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FR Roulements REV E

Le document traite de l'analyse vibratoire des machines tournantes, en se concentrant sur les roulements, qui sont des composants essentiels pour le fonctionnement mécanique. Il décrit leur constitution, les types de roulements, les critères de choix, ainsi que les aspects de fixation et de jeu interne. Les roulements sont classés selon leurs capacités de charge et leurs applications spécifiques, avec des détails sur la désignation normalisée et l'importance de la précharge.

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FR Roulements REV E

Le document traite de l'analyse vibratoire des machines tournantes, en se concentrant sur les roulements, qui sont des composants essentiels pour le fonctionnement mécanique. Il décrit leur constitution, les types de roulements, les critères de choix, ainsi que les aspects de fixation et de jeu interne. Les roulements sont classés selon leurs capacités de charge et leurs applications spécifiques, avec des détails sur la désignation normalisée et l'importance de la précharge.

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ANALYSE VIBRATOIRE DES MACHINES

TOURNANTES
Les Roulements

Généralités

 Introduction
 Le roulement joue un rôle fondamental en tant que composant situé entre
parties fixe et tournante d’un ensemble mécanique.
 Il assure plusieurs fonctions principales :
 La transmission des efforts, caractérisée par :
- L’aptitude du roulement à supporter des charges radiales et/ou axiales
- Sa durée de vie associée.
 La rotation de l’arbre, caractérisée par la vitesse maximale admissible dont
la valeur est liée au frottements.
 Le positionnement de l’arbre / structure, qui dépend :
- Des liaisons entre le roulement et son environnement
- Des jeux axiaux et radiaux qui définissent la précision du positionnement.

2.
Généralités
Élément
Bague
roulant
 Constitution extérieure
 La bague extérieure Cage
Bague
 La bague intérieure
intérieure
 Les éléments roulants
 La cage
 La bague extérieure est insérée dans une cavité appelée logement
 On a une liaison fixe entre la bague extérieure et le logement.
 L’arbre vient s’insérer dans la bague intérieure :
 On a donc également une liaison fixe entre la bague intérieure et l’arbre.

Logement

Arbre

3.

Constitution et caractéristiques

 Les éléments roulants


 Les billes : Géométrie sphérique :
 Théoriquement, contact ponctuel avec les bagues
 Dans la pratique, le contact se fait selon une ellipse
 Les rouleaux : Géométrie cylindrique
 Théoriquement, contact linéaire avec les bagues
 Dans la pratique, le contact se fait selon un rectangle
 Profil de la génératrice est légèrement bombé afin de favoriser l’uniformité
des contraintes
 Les roulements à rouleaux ont une aptitude à supporter la charge
supérieure à celle des roulements à billes, mais présentent en retour un
couple de frottement notablement supérieur (au moins un facteur 10).

4.
Constitution et caractéristiques

 Choix d’un roulement


 A partir de ces deux conceptions de base - à billes et à rouleaux - il
existe différents types de roulements sélectionnés selon les contraintes
de l’application :
 Direction et intensité de la charge
 Vitesse de rotation
 Précision de rotation
 Le choix définitif du roulement doit également prendre en compte les
paramètres suivants :
 Durée de vie requise
 Conditions d’environnement : Ambiance, pollution
 Type de lubrification : Huile, graisse
 Contraintes de montage, démontage, réglage, entretien

5.

Constitution et caractéristiques

 Roulements à billes normalisés


 Charge moyenne

Roulements à contact radial


à 1 ou 2 rangées de billes

Roulements à contact oblique


à 1 ou 2 rangées de billes

Roulements à rotule sur


billes

Butées à billes

6.
Constitution et caractéristiques

 Roulements à rouleaux normalisés


 Charge élevée

Roulements à rouleaux
cylindriques

Roulements à rouleaux
coniques à 1 ou 2 rangées de
rouleaux

Roulements à rouleaux
sphériques

Butées à rouleaux sphériques

7.

Constitution et caractéristiques

 Interchangeabilité et dimensions des roulements normalisés

r
T H r
b r
D

B
d
D
d

B Roulements Butées à
à rouleaux billes à
coniques simple effet
Roulements à
billes et à
rouleaux
radiaux

8.
Constitution et caractéristiques

 Désignation des roulements normalisés


 1er caractère de la référence : Code du type de roulement

 Roulements à billes (4 caractères)


Code Désignation
1… Rotule sur billes – largeur normale
2… Rotule sur billes – grande largeur
3… Billes à contact oblique – 2 rangées
6 3 0 8 ZZ C3
4… Billes à contact radial – 2 rangées
6… Billes à contact radial – rangée
7… Billes à contact oblique – 1 rangée

 Roulements à rouleaux et butées (5 caractères)


Code Désignation
2… Roulements et butées à rouleaux sphériques
3… Roulements à rouleaux coniques
5… Butées à billes
N… Roulements à rouleaux cylindriques
9.

Constitution et caractéristiques

 Désignation des roulements normalisés


 2ème caractère de la référence : Code d’encombrement
 Définit les dimensions extérieures du roulement (diamètre extérieur et
largeur) pour une même valeur d’alésage.

6 3 0 8 ZZ C3

10.
Constitution et caractéristiques

 Désignation des roulements normalisés


 2 derniers chiffres de la référence : Code de l’alésage
 Pour 20 mm<d<100 mm et 110 mm<d<480 mm
- Numéro d’alésage (2 chiffres) = d/5 6 3 0 8 ZZ C3

 Pour d>480 mm Alésage=40 mm


- La valeur de l’alésage est exprimée en clair (=8 X 5 mm)
- Ex : NU10/500

 Pour d<10 mm et alésages « intermédiaires » (22, 28, 32)


- La valeur de l’alésage est exprimée en clair.
- Ex : 603 ; 623 ; 620/28 Code Alésage
00 10 mm
 Pour 10 mm<d<17 mm 01 12 mm
02 15 mm
03 17 mm

11.

Constitution et caractéristiques

 Désignation des roulements normalisés


 Symboles complémentaires relatifs à : 6 3 0 8 ZZ C3
 La présence de joints et/ou flasques
 La précision des tolérances
 Les jeux radiaux internes Flasque
des 2 côtés
 La valeur de l’angle de contact
 Des exécutions particulières Jeu
- Matériaux de la cage et des bagues augmenté
- alésages coniques
- présence de rainures, de gorges ou trous pour lubrification, montages appairés
- traitements thermiques spécifiques
- présence de manchons de serrage
- type de lubrification

12.
Constitution et caractéristiques

 Roulements à billes à contact radial (rigide à gorge profonde)


 A une rangée de billes
 Roulement universel
 Charge radiale, moyenne 600
 Charge axiale moyenne 620
630
 Vitesse limite élevée
16000
 Tolérance au désalignement 6000
 Beaucoup de variantes 6200
6300
 A deux rangées de billes 6400
 Charge radiale augmentée ...
 Charge axiale identique 4200
 Vitesse limite moindre 4300
 Tolérance au désalignement moindre
 Peu de variantes

13.

Constitution et caractéristiques

 Roulements à billes à contact oblique


 A une rangée de billes
 Charge radiale élevée
 Charge axiale élevée (un seul sens) 7200
 Vitesse limite moyenne 7300
 Montage en opposition (X ou O)
 A deux rangées de billes
 Charge radiale élevée
 Charge axiale dans les 2 sens
 Vitesse limite moindre
(3200)
(3300)
5200
5300

14.
Constitution et caractéristiques

 Autres Types
100
 Roulements à rotule sur billes 120
130
 Charge radiale moyenne
1200
 Charge axiale faible 1300
 Vitesse limite moyenne 2200
 Auto-alignement de l’arbre (arbres en flexion) 2300

 Butées à billes
 Charge axiale élevée 51100
51200
 Charge radiale nulle
51300
 Vitesse limite faible 51400
 Montage en association avec
52100
un roulement radial 52200
 Butées simple et double effet 52300
52400

15.

Constitution et caractéristiques Type N

NU
 Autres Types NJ
NUP
 Roulements à rouleaux cylindriques N1000
 Charge radiale élevée Type NU 200
300
 Charge axiale nulle ou faible selon le type 400
 Vitesse limite moyenne 2200
 Tolérance au désalignement faible (<1/1000 rad) 2300

 Type N
 Les rouleaux sont retenus sur la bague intérieure par ses deux
épaulements et la cage.
 Types NU, NJ, NUP
 Les rouleaux sont retenus dans la bague extérieure par ses deux
épaulements et la cage.
Type NJ Charge Type NUP
axiale
  
   16.
Constitution et caractéristiques

 Autres Types
 Roulements à une rangée de rouleaux coniques
 Charge radiale élevée
 Charge axiale élevée dans un seul sens
 Vitesse limite faible
 Tolérance au désalignement faible (<1/1000 rad)
 Montage en opposition
 Réglage du jeu de fonctionnement
 Grand nombre de séries selon l’angle de contact
 Emploi très fréquent

 Bague extérieure 30000


= Cuvette 31000
 Bague intérieure 32000
+ rouleaux + 33000
cage = cône T...

