Socialisation des projets didactiques en FLE
Socialisation des projets didactiques en FLE
N° d’Ordre : ……………
N° de série : ……………
Jury de soutenance :
Promotion : 2020/2021
A ma mère
A mon père
Cylia
Dédicaces
Houria
SOMMAIRE
Introduction générale ............................................................................................................. 01
PARTIE THEORIQUE
1. La sociodidactique. …………………………………………………………………03
2. Qu’est ce que la socialisation…………………………………………………...….. 04
3. Qu’est ce que la pédagogie…………………….…………………………………… 05
4. Approche par compétence et socialisation…………………………………………..05
5. La pédagogie de projet……………………... …….………………………………... 07
6. Qu’est ce que le projet ?.…………………...……….……………………..………. 09
7. Qu’est ce qu’une démarche du projet ? …………………………………………..…10
8. Pourquoi choisir une démarche du projet ? ………………………………………....10
9. Le choix des projets pédagogiques. …………………………………………………11
10. Le bon projet pédagogique et socialisation ………………………………………....12
PARTIE PRATIQUE
Chapitre 1 : Méthodologie de la recherche
Introduction ………………………………………………………………………………..…18
Cela nous pousse à réfléchir sur la socialisation des projets pédagogiques dans les
programmes de l'enseignement du FLE en Algérie et à nous poser les questions suivantes :
1
La socialisation des projets pédagogiques a-t-elle un impact sur l'apprentissage des
apprenants ?
La socialisation des projets permet-elle de former des futurs citoyens capables de s'adapter
à la société ?
L'élève acquiert-il des valeurs grâce à la socialisation des projets ?
Un sujet que nous avons trouvé intéressant à étudier. Et pour ce faire, nous présenterons
dans ce travail la pédagogie de projet adoptée par la nouvelle approche par les
compétences et sa relation avec la socialisation.
Enfin, nous achèverons notre mémoire par une conclusion générale dans laquelle nous
montrerons notre constat et affirmerons où réfuterons nos hypothèses de départ.
2
En Algérie, le programme appliqué dans l’enseignement du français langue étrangère vise
à installer chez l’apprenant des compétences orales et écrites lui permettant d’interagir
dans des situations authentiques de la vie sociale.
Ainsi, la pédagogie de projet est une dynamique qui permet d’installer chez l’apprenant
cette autonomie. Elle lui permet également de développer des savoirs, des savoir-faire, des
savoir-être et surtout des savoirs devenir. Tout cela est lié par la gestion des projets
pédagogiques jusqu’à leur socialisation.
Il s’agit dans ce travail de montrer les apports de la socialisation des projets didactiques à
l’enseignement/apprentissage du FLE en Algérie dans le cadre de la nouvelle approche
sociodidactique.
Dans ce premier chapitre de la partie théorique, nous allons définir les concepts liés à
notre thème de recherche « la socialisation de projet didactique ». Nous définirons d’abord
la sociodidactique avant d’étudier la pédagogie de projet, en donnant une brève
définition et en précisant son objectif et ses apports.
I. La sociodidactique :
3
1.2. L’approche sociodidactique
Le terme « sociodidactique est apparu en Didactique des Langues-Cultures.
DABENE, (1990) « L’approche qu’il véhicule y a progressivement essaimé et touche plus largement
l’ensemble du champ éducatif. À l’instar de la sociolinguistique qui se préoccupe du contexte social pour la
compréhension des faits linguistiques, la sociodidactique focalise son attention sur les environnements
macro- (national, global) et micro- (interactionnels) où se déroule l’EA et dans lesquels les apprenants
s’insèrent et s’insèreront. Elle s’appuie sur les caractéristiques environnementales, écologiques »
BAX et HU, (2004 :2005) « pour identifier les besoins langagiers des apprenants, les compétences
communicatives qui leurs sont nécessaires et déterminer ainsi les choix curriculaires ».
L'approche sociodidactique observe et analyse les phénomènes depuis les points de vue didactique et
sociologique, en s'attachant notamment aux croisements, interactions entre ces deux plans. Elle prend en
compte la façon dont l'environnement (les paramètres économiques, juridiques, géographiques,
psychologiques, ethnologiques, historiques,...).
« Œuvre à l’intérieur de l’acquisition des savoirs et des savoir-faire et, réciproquement, comment cette
acquisition agit ou peut agir sur le social, le hors-classe. La perspective sociodidactique aborde les langues
sous l’angle de leurs usages, en tant que pratiques sociales. Cette approche est donc contextuelle,
contextualisée, car elle se construit à partir de l'environnement d'apprentissage et pour lui ». BLANCHET
ET ALII, (2008) ; BAX, (2004).
4
« Comme l’ensemble des attentes, attitudes, croyances et valeurs transmises socialement et relatives à ce
qu’est un bon apprentissage ».
« La valeur sociale suggérée par le préfixe « socio- » insiste sur l'importance des
interactions entre la société et le milieu scolaire/universitaire que l'on peut identifier par
l'observation. A la différence de travaux en didactique relevant davantage de la
psychologie cognitive, de la psychologie du développement ou d'approche systémique des
contacts de langues et de l'analyse de la langue cible pour l'amélioration de
l'enseignement-apprentissage des langues, la sociodidactique ajoute à ce ba2gage
épistémologique la prise en compte du social dans l'élaboration de ses principes, sa
méthodologie.
Dans son intérêt poussé pour l'environnement social, la sociodidactique met en œuvre le
principe de contextualisation. Elle aborde les phénomènes en les situant dans leur
environnement et étudie ce dernier. La sociodidactique suppose que la production par la
recherche de connaissances qualitatives sollicite la compréhension des éléments
constitutifs du contexte puisque ceux-ci influent sur les actions, pratiques et
représentations des acteurs sociaux.
