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Introduction à la monnaie et ses fonctions

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LET’S WORK TOGETHER

SCIENCES ÉCONOMIQUES ET DES GESTIONS

Année Académique : 2024-2025.


EPIGRAPHE

« Croyez- moi, aujourd’hui


comme hier le sort de l’homme
se joue sur la monnaie »
Jacques Rueff

Remarques pédagogiques :

Ce document ne remplace aucunement


Le cours. C’est un outil d’appui, uniquement pour vous orienter.
Les explications et les exemples abordés ainsi que les questions
réponses survenues durant le cours contribuent à mieux
comprendre son contenu.
INTRODUCTION A LA MONNAIE

-4-
1- DÉFINITIONS

Nous ne pouvons pas donner une définition parfaite et exhaustive de la monnaie, mais
nous allons essayer de la cerner au mieux à travers diverses informations.

L'origine du terme « monnaie » vient du nom de la déesse romaine Juno Moneta1, qui
veut dire « avertir », car c'est dans les dépendances de son temple que les Romains avaient
installé un atelier pour frapper les deniers de l'Empire.

La monnaie est aussi un ensemble d’actifs liquides convertibles en biens et services ou


actifs financiers sans coûts (temps ou financier) et sans perte en capital, acceptés dans une zone
géographique. Élément liquide du Patrimoine (immobilier, foncier, financier, monétaire).

La monnaie est caractérisée par les éléments suivants :

- En pratique, un bon intermédiaire des échanges est homogène


- Elle est facile à distinguer (difficile à contrefaire)
- Divisible inaltérable facile à manipuler/transporter

- La nature de la monnaie n'est pas importante. Ce qui est important, c'est le témoignage
qu'apporte la détention de monnaie. La monnaie est valorisée car elle apporte de la
liquidité, c'est-à-dire la possibilité d'échanger avec les autres.

Cependant, la définition ne peut être dissociée des fonctions que l’on peut présenter
comme suit :

2- LES FONCTIONS DE LA MONNAIE

Les économistes définissent la monnaie à partir de ses fonctions, c’est pourquoi il est
nécessaire d’étudier celles-ci au lieu d’essayer de donner une définition claire de la monnaie.

1
Le temple de Junon Moneta (en latin : Aedes Iunonis Monetae).

-5-
Selon la tradition, aristotélicienne 2 , la monnaie se définit par les fonctions qu’elle
remplit3. On lui reconnaît alors trois principales fonctions : Unité de compte ou instrument de
mesure, intermédiaire des échanges ou moyen de paiement et réserve de valeur. Cependant, il
existe également une quatrième fonction qui prend de plus en plus de l’importance : instrument
de politique économique

Qu’elle soit utilisée comme instrument d’échange, de mesure ou de réserve de valeur, la


monnaie se concrétise par le fait qu’elle soit immédiatement convertible en n’importe quel bien
en service et cela grâce à son caractère « liquide » c’est-à-dire qu’elle n’est tâchée d’aucune «
rigidité » qui l’empêche de se transformer en biens ou services.

La monnaie a de ce fait 3 principales fonctions, nous pouvons les présenter comme suit :

2-1- UNITÉ DE COMPTE

Il s’agit d’une unité commune à partir de laquelle on peut quantifier la valeur d'un bien.
En effet, l’échange des biens et des services entre agents économiques nécessite une évaluation
elle permet donc de mesurer la valeur d’un bien ou d’un service, mais aussi de comparer la
valeur des biens et des services entre eux afin de garantir au consommateur l’accès aux
informations nécessaires avant de faire les achats.

Afin de permettre le développement de ces échanges, il est nécessaire d’adopter une


seule unité de calcul- instrument de mesure des prix des biens et services- en laquelle peuvent
être estimées les valeurs des biens et des services échangés : il s’agit donc d’une fonction
d’évaluation. Cette fonction d’unité de compte est une condition nécessaire mais non suffisante
pour dire d’un bien qu’il est une monnaie. Il faudrait que celui-ci soit utilisé dans les
transactions.

2-2- MOYEN DE PAIEMENT

Les moyens de paiement permettent d'utiliser la monnaie qu'on détient en compte de


dépôt ou en espèces pour régler ses dépenses et dettes. La monnaie permet donc d’assurer le

2
Relatif à Aristote, à sa philosophie.
3
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/aristot%C3%A9licien/5257

-6-
règlement d’un achat et le paiement d’une dette, elle a donc aussi un pouvoir libérateur. Elle est
utile aux échanges économiques entre les agents

La monnaie est donc avant tout un « intermédiaire des échanges », c’est-à-dire un


élément que les agents économiques peuvent utiliser pour acheter n’importe quel bien ou service
qui s’échange sur un marché ou pour rembourser leurs dettes. Cela ne peut évidemment être
possible que si chacun a confiance dans le fait que la monnaie qu’il reçoit sera accepté comme
règlement par les autres agents.

La monnaie repose donc sur la confiance. Dans les économies modernes, cette confiance
repose sur l’État qui impose par la loi le fait d’accepter une monnaie comme moyen de paiement
des achats ou de règlement des dettes, de paiement.

Pour comprendre l’importance de la fonction d’intermédiaire des échanges, il faut


s’imaginer ce que serait la vie quotidienne s’il n’existait pas d’intermédiaire des échanges et
que les échanges prenaient uniquement la forme du troc, c’est-à-dire de l’échange de biens ou
de services contre d’autres biens ou de services.

Les agents économiques seraient alors confrontés au problème du « double coïncidence


des besoins » : pour qu’un échange se réalise entre deux agents économiques, il faudrait que
chacun dispose de quelque chose que veut l’autre. Un violoniste virtuose ne pourrait ainsi
acheter des produits alimentaires que s’il trouve un commerçant qui soit prêt à échanger ses
produits contre un petit récital de violon… ce qui peut être passablement compliqué.

L’absence d’un intermédiaire des échanges limite donc les échanges dans une économie
et donc, par la même occasion, la spécialisation des individus dans les tâches où ils sont les plus
efficaces. Dès lors qu’un intermédiaire des échanges existe, la double coïncidence des besoins
n’est plus nécessaire à l’échange.

En reprenant l’exemple précédent, il n’est plus nécessaire que la personne qui souhaite
écouter un récital de violon et la personne qui dispose des produits alimentaires soit une seule
et même personne : la première « paie » le violoniste et, avec cet argent, le violoniste « paie »
la seconde pour obtenir les produits alimentaires

-7-
2-3- RESERVE DE VALEUR

Détenir de la valeur d’une marchandise permet de transférer du pouvoir d'achat à travers


le temps La monnaie est une réserve de valeur. Mais beaucoup d'autres actifs ont ce pouvoir :

titres, maisons, œuvres d'art, etc. Certains sont mêmes rémunérateurs.

