Collection « ISTA »
Pratique végétarienne et marginalité à Rome
Gérard Freyburger
Résumé
Les adeptes du pythagorisme devaient, dans l’ Antiquité gréco-romaine, pratiquer le végétarisme. Cette obligation était
inhérente à l’enseignement pythagoricien et remonte certainement aux origines de ce mouvement, c’est-à-dire au VIe
siècle av. J.-C. Elle était liée à la croyance en la métempsycose et s’ accompagnait du refus des sacrifices sanglants. Ce
dernier point fit que le végétarisme pythagoricien eut mauvaise presse en Grèce et, plus encore, à Rome, étant donné
l’importance qu’il y avait le banquet qui suivait le sacrifice et au cours duquel on consommait les chairs sacrificielles. Cet
exposé commentera dans cette perspective les vers 122 à 142 du livre XV des Métamorphoses d’Ovide.
Abstract
Vegetarian Practice and Marginality in Rome.
Adepts of the Pythagorean doctrine in Greek and Roman Antiquity had to practice vegetarianism. is obligation was
inherent in the Pythagorean education and went back to the origins of this movement. It was bound up with the belief in
metempsychosis and was
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Freyburger Gérard. Pratique végétarienne et marginalité à Rome. In: Religion sous contrôle. Pratiques et expériences
religieuses de la marge ?;
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Religion sous contrôle, 2016, 41-47
Pratique végétarienne et marginalité à Rome
Gérard Freyburger
Université de Strasbourg
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Pythagore est connu du grand public actuel comme mathématicien et on lui
attribue le fameux théorème qui porte son nom. Il a dû naître vers 580 av. J.-C. La
tradition veut qu’ il soit originaire de Samos, qu’ il ait beaucoup voyagé notamment
en Égypte et qu’ il ait ainsi acquis un grand savoir. Il s’ établit finalement en Italie du
Sud, à Crotone, et fonda là une espèce d’ ordre philosophico-religieux1, où les membres
s’ engageaient dans une recherche de la vérité scientifique et religieuse, et de la sagesse,
spécialement par la pratique d’ une ascèse. Dans cette ascèse, figurait l’ obligation d’ une
alimentation uniquement végétarienne.
Cette obligation remonte probablement aux origines mêmes du pythagorisme2
et a sans doute été préconisée par Pythagore lui-même. Nous allons voir d’ abord
les raisons religieuses qui sont à la source de l’ obligation, puis nous relèverons des
marques de l’ hostilité qu’ elle a soulevée à Rome, enfin nous prendrons le cas d’ Ovide,
Métamorphoses, XV, 122-142, où elle apparaît comme une contestation de la religion
romaine traditionnelle. Tout cela explique la marginalisation qu’ ont connue les
pythagoriciens dans le monde romain et, en conclusion, nous rappellerons que cette
marginalisation s’ est progressivement estompée sous l’ Empire.
I. Raisons religieuses du végétarisme
Le végétarisme était, nous l’ avons vu, préconisé dans le pythagorisme comme
une ascèse visant à la purification de l’ individu. Mais il l’ était surtout pour une raison
1
Freyburger, Tautil 2006, p. 136-138.
2
Ibid., p. 145. Le Vers d’ Or, 67 dit : « Abstiens-toi des aliments dont nous avons parlé ».
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théologique : la métempsycose ou migration des âmes. Cette croyance semble être
apparue dans l’ Antiquité à la même époque qu’ elle est apparue en Inde, mais on n’ a
pas pu jusqu’ ici établir de lien historique entre la doctrine de Pythagore et celle de
Bouddha. L’ exposé sans doute le plus ancien de cette croyance dans le monde antique
se trouve au livre X de la République de Platon, dans le célèbre récit d’ Er le Pamphylien,
marqué par le pythagorisme. Er, écrit Platon, était mort à la guerre et son corps était
resté dix jours sur le champ de bataille. Mais voilà qu’ au moment où on le place sur le
bûcher funéraire, il revient à lui et raconte le voyage qu’ il a effectué dans l’ au-delà3. Or il
rapporte notamment que les âmes, une fois purifiées par leur séjour dans l’ autre monde,
entendaient la déclaration suivante : « Proclamation de la vierge Lachesis, fille de la
Nécessité : “Âmes éphémères, vous allez commencer une nouvelle carrière et renaître à
la condition mortelle4” ».