II. Socialisation
Les attitudes individuelles sont déterminées par la forme de la collectivité. Les règles, les
normes et les valeurs s’imposent par intériorisation contrainte comme le souligne PAUL
DE GAUDEMAR (1993 : 15), la socialisation, pour DURKHEIM , est indissociable de
l’éducation : « Elle s’identifie presque avec l’éducation elle-même. L’éducation est, en
son noyau dur, et en son tout, de part en part, socialisation. Et la socialisation ne peut
s’effectuer que par sa seule voie royale : l’éducation ».
Il s’agit donc de parler dans une situation d’échange communicatif en faisant ressortir les
actes, de répéter, réciter et reformuler. Il faut que l’apprenant parvienne à parler, à
exprimer et à échanger. Les objectifs d’apprentissages se traduisent par les compétences
de « réciter » « communiquer » et « prendre la parole ».
Selon P.PERRENOUD, « L’approche par les compétences se fait par collaboration entre
l’enseignant et les apprenants qui sont impliqués dans la réalisation des projets et en les
incitant à prendre la parole. L’approche par compétences associe les connaissances et
les compétences acquises par l’apprenant. » MEROUANE.L, MEZIANE.N, (2011-
2012 :85).
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courante, donc le passage d’une logique d’enseignement à une logique d’apprentissage,
c'est-à-dire faire de l’apprenant un partenaire actif de sa propre formation. Une démarche
qui le mènera vers l’autonomie.
L’idée de mobilisation pour qu’il y ait compétence c’est qu’il ne suffit pas que le sujet
possède ces éléments à savoir les acquis, il faut aussi qu’il soit capable de les
« mobiliser ».
Ceci dit, l’approche par les compétences abandonne l’idée que des apprentissages sans
sens peuvent donner du sens et que des apprentissages hors de la globalité conduisent à la
globalité. C’est sans doute ici que l’on peut parler de rupture et que les approches
constructivistes trouvent un cadre de travail plus en adéquation avec la socialisation et leur
ambition est de construire des apprentissages « en profondeur ».
D’après P.MEIRIEU (1985 :171), « la pédagogie n’est rien d’autre que l’art de
médiation : elle bricole dans l’intermédiaire, s’ingénie à construire une arche entre
l’enfant et le savoir ».
Et pour EMILE DURKHAIM (1938 :10), « c’est une réflexion appliquée aussi
méthodiquement que possible aux choses de l’éducation ».
En effet, la pédagogie est une science qui permet de déterminer un enseignement meilleur
aux enfants à l’aide d’un ensemble de méthodes dont l’objectif est d’assurer l’adaptation
entre un contenu de formation et des individus à former.
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1.2. Qu’est ce que la pédagogie de projet
La pédagogie de projet est le résultat de plusieurs traditions. Dès le milieu du 20ème siècle,
les membres du courant dit de l’Education nouvelle vont expérimenter et théoriser des
pratiques relevant de la pédagogie de projet. Il s’agit d’une forme de pédagogie dans
laquelle l’apprenant est associé de manière contractuelle à l’élaboration de ses savoirs. Le
moyen d’action de cette pédagogie est fondé sur la motivation des élèves.
Donc la pédagogie de projet est un terme générique désignant au sein d’une classe ou d’un
établissement scolaire une logique d’organisation des activités des élèves et des
enseignants justifiée et structurée par des réalisations concrètes choisies par les élèves
et impliquant pour ceci des tâches, des moyens, des engagements sur les objectifs et les
résultats.
Et aussi c’est une méthodologie d’enseignement par laquelle les étudiants apprennent en
s’engageant activement dans des projets réels et personnellement significatifs. Dans cette
perspective le statut de l’apprenant a changé aussi : c’est un partenaire actif, car il est
impliqué dans le projet.
Dans cette pédagogie active, les enseignants rendent l’apprentissage vivant pour les
élèves. En plus, les élèves travaillent sur un projet sur une période prolongée d’une
semaine à un semestre qui les engage à résoudre un problème du monde réel ou à
répondre à une question complexe.
En d’autres termes, les apprenants sont amenés à développer diverses compétences. Dans
une situation d’enseignement/apprentissage, ils sont des sujets actifs qui participent à la
construction de leur propre savoir tandis que l’enseignant n’est qu’un « metteur en scène »
apportant un éclairage didactique et un aide à ses élèves.
IV. Projet
Dans un article des dossiers d’actualité, veilles et analyse, de l’ENS de Lyon, Reverdy
Catherine (2013, Février) tente de définir et de synthétiser la définition du projet à partir
des différentes définitions et conceptions de chercheurs et pédagogues.
Selon JEAN PROULX (2004) « le projet a envahi nos sociétés, il devient un moyen de
mesurer et d’en évaluer leur esprit de création et de leur dynamisme ».
Le projet est une notion très présente dans notre société et dans notre système éducatif, qui
renvoie à différentes mises en application.
Chaque projet peut avoir des ambitions et objectifs différents : préparer à un métier,
motiver les élèves dans les apprentissages, travailler en équipe, combattre le décrochage
scolaire…
Dans le domaine de l’éducation, les projets sont arrivés dans l’enseignement avec Dewey
et Kilpatrick. Ce dernier les définit comme des activités intentionnelles dans lesquelles
l’apprenant s’implique sans réserve. PROULX (2004) précise que Kilpatrick « préconisait
une pédagogie centrée sur les apprenants, sur leur but et sur leur besoins. De là, il fallait
développer pour eux des activités utiles, orientées vers des buts concrets et faisant appel
aux habiletés à résoudre des problèmes. La voie des projets […] lui semblait la voie
royale pour y parvenir »
9
2. Qu’est ce que une pédagogie du projet
La pédagogie de projet est une méthode d’enseignement dans laquelle les étudiants
acquièrent des connaissances et des compétences en travaillant pendant une période
prolongée pour enquêter et répondre à une question, un problème ou à un défi authentique,
engageant et complexe. Dans cette méthode d’enseignement, les étudiants apprennent en
s’engageant activement dans des projets réels et personnellement significatifs. L’objectif
de cette pédagogie active, est que les enseignants rendent l’apprentissage vivant pour les
élèves.
