0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
51 vues64 pages

Réponses 3ème Référence

Transféré par

florent zokpon
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
51 vues64 pages

Réponses 3ème Référence

Transféré par

florent zokpon
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

COLLECTION Supports didactiques

LA RÉFÉRENCE des

S
V
T
N. DEGBELO : 98201744 / 95427224 / 96311040
D. DEGLA : 67904950 / 95714876 / 97686910
E. GBECRI : 90967968 / 95857872
S. KPATINDE : 97443519/ 95503975 / 98154090
B. TOLITOHO : 95857871 / 97387422
Sous la supervision de :
Babiao Yolou AGBANDOU
Inspecteur de l’Enseignement Secondaire Général
.
LES ÉCHANGES DE MATIÈRES ET
D’ÉNERGIE ENTRE L’ORGANISME
ET LE MILIEU EXTÉRIEUR

I – MISE EN SITUATION

Faits évoqués Mes représentations


Questionnaires
dans la SDD antérieures
- Les aliments que nous - Comment l’organisme
consommons et l’oxygène s’approvisionne-t-il en
que nous respirons nous nutriments ?
procurent de la force et de
l’énergie. - Comment l’organisme
s’approvisionne-t-il en O2 ?
- Nos aliments doivent
être adaptés à nos activités - Comment le dioxygène
(document1). et les nutriments sont
Rubrique indispensable
transportés et distribués aux
mais devant varier
- La respiration est un différents organes ?
suivant les élèves.
besoin impérieux auquel les
êtres vivants sont assujettis. - Comment l’organisme
(document 2) utilise-t-il le dioxygène et
les nutriments apporté aux
- Une alimentation cellules par le sang ?
inadéquate a des
conséquences fâcheuses sur - Comment l’organisme se
l’organisme (document 3) débarrasse-t-il des déchets
liés à son fonctionnement ?

Problématique d’ordre scientifique : Comment se font les échanges de


matières et d’énergie entre l’organisme et son milieu extérieur ?

Problématique d’ordre sanitaire : Quelles sont les règles d’hygiène


que nous devons adopter pour être en bonne santé ?

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 3


II- RÉALISATION

Activité 1 : Comment l’organisme


s’approvisionne-t-il en nutriments ?

A. La transformation digestive des aliments et le rôle des enzymes


digestives

Organe par où passent Organes produisant des


Sucs digestifs
les aliments sucs digestifs
produits
(tube digestif) (glandes digestives)
Pharynx Glandes salivaires Salive
Œsophage Estomac Suc gastrique
Estomac Pancréas Suc pancréatique
Intestin grêle Intestin grêle Suc intestinal
Gros intestin
Rectum
Anus

Document 1
Hypothèse : Le goût sucré serait dû à une transformation de l’amidon par
la salive de la cavité buccale.

Vérification de l’hypothèse
- Expériences des tubes 1’ et 2’
- Lorsqu’on mélange l’amidon cuit à de la salive fraîche, au début, il n’y
a pas de sucre réducteur (montré par le test négatif à la liqueur de Feh-
ling) mais 15 à 20 min après, on note la présence du sucre réducteur (et
l’absence d’amidon). Mais en absence de salive, il n’y a pas de transfor-
mation de l’amidon cuit. On en déduit que l’amidon est transformé par la
salive en maltose (sucre réducteur).
4 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur
Expérience 1 :
Lorsqu’on mélange l’amidon cuit à la bouillie, on n’observe aucune
transformation 15 à 20 minutes après le début de l’expérience.
On en déduit que la salive bouillie n’a aucune action sur l’amidon cuit.

Expérience 2 :
Lorsqu’on mélange de l’amidon cru à la salive fraîche, il n’y a pas de
transformation de l’amidon cru en sucre réducteur.
On en déduit que la salive fraîche n’a aucune action sur l’amidon cru.
- Justification : le tube B est qualifié de tube témoin ou tube de référence
car on n’y pas ajouté de la salive.
- Explication de la digestion « in vitro » de l’amidon : la salive permet
la transformation de l’amidon cuit en un sucre réducteur appelé maltose.
Cette transformation se fait grâce à une enzyme appelée amylase ou pty-
aline contenue dans la salive. Cette enzyme est dénaturée sous l’action
de la chaleur.
- Transformations digestives des aliments à chaque niveau du tube diges-
tif (doc 2).
Au niveau de la bouche, grâce à l’amylase, la salive transforme l’amidon
(glucide complexe) en un sucre réducteur, le maltose.
Au niveau de l’estomac, sous l’action de la pepsine ou protéase (enzyme
du sac gastrique), le suc gastrique transforme les protides complexes en
polypeptides.
Dans l’intestin grêle par contre, sous l’action de l’amylase et des sucras-
es, l’amidon cru et les sucres complexes sont transformés en glucose.
Les polypeptides sont transformés, sous l’action des protéases en acides
aminés, tandis que les lipases transforment les lipides en glycérol et en
acides gras.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 5


Explication de l’importance des phénomènes mécaniques de la digestion
et de la spécialité des enzymes (doc 3).
Dans le tube A, les fines particules de viande sont entièrement trans-
formées en acides aminés tandis que dans le tube B, le morceau de viande
est partiellement transformé en acides aminés. On conclut que l’action de
la trypsine est plus efficace lorsque la viande est finement hachée.
Les phénomènes mécaniques de la digestion mis en évidence par les ré-
sultats du tube B sont la mastication, le brassage stomacal (ou broyage
gastrique) et l’action mécanique de la bile. Ces phénomènes mécaniques
facilitent l’action des enzymes contenus dans des sucs digestifs.

Définition de la digestion : la digestion est l’ensemble des transforma-


tions mécaniques et chimique que subissent les aliments le long du tube
digestif sous l’action des enzymes contenus dans les sucs digestifs.

Justification de la spécificité des enzymes digestives.


L’action de l’amylase est inefficace sur la viande ; seule la trypsine per-
met de transformer la viande. On en déduit que les enzymes ont une ac-
tions spécifiques : c’est-à-dire que chaque enzyme ne transforme qu’une
substance nutritive donnée.

Définition d’enzyme digestive : c’est une substance organique de nature


protéique contenue dans un suc digestif et qui intervient dans la transfor-
mation digestive des aliments en substances nutritives.

6 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


B- Le devenir des produits issus de la digestion des aliments
- Hypothèse : L’intestin grêle permettrait à notre organisme d’utiliser les
nutriments issus de la digestion (doc. 1)
- Ce en quoi le document 2 confirme cette hypothèse : après le repas, les
quantités de nutriments augmentent dans le sang.
- La structure anatomique responsable de l’absorption intestinale est la
villosité intestinale dont les caractéristiques favorisant l’absorption sont
les suivantes : la grande surface de l’intestin grêle due au grand nombre
de villosités intestinales ; la riche vascularisation des villosités due au
grand nombre de capillaires sanguins ; la minceur de la paroi-interne de
l’intestin grêle (document 3)
- Définition de l’absorption intestinale et précision des voies de l’absorp-
tion intestinale est le passage des nutriments de la lumière de l’intestin
grêle vers le milieu intérieur, sang et lymphe.
Deux voies sont offertes aux nutriments à savoir la voie sanguine et la
voie chylifère ou lymphatique. Les nutriments qui empruntent chacune
de ces deux voies sont indiqués dans les cadrans.

eau,
glycérol, sels minéraux,
acides gras, glucose,
vitamines acides aminés,
liposolubles vitamines hydrosolubles

Schéma de la villosité intestinale


Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 7
Remarque (définition de nutriments) : les nutriments sont de petites
molécules non spécifiques ou des ions apportés directement par l’al-
imentation ou provenant de la simplification moléculaire des grosses
molécules alimentaires et qui sont directement utilisables par les cellules.
Explication
La transformation digestive des aliments consiste en la simplification
moléculaire des aliments ; ce qui permet d’obtenir des nutriments. Les
nutriments issus de la digestion des aliments sont absorbés au niveau
des villosités intestinales où ils passent dans le milieu intérieur (sang et
lymphe).

Activité 2 : Comment l’organisme s’approvisionne-t-il en dioxygène ?


A- Organisation de l’appareil respiratoire et échanges gazeux respi-
ratoires.

Description du trajet de l’air dans l’organisme : L’air qui pénètre dans


l’organisme par les narines, arrive dans la trachée, il passe dans les
bronches ; ensuite, dans les bronchioles pour atteindre enfin les alvéoles
pulmonaires (Document 1-a).
- Comparaison
•L’air inspiré est plus riche en O2 que l’air expiré ; de plus il est pauvre
en CO2 alors que l’air expiré en est riche (tableau 1).
Le sang arrivant aux poumons est riche en CO2 et à sa sortie des poumons
sa teneur en O2 augmente tandis que sa teneur en CO2 diminue (tableau
2).
On conclut qu’à son passage dans les poumons, le sang perd une partie de
son CO2 et s’enrichit en O2.
• Le sang qui arrive aux organes est plus riche en O2 et plus pauvre en

8 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


CO2 que le sang qui en sort (tableau 3).
On conclut qu’à son passage dans les organes, le sang perd une partie de
son O2 et s’enrichie en CO2.
De tout ce qui précède, on peut retenir qu’à son passage dans les organes,
le sang s’appauvrit en O2 et s’enrichit en CO2 : il y a donc échange ga-
zeux cellulaires ou tissulaires. A son passage dans les poumons, le sang
s’enrichit en O2 et se débarrasse du CO2 provenant des cellules: il y a
échanges gazeux pulmonaires.

