Les modes de liaisons en télécommunications
Lorsqu’il s’agit de transmettre des informations, plusieurs cas peuvent se présenter :
On peut d’une part effectuer une liaison point à point entre un émetteur et un récepteur
(téléphonie), ou diffuser l’information à partir d’un émetteur vers plusieurs récepteurs
(radio/télé diffusion).
En fonction du type de liaison (point à point ou diffusion), des contraintes économiques et
matérielles, s’effectue le choix du media de transmission (câble coaxial ou paires torsadées,
fibres optiques, vide ou air pour les communications Hertziennes, etc.
Types de liaisons
Selon le sens des échanges, on distingue 3 types de liaisons :
La liaison simplex : Elle caractérise une liaison dans laquelle les données circulent dans un seul
sens, c'est-à-dire de l'émetteur vers le récepteur.
Exemples : La radiodiffusion, une télécommande, votre souris vers votre ordinateur etc.
La liaison half-duplex (parfois appelée liaison à l'alternat ou semi-duplex) : Elle caractérise une
liaison dans laquelle les données circulent dans un sens ou l'autre, mais pas les deux
simultanément.
Ainsi, avec ce genre de liaison chaque extrémité de la liaison émet à son tour. Ce type de liaison
permet d'avoir une liaison bidirectionnelle utilisant la capacité totale de la ligne
Exemples : Walkie talkie, citizen band
La liaison full-duplex (appelée aussi duplex intégral) : Elle caractérise une liaison dans laquelle
les données circulent de façon bidirectionnelle et simultanément.
Exemple : La téléphonie
Les supports de transmission
Définition : Nous entendons par "Supports de transmission" tous les moyens par lesquels on
peut conduire un signal de son lieu de production à sa destination avec le moins possible de
déperditions, dispersions ou distorsions.
Les principaux supports sont les suivants :
Câbles à paires métalliques ou torsadées.
Câbles coaxiaux
Fibres optiques
Les faisceaux hertziens
Les liaisons satellite
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La paire torsadée :
Le support le plus simple est la paire symétrique torsadée (UTP : Unshielded Twisted Pairs) . Il
s'agit de deux conducteurs métalliques entremêlés (d'où le nom de paire torsadée). Le signal
transmis correspond à la tension entre les deux fils.
La paire peut se présenter emprisonnée dans une gaine blindée augmentant (comme la
torsade) l'immunité contre les perturbations électromagnétiques (STP : Shielded Twisted Pairs).
Les avantages de la paire torsadée :
Répond aux spécifications de la norme « 10 base T »
Très utilisé pour les réseaux locaux et les raccordements téléphoniques
Une longueur maximale de 100 mètres
Un débit de 10 à100 Mb/s
Un câblage peu coûteux, c’est le moins cher
Une installation et des connexions simples
La plus grande flexibilité du câble
Les inconvénients:
Affaiblissement rapide, sensibilité aux bruits, faible largeur de bande, faible débit.
Le câble coaxial :
Elle constitue une amélioration de la paire torsadée. Ce support constitué d’une gaine
extérieure, de 2 conducteurs à symétrie cylindrique de même axe, séparés par un isolant.
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Ses qualités :
Le « coax » réuni beaucoup de qualités comme :
Leger
Flexible
Facile à utiliser
Peu cher
Permet de véhiculer un volume important de données (Images, son, etc.) sur de longues
distances
Plus résistant aux interférences et à l’atténuation du signal électrique que la paire
torsadée.
Ses défauts :
Il est relativement fragile
Instable et vulnérable aux interférences en écoutes.
Par ailleurs, les câbles coaxiaux fins et épais utilisent les mêmes connecteurs BNC (British Naval
Connector).
La capacité de transmission d’un câble coaxial dépend de sa longueur et des caractéristiques
physiques des conducteurs et de l’isolant. Sur 1 km, un débit de plusieurs centaines de Mbit/s
peut être atteint.
Sur des distances supérieures à 10 km, l’atténuation des signaux réduit considérablement les
débits possibles. C’est la raison pour laquelle on utilise désormais les fibres optiques sur les
liaisons grandes distances.
