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TD 6

Le document traite de la croissance bactérienne, définie comme l'accroissement ordonné des composants d'un organisme, et présente des techniques de mesure de cette croissance, tant directes qu'indirectes. Les méthodes directes incluent le dénombrement au microscope et la mesure automatique, tandis que les méthodes indirectes portent sur la consommation de substrats et les produits d'excrétion. Des exercices pratiques illustrent l'application de ces techniques pour déterminer la concentration de suspensions bactériennes.

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Le document traite de la croissance bactérienne, définie comme l'accroissement ordonné des composants d'un organisme, et présente des techniques de mesure de cette croissance, tant directes qu'indirectes. Les méthodes directes incluent le dénombrement au microscope et la mesure automatique, tandis que les méthodes indirectes portent sur la consommation de substrats et les produits d'excrétion. Des exercices pratiques illustrent l'application de ces techniques pour déterminer la concentration de suspensions bactériennes.

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2ème année des classes préparatoires

Réalisé par: Mme BENYOUCEF


Mme ASFOURI
Année universitaire: 2023-2024
La croissance
Définition : La croissance se définit comme l’accroissement ordonné de tous les composants d’un
organisme. Chez les bactéries elle conduit à une augmentation du nombre d’individu.

Mesure de la croissance : Les techniques de mesure de la croissance peuvent être directes, basées sur
l’évaluation du nombre de microbes ou de leur masse par unité de volume ou de poids du milieu ; Ou
indirectes fondées sur la mesure d’un paramètre lié à l’activité métabolique.t

Exemple: Chez E. coli, une cellule peut donner naissance à deux cellules filles toutes les 20min.
I/ Techniques directes :
1.1 Dénombrement direct des bactéries
1.2 Mesure automatique ( compteur de particules)
1.3 Méthode d’epifluorescence
1.4 Dénombrement des bactéries par la méthode de dilution
1.5 Détermination du poids sec
1.6 Mesure du trouble

II/ Mesures indirectes :


2.1 Mesure de la consommation d'un substrat
2.2 Mesure des produits d’excrétion( CO2,NH3)
2.3 Mesure d'un constituant cellulaire
2.4 Mesure des variations physico-chimiques du milieu
1.1 Dénombrement direct des bactéries.
COMPTAGE (LECTURE) AU MICROSCOPE
La méthode la plus simple est la lecture au microscope à l’aide d’une cellule quadrillée (hématimètre).cette
technique est moins sensible

Utilisation de cellule de comptage hématimètre de


Malassez ou cellule Thoma.

Une cellule de Malassez est une lame spéciale en


verre, quadrillée qui permet le comptage de
différents types de cellules sous Microscope.
1.2 Mesure automatique

Mesure automatique ( compteur de particules)


Le dispositif de mesure est constitué par un tube cylindrique percé d’un orifice de part et d’autre duquel
sont disposées deux électrodes, reliées à un générateur de courent electrique.Lorsqu'une cellule traverse
l’orifice,elle déplace un volume de solution conductrice égal à son propre volume et produit une
augmentation de la résistance, laquelle se traduit au dessus d’un certain seuil par une impulsion qui est
enregistré par un compteur electronique.
L'inconvenient de la methode est de compter indistinctement cellules ou particules de même taille
1.3 Méthode d’epifluorescence
Les bactéries sont colorées par un fluorochrome
(Orange d’acridine ou Erythrosine), puis observées au
microscope en lumière UV. Cette méthode permet de
compter sélectivement les bactéries vivantes
fluorescentes à une couleur différente des cellules
mortes.
1.4 Dénombrement des bactéries par la méthode de dilution.
• Dénombrement des bactéries par la méthode de dilution sur milieu solide .
Un volume fixe de la suspension ou de la dilution est étalé à la surface d’un milieu gélosé ou
incorporé au milieu avant sa solidification. Apres incubation à une température convenable, le
nombre de colonies apparues correspond au nombre de bactéries pressentes dans le volume
analysé de la suspension. Les résultats sont exprimés en unité formant une colonie (UFC).
1. Dénombrement après culture
• Dénombrement des bactéries en milieu liquide
Méthode statistique du nombre le plus probable NPP
Principe :
Jusqu’à présent, on utilisait une méthode générale pour interpréter le dénombrement de bactéries en
milieu liquide dans un aliment. Ainsi :
•Si le tube est + = il y a au moins une bactérie / mL de la dilution considérée
•Si le tube est - = il y a moins de une bactérie / mL de la dilution considérée
La méthode du NPP (Nombre le Plus Probable) ou MPN (Most Probable Number) utilise une
méthode statistique pour connaître le nombre (le plus probable) de bactéries présentes dans 1 mL de
dilution.
Cette technique utilise plusieurs tubes par dilution (2, 3, 4 ou 5) et on compare les résultats à une
table statistique = la table de Mac Grady qui donne le NPP sur la dilution considérée. Il s’agit donc
d’une interprétation probabiliste
On y lit le Nombre le Plus Probable (NPP) de microorganismes présents dans
l’inoculum de la dilution correspondant au chiffre des centaines du nombre
caractéristique. Exemple : 321 correspond au NPP de 15. Cela signifie qu’il y a
statistiquement quinze bactéries dans l’inoculum de la dilution 10-(n+1) . Le résultat est
exprimé selon l’équation

