CCP PC 2017 Corrigé
CCP PC 2017 Corrigé
Proposition de corrigé
Ce corrigé à été rédigé conjointement par David Lasne et Jean Maysonnave. N’hésitez pas à nous signaler par mail (da-
[email protected] ou [email protected]) toute coquille ou erreur !
Voici par ailleurs quelques imperfections repérées dans l’énoncé de cette épreuve :
Q9 : un traitement mathématique de cette question nécessitait l’expression du gradient en coordonnées cylindriques, non
donnée dans l’énoncé, bien que non exigible au programme.
→−
Q10 : le formalisme de la question est un peu ambigu. La force notée f v,visc correspond au terme η∆→ −v mais ce n’est pas
explicité de manière claire dans l’énoncé. Ce choix de notation prête aussi un peu à confusion car elle pourrait être identifiée, à
→
−
tort, avec la force notée f vol introduite à la question 7.
Q14 et Q15 : la résolution se fait facilement en utilisant la notion de différenciation, qui n’est plus explicitement un outil
mathématique associé au programme, au moins en physique.
Q33 : il y a une petite incohérence dans l’énoncé : celui-ci fournit la valeur de r 0 , sans doute pour simplifier et trouver plus
rapidement E 0 , mais on demande d’exprimer E 0 en fonction de h, ce qui signifie qu’il faut quand même faire le calcul complet...
On propose donc ici la version "courte" (sans h) puis la version complète.
Q34 : Question un peu floue : il est question de tableaux non présentés : en fournir un exemple aurait été préférable, ou alors ne
pas en parler... Quelle est l’évolution ? Doit-on la trouver, ou simplement la justifier ?... Est-il fait référence à l’effet d’écrantage ?
Q39 : La notation R est déjà utilisée pour la constante de R YDBERG dans le même problème, même s’il y a peu de risque de
confusion.
1 / La circulation sanguine
I. Généralités
Q1. Le volume de sang mis en circulation chaque seconde est de 80 cm3 , donc chaque minute un volume de 60 × 80 = 4800 cm3
= 4.8 L, proche de 5 L, circule dans le corps d’un adulte.
Q2. La puissance mécanique de la partie droite, pour faire circuler le sang dans les poumons, est P d = 0.2 W d’après l’énoncé.
La partie gauche développe quant à elle un travail (de force de pression) W = p.∆V = 16.103 ∗ 80.10−6 ≈ 1, 3 J en une seconde
pour envoyer le sang dans le corps, ce qui correspond à une puissance P g = 1, 3 W. La puissance totale est donc P tot = 1, 48 W.
Si on divise par la masse du cœur ( m = 0, 3 kg), on obtient une puissance massique de 5 W.kg−1 , ce qui correspond à la valeur
indiquée.
Q3. Les 90 % d’énergie restants servent à alimenter le muscle, c’est à dire à maintenir/développer les tissus qui le constituent,
et à permettre leur fonctionnement. Une partie est également dissipée sous forme thermique, pour maintenir le corps à 37°C.
10
Q4. D’après le figure 2, on peut extraire la dépendance log( N ) = 10 + p × log(a) avec p = − , pente de la droite représentative
3.74
N
µ ¶
des données. Cette expression peut se réécrire log = 10. On obtient ainsi :
ap
N = 1010 a−10/3.74
Q5. Le débit volumique D v s’exprime selon D v = vmoy Sartère dans l’artère aorte. Avec D v = 80.10−6 m3 .s−1 et Sartère = πa2 :
Dv 80.10−6
vmoy = = = 1.0m.s−1
S artère π × (5.10−3 )2
Q7.
∂→
−v
• ρ : accélération volumique locale d’une particule de fluide. Elle traduit le changement de vitesse d’une particule de
∂t
fluide, dû au caractère non stationnaire de l’écoulement.
D.Lasne - J.Maysonnave 2
³ −−−→´
• ρ →−v .grad →−v : accélération volumique convective d’une particule de fluide. Ce terme traduit la variation de vitesse de la
particule de fluide induite par une inhomogénéité spatiale du champ des vitesses.