B. Echanges entre l’air et le sang au niveau des poumons et au niveau


des autres organes.
- Mécanisme des échanges gazeux (doc. 1) : le CO2 diffuse du sang où sa
pression est élevée vers l’alvéole pulmonaire où sa pression est faible. De
même, l’O2 diffuse de l’alvéole pulmonaire où sa pression est plus élevée
vers le sang où sa pression est faible.
Les gaz respiratoires diffusent donc du milieu où leur pression est élevée
vers le milieu où leur pression est faible.
- Les alvéoles pulmonaires constituent une surface d’échange en ce sens
qu’elles possèdent les caractéristiques d’une surface d’échange à savoir:
• Grande surface due au grand nombre des alvéoles ;
• Riche vascularisation due au réseau des capillaires sanguins ;
• Minceur de la paroi de l’alvéole pulmonaire (1/100e de mm)
A ces caractères, on peut ajouter l’humidité permanente de la couche
interne de l’alvéole.
- (doc. 2) : le sang prend une couleur rouge vif en présence du dioxygène
et une couleur rouge sombre dans un milieu pauvre en dioxygène. On en
déduit que le sang assure le transport des gaz respiratoires.
Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 9
sang entrant dans
les poumons 
paroi du
sang sortant
capillaire
des poumons


alvéole
couche
humide air alvéolaire hématie

plasma

leucocyte

Schéma montrant les E.G.P


- Ce en quoi l’inspiration constitue un phénomène actif et l’expiration
normale un phénomène passif (document 3) : l’inspiration normale est
phénomène actif car elle nécessite la contraction des muscles respira-
toires (muscle élévateur des côtes, muscle intercostaux, diaphragme).
L’expiration normale est un phénomène passif car elle ne nécessite la
contraction d’aucun muscle respiratoire.
- Définition et importance de la ventilation pulmonaire : la ventilation
pulmonaire est le renouvellement permanent et partiel de l’air alvéolaire
par les mouvements respirations. Il est nécessaire pour apporter l’O2 à
l’organisme et le débarrasser de son CO2.
Explication
L’approvisionnement de l’organisme en dioxygène se fait par la venti-
lation pulmonaire c’est-à-dire le renouvellement permanent et partiel de
l’air dans les alvéoles pulmonaires. Au contact de cet air alvéolaire, le
sang s’enrichit en dioxygène (par diffusion) et le transporte vers les dif-
férents organes.

10 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


Activité 3 : Comment le dioxygène et les nutriments sont-ils
transportés et distribués aux différents organes ?

A. Notion de milieu intérieur.


- Annotation du frottis sanguin (document 1) : 1- globule blanc ou leu-
cocyte (monocyte) ; 2-plaquettes sanguines ; 3-leucocyte (lymphocyte) ;
4-plasma ; 5-leucocyte (polynucléaire) ; 6-globules rouges ou hématies
ou érythrocytes.
- Rôles du sang
Le sang assure :
• Le transport des gaz respiratoires grâce aux hématies et au plasma ;
• Le transport des nutriments, des hormones, des déchets par le plasma ;
• La défense de l’organisme par les leucocytes ;
• La lutte contre l’hémorragie par les plaquettes sanguines qui assurent
la coagulation du sang.

-Différents types de lymphes, leur origine, composition et rôle (docu-


ment 2)
On distingue la lymphe interstitielle qui baigne nos cellules et la lymphe
endiguée ou canalisée qui circule dans les vaisseaux lymphatiques.
La lymphe provenant du sang, elle, est composée de plasma et de leuco-
cytes sortis des capillaires sanguins. On peut aussi la considérer comme
du sang privé des hématies. La lymphe joue les mêmes rôles que le sang
et constitue un intermédiaire entre sang et cellules.
De tout ce qui précède, on peut dire que le milieu intérieur est com-
posé du sang et de la lymphe. Le sang est constitué de cellules san-
guines et d’un liquide, le plasma. La lymphe est constituée de glo-
bules blancs et de plasma.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 11


B. Le cœur et son fonctionnement
B.1. Manipulation
- Respecter le protocole de manière à avoir une réalisation voisine de la
figure 3.
- Complément du tableau :
Contenant
Communique avec
du sang
Cavité cardiaque
(rouge sombre
Cavité Vaisseaux ou rouge vif)
Veine cave inférieure
Oreillette droite Ventricule droit Rouge sombre
Veine cave supérieure
Ventricule droit Oreillette droite Artère pulmonaire Rouge sombre
Oreillette gauche Ventricule gauche Veines pulmonaires Rouge vif
Ventricule gauche Oreillette gauche Artère aorte Rouge vif

- Reproduction de la figure 3 : Schéma d’un cœur de mammifère en coupe


longitudinale.

artère aorte
artère pulmonaire
veines pulmonaires
veine cave supérieure
oreillette gauche

veine cave inférieure valvule artérielle ou


sigmoïde
oreillette droite
valvule auriculo-
valvule auriculo- ventriculaire gauche
ventriculaire droite

ventricule droit ventricule gauche

cloison interventriculaire

Schéma d’un cœur de mammifère en coupe longitudinale

12 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


B.2. : Fonctionnement du cœur
Document 1 :
- Le cœur, par sa contraction rythmiques, assure la mise en mouvement
du sang et sa distribution aux différents organes de l’organisme.
- La révolution cardiaque est l’ensemble des trois phases observées au
cours du fonctionnement du cœur à savoir S.A, S. V et D.G.
- Complément du tableau

Etat des deux types Trajet du sang au


Etat des cavités
de valvules niveau du cœur
Sang chassé des
Oreillettes contractées, VAV ouverte, V
S. A. oreillettes vers les
ventricules relâches sigmoïde fermée
ventricules
VAV fermées, V
Oreillettes relâchées, Ventricules vers les
S. V. sigmoïdes fermées
ventricules contractés artères
ou ouvertes
Oreillettes et VAV ouvertes, V Retour du sang aux
D. G.
ventricules relâchés sigmoïdes fermées oreillettes par les veines.

Relation entre valvules et sens de la circulation : les valvules auricu-


lo-ventriculaires empêchent le retour du sang des ventricules vers les
oreillettes tandis que les valvules artérielles ou sigmoïdes empêchent le
retour du sang des artères vers les ventricules. Les VAV et les Valvules
Sigmoïdes imposent donc un sens unique à la circulation sanguine.

C- Approvisionnement des organes en nutriments et en dioxygènes et


le rôle du foie dans le maintien de la glycémie.
- L’observation de la figure 1 nous permet de dire que le sang irrigue
toutes les parties du corps humain.
- Relation entre structures et fonctions des différents types de vaisseaux :
Les artères : elles ont une paroi épaisse, élastique, un faible diamètre et
sont dépourvues de valvules. Ce qui leur permet de conduire le sang sous
Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 13
forte pression et à grande vitesse du cœur vers les organes.
Les capillaires sanguins : leur paroi est très fine, leur diamètre très faible
et ils sont dépourvus de valvules. Ils assurent donc la circulation du sang
à très faible vitesse et sous une pression très faible ; ce qui permet les
échanges nutritionnelles entre le sang et les cellules.
Les veines : leur paroi est mince, non élastique ; elles sont de grand
diamètre et possèdent des valvules. Ces caractères leurs permettent d’as-
surer la circulation du sang à faible pression et à faible vitesse des or-
ganes vers le cœur.
- Description (fig.2) de la petite circulation ou pulmonaire : « La con-
traction du ventricule droit refoule le sang dans les poumons par l’artère
pulmonaire. Le sang traverse le réseau de capillaires pulmonaires. Il
s’y débarrasse du CO2, s’y charge en O2, il prend alors une teinte rouge
vermeil (vif). Puis il revient, par les veines pulmonaires à l’oreillette
gauche. »
- Description de la grande circulation ou circulation générale : « la con-
traction du ventricule gauche refoule le sang oxygéné (riche en O2) dans
l’artère aorte qui le conduit, par ses ramifications, vers les différents or-
ganes du corps. Au niveau de chaque organe, le sang traverse un réseau
de capillaires sanguins au niveau desquels il perd une partie de son O2 et
s’enrichit en CO2. Il revient enfin au cœur par les veines caves ».
- Importance de chacune des deux dispositions :
•Tout le sang oxygéné provenant de la petite circulation parcourt la
grande circulation pour nourrir les différents organes du corps.
• La disposition en parallèle permet à ce que le sang entrant et sortant
d’un organe de la grande circulation ne passe plus dans un autre organe
de l’appareil circulatoire.
• Ce en quoi le foie possède une double irrigation : le foie est en parallèle

14 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


par rapport à la grande circulation et en série avec l’intestin grêle. En ef-
fet tout le sang qui irrigue l’intestin grêle passe par le foie.
- Rôle du foie dans le maintien de la glycémie.
Après un repas riche en glucose par les veines portes hépatiques, le foie
reçoit une quantité énorme de glucose. Ce glucose est stocké en son sein
en glycogène puis libère en cas de nécessité un taux de 1g/l, aussi bien
après un repas qu’en situation de jeûne, dans l’organisme par la veine sus
hépatique. Par cette fonction le foie joue un rôle dans le maintien de la
glycémie.
- Les moyens techniques pour apprécier le fonctionnement du cœur et
leur importance.
• L’auscultation du cœur par le stéthoscope : Permet de déceler des
bruits anormaux, ou souffle et oriente le médecin dans son diagnostic.
• La prise du pouls : Permet de connaître la fréquence et l’intensité des
contractions du cœur.
• L’électrocardiographie (ECG) : renseigne le médecin sur l’état du
cœur et les anomalies de son fonctionnement.
- Définitions :
La pression artérielle est la pression exercée par le sang sur la paroi des
artères.
Le pouls est la manifestation de l’élasticité artérielle. Il est dû à la dif-
férence entre pression maximale et pression minimale.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 15


Petite circulation

poumons

artères pulmonaires veines pulmonaires

artère aorte

oreillette droite oreillette gauche

veine cave inférieure


ventricule gauche
ventricule droit

foie artère hépatique

veine sus-hépatique
Grande circulation

artère intestinale

intestin grêle
veine porte-hépatique
artère rénale
veine rénale
rein

tout organe du tronc et des


membres inférieurs capillaires généraux

Schéma simplifié de la circulation du sang

- Explication
Après leur passage dans le sang les nutriments et le dioxygène sont
transportés et distribués aux différents organes grâce aux contractions
du cœur qui met le sang en mouvement dans un système de canalisation
clos constitué par les vaisseaux sanguins de tous les organes du corps.
La lymphe transporte jusqu’aux cellules les nutriments et le dioxygène
apportés par le sang.
16 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur
D- Adaptation de l’organisme à l’effort.
- Variations constatées lorsqu’on passe du repos à la marche puis à la
course : lorsque l’activité devient de plus en plus intense (repos, marche,
course), le nombre d’inspiration augmente de même que le rythme car-
diaque et la consommation de glucose par les muscles.
- Explication des variations ainsi constatées : lorsque l’activité physique
augmente, les besoins énergétiques de l’individu augmentent : il y a donc
accélération de son rythme respiratoire pour assurer l’approvisionnement
de son organisme en O2. L’accélération du rythme cardiaque permet une
distribution rapide de l’oxygène et des nutriments aux cellules afin de
répondre aux besoins énergétiques nécessaires à l’effort et pour les dé-
barrasser des déchets de leur fonctionnement. On dit que le système car-
diaque et le système respiratoire sont adaptés à l’effort.

