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Classification périodique et mécanique quantique

Le document traite de la classification périodique des éléments et des concepts fondamentaux de la mécanique quantique, notamment les nombres quantiques qui décrivent l'état des électrons. Il explique comment l'énergie des atomes est quantifiée et comment cela se traduit par des spectres d'émission caractéristiques. Enfin, il aborde la détermination des configurations électroniques et les principes de Pauli, Klechkowski et Hund.

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Classification périodique et mécanique quantique

Le document traite de la classification périodique des éléments et des concepts fondamentaux de la mécanique quantique, notamment les nombres quantiques qui décrivent l'état des électrons. Il explique comment l'énergie des atomes est quantifiée et comment cela se traduit par des spectres d'émission caractéristiques. Enfin, il aborde la détermination des configurations électroniques et les principes de Pauli, Klechkowski et Hund.

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1 Classification

périodique
des éléments

OBJECTIFS
• Connaître les quatre nombres
quantiques permettant de décrire
l’état d’un électron.
INTRODUCTION
• Savoir que l’énergie d’un atome

L a découverte de la structure de l’atome au début du


est quantifiée et que les niveaux
d’énergie correspondants peuvent
être dégénérés. vingtième siècle a marqué une grande étape dans
• Savoir déterminer la configuration l’avancée des connaissances.
électronique d’un atome et de ses
ions dans leur état fondamental Cependant, de nombreux phénomènes mis en évidence
en appliquant le principe de Pauli
et les règles de Klechkowski et
et demeurant sans interprétation tels que les spectres
Hund. d’émission des atomes, l’effet Compton, l’effet
• Comprendre et connaître la struc- Zeeman,…ont conduit les physiciens et chimistes du ving-
ture de la classification périodique.
• Savoir définir l’énergie d’ionisa- tième siècle à abandonner le modèle classique de la méca-
tion d’un atome, l’affinité élec- nique newtonienne en particulier et à introduire un
tronique d’un atome et
l’électronégativité de Mulliken nouveau modèle : la mécanique quantique.
d’un élément.
• Savoir interpréter l’évolution de
La mécanique quantique se révèle indispensable pour
ces grandeurs au sein de la classi- décrire les phénomènes qui se produisent à l’échelle
fication périodique.
submicroscopique, c’est-à-dire au niveau des noyaux
© Hachette Livre – H Prépa / Chimie, 1re année, PCSI – La photocopie non autorisée est un délit

atomiques, des atomes, des molécules,…


PRÉREQUIS Elle a permis une interprétation et une compréhension
• Notion d’élément chimique. nouvelles de la classification périodique établie par
• Quantification des échanges
d’énergie électronique (cf. Term. le chimiste russe D. Mendeleiëv au XIXe siècle après
S). collecte et analyse d’un très grand nombre de données
• Quantification des niveaux d’éner-
gie d’un atome(cf. Term. S). expérimentales.
• Interprétation des spectres de raies
(cf. Term. S).

5
COURS 1
Classification périodique des éléments

1 Quantification de l’énergie d’un atome


1.1 Interactions matière – rayonnement
La quantification de l’énergie a été introduite en 1900 par M. PLANCK pour inter-
(*) Le modèle est appelé corps noir : à
température constante, un corps noir est préter le rayonnement émis par des corps lorsqu’ils sont chauffés à température
supposé absorber toutes les radiations uniforme(*) : il a postulé que les échanges d’énergie entre la matière et un rayon-
qu’il émet. nement monochromatique de fréquence ne peuvent se faire que par quantités
finies d’énergie appelées quanta.
Un quantum d’énergie correspond à la plus petite énergie qui peut être échangée.
h est la constante de Planck :
h = 6,626.10–34 J . s Pour un rayonnement de fréquence ν, cette énergie a pour valeur :
= h.ν
(**) Les métaux peuvent émettre des En 1905, pour interpréter l’effet photoélectrique(**), A. EINSTEIN a extrapolé le
électrons lorsqu’ils sont irradiés par des concept de PLANCK en considérant qu’un rayonnement monochromatique de
rayonnements de fréquence appropriée. fréquence est constitué de particules appelées photons.
Un photon est une particule de masse nulle.
L’énergie e de chaque photon de fréquence vaut :
= h.