−−−→
• −grad p : résultante volumique des forces de pressions exercées par le fluide.
• η∆→ −v : résultante volumique des forces de viscosité.
→
−
• f vol : autres forces volumiques (par exemple la contribution du poids).
Lvρ
Q8. L’écoulement est considéré laminaire si le nombre de R EYNOLDS R e = est inférieur à 1. Ici, L = a = 5.10−3 m, v ∼ 1
η
m.s−1 , ρ = 103 kg.m−3 et η = 10−3 Pa.s, d’où :
5.10−3 × 1 × 103
Re = = 5.103 >> 1
10−3
L’écoulement du sang ne peut pas être considéré comme laminaire (on considère en général qu’il faut R e . 2000) dans l’artère
aorte. Il faut noter que ce résultat n’est pas du tout généralisable à l’ensemble du système sanguin, constitué de manière très
majoritaire de vaisseaux bien plus petits (tableau 1), pour lesquels le nombre de R EYNOLDS est bien plus faible, ce qui peut
justifier la suite de l’étude.
Remarque : l’expression du gradient en cylindrique manque dans l’énoncé pour calculer le terme convectif. Cependant, l’énoncé
impose une forme d’écoulement particulière, en cisaillement : #» v ( M ) = v( r ) e#»x . C’est donc, de fait, un écoulement laminaire, pour
lequel le terme convectif peut être négligé (il est en fait même nul, ce qui est un peu contradictoire avec la valeur du nombre de
R EYNOLDS trouvé...).
Q10. On a :
→
− dv
d F + = η ( r + dr )Σ( r + dr )→
−e
x
dr
→
− dv
d F − = −η ( r )Σ( r )→
−e
x
dr
d’où
dv dv −e = η d dv ( r )Σ( r ) dr→
· ¸ · ¸
→
− →
− →
−
d F visc = d F + + d F − = η ( r + dr )Σ( r + dr ) − ( r )Σ( r ) → x
−e
x
dr dr dr dr
d dv
· ¸
→
−
or Σ( r ) = rd θ dx, d’où : d F visc = η ( r ) r drd θ dx→ −e . Or le volume de la tranche de fluide prise entre les rayons r et r + dr
x
dr dr
est d τ = rd θ drdx, d’où l’expression de la force volumique de viscosité :
→
−
d F visc η d
½
dv →
¾
→
− −e
f v,visc = = r x
dτ r dr dr
−−−→ ∂p →
Q11. La pression ne dépend pas de la variable θ car il y a une invariance par rotation autour de l’axe →
−e , donc grad p =
x
−e .
x
∂x
En reprenant l’équation de la question Q8, on aboutit à :
∂p →
−e = η∆→
−v
x
∂x
soit d’après la question 10 :
∂p →
−e = η d r dv ( r ) →
½ ¾
−e
x x
∂x r dr dr
Les termes respectivement à droite et à gauche de l’égalité ne dépendent pas de la même variable ( x et r respectivement). La
seule solution possible est que chacun de ces deux termes soit égal à une même constante A ce qui induit
dp
=A (1)
µ dx¶
η d dv
r =A (2)
r dr dr
3 PC CCP Physique 2017
D’après l’équation (1), A correspond au taux d’accroissement de la pression par unité de longueur et s’exprime donc d’après les
PB − P A
données selon A = . On en déduit avec P ( x = 0) = P A et P ( x = L) = PB :
L
PB − P A
P ( x) = P A + x
L
B ne peut être que nul sinon v( r ) diverge quand r → 0, ce qui est absurde. De plus, l’écoulement est visqueux, donc la composante
A A ¡ 2
tangentielle du champ des vitesses s’annule sur les parois, soit v( r = a) = 0 ce qui entraîne C = − a2 . Ainsi, v( r ) = r − a2 ,
¢
4η 4η
soit en reprenant l’expression de A :
P A − PB ³ 2 ´
v( r ) = a − r2
4ηL
soit
( P A − P B ) π a4
Dv =
8ηL
En électrocinétique, la tension U pour un conducteur ohmique vérifie U = VA − VB = R élec i , où i est un débit de charge. Par
analogie on peut poser ici P A − PB = R H D v , d’où :
P A − PB 8ηL
RH = =
Dv π a4
Q13. La figure 3 permet de constater que le système sanguin correspond à une association de résistances hydrauliques en
série et en parallèle, et plus précisément à un système de ( Na artères en parallèle, chacune de résistance R a ) mis en série avec
Ra R c 8η L a 8η L c
un système de ( N c artères en parallèle, chacune de résistance R c ). On a ainsi R tot = + avec R a = 4
et R c = .
