Intégrales généralisées : théorie et exemples
Intégrales généralisées : théorie et exemples
Support de cours
Plan
Intégrales Généralisées 1 Introduction et définition première
Le cas 1 < a < b +1
ESSOH Modeste Le cas 1 a < b < 1
UNIVERSITE NANGUI ABROGOUA
Le cas 1 a < b 1
UFR SFA
1 / 39 2 / 39
Introduction et définition première Le cas 1 < a < b +1 Introduction et définition première Le cas 1 < a < b +1
Intégrales généralisées des fonctions positives Le cas 1a<b<1 Intégrales généralisées des fonctions positives Le cas 1a<b<1
Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1 Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1
Introduction et définition première Le cas 1 < a < b +1 Introduction et définition première Le cas 1 < a < b +1
Intégrales généralisées des fonctions positives Le cas 1a<b<1 Intégrales généralisées des fonctions positives Le cas 1a<b<1
Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1 Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1
Exemple :
sont de même nature (c’est-à-dire qu’elles convergent 1) La fonction f : [0, +1[! R, t 7! cos t est
toutes les deux ou divergent toutes les deux.) Et en continue sur [0, +1[ donc y est localement
cas de convergence, on a intégrable. Pour tout x 2 [0, +1[ on a
Z b Z c Z b Z x
f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt. F (x) = cos t dt = sin x.
0
a a c
sin x n’admettant pas de limite lorsque x ! 1,
Z +1
donc l’intégrale généralisée cos t dt est
0
divergente.
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Introduction et définition première Le cas 1 < a < b +1 Introduction et définition première Le cas 1 < a < b +1
Intégrales généralisées des fonctions positives Le cas 1a<b<1 Intégrales généralisées des fonctions positives Le cas 1a<b<1
Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1 Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1
1 1
2) La fonction f : [1, +1[! R, t 7! est 3) La fonction f : [0, 1[! R, t 7! p n’est
t2 1 t2
continue sur [1, +1[ donc y est localement pas bornée sur l’intervalle [0, 1[. Cependant elle
intégrable. Pour tout x 2 [1, +1[ on a est continue sur [0, 1[ donc y est localement
Z x intégrable. Pour tout x 2 [0, 1[ on a
dt 1 Z x
F (x) = 2
dt = 1 . 1 ⇥ ⇤x
1 t x F (x) = p dt = arcsin t 0 = arcsin x.
✓ ◆ 0 1 t2
1 ⇡
Comme lim F (x) = lim 1 = 1, Comme lim F (x) = lim arcsin x = .
x!+1
Z +1
x!+1 x x!1 2
dt Z 1 x!1
donc l’intégrale est convergente et on 1
t 2 Donc l’intégrale p dt converge et on
Z +1 1 1 t 2
Z 1 0
dt 1 ⇡
a: = 1. a p dt = .
1 t2 1 t2 2
0
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Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1 Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1
Exemples :
1 La fonction f :]0, 1] ! R, t 7! ln t est continue
sur ]0, 1] donc y est localement intégrable. Pour
tout x 2]0, 1] on a
De ce fait tous les résultats de convergence que nous
Z 1
allons établir pour 1 < a < b +1 s’adaptent
au cas 1 a < b < 1 par de legères F (x) = ln t dt = x x ln x 1.
x
modifications.
Comme lim+ F (x) = lim+ (x x ln x 1) = 1,
x!0
Z 1 x!0
donc l’intégrale ln t dt est convergente et on
Z 1 0
a ln t dt = 1.
0
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Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1 Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1
1
2 La fonction f :] 1, 0] ! R, t 7! p n’est Définition 1.3
1+t
pas bornée sur l’intervalle ] 1, 0]. Soit f une fonction localement intégrable sur un
Cependant elle est continue sur ] 1, 0] donc y intervalle ouvert ]a, b[ de R. On dit que l’intégrale
Z b
est localement intégrable. Pour tout x 2] 1, 0]
on a f (t)dt est convergente si, pour tout nombre
Z 0 a Z c
1 ⇥ p ⇤0 p
F (x) = p dt = 2 1 + t x = 2 2 1 + x. c 2]a, b[, chacune des intégrales f (t)dt et
x 1+t Z b a
p
Comme lim F (x) = lim (2 2 1 + x) = 2. f (t)dt est convergente. On pose alors
x! 1 x! 1 c
Z 0
1 Z Z Z
Donc l’intégrale p dt converge et on a b c b
Z 0 1 1 + t f (t)dt = f (t)dt + f (t)dt.