17.

Constitution et caractéristiques

 Autres Types
 Roulements à deux rangées de rouleaux coniques
 Deux roulements appariés
 Montage en O ou en X
 Charge radiale élevée
 Charge axiale élevée dans les deux sens
 Ensembles spécifiques : Supports d’arbre de roues automobile

31300
32200

18.
Constitution et caractéristiques

 Autres Types
 Roulements à rouleaux sphériques
 Charge radiale très élevée
 Charge axiale moyenne
 Vitesse limite faible
 Tolérance au désalignement élevée (>0.5°)
 Auto-alignement de l’arbre
 Emploi en industrie lourde

21000
22000
23000
24000

19.

Constitution et caractéristiques

 Autres Types
 Butée à rouleaux sphériques
 Charge axiale très élevée
 Charge radiale sous certaines conditions de charge axiale
 Vitesse limite faible
 Tolérance au désalignement élevée (>2°)

29200
29300
29400

20.
Constitution et caractéristiques

 Tableau résumé des aptitudes des roulements

Bon
Moyen
Faible

Bon
Moyen
Faible

Bon
Moyen
Faible

0.5°-3°
10’-0.5°
0-10’

21.

Fixations

 Fixation radiale des roulements

Bague Bague
extérieure extérieure
fixe tournante

Bague Bague
intérieure intérieure
tournante fixe

Charge Charge

Laminage bague intérieure Laminage bague extérieure


22.
Fixations

 Fixation radiale des roulements


 La bague tournant par rapport à la direction de la charge doit être serrée
sur sa portée pour éviter une usure par laminage.
 Si la direction de la charge est fixe par rapport à la bague extérieure, il faut
serrer la bague intérieure.
 Si la direction de la charge est fixe par rapport à la bague intérieure, il faut
serrer la bague extérieure.

23.

Fixations

 Fixation axiale des roulements


 Les roulements doivent assurer également le positionnement axial de la
partie tournante par rapport à la partie fixe.

Point
Palier
fixe
libre

 Roulement  Une bague libre ou


indémontable  Roulement à mobilité
 Bagues axiale
intérieures et  Ex :Rouleaux
extérieures cylindriques N/NU
fixées

24.
Fixations

 Jeu interne d’un roulement


 Le jeu interne est fondamental et a une influence sur :
 La durée de vie du roulement
 Ses conditions de fonctionnement
- Bruit, vibrations, échauffement

Jeu
radial Jeu
axial

25.

Fixations

 Jeu interne d’un roulement


 Les jeux sont normalisés en 6 catégories (ISO 5753) :
Catégorie Cas d’usage Observations
Jeu réduit (C1 ou - Grande précision requise - Précautions de montage
J10, C2 ou J20) - Charges alternées, chocs (alignement)
Jeu normal (C0) - La plupart des cas
Jeu augmenté - Serrage fort d’une des deux - C3 le plus utilisé
(C3 ou J30, C4 ou bagues du roulement
J40, C5) - Charge axiale
- Gradient de température entre
arbre et logement

 Exemple : Roulement rigide à billes type 6210 - d=50 mm

Jeu C2 Jeu C0 Jeu C3


6µ 15µ 27µ

26.
Fixations

 Précharge d’un roulement


 L’application d’une précharge (ou précontrainte) permet la réalisation
d’un jeu interne nul ou négatif pour :
 Assurer un positionnement - radial et axial - précis des roulements
- Machines-outils, appareils de précision
 Améliorer la rigidité des roulements
- Machines-outils, arbres de différentiels automobiles
 Réduire le bruit et les vibrations
- Petits moteurs électriques
 Empêcher le glissement entre les éléments roulants et les chemins de
roulement
- Grande vitesse ou accélération de roulements à gorge profonde ou de butées à
billes
 Maintenir les organes roulants en position correcte par rapport aux bagues
de roulement
- Butées à billes, butées à rouleaux sphériques montés sur un arbre horizontal.

27.

Fixations

 Précharge d’un roulement


 La précharge est utilisée pour les types de roulements dont le jeu peut
être réglé au montage :
 Roulements à billes à contact oblique
 Roulements à rouleaux coniques

Réglage par la bague intérieure Réglage par la bague extérieure

Montage en O Montage en X

28.
Fixations

 Précharge d’un roulement


 Influence de la précharge sur la charge radiale

Précharge Précharge Jeu Jeu


forte légère nul positif

29.

Durée de vie et capacité

 Défaillances des roulements


 Différents types de défaillances limitent la durée de vie d’un roulement en
fonctionnement, les plus courantes sont :
 Le grippage
 Les empreintes
 L’échauffement
 La corrosion
 Les détériorations de cage
 La fatigue au contact roulant
 Si un roulement est convenablement sélectionné, monté, protégé,
graissé et entretenu, ces défaillances pourront être évitées sauf la fatigue
au contact roulant.

30.
Durée de vie et capacité

 Fatigue et écaillage des roulements


 Les différents éléments du roulement sont soumis à des contraintes
cycliques de forte intensité.

Charge alternée
sur bague
tournante

1 tour

Charge modulée
sur bague fixe

31.

Durée de vie et capacité

 Fatigue et écaillage des roulements


 Les contraintes cycliques entraînent une détérioration du métal par
fatigue.

Apparition de fissurations en sous-couche

Développement des fissures


vers la surface

Écaillage

32.
Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Fiabilité des roulements


 Courbe de fiabilité F(%)
 Pourcentage des roulements d’un même 100

lot ayant atteint une durée L 90%


80
 Durée nominale L10 (Norme ISO 281/1)
 Durée de vie atteinte par 90% des roulements
60
d’un même lot essayés dans des conditions
identiques 40

L10=(C/P)n.106 (en millions de tours)


20

- C = Charge dynamique de base (ISO) (en daN)


0
- P = Charge dynamique équivalente (en daN) 0 2 4 6 8 10 12 L
- n = 3 pour les roulements à billes L10
- n = 10/3 pour les roulements à rouleaux

33.

Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Fiabilité des roulements


 Charge dynamique de base C (capacité de charge dynamique)
 Charge constante pour laquelle 90% d’un lot de roulements identiques
atteignent une durée de vie de un million de tours.
 C’est une donnée constructeur.
 Charge dynamique équivalente P
 Charge radiale (roulement) ou axiale (butée) fictive, fixe, constante pour
laquelle la durée de vie nominale est atteinte en conditions réelles de
charge.

PR=[Link]+[Link] (roulements radiaux)

PA=FA (roulements axiaux)

34.
Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Fiabilité des roulements


 Charge statique de base C0 (Capacité de charge statique)
 Charge maximale admissible par le roulement immobile sans
compromettre sa durée ou sa rotation.
 Charge statique équivalente P0
 Charge fictive qui provoque les mêmes déformations que les charges
réelles radiales FR et axiales FA combinées appliquées.

PR0=[Link]+[Link] (Roulements radiaux)

PA0=FA (Roulements axiaux)

35.

Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Fiabilité des roulements


 Durée nominale corrigée LN (Norme ISO 281/1)

LN=a1.a2.a3.L10 (en millions de tours)

 a1 = Coefficient correcteur pour une fiabilité différente de 90%


 a2 = Coefficient correcteur pour un matériau différent
 a3 = Coefficient correcteur selon les conditions de fonctionnement
(lubrification, température, pollution)
Fiabilité (%) L a1
90 L10 1.00
 En général, on prendra :
95 L5 0.62
- a2 = 1 (roulement standard) 96 L4 0.53
- a3 = 1 (conditions normales) 97 L3 0.44
98 L2 0.33
99 L10 0.21

36.
Durée de vie et capacité

 Exemple
 Base de données SNR – Industry
 Roulement à contact radial simple rangée de billes 6010J30

Capacité dynamique Capacité statique

Durée de vie L10 Fréquences


(calculée) caractéristiques
37.

Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Influence des conditions de fonctionnement


 La durée de vie est fonction de la charge radiale équivalente
 Elle suppose un fonctionnement en « conditions normales » :
 Charge radiale uniquement
 Jeu théoriquement nul : Répartition des charges optimale
 Pas de défaut de forme ou d’alignement des portées
 Lubrification et vitesses adaptées à l’établissement d’un régime
hydrodynamique optimal
 Absence de pollution de l’huile ou du roulement
 Température de fonctionnement adaptée
 Si les conditions de fonctionnement sont différentes, la durée de vie est
réduite. Modélisations et essais permettent d’estimer l’influence des
différents paramètres.

