Qualité des eaux après dessalement à Ténès
Qualité des eaux après dessalement à Ténès
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TAHRAOUI DOUMA. N, Département du Tronc Commun Technologie, Université Hassiba
Benbouali Chlef, ALGER
KETTAB. A, Professeur directeur de recherche Ecole National Polytechnique - Alger
ABEDELALI. M, BOUGHRARA. F, Ingénieurs en Ecologie et Environnement (pathologie des
écosystèmes).
(*)
Adresse : Cité an nassr zone 04 n°106 Chlef (02000) , ALGERIE
(*)
Téléphone : 00213 (0) 773451442
(*)
E-mail : [email protected]
Résumé
L’Algérie se trouve parmi les pays du monde qui sont sous le seuil de pénurie adopté par la
banque mondiale, il faut mobiliser toutes les ressources d’eau disponibles pour sécuriser
l’alimentation en eau potable. De ce fait, le dessalement des eaux de mer est la solution adéquate de
cette problématique. L’objectif de notre travail, est axé, d’une part, sur l’analyse des eaux pures après
dessalement. Ainsi, que l’analyse des saumures rejetés dans la mer de la station de dessalement de
la ville de Ténès.
Utilisant les méthodes d’analyse au niveau des laboratoire spécialisés, en l’occurrence le
laboratoire de L’ ADE au centre ville de Chlef, le laboratoire de la station de dessalement de Ténès, le
laboratoire de la faculté des sciences Agronomiques et des sciences Biologiques et le laboratoire de
la faculté des sciences et sciences de l’ingénieur de l’université de Chlef, l’analyse a mis en évidence
l’existence d’une forte d’une forte minéralisation des eaux après dessalement qui se traduit par une
présence des chlorures (585.75 mg/l) et des sulfates (594 mg/l). De plus, l’impact des saumures sur
les eaux de mer exige une analyse pour déterminer le taux de pollution du milieu aquatique laquelle a
présenté une forte teneur en sels. Une salinité de 59 ‰. Une minéralisation trop élevée qui se traduit
par des concentrations en chlorures (28625 mg/l) et en sulfates (4569.285 mg/l). Des caractères
organoleptiques plus élevées que ceux de l’eau de mer. Ces données confirment l’importance de la
construction de ces usines de dessalement pour éliminer la déficience en eau potable. Mais, il faut
penser à entreprendre des infrastructures adéquates suivant une politique de protection du milieu
aquatique.
1/ Introduction
L’eau et l’environnement apparaissent comme deux grands problèmes étroitement liés à
e
l’évolution de l’humanité à l’approche du XXI siècle. Il n’y a pas de vie sans eau, c’est une vérité.
Mais, ceci n’implique pas que l’inverse est vrai, il peut y’avoir de l’eau sans vie. L’eau est le moteur
de la vie, l’élément indispensable à fixer en un lieu toute une population.
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WATMED 5, Lille - France, 26-28 Mai 2010
L’eau est très inégalement répartie, plus d’un tiers des terres de la planète sont des étendues
arides soumises à des déficits en eau toute l’année, ou d’une façon saisonnière.
Pour faire face à cette pénurie d’eau, l’homme cherche à "adoucir" l’eau salée pour pallier en
certain pays les difficultés de pompage, de captage ou d’extraction de l’eau douce. Jusqu’à ce jour les
procédés de dessalement en grande masse d’eau de mer se présentent comme un moyen industriel
fiable de production d’eau auquel ont recours de nombreux pays.
Toute fois, l’Algérie a lancé ces dernières années, un programme ambitieux d’installations de
stations de dessalement pour faire face à des problèmes d’alimentation en eau qui s’accentuent par
l’explosion démographique, le développement industriel et agricole ainsi que la sécheresse. Dans ce
cadre, la station de dessalement d’eau de mer au niveau de la ville de Ténès fournie de l’eau pure
pour combler le déficit en eau potable de la zone côtière.