1 a a c
p dt = 2.
1 1 + t 15 / 39 16 / 39
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Proposition 1.4
Soit f une fonction localement intégrableZ sur un
b
On voit clairement que tous les résultats de
intervalle ouvert ]a, b[ de R. L’intégrale f (t)dt
a convergence de ce troisième type d’intégrale
est convergente si et seulement si,
Z cil existe c 2]a, b[, généraliée se déduisent de ceux du cas pour
telle que chacune des intégrales f (t)dt et 1 < a b < +1.
Z b a
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Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1 Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1
Proposition 1.7
REMARQUE : Z Z Soient f et g deux fonctions localement intégrables
b b
• Si les intégrales f (x)dx et g (x)dx sont de sur un intervalle [a, b[ dans R telles que les intégrales
Z b Z b
a a
nature différente (l’une converge et l’autre diverge) f (x)dx et g (x)dx convergent.
Z b a a
alors l’intégrale (f (x) + g (x))dx diverge. Si pour tout x 2 [a, b[ f (x) g (x), alors
a Z b Z b Z b
• Par contre l’intégrale (f (x) + g (x))dx peut f (x)dx g (x)dx.
Z b a Z b a a
converger alors que f (x)dx et g (x)dx En particulier si pour tout x 2 [a, b[ f (x) 0, alors
a a Z b
divergent toutes les deux.
f (x)dx 0.
a
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Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1 Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1
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Intégrales généralisées des fonctions positives Le cas 1a<b<1 Intégrales généralisées des fonctions positives Des critères de convergence
Intégrale de fonctions de signe non constant Le cas 1a<b1 Intégrale de fonctions de signe non constant
Théorème 1.10
Soit f une fonction localement intégrable sur [a, b[.
Z b
Plan
Si l’intégrale généralisée f (x)dx est absolument
a
convergente, alors est convergente et on a
1 Introduction et définition première
Z b Z b
2 Intégrales généralisées des fonctions positives
f (x)dx |f (x)|dx
a a Des critères de convergence
Remarque : Il existe des intégrales généralisées 3 Intégrale de fonctions de signe non constant
convergentes mais qui ne convergent absolument, de
telles intégrales sont dites semi-convergentes.
25 / 39 26 / 39
Corollaire 2.3 (Critère d’équivalence) Corollaire 2.4 (1 ère Règle de Riemann : b < 1)
Soient f et g deux fonctions localement intégrables Soient f une fonction localement intégrable et
et positives sur un intervalle [a, b[. On a positive sur un intervalle [a, b[ et ↵ 2 R. Posons
Z b
• Si f =Ob (g ) et si g (x)dx converge alors lim (b x)↵ f (x) = `. Z b
x!b
Z b a • Si ` 2 R+ \{0} alors les intégrales f (x)dx et
Z b a
f (x)dx converge. Z b 1
a
• Si f ⇠ g alors les intégrales f (x)dx et ↵
dx sont de même nature.
a (b x)
Z b
b a Z b
g (x)dx sont de même nature. • Si ` = 0 et ↵ < 1 alors f (x)dx converge.
a Z
a b
Z +1
1 • Si ` = +1 et ↵ 1 alors f (x)dx diverge.
Exemple : • L’intégrale p p dx a
0 x 1 + x2
converge. 29 / 39 30 / 39
Introduction et définition première Intégrale semi-convergent Introduction et définition première Intégrale semi-convergent
Intégrales généralisées des fonctions positives Changement de variable Intégrales généralisées des fonctions positives Changement de variable
Intégrale de fonctions de signe non constant Intégration par partie Intégrale de fonctions de signe non constant Intégration par partie
Théorème 3.2
Soient f une fonction localement intégrable sur un Théorème 3.3
intervalle I , ' une fonction strictement croissante et Soient f et g deux fonctions de classe C 1 sur [a, b[
de classe C 1 sur [a, b[ telle que '([a, b[) ⇢ I . telles que la fonction x 7 ! f (x)g (x) possède une
Z '(b)
limite (à gauche) en b. Alors les deux intégrales
Alors les intégrales f (x)dx et Z b Z b
Z b '(a) généralisées f (x)g 0 (x)dx et f (x)0 g (x)dx sont
a a
f ('(x))'0 (x)dx sont de même nature. De plus, de même nature. De plus, si elles convergent, on a
a
si elles convergent, on a Z b Z b
Z '(b) Z b
f (x)g 0 (x)dx = lim f (x)g (x) f (a)g (a) f 0 (x)g (x)dx
a x!b a
f (x)dx = f ('(x))'0 (x)dx.
