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Igf Et La Regideso Lubumbashi

Ce document présente une étude sur le rôle de l'Inspection Générale des Finances (IGF) dans la lutte contre la fraude et la corruption en République Démocratique du Congo, en se concentrant sur la REGIDESO du Haut-Katanga. L'objectif est d'analyser comment l'IGF peut améliorer la transparence et l'efficacité de la gestion financière des établissements publics. La recherche s'inscrit dans un contexte de mauvaise gestion et de détournement de fonds, avec une méthodologie fonctionnelle pour évaluer l'impact de l'IGF sur la gouvernance locale.

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Igf Et La Regideso Lubumbashi

Ce document présente une étude sur le rôle de l'Inspection Générale des Finances (IGF) dans la lutte contre la fraude et la corruption en République Démocratique du Congo, en se concentrant sur la REGIDESO du Haut-Katanga. L'objectif est d'analyser comment l'IGF peut améliorer la transparence et l'efficacité de la gestion financière des établissements publics. La recherche s'inscrit dans un contexte de mauvaise gestion et de détournement de fonds, avec une méthodologie fonctionnelle pour évaluer l'impact de l'IGF sur la gouvernance locale.

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I

EPIGRAPHE

« Dans la plupart des cas, être un bon patron signifie embaucher des gens talentueux et leur
laisser la place ».

[Elizabeth stamatina Fey]


II

DEDICACE
Aux autorités politico-administrative de la République démocratique du Congo en général et
celles de la Province du haut Katanga en particulier ;
Aux agents des entreprises publiques et privées de la province du haut Katanga en général et a
la Direction Provinciale de la REGIDESO du Haut-Katanga ;
Aux agents de la REGIDESO du Haut Katanga (Lubumbashi) ;
À la population de la Ville de Lubumbashi.

Kayembe Rodrick Rodrick


III

REMERCIEMENTS
A notre Dieu, pour nous avoir soutenu dans la réalisation de ce travail, ainsi que pour
sa grâce indéniable, sa protection et la persévérance qu’il nous a accordé le long de cette
année.

A notre Eglise, le Centre de Réveil Spirituel Walesa (Ministries) Lubumbashi, au


Pasteur Dieudo Tshizubu Walesa pour nous avoir rapproché de notre Dieu Tout Puissant
Jésus-Christ de Nazareth. Au Reverend Angulaire Ngoyi pour l’encadrement spirituel.

Qu’il nous soit permit de remercier sincèrement le Professeur MWENZE MINZA


Martin pour avoir accepté scientifiquement de diriger notre travail malgré les multiples
occupations, ainsi que tout le corps professoral pour tout encadrement dont nous avons
bénéficié durant notre formation.

A vous chers Parents, KAYEMBE MPINGA MUBIKAYI Leopold et LWIMBA


KILUFYA Jeanine, qui êtes des modèles et le resteront pour nous ainsi que les générations
futures, et vous nous avez toujours appris à surpasser nos aptitudes et allez inculquer en nous
l’art du travail et l’amour de la science.

Nous adressons aussi nos remerciements chaleureux aux autorités académiques de


notre Université à travers le Recteur de l’Université de LUBUMBASHI ,le Professeur
KISHIBA FITULA Gilbert, et plus particulièrement la Doyenne de la Faculté de Sciences
Sociales, Politiques et Administrative, la Professeure KAYIBA BUKASA Gertrude ainsi que
le Vice-doyen chargé de la Recherche , le Professeur ESAMBU MATENDA Jean Bosco et
également le Vice Doyen chargé de l’enseignement, le Professeur VYANEY ANKORO
Emmanuel , aussi au Vice-Doyen chargé de tutorat, le Professeur KAKEZ KAYEB
Dieudonné. Au chef de Departement des Sciences Politiques et Administrative, le Professeur
MWENZE MINZA Martin.

Nous disons merci pour leur encadrement avec le souci de faire de nous des cadres
professionnels et compétents de demain et des citoyens dignes pour notre pays la République
démocratique du Congo.

A vous nos frères et sœurs, Tito KAYEMBE, AMADOU KITUMBA, Benitha


KAYEMBE, Danny KAYEMBE, Harris KAYEMBE, Sandra KAYEMBE, Trésor
KAYEMBE, KALALA NYEMBO Christian, KONGOLO Sam, Marlène KAYEMBE,
Charlène KAYEMBE, Falonne KAYEMBE, Dimitri KAYEMBE, Jenny KAYEMBE, Paul
IV

KAYEMBE, Rosanne KAYEMBE, Annie KAYEMBE, Elianne KAYEMBE, KAUSENI


Jean Claude, KUPA KWAZAMBI Fils de l’homme pour votre soutien dans nos études

A nos amis et compagnons de lutte : KABONGO HUTU Matthieu, KABUSE


BUANGA Fabrice, MBOMBO MUJINGA Noëlla, pour nous avoir encourager tous les jours
à aller de l’avant et rester positif dans tout ce que nous entreprenons.
1

INTRODUCTION GENERALE
I. PRESENTATION DE L’ETUDE
L’objectif de notre travail sera celui principalement de montrer en quoi
L’Inspection Générale des Finances peut être un outil stratégique dans la lutte contre la fraude
et la corruption , mais également aussi le détournement des deniers publics qui freine la
croissance économique de l’Etat dans le développement des établissements et entreprises
publiques ou organisme public de toute nature bénéficiant du concours financier sous forme
de participation en capital, de subvention, de prêt, d’avance ou de garantie, tout en contrôlant
et vérifiant toutes les opérations financières, en recettes et en dépenses.
De nos jours, la classe de la chose publique est dominée par une certaine
crainte dans l’utilisation abusive des deniers publics et détournement des recettes publiques,
mieux une classe politique dont l’éthique devient le maître-mot dans l’exercice d’une charge
publique. Ainsi, ceux qui tardent à embarquer ce train de lutte contre la corruption et
s’évertuent à pérenniser les anciennes pratiques de corruption se trouvent inquiétés et jetés en
prison. En conséquence, les recettes fiscales et non fiscales jadis mobilisées sur fond de
corruption, sont actuellement bien canalisées vers le compte du trésor public. Les recettes
ainsi accrues permettent au gouvernement de réaliser les objectifs prévus dans son programme
d’actions , l’IGF peut accomplir toute enquête ou mission de contrôle, de vérification, de
contre-vérification et de surveillance de toutes les opérations financières, en recettes et en
dépenses, du pouvoir central ainsi que des organismes ou entreprises de toute nature
bénéficiant de son concours financier sous forme de participation en capital, de subvention, de
prêt, d’avance ou de garantie.
Elle vient d’être ajustée afin de faciliter l’audit, le contrôle et l’encadrement
permanent des services soumis à ses interventions, de lutter plus efficacement contre la fraude
et la corruption, de promouvoir la bonne gouvernance et de veiller à l’uniformisation des
méthodes de travail, notamment en matière d’audit interne dans le secteur public. En effet, la
RDC est l’un des pays où la corruption touche la vie nationale et les institutions publiques et
qu’elle constitue un fléau contre les recettes publiques. Selon les données récentes calculées
par transparency international, la RDC occupe la 169ème place sur les 183 pays de tous les
continents avec 81 points comme indice de perception de la corruption dans le secteur public
et une note de 2 sur 10. A cet effet, la corruption freine la croissance économique, nuit à
l’état de droit et entraîne un gaspillage de compétences et de précieuses ressources. Ainsi, les
organes œuvrant dans la lutte contre la corruption comme l’inspection
2