Dans ce contexte s’inscrit notre travail, qui fait le point sur, la qualité d’eau produite par le
dessalement, sa susceptibilité de porter atteinte à la santé humaine et sur la salubrité du milieu
aquatique.
2/ Première partie
2.1/ Présentation de l’unité de dessalement de l’eau de mer
L’unité de dessalement de l’eau de mer à Ténès se situe dans la zone d’expansion touristique
de Mainis, à la sortie de la ville côtière environ 6 km ouest de la ville de Ténès et 60 km de la ville de
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chlef, elle s’étend sur une superficie de 6100 m (Photo 01 et Figure 01).
Site de la station
de dessalement
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2.4.1/ La coagulation
D’après Valiron.F (1994), la coagulation est l’élimination des substances indésirables présente
dans les eaux naturelles, qui possèdent une très petite taille (particules colloïdales causant la
turbidité) et celles qui sont dissoutes (matières organiques causant la coloration de l’eau) par
l’introduction des réactifs chimiques appelés coagulants. Donc, le but de la coagulation c’est la
neutralisation des charges primaires qui permet d’annuler les forces de répulsion suivie par le
piégeage dans les précipités. Cette neutralisation se déroule par l’intermédiaire des composés de
3+ 3+
deux métaux lourds Al et Fe . Parmi ces coagulants on a les chlorures ferriques (FeCl3) qui sont
utilisés par la station d’étude, il possède une fourchette plus large comprise entre 5.5 et 8.3.
3+
Toute fuite de Fe peut entraîner une coloration rouge de l’eau et une corrosion sur le réseau
de distribution du fait de l’existence des ferrobacteries et des phénomènes d’oxydoréductions
(Cardot.C, 1999).
2.4.2/ La floculation
La floculation consiste à agglomérer sous forme de flocs les particules colloïdales neutralisées
au paravent par coagulation. Les membranes d’osmose inverse étant chargées négativement, il est
recommandé d’utiliser des floculants anioniques ou non ioniques (Maurel.A, 2006). Selon Bliefert.C
et al (2001), les floculants sont des composés agissant par pontage, par les quelles des éléments
solubilisés sont mécaniquement transportés sous une forme séparable. On distingue des floculants
naturels et synthétiques. Parmi les floculants synthétiques : les polymères chargés ou poly-
électrolytes, qui définissent également par leur densité de charge (Cardot.C, 1999). D’après Sigg.L
et al (2000) les poly-électrolytes jouent un rôle important dans l’adhésion des bactéries sur les
surfaces et la floculation biologique.
Dans notre zone d’étude, la coagulation et la floculation est appliquée dans le cas où l’eau de
mer a une turbidité élevée.
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2.4.3/ La décantation
Après l’étape de coagulation floculation, si la densité de ces flocs est supérieure à celle de
l’eau, il y’a décantation. Toute particule présente dans l’eau est soumise à deux forces : la force de
pesanteur qui est l’élément moteur, permet la chute de cette particule et les forces de frottement dues
à la traînée du fluide s’opposent à ce mouvement (Bonnin.J, 1986).
Dans la station de dessalement de Ténès, le type de décanteur utilisé est lamellaire (Photo
er
03). Ce décanteur est devisé en trois compartiments : le 1 compartiment contient de l’eau brute, le
eme
2 compartiment est caractérisé par des lamelles tubes ou modules hexagonaux selon un angle de
60° par rapport à l’horizon, chaque tube est consid éré comme un décanteur unitaire et un
eme
3 compartiment qui contient de l’eau après décantation lamellaire.
Selon Valiron.F (1994), ces lamelles ont un rôle double. Elles favorisent une augmentation
des débits hydrauliques où une réduction de la surface de décantation et elles améliorent la qualité de
l’eau clarifiée. Cependant, lors du fonctionnement des décanteurs, la boue s’accumule sur les plaques
ou les lamelles, donc leur surface diminue et la vitesse de sur verse augmente. Les performances se
dégradent rapidement. Par conséquent, la boue peut passer au dessus de la lame de raclage et
s’accumuler à une extrémité de l’ouvrage. On peut préconiser un surpresseur d’air disposé sur un
pont roulant pour nettoyer les lamelles une à deux fois par semaine (Sigg.L, 2000).