1.2 Spectre des atomes


1.2.1. Obtention du spectre de l’atome d’hydrogène
Un tube à décharge est un tube de verre muni à ses extrémités de deux électrodes
métalliques et qui contient un gaz sous faible pression (dans le cas considéré, il
s’agit de dihydrogène à une pression proche de 1,5 mbar).
Lorsqu’on applique une tension élevée, de l’ordre de quelques centaines de volts,
entre ses électrodes, un courant formé d’ions et d’électrons traverse le tube qui
devient luminescent.
Des chocs inélastiques se produisent entre ces particules et les molécules de dihy-
drogène : certaines de ces molécules vont se dissocier en atomes d’hydrogène. Ces
atomes sont excités lors des collisions et vont se désexciter en émettant des radia-
tions électromagnétiques. L’analyse, par un prisme ou un réseau, du rayonnement
émis permet d’obtenir le spectre d’émission de l’atome d’hydrogène (doc. 1)
1,5.1014

3,8.1014

7,5.1014

1,5.1015

3.1015

ν
© Hachette Livre – H Prépa / Optique, 1re année, MPSI-PCSI-PTSI – La photocopie non autorisée est un délit

(Hz)
2 000

1 000
800
600
500

400

300

200

150

120

100

l
(nm) INFRAROUGE ULTRAVIOLET
VISIBLE

Doc. 1 Spectre de l’atome d’hy- 1.2.2. Spectre de l’atome d’hydrogène et des autres atomes
drogène au voisinage du domaine Le spectre d’émission obtenu pour l’atome d’hydrogène est discontinu : c’est un
visible. spectre de raies. Les fréquences des radiations monochromatiques émises ne peu-
vent prendre que certaines valeurs ; elles sont quantifiées.

6
Classification périodique des éléments
1 COURS

Comme l’atome d’hydrogène, les atomes des autres éléments chimiques ont un
a) spectre d’émission constitué de raies. Ces spectres sont caractéristiques et permet-
tent d’identifier ces atomes (doc. 2).
b)
700 600 500 400
1.3 La physique quantique
l (nm)
L’interprétation des spectres d’émission des atomes des différents éléments chi-
Doc. 2 Spectres d’émission de dif-
miques n’a pu être faite à l’aide de la mécanique newtonienne. Un nouveau modèle
férents atomes. de description de la matière s’est alors avéré nécessaire : la mécanique quantique.
Le spectre d’émission (ou d’ab- Les principaux résultats de cette théorie seront présentés au chapitre 9.
sorption) des atomes d’un élément Dans ce chapitre, nous nous limiterons à une approche énergétique.
est toujours constitué des mêmes
raies : il est caractéristique de cet élé-
ment : (a) hélium ; (b) mercure.
2 Quantification de l’énergie
2.1 Les nombres quantiques
En mécanique quantique, l’état d’un électron d’un atome peut être décrit à
l’aide de quatre nombres dits quantiques et notés : n, , m et ms.
• n est appelé nombre quantique principal. C’est un nombre entier positif :
L’état d’un électron est décrit par le
n *
quadruplet :
(n, , m , ms)
• est appelé nombre quantique secondaire ou azimutal. C’est un nombre
entier positif ou nul inférieur ou égal à n – 1 :
0 n–1
• m est appelé nombre quantique magnétique. C’est un entier relatif
compris entre – et + :
m – m +
• ms est appelé nombre quantique magnétique de spin. Pour un électron,
ms peut prendre deux valeurs seulement :
ms = + 1 ou ms = – 1
2 2

2.2 Niveaux d’énergie des électrons dans un atome

(*) En l’absence de champ électrique ou L’énergie d’un électron d’un atome ne peut prendre que certaines valeurs bien
magnétique. déterminées : cette énergie est quantifiée.
Ces valeurs ne dépendent que du nombre quantique principal n et du nombre
© Hachette Livre – H Prépa / Chimie, 1re année, PCSI – La photocopie non autorisée est un délit

quantique secondaire (*).


L’observation d’un spectre de raies s’ex-
plique par le fait que l’énergie de l’atome
L’énergie d’un atome est égale à la somme des énergies de ses différents
est quantifiée, c’est-à-dire qu’elle ne peut électrons : elle est donc quantifiée.
prendre que certaines valeurs. Les électrons d’un atome se répartissent sur des niveaux d’énergie.
Un niveau d’énergie est caractérisé par un doublet (n, ).
Ces niveaux sont traditionnellement repérés par des notations systématiques (doc. 3).
0 1 2 3 4
Ainsi :
– le niveau ns correspond au doublet (n, 0) ;
niveau d’énergie s p d f g
– le niveau np correspond au doublet (n, 1) ;
Doc. 3 Les notations s, p, d, f et g – le niveau nd correspond au doublet (n, 2) ;
sont d’origine spectroscopique. – le niveau nf correspond au doublet (n, 3).

