Cours Infrastructures Ferrovairies
Cours Infrastructures Ferrovairies
Infrastructures ferroviaires
Cours destiné aux étudiants de 3ème année licence Travaux publics
Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées Les rails et leur structure
métalliques, Evaluation des charges et des surcharges.
1. Introduction
On désigne d'une façon générale sous le nom d’Infrastructures ferroviaires (ou chemins de fer) des
voies munies de rails, sur lesquelles circulent des trains remorqués par des locomotives.
On aussi définir Le chemin de fer comme un service public crée pour la satisfaction des besoins
du public et des structures industrielles. C’est un système de transport collectif guidé de personnes
et de marchandises. Il constitue une alternative à la voiture, aux camions et à la congestion des
portes des grandes agglomérations. Il permet des déplacements efficaces et reste en pratique le
mode de transport terrestre dominant dans plusieurs pays.
Le chemin de fer englobe le métro, le tramway et la voie ferrée.
2. Généralités
Leur invention remonte au commencement de XIXème siècle mais déjà, avant cette époque, on
avait utilisé la diminution de résistance au roulement qu'ornent les surfaces métalliques. On
employa d'abord des rails plats munis d'un rebord, puis des rails en saillie, et la traction se firent
soit au moyen de chevaux, soit au moyen de machines fixes.
C'est en 1811 que Georges Stephenson, ingénieur des houillères de Killingworth, construisit la
première locomotive pour le service de ces mines mais c'est seulement en 1829 qu'à la suite d'un
concours ouvert par les administrateurs du chemin de fer de Liverpool à Manchester, Stephenson
produisit et fit adopter pour l'exploitation de cette ligne la fameuse Fusée et qui est la mère des
locomotives actuelles. Elle pesait quatre tonnes, pouvait remorquer en palier une charge de 13
tonnes à la vitesse de 22 kilomètres et atteindre sans charge la vitesse de 45 km/h, qui était
considérable pour cette époque.
Le transport ferroviaire est un moyen de transport sûr, écologique et confortable à privilégier dans
ses déplacements quotidiens et occasionnels.
• Le train est beaucoup plus économe d’un point de vue énergétique. A égalité de kilomètres
transportés, le chemin de fer consomme deux à trois fois mois de carburant à la tonne
transportée qu’un camion lourd.
• Le contact métal sur métal limite a une faible valeur la résistance au roulement ce qui permet
aussi la remorque des charges élevées avec une puissance et un personnel de bord souvent
réduit à un homme. En contrepartie, ce contact métal sur métal augmente les distances de
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Chapitre 1. Généralités sur le transport ferroviaire
freinage.
• Le chemin de fer est un transport guidé qui n’offre aux véhicules qu’un seul degré de liberté
en avant ou en arrière. Les changements de voie ne peuvent se faire qu’aux aiguillages, le
dépassement est impossible. Ceci constitue une sécurité vis-à-vis des accidents.
• Le transport par train émet également très peu de gaz à effet de serre. Il présente un faible
degré de pollution.
• Les transports ferroviaires peuvent être plus rapides que les autres modes de transport, Il
permet de respecter les délais de livraison vu que ses horaires sont ponctuels.
• Le débit d’une voie ferré est supérieur à celui d’une autoroute à 4 voies.
• Le coût moyen du kilomètre d’une voie ferrée à deux voies est moins cher que celui d’une
autoroute à deux fois deux voies dans les mêmes conditions.
Un transport fiable de la marchandise. En comparant le trafic ferroviaire avec les autres modes,
nous découvrons que le trafic ferroviaire est sans aucun doute le moyen le plus sûre. Une sûreté
qui résulte de la diminution du nombre d’accidents, et bien évidement des pertes qui peuvent
en résulter.
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Chapitre 1. Généralités sur le transport ferroviaire
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
C'est pourquoi la généralisation de l'emploi de rails soudés en grandes longueurs peut être de nature
à permettre une modification assez sensible de la forme du rail, en évitant l’impératif posé par
l'éclissage, un procédé de fortune permettant une réparation provisoire en cas de rupture.
Ce type est généralement utilisé pour le cas des trains de transport de marchandise et de transport
de voyageur à longue distance :
Le profil d’un rail est composé de
Champignon : c’est la partie supérieure. Elle est caractérisée par sa largeur, sa hauteur, le
bombement de sa table de roulement et l’inclinaison de ces faces latérales.
Ame : leur tracé est caractérisé par l’épaisseur de l’âme, la forme des congés de raccordement
avec le champignon et le patin et l’inclinaison des portées d’éclissage.
