0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
16 vues17 pages

Esp 3018

Transféré par

kongosonia8
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
16 vues17 pages

Esp 3018

Transféré par

kongosonia8
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

ÉVALUATION

CLASSE : Première

VOIE : ☒ Générale ☐ Technologique ☐ Toutes voies (LV)

ENSEIGNEMENT : Enseignement scientifique


sans enseignement de mathématiques spécifique

DURÉE DE L’ÉPREUVE : 2 h
Niveaux visés (LV) : ø
Axes de programme : ø

CALCULATRICE AUTORISÉE : ☒Oui ☐ Non

DICTIONNAIRE AUTORISÉ : ☐Oui ☒ Non

☐ Ce sujet contient des parties à rendre par le candidat avec sa copie. De ce fait, il ne peut être
dupliqué et doit être imprimé pour chaque candidat afin d’assurer ensuite sa bonne numérisation.

☐ Ce sujet intègre des éléments en couleur. S’il est choisi par l’équipe pédagogique, il est
nécessaire que chaque élève dispose d’une impression en couleur.

☐ Ce sujet contient des pièces jointes de type audio ou vidéo qu’il faudra télécharger et jouer le
jour de l’épreuve.
Nombre total de pages : 17

Le candidat traite seulement deux exercices, de son choix,


parmi les trois qui sont proposés dans ce sujet.
Il indique son choix en début de copie.

Page 1 / 17
ENSSCI1121
Exercice 1 – Niveau première
Thème « Son, musique et audition »

Traumatismes acoustiques
Sur 10 points

Tous les sons deviennent du bruit lorsqu’ils sont gênants ou lorsque leur niveau trop
élevé les rend nocifs pour l’oreille.
On se propose d’étudier les conséquences d’une exposition à des bruits de forte
intensité ainsi que l’efficacité de dispositifs de protection auditive individuels.

Partie A – L’oreille et la perception sonore d’un concert

Document 1 – Effet de l’augmentation de l’intensité du son sur les cellules


ciliées sensorielles de la cochlée (oreille interne)

Source : d’après [Link] (photos de M. Lenoir et J. Wang)

Page 2 / 17
ENSSCI1121
1- Rappeler le rôle des trois parties de l’oreille (oreille externe, moyenne et interne).

2- À l’aide du document 1, expliquer la cause biologique de la surdité apparue suite


à une exposition à un son trop intense.

Document 2 – Intensité sonore et niveau sonore


Les sons perçus sont caractérisés par une intensité sonore, notée 𝐼, exprimée
en W·m-2. L’intensité sonore 𝐼 reçue par une source de puissance 𝑃 (en W)
placée à une distance d (en m) est égale à :
𝑃
𝐼=
4𝜋𝑑 2

Le niveau sonore 𝐿, exprimé en décibel (dB), est relié à l’intensité sonore 𝐼 selon
une échelle logarithmique :

Document 3 – Recommandations de l’Organisation Mondiale de la Santé


(OMS)

Source : d’après [Link] et [Link]/risques/bruit

Page 3 / 17
ENSSCI1121
Document 4 – Législation européenne sur le niveau d’intensité sonore en
décibels (dB) (Directive 2003/10/CE).

Sons exceptionnels,
dommages irréversibles
Dangers : sons nocifs

Limite de nocivité
Pas de risque

Source : d’après [Link] et [Link]/risques/bruit

Un spectateur assiste à un concert. Ce dernier se trouve face à une enceinte de


puissance 13 W.

3- Encourt-il des risques de perte auditive s’il est placé à 10 m de l’enceinte ?


Justifier le raisonnement.

4- À l’aide des documents 2 à 4, identifier deux paramètres physiques qui influent


sur les risques de perte auditive.

Page 4 / 17
ENSSCI1121
Partie B – Efficacité de la protection auditive individuelle du spectateur

Pour protéger leur audition, le spectateur et le musicien s’intéressent aux protections


individuelles contre le bruit (notées PICB) en vente sur le marché. Il existe différents
types : des bouchons pré-moulés, des bouchons formables en mousse, des
bouchons moulés individualisés, ou encore des casques.
À chaque PICB est associée une atténuation du niveau sonore ainsi qu’une plage
d’incertitude qui peut varier selon les méthodes de test utilisées par les fabricants.