II. INTERET DU SUJET


Il est d'habitude que tout travail scientifique envisagé dans un domaine déterminé
présente la raison de son choix et intérêt qui constituent le fondement sur lequel se base une
recherche. En effet, notre étude présente un double intérêt, scientifique, personnel, sociétal.
Travailler sur un thème tel que l’Inspection Générale de Finance et Gestion des
Etablissements Publics en RDC. Ne relève pas du hasard ou d’une mention fantaisiste,
moins encore d’un simple plaisir scientifique, mais pour un intérêt triple : scientifique,
personnel et sociétal.
Sur le plan scientifique :
Etant basé sur l’avenir, plusieurs raisons ont milité en faveur de cette option,
connaissant qu’un service public sous forme d’un établissement public est l’une des
principales sources financières de l’Etat congolais, nous avons le souci de comprendre et de
connaitre les mécanismes légaux permettant la maximisation des recettes, ainsi que les
mécanismes institutionnels pour lutter contre la fraude.
Sur le plan personnel :
Bien que les mandataires et gestionnaires des établissements publics œuvrent pour
l’intérêt général, mais nous remarquons une sorte d’opacité dans le mécanisme fonctionnel,
c’est pour cette raison que nous sommes poussés par la curiosité intellectuelle de savoir, le
droit de savoir, le devoir d’informer à la population la manière convenable par laquelle les
mobilisations des recettes doivent être actionnée selon les normes le service d’inspection
générale des finances,
Sur le plan sociétal :
L’intérêt est pour nous de vulgarisé davantage, connaissant qu’une entreprise
publique ayant comme établissement public mode de gestion, la REGIDESO demeure l’un
des principales sources financières de l’état congolais, nous avons ce souci de faire
comprendre et de faire connaitre les mécanismes légaux qui permettent la maximisation des
recettes, et en étudier les modalités éventuelles et aussi de prévenir la fraude et la corruption.
III. CONTEXTE DE LA RECHERCHE
Nous avons opté notre choix d'investigation dans la Province du Haut-Katanga,
précisément au niveau local, dans la Commune Lubumbashi, à la REGIDESO qui est une
entreprise publique à caractère technique, industrielle et commerciale s’occupant de la
production de l’eau potable, c’est le milieu dans lequel nous vivons, nous nous sommes
demandé comment évaluer l’influence que l’IGF apporte sur la gouvernance transparente,
3

responsable et efficiente auprès de cet organisme public qui jouit d’une personne morale de
Droit Public qui est la Direction Provinciale du Haut-Katanga et également d’une autonomie
administrative, financière et retrouvant être placé sous un contrôle de tutelle d’une part par le
Ministère de Portefeuille en matière financière et d’autre part par le Ministère de l’Energie en
matière technique.
IV. DELIMITATION DU SUJET
Délimiter un sujet, c'est cerner le cadre dans lequel la recherche sera menée et qui a
une partie des conclusions données et qui seront extrapolées à l'ensemble de la réalité sociale
à étudier. Cependant, pour mieux parfaire l'appréhension et l'analyse, il appartient à tout
travail scientifique comme celui-ci d'être délimité dans le temps, dans l'espace et dans la
typologie.

Dans le temps ou Chronologiquement


La délimitation temporelle de notre étude se concentrera sur une période récente,
étant donné l'envergure de notre travail, notre étude part de la période de temps allant de 2020
à 2024, au cours de laquelle l’installation de Monsieur Jules ALINGETE en qualité
d’Inspecteur Général-chef de service. Cette délimitation nous permettra d’évaluer la
fonction publique de la RDC mais plus précisément à la REGIDESO du Haut-Katanga qui
est une entreprise publique à caractère technique, industrielle et commerciale s’occupant de la
production de l’eau potable, depuis l’arrivée de Jules ALINGETE en qualité d’Inspecteur
Général-chef de service, Les efforts de l’IGF dans la lutte contre la corruption ont montré leur
prouesse depuis l’installation de Monsieur Jules ALINGETE, la classe de la chose publique
est dominée par une certaine crainte dans l’utilisation abusive des deniers publics et
détournement des recettes publiques, mieux une classe politique dont l’éthique devient le
maître-mot dans l’exercice d’une charge publique. Ainsi, ceux qui tardent à embarquer ce
train de lutte contre la corruption et s’évertuent à pérenniser les anciennes pratiques de
corruption se trouvent inquiétés et jetés en prison.
Sur le plan spatial
La délimitation spatiale de mon étude sur l’inspection générale des finances et
gestion des établissements publics en RDC est circonscrite géographiquement en RDC plus
précisément dans la ville de Lubumbashi. Cette délimitation permettra une analyse
approfondie sur la gouvernance financière et administrative de cette entreprise publique à
4

caractère technique, industrielle et commerciale qui se déroule au niveau local, au sein de la


communauté Lushoise.
Sur le plan typologique
La presente étude s’inscrit dans le domaine de la science administrative en générale
et de la culture de service public en particulier.
V. OBJECTIFS VISES
L'objectif poursuivi dans ce travail ; est de comprendre comment l’Inspection Générale
des Finances peut être un outil stratégique dans la lutte contre la fraude et la corruption, mais
également le détournement des recettes publiques qui freine la croissance économique de
l’Etat dans le développement des établissements et entreprises publiques ou organismes
publics.
Cet objectif vise à comprendre comment l'IGF contribue à promouvoir une
gouvernance plus transparente, responsable et efficiente au sein des établissements publics, en
analysant les changements institutionnels et les résultats obtenus grâce à ses actions.
VI. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DE TRAVAIL
La problématique d’après PAUL Robert1 est un ensemble de questions posées dans
un domaine de la science, de la philosophie, de la politique etc.
Elle se définit, comme l’objectif poursuivi par la recherche ou le travail scientifique
en vue d’obtenir des conclusions utiles. Elle peut être une ou plusieurs propositions qu’entend
à vérifier, démontré pour atteindre une vérité2:
La REGIDESO du Haut Katanga fait l’objet d’une allégation de mauvaise gestion et
de détournement des recettes, mais également de plusieurs irrégularités et dysfonctionnements
tels que les problèmes de gouvernance et de gestion avec un manque de transparence dans
l’attribution des marchés publics, mais aussi des dépenses non justifiées et des défaillances
dans le recouvrement des factures auprès des abonnés.
Au regard de ce qui vient d’être dit nous posons la question de savoir :
Quel est l'impact de l'Inspection Générale des Finances (IGF) sur la gestion financière
de la Direction Provinciale du Haut-Katanga de la REGIDESO ?