Na N c πr a π r 4c
Soit :
8η
½
La Lc
¾
R tot = +
π Na r 4a N c r 4c
Différencions l’expression ci-dessus, soit dV0 = 2πα {2 Na L a r a dr a + 2 N c L c r c dr c }. On cherche un minimum de V0 , qui se traduit
par dV0 , de sorte que :
dr c Na L a r a
=−
dr a Nc L c r c
8η L a (−4) L c (−4)
½ ¾
Q15. Une minimisation de la résistance totale correspond de même à dRtot = 0 soit dr a + dr c = 0 d’où :
π Na r 5a N c r 5c
dr c Nc L a r c 5
µ ¶
=−
dr a Na L c r a
En utilisant maintenant le résultat obtenu à la question précédente, on aboutit à :
µ ¶3
Nc ra
=
Na rc
Q16. Cette question est très ouverte et nous proposons ici une possibilité, sans doute parmi d’autres interprétations possibles.
Pour plus de détails sur la question on peut se reporter à https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2695432/
Ici, on trouve donc la dépendance N ∝ a−3 alors qu’on a N ∝ a−2.7 d’après la question Q4. Le nombre de vaisseaux sanguins
réel semble plus élevé que celui attendu en théorie. Les hypothèses du modèle permettant d’aboutir au résultat de le question
Q15 pourraient donc être reconsidérés, par exemple :
— le rôle de la pesanteur a été négligé alors qu’elle a bien sûr un effet ;
— la résistance a été calculée en considérant uniquement une géométrie cylindrique. Cette géométrie n’est pas rigou-
reusement représentative de la réalité, les vaisseaux se coudent, n’ont pas des sections uniformes... De même, α n’est
certainement pas uniforme dans tout le système. Pour les petits vaisseaux par exemple, la membrane pourra représenter
une plus grande proportion car on atteint la taille minimum des cellules qui la compose (typiquement, une cellule est de
l’ordre du micron) ;
— le caractère non newtonien supposé du sang dans les calculs menés auparavant est sans doute discutable
— comme R e >> 1, l’écoulement n’est sans doute pas un simple écoulement de cisaillement.
En particulier, on peut supposer assez raisonnablement qu’en raison de la géométrie réelle, la résistance totale R H est plus
P −P
élevée que celle que nous proposons. Or nous avons vu R H = AD v B . La différence de pression P A − PB est fixée par le cœur. Une
augmentation de R H se traduit donc par une diminution de D v . pour "compenser" cet effet, un nombre plus élevé de vaisseaux
permettrait de maintenir un débit en sang suffisant pour alimenter tous les tissus.
