Module : POLITIQUE D’AMENAGEMENT DU
TERRITOIRE
chapitre n°1
L’aménagement et l’organisation territoriale :
concepts et notions :
Depuis toujours pouvoir et territoire sont deux éléments fortement
complémentaire : l’un d’ordre conceptuel, manifestation de la volonté d’un ou
de plusieurs êtres vivants, l’autre d’ordre matériel, partie de l’espace habité par
les êtres vivants
Nous partirons des trois éléments de base que sont le territoire, le pouvoirs et
la société et nous définirons l’aménagement du territoire comme la manière
dont le pouvoir organise son territoire dans une société donnée
le pouvoir n’existe qu’au travers du territoire sur lequel il s’exerce
Le territoire ce n’est pas l’espace physique, avec sa topographie et son
écologie. C’est l’espace produit par la société, construit, peuplé, aménagé,
humanisé. Et les territoires urbains sont les territoires, artificialisés par
excellence, de la ville.( D’apres « Marc cote » )
La politique : un ensemble d’éléments, d’un processus cordonné , dont les
procédures, les outils, les moyens techniques financiers et les acteurs
constituent des éléments clés ( c’est tout un système)
Aménagement du territoire ensemble des méthodes et des politiques visant à
rendre l’occupation d’un territoire urbain ou rural plus cohérente, efficiente , ou
esthétique par le biais ’infrastructures d’équipements, d’aménagements urbains,
paysagers et ruraux .
Les plans
La notion de planification
Planification
Procédure formalisée qui a pour but de produire un résultat articulé sous
la forme d’un système intégré de décisions
En aménagement du territoire, il s’agit de coordonner l’ensemble des décisions à
prendre qui ont une incidence spatiale .
Plan
Image d’une étape du processus de planification
En aménagement du territoire, un plan détermine pour un espace donné
les utilisations prévues, prescrites, permises ou interdites .
chapitre n°2 POLITIQUE D’AMENAGEENT DU TERRITOIRE EN
ALGERIE
1) LES ETAPES IMPORTANTES DE L’URBANISME EN
ALGERIE
1962 - 1970 : stabilité physique - croissance démographique et exode
rural
C’est une période qui correspond à la reconquête et la réappropriation des villes
dont le parc immobilier a été libéré suite au départ des européens à
l’indépendance du pays.
1970 - 1985 : explosion urbaine et programme de développement
public
Suite à l’exode rural massif, les villes atteignent un seuil de saturation qui
provoquent le développement d’un habitat informel important sous des formes
diverses (bidon villes et habitat illégal en matériaux élaborés) sur des sites non
planifiées. Ce type d’habitat représente dans les grandes villes jusqu’en 2000,
20% à 50% du parc logement. Ainsi parallèlement, cette période correspond au
lancement des plans quadriennaux de développement ( creation des poles
industriels), ainsi que l’état engage des programmes importants de logements et
d’équipements sur des zones urbaines nouvelles et faciles à occuper. Ce sont les
ZHUN ( zone d’habitataurbain nouvel), constituées de logements collectifs
standard de type H.L.M, économiques et de typologie standard.
Ces programmes participent à un étalement important des villes sur les espaces
périphériques ou sur des zones souvent éloignées des villes. Durant cette
période, le foncier est nationalisé (1974) et l’espace urbain libre est
municipalisé.
1985 - 2000 : crise économique et ralentissement
Dès 1985 et avec la chute des prix du pétrole, essentielle ressource économique
du pays, il y a redéfinition de toute la stratégie socio économique et une
réévaluation de l’action publique sur l’espace urbain à travers :
- la régularisation de l’habitat illégal (en dur) ; - la mise en place de nouveaux
instruments d’urbanisme (1990) ; - la libération du marché foncier ; - la
libération des études d’urbanisme (ce n’est plus l’état à travers ses bureaux
d’études mais une multitude d’autres opérateurs professionnels) ; -
désengagement de l’état de plusieurs projets planifiés et programmes (exemple
du métro d’Alger).
C’est la fin de l’Etat providence et seul acteur de l’urbain. C’est une période de
gestion des équilibres socio-économiques, politiques et par voie de conséquence
des villes.
2001 - 2004 : redressement économique et reprise de l’action publique
sur la ville
Le début d’une embellie financière grâce au redressement des prix du pétrole,
permettent le lancement d’opérations publiques d’amélioration urbaine, de
lancement de projets d’habitat et d‘équipements et l’encouragement de
l’investissement privé dans l’immobilier à travers le foncier public
2005 - 2009 : actions structurantes et projets urbains
L’embellie financière, devenue consistante, a permis de relancer les projets mis
en veilleuse (le métro d’Alger, l’autoroute nationale …) et de lancer de
nouveaux projets structurants d’envergure, et qui sont conçus dans une
démarche nouvelle axée sur l’élimination des déséquilibres spatiaux et
l’insertion des villes dans une nouvelle perspective de modernisation et de mise
à la norme universelle sur le plan fonctionnel.
Cette nouvelle situation a induit une nouvelle démarche de l’urbanisme qui
devient non plus un instrument de localisation des projets et de réglementation,
mais un cadre de recomposition territoriale et de gouvernance urbaine. Les
actions, la nature des opérations et les modalités de mise en œuvre, sont
conçues de manière à créer les conditions d’une implication de tous les acteurs
de la ville : pouvoirs publics, collectivités locales, professionnels, société
civile.
