Chapitre 2 :
Role du muscle squelettique strié dans la conversion de l’énergie
Introduction :
Le corps est capable d’effectuer des mouvements multiples et variés qui résultent de la
constraction des muscles squelettiques striés. L’énergie necessaire à la contraction est fournie à
la cellule musculaire par les molécules d’ATP. Au sein des cellules musculaires il existe donc
une conversion de l’énérgie chimique ATP en énérgie mécanique
Problématiques :
Comment peut on enregistrer les contractions musculaires ?
Quels sont les structures qui permettent au muscle squelettique strié de se contracter ?
Quels sont les phénomènes accampagnant la contraction musculaire ?
Comment l’énérgie chimique de l’ATP est convertie par le muscle en
énergiemécanique ?
I. Etude expérimentale de la contraction musculaire
1) Méthode d’enregistrement des contraction musculaire (document 1)
1- Les noms correspondants aux numéros de la figure 2
Pour réaliser l’étude expérimentale de la contraction musculaire :
On doit détruire l’encéphale et la moelle épinière de la grenouille pour éliminer toute
activité volontaire ou réflexe
On applique une excitation efficace soit directement sur le muscle ou indirectement par
l’intermédiaire de son nerf moteur.
Les excitants sont de nature variée, soit mécanique, thermique, chimique ou électrique.
L’ excitation provoquant une réponse musculaire doit être efficace. C’est à d’une intensité
supérieur ou égale à la rhéobase ( intensité minimale provoquant une réponse ) les
intensités inférieurs à la rhéobase, sont inefficaces, et sont nommées infraliminaires.
2- Le muscle répond à une excitation efficace, il est excitable et présente la propriété
excitabilité.
Le muscle répond à une excitation par contraction, il est donc contractile et la propriété est
appelée contractilité.
2) Réponse du muscle aux excitations électriques
a) Cas d’une excitation unique (voir document 2)
Lorsqu’on applique directement sur le muscle ou son nerf moteur, une excitation
électrique unique et efficace, on obtient une contraction brève et isolée à laquelle on
donne le nom de secousse musculaire.
Le myogramme obtenu est composé de trois phases.
• La phase de latence : correspond à la durée entre le moment de l’excitation et le début
de la réponse C’est le temps nécessaire à l’arrivée de l’influx nerveux au muscle.
•La phase de contraction : la phase au cours de laquelle la longueur du muscle décroit
(raccourcissement du muscle ).
•La phase de relâchement : la phase au cours de laquelle le muscle reprend ses
dimensions initiales (sa durée est légèrement supérieure à celle de la phase de
contraction).
b) cas de plusieurs excitations à intensité croissante ( voir document 3 )
L’excitation (i1) ne donne pas de réponse. Cette excitation est donc inefficace, le
seuil d’excitation n’étant pas encore atteint.
A partir de l’excitation (i2) (seuil d’excitabilité), on enregistre une réponse dont
l’amplitude augmente progressivement. Cette augmentation de l’amplitude est
consécutive au recrutement d’un nombre croissant d’unités musculaires. C’est la
loi de recrutement.
Quand l’intensité d’excitation atteint une valeur maximale (i12), l’amplitude de la
réponse reste constante même si l’intensité de l’excitation continue d’augmenter,
car toutes les unités constituant le muscle se contractent.
Il y’a donc une relation entre l’intensité de l’excitation et l’amplitude de la
réponse ; on obtient une réponse minimale du muscle lorsque l’intensité du
l’excitant atteint le seuil d’excitation qu’on appelle rhéobase. A partir de ce
seuil , toutes les excitations sont efficaces et l’amplitude de la réponse augmente
avec l’augmentation de l’intensité de l’excitation.
c) Cas de deux excitations rapprochées :( voir document 4)
Lorsqu’on soumet le muscle à deux excitations efficaces successives, la réponse diffère
selon l’instant ou on applique la deuxième excitation :
Si les deux excitations sont suffisamment éloignées on enregistre deux secousses
musculaires isolées et de même amplitude.
Si les deux excitations sont rapprochées et que la deuxième excitation atteint le
muscle pendant la phase de relâchement de la réponse précédente, il se produit
une fusion incomplète (partielle) des deux secousses musculaires avec une
augmentation de l’amplitude de la deuxième secousse.
