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Physique - Wikipédia

La physique est une science qui étudie les phénomènes naturels de l'Univers, en développant des modèles vérifiables et en s'appuyant sur des théories telles que la physique classique, la physique quantique et la relativité générale. Elle a évolué depuis l'Antiquité, avec des contributions majeures de figures comme Galilée et Newton, et continue de se diversifier en disciplines contemporaines. La physique moderne, marquée par des révolutions conceptuelles, explore des domaines variés allant de la cosmologie à la physique des particules.

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La physique est une science qui étudie les phénomènes naturels de l'Univers, en développant des modèles vérifiables et en s'appuyant sur des théories telles que la physique classique, la physique quantique et la relativité générale. Elle a évolué depuis l'Antiquité, avec des contributions majeures de figures comme Galilée et Newton, et continue de se diversifier en disciplines contemporaines. La physique moderne, marquée par des révolutions conceptuelles, explore des domaines variés allant de la cosmologie à la physique des particules.

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Physique

science des phénomènes naturels

Cet article possède des paronymes, voir Phtisique et Phyrique.

Pour les articles homonymes, voir Physique (homonymie).

La physique est une science qui étudie, modélise et formalise les phénomènes naturels de
l'Univers. Elle correspond à l'étude du monde qui nous entoure sous toutes ses formes, des lois
de ses variations et de leur évolution.

Physique

Partie de Science de la nature, sciences


physiques
Pratiqué par Physicien ou physicienne,
professeur de physique (d),
docteur ès sciences physico-
mathématiques (d)
Objets Matière
énergie
Histoire Histoire de la physique

La physique développe des représentations du monde expérimentalement vérifiables dans un


domaine de définition donné. Elle produit plusieurs lectures du monde, chacune n'étant
considérée comme précise que jusqu'à un certain point. La modélisation des systèmes
physiques peut inclure ou non les processus chimiques et biologiques.

La physique telle que conceptualisée par Isaac Newton, aujourd'hui dénommée physique
classique, ne donne pas d'explication satisfaisante sur des phénomènes naturels comme le
rayonnement du corps noir (catastrophe ultraviolette) ou les anomalies de l'orbite de la planète
Mercure, ce qui pose un réel problème aux physiciens. Les tentatives effectuées pour
comprendre et modéliser les phénomènes nouveaux auxquels on accède à la fin du xixe siècle
révisent en profondeur le modèle newtonien pour donner naissance à deux nouveaux ensembles
de théories physiques. Il existe donc aujourd'hui trois ensembles de théories physiques établies,
chacun valide dans le domaine d'applications qui lui est propre :

la physique classique (milieux solides, liquides et gazeux), toujours d'actualité, s'applique, par
exemple, à la construction des immeubles, des centrales électriques et des avions. Elle utilise
les anciennes notions de temps, d'espace, de matière et d'énergie telles que définies par
Newton ;

la physique quantique (monde microscopique des particules et des champs) s'applique, par
exemple, à la technologie utilisée pour la production des composants électroniques (la diode à
effet tunnel par exemple) ou aux lasers. Elle se fonde sur de nouvelles définitions de l'énergie
et de la matière, mais conserve les anciennes notions de temps et d'espace de la physique
classique. La physique quantique n'a jamais été prise en défaut ;

la relativité générale (monde macroscopique des planètes, des trous noirs et de la gravité)
s'applique, par exemple, à la mise au point et au traitement de l'information nécessaire au
fonctionnement des systèmes GPS. Elle se fonde sur de nouvelles définitions du temps et de
l'espace, mais conserve les anciennes notions d'énergie et de matière de la physique
classique, ces deux dernières étant contredites par la physique quantique. La relativité
générale n'a jamais été prise en défauta.

La physique classique, fondée sur des théories antérieures à la relativité et aux quanta, reste
correcte quand :

la discontinuité des niveaux d'énergie ne se manifeste pas de façon quantitativement


significative ;

les vitesses sont très inférieures à la vitesse de la lumière dans le vide ;

le champ gravitationnel est suffisamment peu intense.

Elle doit être remplacée par la physique quantique quand la première condition n'est pas remplie
(par la physique quantique relativiste quand la deuxième ne l'est pas non plus). Elle doit être
remplacée par la relativité restreinte quand seule la deuxième condition n'est pas remplie, et par
la relativité générale quand la troisième ne l'est pas. Il n'existe actuellement aucune théorie
physique aboutie s'appliquant aux situations où la première et la troisième conditions ne sont
pas remplies (gravité quantique), mais de telles situations ne se produisent pas dans la pratique
et sont même actuellement hors de portée de l'expérimentation.

La physique classique est en continuité avec la relativité restreinte (elle en est un cas particulier
pour les vitesses faibles devant la vitesse de la lumière), avec la relativité générale (elle en est un
cas particulier pour les champs gravitationnels suffisamment peu intenses) et avec la physique
quantique (elle en est un cas particulier quand la discontinuité des niveaux d'énergie peut être
négligée), mais on sait que la relativité générale et la physique quantique sont contradictoires.
Leur remplacement par une théorie cohérente est aujourd'hui le principal problème de la
physique théorique, par souci de cohérence logique et parce que la première et la troisième
conditions ne sont pas remplies dans l'Univers primordial (Big Bang) ni à proximité d'un trou noir.