Le projet urbain, de part les objectifs et les réactions qui en découlent, devient
un élément d’intermédiation sociale dont l’objectif est d’introduire un
changement à la fois du système urbain, du mode d’urbanisation et des fonctions
de l’urbanisme.
L’urbanisme devient un outil de structuration et d’incitation à une nouvelle
dynamique urbaine. Sa consistance est fondée sur le projet urbain et les
mécanismes de recollement et de recomposition spatiale.
La nature de l’action est déterminée par l’effet structurant des projets urbains
plus que la volonté de figer spatialement des programmes ou de les localiser.
Ainsi :
1. les infrastructures et l’inter modalité des moyens de transport deviennent le
noyau fondamental de l’urbanisme ;
2. la concertation, la participation, constituent la légitimité de l’urbanisme
LES PROJETS MIS EN OEUVRE
Deux types de projets structurants sont mis en œuvre et ont nécessité la révision
conséquente des méthodes d’approches des villes :
les projets d’infrastructures de communication et de transport
les projets urbains générant de nouvelles centralités avec des opérations
de requalification urbaine, renouvellement urbain ou mise en valeur de
sites non exploités.
2) POLITIQUE D’AMENAGEMENT DU TERRITOIREE A
L’HORIZON 2030
CADRE REGLEMENTAIRE:
La loi 01/20 du 12/12/2001 relative à l’aménagement du territoire et au
développement durable :
Les dispositions de la présente loi définissent les orientations et les instruments
d’aménagement du territoire de nature à garantir un développement harmonieux
et durable de l’espace national, fondé sur:
- Les choix stratégiques que requiert un développement de cette nature
- Les politiques qui concourent à la réalisation de ces choix
- La hiérarchisation des instruments de mise en œuvre de la politique
d’aménagement et de développement durable du territoire.
CONTEXTE GENERAL
L’émergence de nouveaux acteurs économiques, le nouveau contexte
énergétique, le rôle toujours croissant des nouvelles technologies, l’insécurité
mondiale, l’enjeu des nouvelles émigrations sub-sahariennes, sont autant de
défis auxquels nous devons nous adapter ».
Cette adaptation repose notamment pour notre pays par la prise en compte de
plusieurs exigences. La première doit être de répondre aux déséquilibres de
localisation de la population et des activités dans le territoire : le recensement
général de la population et de l'habitat (RGPH 2008) révèle que 63% de nos
habitants sont ainsi regroupés dans le Nord sur 4% du territoire national. 28%
sont localisés sur les Hauts-Plateaux, soit 9% du territoire alors que le Sud,
c’est-à-dire 87% du territoire n’accueille que 9% de la population. Ces
déséquilibres sont à la fois coûteux pour la collectivité nationale et source de
tensions pour nos ressources naturelles. Il ne s’agit pas en cela d’opposer les
territoires les uns aux autres mais d’assurer leur développement de manière
harmonieuse en proportion de la charge que les milieux naturels de ces
territoires pourront supporter sans se dégrader ou se détruire.
La seconde exigence est celle de la mise en attractivité de nos territoires. Dans
une économie toujours plus internationale et ouverte, le maintien d’une
croissance forte pour notre pays passe par la poursuite de la modernisation de
notre économie. Il s’agira de renforcer l’attractivité du territoire national à
travers la réalisation des équipements et la disponibilité des services. Le
dynamisme économique et la création d'emplois
Il est enfin une troisième exigence qui est celle de la préservation et de la
valorisation du capital naturel et culturel de notre pays. La croissance ne peut
désormais être que durable. Nous sommes dépositaires de l’avenir de nos
enfants et de nos petits enfants. Or, les ressources naturelles sont rares et la
contrainte des risques majeurs continue de peser sur notre pays. Il nous
appartient donc de bâtir un territoire durable et de porter en conséquence une
attention permanente au rapport entre développement et charge
environnementale.
chapitre n°3
les instruments d’amenagement du territoire :
1/ Le Schéma national d’aménagement du territoire « SNAT » :
qui constitue un instrument stratégique d’aménagement du territoire, traduit et
met en forme pour l’ensemble du territoire, les orientations stratégiques de la
politique nationale d’aménagement et de développement durable du territoire.
Ce schéma intègre également l’ouverture internationale du pays dans le cadre de
la mondialisation.
Le SNAT a été approuvé pour une période de 20 ans et fera l’objet d’évaluation
périodique et d’une actualisation tous les 5 ans
Quatre (04) lignes directrices pour la mise en œuvre du SNAT 2030
La durabilité des ressources
Le rééquilibrage du territoire
L’attractivité et la compétitivité des territoires
L’équité sociale et territoriale.
Ces 04 lignes directrices se déclinent à leur tour en vingt (20) Programmes
d’Action Territoriale : « Les PAT »
L’élaboration du SNAT 2030 : une longue période de maturation et de
concertation a été menée sur la base d’une large et longue concertation
impliquant tous les acteurs intervenant dans le domaine de l’aménagement du
territoire (Départements Ministériels, Institutions Publiques et Administratives,
Collectivités Locales et représentants de la société civile).
La strategie de mise en œuvre du SNAT 2030
Il est mis en œuvre selon deux phases :
• Une première phase: durant laquelle la politique d’aménagement du territoire
restera au cours de cette période principalement marquée par l’action volontaire
de l’Etat. C’est la phase de mise en œuvre immédiate du SNAT 2030 à travers
les dix neuf (19) Schémas Directeurs des Grandes Infrastructures et Services
Collectifs d’Intérêt National qui a déjà commencé.
