Par Imad Kamira Mercredi 26 Mars 2025
Devoir Surveillé 17
un corrigé
Exercice (calcul de l’intégrale de Poisson).
1. A l’aide de la relation de Chasles,
Z 2π Z π Z 2π
g(t)dt = g(t)dt + g(t)dt
0 0 π
A l’aide du changement de variable u = 2π − t,
Z 2π Z 0
g(t)dt = − g(2π − u)du
π
Z ππ
= g(2π − t)dt
0
Z π
= g(−t)dt car g est 2π-périodique
0
Z π
= g(t)dt car g est paire
0
d’où le résultat.
2. Soient r ∈ R\{−1, 1} et θ ∈ R. Remarquons que :
fr (θ) = r − eiθ r − e−iθ
= r − eiθ r − eiθ
car r ∈ R
iθ 2
= r−e ≥0
Supposons que fr (θ) = 0, alors r = eiθ , puis |r| = eiθ = 1 et donc, comme r ∈ R, r = +
− 1, ce qui est
exclu. Ainsi
∀r ∈ R\{−1, 1}, ∀θ ∈ R, fr (θ) > 0
3. Soit r ∈ R\{−1, 1}. On effectue le changement de variable x = π − θ. Ainsi
Z 0 Z π Z π
2
I(r) = − ln(fr (π − x))dx = ln(r + 2r cos(θ) + 1)dx = ln(f−r (x))dx = I(−r)
π 0 0
car pour tout θ ∈ R,
fr (π − θ) = r2 − 2r cos(π − θ) + 1 = r2 + 2r cos θ + 1 = f−r (θ)
4. Soit r ∈ R\{−1, 1}. Comme indiqué :
2I(r) = I(r) + I(−r)
Z π Z π
= ln(fr (θ))dθ + ln(f−r (θ))dθ
Z0 π 0
= ln (fr (θ)f−r (θ)) dθ
0
Or, comme vu plus haut, pour tout θ ∈ R,
2 2 2
fr (θ) = r − eiθ et f−r (θ) = −r − eiθ = r + eiθ
de sorte que
2 2 2 2
fr (θ)f−r (θ) = r − eiθ r + eiθ = (r − eiθ )(r + eiθ = r2 − e2iθ = fr2 (2θ)
1
Finalement :
Z π
2I(r) = ln(fr2 (2θ))dθ
0
En effectuant le changement de variable x = 2θ, on obtient :
Z 2π
1
2I(r) = ln(fr2 (x))dx
2 0
Or ln ◦fr2 est clairement 2π-périodique et paire donc, d’après la question 1.,
Z π
ln(fr2 (θ))dθ = I r2
2I(r) =
0
0
5. On fixe r ∈ R\{−1, 1} et on procède à une récurrence. Tout d’abord, 20 I(r) = I r1 = I r2 . Supposons
n
alors qu’il existe n ∈ N tel que 2n I(r) = I r2 . D’après la question 4.,
2 n+1
n+1 2n 2n
2 I(r) = 2I r =I 2 = I r2
Par principe de récurrence simple :
n
∀n ∈ N, 2n I(r) = I r2
6. Remarquons déjà que puisque I(r) = I(−r), I(r) = I(|r|).
Pour tout θ ∈ R, −1 ≤ cos θ ≤ 1 donc
∀θ ∈ R, |r|2 − 2|r| + 1 ≤ |r|2 − 2|r| cos θ + 1 ≤ |r|2 + 2|r| + 1
ou encore
∀θ ∈ R, (1 − |r|)2 ≤ f|r| (θ) ≤ (1 + |r|)2
donc
∀θ ∈ R, 2 ln(1 − |r|) ≤ ln(f|r| (θ)) ≤ 2 ln(1 + |r|)
puis, par croissance de l’intégrale,
2π ln(1 − |r|) ≤ I(|r|) ≤ 2π ln(1 + |r|)
Donc, d’après notre remarque initiale
2π ln(1 − |r|) ≤ I(r) ≤ 2π ln(1 + |r|)
n
7. Soit n ∈ N. Puisque |r| < 1, on a également |r|2 < 1 : on peut donc appliquer la question 6 de sorte que
n
n n
2π ln 1 − r2 ≤ I r2 ≤ 2π ln 1 + r2
ou encore
n
n n
2π ln 1 − |r|2 ≤ I r2 ≤ 2π ln 1 + |r|2
Finalement,
π n
1 n π n
ln 1 − |r|2 ≤ n I r2 ≤ n−1 ln 1 + |r|2
2n−1 2 2
D’après la question 5 on a donc
π n
π n
ln 1 − |r|2 ≤ I(r) ≤ ln 1 + |r|2
2n−1 2n−1
n
Comme |r| < 1, limn→+∞ |r|2 = 0 et donc
n
n
lim ln 1 − |r|2 = lim ln 1 + |r|2 = 0
n→+∞ n→+∞
2
De plus, limn→+∞ 2n = +∞ donc
1
2n
1
2n
lim ln 1 − |r| = lim ln 1 + |r| =0
n→+∞ 2n n→+∞ 2n
Le théorème des gendarmes permet de conclure que I(r) = 0.