Les divisions anciennes en vigueur à la fin du xixe siècle : mécanique, calorique, acoustique,
optique, électricité, magnétisme sont complétées ou remplacées par :

la taille des éléments de structure au centre de la modélisation : particules élémentaires,


noyaux atomiques, atomes, molécules, macromolécules ou polymères, grains de matière… ;

les caractères des interactions à l'origine des phases ou états de la matière : plasma, fluide
supercritique, gaz, liquide, solide.

La physique est née avec les expériences répétées de Galilée qui n'accepte, au-delà des principes
et des conventions issus des schémas mathématiques, que des résultats mesurables et
reproductibles par l'expérience. La méthode choisie permet de confirmer ou d'infirmer les
hypothèses fondées sur une théorie donnée. Elle décrit de façon quantitative et modélise les
êtres fondamentaux présents dans l'Univers, cherche à décrire le mouvement par les forces qui
s'y exercent et leurs effets. Elle développe des théories en utilisant l'outil des mathématiques
pour décrire et prévoir l'évolution de systèmes.

Terminologie

Le terme physique vient du grec φυσική / physikế adopté dans le monde gréco-romain, signifiant
« connaissance de la nature ». En latin, la physika ou physica gréco-romaine est
étymologiquement ce qui se rapporte à la nature ou précisément le savoir harmonieux et
cyclique sur la nature dénommée φύσις / phusis. Dans un sens général et ancien, la physique
désigne la connaissance de la nature qui se perpétue en restant essentiellement la même avec le
retour des saisons ou des générations vivantes. L'ouvrage Physica d'Aristote (384-322 av. J.-C.)1
reprend cette terminologie.

Le terme ancien est perpétué par la tradition de la philosophie antique. Selon


Platon [réf. nécessaire]2, la physique est l'une des trois parties de l'enseignement de la philosophie,
aux côtés de l'éthique et de la logique. Selon son élève Aristote, la philosophie se divise en
philosophie théorétique, philosophie pratique et philosophie poétique ; la physique est une des
trois parties de la philosophie théorétique, aux côtés des mathématiques et de la théologie.
Quand Aristote écrit un livre sur La Physique, ce qui échappe à la triple catégorisation et ne peut
être catalogué dans la physique est dévolu à la métaphysique, c'est-à-dire, au sens étymologique,
à ce qui va au-delà de la physique.

Au xiie siècle, le mot savant physique est attesté en ancien français sous la double forme fusique
dès 1130 ou fisique. Il a un double sens :
la médecine se nomme fusique. Son praticien, un médecin ou autrefois un apothicaire, est
dénommé fisicien dès 1155. En anglais, le terme subsiste avec la graphie physician.

la fisique est aussi la connaissance des choses de la nature. Le praticien ne soigne-t-il pas
avec les dons de la nature, les herbes et les plantes, les substances minérales, animales ou
végétales ?

À la fin du quattrocento (xve siècle), il apparaît en tant qu'adjectif. Loys Garbin le cite dans son
vocabulaire latin-français publié à Genève en 1487, où il désigne « ce qui se rapporte à la nature »
mais le substantif s'affirme comme science des choses naturelles. L'adjectif reste d'emploi rare
avant le xviie siècle. Le mot physique désigne alors les « connaissances concernant les causes
naturelles » , son étude apporte l'expression « philosophie naturelle » selon un corpus
universitaire gardé par Isaac Newton, auteur des principes mathématiques de philosophie
naturelle. C'est le sens de René Descartes et de ses élèves Jacques Rohault et Régis3. Elle
correspond alors aux sciences naturelles ou encore à la philosophie naturelle.

Des chaires de philosophie naturelle sont établies dans certaines universités, notamment au
Royaume-Uni (Oxford, Édimbourg, etc.). À Paris, on compte par exemple une chaire de
philosophie naturelle au collège de Clermont, occupée notamment par Ignace-Gaston Pardies.
Maxwell occupe quelque temps une semblable chaire à Édimbourg où l'enseignement reste un
fourre-tout indigeste.

Au xviiie siècle, la physique désigne clairement en français la science expérimentale.

La signification ancienne de cette physique ne convient plus aux actuelles sciences dites
« exactes » que sont la physique, la chimie et la biologie, cette dernière étant la plus tardive
héritière directe des sciences naturellesb.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la physique.

Antiquité

Article détaillé : Histoire de la physique#Antiquité.

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Moyen Âge

Article détaillé : Histoire de la physique#Moyen Âge.


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Époque moderne

Portrait de Galileo Galilei par Giusto


Sustermans en 1636.

Le mot physique prend son sens moderne, plus restreint que le sens originel, au début du
xviie siècle avec Galilée. Selon lui, les lois de la nature s'écrivent en langage mathématique. Il
découvre plusieurs lois, comme l'inertie et la relativité des vitesses qui contredisent le sens
commun.