La fibre optique
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La fibre optique est un fil en verre ou en plastique très fin qui a la propriété de conduire la
lumière et sert de media dans les transmissions terrestres et océaniques de données.
Elle offre un débit d'informations nettement supérieur à celui des câbles coaxiaux et supporte
un réseau « large bande » par lequel peuvent transiter aussi bien la télévision, le téléphone, la
visioconférence ou les données informatiques.
Les avantages de la fibre
Sur une installation avec des câbles Ethernet, la distance est limitée à 100 mètres. Ce n’est pas
le cas avec une fibre optique (2000 mètres voire plus).
De plus, elle possède certains atouts essentiels :
• La bande passante est quasi-illimitée en monomode
• La fibre est insensible aux perturbations électromagnétiques
• Des vitesses de transfert beaucoup plus rapides, environ 100 fois plus élevées que le réseau
actuel en cuivre
Comparatif fibre optique / câble réseau cuivre
Comment se compose une fibre ?
La fibre optique est un fil de verre entouré d'une gaine réfléchissante. Sa propriété principale
est de servir de « tuyau » dans lequel on peut faire circuler de la lumière. Elle sert à transporter
de l’information numérique.
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1 - La gaine aide à la propagation du signal.
2 - La fibre de renfort en Kevlar.
3 - Le revêtement protège mécaniquement la fibre.
4 - La gaine de protection de la fibre.
5 - Le cœur sert à confiner le signal lumineux et à le propager.
Les différents types de fibre : En fait, il existe actuellement deux types de fibres optiques : Le
multimode et le monomode.
La fibre MULTIMODE a un cœur de grand diamètre par rapport à la fibre monomode. Elle
permet le passage de plusieurs longueurs d’onde lumineuses. Utilisée sur des courtes distances
(< 5 km à 100 Mbps / 300 m à 10 Gbps).
La fibre MONOMODE n'autorise qu'un seul mode de propagation. La longueur d’onde traverse
le centre de la fibre. La lumière est réalignée vers le centre au lieu de rebondir sur son bord
comme dans la fibre multimode. Utile pour parcourir des longues distances (> 5 km).
Fibre monomode Fibre multimode
La fibre optique possède aussi quelques inconvénients qui tendent cependant à s'amenuiser
avec le développement technologique :
matériels d'extrémité délicats et coûteux
courbures brusques à éviter
connexion délicate de deux fibres
Toutefois, du fait de son grand nombre d'avantages, les réseaux utilisent de plus en plus la fibre
optique.
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Soudeuse fibre Optique
La soudure optique
C’est un joint permettant d’établir une connexion entre deux fibres optiques. La soudeuse à
fibre optique va ainsi permettre de réparer des fibres abîmées lors de l’installation ou du
transport.
L’appareil offre une véritable alternative aux concepteurs, car il leur épargne les connexions et
déconnexions inutiles ou indésirables durant leurs tâches. Il s’agit de fait d’un véritable gain de
temps pour tout professionnel.
Faisceaux hertziens
C’est un système de transmission de signaux (aujourd'hui principalement numériques)
bilatérale et permanente entre deux points fixes. Il utilise comme support les ondes
radioélectriques, avec des fréquences porteuses de 1 GHz à 40 GHz (gamme des micro-ondes),
très fortement concentrées à l'aide d'antennes directives
Pour chaque liaison hertzienne, on définit deux fréquences correspondant aux deux sens de
transmission. Pour des raisons de distance et de visibilité, le trajet hertzien entre l'émetteur et
le récepteur est souvent découpé en plusieurs tronçons, appelés bonds, reliés par des stations
relais.
Lors de la propagation de l'onde hertzienne, trois types d'éléments peuvent la perturber :
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1. Son rayonnement en espace libre, impliquant la difficulté parfois à pallier à la présence
d'obstacles sur son chemin ;
2. Les variations aléatoires climatologiques, les hautes précipitations pouvant perturber
son parcours ;
3. Les interférences, les perturbations électromagnétiques, les brouillages ou encore la
réflexion principale ou de multi-trajets.
Pour que les ondes puissent correctement se propager de la station émettrice au récepteur, il
est important de veiller au dégagement de la zone de liaison.