8. Soit r ∈ R\{−1, 1}. Pour tout θ ∈ R,
1 2 1 1
− cos θ + 1 = 2 1 − 2r cos θ + r2 = 2 fr (θ)
f1/r (θ) = 2
r r r r
Ainsi
Z π Z π Z π
1 1
I = ln(f1/r (θ))dθ = ln fr (θ) dθ = (ln(fr (θ)) − 2 ln(|r|)) dθ = I(r) − 2π ln(|r|)
r 0 0 r2 0
1 1
9. Soit r ∈ R tel que |r| > 1. Alors r < 1. D’après la question 7., on a I r = 0. Ainsi
1
I(r) = I + 2π ln(|r|) = 2π ln(|r|)
r
Problème 1 (résolution d’une équation fonctionnelle).
Partie I – Quelques exemples
1. (a) En tant que quotient de fonctions dérivables sur ]0, +∞ [ , la fonction fλ est dérivable sur ]0, +∞[.
De plus, pour tout x > 0, on a :
1√ 1 2 + λ + ln(x)
fλ0 (x) = x + (λ + ln(x)) √ = √
x 2 x 2 x
Soit x > 0. On a :
fλ0 (x) > 0 ⇔ 2 + λ + ln(x) > 0 ⇔ ln(x) > −2 − λ ⇔ x > e−2−λ
On a par ailleurs limx→+∞ fλ (x) = +∞ et limx→0+ fλ (x) = 0 (croissances comparées).
(b) Une équation cartésienne Tλ est donnée par
2+λ λ λ
y = fλ0 (1)(x − 1) + fλ (1) = (x − 1) + λ = 1+ x+ −1
2 2 2
(c) Soit λ ∈ R. On remarque que :
λ λ
−2 = 1 + (−1) + − 1
2 2
La droite Tλ passe par le point de coordonnées (−1, −2). Ce point étant indépendant de λ, les droites
Tλ sont concourantes.
(d) On prendra garde au fait que si λ1 6 λ2 alors fλ1 6 fλ2 .
3
1 √
2. (a) Les solutions de l’équation homogène y 0 − 2x
1
y = 0 sont les fonctions de la forme x 7→ αe 2 ln x = α x.
√
On recherche une solution particulière de la forme fp : x 7→ α(x) x où α :] 0, +∞[→ R est une
fonction dérivable à déterminer.
1 1
fp solution de (E) ⇔ ∀x > 0, fp0 (x) −
fp (x) = √
2x x
√
√ α(x) α(x) x 1
⇔ ∀x > 0, α0 (x) x + √ − =√
2 x 2x x
1
⇔ ∀x > 0, α0 (x) =
x
√
Le choix α(x) = ln x convient ce qui donne fp (x) = x ln x.
√
Les solutions de (E) sont les fonctions de la forme x 7→ (α + ln x) x avec α qui décrit R.
√
(b) Grâce à la question précédente, on sait qu’il √ existe α ∈ R tel que y(x) = (α + ln x) x. La condition
y(1) = λ donne α = λ puis y(x) = (λ + ln x) x = fλ (x).
0 1
y − 2x y = √1x
La fonction fλ étudiée dans cette partie est l’unique solution du problème de Cauchy
y(1) = λ
3. Soit x > 0. On a :
r
2 + λ + ln x 1 1 1 1 1
fλ0 (x) = √ = − (−2 − λ − ln x) √ = − −2 − λ + ln
2 x 2 x 2 x x
Si − 2 − λ = λ alors fλ0 (x) = −1 1
2 fλ x . Autrement dit, pour λ = −1, la fonction fλ une solution de ( ? )
pour k = − 12 .
