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Dilemmes éthiques : tramway et obéissance

Le document explore divers dilemmes éthiques, notamment le dilemme du tramway et ses variantes, où des choix moraux doivent être faits entre sauver un plus grand nombre de vies ou respecter des principes déontologiques. Il aborde également l'expérience de Milgram, illustrant la tension entre l'obéissance à l'autorité et la responsabilité personnelle. Chaque dilemme soulève des questions sur la moralité des actions et les conséquences des décisions éthiques.

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Dilemmes éthiques : tramway et obéissance

Le document explore divers dilemmes éthiques, notamment le dilemme du tramway et ses variantes, où des choix moraux doivent être faits entre sauver un plus grand nombre de vies ou respecter des principes déontologiques. Il aborde également l'expérience de Milgram, illustrant la tension entre l'obéissance à l'autorité et la responsabilité personnelle. Chaque dilemme soulève des questions sur la moralité des actions et les conséquences des décisions éthiques.

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Synthèse du document Ethis-2018

Dilemmes éthiques

* Le dilemme du tramway

Description

Un train chemine sur une voie ferrée séparée en deux : une principale et une secondaire étant
accessible en changeant la position de l’aiguillage. Sur la principale sont attachées cinq personnes et
sur la secondaire une seule personne. Le dilemme consiste à choisir la position de l’aiguillage et donc
de décider du nombre de survivants.

Décision

Changer l’aiguillage. Cette action est considérée comme juste car elle permet de sauver le maximum
de personne et ainsi de minimiser le mal. Le mieux à faire serait donc de réduire le nombre de
victimes : il s’agit de l’utilitarisme qui consiste à privilégier le plus grand bien pour le plus grand
nombre

Commentaire

Une action est juste si elle a de bonnes conséquences, toute décision juste doit pouvoir maximiser le
bien même si cela exige un quelconque sacrifice.

Discussion

On ne peut faire le choix de prioriser la vie de quelqu’un au détriment d’une autre ou même de
plusieurs autres vies. Nul n’a le pouvoir d’avoir une décision sur la vie d’une ou de plusieurs
personnes. Une autre option serait de laisser le tramway poursuivre son chemin ; par ce fait aucun
sacrifice ne serait fait de notre part ce qui nous épargnerait du sentiment de culpabilité. Notons
malgré tout que le fait d’être témoin de ce drame nous rend indirectement complice. Quel serait
donc le meilleur choix à faire ?

1
* Le dilemme du tramway : your true love

Description

Le dilemme est équivalent au précédent à la différence que sur la voie principale se trouve des
membres de notre famille et sur la voie secondaire notre « grand amour ».

Décision

Changer l’aiguillage. Tout d’abord cela va permettre de sauver le maximum de personne. La Terre
étant peuplée de plusieurs milliards d’habitants, retrouver l’amour est toujours possible ; ce qui n’est
pas le cas de la famille car elle reste et demeure irremplaçable.

Commentaire

Cette action peut être qualifiée à la fois d’utilitariste (le plus grand bien pour le plus grand nombre) et
d’égoïste (le plus grand bien pour soi-même).

Discussion

IL s’agit tout de même de notre âme-sœur et nous savons pertinemment à quel point il est difficile
de trouver une personne qui nous corresponde réellement. Contrairement à l’utilitarisme, une
approche éthique centrée sur les relations personnelles (égoïsme) met en avance l’importance des
liens affectifs. Sauver son amour véritable peut être justifié par la profondeur de l’attachement et
l’engagement moral envers cette personne, plutôt qu’un simple calcul quantitatif de vies en jeu.

2
*Le dilemme de la passerelle :

Description

Ce dilemme est une variante du célèbre "problème du tramway". Une personne se trouve sur une
passerelle au-dessus d’une voie ferrée où un tramway incontrôlé menace de tuer plusieurs personnes
attachées aux rails. À côté de cette personne se trouve un homme corpulent (appelé Fatman). L'idée
est que pousser Fatman sur la voie pourrait arrêter le tramway et sauver les personnes attachées,
mais cela coûterait la vie à Fatman.

Passerelle : cadre déontologique

Décision

Le cadre déontologique présenté met l’accent sur le respect de certains principes et devoirs quelles
que soient les conséquences. Il s’agit d’une approche qui ne juge pas la moralité d’une action en
fonction de ses résultats mais plutôt en fonction de son adéquation à des règles ou devoirs
prédéfinis. Dans ce contexte notre choix porte sur la décision de ne pas pousser Fatman car cela
violerait le principe de ne pas attenter à l’intégrité d’autrui.

Commentaire

Le respect absolu de la règle ‘’ ne pas tuer’’, contribue malgré tout à la mort d’un plus grand nombre
de personnes.

Discussion

Ne pas attenter à l’intégrité d’autrui étant un principe sur lequel repose le cadre déontologique, une
autre option, c’est-à-dire, « pousser Fatman », n’est donc pas envisageable.