Conclusion
Les nutriments subissent l’oxydation pour produire de l’énergie utilisable
par les cellules au cours des différentes activités de l’organisme.
Au cours d’un effort physique intense, une adaptation est nécessaire au
niveau des appareils respiratoires et circulatoire.

- Activité de structuration : (Laissé à la charge du professeur)


- Evaluation formative : (Laissé à la charge du professeur)

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 17


Activité 4 : Comment l’organisme utilise-t-il l’oxygène et les nutri-
ments apportés aux cellules par le sang ?

A- Le métabolisme cellulaire.
- Relation entre nutriments et croissance (document 1) : les nutriments
apportés par le sang aux différentes cellules du corps permettent la con-
struction et la croissance de nos organes.
- Utilisation des nutriments par les cellules (documents 2 et 3) : les
nutriments apportés aux cellules par la circulation sont utilisés de divers-
es manières par les cellules (on parle de métabolisme cellulaire).
 Ils peuvent être oxydés pour produire de l’énergie. Dans ce cas, il
en résulte de l’eau, du CO2, de l’urée et de l’acide urique qui sont tous
des déchets du fonctionnement cellulaire. Une partie de cette énergie
est perdue sous forme de chaleur.
 La cellule peut aussi utiliser les nutriments (acide aminé, sels miné-
raux) pour fabriquer de nouvelles molécules destinés à la construction
ou au renouvellement cellulaire suivant un plan contenu dans le noyau,
on parle d’assimilation (document 2).
 Les nutriments peuvent enfin être mis en réserve dans les cellules
pour être réutilisés en cas de besoin ; c’est le cas du glucose stocké
dans le foie (sous forme de glycogène) ou de glycérol et des acides
gras stockés dans les adipocytes sous forme de graisse (document 3).

- Justification : On peut dire que la cellule ne produit pas de l’énergie car


elle libère simplement l’énergie contenue dans les nutriments par l’oxy-
dation grâce à l’O2 respiratoire. Elle convertit donc l’énergie des nutri-
ments en énergie utilisable par les cellules.
18 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur
B- Alimentation et santé
- Les maladies dues à une carence alimentaire :
 Le kwashiorkor : dû à une carence en protéine.
 Les avitaminoses : dues à une carence en vitamine.
 Le goitre : dû à une carence en iode.
- Les maladies dues à un excès alimentaire :
 Le diabète : dû à une alimentation trop riche en sucre.
- Les maladies cardio-vasculaires :
 Athérosclérose : due à l’accumulation de cholestérol dans les
grosses artères.
 Infarctus.
Conclusion
L’ensemble des transformations subies par les nutriments au sein des cel-
lules (assimilation et oxydation) constitue le métabolisme cellulaire.
L’assimilation est l’incorporation d’une molécule apportée par les ali-
ments à la structure de l’organisme. L’organisme utilise les acides aminés
pour le renouvellement des tissus.

Activité 5 : Comment l’organisme se débarrasse-t-il des déchets liés


à son fonctionnement ?

A. Excrétion urinaire.
- Il est nécessaire pour l’organisme d’éliminer l’urine car les déchets
toxiques du métabolisme cellulaire sont accumulés et concentrés dans
l’urine qui devient par conséquent toxique pour l’organisme (doc. 1).
- Comparaison de la composition du plasma et de celle de l’urine puis
origine de l’urine (doc. 2) :
Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 19
 Certains constituants (eau, sels minéraux, urée, acide urique) sont
à la fois présents dans le plasma et dans l’urine mais sont plus concen-
trés dans l’urine.
 D’autres substances comme les protides, les lipides et le glucose
sont uniquement présentés dans le plasma.
 Enfin d’autres constituants comme l’ammoniaque, les pigments et
les acides organiques sont uniquement présents dans l’urine.
On en déduit que l’urine provient du plasma sanguin.
- Annotation des figures (doc. 3)
Organisation de l’appareil uri- Coupe longitudinale du rein (fig.
naire (fig. 1) 2)
1. Capsule surrénale 1. Capsule fibreuse
2. Rein droit 2. Pyramide
3. Veine cave inférieure 3. Zone granuleuse
4. Uretère 4. Veinule
5. Vessie 5. Uretère
6. Orifice urinaire 6. Veine rénale
7. Urètre 7. Bassinet
8. Artère aorte 8. Artère rénale
9. Veine rénale 9. Artériole
10. Rein gauche
11. Artère rénale

Propriétés faisant du rein une surface d’échange :


 Grand nombre de néphrons constituant une grande surface
 Minceur de la paroi des néphrons
 Riche vascularisation due au grand nombre de capillaire sanguin.

20 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


- Explication du mécanisme de l’élaboration d’urine (doc 4)
L’élaboration de l’urine se fait en trois étapes au niveau des tubes uri-
nifères ou néphrons : la filtration du plasma en une rétention des grosses
molécules comme protéines et lipides. Il y a ensuite la réabsorption de
la majeure partie de l’eau et des sels minéraux qui retournent ainsi au
plasma. Enfin, le rein secrète certaines substances toxiques de l’urine qui
n’étaient pas présentes dans le plasma.

Schéma de l’appareil urinaire et du rein en coupe longitudinale (à ré-


aliser à la maison).

artère rénale
capsule surrénale
rein gauche
rein droit

veine rénale
veine cave artère aorte

uretère

vessie

urètre
orifice urinaire
Schéma de l’appareil urinaire

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 21


capsule fibreuse
artériole

Néphron artère rénale

zone des pyramides


bassinet

zone granuleuse veine rénale

uretère

veinule

Schéma de la coupe longitudinale (C.L) du rein d’un mammifère

Document 5 (a)
- Ce en quoi le glucose et les chlorures sont qualifiés de substances à
seuil : le glucose et les chlorures sont éliminés par l’urine lorsque leurs
taux dans le plasma dépassent respectivement 1,7g/L et 5,6g/L ; valeurs
dites seuil d’élimination pour ces deux substances. Toutes substances
(comme le glucose et les chlorures) qui ne sont éliminées par l’urine que
lorsque leur taux dépasse un certain seuil sont donc qualifiées de subs-
tance à seuil.
L’urée et l’acide urique par contre sont éliminés par l’urine quelle que
soit leur concentration dans le milieu intérieur : ce sont donc des subs-
tances sans seuil.
- Rôle du rein (doc. 5b)
Le rein assure le maintien de l’équilibre et de la composition du milieu
intérieur : c’est le rôle régulateur. Il assure également l’élimination des
déchets du métabolisme cellulaire du milieu intérieur : c’est le rôle épu-
rateur.

22 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


- Définitions
 Urémie : augmentation anormale du taux d’urée dans le sang
 Glycémie : taux de glucose du sang.
 Glycosurie ou glucosurie : présence de glucose dans les urines.
 Albuminurie : présence d’albumine (protéines) dans les urines
 Calcul urinaire : concrétion solide qui se forme dans la vessie, les
reins ou l’uretère

Explication
Le rôle de l’excrétion urinaire dans les échanges de l’organisme avec le
milieu extérieur consiste à éliminer du milieu intérieur les déchets du
métabolisme cellulaire tels que l’urée, l’acide urique et l’ammoniaque et
à maintenir constante la composition de ce milieu.

B. Autres organes excréteurs.


- Les autres organes de l’appareil excréteur :
 La peau (qui élimine la chaleur), organe richement vascularisé, éla-
bore la sueur de composition voisine de celle de l’urine à partir du
plasma sanguin. La sueur est évacuée par les pores.
 Le foie qui élimine certains déchets métaboliques ;
 Les poumons qui éliminent le dioxyde de carbone.
- Les glandes sudoripares sont de deux types :
 L’encrine produit une sueur riche en eau, évacuée par un canal qui
s’ouvre par le pore. C’est le régulateur thermique.
 L’apocrine produit une sueur plus épaisse.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 23


pore

couche vivante
de l'épiderme
canal
derme

glomérule

vaisseaux sanguins

Schéma d’une glande sudoripare

Le rôle excréteur des organes excréteurs consiste à éliminer du milieu


intérieur les déchets du métabolisme cellulaire tels que l’urée, l’acide
urique et l’ammoniaque et les excès de certaines substances (eau, sels
minéraux). Par ce rôle ils contribuent à maintenir constante la composition
du milieu intérieur.

ACTIVITÉ D’INTÉGRATION
Pour assurer le bon fonctionnement de ses organes, l’homme consomme
des aliments prélevés dans le milieu extérieur. Ces aliments sont trans-
formés le long du tube digestif grâce aux enzymes des sucs digestifs et
aux actions mécaniques de certaines parties de ce tube. Les restes d’ali-
ment non digérés sont rejetés hors de l’organisme sous forme d’excré-
ments. Les nutriments provenant de cette digestion sont absorbés dans
le sang au niveau de l’intestin grêle. Le sang les transporte jusqu’au ni-
veau cellules où certains sont dégradés et oxydés grâce à l’oxygène res-

24 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


piratoire pour fournir de l’énergie indispensable au fonctionnement de
l’organisme ; d’autres tels que les acides aminés sont assimilés pour le
renouvellement des tissus et la construction de l’organisme. Les déchets
produits au cours de cette dégradation sont l’eau, le CO2, l’urée et l’acide
urique. Le CO2 est rejeté lors de l’expiration et les autres sont rejetés à
travers l’urine.