Selon MINDER MICHEL (1997 : 267) « la démarche de projet est l’une des principales
sources de production du sens, d’interdisciplinarité et de sociabilité dans
l’enseignement. ».
Bref, la démarche de projet est une méthode d’apprentissage dans laquelle l’élève est
associé de manière contractuelle à l’élaboration de ses savoirs. Tout en s’appuyant sur une
culture de travail en groupe. La démarche de projet a pour moyen d’action la motivation
des élèves suscitée par l’aboutissement à une réalisation concrète.
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La démarche de projet apporte également des bénéfices secondaires au niveau de la
gestion de la classe en permettant l’implication d’un groupe dans une expérience
« authentique » forte et commune et en modifiant les rapports entre l’enseignant et les
élèves ( complicité, changement de rôle).
Idéalement, ce sont les élèves qui choisissent le projet à réaliser puisqu’ils y sont
impliqués entièrement. Mais la plupart du temps c’est l’enseignant qui propose des projets
possibles et les apprenants choisissent celui qui les intéresse après étude et négociation.
Que l’enseignant soit « force de proposition », cela ne signifie pas qu’il doit définir seul le
projet. Il est nécessaire qu’il fasse adhérer les apprenants à sa proposition en éveillant leur
curiosité et en leur laissant un espace d’initiative et de décision.
La présentation de la démarche du projet est à ce titre une étape essentielle pour que les
apprenants s’y impliquent. D’ailleurs un apprenant ne s’implique dans l’action que s’il a
une réponse à ces trois questions :
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Il repose sur une approche où la construction des apprentissages se fait par l’action.
Il permet à l’apprenant l’acquisition de savoirs nouveaux, d’une meilleure maitrise de ses
besoins, de ses limites, de ses manières de fonctionner.
Il débouche sur une fabrication concrète.
Il est une aventure qui s’inscrit dans la durée et qui reste susceptible d’évolution
ultérieure.
Il a une dimension collective.
Il permet d’atteindre les objectifs fixés.
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Dans ce deuxième chapitre de la partie théorique, nous allons définir les concepts liés à la
socialisation du projet didactique. Nous définirons la socialisation du projet, en donnant
sa définition et en précisant son objectif.
Elle résulte à la fois d’une contrainte imposée par certains agents sociaux, mais surtout de
l’interaction de l’individu avec son environnement.
2. Socialisation et éducation :
Les concepts « éducation » et « socialisation » peuvent prendre des sens différents selon
que l’on se place du point de vue de la société ou bien du point de vue de l’individu .Il
fait savoir quels sont les biens qui unissent ces deux concepts ainsi que les relations qui
peuvent exister entre la pédagogie et la sociologie et s’il existe un lien entre l’éducation et
la nature de l’enfant.
Selon ROGER COUSINET (1920) « les relations sociales et les échanges jouent un rôle
primordial dans la construction de la pensée et du développement de l’enfant »
Socialisation et éducation sont donc deux concepts qui sont encore très discutés. A
première vue, il semble que le concept de socialisation soit appelé à modeler le second, à
savoir l’éducation. Il parait aller de soi que l’idée faite de la socialisation induit un
comportement éducatif particulier.
Mais il va non moins de soi que l’enfant est un être à éduquer, qu’il se socialise, qu’il
n’entre pas tout armé dans une société prédisposée pour lui, il doit très tôt lutter avec elle.
On peut alors avancer que l’éducation garde une priorité sur la socialisation.
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a. La socialisation à l’école:
La socialisation de l’enfant comprend une double dimension : en même temps que l’enfant
apprend à vivre avec ses pairs, il apprend à vivre en société et en comprend les règles.
Lorsque l’enfant est confronté aux exigences de l’institution scolaire, il apprend à s’y
soumettre, à les contourner ou à les contester, mais avec les autres.
Bien que le mot « socialisation » date du début du siècle dernier, il n’est d’usage courant
que depuis peu. A présent, la socialisation est même définie comme l’un des objectifs
prioritaires de l’éducation nationale. La socialisation de l’enfant serait même devenue une
tâche si importante de l’école que la différence avec l’éducation proprement dite semble
avoir perdu toute pertinence.
Dans tous les cas, la socialisation est définie comme un processus. Elle peut désigner des
processus par lesquels l’enfant devient un être social. La socialisation est donc un
processus d’enseignement. Elle permet alors la transmission des valeurs et des normes par
les formes d’inculcation plus ou moins autoritaires et inconscientes.
La socialisation est le processus d’apprentissage des attitudes, des normes et des valeurs
propres à un groupe à travers lequel s’opère l’intégration sociale.
D’après Durkheim, la société est caractérisée par l’action éducatrice des générations
anciennes sur les jeunes générations.
La socialisation est donc le processus par lequel une société s’agrège des individus à
travers l’apprentissage de certaines données constitutives du « corps social ».
b. L’éducation
Selon MARIA MONTESSORI « l’éducation n’est pas une transmission du savoir en soi
mais l’accompagnement du développement naturel de l’enfant dans environnement adapté
à l’enfant ». GAUTIER ESCALE BENEDEYT M. (2018 :12)
L’école est une instance clé de la socialisation des citoyens. Pour DURKHEIM, « toute
société à besoin de ressemblance pour exister, toute société à besoin de valeurs
communes pour créer du lien. »
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D’après Jules FERRY (1980 :81,82): « l’objectif est d’instituer la nation en socialisant
les jeunes générations et en les préparant à devenir de futur citoyens. Unifier la nation
dans une même langue et une même culture… »
3. Socialisation et apprentissage :
Dans un contexte évolutif, l’école doit sans cesse redéfinir ses missions et placer l’enfant
au centre du système éducatif car il représente la base de la société.
« […] le maitre est suffisamment détaché des exigences d’une rentabilité immédiate, (et)
laisse les élèves aux prises avec leur propre apprentissage» MINDER, Michel. Op.P.267.
