3. Analyse du message
Contenu : Quel est le sujet de la communication ?
Clarté : Le message est-il compréhensible et structuré ?
Intention : Informer, convaincre, ordonner, négocier, rassurer ?
Support utilisé : Écrit (mail, lettre), oral (discussion, appel), visuel (affiche, diapositive) ?
4. Choix du canal de communication
Oral : Dialogue direct, appel téléphonique, visioconférence.
Écrit : Emails, rapports, SMS, lettres.
Non-verbal : Gestes, expressions faciales, posture, ton de la voix.
Numérique : Réseaux sociaux, messageries instantanées, forums.
5. Identification des obstacles à la communication
Bruits physiques : Environnement bruyant, mauvaise connexion téléphonique.
Barrières psychologiques : Stress, anxiété, préjugés.
Différences culturelles : Langue, valeurs, codes de communication.
Interférences techniques : Problèmes de réseau, erreurs de transcription.
6. Évaluation du feedback
Retour immédiat : Réactions verbales ou non verbales du récepteur.
Compréhension effective : Reformulation, questions pour clarifier.
Impact du message : Le but de la communication a-t-il été atteint ?
Possibles ajustements : Modifier le ton, le format ou le contenu du message si nécessaire.
Exemple d’analyse
Situation : Un professeur explique une nouvelle notion à ses élèves.
Analyse :
Contexte : Cours en classe, environnement d’apprentissage.
Acteurs : Professeur (émetteur) et élèves (récepteurs).
Message : Nouvelle notion pédagogique.
Canal : Oral avec support visuel (tableau, diaporama).
Obstacles : Distraction des élèves, niveau de difficulté du sujet.
Feedback : Questions posées par les élèves, compréhension à travers exercices.
L’analyse d’une situation de communication permet d’optimiser les échanges en adaptant le
message, le canal et la gestion des obstacles pour une meilleure transmission de l’information.
Les différents domaines de la communication se répartissent en plusieurs catégories, en
fonction du contexte et du public cible.
1. Communication interpersonnelle
Échanges entre individus
Communication verbale et non verbale
Relations sociales et professionnelles
2. Communication de masse
Médias traditionnels : télévision, radio, presse
Médias numériques : réseaux sociaux, blogs, podcasts
Publicité et marketing
3. Communication institutionnelle
Communication interne : au sein d’une entreprise ou d’une organisation
Communication externe : image et réputation auprès du public
4. Communication marketing et publicitaire
Stratégies de promotion des produits/services
Branding et identité visuelle
Campagnes de publicité
5. Communication digitale
Réseaux sociaux et influenceurs
SEO, marketing de contenu, e-mailing
Applications mobiles et sites web
6. Communication politique
Discours et débats
Campagnes électorales
Relations publiques et lobbying
7. Communication scientifique et technique
Vulgarisation scientifique
Publications spécialisées et conférences
Documentation et notices techniques
8. Communication de crise
Gestion des situations d’urgence
Réactions aux scandales et controverses
Stratégies de rétablissement d’image
Le langage verbal et le langage non verbal sont deux modes de communication essentiels qui
se complètent.
1. Le langage verbal
Il repose sur l’utilisation des mots, à l’oral comme à l’écrit. Il permet d’exprimer des idées,
des émotions et de structurer la pensée.
Exemples :
Parler lors d’une conversation.
Écrire un texte, un e-mail ou un message.
Faire un discours ou une présentation.
2. Le langage non verbal
Il englobe tous les éléments de communication qui ne passent pas par les mots, mais par le
corps, les expressions et l’intonation.
Exemples :
Les gestes (hochement de tête, mains ouvertes, bras croisés).
Les expressions du visage (sourire, froncement de sourcils).
La posture et la distance (se pencher vers quelqu’un, reculer).
Le regard (maintenir le contact visuel, éviter le regard).
Le ton de la voix (intonation, volume, rythme).
Ces deux formes de communication fonctionnent ensemble : un discours clair peut être
renforcé par une gestuelle et une posture appropriées.
L’élimination des freins à la communication est essentielle pour améliorer les échanges
interpersonnels, renforcer la compréhension et éviter les malentendus.
1. Écoute active
Prêter une attention totale à l’interlocuteur.
Reformuler pour s’assurer de la bonne compréhension.
Montrer des signes d’attention (hochements de tête, regard bienveillant).
2. Clarté et simplicité du message
Utiliser un langage clair et accessible.
Éviter le jargon ou expliquer les termes techniques.
Structurer son discours avec des idées précises et bien ordonnées.
3. Gestion des émotions
Adopter un ton calme et respectueux.
Éviter de réagir sous le coup de l’émotion.
Prendre du recul face aux tensions pour éviter les conflits.
4. Adaptation au contexte et à l’interlocuteur
Tenir compte des différences culturelles et des sensibilités.
Adapter son langage et son attitude à la personne avec qui l’on communique.
Choisir le bon canal de communication (oral, écrit, visuel).
5. Élimination des obstacles physiques et techniques
S’assurer que l’environnement est propice à la communication (bruit, éclairage).
Vérifier la qualité des outils utilisés (micro, connexion Internet).
6. Encouragement au dialogue
Favoriser un climat de confiance et de respect mutuel.
Inviter l’interlocuteur à poser des questions et à s’exprimer librement.
Accepter les retours et critiques constructives.
Accueillir, présenter et se présenter à un client ou un malade sont des étapes essentielles dans
une interaction professionnelle, notamment dans les secteurs du commerce et de la santé.
1. Accueillir un client ou un malade
Adopter une posture ouverte et un sourire accueillant.
Saluer avec une formule adaptée :
o Client : « Bonjour, bienvenue chez [nom de l’entreprise]. En
quoi puis-je vous aider ? »
o Malade : « Bonjour, je suis [votre nom], [votre fonction].