EVALUATION FORMATIVE
(Laissée à la charge du professeur)

III. RETOUR ET PROJECTION


(Laissés à la charge du professeur)

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 25


LA COMMANDE NERVEUSE ET
LES REACTIONS COMPORTEMENTALES
DE L’HOMME

I- MISE EN SITUATION

Questionnements
Faits évoqués dans la SDD Mes représentations
ou interrogations
- Les réactions comporte- - Comment s’explique la di-
mentales de l’Homme peu- Rubrique obligatoire versité des réactions compor-
vent être volontaires (ré- mais devant varier tementales de l’homme ?
fléchir avant de déplacer une suivant les élèves - Quelles sont les caractéris-
pièce de l’échiquier ; esca- tiques des réactions comporte-
lader le mur pour cueillir des mentales ?
mangues ;saisit un bâton et - Comment le SN est-il organ-
fait tomber des mangues ;se isé ?
saisit d’un bâton pour inflig- - Quels sont les organes qui
er une correction corporelle ; interviennent dans les réac-
consommer de la drogue…) tions comportementales ?
ou involontaires (retirer - Qu’est-ce que la toxicomanie
brusquement sa main suite à et quelles sont ses conséquenc-
une brulure ou soulever im- es sur le comportement de
médiatement le pieds suite à l’Homme ?
une piqure tout en poussant Comment s’expliquent les mé-
un cri de douleur ; couler les canismes mis en jeu dans la
larmes quand on épluche un commande nerveuse des réac-
oignon) tions comportementales de
- Toutes ces réactions com- l’Homme ?
portementales de l’homme - Comment prendre soin de
sont déclenchées par un notre SN ?
stimulus.

26 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


II. REALISATION
Activité 1 : comment s’explique la diversité des réactions comporte-
mentales de l’homme ?
- Caractéristiques des stimuli à l’origine des réactions comportemen-
tales (doc 1A) :
Les stimuli peuvent être mécaniques (choc, piqure, pincement, pres-
sion…), chimiques (odeur, molécules), thermiques (chaleur, froid),
éclectique (courant électrique).
Les stimuli peuvent être d’origine externe (perçus grâce aux organes de
sens périphériques : œil pour la sensibilité visuelle ; oreille pour la sen-
sibilité auditive ; nez pour la sensibilité olfactive ; langue pour la sen-
sibilité gustative et peau pour la sensibilité tactile) ou d’origine interne
perçus par les organes de sens situés à l’intérieur de l’organisme (sensi-
bilité profonde). Les stimuli sont donc variés du point de leur nature et
leur origine.

- Ce en quoi les organes de sens nous mettent en relation avec notre


environnement (doc1B) :
Tous les organes de sens périphérique ont un point commun : ils sont
constitués de cellules sensorielles spécialisées (récepteurs sensibles aux
stimuli). La forme des récepteurs et leur sensibilité à tel ou tel stimulus
varient d’un organe de sens à un autre. Si des lésions ou destructions
partielles des récepteurs des organes de sens perturbent toujours telle ou
telle forme de sensibilité, alors c’est grâce à ces récepteurs contenus dans
les organes de sens que nous communiquons avec notre environnement :
on dit que les organes de sens nous mettent en relation avec notre envi-
ronnement.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 27


- Différents éléments du SN (doc 2 et 3) :
Le système nerveux de l’homme comprend le système nerveux central et
le système nerveux périphérique (doc 2) :
Le système nerveux central comprend les centres nerveux dont l’en-
céphale protégé par la boîte crânienne et la moelle épinière logée dans
la colonne vertébrale. Encéphale et moelle épinière constituent l’axe
cérébro-spinal. L’encéphale humain est un ensemble de trois centres
nerveux : le cerveau, le cervelet et le bulbe rachidien.
Le système nerveux périphérique constitué par les nerfs et les terminai-
sons nerveuses Les nerfs reliés à la moelle épinière sont des nerfs rachi-
diens et ceux reliés à l’encéphale sont des nerfs crâniens.

NB : Les centres nerveux sont protégés par trois enveloppes appelées


méninges dont l’inflammation par des microbes entraîne la méningite.

- Rapport entre les 5 organes de sens et le SN (doc 3) :


Les 5 organes de sens périphériques (nez, peau, langue, oreille et œil)
communiquent avec le SNC (encéphale et la moelle épinière) grâce aux
circuits nerveux ou les nerfs ou encore cellules nerveuses (neurones).

- Centre nerveux intervenant dans les réactions comportementales de


l’homme (doc 5).
Un homme dont l’activité cérébrale est réduite (pendant le sommeil lent),
exécute plus facilement des réactions comportementales réflexes. Les ré-
flexes (RC involontaires) ne dépendraient donc pas du cerveau. Par ail-
leurs si un enfant anencéphale manifeste des réactions réflexes simples,
alors ces réflexes sont commandés par la moelle épinière et le cerveau
commanderait les RCV.

28 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


- Définitions
 Les réactions comportementales sont des réponses (involontaires ou vo-
lontaires) de l’organisme humain suite à des stimulations ou excitations
provenant du milieu extérieur ou intérieur de l’organisme lui-même.
 Un stimulus ou excitant est toute substance ou tout élément qui, dans
certaines conditions, provoque une R .C sur un organisme vivant.

NB : Les définitions des mots conscientes, inconscientes, prévisibles, im-


prévisibles, spontanées, innées, acquises et inéluctables ne doivent pas
être notées dans le cahier de cours des apprenants.

- Caractéristiques des R. C
Les R.C volontaires sont conscientes, préméditées et imprévisibles Les
R.C involontaires sont inconscientes et involontaires, prévisibles, inéluc-
tables (ne peuvent être évitées), stéréotypées, (se déroulent de la même
manière chez tous les individus d’une même espèce) et spécifiques (sont
propres à l’espèce).
Explication de la diversité des réactions comportementales de l’homme.
Les réactions comportementales de l’homme diffèrent par la nature du
stimulus (mécanique, chimique, thermique, électrique), le type de récep-
teur sensoriel (œil, nez, langue, peau et oreille), les caractéristiques de
la réaction (volontaire ou involontaire, imprévisible ou prévisible, con-
scient ou inconscient…..) et le centre nerveux impliqué.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 29


Activité 2 : Comment s’élabore une réaction comportementale
involontaire? Cas d’un réflexe de retrait.

- Analyse des expériences du document 2


 Expérience 1 : lorsqu’on plonge l’extrémité de la patte droite de la
grenouille spinale dans l’acide dilué, l’animal fléchit la patte en ques-
tion : l’animal a alors effectué un mouvement involontaire ou mouve-
ment réflexe.
 Expérience 2 : lorsqu’on anesthésie la patte droite de la grenouille
et qu’on la plonge dans l’acide dilué, il n’y a pas de réaction. Par contre,
quand on plonge la patte gauche dans l’acide dilué, l’animal retire cette
patte.
On déduit des expériences 1 & 2 que la peau est l’organe qui reçoit
l’excitation (organe récepteur) et que l’éther a une action anesthésique
temporaire ou passagère ou fugace.
 Expérience 3 : lorsqu’on sectionne le nerf sciatique droit et qu’on
plonge l’extrémité de la patte concernée dans l’acide dilué, il n’y a pas
de réaction. On en déduit que le nerf sciatique est l’organe conducteur du
message nerveux.
 Expérience 4 : quand on détruit le muscle gastrocnémien en coupant
le tendon, l’excitation de la patte concernée n’entraîne aucune réaction.
On en déduit que le muscle gastrocnémien est l’organe effecteur.
 Expérience 5 : quand la moelle épinière de la grenouille spinale est
détruite alors que les autres organes sont intacts, il n’y a pas de réaction
lorsqu’on excite l’extrémité de la patte droite. On en déduit que la moelle
épinière est le centre nerveux des mouvements réflexes.
 Réalisation du schéma montrant la relation entre les différents or-
ganes intervenant dans le réflexe médullaire.

30 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


Co
tif nd
nsi
Centre nerveux
uc
eu r se teu
rm
uct ote
C ond ur
Récepteur Effecteur

Excitation Réponse

Arc réflexe simple

Activité 3 : Comment les informations en provenance de notre


environnement sont-elles traitée par le cerveau dans l’accomplissement
d’une réaction comportementale volontaire ?

- Description de l’organisation du cerveau (doc1).


Le cerveau humain est constitué de deux hémisphères séparés par le
sillon inter hémisphérique. Les deux hémisphères cérébraux sont par-
courus par des replis ou circonvolutions,
- Identification des éléments anatomiques et physiologiques du tissu
nerveux.
Le tissu cérébral et celui médullaire observés au microscopique, sont
constitués essentiellement de cellules nerveuses ou neurones reliés entre
eux par des synapses.
Les neurones des hémisphères cérébraux sont connectés aux neurones de
la moelle épinière qui commandent la contraction des muscles.
Une altération ou lésion des neurones supprime la naissance ou la con-

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 31


duction des messages nerveux à l’origine des réactions comportemen-
tales. Ces neurones représentent donc les unités anatomiques et physi-
ologiques du tissu nerveux.

NB :
- Chaque neurone est une cellule spécialisée constituée d’un corps cellu-
laire et d’une longue fibre nerveuse ou axone.
- Les neurones communiquent entre eux ou avec les muscles par le biais
de messager chimique au niveau des synapses (détail du doc2).
-Rôle du cerveau dans la réalisation d’une réaction comportementale vo-
lontaire (doc.3).
La lésion de la zone 1 entraine la perte de vue même si les yeux sont en
bon état. La zone 1 correspond donc à la surface du cortex (substance
grise périphérique du cerveau) qui favorise la vision : on parle de l’aire
visuelle. Un raisonnement analogue nous amène à trouver que :
Zone 2 : aire auditive sans laquelle on ne peut rien entendre.
Zone 3 : aire olfactive indispensable à la sensibilité olfactive.
Zone 4 : aire de la sensibilité tactile ou aire de sensibilité générale. Elle
est située dans le cortex cérébral en arrière du sillon de Rolando.
La destruction unilatérale de l’aire motrice s’accompagne de la paralysie
des muscles de la moitié opposée du corps. L’aire motrice du cortex fron-
tale de chaque hémisphère commande donc la motricité des muscles de
la moitié opposée du corps.
La destruction de l’aire psychomotrice perturbe la coordination des mou-
vements. Cette aire assure donc la coordination des mouvements des
muscles.
En résumé, on retient que le cortex de chaque hémisphère du cerveau
renferme des aires sensorielles (indispensables à la perception des stim-

32 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


uli) connectées grâce aux neurones d’association, à l’aire motrice d’où
partent des messages nerveux moteurs pour la contraction des muscles
lors des RC involontaires.
- Ce en quoi la sensibilité de la peau aux divers stimuli n’est pas la
même sur toute sa surface : la peau renferme des récepteurs (terminai-
sons nerveuses sensibles aux divers stimuli). Ces récepteurs dont certains
situés dans le derme et d’autres dans l’épiderme ne sont donc pas à la
même profondeur de la peau. Ceci fait que la sensibilité de la peau aux
divers stimuli n’est pas la même sur toute sa surface.
Mécanisme nerveux conduisant à la saisie d’un objet repéré par la peau
(R.C Volontaire) :
A la suite d’une stimulation efficace au niveau de la peau de la main
droite, il naît un message (influx) nerveux au niveau des terminaisons
nerveuses tactiles. Cet influx nerveux chemine dans un nerf du bras,
passe par la moelle épinière, change de coté au niveau du bulbe rachidien
avant d’atteindre l’hémisphère cérébral gauche où s’élabore une sensa-
tion consciente au niveau de l’aire de la sensibilité tactile : la reconnais-
sance de la clé parmi plusieurs autres objets. Cette aire de sensibilité
tactile communique avec l’aire motrice (du même hémisphère) où prend
naissance l’influx nerveux moteur qui est acheminé par le même nerf du
bras jusqu’à l’organe effecteur (muscle du bras droit) après avoir changé
de coté au niveau du bulbe rachidien. Les muscles, à la réception du mes-
sage nerveux moteur, se contractent et on observe la réaction comporte-
mentale c’est-à-dire la saisie de la clé.

