2.
Contexte de l'égalité homme-femme au Maroc
2.1. Historique et évolution de la législation
L’histoire de l’égalité homme-femme au Maroc s’inscrit dans une trajectoire marquée par des
transformations législatives majeures. Les premières initiatives en faveur de l’émancipation
féminine remontent à l’indépendance, où la modernisation des institutions a permis une lente
progression des droits des femmes. Cependant, jusqu’à la réforme du Code de la famille en 2004,
la législation marocaine était souvent critiquée pour sa dimension patriarcale. Cette réforme,
largement saluée, a marqué une étape décisive en renforçant le statut juridique des femmes,
notamment en matière de mariage, de divorce et de garde des enfants.
Parallèlement, le Maroc a adhéré à plusieurs conventions internationales promouvant l’égalité
des genres, comme la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à
l’égard des femmes (CEDAW). Ces engagements internationaux ont poussé le pays à aligner sa
législation avec les normes universelles, bien que des écarts subsistent entre les textes de loi et
leur application effective. Les réformes récentes, comme l’instauration de quotas pour la
représentation politique féminine, témoignent d’une volonté d’accélérer le changement. Pourtant,
les mentalités évoluent plus lentement, freinant l’impact de ces avancées législatives dans la vie
quotidienne des Marocaines【7†source】【9†source】.
2.2. Statistiques actuelles sur la participation des femmes au marché du travail
Les données actuelles mettent en évidence des disparités profondes dans la participation des
femmes au marché du travail. En 2023, seules 19 % des femmes étaient actives
économiquement, contre une moyenne mondiale de 60 %. Ce taux place le Maroc parmi les pays
où l’inégalité de genre dans l’emploi est la plus marquée. De plus, 74 % des femmes inactives
déclarent que leurs responsabilités familiales, comme la garde des enfants et les tâches
domestiques, constituent les principales raisons de leur retrait du marché du travail【7†source】.
Dans les zones rurales, ces inégalités sont exacerbées par une forte dépendance au secteur
agricole, où les femmes représentent 41,5 % de la main-d’œuvre, souvent dans des conditions
précaires et sans rémunération. En milieu urbain, bien que les opportunités soient plus
diversifiées, les stéréotypes de genre et les discriminations continuent de restreindre l’accès des
femmes aux postes qualifiés【8†source】【9†source】.
Les perspectives d’avenir, telles qu’énoncées dans le Nouveau Modèle de Développement du
Maroc, visent à augmenter le taux d’activité des femmes à 45 % d’ici 2035. Cependant, cet
objectif ambitieux nécessite une mobilisation collective et la mise en œuvre de politiques
transformatrices, notamment pour alléger la charge domestique des femmes et promouvoir une
culture de l’égalité. La résolution de ces défis pourrait non seulement améliorer la condition
féminine, mais aussi apporter une contribution significative à la croissance économique et à la
cohésion sociale du pays.
Analyse intersectionnelle de la participation des femmes au marché du travail marocain _
Une étude comparative entre la région de Casablanca-Settat et de l’Oriental.pdf
Casablanca.docx
De la sociologie coloniale aux publications récentes.docx
2. Contexte de l'égalité homme-femme au Maroc
2.1. Historique et évolution de la législation
L’histoire de l’égalité des genres au Maroc est marquée par une dualité entre les normes légales
progressistes et les pratiques sociales conservatrices. Le point de départ notable de cette
évolution est la réforme du Code du travail en 2003, qui a intégré des dispositions visant à
protéger les droits des travailleuses. En 2004, la réforme de la Moudawana, le Code de la famille,
a constitué un jalon majeur en reconnaissant des droits élargis aux femmes, notamment en
matière de mariage, de divorce et de garde des enfants. Ces avancées témoignent d’une volonté
de moderniser les cadres juridiques pour répondre aux engagements internationaux du Maroc,
comme la ratification de la CEDEF en 1993.
La Constitution de 2011 a marqué une étape décisive en consacrant l’égalité entre les sexes
comme principe fondamental, stipulée dans son article 19. Ce texte a renforcé l’adhésion du
Maroc aux conventions internationales et imposé une révision de l’arsenal juridique national
pour éradiquer toute discrimination basée sur le genre.
Outre les réformes constitutionnelles, des mécanismes institutionnels tels que le Plan
Gouvernemental pour l’Égalité (ICRAM) ont été mis en place pour traduire ces engagements en
actions concrètes. Le budget sensible au genre, adopté dès 2005, illustre également une
intégration systématique de la perspective genre dans les politiques publiques et la gestion des
finances.
2.2. Statistiques actuelles sur la participation des femmes au marché du travail
Malgré ces réformes, la participation des femmes au marché du travail marocain reste en deçà
des attentes. Selon les données disponibles, environ 86 % de la population active féminine exerce
dans des secteurs non réglementés, tels que l’agriculture et l’artisanat, où elles ne bénéficient ni
de contrats formels ni de protection sociale. Ce phénomène s’accompagne d’un taux de chômage
féminin élevé, reflétant une difficulté persistante à intégrer les femmes dans le secteur formel.
En revanche, les initiatives visant à réduire ces écarts, comme le Programme National Intégré
pour l’Autonomisation Économique des Femmes à l’horizon 2030, commencent à montrer des
résultats encourageants. Toutefois, l’écart salarial, la faible représentativité des femmes dans les
postes de décision, et les normes sociales restent des obstacles majeurs.
etudesafricaines-9082.pdf
FR-Fiche-Profil_27-11-2023_11-46.pdf
Genre et développement_ aspects soci
2. Contexte de l'égalité homme-femme au Maroc
2.1 Historique et évolution de la législation
Le Maroc a entamé un long chemin vers l’égalité homme-femme, marqué par des réformes
emblématiques telles que celle de la Moudawana en 2004. Avant cette réforme, le Code du statut
personnel reflétait une vision conservatrice basée sur des principes religieux stricts, consacrant
des inégalités profondes entre les sexes. Les femmes étaient juridiquement placées sous l'autorité
masculine, que ce soit celle d’un père ou d’un époux, limitant leur autonomie dans les domaines
personnel et économique【7†source】【9†source】.