1
Paul Robert, dictionnaire du français primordial éd, Paris 1987, p855
2
Idem
5

L’hypothèse selon la définition donnée par Madeleine Grawitz3, c’est une réponse
provisoire donnée aux questions de la problématique, elle servira de fil conducteur, car elle
est une conjoncture ou « une proposition de la réponse à la question posée »
Ainsi, la problématique de notre travail peut accueillir les réponses suivantes :
L’Inspection Générale des Finances en tant que service de contrôle financier,
contribuerait à la REGIDESO du Haut-Katanga en actionnant l’assainissement de la gestion
des ressources humaines et lutter contre le favoritisme, à renforcer les mécanismes de
contrôle et de suivi de la gestion, à mettre en place de meilleures procédures pour l’attribution
transparente de marchés publics, mais aussi à réaliser les investissements prioritaires pour
améliorer la qualité et la fiabilité de la distribution d’eau, améliorer une gouvernance
transparente dans les processus de facturation et recouvrement auprès des abonnés.
.
VII. METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
Selon les conceptions et perceptions, plusieurs définitions sont données au concept
« méthode ».
Mais pour ce qui nous concerne et comme le souligne Pinto R. et Grawitz M., la
méthode est considérée comme l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une
discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle cherche, les démontre et les vérifie 4.
Pour la part de Birindwa Ibanda5, « une méthode de recherche est donc une
procédure logique qui détermine le processus et les formes devant rendre accessible la réalité
à saisir dans une étude scientifique donnée ». L’adoption d’une méthode dans une recherche
scientifique n’est pas facultative. Par contre, elle est une obligation pour tout chercheur. La
méthode permet au chercheur d’atteindre l’objectif qu’il s’est assigné dans son travail. Sans
elle, l’étude serait gratuite.
Pour réaliser notre étude, nous avons fait recours à la méthode fonctionnelle
La méthode fonctionnelle selon J. Chevalier et D. Loschulk, « consiste à expliquer
les faits politiques par le rôle, la fonction qu'ils assument dans le système social auquel ils
appartiennent ».6
Dans l'usage de cette méthode. Nous nous appuyons sur trois postulats élaborés par
Bronislaw Malinovski dans sa méthode fonctionnelle :
3
Grawitz M, Méthodes des sciences sociales, édition Dalloz, Paris, 1997, p.340
4
MULUMBATI NGASHA, sociologie générale, éd. africa, Lubumbashi, 1980, p 21
5
Birindwa Ibanda, comment élaboré un travail de fin de cycle ? Contenus et étapes, Lubumbashi,
[Link], 2009, p.47.
6
[Link] et D. Loschulk, cité par MULUMBATI NGASHA, Introduction à la science politique,
Lubumbashi, Mediaspaul, 1977, p.193
6

Postulat de l'unité fonctionnelle : Tout élément d'un système est fonctionnel pour le
système social tout entier ;
Postulat du fonctionnaire universel : Chaque élément social et culturel remplit une fonction
dans le système ;
Postulat de nécessité : Chaque élément est indispensable au système.
L’IGF a pour mission de contrôler et de déceler les fautes de gestion, d’en chercher les causes
et de les réparer pour éviter leur retour, à la Direction Provinciale du Haut-Katanga de la
REGIDESO. En outre, un bon contrôle doit être effectué au moment opportun, il doit par
ailleurs être impartial et suivi des actes et de sanctions. Le contrôle des finances publiques est
un processus systématique visant à obtenir et à évaluer des éléments probants de façon
objective, afin de déterminer si les informations ou les conditions réelles remplissent des
critères donnés. Et cette application est effectuée à tout le niveau local, régional, provincial,
national. Dans cette production scientifique, la méthode fonctionnelle nous sera bénéfique
d'identifier les principaux acteurs des élections et de démontrer la fonction ou l'importance et
le rôle que doit jouer chacun d'eux pendant et après la période électorale.
Les techniques apparaissent comme des outils de recherche mis en œuvre en fonction d’une
stratégie générale définie au préalable. Le choix de cette technique dépend de l’objectif
poursuivi, lequel lié lui-même à la méthode du travail.
Selon Kitaba Kya 7Ghoanys, « une technique est un instrument nécessaire à la collecte et
exploitation des données. C’est un moyen permettant d’atteindre un but de recherche.
Nous définissons la technique avec Isango Idi Wanzila « comme l'ensemble des outils
qu'utilise un chercheur pour accéder aux données susceptibles de démontrer la vérité des faits
qu'il étudie ».8
Pour entrer en possession des informations nécessaires à la réalisation du présent
travail, nous avons fait recours aux techniques d’observation directe.
L’observation directe
Selon Mulumbati Ngasha, « l’observation directe est cette forme d’observation qui porte
directement sur les phénomènes politiques étudiés qu’il s’agisse des individus, des groupes
d’individus, des institutions, etc. »9

7
KITABA KYA GHOANYS, cours de méthodes de recherche en sciences sociales, G2 FSSPA, 2020-2021,
inédit,
8
ISANGO IDI WANZILA, cours d'initiation au travail scientifique en science sociale, G1SPA, FSSPA,
UNILU, 2005, inédit
9
MULUMBATI NGASHA ADRIEN, Introduction à la science politique, aux éditions Africa, Lubumbashi,
1977.p 21
7

Dans le cadre de cette étude, l’observation directe nous a permis d’observer


directement les comportements, les interactions et les pratiques des acteurs de
l’entrepreneuriat social en RDC sur terrain. Cette technique nous a permis de recueillir des
données de première main et d’obtenir une compréhension approfondie des réalités et des
défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs sociaux dans ce contexte spécifique. Elle
nous a également aidées à identifier des tendances émergentes, des modes des comportements
et des opportunités d’amélioration.
L’observation documentaire
Selon Mulumbati Ngasha, « la technique documentaire consiste à analyser les
documents pour arriver à déterminer les faits dont les documents portent des traces »10. On
distingue deux grandes catégories de documents : les documents écrits et les documents non
écrits. Cette technique nous a permis d’avoir les données à partir de la documentation
(ouvrages, revus, articles, textes l’égaux et réglementaires, publications, …).
Le questionnaire
Le questionnaire est un ensemble des questions écrites, claires et précises, soumises
aux juristes, aux ONG, aux spécialistes gestionnaires des entreprises publiques. 11 Pour
vérifier nos hypothèses de travail, nous ne pouvions pas contacter tous les cadres et agents des
entreprises publiques, mais nous avons questionné un échantillon représentatif avec un
questionnaire mixte.

VIII. LIMITES ET APPORTS DE LA RECHERCHE


Une étude a toujours des limites, comme le soulignent dans plusieurs travaux de
recherche. C'est d'ailleurs un point essentiel qui caractérise une recherche scientifique, qu'il
soit une étude qualitative ou quantitative. Nous avons observé une réflexion qui nous a permis
à comprendre que l’IGF rencontre des difficultés a la REGIDESO (Régie de distribution
d’eau) dans la province du Haut-Katanga, d’assainir la gestion financière c’est-à-dire revoir la
structure tarifaire pour atteindre l’équilibre financier et couvrir les couts réels de production et
de distribution de l’eau mais aussi optimiser la gestion des dépenses de fonctionnement et
d’investissement, instaurer plus de transparence et de recevabilité dans la gestion de la régie.
Étant donné l'envergure de notre travail, nous avons opté pour l'année 2020, année au cours de laquelle
l’installation de Monsieur Jules ALINGETE en qualité d’Inspecteur Général-chef de service. Il sied de
souligner que depuis son arrivé, la classe de la chose publique est dominée par une certaine crainte

10
IDEM page 23

11
8

dans l’utilisation abusive des deniers publics et détournement des recettes publiques, mieux une classe
politique dont l’éthique devient le maître-mot dans l’exercice d’une charge publique. Ainsi, ceux qui
tardent à embarquer ce train de lutte contre la corruption et s’évertuent à pérenniser les anciennes
pratiques de corruption se trouvent inquiétés et jetés en prison. En conséquence, les recettes publiques
jadis mobilisées sur fond de corruption, seront canalisées vers le compte du trésor public. Les recettes
ainsi accrues permettent au gouvernement de réaliser les objectifs prévus dans son programme
d’actions. En menant cette étude, l’objectif est d’étaler les actions entreprises par l’IGF depuis 2020 et
les perspectives à venir pour lutter contre la corruption dans la mobilisation des recettes.