L’ autre grand texte concernant notre propos est le chant VI de l’ Énéide, qui
narre la descente aux Enfers d’ Énée guidé par la Sibylle. À la fin de son cheminement
dans le royaume des morts, il parvient, au-delà encore des Champs-Élysées, dans une
zone réservée aux âmes particulièrement valeureuses5. Il y retrouve son père Anchise
en compagnie d’ un grand nombre d’ âmes. Anchise explique : « Ce sont les âmes à qui
les destins doivent d’ autres corps : aux bords des eaux du fleuve Léthé, elles boivent
les philtres apaisants, les longs oublis6 ». Le contexte est orphico-pythagoricien7. Il
est donc clairement établi que l’ obligation du végétarisme était liée à la croyance en la
migration des âmes.
II. Hostilité du monde gréco-romain à l’ encontre du pythagorisme
Nous avons un certain nombre de traces d’ une hostilité constante de la
population à l’ encontre du pythagorisme : dans le monde grec, ce fut principalement à
3
Platon, République, X, 614a-621d.
4
Ibid., 617d.
5
Énéide, VI, 669-678.
6
Ibid., vers 713-715 :
… Animae, quibus altera fato
corpora debentur. Lethaei ad fluminis undam
securos latices et longa oblivia potant.
7
Freyburger 1994, p. 20-21.
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l’ époque de Pythagore lui-même8 et à l’ époque de Socrate9. Mais c’ est surtout à Rome
que cette opposition fut forte10, sans doute du fait de l’ emprise qu’ y avaient la société et
la religion officielle11.
Un premier épisode eut lieu en 181 av. J.-C. Tite-Live rapporte12 qu’ on mit au
jour cette année-là, au cours de travaux agricoles dans des champs situés près de la Ville,
deux coffres de pierre portant des inscriptions grecques et latines. Elles disaient que l’ un
de ces coffres contenait la dépouille du roi Numa, l’ autre des livres de ce dernier. Or ces
livres furent considérés comme pythagoriciens, ce qui devait signifier que Numa aurait
été lui-même pythagoricien : cela était en fait chronologiquement impossible puisque
les dates attribuées à Numa sont largement antérieures à celles de Pythagore. Mais les
livres exhumés parurent dangereux et « le sénat décida qu’ ils devaient être brûlés dès
que possible sur le comitium13 ». Cet autodafé est le signe d’ une grande méfiance des
autorités romaines, déjà à cette époque, envers le pythagorisme.
L’ hostilité se poursuivit et s’ offre en particulier à nos yeux au ier siècle av. J.-C. et
au ier apr. J.-C. Ainsi Nigidius Figulus, ami de Cicéron, grand personnage de l’ époque14,
pythagoricus et magus dit saint Jérôme15, n’ obtint jamais de César son pardon pour
avoir combattu à la bataille de Pharsale dans le camp de Pompée et mourut en exil. À
la même époque, un mime célèbre, un certain Laberius, connut un succès resté célèbre
en mimant le fait qu’ un mulet mort se réincarnait en homme et une femme décédée en
vipère16 ! À intervalles réguliers, il y eut à l’ époque augustéenne et au début de l’ Empire
des bannissements de personnages qualifiés de magi ou de mathematici : il y a bien des
chances qu’ ils aient été des pythagoriciens. Ce fut le cas en 33 av. J.-C., en 26 av. J.-C.,
en 16 apr. J.-C. et en 52 apr. J.-C.17
8
La tradition s’ accorde à dire que la population de Crotone se souleva contre lui.
9
En témoignent les Nuées d’ Aristophane, qui mettent en scène le personnage de Socrate et le tournent
en ridicule.
10
Même si ce ne fut pas toujours le cas, notamment lorsque n’ était pris en compte que le plan
philosophique. Cf. Ferrero 1949, passim.
11
Cf. Bayet 1969, p. 43 et 57.
12
Tite-Live, XL, 29, 3-14.
13
Ibid., 29, 13 : Senatus censuit… libros primo quoque tempore in comitio cremandos esse.
14
Cf. Freyburger, Tautil 2006, p. 212-217.
15
Chron. ad ann., 45.