*Passerelle : doctrine du double effet

3
Décision

Le cadre de la doctrine du double effet permet d’accepter certaines actions ayant des conséquences
négatives, à condition que ces dernières ne soient pas voulues directement, mais simplement
tolérées comme un effet secondaire. Dans ce contexte, la décision serait de pousser Fatman pour
arrêter le train et sauver les cinq personnes sur la voie. Bien que l’action entraîne la mort de Fatman,
cette conséquence n’est pas l’intention première, mais un effet collatéral de l’objectif visant à sauver
plusieurs vies.

Commentaire

L’application de cette doctrine repose sur la distinction entre l’intention et les conséquences
indirectes. L’intention est ici de stopper le train pour éviter la mort de cinq personnes, et non de tuer
Fatman. Cependant, cette approche peut être perçue comme difficile à accepter, car dans les faits,
pousser Fatman revient tout de même à causer directement sa mort, ce qui pose la question de
l’instrumentalisation d’un individu au service d’un bien collectif.

Discussion

La doctrine du double effet permet de tolérer une conséquence négative si elle n’est pas directement
voulue. Cependant, dans ce dilemme, la mort de Fatman est le moyen nécessaire pour stopper le
train, et non un simple effet secondaire. Cela pose problème car utiliser une personne comme moyen
pour sauver d’autres va à l’encontre de l’esprit de cette doctrine. Ainsi, pousser Fatman reste
discutable, car on ne tolère pas seulement sa mort, on l’instrumentalise pour sauver les cinq autres.

Passerelle : éthique des vertus

Description

Étant une variante du célèbre dilemme de la passerelle, la particularité de cet illustre dilemme repose
sur la possibilité d'un 3e choix consistant à sauter soi même

Décision

Personnellement, je choisirais de ne pas pousser Fatman. Forcer quelqu'un à mourir pour en sauver
d'autres pose un problème moral majeur. L'acte intentionnel de tuer est difficile à justifier, même s'il
sauve des vies. Cependant, une personne extrêmement altruiste pourrait envisager la troisième
option : se sacrifier elle-même. Cela met en avant une éthique de la vertu basée sur l'héroïsme et le
sacrifice de soi.

Commentaire

Ce dilemme illustre les différences entre l’éthique déontologique (qui interdit de tuer
intentionnellement une personne innocente) et l’éthique utilitariste (qui vise à maximiser le bien-être
collectif, même au prix d’un sacrifice). L’éthique des vertus, mentionnée dans la diapositive, souligne
que la meilleure action dépend des qualités morales de l'agent (courage, honnêteté, prudence).

Discussion

Perspective utilitariste : Pousser Fatman est justifiable car il sauve plus de vies.

Perspective déontologique : Pousser Fatman est moralement inacceptable, car tuer est interdit.

Perspective de l’éthique des vertus : La meilleure décision est celle qui reflète des vertus comme la
prudence et l’altruisme.

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Un utilitariste, ou même la majorité des gens répondrait que pousser Fatman est la meilleure décision
car elle minimise le nombre de victimes. L'idée est que la valeur de chaque vie est égale, donc si une
mort peut en éviter plusieurs, il est logique d’agir.

De plus, dans certaines situations réelles, des décisions similaires sont prises : en médecine, on peut
sacrifier un organe d’une personne en état de mort cérébrale pour sauver plusieurs vies par des
greffes.

Mais, ôter la vie n'étant pas chose facile, tiendrions-nous toujours ces propos si on était réellement
confronté à ce dilemme ?

Un dilemme éthique en Psychologie : l’expérience de Milgram

Description

Dans l'expérience de Milgram, les participants sont confrontés à un dilemme moral où ils doivent
choisir entre obéir à une autorité ou suivre leur conscience morale. L'autorité leur ordonne
d’administrer des décharges électriques de plus en plus fortes à un individu, qui simule la douleur.
Malgré leur malaise et leurs hésitations, la majorité des participants continue d'obéir, pensant que
l’autorité scientifique justifie leurs actions, même si elles causent du tort. Le dilemme réside dans le
fait que les participants sont partagés entre leur devoir d'obéir et leur culpabilité morale face à la
souffrance infligée à une autre personne, ce qui met en évidence la tension entre l’obéissance à
l’autorité et la responsabilité personnelle.

Décision

Dans le cadre de la soumission à l’autorité, la majorité des participants à l’expérience de Milgram ont
choisi d’obéir aux ordres de l’expérimentateur, allant jusqu’à administrer ce qu’ils croyaient être de
dangereuses décharges électriques à une autre personne.
Cette décision repose sur la tendance humaine à se conformer aux ordres d’une figure d’autorité,
même lorsque ces ordres semblent moralement répréhensibles.

Commentaire

L’obéissance aveugle à l’autorité a conduit des individus ordinaires à infliger volontairement de la


souffrance à autrui, contre leur propre conscience morale.
Cela illustre le danger d’un effacement de la responsabilité personnelle sous l’influence de l’autorité.

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Discussion

Bien que suivre les ordres puisse être vu comme une nécessité dans certains contextes (armée,
travail), l’expérience de Milgram montre que cela peut mener à des comportements inhumains.
Elle pose donc la question suivante : Obéir est-il toujours moralement juste ?
Le dilemme souligne l’importance d’un esprit critique face à l’autorité et du devoir de désobéissance
lorsque les ordres vont à l’encontre des principes moraux fondamentaux.

Elaboration d’une carte heuristique

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