La monnaie peut être conservée afin de réaliser un achat pour une période ultérieure.
Elle permet de constituer une épargne en vue d'une utilisation ultérieure. Cette fonction n’est
réellement réalisable que lorsque le pouvoir d’achat reste le même. Elle permet de transférer de
la valeur dans le temps

Le pouvoir d'achat d'une monnaie, pour qu'elle soit utilisée comme moyen de
paiement doit donc être relativement stable dans le temps. Pour accepter de la monnaie en
échange d'un bien dont on se sépare, il faut que, pendant le temps où l’on conserve cette
monnaie, par exemple pour prendre le temps de rechercher et de trouver un objet qu'on désire
acquérir, elle n'ait pas perdu une bonne partie de sa valeur. Sinon on préférerait le troc, malgré
son immense inconvénient qui est de ne pas séparer l'achat de la vente, ce que permet la monnaie
si elle est réserve de valeur4. La monnaie devient donc un élément que les agents économiques
utilisent pour conserver du pouvoir d’achat à travers le temps et reporter à plus tard des décisions
d’achat, d’investissement, etc.

Par exemple, lorsqu’un agent économique dispose d’un billet 100 € dans son portefeuille, il n’a
aucune obligation de les dépenser tout de suite et peut le garder pour le dépenser demain ou
dans 10 ans. Toutefois, la « valeur » de ce billet n’est pas constante au cours du temps. En effet,
s’il y a de l’inflation, c’est-à-dire que le niveau général des prix des biens et services augmente
au cours du temps (ce qui est générale ment le cas), les 100 € de notre agent économique ne
permettront pas d’acheter la même quantité de biens et de services aujourd’hui, dans un mois
ou dans un an. Plus l’inflation est forte, plus la monnaie perdra de sa valeur au cours du temps
et moins la monnaie sera une bonne réserve de valeur.

4
Pierre-Noël Giraud : Le commerce des Promesses. Petit Traité sur la Finance Moderne ». Edition le Seuil, 2001.

-8-
Certains pays ont connu ou connaissent des épisodes d’inflation extrême ment élevée
que l’on appelle des épisodes d’hyperinflation. Le cas de l’Allemagne au début des années 1920
est certainement le plus célèbre. Plus proche historiquement de nous, on peut citer le cas du

Venezuela où, d’après le FMI, le taux d’inflation est attendu à 10 000 000 % pour l’année 2019.
Dans ces situations, la monnaie utilisée par les agents économiques n’est évidemment plus une
véritable réserve de valeur et perd son statut de véritable monnaie. À noter que la monnaie n’est
évidemment pas la seule réserve de valeur disponible : la détention de biens, ce qu’on appelle
« La monnaie des immobiliers », d’actions ou d’obligations5

3- LA CRÉATION MONÉTAIRE

Tout agent à la possibilité de détenir son patrimoine sous trois formes : des actifs réels,
des actifs financiers et des actifs monétaires. La détention de monnaie présente deux
avantages par référence à la possession d’actifs réels ou financiers : la monnaie est un actif
parfaitement liquide ; la monnaie est un actif sans risque dans la mesure où l’inflation est
faible.

Le processus de la création monétaire consiste en la transformation de créances sans


pouvoir libératoire en de véritables moyens de paiement ». La création monétaire provient de
ce fait ; essentiellement des prêts accordés par les banques commerciales. Mais les banques
centrales créent aussi de la monnaie, par exemple les billets et les pièces.

Le système bancaire est structuré en trois niveaux hiérarchiques :

- Au premier rang, se trouve la banque centrale qui constitue en


quelque sorte la banque des banques et qui est l’institut d’émission
de la monnaie fiduciaire ;

- Au second rang se trouvent les banques commerciales qui créent


chacune une monnaie scripturale ;

-9-
- Les agences non financières ANF se trouvent au 3ème rang et
n’entretiennent de relations directes qu’avec la banque de second
rang de leurs choix.

Parmi ces trois catégories d’agents, seules les banques disposent du pouvoir de créer
de la monnaie, c’est-à-dire, de transformer des créances en moyens de paiement. Il y’a :

- Création de monnaie scripturale par les banques commerciales Et ;


- Création de monnaie scripturale centrale et de monnaie fiduciaire
par la banque centrale.

La création monétaire consiste en la transformation de créances (créances sur l’économie,


créances sur l’étranger et créances sur le Trésor Public) détenues par les banques sur les ANF
en moyens de paiement directement utilisables pour effectuer des transactions.

Les origines de la création monétaire : les contreparties de la masse monétaire Chaque fois
qu’une banque accorde un crédit, elle crée de la monnaie scripturale. Le remboursement du
crédit est à l’origine d’une destruction de monnaie. Les banques de second rang, ou banques
commerciales, créent de la monnaie scripturale à l’occasion de trois types d’opération :

- Lorsqu’elles octroient des crédits aux agents non financiers, tels que
les ménages ou les entreprises ;

- Lorsqu’elles accordent un crédit au Trésor public en souscrivant des


bons du trésor. Les bons du trésor sont des titres d’emprunt public à
court terme (2 ou 7 ans).

- Lorsqu’elles créditent le compte d’un agent en échange de devises.


La
Banque centrale crée de la monnaie à l’occasion de deux types
d’opération5 : 1 ANF = Agents non financiers 10

5
E. Legrand– IUFM d’Auvergne/Université de Rennes Préparation aux concours du professorat d’économie et
gestion

- 10 -
- Lorsque les banques de second rang ont besoin de monnaie centrale
lorsque la Banque centrale acquiert des devises. Un excédent de la
balance commerciale, qui est associée à une entrée nette de devises,
se traduit par une création monétaire. À l’inverse, un déficit
commercial doit se traduire par une sortie nette de devises c’est-à-
dire une destruction de monnaie. b. Les limites à la création
monétaire Les limites à la création monétaire dans un système à une
seule banque : Dans un système à banque unique, la seule limite
objective à la création monétaire est la demande de conversion en
devises de la monnaie émise par cette banque par les agents
économiques. Le pouvoir de création monétaire et donc
pratiquement sans limite dans ce type d’économie (il n’y a donc pas
de problème de liquidité bancaire), aussi longtemps que les agents
garderont confiance dans la banque émettrice. Ce problème de
confiance oblige les responsables à une certaine discipline
monétaire. Les limites à la création monétaire dans un système à
plusieurs banques : Dans les économies monétaires contemporaines,
toutes les banques créent de la monnaie. Cette multiplicité des
émetteurs pose des problèmes de conversion d’une forme de
monnaie scripturale en une autre (la monnaie scripturale d’une
banque commerciale n’étant pas directement convertible en celle
d’une autre). Ces problèmes sont résolus grâce à des mécanismes de
compensation entre banques c’est-à-dire par des écritures
d’annulation des dettes et créances réciproques, les soldes étant
réglées par l’utilisation d’une forme de monnaie hiérarchiquement
supérieure aux autres, la monnaie centrale émise par la Banque
Centrale. Les règlements entre banques commerciales s’effectuent
donc au moyen de la monnaie centrale. Afin d’assurer ces
opérations de compensation entre monnaies scripturales,

les banques commerciales disposent d’un compte auprès de la banque


centrale.

- 11 -
D’une façon plus générale, le pouvoir de création monétaire des banques est limité par
les facteurs suivants :

- L’octroi d’un crédit ne constitue que la réponse à une demande de


crédit de la part des ANF. Si l’activité économique entre dans une
phase de récession, les besoins de crédit (la création monétaire)
seront limités.