• Une deuxième phase : c’est la phase partenariale, durant laquelle, l'Etat ayant
mis en place les investissements structurants de sa politique d'aménagement du
territoire, jouera de plus en plus un rôle de régulateur et d'arbitre laissant les
opportunités d'actions importantes à une gamme plus large d'acteurs.
- Les Schémas Directeurs des Grandes Infrastructures et Services
Collectifs d’Intérêt National initiés durant la première phase : Un vaste et
ambitieux programme d’investissements de modernisation économique et
infrastructurelle est largement entamé il est traduit dans les dix neuf (19)
Schémas Directeurs sectoriels qui concourent ensemble pour intégrer
l’économie nationale dans les espaces de libre échange, générer des richesses
nouvelles, créer des opportunités d’emplois, et accroître les moyens financiers
affectés aux programmes de rattrapage des déficits sociaux et territoriaux mis
en relief par le SNAT.
[Link] schéma directeur des espaces naturels et aires protégées : en cours
d’achèvement
2. Le schéma directeur de l'eau : finalisé et examiné en Conseil du
Gouvernement
3. Le schéma directeur routier et autoroutier : finalisé et examiné en Conseil du
Gouvernement
4. Le schéma directeur ferroviaire : finalisé et examiné en Conseil du
Gouvernement
5. Le schéma directeur aéroportuaire : finalisé et examiné en Conseil du
Gouvernement
6. Le schéma directeur portuaire : finalisé et examiné en Conseil du
Gouvernement
7. Le schéma directeur de développement agricole : finalisé et examiné au
Conseil du Gouvernement
8. Le schéma directeur de développement de la pêche et de l'aquaculture :
finalisé et en instance d’examen
9. Le schéma directeur de l'énergie : finalisé et en instance d’examen
10. Le schéma directeur des services et infrastructures de communication,
télécommunication et information : finalisé et instance d’examen en Conseil du
Gouvernement
11. Le schéma directeur de l'enseignement supérieur et de la recherche : finalisé
et examiné en conseil du gouvernement
12. Le schéma directeur de la formation : finalisé et examiné.
13. Le schéma directeur de la santé : en cours de finalisation
14. Le schéma directeur d'aménagement touristique : finalisé et examiné
15. Le schéma directeur des biens et des services et grands équipements
culturels : finalisé et examiné.
16. Le schéma directeur des zones archéologiques et historiques : finalisé
17. Le schéma directeur des sports et des grands équipements sportifs : en cours
d’achèvement
18. Le schéma directeur des zones industrielles et d'activités : en cours
d’achèvement
19. Le schéma directeur des plateformes logistiques : en cours d’élaboration.
- les Région-Programmes à coté des (19) Schémas Directeurs Sectoriels la
concrétisation du SNAT sera relayée par la mise en œuvre au des 14 regions
programme , les 20 programmes d’action territoriale, les quatre Schémas
d'Aménagement des Aires Métropolitaines (SDAAM) à l'horizon 2030 :Alger,
Oran, Annaba et Constantine ,et le plan d’amenagement de wilaya.
La Région Programme : La Région Programme constitue un cadre de
planification stratégique, de programmation et de concertation, d’élaboration
de projets pour la mise en œuvre du SNAT.
C’est donc en même temps un territoire de polarisation, une chaîne de
croissance établissant des complémentarités et des échanges avec les autres
territoires, et un espace levier d’intégration au niveau spatial.
Les fonctions des régions programmes dans le cadre du SNAT sont au nombre
de cinq :
1- la mise en œuvre du SNAT et des SRAT.
2- la planification stratégique, la programmation et les études.
3- l’initiative d’appui, de suivi des projets d’investissements
régionaux.
4- la coordination de cohérence, d’arbitrage entre l’ensemble des
projets de développement et d’aménagement concernant la
Région-Programme
5- un espace, un lieu de concertation.
C’est au niveau de la Région-Programme que s’effectue la mise en œuvre, le
contrôle, le suivi des mesures du SNAT, qu'ils s'agissent des mesures à caractère
général applicables aux Régions-Programme ou des mesures spécifiques à la
région programme telles qu'elles ont été prescrites dans les déclinaisons
territoriales du SNAT
C'est aussi, bien entendu, au niveau régional que s'effectue la mise en œuvre du
SRAT notamment ses déclinaisons au niveau de chaque wilaya de la Région-
Programme, ainsi que le contrôle et le suivi du SRAT.
Les nouvelles Régions- Programme proposées sont :
1 - Alger - Tizi ouzou – Blida – Boumerdes – Tizi Ouzou – Bouira
2 - Chlef- Ain Defla- Tissemsilt – Tiaret
3 - Médéa – Djelfa - Laghouat
4 - Bejaia- Sétif – Bordj Bou Arréridj – M'sila
5 - Jijel – Mila – Batna
6 - Skikda- Constantine – Oum El Bouaghi – Khenchela
7 - Annaba – El Tarf – Guelma – Souk Ahras – Tébessa
8 - Mostaganem – Mascara- Relizane - Saida
9 - Oran – Ain Temouchent
10 - Tlemcen – Sidi Bel Abbès – El Bayadh - Naama
11 - Biskra – El Oued
12 - Ghardaia – Ouargla
13 - Béchar – Tindouf – Adrar
14 - Illizi – Tamanrasset.