Patin : Il est caractérisé par sa largeur et par l’épaisseur et la forme des ailes, qui sont
essentiellement fixées par les considérations d’équilibrage entre la section du patin et celle de
champignon et pas les possibilités du laminage.
Il y a multiples profils allant de 30 à 60 kg/m. La forme de type de rail Vignole est représenté dans
la figure (Rail UIC 60, UIC : Union International Chemin de Fer), le poids par mètre linéaire de
rail selon UIC 60 est de 60,3kglml, et selon UIC 54 et de 54,4 kg/ml. Ces rails ont généralement
été fournis en longueur de 18 m (acier de nuance 900A).
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
la voie ferrée. C’est une pièce posée en travers de la voie, sous les rails, pour en maintenir
l'écartement et l'inclinaison, et transmettre au ballast les charges des véhicules circulant sur les
rails. Les traverses jouent plusieurs rôles les plus important sont les suivants :
• Constituent une assise pour les rails.
• Assurent la fixation transversale et longitudinale des rails.
• Transmission des charges et des sollicitations provenant des rails au ballast.
• Contribuent à la position géométrique des rails.
1.4.1. Types des traverses
Les traverses sont fabriquées à partir de trois catégories de matériaux de base : le bois, le métal
(abandonné aujourd’hui), le béton. Il y a deux types de traverses en béton ; le type bibloc (deux
blochets reliés par une entretoise métallique) et le type monobloc en béton armé ‘précontraint.
a) Traverses en bois
Elles sont fabriquées à partir du bois de chaine ou hêtre qui sont appréciées pour leurs résistances,
leurs flexibilités et la facilité de leurs mises en œuvre, mais leur durée de vie (20 à 30 ans) est très
courte. Dans nos jours les traverses en bois ne sont pas utilisées fréquemment vue leur effet négatif
sur l’environnement et leur cout élevée. Leurs dimensions sont généralement, à la SNCF, de 2,6
m de longueur, 25 cm de largeur et 15 cm d'épaisseur.
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
✓ Longueur = 2 50 m
✓ Largeur = 29 cm
✓ Épaisseur = 17 ou 20 cm
5. Systèmes de fixation :
Une attache est un appareil constitué d’un crapaud qui est maintenu par en écrou accroché dans la
traverse. Elle sert à fixer le rail sur la traverse pour empêcher tout déplacement.
Une attache est dite rigide si du fait du manque de souplesse des matériaux la constituant, elle
n’accompagne pas le mouvement vertical du rail lors le passage des roues. Contrairement à
l’attache rigide, l’attache dite élastique continue à assurer le maintien du rail lorsque celui-ci
s’affaisse sous la charge des circulations.
1.5. Types d’attaches
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
1.7.2. Portique de pose et dépose des panneaux de la voie ferrée : Cette machine sert à la dépose
ou à la pose de l’ensemble de rails et traverses.
1.7.3. Tracteur et locomotive : Qui sert à la traction et au mouvement d’une série de wagons
attachés ou d’une série de locomotives de transport des voyageurs.
1.7.5. Le train stabilisateur de la voie (stabilisateur dynamique de la voie) : C’est une machine
automotrice dénommée stabilisateur dynamique qui par vibration, va compacter le ballast. Son
utilisation ; tassement du ballast par vibration latérale et assurer un bon ancrage des rails.
Dimensions (Longueur : 30 m Vitesse maximum 80km/h Masse totale : 70T).
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
1.7.7. Dégarnisseuse : C’est un moyen de charger et retirer le ballast et de trier pour réutilisation
éventuelle en le déversant sur la voie ferrée. A ce jour, les machines modernes effectuent de
multiples fonctions et c’est grâce aux divers perfectionnements hydrauliques et électriques que ce
matériel peut réaliser.
1.7.8. Bourreuse : Une bourreuse est un engin des travaux ferroviaires servant au positionnement
de la voie et au compactage du ballast sous les travers.
Le principe du bourrage mécanique des voies a été inventé par Auguste Scheuchzer. La machine
agit par l’intermédiaire des pioches métalliques vibrantes, les bourroirs qui sont plongées de
chaque côté des traverses et qui compriment la couche de ballast par serrage mécanique.la double
action vibratoire et compressive constitue le bourrage. L’opération est réalisée en même temps
qu’une rectification du tracé, du nivellement longitudinale et transversale (devers) de la voie.
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
Cette rectification intervient en relevant le niveau de chaque file rail puisqu’il est impossible de
l’abaisser.