7
COURS 1
Classification périodique des éléments

(*) Nous étudierons au chapitre 9 ces Cependant, si on considère le niveau 2p défini par n = 2 et = 1, on peut envisa-
orbitales atomiques, souvent notées O.A., ger trois valeurs différentes pour m = – 1, 0, 1. Les trois triplets (n, , m ) corres-
parfois représentées par des cases quan- pondants, soit (2, 1, 1), (2, 1, 0) et ( 2, 1, – 1), caractérisent trois orbitales atomiques(*)
tiques. d’égale énergie.
Lorsqu’à un même niveau d’énergie correspondent plusieurs orbitales
E atomiques, ce niveau d’énergie est dit dégénéré.
Ainsi, le niveau 2p est trois fois dégénéré.
niveau d'énergie
orbitalaire L’état d’un électron dans un atome est donc décrit par une orbitale, associée à un
niveau d’énergie orbitalaire, et par un état de spin, correspondant à l’une des deux
valeurs possibles du nombre quantique magnétique de spin. On peut dire alors que
Doc. 4 L’électron est représenté par
une flèche orientée : l’électron « occupe » le niveau d’énergie orbitalaire ; on le représente schémati-
– vers le haut pour ms = + 1/2 ; quement (doc. 4).
– vers le bas pour ms = – 1/2. Pour s’entraîner : ex. 1 et 2

L’énergie cinétique acquise par un élec-


2.3 Diagramme énergétique
tron, de charge – e = – 1,60 .10–19 C,
accéléré par une différence de potentiel Le diagramme énergétique est constitué par la représentation des différents niveaux
de 1,00 V, est égale à 1,00 électronvolt d’énergie des électrons dans l’atome classés par ordre croissant d’énergie.
(1,00 eV) avec :
1,00 eV = 1,60.10–19 J
L’état de plus basse énergie de l’atome est son état fondamental ; c’est l’état
le plus stable. Les états d’énergie supérieure sont dits excités.
La représentation énergétique de l’atome consiste à figurer les niveaux d’énergie
nombre
quantique principal E(eV) orbitalaire et les électrons qui les occupent.
n= 0
n=5 5s 5p 5d 5f 5g
– 0,54
2.3.1. Cas de l’atome d’hydrogène
n=4 4s 4p 4d 4f – 0,85
3s 3p 3d
n=3 – 1,5 Dans le cas particulier de l’atome d’hydrogène, constitué d’un noyau et d’un
n=2 2s 2p – 3,4 électron unique, les différents niveaux d’énergie électronique de l’atome ne
dépendent que du nombre quantique principal n.

Le niveau de référence, égal à 0, correspond à l’atome d’hydrogène ionisé : pro-


ton et électron immobiles, mais séparés par une distance infinie. Les niveaux d’éner-
1s gie possibles pour l’électron de l’atome d’hydrogène valent alors :
n=1 – 13,6
=0 =1 =2 =3 =4
En = – E2 avec E = 13,6 eV
Doc. 5 Diagramme énergétique n
pour un atome d’hydrogène.
Le document 5 présente le diagramme énergétique de l’atome d’hydrogène. À la
valeur n du nombre quantique principal correspondent n valeurs du nombre quan-
E tique secondaire (0, 1,…, n – 1) et à chaque valeur de correspondent 2 + 1
© Hachette Livre – H Prépa / Optique, 1re année, MPSI-PCSI-PTSI – La photocopie non autorisée est un délit

valeurs du nombre quantique magnétique m (– , … ,0,… ,+ ). En conséquence,


En au niveau d’énergie En, caractérisé par le nombre quantique principal n, corres-
pondent n 2 orbitales atomiques de triplets (n, , m ) : un niveau d’énergie En est
désexcitation et
n 2 fois dégénéré.
émission d'un
photon de longueur Lorsque l’énergie électronique de l’atome vaut En avec n > 1, l’électron occupe le
d’onde niveau d’énergie En : il peut effectuer une transition vers un niveau d’énergie En’
avec n’ < n. Lors de cette transition, l’énergie de l’atome diminue : on dit alors
En
qu’il se désexcite (doc. 6).

La désexcitation de l’atome du niveau En vers le niveau En’ s’accompagne


de l’émission d’un photon d’énergie :
Doc. 6 Désexcitation de l’atome
e = En – En’
d’hydrogène. L’énergie se conserve
au cours du processus : En = En’ + e.

8
Classification périodique des éléments
1 COURS

E Or = h . = h . c , la longueur d’onde de la radiation émise vaut donc :


En l’absorption d’un
photon d’énergie = h.c
En – En s’accom- En – En’
pagne de l’excita- Réciproquement, un photon de cette énergie peut être absorbé par un atome d’hy-
En
tion de l’atome
drogène dont l’énergie électronique est égale à En’. Son unique électron qui occu-
pait initialement le niveau En’ effectue alors une transition vers le niveau En (doc. 7).
Doc. 7 Absorption d’un photon.

