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Support de Cours Économie Générale CAPA 1

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INSTITUTUNIVERSITAIRE DES SCIENCES ET TECHNIQUES DE YAOUNDE

UNIVERSITY INSTITUTE OF SCIENCE AND TECHNOLOGY OF YAOUNDE

PREMIERE ANNEE DE CAPACITE EN DROIT

PAR : TANKA LANDRY

1
CHAPITRE 0 : GENERALITES SUR L’ECONOMIE GENERALE

D’après Edmond M. : « l’économie est la science qui étudie comment les


ressources rares sont employées et transformées par les entreprises pour
la satisfaction des besoins des hommes vivants en société ».

La science économique se donne donc pour objectif de concilier le conflit


naturel qui existe entre les besoins et les ressources.

Cette observation et vérification peuvent être fait d’un point de vue


microéconomique ou macroéconomique. La macroéconomique aborde
les phénomènes économiques sous un angle global (collectivité, groupe).
La microéconomique quant à elle, étudie les comportements à l’échelle
de l’agent économique ou individuel.

I- LA NOTION DE BESOIN

Un besoin est un manque qui pour être satisfait par l’acquisition ou la


consommation des biens et services. Il est également le désir de la
possession d’un bien pour pallier à un sentiment de manque.

1- Classification des besoins

Ils peuvent être classés selon la nature ou selon le sujet :

 Selon la nature

On distingue :

 Les besoins primaires ou vitaux : ce sont les besoins


fondamentaux (vitaux) de l’homme. La non satisfaction de ce type
de besoin peut entraîner la maladie ou la mort. Exemples : la soif,
le sommeil, la faim, la santé, …

2
 Les besoins secondaires : il s’agit des besoins dont la non
satisfaction n’entraine pas la mort ni la maladie et qui sont liés à
l’évolution des cultures ou de la société. Exemple : se divertir,
acheter une voiture, TV, Internet, cinéma, vacances, …

 Selon le sujet :

On aura :

 Les besoins individuels : ce sont ceux qui peuvent être résolu sur
le plan individuel et donc la non satisfaction ne porte pas préjudice
aux autres membres du groupe. Son manque ne nuit qu’un seul
individu. Exemple : manger, dormir, …
 Les besoins collectifs ou sociaux : ils portent sur l’ensemble et
sont nécessaires à la conservation et au progrès de la société.
Exemples : un forage, une école, la construction des routes, des
hôpitaux, …

2- Les caractéristiques des besoins

Les besoins sont caractérisés par trois objets :

 Leur multiplicité : chacun éprouve les besoins illimités en nombre


;
 Leur satiété : La consommation engendre un seuil de saturation
(satiété) : Boire quand on a soif : un verre, deux verres, etc. Boire
un verre supplémentaire alors qu’on n’a plus soif est inutile. C’est
la loi de satiabilité (ou de saturation) des besoins ; La satisfaction
est une fonction décroissante de la consommation.
 Leur interdépendance : Les besoins peuvent être substituables
(concurrents) lorsque la satisfaction de l’un peut être remplacée par

3
celle de l’autre. Les besoins peuvent être complémentaires
lorsqu’ils sont associés les uns aux autres. Dans ce cas, la naissance
de l’un fait surgir l’autre.

II- LA NOTION DE BIEN

Un bien est une entité matérielle capable de satisfaire un besoin. Un bien


sera dit économique lorsqu’il est capable de satisfaire un besoin et
disponible en quantité limitée (rare). On qualifie les biens de matériel
(physique) et immatériel (service : exemple, assurance, sport, banque).

1- Les caractéristiques des biens

Un bien ou un service peut être utile sans être considéré comme un bien
économique (bien libre) comme l’air qui est disponible en quantité
illimitée et qui est gratuit. Pour devenir économique, il faut que le bien ou
le service soit utile et rare et dont la production ou la reproduction résulte
de l’activité de l’Homme Il a donc un coût.

Les biens économiques remplissent donc les conditions suivantes :

 L’utilité : c’est le degré de satisfaction attendu de la


consommation d’un bien ;
 La disponibilité : un bien économique doit être disponible, à la
portée de l’homme par un petit effort et il doit être en mesure de
l’acquérir ;
 La rareté : Un bien disponible doit exister en quantité limité. La
rareté résulte du déséquilibre entre le caractère illimité des besoins
et le caractère limité des ressources.