L'énergie la plus importante est contenue dans la zone appelée "premier ellipsoïde de
Fresnel". A cet effet, l'étendue de cette zone - concentrée sur quelques dizaines de mètres -
doit être dégagée.
Caractéristiques des Faisceaux hertziens
Ils assurent une transmission radioélectrique avec les caractéristiques suivantes :
Fréquence porteuse comprise entre 1 et 40 GHz (domaine des micro-ondes),
Utilisation d'antennes directives. (Yagi, parabole)
Portée variant de 10 à 60km.
Modulations numériques, débit : 140Mbits/s dans la bande 7-11 GHz.
Débit théorique: Jusqu'à 155 Mbits/s.
Avantages et Inconvénients des faisceaux hertziens
Avantages
-Installation facile et rapide.
-Technologie sans fils.
-Permet de fournir la totalité des services proposés (Téléphone, Internet et Data)
-Matériel flexible et évolutif.
-Débits élevés.
-Faible interférence comparée aux réseaux hertziens classiques.
Inconvénients
-Exploitation sous licences, sur certaines fréquences.
-Coûts des licences.
-Liaison sensible aux hydrométéores, notamment lors de fortes pluies.
-Influence de la distance sur le débit
La transmission par satellite
Généralités
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Un satellite artificiel est un appareil issu de l'activité de l'Homme et mis en orbite par lui-
même. Ces termes désignent donc un objet humain envoyé dans l'espace et animé d'un
mouvement périodique autour d'un corps de masse prépondérante, ce mouvement étant
principalement déterminé par le champ de gravité de ce dernier et les lois de Kepler. Le satellite
fonctionne comme étant un simple relais hertzien entre deux stations terrestres et c’est donc
un relais de signaux hertziens placé en orbite ayant notamment la fonction d’assurer la
communication téléphonique, la transmission des données, les programmes télévisés, etc.
Les satellites de télécommunication
Un satellite de télécommunications est un satellite artificiel positionné dans l'espace pour des
besoins de télécommunications. Il peut utiliser une orbite géostationnaire, une orbite polaire
basse .
Satellite de télécommunications
Pour des services fixes, les satellites de communications apportent une technologie
complémentaire à la fibre optique qui compose les câbles sous-marins. Ils sont aussi utilisés
pour des applications mobiles, comme des communications vers les navires ou les avions, vers
lesquels il serait impossible d'utiliser du câble.
Plus précisément,
Un satellite est un équipement électronique en orbite autour de la terre utilisé pour faire des
observations ou pour servir de relais de télécommunication.
Les satellites peuvent être placés sur différents types d'orbites:
Les satellites géostationnaires voient toujours la même surface du globe car ils sont distants de
36000 Km de l'équateur et tournent donc à la même vitesse que la terre.
Les satellites polaires sont positionnés sur des orbites basses entre 300 et 500 Km et passent
par les pôles à chaque révolution. Les satellites sont très utilisés en météorologie dans le but
d'étudier l'évolution des phénomènes atmosphériques en lumière visible et en infrarouge.
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En résumé, on distingue 3 types principaux de satellites : (LEOS, MEOS, GEOS)
Les satellites à orbite basse de défilement LEOs et MEOs (pour Low/Medium Earth Orbiting
Satellite.
Les satellites géostationnaires (GEOs) .
Avantages :
Couverture globale, quelle que soit la situation géographique de l'abonné (urbaine,
rurale ou isolée) avec le même niveau de service.
Rapidité de mise en œuvre.
Solution d'accès bidirectionnels complémentaires aux solutions terrestres ADSL, pour
l'accès haut débit.
Inconvénients:
Bande passante partagée
Temps de latence et coût important
Les signaux
Définition : Un signal est un support physique d’une information à transmettre.
Exemples :
Signaux sonores : Fluctuations de la pression de l’air transportant un message à notre oreille.
Exemple : Sirène.
Signaux visuels : Ondes de lumière apportant une information à notre œil. Exemple : Ecran
Signaux télégraphiques ou téléphoniques : Ce sont les signaux transmis par les lignes de
transmission électrique. Exemple : Poste téléphonique
Déf2 : Véhicule de l'information entre deux machines.
En télécommunication, on appelle signal tout phénomène électromagnétique, généralement
de faible niveau qui constitue le support d’une information.