∂ P0 + P̃ →
¡ ¢
¢ ∂v →
− −e
ρ 0 + ρ̃
¡
e x =− x
∂t ∂x
∂v ∂v ∂P̃
ρ0 + ρ̃ =−
∂t ∂t ∂x
De gauche à droite, les termes sont respectivement d’ordre 1, d’ordre 2 et d’ordre 1. D’où, en supprimant le terme d’ordre 2
(méthode similaire à l’approximation acoustique faite en cours pour les ondes sonores) :
∂v ∂P̃
ρ0 =−
∂t ∂x
∂m
Q19. On a d’une part m( t + dt) − m( t) = dt. Or m( x, t) = ρ ( x, t) A ( x, t) dx donc :
∂t
∂( A ρ )
m( t + dt) − m( t) = dxdt
∂t
Par ailleurs :
∂(ρ Av)
m( t + dt) − m( t) = ρ ( x, t) A ( x, t)v( x, t) dt − ρ ( x + dx, t) A ( x + dx, t)v( x + dx, t) dt = − dxdt
∂x
5 PC CCP Physique 2017
∂( A ρ ) ∂( A ρ v )
+ =0
∂t ∂x
à 1 ρ̃ A 0 D ρ̃
Q20. Remplissons dans l’équation P̃ par P̃ = A0 D et χs par χs = = . Ainsi :
ρ 0 P̃ ρ 0 Ã
A 0 ρ̃ ∂ Ã / ( A 0 D ) ∂v
µ ¶
D+D =−
ρ 0 Ã ∂t ∂x
1 ∂ Ã 1 ρ̃ ∂ Ã ∂v
+ =−
A 0 ∂ t ρ 0 Ã ∂ t ∂x
∂v ∂ Ã ρ̃ ∂ Ã
ρ0 A0 + ρ0 + A0 =0
∂x ∂t à ∂ t
à ρ̃ ρ̃ ∂ à ρ 0 χs A 0 D ∂ρ̃ ∂ρ̃
Et comme P̃ = A0 D = ρ 0 χs
, on en déduit que A 0 = A0 × × × = A 0 . On a donc bien au final :
à ∂ t A0 D ρ 0 χs ∂ t ∂t
∂v ∂ Ã ∂ρ̃
ρ0 A0 + ρ0 + A0 =0
∂x ∂t ∂t
Q21. On a :
∂v ∂P̃
ρ0 =− (3)
∂t ∂x
¢ ∂P̃ ∂v
D + χs
¡
=− (4)
∂t ∂x
Si on dérive par rapport à la variable x l’équation (1)
∂2 P̃ ∂2 v
− = ρ0
∂ x2 ∂ x∂ t
∂2 v
= ρ0
∂ t∂ x
∂ ∂v
µ ¶
= ρ0
∂t ∂x
∂ ¢ ∂P̃
µ ¶
= ρ0 − D + χs
¡
∂t ∂t
Ainsi :
∂2 P̃ 1 ∂2 P̃
− =0
∂ t2 ρ 0 ( D + χ s ) ∂ x2
1
C’est une équation de D ’A LEMBERT avec une vitesse de propagation c = q ¢ . D’après le théorème de D ’A LEMBERT,
ρ 0 D + χs
¡
la solution générale de cette équation peut s’écrire comme la somme de 2 Ondes Planes Progressives se propageant en sens
opposé P̃ ( x, t) = f ( x − ct) + g( x + ct). D’après la théorie de F OURIER, on peut ensuite décomposer ces Ondes Planes Progressives
en une combinaison linéaire d’Ondes Planes Progressives Monochromatiques (OPPM) de la forme P̃ ( x, t) = P1 cos(ω t − kx + ϕ).
Si le sang est considéré comme incompressible alors χs = 0 et on retrouve c = 1/ ρ 0 D . On retrouve la valeur moyenne de la
p
V. Effet Doppler
Q22. Le gel permet de minimiser les réflexions non désirées de l’onde ultrasonore sur la peau.
Q23. La direction du vecteur d’onde est la direction suivant laquelle se propage l’onde ultrasonore. Comme l’équation de
ω 2π f
propagation est l’équation de D ’A LEMBERT, on a simplement k kk = = = 1, 7.104 m−1 .
c c
→
− →
− −
→
− u ER .→
−v 1 k .→
v v v
Q24. Dans le cas présent, →
−v = 0 et
³ ´
R
E = = cos θ , d’où f 0 = 1 − cos θ f .