4
2- Classification des biens

Plusieurs critères permettent de procéder à une classification des biens :

On aura :

 Les biens de consommation finale ou directe : qui disparaissent


apres une première utilisation sans autre transformation.
 Les biens de production ou bien indirect : ils permettent de
satisfaire indirectement les besoins car doivent d’abord subir des
modifications.
 Les biens intermédiaires : qui servent à produire de nouveaux
biens qui seront détruits lors du processus de transformation

On distingue :

 Les biens fongibles ou non durable dont la durée de vie est


faible. Exemple : les aliments

 Les biens semi-durables dont la durée de vie est moyenne.


Exemple : les vêtements

 Les biens durables dont la durée de vie est longue. Exemple : les
bâtiments.

III- LES AGENTS ECONOMIQUES

Un agent économique est toute personne physique ou morale exerçant


une activité économique. Les agents économiques ou secteurs
institutionnel présents dans une économie sont :

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1- Les ménages

Un ménage est un groupement d’individus vivants sur un même toit et


utilisant le même budget pour réaliser les dépenses de consommations et
constituer une épargne.

Les rôles des ménages se résument en la consommation des biens et


services, La fourniture de la force de travail dans les entreprises
moyennant une rémunération.

2- Les entreprises

Les entreprises ont pour fonction principale la production des biens et


services marchands (c’est à dire les biens et services qui s’échangent sur
un marché à un prix permettant au moins de couvrir les coûts de
production).

3- L’administration publique ou l’Etat

C’est un ensemble de personnes qui fournissent à la société des biens non


marchands financés par des recettes. Les recettes proviennent des impôts,
des taxes, des cotisations salariales et sont reversés aux collectivités ou
aux structures de l’Etat.

A ce niveau, on retrouve l’administration publique centrale qui est l’Etat,


l’administration publique locale qui sont les communes et les organismes
sociaux à l’instar de la CNPS.

4- Le reste du monde : l’extérieur

Il représente tous les échanges ayant lieu entre l’économie nationale et le


reste du monde. En titre de résumé, on peut construire le tableau suivant :

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IV- LE CIRCUIT ECONOMIQUE

C’est une représentation schématique de l’ensemble des liaisons


existantes entre les agents économiques et les opérations qui les
soutiennent. Les opérations sont représentées par les flux qui peuvent être
réel (biens et services) ou financier (monnaie).

1. Exemples : de circuits économiques

7
8
CHAPITRE 1: L’ENTREPRISE

L’entreprise est différente de l’administration qui produit des biens et


services non destiné à la vente, et au ménage dont la production est
limitée. Il est donc important de l’étudier afin de ressortir ses objectifs,
ses finalités, ses rôles et ses caractéristiques.

I- DEFINITION ET OBJECTIFS DE L’ENTREPRISE


1- Définition
L’entreprise est un organisme financièrement indépendant (qui ne
dépend d’aucune autorité) qui produit des biens et services marchands en
vue de réaliser un profit.
Une entreprise se caractérise par :
- Une unité de production ;
- Elle est financièrement indépendante ;
- Elle vend ses produits sur un marché ;
- Elle recherche le profit qui est sa finalité.
2- Objectifs de l’entreprise
a- Objectifs généraux
- La recherche du profit ou de la rentabilité ;
- La recherche de l’expansion et la croissance (augmentation de la
part de marché)
- Recherche de la pérennité.
b- Les sous objectifs
- Augmentation du chiffre d’affaires ;
- Innovation ;
- Introduction des nouveaux produits ;
- Promotion de la recherche ;
- La formation du personnel.

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3- Rôles économiques et sociaux de l’entreprise
3-1- Rôles économiques de l’entreprise
- L’entreprise crée la richesse en combinant les facteurs de production ;

- Elle assure la production des biens et services destinés à satisfaire les


besoins ;

- Elle est source d’innovation et de progrès technique ;

- Elle crée les relations avec les autres agents économiques.

