Systèmes Linéaires : Boucles de Commande
Systèmes Linéaires : Boucles de Commande
Approche fréquentielle
Schéma bloc – système bouclé*
e 3
rti
Pa
•
•
Donner les notions de base essentielles à la compréhension d’une boucle de commande élémentaire dont le système est
représenté par un modèle linéaire.
Beaucoup de rappels au début avec quelques nouveautés (en bleu)
II. Représentation fréquentielle des signaux continus (Laplace), fonction de transfert (Bode, Nyquist)
III. Linéarisation, les modèles de base (1er ordre, 2ème ordre, intégrateur, retard)
IV. Pourquoi une commande ? Cahier des charges, la partie intégrale (anti wind-up)
•
•
Définition Boucle ouverte (BO) : ouverture de la boucle le plus « loin » possible ; produit de TOUTES les « boîtes » présentes
Chaîne d’action
yc (t ) e (t ) y (t ) yc (t ) y (t )
+
G ( p) G ( p)
-
H ( p) H ( p)
v (t )
Chaîne de réaction
FBO ( p) = G ( p)× H ( p)
•
•
Définition : Boucle ouverte (BO) : ouverture de la boucle le plus « loin » possible ; produit de TOUTES les « boîtes » présentes
Chaîne d’action
FBO ( p) = G ( p)× H ( p)
yc (t ) e (t ) y (t )
+
G ( p)
-
y ( p) = G ( p)e ( p) = G ( p)( yc ( p )- H ( p ) y ( p ))
H ( p)
(1+ G ( p) H ( p)) y ( p) = G ( p) y ( p )
c
Chaîne de réaction
Y ( p) G ( p) G ( p)
= FBF ( p) = Û FBF ( p) =
Yc ( p) 1+ G ( p)× H ( p) 1+ FBO ( p)
•
•
G ( p) G ( p) H ( p) 1 FBO ( p) 1
FBF ( p) = = ´ Û FBF ( p) = ´
1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p) H ( p) 1+ FBO ( p) H ( p)
yc (t ) e (t ) y (t ) yc (t ) + e (t ) 1 y (t )
+
G ( p) G ( p) H ( p)
- - H ( p)
H ( p)
NBO ( p)
NBO ( p) DBO ( p) 1
Aspect pratique du calcul : FBO ( p) = FBF ( p) = ×
DBO ( p) NBO ( p) H ( p)
1+
DBO ( p)
NBO ( p) 1
FBF ( p) = ×
NBO ( p) + DBO ( p) H ( p) Remarque : BO à BF On modifie les pôles
•
Entrée de
d (t ) Perturbation
•
Ecart Commande
yc (t ) e (t ) u (t )
+
C ( p) G ( p) y (t ) Sortie mesurée
Entrée de -
Contrôleur Système
Consigne
FBO ( p) = C ( p)× G ( p)× H ( p)
H ( p)
Filtrage / Mesure
C ( p) C ( p) H ( p)
u ( p) = yc ( p) - d ( p)
1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p)
•
Entrée de
d (t ) Perturbation
•
Ecart Commande
yc (t ) e (t ) u (t )
+
C ( p) G ( p) y (t ) Sortie mesurée
Entrée de -
Contrôleur Système
Consigne
FBO ( p) = C ( p)× G ( p)× H ( p)
H ( p)
Filtrage / Mesure
C ( p)G ( p) C ( p) 1
y ( p) = yc ( p) u ( p) = yc ( p) e ( p) = yc ( p )
1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p)
6 Fonctions de Transfert :
1 C ( p) H ( p) H ( p)
y ( p) = d ( p) u ( p) = - d ( p) e ( p) = - d ( p)
1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p)
Remarque fondamentale : TOUTES les fonctions de transfert ont pour dénominateur : 1+ FBO ( p)
•
•
Donner les notions de base essentielles à la compréhension d’une boucle de commande élémentaire dont le système est
représenté par un modèle linéaire.