Document 5 – Efficacité des dispositifs de protection individuels contre le


bruit (PICB)
La législation européenne impose aux fabricants de PICB de tester et d’indiquer
l’atténuation des dispositifs qu’ils commercialisent, avec la plage d’incertitude. Les
fabricants ont le choix entre deux méthodes pour réaliser ces tests :
 la méthode subjective : on expose une personne équipée de PICB à un son
de faible intensité et on augmente progressivement l’intensité. On note
l’intensité à partir de laquelle la personne signale percevoir le son ;
 la méthode objective : on place un micro dans le conduit auditif d’une
personne équipée de PICB qu’on expose à un son de forte intensité. On
mesure la différence entre l’intensité réelle du son et l’intensité mesurée par
le micro.
Exemple : résultats des tests d’atténuation réalisés par un fabricant de deux PICB.

Chaque dispositif a été testé avec la même méthode (non communiquée par le
fabricant) sur plusieurs
personnes.
Pour chaque dispositif, le
fabricant indique dans le
graphique ci-contre la valeur
moyenne de l’atténuation par un
carré. De plus, il indique la plage
d’incertitude sur son résultat à
l’aide des deux barres
horizontales.

Source : d’après INRS, « Référence en santé au travail – N°138 ».

Page 5 / 17
ENSSCI1121
5- Parmi les deux méthodes de test mentionnées dans le document 5, indiquer celle
qui s’appuie sur la démarche scientifique. Donner deux arguments pour justifier
la réponse.

6- En analysant l’exemple présenté dans le document 5, choisir le dispositif de


protection contre le bruit qui semble le plus efficace. Justifier le choix.

Page 6 / 17
ENSSCI1121
Exercice 2 – Niveau première
Thème « Le Soleil, notre source d’énergie »

La végétalisation des milieux urbains : un enjeu climatique


Sur 10 points

L’été 2022 a été classé comme l’un des plus chauds jamais enregistrés par les
services météorologiques. Afin de lutter contre l’îlot de chaleur urbain, les
municipalités mettent progressivement en place des projets de végétalisation et de
suppression du bitume. À plus grande échelle, ces projets sont aussi envisagés pour
lutter contre le réchauffement climatique.

Partie 1 – La végétalisation un enjeu pour le climat

Les documents ci-dessous portent sur une étude menée en France, en Normandie.

Document 1 – Évolution de l’albédo en Normandie

Source : d’après [Link]


changement-climatique/

Page 7 / 17
ENSSCI1121
Document 2 – Évolution des grands types de surfaces en Normandie

Source : d’après [Link]


changement-climatique

On appelle « albédo » le rapport entre la puissance lumineuse réfléchie par une


surface et la puissance lumineuse incidente qu’elle reçoit.
L’albédo est donc une grandeur sans dimension qui varie entre 0 (surface sombre
totalement absorbante) et 1 (surface claire totalement réfléchissante). Par exemple,
pour une surface ayant un albédo d’une valeur de 0,20, cela correspond à 20 % de
puissance lumineuse réfléchie par rapport à la totalité de la puissance lumineuse
reçue.

1- Réaliser un schéma légendé et titré représentant les flux énergétiques pour une
surface ayant un albédo d’une valeur 0,30, c’est-à-dire la valeur de l’albédo
terrestre moyen.

2- Parmi les trois propositions suivantes, choisir celle qui est correcte et justifier
votre choix. En considérant tout autre paramètre constant, l’augmentation de
l’albédo terrestre :
a- entraine une hausse de la température de la surface terrestre.
b- entraine une baisse de la température de la surface terrestre.
c- n’entraine aucune modification de la température de la surface terrestre.

Page 8 / 17
ENSSCI1121
3- À l’aide des documents 1 et 2, indiquer quelle conséquence pourrait avoir le type
de surface végétale sur la température locale en Normandie en justifiant la
réponse.