3-2- Rôles sociaux de l’entreprise

- L’entreprise crée des emplois pour lutter contre le chômage ;

- Elle contribue à la formation professionnelle du citoyen, contribuant


ainsi à l’amélioration de la production de ce dernier ;

- Elle construit des écoles, des centres de santé et distribue des dons en
nature et en espèces aux nécessiteux : c’est pourquoi on parle
d’entreprise citoyenne (personne physique ou morale intégrée dans une
société et qui en dehors de ses activités participe à l’évolution de sa cité
sur le plan social) ;

- Elle distribue des revenus en payant les salaires au personnel, les


dividendes aux actionnaires, les impôts à l’Etat, les intérêts aux banques
pour les capitaux empruntés, les cotisations aux organismes de sécurité
sociale (CNPS). C’est pourquoi, on dit que l’entreprise est une unité de
répartition des revenus.

II- CLASSIFICATION DES ENTREPRISES


1- Classification des entreprises suivant leurs secteurs d’activité
Un secteur d’activité regroupe les entreprises qui ont la même activité
principale. Une branche d’activité regroupe les entreprises qui

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fabriquent les mêmes types de produits. Une même entreprise appartient à
autant de branches qu’elle exerce d’activités.
On regroupe les entreprises en quatre secteurs.
 Le secteur primaire
Il comprend les activités de production, de matières premières, avec
notamment l’agriculture, la pêche, l’élevage, la chasse, les activités
minières, l’exploitation forestière.
 Le secteur secondaire
Il regroupe les activités de transformation des matières premières en biens
de production ou en biens de consommation (industries, bâtiments et
travaux publics).
Exemple : le Complexe Chimique du Cameroun (CCC), la société
nationale de raffinage (SONARA), CHOCOCAM, etc.
 Le secteur tertiaire
Ce secteur réunit les activités de production de services comme les
entreprises de commerce, les services publics, les banques, les assurances
etc.
Exemple : les supers marchés, les grands magasins, les écoles, les
transports.

 Le secteur quaternaire
C’est un nouveau secteur de service renfermant le développement des
connaissances (enseignement), les entreprises de communication,
d’informatique.
Exemple : CAMTEL, MTN, ORANGE, NEXTEL, internet, bureautique

2- Classification des entreprises suivant leurs dimensions ou leurs


tailles
La dimension ou la taille d’une entreprise se mesure principalement par le
chiffre d’affaires et l’effectif.

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 Le critère de chiffre d’affaires
Ce critère permet de classer les entreprises selon le montant des ventes
réalisées. Entre autre, il permet d’apprécier le poids de l’entreprise sur le
marché, mesuré en termes de parts de marché. La part de marché
comparée à celle de ses concurrents fournit une image de sa position
concurrentielle.
 Le critère de l’effectif du personnel employé
Ce critère permet de classer les entreprises selon l’importance du
personnel. On distingue :
 Les petites et moyennes entreprises (PME) dont l’effectif va de 0
à 9 salariés ;
 Les moyennes entreprises (ME) dont l’effectif va de 10 à 499
salariés ;
 Les grandes entreprises (GE) dont l’effectif se compose de plus
de 500 salariés.
3- Classification des entreprises suivant leurs statuts juridiques
(OHADA)
Les formes juridiques prises par l’entreprise peuvent être très variées.
Selon la forme juridique, on pourra distinguer : les entreprises privées,
publiques et parapubliques.
3-1- Les entreprises privées
Une entreprise privée est une entreprise dans laquelle, la totalité du
capital appartient aux personnes privées. L’Etat ou les collectivités
publiques n’ayant aucune participation. Lorsqu’elle appartient à une seule
personne, on parle d’entreprise individuelle (Exemple : Les ETS
ONANA). Si au contraire elle appartient à plusieurs personnes, on parle
d’entreprise sociétaire (Exemple : la Société Anonyme des Brasseries
du Cameroun).