APPLICATION 1
Longueur d’onde d’une radiation
Les niveaux d’énergie de l’atome d’hydrogène ont pour La longueur d’onde de la radiation associée à ce pho-
valeur en eV : En = – 13,6 / n2. ton s’en déduit :
Quelle est la longueur d’onde de la radiation émise h.c
lors de la désexcitation du niveau E4 vers le niveau E2 ? =
E4 – E2
À quel domaine appartient cette radiation ? Soit numériquement :
Données : h = 6,626 . 10–34 J.s ;
6,626 .10–34 3,00 .108
c = 3,00 . 108 m.s–1 ; 1,00 eV = 1,60 . 10–19 J. =
1,60 . 10–19 – 13,6 + 13,6
Lors de la désexcitation du niveau E4 vers le niveau E2, 42 22
un photon d’énergie = E4 – E2 est émis. = 4,87.10–7 m = 487 nm
La radiation correspondante appartient à la lumière
Or : = h. = h.c
visible (400 à 800 nm). Elle est de couleur bleue.

énergie Pour s’entraîner : ex. 1, 4 et 5


3p

3s
2.3.2. Cas des autres atomes : atomes polyélectroniques
Pour les atomes polyélectroniques, c’est-à-dire possèdant plus d’un électron, les
2p niveaux d’énergie dépendent de n et de . (doc. 8).
On retrouve la notion de couche électronique utilisée dans l’enseignement secon-
2s
daire. Une couche est définie par le nombre quantique principal n et elle est dési-
gnée par une lettre majuscule K, L, M, N, (doc. 9).
Le terme de sous-couche désigne un niveau d’énergie (n, ).
Ainsi, la couche L correspondant à n = 2 est constituée des deux sous-couches 2s
1s et 2p. Chaque sous-couche comprend une ou plusieurs orbitales atomiques, une par © Hachette Livre – H Prépa / Chimie, 1re année, PCSI – La photocopie non autorisée est un délit

valeur de m possible.
Lorsqu’un électron d’énergie En, se désexcite vers le niveau En’, ’ , il y a émis-
Doc. 8 L’ordre des énergies des cinq
premières sous-couches est le même sion d’un photon d’énergie :
pour tous les atomes polyélectro- = En, – En’, ’
niques. Avec = h . = h . c , la longueur d’onde de la radiation émise vaut :
n 1 2 3 4 h.c
=
couche K L M N En, – En’, ’
Doc. 9 Notation des couches élec-
troniques. Ces notations sont
valables pour tous les atomes, y com-
pris l’atome d’hydrogène.

9
COURS 1
Classification périodique des éléments

3 Configuration électronique d’un atome


3.1 Configurations électroniques
Établir la configuration électronique d’un atome, ou d’un ion monoatomique,
E dans un état donné consiste à indiquer la répartition, dans cet état, des élec-
trons dans les différentes sous-couches ou les différentes orbitales atomiques,
1s, 2s, 2p, 3s,… le nombre d’électrons étant noté en exposant.
Ainsi, la notation 1s2 signifie que deux électrons « occupent » l’orbitale atomique 1s.
Pour un atome ou un ion monoatomique, il existe autant de configurations élec-
Doc. 10 Représentation énergétique troniques que d’états. On s’intéresse généralement à la configuration électronique
de la configuration 1s 2. L’électron d’un atome ou d’un ion monoatomique dans son état fondamental, état le plus stable.
de nombre magnétique de spin
Pour établir la configuration électronique d’un atome polyélectronique dans son
ms = + 1/2 est représenté par une
état fondamental, trois règles doivent être appliquées : le principe de Pauli, la règle
flèche orientée vers le haut, celui de
de Klechkowski et la règle de Hunol.
spin ms = – 1/2 est représenté par une
flèche orientée vers le bas.
3.2 Principe de Pauli