Dans cette redéfinition des missions de l’école, on pourrait ainsi évoquer la formation
générale et la formation professionnelles. D’ailleurs le processus de professionnalisation
des apprenants apparait comme un objectif essentiel sachant que dans la société,
l’insertion sociale passe par l’insertion professionnelle. Et il y a des aspects de
socialisation dans ce processus comme l’assiduité, la ponctualité, l’attitude relationnelle,
la politesse…etc.
d. Socialiser par les contenus d’enseignement : Il ne faudrait pas déduire que le travail
de socialisation doit se faire indépendamment des contenus disciplinaires mais en
s’appuyant sur ces derniers qui doivent d’ailleurs répondre aux besoins de la société. Il
revient donc aux enseignants de rendre leurs missions d’instruction éducative en
socialisant les élèves par l’appropriation de certains contenus.
Que tous les acteurs acceptent une recomposition de leur identité professionnelle :
C’est un point essentiel mais délicat que de toucher à l’identité professionnelle très liée
dans les métiers de l’humain à l’identité personnelle. C’est justement le cas des
enseignants non identifiés à leur discipline mais prêts à articuler instruction et éducation ,
non crispés sur le seul décompte de leur service en heures de cours mais ouverts au temps
de la concertation en équipe. C’est-à-dire prêts à partager une part de leur pouvoir et de la
parole avec les élèves dans l’écoute et la négociation. C’est le cas aussi des chefs
d’établissements qui doivent être solidaires de leurs équipes pédagogiques et capables
d’impulser et d’accompagner l’élaboration collective des projets.
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Dans les chapitres précédents, nous avons essayé de donner quelques définitions propres à
notre domaine de recherche.
Malgré son apport assez important, cet éclairage théorique reste insuffisant.
De ce fait, nous procédons dans ce dernier chapitre à la mise en application d’une enquête
par questionnaire auprès des enseignants et des apprenants du cycle moyen.
Le but de notre recherche est d’apporter plus d’informations et de réponses aux questions
posées dans notre problématique de départ. Son objectif est de savoir si la socialisation du
projet didactique joue un rôle très important à l’école aujourd’hui et si elle est bénéfique
dans l’apprentissage.
1. Présentation du terrain
L’enquête constitue le point d’étude de notre recherche, c’est elle qui nous permettra
d’arriver à la vérification de nos hypothèses.
Nous avons mené cette enquête chez les apprenants de 4ème année moyenne, ce choix a été
motivé par le fait qu’ils sont dans une phase de transition entre le collège et le lycée, et
cela sur une période d’une semaine durant le mois de février 2022.
Pour élaborer cette étude, nous essaierons de questionner les apprenants de la 4ème année
moyenne et aussi de questionner les enseignants de français langue étrangère.
2. Définition de l’enquête
« Dans un sens très large, l’enquête désigne toute opération tendant délibérément à
recueillir des informations essentiellement descriptives. Dans un sens plus restreint et
plus usuel, elle désigne toute opération tendant délibérément à recueillir des informations
du fait qu’un chercheur entre en communication avec des individus qui deviennent en
conséquence sujet d’enquête. L’enquête se distingue ainsi des procédés d’investigation
tels que l’observation et l’explication de documents. » DE LANDSHEERE (1992 :108).
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3. L’enquête par questionnaire
3.1. La démarche de l’enquête
L’enquête par questionnaire est l’une des stratégies les plus courantes en sciences sociales
et humaines. Pour ALLAIRE (1988 :23), « Le questionnaire permet une plus grande
chance d’obtention de réponses et une meilleure garantie de la quantité des données
recueillies. Il offre la possibilité de motiver les répondants, de s’assurer que le répondant
est bien la personne indiquée, et sans doute de noter en marge des observations
intéressantes pour l’interprétation des résultats ».
Un questionnaire est une technique de collecte des données quantifiables qui se présente
sous la forme d’une série de questions posées dans un ordre bien précis.
Pour mener à bien notre travail d’analyse, nous avons opté pour deux questionnaires : le
premier est destiné à 20 enseignants de français langue étrangère contenant 12 questions
et le second est adressé à 100 apprenants de la 4ème année moyenne. Il contient également
12 questions, posées d’une manière claire et simple. Nous avons pour les deux
questionnaires des questions fermées et des questions ouvertes qui offrent une certaine
liberté dans la réponse de l’enquête, ce qui nous permettra de recueillir plus
d’informations et de précisions qui nous aideront dans notre travail d’analyse.
Dans ce cas, les questions sont suivies de réponses et l’enquêté n’a qu’à choisir en cochant
celle qui convient. Les réponses proposées sont soit de type binaire soit à choix multiples.
Dans ce cas, l’enquêté va choisir une réponse mais il doit aussi justifier ou commenter sa
réponse, parfois on lui permet même de donner son avis personnel sur certaines
questions.
4. Le public visé :
Pour étayer l’objectif de notre recherche, le questionnaire a été administré aux
enseignants de français langue étrangère exerçant dans les deux établissements moyen de
la wilaya de TIZI-OUZOiU l’un à KACI Mohand Ouamar et l’autre à AIT
MOHAND Mohand et aux apprenants du collège KACI Mohand Ouamar de FREHA.
18
5. L’échantillonnage
L’échantillonnage est un procédé qui permet de définir un échantillon dans un travail
d’enquête. Il s’agit d’étudier une partie sélectionnée pour établir des conclusions
applicables à un tout.
Le public avec lequel nous avons travaillé était constitué des apprenants de fin du cycle
moyen de deux classes (chaque classe est devisée en deux groupes) dans un collège mixte
situé à FREHA. Les deux classes : 4AM1 et 4AM3, au nombre de 100 élèves. Ainsi que
des enseignants qui vont faire l’objet de notre étude. Nous avons distribué 20 copies du
questionnaire aux 20 enseignants dont l’âge varie entre (29 et 51 ans).
