Université Marien NGOUABI Travail Progrès humanité
Faculté de Droit
Département des licences
Niveau : Licence I
Vague : B
Semestre : I
Cours de : Relations internationales
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Travail d’exposé
Sujet de dissertation :
La souveraineté et les formes de l’État dans les relations internationales.
Exposants :
1- MINOU Rose Ruth Merveille
2- MOUKOURY Gloire Chrishna
3- NGOMA Mon fils Butoven
4- YOKA INGOBA Rolia
5- MOUMBOKO NKAYA Fréjus-Albin
6- YILOUKOULOU Grâce Ruben Bergastin
7- OKOURI Marise Divine De Grâce
8- MBANZOULOU HOUMBA Grace
Sous la supervision du docteur AKERA ITOUA Stève Christian
Année académique 2024-2025
Plan de travail
I- La souveraineté interne : la manifestation du pouvoir
étatique.
A- L’exercice exclusif de la puissance publique
B- La limitation de la souveraineté interne
II- La Souveraineté externe : la manifestation de
l’indépendance étatique
A- L’indépendance vis-à-vis des autres États
B- La limitation de la souveraineté externe
III- Les formes d’Etats et leurs adaptations aux relations
internationales
A- L’État nation
B- Les États fédéraux et les États unitaires
À une formule très célèbre de GASTON JEZE « je n’ai jamais dîné avec
l’État », Jean Claude SOYER répondait « moi non plus, mais je l’ai souvent vu
payer l’addition ». Cela traduit vraisemblablement un paradoxe bienfaisant,
personne ne l’a jamais vu, mais nul ne peut nier son existence. Au-delà des
données sensibles le composant, l’assise de l’État est renforcée par ses
caractères juridiques, plus particulièrement par la notion de la souveraineté qui
précise ses contours. Le degré suprême politique du pouvoir politique est
étroitement lié aux formes de l’État. Mais, souveraineté, forme de l’État, qu’est-
ce à dire ? pour le juriste, il est une obligation d’expliciter ces concepts. Jean
RIVERO disait « il faut toujours se rassurer de son vocabulaire », Joseph
DJOGBENOU de son côté ajoute « la recherche du sens est nourricière de la
conscience » Il faut noter qu’en définition que “la souveraineté” désigne selon
Jean BODIN « la puissance absolue et perpétuelle d’une république ».
Autrement dit, aucun pouvoir n’est supérieur à la puissance souveraine, elle ne
connaît aucune limite temporelle, et s’impose à tous les individus vivant sur son
territoire et dans les relations internationales avec les autres pays. C’est la
caractéristique essentielle de l’État, Elle signifie que l’État n’est pas subordonné
et qu’il est indépendant. Quant à la “forme de l’état”, il s’agit de ces formes
politiques qui revêtent et se manifestent l’État. L’exemple étant l’Etat unitaire,
l’État confédéral, l’État fédéral, l’État nation ou tout juste l’Etat régional. Une
rétrograde historique révèle que l’histoire du sujet de la souveraineté et des
forme d’Etat est longue et complexe, remontant à l’antiquité. À cette époque,
les cités États grecques et l’empire ont développé des formes d’organisations
politiques et de gouvernement qui ont influencé les conceptions ultérieures de
la souveraineté. Au moyen âge, le système féodal en Europe a mis en place
une hiérarchie complexe de pouvoir, avec des rois, des seigneurs, et des
vassaux, sans un concept clair de souveraineté étatique. Pendant la
renaissance et l’époque moderne, ces périodes ont vu l’émergence de l’Etat
nation moderne, avec un souverain unique et un territoire défini. Des penseurs
comme Machiavel, jean BODIN et Thomas Hobbes ont contribué à la
théorisation de la souveraineté étatique. Au XVIIIe siècle, les lumières et la
révolutions américaine ont renforcé l’idée de souveraineté populaire où le
pouvoir est détenu par le Peuple. Des penseurs comme John LOCKE et
ROUSSEAU mettent l’accent sur les droits naturels et les libertés individuelles. La
déclaration d’indépendance américaine proclame que tous les sommes créés
égaux et ont des droits inhérents à la vie, à la liberté et à la recherche du
bonheur. Le XIXe siècle est marqué par la consolidation de l’Etat nation
moderne en Europe et dans d’autres région du monde. Les empires coloniaux
s’effondrent, et de nouveaux Etats indépendants émergent. Le concept de
souveraineté étatique devient un principe fondamental du système
international. Le XXe est marqué par les défis à la souveraineté. Les deux
guerres mondiales mettent en évidence les limites de la souveraineté étatique.