- Le système bancaire se compose de plusieurs banques de second


rang, disposant chacune de leur propre monnaie scripturale. Comme
la monnaie scripturale d’une banque n’est pas directement
convertible en celle d’une autre, chaque banque commerciale doit
disposer d’un compte auprès de la banque centrale afin d’effectuer
les opérations de compensation ;

- La création monétaire peut également être limitée par l’existence


d’un coefficient de réserves obligatoires : chaque fois qu’une
banque accorde un crédit, elle doit constituer des réserves en
monnaie centrale auprès de la banque centrale ; le coefficient de RO
est variable : s’il est égal à 100%, cela signifie que les banques
commerciales sont contraintes de mettre en réserve un montant
équivalent aux crédits qu’elles ont octroyés. En modulant le taux de
réserve, la banque centrale peut contrôler indirectement la création
monétaire : une augmentation du taux de RO incite les banques de
second rang à restreindre l’octroi de nouveaux crédits.

- Une dernière limite à la création monétaire réside dans les habitudes


de paiement des ANF, lesquels souhaitent détenir une partie de leurs
avoirs en billets (c’est-à-dire sous forme d’encaisses monétaires) 6.
Dans ces conditions, lorsqu’elles créent de la monnaie scripturale,
une banque de second rang s’attend à ce que les agents retirent une
partie de cette monnaie créée sous forme fiduciaire.

6
Pierre-Noël Giraud : Le commerce des Promesses. Petit Traité sur la Finance Moderne ». Edition le Seuil, 2001.

- 12 -
Remarque : Monnaie légale, monnaie banque centrale et monnaie centrale sont des termes
synonymes. La monnaie centrale est à la fois une monnaie en circulation et de la monnaie
interbancaire7.

3-1- LA MONNAIE CENTRALE EN CIRCULATION

Les ANF détiennent de la monnaie centrale qui prend la forme de billets de banque.
Cette monnaie appartient à la masse monétaire en circulation.

3-2- LA MONNAIE BANQUE CENTRALE INTERBANCAIRE

Toutes les banques de second rang détiennent un compte auprès de la banque centrale.
Les sommes inscrites sur ce compte représentent de la monnaie qui n’est pas en circulation. En
effet, cette monnaie interbancaire n’a pour fonction de circuler afin de permettre aux agents
économiques d’effectuer leurs transactions courantes. La monnaie centrale interbancaire a deux
rôles à jouer :

- Elle sert de support aux règlements entre banques (opérations de


compensation) ;

- Elle est un instrument de contrôle de l’activité de création monétaire


des banques. En effet, le système bancaire ne peut créer de la monnaie
que s’il est assuré de pouvoir se procurer également de la monnaie
banque centrale : cette monnaie constitue la base nécessaire à la création
monétaire. La base monétaire est appelée également liquidité bancaire.

La liquidité bancaire se définit comme l’ensemble des avoirs des


banques commerciales en monnaie centrale et des billets en circulation
: plus la base monétaire est importante, plus la création monétaire peut
se développer.

7
E. Legrand– IUFM d’Auvergne/Université de Rennes Préparation aux concours du professorat d’économie et
gestion

- 13 -
Au total, les systèmes bancaires et les mécanismes monétaires contemporains sont hiérarchisés
avec l’existence :

 d’une banque centrale ;


 de banques commerciales ou banques de second rang et avec la
coexistence de plusieurs types de monnaie : une monnaie centrale ou
base monétaire (billets, avoirs des banques sur leur compte à la banque
centrale) ; des monnaies scripturales, émises par les banques
commerciales.

La création monétaire est essentiellement le fait des banques commerciales ; la source


principale de création monétaire est représentée par les crédits distribués par les banques. Leur
activité de création monétaire les confronte à un problème de liquidité bancaire c’est-à-dire
d’approvisionnement en monnaie centrale. La politique monétaire s’appuie sur cette contrainte
de liquidité bancaire.

4- LES LIMITES DE LA CRÉATION MONÉTAIRE

Les banques ne peuvent créer indéfiniment de la monnaie, dans la mesure où elles


doivent, à tout moment, être capables de convertir la monnaie qu'elles créent (monnaie
scripturale) en une autre monnaie (monnaie fiduciaire), nous devons donc prendre en
considération les inconvénients suivants :

4-1- L'EXISTENCE DE FUITES

Le public va effectuer sur ses dépôts un certain nombre de ponctions car il a sa


disposition, pour assurer ses règlements, d'autres monnaies que la seule monnaie scripturale.
On parle de "fuites" vers d'autres monnaies (vers les billets, les devises, d'autres banques).

4-2- LA NÉCESSITÉ DE DÉTENIR UNE RÉSERVE DE MONNAIE


BANQUE CENTRALE

- 14 -
Les banques commerciales ne peuvent accorder un crédit supplémentaire que si elles
disposent d'une quantité de monnaie banque centrale suffisante pour pouvoir faire face aux
demandes qu'on peut leur adresser et éviter ainsi le manque de liquidité.
4-3- LE CONTRÔLE DE LA BANQUE CENTRALE

La Banque centrale, qui dispose du monopole d'émission des billets, peut alors agir sur
le volume de monnaie pouvant être crée par les banques commerciales en modifiant les
conditions de refinancement (en jouant sur le niveau du taux directeur) ou en instituant un
système de réserves obligatoires plus ou moins contraignant. Si les banques commerciales
disposent d’un montant de monnaie banque centrale supérieur à ce qui leur est nécessaire pour
satisfaire les demandes de billets de leur clientèle et pour constituer éventuellement les réserves
obligatoires, elles pourront accroître le volume de crédits qu’elles accordent.

5- LA MESURE DE LA MASSE MONÉTAIRE

Dans une économie, la quantité de monnaie qui circule à un moment donné – c’est àdire
celle qui n’est pas détenue par les institutions financières, mais par les agents non financiers -
est un indicateur économique important. La variation de cet indicateur renseigne sur l’évolution
future des prix et conditionne par conséquent la conduite de la politique monétaire.

La mise en place de la zone euro9, a conduit la Banque centrale européenne à définir de


nouveaux agrégats monétaires M1, M2, M3, se substituant aux anciens agrégats nationaux.

Dorénavant, la masse monétaire est mesurée par l’agrégat M1, c’est-à dire l’ensemble des
billets, pièces, et dépôts à vue directement utilisables dans les transactions par les agents
économiques.