La couche M(n = 3) peut contenir au Dans un édifice monoatomique, deux électrons ne peuvent pas avoir leurs
maximum 18 électrons (2 32) : quatre nombres quantiques (n, , m , ms) identiques.
– 2 sur la sous-couche 3s ;
– 6 sur la sous-couche 3p ; Ainsi, deux électrons qui occupent une sous-couche 1s sont décrits par le
– 10 sur la sous-couche 3d.
quadruplet (1, 0, 0, + 1/2) pour l’un et (1, 0, 0, – 1/2) pour l’autre.
Ils ont la même énergie, mais leurs nombres magnétiques de spin sont opposés ;
Doc. 11 Saturation de la couche M.
on dit que leurs spins sont antiparallèles ou appariés (doc. 10).
Une orbitale atomique ne peut donc pas décrire plus de deux électrons.
Ainsi, une sous-couche s peut contenir au plus deux électrons, une sous-couche p
au plus six électrons, une sous-couche d au plus dix électrons, une sous-couche f
(*) La règle de Klechkowski est parfois au plus quatorze électrons.
appelée principe de construction (ou prin-
cipe de l’Aufbau). Une sous-couche qui contient le maximum d’électrons qu’il lui est permis de
contenir est dite saturée.
Le principe de Pauli a déjà été énoncé en classe de Seconde :
n Chaque couche ne peut contenir qu’un nombre limité d’électrons : la couche
7 (7) 7s 7p(8) de numéro n contient au maximum 2n 2 électrons (doc. 11).
6 (6) 6s 6p(7) 6d (8)
5 (5) 5s 5p(6) 5d (7) 5f (8) 3.3 Règle de Klechkowski
4 (4) 4s 4p (5) 4d(6) 4f (7)
À l’état fondamental, l’énergie de l’atome est minimale : cela correspond à une
© Hachette Livre – H Prépa / Optique, 1re année, MPSI-PCSI-PTSI – La photocopie non autorisée est un délit

3 (3) 3s 3p(4) 3d (5)


occupation des niveaux d’énergie électronique les plus bas.
2 (2) 2s 2p (3)
La règle de Klechkowski(*) est une règle empirique qui permet de retrouver l’ordre
1 (1) 1s
de remplissage des sous-couches afin d’obtenir la configuration électronique d’un
0 1 2 3
atome dans son état fondamental.
Dans un atome polyélectronique, l’ordre de remplissage des sous-couches
Doc. 12 L’ordre de remplissage est
(caractérisées par les nombres quantiques n et ) est celui pour lequel la
établi en suivant les flèches bleues
somme (n + ) croît.
tracées toutes parallèles à celle joi-
Quand deux sous-couches ont la même valeur pour la somme (n + ), la sous-
gnant 2p et 3s, puis les flèches noires
tracées de façon à relier les extré- couche qui est occupée la première est celle dont le nombre quantique prin-
mités des flèches bleues. Les valeurs cipal n est le plus petit.
de (n + ) sont indiquées entre paren- Le document 12 indique un moyen mnémotechnique pour retrouver l’ordre de
thèses. remplissage des sous-couches donné par la règle de Klechkowski.

10
Classification périodique des éléments
1 COURS

3.4 Répartition des électrons dans les orbitales


E atomiques des sous-couches
1s
3.4.1. Atomes de numéro atomique Z < 6
■ Hélium (Z = 2) : 1s 2
Doc. 13 Configuration électronique Les deux électrons sont décrits par l’orbitale atomique 1s et, conformément au
de l’hélium à l’état fondamental. principe de Pauli, ont leurs spins appariés (doc. 13).
La sous-couche 1s est alors saturée.
■ Lithium (Z = 3) : 1s 2 2s 1
E Les deux électrons de l’orbitale atomique 1s ont leurs spins appariés.
2s Quel est le spin du troisième électron ?
En l’absence de champ extérieur, les deux valeurs de ms sont équiprobables et les
a) b)
deux configurations correspondantes ont même énergie (doc. 14).
Doc. 14 Pour l’atome isolé, ces L’électron non apparié est dit célibataire.
deux états sont équivalents ; on donne ■ Béryllium (Z = 4) : 1s 2 2s 2
le plus souvent la représentation (a).
Les deux sous-couches 1s et 2s sont saturées ; leurs électrons ont des spins appariés.
■ Bore (Z = 5) : 1s 2 2s 2 2p 1
a) b) Les trois orbitales atomiques composant la sous-couche 2p ont la même énergie.
2p En l’absence d’un champ extérieur, l’électron peut être décrit par n’importe laquelle
de ces trois orbitales atomiques ; les configurations correspondantes ont même
c) énergie et sont équiprobables (doc. 15). De plus, les deux valeurs de ms sont équi-
2p probables dans ces conditions.