Beaucoup de rappels au début avec quelques nouveautés (en bleu)
II. Représentation fréquentielle des signaux continus (Laplace), fonction de transfert (Bode, Nyquist)
III. Linéarisation, les modèles de base (1er ordre, 2ème ordre, intégrateur, retard)
IV. Pourquoi une commande ? Cahier des charges, la partie intégrale (anti wind-up)
•
du (t ) Entrées de d (t )
•
y
Perturbation
Ecart Commande
yc (t ) e (t ) u (t ) Sortie mesurée
+
C ( p) G ( p) y (t )
Entrée de -
Contrôleur Système
Consigne
Automatique « idéale » : Ecart nul quelles que soient la consigne et les perturbations !
u (t ) ? y (t )
e (t )
yc (t ) Trajectoire de référence
•
du (t )
•
Entrées de
d y (t )
Perturbation
Ecart Commande
yc (t ) e (t ) u (t ) Sortie mesurée
+
C ( p) G ( p) y (t )
Entrée de -
Contrôleur Système
Consigne
(1+ F ( p))e = y
BO c - H ( p) dy - H ( p)G ( p)du
1 H ( p) G ( p )H ( p )
e ( p) = yc ( p ) - d y ( p )- du ( p )
1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p)
•
du (t ) Entrées de d (t )
•
y
Perturbation
Ecart Commande
yc (t ) e (t ) u (t ) Sortie mesurée
+
C ( p) G ( p) y (t )
Entrée de -
Contrôleur Système
Consigne
1 H (p) G ( p )H ( p )
e ( p) = yc ( p ) - d y ( p )- du ( p ) Evidemment BF supposée GAS
1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p)
Automatique « idéale » : Ecart nul quelles que soient la consigne et les perturbations !
•
•
Principe de superposition :
1
e ( p) = yc ( p) FBO ( p) = C ( p)× G ( p)× H ( p)
1+ FBO ( p)
Idée simple : lime (t ) = 0 est relié à : FBO ( p) ¾¾p®0¾®¥ donc à un caractère intégral de la BO
t ®¥
K
FBO ( p) = a FBON ( p)
FBON (0) = 1 (Boucle Ouverte Normalisée)
p
•
•
Avec les signaux d’entrée :
y (t ) ¾¾L¾®y ( p) e ( p) = 1
yc ( p)
c c
1+ FBO ( p)
a =0 1
lime (t ) =
1+ Ks
¾¾L¾®
1 1 1
t ®¥
pe ( p ) = =
p 1+ FBO ( p) K
1+ F ( p) lime (t ) = 0
pa BON a ³1 t ®¥
lime (t ) = ¥
a =0 t ®¥
a =1 lime (t ) =
1
¾¾L¾®
1 1
pe ( p) = t ®¥ Kv
p2 K
p + a -1 FBON ( p)
p
a ³2 lime (t ) = 0
t ®¥
•
•
a =0 a =1 a =2
Echelon : 1 1
e¥ = e¥ = 0 e¥ = 0
1+ K s 1
G(t )
ò
00 2 4 6 8 10 2 4 6 8 10
10
e¥ = ¥
10 1
Rampe :
e¥ = e¥ = 0
Kv
t ´G(t )
ò
0 00 2 4 6 8 10
2 4 6 8 10
e¥ = ¥
6
e¥ = ¥
6
5
1
Parabole : e¥ =
Ka
t2
´G( )
t 0 0
2 0
2 4 6 8 10
2 4 6 8 10 2 4 6 8 10
•
•
Principe de superposition : FBO ( p) = C ( p)× G ( p)× H ( p)
H (p) G ( p )H ( p ) du (t ) dy (t )
e ( p) = - d y ( p )- du ( p )
1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p)
e (t ) u (t )
C (p) G ( p) y (t )
-
H ( p)
Hypothèse : perturbations « faiblement » variables dans le temps (par rapport à l’évolution du modèle) ou d (t ) » 0
H ( p) G ( p) H ( p)
¾¾L¾®
1
pe ( p) = - -
p 1+ FBO ( p) 1+ FBO ( p)
•
•
H ( p) G ( p) H ( p)
pe ( p) = - -
1+ C ( p)G ( p) H ( p) 1+ C ( p)G ( p) H ( p )
dy ( p) d u ( p)
1 1
pe ( p) = - -
1 1
+ C ( p)G ( p) + C ( p)
H ( p) ®¥ G ( p) H ( p) ®¥
•
•
Conclusions : l’intégrateur doit « VOIR » la perturbation pour pouvoir la rejeter
la BO doit avoir un gain statique infini (intégrateur) pour assurer un écart nul
du (t ) d y (t )
Entrée de Ecart
Consigne
yc (t ) e (t ) u (t ) Sortie mesurée
+
C ( p) G ( p) y (t )
-
Contrôleur Système
H ( p)
Filtrage / Mesure
•
•
Donner les notions de base essentielles à la compréhension d’une boucle de commande élémentaire dont le système est
représenté par un modèle linéaire.