1
Partie II – Résolution dans le cas k = −
2
4. (a) La fonction g est dérivable sur ]0, +∞[ en tant que composée, produit et somme de fonctions déri-
vables. Pour tout x > 0, on a
√
f 0 (x) 1 f (x)
0 1 1 x 0 1
g (x) = √ − √ + √ f − 2f
x 2x x 2 x x x x
1
1f 1 f (x) 1 1 1 1
= − √x − √ + √ f + √ f (x) car f vérifie (?)
2 x 2x x 2 x x 2x x
=0
La fonction g est constante.
(b) On a g(1) = 2f (1) donc, pour tout x > 0, on a g(x) = 2f (1) que l’on réécrit
f (x) √ √
1 f (x)
√ + xf = 2f (1) ⇔ √ − 2 xf 0 (x) = 2f (1)
x x x
−f (1)
puis f 0 (x) − 1
2x f (x) = √
x
.
4
y 0 − 2x
1
y=0
5. Si f (1) = 0 alors f est solution du problème de Cauchy . La fonction nulle étant également
y(1) = 0
solution de ce même problème, par unicité de la solution à un problème de Cauchy, la fonction f est la
fonction nulle.
6. On suppose f (1) 6= 0. En notant h : x 7→ − ff (x) 0 1
(1) , on a h(1) = −1 et h est solution de y − 2x y =
√1 d’après la
x
0 1
y − 2x y = √1x
question 4.(b). On a vu dans la partie 1 que l’unique solution du problème de Cauchy
y(1) = −1
√
est la fonction f−1 : x 7→ (−1+ln x) x. Par unicité de la solution de ce problème de Cauchy, on a h = f−1 ,
ie f = −f (1)f−1 et f est de la forme f = cf−1 avec c ∈ R.
Réciproquement, puisque f−1 est solution de (?) pour k = − 21 (voir partie 1 ), les fonctions de la forme
cf−1 avec c ∈ R sont également solutions de (?) pour k = − 21 .
Par conséquent, les solutions de (?) pour k = − 12 sont les fonctions de la forme
√
x 7→ c(−1 + ln x) x avec c ∈ R
1 1
Partie III – Résolution dans le cas k ∈ − ,
2 2
7. On a y : x 7→ xα qui est solution de (Ek ) si et seulement si
∀x > 0, α(α − 1)xα + k 2 xα = 0 ⇔ α(α − 1) + k 2 = 0 ⇔ α2 − α + k 2 = 0.
1
Puisque le discriminant ∆ = 1 − 4k 2 > 0 ( k 2 < 4 par hypothèse), on peut choisir :
√
1+ 1 − 4k 2 1
α= >
2 2
8. Pour tout x > 0, on a :
y 0 (x) = αxα−1 z(x) + xα z 0 (x)
et :
y 00 (x) = α(α − 1)xα−2 z(x) + 2αxα−1 z 0 (x) + xα z 00 (x)
donc :
y est solution de (Ek ) ⇔ ∀x > 0, x2 y 00 (x) + k 2 y(x) = 0
⇔∀x > 0, α(α − 1)xα z(x) + 2αxα+1 z 0 (x) + xα+2 z 00 (x) + k 2 xα z(x) = 0
⇔∀x > 0, (α(α − 1) + k 2 ) z(x) + 2αxz 0 (x) + x2 z 00 (x) = 0
| {z }
=0
2α 0
⇔∀x > 0, z 00 (x) +z (x) = 0
x
2α
⇔z 0 est solution de Y 0 + Z=0
x
9. Les solutions de (Ek0 ) : Y 0 + 2α
x Y = 0 sont les fonctions de la forme x 7→ ce−2α ln x = cx−2α .