Exemple : Tension modulée en fréquence ou amplitude
Représentation mathématique d’un signal
Un signal est représenté par une fonction d’une ou plusieurs variables. Généralement une seule
variable est utilisée : le temps car l’information transporté par un signal est la variation d’une
grandeur au cours du temps.
Notation des signaux : x(t), y(t), s(t), ...
Exemples de signaux :
– x(t) = A (signal constant)
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– y(t) = at + b
– s(t) = s0 eαt
Ces fonctions constituent une idéalisation mathématique des signaux réels.
Classification des signaux
Les signaux peuvent-être classes en deux catégories :
_ Signaux déterministes :
Analogiques : Amplitude et temps continus, images exactes des informations à transmettre.
Numériques : Amplitude et temps discrets, obtenus par passage de l’information par un
convertisseur analogique-numérique ou signaux naturellement numérique provenant d’un
calculateur.
Signaux aléatoires : Etudiés en utilisant la théorie des probabilités et des processus aléatoires.
Ils permettent de mieux représenter les signaux réels.
Conséquence : Il y a deux types de transmission de signaux : Transmission analogique et
transmission numérique.
Les signaux périodiques et apériodiques
Signal Périodique : Se reproduit de façon identique dans le temps.
Déf2 : Un signal x(t) est périodique s’il existe une durée T telle que x(t + T) = x(t)
Exemples
Un signal périodique x(t) est caractérisé par :
– son amplitude A;
– sa période T=1/ f0 (en secondes) ;
Ou sa fréquence f = 1/T (en Hertz) ;
– sa puissance moyenne
_sa valeur moyenne (composante continue)
Spectre d'un signal apériodique : comme son nom
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l'indique, un tel signal n'a pas un nombre "dénombrable" de fréquences, mais une infinité. Son
spectre n'est pas un spectre de raies, mais il présente des parties continues, par exemple :
On peut considérer qu'il s'agit de la
juxtaposition d'un nombre infini
d'impulsions de Dirac.
_On appelle support fréquentiel d'un
signal, l'intervalle de fréquences entre
lesquelles son spectre présente de
l'énergie.
Signaux sinusoïdaux
Les signaux sinusoïdaux (ou
harmoniques) sont des signaux périodiques très importants. Ils sont de la forme : x(t) =
A0sin(2πf0t + ϕ0)
Les composantes spectrales du signal sont :
– A0 : amplitude ;
– f0 : fréquence ;
– ϕ0 : phase à l’origine (ou déphasage ou phase) ;
– ɸi = 2πf0t + ϕ0 : phase instantanée.
N.B. La puissance d’un signal sinusoïdal se calcule par la relation: P = A2/2 ; et la période : T=1/f0
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Les Ondes électromagnétiques (OEM)
Définition : Une onde électromagnétique est la résultante d’un champ électrique et d’un
champ magnétique dont les amplitudes varient de façon sinusoïdale au cours du temps.
L'amplitude d'une onde électromagnétique varie donc de façon sinusoïdale au cours de sa
propagation.
Une onde électromagnétique peut être produite par un courant électrique variable.
Les ondes électromagnétiques transportent de l’énergie, mais pas de matière.
Exemples d'ondes électromagnétiques:
-la lumière visible;
-les rayons X;
- les ondes hertziennes.
Illustration d’une Onde électromagnétique formée du couplage champ électrique (E) et Champ
magnétique (B)
D’où :
E : Champ électrique
H : Champ magnétique
C : Célérité (m/s)
λ : Longueur d’onde (m)
T : Période=λ/c (seconde)
F : Fréquence=1/T (Hz)
Caractéristiques : Longueur d’onde, Fréquence et période
Rappels
La longueur d’onde est la distance entre deux pics de mêmes signes
La fréquence (en Hertz) est le nombre de cycles complet effectue par l’onde dans une seconde.
La période est la durée séparant deux motifs élémentaires qui se reproduisent au cours du
temps.
Onde radio
Une onde radioélectrique (dite onde radio) est une onde électromagnétique dont la fréquence
est inférieure à 3 000 GHz, soit une longueur d'onde supérieure à 0,1 mm.