Beaucoup de rappels au début avec quelques nouveautés (en bleu)
II. Représentation fréquentielle des signaux continus (Laplace), fonction de transfert (Bode, Nyquist)
III. Linéarisation, les modèles de base (1er ordre, 2ème ordre, intégrateur, retard)
IV. Pourquoi une commande ? Cahier des charges, la partie intégrale (anti wind-up)
•
•
Edward John Routh (1831 –1907) mathématicien anglais
Adolf Hurwitz (1859 – 1919) mathématicien allemand
•
•
n
y(n) (t ) + an-1 y
(n-1)
(t )+ + a0 y (t ) = 0 yh (t ) = åµ if (i t ), µ Îi
i =1
Solution homogène = combinaison linéaire de n fonctions élémentaires dépendant des solutions du polynôme
Cas 1 : li Î f1 (t ) = el t i
ìïli = ai + jwi
Cas 2 : í f1 (t ) = ea t cos (wi t ), f 2 (t ) = ea t sin (wi t )
i i
ïîli = ai - jwi
STABILITE : pour toutes les conditions initiales y (0), y (0), , y(n-1) (0)
lim yh (t ) = 0
t ®¥
Conclusion : lim fi (t ) = 0 Û el t ® 0, ea t ® 0
i i
t ®¥
Re(li ) < 0
•
•
ìïli = ai + jwi
y(n) (t )+ an-1 y(n-1) (t )+ + a0 y (t ) = 0 li Î í
ïîli = ai - jwi
Un modèle CLS est Globalement Asymptotiquement Stable (GAS) si et seulement si les racines de l’équation caractéristique
associée (les pôles li Î ) sont à partie réelle strictement négative : Re(li ) < 0
t ®¥
Re
Instable : il suffit qu’un seul pôle soit instable pour déstabiliser le modèle CLS ´
Par extension on parle de zéro à inverse « stable », à inverse « instable » et à inverse
« marginalement stable ».
•
•
Im trajectoire
Re(li ) < 0 ´
´ Instable
t
Chrysler
Re
´
´
•
•
P (l ) = an l n + an-1 ln-1 + + a1l + a0 , an ¹ 0, "i, ai Î
Méthode permettant de déterminer le nombre de racines li Î d’un polynôme P (l ) telles que : Re(li ) > 0
l1 an an-2 an-4
l3
l4
•
•
P (l ) = an l n + an-1 ln-1 + + a1l + a0 , an ¹ 0, "i, ai Î
Méthode permettant de déterminer le nombre de racines li Î d’un polynôme P (l ) telles que : Re(li ) > 0
l1 an an-2 an-4
l4
•
•
P (l ) = an l n + an-1 ln-1 + + a1l + a0 , an ¹ 0, "i, ai Î
Méthode permettant de déterminer le nombre de racines li Î d’un polynôme P (l ) telles que : Re(li ) > 0
l1 an an-2 an-4
•
•
P (l ) = an l n + an-1 ln-1 + + a1l + a0 , an ¹ 0, "i, ai Î
Propriétés associées au tableau de Routh : l1 an an-2
l2 an-1 an-3
1. Pour un polynôme d’ordre n, il contient n+1 lignes
l3 a31 a32
2. Nombre de changements de signes des éléments de la première colonne du
tableau = nombre de racines de P (l ) à partie réelle positive Re(li ) > 0
lk ak1 ak 2
lk +1 0 0
•
•
Exemple 2 : PK (l )= l +3 5l2 + 2l+ K Ordre 3 à 4 lignes
•
•
