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Prépa tp droit UE/ECO groupe 4

Analyse de l’arrêt C 347/09

I. Faits
Mr. Dickinger et Mr Omer sont des ressortissants autrichiens et fondateurs de la
multinationale bet-at-home.com. Ils disposent à cet égard de licences maltaises pour les jeux
de hasards et les paris sportifs en ligne. Le site est accessible en plusieurs langues, y compris
en allemand. Les filiales maltaises utilisaient, jusqu’en 2007, un serveur installé en Autriche,
mis à leur disposition par la société de droit autrichien.
Une procédure pénale a été engagée contre les deux gérants pour violation du droit autrichien
sur les jeux de hasard. Le tribunal cantonal de Linz, en Autriche, doutant que les règles
autrichiennes soient compatibles avec le droit de l’Union – en particulier avec la liberté
d’établissement et la libre prestation des services – a décidé de poser à la CJUE plusieurs
questions préjudicielles.

II. Q° du renvoi préjudiciel


La demande de décision préjudicielle porte sur l’interprétation des articles 43 CE et 49
CE.

Article 49 (ex-article 43 TCE)


« Dans le cadre des dispositions ci-après, les restrictions à la liberté d’établissement
des ressortissants d’un État membre dans le territoire d’un autre État membre sont interdites.
Cette interdiction s’étend également aux restrictions à la création d’agences, de succursales
ou de filiales, par les ressortissants d’un État membre établis sur le territoire d’un État membre.
La liberté d’établissement comporte l’accès aux activités non salariées et leur exercice,
ainsi que la constitution et la gestion d’entreprises, et notamment de sociétés au sens de
l’article 54, deuxième alinéa, dans les conditions définies par la législation du pays
d’établissement pour ses propres ressortissants, sous réserve des dispositions du chapitre
relatif aux capitaux. »

Article 56 (ex-article 49 TCE)


« Dans le cadre des dispositions ci-après, les restrictions à la libre prestation des
services à l’intérieur de l’Union sont interdites à l’égard des ressortissants des États membres
établis dans un État membre autre que celui du destinataire de la prestation.
Le Parlement européen et le Conseil, statuant conformément à la procédure législative
ordinaire, peuvent étendre le bénéfice des dispositions du présent chapitre aux prestataires
de services ressortissants d’un État tiers et établis à l’intérieur de l’Union. »

III. Les dires de la Cour


Selon sa jurisprudence, un monopole sur les jeux de hasard constitue une restriction à
la libre prestation des services. Une telle restriction peut être justifiée par des raisons
impérieuses d’IG telles que l’objectif d’assurer un niveau de protection particulièrement élevé
pour des consommateurs.

Le Cour rappelle sa jurisprudence selon laquelle une règlementation nationale


instituant un monopole, tout en permettant au titulaire du monopole de mener une politique
d’expansion, doit véritablement reposer sur la constatation que les activités criminelles et
frauduleuses liées aux jeux constituent un problème dans l’Etats Membres concerné cependant que,
le seul objectif de maximiser les recettes du Trésor public, ne permet pas une telle restriction à
la libre prestation des services.
La Cour examine la q° de savoir si les contrôles des opérateurs de jeux de hasard
effectués dans d’autres EM doivent être pris en compte par les autorités d’un autre EM, en
l’occurrence l’Autriche par rapport aux filiales maltaises. Malte a, en effet, développé un
système de régulateur des jeux de hasard sur internet performant de nature à répondre à
l’objectif de protection des joueurs contre les fraudes.

La Cour rappelle, qu’en l’absence de cette harmonisation de la règlementation de ce secteur


au niveau de l’Union, aucune obligation de reconnaissance mutuelle des autorisations
délivrées par les autres EM ne saurait exister en l’état actuel du droit de l’Union et que la seule
circonstance qu’un EM a choisi un système de protection différent de celui adopté par un autre
EM n’a aucune incidence sur l’appréciation de la nécessité et de la proportionnalité des
dispositions prises en la matière. Dans ce domaine, non harmonisé au niveau de l’Union, les
EM jouissent d’une large marge d’appréciation en ce qui concerne les objectifs qu’ils entendent
poursuivre et le niveau de protection qu’ils recherchent.

La Cour souligne à cet égard que les différents EM ne disposent pas nécessairement des
mêmes moyens techniques pour contrôler les jeux de hasard en ligne. Le même niveau de
protection ne peut être atteint dans d’autres EM ne disposant pas de ces moyens techniques
ou n’ayant pas fait les mêmes choix à cet égard. Un EM peut légitimement être amené à vouloir
surveiller une activité économique se déroulant sur son territoire, ce qui lui serait impossible
s’il devait se fier à des contrôles effectués par les autorités d’un autre EM au moyen de
systèmes régulateurs qu’il ne maîtrise par lui-même.

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