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Gamme des fréquences des ondes électromagnétiques
Les ondes électromagnétiques de différentes fréquences ont des propriétés différentes. Elles
sont regroupées en huit types principaux et forment le spectre électromagnétique.
Différentes types des ondes électromagnétiques en fonction de leurs fréquences
Ondes Lumineuses
L’ensemble des ondes lumineuses est la seule partie visible des ondes électromagnétiques par
l’œil humain.
Chaque couleur possède une fréquence.
Définition et réglementation
Le domaine des radiocommunications est réglementé par l'Union internationale des
télécommunications (UIT) qui a établi un règlement des radiocommunications dans lequel on
peut lire la définition suivante :
Ondes radioélectriques ou ondes hertziennes : « ondes électromagnétiques dont la fréquence
est par convention inférieure à 3 000 GHz, se propageant dans l'espace sans guide artificiel » ;
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elles sont comprises entre 9 kHz et 3 000 GHz qui correspond à des longueurs d'onde de 33 km
à 0,1 mm1.
Spectre radiofréquence
Terminologie officielle
Une onde radio est classée en fonction de sa fréquence exprimée en Hz ou cycles par seconde;
l'ensemble de ces fréquences constitue le spectre radiofréquence.
Nature des ondes utilisées en radiocommunication
Les ondes utilisées en radio sont des ondes électromagnétiques. Le problème pour bien
comprendre leur comportement est que ces ondes, comme les ondes électriques ou vocales,
sont invisibles pour œil, qui ne perçoit que les ondes lumineuses.
Chaque type d'onde ne peut être réceptionné et interprété que par un récepteur spécifique
(par exemple œil ne pourra percevoir que les ondes lumineuses comprises entre les infrarouges
et les ultras violets).
Les différents types d’ondes électromagnétiques : Ondes ionisantes et celles qui ne le sont
pas.
Les ondes ionisantes ont en elles-mêmes suffisamment d’énergie pour casser les liaisons
atomiques. C’est par exemple la lumière du soleil qui est capable de créer des mélanomes, soit
la plus graves des tumeurs de cancer de la peau. A l’inverse, les ondes non-ionisantes, comme
les radiofréquences, dont en particulier celles des téléphones, non pas asses d’énergie en
termes de photons pour pouvoir casser des liaisons atomiques.
Les différentes classes de rayonnement
Sont regroupées sous le terme rayonnements non ionisants (RNI) toutes les ondes dont
l’énergie n’est pas suffisante pour rompre les liaisons moléculaires par un phénomène
d’ionisation à l’origine notamment d’effets mutagènes et cancérigènes. Notons que les rayons
UV sont classés dans ce groupe mais se trouvent à la limite ionisant/non ionisant.
C’est quoi le DAS d’un téléphone mobile ?
Le DAS est l’indice de débit d’absorption spécifique, en anglais c’est SAR et non DAS pour
Specific Absorption Rate.
Donc c’est un indice qui mesure le niveau de “radiofréquences” émis par un téléphone portable
sur son utilisateur lorsqu’il fonctionne à pleine puissance.
Son unité est le watt par kilogramme. L’absorption de champs électromagnétiques produit une
élévation de température des tissus (effet thermique).
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Les techniques d'accès
Le partage du media de transmission entre les utilisateurs se fait par une technique appelée
multiplexage.
Le MULTIPLEXAGE est l’usage multiple d’un medium partagé, c’est-à-dire est une technique
consistant à faire passer plusieurs informations à travers un seul canal de transmission.
Cela se fait suivant ces 3 dimensions : Fréquence (f); Temps (t) ; Code (c)
• Espaces de garde parfois nécessaires
• Multiplexage fréquentiel
• Divion du spectre en de petites bandes de fréquences
• Un canal obtient une bande de ce spectre
F1
• Avantages: Pas de coordination
• Inconvénients: Perte de bande passante of
si le trafic n'est pas bien distribué
• Espaces de garde nécessaire
Multiplexage temporel : Un canal obtient le spectre pendant un intervalle de temps
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• Avantages: Un seul usager à un instant donné ; Haut débit même si le nombre d'usagers
est important
• Inconvénient: Synchronisation précise nécessaire
Multiplexage mixte : Un canal obtient une bande du spectre pendant un certain intervalle de
temps
Avantages: Plus sécuritaire, Protection contre interférences, Bons débits.