16
Scol. ad Cic. In Vat., p. 317 (Orelli).
17
Cf. Freyburger, Tautil 2006, p. 231.
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C’ est du règne de Tibère que date l’ intéressante expérience végétarienne que
fit Sénèque dans sa jeunesse. Ce fut, raconte Sénèque, sous l’ effet des exhortations de
Sotion : « Touché au vif, je m’ abstins de nourriture animale. Un an de ce régime me
rendit facile, agréable même. Je m’ en trouvais l’ âme plus agile et je n’ oserais pas jurer
aujourd’ hui que c’ était une illusion. Tu veux savoir comment j’ y ai renoncé ? L’ époque
de ma première jeunesse coïncidait avec le commencement du règne de Tibère. Les
objets saints des cultes étrangers étaient portés en procession ; mais l’ abstinence de
certaines viandes comptait pour marque de superstition. À la prière de mon père, qui
ne craignait pas les chicanes (de police) mais détestait la philosophie, je revins donc
à mon premier régime18… » Si Sénèque le Père dissuada son fils de persévérer dans
le végétarisme, c’ était certainement surtout parce que celui-ci avait mauvaise presse
à Rome. En effet, le même Sénèque écrit dans les Questions naturelles que la secte
pythagoricienne était « détestée de la foule » (turbae invidiosa)19.
Plutarque rapporte dans ses Propos de table un épisode significatif, qu’ il a
certainement vécu. Comme il revient à Rome après une longue absence, un dîner
est organisé en son honneur. Or deux convives sont des pythagoriciens et, à ce titre,
s’ abstiennent de toute nourriture animale. Il n’ en faut pas plus pour que s’ élève une
conversation un peu débridée sur les raisons qui ont pu pousser Pythagore à émettre
d’ étranges prescriptions et chacun y va de son interprétation. Or, pendant tout ce
temps, un des deux pythagoriciens, un certain Lucius, se fige, garde les yeux baissés et
se mure dans un silence total. L’ atmosphère du dîner devient lourde et un des convives
presse alors le maître de maison de changer de conversation20.
Cet épisode constitue certes un événement mineur, mais, comme il provient de
la vie courante, il illustre bien la marginalité de fait que connaissaient les pythagoriciens
à Rome. Cependant, la raison la plus profonde de l’ hostilité du peuple à l’ égard des
pythagoriciens était d’ ordre religieux.
18
Lettres à Lucilius, 108, 22 : His ego instinctus abstinere animalibus coepi, et anno peracto non tantum
facilis erat mihi consuetudo sed dulcis. Agitatiorem mihi animum esse credebam nec tibi hodie adfirmaverim
an fuerit. Quaeris quomodo desierim ? In primum Tiberii Caesaris principatum iuventae tempus inciderat :
alienigena tum sacra movebantur et inter argumenta superstitionis ponebatur quorundam animalium
abstinentia. Patre itaque meo rogante, qui non calumniam timebat sed philosophiam oderat, ad pristinam
consuetudinem redii…
19
VII, 32, 2 : Pythagorica illa invidiosa turbae schola.
20
Propos de table, VIII, 7.
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III. Le témoignage d’ Ovide, Métamorphoses, XV, 122-142
En témoigne le dernier livre des Métamorphoses d’ Ovide, le livre XV, où
Pythagore lui-même est mis en scène et prononce un long discours.
Voici ce qu’ il dit :
Oui, vraiment, c’ est un ingrat, indigne des présents de la terre, celui qui peut égorger son
laboureur à peine délivré du poids de la charrue recourbée, et frapper de la hache ce cou
usé par le travail, après s’ en être servi tant de fois pour retourner le dur terrain de son
champ et pour préparer ses moissons. Et ce n’ est pas encore assez de commettre un tel
crime : on l’ a imputé aux dieux mêmes ; on se figure que le sang d’ un taureau laborieux est
agréable aux puissances célestes. Une victime sans tache, que distingue sa beauté (car avoir
plu est pour elle un malheur), parée d’ or et de bandelettes est amenée devant les autels ;
sans se douter de ce qui s’ apprête, elle entend réciter des prières ; elle voit poser sur son
front, entre ses cornes, les fruits de la terre, dont la culture est son ouvrage et, quand elle a
reçu le coup fatal, elle teint de son sang le couteau qu’ elle avait peut-être aperçu dans une
eau limpide. Aussitôt, on arrache ses viscères de son sein encore palpitant, on les examine,
on y cherche la volonté des dieux. Et après (tel est l’ appétit de l’ homme pour les aliments
défendus !) vous osez, ô mortels, en faire votre nourriture ! Arrêtez, je vous en supplie,
écoutez mes avis ; quand vous donnerez en pâture à votre palais les membres des bœufs
égorgés, sachez bien, comprenez, que vous mangez vos cultivateurs21.