Ces différentes actions constituent la traduction des objectifs stratégiques
recherchés par notre politique d’aménagement du territoire à travers le SNAT
2030 lequel tend à créer les conditions de développement économique, dans un
souci d’équité sociale et de durabilité de nos ressources
2/ Le Schéma régional d’aménagements du territoire « SRAT»
Le Schéma Régional d'Aménagement du Territoire précise, en conformité avec
le schéma national d'aménagement du territoire, les orientations et prescriptions
spécifiques à chaque Région-Programme.
Le SRAT établit pour la Région-Programme d'aménagement et de
développement durable :
- les atouts, vocations principales et vulnérabilités spécifiques de l'espace
considéré
- la localisation des grandes infrastructures et services collectifs d'intérêt
national;
- les dispositions relatives à la préservation et à l'utilisation rationnelle des
ressources et notamment de l'eau
- l'organisation d'agglomération favorisant le développement économique, la
solidarité et l'intégration des populations, la répartition des activités et des
services et la gestion maîtrisée de l'espace
- la promotion des activités agricoles et la revitalisation des espaces ruraux en
tenant compte de leur diversité et en assurant l'amélioration du cadre de vie des
populations qui y vivent et la diversification des activités économiques,
notamment non agricoles
La démarche d’élaboration des Schémas Régionaux d'Aménagement du
Territoire (SRAT) : une démarche concertée et itérative soutenue.
Pour la conduite et le suivi des SRAT, un cadre de concertation a été mis en
place, les schémas régionaux sont animés par un Comité intersectoriel, composé
par des représentants de départements ministériels et d’institutions publiques,
des élus et des experts et pour chaque Région-Programme, par des comités de
suivi de wilaya, composé par les membres de l’exécutif de wilaya et mis sous
l’autorité du wali.
3/ Les Schémas Directeurs d’Aménagement d’Aires Métropolitaines
(SDAAM) :
Les études d’élaboration des quatre SDAAM Alger, Oran, Annaba et
Constantine sont engagées et leur achèvement est prévu à fin 2008.
Contenu et objectifs du SDAAM : Le schéma directeur d'aménagement de
l'aire métropolitaine détermine :
- les orientations générales d'utilisation du sol
- la délimitation des zones agricoles, forestières et pastorales steppiques ainsi
que les zones à protéger et les aires de loisirs
- la localisation des grandes infrastructures de transport et des grands
équipements structurants
- les orientations générales de protection et de valorisation de l'environnement
- les orientations générales de protection du patrimoine naturel, culturel,
historique et archéologique
- la localisation des extensions urbaines, des activités industrielles et
touristiques, ainsi que les sites des agglomérations nouvelles.
- créer une culture commune de planification de l’espace par delà les limites
administratives du territoire et d’asseoir les bases d’un projet de territoire à
partir de son centre névralgique qui est l’aire métropolitaine.
4/ Le Schéma Directeur d’Aménagement du Littoral (SDAL)
• orienter l’extension des centres urbains existants vers les zones éloignées du
littoral
• classer et frapper des servitudes non – aedificandi les zones et milieux
sensibles
• œuvrer pour le transfert vers des sites appropriés des installations industrielles
existantes dont l’activité présente des dommages pour l’environnement
• faire coexister établissements humains, infrastructures et activités en veillant
à la prévention de la dégradation de l’écosystème
• maîtriser l’urbanisation
• assurer l’équilibre de l’écosystème littoral par la protection de la biodiversité
marine et terrestre ;
• réduire voire éliminer à terme les pollutions
• prévenir le recul du trait de côte et l’érosion des bassins versants côtiers,
5/ Les Plans d'Aménagement de Wilaya (PAW)
Les PAW précisent et valorisent, en conformité avec le Schéma Régional
d'Aménagement du Territoire concerné, les prescriptions spécifiques à chaque
territoire de wilaya
Le PAW établit:
- les atouts, vocations et problématiques spécifiques du territoire de wilaya.
- Les dispositions pour la préservation, l’utilisation rationnelle et la valorisation
des ressources locales (eau, sol, savoir-faires, …).
- la programmation et l’organisation des réseaux d’énergie, eau, communication
et transport pour un service de qualité.
- les seuils d’urbanisation des agglomérations urbaines et rurales.
L’avènement de la loi n°02-02 du 5 février 2002 relative à la protection et à la
valorisation du littoral marque une politique de reprise en main des enjeux que
représente le littoral.
les instruments d’amenagement et d’urbanisme
Cadre réglementaire :
La loi 90/29 du 1 Décembre 1990 relative à l’aménagements et l’urbanisme
La présente loi a pour objet d’édicter les règles générales visant à organiser la
production des sols urbanisables, la formation et la transformation du bâti dans
le cadre d’une gestion économie des sols, de l’équilibre entre la fonction
d’habitat, d’agriculture et d’industrie ainsi que de préservation de
l’environnement ……(art n°1)
Les instruments d’urbanisme fixent les orientations fondamentales
d’aménagements des territoires intéressés et déterminent les prévisions et les
règles d’urbanisme …..( voir l’article n°11)
1/ Le PLAN DIRECTEUR D’AMENAGEMENT ET
D’URBANISME est
un Instrument de planification spatiale de gestion urbaine, il fixe les orientations
fondamentales de l’aménagements du territoire de la ou des communes
concernées en tenant compte des schémas d’aménagement et plans de
développement, il définit les termes de références du plan d’occupation des
sols. ( ART 16)
Le plan directeur divise le territoire auquel il se rapporte en secteurs :
Les secteurs urbanisés
Les secteurs à urbaniser
Les secteurs d’urbanisation future
Les secteurs non urbanisables
2/ LE PLAN D’OCCUPATION DU SOL : dans le respect des disposition du
plan directeur d’aménagement et d’urbanisme, le plan d’occupation des sols fixe
la façon détaillée, les droits d’usage des sols et des constructions.