L'élève de Galilée, Evangelista Torricelli, montre que la science ne se contente pas de calculer
des trajectoires balistiques, mais elle peut aussi expliquer des phénomènes singuliers qu'on lui
soumet et mettre au point des techniques. Les fontainiers de Florence ne parvenaient pas à
hisser par une seule puissante pompe aspirante l'eau de l'Arno à des hauteurs dépassant trente-
deux pieds, soit une dizaine de mètres. Torricelli, consulté par ses maîtres artisans dépités,
constate avec eux le fait troublant, mais en procédant par expérience, il découvre le vide et
détermine les capacités maximales d'élévation d'une batterie de pompes.

À l'université de Paris, l'aristotélisme fournit un classement des natures et causes des


phénomènes observés, et ordonne la Nature de manière rigoureuse dans les cours de
philosophie naturelle jusque dans les années 1690, à partir desquelles il est progressivement
remplacé par un cartésianisme sophistiqué, notamment grâce à l'ouverture du collège des
Quatre-Nations et les cours d'Edme Pourchot.

Les pionniers de la modélisation scientifique parmi lesquels le Français Descartes et plusieurs


expérimentateurs des Pays-Bas ou d'Angleterre contribuent à diffuser les bases de la physique
mathématisée qui atteint son apogée en Angleterre avec Isaac Newton.
Dans la première édition du Dictionnaire de l'Académie française, datant de 1694, le nom
« physique » est désigné comme la « science qui a pour objet la connaissance des choses
naturelles, ex : La physique fait partie de la philosophie;la physique est nécessaire à un médecin ».
L'adjectif « physique » est défini, en outre, comme signifiant « naturel, ex : l'impossibilité physique
s'oppose à l'impossibilité morale ». Ce n'est que dans sa sixième édition (1832-1835) que le sens
moderne de « physique » apparaît, le terme est défini comme la « science qui a pour objet les
propriétés accidentelles ou permanentes des corps matériels, lorsqu'on les étudie sans les
décomposer chimiquement. ». Enfin dans sa huitième édition (1932-1935), la physique est
définie comme la « science qui observe et groupe les phénomènes du monde matériel, en vue de
dégager les lois qui les régissent.»

Le Littré donne des définitions apparemment précises. En tant qu'adjectif, il définit les
phénomènes physiques comme « ceux qui ont lieu entre les corps visibles, à des distances
appréciables, et qui n'en changent pas les caractères » et les propriétés physiques, comme
« qualités naturelles des corps qui sont perceptibles aux sens, telles que l'état solide ou gazeux,
la forme, la couleur, l'odeur, la saveur, la densité, etc. ». Les sciences physiques sont définies
comme « celles qui étudient les caractères naturels des corps, les forces qui agissent sur eux et
les phénomènes qui en résultent ». En tant que nom, la physique est définie comme « science du
mouvement et des actions réciproques des corps, en tant que ces actions ne sont pas de
composition et de décomposition, ce qui est le propre de la chimie ».

La notion actuelle de science en tant qu'« ensemble ou système de connaissances sur une
matière » date seulement du xviiie siècle. Avant cette époque, le mot « science » signifiait
simplement « la connaissance qu'on a de quelque chose » (science et savoir ont la même
étymologie) et la notion de scientifique n'existait pas. À l'inverse, le terme « philosophie » désigne
dans son sens ancien « l'étude des principes et des causes, ou le système des notions générales
sur l'ensemble des choses », les sciences naturelles étaient donc le résultat de la philosophie
naturelle (voir l'exemple du titre de la revue Philosophical Transactions).

L'expression « sciences physiques » désigne actuellement l'ensemble formé par la physique


(dans son sens moderne) et la chimie, cette expression prend son sens actuel en France au
début du xixe siècle, en même temps que le mot « science » prend le sens d'« ensemble formé
par les sciences mathématiques, physiques et naturelles ». Auparavant, l'expression « sciences
physiques » était un simple synonyme de l'expression « sciences naturelles »c.

xixe et xxe siècles

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Physique moderne

La physique moderne connaît une révolution de pensée à l'entrée du xxe siècle avec la
découverte de la relativité restreinte, qui change le concept du temps, et l'introduction de la
mécanique quantique qui bouleverse la notion de réalité.

En 1903, Marie Curie et Pierre Curie partagent avec Henri Becquerel le prix Nobel de physique
pour leurs recherches sur les radiations (radioactivité, rayonnement corpusculaire naturel)4.

État actuel

Disciplines

La recherche en physique contemporaine se divise en diverses disciplines qui étudient différents


aspects du monde physique.