Les propos qu’ Ovide prête ici à Pythagore se veulent une défense du végétarisme,
mais la pratique du végétarisme implique dans l’ Antiquité une contestation du sacrifice
sanglant. En effet, comme M. Détienne et J.-P. Vernant l’ ont analysé pour la Grèce,
l’ alimentation carnée coïncide avec la pratique sacrificielle, cela en raison du banquet
sacrificiel : la part de viande sacrificielle qui y était attribuée à chaque convive signalait
sa place dans la société22. Il en est de même à Rome. K. Latte a cru pouvoir établir qu’ aux
alentours de notre ère toute relation entre sacrifice et banquet sacrificiel s’ était perdue23.
21
Ovide, Métamorphoses, XV, 122-142 :
Inmemor est demum nec frugum munere dignus, qui potuit curvi dempto modo pondere aratriruricolam
mactare suum, qui trita labore illa, quibus totiens durum renovaverat arvum, tot dederat messes, percussit
colla securi. Nec satis est, quod tale nefas committitur ; ipsos inscripsere deos sceleri numenque supernum caede
laboriferi credunt gaudere iuvenci. Victima labe carens et praestantissima forma (nam placuisse nocet) vittis
insignis et auro sistitur ante aras auditque ignara precantem inponique suae videt inter cornua fronti, quas
coluit, fruges percussaque sanguine cultros inficit in liquida praevisos forsitan unda. Protinus ereptas viventi
pectore fibras inspiciunt mentesque deum scrutantur in illis. Inde ( fames homini vetitorum tanta ciborum
est !) audetis vesci, genus o mortale ! Quod, oro, inde facite, et monitis animos advertite nostris. Cumque boum
dabitis caesorum membra palato, mandere uos vestros scite et sentite colonos.
22
Détienne-Vernant 1979, p. 7-132.
23
Latte 1960, p. 391.
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J. Scheid a montré en reprenant des analyses de G. Wissowa24 que cela est peu probable
et que les Romains ont bel et bien connu le partage des chairs et le banquet sacrificiel
même à une époque tardive25.
Les critiques du Pythagore d’ Ovide atteignent donc bien l’ institution réelle
du sacrifice et du banquet sacrificiel de son époque. Elles confirment par là même la
position marginale des pythagoriciens dans la société romaine.
Nous observerons en conclusion qu’ Ovide a certainement été exilé après la
publication des Métamorphoses26 et, comme Nigidius Figulus, n’ a jamais pu revenir
à Rome. On discute à l’ infini sur les raisons qui ont pu provoquer son exil. Mais ce
texte, où l’ on croit pouvoir percevoir une conviction personnelle du poète, nous
semble avoir pesé sur cette décision. Cependant l’ attitude envers le végétarisme
pythagoricien a évolué en Grèce et à Rome au cours du temps. D’ une part, en effet,
certains pythagoriciens acceptaient de faire une entorse au végétarisme quand il
s’ agissait de banquets sacrificiels27 ; d’ autre part, et surtout, le sacrifice sanglant et le
banquet sacrificiel qui le suivait ont de plus en plus indisposé les fidèles. Les attaques des
chrétiens contre cette institution ont également porté. Si bien qu’ à partir du iiie siècle
apr. J.-C. certains défenseurs du paganisme présentaient le pythagorisme et le sacrifice
non sanglant, donc compatible avec le pythagorisme, comme des formes épurées de la
religion traditionnelle28.
24
Wissowa 1912, p. 419-420.
25
Scheid 1985, p. 193-196.
26
Cf. Lafaye 1985, p. III.
27
Porphyre, De abstinentia, II, 58.
28
Freyburger 1993, p. 225-227.
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Références
Éditions, traductions
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