A cet effet il :
Définit la quantité minimale et maximale de construction autorisée exprimée en
mètre carrée…..
Détermine les règles concernant l’aspect extérieur des constructions……..« voir
art n ° 31 »
Organisation spatiale : Les composantes d’un système urbain
renouvelé
Un profond remaillage de l’armature urbaine algérienne permet de faire
émerger un système urbain polarisé, maillé et hiérarchisé. S’appuyant sur le
semi urbain existant, il prend en compte le rang, la taille et le positionnement
géographique des villes ainsi que les différents niveaux et types de relations
qu’elles entretiennent
Il définit des catégories de ville déterminant leurs grandes fonctions et établit
distinctions, hiérarchies et complémentarités entre elles. Les villes développent
des échanges denses grâce à des réseaux d’infrastructures et des systèmes de
transport et de communication performants.
Ce système urbain constitue l’armature du redéploiement territorial algérien et
un facteur cardinal de la stratégie de rééquilibrage
le système urbain tellien est reconfiguré de manière à freiner
l’emballement des métropoles littorales en constituant des contrepoids
à leur extension et des relais à leur croissance. Des Villes relais du Tell
sont instaurées à cette fin et font l’objet d’interventions permettant leur
renforcement L’urbanisation nouvelle est dirigée en priorité vers les
piémonts et les massifs du Tell sur des terrains de valeur agronomique
médiocre.
le système urbain des Hauts Plateaux est nettement renforcé afin de lui
permettre d’assurer la cohésion territoriale de ces espaces, d’y diffuser
la croissance et de polariser les espaces ruraux
Des Villes d’équilibre et des Villes relais des Hauts Plateaux ainsi que la
Ville Nouvelle de Boughezoul sont instituées à cet effet et en constituent les
pivots
le système urbain du Sud à mailles larges et aux relations limitées mais
spécifiques se structure autour des Villes de développement du Sud. Ces
villes, au besoin appuyées par des Villes Nouvelles, constituent des
espaces de croissance et de services capables de rayonner largement sur
les vastes territoires sous leur aire d’influence. Des relations privilégiées
sous forme de bipôles sont instituées (Illizi – Djanet ou Ouargla – Hassi –
Messaoud ou Touggourt - El Oued …).
Les fonctions et les articulations des villes constituant le système urbain
algérien sont clairement identifiées et permettent de définir les bases de la
stratégie propre de développement de chacune de ces catégories de villes .
1. Les métropoles :
Les quatre métropoles’ Alger, Oran, Annaba et Constantine voient leurs
fonctions clarifiées dans un système urbain restructuré.
Métropoles Alger : portail international de l'Algérie (objectif: "top-
five" des villes méditerranéennes)
Oran : le réseau métropolitain Métropoles
Annaba : métropole d’avenir
méditerranéennes
Constantine : métropole intérieure
Les métropoles
Définition Situées à la tête du système urbain, les métropoles en
impulsent la dynamique d’ensemble en étant des lieux de
concentration des hommes, du capital technique et financier,
des pôles de services supérieurs et d’activité, des vecteurs
d’ouverture économique et des foyers d’innovation
technologiques
Fonctions Un cadre urbain de qualité aux fonctions performantes
(services, équipements, infrastructures) dans une aire
métropolitaine restructurée disposant, d'une bonne
accessibilité nationale et internationale et des chaînes
logistiques intégrées,
Concentration de fonctions de production, de capacités
de recherche et d'innovation et de services supérieurs
capables d’impulser le développement économique sur
l’ensemble du territoire,
Polarisation d’une aire d’influence métropolitaine
structurée par des échanges denses et variés ainsi que
des complémentarités et solidarités entre la métropole
et les villes régionales sous son influence
Ouverture internationale pour le compte de l’ensemble
du territoire : services liés à l’ouverture, point nodal des
échanges (ports, aéroports), implantations
d’entreprises étrangères etc.
Relations entre les autres métropoles algériennes afin
de renforcer l’ouverture internationale et développer
des complémentarités sur des services ou équipements
rares
Une image positive.
2. Les Villes relais du Tell :
Les villes relais du Tell appuient et relayent en profondeur dans le territoire
les métropoles, et visent à articuler le Nord et les Hauts Plateaux. Les villes
désignées comme «Villes relais du Tell» bénéficient de mesures spécifiques
d’aménagement du territoire leur permettant de renforcer leurs
interventions en termes d’habitat, d’équipement, d’infrastructures et de
services. Elles font également l’objet de délocalisation en provenance du
littoral leur permettant d’asseoir leurs capacités propres. Ces
agglomérations de niveau régional ont les fonctions suivantes :
maîtrise et relais de la croissance des villes et métropoles littorales,
structuration et polarisation en profondeur des territoires du Tell,
articulation entre le littoral et les Hauts Plateaux,
mise en réseau progressive des villes du Tell,
structuration et polarisation du développement dans leur zone
d’attraction.