IX. SUDIVISION DU TRAVAIL


Hormis l’introduction et la conclusion générale, cette étude comprend trois chapitres
subdivisés de la manière suivante :
- Le premier chapitre porte sur les cadres théorique et conceptuel de l’étude. Il est
constitué des concepts clés de l’étude, de la revue de littérature, les approches
théoriques ou théories explicatives, de question des recherches.
- Le deuxième chapitre est consacré au cadre de l’étude ou le champ empirique qui
contient à son tour la description du champ d’étude ou l’analyse, le terrain, les
méthodes, les techniques de collecte des données, les techniques d’analyse des
données, les techniques d’analyse.
- Le troisième chapitre consiste aux résultats de la recherche. Il comprend donc la
présentation et l’analyse des résultats, la discussion : l’interprétation par rapport à la
littérature existante, proposition des résolutions ou recommandation des résolutions
critique et proposer la solution.
9

CHAPITRE I. CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE DE L’ETUDE


Ce chapitre définit les concepts contenus dans le sujet d’étude ainsi que ceux ayant
trait à cette étude. Il est également consacré à la revue de littérature ou l’Etat de la question,
aux théories relatives à l’inspection générale des finances et gestion sur les établissements
publics en RDC. Ce chapitre constitue le fondement théorique de cette étude.
SELON A. Laramee et B. Vallet, la construction d'un cadre théorique consiste en l'intégration
d'une problématique dans une perspective théorique. Cette perspective est garantie par
l'intégration de la recherche dans la communauté scientifique. 12 Dans le cadre du présent
travail, nous avons retenu la théorie fonctionnelle. Le present chapitre traite du cadre
conceptuel et théorique

SECTION I. INSPECTION GENERALE DES FINANCES


1. HISTORIQUE
Durant l'époque coloniale, le contrôle de l'exécution du budget était assuré, pour le
compte du pouvoir exécutif, par un service qui fonctionnait à la fois à Bruxelles, à Kinshasa et
dans les provinces du Congo où étaient détachés les inspecteurs et contrôleurs des finances.
Ceux-ci transmettaient leurs rapports de mission trimestrielle au gouverneur général, et dont
des copies étaient réservées aux gouverneurs de provinces.
Ces copies étaient ensuite envoyées au ministre des colonies par le gouverneur
général qui les accompagnait des remarques et renseignements utiles.
Immédiatement après le 30 juin1960, les activités de contrôle et d'inspection des
finances publiques furent paralysées, à la suite du départ des fonctionnaires belges qui
monopolisaient les postes de conception dans l'administration coloniale. Il s'ensuivit alors une
vague de détournement de fonds publics.
C'est ainsi que les autorités de la deuxième République décidèrent de doter le pays
d'un service spécialisé comprenant des éléments de grande valeur intellectuelle pour les aider
dans leurs tâches d'assainissement des finances publiques.
Par l'ordonnance no 068- 015 du 06 janvier 1968, il fut créé un cor de contrôle
financier appelé « corps spécial d'inspection des finances » qui avait pour objet de vérifier et
de contrôler toutes les recettes et toutes les dépenses qui avaient une incidence dans le budget
de l'Etat.

12
A. LARAMEE ET B. VALLET, Recherche en Communication,éléments des méthodes, Québec, télé
université, 1992, p.32
10

Cinq mois plus tard, il fut créé, par l'ordonnance- loi n o 68/201du 09 mai1968, un
autre organe de contrôle spécifique appelé « corps de contrôleurs des dépenses Engagées ».
Ce corps composé uniquement des inspecteurs des finances nommé par le Président de la
République, avait l'exclusivité de contrôle des dépenses engendrées.
Les deux ordonnances-lois précités furent complétés en 1969 par l'ordonnance- loi
no 69-005 du 30 janvier 1969, portant création d'un service d'enquête budgétaire chargé
d'opérer sous les ordres directs du Ministre des finances, toute enquête en rapport avec la
gestion de fonds publics dans les administrations centrales et en provinces.
En 1987, l'instigation des institutions de brettons Wood, il sera créé le 15 septembre
(ordonnance no 87/323) l'inspection générale des finances. Ce texte consacre la restitution au
service des toutes ses attributions de 1968.
Grâce à ce texte, plusieurs missions de contre-vérification recette publique et
douanière seront organisées. Ce qui permettra au gouvernement en 1988 et 1989 de réaliser
les recettes de l'ordre d'un milliard de dollars américains.
En 2003, l'inspection générale des finances sera attachée à la présidence de la
République (décret no 034-B du 18 mars 2003). Cette réforme a été dictée par le souci
d'étendre également les contrôles sur les actes posés par l'ordonnateur général bu budget.
En 2004, par décret no 04/018 du 19 février 2004, suite aux réclamations de quelques
opérateurs économiques, l'inspection générale des finances est de nouveau rattachée au
Ministère des finances, et la contre- vérification fiscale ne peut avoir lieu qu'à la demande
expresse du Ministre des finances.
1.1. CONCEPT CLEF DE L’ETUDE
La définition des concepts c’est une étape indispensable d’une étude scientifique. En
effet, les mots sont souvent polysémiques car leurs sens varient selon les disciplines, les
époques et même et même selon les auteurs qui les utilisent. Ainsi, pour permettre à nos
lecteurs de saisir facilement la pertinence de cette étude, nous allons développer des
considérations sur les concepts de base et connexe.
L'objectif de ce cadre conceptuel est de justifier le choix de nos concepts clés et de
les définir. Aussi, consistera-t-il à mettre en évidence avec les relations supposées entre ces
concepts.

« La conceptualisation ne retient pas tous les aspects de la réalité concernée mais


seulement ce qui exprime l'essentiel du point de vue du chercheur » (Quivy. R et Luc Van. C,
1995). L'essentiel pour nous est de mettre en évidence les concepts à même de permettre une
11

meilleure compréhension de nos hypothèses de recherche. Quelques concepts ont été ainsi
identifiés et définis sur la base de nos questions et hypothèses de recherche. Dans le concept
d'étude nous avons quatre partis à savoir, l’autorité locale, développement, développement
social et développement politique.

1.1.1 CONTRÔLE DES FINANCES PUBLIQUES

1.1.2. DEFINITION

Pour Monsieur MUKENGE KATUMBA.G. S & MAKUMBIZA.U13, contrôler,


c’est vérifier si les ordres donnés ont été bien exécutés. C’est comparer les résultats réalisés
par rapport aux prévisions en vue de connaitre les écarts et en déterminer les causes.

Le contrôle est un examen critique des documents comptables d’une organisation


dans le but de s’assurer que la gestion est régulière, sincère et révèle éventuellement les
irrégularités qu’elle peut receler en vue de les corriger et sanctionner les acteurs. Le but du
contrôle est de déceler les fautes de gestion, d’en chercher les causes et de les réparer pour
éviter leur retour. En outre, un bon contrôle doit être effectué au moment opportun, il doit par
ailleurs être impartial et suivi de J’actes et de sanctions. Le contrôle des finances publiques est
un processus systématique visant à obtenir et à évaluer des éléments probants de façon
objective, afin de déterminer si les informations ou les conditions réelles remplissent des
critères donnés.

1.1.3 DIFFERENTS ORGANES ET SERVICES DE CONTROLE EN RDC

Comme nous venons de le souligner ci-haut, il est distingué trois types de contrôle
sur l’exécution des opérations financières de l’Etat ; l’un est réalisé par l’administration elle-
même, l’autre opéré par des juridictions, le troisième est exercé par le parlement.