Domaine(s) Disciplines Principales théories Quelques concepts

Big Bang, Inflation


Cosmologie, Planétologie, Trou noir, Galaxie, Gravité, Onde
Astrophysique et cosmique, Relativité
Physique des plasmas, gravitationnelle, Planète, Système
mécanique générale, Matière noire,
Astroparticules solaire, Étoile, Univers
Rayons cosmiques

Physique
Diffraction, Onde
quantique et Physique atomique, Physique
Optique quantique électromagnétique, Laser,
Physique moléculaire, Optique, Photonique
Polarisation, Interférences
ondulatoire

Interaction élémentaire
Modèle standard, (Gravitation, Électromagnétisme,
Physique des Accélérateur de particules, Théorie de grande Interaction faible, Interaction
particules Physique nucléaire unification, Théorie des forte), Particule élémentaire,
cordes, Théorie M Antiparticule, Spin, Brisure
spontanée de symétrie

Thermodynamique, Physique du
Physique État de la matière (Solide, Liquide,
solide, Science des matériaux, Supraconductivité, Onde
statistique et Gaz), Plasma, Condensat de
Physique des polymères, Matière de Bloch, Condensat
Physique de la Bose-Einstein, Supercritique,
molle, Physique mésoscopique, fermionique, Liquide de
matière Superfluide), Conducteur,
Système désordonné, Fermi
condensée Magnétisme, Auto-organisation
Biophysique

Théories

Bien que la physique s'intéresse à une grande variété de systèmes, certaines théories ne peuvent
être rattachées qu'à la physique dans son ensemble et non à l'un de ses domaines. Chacune est
supposée juste, dans un certain domaine de validité ou d'applicabilité. Par exemple, la théorie de
la mécanique classique décrit fidèlement le mouvement d'un objet, pourvu que

ses dimensions soient bien plus grandes que celles d'un atome ;

sa vitesse soit bien inférieure à la vitesse de la lumière ;

il ne soit pas trop proche d'une masse importante ;

il soit dépourvu de charge électrique.

Les théories anciennes, comme la mécanique newtonienne, ont évolué engendrant des sujets de
recherche originaux, notamment dans l'étude des phénomènes complexes (exemple : la théorie
du chaos). Leurs principes fondamentaux constituent la base de toute recherche en physique et
tout étudiant en physique, quelle que soit sa spécialité, acquiert les bases de chacune d'entre
elles.

Théorie Grands domaines Concepts

Cinématique, Lois du mouvement de Dimension, Espace, Temps, Référentiel,


Newton, Mécanique analytique, Longueur, Vitesse, Vitesse relative, Masse,
Mécanique Mécanique des fluides, Mécanique du Moment cinétique, Force, Énergie, Moment
newtonienne point, Mécanique du solide, angulaire, Couple, Loi de conservation,
Transformations de Galilée, Mécanique Oscillateur harmonique, Onde, Travail,
des milieux continus Puissance, Équilibre

Charge électrique, Courant électrique, Champ


Électrostatique, Électricité, Magnétisme,
Électromagnétisme électrique, Champ magnétique, Champ
Équations de Maxwell
électromagnétique, Onde électromagnétique

Constante de Boltzmann, Entropie, Énergie libre,


Physique statistique Machine thermique, Théorie cinétique des
Chaleur, Fonction de partition, Température,
et Thermodynamique gaz
Équilibre thermodynamique, Réversibilité

Hamiltonien, Boson, Fermion, Particules


Intégrale de chemin, Équation de
identiques, Constante de Planck, Oscillateur
Mécanique quantique Schrödinger, Théorie quantique des
harmonique quantique, Fonction d'onde, Énergie
champs
de point zéro

Principe d'équivalence, Quadrivecteur, Espace-


Relativité galiléenne, Relativité restreinte,
Théorie de la relativité temps, Vitesse de la lumière, Vitesse relative,
Relativité générale
Invariance de Lorentz
Méthode

Théorie et expérience

Sections transversales des premières


orbitales de l'atome d'hydrogène, le
code de couleurs représentant
l'amplitude de probabilité de l'électron
(noire : amplitude zéro, blanc :
amplitude maximale).

Les physiciens observent, mesurent et modélisent le comportement et les interactions de la


matière à travers l'espace et le temps de façon à faire émerger des lois générales quantitatives.
Le temps — défini par la durée, l'intervalle et la construction corrélative d'échelles — et l'espace —
ensemble des lieux où s'opère le mouvement et où l'être ou l'amas matériel, c'est-à-dire la
particule, la molécule ou le grain, le corps de matière… ou encore l'opérateur se positionnent à un
instant donné — sont des faits réels constatés, transformés en entités mathématiques abstraites
et physiques mesurables pour être intégrées logiquement dans le schéma scientifique. Ce n'est
qu'à partir de ces constructions qu'il est possible d'élaborer des notions secondaires à valeurs
explicatives. Ainsi l'énergie, une description d'états abstraite, un champ de force ou une
dimension fractale peuvent caractériser des « phénomènes physiques » variés. La métrologie est
ainsi une branche intermédiaire capitale de la physique.

Une théorie ou un modèle — appelé schéma une fois patiemment étayé par de solides
expériences et vérifié jusqu'en ses ultimes conséquences logiques — est un ensemble
conceptuel formalisé mathématiquement, dans lequel des paramètres physiques qu'on suppose
indépendants (charge, énergie et temps, par exemple) sont exprimés sous forme de variables (q,
E et t) et mesurés avec des unités appropriées (coulomb, joule et seconde). La théorie relie ces
variables par une ou plusieurs équations (par exemple, E=mc2). Ces relations permettent de
prédire de façon quantitative le résultat d'expériences.