Inconvénient : Coordination nécessaire
• Utilisée au GSM
Multiplexage par code :
Le multiplexage par division de code est une technique de mise en réseau dans laquelle
plusieurs signaux de données sont combinés pour une transmission simultanée sur une bande
de fréquences commune.
Un code d'étalement pseudo-aléatoire est utilisé pour multiplexer le signal de base. Le
multiplexage avec un code d'étalement augmente la bande passante requise pour le signal,
l'étalant sur le spectre disponible. Le dispositif de réception est conscient du code d'étalement
et l'utilise pour démultiplexer le signal.
Avantages: Efficacité d'utilisation de la bande passante; Aucune coordination nécessaire ;
Bonne protection.
Inconvénients: Bas débits; Gestion complexe de signaux
Méthodes de transmissions de signaux (analogiques/numériques)
Transmissions analogiques
Signal : tension électrique ou onde électromagnétique d’amplitude variable
Transmissions numériques : Information transmise sous forme de signaux électriques
représentant les niveaux logiques 0 et 1.
Signal de forme rectangulaire ou carrée de plus en plus utilisées depuis l’apparition
d’ordinateurs sur les réseaux.
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Intérêt du numérique par rapport à l’analogique
Analogique : amplificateurs pour compenser les affaiblissements)
Amplification également du bruit et des distorsions + effet cumulatif
Numérique : répéteurs qui identifient le signal (détectent la séquence de bits 0/1), le
régénèrent et le réémettent) pas d’ajout de bruit, pas d’effet cumulatif
Faible taux d’erreurs en numérique
Information (voix, images, musique, données) sous forme numérique)
Possibilité de multiplexage
Débits beaucoup plus élevés en numériques
Progrès technologiques) coût des composants numériques coût des composants analogiques
Convertisseurs Analogique-numérique (CAN) : C’est un appareil permettant de transformer en
valeurs numériques un phénomène variant dans le temps.
Numérisation : La transformation d’un signal analogique en numérique est appelée
numérisation.
Caractéristiques d’un signal numérique
Débit binaire
Quantité d'unités d'information que transmet le signal par unité de temps. C’est le produit de
la rapidité de modulation par le logarithme binaire de la valence de l'élément.
Intérêt de la numérisation :
Meilleure qualité de transmission en utilisant des répéteurs
Traitement numérique du signal
Multimédia (transport de voix, images, musique, données)
Différence entre transmissions analogique et numérique :
Analogique : on transmet la forme d’onde.
Numérique : on transmet des bits (en bande de base ou modulés)
Deux opérations de numérisation :
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Echantillonnage : Prélever régulièrement des échantillons d’un signal analogique avec une
certaine fréquence
Quantification : codage des valeurs du signal par une suite binaire
Echantillonnage
Définition : Prélèvement de valeurs x(kTe) d’un signal analogique x(t) à la fréquence fe = 1=Te.
Objectif : "résumer" le signal analogique et pouvoir le reconstituer à partir des échantillons
prélevés x(kTe).
Quantification
Définition : Approximation des valeurs d’un signal par un multiple entier d’une quantité
élémentaire q (échelon de quantification)
Caractérisation de la quantification :
Nombre de niveaux
Dynamique de codage
Codage de l’information
Pourquoi coder ?
La communication nécessite la compréhension entre les deux entités communicantes.
L'émetteur envoie de l'information au récepteur qui doit savoir l'interpréter pour la
comprendre. Ainsi, le codage de l'information est la première étape de toute communication.
Codage de l’information numérique : Dans ce type de transmission, l’information est transmise
sous sa forme initiale (Numérique), avec uniquement une amplification, et éventuellement une
codification. Ce type de transmission est également appelée transmission en bande de base.
C’est celle qui est le plus utilisée pour des transmissions courtes (Liaison Ethernet, …).
L’information à la base
Au niveau des composants de transmission dans l’ordinateur, les informations binaires sont
codées de façon basique :
_Un signal à 1 est code sous un signal compris entre 2 et 5v.
_Un signal à 0 est code autour de 0v.