Le modèle du corps noir est un modèle permettant de décrire l’émission de


rayonnement électromagnétique d’un objet en fonction de sa température. Dans ce
modèle, on établit que :
a- la puissance par unité de surface émise par le corps noir dépend et de sa
température suivant la loi de Stefan-Boltzmann : P = σ×T4
P : la puissance par unité de surface émise par le corps noir en watts
T : la température du corps noir en kelvins
σ : la constante de Stefan-Boltzmann avec σ =5,67×10-8 W·m-2·K-4
b- la longueur d’onde du maximum d’émission dépend de la température du corps
noir suivant la loi de Wien :
λmax × T = 2,898.10-3 m·K
 La longueur d’onde du maximum d’émission, λmax, est exprimée en mètre.
 T(K) = θ(°C) + 273,15.

Document 3 – Photographie de la façade d’un immeuble et imagerie thermique

Photographie Image thermique


Les longueurs d’onde d’émission maximale mesurées sont de :
9559 nm sur la zone 2 (au point A) et 9852 nm sur la zone 1 (au point B).
Source : d’après [Link]
vient-pouvoir-rafraichissant-arbres-ville

Page 9 / 17
ENSSCI1121
4- En vous appuyant sur les propriétés du corps noir énoncées précédemment,
déterminer la valeur de la température du corps noir dont le maximum d’émission
serait à la longueur d’onde mesurée par la zone A (document 3). En déduire la
puissance par unité de surface qu'émettrait ce corps noir. Réaliser les mêmes
calculs pour la zone B. Expliciter les calculs effectués puis reproduire et
compléter sur la copie le tableau ci-dessous :
Modélisation par un corps noir
Puissance par unité de
Les zones de la façade Température (en K)
surface émise (en W·m-2)
Zone A
Zone B

Un ilot de chaleur urbain est caractérisé par une température de l’air qui reste élevée
même la nuit, c’est-à-dire même lorsqu’elle ne reçoit plus d’énergie lumineuse en
provenance du Soleil.

5- En vous appuyant sur les résultats obtenus à la question précédente, expliquer à


l’aide d’un paragraphe argumenté l’intérêt de planter un arbre à proximité d’une
façade d’immeuble pour lutter contre l’effet d’ilot de chaleur urbain la nuit.

Page 10 / 17
ENSSCI1121
Partie 2 – La végétalisation, un enjeu plus global sur le climat

Document 4 – Effet d’un arbre sur son environnement : représentation


schématique du mécanisme de la photosynthèse

Source : d’après http ://[Link]/schemassvt/

La photosynthèse permet à une plante chlorophyllienne de produire sa propre


matière organique.
La photosynthèse est associée à un phénomène de transpiration. Ainsi, une partie
de l’eau liquide absorbée par la plante est perdue à l’état gazeux majoritairement au
niveau des feuilles. Le changement d’état de l’eau liquide en eau à l’état gazeux
s’appelle la vaporisation.

6- Identifier en justifiant lequel des deux systèmes, l’eau de la plante ou bien le


milieu extérieur, perd de l’énergie lors de la transpiration végétale.

Page 11 / 17
ENSSCI1121
7- Pour la proposition suivante, indiquer la bonne réponse et justifier ce choix.
La transpiration végétale :
 diminue la température de l’air ambiant.
 augmente la température de l’air ambiant.
 n’a aucun effet sur la température de l’air ambiant.

En 2021, les émissions de CO2 pour le transport aérien en France se sont élevées à
12,4 millions de tonnes (source du Ministère de la transition écologique).
Des études scientifiques ont été menées afin de déterminer les compensations de
CO2 par les arbres. Le taux annuel de compensation de CO2 est estimé à environ
26,6 kg de CO2/arbre. Selon l’IGN (institut national de l’information géographique et
forestière), la forêt française héberge en 2021 environ 11 milliards d’arbres

8- Calculer le nombre d’arbres nécessaires pour compenser ces émissions de CO2


liées au transport aérien en France et comparer avec les données de l’IGN.

9- Discuter de l’intérêt de la végétalisation dans la lutte contre les ilots de chaleur


urbains et dans la lutte contre le réchauffement climatique mondial.