Une expérience est un protocole matériel permettant de mesurer certains phénomènes dont la
théorie donne une représentation conceptuelle. Il est illusoire d'isoler une expérience de la
théorie associée. Le physicien ne mesure évidemment pas des choses au hasard ; il faut qu'il ait
à l'esprit l'univers conceptuel d'une théorie. Aristote n'a jamais pensé calculer le temps que met
une pierre lâchée pour atteindre le sol, simplement parce que sa conception du monde
sublunaire n'envisageait pas une telle quantification. Cette expérience a dû attendre Galilée pour
être faite. Un autre exemple d'expérience dictée nettement par un cadre conceptuel théorique est
la découverte des quarks dans le cadre de la physique des particules. Le physicien des
particules Gell-Mann a remarqué que les particules soumises à la force forte se répartissaient
suivant une structure mathématique élégante, mais que trois positions fondamentales (au sens
mathématique de la théorie des représentations) de cette structure n'étaient pas réalisées. Il
postula donc l'existence de particules plus fondamentales (au sens physique) que les protons et
les neutrons. Des expériences permirent par la suite, en suivant cette théorie, de mettre en
évidence leur existence.

Inversement, des expériences fines ou nouvelles ne coïncident pas ou se heurtent avec la


théorie. Elles peuvent :

soit remettre en cause la théorie — comme ce fut le cas du problème du corps noir et des
représentations de la lumière qui provoquent l'avènement de la mécanique quantique et des
relativités restreinte et générale, de façon analogue à l'ébranlement des fondements du
vitalisme en chimie ou de l'effondrement de la génération spontanée en biologie ;

soit ne pas s'intégrer dans les théories acceptées. L'exemple de la découverte de Neptune est
éclairant à ce titre. Les astronomes pouvaient mesurer la trajectoire d'Uranus mais la théorie
d'Isaac Newton donnait une trajectoire différente de celle constatée. Pour maintenir la théorie,
Urbain Le Verrier et, indépendamment, John Adams postulèrent l'existence d'une nouvelle
planète, et d'après cette hypothèse prédirent sa position. L'astronome allemand Johann
Gottfried Galle vérifia en septembre 1846 que les calculs de Le Verrier et Adams étaient bons
en observant Neptune à l'endroit prédit. Il est clair que l'interprétation de la première
expérience est tributaire de la théorie, et la seconde n'aurait jamais pu avoir lieu sans cette
même théorie et son calcul. Un autre exemple est l'existence du neutrino, supposée par
Wolfgang Pauli pour expliquer le spectre continu de la désintégration β, ainsi que l'apparente
non-conservation du moment cinétique ;

soit enfin, faire naître la théorie de manière purement fortuite (sérendipité) : ainsi le physicien
Henri Becquerel découvre la radioactivité en 1895 en stockant par hasard des sels d'uranium
près d'une plaque photographique vierge.

La recherche

La culture de la recherche en physique présente une différence notable avec celle des autres
sciences en ce qui concerne la séparation entre théorie et expérience. Depuis le xxe siècle, la
majorité des physiciens sont spécialisés soit en physique théorique, soit en physique
expérimentale. En revanche, presque tous les théoriciens renommés en chimie ou en biologie
sont également des expérimentateurs.

La simulation informatique occupe une place très importante dans la recherche en physique et
ce depuis les débuts de l'informatique. Elle permet en effet la résolution approchée de
problèmes mathématiques qui ne peuvent pas être traités analytiquement. Beaucoup de
théoriciens sont aussi des numériciens.

Objectif et limites

Recherche d'un corpus fini et évolution permanente

Albert Einstein en 1947.

L'histoire de la physique semble montrer qu'il est illusoire de penser que l'on finira par trouver un
corpus fini d'équations qu'on ne pourra jamais contredire par expérience. Chaque théorie
acceptée à une époque finit par révéler ses limites, et est intégrée dans une théorie plus large. La
théorie newtonienne de la gravitation est valide dans des conditions où les vitesses sont petites
et que les masses mises en jeu sont faibles, mais lorsque les vitesses approchent la vitesse de
la lumière ou que les masses (ou de façon équivalente en relativité, les énergies) deviennent
importantes, elle doit céder la place à la relativité générale. Par ailleurs, celle-ci est incompatible
avec la mécanique quantique lorsque l'échelle d'étude est microscopique et dans des conditions
d'énergie très grande (par exemple au moment du Big Bang ou au voisinage d'une singularité à
l'intérieur d'un trou noir).

La physique théorique trouve donc ses limites dans la mesure où son renouveau permanent
vient de l'impossibilité d'atteindre un état de connaissance parfait et sans faille du réel. De
nombreux philosophes, dont Emmanuel Kant, ont mis en garde contre toute croyance qui viserait
à penser que la connaissance humaine des phénomènes peut coïncider avec le réel, s'il existe.
La physique ne décrit pas le monde, ses conclusions ne portent pas sur le monde lui-même,
mais sur le modèle qu'on déduit des quelques paramètres étudiés. Elle est une science exacte en
ce que la base des hypothèses et des paramètres considérés conduisent de façon exacte aux
conclusions tirées.