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
La valeur minimale normale du rayon en voie principale est de 200 m. Dans des situations
particulièrement contraignantes, le rayon limite exceptionnel peut être abaissé jusqu'à 150 rn
moyennant l'adoption de dispositions particulières éventuelles (pose de contre-rail, graissage des
rails, suivi particulier de la géométrie). Ces cas doivent faire l'objet d'études dans le cadre de
l'instruction d'une demande de dérogation.
2.8. Profil en long
C’est la projection de l’axe longitudinal de la voie sur le plan vertical, Il faut préciser comme
matière de profil en long, la côte de projet de la ligne de chemin de fer (le niveau de plate-forme).
En matière d’exigence technique le profil en long est composé de paliers et de rampes ou de pentes
raccordés par des courbes de très grands rayons, qui ne nécessitent généralement pas de courbes
de raccordement.
2.9. Déclivité maximale
La déclivité admise varie en fonction de sa longueur.
En principe, les valeurs admissibles à ne pas dépasser sont indiquées ci-après ; cependant dans le
cadre d’une étude de variante, ces valeurs pourront être dépassées tout en respectant les
dispositions reprises dans la dernière version de l’instruction SNCF/RFF IN 0272.
➢ En déclivité de longueur inférieure à 3000 m, elle ne doit pas dépasser 16‰ et
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
exceptionnellement 18‰.
➢ Endéclivitédelongueurcompriseentre3 000 met15 000 m, elle diminue graduellement pour
passer de 16‰ à 13‰, exceptionnellement de 18‰ à 15‰.
➢ En déclivité de longueur supérieure à 15 000 m, la déclivité ne doit pas dépasser 13‰ et
exceptionnellement 15‰.
2.9.1. Rayon admissible en raccordements de profil en long
Les valeurs des rayons minima admissibles en profil en long sont limitées pour tenir compte
des considérations suivantes :
a) Lorsqu’un véhicule franchit à une vitesse « V » un raccordement de profil en long de rayon
Rv, il est soumis à une accélération centrifuge :
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𝑉𝑚𝑎𝑥
𝑎𝑣 = ≤ 𝑎𝑣 𝑟𝑒𝑐 [𝑚2 /𝑆]
12,96 × 𝑅𝑣
Cette accélération doit être limitée afin de ne pas perturber le confort des passagers. En
conséquence, le rayon minimum adopté pour le profil en long sera également limité pour ne
pas dépasser cette accélération à la vitesse maximale de circulation.
b) Les raccordements de profil en long sont définis par des raccordements circulaires, sans
courbes de transition entre les pentes et le raccordement. Cela entraîne une accélération
verticale brutale aux extrémités du raccordement, qui provoque une oscillation de la
suspension du véhicule et perturbe le confort des voyageurs.
Pour restreindre la variation brutale d'accélération verticale pour les circulations à vitesse
maximale, on doit limiter le rayon minimum de ces courbes.
Il en résulte ci-dessous les limites des valeurs des rayons de raccordement en profil, exprimés
en mètres, à respecter (la vitesse V est exprimée en km/h) :
Valeur normale 0,35V²
Valeur exceptionnelle 0,25V²
Points particuliers à des vitesses inférieures ou égales à 140km/h 0,15V²
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Chapitre 2. Caractéristiques géométriques des voies ferrées
La longueur minimale des raccordements de déclivité est de 30m pour tenir compte des bases de
nivellement des bourreuses.
Autres contraintes du tracé en profil
Les zones de changement de phase d'alimentation électrique ainsi que les points de changement
de voies avec voie d'évitement impliquent des contraintes de profil en long.
Section transversale
Dévers.
Le dévers sera obtenu en surélevant le rail extérieur par rapport au rail intérieur. La variation du
dévers à l'entrée et à la sortie d'une courbe sera continue tout au long de la courbe de transition.
Dévers théorique (dv)
Sa valeur, pour une ligne à voie d’écartement normal, est
dv = 11.8 V² / R [d en mm, V en km/h, R en m]
Dévers prescrit (dp)
Le choix du dévers à mettre en voie est un compromis, car il doit permettre la circulation, dans
des conditions normales de sécurité et de confort, aussi bien des trains rapides de voyageurs que
des trains lents de fret. Ce dévers donné à la voie est appelé dévers prescrit, est en général compris
entre 0.4 dv et 0.6 dv
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Chapitre 3.
Comportement et dimensionnement
des voies ferré
Chapitre 3. : Comportement et dimensionnement des voies ferrées
Chapitre 3. : Comportement et dimensionnement des voies ferrées
1. Généralités
Par définition, la couche d’assise comprend la couche de ballast et la sous-couche (sous ballast).