Si les deux excitations sont très rapprochées et que la deuxième excitation atteint
le muscle pendant la phase de contraction de la réponse précédente, on observe
une fusion complète (totale) des deux secousses qui apparaissent comme s’il
n’y a qu’une seule secousse musculaire d’une amplitude plus grande.
Cas d’une série d’excitations successives (voir document 5)
Figure 1 : quand la fréquence des excitations est faible, le myogramme obtenu
prend l’allure d’un palier sinueux. la réponse du muscle est dite alors tétanos
imparfait. Ce phénomène peut être expliqué par la fusion incomplète des
secousses musculaires, car chaque excitation atteint le muscle pendant la phase
de relâchement de la réponse précédente.
Figure 2 : quand la fréquence des excitations est forte, le myogramme obtenu
prend l’allure d’un palier droit la réponse du muscle est dite alors tétanos parfait.
Ce phénomène peut être expliqué par la fusion complète des secousses
musculaires car chaque excitation atteint le muscle pendant la phase de
contraction de la réponse précédente
d) Effet de la fatigue sur la contraction musculaire : (voir document 6)
On constate à partir des résultats présentés par la figure 1 et la figure 2, une
diminution progressive de l’amplitude des secousses musculaire avec une
augmentation de la durée de relâchement
La figure 3 montre une diminution progressive de l’amplitude des secousses
jusqu’à l’immobilité complète du muscle. Il s’est produit donc une fatigue
progressive du muscle
La fatigue musculaire se manifeste donc par la diminution de l’amplitude de la réponse
musculaire et par une augmentation du temps de relâchement
II. Les phénomènes accompagnant la contraction musculaire
Les différents aspects de la contraction musculaire constituent les phénomènes mécaniques. Ces
derniers s’accompagnent de phénomènes thermiques, chimiques et énergétiques
1) Les phénomènes thermiques
a) Protocole expérimental (voir document 7)
b) Exploitation des résultats :
1) Au cours d’une activité musculaire, le muscle dégage de la chaleur en deux temps :
La chaleur initiale 1 qui se dégage rapidement au cours de la secousse musculaire
et dont une partie est libérée au cours de la phase de contraction (chaleur de
contraction (3) et chaleur de soutient (4)), et l’autre partie au cours de la phase de
relâchement (chaleur de relâchement (5))
La chaleur retardée (2) se dégage lentement après la secousse musculaire
2) L’absence de dégagement de chaleur retardée en milieu anaérobie prouve que la
respiration cellulaire en constitue la source, alors que l’origine de la chaleur initiale est la
fermentation lactique
2) Les phénomènes chimiques et énergétiques (voir document 8)
1) Les résultats expérimentaux montrent que lors de l’activité musculaire Le muscle bénéficie
d’une augmentation du débit sanguin qui permet l’intensification des échanges et il utilise
beaucoup plus de glucose et du dioxygène et de CO2 . Par contre ces paramètres lors de
muscle au repos sont de faibles valeurs. Mais pour les protides et les lipides ne
consomment pas par le muscle que ce soit en activité ou au repos alors le muscle utilise
uniquement le glucose comme source d’énergie
Ces phénomènes chimiques traduisent l’oxydation du glucose qui produit l’énergie nécessaire à
la contraction musculaire
2) Lors d’une activité musculaire d’intensité croissante, la consommation du dioxygène
augmente jusqu’à une valeur de 3.04 l/min
Lorsque la consommation du dioxygène reste constante, malgré l’augmentation de l’effort
musculaire, le muscle commence à produire de l’acide lactique
Cependant le muscle reste capable de se contracter en cas de pénurie ou d’absence du
dioxygène.
A partir de ces résultats on peut dire qu’il y a deux types de réactions chimiques qui
accompagnent la contraction musculaire : des réactions aérobies et des réactions anaérobies
3) Plus l’intensité de l’effort sera grande, plus la consommation du glucose s’accroit et les
réserves du muscle en glycogène diminuent
Lors d’un effort physique, les besoins en énergie des muscles augmentent. Un apport
supplémentaire de glucose est donc nécessaire, cela provient donc de l’hydrolyse des
réserves de glycogène