38.
Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Influence du jeu de fonctionnement

Optimisation Durée
10% à 20% Durée
nominale
Réduction
<30%

Réduction
>50%

Jeu

0
Précharge Jeu

39.

Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Influence du désalignement


 Origine des défauts
 Défaut de concentricité entre les deux portées de l’arbre ou des logements
 Défaut d’alignement entre l’axe de l’arbre et celui du logement d’un même
roulement
 Flexion de l’arbre
 Défaut de perpendicularité entre les épaulements et les portées

40.
Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Influence du désalignement

1
Durée relative

Roulement rigide à billes


0.5

Roulement à rouleaux à
profil corrigé

0
Roulement à rouleaux à
0
profil non corrigé
1 2 3 4 5
Désalignement (10-3 rad)

41.

Durée de vie et capacité

 Durée de vie - Influence de la température


 La température normale de fonctionnement d’un roulement est comprise
entre -20°C et +120°C. Les effets de la température sur le
fonctionnement sont :
 Variation du jeu radial interne jeu interne (dilatation différentielle)
 Altération des propriétés du lubrifiant
 Intégrité des joints
 Tenue des cages en matériaux synthétiques
 Transformations métallurgiques au sein du roulement, au delà de 120°C à
150°C, qui entraînent des variations dimensionnelles qui ne sont plus
négligeables, ainsi que des variations de dureté de l’acier au delà de
150°C.

42.
Défaillances

 Introduction
 Les contraintes cycliques appliquées au roulement entraînent une fatigue
du métal qui limite sa durée de vie.
 Lorsqu’il est utilisé dans des conditions normales, le roulement se détruit
par fatigue.
 De nombreux facteurs peuvent limiter la durée de vie du roulement.
 On distingue 4 classes d’origine des avaries prématurées :
 Conception et/ou montage
 Conditions de fonctionnement : Charge, vitesse, vibrations
 Environnement : Température, pollution, humidité
 Lubrification

43.

Défaillances

 Écaillage par fatigue normale


 L’écaillage par fatigue normale est un dommage qui apparaît lorsque le
roulement a atteint sa limite de durée.
 Déroulement
 Fissure en sous-couche localisée
 Développement vers la surface
 Arrachement de matière localisé suite au passage répété des éléments
roulants
 Extension de l’écaillage à l’ensemble des chemins
 Symptômes
 Bruit - Vibrations
 Augmentation température

44.
Défaillances

 Écaillage par suite d’erreurs de montage


 L’apparition de l’écaillage a souvent pour origine des erreurs commises
lors du montage, qui exposent le roulement à des surcharges ou à la
présence de copeaux ou d’impuretés.

 Origines fréquentes

 Surcharge axiale par blocage des deux bagues extérieures dans un


montage en opposition
 Surcharge axiale par dilatation thermique de l’arbre
 Présence de copeaux d’usinage
 Désalignement excessif (rouleaux cylindriques)

45.

Défaillances

 Écaillage amorcé par des empreintes


 Origines des empreintes

 Pénétration de copeaux ou de particules abrasives (sable)


 Chocs violents au montage

 Développement de l’écaillage

 Apparition de craquelures de fatigue sur les bords des empreintes


 Arrachement de fragments de matière
 Extension du phénomène

46.
Défaillances

 Empreintes corps roulants par abrasion (faux effet Brinell)


 Origines des empreintes
 Vibrations du roulement à l’arrêt
 Exemples
 Machines auxiliaires de navires
 Transport de machine par mer
 Remèdes – Préconisations
 Immobilisation axiale du rotor (transport)
 Lubrification à l’huile (transport)
 Utilisation de supports anti-vibratoires
 Remplacement rouleaux cylindriques par billes
 Fonctionnement à vide ou à vitesse réduite

47.

Défaillances

 Rouille de contact
 Origines
 Glissement relatif (même faible) de deux surfaces
 Arrachement de fines particules métalliques
 Oxydation immédiate des particules
 Localisation et conséquences
 Ajustement bague intérieure / portée arbre : Conséquences dangereuses
car dégradation de l’ajustement et amplification du phénomène
 Ajustement bague extérieure / portée logement : Peu de conséquences
 Remarque
 La pénétration de la rouille de contact dans le roulement provoque une
usure mais pas d’empreinte en raison de la faible taille des particules de
rouille.

48.
Défaillances

 Grippage
 Origines
 Jeu insuffisant
 Défaut de lubrification
 Erreur de montage
 Localisation
 Pistes de roulement
 Éléments roulants Grippage d’un rouleau
 Épaulements latéraux
 Symptômes
 Zones mates avec enlèvement de matière
 Craquelures de surface générant de l’écaillage
 Traces brunes d’échauffement
 Déformation d’éléments roulants

49.

Défaillances

 Coups - Fissures - Cassures – Empreintes


 Origines
 Chocs violents sur les bagues au montage
 Chocs violents lors du montage d’autres éléments
 Surcharges suite à emmanchements en oblique
 Montage sur portées mal exécutées ou mal nettoyées
 Conséquences
 Ruptures - Éclats - Fêlures des bagues
 Empreintes des éléments roulants dans les chemins
 Déformation de cages – Coincement de billes

50.
Défaillances

 Coups - Fissures - Cassures – Empreintes


 Exemples de montages inappropriés

51.

Défaillances

 Usure (anormale)
 Origines
 Pénétration de corps étrangers
 Graissage incorrect
 Ajustements trop lâches (rouille de contact)
 Symptômes
 Zones ternes ou brillantes

52.
Défaillances

 Usure sur roulement rigide à contact radial type 6000

 Usure normale D
 Usure avec surcharge

Zone Zone
chargée chargée

10% D >10% D

53.

Défaillances

 Usure sur roulement rigide à contact radial type 6000

 Usure irrégulière causée par  Usure désaxée causée par


un balourd surcharge axiale

Zone du
balourd

54.
Défaillances

 Usure sur roulement rigide à contact radial type 6000

 Bague intérieure  Bague extérieure  Désalignement


ovalisée ovalisée

55.

Défaillances

 Corrosion
 Origines
 Présence d’eau ou d’humidité
 Protection insuffisante par le lubrifiant
 Action d’acides, de gaz, de solutions salées ou de lubrifiant ou produits de
nettoyage inadaptés
 Conséquences
 Craquelures
 Écaillage

56.
Défaillances

 Avaries de cage (rupture)


 Origines
 Montage incorrect
 Graissage incorrect
 Lubrifiant inadapté
 Usure des éléments roulants et des chemins
 Présence de corps étrangers

57.

Défaillances

 Passage de courant électrique


 Symptômes
 Zones de couleur foncées
 Rayures sur rouleaux et bagues (roulements à rouleaux)
 Cratères, cannelures et coups de feu (microscopiques)
 Conséquences
 Écaillage

58.
Défaillances

 Passage de courant électrique


 Machines concernées
 Machines à courant alternatif comportant des paliers séparés
 Boîtes d’essieux, paliers de suspension et paliers de rotor des moteurs de
traction pour véhicules électriques sur rails
 Précautions spécifiques
 Isolation des roulements Isolation d’un palier
 Isolation des paliers

59.

Défaillances

 Origine des défaillances prématurées


corps étrangers

Coups Fissures
corps roulants

corps roulants
par déformat.

Détérioration
Corrosion de
par abrasion
Empreintes

Empreintes

Empreintes

Cannelures

Coloration

des cages
Corrosion
Grippage

Cassures
Ecaillage

Cratères

contact
Usure

Montage
Manque de soin
Coups
Défauts logement/portée
Ajustement trop serré
Ajustement trop libre
Désalignement
Fonctionnement
Surcharge
Vibrations
Vitesse excessive
Environnement
Température trop basse
Température trop élevée
Passage de courant élect.
Pollution eau
Pollution poussière
Lubrification
Lubrification inadaptée
Manque de lubrifiant
Excès de lubrifiant
60.
Manifestations des défauts

 Introduction
 Les causes de dégradation des roulements sont nombreuses :
 Fatigue
 Surcharges
 Défaut de graissage
 Défaut de montage
 Agents extérieurs, ...
 La dégradation d’un roulement se traduit généralement par un écaillage
des surfaces en contact (bagues et éléments roulants) qui s’étend et
évolue dans le temps
 La dégradation peut être localisée ou généralisée.

61.