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L’entreprise sociétaire est une personne morale. Elle a donc une existence
autonome distincte de celle des associés propriétaires. Le droit OHADA
règlemente les sociétés. Il existe donc plusieurs formes juridiques de
sociétés :

A- Les sociétés civiles


Ce sont des sociétés dont l’objet constitue une activité non commerciale
et qui n’a pas adopté la forme anonyme à responsabilité limitée, en nom
collectif ou en commandite.
L’activité de certaines professions libérales peut être exercée dans le
cadre des sociétés civiles professionnelles dont les parts sont cessibles
sous certaines conditions. Dans cette société, les associés répondent de
façon illimitée et solidaire des dettes sociales.
B- Les sociétés commerciales
Elles relèvent du système comptable OHADA. On distingue donc :
1- Les sociétés de personnes
Une société de personnes a deux traits caractéristiques :
-Les associés sont responsables sur leur patrimoine des dettes de la
société ;
-Les associés en échange de leurs apports reçoivent des parts sociales qui
ne sont cessibles qu’à des conditions précises.
Ces sociétés de personnes peuvent se regrouper en sociétés en nom
collectif et sociétés en commandite simple.

a- La société en nom collectif (SNC)


Société dans laquelle tous les associés sont commerçants, ces
derniers sont indéfiniment et solidairement responsables sur leur
patrimoine personnel de tous les engagements de la société. Ici la cession
des parts sociales exige un accord unanime de tous les associés. Le

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capital d’une société en nom collectif est divisé en parts sociales de
même valeur nominale.
b- La société en commandite simple (SCS)
Les SCS comportent deux types d’associés à savoir :
-Les commandités : ce sont des associés qui acceptent d’être
indéfiniment et solidairement responsables des engagements de la
société ;
-Les commanditaires qui sont des simples bailleurs de fonds (apporteurs
de capitaux) dont la responsabilité est limitée à leurs apports.
La SCS est géré par un, plusieurs ou tous les associés commandités. La
cession des parts d’une SCS exige l’accord unanime de tous les associés.
2- Les sociétés de capitaux ou SA
Elles se caractérisent par :
-La responsabilité des associés est limitée qu’à concurrence du montant
de leur apport et non sur tout le patrimoine ;
-Les titres remis aux actionnaires sont des actions négociables c’est-à-
dire librement cessibles sans condition.
La société anonyme (S.A) est la principale forme des sociétés de
capitaux. Exemple : la SABC, la SITABAC…
3- La société à responsabilité limitée (SARL)
La SARL est une société qui se situe entre les sociétés de
personnes et les sociétés de capitaux. Elle est semblable à une société de
personnes parce que les parts sociales qui composent le capital social ne
sont pas librement cessibles. Elle ressemble à la société de capitaux en ce
sens que la responsabilité des associés est limitée au montant de leurs
apports.
Le capital de la SARL est divisé en parts sociales qui sont
difficilement négociables ou alors ne sont cessibles que dans certaines

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conditions (Exemple : l’accord d’une majorité correspondant au 3/4 du
capital).

NB : Depuis l’avènement du droit OHADA, la SARL comme la S.A peut


comporter un seul associé. On parlera donc de société unipersonnelle.

C- Autres types de sociétés ou groupement d’affaires


 Le groupement d’intérêt économique (GIE)
Le groupement a pour but exclusif de mettre en œuvre pour une durée
déterminée, tous les moyens propres à faciliter ou à développer l’activité
économique de ses membres, à améliorer ou à accroitre les résultats de
cette activité.

 Les coopératives
Ce sont des entreprises qui ne cherchent pas essentiellement le profit,
mais visent à servir les intérêts de leurs adhérents en leur rendant service.
(Exemple : une coopérative de consommation peut consister à fournir aux
consommateurs les denrées de qualité au prix le plus faible possible).
Dans une coopérative, le pouvoir de décision obéit au principe : « une
personne une voix » et ne se fonde nullement sur l’apport des
coopérateurs.