La réforme de 2004, promulguée sous l’impulsion du roi Mohammed VI, a marqué une rupture
importante. Elle a relevé l'âge légal du mariage pour les femmes à 18 ans, limité la polygamie et
instauré une responsabilité partagée entre les époux dans la gestion de la famille. Bien que ces
avancées aient représenté un pas décisif, elles n'ont pas suffi à éliminer les discriminations. Les
défis liés à l’application effective de ces lois restent nombreux, notamment en raison des
résistances culturelles et de la persistance d’un taux élevé d’analphabétisme chez les femmes
dans les zones rurales【7†source】【9†source】.
Les débats entourant ces réformes ont également mis en évidence la polarisation de la société
marocaine entre traditionalistes et modernistes. Ces discussions se sont cristallisées autour de la
place de la religion dans les réformes légales et de la crainte d'une occidentalisation perçue
comme une menace pour l’identité culturelle et religieuse du pays【9†source】.
2.2 Statistiques actuelles sur la participation des femmes au marché du travail
La participation des femmes au marché du travail marocain reste limitée, malgré des efforts
soutenus pour leur intégration économique. En 2022, les femmes représentaient environ 24,5 %
de la population active, un chiffre nettement inférieur à celui des hommes, qui atteignait 60,5
%【8†source】【9†source】. Cette disparité est encore plus prononcée en milieu urbain, où le
chômage des femmes diplômées atteint des taux alarmants : 36,6 % pour les femmes contre 23,8
% pour les hommes.
Plusieurs facteurs expliquent cette situation, notamment les responsabilités domestiques qui
continuent de peser majoritairement sur les femmes, le manque d'accès à des emplois formels et
le poids des normes sociales. Dans les zones rurales, ces défis sont amplifiés par des taux
d’analphabétisme élevés, atteignant plus de 74,7 % pour les femmes de plus de 25
ans【9†source】.
Cependant, des progrès ont été réalisés grâce à des initiatives gouvernementales et associatives.
Les programmes d’alphabétisation et les projets de microfinance visent à renforcer l'autonomie
économique des femmes, particulièrement dans les zones défavorisées. En parallèle, la stratégie
nationale pour l'équité et l'égalité des sexes met en avant des mesures pour promouvoir
l'intégration de la dimension genre dans les politiques publiques【9†source】.
a-moudawana-les-dessous-dune-reforme-sans-precedent.pdf
PDF
Le-marche-du-travail-en-2022.pdf
PDF
les-reformes-au-maroc-enjeux-et-s
2. Contexte de l’égalité homme-femme au Maroc
2.1. Historique et évolution de la législation
Depuis l’indépendance du Maroc, le statut des femmes a connu une transformation progressive,
bien que marquée par des disparités importantes entre les genres. Dans les premières décennies,
les réformes se sont concentrées sur des initiatives telles que l’accès à l’éducation pour les filles
et la limitation de certaines pratiques discriminatoires. Les années 2000 ont marqué un tournant
décisif avec la réforme du Code de la famille (Moudawana) en 2004, qui a introduit des
changements majeurs, comme la reconnaissance de l’égalité juridique entre les conjoints et la
protection accrue des droits des femmes dans le mariage et le divorce【7†source】【8†source】.
En 2011, la Constitution a consolidé ces acquis en inscrivant la parité comme un objectif
national. Cette avancée a été accompagnée par des lois visant à protéger les femmes contre la
violence et à promouvoir leur inclusion économique. Malgré cela, des défis subsistent,
notamment dans l’application des lois et l’accès effectif à la justice, souvent entravés par des
résistances culturelles et des ressources limitées【7†source】.
2.2. Statistiques actuelles sur la participation des femmes au marché du travail
Sur le plan économique, les femmes marocaines continuent de faire face à une marginalisation
significative. En 2023, le taux de participation des femmes au marché du travail reste inférieur à
20 % en milieu urbain, contre environ 70 % pour les hommes. Ces chiffres contrastent avec les
progrès réalisés dans d’autres pays émergents et illustrent une dynamique de régression, plutôt
que de progression, au cours des dernières décennies【7†source】.
En outre, les femmes sont surreprésentées dans les secteurs informels et précaires, où elles
bénéficient rarement de protections sociales ou de conditions de travail décentes. Par exemple,
dans l’industrie agricole et textile, les femmes effectuent souvent des tâches pénibles pour des
rémunérations inférieures à celles des hommes, même pour des postes équivalents. De manière
générale, les disparités salariales persistent, le revenu annuel moyen des femmes représentant
seulement 27 % de celui des hommes dans certains secteurs【9†source】.
Ces statistiques mettent en lumière l’écart entre les principes normatifs adoptés par le Maroc et la
réalité vécue par les femmes sur le terrain. Le chemin vers une véritable égalité nécessite une
volonté politique renforcée, une meilleure sensibilisation des populations, et des mesures
concrètes pour éliminer les barrières structurelles et culturelles.
apport-Les-dimensions-sociales-de-l’égalité-entre-les-femmes-et-les-hommes.pdf
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rint_0294-3069_2006_num_77_3_1908.pdf
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sara,+10725-26228-1-CE (1).pdf
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