Manifestations des défauts

 Localisation de l’écaillage
 Zones les plus chargées du roulement
 Zones anormalement chargées suite à :
 Des défauts de montage :
- Serrage excessif des bagues
- Présence de copeaux
- Empreintes
 Des défauts d’alignement
 Des conditions de fonctionnement
- Dilatation thermique
- Pollution ou dégradation du lubrifiant

62.
Manifestations des défauts

 Manifestations de l’écaillage
 Impact au passage des éléments roulants sur les défauts
 Amplitude des chocs générés dépend de :
 La dimension et de la géométrie du défaut,
 La charge, la vitesse de rotation, la lubrification,...

Forme
temporelle
de la
réponse
Défaut

Forme
1.20

1.00

0.80
temporelle
0.60

de
l’excitation
0.40

0.20

0.00

63.

Manifestations des défauts

 Défaut sur la bague extérieure


 Modulation par fort balourd
1 tour
1.4

1.2

0.8

0.6
Bandes
0.4
latérales de
0.2
modulation
0
par F0

Modulation
d’amplitude de
l’excitation par
la balourd

64.
Manifestations des défauts

 Défaut sur la bague intérieure


 Modulation par la charge
1 tour
Bandes
1.2

latérales de
1

0.8

modulation
0.6
par F0
0.4

0.2

Modulation
d’amplitude de
l’excitation par
la charge radiale

65.

Manifestations des défauts


Défaut

 Fréquences caractéristiques de défauts


 Un défaut localisé crée un impact périodique
 La fréquence de répétition de l’impact
dépend de la localisation du défaut :
 Bague intérieure
 Bague extérieure
 Élément roulant
 Cage T T
 Les fréquences caractéristiques de
défaut dépendent de la géométrie
du roulement

66.
Manifestations des défauts

 Fréquences caractéristiques des roulements


 d = diamètre des éléments roulants
 Z = nombre d’éléments roulants
 De = diamètre du chemin de roulement de la bague externe
 Di = diamètre du chemin de roulement de la bague interne
 Dm = diamètre primitif du roulement 

De+Di
Dm=
2 Dm Di De

d
  = angle de contact
 F0 = fréquence de rotation de l’arbre : La bague externe est
supposée fixe

67.

Manifestations des défauts

 Fréquences caractéristiques des roulements


 Fréquence de rotation de la cage
1 d 
FC = .(1- .cos ).F0
2 Dm
 Fréquence de défaut bague externe
Z d
FBE = .(1- .cos ).F0
2 Dm Dm Di De

 Fréquence de rotation des éléments roulants


1 .Dm d2
FB = .(1- .cos2 ).F0
2 d D m
2
d
 Fréquence de défaut bague interne

Z d
FBI = .(1+ .cos ).F0
2 Dm
- Remarque : Quelque soit le roulement, Fbe + Fbi = Z.F0 68.
Manifestations des défauts

 Fréquences caractéristiques des roulements


 Un défaut localisé sur un des éléments se manifeste par un choc dur à la
fréquence de contact de la détérioration :

 Défaut sur bague externe  choc à FBE


 Défaut sur bague interne  choc à FBI
 Défaut sur élément roulant  choc à [Link]

 Remarques :
 Les bases de données roulement peuvent donner les valeurs de FB
(fréquence élément roulant) ou de [Link] (fréquence défaut) sans distinction
claire.
 Le défaut de bague interne (tournante) est souvent modulé par la
fréquence de rotation.

69.

Manifestations des défauts

 Fréquences caractéristiques des roulements


 Roulement à contact radial simple rangée de billes 6020J30

Fréquences
caractéristiques
à 1 Hz

Fréquence cage : FC = 10.97 Hz


A 1500 tr/mn :
Fréquence corps roulants : FB = 204.175 Hz
Fréquence Bague Extérieure: FBE = 164.875 Hz
Fréquence Bague Intérieure: FBI = 210.1 Hz

70.
Manifestations des défauts

 Fréquences caractéristiques des roulements


 Les relations précédentes sont établies en supposant que :
 Le contact bague/élément roulant est sans glissement
 Les jeux internes axiaux ou radiaux sont nuls
 L’angle de contact est parfaitement déterminé
 Dans la pratique, ces hypothèses ne sont pas souvent vérifiées en raison
de l’influence des paramètres suivant :
 Conditions de montage (jeu radial, axial, précharge)
 Valeur et répartition des charges axiales et radiales

71.

Manifestations des défauts

 Fréquences caractéristiques des roulements


 Cas des roulements sous charge combinée ou désalignés
 

=0
0
0

 L’angle de contact modifie les fréquences cinématiques

72.
Manifestations des défauts

 Fréquences caractéristiques des roulements


 Influence de la précharge

Précharge Précharge Jeu Jeu


forte légère nul positif

 La précharge favorise l’identification de la fréquence du défaut (pas de


glissement des éléments roulants)
 La charge augmente l’intensité des chocs

73.

Manifestations des défauts

 Fréquences caractéristiques des roulements


 Conclusions
 La mise en évidence de défauts aux fréquences caractéristiques n’est pas
systématique. Les paramètres suivants interviennent :
- Précharge du roulement
- Charge axiale (angle de contact)
- Charge radiale
 Les fréquences de défaut sont souvent masquées. Il est nécessaire d’avoir
recours à plusieurs outils d’analyse :
- Facteur de défaut, facteur de crête
- Analyse spectrale, valeur RMS hautes fréquences
- Détection d’enveloppe
- Analyse temporelle : Filtrage, Kurtosis
- Analyse cepstrale

74.
Techniques d’analyse

 Analyse fréquentielle
 Écaillage à un stade précoce Spectre de chocs en
détection d’enveloppe
 Chocs durs (durée faible)
 Spectre de raies très large FBE
 Faible intensité des chocs
[Link]

T T [Link]

 Les fréquences caractéristiques ne sont pas toujours discernables


directement dans le spectre

75.

Roulement
Techniques d’analyse dégradé

 Analyse fréquentielle
 Développement de l’écaillage

Roulement
 Multiplication des chocs remplacé
 Augmentation de la durée des chocs
 Diminution de la gamme fréquentielle d’excitation
 Augmentation de l’intensité des chocs
 Excitation des résonances du roulement ou du palier

 Le spectre associé présente un « dôme » dont l’aire augmente avec la


dégradation.

76.
Techniques d’analyse
FMax
2 . (Ni)2
 Analyse fréquentielle E=
3 FMin
 Les dégradations généralisées
 Technique de surveillance
- Définition d’une bande de fréquences de surveillance
- Calcul de la valeur RMS du signal dans la bande
Seuil
Danger

Seuil
Alarme

- Suivi de l’évolution de l’indicateur dans le temps


- Comparaison à des seuils prédéfinis
77.

Techniques d’analyse

 Analyse fréquentielle
 Marquage important localisé
 Un choc dur par tour Spectre de chocs
 Intensité des chocs élevée
FBE

 Dans ce cas, le spectre de chocs peut être directement observable sur le


spectre

78.
Techniques d’analyse

 Analyse temporelle
 Intérêt de l’analyse temporelle

 Analyse des phénomènes lents : Faibles vitesses

 Caractérisation de phénomènes non périodiques


- Chocs aléatoires
- Chocs répétitifs mais vitesse (ou charge) machine fluctuante

 Conservation de la chronologie des événements

79.

Techniques d’analyse

 Analyse temporelle
 Analyse des phénomènes lents : Faibles vitesses de rotation
 Exemple : Caractérisation d’une vibration sinusoïdale à 1 Hz
Analyse temporelle Analyse fréquentielle
T0=1s

t
FFT

TACQ f

Durée acquisition pour 4 périodes : 4s Durée acquisition : 20Hz


Sur MVP2C : Sur MVP2C:
fréquence échantillonnage : 51.2 Hz Gamme spectrale :Fmax : 20 Hz
Nombre de canaux : 256 Nombre de canaux : 100
 durée = 256/51.2 = 5s Nombre de moyennes : 5  durée =
100/20+ ¼*(100/20*4)= 10s

80.
Techniques d’analyse

 Analyse temporelle
 Caractérisation de phénomènes non périodiques
 Exemple : Caractérisation de chocs aléatoires

Analyse temporelle Analyse fréquentielle


TCHOC Amplitude
?
t

FFT f

Choc Choc  Caractérisation du choc


 Permet d’obtenir : impossible :
 L’amplitude crête-crête  Amplitude réelle : ?
 La fréquence  Fréquence, durée : ?
 La durée des chocs  Nombre : ?
81.