1ere compartiment
2eme compartiment
3emecompartiment
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Cet équipement est nécessaire pour éviter la précipitation de sels incrustants à savoir le
calcium, le magnésium, le strontium et le baryum, qui produisent une rapide obstruction des
membranes et par conséquent une diminution du débit d’eau traitée (Mémoire technique, 2003).
2.5/ Equipement osmose inverse
L’eau alimente les microfiltres qui ont pour objectif de retenir les particules qui peuvent être
entraînées par l’eau filtrée ou par les produits de conditionnement, pour protéger les pompes de haute
pression et les membranes d’osmose inverse. La microfiltration est assurée par l’utilisation d’un filtre à
cartouche types bobinés dont le nombre de cartouches est de 35 (Photo 04).
Entre le collecteur d’entrée et de sortie, il y’a un manomètre différentiel muni de contact
électrique pour alarme, qui indiquera quand il sera nécessaire de remplacer les cartouches filtrantes
(Mémoire technique, 2003).
D’après la photo 04 l’eau préfiltrée arrive au système de pompage de haute pression puis il est
envoyé vers les membranes d’osmose inverse.
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Turbine de récupération
Membrane en
polyamide
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inconvénients par exemples : elle peut provoquer le saturnisme chez les consommateurs ; d’autre
part, elle contrarie le développement osseux des organismes jeunes (Bonnin.J ,1986).
2.6.2/ Poste chloration
Bien que les membranes d’osmose inverse retiennent tous les micro-organismes (bactéries,
virus) ; il est nécessaire d’assurer un résiduel de désinfection pour éviter toute contamination et
développement biologique (Maurel.A, 2006). Dans ce contexte, il existe de nombreuses méthodes de
désinfection de l’eau, mais la plus utilisée est la chloration par l’utilisation d’une solution d’hypochlorite
de sodium (eau de javel 12 °Cl). Pour raison de séc urité à la sortie de l’installation, il donnera une
dose de 2.5 ppm pour assurer la désinfection de toutes les tuyauteries et les réservoirs. Tant que
dans les points de consommation il existe encore du chlore résiduel entre 0.3 et 0.6 ppm (Drouart.E
et al, 1999). Ainsi, la chloration permet de détruire les organismes pathogènes présents dans l’eau et
protéger l’eau contre de nouvelles contaminations ultérieures au cours de son transport ou son
stockage (Bonnin.J ,1986).
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La mer
RN 11
14m
X X0 7m X2 X4
5m
Décanteur
Bloc de traitement
1
2 14m
Tuyau de pompage X1 X3 X5
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3/ Seconde partie
3.1/ Résultats de l’analyse de l’eau produite par l’unité de Ténès
a. Les chlorures (mg/l)
Les chlorures sont très solubles dans l’eau, leurs éliminations sont difficiles et les méthodes
classiques de traitement sont inefficaces. On signale un taux d’élimination de 87% dans le cas
dispositif de traitement basé sur l’absorption sur charbon actif granulaire et l’osmose inversée. Les
concentrations de chlorure dans l’eau peuvent augmenter pendant le traitement si on utilise du chlore
pour la désinfection et des sels de chlore. Les eaux destinées à la consommation humaine, ont une
teneur en chlorure de 500 mg/l et des fois 600 mg/l (norme Algérienne) (Rodier.J, 2005).
Nos résultats d’analyses montrent une présence d’une teneur en chlorure qui varie entre 355
et 585.75 mg/l. Cette variation est due à l’étape de poste chloration qui enrichie également cette eau
en chlorures.