Page 12 / 17
ENSSCI1121
Exercice 3 – Niveau première
Thème « Une longue histoire de la matière »

De l’or pour lutter contre les bactéries


Sur 10 points

Les antibiotiques sont des substances chimiques capables de tuer les bactéries ou
d’empêcher leur reproduction.
La surutilisation des antibiotiques depuis la maîtrise de leur extraction et de leur
synthèse a conduit à l'apparition de souches bactériennes résistantes aux
antibiotiques connus. La lutte contre la résistance aux antibiotiques est devenue un
enjeu majeur de santé publique ces dernières années. Dans ce contexte, les nano-
antibiotiques, composés de nanoparticules d'or à la surface desquelles sont greffés
des antibiotiques, présentent souvent des propriétés exceptionnelles, allant même
jusqu'à contourner les mécanismes de résistance bactérienne.

Illustration d'un nano-antibiotique

Source : d’après [Link]

Dans cet exercice, on cherche à étudier la structure des nanoparticules d’or et leur
utilisation dans la lutte contre les bactéries.
On rappelle que l'or est l'élément chimique de symbole Au. C’est un métal précieux
de couleur jaune et présentant un fort éclat.

Page 13 / 17
ENSSCI1121
Document 1 : Un nano-objet constitué d’or

Image au microscope électronique du nano-objet

Source : d’après [Link]

Une nanoparticule est un nano-objet dont la dimension caractéristique est inférieure


à 100 nm.
Source : d’après [Link]

Graphique  donnant le nombre d’atomes d’or Nor dans une nanoparticule


en fonction de son rayon r en nm : Nor = f (r)

Source : d’après synthese-de-nanoparticule-dor-et-leur-caracterisation-par-granulometrie-


[Link] ([Link])

Page 14 / 17
ENSSCI1121
Document 2 : Organisation microscopique d’une nanoparticule d’or

À l’état microscopique, les nanoparticules d’or sont organisées selon un réseau dont
les mailles élémentaires sont dites « cubiques faces centrées ». Une maille
élémentaire de ce type est représentée ci-dessous de deux manières en perspective
cavalière.

Outil pour dénombrer les entités dans une maille :

Source : d’après [Link]

Données :
 Masse d’un atome d’or : 3,27×10-25 kg
 1 g = 10-3 kg
 1 cm = 10-2 m
 1 nm = 10-9 m
 1 pm = 10-12 m
 Volume d’un cube d’arête a : V = a3

Page 15 / 17
ENSSCI1121
Document 3 : Action de nanoparticules Ampicilline-Or sur quelques souches
bactériennes

L’ampicilline est un antibiotique qui peut être greffé sur des nanoparticules d’or.

Efficacité de l’ampicilline sur différentes souches bactériennes


CMI Ampicilline greffée sur
Souche bactérienne CMI Ampicilline (μg·mL-1)
nanoparticule d’or (μg·mL-1)
Escherichia coli (souche 1) 125 15,6
Escherichia coli (souche 2) 250 62,5
Staphylococcus aureus 125 7,8
Bacillus subtilis 31 7,8
Flavobacterium devorans 250 125

CMI : Concentration Minimale Inhibitrice c’est-à-dire la plus petite concentration en


antibiotique nécessaire pour bloquer la croissance d’une souche bactérienne.

Source : d’après Nanotechnology, Volume 31, Issue 21

1- Vérifier que le nano-objet photographié au document 1, sur lequel les atomes


sont clairement visibles, est bien une nanoparticule et que celle-ci relève de l’état
cristallin.

2- Justifier l’appellation « cubique faces centrées » de la maille élémentaire


représentée au document 2.

3- Montrer que cette maille élémentaire contient 4 atomes d’or et calculer leur
masse totale.

4- Calculer le volume de cette maille élémentaire.

5- Déduire des questions 3- et 4- que la masse volumique d’une maille élémentaire


de nanoparticule d’or est égale à celle de l’or métallique à savoir 19,3 g·cm -3.

6- Une nanoparticule d’or, sur laquelle des antibiotiques peuvent être greffés, a un
rayon moyen de 40 nm. À l’aide du document 1, préciser dans ce cas le nombre
d’atomes d’or qui constituent la nanoparticule.

Page 16 / 17
ENSSCI1121
7- Louis Pasteur, pionnier de la microbiologie, a affirmé : « Dans la nature, le rôle
de l’infiniment petit est infiniment grand ». Commenter cette affirmation en
analysant le cas des nanoparticules d’or greffées d’ampicilline, illustré par les
documents de l’exercice.

Page 17 / 17
ENSSCI1121

Vous aimerez peut-être aussi