'(a) a
37 / 39 38 / 39
39 / 39
Notion de série Notion de série
Les séries à termes positifs Les séries à termes positifs
Série absolument convergente Série absolument convergente
Séries alternées Séries alternées
Comparaison entre séries et intégrales Comparaison entre séries et intégrales
Plan
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Notion de série Notion de série
Les séries à termes positifs Les séries à termes positifs
Terminologie des séries Terminologie des séries
Série absolument convergente Série absolument convergente
Exemples Classiques de séries numériques Exemples Classiques de séries numériques
Séries alternées Séries alternées
Comparaison entre séries et intégrales Comparaison entre séries et intégrales
Proposition 1.4 (Condition NÉCESSAIRE de Proposition 1.5 (Convergence des séries parties réelle
convergence) et imaginaire)
X P
• Si la série un est convergente, alors la suite La série à termes complexes un est convergente si,
n et
P seulement P si, les deux séries à termes réels
(un )n tend vers 0 ; R(un ) et Im(un ) sont convergentes et dans ce
la réciproque est FAUSSE. cas :
• Si Xla suite (un )n ne converge pas vers 0, alors la
1
X 1
X 1
X
série un est divergente (On dit alors qu’elle est uk = R(uk ) + i Im(uk ).
n
k=0 k=0 k=0
grossièrement divergente.)
9 / 42 10 / 42
n 0
s’appelle la série harmonique alternée. Elle est
s’appelle la série géométrique de raison z. convergente et sa somme est
+1
X
Elle est convergente si et seulement si |z| < 1, ( 1)n
+1 = ln 2.
X 1 n
et dans ce cas zn = . n=1
n=0
1 z 4 Séries dites téléscopiques : On désigne par ce
X1 terme familier des séries dont le terme général
2 Série harmonique : La série s’appelle la un peut s’exprimer sous la forme un = vn+1 vn
n 1
n
pour une certaine suite (vn ).
série harmonique. Elle est divergente.
13 / 42 14 / 42
23 / 42 24 / 42
Notion de série Notion de série
Les séries à termes positifs Comparaison à une série de Riemann Les séries à termes positifs Comparaison à une série de Riemann
Série absolument convergente Règle de d’Alembert Série absolument convergente Règle de d’Alembert
Séries alternées Règle de Cauchy Séries alternées Règle de Cauchy
Comparaison entre séries et intégrales Comparaison entre séries et intégrales
Théorème 3.2
2 Les séries à termes positifs
Toute série de terme général un absolument
convergente est convergente et on a :
3 Série absolument convergente
Définition +1
X +1
X
Produit de Cauchy de deux séries absolument un |un |
convergentes n=0 n=0
29 / 42 30 / 42
Plan
Théorème 3.4
P P P
Soient un et vn deux séries et wn leur série
produit.
1 Notion de série
P P
Si les séries un et vn sont absolument P
convergentes alors leur série produit de Cauchy wn 2 Les séries à termes positifs
est absolument convergente et on a
+1 +1 ✓ X
n ◆ ✓X
+1 ◆✓ X
+1 ◆ 3 Série absolument convergente
X X
wn = uk v n k = un vn .
n=0 n=0 k=0 n=0 n=0
4 Séries alternées
Définition 4.1
P
Une série à termes réels un est une série alternée
si, et seulement si, son terme général vérifie :
Corollaire 4.3 (Nature des séries alternées de
n n+1
8n 2 N, un = ( 1) |un | ou 8n 2 N, un = ( 1) |un | Riemann)
X ( 1)n
Théorème 4.2 (Critère spécial des séries alternées) La série (alternée de Riemann) diverge
P n↵
Soit un une série alternée telle que la suite (|un |)n (grossièrement) pour ↵ 0 et converge pour ↵ > 0.
converge vers 0 en décroissant ; alors,
P
la série un converge ;
X X
8n 2 N, | uk | |un+1 | et uk est du
k n+1 k n+1
signe de un+1 . 33 / 42 34 / 42
Exercice résolu
✓ ◆
( 1)n ( 1)n 1 1
Pour ↵ > 0 et n > 1, on pose un = ln 1 + ↵
. Ce qui montre que un ⇠ .