Chlorures
mg /l
Norme
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Sulfates
mg / l
Norme
Notre eau à une teneur en sulfate qui varie entre 230.93 et 594 mg/l. Les teneurs élevées en
sulfates (403.023 à 594 mg/l) dépendant généralement de l’étape de dosage de réduction de chlore
par le bisulfite de sodium qui enrichie également cette eau en sulfate.
c. L'ammonium (mg/l)
L’azote ammoniacal est assez souvent rencontré dans les eaux et traduit habituellement un
processus de dégradation incomplète de la matière organique. On signal une élimination d’azote
ammoniacal dans le cas d’un dispositif de traitement basé sur l’utilisation du chlore pour la
désinfection (Rodier.J, 2005).
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Ammonium
mg/ l
Norme
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Matière organique
mg/l Norme
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Distance
Figure 07 : L’évolution des chlorures aux différents points de prélèvement.
De façon générale, dans un milieu marin les concentrations en sulfates sont plus importantes.
L’augmentation de la teneur en sulfates dissous dans les eaux de mers, peuvent contribuer à la
formation des sulfures qui se volatilisent dans l’air sous forme de sulfure d’hydrogène (H2S), ou elles
donnent un précipité sous forme d’un sel insoluble qui est incorporés dans les organismes vivants.
Cette réduction se fait sous l’action des micro-organismes appelés bactéries sulfato-réductrices, qui
deviennent donc dominant, car ils ont plus de substrats à transformer. Si la teneur en sulfate est
faible, les bactéries productrices de méthane deviennent dominantes (Rodier.J, 2005).
A la lumière de nos résultats, les saumures rejetées dans l’environnement aquatique ont une
concentration élevée en sulfates, d’une valeur allant de 4263.41 à 4792.09 mg/l et d’une teneur
moyenne de 4569.285 mg/l plus élevée que celle de l’eau de mer (2994.73mg/l). Ces teneurs élevées
en sulfates proviennent des produits utilisés dans les prétraitements lesquelles sont présentées à
travers les figures 08.
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mg/l
Distance
Figure 08 : L’évolution des sulfates aux différents points de prélèvement.
Distance
Figure 09: L’évolution d’ammonium aux différents points de prélèvement.
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Nous constatons d’après les figures 10, que la matière organique au niveau du point de rejet
est considérablement élevée. Les valeurs varient de 5 à 20 mg/l et la moyenne de ces valeurs est de
10.66 mg/l.
mg/ l
Distance
Figure 10 : L’évolution de la matière organique aux différents points de prélèvement.
'
Au contact de l’eau de mer, et au niveau des points X0, X2, X4, X5 et X5 les teneurs en matière
organique sont très élevées à celle de l’eau de mer standard (4.66 mg/l). Ces matières organiques
proviennent des organismes morts qui s’accumulent et subissent une décomposition en milieu aérobie
(manque d’oxygène). On s’éloignant du point de contact, l’abaissement de la matière organique
devient plus significatif (X1, X3). Ce qui se traduit par la disponibilité de l’oxygène pour la
photosynthèse et la croissance du phytoplancton (Dajoz.R, 1996).
3.4/ Discussion de l’impact sur le milieu aquatique
Les résultats montrent que les valeurs physico-chimiques, organoleptiques et paramètres de
pollution obtenue lors de nos différentes analyses, ont montrés que les saumures produits par les
techniques de dessalement (osmose inverse) ont une forte teneur en sel qui résulte de la
concentration de l’eau de mer dessalée (salinité de 58.85 ‰ plus élevée que celle de l’eau de mer
36.55 ‰). Par conséquence, ces répercussions conduisent à une perturbation de la vie aquatique
locale. Ce phénomène s’atténue rapidement au fur à mesure que l’on s’éloigne du point de rejet par
’
diminution de la concentration (points X4, X5 et X5 ).
En plus de la concentration élevée en sel, on enregistre des teneurs élevées en sulfates. Ces
dernières diminuent au contact de la mer, ce qui indique une transformation des sulfates en sulfures.