_Ce type de codage le plus simple reste localise à l’intérieur de la carte mère et n’est pas
adapté à une transmission filaire dans la mesure où un signal a 0 est très sensible à toute
perturbation électrique. De plus, dans ce type de transmission, un signal nul peut à la fois
représenter la transmission d’un 0, mais également l’absence de transmission. Ce qui fait que la
reconnaissance d’un message avec ce type de codage reste problématique. Pour pallier ces
différents problèmes, d’autres codes plus évolués ont été créés.
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Les principaux sont :
Le code NRZ (Le plus simple)
Le code NRZI
Le code Manchester
Le code Manchester différentiel
Le code de Miller
Les codes bipolaires
Codage NRZ
Non Return to Zero
La méthode NRZ (Non Return to Zero) représente la technique la plus simple de codage. Dans
cette technique à 2 niveaux, le signal numérique est codé suivant les règles :
Bit de données à 0 -> tension négative
bit de données à 1 -> tension positive
Les principales caractéristiques du codage NRZ sont :
Une bonne résistance au bruit
Un mauvaise adaptation au support (spectre centré sur la fréquence nulle)
Peu de transitions, donc difficulté de synchronisation d'horloge
Codage NRZI
Le codage NRZI (No return to zero Inverted) est en fait une variante du code NRZ. Un bit à 0 est
codé par une tension positive, un bit à 1 par une tension négative. Il s’agit du type de
transmission utilisée entre autre sur une ligne RS232 avec des niveaux de tensions + ou – 12
volts.
L’inconvénient de ces types de codage réside dans la détection et la reconnaissance de longues
chaines de 0 ou de 1.
L'avantage essentiel de ce codage par rapport au précédent se manifeste dans les transmissions
où le signal reste de longues périodes à 0. Dans ce cas, il y a injection de transitions qui
facilitent la synchronisation de l'horloge du récepteur.
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Codage Manchester
Une solution permettant de décaler le spectre du signal vers les fréquences plus élevées
consiste à coder les états de base par des transitions et non par des niveaux. C'est la solution
adoptée par le codage Manchester, encore appelé codage biphasé.
Cela se traduit par les règles suivantes :
bit de donnée à 0 -> un front montant
bit de donnée à 1 -> un front descendant
L'allure de ce signal est représentée ci-dessous :
Caractéristiques de ce codage :
Bonne résistance au bruit (2 niveaux)
Bonne adaptation aux supports à bande passante large
Beaucoup de transitions, donc facilité de synchronisation d'horloge
Le principal inconvénient de ce code réside dans la grande largeur de son spectre, ce qui le
confine aux supports à large bande comme les câbles coaxiaux.
Codage Manchester Différentiel
Cette variante du codage de Manchester correspond aux règles suivantes :
écart entre donnée i et i-1 égal à 0 -> front montant
écart entre donnée i et i-1 égal à 1 -> front descendant
Les caractéristiques de ce code se trouvent sur le schéma suivant :
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Code de Miller
Le code de Miller s'obtient à partir du codage Manchester dans lequel on supprime une
transition sur deux. En d'autres termes, les règles d'encodages prennent la forme suivante :
Si le bit de donnée vaut 1, alors on insère une transition au milieu de l'intervalle
significatif
Si le bit de donnée vaut 0, alors pas de transition au milieu de l'intervalle significatif,
mais si le bit suivant vaut 0, alors on place une transition à la fin de l'intervalle
significatif
Les caractéristiques de ce code sont les suivantes :
permet des débits élevés sur support à bande passante limitée
Une puissance non nulle est transmise pour la fréquence nulle, ce qui peut introduire
des distorsions
Le principal inconvénient de ce code tient en une moins grande immunité vis-à-vis du bruit que
les codes précédents
Codes bipolaires
Les codes à 3 niveaux se distinguent par un spectre à bande étroite qui possède en outre la
propriété de s'annuler quand la fréquence tend vers 0.