L’émergence des organisations internationales comme la SDN et l’ONU
témoignent de la nécessite de coopération internationale pour résoudre les
problèmes mondiaux. La décolonisation et la guerre froide contribue
également a transformé le paysage international et à remettre en question la
souveraineté des États. Le XXIe est marquée par la mondialisation et les
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nouveaux défis. La mondialisation, l’immigration, les technologies numériques
et les crises mondiales continuent de remettre en question le concept de
souveraineté et les formes d’État. Les États sont confrontés à des défis
transnationaux tels que le terrorisme, le changement climatique et la
prolifération des armes nucléaires. La mondialisation économique et financière
a réduit le pouvoir des États sur les économies et leurs monnaies. Les migrations
internationales ont créé des tensions sur les frontières et les politiques
d’immigration. Les technologies numériques ont facilité la diffusion
d’informations et d’idées, Ce qui a impact sur la liberté d’expression et le
contrôle de l’information. L’histoire de la souveraineté et des dormes d’Etats
est une histoire d’évolution de transformation constante. Le concept de
souveraineté est en constante évolution, et les formes d’État s’adaptent au
défi et au réalité du monde moderne. Ce sujet revêt un double intérêt,
notamment l’intérêt théorique et pratique. L’intérêt théorique de ce sujet
réside premièrement dans la consécration textuelle à la théorie de la
souveraineté étatique. Nous pouvons citer l’ouvrage de MACHIAVEL intitulé Le
prince, le livre de Jean BODIN qui s’intitule les six livres de la républiques,
l’œuvre de Thomas HOBBES intitulé Le Léviathan. Nous constatons également
une controverse doctrinale entre les penseurs. Secondement, l’intérêt
théorique de la souveraineté et des formes d’État dans les relations
internationales résident dans leurs capacités à expliquer les interactions entre
les Etats, les conflits et la coopération. L’idée de la souveraineté qui implique
la capacité d’un état à exercer un pouvoir indépendant sur son territoire et sa
population, est un concept fondamental en relation internationale. Elle permet
de comprendre la structure du système international, où les Etats sont
considérés comme des entités autonomes et égales. Cependant, la
souveraineté est aussi un concept contesté, car elle est confrontée à des défis.
Tels que la mondialisation, les organisations internationales et les interventions
humanitaires. Les différentes fores d’Étant comme les Etats nations, les empires,
les fédérations et les confédérations influencent également les relations
internationales. La nature et la structure de l’Etat affecte sa capacité à agir sur
la scène internationale, ses alliances et ses priorités. L’étude des formes d’Etat
permet de comprendre les différences dans les politiques étrangères, les
stratégies militaires et les modes de coopération entre les Etats. L’intérêt
pratique de la souveraineté et des formes d’Etat dans les relations
internationales est immense. Comprendre ces concepts permet de mieux
appréhender les enjeux géopolitiques contemporains, tels que : les conflits
armés, la coopération internationale, la mondialisation, les migrations ainsi que
le développement économique. On pratique, la compréhension de la
souveraineté et des formes d’État est essentiel pour les décideurs politique, les
diplomates, les organisations internationales et les citoyens qui souhaitent
participer à la construction d’un monde plus pacifique et plus juste. De ce fait,
comment la souveraineté et les formes d’État influencent-elles les relations
internationales ? Y égard de cette problématique, notre travail sera axé autour
de la souveraineté interne (I), la souveraineté externe (II) ainsi que les formes
d’États et leurs adaptations aux relations internationales (III).
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I- La souveraineté interne : la manifestation du pouvoir étatique.
Cette partie sera axé autour de l’exercice exclusif de la puissance publique
(A) et la limitation de la souveraineté interne (B).
A- L’exercice exclusif de la puissance publique.