c c k c c
→
−
u ER .→
−v
R
1−
c −v = →
avec →
−
0 et →−v = →−v . Soit f 00 = f 1 − v cos θ 1
³ ´
Par ailleurs, f 00 = f 0 d’où :
→
− R E
u ER .→
−v c v
1−
E 1 + cos θ
c c
D.Lasne - J.Maysonnave 6
c − v cos θ
µ ¶
f 00 = f
c + v cos θ
1 1³ v ´ ³ v ´2
Q25. Si v << c alors ∼ 1 − cos θ (DL à l’ordre 1) d’où f 00 ∼ f 1 − cos θ , soit en effectuant à nouveau un DL :
c + v cos θ c c c
³ v ´
f 00 ∼ f 1 − 2 cos θ
c
v
Q26. On a ∆ f = f 00 − f ∼ −2 cos θ. On obtient ainsi ∆ f = 4 kHz (pour l’aorte) et ∆ f = 4 Hz (pour le capillaire).
c
Un montage de « détection synchrone »peut être adapté pour mesurer cette différence. On multiplie le signal décalé en fréquence
par le signal fondamental, puis on utilise un filtrage passe-bas :
Q27. Si l’objet s’éloigne, en raison de l’effet D OPPLER, la fréquence détectée va être abaissée et donc la longueur d’onde accrue.
En physique, on parlera alors spontanément d’un décalage vers le rouge (vers de plus grandes longueurs d’onde) alors que la
couleur pourtant choisie ici est le bleu.
Q28. Le cœur peut continuer à assurer un bon débit en élevant le rythme cardiaque.
2 / Enrichissement de l’uranium
NP − NW
F= P
NF − NW
Pe
Q30. La puissance thermique de la centrale est P th = (P e est la puissance utile).
η
mUO2 ρUO2 P e
Or par définition de la puissance volumique, P th = ϕV VUO2 = ϕV ρUO2
. On en déduit la masse d’uranium totale : mU = α ϕV η
.
Comme on ne change qu’un quart de l’uranium chaque année, on obtient :
αρUO2 P e NP − NW αρUO2 P e
P= ⇒F=
4ϕV η NF − NW 4ϕV η
on écrit #»
v = r θ̇ e#»θ (avec θ̇ > 0 d’après le schéma) et #»
a = r θ̈ e#»θ − r θ̇ 2 e#»r = r θ̈ e#»θ − vr e#»r .
2
v2 e2
−m e =−
r 4πε0 r 2
7 PC CCP Physique 2017
On en déduit #» e# »
e
v=p θ .
4πε0 m e r
2
Q32. Par définition, l’énergie cinétique s’écrit E c = 21 m e v2 = 2pm e .
− e2
L’énergie potentielle électrostatique s’écrit quant à elle E p = 4πε0 r (en prenant classiquement un potentiel nul à l’infini), mais
p2
on reconnaît alors la vitesse, ce qui permet d’écrire : E p = − m e v2 = −2E c . Finalement, on a donc E = E c + E p = −E c = − .
2m e
On note que E < 0, ce qui est normal pour un état lié (avec énergie potentielle nulle à l’infini).
Q33.
Version simple :
r = r 0 .n2 et on exprime E en fonction de r en passant par l’expression de v, ce qui donne :
1 e2
E = − m e v2 = −
2 8πε0 r 0 .n2
E0 e2
On a donc bien E = − avec E 0 = .
n2 8πε0 r 0
Application numérique : E 0 ≈ 14 eV (car r 0 est approximatif).
Version complète :
E e2
On écrit : E c = − 2p soit m e v2 = 4πε0 r . On fait apparaître le moment cinétique qui s’écrit simplement ici L = m e rv = nħ :
n2 ħ2 e2
mv2 = =
mr 2 4πε0 r
ħ2 4πε0 ħ2 4πε0
On en déduit alors r = n2 2
. On a donc trouvé r 0 = . On peut alors reporter dans l’expression de E 0 (voir version
me e m e e2
simple) et obtenir une expression explicite, plus précise d’ailleurs :
me4
E0 =
32π2 ε20 ħ2
Q34. La valeur absolue de l’énergie correspond à l’énergie d’ionisation de l’atome (énergie nécessaire pour arracher un élec-
tron).