La conception moderne de la physique, en particulier depuis la découverte de la mécanique


quantique, ne se donne généralement plus comme objectif ultime de déterminer les causes
premières des lois physiques, mais seulement d'en expliquer le comment dans une approche
positiviste. Albert Einstein dit ainsi du travail du physicien que faire de la physique, c'est comme
émettre des théories sur le fonctionnement d'une montre sans jamais pouvoir l'ouvrir5.d.

Recherche de la simplification et l'unification des théories

La physique possède une dimension esthétique6,7. En effet, les théoriciens recherchent presque
systématiquement à simplifier, unifier et symétriser les théories. Cela se fait par la réduction du
nombre de constantes fondamentales (la constante G de la gravitation a intégré sous un même
univers gravitationnel les mondes sublunaire et supralunaire), par la réunion de cadres
conceptuels auparavant distincts (la théorie de Maxwell a unifié magnétisme et électricité,
l'interaction électrofaible a unifié l'électrodynamique quantique avec l'interaction faible et ainsi de
suite jusqu'à la construction du modèle standard de la physique des particules). La recherche
des symétries dans la théorie, outre le fait que par le théorème de Noether elles produisent
spontanément des constantes du mouvement, est un vecteur de beauté [réf. nécessaire] des
équations et de motivation des physiciens et, depuis le xxe siècle, le moteur principal des
développements en physique théorique [réf. nécessaire].e.

Du point de vue expérimental, la simplification est un principe de pragmatisme. La mise au point


d'une expérience requiert la maîtrise d'un grand nombre de paramètres physiques afin de créer
des conditions expérimentales précises et reproductibles. La plupart des situations dans la
nature se présentent spontanément comme confuses et irrégulières. Ainsi, l'arc-en-ciel, (qui
cause un fort étonnement chez le profane), ne peut s'expliquer que par la compréhension de
nombreux phénomènes appartenant à des domaines disjoints du corpus physique. Les concepts
de la physique sont longs à acquérir, même pour les physiciens. Une préparation du dispositif
expérimental permet donc la manifestation d'un phénomène aussi simple et reproductible que
possible. Cette exigence expérimentale donne parfois un aspect artificiel à la physique, ce qui
peut nuire, malheureusement, à son enseignement auprès du jeune public. Paradoxalement rien
ne semble aussi éloigné du cours de la nature qu'une expérience de physique, et pourtant seule
la simplification est recherchée.

Au cours de l'histoire, des théories complexes et peu élégantes d'un point de vue mathématique
peuvent être très efficaces et dominer des théories beaucoup plus simples. L'Almageste de
Ptolémée, fondée sur une figure géométrique simple, le cercle, comportait un grand nombre de
constantes dont dépendait la théorie, tout en ayant permis avec peu d'erreur de comprendre le
ciel pendant plus de mille ans. Le modèle standard décrivant les particules élémentaires
comporte également une trentaine de paramètres arbitraires, et pourtant jamais aucune théorie
n'a été vérifiée expérimentalement aussi précisément [réf. nécessaire]. Pourtant les physiciens
s'accordent à penser que cette théorie sera sublimée et intégrée un jour dans une théorie plus
simple et plus élégante, de la même manière que le système ptoléméen a disparu au profit des
théories képlérienne, puis newtonienne.

Relations avec d'autres domaines

La physique et les autres sciences

Portrait d'Isaac Newton par Godfrey


Kneller en 1689.

La physique moderne est écrite en termes mathématiques, elle a depuis sa naissance eu des
relations de couple intense avec les sciences mathématiques. Jusqu'au xxe siècle, les
mathématiciens étaient d'ailleurs la plupart du temps physiciens et souvent philosophes
naturalistes après la refondation kantienne. De ce fait la physique a très souvent été la source de
développements profonds en mathématiques. Par exemple, le calcul infinitésimal a été inventé
indépendamment par Leibniz et Newton pour comprendre la dynamique en général, et la
gravitation universelle en ce qui concerne le second. Le développement en série de Fourier, qui
est devenu une branche à part entière de l'analyse, a été inventé par Joseph Fourier pour
comprendre la diffusion de la chaleur.

Les sciences physiques sont en relation avec d'autres sciences, en particulier la chimie, science
des molécules et des composés chimiques. Ils partagent de nombreux domaines, tels que la
mécanique quantique, la thermochimie et l'électromagnétisme. L'étude des bases physiques des
systèmes chimiques, domaine interdisciplinaire, est la chimie physique. Toutefois, les
phénomènes chimiques sont suffisamment vastes et variés pour que la chimie reste considérée
comme une discipline à part entière.

De nombreux autres domaines interdisciplinaires constituent la physique. L'astrophysique est à


la frontière de l'astronomie, la biophysique est à l'interface avec la biologie. La physique
statistique, les microtechnologies et les nanotechnologies fortement multidisciplinaires comme
les MOEMS8 sont également interdisciplinaires.

La physique et la technique

Rayon laser à travers un dispositif


optique.

