TRAVAIL 2
POUR LE COURS HIS1023
LES FEMMES
AVRIL 2025
Introduction
Le sujet de l’éducation des femmes à Rome pendant l’antiquité est un sujet qui est mal connu des
historiens. En effet, il n’y a que très peu de femmes qui recevaient une éducation, et les quelques
sources que nous avons à notre disposition nous renseignent surtout sur l’éducation des filles de
haut rang. Les sources que nous avons proviennent surtout du temps d’Auguste, même si Tite-
live, l’historien romain, parle d’une jeune fille allant à l’école et que nous avons des sources sur
Cornelia qui était une femme importante et intellectuelle. Nous avons aussi les textes à l’étude,
celui de Pline le Jeune et celui de Musonius Rufus. Le premier texte est une lettre écrite par Pline
le Jeune à destination de Marcellin. Pline le Jeune est un écrivain, mais il est aussi sénateur et
homme politique romain. Il est donc haut placé dans la société et il fait état de la mort de la fille
de son ami en décrivant le caractère de la jeune fille, et on peut imaginer que son ami soit aussi
haut placé dans la société. L’autre texte a été écrit par Musonius Rufus, un philosophe stoïque du
premier siècle apr. J.-C., et dans son texte, il donne des arguments pour que les femmes puissent
plus pratiquer la philosophie. Les deux textes ont été écrits au début de l’Empire.
Texte de Pline
Dans le texte de Pline, on comprend que la jeune fille vient d’une famille riche, car son père allait
lui donner des bijoux, des diamants et des perles probablement pour son mariage. (Pline, l. 20)
On apprend aussi que son éducation était encadrée par « ses nourrices et les maîtres qui avaient
cultivé ou ses mœurs ou son esprit ! » (Pline,l. 8) Puisqu’elle était riche, elle recevait sûrement
son éducation directement chez elle, et il est mentionné qu’elle avait plusieurs maîtres, donc elle
devait apprendre sur plein de sujets variés. Son père, étant un savant, devait sûrement valoriser
l’éducation de sa fille, et ça, comme il était un homme haut placé, avoir une fille bien éduquée
devait lui donner du prestige. Même si sa fille devait se marier bientôt, elle a continué de recevoir
une éducation. (Pline, l. 20) La jeune fille allait toutefois sûrement devoir arrêter son éducation
assez jeune, car elle n’avait pas encore quatorze ans et devait déjà se marier, ce qui indique
sûrement qu’elle allait avoir des enfants tôt. Pline fait aussi une liste très longue des qualités de la
jeune femme, dont son amabilité, sa dignité, sa prudence, sa pudeur, son équité, sa retenue, sa
studieuxité, sa patience, sa fermeté et son courage. (Pline, l. 2, 3, 5, 7, 10, 11, 13) Des vertus
typiquement féminines d’une femme digne qui se tient à l’écart, ce qui devait représenter l’idéal
féminin de l’époque, et c’est sûrement ce qu’elle a dû apprendre en partie dans son éducation.
Texte de Rufus
Musionius Rufus commence son texte en disant : « Tout comme les hommes, les femmes ont reçu
des dieux le don de la raison. » (Rufus,l. 1) Ce qui place intellectuellement la femme sur un pied
d’égalité avec les hommes. Puis, il dit que les femmes et les hommes ont le même corps et les
mêmes sens, donc, étant pareils, il est possible pour les femmes d’acquérir les mêmes
connaissances que les hommes. Partant de ce postulat, Rufus se demande pourquoi il est
approprié pour les hommes d’étudier la philosophie si les femmes peuvent aussi faire preuve de
raison et qu’elles peuvent distinguer ce qui est juste. (Rufus,l. 6) Ce qui montre que certaines
personnes de son époque sont contre que les femmes étudient la philosophie. Rufus souligne que
les gens qui sont contre disent qu’étudier la philosophie détourne les femmes de leur rôle assigné,
qui est principalement celui d’être une bonne mère. (Rufus, l. 38) Car, ce n’est pas en étudiant les
raisonnements déductifs et en se tenant dans un milieu d’hommes qu’on devient une bonne
femme selon les gens qui sont contre que les femmes étudient la philosophie. Certains citoyens
devaient aussi se dire que c’est inutile pour une femme d’apprendre toutes ces choses-là, car les
femmes ne sont pas destinées à être philosophe ou politicienne, donc c’est juste du temps perdu ;
c’est pour ça que Rufus dit que les détracteurs des femmes disent qu’elles sont arrogantes et
présomptueuses. (Rufus, l. 38) Cependant, l’argument de Rufus est de dire que la philosophie est
utile pour développer les qualités qui font une bonne femme. (Rufus, l. 9-10) Rufus fait état de
beaucoup de qualités d’une bonne femme, dont le fait d’être une bonne gouvernante, d’être
chaste, de faire preuve de retenue, d’avoir du courage, d’être généreuse, d’être vertueuse, d’être
modeste, d’être juste et de servir ses enfants et son mari. (Rufus, l. 11, 15, 16, 18, 23, 26, 29)
Idéale de la jeune fille
Selon ces deux textes, la jeune femme idéale est une femme qui reçoit une bonne éducation de la
part de maîtres compétents,(Pline, l.8) mais il semble qu’il ne faut pas trop enseigner des choses
qui ne seraient pas utiles à la jeune fille plus tard, comme le syllogisme.(Rufus, l.39) Sûrement
qu’il est préférable que l’éducation soit faite à la maison pour éviter que la jeune fille soit
entourée de trop d’hommes.(Rufus, l.15) La haute société veut qu’une jeune fille soit réservée,
donc éviter les excès.(Rufus, l.26)(Pline, l.5) La jeune fille idéale doit aussi être courageuse pour
faire passer ses enfants et son mari avant tout. (Rufus, l.27)De plus, la jeune fille idéale doit aussi
être juste et vertueuse. Comme l’aspect le plus important est d’élever les enfants, c’est sûrement
ça que la jeune fille devait apprendre, ainsi que gérer la maison, les esclaves et les nourrices.
Conclusion
Ces deux textes sont assez importants pour comprendre la période historique. Le texte de Rufus
nous renseigne sur les mœurs de son époque, car il dresse la liste de la « femme parfaite », ce qui
montre quelle place devait occuper la femme. Aussi, ça montre qu’il y avait des gens qui étaient
contre que les femmes étudient la philosophie. Ce que le texte ne nous dit pas, c’est comment
était réellement une femme dans son époque, puisque c’est seulement la version « parfaite » qui
nous est décrite et on ne sait pas comment les femmes se voyaient elles-mêmes. Le texte de Pline
est intéressant, car c’est une preuve assez bonne qu'il y avait des femmes qui recevaient une
bonne éducation. Toutefois, le texte ne nous apprend pas s'il y avait beaucoup de femmes qui
continuaient leur éducation même après avoir été mariées jeunes. Ces textes m’intriguent,
surtout celui de Rufus, car c’est un peu un féministe d’avant-garde en disant que les hommes et
les femmes sont pareils, alors qu’il vivait dans une société très patriarcale.