10. En utilisant les résultats des questions précédentes, on peut écrire :
2α
y est solution de (Ek ) ⇔ z 0 est solution de Y 0 + Z = 0 ⇔ ∃c ∈ R, ∀x > 0, z 0 (x) = cx−2α
x
c 1
⇔ ∃(a, c) ∈ R2 , ∀x > 0, z(x) = x1−2α + a α 6=
1 − 2α 2
⇔ ∃(a, b) ∈ R2 , ∀x > 0, z(x) = bx1−2α + a
⇔ ∃(a, b) ∈ R2 , ∀x > 0, y(x) = xα z(x) = axα + bx1−α
11. Soit f solution de (?) avec k ∈] − 12 , 12 [.
Pour tout x > 0, on a f 0 (x) = kf x1 donc f 0 est dérivable sur ]0, +∞[ en tant que composée de fonctions
dérivables. Pour tout x > 0, on a
k2 k2
k 1 1
f (x) = − 2 f 0
00
= − 2f = − 2 f (x).
x x x 1/x x
Par conséquent, si f convient alors f est solution de l’équation (Ek ) donc est de la forme x 7−→ f (x) =
axα + bx1−α . On regarde à quelle(s) condition(s) une fonction de cette forme est effectivement solution de
5
( ? ).
La condition f 0 (x) = kf 1
x se réécrit
1 1
aαxα−1 + b(1 − α)x−α = k a α + b 1−α = kax−α + kbxα−1
x x
Cette relation étant valable pour tout x > 0, ceci est vrai si et seulement si
aα = kb kb
⇔a= car k 2 + α(α − 1) = 0.
b(1 − α) = ka α
Par conséquent, les solutions de (?) pour k ∈] − 12 , 12 [ sont les fonctions de la forme x 7→ b k α
αx + x1−α ,
ie de la forme
x 7→ c kxα + αx1−α ,
c ∈ R.
Problème 2 (autour de l’équation de Pell-Fermat).
Partie I – Préliminaires hyperboliques
1. (a) La fonction sh est continue et strictement croissante sur R (en effet, sh0 = ch > 0 sur R) donc, d’après
le théorème de la bijection, elle réalise une bijection de R sur sh(R) = R.
(b) Il suffit de l’écrire ; on utilise le fait que ch2 − sh2 = 1 sur R.
(c) On traite séparément l’injectivité et la surjectivité.
sh(s) sh(t)
— Soient s, t ∈ R. Si M (t) = M (s), alors ch(s), √ = ch(t), √ , d’où l’on tire que
2 2
sh(s) = sh(t). Or la fonction sh est injective (car bijective) donc s = t. Ainsi, M est injective.
√
— Soit (x, y)√ ∈ H0 . Comme sh : R −→ R est bijective et que y 2 ∈ R, il existe t ∈ R tel que
sh(t) = y 2. On a alors :
1
M (t) = ch(t), √ sh(t) = (ch(t), y)
2
Comme (x, y) ∈ H0 , on a :
x2 = 1 + 2y 2 = 1 + sh(t)2 = ch(t)2
Comme x, ch(t) ∈ R+ , on a x = ch(t) et donc M (t) = (x, y). Ainsi, M est surjective.
Finalement, M est bijective.
2. (a) Il suffit de l’écrire.
(b) Soient a, b ∈ R tels que a 6= Alors ch(b) − ch(a) 6= 0 et ch(a + b) − 1 6= 0 ; les deux nombres
+
− b.
a+b b−a
proposés sont donc bien définis. En posant u = et v = , on a u + v = b et u − v = a donc,
2 2
d’après la question précédente :
sh(b) − sh(a) sh(u + v) − sh(u − v) ch(u) 1
= = =
ch(b) − ch(a) ch(u + v) − ch(u − v) sh(u) th(u)
et :
sh(a + b) sh(2u) 2 ch(u) sh(u) 2 ch(u) sh(u)
= = =
ch(a + b) − 1 ch(2u) − 1 ch(u)2 + sh(u)2 − 1 2 sh(u)2
ch(u)
=
sh(u)
1
= ,
th(u)
d’où l’égalité annoncée.
Partie II – Transport de structure
3. Immédiat en utilisant la propriété vérifiée par f (et la définition de eG ).
6
4. On montre que H = f (G) (f est surjective) est un groupe en vérifiant les axiomes définissant un groupe
(non vide, ∗ est une loi de composition interne sur H d’après l’énoncé, associativité, élément neutre et
inversibilité dans H de tous les éléments de H).