5-1- DÉFINITION DES AGRÉGATS MONÉTAIRES

Il distingue en particulier trois grands agrégats statistiques imbriqués, du plus liquide au


moins liquide, et mettant en relation un secteur dit « émetteur de monnaie », le secteur des
institutions financières monétaires, et les autres secteurs de l’économie :

- 15 -
 M1, le plus liquide, qui comprend les pièces et les billets en circulation
ainsi que les dépôts à vue : c’est la masse monétaire au sens

9
KAN (C), SOURGET (N), VENDRAMIN (R) et WICKMAN (J) : Les instruments et les objectifs de la
politique monétaire européenne UniversitéParis1– M1BanqueFinance Mutations financières et politique
monétaire,
/2007
étroit, et qui correspond à la vision intuitive de la monnaie ;
 M2, qui contient l’agrégat M1, ainsi que les dépôts assortis d’un
préavis de remboursement inférieur ou égal à trois mois et les dépôts
à terme d’une durée inférieure ou égale à deux ans ;

 M3, qui contient M2 ainsi que les instruments négociables sur le


marché monétaire émis par les institutions financières monétaires, et
qui représente des avoirs dont le degré de liquidité est élevé avec peu
de risque de perte de capital en cas de liquidation (par exemple : OPC
16 monétaires, certificats de dépôt) : c’est la masse monétaire au sens
le plus large. En d’autres termes, M1 correspond à la monnaie telle que
définie jusqu’à présent dans ce chapitre à l’aide de ses trois fonctions.
Les éléments additionnels dans M2 et M3 ne servent pas quant à eux
d’intermédiaires dans les échanges ; ils ne sont pas de la monnaie mais
de la « quasi-monnaie » : ces agrégats sont calculés comme outils
d’analyse dans le cadre de la politique monétaire. Par ailleurs, on
distingue parfois également l’agrégat M0, aussi appelé « base
monétaire », qui représente les pièces et billets en circulation ainsi que
les avoirs en monnaie scripturale détenus auprès de la banque centrale.
L’agrégat M0 permet de mettre en lumière le rôle de la banque centrale
dans le processus de création monétaire, mais il n’est pas considéré
comme faisant intégralement partie de la masse monétaire (au sens des
conventions statistiques) car une partie de ses composants (les
réserves des banques) ne circule pas entre l’ensemble des agents
économiques, mais seulement entre les banques.

Les banques sont des intermédiaires financiers qui ont reçoivent des dépôts, offrent des
moyens de paiement, accordent des prêts et qui, comme nous venons de l’écrire, disposent du

- 16 -
« droit » de pouvoir créer de la monnaie scripturale à partir de rien lorsqu’elles accordent des
prêts à leurs clients, en inscrivant simplement les sommes prêtées sur les comptes des clients en
question.
Les systèmes bancaires nationaux sont aujourd’hui hiérarchisés ; ils sont constitués
d’une multitude de banques commerciales et d’une banque centrale :

• Les banques commerciales regroupent tout simplement ce que


nous appelons banque dans la vie de tous les jours : ce sont les
banques qui ont pour clients les individus ou les entreprises (la
Société générale, BNP Paribas, le Crédit agricole ou encore la
Banque postale sont des exemples de banques commerciales).

• La banque centrale est une banque un peu particulière qui joue


tout d’abord le rôle de « banque des banques » : chaque banque
commerciale doit disposer d’un compte bancaire auprès de la
banque centrale et c’est par l’intermédiaire de ces comptes que les
banques commerciales règlent les dettes qu’elles ont entre elles.
Elle joue également le rôle d’« institut d’émission » de la monnaie
fiduciaire : elle seule dispose du de pouvoir émettre de la monnaie
fiduciaire, c’est-à-dire créer des pièces et des billets. Du fait de
son statut un peu particulier, la banque centrale joue un rôle
majeur dans le bon fonctionnement du système bancaire dans son
ensemble et dans le processus de création monétaire (sur lequel
nous reviendrons)

5-2- LES CARACTÉRISTIQUES DES AGRÉGATS MONÉTAIRES

Il est actuellement difficile d’identifier les composantes de la masse monétaire dans la


mesure où la distinction entre monnaie et actifs financiers tend à s’estomper. Jusqu’au début
des années 1980, les actifs financiers étaient assez peu nombreux, bien identifiés et les coûts de
conversion en monnaie restaient relativement élevés. Depuis les années 1980, les actifs
financiers se sont multipliés et diversifiés, phénomène souvent identifié par l’expression
d’innovations financières. Ces nouveaux produits financiers remettent en cause la distinction

- 17 -
établie entre monnaie et actifs financiers dans la mesure où ces derniers peuvent être très
facilement convertis en monnaie.

L’exemple des SICAV monétaires en est un exemple caractéristique. À partir des agrégats
monétaires, deux indicateurs sont généralement calculés : le taux de liquidité de l’économie et la
vitesse de circulation de la monnaie.

Le taux de liquidité, qui mesure la propension des agents à conserver des actifs liquides,
se définit comme le rapport de l’un des agrégats monétaires (M1, M2 ou M3) sur l’ensemble
des transactions effectuées c’est-à-dire le PIB. La vitesse de circulation de la monnaie
correspond à l’inverse du taux de liquidité. Elle mesure le nombre moyen de changements de
main que connaît une unité monétaire, sur un espace économique donné, au cours d’une période
donnée.

En principe, les banques centrales ne créent pas de monnaie. Ce sont essentiellement les
banques commerciales, celles qui sont habilitées à la fois à faire des crédits et à recevoir des
dépôts, qui créent de la monnaie.

Figure 1 : Les agrégats monétaires

- 18 -
Source : Les effets de la variation de la masse monétaire - Cours BTS COM

CONCLUSION AU CHAPITRE 1

Les controverses sur la nature de la monnaie se poursuivent depuis des siècles. Pour les
uns, la monnaie est externe au monde de la production. C'est une marchandise particulière dont
l'offre est exogène8. Pour les autres, elle est la contrepartie du crédit qui est indispensable à la
production. Elle est donc interne. Son offre est endogène. L'enjeu n'est pas que de pure théorie
parce que la monnaie est un levier de l'action collective pour réguler la macroéconomie. C'est
pourquoi les idées théoriques sur la monnaie et les principes de la politique monétaire
s'influencent réciproquement. Lorsqu'une doctrine monétaire inspirée d'une conception de la
monnaie rencontre des difficultés persistantes d'application, le besoin de changer de doctrine
finit par ramener au premier plan la conception opposée.

8
AGLIETTE (M) : Le renouveau de la monnaie. Edition La Découverte, collection Repères, Paris, 2002.

- 19 -
CHAPITRE 2 :

LES FORMES DE LA MONNAIE

Introduction au chapitre II

Actuellement, la monnaie est essentiellement scripturale, c'est-à-dire, constituée d'avoir


matérialisés par une inscription dans les comptes bancaires ou postaux dont les principaux
instruments de circulation sont les chèques et les cartes bancaires. Mais cela n’a pas toujours

- 20 -
été le cas, la monnaie avant d’être ce qu’elle est aujourd’hui est passée par plusieurs étapes,
nous allons les présenter comme suit :

1- LE TROC

Historiquement parlant, il est impossible de donner une date exacte à l’apparition du «


troc ». Tout au long de nos lectures, nous avons trouvé plusieurs dates, plusieurs exemples, mais
celui qui nous a frappé est celui qui parle du début du VIIe siècle avant notre ère, en Lydie,
l'actuelle Turquie. Ce pays est alors connu pour ses célèbres marchés et pour ses jeux. On y
pratiquait régulièrement le troc, c'est-à-dire l'échange direct : dix poulets contre un mouton ou
150 kg de blé

L’économie du troc est définie comme étant : « une économie dont le signe monétaire
n’existe pas9 ». Toutefois, pour que le troc soit possible, il doit exister une double coïncidence
entre les besoins respectifs, un individu doit donc posséder ce que l’autre désire, et vice versa.
Par exemple, la personne A possède des pommes de terre, la personne B du tissu, l’échange ne
sera possible que si les deux personnes sont intéressées chacune par la marchandise de l’autre,
sinon il faudra attendre un échange multilatéral.