Doc. 15 États (avec ms = + 1/2) 3.4.2. Cas de l’atome de carbone


isoénergétiques pour l’atome de bore Le cas du carbone (Z = 6) pose un problème. Les cinq premiers électrons étant dans
isolé. le même état que pour l’atome de bore, trois possibilités différentes s’offrent pour
décrire l’état du sixième électron (doc. 16) puisque le niveau 2p est dégénéré.
• Il est décrit par la même orbitale atomique 2p que le cinquième électron ; leurs
a) b) spins sont alors nécessairement appariés pour respecter le principe de Pauli
(doc. 16 a) ;
• Il est décrit par une orbitale atomique 2p différente (mais de même énergie) de
c) celle qui décrit le cinquième électron ; le principe de Pauli n’impose aucune rela-
tion entre leurs spins :
– les spins des deux électrons peuvent être parallèles ; ils ont alors la même valeur
Doc. 16 Différents états correspon- du nombre quantique magnétique de spin ms (doc. 16 b) ;
dants à la configuration 2p2. – les spins de ces deux électrons peuvent être opposés ou antiparallèles ; leurs
nombres quantiques magnétiques de spin ont alors des valeurs opposées (doc. 16 c).
Ces trois états ont-ils la même énergie ? Sinon, quel est celui qui correspond à
E l’énergie minimale, c’est-à-dire à l’état fondamental de l’atome ?
La règle de Hund permet de déterminer la configuration la plus stable.
2p
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3.4.3. Règle de Hund


Quand un niveau d’énergie est dégénéré et que le nombre d’électrons n’est
2s
pas suffisant pour saturer ce niveau, l’état de plus basse énergie est obtenu
en utilisant le maximum d’orbitales atomiques, les spins des électrons non
1s
appariés étant parallèles.
La configuration électronique du carbone dans son état fondamental s’écrit 1s 2 2s 2 2p 2.
1s2 2s2 2p3
Conformément à la règle de Hund, elle correspond à un état comportant deux élec-
Doc. 17 Représentation énergétique trons célibataires à spins parallèles (doc. 16 b).
de l’atome d’azote à l’état fonda- L’application de la règle de Hund permet aussi de préciser la répartition des
mental ; il possède trois électrons électrons des atomes d’azote (Z(N) = 7) et d’oxygène (Z(O) = 8) dans leur état
célibataires. fondamental (doc. 17, 18).

11
COURS 1
Classification périodique des éléments

Remarque : La règle de Hund traduit la tendance naturelle des spins à être paral-
E lèles. Pour obliger deux électrons à avoir deux spins opposés, il est nécessaire de
leur fournir de l’énergie ; c’est pourquoi l’état le plus stable est celui où les spins
2p sont parallèles.
Il est possible de vérifier expérimentalement la règle de Hund car la présence d’élec-
trons célibataires (non appariés dans une orbitale) dans un atome ou un édifice
2s
polyatomique lui confère des propriétés magnétiques particulières : il est para-
magnétique (doc. 18) alors qu’en l’absence d’électrons célibataires, il est diama-
gnétique. De telles espèces se comportent différemment dans un champ magnétique
1s
inhomogène. Ces notions seront étudiées en Physique en seconde année.
1s2 2s2 2p4
3.5 Une conséquence de la règle de Klechkowski
Doc. 18 À l’état fondamental,
l’atome d’oxygène possède deux élec- ■ À l’état fondamental, les dix-huit électrons de l’atome d’argon (Z = 18)
trons célibataires : il est paramagné- permettent de saturer les niveaux énergétiques jusqu’au niveau 3p inclus ; sa
tique. configuration électronique est alors : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6.
L’atome de potassium (Z = 19) a un électron de plus que celui d’argon.
Quelle orbitale décrit le dix-neuvième électron ?
À partir de n = 3, existent des O.A. de type d caractérisées par un nombre quan-
La règle de Klechkowski est empirique, tique azimutal égal à 2. Pour une O.A. 3d, la somme (n + ) est égale à 5 ; pour
elle peut présenter des exceptions. Ainsi, une O.A. 4s, la somme (n + ) est égale à (4 + 0), soit 4.
pour l’atome de : Conformément à la règle de Klechkowski (doc. 12), le niveau 4s est occupé avant
• chrome, la configuration attendue est : le niveau 3d et l’état fondamental de l’atome de potassium correspond donc à la
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 4 configuration : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 1.
la configuration réelle est :
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 1 3d 5 ■ L’occupation du niveau 3d ne commence qu’après saturation du niveau 4s (c’est-
• cuivre, la configuration attendue est : à-dire pour l’élément de numéro atomique Z = 21) : les configurations dans l’état
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 9 fondamental des atomes de calcium (Z = 20) et de scandium (Z = 21) sont donc
la configuration réelle est : respectivement : Ca : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 ; Sc : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 1
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 1 3d 10 La saturation du niveau 3d s’achève pour le zinc (Z = 30) :
Ces deux exemples s’expliquent par Zn : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10
la stabilisation particulière des sous- On revient alors au remplissage des O.A. 4p. Le même phénomène se produit avec
couches totalement ou à demi-remplies.
les niveaux 5s et 4d, puis 6s et 5d, et ainsi de suite.