P n n↵ 2 n2↵
Étudions la nature de la série un . La règle des équivalents pour les séries à termes de
P X ( 1)n
Si ↵ > 1, la série un est absolument signe constant montre que (un ) converge
( 1)n n↵
P n ↵
convergente puisque un ⇠ . si, et seulement
P si, 2↵ > 1 et puisque ( 1) n 1
n↵ converge, un converge si, et seulement si, ↵ > 2 .
Si 0 < ↵ 1, un développement limité à la X ✓ n
◆
( 1)
précision n21↵ donne En résumé, la série ln 1 + est
n↵
✓ ◆ convergente si, et seulement si, ↵ > 1/2.
( 1)n 1 1 1
un = + o 2↵ .
n↵ 2 n2↵ n
35 / 42 36 / 42
Notion de série Notion de série
Les séries à termes positifs Les séries à termes positifs
Série absolument convergente Série absolument convergente
Séries alternées Séries alternées
Comparaison entre séries et intégrales Comparaison entre séries et intégrales
Plan
Remarque
X ✓ ( 1)n
◆ 1 Notion de série
La série ln 1 + p est une série divergente
n
X ( 1)n 2 Les séries à termes positifs
alors que la série p est convergente. La règle
n
des équivalents est mise en défaut pour les séries qui 3 Série absolument convergente
ne sont pas à termes réels et de signe constant.
4 Séries alternées
Théorème 5.1
X
Soit an une série réelle de terme général an 2 R.
n 0
Théorème 5.2
Soit f : [0, +1[! R définie par f (x) = an pour tous Soit f : [0, +1[! R continue par morceaux sur
n 2 N et x 2 [n; n + 1[. Alors [0, +1[, que l’on suppose positive
X et décroissante
X Z +1
sur [0, +1[. Alors : la série f (n) et l’intégrale
La série an et l’intégrale f (x)dx sont n 0
n 0 0 Z +1
de même nature. f (x)dx sont de même nature.
0
De plus, dans le cas de convergence, on a :
+1
X Z +1
an = f (x)dx.
n=0 0
39 / 42 40 / 42
Notion de série Notion de série
Les séries à termes positifs Les séries à termes positifs
Série absolument convergente Série absolument convergente
Séries alternées Séries alternées
Comparaison entre séries et intégrales Comparaison entre séries et intégrales
Notations :
Les notations suivantes seront utilisées :
I est un intervalle de R non réduit à un point ;
Suites et séries de fonctions
K désigne l’un des corps R ou C ;
toutes les applications considérées sont des
ESSOH Modeste applications d’une variable réelle à valeurs réelles
UNIVERSITE NANGUI ABROGOUA ou complexes
UFR SFA
l’ensemble des applications de I vers K est noté
15 avril 2019 F(I , K) ou encore F(I ).
B(I , K) (ou simplement B(I )) est le
sous-ensemble de F(I , K) formées des
applications qui sont bornées sur I .
1 / 35 2 / 35
Norme de la convergence
uniforme Plan
Soit f 2 B(I , K). On introduit le réel positif kf k1
défini par :
1 Suite de fonctions
kf k1 = sup |f (x)|.
x2I Convegence simple et convergence uniforme
On montre facilement que pour toutes fonctions Convergence uniforme et continuité
f , g 2 B(I , K) et pour réel k 2 R, on a : Convergence uniforme, intégration et dérivation.
1 kf k1 = 0 , f = 0
2 kkf k1 = |k|kf k1 2 Série de fonctions
3 kf + g k1 kf k1 + kg k1 .
Ces trois propriétés se traduisent en disant que k · k1
est une norme de l’espace vectoriel B(I , K). 3 / 35 4 / 35
Convegence simple et convergence uniforme Convegence simple et convergence uniforme
Suite de fonctions Suite de fonctions
Convergence uniforme et continuité Convergence uniforme et continuité
Série de fonctions Série de fonctions
Convergence uniforme, intégration et dérivation. Convergence uniforme, intégration et dérivation.