Le troc fonctionne mieux dans des économies simples. On peut imaginer que, dans un
petit village, un paysan fasse plus facilement du troc avec le forgeron, le tailleur, l’épicier ou le
guérisseur

Le troc est né de la nécessité des individus de se procurer les biens dont ils ne disposent
pas, il s’agit donc d’échanger un bien contre un autre bien ou un service Or, très rapidement,
ces mêmes individus ont rencontré des difficultés à savoir :

- Il est difficile de trouver en même temps une personne qui a la


marchandise dont vous avez besoin et accepte celle que vous
avez.

9
Dictionnaire Larousse.

- 21 -
- Certaines marchandises ne pouvaient pas être conservées comme
la tomate.

- Certaines marchandises étaient indivisibles comme le bétail.

2- LA MONNAIE MARCHANDISE

Il s’agit de marchandises utilisées comme étant des moyens de paiement : Le sel, les
coquillages, le poisson séché, les épices, le bétail…L’inconvénient de ce système est que
certaines de ces marchandises sont périssables (ne conservent pas leur valeur) et rien n’oblige
les gens à accepter les marchandises comme un moyen de paiement.

De l’Antiquité jusqu’au XIXe siècle, certaines régions du monde ont utilisé des
monnaies marchandises pour leurs échanges – c’est-à-dire que l’instrument support de la
monnaie peut être désiré pour lui-même, et remplit des besoins non liés à l’échange

(coquillages, bétail, blé, thé, fèves, etc.).

3- LA MONNAIE MÉTALLIQUE

Les métaux utilisés présentaient généralement la caractéristique d’être fongibles, d’avoir


une forte valeur marchande, d’être divisibles et d’être rares

La monnaie a été inventé par le roi de Lydie, au 7e siècle avant Jésus-Christ. Il a créé
des pièces de même forme et de même poids. Le papier monnaie a été conçu par les Chinois,
au 7ème siècle après JC.10

Elle est constituée par l’ensemble des pièces monétaires qu’on appelle aussi monnaie
divisionnaire. Elle permet d’assurer les transactions de faible valeur. Cette forme de monnaie
est passée par 3 étapes avant d’atteindre sa forme actuelle :

3-1- LA MONNAIE PESÉE

10
https://www.universalis.fr/encyclopedie/monnaie-histoire-de-la-monnaie/

- 22 -
On pèse l'objet métallique trouvé (blocs, lingots, pépites, pièces) servant à l'échange afin
d'en déterminer son contenu en termes de métaux précieux (or, argent, cuivre…) et on en
détermine, de façon souvent rudimentaire, sa teneur en cas de mélange avec d'autres métaux.
Pour cette forme de monnaie, la valeur dépend du poids du métal.

On parle de bimétallisme lorsque deux métaux (typiquement or et argent) définissent


des pièces de valeur différente

3-2- LA MONNAIE COMPTÉE

Les métaux précieux sont fondus et transformés en pièces de la même taille, du même poids
et de la même forme, leur valeur dépend donc de leur nombre.

Image 1 : Exemples de la monnaie comptée

3-3- LA MONNAIE FRAPPÉE

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Une rondelle de métal lisse qui va être frappée pour obtenir une pièce de monnaie est
appelée un flan. Le monnayeur, ouvrier spécialisé chargé de la frappe, place ce flan sur un
premier coin, enchâssé dans un billot ou une enclume, qui porte en creux l'empreinte du dessin
qui apparaîtra sur l'une des faces de la pièce

La frappe des monnaies les rend facilement reconnaissables, et évite qu'on ne les taille.

Image 2 : Exemples de la monnaie frappée

4- LA MONNAIE FIDUCIAIRE

Du latin fides, la confiance (et la déesse de la bonne foi et de l'honneur).

La monnaie fiduciaire désigne l’ensemble des pièces et billets valides mis en


circulation au sein d'un territoire. Il s’agit donc des billets de banque qui représentent une valeur
nominale et qui ont « cours forcé » c’est-à-dire qu’ils ne sont pas convertibles en métal précieux
tel que l’or. On l’appelle aussi « la monnaie papier ».

L'origine de la monnaie fiduciaire remonte à l'Antiquité, lorsque les gens utilisaient des
objets de valeur comme le métal précieux ou les perles pour échanger des biens et des services.
Dans un premier lieu, la monnaie fiduciaire est constituée des monnaies physiques, voire
les pièces et les billets qui circulent par le biais des opérations commerciales et des distributeurs

- 24 -
de billets. Quant à la monnaie scripturale, elle est constituée des écritures sur les comptes
bancaires des agents économiques.

Le cours légal signifie qu'un État impose d'accepter cette monnaie pour un montant
donné : l'État accorde un pouvoir libératoire. Le seigneuriage désigne les revenus issus de
l'émission de monnaie11 sans valeur marchande intrinsèque, mais acceptée en paiement de biens
et services en anticipant de pouvoir à son tour utiliser ce moyen de paiement.

Le billet de banque représentatif de métaux précieux : à l’origine, le billet de banque


représentait une certaine quantité de métal déposée en banque Le billet de banque convertible
ou monnaie fiduciaire.

À compter du 17ème siècle, les banquiers prirent l’habitude de mettre en circulation un


volume de billets supérieur à l’encaisse métallique. Le billet de banque ne tire plus sa valeur du
stock de métal qu’il représente mais de la confiance (fiducia = confiance) que son porteur
accorde à la banque en ce qui concerne le remboursement du billet en métal (or ou argent) Le
billet de banque inconvertible ou papier monnaie : en 1914, la nature fiduciaire de la monnaie
s’est accentuée dans la mesure où ce dernier n’est plus convertible en monnaie métallique12.

Le terme « monnaie fiduciaire » ne désigne généralement que les billets de banques, le


terme « monnaie divisionnaire » étant utilisé pour désigner les pièces. Cette distinction
s’explique par le fait qu’historiquement les pièces étaient constituées de métaux précieux et
avaient donc une valeur intrinsèque.

Aujourd’hui, les pièces ne sont plus constituées de métaux précieux et leur valeur repose
donc, comme les billets, sur la confiance. C’est pour cela que nous utiliserons le terme de «
monnaie fiduciaire » pour désigner à la fois les billets de banque et les pièces

5- LA MONNAIE SCRIPTURALE

11
Adam Smith (1723-1790) An Inquiry into the Nature and Causes of the Wealth of Nations (Recherche sur la
nature et les causes de la richesse des Nations), 1776
12
E. Legrand– IUFM d’Auvergne/Université de Rennes Préparation aux concours du professorat d’économie et
gestion

- 25 -
Elle correspond à une monnaie écrite c’est-à-dire une monnaie créée par l’intermédiaire
d’écritures comptables dans les livres des banques. Appelée également monnaie de banque, elle
est représentée par l’ensemble des dépôts à vue auprès des banques de second de rang et des
comptes chèques postaux. La monnaie scripturale circule entre les agents au moyen de chèques,
de cartes bancaires, de virements et représente à l’heure actuelle plus de 80% de la masse
monétaire dans les pays développés.