NB 1 : Le nerf qui conduit l’influx nerveux sensitif (afférent) et l’influx


nerveux moteur (efférent) est un conducteur mixte.
NB 2 : Conditions pour la réalisation de la sensibilité tactile :

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 33


 un stimulus efficace
 organe récepteur (peau) en parfait état
 conducteur nerveux sensitif en parfait état
 aire de la sensibilité tactile (cortex cérébral) en parfait état.

III. RETOUR ET PROJECTION

A. Retour ou objectivation (Laissé à la charge du prof.)


B. Projection ou réinvestissement
- Définition de la toxicomanie (doc.1) : la toxicomanie est l’utilisation
abusive et répétitive de substances toxiques pour la santé.
- Les deux aspects dangereux de la toxicomanie sont l’accoutumance ou
l’habituation et la dépendance.
L’accoutumance est le fait d’augmenter la dose d’une drogue pour obte-
nir l’effet recherché.
La dépendance est le fait pour un individu de ne pouvoir se passer d’une
drogue sous peine d’intenses malaises (physiques et psychiques).
- Quelques conséquences de la consommation des drogues, du tabac et de
l’alcool sur l’organisme du toxicomane d’une part et sur son environne-
ment social d’autre part (doc. 2 et 3) :
La toxicomanie conduit à : des troubles respiratoires (perte du souffle),
la perte du tonus dans les jambes, la destruction de la personnalité, la
diminution des réflexes, la perte des relations sociales, le cancer, l’ul-
cère, les maladies cardio-vasculaires, des troubles digestifs, la perturba-
tion du développement du fœtus (chez la femme enceinte), l’altération
de la peau. Elle provoque entre autre la pollution atmosphérique et de
nombreux accidents.
- Conditions d’une bonne hygiène du système nerveux :

34 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


- éviter la toxicomanie (sous toutes ses formes)
- éviter le surmenage en aménageant son emploi du temps et en se don-
nant des distractions.
- avoir une alimentation saine et équilibrée,
- vivre dans un milieu bien aéré (oxygéné),
- pratiquer des activités physiques et sportives.

C. Exercices d’évaluation (Laissés à la charge du Prof).

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 35


LA REPRODUCTION HUMAINE

I- MISE EN SITUATION

Il s’agit d’exprimer sa perception et ses interrogations sur les faits évo-


qués dans la situation de départ afin de dégager les problématiques d’or-
dre scientifique et d’ordre sanitaire ou éthique.

Faits évoqués dans la Mes représentations Questionnements (à titre indi-


situation de départ antérieures catif)
- Couple attendant un en- - Comment les transforma-
fant (doc. 1) tions pubertaires sont-elles dé-
- On peut contracter une Rubrique obligatoire clenchées ?
IST dont le SIDA suite mais devant varier en - Comment l’activité des go-
à un rapport sexuel non fonction des apprenants nades influence-t-elle les autres
protégé (doc. 2). organes reproducteurs ?
- Possibilité pour cer- - Comment l’œuf se forme-t-il
taines personnes stériles et quel est son devenir ?
de procréer par l’inter- - Les appareils reproducteurs
vention de la médecine fonctionnent-ils de la même
(doc3). manière au niveau des deux sex-
es ?
- Quels sont les signes qui mon-
trent qu’un garçon et une fille
sont en âge de transmettre la
vie ?
- A quel moment du cycle sexuel
de la femme un rapport sexuel
peut-il entraîner une grossesse ?
-Comment se déroule une gros-
sesse ?
- Comment se fait l’accouche-
ment et qu’est-ce la lactation ?
- Comment éviter les grossesses
et les IST dont le SIDA ?

36 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


Problématique d’ordre scientifique : Comment transmet-on la vie dans
l’espèce humaine ?
Problématique d’ordre sanitaire ou éthique : Comment planifier les
naissances et éviter les IST dont le SIDA ?

II- REALISATION

Activité 1 : Comment sont déclenchées les modifications pubertaires


chez le garçon et chez la jeune fille ?

Modifications pubertaires chez la jeune fille chez le jeune garçon :


Types de
Chez la jeune fille Chez le jeune garçon
modifications
- Développement des - Elargissement de la poitrine
Morphologiques seins - Développement de la pilosité (poils pu-
(doc. 1) - Elargissement du biens, poils des aisselles, barbe, mous-
bassin tache…)
Développement de - Développement des organes génitaux
la pilosité (poils du externes (pénis et testicules).
pubis et des aisselles) -augmentation rapide de la masse des test-
- Développement icules entre 10 et 12 ans.
de la vulve (organes
génitaux externes)
-augmentation rapide
de la masse des
ovaires entre 10 et 12
ans.
Physiologiques Emission de sperme ou éjaculation qui
(doc. 2) Apparition des survient au cours des rêves érotiques pen-
premières règles dant le sommeil
Psychologiques Besoin d’indépendance, d’autonomie, désir de s’opposer et de
(doc. 3) contester toute autorité, affirmation de sa personnalité

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 37


- Définition : la puberté est la période de transformations qui aboutit à
la capacité de transmettre la vie et qui marque le passage de l’enfance à
l’adolescence.
Remarque : On appelle caractères sexuels secondaires, l’ensemble des
modifications morphologiques, physiologiques et psychologiques qui
apparaissent à partir de la puberté et qui différencient la jeune fille du
garçon.
- Hypothèse relative au déterminisme de la puberté : Le taux sanguin des
hormones cérébrales et ovariennes augmente à partir de 10 ans chez la
fille et atteint un palier pendant la puberté puis la maturité (entre 2à et
45 ans). Le taux des hormones ovariennes diminue à partir de 45 ans et
devient faible pendant la ménopause. L’augmentation des taux sanguins
des hormones cérébrales et ovariennes coïncide avec l’installation de la
puberté chez la fille. La puberté serait déterminée par le taux élevé des
hormones cérébrales et ovariennes.
Le taux de testostérone est très faible chez le jeune garçon (entre 1 et
9 ans) puis augmente très rapidement au moment des stades pubertaires.
La puberté serait aussi déterminée chez le garçon grâce à l’hormone tes-
ticulaire (testostérone).

Activité 2 : Comment l’activité des gonades influence-t-elle les autres


organes des appareils reproducteurs ?
A-Fonctionnement de l’appareil reproducteur male.
- Les testicules fonctionnent à partir de la puberté et de façon continue
jusqu’à la fin de la vie (doc.2)
- Conclusion dégagée de chacun des faits expérimentaux du doc. 3 :
• La castration chez l’homme impubère s’accompagne de la non pro-
duction des spermatozoïdes mais aussi la non apparition des caractères

38 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


sexuels secondaires(CSS) en particulier le non développement des autres
organes génitaux. Les testicules sont donc responsables de la produc-
tion des spermatozoïdes et influence l’apparition des caractères sexuels
secondaires et le développement des autres organes génitaux (glandes
annexes ; voies génitales et le pénis).
• La greffe d’un testicule à n’importe quel endroit du corps d’un homme
castré empêche l’apparition de troubles précédents mais l’individu reste
stérile : Les testicules contrôlent les C.S.S et influence le développement
des autres organes génitaux par voie sanguine.
• Les injections d’extraits testiculaires ou testostérone à un homme castré
ont le même effet que la greffe de testicule : le testicule contrôle l’appa-
rition et maintien des CSS puis influence le développement des autres
organes génitaux par la testostérone qu’il produit.
• Si la destruction de certaines zones de l’encéphale perturbe le fonctionne-
ment des testicules, alors le fonctionnement des testicules dépend de l’in-
tégrité de l’encéphale.

De ce qui précède, il ressort clairement que les testicules ont une dou-
ble fonction :
 une fonction exocrine qui consiste en la fabrication de spermatozoïdes
ou gamètes males ou encore cellules reproductrices qui sont rejetés hors
de l’organisme lors de l’éjaculation,
 une fonction endocrine qui consiste en la production d’hormone mâle
(testostérone) intervenant dans la mise en place et le maintien des C.S.S
en particulier le développement des autres organes génitaux.
- Composition du sperme et lieu de fabrication des spermatozoïdes dans
les testicules (doc.2) : le sperme est composé de spermatozoïdes produits
dans les tubes séminifères des testicules et de sécrétions nourricières

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 39


provenant des vésicules séminales et de la prostate.
- Trajet parcouru par les spermatozoïdes (doc.1) : les spermatozoïdes une
fois produits dans les tubes séminifères des testicules, transitent succes-
sivement par les épididymes, les canaux déférents et l’urètre pour se re-
trouver à l’extérieur lors de l’éjaculation.
Schéma d’un spermatozoïde (à réaliser par le prof)

B. Comment l’appareil reproducteur femelle fonctionne-t-il ?


- Complément du tableau à partir des doc1A et 1B :
Homme Femme
Glande génitale ou
Testicules Ovaires
gonade
Pavillons
Epididyme
Oviductes
Conduits génitaux Canaux déférents (ou spermiductes)
Utérus
Uretère
Vagin
Vésicules séminales
Glandes annexes Glandes de Bartholin
Prostate
Organes
Pénis ou Verge Vagin
d’accouplement

Ce en quoi les appareils reproducteurs de la femme et de l »homme sont


construits sur le même plan d’organisation :
Les appareils reproducteurs male et femelles sont bâtis suivant le même
plan d’organisation car ils sont tous constitués deux gonades ou glandes
génitales, des voies génitales, des organes annexes et d’un organe d’ac-
couplement.
NB 1 : L’appareil génital de l’homme est en grande partie périphérique
alors que l’appareil génital féminin est presque interne
NB 2 : L’appareil génital masculin est encore appelé appareil uro-génital
car l’urètre dans le pénis est à la fois un conduit urinaire et génital.