APPLICATION 2
Quelques configurations électroniques
Déterminer les configurations électroniques des atomes D’après la règle de Hund, les deux électrons 3d occupent
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d’aluminium, titane et praséodyme dans leur état fon- deux niveaux d’énergie orbitalaire avec des spins parallèles :
damental. Préciser la répartition des électrons dans les
sous-couches non saturées.
Données : Z(Al) = 13 ; Z(Ti) = 22 ; Z(Pr) = 59. • L’atome de praséodyme de numéro atomique Z = 59
possède cinquante-neuf électrons ; sa configuration élec-
• L’atome d’aluminium de numéro atomique Z = 13 pos- tronique dans l’état fondamental s’en déduit :
sède treize électrons ; sa configuration électronique dans
l’état fondamental s’en déduit : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 1. 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 64s 2 3d 10 4p 6 5s 2 4d 10 5p 6 6s 2 4f 3
D’après la règle de Hund, les trois électrons 4 f occupent
• L’atome de titane de numéro atomique Z = 22 possède trois niveaux d’énergie orbitalaire avec des spins parallèles :
vingt-deux électrons ; sa configuration électronique dans
l’état fondamental s’en déduit : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 23d 2.

Pour s’entraîner : ex. 6, 7, 8 et 9

12
Classification périodique des éléments
1 COURS

3.6 Électrons de cœur et électrons de valence


Pour un atome, les électrons dont l’énergie est la plus grande occupent les dernières
sous-couches remplies ; ce sont ceux qui sont les moins liés au noyau. Ces élec-
trons sont donc plus sensibles aux perturbations extérieures : ils sont appelés élec-
trons de valence. Ce sont les électrons de valence qui sont mis en jeu dans les
réactions chimiques.
• La configuration électronique de l’atome Les électrons de valence sont ceux dont le nombre quantique principal
de titane : est le plus élevé et ceux qui appartiennent à des sous-couches en cours de
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 2
remplissage.
peut s’écrire de façon simplifiée, en don-
nant la configuration de valence selon
n croissant : Les autres électrons de l’atome sont appelés électrons de cœur : ils occupent les
[Ar] 3d 2 4s 2 sous-couches de plus basse énergie ; ce sont les électrons les plus liés au noyau.
L’atome de titane possède quatre élec- Ainsi, pour l’atome de carbone de configuration 1s 2 2s 2 2p 2, les électrons de valence
trons de valence.
sont les électrons 2p et 2s (n = 2) et les électrons de cœur sont les électrons 1s
• La configuration électronique de l’atome (n = 1).
de praséodyme :
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 6 5s 2 Pour alléger l’écriture des configurations électroniques, on remplace la totalité ou
4d 10 5p 6 6s 2 4f 3 une partie des électrons de cœur par le symbole chimique du gaz noble qui pos-
peut s’écrire de façon simplifiée, en don- sède ce nombre d’électrons.
nant la configuration de valence selon
n croissant :
Ainsi, la configuration électronique de l’aluminium (Z = 13) 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 1
[Xe] 4f 3 6s 2 peut s’écrire de façon simplifiée [Ne] 3s 2 3p 1 puisque la configuration électro-
Cet atome possède cinq électrons de nique du néon dans son état fondamental s’écrit : 1s 2 2s 2 2p 6.
valence. La configuration 3s 2 3p 1 est appelée configuration électronique de valence.
Pour trouver la configuration de cœur,
on considère la configuration directe- 3.7 Configuration électronique d’un ion
ment issue de l’application de la règle
de Klechkowski et on y repère la sous- La configuration électronique d’un ion dans son état fondamental se déduit de la
couche saturée np 6 de n le plus élevé. configuration électronique d’un atome dans son état fondamental.