6. Critères de validation
Avant de nous lancer dans l’étape de l’enquête, nous sommes passées par une étape
préliminaire pour vérifier les conditions de fiabilité et de faisabilité de notre enquête,
comme la détermination du public visé dans notre travail de recherche qui est constitué
d’apprenants de la 4ème année moyenne ainsi que des enseignants de français langue
étrangère. Après avoir déterminé le lieu de l’enquête (l’établissement KACI Mohand
Ouamar et AIT MOHAND Mohand à FREHA), nous avons obtenu une autorisation
pour la réalisation de cette enquête. Ensuite, nous avons fait des recherches documentaires
sur des travaux qui orientent vers la même perspective que la notre pour déterminer la
particularité de notre travail (Ouvrages, mémoires, thèses, dictionnaires, sites…).
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Ce chapitre est consacré à l’analyse des données recueillir sur le terrain que nous avons
mené dans deux établissement d’enseignement moyen « KACI Mohand Ouamar » et
« AIT MOHAND Mohand auprès des apprenants et des enseignants.
Nous analyserons dans un premier temps le questionnaire que nous avons adressé aux
apprenants de 4ème année moyenne.
Nous avons distribué 100 copies du questionnaire qui contient 12 questions aux 100
apprenants de 4ème année moyenne.
Cette première questions est une question fermée, nous l’avons posé dans le but de savoir
l’avis que porte chaque élèves sur le projet pédagogique, autrement dit; pour savoir si les
apprenant sont d’accord que le projet pédagogique est bénéfique dans l’apprentissage.
100%
1 Oui
Résultat :
100% des apprenants trouvent que le projet pédagogique est vraiment bénéfique dans
l’apprentissage.
20
Commentaire :
Tous les apprenants affirment que le projet pédagogique est la vraiment un avantage très
important dans l’apprentissage car il permet aux apprenants de développer leur pensée et
leur idée. C’est une méthode de travail très motivante à l’école.
100%
Faux 2
Résultat :
Nous constatons que 100% des apprenants affirment que le projet pédagogique est utile.
Commentaire :
Cette réponse confirme que le projet pédagogique joue un rôle très important dans la vie
des individus. Il donne à voir des pratiques sociales qui accroissent le sens des
apprentissages et des savoirs.
21
Question 3 : Est-ce que le projet est compliqué à réaliser
35%
Oui
65%
Non
Résultat :
Nous constatons que 65 % trouvent que la réalisation de projet n’est pas compliqué,
tandis que la minorité de 35% vues le contraire. Donc notre population est constituée des
apprenants qui ont des niveaux élevés, ils comprennent rapidement et d’autres ne
saisissent pas facilement les informations.
Commentaire :
22
Question 4 : Est-ce que les projets réalisés en classe t’aident à réaliser des projets en
dehors de l’école (à la maison, au quartier, au village,…) ?
Tableau n°4 : La réalisation des projets en dehors de l’école est réalisée grâce au
projet en classe.
22%
Oui
78% Non
Résultat :
La majorité des apprenants trouvent que les projets réalisés en classe les aident à réaliser
en dehors de l’école car ils les relient au monde réel, et les mettre en pratique. Tandis que
la minorité dit le contraire.
Commentaire :
D’après les résultats obtenus, nous constatons donc que les projets réalisés en classe joue
un rôle très important dans la vie de l’apprenant, car il permet les relient au monde réel et
les mettre en pratique. C'est-à-dire il lui donne des idées pour les réalisés dans sa société.
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Question 5 : Est-ce que les thèmes des projets sont intéressants ?
10%
OUI
Non
90%
Résultat :
Nous remarquons que 90% des apprenants démontrent que les thèmes des projets sont
vraiment intéressants. Vu que 10% seulement ont dit que ces projets sont inintéressants.
Commentaire :
L’importance des thèmes des projets joue un rôle très important parce que grâce à ces
projets là, l’apprenant devient motivé, cultivé, discipliné...etc.
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Question 6 : Préfères-tu choisir toi-même le thème de projet ?
14%
OUI
86%
Non
Résultat :
D’après les réponses, nous constatons que 86 % des apprenants préfèrent que ce soit eux
qui choisissent les thèmes des projets à étudier. Tandis que 14 % ne sont pas d’accord.
Commentaire :
Les apprenants préfèrent que ce soit eux qui choisissent les thèmes des projets à étudier
pour accueillir beaucoup d’informations sur les thèmes proposé, et dans ce cas l’apprenant
confirme que le projet pédagogique joue un rôle très important dans sa vie, car il admire à
d’autres connaissances, et aussi à d’autres savoirs.
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Question 7 : Est-ce que le projet réalisé en classe te fait penser à une situation réelle
du la vie ?
Tableau : La réalisation de projet en classe fait penser à une situation réelle de la vie
90%
80% 85%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10% 15%
0%
Oui Non
Figure n°7 : La réalisation de projet en classe fait penser à une situation réelle de la
vie.
Résultat :
Nous constatons que 85% des apprenants affirment que la réalisation de projet en classe
fait penser à une situation réelle de la vie, et 15% seulement qui pensent le contraire.
Commentaire :
Les apprenants travaillent sur un projet sur une période prolongée qui les engage à
résoudre un problème du monde réel.ils démontrent leurs connaissances et leurs
compétences en créant un produit ou une présentation publique pour un public réel.
26
Questions 8 : Chaque projet te permet d’apprendre quelque chose de nouveau.
Tableau n°8 : le projet permet d’apprendre quelque chose de nouveau.
100% Oui
Résultat :
Tous les apprenants sont d’accord que le projet permet d’apprendre quelque chose de
nouveau.
Commentaire :
L’affirmation de tout les apprenants que chaque projet permet d’apprendre quelque chose
de nouveau, C’est totalement vrai parce qu’il apprend plusieurs manière de vivre dans la
société per exemple (mode de vie, l’éducation…etc.).
27
Question 9 : Les notions que tu apprends à travers ce projet te servent dans la vie
quotidienne.