Les critères de sélection des Villes relais du Tell sont les suivants :
des villes de niveau régional situées dans les zones de piémont ou
du massif tellien suffisamment éloignées des métropoles et des
grandes villes littorales pour éviter d’être englobées dans une aire
métropolitaine,
une localisation permettant :
- une bonne accessibilité depuis le littoral et une situation dans
l’hinterland des grands ports par un positionnement satisfaisant par
rapport aux Pénétrantes Nord-Sud,
-une bonne accessibilité par rapport aux autres villes relais,
notamment par rapport à la future Rocade Est-Ouest,
-une ouverture satisfaisante vers les Hauts Plateaux et le Sud –
existante ou potentielle- par un positionnement sur les Pénétrantes
Nord-Sud,
un maillage d’infrastructures satisfaisant –existant ou potentiel-
permettant la desserte des centres urbains et ruraux de sa zone
d’attraction,
des bases productives diversifiées ou un noyau de bases productives
disposant d’un potentiel de développement,
des services publics et un noyau de services aux entreprises,
un potentiel de mobilisation des acteurs locaux publics et privés.
Les villes du Tell susceptibles de répondre à ces critères sont les suivantes :
dans le Nord-Ouest : Tlemcen, Sidi-Bel-Abbès, Mascara, Relizane,
Maghnia, (située sur la zone frontalière Nord-Ouest). Avec un axe
frontalier qui devrait relier Maghnia à Mécheria en passant par les
localités de Mangoura et de Chebka).
dans le Nord-Centre : Chlef, Médéa, Bouira, Bejaia,
dans le Nord-Est : Souk Ahras peut jouer un rôle de ville relais de
développement du Tell dans la région Nord-Est, bien située sur des
axes structurants Est-Ouest reliant Souk Ahras à Constantine et Nord
– Sud reliant Souk-Ahras à la région des Hauts Plateaux en passant
par Ain Beida.
passant par Ain Beida.
Les Villes relais du Tell
Définition Les Villes relais du Tell sont des pôles régionaux du Tell venant
structurer le développement de l’arrière pays et contrebalancer
le poids du littoral. Elles constituent une transition entre les
villes littorales et celles des HautsPlateaux. Elles sont situées
dans les zones de piémont ou du massif tellien mais
suffisamment éloignées des métropoles et des grandes villes
littorales pour éviter d’être absorbées dans leur zone
d’influence directe.
Fonctions articulation avec les métropoles et les villes littorales
permettant de relayer leur croissance et de les
désengorger,
articulation entre la zone tellienne et les Hauts Plateaux
et notamment avec les Villes d'équilibre des Hauts
Plateaux,
inscription dans le réseau émergeant des villes médianes
(situées pour la plupart entre le littoral la montagne)
structuré par l’Autoroute Est – Ouest : Tlemcen, Sidi Bel
Abbés, Mascara, Relizane, Chlef, Aïn Defla, Miliana,
Médéa, Relizane, Bouira, Bord Bou Arreridj, Sétif,
Constantine, Guelma, Souk Ahras.
polarisation des petites villes et zones rurales de leur
zone d’influence et impulsion du développement de cette
zone appuyé par une politique de développement local.
Vecteurs de restructuration du Tell permettant son
aménagement en profondeur.
Critères des villes d’une taille d’environ 100.000 habitants
de capables de valoriser les effets de la croissance diffusée
sélection par les pôles urbains littoraux et de constituer une base de
développement local,
une bonne accessibilité depuis le littoral et une situation
dans l’hinterland des grands ports par un positionnement
satisfaisant par rapport aux pénétrantes Nord-Sud,
une bonne accessibilité par rapport aux autres villes
relais, notamment par rapport à l’autoroute Est - Ouest,
une ouverture satisfaisante vers les Hauts Plateaux (villes
d'équilibre) et le Sud –existante ou potentielle- par un
positionnement sur les pénétrantes Nord-Sud,
un maillage d’infrastructures permettant la desserte des
centres urbains et ruraux de sa zone d’attraction,
des bases productives et de services publics ou privés
diversifiées (administration, université - recherche et
formation, santé, commerce ...) ou un noyau de bases
productives disposant d’un potentiel de développement,
un potentiel de mobilisation des acteurs locaux publics et
privés.
Villes – relais du Tell Médéa
Tlemcen Bouira
Sidi Bel Abbès Béjaia
Mascara – Guelma
Mohammadia Souk Ahras
Chlef
*Constantine, par son poids économique et sa position "en profondeur"
dans le Tell constitue un pôle relais vers les Hauts Plateaux, même si cette
métropole ne se limite pas à cette fonction.
3. Les Villes d'équilibre des Hauts Plateaux
Les Villes d’équilibre des Hauts – Plateaux
Définition Les villes d’équilibre des Hauts Plateaux constituent les pôles
principaux appuyant le développement des Hauts Plateaux, à
la fois comme centre de production et de services
(développement endogène) et comme relais de la croissance
du Nord (métropoles, villes littorales). Elles s’articulent ainsi
directement avec les villes relais du Tell et les métropoles.