On l’appelle aussi monnaie de banque. Elle est basée sur les inscriptions sur les livres
des institutions financières.

Cette forme de monnaie présente plusieurs avantages. Elle est commode dans la mesure
où elle s’effectue par simple jeu d’écriture. Elle est sécurisée puisque son utilisation laisse
toujours une trace et élimine tout risque de perte. La monnaie scripturale se compose des dépôts
à vue et de certains dépôts à terme auprès des banques et comptes chèques postaux. La
circulation de cette monnaie est assurée par plusieurs instruments : le chèque, le virement, les
prélèvements bancaires, les cartes bancaire de paiement, …Nous pouvons les présenter comme
suit :

5-1- Le chèque

Écrit par lequel une personne (tireur) donne l'ordre de remettre, soit à son profit, soit au
profit d'un tiers, une somme à prélever sur le crédit (de son compte ou d'un autre).

Le chèque peut être bancaire ou postal, il s’agit d’un ordre de paiement adressé par le
débiteur, au moyen d'une formule délivrée par la banque ou la poste, à son créancier.

 Titulaire d'une créance : personne à qui de l'argent est dû.

- 26 -
 Débiteur : c’est la personne qui doit de l'argent à quelqu'un. Il a donc
une dette.

 Le compte à vue : également appelé compte de paiement, sert à


effectuer les opérations financières quotidiennes
(paiements, virements, retraits). C'est pour cela que nous l'appelons le
"compte principal".

 Le compte à terme : Il s’agit d’un compte d'épargne, qui, en échange

du placement d'une somme bloquée pendant une durée déterminée,

permet de bénéficier de taux d'intérêt attractifs. 5-2- Le virement

Le "Virement" est une technique bancaire par laquelle, par le débit de son compte, le
titulaire donne l'ordre à l' établissement bancaire, dépositaire de fonds lui appartenant ou dont
il peut disposer, par exemple en qualité de mandataire, de créditer le compte d'une tierce
personne.

Le virement peut avoir lieu entre comptes ouverts dans le même établissement ou entre
établissements différents. II peut aussi s'exécuter entre comptes différents appartenant à un
même donneur d'ordre.

Contrairement aux paiements effectués en espèces qui libèrent le débiteur dès l'instant
où il a remis les sommes qu'il doit à son créancier, le virement bancaire ne libère le débiteur
qu'au moment où la somme virée est créditée au compte bancaire du créancier, ce qui peut
prendre plusieurs jours et poser alors, le problème de la responsabilité de l'établissement du
donneur d'ordre s'il a anormalement tardé à réaliser l'opération et la question du calcul des
intérêts15.

15
Dictionnaire juridique en partenariat avec Baumann Avocats Droit informatique
5-3- La lettre de change

- 27 -
C’est un document commercial qu’on appelle aussi effet de commerce remis par le
fournisseur à son client lors d’une transaction. Utilisée comme moyen de paiement,
particulièrement à l’international, la lettre de change revêt une forme de crédit puisqu’elle fixe
une date d’échéance ultérieure à la fourniture du produit ou du service.

La "lettre de change " est un titre du droit commercial par lequel un "tireur «donne
mandat à son débiteur, dit "le tiré", de payer à une certaine date une somme d'argent à une tierce
personne "dite le bénéficiaire". La somme pour laquelle elle est émise correspond à une créance
(la provision) dont est titulaire le tireur sur le tiré et elle doit se trouver liquide et exigible à la
date fixée pour le paiement.

Le terme « traite » est occasionnellement utilisé au lieu de « lettre de change ».

Trois acteurs sont alors concernés par la lettre :

- Le tireur ou fournisseur ou créancier


- Le tiré ou client ou débiteur
- Le bénéficiaire du paiement, ou porteur (généralement le tireur)

En pratique, le bénéficiaire du paiement et l’émetteur de la lettre sont très souvent la


même personne.

La lettre de change est en même temps un instrument de crédit par l’escompte car elle
fixe la date d'échéance pour le paiement, ultérieure à la date de prestation du service ou de
livraison du produit.

Les caractéristiques de la lettre de change :

- Les lettres de change sont soumises aux conditions générales de validité des contrats.
- Une lettre de change ne peut être émise que par une personne ayant statut de
commerçant. Sinon elle sera déclarée nulle. Les mineurs, par exemple, ne peuvent pas
émettre de lettre de change.

- 28 -
- Il doit y avoir existence d’une provision de la lettre de change (La provision désigne la
créance du tireur sur le tiré).

- L’existence de la provision d’une lettre de change signifie que, à l’échéance de cette


dernière, le débiteur doit au créancier une somme d’argent au moins égale au montant
figurant sur la lettre.

- La provision doit obligatoirement exister à la date d’échéance du paiement, mais pas


forcément à la date d’émission de la lettre.

5-4- LE TITRE INTERBANCAIRE DE PAIEMENT (TIP)

C’est un document à travers lequel le débiteur autorise le créancier (la société émettrice
du TIP) à prélever une certaine somme sur son compte. Il est utilisé par les entreprises qui
reçoivent de nombreux règlements (Sonelgaz, Algérie Télécoms...) et nécessite, pour chaque
opération, la signature du débiteur (ce n'est donc pas une autorisation permanente).

5-5- LE VIREMENT AUTOMATIQUE

Il s’agit de l'ordre permanent donné à la banque du titulaire du compte de payer à un


tiers une somme à date fixe.

5- 6-LE PRÉLÈVEMENT AUTOMATIQUE

Il est un cet instrument par lequel le titulaire du compte donne l'autorisation permanente,
mais révocable, à sa banque de régler les factures présentées par les émetteurs qu'il a désignés
(paiement des impôts, des cotisations d'assurance...).

5-7- LA MONNAIE ÉLECTRONIQUE

La monnaie électronique peut être définie comme une « valeur monétaire mesurée en
unités fiduciaires et stockée sous forme électronique ou dans une puce électronique détenue par
le consommateur » ou encore comme « l’ensemble des techniques informatiques, magnétiques,
électroniques et télématiques permettant l’échange des fonds sans papier ». Il s’agit d’une

- 29 -
nouvelle façon de gérer la monnaie scripturale. 13 Elles offrent diverses possibilités à leur
détenteur, en fonction de leur nature, et notamment :

- Le retrait de billets aux distributeurs automatiques avec les cartes de


retrait.

- Le paiement, avec débit de 4 à 7 jours plus tard, auprès de commerçants


affiliés, pour les cartes de paiement.

- Le paiement, avec débit différé de 2 à 5 semaines, pour les cartes de


crédit qui sont à la fois des instruments de paiement et de crédit, et pour
lesquels le détenteur paye une cotisation annuelle.