L'histoire de l'humanité montre que la pensée technique s'est développée bien avant les théories
physiques. La roue et le levier, le travail des matériaux, en particulier la métallurgie, ont pu être
réalisés sans ce qu'on appelle la physique. L'effort de rationalité des penseurs grecs puis arabes,
le lent perfectionnement des mathématiques du xiie siècle au xvie siècle, et le moindre poids de
la scolastique ont permis les avancées remarquables du xviie siècle. La physique a pu révéler sa
profondeur conceptuelle [réf. nécessaire]. Les théories physiques ont alors souvent permis le
perfectionnement d'outils et de machines, ainsi que leur mise en œuvre.

Le xxe siècle voit la multiplication de technologies directement issues de concepts théoriques


développés à partir des avancées de la physique de leur époque. Le cas du laser est exemplaire :
son invention repose fondamentalement sur la compréhension, par la mécanique quantique, des
ondes lumineuses et de la linéarité de leurs équations. La découverte de l'équation d'équivalence
masse énergie ouvre la voie au développement des bombes A et H, ainsi qu'à l'énergie nucléaire
civile. De même l'électronique en tant que science appliquée modifie profondément le visage de
nos sociétés modernes à travers la révolution numérique et l'avènement de produits comme le
téléviseur, le téléphone portable et les ordinateurs. Elle s'appuie sur l'électromagnétisme,
l'électrostatique ou la physique des semi-conducteursf. La technique d'imagerie médicale IRM
s'appuie sur la découverte des propriétés quantiques des noyaux atomiques.
Philosophie

Article détaillé : Philosophie de la physique.

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Physique et société

Physique et genre

Le monde de la physique a longtemps été dominé par des hommes et, au début du xxie siècle,
malgré quelques incitations et messages montrant que les filles ont autant leur place que les
garçons dans ce domaine9, la désaffection des filles pour les études de physique semble
persister dans de nombreux pays10. En outre, selon une étude récente aux États-Unis, la plupart
des étudiantes en physique subissent diverses formes de harcèlement sexuel (allant de blagues
déplacées aux sollicitations sexuelles). Près de 75 % des diplômées en physique disent en avoir
été victimes au travail ou en étudiant sur le terrain. Une enquête menée auprès d'étudiantes
participant à une série de conférences américaines pour les femmes étudiant la physique (en
premier cycle) a révélé que, sur 455 répondantes, 338 disent avoir subi une forme de
harcèlement sexuel. [réf. nécessaire]

En France, les filles sont nombreuses (70 %) à s'engager vers la Classe préparatoire biologie,
chimie, physique et sciences de la Terre (BCPST) en restant minoritaires dans les autres
préparations scientifiques (Pons, 2007). Leur attrait pour le « bio-véto » reste bien plus marqué
que pour la physique11, probablement en raison d'une transmission sociale des stéréotypes de
genre12. En 1989, Archer et Freedman ont montré que du point de vue scolaire, pour les parents
et enseignants, les matières telles que la mécanique, la physique, la chimie et les
mathématiques étaient encore considérées comme « masculines », pendant que l'anglais, la
biologie, la psychologie, le français et la sociologie étaient jugées être des matières
« féminines »13.

En 2022, les biographies de soixante-quinze physiciennes françaises, dont un grand nombre ont
reçu les distinctions du CNRS et d'autres institutions prestigieuses, montrent l'étendue de leurs
champs de recherche. Ces biographies sont consultables dans Wikipédia.

Donna Strickland, physicienne canadienne, est la troisième femme récompensée par le Prix
Nobel de physique après Marie Curie en 1903 et Maria Goeppert-Mayer en 196314.
Vulgarisation

Article détaillé : Vulgarisation en physique.

La vulgarisation en physique cherche à faire comprendre les principes et objets physiques sans
utiliser de termes ou concepts non expliqué préalablement. De nombreuses équipes participent
régulièrement à des rencontres entre le grand public et les chercheurs, où différents sujets et
résultats scientifiques sont expliqués. Elle est devenue en Europe un enjeu sociopolitique
important au moment de la révolution française et plus encore avec la révolution industrielle15.
Les chercheurs en physiques ont aussi une mission de vulgarisation, par exemple ceux du CNRS
en France16, mais l'essentiel de la vulgarisation se fait progressivement à travers l'école et
l'enseignement17 pour l'acquisition des savoirs de base (qui ont beaucoup évolué depuis deux
siècles18) puis à travers les médias tout au long de la vie.

En complément de la littérature de vulgarisation scientifique et du travail (publications,


conférences...) de certaines sociétés savantes puis des expositions universelles ; après que la
radio puis la télévision aient participé à cette vulgarisation ; à partir des années 1990, les
technologies de l'information et de la communication puis le Web 2.0 ont bouleversé la
vulgarisation scientifique (et de la physique en particulier19). Aujourd'hui, de nombreux sites
internets permettent de trouver toutes les informations utiles, du niveau basique à celui de
l'expertise et la visualisation de données a beaucoup progressé.

Certains musées se sont spécialisés dans le domaine de la physique, avec par exemple en
France le Palais de la découverte20

Dans la sphère de l'éducation universitaire, Richard Feynman a permis par ses ouvrages de
construire ex nihilo une expérience empirique de la physique moderne.