Comment puis-je vous accompagner aujourd’hui ? »
2. Se présenter
Dire son nom et sa fonction clairement.
Adapter son ton selon le contexte (formel/informel).
o « Je suis [nom], [poste], je vais m’occuper de vous aujourd’hui.
»
3. Présenter une autre personne
Expliquer brièvement son rôle :
o « Je vous présente [nom], notre spécialiste en [fonction]. Il/elle
va prendre le relais. »
4. Renseigner et orienter un malade, un visiteur ou un client
Écouter attentivement la demande.
Donner une réponse claire et concise.
Guider la personne vers le bon interlocuteur ou le bon service.
o « Vous devez vous rendre au bureau n°3, au fond du couloir à
droite. »
o « Pour ce service, vous pouvez contacter [nom] à ce numéro :
[numéro]. »
Ces trois compétences – rendre compte oralement, s’entretenir par téléphone et s’adapter à un
groupe de travail – sont essentielles dans un environnement professionnel :
1. Rendre compte oralement
Il s’agit de transmettre des informations de manière claire, concise et structurée, que ce soit à
un supérieur, un collègue ou une équipe.
Conseils :
Préparer les points clés à aborder avant de parler.
Utiliser un langage précis et éviter les digressions.
Vérifier que l’interlocuteur a bien compris en posant des questions.
Adapter le niveau de détail en fonction du public (ex. : un supérieur n’a pas besoin du même
niveau de détail qu’un collègue).
2. S’entretenir par téléphone
La communication téléphonique demande une articulation claire, une écoute active et une
capacité à structurer son discours sans support visuel.
Conseils :
Préparer les points importants avant l’appel.
Parler distinctement et moduler sa voix pour capter l’attention.
Reformuler si nécessaire pour s’assurer de la bonne compréhension.
Prendre des notes pendant l’échange pour ne rien oublier.
3. S’adapter à un groupe de travail
Travailler en équipe nécessite de la flexibilité, de l’écoute et un bon relationnel.
Conseils :
Observer la dynamique du groupe pour mieux s’intégrer.
Faire preuve d’ouverture et accepter les idées des autres.
Contribuer activement tout en respectant la répartition des rôles.
Gérer les désaccords avec diplomatie et chercher des solutions collectives.
Compte Rendu d’Activité
Date : [Insérer la date]
Lieu : [Insérer le lieu]
Responsable : [Nom du rédacteur]
Participants : [Liste des participants]
Objet : [Description de l’activité]
1. Objectifs de l’Activité
Définir clairement les buts et les résultats attendus.
Expliquer les tâches effectuées et les responsabilités de chacun.
2. Déroulement de l’Activité
Présentation des étapes suivies.
Difficultés rencontrées et solutions apportées.
3. Résultats et Analyse
Bilan des performances et écarts par rapport aux objectifs.
Points positifs et axes d’amélioration.
4. Recommandations et Actions Futures
Propositions pour optimiser l’activité.
Plan d’action pour les prochaines étapes.
Risques d’une Mauvaise Communication
Une communication inefficace peut entraîner :
Confusion et erreurs : Informations mal comprises ou mal transmises.
Perte de temps : Nécessité de répéter ou corriger les malentendus.
Démotivation des équipes : Manque de clarté sur les attentes et les objectifs.
Impact sur la productivité : Coordination difficile entre les collaborateurs.
Risques d’une Information Codifiée
L’utilisation d’un langage trop technique ou codifié peut causer :
Exclusion de certains interlocuteurs : Manque de compréhension des non-initiés.
Interprétation erronée : Confusion due à une mauvaise décodification.
Blocages opérationnels : Mauvaise prise de décision par manque de clarté.
Risque de perte d’information : Une documentation non accessible ou mal interprétée.
Les relations au sein de l’équipe soignante
Les relations au sein de l’équipe soignante reposent sur la collaboration, la communication et
le respect mutuel. Chaque membre de l’équipe (médecins, infirmiers, aides-soignants,
kinésithérapeutes, psychologues, etc.) joue un rôle complémentaire dans la prise en charge des
patients.
1. Collaboration pluridisciplinaire : Les soignants travaillent ensemble
pour assurer une prise en charge globale et efficace du patient. La
transmission d’informations entre professionnels est essentielle pour
garantir la continuité des soins.
2. Communication : Elle doit être claire, précise et adaptée, que ce soit
lors des transmissions orales, écrites (dossiers patients, prescriptions)
ou via des réunions de service.
3. Confiance et respect : Chaque professionnel doit reconnaître les
compétences et le rôle de ses collègues pour favoriser un
environnement de travail harmonieux et efficace.
4. Soutien et entraide : Travailler dans le domaine de la santé peut être
éprouvant. Un bon esprit d’équipe permet de mieux gérer la charge
émotionnelle et la fatigue.
La relation avec le patient et son entourage
La relation entre les soignants, le patient et son entourage repose sur des principes d’écoute,
de bienveillance et de respect de la dignité.
1. Relation avec le patient :
Écoute active et empathie pour comprendre ses besoins et attentes.
Explication claire des soins et traitements pour favoriser l’adhésion du patient.
Respect de son intimité, de ses croyances et de son autonomie.
Prise en compte de ses émotions et de son ressenti face à la maladie.
2. Relation avec l’entourage :
Information et accompagnement des proches tout en respectant le secret médical.
Prise en compte de leur rôle dans le soutien du patient.
Gestion des inquiétudes et des émotions des familles en leur apportant des réponses adaptées
et rassurantes.
L’objectif est d’instaurer une relation de confiance, favorisant une prise en charge efficace et
humaine du patient tout en impliquant ses proches dans le processus de soins.