Tableau n°9 : Les notions apprises à travers ce projet servent dans la vie
quotidienne.
90%
80%
70% 79%
60%
50%
40%
30%
20%
21%
10%
0%
Oui Non
Figure n°9 : Les notions apprises à travers ce projet servent dans la vie quotidienne.
Résultat :
La plupart des apprenants voit que les notions qui sont à travers ce projet sont nécessaires
dans leur vie quotidienne, tandis que la minorité ont dit qu’ils ne servent à rien.
Commentaire :
D’après cette réponse la majorité des apprenants affirment que les notions apprises à
travers ce projet servent vraiment dans leurs vie quotidienne, car il démontre la façon de
laquelle il prend les choses et comment les organisent dans sa vie.
28
Question 10 : Tu préfère réaliser le projet seul ou en groupe ?
12%
Seul
En groupe
88%
Résultat :
Nous remarquons que 88% des apprenants préfèrent réaliser leur projet en groupe. Tandis
que 12% préfèrent les réaliser seuls.
Commentaire :
D’après les réponses des apprenants la majorité préfèrent réaliser leur projet en groupe
parce que faire un travail collectif sert à un échange d’idées, d’informations pour la
réalisation d’un bon travail.
29
Question 11 : Le travail de groupe en classe t’apprend à travailler en groupe dans la
société.
10%
Oui
90%
Non
Résultat :
Nous constatons que la majorité de 90% des apprenants confirme que le travail en groupe
dans la classe apprend à travailler en groupe dans la société. Contrairement à une minorité
de 10% qui voit l'inverse.
Commentaire :
30
Question 12 : A la fin d’un projet, apprends-tu des valeurs qui te permettent d’être
un bon citoyen ?
100%
90%
94%
80%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10% 6%
0%
Oui Non
Figure n°12 : Apprendre les valeurs qui permettent d’être un bon citoyen.
Résultat :
94% des apprenants confirment qu’à la fin de chaque projet ils apprennent des valeurs qui
leur permettent d’être un bon citoyen comme le respect. Seulement 6% qui disent le
contraire.
Commentaire :
Dans chaque fin du projet l’apprenant apprenne des valeurs qui leur permettent d’être bon
citoyen comme le respect, la discipline, l’éducation, résoudre des problèmes dans la
société, amélioration dans leurs connaissances et leurs compétences…etc.
31
Synthèse :
D’après l’analyse questionnaire destiné aux apprenants, et à l’appui des résultats obtenus,
nous remarquons que la majorité des apprenants pensent que la pédagogie de projet joue
un rôle très important parce qu’il est la base de la situation d’enseignement/apprentissage,
comme aussi il permet de trouver des solutions à plusieurs problèmes y compris les soucis
de la vie quotidienne. Tandis que la minorité ne trouve pas que le projet est vraiment
inintéressant.
Nous analyserons dans un deuxième temps le questionnaire que nous avons adressé aux
enseignants de l’établissement moyen de KACI Mohand Ouamer et AIT MOHAND
Mohand à fréha.
Résultat :
Donc nous avons affaire à un public mixte mais composé majoritairement d’un personnel
féminin. Cela traduit aussi une réalité de la situation algérienne ou l’enseignement en
général et celui des langues étrangères, le français en particulier, est largement dominé
par les femmes.
32
Résultat :
De la lecture de ce tableau nous constatons que parmi ces enseignants, 14 ont moins de 10
ans d’expérience pour un pourcentage de 70%, 4 enseignants a entre 10 ans et 20 ans
d’expérience pour un pourcentage de 20% et 2 ont plus de 20 ans d’expérience pour un
pourcentage de 10%.
33
Les pourcentages obtenus indiquent que notre population est constituée d’enseignants qui ont
une modeste expérience dans l’enseignement du FLE au moyen.
100% Oui
Résultat :
20 enseignants pour un pourcentage de 100% affirment que le projet fait l’objet d’une
négociation avec les apprenants.
Commentaire :
On constate que les apprenants du cycle moyen sont impliqués dans le choix du projet, de
la thématique et des moyens à mettre en œuvre pour réussir le projet. Cela dit,
l’enseignant a pour intérêt de prendre en charge le profil personnel de chaque apprenant
en visant son gout et en attribuant des modes d’apprentissage distincts.
34
Questions 2 : J’associe l’apprenant à la définition des objectifs à atteindre.
100%
Oui
Résultat :
Nous constatons que tous les enseignants nous affirment qu’ils associent l’apprenant à
l’élaboration des objectifs à atteindre pour un pourcentage de 100 % et ses objectifs son
selon leurs besoin, cela confirme la place qu’occupe l’apprenant dans l’action
pédagogique.
Commentaire :
35
Question 3 : Est-ce que les pré-requis des apprenants sont pris en charge avant son
lancement ?
Tableau n°3 : Les pré-requis des apprenants sont pris en charge avant son
lancement.
100%
Oui
Figure n°3 : Les pré-requis des apprenants sont pris en charge avant lancement.
Résultat :
Commentaire :
Ce constat confirme que nous ne sommes plus dans la pédagogie frontale. L’enseignant
fait tout pour assurer la réussite du projet. Il évalue et remédie aux lacunes constatées. Ce
qui permet d’anticiper sur d’éventuelles difficultés auxquelles pourrait être confronté
l’apprenant. L’activité de l’apprenant, le feed-back et la maitrise des pré-requis constituent
donc des facteurs d’apprentissage.
36
Question 4 : Est-ce que le projet pédagogique est compliqué à réaliser ?
15%
Oui
Non
85%
Résultat:
Nous voyons dans ce graphique que 85 % des enseignants réalisent leurs projets sans
aucune complication, c'est-à-dire l’enseignant métrise bien les projets pédagogiques.
Tandis que 15% trouvent des difficultés pour les réalisés.
Commentaire :
Le manque d’expérience joue un rôle important dans ce cas. c’est a dire l’enseignant n’a
pas assez des compétences pour réaliser ses projet sans aucune difficulté.