Notes et références

Notes

a. Yvonne Choquet-Bruhat a apporté la première preuve mathématique de l'existence de


solutions aux équations d'Einstein. Ses travaux sont utilisés pour les détecteurs d'ondes
gravitationnelles.

b. En français, l'expression « sciences naturelles » a une signification plus restreinte qu'en


anglais ou en allemand, langues dans lesquelles elle a gardé son sens plus général
englobant la physique actuelle et la chimie.

c. Ainsi Georges Cuvier, dans son Rapport historique sur les progrès des sciences naturelles
depuis 1789 utilise les deux expressions sans distinction, il décrit les sciences
physiques/naturelles ainsi : « placées entre les sciences mathématiques et les sciences
morales, elles commencent où les phénomènes ne sont plus susceptibles d'être mesurés
avec précision, ni les résultats d'être calculés avec exactitude ; elles finissent, lorsqu'il n'y a
plus à considérer que les opérations de l'esprit et leur influence sur la volonté. »

d. Françoise Balibar a publié de nombreux ouvrages concernant Albert Einstein, la théorie de


la relativité, l'histoire et l'épistémologie des sciences physiques. Elle a dirigé l'équipe du
CNRS chargée des six volumes de l'édition en français des Œuvres choisies d'Einstein.

e. Emmy Noether démontre le théorème qui porte son nom en 1915.

f. Jacqueline Bloch s'intéresse au couplage ultime entre lumière et matière en lien étroit avec
les nanotechnologies des semi-conducteurs. Elle a notamment fait des découvertes
importantes dans l'étude de la physique des polaritons.

Références

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3/summary/) [archive] », sur [Link] (consulté le 30 mars 2022).

5. « Dans l'effort que nous faisons pour comprendre le monde, nous


ressemblons quelque peu à l'homme qui essaie de comprendre le
mécanisme d'une montre fermée. Il voit le cadran et les aiguilles
en mouvement, il entend le tic-tac, mais il n'a aucun moyen
d'ouvrir le boîtier. S'il est ingénieux il pourra se former quelque
image du mécanisme, qu'il rendra responsable de tout ce qu'il
observe, mais il ne sera jamais sûr que son image soit la seule
capable d'expliquer ses observations. Il ne sera jamais en état de
comparer son image avec le mécanisme réel (…)A. Einstein et L.
Infeld »

— L'évolution des idées en physique (trad. fr), Payot, 1978, p. 34-35

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professeurs de physique et de chimie, no 100,‎2006, p. 421-436 (lire en ligne ([Link]
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14. « Nobel de physique : trois chercheurs, dont un Français, récompensés pour leurs travaux
sur les lasers », Le [Link],‎2 octobre 2018 (lire en ligne ([Link]
2018/10/02/nobel-de-physique-trois-scientifiques-dont-un-francais-recompenses-pour-leurs-travaux-sur-les-la

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Voir aussi

Bibliographie

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Ouvrages ludo-éducatifs

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La Physique d'Aristote n'a rien à voir avec la science moderne appelée « physique ». La taxonomie
aristotélicienne, d'essence philosophique, a même été le plus farouche adversaire de la science
moderne.

Articles connexes

Généralités Biophysique

Concepts fondamentaux de la physique Chimie physique

Domaines de la physique Cosmologie

Recherche scientifique Éconophysique

Liste des expériences scientifiques Électronique (technique)

Disciplines apparentées Géophysique

De nombreux domaines de recherche Mécanique


combinent la physique avec d'autres
Métrologie
disciplines.
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Science des matériaux Grandes expériences de la physique

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Biologie Méthodes mathématiques en physique

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Mathématiques Expérimentation assistée par ordinateur

Médecine Tableaux et banques de données

Philosophie et religion Constante physique

Épistémologie Conversion des unités

Relation entre science et religion Ordre de grandeur

Métaphysique Système international d'unités

Histoire Liste de grands nombres


Histoire de la physique
Liste de problèmes non résolus de la
Prix Nobel de physique physique

Liens externes

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[Link]/entries/descartes-physics/)

Ressource relative à la littérature : The Encyclopedia of Science Fiction ([Link]


[Link]/entry/physics)

Ressource relative à la santé : Medical Subject Headings ([Link]


d/ui?ui=D010825)

Ressource relative à l'audiovisuel : France 24 ([Link]


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Notices dans des dictionnaires ou encyclopédies généralistes : Britannica ([Link]


[Link]/science/physics-science) [archive] · Brockhaus ([Link]
icle/physik-20) [archive] · Den Store Danske Encyklopædi ([Link]
k/) [archive] · Dictionnaire historique de la Suisse ([Link]
[Link]) [archive] · Larousse ([Link]
5) [archive] · New Georgia Encyclopedia ([Link]
medicine/physics) [archive] · Store norske leksikon ([Link] [archive] · Treccani
([Link] [archive] · Universalis ([Link]
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Notices d'autorité : BnF ([Link]


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Corée du Sud ([Link]

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(en) « Hyperphysics ([Link] [archive] »


(Condensé de la plupart des aspects de la physique), sur le site de l'Université d'État de Géorgie

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