Le bénéfice versé à chaque adhérent n’est pas proportionnel au capital


apporté mais aux achats effectués ou au travail fourni pour chaque
coopérateur. On distingue :
- Les coopératives ouvrières ;
- Les coopératives de production ;
- Les coopératives de consommation ;
- Les coopératives de commerçants (groupement d’achats).
 Les sociétés mutuelles

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Elles fonctionnent selon le principe de la répartition c’est-à-dire qu’elles
collectent auprès de leurs adhérents des cotisations ou primes qui servent
à payer des prestations ou indemnités aux adhérents sinistrés. Exemple la
Garantie Mutuelle des Cadres (GMC).
3-2- Les entreprises publiques et parapubliques
 Les entreprises publiques
Ce sont des entreprises dans lesquelles la totalité ou une partie du capital
appartient à l’Etat ou à des collectivités publiques (CRTV, SOCAPALM,
SODECOTON, Etablissement public…) et le pouvoir de décision
appartient à l’Etat.
 Les entreprises parapubliques ou semi-publiques
Ce sont des entreprises dans lesquelles la propriété du capital appartient
en partie à l’Etat et en partie aux personnes privées (ENEO, BICEC,
SONARA, CAMAIR-CO…).
Remarque : Une action est un titre de participation au capital d’une
entreprise qui donne au détenteur la qualité d’associé et le droit de
percevoir des dividendes. Une obligation est un titre ce créance
(reconnaissance de dette) à long terme négociable.

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CHAPITRE 2 : LA PRODUCTION

Pour résoudre la tension qui naît de la différence entre ce que la nature lui
apporte spontanément et ses besoins, l’Homme va transformer les
ressources disponibles (facteurs de production) en biens économiques:
c’est la production.

I- LES FACTEURS DE PRODUCTION

On appelle facteur de production, les ressources matérielles ou non,


utilisées dans le processus de production de biens et de services.

On distingue généralement 04 facteurs de production: la Nature (N), la


Travail (L), le Capital (K), le Progrès technique (T),...

I.1. Le facteur naturel

Il s’agit essentiellement des ressources naturelles mises à la disposition de


l’homme par la nature et qu’il utilise pour la production des biens dont il
a besoin. On peut citer : le sol, les matières premières brutes tirées du sol
et du sous-sol, les sources d’énergie (le soleil, les gaz, le vent),
l’environnement ou milieu physique (relief, climat, hydrographie…).

I.2. Le facteur travail

On appelle travail, tout effort conscient et volontaire de l’homme en vue


de produire des biens et des services. Il reçoit une rémunération liée à son
utilité économique et à son coût.

Le travail n’est pas un facteur homogène. Ainsi, on va distinguer : le


travail de direction, le travail de recherche et d’invention, le travail
d’organisation, le travail d’exécution…

I.3. Le facteur capital

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Le capital existe sous plusieurs formes parmi lesquelles le capital
financier (créances ou actifs d’une entreprise, aspect juridique), le capital
humain (personnel, clients et fournisseurs…) et le capital technique. Mais
la forme qui nous intéresse ici, c’est le capital technique. On appelle
capital technique, l’ensemble des moyens de production (machines,
équipements, outillage, matières premières…) qui ont la vertu de rendre
productif le travail de l’homme.

I.4. Le facteur progrès technique

Le progrès technique est l'ensemble des éléments qui permettent


d'améliorer les méthodes de production et d'accroître la productivité.

De nos jours, l’information est aussi considérée comme un facteur de


production à part entière car sa maîtrise est d’une importance capitale
dans les activités de l’entreprise.

II : LA FONCTION DE PRODUCTION

On appelle fonction de production d’une entreprise, la relation qui


s’établit entre la production obtenue (Outputs) et les facteurs utilisés
(Inputs). Elle peut s’écrire :

Q = f (N, L, K, T)

Avec : Q, le volume de la production f, la fonction de production N, la


quantité de facteur naturel L, la quantité de facteur travail K, la quantité
de facteur capital T, le progrès technique A

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CHAPITRE 3 : L’OFFRE ET LA DEMANDE

La plupart des problèmes rencontrés en production agricole relèvent de


l’offre et de la demande des biens et services. Nous aborderons ici les
facteurs qui influencent la demande et l’offre des biens et services.

I- LA DEMANDE

1- Définition et théorie de la demande

A- Définition et types

La demande est la quantité d’un bien ou produit que les acheteurs désirent
et sont capables d’acheter sous différentes hypothèses de prix à une
période donnée et en un lieu donné toutes choses restant égale par ailleurs.
La demande d’un produit traduit le montant de revenu disponible que les
acheteurs sont disposés à dépenser pour acquérir le produit. La demande
décrit le comportement des consommateurs.