❖ Contrôle parlementaire
Il s’agit d’un contrôle politique qui est la suite logique de l’autorisation
parlementaire accordée à l’exécutif lors du vote du budget. Il est tout fait normal que l’organe
qui a donné le pouvoir à l’exécutif d’exécuter la loi de finances puisse chercher à s’assurer de
la manière dont cette autorisation a été appliquée.
13
MUKENGE KATUMBA.G. S & MAKUMBIZA.U. R. « Corruption et mobilisation des recettes : Actions
entreprises par l’inspection générale des finances RDC et perspectives ». Revue Française d’Economie et de
Gestion, Revue Française d’Economie et de Gestion « Volume 3 : Numéro 9, pp : 196 – 213.
12

❖ Contrôle juridictionnel
La Cour des comptes est une juridiction créée aux termes des dispositions de l'article
180 de la Constitution, et chargée de contrôler les comptes de tous les services du pouvoir
central. Elle vérifie, à posteriori, sur pièces et, en cas de besoin, sur place, la régularité des
opérations exécutées aussi bien par l'ordonnateur que par le comptable public, en matière de
recettes, de dépenses et de trésorerie retracées dans la comptabilité du pouvoir central. Elle
s'assure du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par le pouvoir central. Il s’agit d’un
contrôle externe à l’administration et à postériori.

❖ Contrôle administratif
Longtemps basé sur la seule vérification du respect des règles essentielles du droit de
la comptabilité publique, le contrôle administratif recherche également désormais à s’assurer
de l’efficacité de la décision publique par des contrôles fondés sur l’analyse du risque. Il est
tout d’abord le fait de fonctionnaire de l’administration des finances placées auprès des
principaux ordonnateurs. Ensuite, les comptables publics vont vérifier les opérations réalisées
par les ordonnateurs avant de payer la dépense. Enfin, le corps de l’inspection générale des
finances s’assurera que l’ensemble des dispositions comptables a été respecté.

➢ Le contrôle de l’ordonnateur
C’est le contrôle hiérarchique exercé par chaque ministre, responsable d’institution,
Directeur Général d’un établissement relevant des budgets connexes, sur les opérations des
recettes et des dépenses. C’est donc un contrôle interne aux ministères et services. Le
ministre des finances détient le pouvoir de ce contrôle sur les administrations financières, de
même que sur les comptables publics. Le Ministre du budget le détient sur tous les agents et
particulièrement sur les actes posés par les contrôleurs budgétaires. Chaque ministre le
détient sur ses agents des recettes et dans l’exécution des dépenses. C’est un contrôle qui peut
être à priori, concomitant ou à posteriori. ➢ Le contrôleur budgétaire Est un agent qualifié
affecté par le ministre du budget auprès de chaque ordonnateur, en val d’exercer un contrôle
administratif à priori de tous les actes portant engagement, liquidation, et ordonnancement des
dépenses en y opposant son visa préalable si ces actes sont corrects et légaux ou en refusant le
dit visa en cas d’irrégularité.
13

➢ Le contrôle exercé par le comptable public


Au regard de la distinction entre les ordonnateurs et les comptables, ceux-ci
disposent d’un véritable pouvoir de contrôle qui peut les amener à rejeter de payer la dépense
ou à alerter l’autorité des finances sur les irrégularités constatées dans les opérations des
14
recettes.

1.2 ETABLISSEMENT PUBLICS


Selon ANDRE DE LAUBADERE15 définit l’établissement public comme un mode
de gestion de service public caractériser par le fait que le service est dirigé par un organisme
public, mais un organisme qui recoit une autonomie et personnalité morale de Droit Public.

Le professeur JEEF MUDIMBI KAPILU définit lui l’établissement public comme


une personne de Droit public assumant une mission spéciale et disposant a cet effet
l’autonomie administrative et financière. Et dans cette perspective l’établissement public est
entendu comme la régie autonomie avec personnalité morale

Le professeur KALALA ILUNGA MATTHIESEN définit l’établissement public


comme un mode de gestion des services publics caractérisés par les faits que le service tant en
étant confié à un organisme public, recoit une centaine autonomie sous la forme de la
personnalité. C’est aussi un service public dote de la personnalité juridique et de l’autonomie
financière pouvant être crée par l‘Etat ou par les collectivités territoriales autres que l’Etat,

Selon la loi n 08/007 du 07 juillet 2008 16 portant dispositions générales relatives à la


transformation des entreprises publiques établissement public, un établissement est toute
personne morale de droit public créée par l’Etat en vue de remplir une mission de service
public

De toutes ces définitions, nous pouvons en tirer les principes fondamentaux qui
gouvernent toute personne administrative spécialisée ou technique :

L’autonomie financière et technique par rapport à la collectivité créatrice

Le patrimoine propre, budget propre et autorité particulière

14
ANDRÉ DE LAUBADERE. A., op. Cit, p.287
15
JEEF MUDIMBI KAPILU, Cours de culture des services publics, L3 DSJPA, UNILU, 2024, Inédit.
KALALA ILUNGA MATTHIESEN, Cours des grands services publics, L1 Droit, UNILU, 2019, Inédit.
16
Journal Officiel de la République démocratique du Congo : Loi n 08/007 du Juillet 2008 portant dispositions
générales relatives à la transformation des entreprises publiques, 49eme années, n spécial, Kinshasa ;
14

La spécialité qui implique l’autonomie et suppose une activité limitée au domaine à


gérer ;

La soumission au régime de droit public (droit commun ou droit administratif)

1.2.1 CARACTERES DE L’ETABLISSEMENT PUBLIC

L’établissement public est un mode de gestion d’un service public. De cette donnée résultent
déjà pour le régime juridique des conséquences capitales ; à savoir l’application de toutes les
règles qui, en droit public, sont attachés à la notion de service public.

Mais dans l’ensemble de la théorie du service public, l’établissement public a une place à
part définie par les deux traits qui l’y caractérisent ; son caractère d’organisme public, son
caractère décentralisé

A. CARACTERE D’ORGANISME PUBLIC

L’établissement public fait partie du secteur des organismes publics : cela le différencie, par
exemple, profondément de la concession et entraîne pour lui une nouvelle série de
conséquences juridiques, notamment :

Les décisions prises par les dirigeants d’un établissement public sont des actes
d’autorités administratives susceptibles de recours pour excès de pouvoir

Le personnel d’un établissement a la qualité de fonctionnaire sauf personnel


des établissements industriels et commerciaux ;

Enfin, par son caractère d’organisme public, l’établissement public se


différencie d’une catégorie de groupements vis-à-vis desquels la distribution fondamentale :

L’établissement d’utilité publique.

B. CARACTERE D’ORGANISME DECENTRALISE

C’est le trait spécifique de l’établissement public, celui qui le distingue de la régie.


C’est en vue de réaliser une certaine autonomie du service public qu’on l’organise en
établissement public. Cette autonomie est obtenue essentiellement par l’octroi de la
personnalité morale qui permet un système de décentralisation par service.

Comme dans toute décentralisation, on y trouve des éléments spécifiques ; a savoir


15

La personnalité morale
La Spécialité
Le contrôle du pouvoir central qui se relie à la notion et à la technique de la tutelle
La décentralisation des établissements publics est susceptible de degrés, leur
autonomie est très diverse suivant les catégories, le contrôle de tutelle étant organisé de
manière plus ou moins étroite

2.2 NOTION DES ETABLISSEMENTS PUBLICS

Les établissements publics étant des modes de gestion des services publics, crée pour
gérer un service public, la typologie de l’Etablissements public n’est donc pas différente de
celle de service public, ainsi on distingue :

A) L’Etablissement à Caractère Administratif

Il est celui qui assure la gestion d’un service public administratif.