Suite de fonctions
Convegence simple et convergence uniforme
La convergence Suite
simple de la Convegence
de fonctions
suite (fsimple
n )net vers f sur I
convergence uniforme
Série de fonctions
Convergence uniforme et continuité
Convergence uniforme, intégration et dérivation. implique la convergence simple
Série de fonctions
de la
Convergence suite
Convergence uniforme et continuité
uniforme, vers
(fn )etn dérivation.
intégration
Définition 1.3
Etudions la limite simple de la suite de fonctions
nx On dit que la suite de fonctions (fn )n de F(I , K)
(gn )n définie sur I = [0, +1[ par gn : x 7! . converge uniformément sur I vers une fonction
1 + nx
On a : f 2 F(I , K) lorsque :
gn (0) = 0 donc lim gn (0) = 0,
n!+1
8" > 0, 9N" 2 N, 8n > N" , 8x 2 I , fn (x) f (x) < "
pour x 6= 0,
nx nx
lim gn (x) = lim = lim = 1. Ceci équivaut encore à : les applications (fn f ) sont
n!+1 n!+1 1 + nx n!+1 nx
Donc la suite de fonctions (
(gn )n converge simplement bornées sur I pour n assez grand et
lim kfn f k+1 = 0.
0 si x = 0 n!+1
sur [0, +1[ vers g : x 7!
1 si x > 0 Constatez la place du quantificateur 8x 2 I et
7 / 35 rappelez-vous que le rang N est indépendant de x, ce 8 / 35
Convegence simple et convergence uniforme Convegence simple et convergence uniforme
Suite de fonctions Suite de fonctions
Convergence uniforme et continuité Convergence uniforme et continuité
Série de fonctions Série de fonctions
Convergence uniforme, intégration et dérivation. Convergence uniforme, intégration et dérivation.
Si la suite (fn )n (resp. (gn )n ) converge Donc la suite de fonctions (fn )n converge
uniformément vers f (resp. g ) sur I , la suite simplement vers la fonction nulle sur [0, +1[.
( fn + µgn )n converge uniformément vers De plus kfn f k1 = kfn k1 et pour tout
f + µg sur I pour tout , µ 2 K. x 2 [0, +1[
Si la suite (fn )n (resp. (gn )n ) converge p
fn0 (x) = n exp( nx)(1 nx).
uniformément vers f (resp. g ) sur I , la suite
(fn gn )n converge uniformément vers fg sur I . 9 / 35
D’où le tableau de variation suivant : 10 / 35
Proposition 1.4 : Critère de Cauchy pour la La question abordée ici est de savoir si, lorsqu’une
convergence uniforme suite de fonctions (fn )n converge vers une fonction f
et que chaque fn est continue, la fonction limite f est
La suite de fonctions (fn )n converge uniformément
nécessairement continue.
vers f sur I si et seulement si
Théorème 1.5
8" > 0, 9N" 2 N, 8p, q > N" , sup fp (x) fq (x) < ". Soient (fn )n une suite de fonctions de F(I ). On
x2I suppose que (fn ) converge uniformément sur I vers
une fonction f 2 F(I ).
Remarque
(i) Soit a un point quelconque de I ; si chaque fn
La convergence uniforme de la suite (fn )n vers f sur est continue en a, alors f est continue en a.
I1 et I2 implique la convergence uniforme de la suite
(ii) Si chaque fn est continue sur I , alors f est
(fn )n vers f sur la réunion I1 [ I2 ; cette propriété se
continue sur I .
généralise à un nombre fini de parties.
13 / 35
Par contraposée, ce théorème peut permettre de 14 / 35
montrer qu’une convergence n’est pas uniforme.
Suite de fonctions
Série de fonctions
Convegence simple et convergence uniforme
Convergence uniforme et continuité
Convergence uniforme, intégration et dérivation.
Corollaire 1.6 Suite de fonctions
Série de fonctions
Convegence simple et convergence uniforme
Convergence uniforme et continuité
Convergence uniforme, intégration et dérivation.
Toute suite de fonctions continues qui converge
Preuve du théorème 1.5 Exemple
uniformément :sur tout segment de I a sa limite
continue sur I .
Soit " > 0. Puisque la suite (fn )n converge
uniformément vers f sur I , on a : On a vu que la suite de fonctions (gn )n définie sur
nx
" I = [0, +1[ par gn : x 7! converge
9N 2 N, 8n 2 N, 8x 2 I , n N =) |fn (x) f (x)| < 1 + nx
3 simplement
(1) ( sur [0, +1[ vers la fonction
En utilisant la fonction fN , on a : 0 si x = 0
g : x 7! .