40 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


- Exploitation des expériences du doc.2 :
• Expérience 1 : l’ovariectomie (ablation ou retrait des ovaires) a en-
traîné non seulement la suppression du développement cyclique de la
muqueuse utérine, la régression des voies génitales et de la vulve mais
aussi la stérilité contrairement à ce qu’on constate chez une souris femelle
pubère. Les ovaires commandent donc non seulement le cycle utérin, le
développement des voies génitales et de la vulve mais aussi participe à
la fertilité .
• Expérience 2 : la greffe ou l’injection des hormones ovariennes à une
souris femelle pubère ovariectomisée n’a pas corrigé la stérilité mais a
entraîné la reprise du développement cyclique normale de l’utérus ainsi
que la reprise du développement des voies génitales et de la vulve. Les
ovaires commandent le cycle utérin et le développement normal des voi-
es génitales et de la vulve en produisant des hormones (œstrogènes et
progestérone).
- De ce qui précède, il ressort clairement que les ovaires ont aussi une
double fonction :
 Une fonction exocrine: L’ovaire participe à la fertilité en produisant le
gamète femelle ou cellule reproductrice femelle (ovule).
 Une fonction endocrine : l’ovaire produit la folliculine et la proges-
térone. La folliculine ou œstradiol assure l’apparition et l’entretien des
CSS ; le développement des voies génitale et de la vulve.

Document 3
- Le fonctionnement de l’ovaire est cyclique en ce sens qu’il produit ch-
aque mois un ovule (gamète femelle).
- Les deux phases du fonctionnement des ovaires sont : la phase pré
ovulatoire ou folliculaire d’une durée variable et la phase post ovulatoire

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 41


ou lutéinique qui dure 14 jours. Ces deux phases sont séparées par l’ovu-
lation.
Description des phases du fonctionnement des ovaires : au cours de la
phase folliculaire, un jeune follicule augmente de volume (maturation
folliculaire) et produit de la folliculine encore appelée œstrogènes. Pen-
dant la phase post ovulatoire, il y a formation du corps jaune qui aug-
mente de volume, sécrète la folliculine et la progestérone puis régresse
enfin de cycle.
- Evolution de l’utérus au cours des deux phases du cycle ovarien (Doc-
ument 4) :
Au début du cycle, il y a la destruction d’une partie de la muqueuse
utérine sous forme de règles ou menstrues ce qui explique la faible épais-
seur de la muqueuse utérine.
Après les règles, la muqueuse se reconstitue progressivement sous le
contrôle de la folliculine dont le taux augmente et atteint sa valeur max-
imale avant l’ovulation.
Après l’ovulation, l’épaississement s’accentue avec la mise en place de
la dentelle utérine grâce à la folliculine et la progestérone dont les taux
sanguin atteignent leur valeur maximale au milieu de la phase lutéinique.
- Définition des règles (doc. 4, fig. b & c) et explication de leur appari-
tion :
• on appelle règles ou menstrues un écoulement de sang (sortant du vagin)
qui résulte de la destruction partielle de la muqueuse utérine.
• Pendant que les taux d’œstrogènes et de progestérone sont élevés, la
muqueuse est dentellisée. La chute des taux de ces hormones coïncide
avec l’apparition des règles. En effet, après l’ovulation, le corps jaune
formé à partir du follicule rompu sécrète de fortes quantités d’œstrogènes
et de progestérone qui développent la muqueuse utérine. En l’absence de

42 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


fécondation, le corps jaune régresse avec toutes ces hormones ; ce qui
déclenche le délabrement de la muqueuse utérine, d’où les règles.
- Hormones ovariennes et variations de la température corporelle chez
la femme (fig b et d du doc 4) :
Pendant la phase folliculaire, seuls les œstrogènes sont secrétés et la
température corporelle de la femme est légèrement en dessous de 37°C.
Par contre, pendant la phase post ovulatoire, œstrogènes et progestérone
sont secrétés et la température corporelle de la femme devient légèrement
supérieure à 37°C. Donc les œstrogènes sont hypothermisants et la pro-
gestérone est hyperthermisante.
Ce en quoi les ovaires conditionnent le déroulement des cycles sexuels
chez la femme :
Les ovaires, outre leur fonction exocrine (production de gamètes fe-
melles) produisent deux types d’hormones à savoir la folliculine et la
progestérone. Les variations de la concentration de ces hormones dans
le sang de la femme déterminent le fonctionnement de certains organes
dont l’utérus (cycle utérin), le vagin (cycle vaginal), l’ensemble du corps
de la femme (cycle thermique). Le déroulement des cycles sexuels chez
la femme est donc conditionné par la fonction endocrine des ovaires.

ACTIVITÉ DE STRUCTURATION
La puberté est due à une augmentation progressive des concentrations
sanguines de certaines hormones cérébrales. Elles déclenchent le dével-
oppement des gonades. Celles-ci déclenchent l’apparition des CSS dont
le développement des voies génitales, des organes annexes et l’organe
d’accouplement. Le développement des organes génitaux autres que les
glandes génitales est sous le contrôle de la fonction endocrine des go-
nades.
Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 43
Activité 3 : Comment l’œuf se forme-t-il et quel est son devenir ?

- Explication de la formation de la cellule-œuf (doc1) :


L’œuf ou zygote se forme suite à la fécondation (la rencontre et la fusion
d’un spermatozoïde et d’un ovule) qui se déroule dans l’une des deux
trompes (fig1) en trois étapes à savoir la danse des gamètes, la pénétra-
tion d’un seul spermatozoïde dans le gamète féminin suivi de la forma-
tion de la membrane de fécondation et enfin la fusion des deux noyaux
des deux gamètes (fig. 2 du doc1).
- Phénomènes affectant l’œuf entre le 1er et le 7e jour après la fécon-
dation (doc.2) :
• Divisions successives ou segmentation de la cellule-œuf,
• Migration (déplacement de l’embryon de la trompe vers l’endomètre)
• Nidation (le 7e jour après fécondation) : c’est l’implantation de l’em-
bryon dans la muqueuse utérine.
- D’après le doc. 2, les phénomènes A, B et C correspondent respective-
ment à l’ovulation, la fécondation et la nidation.
- Conditions de réalisation de la fécondation et de la nidation :
• Pour que la fécondation se réalise, le sperme doit être fortement
concentré en spermatozoïdes et les rapports sexuels sans protection
doivent avoir lieu dans la période de fécondité de la femme.
• Pour que la nidation ait lieu, la muqueuse utérine doit être dentellisée.
- Conclusions tirées des faits (Doc. 3)
• L’ovariectomie chez une guenon quelques jours après la fécondation
entraine l’avortement. Le maintien de la grossesse débutante est donc
assuré par les ovaires.
• L’ovariectomie après mise en place du placenta chez une autre gue-
non gestante ne provoque pas l’expulsion du fœtus. Le placenta relaie

44 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


donc les ovaires dans le maintien de la grossesse.
- Relations materno-fœtales et rôle du placenta :
Le placenta relie le fœtus à la mère par l’intermédiaire du cordon om-
bilical (fig. a & c). Ce dernier contient des vaisseaux sanguins qui per-
mettent les échanges entre la mère et le fœtus. Ces échanges sont rendus
possibles grâce au placenta qui joue (fig. d) :
• un rôle nutritionnel (passage des nutriments et de l’O2 du sang ma-
ternel vers le fœtus et des déchets métaboliques du sang fœtal vers le
sang maternel)
• un rôle hormonal ou endocrinien (production des hormones assurant
le bon développement de la grossesse)
Un rôle de défense de l’organisme fœtal en laissant passer les anticorps
et certains médicaments et en s’opposant au passage de la plupart des
microbes.
Remarque : Le placenta présente les caractéristiques suivantes qui font
de lui une surface d’échange :
 Grande surface due au grand nombre de villosités placentaires.
 Minceur de la paroi des villosités placentaires.
 Riche vascularisation due au grand nombre de capillaires sanguins.
- Etapes du développement de l’œuf et leurs caractéristiques (doc. 4) :
Le développement de l’œuf au cours de la grossesse comporte deux péri-
odes :
• La période embryonnaire qui dure environ les deux premiers mois de
la grossesse et caractérisée par l’organogenèse, c’est-à-dire la formation
des différents organes de l’embryon qui prend une forme humaine.
• La période fœtale qui dure les sept derniers mois de la grossesse et
caractérisée par la maturation relative des organes mis en place lors de la
phase précédente.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 45


Faits essentiels du développement de l’œuf jusqu’à la fin de la gros-
sesse :
Après l’ovulation et la fécondation des divisions successives s’accom-
plissent au cours du trajet de l’œuf dans l’oviducte. Cela aboutit à la
formation de l’embryon. Cet embryon niche dans la muqueuse utérine
dentellisée et se développe grâce aux hormones ovariennes (pendant les
deux premiers mois de la grossesse) pour devenir le fœtus. Le dévelop-
pement du fœtus est assuré grâce aux rôles hormonal, nourricier, et de
défense immunitaire du placenta.

Activité 4 : Comment se fait l’accouchement et quel est le mécanisme


de la lactation ?
- Explication du phénomène de l’accouchement (doc.1) :
A la fin de la grossesse, le vieillissement du placenta provoque un
déséquilibre hormonal (diminution du taux de progestérone et augmen-
tation de celui des œstrogènes) déclenchant les contractions utérines re-
sponsables de l’accouchement qui se fait en trois étapes à savoir : la dila-
tation du col de l’utérus (fig. A-B), l’expulsion du bébé ou accouchement
proprement dit (fig. C-D) et la délivrance ou l’expulsion du placenta (fig.
E).
- Conditions de sécrétion du lait et l’importance de l’allaitement ma-
ternel :
La lactation est l’ensemble des phénomènes aboutissant à la sécrétion
lactée. Elle est sous le contrôle des hormones cérébrales dont la sécrétion
est influencée par la succion du mamelon par le bébé.