Nous nous limiterons à la description du codage bipolaire simple
Le signal bipolaire comporte 3 niveaux :
-a
0
+a
La loi de codage se caractérise par les règles suivantes :
Si le bit de donnée est à 0 alors le niveau résultant est nul
Si le bit de donnée est à 1, alors le niveau est alternativement égal à -a et à +a
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Encodage de l'information
L'encodage de l'information consiste à utiliser des codes pour représenter l'information afin de
résoudre 3 types de problèmes :
Assurer l'intégrité de l'information (détection et correction d'erreurs
minimiser la taille de l'information (compression)
garantir la sécurité de l'information (encryptage/chiffrement)
Ces codes peuvent être combinés entre eux si nécessaire. Les codes assurant l'intégrité sont des
codes de base utilisés systématiquement, alors que les deux autres types de code sont plus
spécifiques et utilisés à la demande.
Les informations sont stockées sous forme binaire dans un ordinateur. Il arrive que ces données
se corrompent un peu sous l'effet d'un quelconque dysfonctionnement. Pour de petits
problèmes, portant sur quelques bits isolés, l'intégrité des données est assurée par l'utilisation
de codes détecteurs et correcteurs d'erreurs.
La compression a pour but de diminuer la taille nécessaire à la représentation d'une
information, afin de réduire l'espace utilisé pour son stockage ou pour abréger le temps de
transmission de l'information.
L'encryptage permet de garantir la sécurité des informations en empêchant tout accès non
autorisé. La cryptographie consiste à coder des messages confidentiels avant de les transmettre
grâce à la technique du chiffrement.
Déformation du signal et capacité du canal de transmission.
Les principales déformations que peut subir un signal sont :
L’affaiblissement ou atténuation (Diminution de la puissance du signal)
3 types d’atténuation
PATH LOSS : (atténuation de parcours) diminution de la puissance du signal due à l’éloignement
: phénomène déterministe
SHADOWING : (effet de masque) phénomène plus local, aléatoire, dû aux atténuations
successives
SMALL-SCALE/FAST FADING : (évanouissement (rapide) variations rapides de l’amplitude du
signal (addition constructive ou destructive des ondes)
Exemples de signal en
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Le Path Loss
Phénomène macroscopique
Modélise la diminution de l’amplitude du signal
avec l’éloignement suivant certaines situations
Le Shadowing
Phénomène plus local ; Variations de la puissance
due à de (gros) obstacles
Pour 2 mobiles à égale distance de la BS, shadowing
différent (contrairement au PL, si environnement homogène)
Effet : chutes importantes du SNR
Le Fast Fading
Phénomène très local : se produit dès que le mobile se déplace d’une faible distance ( "small
scale")
Causes du fading :
Multi-trajet (multi-path) : signal reçu = somme de signaux retardés, réfléchis, diffractés,...
sommation constructrice ou destructrice 1 signal 1 atténuation, 1 retard, 1 décalage de phase
Changements importants de phase et d’atténuation pour déplacement très courts.
Les distorsions (Ensemble de modifications indésirables d’un signal) d’amplitudes et de phases
Les Bruits
Bruit définition : Le bruit consiste en des signaux parasites qui se superposent au signal
transporté, et qui donne en définitive un signal déformé.
On distingue trois types de bruits :
Bruit déterministe (Dépend des caractéristiques du support)
Bruit aléatoire (Perturbation accidentelles)
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Bruit blanc (Agitation thermique des électrons)
Le bruit le plus grand est évidemment le bruit aléatoire. Il peut modifier notamment le signal à
certains moments et produire des confusions entre 0 et 1.
Pour cette raison, il faut veiller à ce que la puissance du signal soit supérieure à celle du bruit.
Le paramètre correspondant est le rapport « signal sur bruit »
S/B(endB)=10log(Ps(watt))/(PB(watt))
Où Ps et PB désignent respectivement les puissances du signal et du bruit.
Le théorème de Shannon (1948), exprime l’importance du facteur S/B. Ce facteur limite la
qualité n de bits transporte par chaque signal. Nmax=log2√1+Ps/PB. Par la suite, en utilisant le
théorème de Nyquist, on déduit le débit maximum d’une voie :
C = Dmax= Rmax x nmax = 2Wlog2(√1+Ps/PB)
C=Wlog2(1+Ps/PB)
D’où C : Débit maximum, est la capacité maximale de la voie de transmission
W : La largeur de la voie ou la bande passante
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