1 si x > 0
|f (x) f (a)| |f (x) fN (x)| + |fN (x) fN (a)| + |fN (a) f (a)|
" " Comme la fonction g n’est pas continue en 0 alors
+ |fN (x) fN (a)| + que chaque gn est continue en 0, on en déduit donc
3 3
que la suite de fonctions (gn )n ne converge pas
La continuité de fN en a donne l’existence de ⌘ > 0
uniformément.
tel que |x a| < ⌘ implique |fN (x) fN (a)| < 3" .
Ainsi |x a| < ⌘ implique |f (x) f (a)| < " et f est 15 / 35 16 / 35
Convegence simple et convergence uniforme Convegence simple et convergence uniforme
Suite de fonctions Suite de fonctions
Convergence uniforme et continuité Convergence uniforme et continuité
Série de fonctions Série de fonctions
Convergence uniforme, intégration et dérivation. Convergence uniforme, intégration et dérivation.
• Montrons que la fonction f admet ` comme limite Théorème 1.8 : convergence uniforme et intégration
en a sur un segment
On a : 8x 2 I , |f (x) `| Soient I = [a, b] un intervalle fermé borné de R, pour
|fn (x) f (x)| + |fn (x) `n | + |`n `|. des réels fixés a < b, et soit (fn )n une suite de
Soit " > 0. La convergence uniforme de (fn )n vers f fonctions de I ! K. On suppose que
et la convergence de `n vers ` assurent qu’il existe chaque fn est continue sur I
N 2 N tel que et la suite (fn )n converge uniformément sur I
" "
kfn f k1 et |`n `k . vers une Zfonction f : I ! K.
3 3 b
Traitant ici le ca où a 2 R (les cas a = +1 ou Alors la suite fn (x)dx converge dans K et on a
a = 1 s’adaptent facilement) a
Définition 2.1 • Soit (fnP )n une suite de F(I ) ; on dit que la série de
Soit I une partie de R. Soit (fn )n 0 une suite de fonctions fn converge uniformément sur I si, et
fonctions de I ! K. seulement si, la suite de fonctions Sn converge
On peut former la suite (Sn )n 0 des sommes uniformément.
n
X Il résulte naturellent de l’étude des suites de fonctions
partielles, avec Sn = fk . Chaque Sn est donc une qu’une série de fonctions uniformément convergente
k=0
fonctions de I ! K, est simplement convergente.
et tout ce que l’on a développé dans la première Proposition 2.2
partie de ce chapitre s’applique en particulier à la P
La série de fonctions fn converge uniformément
suite (Sn ) des sommes partielles.
sur I si, et seulement si, la suite (Rn )n de ses restes à
• Soit (fnP )n une suite de F(I ) ; on dit que la série de
l’ordre n converge uniformément sur I vers la
fonctions fn converge simplement sur I si, et
fonction nulle :
seulement si, la suite de fonctions Sn converge
simplement. 25 / 35 +1
X 26 / 35
35 / 35
Séries entières Séries entières Convergence des séries entières
Série de Fourier Série de Fourier Propriétés de la somme d’une série entière
Quelques Exercices Quelques Exercices Développement d’une fonction en série entière
Plan
Série entières et séries de Fourier 1 Séries entières
Convergence des séries entières
ESSOH Modeste Propriétés de la somme d’une série entière
UNIVERSITE NANGUI ABROGOUA Développement d’une fonction en série entière
UFR SFA
3 Quelques Exercices
1 / 48 2 / 48
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Série de Fourier Propriétés de la somme d’une série entière Série de Fourier Propriétés de la somme d’une série entière
Quelques Exercices Développement d’une fonction en série entière Quelques Exercices Développement d’une fonction en série entière
Définition 1.1
X
On appelle série entière une série de fonctions fn Remarque 1.2
P n
P
n 0 • L’addition des séries
P entières a n z et bn z n
n
où les fonctions fn sont de la forme spécifique est la série entière (an + bn )zP .
• Le produit de la série entière
P an z n par le scalaire
fn (z) = an z n avec an 2 C. 2 K, est la série entière an z n . P
•
P Le produit de Cauchy desP séries entières ap z p et
En d’autres termes, une série entière est définie par la bq z q est la série entière cn z n où
donnée d’une suite de nombresX complexes (an )n , et
l’on note alors la série entière an z n . X n
X n
X
n 0 cn = a p bq = a k bn k = a n k bk
En cas de convergence, la somme est notée : p+q=n k=0 k=0
X1
S : z 7! S(z) = an z n
3 / 48 4 / 48
n=0
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Preuve.