L’augmentation des échanges et l’importance croissante prise par la monnaie scripturale


entraînent une dématérialisation de la monnaie.

Dans un premier temps la monnaie fiduciaire a pris le pas sur la monnaie divisionnaire.
Puis, le développement de la monnaie scripturale a entraîné une diminution du poids de la
monnaie divisionnaire et fiduciaire dans les échanges économiques.

13
HACHEMI (A) : La monnaie-finance dans une économie en mutation : une introduction aux mécanismes
monétaires et financiers dans le cadre d'un pays en mutation vers l'économie de marché, la Tunisie, Centre de
publication universitaire, 2002.

- 30 -
Image 3 : Histoire de l’évolution de la monnaie

- 31 -
CONCLUSION AU CHAPITRE 2

La monnaie est un intermédiaire qui facilite les échanges de biens ou de services.


L'échange entre deux agents peut se réaliser par le moyen du troc, mais ce mode d'échange
comporte des inconvénients : il suppose que les valeurs à échanger soient approximativement
d'un même montant, et que chacun des échangistes ait besoin du bien offert par l'autre.

La monnaie, en pouvant se subdiviser et en permettant, en tant qu'équivalent général,


d'acquérir n'importe quel autre bien, élimine ces inconvénients.

Par ailleurs, elle permet de différer l'échange dans le temps. Si l'histoire de la monnaie à
travers le temps montre qu'elle a longtemps pris des formes matérielles («
monnaiesmarchandises » comme la tête de bétail, un poids de sel ou de métal, ou encore des
épices, du thé ou des peaux d'animaux), la monnaie a connu, au cours de son évolution
multiforme, une tendance générale à la dématérialisation. Elle a évolué de la pièce d'or au billet
pour être, aujourd'hui, majoritairement utilisée sous la forme immatérielle d'écritures
numériques sur les comptes bancaires.

- 32 -
CHAPITRE 3 :

L’INFLATION

- 33 -
INTRODUCTION AU CHAPITRE 3

Qui gagne et qui perd dans l'inflation est une question empirique. Cela dépend de la
manière dont les droits des uns et des autres sur la production sont protégés contre l'évolution
des prix. Il est certain par exemple que, si les dépôts à vue ne sont pas rémunérés, tous les
détenteurs de monnaie sont perdants. Si les salaires sont indexés sur le niveau général des prix
à la consommation, mais avec retard, les salariés sont perdants dans une accélération de
l'inflation, mais pas dans un régime d'inflation stabilisée. Tous ceux qui ont emprunté à taux
fixe sont Cerna 179 Initiation à l’Économie - Année 2004-2005 Pierre-Noël Giraud gagnants,
puisqu'ils rembourseront dans une monnaie dévaluée.

1- DÉFINITIONS

Il existe des termes indissociables de celui de l’inflation, nous allons les présenter
comme suit :

1-1- Inflation

Elle est un déséquilibre qui se manifeste par une hausse durable du niveau général des
prix et se traduit par une baisse de la valeur de la monnaie qui perd ainsi une partie de son
pouvoir d’achat. Une flambée provisoire des prix ou la hausse isolée d’un prix n'est pas une
inflation.

L’inflation est mesurée par l’indice des prix. Celui-ci indique le rapport entre le niveau
actuel des prix et un niveau antérieur pris comme base.

Le mot "inflation" vient du latin "inflatio", qui signifie un "gonflement ».

1-2- Déflation

La déflation est une baisse générale et durable des prix, donc le contraire de l'inflation.

1-3- Désinflation

- 34 -
Elle est en fait la diminution du taux d’inflation : les prix augmentent toujours, mais à
un rythme moins important qu’auparavant.

1-4- Stagflation

La stagflation est une situation caractérisée à la fois par une stagnation de la production (faible
croissance économique, chômage élevé) et par une inflation (hausse des prix).

2- CAUSES DE L’INFLATION

Il existe plusieurs causes à l’inflation, nous allons les résumer comme suit :

2-1- L’INFLATION PAR LA DEMANDE

Elle résulte d'un déséquilibre entre une demande trop forte par rapport à une offre à un
prix donné. Pour rétablir l'équilibre entre offre et demande, les prix augmentent (tirant la
demande à la baisse car la hausse des prix décourage la consommation).

2-2- L’INFLATION PAR LES COÛTS

Les entreprises fixent leurs prix en fonction de leurs coûts, or les coûts de production
peuvent augmenter (hausse des salaires, des matières premières, des prélèvements, des taux
d’intérêt...) et l'entreprise répercutera cette hausse sur le prix de vente.

2-3- L’INFLATION PAR LA MONNAIE

Une création excessive de monnaie, sous forme de crédits accordés aux agents, se traduit
par des dépenses supplémentaires, qui peuvent être cause d’inflation si l’offre ne suit pas.

2-4- L’INFLATION IMPORTÉE

Si un bien importé joue un rôle fondamental dans la production, la hausse de son prix
peut avoir un impact inflationniste (cela a été le cas avec le choc pétrolier de 1973). De même
la dépréciation de la monnaie fait augmenter le prix des biens importés.

- 35 -
L’inflation par les coûts reste la forme la plus dangereuse puisque ses causes à court et
moyen termes sont multiples.

En effet, l’inflation peut résulter d’une hausse des prix des matières premières, des prix
de l’énergie par exemple (hausse du prix du pétrole), ou de perturbations climatiques
(sécheresse ou gel par exemple affectant la production agricole).

Ces hausses augmentent les coûts de production des entreprises et se répercutent plus ou
moins fortement (selon l’état de la concurrence notamment) sur les prix de vente aux
consommateurs. En retour, les revendications salariales s’accroissent et l’inflation s’installe.

De même, une dépréciation du taux de change de l’euro par 13 rapport aux autres
monnaies, en augmentant mécaniquement le prix en euros des produits et des services importés
de l’étranger, peut contribuer à accroître l’inflation. L’inflation par la demande.

Enfin, à côté de cette inflation par les coûts affectant l’offre de biens et de services, il
existe d’autres sources d’inflation, liées cette fois à la demande de biens et services. Ainsi, un
accroissement exagéré du crédit, en fournissant aux ménages ou aux entreprises des liquidités
pour augmenter leurs achats de biens et de services plus vite que n’augmente l’offre, peut
contribuer à l’apparition de pressions inflationnistes.

À ce stade, il importe de noter que ces diverses causes de l’inflation peuvent se combiner,
contribuant alors à faire de l’inflation un phénomène largement auto-entretenu. Ainsi, la hausse
des biens à la consommation incite les salariés à réclamer des hausses de salaires pour
compenser les pertes de pouvoir d’achat. En alourdissant en retour les coûts de production, ces
hausses de salaires sont susceptibles de se traduire à terme par de nouvelles hausses des prix
des biens de consommation.

L’opinion qui prévaut parmi les économistes est que le niveau général des prix est
fortement lié à la quantité de monnaie présente dans l’économie. Au bout d’un temps
suffisamment long pour que l’offre et la demande de biens et de services s’équilibrent dans

- 36 -
l’économie, une augmentation de la masse monétaire se traduit surtout par une hausse de
l’inflation14.