37
Question 5 : D’après vous, est-ce que le projet pédagogique ne signifie rien ?
100% Non
Résultat :
Commentaire :
38
Questions 6 : Le projet pédagogique est inutile et fait perdre beaucoup de temps ?
100%
Non
Résultat :
Nous constatons que 100% des enseignants affirment que le projet pédagogique est utile et
ne fait pas perdre de temps.
Commentaire :
39
Question 7 : La pédagogie de projet permet-elle l’acquisition de savoirs, savoir faire
et savoir être ?
100% Oui
Figure n°7 : l’acquisition des savoirs, savoirs faire et savoirs être de projet.
Résultat :
20 enseignants pour un pourcentage de 100% qui disent que le projet pédagogique permet
l’acquisition de savoir, savoir faire et être, cela confirme l’importance et la permutation
de ce projet.
Commentaire :
Cette réponse confirme la place qu’occupe le projet pédagogique dans l’approche par les
compétences. C’est un moyen qui permet à l’apprenant d’acquérir une compétence.
40
Question 8 : Est-ce que la pédagogie du projet débouche sur une production
concrète ?
90%
80% 85%
70%
60%
50%
40%
30%
20%
10% 15%
0%
Oui Non
Résultat :
Nous constatons que 85% des enseignants affirment que le projet pédagogique débouche
sur une production concrète. Tandis que 15% qui disent le contraire.
Commentaire :
On constate que les efforts de l’apprenant ne sont pas vains. Son implication effective
dans la réalisation du projet permet de juger concrètement le travail fait et par conséquent
lui donner du sens. Concrétiser ses recherches représente une source de motivation pour
tout apprenant. « Mettre la personne en situation de se servir de sa propre intelligence non
pour arriver au but mais pour se frayer un chemin. » J. Roncière- Le maitre ignorant, J.
Jacotot.
41
Question 9 : Est-ce q
20%
Oui
Non
80%
Résultat :
Nous voyons que 80% des enseignants confirment le caractère collectif du projet
pédagogique. Seulement 20% qui pensent que non.
Commentaire :
Cette réponse montre la collaboration ou la coopération des apprenants pour réaliser leur
projet. Ce caractère collectif fait émerger des personnalités, une façon d’accepter l’avis de
l’autre. Une façon de savoir donner son avis et écouter celui des autres. En d’autres
termes, le travail en groupes est l’un des principes de la démarche du projet. Il permet aux
apprenants de se servir de l’interaction entre eux en partageant des savoirs et aussi des
savoir-faire et des stratégies.
42
Question 10 : Est-ce que le projet suscite l’intérêt de l’apprenant et permet son
accompagnement ?
100%
Oui
Résultat :
La totalité des enseignants sondés trouvent que le projet pédagogique est vraiment suscite
l’intérêt de l’apprenant et permet son accompagnement.
Commentaire :
L’enseignant s’appuie sur le projet pédagogique pour guider, canaliser et orienter les
efforts de ses apprenants. Il joue le rôle du maitre-facilitateur pour les aider à contourner
les obstacles et les difficultés rencontrés et pour garder le caractéristique d’un
apprentissage actif centré sur ces apprenants.
43
Question 11 : La réalisation du projet fait appel à d’autres disciplines ?
100% Oui
Résultat :
Nous constatons donc que 100% des enseignants prouvent que le projet pédagogique fait
appel à d’autres disciplines comme la technologie, la science, l’histoire…etc.
Commentaire :
Cette réponse montre à quel point le projet pédagogique est important. Il confirme que les
apprenants développent plusieurs compétences en groupes et individuellement. Il s’agit de
compétences aussi bien disciplinaires : compréhension et production orale/ écrite, que
transversales et interdisciplinaires : communicationnelles, intellectuelles,
méthodologiques, personnelles et sociales. Un principe fondamental dans les programmes
de 2ème génération.
44
Question 12 : Elle permet une ouverture sur le monde ?
Oui
100%
Résultat :
Tous les enseignants sont unanimes à dire que le projet pédagogique permet une ouverture
sur le monde.
Commentaire :
Cette réponse confirme le rôle que joue le projet pédagogique dans la construction de
personnalité de l’apprenant. Il favorise l’apprentissage et l’éveil par la découverte, il aide
à prendre conscience du monde qui l’entoure, il contribue au développement de l’esprit
critique et provoque la réflexion. Au final, ce sont les finalités de l’école algérienne.
Arrivés à la fin de cette partie et à l’appui des résultats obtenus, nous pouvons confirmer
que les enseignants adhérent à la pédagogie de projet. Ils adhérent à une autres façon
d’enseigner. Une démarche qui vise à donner du sens à l’apprenant et à l’apprentissage.
Ce dernier, où la collaboration entre apprenant est fortement encouragée, est très socialisé.
L’enseignant, dans la pédagogie de projet, est là pour aider l’apprenant.
45
Conclusion
Notre étude a porté sur le rôle et l'impact de la socialisation des projets didactiques sur
l'apprentissage du FLE en Algérie. Elle nous a permis de vérifier réellement comment la
socialisation des projets joue un rôle dans l'enseignement/apprentissage du français et de
former des apprenants prêts à investir leurs acquis dans la vie sociale.
Notre problématique consiste à montrer l'impact positif de la socialisation des projets sur
l'apprentissage des apprenants et comment contribue-t-elle à former des futurs citoyens
dotés de capacités linguistiques mais surtout morales (valeurs) leur permettant d'intégrer
la société et de s'y adapter facilement.
Notre travail a été réparti en deux parties. Dans la première, nous avons mis en exergue
plusieurs concepts relatifs à la pédagogie de projet et à la socialisation ce qui nous a
permis de voir l'importance du projet pédagogique et de sa socialisation également,
notamment lorsqu'il suscite l'intérêt de l'apprenant. La pédagogie de projet est considérée
comme une démarche très efficace dans la mesure où elle favorise le potentiel de chaque
apprenant et développe son goût pour l'initiative et l'autonomie dans l'apprentissage.