Exemple 2 : PK (l )= l +3 5l2 + 2l+ K Ordre 3 à 4 lignes
l1 1 2
1 changement de signe
l2 5 K 1 racine dans le
demi-plan droit
10 - K 0 10
l3 K
5
l4 K K <0
Re(li ) > 0 ea t ® ¥
i
t ®¥
•
•
Exemple 2 : PK (l )= l +3 5l2 + 2l+ K Ordre 3 à 4 lignes
l1 1 2
2 changements de signe
1 racine dans le 2 racines dans le
demi-plan droit demi-plan droit
l2 5 K 10
0
K
10 - K
l3 K > 10
5
l4 K ea t cos (wi t ), ea t sin (wi t )
i i
at
Re(l ) > 0 e ®¥
i
at
Re(l i ) > 0 e ®¥
i i
t ®¥
t ®¥
•
•
Exemple 2 : PK (l )= l +3 5l2 + 2l+ K Ordre 3 à 4 lignes
0 changement de signe
Racines stables
demi-plan droit demi-plan droit
l2 5 K 0 10
K
10 - K 0 < K < 10
l3
5
ea t cos (wi t ), ea t sin (wi t )
i i
t ®¥ t ®¥ Re(li ) > 0 ea t ® ¥i
t ®¥
•
•
Exemple 2 : PK (l )= l +3 5l2 + 2l+ K Ordre 3 à 4 lignes
l1 1 2 2 racines dans le
Racines stables
demi-plan droit
l2 5 10 0 10
K
l3 0 K = 10
Re(li ) < 0 ea t ® 0
Re(li ) > 0 ea t ® ¥
i
i
t ®¥
t ®¥
5l2 +10 = 0, ( ) ( 2t )
l1,2 = ± j 2 cos 2t , sin
•
T = 2p
•
Exemple 2 : PK (l ) = l3+ 5l 2 + 2l+ K Ordre 3 à 4 lignes 2
l1 1 2
l2 5 10 2 racines dans le
Racines stables
demi-plan droit
l3 0 K = 10 0 10
K
l4
ea t cos (wi t ), ea t sin (wi t )
i i
Re(li ) < 0 ea t ® 0
Re(li ) > 0 ea t ® ¥
i
( ) ( 2t )
i
t ®¥
5l2 +10 = 0, l1,2 = ± j 2 cos 2t , sin t ®¥
Vérification :
•
•
FK ( p) = p 3 + 3 p + K , K > 0 FK ( p ) = p 4 + p3 + 3 p2 + 3 p + K , K > 0
e® 0+
e® 0+
l1 1 3 K l1 + 1 3 K
l1 1 3 l1 + 1 3
l2 1 3 l2 + 1 3
l2 0 K l2 + e K
?
® l3 0 K ® l3 + e K
K
l3 l3 - 3 -
0 e ? K
l4 l4 3-
0 - e
l4 l4 + K
l5 l5 + K
Toujours 2 pôles instables
Sauf si K = 0
F0 ( p ) = p 4 + p3 + 3 p2 + 3 p = p ( p +1)( p2 + 3)
M. DJEMAI, 2023-2024 Systèmes Linéaires 33
Stabilité : Critère de Routh-Hurwitz
•
•
Condition nécessaire et suffisante (CNS) de stabilité des modèles CLS : l1 an an-2
an y( ) (t ) + an-1 y(
n n-1)
(t )+ + a0 y (t ) = bm u (
m)
(t )+ + b0u (t ) l2 an-1 an-3
Elle ne concerne que les pôles, i.e. la solution homogène de l’EDO ln+1 a(n+1)1
Un modèle CLS est GAS si et seulement si ses pôles pi Î sont à partie réelle strictement négative : Re( pi ) < 0
Critère de Routh-Hurwitz : Un modèle CLS est GAS si et seulement si tous les éléments de la première colonne du tableau
de Routh ont tous le même signe
•
•
CAS PARTICULIER 2ème ordre : Condition nécessaire et suffisante (CNS) de stabilité des modèles CLS :
l1 a2 a0
D ( p ) = a2 p 2 + a1 p + a0 l2 a1 0
l3 a0
•
•
CAS PARTICULIER 2ème ordre : Condition nécessaire et suffisante (CNS) de stabilité des modèles CLS :
l1 a2 a0
D ( p ) = a2 p 2 + a1 p + a0 l2 a1 0
l3 a0