Par ailleurs, les conditions de la mer : courant marin, vagues, eau calme ou agitée influe
immédiatement sur la concentration des saumures au contact de la mer. La dilution de ces saumures
dépend instantanément de leur dispersion dans le cas d’une mer agitée et de leur localisation dans le
cas d’une mer calme. Comme par exemple, les saumures prennent beaucoup de temps pour se
dilués quand la mer est calme. Ce qui influe directement sur le milieu aquatique.
En fin, nous pouvons conclure, d’après le mode de fabrication de l’unité que le rejet de l’unité
appartient aux eaux résiduaires à caractères minérales (hyper saline). Néanmoins et d’après le stage
effectuer au sein de cette établissement, on note que le dessalement par filtration membranaire est
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plus bruyante, et que la majeur partie de ce bruit provienne des pompes haute pression et des
turbines de récupération d’énergie qui présente un danger pour les travailleurs de la station.
4/ Conclusion et suggestions
L’eau produite par la station de dessalement de Ténès présente une conformité aux normes de
l’OMS. Ces résultats montrent bien, l’intérêt de l’implantation de cette station de dessalement pour
résoudre le problème de la pénurie en eau potable de la ville de Ténès et même les villes limitrophes.
Néanmoins, il reste le problème de la salinité qui est directement liée à un mauvais goût de l’eau
consommable par la population. Un tel constat nous permet de dire que, la capacité des membranes
d’osmose inverse à retenir les sels est faible.
Les saumures fortement saline en contact avec la mer descendrait au fond de la mer et
prolongeraient sur un rayon de centaines de mètres présentent une source continue et cumulative de
pollution, qui aurait comme conséquence des détriments continus sur la vie aquatique à proximité
(zone hyper saline). Pour réduire au minimum ces effets nuisibles des usines de dessalement de l’eau
de mer nous proposons des remèdes pour débarrasser le surplus des saumures concentrées :
Il est souhaitable de placer le point de décharge de saumure loin de la plage et des endroits
rocheux qui sont riches en organismes à partir d’un émissaire sous marin, ou par incorporation des
diffuseurs sur les tubes de décharges pour améliorer la dilution des saumures.
Utilisation de l’eau déchargée de la centrale électrique pour la dilution des saumures
concentrées (un taux élevé de dilution pourra réduire la tendance de dessalement au fond).
Diriger les saumures vers une usine de production de sel. Cette solution présentera beaucoup
d’avantages environnementaux et économiques.
La décharge zéro au moyen d’un procédé d’évaporation des produits concentrés qui permet
d’obtenir des résidus secs. Cette issue nécessitera une forte augmentation du capital d’investissement
et de la consommation d’énergie).
Utilisation des énergies renouvelables (solaires) pour fonctionner les usines de dessalement
et essaient de produire un déversement nul de saumure dans la mer (usine de dessalement
environnemental).
Le bruit des machines dans une station de dessalement d’eau de mer présente une pollution
auditive pour les travailleurs. Le revêtement des pompes par des boites appropries absorbantes de
bruit en piégeant le bruit à l’intérieur de l’usine en premier temps et de l’abaisser dans le second par le
biais d’une planification acoustico-architectural de l’usine est l’une des méthodes les plus appropriées
pour ce genre de problématique.
A l’heure actuelle, le dessalement d’eau de mer à travers notre pays se fait par les mêmes
procédures que ceux de la station de Ténès. Devant ce fait, la fixation des seuils de tolérance est
importante, les saumures doivent passer un contrôle exhaustif de toxicité qui tient compte des
caractéristiques du système récepteur et prêter une attention particulière à la dilution du concentré.
Enfin, nous espérons que la conscience environnementale des planificateurs, des concepteurs,
des décideurs et du public pendant les premières phases de la planification et de la construction,
permettra une construction des usines amicales avec l’environnement.
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