On distingue deux types de demandes :

 La demande individuelle : Elle représente les différentes quantités


d’un produit qu’un individu serait disposé à acheter sous
différentes hypothèses de prix à une période et en un lieu donnés
toutes choses restant égale par ailleurs.
 La demande collective : Elle représente les quantités totales d’un
produit que tous les acheteurs seraient disposés à acheter sous
différentes hypothèses de prix sur un marché donné à une période
et en un lieu donné.

B- Théorie de la demande

La théorie de la demande stipule que les quantités et les prix varient


inversement. La théorie met l’accent sur la relation logique qui existe
entre les quantités demandées/ achetées et les prix.

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En situation normale, plus le prix d’un produit est bas sur le marché, plus
grande est la quantité demandée du produit en question et inversement.
C’est-à-dire que Plus le prix d’un bien diminue, plus la quantité
demandée augmente.

2- Les facteurs qui influencent la demande d’un bien

Le prix d’un prix est le principal facteur qui peut influencer la demande
de ce dernier. Il faut noter qu’il existe d’autres facteurs qui peuvent
influencer ou affecter la demande en dehors du prix du produit. On peut
citer :

 Le prix des produits substituts sur le marché : si le produit


demandé peut être substitué par un autre produit, alors
l’augmentation du prix du produit demandé va entrainer
l’augmentation la demande de son produit dérivé. De même la
baisse du prix du produit de substitution entraine la baisse de la
demande du produit principal ;
 Le revenu du consommateur : d’autant plus que la demande d’un
produit est fonction du revenu, la quantité demandée d’un produit
peut varier au fur et à mesure que le revenu (pouvoir d’achat) du
consommateur varie. Si le revenu augmente, la quantité demandée
va augmenter et s’il baisse, la quantité demandée baissera.
 Les gouts et préférences des consommateurs : si le goût d’un
produit change, la demande en ce produit peut varier. On peut aussi
parler de l’utilité (satisfaction). Si le consommateur tire une
meilleure satisfaction d’un produit, la quantité demandée de ce
produit peut augmenter.
II- L’OFFRE
1- Définition et théorie de l’offre

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L’offre peut être définie comme étant les différentes quantités d’un bien
que l’entreprise peut mettre en vente sur le marché à divers niveaux de
prix en une période donnée. L’offre d’un produit répond aussi à une
demande précise. Les quantités de produit qu’une entreprise est capable
de fournir aux consommateurs et qui répondent à leurs attentes à un coût
accessible par celui-ci, sont considérées comme l’offre.

La théorie de l’offre stipule que les quantités d’un produit mis sur le
marché sont directement liées à leur prix. C’est-à-dire varient dans le
même sens. Ceci signifie que plus les prix d’un produit augmentent sur le
marché, plus les entreprises ont tendance à vendre des quantités
croissantes de leur produit.

2- Les facteurs qui affectent l’offre d’un produit

Tout comme la demande des biens, l’offre d’un produit peut être
influencé par différents facteurs :

Le prix du produit : lorsque les prix sont élevés, les producteurs


augmentent les quantités à vendre ;

Le cout de production : en effet, le coût de production d’un bien dépend


fortement du coût des facteurs de production les plus élevés. Ceci veut
dire que plus le coût de production du bien est élevé, plus le prix unitaire
de vente du produit est élevé ;

Le prix des produits dérivés ou produit substitut : la vente des


produits dérivés d’un produit, peut avoir un effet positif sur la quantité
offerte du produit original. C’est dire que, la quantité offerte d’un produit
original est directement liée au prix du sous-produit ;

La capacité de production : c’est le potentiel de production de


l’entreprise. Son aptitude à produire plus. On dira donc que la quantité

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offerte d’un produit est directement liée à la capacité de production. C’est
dire simplement que si la capacité de production de l’entreprise est faible
ou limitée, quel que soit le degré d’augmentation du prix, nous ne
pourrons augmenter les quantités offertes.

22
CHAPITRE 4 : LA MONNAIE

Il serait utopique de donner une définition claire et précise de la monnaie.


Nous pouvons tout au plus la cerner, par ses fonctions et par ses formes.
Au-delà de toutes ces considérations, la monnaie peut s’entendre comme
« l’ensemble des moyens de paiement immédiatement utilisables, pour
effectuer les règlements et qui sont acceptés par tous dans une
communauté donnée ».