Leurs rôles principaux sont :
L’amortissement des vibrations importantes provenant de contacte Rails - Roue
La répartition des charges provenant des traversés d’une manière presque uniforme sur la
plateforme ;
La contribution à la stabilité longitudinale et transversale de la voie ferrée ;
L’évacuation des eaux de ruissellement par le drainage.
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Chapitre 3. : Comportement et dimensionnement des voies ferrées
Pour évaluer la qualité de la plateforme, il convient :
D’apprécier la qualité de chaque sol composant la plateforme,
D’apprécier la qualité de la plateforme complète : couche de forme + sol sous-jacent.
4.1. Classification des sols pour la plateforme
La qualité d’un sol dépend des deux paramètres ci-après :
La nature géotechnique du sol ; à cet égard, on utilise l’identification géotechnique.
Les conditions hydrogéologiques et hydrologiques locales ; ces conditions, sont réputées bonnes
si :
La couche supérieure du sol considéré est hors de toute nappe naturelle (niveau de cette dernière
mesuré avant toute opération de rabattement complémentaire et en période climatique
défavorable).
La plateforme n’est pas le siège de percolations (pénétration par l'eau circulant dans le sol
(éventuellement pollué)) naturelles transversales, longitudinales ou verticales nocives,
Les eaux de pluie sont évacuées correctement de la plateforme et les dispositifs longitudinaux de
drainage sont en bon état de fonctionnement.
Si l’une au moins de ces trois conditions n’est pas remplie, les conditions hydrogéologiques et
hydrologiques sont réputées mauvaises.
On distingue, selon que les conditions ci-dessus soient bonnes ou mauvaises et selon les modalités
de tableau, les quatre classes de qualité QSi de sols ci-après :
QS0 : Sols “impropres” à la réalisation d’une plateforme correcte et nécessitant certaines mesures
confortatives, (remplacement du matériau sur une certaine épaisseur, traitement aux liants,
utilisation de géotextiles, renforcement par pieux, etc.)
QS1 : Sols médiocres acceptables tels quels, dont on doit toujours se préoccuper du bon drainage.
Ces sols peuvent, éventuellement, être transformés en sols de meilleure qualité par un traitement
approprié, (traitement aux liants).
QS2 : Sols moyens.
QS3 : Bons sols.
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Chapitre 3. : Comportement et dimensionnement des voies ferrées
Les analyses granulométriques permettant d’évaluer ces pourcentages sont effectuées sur les
passants à 60 mm. Les pourcentages indiqués ici sont des ordres de grandeur (les règles en usage
diffèrent quelque peu suivant les Réseaux) ; ils peuvent être majorés d’une quantité pouvant
atteindre 5 % sous réserve que les analyses portent sur un nombre d’échantillons suffisamment
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Chapitre 3. : Comportement et dimensionnement des voies ferrées
représentatif.
Certains Réseaux placent ces sols dans certains cas en classe de qualité QS1.
Ces sols peuvent être de qualité QS2 si l’on sait avec certitude que les conditions hydrogéologiques
et hydrologiques sont bonnes.
Ces sols peuvent être de qualité QS3 si l’on sait avec certitude que les conditions hydrogéologiques
et hydrologiques sont bonnes.
4.2. Classification des plateformes
La portance d’une plateforme dépend de la :
Qualité du sol constituant le corps de remblai ou du sol en place en fond de déblai.
Qualité et de l’épaisseur de la couche de forme (lorsque cette dernière existe).
On peut distinguer, en fonction des paramètres ci-dessus les trois classes suivantes de plateformes
en fonction de la qualité de leur portance :
P1 : Plateforme médiocre.
P2 : Plateforme moyenne.
P3 : Plateforme bonne.