L’exercice exclusif de la puissance publique est au cœur de la souveraineté
interne. C’est le principe fondamental qui garantit à l’État le contrôle total et
indépendant sur son territoire et sa population. Ce principe se manifeste de
plusieurs manières : le monopole de la violence légitime : l’État est le seul
acteur autorisé à recourir à la force physique pour faire respecter l’ordre public
et appliquer ces lois. Ce monopole est essentiel pour assurer la sécurité et la
stabilité interne. Il permet de prévenir les conflits internes et d’assurer la
protection des citoyens. Le pouvoir législatif : l’État détient le pouvoir de créer
les lois qui régissent la vie sociale, politique et économique de la nation. Ces
lois définissent les droits et devoirs des citoyens, organisent les institutions et les
services publics, et régulent les activités économiques. Le pouvoir exécutif :
L’État est responsable de l’application des lois et de la mise en œuvre des
politiques publiques. Il assure l’administration du pays, la gestion des finances
publiques, la défense nationale et la sécurité intérieur. Le pouvoir judiciaire :
L’État possède le pouvoir de juger les infractions aux lois et de sanctionner les
coupables. Il garantit l’application de la justice et le respect des droits de
citoyens.
B- La limitation de la souveraineté interne.
La limitation de la souveraineté interne dans les relations internationales est un
sujet complexe. Les États sont traditionnellement considérés comme souverains
sur leurs territoires et peuvent exercer leurs pouvoirs sans ingérence extérieure.
Cependant, cette notion de souveraineté absolue est de plus en plus remise
en question dans le contexte actuel de mondialisation et d’indépendance.
Plusieurs facteurs contribuent à cette limitation de la souveraineté interne. Ces
facteurs sont entre autres : la mondialisation des échanges commerciaux les
flux financiers et les migrations internationales qui créent des liens économiques
et sociaux les plus étroits entre les États, cette interdépendance oblige les États
à tenir compte des intérêts et des politiques d’autres pays ; les organisations
internationales telles que L’ONU, l’union européenne qui exercent une
influence croissante sur les États. Elles établissent des normes et des règles qui
limitent la marge de manœuvre des États en matière de politique intérieur ; les
droits de l’homme : la reconnaissance universelle des droits de l’homme
impose aux États des obligations internationales qui peuvent entrer en conflit
avec leurs souveraineté interne. Les États sont tenus de respecter les droits de
leurs citoyens même si cela signifie limiter certains pouvoirs de l’État ; les crises
internationales telles que, les conflits armés, les catastrophes naturelles ou les
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pandémies peuvent exiger une intervention internationale qui limite la
souveraineté des États. Les États sont souvent contraints de coopérer avec
d’autres pays pour faire face à ces crises.
II- La souveraineté externe : la manifestation de l’indépendance
étatique.
Cette partie sera basée sur l’indépendance vis-à-vis des autres États (A) et la
limitation de la souveraineté externe (B).
A- L’indépendance vis-à-vis des autres États
Cette dernière est un élément fondamental de la souveraineté externe. Elle se
traduit par la capacité d’un État à agir librement sur la scène internationale
sans être soumis à la volonté d’autres États. Cette indépendance se manifeste
de plusieurs manières : L’autonomie décisionnelle, chaque État est libre de
déterminer ses propres politiques internes et externes, sans avoir à se soumettre
à l’autorité d’un autre Etat. Il peut choisir ses alliances, ses ennemis, ses
politiques économiques, ses systèmes politiques et ses valeurs morales. Cette
autonomie décisionnelle est le fondement de la souveraineté nationale ;
l’égalité juridique sur le plan international, tous les États sont égaux en Droit
international quels que soient leurs tailles, leurs puissances économiques ou
leurs systèmes politiques. Cette égalité juridique se traduit par le principe de
non-ingérence dans les affaires internes des autres États, ainsi que par le
respect de l’intégrité territoriale et de l’indépendance de chaque État ; la
liberté d’action, l’indépendance des États leurs permet d’agir librement sur la
scène internationale, de conclure des traités, de participer à des organisations
internationales, de mener des négociations diplomatiques et de défendre leurs
intérêts nationaux. Cette liberté d’action est essentielle pour que les Etats
puissent jouer un rôle actif dans la construction de l’ordre mondial juste et
pacifique ; la protection contre l’ingérence étrangère, l’indépendance des
États les protège contre l’ingérence dans leurs affaires intérieures par d’autres
États. Cette protection est essentielle pour garantir la stabilité politique et
sociale de chaque État.