Elles constitueront à terme les principaux contrepoids des
villes littorales sur les Hauts Plateaux
Fonctions articulations avec les villes du littoral et du Tell d’une
part et du Sud,
structuration et polarisation en profondeur des
territoires des Hauts – Plateaux,
croissance économique à partir de leurs ressources
propres par une politique de développement local
diffusion de la croissance sur les villes et les territoires
qu’elles polarisent,
contrepoids à la croissance des villes et métropoles
littorales,
mise en réseau progressive des villes des Hauts
Plateaux pour établir des synergies (appui de la Rocade
des Hauts Plateaux),
Critères de Une taille de plus de 100.000 habitants (à l’exception de
sélection Ain Sefra),
des bases productives et de services diversifiées, un
bassin d’emploi large et un bon niveau d'équipements
collectifs permettant le développement de l'économie
locale,
un positionnement sur des voies majeures de
communications (Rocade Hauts Plateaux ou
pénétrantes Nord – Hauts Plateaux (N 22 / N6 / N23/
N14 /NN1 / N8/ N5 N40/ N3 / N80/ N16),
un rayonnement sur de vastes territoires
un noyau universités – recherche.
un potentiel de mobilisation des acteurs locaux publics
et privés
Proposition Saida Sétif
Tiart Batna
Djelfa Tébessa
M'sila Laghouat
El Bayadh
Ain Sefra
Les Villes relais des Hauts – Plateaux
Définition Les Villes relais des Hauts – Plateaux sont des pôles de taille
inférieure aux villes d’équilibre assumant à leur échelle les
mêmes fonctions. Elles relayent les villes d’équilibre et
diffusent leur croissance sur les Hauts Plateaux. Elles
constituent des pôles de production et de service secondaires.
Elles n’entretiennent pas de liens systématiques et soutenus
avec les Villes relais du Tell et les métropoles.
Fonctions Articulation avec les villes d'équilibre des Hauts
Plateaux et avec les Villes relais du Tell,
Capacité à générer de la croissance économique à
partir de ses ressources propres,
Polarisation des petites villes et zones rurales de leur
zone d’influence et impulsion du développement de
cette zone appuyé par une politique de développement
local.
Critères de Taille comprise entre 50 000 et 100 000 habitants à
sélection l’exception de Bordj Bou Arreridj (plus de 100 000
habitants)
Une bonne accessibilité par rapport à leur ville
d'équilibre de référence et aux autres villes des Hauts
Plateaux et par rapport à la rocade des Hauts –
Plateaux,
Capacité à valoriser les effets de la croissance diffusée
par les pôles urbains littoraux et à constituer une base
de développement local,
Une ouverture satisfaisante vers le littoral par un
positionnement sur les pénétrantes Nord-Sud,
Un maillage d’infrastructures permettant la desserte
des centres urbains et ruraux de sa zone d’attraction,
Des bases productives et de services publics ou privés
diversifiées (administration, universités - recherche et
formation, santé, commerce etc.) ou un noyau de bases
productives disposant d’un potentiel de
développement,
Un potentiel de mobilisation des acteurs locaux publics
et privés.
Proposition
Mecheria
Bou Saada
Bordj Bou Arreridj
Barika
4. Les Villes de développement du Sud
Les Villes de développement du Sud
Définition Les Villes de développement du Sud constituent des centres
d’activité et de services capables d’impulser le
développement des vastes territoires qu’ils polarisent et de
développer l’attractivité des régions du Sud. Ils structurent le
maillage urbain saharien en tenant compte de son
fonctionnement en archipel et des distances importantes qui
en séparent les différents éléments. Ce système urbain
restructuré favorise le développement des échanges et
permet la création de synergies entre les Villes de
développement du Sud.
Fonctions
Fonctions Polarisation des petites villes et oasis de sa zone d’influence et
impulsion du développement sur cette zone appuyée par une
politique de développement local Relations avec les autres
Villes du Sud permettant la création de réseaux des villes du
Sud (réseau des villes touristiques, réseau s'appuyant sur la
réalisation de la "Boucle Sud" ...) Relations avec les autres
pôles nationaux (Villes d’équilibre des Hauts Plateaux,
métropoles ...) Relations avec des villes étrangères
sahariennes et développement des relations transfrontalières
Articulations externes larges par le développement du
tourisme (flux venant du Nord ou de l'étranger)
Critères de Capacités de développement endogène (hydrocarbures,
sélection mines et matériaux, agriculture oasienne, énergies
renouvelables, tourisme, recherche spécifique …)
Attractivité vis-à-vis des autres régions algériennes et
étrangères (attractivité touristique de niveau international par
exemple), Bases productives et de services publics ou privés
(administration, université et formation, santé, commerce ….)
Existence de services logistiques (rôle fondamental des
transports dans les économies du Sud). Taille, en prenant en
compte la faible densité urbaine des territoires du Sud,
Positionnement et accessibilité : situation sur les pénétrantes
Nord –Sud (N6 – N1 – N3), sur la Boucle ferroviaire Sud, sur les
axes transversaux, Bonne accessibilité routière, ferroviaire,
aérienne (vols internationaux) et TIC
Proposition Bechar Tamanrasset
Tindouf Biskra
Adrar Bipôle "Touggourt – El
Ghardaia Oued".