B) L’Etablissement à Caractère Industriel et Commercial

Il est celui qui assure la gestion d’un service public industriel et commercial.

C) L’Etablissement Public Social

Il est celui qui assure la gestion d’un service public social.

A leur définition légale énoncée plus haut. Il sied d’ajouter ici que les structures organiques
d’un établissement public sont :

- Le conseil d’administration ;
- La direction générale ;
- Le collège des commissaires aux comptes.

Les articles 7 à 18 de la loi n°08/009 du 7 juillet 2008 17 fournissent les détails sur les
dispositions générales applicables à ces organes. Ils relèvent de la décentralisation technique.

La tutelle sur les actes des entités territoriales décentralisées et des établissements
publics. Le gouverneur de province exerce, dans les conditions prescrites par la loi organique
n°08/016, la tutelle sur les actes des entités territoriales décentralisées. Il peut déléguer cette
compétence à l’administration du territoire.
17
Journal Officiel de la République démocratique du Congo : Loi n 08/009 du Juillet 2008 portant dispositions
générales relatives applicables aux établissements publics, 49eme années, n spécial, Kinshasa ;
16

L’article 96 de cette loi organique précise que la tutelle sur les actes des entités
territoriales décentralisées s’exerce par un contrôle a priori et un contrôle a posteriori. Les
actes soumis à un contrôle a priori sont énoncés limitativement par l’article 97 18 de cette loi
organique et le même article in fine précise que tous les autres actes sont soumis à un contrôle
a posteriori.

Quant aux établissements publics, ils sont placés sous la tutelle du ministère en
charge du secteur d’activité concerné pour chaque établissement.

Les statuts de l’établissement public déterminent les matières sur lesquelles porte la
tutelle ainsi que les mécanismes de son exercice. Le ministre de tutelle exerce son pouvoir de
contrôle par voie d’approbation et par voie d’autorisation. L’article 26 de la loi n°08/009 du
07 juillet 200819 portant dispositions générales applicables aux établissements publics cite les
matières soumises à l’autorisation préalable.

Pour terminer, remarquons avec le Professeur NGOMA que bien que la RDC ait
connu la forme fédérale et la forme unitaire, chaque fois que le peuple est appelé à choisir
librement sa constitution, la forme fédérale a toujours été adoptée. Il fut ainsi pour la loi
fondamentale du 19 mai 1960 suite à la table ronde politique de Bruxelles du 20 janvier au 20
février 1960.

Avant de clore complètement ce point, précisons que l’établissement public n’est pas
a confondre avec l’établissement d’utilité publique. Ce dernier est un mode de gestion d’une
activité privée dont la direction est confiée à un organisme privé et non à un organisme public
et dont le caractère d’utilité publique est reconnu par un texte règlementaire

La constitution de Luluabourg, adoptée par référendum national et promulgué le 1er


août 1964 à connu également la voie fédéraliste. La constitution de la conférence nationale
souveraine (CNS) tenue à Kinshasa de 1991 à 1992 a aussi adoptée la même forme fédérale.
L’actuelle constitution concerne également le même procédé de gestion de l’Etat.

Pour ANDRE DE LAUBADERE, 20les établissements d’utilité publique sont des


regroupements prives qui ne gèrent pas un service public mais une activité privée, auxquels.

18
TSHITAMBWE KAZADI SHAMBUYI, Cours des grands services publics, L1 Droit, UNILU, 2014, Inédit.
19
Journal Officiel de la République démocratique du Congo : Loi n 08/009 du Juillet 2008 portant dispositions
générales relatives applicables aux établissements publics, 49eme années, n spécial, Kinshasa ;
20
ANDRÉ DE LAUBADERE., Traité de droit administratif, T1, 13e éd., LGDJ, Paris, 1999 p.288-289
17

Cependant, en raison d’un certain intérêt qu’ils représentant, a été octroyée par décret
la reconnaissance d’utilité publique

Ils se distinguent donc complètement des établissements publics puisqu’il n’y a en


eux ni organisme public, ni service public, ils se situent entièrement de l’autre cote de la
frontière, dans le secteur privé :

1.3 SERVICE D’UTILITE PUBLIQUE

Les services d’utilité publique ou collective sont ceux dont la gestion est assurée par
des organismes privés qui peuvent être des personnes morales ou des personnes physiques de
Droit privé.21

Par ailleurs, on a reconnu de nouveaux droits aux individus, droits individuels


inspirés par les déclarations américaine et français en du XVIII e siècle (1776 et 1789) et la
charte africaine des Droits de l’Homme et des peuples de 1981 22, se sont ajoutés, dans un
grand nombre de pays et surtout en Europe après la dernière guerre mondiale, les droits
économiques et sociaux.

Ceci a conduit à reconnaitre le caractère de service public à des nombreuses activités


gérées par des organismes privés.

En France par exemple, la Caisse Nationale de Sécurité sociale est un établissement


public, les caisses régionales et primaires sont privées : elles gèrent un service public
primordial sur le plan social dont le budget représente une part non insignifiante du budget de
l’Etat (environ 15%).

En RDC, l’Université de Mbuji-Mayi (UM) est au point de vue de sa nature, un


organisme privé incontestable. Cependant, les activités qu’elle déploie, à savoir
l’enseignement et la recherche, ne sont pas moins de service public.

1.4 SUPPRESSION DES SERVICS PUBLICS


S’agissant de la suppression, elle devait être logiquement le fait de l’autorité
créatrice, en l’occurrence le législatif lorsqu’il s’agirait de la suppression d’un établissement
public, et de l’exécutif quand il s’agit de supprimer autre service public.

21
TSHITAMBWE KAZADI SHAMBUYI, Cours des grands services publics, L1 Droit, UNILU, 2014, Inédit.
22
IDEM
18

En cette matière, il conviendrait d’ailleurs d’accorder plus des places à l’initiative de


l’exécutif. Ce qui revient à dire que donc le cas de la suppression d’un établissement public, la
suppression devrait être proposée au législatif par l’exécutif.
Ceci revient à dire que l’acte de suppression est une abrogation de l’acte qui l’acte
qui l’a créé, il devient nécessaire que le pouvoir exécutif qui crée le service, soit encore lui qui
le supprime.23
Cela s’explique par la bonne raison que, chargé de l’organisation et fonctionnement
des services publics le pouvoir exécutif est le seul à même de juger quand un service public
est devenu inutile, c’est-à-dire ne répond plus aux exigences de l’intérêt général pour proposer
la suppression.24
SECTION II. ETAT DE LA QUESTION
MUKENGE KATUMBA.G. S & MAKUMBIZA.U. R.25.
Dans leur Revue Française d’Economie et de Gestion « Volume 3 sur « Corruption et
mobilisation des recettes : Actions entreprises par l’inspection générale des finances RDC et
perspectives » ont voulu savoir si les actions entreprises par l’IGF et ses perspectives à venir
pour lutter contre la corruption et permettre à l’Etat de mobiliser suffisamment ses recettes ?
Après avoir utilisé la méthode analytique et la méthode quantitative fondée sur l’observation
participante qui leurs avaient permis à aboutir à la conclusion selon laquelle, l’IGF a mis en
place les mesures consistant à encadrer les recettes et à annuler des exonérations illégales et
des autorisations de compensation dont l’ampleur plombait les recettes. Aussi, elle souhaite
que dans la loi des finances 2023 soit mise en place le mécanisme plus souple pour les délais
de recouvrement.