Théorème 1.6 Les inclusions I ⇢ G ⇢ F ⇢ E sont évidentes et
P donnent les inégalités :
Le rayon de convergence R de la série entière an z n
est la borne supérieure de l’un des intervalles sup I sup G sup F sup E
suivants :
n
Reste à montrer l’inégalité sup E sup I ; pour cela
E = {r 2 R+ , la suite (an r )n est majorée} montrons l’implication
F = {r 2 R+ , la suite (an r n )n admet 0 pour limite}
P n r < sup E ) r 2 I
G = {r 2 R+ , la série a r converge}
P n n
I = {r 2 R+ , la série |an |r converge} c’est-à-dire [0, sup E [⇢ I .
Si r < sup E , la suite (|an |r n )n est une suite majorée
et le lemme 1.3 montre que r 2 I . Ainsi,
[0, sup E [⇢ I et sup E = sup[0, sup E [ sup I .
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Théorème 1.7 (Rayon et critère de D’Alembert) Théorème 1.8 (Rayon et critère de Cauchy)
P P
Soit an z n une série entière telle que an 6= 0 à Soit an z n une série entière telle que an 6= 0 à
partir d’un certain rang ; s’il existe ` 2 [0, +1] avec partir d’un certain rang ; s’il existe ` 2 [0, +1] avec
q
an+1
lim = `, lim n an+1 = `,
n an n
P P
alors le rayon de convergence de la série n
an z est alors le rayon de convergence de la série an z n est
8 8
1 > 1
>
< , Si ` 2 R+⇤ < , Si ` 2 R+⇤
` R= `
R= +1, Si ` = 0 > +1, Si ` = 0
>
: :
0, Si ` = +1 0, Si ` = +1
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Propriété 1.13 (Intégration d’une série dans le cas Propriété 1.14 (Dérivabilité d’une série entière dans le
réel ) cas réel)
P P xn P
Les séries entières an x n et an n+1 ont le Si an x n est une série entière de rayon de
même rayon de convergence R ; convergence R > 0, alors
X
pour tout segment [↵, ] de ] R, R[, on a : la série dérivée première nan x n 1 a le même
n 1
Z 1
X 1
X t n+1 rayon de convergence R ; la somme
an t n dt = an (1) X1
↵ n=0 n=0
n+1 ↵ S : x 7! an x n est de classe C 1 sur ] R; R[
n=0
pour tout x 2] R, R[, on a : et sa dérivée est :
Z 1
xX 1
X 1
X
x n+1
an t dt =n
an (2) 8x 2] R; R[, S (x) = 0
nan x n 1 .
0 n=0 n=0
n+1 n=1
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Exemple
Séries entières Convergence des séries entières
Série de Fourier Propriétés de la somme d’une série entière
Quelques Exercices Développement d’une fonction en série entière
X
la
Xsérie dérivée pième Exemple : considérons la série : x n.
n(n 1) · · · (n p + 1)an x n p
= n
n p
X (n + p)! On sait que R = 1 et pour tout x 2] 1, 1[,
n +1
X
an+p x a le même rayon de 1
n! xn = .
n 0 1 x
convergence R ; la somme S est de classe C 1 n=0
• En dérivant, on obtient pour tout x 2] 1, 1[
sur ] R; R[ et pour tout p 2 N et ✓ ◆0 X +1
x 2] R; R[, on a : 1 1
2
= = nx n 1 .
X1 (1 x) 1 x n=1
(p)
S (x) = n(n 1) · · · (n p + 1)an x n p
n=p • En intégrant, on obtient pour tout x 2] 1, 1[
X (q + p)! Z x +1 n
X
1 x
= aq+p x q dt = ln(1 x) = .
q=0
q! 21 / 48
0 1 t n=1
n
en particulierSérie
: de entières
Séries
Fourier
Convergence des séries entières
Propriétés de la somme d’une série entière
Séries entières
Série de Fourier
Convergence des séries entières
Propriétés de la somme d’une série entière
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(n)
Définition 1.15 8n 2 N, an = S (0)
n!