Tableau : détermination de la classe de portance de la plate-forme
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Chapitre 3. : Comportement et dimensionnement des voies ferrées
E = 0,70 m Pour les plates-formes de classe de portance P1
E = 0,55 m Pour les plates-formes de classe de portance P2
E = 0,45 m Pour les plates-formes de classe de portance P3
Pour les groupes UIC 1 et 2 (ou lignes à V ≥ 160 km/h quel que
a =0
soit le groupe UIC)
a = - 0,05 m Pour les groupes UIC 3 et 4
a = - 0,10 m Pour les groupes UIC 5, 6 et 7, 8, 9 avec voyageurs
a = - 0,15 m Pour les groupes UIC 7, 8, 9 sans voyageur'
b =0 Pour les traverses bois de longueur 2,60 rn
Pour les traverses béton de longueur L (b en m. L en m, b peut
b = (2,50 – L)/2
être négatif si L > 2,50 m)
c =0 Pour un dimensionnement normal
À titre exceptionnel pour des opérations difficiles sur les lignes
c = -010 m
existantes de groupe UIC "7, 8, 9 sans voyageur
À titre exceptionnel pour des opérations difficiles sur les lignes
c = -0 05 m '
existantes de groupe UIC autre que"7, 8, 9 sans voyageur"
Lorsque la charge maximale d'essieu des véhicules remorqués ne
d =0
dépasse pas 200 kN
Lorsque la charge maximale d'essieu des véhicules remorqués ne
d = + 0,05 m
dépasse pas 225 kN
Lorsque la charge maximale d'essieu des véhicules remorqués ne
d = +0,12 m
dépasse pas 250 kN
Pour toutes les lignes à V ≤ 1 60 km/h et pour les plates-formes
f =0
de portance P3, des lignes à grande vitesse.
Pour les plates-formes de classe de portance P2 des lignes à
f = + 0,05 m
grande vitesse.
Pour les plates-formes de classe de portance P1 des lignes à
f = + 0, 1 0 m
grande vitesse
g = + géotextile Lorsque la couche de forme est en sol QS1 ou QS2
g = 0 (pas de géotextile) Lorsque la couche de forme est en sol QS3
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Chapitre 3. : Comportement et dimensionnement des voies ferrées
des charges de trafic supportées par l’infrastructure ainsi que du type de trafic.
Le groupe UIC 1 correspond à des lignes très chargées et, à l’opposé, le groupe UIC correspond à
des lignes très faiblement chargées.
Ainsi que les grandes lignes du réseau ferré appartiennent en principe aux :
Ligne de groupes (UIC 1, UIC 2, UIC 3 et UIC 4). Ce sont des lignes à grande vitesse supportant
un trafic important.
Ligne de groupes (UIC 5 et UIC 6). Ce sont des lignes à moyenne vitesse supportant un trafic
moyen.
Les lignes faiblement chargées des groupes (UIC 7, UIC 8 et UIC 9) correspondent en général au
réseau capillaire, généralement régional, dont le trafic est faible.
Exercice :
On va construire une nouvelle ligne de chemins de fer sur un sol support de qualité QS2. La classe
de portance de la plateforme est bonne qualité P3. La ligne est de groupe UIC5 avec voyageur, les
traverses ont une longueur de 2,24 m le est dimensionnement normal dans ce cas. La charge
maximale d’essieu des véhicules est égale à 20 tonnes.
On note que : en remblai, on a une plate-forme de qualité P3 ce qui veut dire qu’on n’a pas besoin
d’une couche de forme. Par contre en déblai, notre plate-forme est de qualité moyenne P2 ce qui
veut dire qu’on a besoin d’une couche de forme.
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Chapitre 4.
Ouvrages d’assainissement d’une
ligne ferroviaire
Chapitre 4. : Ouvrages d’assainissement d’une ligne ferroviaire
1. Généralité
gravitation et les drainées dans le sens longitudinal (vers des collecteurs). On distingue plusieurs
dispositifs de drainage :
• Puits drainants,
• Galeries drainantes,
• Drains verticaux,
• Voiles d’étanchéité ou autres barrières artificielles étanches.
Exemple de protection par béton projeté Exemple de galerie de protection
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Chapitre 4. : Ouvrages d’assainissement d’une ligne ferroviaire
Seuil de dissipation
Figure 4.2. Différents dispositifs de dissipation
4. Les fossés
Les fossés se caractérisent par des parois imperméables, ils servent la collecte longitudinale et
l’évacuation des eaux superficielles.
Les dimensions des drains et des dossés dépendent de débit calculé sur la base d’une étude
hydrologique, en tenant compte la pente longitudinale de fossé.
5. Protection contre les eaux souterraines
Lorsque l’étude géotechnique indique la présence d’une nappe phréatique peu profonde et
l’ouvrage en terre se trouve en déblai, il est nécessaire de prévoir un système hydraulique
permettant le rabattement de la nappe phréatique. Dans ce cas, on peut faire un dispositif appelé
une rigole coulée sur place ou préfabriqué.
Barbacanes Ø max=25mm
Nombre de trous = 10% à 15% de la surface totale.
barbacanes
Palplanche imperméable
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Chapitre 4. : Ouvrages d’assainissement d’une ligne ferroviaire
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