Cette revue converge avec le nôtre en ces sens qu’on parle de la lutte contre la fraude
et la corruption, afin de promouvoir la bonne gouvernance et de veiller à l’uniformisation des
méthodes de travail, notamment en matière d’audit interne dans le secteur public et le nôtre
parle, de contrôler et de déceler les fautes de gestion financière aux seins des établissements
publics en RDC tel que la REGIDESO, et d’en chercher les causes et de les réparer pour
éviter leur retour.

23
JEEF MUDIMBI KAPILU, Cours de culture des services publics, L3 DSJPA, UNILU, 2024, Inédit.
24
TSHINTAMBWE. K, Cours des grands services publics, L1 Droit, UNILU, 2014, Inédit.
25
MUKENGE KATUMBA.G. S & MAKUMBIZA.U. R. « Corruption et mobilisation des recettes : Actions
entreprises par l’inspection générale des finances RDC et perspectives ». Revue Française d’Economie et de
Gestion « Volume 3 : Numéro 9, pp : 196 – 213.
19

KODILA TEDIKA 26dans son article sur « l’anatomie de la corruption en RDC » a voulu
savoir la nature de la corruption en RDC. Après avoir utilisé la méthode d’analyse fondée sur
l’observation participante, a abouti à la conclusion selon laquelle, la corruption est
systémique. Les institutions formelles comme informelles du pays s’alignent de telle sorte que
cette corruption se pérennise.

Ce travail cadre avec le nôtre dans la mesure où la corruption de la RDC est à une
échelle élevée et elle se pratique tant du côté de la demande que de l’offre. De telle sorte
qu’elle occupe selon les données récentes calculées par transparency international la 169ème
place sur les 183 pays de tous les continents avec 81 points comme indice de perception de la
corruption dans le secteur public et une note de 2 sur 10. A cet effet, la corruption freine la
croissance économique de l’Etat, nuit à l’état de droit et entraîne un gaspillage de
compétences et de précieuses ressources. Les organes œuvrant dans la lutte contre la
corruption comme l’inspection générale des finances, devraient faire montre de rigueur et
détermination pour éradiquer complètement ce fléau à travers les établissements publics tel
que la REGIDESO qui demeure l’un des principales sources financières de l’état congolais,

RAHANTAMALALA NAMBININTSOA27 dans son mémoire de fin d’étude sur « Appui à


la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption à Madagascar » a cherché à savoir si la
promotion de la bonne gouvernance et la mise en œuvre des mesures anti-corruption
permettaient d’assurer le développement de Madagascar. Après analyse des résultats, il est
arrivé à la conclusion selon laquelle, la mauvaise gouvernance à Madagascar se traduit par
une hausse alarmante de la corruption

Ce travail se parallélise avec le nôtre en sens qu’il propose un outil stratégique permettant de
veiller à la promotion de la bonne gouvernance et de veiller aux irrégularités et
dysfonctionnements majeurs tel que les dépenses non justifiées et détournement de fonds, afin
de consolider la gouvernance transparente, responsable et efficiente auprès des services
publics notamment en matière d’audit interne dans le secteur public.

26
KODILA TEDIKA Anatomie de la corruption en République Démocratique du Congo, in revue MPRA, Paper
N°49160, 2013 ;
27
RAHANTAMALALA NAMBININTSOA, Appui à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption à
Madagascar, mémoire de fin d’étude, université d’Antananarivo, département d’économie, 2016 ;
20

28
MAZIZ SALAH dans la Revue Internationale des Sciences de Gestion sur « Le rôle des
systèmes de contrôle dans l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques en
Algérie » a cherché à savoir si les systèmes de contrôle auxquels sont soumises les entreprises
publiques économiques contribuent considérablement dans l’amélioration de la gouvernance
des Entreprise Publique Economique en Algérie. Après analyse des résultats, elle est arrivée à
la déduction selon laquelle, Malgré les grands programmes d’assainissement engagés au profit
des entreprises publiques économiques, le mode de gouvernance et de gestion des entreprises
publiques algériennes fait l’objet de critiques récurrentes essentiellement l’absence d’une
stratégie efficace (audit, investissement, nomination…) et l’absence de formation sur les
principes de gouvernance dédiée aux représentants de l’Etat

Cette Revue a une corrélation avec nôtre travail en ce sens qu’il cherche à mettre l’accent sur
le rôle dans l’amélioration des pratiques en matière de gouvernance d’entreprise publique qui
est une condition sine qua non de la bonne relation Etat-entreprises publiques.

IMANE NAJIM29. Dans sa thèse sur « Management Public : Du contrôle des dépenses au
contrôle de gestion : Processus d’implantation d’un système de contrôle de gestion applicable
aux administrations publiques marocaine » a voulu savoir si l’implantation d’un système de
contrôle de gestion et de dépenses favoriserait l’émergence du management public, Après
analyse des résultats, elle est arrivée à la conclusion selon laquelle la gestion classique des
fonds publics présente énormément d’inconvénients. En effet, cette gestion est entièrement
axée sur la simple conformité à la réglementation en vigueur sans se préoccuper du contrôle
d’opportunité. Par conséquent, l’Etat marocain en a supporté les effets négatifs. Il s’agit des
différents scandales et gâchis enregistrées dans l’administration publique marocaine au cours
des deux dernières décennies.

Cette thèse cadre avec notre travail en sens qu’elle cherche à implanter une démarche
rigoureuse d’un système de contrôle de gestion dans une optique de management public, afin
de garantir l’assainissement financier de l’administration publique.

28
MAZIZ SALAH, « Le rôle des systèmes de contrôle dans l’amélioration de la gouvernance des entreprises
publiques en Algérie » Revue Internationale des Sciences de Gestion
Numéro 1 : Juillet 2018

29
IMANE NAJIM, Thèse de doctorat en sciences de gestion : Management Public : Du contrôle des dépenses
au contrôle de gestion : Processus d’implantation d’un système de contrôle de gestion applicable aux
administrations publiques marocaines, 2019.
21

SECTION III. THEORIE EXPLICATIVE DE RECHERCHE


La théorie explicative est l’ensemble de règles, de lois systématiquement organisées,
qui donnent explication d'un grand nombre de faits.30

Pour une approche plus précise de la notion de théorie scientifique, on peut se référer
à la définition qui a été proposée par Raymond Aron lorsqu'il définit une théorie comme "un
système hypothéticodéductif constitué par un ensemble de propositions, dont les termes sont
rigoureusement définis, élaborés à partir d'une conceptualisation de la réalité perçue ou
observée".31 Il s'agit en effet d'idées, car toute théorie est le fruit d'une abstraction, d'une
conceptualisation qui tend à formuler, en la simplifiant, une représentation de la réalité.
D'autre part, la théorie est aussi un système, en ce sens que les idées sont formulées avec un
souci de coordination, de cohérence, d'articulation logique, en tentant d'ordonner l'ensemble
autour d'un noyau central unificateur.32

Pour nous, une théorie est un système de concepts qui donne une explication
d'ensemble de la connaissance. Autrement dit, c'est un système conceptuel organisé sur lequel
est fondée l'explication d'un ordre de phénomènes. Elle a pour mission, de tracer le cadre
conceptuel dans lequel les données relevant de l'observation ou de l'expérimentation peuvent
être traitées avec pertinence. C'est la théorie qui organise et oriente toute la recherche.