• Une fonction f définie sur un intervalle ] r, r[
(avec r > 0), est dite développable en série entière • La fonction f est dite développable en série entière
(au voisinage de 0) s’il existe une suite de nombres au voisinage de x = x0 si, et seulement si, la fonction
complexes (an )n telle que g : u 7! f (x0 + u) est développable en série entière
au voisinage de u = 0. Dans ce cas : il existe r > 0
1
X et une suite (an )n tels que :
8x 2] r , r [, f (x) = an x n
n=0 1
X
8x 2]x0 r , x0 + r [, f (x) = an (x x0 )n
c’est-à-dire si f est la somme d’une série entière sur n=0
l’intervalle ] r ,Pr [.
La série entière an x n est appelée le développement
en série entière de la fonction f sur l’intervalle
] r , r [. 23 / 48 24 / 48
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Proposition 1.16
Définition 1.17 ( Série de Taylor d’une fonction)
Soient f et g de I dans C sont développable en série
Si f est une fonction de classe C 1 sur un voisinage
entière. La somme f + g et le produit fg sont aussi X f (n) (0)
développable en série entière. de x0 = 0, la série entière x n est appelée
n!
Si f est une fonction développable en série entière sur série de Taylor de la fonction f en x0 = 0.
l’intervalle
P ouvert ] r , r [, f est la somme d’une série Il est légitime de se poser deux questions :
n
entière an x sur ] r , r [ ; nécessairement f est
une fonction de classe C 1 sur ] r , r [ et le la série de Taylor de f en x = 0 a-t-elle un rayon
coefficient an est égal à f (n) (0)/n!. de convergence non nul ?
Le développement P en série entière de f est donc si oui, la fonction f est-elle égale à sa série de
donné par la série f (n) (0)x n /n!, ce qui motive la Taylor sur un voisinage de x = 0 ?
définition suivante
25 / 48 26 / 48
Démonstration.
Ce n’est que l’application de la formule de Taylor Théorème 1.19 (Condition suffisante de
avec reste intégral, (pour x 6= 0) : développement en série entière)
n Z Soit f est une fonction de classe C 1 sur un voisinage
X f (k) (0) x
(x t)n de 0. On suppose qu’il existe r > 0 et un réel M > 0,
k
f (x) x = f (n+1) (t) dt
k! 0 n! tels que
k=0
Proposition 1.20
2 Série de Fourier
Généralité
Si f est une fonction développableXen série entière sur Convergence de la série de Fourier
] r , r [ : 8x 2] r , r [ f (x) = an x n , alors
Coefficients de Fourier
Remarque :
Définition 2.1 (Forme réelle des coefficients de On a toujours b0 (f ) = 0.
Fourier) Dans le cas particulier où f est paire, on a
Soit f une fonction R ! C que l’on suppose Z
2 ⇡
continue par morceaux, et 2⇡-périodique, ce qui bn (f ) = 0 et an (f ) = f (t) cos(nt)dt.
signifie que f (x + 2⇡) = f (x) pour tout x 2 R. ⇡ 0
Pour tout n 2 N, on définit les coefficients de Fourier Dans le cas particulier où f est impaire, on a
réels de f par : Z
1 2⇡ Z
2 ⇡
an (f ) = f (t) cos(nt)dt an (f ) = 0 et bn (f ) = f (t) sin(nt)dt.
⇡ 0 ⇡ 0
Z
1 2⇡
et bn (f ) = f (t) sin(nt)dt.
⇡ 0
33 / 48 34 / 48
Plan
L’égalité de Parseval entraîne qu’une fonction
continue 2⇡-périodique qui a tout ses coefficients de
1 Séries entières
Fourier nuls est nulle.
2 Série de Fourier
3 Quelques Exercices
43 / 48 44 / 48
Séries entières Séries entières
Série de Fourier Série de Fourier
Quelques Exercices Quelques Exercices
X1
1 1 ⇡2
La fonction f est continue et C par morceaux. Sa En faisant x = ⇡, on trouve 2
=
série de Fourier converge donc simplement et même n=1
n 6
X1
uniformément vers f , d’où ( 1)n ⇡2
En faisant x = 0, on trouve 2
= donc
1 n 12
a0 (f ) X 1 ✓X 1
n=1
1 ◆
f (x) = + an cos(nx) X 1 1 1 X ( 1)n ⇡2
2 n=1 = =
(2n 1) 2 2 n 2 n 2 8
1
x2 2 4 X n 4
n=1 n=1 n=1
En utilisant l’égalité de Parseval, on obtient :
1 = ( 1)
⇡2 3 ⇡ 2 n=1 n2 ⇡ 2 X1
1 ⇡4
4
=
n=1
n 90
47 / 48 48 / 48