N : nombre de micro-organismes par ml de produit


NPP : nombre lu dans la table
K : facteur de dilution
V : volume de l’inoculum (1ml en général).
Si le produit analysé est solide, on prépare une « suspension mère » de produit en
introduisant « x » g de produit dans « 9 x » ml de diluant. Cela correspond à une dilution
au 1/10 du produit. Le nombre de microorganismes par g de produit analysé est donc N
x 10. D’autres méthodes préconisent le nombre caractéristique le plus faible portant de
préférence «0» dans la colonne des unités (par exemple dans ce cas 210).
1.5 Détermination du poids sec
Les microorganismes sont récoltés par centrifugation ou par filtration sur membrane ,ensuite lavés avec
l’eau distillée. Le culot ou le filtrat est ensuite desséché à 100-110°C. Puis pesé à chaque fois jusqu’au
poids constant. les résultats sont généralement exprimés en gramme de matière sèche /Litre ou
kilogramme de produit analysé.

Inconvénient: la mesure du poids totale (cellule vivante et morte).


1.6 Mesure du trouble
C’est le procédé le plus simple, le plus rapide et le plus utilisé pour évaluer la masse microbienne. Il
consiste à déterminer l’absorbance d’une solution qui est proportionnelle à la concentration cellulaire.
Cette méthode mesure le pourcentage de lumière transmise (I) par rapport à l’intensité
du faisceau de lumière incidente (I0).
L’absorption de la lumière traversant une suspension bactérienne obéit à la loi de
Beer-Lambert. Elle s’exprime par :

DO = I0 / I = K.L.C

Où I0 / I représente l’opacité, inverse de la transmission I / I0


Log I0 /I = Densité optique = Absorbance A
I0 : intensité de la lumière incidente
I : intensité de la lumière transmise
L: épaisseur de la solution absorbante traversée = 1 cm
C : concentration en substance absorbante
K : constante dépendant de la nature de la substance absorbante et de la longueur
d’onde utilisée
II/ Mesures indirectes :
Mesure de l’activité cellulaire
2.1 /-Mesure de la consommation d'un substrat
Le substrat peut être carboné, un nutriment azoté, de l'oxygène ou d’un facteur spécifique de
croissance.

2.2 /-Mesure des produits d’excrétion( CO2,NH3)

2.3/Mesure d'un constituant cellulaire

Exemple : méthodes de mesure basée sur le dosage par bioluminescence de l’adénosine


5’triphosphate (ATP) ou des nucléotides flaviniques (FAD, FMN).

2.4 /- Mesure des variations physico-chimiques du milieu


Variation de pH (acidification par fermentation), de production de chaleur, etc.
EXERCICE N°1

• On part d’une suspension bactérienne de concentration inconnue. 0.1 ml de la


dilution 10-5 est étalé sur gélose nutritive et après incubation de 48h, on
compte 56 colonies.
• Quelle est la concentration initiale de la suspension bactérienne ?

• Réponse : 56.106 UFC/ml


EXERCICE N°2

• Soit une suspension de levures diluée 1000 fois et dénombrée en cellule de


Malassez. Le dénombrement de 4 rectangles donne les résultats suivant 17,
22, 15, et 20 cellules pour chaque unité de comptage (rectangle). Calculez la
concentration de cette suspension de levure.

• Réponse : 1,85.109UFC/ml

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