Techniques d’analyse : Analyse temporelle

 Caractérisation de phénomènes non périodiques


 Chocs répétitifs et vitesse ou charge fluctuante.
 C’est souvent le cas d’un défaut de roulement sur un réducteur à dentures
hélicoïdales : L’effort axial engendré dépend de la charge.

Analyse temporelle Analyse fréquentielle

   

pas de
peigne

T0 FFT

L’angle de contact varie : Les spectres, les enveloppes, cepstres


sont pauvres en harmoniques du

défaut

82.
Techniques d’analyse : Analyse temporelle

 Conservation de la chronologie des événements


 Exemple : Chocs générés par plusieurs dents défectueuses d’un
réducteur, plusieurs aubes de roue de ventilateur...
Analyse temporelle Analyse fréquentielle

t
1/T0
FFT
T0

La fréquence de répétition
To : Période de rotation des chocs est celle de la
rotation

83.

Techniques d’analyse : Analyse temporelle

 Distinction des phénomènes


 En complément de l’analyse spectrale et de l’analyse d’enveloppe, elle
permet de faire la distinction entre un phénomène de chocs et un
phénomène de modulation d’amplitude.
Analyse temporelle Analyse fréquentielle

FFT

Chocs
Les deux signaux temporels ont
Modulation pratiquement la même image en
fréquences

84.
Techniques d’analyse : Analyse temporelle

 Les caractéristiques du MVP2C


 Acquisition
 Durée minimale : 2,5 ms
 Fréquence échantillonnage maximum : 102.4 kHz
 Nombre de points maximum : 2k (ADV), 32k (PRM), 512 k (PRM + DAT)

 Déclenchement
 Libre
 Signal, utile pour piéger des phénomènes impulsifs courts
 Top de tour, utile pour le moyennage synchrone, la mesure de saut de tige
sur les compresseurs à pistons, ...

85.

Techniques d’analyse : Analyse temporelle

 Analyse statistique des signaux filtrés


 Valeur moyenne des vibrations en dehors des chocs : N1
 Valeur moyenne des chocs : N2
 Valeur du choc le plus important : N3
 Facteur de crête : rapport entre N3 et N1
 Kurtosis

N1
N3
N2

86.
Techniques d’analyse : Le Facteur défaut

 Le Facteur de Défaut Roulement


 Le Facteur de Défaut Roulement est un traitement spécifique du signal
temporel adapté à la surveillance des roulements :

FD=[Link]+[Link] Avec : FC= AC Facteur de crête


ARMS

 Combinant les indicateurs Facteur de Crête (FC) et Valeur efficace


(ARMS), il présente les avantages suivants :
 Facteur absolu
 Détection précoce
 Peu sensible aux conditions de fonctionnement
 Valeur croissante sur les 3 phases de la dégradation
 Utilisation simple et adaptée au diagnostic automatique

87.

Techniques d’analyse : Le Facteur défaut

 Le Facteur de Défaut Roulement


 Évolution de l’indicateur

Etape Aspect Valeur Valeur Facteur Facteur


dégradation signal Crête RMS Crête Défaut

Début
Ecaillage

Dévelopmt
Ecaillage

Extension
Ecaillage

88.
Techniques d’analyse : Le Facteur défaut
FD
12
 Le Facteur de Défaut Roulement
 Utilisation 9
 Pour les machines de 600 à 6000 RPM les
niveaux d’alarme recommandés sont : 6
- Alerte à 6
- Danger à 9
3

0
 Remarques :
 Ces niveaux d’alarme donnent une surveillance correcte qui peut être
optimisée avec l’expérience.
 En dehors des limites 600 - 6000 RPM, le FD peut aussi être utilisé. Les
seuils vont alors dépendre de la configuration machine.

89.

Techniques d’analyse : Le Facteur défaut

 Le Facteur de Défaut Roulement et le défaut de graissage


 L’augmentation du niveau du Facteur de Défaut peut être liée à un défaut
de graissage du roulement.
 Aussi, en l’absence d’historique d’évolution, on procédera à un test de
graissage du roulement : Le Facteur de Défaut chute généralement de
manière importante de façon instantanée.
 Si le niveau du F.D reste stable à cette valeur dans les heures qui suivent
l’opération, il s’agit sans doute d ’un problème de graissage.

 Dans le cas contraire, il s’agit vraisemblablement d’une usure du


roulement.

90.
Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition : Variable aléatoire


 Une variable aléatoire est une grandeur réelle dont la valeur dépend du
hasard. Elle peut être caractérisée par une loi de probabilité qui définit la
probabilité que la variable prenne ses différentes valeurs possibles.

 Une variable aléatoire est dite continue lorsqu’elle peut prendre n’importe
quelle valeur dans un intervalle donné.

 Une variable aléatoire est dite discrète lorsqu’elle ne peut prendre qu’un
nombre fini de valeurs distinctes (cas des signaux échantillonnés).

91.

Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition
 Fonction de répartition d’une variable aléatoire
 La fonction de répartition d’une variable aléatoire X exprime la probabilité
que la variable X prenne une valeur inférieure à une valeur x donnée au
cours de N réalisations :

F(x) = Prob[Xx]
Variable aléatoire continue Variable aléatoire discrète
1 1

x x
0 0

92.
Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition
 Densité de probabilité d’une variable aléatoire
 La densité de probabilité est par définition la dérivée de la fonction de
répartition :
+
p(x) = dF(x)/dx d’où  p(x).dx=F()=1
-
Variable aléatoire continue Variable aléatoire discrète
Prob[ax b]
b p(x1) p(x3) p(x5)
= p(x).dx p(x6)
a
p(x2) p(x4)
x x
0 ab

93.

Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Illustration de la densité de probabilité


 Histogramme

94.
Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition
 Espérance mathématique d’une variable aléatoire
 L’espérance mathématique ou moyenne sur échantillons d’une variable
aléatoire X est définie par :
Variable aléatoire continue Variable aléatoire discrète
+ 1 k=N
E(X)=x= x.p(x).dx E(X)= x =  xk
- N k=1

 On définit alors souvent la variable centrée associée à la variable aléatoire


par soustraction de la valeur moyenne :
~
x = (x-x)

~
 La variable aléatoire centrée à une moyenne nulle : E(x)=0

95.

Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition
 Variance d’une variable aléatoire
 La variance d’une variable aléatoire X est définie comme le moment centré
d’ordre 2 de la variable aléatoire :

Variable aléatoire continue Variable aléatoire discrète


+
1 k=N
2=  (x - x)2.p(x).dx 2 =  (xk - x)2
- N k=1

96.
Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition
 Moments d’une variable aléatoire
 Les moments d’une variable aléatoire X sont définis comme les
espérances mathématiques des différentes puissances de cette variable :

- Moment d’ordre 1
+
M1=  (x - x).p(x).dx
-
- Moment d’ordre 2 ou variance

+
M2=  (x - x)2.p(x).dx = 2
-
  est appelé écart type de la variable aléatoire

97.

Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition
 Variable aléatoire Gaussienne

 Une variable aléatoire est Gaussienne ou Normale si sa densité de


probabilité peut être écrite sous la forme :

-(x - x)2
1 .e 2.2
p(x)=
.2.

 Une distribution Gaussienne est caractérisée entièrement par son


espérance E(x) et sa variance .

98.
Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition
 Variable aléatoire Gaussienne unitaire

 Lorsque E(x)=0 et  =1, la variable aléatoire est dite Gaussienne unitaire


et sa densité de probabilité est la suivante :
0.5

0.4

0.3

0.2

0.1

0.0
-3 -2 -1 0 1 2 3

99.

Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Influence de l’écart type


 Pour la loi Gaussienne, l’écart-type caractérise la largeur de la courbe de
Gauss, et donc la dispersion des valeurs autour de la valeur moyenne.
3.0

2.5

2.0
2=0.02

1.5 2=0.1

1.0 2=1
2=5
0.5

0.0
-5 -4 -3 -2 -1 0 1 2 3 4 5

100.
Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Définition du Kurtosis
 Le Kurtosis est défini comme le moment centré d’ordre 4 de de la
variable aléatoire :

Variable aléatoire continue Variable aléatoire discrète


+
1 k=N (xk - x)
4
1
K=  (x - x)4.p(x).dx K= 
 -
4 N k=1 4

Le Kurtosis caractérise  Carré  K=1


l’écrasement de la courbe  Sinus  K=1.5
de densité de probabilité.  Triangle  K=1.75
 Gaussienne  K=3

101.

Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Utilisation du Kurtosis
 La distribution statistique de l’amplitude du bruit produit par un roulement
en bon état obéit à une loi Gaussienne.

K=3

x
0

-3.00

102.
Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Utilisation du Kurtosis
 Les chocs générés par la dégradation du roulement modifient l’allure de
la courbe de densité de probabilité de l’amplitude.