3- CALCUL DU TAUX D’INFLATION

L'indice des prix à la consommation (IPC) est l'instrument de mesure de l'inflation. Il


permet d'estimer, entre deux périodes données, la variation moyenne des prix des produits
consommés par les ménages. C'est une mesure synthétique de l'évolution de prix des produits,
à qualité constante. Il est publié chaque mois au Journal Officiel.

Ainsi, pour calculer l'indice au 1er janvier, il faut diviser le prix du panier à cette date
par le prix du panier au 1er janvier de l'année précédente, puis multiplier ce résultat par l'indice
de référence établi à 100. De ce fait, nous pouvons parler d'inflation quand les prix augmentent
(quand l'indice est supérieur à 100), et de déflation quand ils diminuent (quand l'indice est
inférieur à 100).

L’indice des prix à la consommation, ou IPC, mesure les variations, dans le temps, des
prix des biens de consommation et des services acquis, utilisés ou payés par les ménages.

Les IPC visent à couvrir toute la palette des biens et services consommés par la
population sur le territoire d’un pays donné. Pour ce faire, ils sont basés sur un ensemble
représentatif appelé « panier de la ménagère ».

Ce panier de biens et de services comprend, par exemple, des denrées alimentaires et


des boissons, des produits d’hygiène personnelle, des journaux et périodiques, les dépenses liées
au logement et à la fourniture d’eau, de gaz, d’électricité et d’autres combustibles, des dépenses
de santé, de transport, de communication et d’éducation, loisirs et culture, les restaurants et les
hôtels. Il s’agit de biens et services qui font l’objet d’achats fréquents, voire d’une
consommation quotidienne15 :

14
Banque de France : la monnaie et nous, rapport 2009 ;
15
https://enit.rnu.tn/fr/Minds/Eco/cours%20inflation.pdf

- 37 -
 L'hyperinflation : Elle désigne une inflation rapide, devenant
anormalement incontrôlable. Par exemple un taux d'inflation mensuel à
deux chiffres (> 10%). Quelques épisodes célèbres d'hyperinflation :
Allemagne 1922, Hongrie 1946, Bolivie 1985, Zimbabwe 2008, etc. En
France : 1715-1720 : John Law, la Banque Royale et la Compagnie de
l'Occident. 1789-1796 : les assignats sont gagés sur les biens confisqués
au clergé.

 L’inflation rampante : Elle décrit un état d'inflation durable, sinon


chronique, dont le taux mesuré correspond à des valeurs faibles

 L’inflation galopante : s'accompagne d'un taux élevé de hausse des


prix (plus de 10 %). Les équilibres sont menacés, les décisions
brouillées, les structures attaquées ; la crise peut survenir.

4- LES CONSÉQUENCES DE L’INFLATION

L'inflation a des conséquences négatives dans la mesure où elle accroît les inégalités
sociales en avantageant certains titulaires de revenus et en pénalisant ceux dont le pouvoir
d'achat se déprécie. D'autre part, elle détourne l'épargne des investissements productifs pour
l'orienter vers des valeurs refuge (immeubles, œuvres d'art, devises étrangères, etc). Enfin, elle
entraîne des déséquilibres dans les relations économiques avec d'autres pays.

La hausse des prix diminue la compétitivité des produits nationaux sur les marchés
extérieurs et donc les possibilités d'exportation, tandis que les produits fabriqués à l'étranger,
qui ne subissent pas les mêmes hausses, sont plus demandés, d'où un développement des
importations. Cette situation conduit à une balance commerciale déficitaire (excédent des
importations par rapport aux exportations pendant une période donnée). Ce déficit doit être
compensé par un prélèvement sur les réserves du pays et peut le conduire à dévaluer sa monnaie.

L'inflation présente cependant quelques aspects plus positifs. Ainsi, en allégeant la


charge des emprunts (qui sont remboursés en monnaie dépréciée), elle peut stimuler les

- 38 -
investissements. Contenue dans des limites acceptables, elle sert également le développement
économique du pays en stimulant la demande dans la perspective de nouvelles hausses de prix.
La lutte contre l'inflation doit donc être menée avec précaution si l'on veut éviter de tomber dans
la récession. C'est à cela que s'emploient les gouvernements par la mise en œuvre des moyens
dont ils disposent. Il s'agit principalement de la politique monétaire et de la politique budgétaire.

Conclusion au chapitre 3

À un niveau modéré d’inflation sont en effet associés plusieurs avantages :

- Cela permet aux entreprises d’ancrer leurs anticipations de hausses des prix à moyen et
long terme. Le caractère prévisible de ces dernières est favorable à la prise de décision
d’investir, car il réduit l’incertitude sur les revenus futurs engendrés par l’investissement.

- Cela incite par ailleurs les ménages à placer leurs excédents de liquidités plutôt que de
les thésauriser ou de les conserver sur leurs comptes bancaires. À défaut, l’érosion
monétaire réduirait le pouvoir d’achat de leur épargne. Une inflation modérée contribue
donc à assurer l’équilibre entre le niveau d’épargne et le niveau de l’investissement sans
lequel les taux d’intérêt s’orienteraient à la hausse, limitant ainsi les projets
d’investissements des entreprises.

- Cela permet également de conserver les taux d’intérêt à des niveaux peu élevés, puisque la
banque centrale qui fixe les taux d’intérêt directeurs n’a pas besoin de restreindre les
conditions de crédit pour atteindre son objectif de politique monétaire. Ceci est favorable
à la croissance économique car les ménages et les entreprises peuvent emprunter à
des conditions financières incitatives, tant en termes nominaux (le niveau des taux
d’intérêt) que réels (le niveau des taux d’intérêt diminué de l’inflation).

- 39 -
BIBLIOGRAPHIE

OUVRAGES:

 AGLIETTE. M (2002) : Le renouveau de la monnaie. Edition La Découverte, collection


Repères, Paris.

 ALLEGRET. J-P et COURBET. B (2000) : Monnaie et financement. Edition Vuibert,


Paris. .
 GOUX (J-F) : Économie monétaire et financière. Edition Economica, 1993.
 BERBAKH (P) : Inflation et désinflation. Edition la Découverte, Paris, 1995.
 DELAPLACE (M) : Monnaie et financement de l'économie. Edition Dunod, Paris, 2017.
 FLOUZAT (D) : Les stratégies monétaires. Edition Puf, Paris, 2003.
 HAHM (F) : Monnaie et inflation. Edition Economica, Paris, 1984.
 LAUTIER (D) et YVES (S) : Finances internationales. Edition Economica, Paris, 2005.
 RUIMY (M): Économie monétaire - Collection Optimum. Edition Ellipses, Paris, 2004.

Dictionnaires :

 Dictionnaire juridique en partenariat avec Baumann Avocats Droit informatique


 Dictionnaire des sciences économiques
 Encyclopédie de l’économie et de gestion  Dictionnaire Larousse.

Webographie :

 https://www.universalis.fr/encyclopedie/monnaie-histoire-de-la-monnaie/ 
https://enit.rnu.tn/fr/Minds/Eco/cours%20inflation.pdf

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