Elle a pour caractéristiques :

 Elle doit être portable ;


 Elle doit être divisible ;
 Elle doit être rare mais pas trop ;
 Elle doit être acceptable et légale ;
 Elle doit être homogène ou identique ;
 Elle doit être durable.

I- Les formes de monnaie

La monnaie a connu une longue évaluation historique dans ses différentes


formes. Cette évolution est caractérisée par une dématérialisation
progressive des signes monétaires. C’est ainsi qu’on est passé de la
monnaie marchandise à la monnaie électronique.

1- La monnaie marchandise

Elle est née du souci de pallier aux inconvénients du ‘troc’. Il s’agit d’une
marchandise couramment demandée et que tout le monde accepte
volontiers.

23
Tous les autres biens étant évalués à cette marchandise. Elle a pris la
forme du sel, tabac, bétail, blé, … selon les époques, peu à peu, les
métaux précieux ont remplacé cette monnaie car elle n’était pas divisible.

2- La monnaie métallique

C’est une monnaie fabriquée à base de métaux non précieux tels que le
cuivre. Ces métaux furent remplacés par l’or et l’argent. Du fait des
risques liés à la falsification et à l’insuffisance par rapport aux besoins, la
monnaie métallique est devenue la monnaie divisionnaire (la valeur de la
monnaie repose sur la couche de métal qui recouvre la pièce de monnaie).

Le souci de combler les insuffisances de ces formes anciennes de


monnaies telles que l’encombrement et l’indivisibilité d’une part, et
l’entrée des banques dans le système monétaire, d’autre part, ont donné
naissance aux nouvelles formes de monnaie.

3. Le papier monnaie

Elle se présente sous deux formes :

 La monnaie fiduciaire, qui repose sur la confiance des agents et


est composée de billets de banque convertibles ou non ;
 La monnaie scripturale ou monnaie crédit, qui est l’ensemble
des moyens de paiement se traduisant par les écritures dans les
livres des banques : cette monnaie circule par un jeu d’écriture
d’un compte bancaire à un autre par le biais des chèques, des
virements…

4-La monnaie électronique

C’est l’ensemble des moyens de paiement se présentant sous forme de


cartes électroniques (carte de paiement, carte de crédit, porte-monnaie

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électronique (Orange money, MTM mobile money) …). La valeur
d’acquisition de cette monnaie est déterminée par le pouvoir d’achat
qu’on lui attribue lors de sa fabrication. Elle est très utilisée dans les pays
développés et offre une garantie de sécurité assez élevée.

II- LES FONCTIONS DE LA MONNAIE

La monnaie est censée remplir trois fonctions principales :

 La fonction d’étalon de mesure (unité de compte) : la monnaie


permet d’exprimer en une seule unité de mesure, tous les autres
biens et services échangés. Elle permet à cet égard d’évaluer et de
comparer les valeurs des différents biens ;
 La fonction d’intermédiaire dans les échanges (moyens de
paiement) : la monnaie sert d’intermédiaire entre les agents
économiques qui s’échangent les biens et services entre eux. Ce qui
réduit les coûts de transaction et la lenteur rencontrée dans le troc ;
 La fonction de réserve de valeurs : la monnaie fait partie du
patrimoine de l’individu ; c’est un moyen de conserver la richesse
et de différer à plus tard le règlement de plusieurs transactions.
C’est donc un puissant instrument de précaution à l’égard de
l’incertitude que nous réserve parfois le futur.

III- LES MOTIFS DE LA DEMANDE DE LA MONNAIE

On épargne pour trois (03) raisons :

 Motif de transaction : La monnaie est demandée pour répondre


aux besoins quotidiens ;
 Motif de précaution : Les agents économiques demandent la
monnaie pour faire face aux dépenses imprévues ;

25
 Motif de spéculation : Il désigne le désir qui pousse les agents
économiques à garder sur eux une somme liquide destinée à
profiter des fluctuations des titres sur le marché.