Importance de l’allaitement maternel.


Le lait maternel est important en ce sens qu’il est l’aliment de choix du

46 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


nouveau-né, sa composition est équilibrée, sa digestion est facile et pr-
esque totale, il n’est pas contaminé et se trouve à la température voulue.
Il permet une bonne croissance de l’enfant, il renferme de nombreux an-
ticorps qui défendent le bébé contre les microbes.

ACTIVITÉ DE STRUCTURATION
Activité de structuration et d’intégration
Piste de résolution :
- Phénomènes se produisant de la fécondation à la nidation.
- Maintien de la grossesse débutante par les ovaires.
- Importance du placenta dans la poursuite de la grossesse.

EVALUATION FORMATIVE
(Laissée à la charge du prof.)

III- RETOUR ET PROJECTION

A. Retour ou objectivation
B. Evaluation formative
C. Projection ou réinvestissement : élaboration d’un dossier scienti-
fique à présenter en exposé
D. Consolidation et / ou remédiation

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 47


LES REACTIONS IMMUNITAIRES ET LA LUTTE
CONTRE LES MALADIES MICROBIENNES

I- MISE EN SITUATION

Faits évoqués Mes


Questionnements
dans la SDD représentations
document1 : l’infection de - Qu’est qu’une infection ?
la plaie de Sikiru. Les représentations - Comment l’organisme se dé-
Il guérira après les soins. varient suivant les fend-il contre les microbes patho-
document 2 : une substance élèves gènes ?
non pathogène (chloro- - Comment peut-on aider l’orga-
quine) peut amener l’orga- nisme dans la lutte contre les mi-
nisme à se développer une crobes pathogènes ?
réaction allergique - Le système de défense de l’orga-
nisme est-il toujours efficace ?
- Qu’est-ce qu’une allergie et quel
est son mécanisme ?

- Problématique d’ordre scientifique : Quelles sont les réactions im-


munitaires de l’organisme et comment lutter contre les maladies micro-
biennes ?
- Problématique d’ordre sanitaire ou éthique : Comment expliquer
l’opposition de certains parents à la vaccination de leurs enfants ?

48 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


II- RÉALISATION
Activité 1 : Comment l’organisme réagit-il à une agression microbienne ?
A. Les réactions immunitaires non spécifiques de l’organisme
- Les barrières naturelles sont : la peau, les muqueuses, les secrétions.
- Définition de l’infection : Une infection microbienne est la pénétration
et la multiplication d’un microbe pathogène dans l’organisme.
Dans cette condition, l’organisme développe une réaction inflammatoire
dont les symptômes sont :
 Le gonflement et la dilatation des capillaires sanguins liés à l’afflux
du sang dans la région du corps infectée.
 La douleur liée à l’irritation locale des nerfs.
 La chaleur et la rougeur.

- Description de la phagocytose
La phagocytose, caractérisée par une réaction inflammatoire, est réalisée
par les polynucléaires (phagocytes en cas d’une invasion de l’organisme
par des microbes). Au cours de cette réaction, le phagocyte s’accole à
l’antigène ensuite l’ingère en l’englobant dans son cytoplasme et enfin
le digère.
La phagocytose est une réaction immunitaire non spécifique car elle
consiste en l’élimination de tout microbe pathogène quelle que soit sa
nature.

Remarque : La phagocytose (réaction inflammatoire) est un moyen qui


existe dès la naissance avant même que l’organisme ait été mis en contact
de corps étrangers.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 49


B. Les réactions immunitaires spécifiques de l’organisme
- Comparaison
Dès qu’il y a l’infection, le taux de toxine tétanique commence à aug-
menter dans le sang et atteint son maximum 6 jours après l’infection
pour décroître après, alors que l’anticorps antitétanique commence à ap-
paraître dans le sang 5 jours après l’infection et continue à augmenter
même après 10jours tandis que le taux de toxine tétanique décroît.
L’apparition d’anticorps dans le sang est donc due à la pénétration des
microbes pathogènes (infection) dans l’organisme.
- Définitions :
 Antigène : tout corps ou toute substance qui, introduit dans un orga-
nisme étranger, déclenche de la part de ce dernier une réaction immuni-
taire. Le mot antigène désigne aussi tous les corps étrangers (microbes,
cellule, etc.) à l’organisme.
 Un anticorps est une substance protéique fabriquée par l’organisme .
- Mode d’action : Il permet la neutralisation de l’antigène ayant provoqué
sa formation.
- La réaction immunitaire à médiation humorale est acquise en ce sens
que le sujet la développe après la naissance lorsqu’il entre en contact
avec des corps étrangers.
Cette réaction est spécifique en ce sens que l’organisme produit un anti-
corps spécifique contre chaque microbe.
- Description et mécanisme : Lors de la réaction immunitaire à médiation
cellulaire, le lymphocyte T s’accole à la cellule infectée et procède à sa
destruction.
Cette réaction est aussi spécifique en ce sens que le lymphocyte T ne
détruit une cellule infectée que lorsque celui-ci a été sensibilisé ou activé
contre elle.

50 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


Description des propriétés d’un microbe pathogène
- La présence d’un microbe pathogène dans l’organisme déclenche une
réaction immunitaire de celui-ci : le microbe est donc un corps étranger
à l’organisme (non soi).
- Le microbe déclenche une maladie s’il n’est pas neutralisé.
Il est donc pathogène
Description des propriétés de la toxine.
- Comme le microbe, la toxine déclenche une réaction immunitaire. Elle
constitue donc un non soi.
- Si la toxine n’est pas neutralisée elle conduit à une maladie. C’est donc
une substance pathogène.
En définitive, la toxine et le microbe pathogène sont des non soi pour
l’organisme et sont capable de causer des maladies.

Microbes pathogènes Toxines


-Non soi
Analogies
-Pathogène
Cellule étrangère capable Substance toxique produite par un mi-
Différences
de rendre malade crobe pathogène.

Septicémie Toxémie
Analogies Généralisation de l’infection
Différences Le microbe se multiplie La toxine produite par le microbe,
et envahit tout l’organ- pathogène (resté localisé au niveau
isme de la blessure) envahit tout l’organ-
isme.

Propriété de l’anticorps
• L’anticorps est capable de neutraliser l’antigène qui a suscité sa
production.
Propriété de l’antigène : Car il est capable de déclencher une réaction

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 51


immunitaire lorsqu’il pénètre dans un organisme.
Paragraphe
Lorsqu’un microbe pathogène pénètre dans l’organisme, il y a la réaction
inflammatoire qui se manifeste par un gonflement local, une élévation de
la température locale, une douleur localisée et une rougeur observée au
point d’infection. En ce lieu, on observe la phagocytose qui est active et
réalisée par les globules blancs (les polynucléaires). La deuxième étape a
lieu si les polynucléaires n’arrivaient pas à détruire tous les microbes : on
assiste alors a une généralisation de l’infection qui est soit une septicémie
soit une toxémie selon le type de microbe.

Réaction immunitaire Réactions immunitaires


non spécifique spécifiques
Analogies Réactions immunitaires
-Se déroule quel que soit -Il eu deux
le type de microbe (un Se déroulent selon le type de mi-
seul type) crobe responsable de l’infection.
Dissemblances
-Premier type de réac- Se déclenchent après l’échec
tion immunitaire de l’or- de la réaction immunitaire non
ganisation spécifique

C- Reconnaissance du soi et du non soi


- Justification des caractéristiques de la réponse immunitaire
Expérience 1 : le rejet du fragment de peau B par l’individu A montre
que l’organisme de cet individu a reconnu ce qui ne lui appartient pas
c’est-à-dire le non soi d’où la notion de reconnaissance du non soi au
cours de la réponse immunitaire.
Expérience 2 : L’individu A a mis moins de temps (6 jours) pour rejeter
la deuxième greffe de peau B. Tout se passe comme s’il a gardé en mé-
moire le souvenir du premier contact avec le fragment de type B : c’est la
notion de mémoire immunitaire.

52 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


Expérience 3 : les durées de rejet des deux greffons B et C sont iden-
tiques. Si le greffon B était identique au greffon C, la durée de rejet de ce
dernier serait de 6 jours. Ainsi l’immunité développée contre le greffon
B est différente de l’immunité développée contre le greffon C : c’est la
notion de spécificité de la réponse immunitaire.
Expérience 4 : Après la 1ère inoculation de l’antigène, le taux d’anti-
corps atteint la valeur maximale de 1 unité arbitraire au bout de 17 jours
environ. La 2ème inoculation du même antigène a entraîné l’apparition
d’anticorps avec une valeur maximale de 18 unités arbitraires en moins
de 15 jours. La valeur maxi d’anticorps après la 2ème injection dépasse lar-
gement celle après la 1ère injection d’où il y a amplification de la réponse
immunitaire.
Activité 2 : Comment expliquer les réactions de l’organisme à
l’introduction d’élément étranger non pathogène ?
- Caractéristique des différents groupes sanguins :
Agglutinogènes portés par les Anticorps ou agglutinines du
hématies plasma
Groupe A A Anti B
Groupe B B Anti A
Groupe AB A et B Néant
Groupe O Néant Anti A et anti B

NB : Les accidents post transfusionnels se produisent lorsque les anti-


gènes des hématies du donneur sont agglutinés par les anticorps contenus
dans le plasma ou le sérum du receveur.
- L’agglutination est considérée comme une réaction immunitaire car les
anticorps ou agglutinines, contenues dans le plasma du receveur, neutra-
lisent les agglutinogènes ou antigènes situés sur les hématies du donneur
et qui leur sont incompatibles en les regroupant pour les empêcher ainsi
de circuler dans l’organisme.
Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 53
- Les possibilités de transfusion sanguine sans risque entre différents
groupes sanguins du système ABO :
A A

O O AB AB

B B
En considérant le facteur rhésus, aux différentes possibilités signalées
ci-dessus s’ajoutent les possibilités suivantes :
Rh- Rh- Rh+ Rh+ X Rh-

Ainsi donc, on a :
ORh- ORh+ mais ORh+ X ORh-

- Détermination du groupe sanguin de Y :


Lorsqu’on mélange une goutte de sang de Y à une goutte de sérum test
anti B, il y a agglutination. Les hématies de Y portent donc l’agglutino-
gène B.
Lorsqu’on mélange une goutte de sang de Y à une goutte de sang de sé-
rum test anti A, il n’y a pas d’agglutination. Les hématies de Y ne porte
donc pas d’agglutinogène A.
Lorsqu’on mélange une goutte de sérum de Y à des globules tests B, il
n’y a pas d’agglutination. Le sérum de Y est donc dépourvu d’anticorps
anti B. Mais lorsque le test se fait avec le globule test A, il y a agglutina-
tion. Le sérum de Y comporte donc l’anticorps anti A.
En définitive les hématies de Y portent l’agglutinogène B et dans son
sérum, il y a l’anticorps anti A. Il est du groupe B.