K>3

x
0

-3.00

103.

Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Utilisation du Kurtosis
 Le Kurtosis est assimilable à un facteur de forme dont la valeur dépend
peu de l’amplitude du signal.

 Exemple de calcul du Kurtosis dans une fenêtre glissante :

 Durée RMS K
 15 mg 2.3

 120mg 24

 74 mg 62
  102 mg 39

104.
Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Utilisation du Kurtosis
 Le Kurtosis présente une grande sensibilité aux chocs, périodiques ou
non périodiques.

Kurtosis

RMS

Choc
s

105.

Techniques d’analyse : Le Kurtosis

 Utilisation du Kurtosis
 Le Kurtosis présente les inconvénients suivants :
 Définition des paramètres

- Le Kurtosis est calculé après filtrage : La bande de fréquences choisie doit


coïncider avec une résonance de structure afin d’optimiser la sensibilité de
l’indicateur.

 Évolution de l’indicateur

- Comme le facteur de crête, le Kurtosis décroît lorsque les défauts se


développent : Il reprend une valeur proche de 3 au voisinage de la destruction
du roulement. Il est recommandé de lui associer un suivi de l’évolution de la
valeur RMS du signal.

106.
Techniques d’analyse : La détection d’enveloppe

 Généralités
 La détection d’enveloppe est un traitement qui permet l’étude des
phénomènes de modulation. Elle permet la mise en évidence de la
fréquence modulante, souvent noyée dans un spectre de raies plus
énergétiques.

 En analyse vibratoire, elle est préconisée pour le diagnostic de défauts


de roulements à un stade précoce, ainsi que pour l’étude des
phénomènes de modulation mécaniques (engrènement) ou électriques
(moteurs asynchrones).

107.

Techniques d’analyse : La détection d’enveloppe

 Les défauts de roulement


 Rappels
 Les défauts de roulement à un stade précoce sont des défauts localisés
sur les éléments roulants :
 Bagues interne
 Bague externe
 Éléments roulants

 Ces défauts se manifestent par des chocs périodiques, de faible amplitude,


dont les fréquences de répétition dépendent de la géométrie du roulement.

108.
Techniques d’analyse : La détection d’enveloppe

 Les défauts de roulement


 Rappels
 Les chocs durs excitent les fréquences de résonance du roulement et du
palier d’accueil : La réponse est une vibration large bande centrée sur les
fréquences de résonance locaux.

 Le spectre de chocs n’est généralement pas observable directement en


raison des amplitudes faibles des raies du peigne.

 La détection d’enveloppe permet la mise en évidence de ce spectre.

Spectre de choc

Réponse structure 109.

Techniques d’analyse : La détection d’enveloppe

 Principe de la détection d’enveloppe

Filtrage
Passe Bande FFT

Enveloppe

110.
Techniques d’analyse : La détection d’enveloppe

 Utilisation
 Définition du filtre d’enveloppe
 La bande de fréquences à démoduler peut être définie :
- Par ses bornes F1 et F2
- Par une fréquence centrale F0 et une largeur L.

 La bande de fréquences est choisie dans les zones d’amplification de la


fonction de transfert, c’est à dire les zones d ’énergie importantes sur un
spectre large bande. La largeur de bande est à déterminer par essais
successifs.

F0
F1 F2
111.

Techniques d’analyse : La détection d’enveloppe

 Utilisation
 Les paramètres de la FFT
 Dans le cas de défauts de roulement, les fréquences cinématiques
recherchées sont des fréquences basses (qq. centaines de Hz).
 Le spectre affiché devra pouvoir mettre en évidence les premières
harmoniques : FMAX = 1kHz à 2 kHz.

 Attention : La largeur du filtre passe-bande et la gamme du spectre


enveloppe associé peuvent être liés :
FMAX=L/2 sur MVP2C

L
FMAX

112.
Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Généralités
 Le Cepstre est un outil mathématique qui permet la mise en évidence
des périodicités dans un spectre en fréquence.

 Il associe à une famille de raies harmoniques ou un ensemble de bandes


latérales une raie unique dans sa représentation graphique.

 Il est utilisé pour le diagnostic des phénomènes de modulation - en


fréquence ou en amplitude - et des phénomènes de chocs périodiques.

113.

Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Rappels sur la FFT

2
FFT U RMS Spectre de
puissance X2(F)
A2/2
A02
A
A0 F1

URMS

A/2
A0
Spectre en
amplitude X(F) F1
114.
Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Principe du Cepstre
 Le Cepstre résulte de la transformée de Fourier inverse d’un spectre de
puissance
 Son unité est homogène à un temps - en relation avec le domaine des
fréquences - que l’on appelle quéfrence :

Ce() = TF-1{Log[X2(F)]} = TF-1{[Link][X(F)]}

 X(F) : Spectre en amplitude du signal


 X2(F) : Spectre de puissance du signal

115.

Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Principe du Cepstre
 Spectre d’une modulation de fréquence :
 F0 = 1280 Hz
 F1 = 142.22 Hz

116.
Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Principe du Cepstre
 Cepstre d’une modulation de fréquence :

 dt = 1/F1=0.007s

117.

Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Utilisation du Cepstre

Forces Déplacement
F(t) H(t) X(t)
Structure
H(F)
F(F) X(F)

X(F) = H(F).F(F) Log[X(F)] = Log[H(F)] + Log[F(F)]

TF-1{[Link][X(F)]} = TF-1{[Link][H(F)]} + TF-1{[Link][F(F)]}

CeX() = CeH() + CeF()

118.
Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Utilisation du Cepstre
 Le Cepstre de la réponse de la structure est donc la somme du Cepstre
du signal d’entrée et du Cepstre de la fonction de transfert.
 Si les domaines de fréquences sont disjoints, les composantes du signal
d’entrée sont faciles à identifier dans le Cepstre et leurs amplitudes sont
indépendantes des conditions de mesurage :
 Direction de mesure
 Montage du capteur,..

 Leurs évolutions peuvent traduire l’apparition d’un défaut à un stade


précoce.

119.

Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Terminologie
 La terminologie particulière relative au cepstre n’est pas normalisée mais
son utilisation est d’un usage courant.
 Afin de distinguer la représentation cepstrale de la représentation
spectrale, on utilise les termes dérivés suivants :
- Quéfrence (homogène à un temps)
- Rahmonique
- Liftrage
1er rhamonic

Axe des
Quéfrences

120.
Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Exemple d’utilisation
 Défaut rotorique sur moteur asynchrone à cage

F=2.3
Hz

121.

Techniques d’analyse : Le Cepstre

 Exemple d’utilisation
 Défaut rotorique sur moteur asynchrone à cage

=
1/F=
0.43s

122.
Techniques d’analyse : Synthèse

 Indicateurs simples pour le suivi

Technique Paramètres Symptômes Avantages Inconvénients


Niveau Global Gamme fréquentielle Augmentation Indicateur simple Détection tardive
Accélération Indicateur fiable et Ambiguïtés de
robuste diagnostic
Bruit HF Détermination des
seuils empiriques
Peu adapté aux
basses vitesses de
rotation
Facteur Défaut Néant Augmentation Indicateur simple Ambiguïtés de
(DEF) Facteur absolu diagnostic
Détection précoce Peu adapté aux
Peu sensible basses vitesses de
Croissance continue rotation
au cours de la
dégradation
Kurtosis Durée Augmentation Détection précoce Détermination de la
Gamme fréquentielle Grande sensibilité aux gamme de fréquence
chocs Ambiguïtés de
Adapté aux basses diagnostic
vitesses (<600 Décroissance de
tr/mn) l’indicateur en fin de
vie du roulement

123.

Techniques d’analyse : Synthèse

 Techniques d’Analyse Qualitative

Technique Paramètres Symptômes Avantages Inconvénients


Analyse Nombre de points Présence de chocs Analyse de Diagnostic non
Temporelle (8192 le + souvent) phénomènes lents automatique
Fréquence Analyse de
d’acquisition phénomènes non
périodiques
Respect de la
chronologie
Analyse Gamme spectrale Evolution de niveaux Diagnostic fiable Détection tardive
fréquentielle Résolution HF Présence de chocs Pas de mesures Inopérant si vitesse
Nombre de moyennes aux fréquences de supplémentaires ou charge fluctuante
défauts
Présence de
modulations
Détection Filtre d’enveloppe Présence de chocs Détection précoce Détermination de la
d’enveloppe Nombre de moyennes aux fréquences de Distinction des bande de filtrage
défauts phénomènes de Interprétation des
modulation amplitudes
Inopérant si vitesse
ou charge fluctuante
Cepstre Aucun Présence de raies Interprétation de Utilisation en
spectres complexes complément d’autres
techniques

124.
Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Synoptique de la machine

Multiplicateur
X 2.04 Moteur
Pompe 1440 tr/mn
2940 tr/mn
53 dents
P2 P1
P3

P6 P5
P4

Rouet 6 26 dents
aubes

125.

Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Spectre [0-10 kHz]

Bruit de roulement
HF élevé
Résonance marquée
autour de 10kHZ.
Défaut roulement
BE à 86,7 HZ (noyé
en MF)

126.
Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Spectre BF [0-200 Hz]

La fréquence de
défaut est
visible dans le
spectre mais
peu émergente.

127.

Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Spectre MF [0-2 kHz]

128.
Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Spectre HF [0-20 kHz]

Bruit HF
2-20 kHz

129.

Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Historique Bruit HF

3.81 g
3.17
g

0.23
g

130.
Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Signal temporel brut

131.

Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Historique Facteur Défaut

10.19 10.14

2.53

132.
Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Evolution du Kurtosis

25.9
24.4

2.81

133.

Etude de cas N°1

 Banc d’essais ACOEM


 Spectre enveloppe [0-1250Hz]

Roulement 6206

F0 = 24 Hz
85.6 Hz
FBE = 85.6 Hz
FBI = 130.3 Hz
FC = 9.5 Hz
FB = 110.9 Hz

134.
Etude de cas N°2

 Ventilateur
 Synoptique de la machine

Palier en alarme
22317 22317

1400 tr/mn

38 37

6314 NU 314

Moteur 3000 tr
440VAC - 70A
Type 405TS
1465 tr/mn

35 36
135.

Etude de cas N°2

 Ventilateur
 Spectre BF et fréquences caractéristiques

F0 = 23 Hz

136.
Etude de cas N°2

 Ventilateur
 Spectre MF

Spectre de chocs
à 150.86 Hz

137.

Etude de cas N°2

 Ventilateur
 Spectre HF

Bande de calcul du niveau HF

138.
Etude de cas N°2

 Ventilateur
 Historique du niveau HF

139.

Etude de cas N°2

 Ventilateur
 Modulation de FBE par F0

Modulation d’amplitude de
FBE=150.9 Hz par F0=23 Hz

140.
Etude de cas N°2

 Ventilateur
 Spectre concaténé [0-20 kHz]

141.

Etude de cas N°3

 Expertise d’une Machine à Papier


 Palier YANKEE côté transmission
 Conditions de fonctionnement (à 950 m/mn)
 Vitesse Moteur : 823 tr/mn
 Vitesse de rotation cylindre : 83 tr/mn
 Fréquences cinématiques réducteur
 Arbre GV : 13.8 Hz
 Arbre MV : 6.09 Hz
 Arbre PV : 1.384 Hz
 Z1 (GV) = 30
 Z2 (MV) = 68
 Z3 (MV) = 20
 Z4 (PV) = 88
 FE1 = 414 HZ
 FE2 = 121.8 Hz

142.
Etude de cas N°3

 Expertise d’une Machine à Papier


 Palier YANKEE côté transmission
 Caractéristiques du roulement
 Roulement à rotule sur rouleaux
 Type SKF 23 168 CAC

F0 = 1.38 Hz FBE = 12.1 Hz


FBI = 15.6 Hz
FC = 0.6 Hz
FB = 10.7 Hz

143.

Etude de cas N°3

 Expertise d’une Machine à Papier


 Spectre HF [0-20 kHz]

Roulement
dégradé
Roulement
après 5 mois
Roulement
neuf

144.
Etude de cas N°3

 Expertise d’une Machine à Papier


 Spectre concaténé [0-20 kHz]

Spectre de chocs
à 12.6 Hz

145.

Etude de cas N°3

 Expertise d’une Machine à Papier


 Spectre BF [0-100 Hz]

Spectre de chocs
à 12.6 Hz

146.
Etude de cas N°4

 Moto ventilateur MAP 238 401 906


 Lot 120 Extraction poussières
 Observations sur moteur :
 Balourd et lignage corrects
 Roulements corrects
 Observations sur ventilateur :
 Bruit de roulement élevé (5 g) côté accouplement
 Bruit de roulement très élevé (12 g) côté opposé accouplement
 Écaillage piste

147.

Etude de cas N°4

 Moto ventilateur MAP 238 401 906


 Spectre MF [0-2 kHz]
 Palier côté opposé accouplement

Spectre de chocs
à 178 Hz

148.
Etude de cas N°4

 Moto ventilateur MAP 238 401 906


 Spectre concaténé
 Palier côté accouplement

Spectre de chocs
à 178 Hz

149.

Etude de cas N°4

 Moto ventilateur MAP 238 401 906


 Spectre concaténé
 Palier côté accouplement
03/06/92

01/06/95

Bruit HF
élevé

150.
Etude de cas N°4

 Moto ventilateur MAP 238 401 906


 Spectre MF [0-2 kHz]
 Palier côté accouplement

Modulation d’amplitude de
FBE=178 Hz par F0=22.5 Hz

151.

Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Synoptique de la machine
 Entraînement par courroies
 Roulements SKF 1207
 Vitesse de rotation : 2233 tr/mn

P3 P4

2236 tr/mn

SKF 1207 SKF 1207

152.
Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Caractéristiques de la machine
 Caractéristiques des roulements
 Roulement à rotule sur billes
 Type SKF 23 168 CAC

F0 = 38.88 Hz FBE = 264.8 Hz


FBI = 357.3 Hz
FC = 16.7 Hz
FB = 253.5 Hz

153.

Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Spectre BF Palier 3

P3

154.
Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Spectre BF Palier 4

P4

155.

Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Spectre MF Palier 3

Balourd important car


turbine détériorée
P3
F0=37.88 Hz

156.
Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Spectre MF Palier 4

Balourd important car


turbine détériorée
P4
F0=37.88 Hz

157.

Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Spectre MF Paliers 3 et 4

P3 P4
Balourd important
(turbine détériorée)
F0=37.88 Hz

158.
Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Spectre concaténé Palier 3

Choc bague externe P3


FBE=265.6 Hz

159.

Etude de cas N°5

 Ventilateur VE1
 Spectre concaténé Palier 4

Choc bague externe P4


FBE=265.6 Hz

160.
Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Synoptique machine

SKF 6317 NU 317

2558 tr/mn

Moteur 3000 tr
440VAC - 70A
Type 405TS
1650 tr/mn

161.

Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Caractéristiques machine
 Turbine en porte à faux

 Entraînement par courroies

 Ventilateur sortant de réparation :


- Réfection du boîtard (reprise des logements)
- Remplacement des roulements

 Bruit et vibrations anormaux constatés sur site

 Mesures réalisées et résultats obtenus


- Niveau Global Vitesse élevé sur les 2 paliers
- Vibrations notables à 2F0 sur le palier CA
- Bruits de roulements corrects

162.
Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Caractéristiques machine
 Caractéristiques des roulements
- Roulement rigide à billes type 6317 côté opposé accouplement

F0 = 42.6 Hz FBE = 131.63 Hz


FBI = 209.16 Hz
FC = 16.61 Hz
FB = 177.64 Hz

163.

Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Caractéristiques machine
 Caractéristiques des roulements
- Roulement à rouleaux cylindriques type NU 317 côté accouplement

F0 = 42.6 Hz FBE = 209.16 Hz


FBI = 302.03 Hz
FC = 17.47 Hz
FB = 226.63 Hz

164.
Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Spectre BF CA

165.

Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Spectre BF CA

Émergence de Présence de
l’harmonique 3 FBE = 131.6
de F0 Hz du 6317

166.
Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Spectre BF COA

167.

Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Spectre BF COA

Présence de
FBE = 131.6
Émergence de
Hz
l’harmonique 3
du 6317
de F0

Résonance

168.
Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Spectre BF COA

Présence de
bandes de
modulation à
3.5 Hz ?

169.

Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Spectre concaténé COA

En réalité :
Bandes latérales
gauches
=
Modulations du
défaut BI et ses
harmoniques
(209.16 Hz) à
la fréquence
de rotation
(défaut
tournant)

170.
Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Spectre concaténé COA

En réalité :
Bandes latérales
droites
=
Modulations du
défaut BE et ses
harmoniques
(131.42 Hz) à
la fréquence
de rotation
(balourd
turbine)

171.