B- La limitation de la souveraineté externe.
Cette limitation est un concept complexe et multiforme qui a évolué au fil du
temps. Elle se réfère aux contraintes que les États subissent dans leurs capacités
à exercer leur pouvoir sur le plan international. Ces contraintes peuvent
provenir de diverses sources notamment, le droit international, les traités
internationaux les conventions et les règles coutumières du Droit international
limitant l’action des États en définissant des obligations et des interdictions. Par
exemple, la convention de Genève sur la protection des civiles en temps de
guerre impose des restrictions sur le comportement des États en conflit. Les
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organisations internationales comme les nations unies ou l’union européenne
exerce une influence sur les États membres en établissant des normes, en
imposant des sanctions ou en gérant des problèmes transnationaux. Des
grandes puissances mondiales comme les USA ou la Chine peuvent exercer
une influence sur les États plus faibles en utilisant leurs puissances économiques,
militaires ou diplomatiques. Ces pressions peuvent également limiter l’action
des États. Par exemple, un État peut être contraint de modifier sa politique
étrangère en réponse à des protestations internationales ou à des compagnes
de boycotte.
III- Les formes d’États et leurs adaptations aux relations internationales
Cette partie s’articule autour de l’État nation (A) et les États fédéraux ainsi que
les États unitaires (B).
A- L’État nation
Il est une entité politique caractérisé par un territoire défini, une population unie
par une identité nationale commune et un gouvernement souverain à une
influence majeure sur les relations internationales. Sa capacité à mobiliser ces
ressources et sa population pour atteindre ses objectifs nationaux, à négocier
des alliances et à gérer les conflits internationaux est étroitement lié à son
degré de cohésion nationale. Les adaptations de l’État nation aux relations
internationales sont multiples : La diplomatie, l’État nation utilise la diplomatie
pour établir des relations avec d’autres États, négocie les accords et résout les
conflits pacifiquement ; la force militaire, la puissance militaire est éléments
important de la politique de l’État nation utilisé pour défendre ses intérêts, pour
dissuader ces ennemis et protéger sa puissance ; les échanges économiques,
le commerce international, les investissements étrangers et l’aide au
développement sont des outils importants utilisés par les États nations pour
promouvoir les intérêts économiques et consolider leurs relations avec d’autres
États ; la coopération internationale, l’État nation participe à des organisations
internationales comme les nations unies pour coopérer sur les problèmes
mondiaux, tels que le changement climatique, la pauvreté et la sécurité.
B- Les États fédéraux et les États unitaires.
Les formes d’États précités sont deux formes d’organisations politiques qui
présentent des différences fondamentales dans leurs structures de
gouvernance et leurs répartitions du pouvoir. Ces différences ont des
implications importantes pour leur adaptation aux relations internationales. Les
États fédéraux sont caractérisés par une division du pouvoir entre un
gouvernement central et des entités subnationales, généralement des États ou
des provinces. Ces entités subnationales ont un certain degré d’autonomie
dans les domaines tels que l’éducation, la santé, la justice et les taxes. Les États
fédéraux s’adaptent par plusieurs manières : la flexibilité et l’adaptation, la
structure fédérale permet une plus grande flexibilité dans la conduite de la
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politique étrangère, car les entités subnationales peuvent avoir des intérêts et
des priorités différentes. Cela peut conduire à une plus grande capacité
d’adaptation aux situations internationales changeantes. La diversité et la
représentativité, la présence des multiples entités subnationales avec des
entités et des intérêts distincts qui peut contribuer à une politique étrangère
plus diversifié et représentative. La coordination et la coopération entre le
gouvernement central et les entités subnationales sont essentiels pour une
politique étrangère cohérente et efficace.
Concernant les États unitaires, ils sont caractérisés par un gouvernement
central, qui détient le pouvoir ultime sur l’ensemble du territoire national. Les
entités su nationales ont un pouvoir limité et dépendant du gouvernement
central pour la plupart de leurs fonctions. les adaptations aux relations
internationales sont : la cohésion et l’efficacité, la centralisation du pouvoir,
l’uniformité de la politique étrangère et les risques de centralisations excessives.