54 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


Activité 3 : En quoi consiste le dysfonctionnement du système immunitaire ?

- L’allergie est un dérèglement du système immunitaire en ce sens que


l’allergène qui est un antigène non pathogène déclenche une réaction im-
munitaire alors que cela ne devrait pas être le cas.
- Dès que le VIH pénètre dans l’organisme, il se multiplie à l’intérieur
des LT4 en grand nombre et finit par les éclater créant ainsi une diminu-
tion du nombre de ces cellules immunitaires.
« Le SIDA est une immunodéficience acquise » car l’individu malade
n’est pas né avec elle; cette déficience s’installe au niveau du système
immunitaire après la pénétration du VIH dans l’organisme.
- Comparaison des deux types d’immunodéficience.
L’immunodéficience innée est une défaillance immunitaire caractérisée
par l’absence de production des LB et LT par la moelle osseuse dès la
naissance. L’immunodéficience acquise quant à elle, n’est provoquée que
si l’agent pathogène qui en est responsable pénètre dans l’organisme.
La solution des l’immunodéficience innée est la greffe de la moelle os-
seuse à partir d’un donneur compatible. Le traitement du SIDA se fait
pour le moment avec des médicaments anti rétroviraux (ARV) qui ne font
que soulager quelque peu le patient.
- Complément du tableau
Réactions de l’organisme ou réaction immunitaire
A une infection Phagocytose suivie de RIMH et RIMC
A une transfusion Agglutination : phénomène grâce auquel le système
sanguine immunitaire défend un organisme vivant contre les
cellules étrangères, en regroupant celles-ci en de petites
masses par l’intermédiaire d’agglutinines
A une greffe de Rejet du greffon par une RIMC
tissu
A un allergène Allergie ou hyper sensibilité

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 55


Réaction de l’organisme à Réaction de l’organisme à
une transfusion sanguine une greffe
Analogie Réaction immunitaire
Dissemblance -Fait intervenir des anti- -Fait intervenir des cellules
corps (RIMH) tueuses (RIMC)

-Elimination des hématies Elimination du tissu incom-


incompatibles par aggluti- patible par des cellules.
nation

-Définition
Immunité :
L’immunité est l’aptitude de notre organisme à reconnaitre ce qui lui est
étranger et à se défendre. C’est aussi un système de défense de l’orga-
nisme (soi) et de reconnaissance de ce qui lui est étranger (non soi).
Réaction immunitaire :
On appelle réaction immunitaire, l’ensemble des mécanismes par les-
quels l’organisme humain reconnait puis élimine tout antigène (non soi)
introduit en son sein (soi).

EVALUATION FORMATIVE

(Laissée à la charge du prof.)

Activité 4: Que sait-on des techniques biomédicales d’aide aux


réactions de l’organisme contre les agressions microbiennes ?

- Les anticorps antitétaniques sont obtenus à partir du prélèvement du


sang de différentes personnes immunisées contre le tétanos. Ce qui per-
met d’obtenir des préparations très concentrées d’anticorps.
- La sérothérapie constitue un « transfert d’immunité» car les anticorps

56 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


sont produits par un individu qui a été hyper immunisé ; ensuite ils sont
transférés à un autre individu malade pour le guérir.
- La survie de l’enfant s’expliquerait par le pus de vache malade reçu six
semaines avant le pus de varioleux. Ce qui aurait suscité une production
d’anticorps anti varioleux chez ce dernier autrement dit cet enfant aurait
été immunisé par le pu de vache malade. (Document 2).
- Conclusion des travaux de Pasteur

Expérience 1 : les cultures vieillies de bactéries ne sont pas virulentes


(mortelles)
Expérience 2 : les cultures vieillies de bactéries ont protégé les poules B
contre le choléra mortel.
Expérience 3 : les cultures fraîches de bactéries de cholera sont viru-
lentes.
Les travaux de Pasteur confirment la réponse précédent en ce sens que
les poules B, après injection, ont développé une immunité leur ayant per-
mis de résister au deuxième contact avec les bactéries du cholera.
- Enoncé du principe de vaccination (doc2 et 3) :l’injection de mi-
crobes pathogènes à virulence atténuée permet à l’organisme de dévelop-
per une immunité active, efficace et spécifique.
-Association des adjectifs (doc. 4)
La vaccinothérapie est la prévention de certaines maladies microbiennes
par la vaccination.
La vaccinothérapie :
 Permet une protection active car c’est l’organisme lui-même qui
fabrique les anticorps ou les cellules immunitaires dans ce cas.
 Présente une protection lente car le processus de multiplication des
cellules immunitaires se fait lentement.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 57


 A une action durable car les cellules immunitaires sensibilisées sont
mise en mémoire et interviennent sur une longue durée.
 Est préventive car le système immunitaire a de la mémoire et se pré-
pare contre la maladie pour laquelle le sujet est vacciné.
La sérothérapie :
 Permet une production passive car l’organisme reçoit les anticorps
et ne participe pas à leur production.
 Présente une protection immédiate car les anticorps reçus com-
mencent immédiatement à agir sur les antigènes.
 A une action passagère car lorsque le taux d’anticorps reçu par l’or-
ganisme s’épuise, la protection s’arrête.
 Est curative car les anticorps apportés à l’organisme lui permettent
de guérir de la maladie.

- Classement des aides immunitaires en moyens de lutte préventive et en


moyens de lutte curative (tableau ci-après).
Moyens de lutte curative Moyens de lutte préventive
Chimiothérapie Asepsie
Antibiothérapie Antisepsie
- L’antibiotique le plus efficace à partir de l’antibiogramme du document
5 est F car la zone d’inhibition de cet antibiotique est la plus grande indi-
quant la destruction d’un grand nombre de microbes.

EVALUATION FORMATIVE
(Laissée à la charge du prof.)

58 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


INTÉGRATION DES ACQUIS

Pour garder son intégrité, l’organisme cherche à éliminer tout ce qui ne


lui est pas propre (non soi) en mettant en jeu son système immunitaire.
Celui-ci est constitué de cellules immunitaires parmi lesquelles on dis-
tingue les macrophages, les lymphocytes B et les lymphocytes T. Les
macrophages interviennent dans la phagocytose en englobant et en di-
gérant tout corps étranger (antigène) qui pénètre dans l’organisme. La
phagocytose est une réponse immunitaire non spécifique. Quant aux LB
et LT, ils interviennent dans les réponses immunitaires spécifiques (RIS).
Les LB sont responsables de la RIS à médiation humorale par la produc-
tion d’anticorps spécifique. Les LT interviennent dans la RIS à médiation
cellulaire en tuant directement les microbes ou les cellules cancéreuses.
Lorsque toutes ces réponses immunitaires sont inefficaces, on observe
une généralisation de l’infection. Pour aider l’organisme à se défendre
contre les microbes, on pratique l’antisepsie, l’asepsie, la chimiothérapie
et l’antibiothérapie. Les deux premières interviennent dans la lutte pré-
ventive et les deux dernières dans la lutte curative.

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 59


Etude de quelques maladies infectieuses

Symptômes Mode de Prophylaxie


Agent pathogène
caractéristiques transmission (ou prévention)
-Vaccination,
Rougeole = -Forte fièvre Virus de la rou- Contact avec le même à bas âge
fièvre éruptive (jusqu’à 39-40°C) geole malade (voie -Hygiène rigou-
-Eruption de taches respiratoire) reuse
rouges -Alimentation
-Confère une im- saine et équili-
munité définitive brée
-Isolement du
malade et dé-
sinfection des
objets
Poliomyélite : -Fièvre (vomisse- Contagion par -Vaccination
inflammation ment, diarrhée) Poliovirus les aliments (DTCoque
de la substance -Paralysie des souillés à partir Polio)
grise de la membres (surtout des selles, des -Isolement et
moelle épinière inférieurs) eaux souillées stérilisation des
(par voie diges- objets
tive) et aussi par
l’air
-Transmission
Fièvre violente et directe par voie -Vaccination
Méningite élevée ; maux de Méningocoque respiratoire -Hygiène gé-
tête ; vomissement (halène, toux, nérale
en fusée ; cou raide éternuement,
(nuque de bois) mucus nasal,
baiser,…
-Indirectement
par vent, surtout
en saison sèche
(harmattan)

Tuberculose -Toux sèches, Bacille de Koch -Contact direct


pulmonaire : fièvres légères, (BK, très résistant -Contagion Vaccination au
diagnostiquée sueurs nocturnes, avec sa coque ou indirecte par B.C.G (Bacille
par cuti réac- crachats sanguino- enveloppe cireuse) crachats souillés Calmette et
tion avec tuber- lents et purulents et par toux (rejet Guérin)
culine ou par -Tubercules lais- de gouttelettes
radiographie sant parfois place chargées de BK)
ou radioscopie à une caverne à
l’intérieur du pou-
mon : c’est la tu-
berculose ouverte

60 Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur


-Fièvre intermit- Plasmodium ou Par animal vec- -Dormir sous
Paludisme ou tente et malaise hématozoaire du teur : anophèle moustiquaire
malaria général (courba- plasmodium femelle (le imprégnée
ture, épuisement dû germe est intro- -Destruction des
aux crises répétées, duit sous forme larves et adultes
maux de tête,… de spore par une de moustiques
-Gros foie piqûre)
-Anémie
Contracture dou- Contact direct
Tétanos loureuse et violente Bacille de Nico- par des objets V.A.T (Vaccin
des muscles masti- laier souillés de anti tétanique)
cateurs et ceux de spores suite à
la nuque et du dos une blessure
pouvant atteindre
les muscles respira-
toires (asphyxie)

Coll. La Référence - 14ème Edition revue et corrigée - Livret du Professeur 61


.
.
.

Vous aimerez peut-être aussi