5. Voir figure en dernière page.
6. On distingue deux cas.
— On suppose que a 6= −b de telle sorte que B n’est pas le symétrique de A par rapport à l’axe des
abscisses. Dans ce cas, la droite (AB) n’est pas perpendiculaire à l’axe des abscisses. On note t le
paramètre associé à C = M (t) ∈ H0 . Les coordonnées des points A, B, Ω et C sont :
(xA , yA ) = M (a), (xB , yB ) = M (b), (xΩ , yΩ ) = (1, 0) et (xC , yC ) = M (t)
Les droites ∆ = (AB) et (ΩC) sont parallèles donc :
yB − yA yC − yΩ sh(b) − sh(a) sh(t)
= i.e. = ,
xB − xA xC − xΩ ch(b) − ch(a) ch(t) − 1
sh(a + b) sh(t)
soit encore = . Par unicité du paramètre associé au point C, il vient t = a + b,
ch(a + b) − 1 ch(t) − 1
i.e. C = M (a + b).
— Si a = −b, alors B est le symétrique de A par rapport à l’axe des abscisses. La droite (AB) est
perpendiculaire à l’axe des abscisses donc :
A ∗ B = Ω = M (0) = M (a + b)
Dans tous les cas, on a bien A ∗ B = Ω = M (a + b).
7. La fonction M : R −→ H0 est surjective (partie I) et (R, +) est un groupe et ∗ est une loi de composition
interne sur H0 par construction. Par ailleurs, on sait d’après la question précédente que :
∀a, b ∈ R, M (a + b) = M (a) ∗ M (b)
Le théorème de transport de structure démontré aux questions 3. et 4. permet de conclure que (H0 , ∗) est
un groupe.
Partie III – Équation de Pell-Fermat
1
8. L’égalité A = M (t0 ) se réécrit (3, 2) = ch(t0 ), √ sh(t0 ) . En utilisant les expressions des fonctions ch
2
et sh et en résolvant le système, on obtient les deux égalités annoncées.
M = (x, y) ∈H0 . Il existe t ∈ R tel que M = M (t). On sait aussi que A = M (t0 ) i.e. (3, 2) =
9. Soit
1
ch(t0 ), √ sh(t0 ) et, d’après la partie précédente :
2
A ∗ M = M (t0 ) ∗ M (t) = M (t0 + t)
Les coodonnées de A ∗ M sont donc :
sh(t0 + t) sh(t) sh(t0 )
ch(t0 + t), √ = ch(t0 ) ch(t) + sh(t0 ) sh(t), ch(t0 ) √ + ch(t) √
2 2 2
= (3x + 4y, 3y + 2x)
10. (a) On procède par récurrence.
— Pour n = 0, on a A0 = Ω ∈ H0 et les coordonnées de A0 , à savoir (0, 1), sont entières.
— Soit n ∈ N. On suppose que An ∈ H0 et que les coordonnées de An , notées (x, y), sont entières.
On a An+1 = F (An ) = A∗An . Or A, An ∈ H0 et ∗ est une loi de composition interne sur H0 donc
An+1 ∈ H0 . Les coordonnées de An+1 , obtenues à la question précédentes, sont effectivement
entières.
(b) C’est une récurrence immédiate.
(c) Le résultat découle immédiatement des questions 8. et 10.(b).
7
11. Il s’agit de trouver deux entiers k et m tels que :
m(m + 1)
k2 =
nombre de coins coins = |{z}
2
config. 1 | {z }
config. 2
On a :
2
m(m + 1) 1 1
k2 = ⇐⇒ m(m + 1) − 2k 2 = 0 ⇐⇒ m+ − 2k 2 =
2 2 4
⇐⇒ (2m + 1)2 − 2(2k)2 = 1
⇐⇒ (2m + 1, 2k) ∈ H0
La relation de récurrence vérifiée par la suite nous donne A0 = Ω = (1, 0),
A1 = A = (3, 2), A2 = (17, 12), A3 = (99, 70), A4 = (577, 408)
Les valeurs de k associées sont respectivement 0, 1, 6, 35 et 204. Le nombre possible de canards associé,
égal à k 2 , est alors 02 = 1, 12 = 1, 62 = 36 (cf. illustration), 352 = 1225, 2042 > 2002 = 40000. Sachant
que ce nombre est compris entre 1000 et 10000, le groupe de canards est constitué de 1225 individus.