Etude de cas N°6

 Ventilateur GB 242V
 Conclusions

 Contraintes probables sur les roulements en raison d’une mauvaise


coaxialité des logements

 Fréquences de défauts de roulements liées à cette contrainte et non à des


écaillages réels (roulements neufs)

 Actions préconisées :
- Contrôle de la coaxialité des deux alésages du boîtier à roulements
- Contrôle de l’état des roulements (fonctionnement sous contrainte excessive)

172.
Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Synoptique machine
 Pompe centrifuge 4 aubes
 Entraînement direct
 Vitesse de rotation : 990 tr/mn

P1 P2 P3 P4

6304 NU 324 SKF 22218 SKF 23218

Moteur 3000 tr
440VAC - 70A
Type 405TS
990 tr/mn

173.

Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Caractéristiques
 Caractéristiques des roulements moteur
 Roulement à rouleaux cylindriques type NU 324 JC3 côté accouplement

F0 = 16.5 Hz FBE = 80.2 Hz


FBI = 117.8 Hz
FC = 6.8 Hz
FB = 84 Hz

174.
Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Caractéristiques
 Caractéristiques des roulements moteur
 Roulement rigide à billes type 6324 JC3 côté opposé accouplement

F0 = 16.5 Hz FBE = 51.6 Hz


FBI = 80.4 Hz
FC = 6.4 Hz
FB = 72.4Hz

175.

Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Caractéristiques
 Caractéristiques des roulements pompe
 Roulement à rotule sur rouleaux type SKF 22218 côté accouplement

F0 = 16.5 Hz FBE = 143.1 Hz


FBI = 186.9 Hz
FC = 7.1 Hz
FB = 120.1 Hz

176.
Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Caractéristiques
 Caractéristiques des roulements pompe
 Roulement à rotule sur rouleaux type SKF 23218C côté opposé
accouplement

F0 = 16.5 Hz FBE = 136.1 Hz


FBI = 177.4 Hz
FC = 7.2 Hz
FB = 120.5 Hz

177.

Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Spectre concaténé palier 3-H

Choc éléments
P3 roulants F0=120
Hz

Choc à la rotation
F0=16.5 Hz

178.
Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Spectre concaténé palier 3-V

P3

179.

Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Spectre concaténé palier 4-H

P4

180.
Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Spectre concaténé palier 4-V

P4

181.

Etude de cas N°7

 Moto pompe extraction 2 CEX 2001 PO


 Spectre concaténé palier 4-A

P4

182.
Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Synoptique de la machine
 Broyeur Henry 24 marteaux 4 aubes
 Entraînement direct
 Vitesse de rotation : 1490 tr/mn

P4 P3 P2 P1

SKF 22224 SKF 22224


EK/C3 EK/C3

Moteur 3000 tr
440VAC - 70A
Type 405TS

183.

Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Caractéristiques
 Caractéristiques des roulements broyeur
 Roulements à rotule sur rouleaux type SKF 2222 EK/C3 montés sur
manchons de serrage coniques

F0 = 24.9 Hz FBE = 201.3 Hz


FBI = 271.8 Hz
FC = 10.6 Hz
FB = 161.3 Hz

184.
Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Spectre BF Palier 3

P3

Choc bague externe


FBE=201.24 Hz

185.

Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Spectre enveloppe Palier 3

P3
Choc bague externe
FBE=201.39 Hz + défaut
cage FC=10.65 Hz

186.
Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Spectre BF Palier 4

P4

Défaut cage
FC=10.65 Hz

187.

Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Spectre enveloppe Palier 4

P4

Choc bague externe


FBE=201.08 Hz

188.
Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Spectres HF superposés Palier 4

Zone de résonance P4
caractéristique
d’une dégradation
de roulement

Mesure du 16/12/1999 :
Apparition du défaut sur
la cage du roulement

Mesure du 22/03/2000 :
phase de dégradation avancée
défaut sur cage et bague externe
du roulement

 Remarque : On constate également des vibrations axiales supérieures


aux vibrations radiales (3 et 6 mm/s)
189.

Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Analyse suite au démontage
 Dégradations similaires sur les 2 paliers

Dégradations
réparties sur un
secteur de 90° sur les
bagues extérieures

Frottements
des rouleaux
sur la cage

190.
Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Analyse suite au démontage
 Causes présumées des dégradations
 Désalignement des roulements dû au voile des flasque du broyeur, qui
provoquent des contraintes axiales excessives
 Défaut de stockage : Présence d’humidité dans les roulements (fabrication
des roulements en Malaisie)
 Jeu interne résiduel trop faible
 Mauvaise assise de la machine sur son châssis
 Vibrations du massif béton de la machine

191.

Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Analyse suite au démontage
 Recommandations
 Remplacement roulements et paliers du broyeur
 Respect des valeurs de jeu radial après montage
 Modification du broyeur pour supprimer le phénomène récurrent du voile
des flasques

192.
Etude de cas N°8

 Broyeur à marteaux
 Analyse suite au démontage
 Mesures après réparation
 Diminution des niveaux vibratoires, de 4 mm/s à 1.8 mm/s sur les paliers 3
et 4.
 Absence des fréquences caractéristiques de défauts

Mesures
avant
réparation

Mesure
après
réparation

193.

Etude de cas N°9

 Moteur M0401
 Vue d’ensemble des paramètres

194.
Etude de cas N°9

 Moteur M0401
 Historiques paramètre « Roulement » sur palier CA

Mesure au
13/04/94

Mesure au
22/04/94

195.

Etude de cas N°9

 Moteur M0401
 Spectre MF sur palier CA

Choc bague externe Mesure au


FBE=120.25 Hz 13/04/94

Mesure au
22/04/94

196.
Etude de cas N°9

 Moteur M0401
 Spectre concaténé sur palier CA

Mesure au
13/04/94
E = 4.28 g

Mesure au
22/04/94
E = 0.09 g
197.

Etude de cas N°9

 Moteur M0401
 Spectre BF sur palier CA
Choc bague externe
FBE=120.25 Hz +
modulations à F0

198.
Etude de cas N°10

 Banc didactique GTI sur base BL1


 Vue d’ensemble des paramètres

Mesure sur
roulement bon Mesure sur
roulement
HS+ balourd

199.

Etude de cas N°10

 Banc didactique GTI sur base BL1


Mesure sur
 Spectres concaténés roulement
HS+ balourd

Mesure sur
roulement bon

200.
Etude de cas N°10

 Banc didactique GTI sur base BL1

 Examen des spectres concaténés

 Peigne de raies @ la fréquence de défaut BE (90 Hz) sur le spectre avec


défaut.

 Augmentation du Niveau Global Accélération de 0.213 g à 1.18 g

201.

Etude de cas N°11

 Pompe P122 sur base DPF


 Vue d’ensemble des paramètres

Je 24/07/03

Ma 24/02/04
Ma 12/05/05

202.
Etude de cas N°11

 Pompe P122 sur base DPF


 Historique des paramètres

Ma 12/05/05
Facteur Défaut
Roulement

Ma 24/02/04

Je 24/07/03
NG Acc
[2Hz – 20kHz]

Bande large Acc


[2kHz – 20kHz]

203.

Etude de cas N°11

 Pompe P122 sur base DPF


 Spectres concaténés
Ma 12/05/05 Ma 24/02/04

Je 24/07/03

204.
Etude de cas N°12

 Pompe P112 sur base DPF


 Vue d’ensemble des paramètres

Ma 27/02/01

Ma 15/10/02
Je 03/02/05

205.

Etude de cas N°12

 Pompe P112 sur base DPF


 Historiques des paramètres
Je 03/02/05

Facteur Défaut
Roulement

NG Acc
[2Hz – 20kHz]

Ma 27/02/01 Ma 15/10/02

Bande large Acc


[2kHz – 20kHz]

206.
Etude de cas N°12

 Pompe P112 sur base DPF


 Spectres concaténés
Je 03/02/05

Ma 15/10/02

Ma 27/02/01

207.

Etude de cas N°13

 Pompe P203 sur base DPF


 Vue d’ensemble des paramètres

Lu 13/12/99

Me 29/11/00
Je 23/01/03

208.
Etude de cas N°13

 Pompe P203 sur base DPF


 Historique des paramètres

Facteur Défaut
Roulement

Me 29/11/00 Je 23/01/03

Lu 13/12/99

NG Acc
[2Hz – 20kHz]

Bande large Acc


[2kHz – 20kHz]
209.

Etude de cas N°13

 Pompe P203 sur base DPF


 Spectres concaténés
Je 23/01/03

Me 29/11/00
Lu 13/12/99

210.
Surveillance des Roulements

 Synthèse

 A partir des Spectres


 Suivi de tendances sur l’énergie vibratoire en hautes fréquences

 A partir des temporels


 Filtrage
 Kurtosis sur temporels filtrés

211
211.

ANALYSE VIBRATOIRE
DES
MACHINES TOURNANTES

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