Dans la seconde partie de notre mémoire, nous avons présenté l'enquête par le
questionnaire menée sur le terrain qui révèle que la socialisation des projets est bénéfique
pour l'apprenant. En effet, l'enseignant réalise des projets sous forme de travaux concrets
en collaboration avec ses apprenants. Ces derniers manifestent un intérêt grandiose pour
ces travaux dans la mesure où ils leur servent dans la vie quotidienne. En définitive, grâce
à la socialisation des projets pédagogiques, les élèves s'impliquent davantage dans leur
apprentissage et réalisent avec enthousiasme leurs projets.
A travers les résultats obtenus, nous avons déduit que la socialisation des projets
pédagogiques suscite à coup sûr la motivation des apprenants et leur garantit par la suite
un apprentissage meilleur, efficace et bénéfique.
Alors, vu l’importance de ce thème, nous estimons l’avoir cerné et étudié d’une manière
rationnelle et nous espérons ouvrir la voie à d’autres recherches qui viendront le compléter
ou l’approfondir.
46
Références et Bibliographies
Ouvrage :
BAX, S., 2004. « The end of CLT: A context approach to language teaching ». ELT
Journal, 57, pp. 278-287.
BEACCO, J.C., 2007. L’approche par compétence dans l’enseignement des langues.
Paris : Didier.
BLANCHET, P., Moore, D. et Asselah-Rahal (Dirs.), 2008. Perspectives pour une
didactique des langues contextualisée. Paris : Éditions des archives contemporaines
BORDALLO, I. et GINESTET, J-P., Pour une pédagogie du projet, Paris, Hachette
Livre, 1993,191 p.( Coll. Hachette Education pédagogies pour demain Nouvelles
approches Série dirigée par Jean-Pierre Obin ).
BOUTINET Jean-Pierre (2005). Anthropologie du projet. Paris : Presses
Universitaires de France.
Bru, Marc, NOT, Louis. Où vas la pédagogie du projet ? Toulouse: Editions
universitaire du sud, 1987.
CORTIER, C., 2007. Didactique du français, le socioculturel en question. Symposium
e
du 10 colloque international de l’AIRDF, Villeneuve d’Ascq.
COUSINET Roger, (1968), L’éducation Nouvelle, Neuchâtel. Delaroche et Nestlé,
1972,162p. (Coll. Actualités pédagogiques et psychologiques).
WATKINS, D. A., Biggs, J.B. (Eds.) 1999 (1996), The Chinese Learner. Hong-Kong :
CERC & ACER.
WATKINS, D. A., Biggs, J.B. 2001. « The Paradox of the Chinese Learner and
Beyond ». In : Teaching the Chinese Learner. Hong-Kong : CERC & ACER, pp. 3-26.
Articles :
C. REVERDY (2013), des projets pour mieux apprendre ? Dossiers d’actualité veille
et Analyses, n° 82 Lyon.
Dr. AMARA ABDERREZAK, 2013, « L’approche par compétences : une réponse
aux difficultés d’apprentissage des temps verbaux en classe de FLE », in synergies
Algérie, Université de Mostaganem, p54.
Magazine électronique Nuances en Langues étrangères, numéro 6. ISSN 2011-1177.
Université nationale de Colombie - Faculté des sciences Humaines - Département de
Langues Etrangères. Bogotá. http://revistas.unal.edu.co/index.php/male
Documents officiels :
Conseil de l’Europe, 2005. Un cadre européen commun de référence pour les langues.
Paris : Didier.
Dictionnaires et encyclopédies :
Dictionnaire de français Larousse
MINDER, MICHEL. (sous la direction de), Champs d’action pédagogique une
encyclopédie des domaines de l’éducation, Bruxelles, Broeck et LARCIER sa, 1997,
586 p. (Coll. Perspectives en éducation dirigée par Philippe JONNAERT, Sherbrooke)
Thèse et mémoires :
Sitographies :
Nous vous remercions de nous accorder quelques minutes de votre temps pour répondre à ce
questionnaire intitulé : la socialisation de projet didactique.
4/Stagiaire 5/Remplaçant
Oui Non
Oui Non
Expliquez :………………………………………………………………………………………………………………………………
...........................................................................................................................................................
3- Est-ce que les pré-requis des apprenants sont pris en charge avant son lancement ?
Oui Non
Expliquez :……………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Oui Non
Oui Non
La signification :…………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Oui Non
Expliquez :……………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Oui Non
Comment :……………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Oui Non
Pourquoi :……………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Oui Non
10- Est-ce que le projet suscite l’intérêt de l’apprenant et permet son accompagnement ?
Oui Non
Oui Non
Lesquelles :…………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………….
Oui Non
Annexe 1 : Questionnaire destiné aux apprenants
Nous te remercions de nous accorder quelques minutes de ton temps pour répondre à ce
questionnaire intitulé : la socialisation de projet didactique.
Oui Non
Vrai Faux
Oui Non
4- Est-ce que les projets réalisés en classe t’aident à réaliser des projets en dehors de l’école
Oui Non
Comment :………………………………………………………………………………………………………………………….............
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Oui Non
Oui Non
7- Est-ce que le projet réalisé en classe te fait penser à une situation réelle de la vie ?
Oui Non
Laquelle :………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Oui Non
9- Les notions que tu apprends à travers ce projet te servent dans la vie quotidienne.
Oui Non
Seul En groupe
Oui Non
12- A la fin d’un projet, apprends-tu des valeurs qui te permettent d’être un bon citoyen ?
Oui Non
Explique :………………………………………………………………………………………………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………………………………………………………………………………
Table des matières
Remerciements
Dédicaces
Sommaire
Introduction ......................................................................................................................... 01
PARTIE THEORIQUE
Introduction .................................................................................................................................... 03
I. La sociodidactique .............................................................................................................................. 03
PARTIE PRATIQUE
Introduction ....................................................................................................................................... 17