Aïn Salah Bipôle "Ouargla – Hassi
El Oued Messaoud "
Illizi
5. Les Villes Nouvelles
Trois types de Villes Nouvelles sont mis en place : Les Villes Nouvelles
d'excellence, maîtrisant l’expansion urbaine (première couronne / Tell), Les
Villes Nouvelles rééquilibrant le territoire (deuxième couronne / Hauts-
Plateaux), les Villes Nouvelles d’appui au développement durable
(troisième couronne / Sud).
chapitre n°4 ACTEURS ET INSTITUTIONS
Le rôle des acteurs de l’aménagement du territoire
Le SNAT est une opportunité majeure afin de préciser le rôle partenarial des
acteurs nationaux et locaux, publics et privés et une occasion afin de renouveler
les modes de gouvernance et d’envisager de nouvelles échelles de planification
participative : la région programme, l’agglomération…
A cet égard le niveau national doit rester le lieu de coordination et de
cohésion des politiques publiques et privées.
Le niveau national est un lieu d’impulsion, de coordination et de cohésion.
Même si la politique de décentralisation porte ses fruits et permet aux
Collectivités Locales de mieux maîtriser leur développement, il reste nécessaire
de définir les grandes orientations politiques d’aménagement.
Le niveau national garde son intérêt et son importance pour traduire des
orientations politiques sur les grands bassins d’aménagement et soutenir les
innovations dans les territoires.
Le niveau régional doit devenir le nouvel espace pour la planification
stratégique territoriale
C’est à ce niveau qu’il est possible de reconnaître les spécificités territoriales,
d’accompagner efficacement la métropolisation et la différenciation des offres,
de gérer les concurrences entre les territoires, de répartir, si nécessaire, des
fonctions complémentaires entre villes organisées en réseau.
Quatre fonctions de l’Etat dans la gouvernance territoriale sont identifiées par le
SNAT :
1. L’etat par la loi, définit et met en œuvre la politique d’aménagement du
territoire
2. L’Etat accompagne et oriente le développement économique sur le
territoire
3. L’Etat garant de la solidarité nationale, sociale et territoriale
4. L’Etat incitateur et partenaire
Le rôle des collectivités territoriales dans le cadre du SNAT s'inscrit dans une double
évolution, déconcentration et décentralisation, deux processus institutionnels complémentaires
mais distincts :
La déconcentration c'est la délocalisation des structures
administratives de l'Etat central vers les territoires administratifs
: wilayas, communes. C'est aussi le transfert de certaines prises
de décisions. notamment celles concernant l'aménagement du
territoire, du siége du pouvoir central : Alger, vers les
territoires. C'est enfin la délocalisation des entreprises publiques
et parapubliques des différents organismes et institutions d'Etat
à vocation économique. sociale, environnementale, culturelle. à
compétence nationale, vers les territoires.
la décentralisation c'est le transfert de compétences et de
moyens aux collectivités territoriales crées de plein droit telles
que les wilayas et les communes, en tant que collectivités dotées
d’une assemblée élue, avec des compétences spécifiques
accompagnées de moyens techniques, financiers et humains
nécessaires.
LA WILAYA : UN ESPACE INTERMÉDIAIRE
Les wilayas constituent des espaces intermédiaires stratégiques. La présence à
leur tête du wali comme organe exécutif, leur permet, grâce à la pluralité des
fonctions qu’il assure en tant que coordinateur des services extérieurs de l’Etat
et représentant de celui-ci, d’avoir une meilleure visibilité et de mieux
harmoniser les actions des communes.
LE NIVEAU COMMUNAL : UN ESPACE DE PROXIMITÉ
La commune est souvent un système composé de milieux urbains, d’espaces ruraux,
d’espaces littoral/montagne… et d’un capital territorial (réseaux d’acteurs et patrimoine
naturel et culturel …) plus proche du citoyen, plus divers et plus complexe que les approches
nationales ou régionales ne peuvent appréhender.
Pour favoriser les dynamiques de projets de proximité et organiser les réponses
aux besoins des populations et des acteurs économiques locaux, le système
communal devrait constituer l’unité de base de l’aménagement et du
développement du territoire.
Les Institutions du SNAT
Ces instituions sont de trois types
1- Les institutions territoriales, (la wilaya et la Commune)
2-les institutions d’encadrement, d’animation, d’évaluation, de coordination, de
concertation et d’expertise
L’observatoire national du Territoire : La création d’un Observatoire
National des Territoires est nécessaire pour accompagner les institutions en
charge de l’aménagement du territoire. Parmi les missions de l’Observatoire : il
s’agit de la principale institution du dispositif de mise en œuvre et d’évaluation
du SNAT
3-les institutions partenaires ou les parties prenantes (société civile, entreprises,
associations de toutes natures….).
Les incitations
Plusieurs dispositifs de rééquilibrage et d’équité territoriale ont été mis en place
à travers les comptes d’affectation spéciale. A titre indicatif, on donnera ci-
après, la situation des Fonds qui sont directement en rapport avec
l’Aménagement du territoire :
le FONDS : le SNAT a prévu des dispositifs d’incitations aux acteurs du
développement local à travers un Fonds National d’Aménagement et
d’Attractivité du Territoire (FNAAT),Le Fonds spécial de développement des
régions du Sud….etc
CONCLUSION
Le processus décisionnel au niveau des territoires est nécessairement pluri
acteurs et à plusieurs niveaux . Le SNAT a été conçu comme un système intégré
et cohérent , Construit sur l’articulation entre le territoire et les secteurs
d’activité et La cohérence globale est assurée par une architecture
institutionnelle et des instruments de programmation, de coordination et de
gouvernance.