■ Pour obtenir un cation monoatomique à partir d’un atome, il faut arracher à cet
atome un ou plusieurs électrons. Les électrons de valence de la sous-couche d’éner-
gie la plus élevée sont les plus faciles à arracher. Leur départ conduit à l’ion cor-
respondant dans son état fondamental.
• L’atome de sodium (Z = 11) a pour configuration dans son état fondamental :
1s 2 2s 2 2p 6 3s 1
+
Pour obtenir l’ion sodium Na dans son état fondamental, on arrache l’unique
électron de valence ; d’où la configuration de Na+ dans son état fondamental :
1s 2 2s 2 2p 6
• L’atome de fer (Z = 26) a pour configuration électronique dans son état
fondamental : © Hachette Livre – H Prépa / Chimie, 1re année, PCSI – La photocopie non autorisée est un délit

1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 64s 23d 6
L’atome de titane a pour configuration :
[Ar] 4s 2 3d 2 Un atome de fer a donc huit électrons de valence : six électrons 3d et deux
qui peut s’écrire [Ar] 3d 2 4s 2. électrons 4s.
L’ion Ti2+ a pour configuration : L’expérience montre que, lors de l’ionisation, ce sont les électrons 4s qui sont
[Ar] 3d 2 arrachés en premier : l’ion fer (II) a donc pour configuration électronique dans
son état fondamental :
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 3d 6
Ce résultat est général :
(*) Cette ionisation permet de justifier Lorsque, dans un atome, la dernière sous-couche occupée est une sous-couche
la réécriture des configurations de (n – 1) d ou (n – 2) f , ce sont les électrons occupant la sous-couche ns qui
valence dans l’ordre n croissant.
sont arrachés en premier lors de la formation des cations correspondants(*).

13
COURS 1
Classification périodique des éléments

■ Pour obtenir un anion monoatomique à partir d’un atome, il faut ajouter à cet
atome un ou plusieurs électrons. La configuration électronique de cet anion dans
son état fondamental est déterminée en respectant le principe de Pauli et la règle
de Klechkowski.

APPLICATION 3
Électrons de cœur, électrons de valence
1) Établir les configurations électroniques de l’atome L’ion bromure Br– possède un électron de plus que
de brome (Z = 35) et de l’ion bromure Br–. Écrire ces l’atome de brome. Cet électron peut se placer sur la sous-
configurations de façon simplifiée à l’aide des confi- couche 4p qui est la dernière sous-couche occupée de
gurations électroniques de l’argon Ar (Z = 18) ou du l’atome de brome et qui n’est pas encore saturée. D’où
krypton Kr (Z = 36). la configuration :
2) Quels sont les électrons de cœur et les électrons de [Ar] 3d 10 4s 2 4p 6 ou [Kr]
valence de ces deux édifices monoatomiques ? 2) Les électrons de valence sont ceux dont le nombre
1) En appliquant la règle de Klechkowski et en respec- quantique principal est le plus grand :
tant le principe d’exclusion de Pauli, on obtient pour 4s 2 4p 5 pour l’atome, soit sept électrons de valence et
l’atome de brome : 4s 2 4p 6 pour l’ion, soit huit électrons de valence.
1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 4s 2 3d 10 4p 5 Pour ces deux édifices, les électrons de cœur sont les
soit, de façon simplifiée : [Ar] 3d 10 4s 2 4p 5 électrons : 1s 2 2s 2 2p 6 3s 2 3p 6 3d 10

Pour s’entraîner : ex. 10 et 11

4 Classification périodique
des éléments
4.1 Notion d’élément chimique
La notion d’élément chimique date du XVIIe siècle. Le physicien et chimiste R. BOYLE
Un corps simple est constitué d’atomes
d’un seul élément. en proposa alors la première définition : « un élément est ce qui est indécompo-
sable ». A. L. DE LAVOISIER reprit l’idée de R. BOYLE et la précisa en adoptant un point
de vue expérimental. Le terme élément désignait alors le corps simple. Cette notion
d’élément a été précisée au XXe siècle après la découverte de la structure de l’atome.
© Hachette Livre – H Prépa / Optique, 1re année, MPSI-PCSI-PTSI – La photocopie non autorisée est un délit

Les protons et les neutrons ont des


masses voisines : Un atome est une entité électriquement neutre constituée :
mp ≈ mn ≈ 1,67 . 10–27 kg • d’un noyau chargé positivement ; il est composé de nucléons : protons,
porteurs de la charge électrique e = 1,6. 10–19 C, et neutrons non chargés ;
• d’électrons, porteurs de la charge électrique – e = – 1,6. 10–19 C, en
La masse de l’électron est environ 1 800 mouvement autour du noyau.
fois plus faible que celle d’un nucléon :
me = 9,1 . 10–31 kg Le nombre de protons que contient un noyau est appelé numéro atomique
ou nombre atomique et est noté Z.
Le nombre de nucléons d’un noyau est appelé nombre de masse et noté A.

La charge du noyau est donc égale à Z . e, c’est pourquoi le numéro atomique est
La charge de l’électron étant exactement aussi appelé nombre de charge.
opposée à celle du proton : un atome
contient autant d’électrons que de protons. Le nombre de neutrons est égal à A – Z.

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