26
CHAPITRE 5 : LE FINANCEMENT DE L’ECONOMIE

Le financement peut être défini comme le fait d'apporter des fonds (de la
monnaie) à un agent économique. Le financement de l'économie désigne
l'ensemble des modalités par lesquelles les agents économiques se
procurent les fonds nécessaires à la réalisation de leurs activités.

I. LES AGENTS À CAPACITÉ (ACF) OU BESOIN (ABF) DE


FINANCEMENT.

Pour réaliser leurs activités économiques, tous les agents économiques


ont besoin de se financer. Cela est vrai pour les entreprises, mais cela l'est
aussi pour les ménages et les administrations publiques. Parmi ces agents
non financiers, on distingue deux types d'agents :

 Les agents à capacité de financement (ACF) : les ACF sont les


agents économiques dont les revenus sont supérieurs aux dépenses.
Une fois leurs dépenses courantes et leurs investissements financés,
les ACF disposent d'excédents financiers. Ils s'autofinancent et
réalisent une épargne financière, qui peut être placée ;
 Les agents à besoin de financement (ABF) : les ABF sont les
agents économiques dont les dépenses excèdent les revenus. Ils ne
peuvent se financer qu'en faisant appel à d'autres agents. Ils doivent
donc se procurer un financement externe.

II- LES MODALITES DE FINANCEMENT DES AGENTS


ECONOMIQUES

Le financement des activités économiques est réalisé de manière interne


et/ou externe.

27
Le financement interne est réalisé par voie d'autofinancement.
L'autofinancement correspond au financement de l'investissement d'un
agent économique grâce à son épargne.

Le financement externe est réalisé en recourant au système monétaire et


financier. Il peut être direct ou indirect :

 Le financement direct : on désigne par financement direct le


mécanisme par lequel un ABF obtient des ressources directement
auprès d'un ACF sans passer par un intermédiaire. Pour ce faire,
l'ABF émet des titres (actions, obligations...) qui sont acquis par les
agents ayant des excédents de financement. La transaction s'effectue
sur le marché des capitaux à court terme (marché monétaire) ou à
long terme (le marché financier) ;
 Le financement indirect : on parle de finance indirecte ou
d'intermédiation financière pour désigner le mode de financement
par les banques. Les intermédiaires financiers collectent les fonds
des ACF et les prêtent aux ABF. Ils se font rémunérer pour ce
service par le biais des intérêts qu'ils font payer aux demandeurs de
capitaux.

1- les modalités de financement utilisables par les entreprises

Pour produire, les entreprises ont besoin de trouver des ressources


financières car leurs dépenses sont, en général, supérieures à leurs
ressources : elles ont un besoin de financement. Trois modalités de
financement sont utilisées par les entreprises :

 L'autofinancement : les bénéfices non distribués constituent la


principale source de l'autofinancement des entreprises.

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L'autofinancement a le mérite de ne rien coûter à l'entreprise et de
préserver son indépendance vis-à-vis des banques ;
 Le financement par le capital : les entreprises ayant un besoin de
financement font appel à leurs propriétaires ou à des nouveaux
investisseurs en faisant une augmentation de capital. Les entreprises
cotées en bourse se procurent des fonds en émettant des titres de
propriété souscrits par des investisseurs ;
 Le financement par l'endettement : les entreprises peuvent
s'endetter en contractant un emprunt auprès des établissements de
crédit. Cette opération constitue un financement indirect ou
intermédié. Elles peuvent également lancer un emprunt obligataire
sur le marché des capitaux, si elles sont cotées sur ce marché. Cette
opération constitue un financement direct.

2- les modalités de financement utilisables par les ménages

Deux modalités de financement sont utilisées par les ménages :

 Le financement sur fonds propres : le revenu disponible et


l'épargne accumulée constituent les principales ressources
mobilisées par les ménages pour consommer et investir ;
 Le financement par l'endettement : les ménages s'endettent
auprès des institutions financières pour financer des biens de
consommation et des biens immobiliers.

3- les modalités de financement utilisables par l'Etat

Deux modalités de financement sont utilisées par l'Etat :

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 Le financement sur fonds propres : pour financer son budget,
l'Etat dispose de ressources constituées à plus de 90 % de recettes
fiscales ;
 Le financement par l'endettement : le trésor public émet des
titres de dette qui sont achetés par des investisseurs.

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