Plus n est élevé, plus l’électron est éloigné du noyau ( r = n2 r 0 ). De plus, un électron sur les couches externes subit un "écran-
tage" électrostatique de la part des couches électroniques plus internes. Par conséquent, son interaction électrostatique avec le
noyau est plus faible : il est moins "retenu" et son énergie d’ionisation est plus faible.
Q35. L’énergie du photon émis correspond, au signe près, à la différence d’énergie entre le niveau de départ − En20 et celle de
i
celui d’arrivée − E20 , et elle peut également s’écrire au moyen de la loi de P LANCK -E INSTEIN :
nf
" #
hc E 0 E 0 1 E0 1 1
E = hν = = 2 − 2 ⇒ = −
λ nf ni λ hc n2 n2i
f
E0
On obtient la relation demandée, avec la constante de R YDBERG R = qui s’exprime en m−1 .
hc
Q36. Application numérique : λα = 6, 5.10−7 m, soit environ 650 nm. On obtient une raie dans le domaine visible (rouge), d’où
l’adjectif "optique".
4
Q37. On a montré précédemment que E = −nE20 = − 32πm2 εe2eħ2 n2 , donc que E est proportionnelle à la masse. On pose pour alléger
0
e4
les notations K = − , ce qui donne E = m e K . On remplace maintenant la masse de l’électron m e par la masse réduite
32π2 ε20 ħ2 n2
µ. Ainsi :
me me
ED = K me et E H = K me
1+ md 1+ m p
me me
Comme m e ¿ m p , m d , on peut faire un développement limité : µd ≈ m e (1 − m ) et µ p ≈ m e (1 − m p
). En remplaçant, on obtient :
d
D.Lasne - J.Maysonnave 8
me me
µ ¶ µ ¶
1 1
ED − EH ≈ K 1 − −1+ ⇒ ED − EH ≈ me E −
md mp m p md
ED −E
Q38. On pose R D = −hc et R H = hcH les constantes de R YDBERG pour l’hydrogène et le deutérium. On peut donc écrire, pour
des niveaux n i et n f donnés :
1
λα,H − λα,D RH − R1 RH EH ED − EH
D
= = 1− = 1− =
λα,H 1 RD ED ED
RH
Au dénominateur, on peut se contenter à l’ordre le plus bas de E H ≈ E D ≈ E , on peut donc faire apparaître les masses avec le
résultat précédent :
λα,H − λα,D me me
≈ −
λα,H m p md
λα,H −λα,D
Application numérique : λα,H
≈ 3.10−4 . L’écart relatif en énergie étant très faible, celui en longueur d’onde l’est également.
v2
−m e = − evB
R
m e vH
R=
eB
Q40. Le canon doit servir à vaporiser 10 kg d’uranium par heure, et par définition, l’énergie nécessaire à vaporiser une masse
unité d’uranium est l’enthalpie massique (chaleur latente) de vaporisation l v , donc si on néglige les pertes
P e ≈ ṁl v
Application numérique : P e ≈ 5, 5 kW
Q41. La longueur d’onde du laser est choisie pour que l’énergie transportée par un photon corresponde à l’énergie d’ionisation
de 235U , ce qui donne
hc
λ i,235 =
E i,235
238
Q42. On peut calculer la longueur d’onde pour ioniser U : λ i,235 ≈ 199, 8 nm. Il faut donc, pour ne ioniser que 235U et
238
pas U , avoir un laser de largeur spectrale de l’ordre du dixième de nanomètre, donc une possédant une très grande finesse
spectrale (on retrouve le même effet qu’à la question Q38.
Q43. Grâce au laser, on ionise spécifiquement l’uranium 235, qui est donc chargé positivement. Si on polarise négativement
la plaque, ces ions 235U + vont être captés par la plaque, tandis que les atomes d’uranium 238, neutres, ne seront pas affectés.
On pourra donc les séparer pour réaliser l’enrichissement.