Pour bien expliquer les données empiriques de notre travail nous faisons appel au
fonctionnalisme plus précisément le fonctionnalisme relativisé comme théorie explicative.
Cette théorie est présentée par Robert King Merton, il a mis en cause les postulats du
fonctionnalisme absolu. Il a substitué au postulat de l'unité fonctionnelle, qui impliquait que
chaque élément soit fonctionnel à la fois pour la société toute entière et pour chacune de ses
parties, celui de l'hétérogénéité fonctionnelle, qui considère qu'un élément peut être
fonctionnel pour certains secteurs de la société et pas pour d'autres (en particulier dans les
sociétés complexes). Il a révisé aussi le postulat du fonctionnalisme universel, suivant lequel
tout élément du système remplit une fonction, en notant que certains peuvent n'en remplir
aucune et être afonctionnels et d'autres être même dysfonctionnels, c'est-à-dire gêner ou
empêcher l'adaptation du système. Il a assoupli le postulat de nécessité, selon lequel tout
élément du système est indispensable au tout et il remarque qu'il existe des substituts
fonctionnels, en ce sens que certaines fonctions peuvent être remplies alternativement ou
30
MULOWAYI DIBAYA, Manuel et lexique de sociologie, Bruxelles, Bordas, 2015, p34
31
Stanley Hoffemann, La théorie des relations internationales, Paris, Karthala, 2006, p23
32
Jean-Louis Loubet Del Bayle, Initiation aux méthodes des sciences sociales, Paris, Harmattan, Éditeur, 2000,
272 pp
22

successivement par des éléments très différents soit dans le temps, soit d'une société à l'autre.
Enfin, ayant déjà enrichi l'analyse fonctionnelle des concepts de "dysfonction" et de "substitut
fonctionnel", R.K. Merton introduit une distinction entre fonctions manifestes, dont les
conséquences sont conscientes, comprises et voulues par les participants au système, et
fonctions latentes, dont les conséquences ne sont ni comprises ni voulues consciemment par
les acteurs sociaux.

En conséquence, l'analyse fonctionnaliste des phénomènes sociaux est celle qui les
explique par le rôle, la fonction qu'ils assurent dans l'ensemble social auxquels ils
appartiennent. Les théories explicatives de type fonctionnaliste expliquent les phénomènes
étudiés à partir des fonctions qui sont les leurs.

Tout au long de notre travail nous essayerons d'assoir notre réflexion en suivant les
principes de cette théorie et pour mieux comprendre les problèmes que rencontre le secteurs
public notamment la Regideso du Haut Katanga dans la mauvaise gestion et de détournement
des recettes, mais également de plusieurs irrégularités et dysfonctionnements tels que les
problèmes de la gouvernance non transparence et de gestion financière , mais aussi des
dépenses non justifiées et des défaillances dans le recouvrement des factures auprès des
abonné

L’autorité locale sur le développement socio-politique qui est causé par le non-
respect de la décentralisation. L'une des missions principales de la Commune Lubumbashi est
d’impulser le développement au niveau local.
23

CONCLUSION PARTIELLE
Au terme de premier chapitre consacré aux définitions des concepts et cadre
théorique de base du sujet de ce travail. Trois grandes sections ont constitué l'essentiel de ce
chapitre.

La première section a porté sur la définition des concepts de base du sujet de ce


travail. Nous avons circonscrit la portée et l'acception des concepts fondamentaux du travail,
définit tour à tour en partant de : autorité locale et notion de développement ; ainsi que
d'autres concepts utilisés dans ce travail.

La Deuxième section porte sur l'état de question, qui nous a permis de résumer les
travaux existants dans le domaine en mettant de l'avant leurs conclusions, puis de montrer en
quoi le projet de mémoire s'en inspire où s'en écarte.

La troisième section a porté sur cadre théorique du sujet de ce travail dans le but
d'expliquer un seul problème précis d'intégrer ou de rendre crédible notre recherche dans
l'ensemble de la communauté scientifique. Pour ce faire, nous avons, ainsi, construit ce cadre
théorique grâce à la théorie qui explique le fonctionnalisme et nous a permis de comprendre
l'implication que chaque élément soit fonctionnel à la fois pour la société toute entière et pour
chacune de ses parties.
24

CHAPITRE II. PRESENTATION GENERALE DE LA REGIDESO S.A


La Régie de Distribution d’Eau et D’électricité en sigle (REGIDESO) a été créée par
l’ordonnance-loi n n°66-460 du 25 août 1966 portant création de la Régie de Distribution
d’Eau et D’électricité de la République Démocratique du Congo33.

La REGIDESO est un établissement public à caractère technique, industriel et


commercial s’occupant de la production de l’eau potable dans toute l’étendue du territoire
national, elle est dotée de la personnalité juridique et soumise au contrôle des ministères de
l’Energie et du Portefeuille.

SECTION I APERÇU HISTORIQUE DE LA REGIDESO


La REGIDESO fut créée en date du 23 mars 1933. Le premier septembre 1934,
l'exploitation et la distribution de l'électricité lui ont été confiées par les autorités coloniales.
Même si l'acte de la création eut lieu à la date ci-haut. Elle n'avait débuté officiellement ses
activités qu'à partir du 30 décembre 1939. Donc six ans après sa création, l'année par laquelle
fut signé le décret loyal trouvant son existence entant qu'entreprise publique et opère dans les
villes comme Boma, Matadi, Kisangani, Mbandaka, et peu après dans la ville de Kinshasa,
elle deviendra opérationnelle grâce à la liquidation de l'ancienne formule UTEXAFRICA.

En 1945, dans le cadre du plan décennale, la régie de distribution d'eau entreprend à


faire ses installations de distribution dans une trentaine de localités importantes ainsi que
l'alimentation en eau potable dans les centres ruraux.

Les années soixante marquées par l'accession du Congo à l'indépendance, les


activités de la REGIDESO ont connu des difficultés dans l'exploitation normal de son objet,
cela a détérioré sa situation financière comme cette situation avait persisté jusqu'à la fin de
l'année 1978, année au cours de laquelle la gestion et la direction de ladite institution publique
ont été confiées à une société privée belge dénommée « LA COMINIERE », ceci dans le but
de lui permettre de faire face aux problèmes économico-politiques, dont la République
Démocratique du Congo faisait l'objet au cours des années 1960 à 1965. Cependant, nous
signalons que depuis sa création, la régie de distribution d'eau était dirigée par les étrangers.

Sur le plan administratif, la réforme fut réalisée en 1966 par l'ordonnance loi n°
66/460 du 25 Août 1966, portant création de la régie de distribution d'eau.
33
Ordonnance-loi n n°66-460 du 25 août 1966 portant création de la Régie de Distribution d’Eau et D’électricité
de la République Démocratique du Congo.
25

Après l'indépendance, l'entreprise était sous la direction des belges, mais en 1972, le
président MOBUTU nomma le premier Président Délégué Général en la personne de
Monsieur TSHONGO TSHIBINKULA WA TUMBA. En 1979, par la décision du
gouvernement la section d'électricité fut confiée à la société Nationale de l'électricité S.N.E.L
en sigle. Donc, il y eu une scission entre la section de régie de distribution d'eau et celle
d'électricité.
I.1. Situation géographique
La REGIDESO est implantée sur toute l'étendue de la République Démocratique du
Congo. Et a son siège social et administratif à Kinshasa, dans la commune de la Gombe au
croisement du boulevard du 30 juin et de l'avenue de la démocratie (ex huilerie), au numéro
56/63.

Il faut noter que la REGIDESO division provincial du haut- Katanga est situé dans la
commune de Lubumbashi, quartier Makutano, n° 78, avenue Moero. 3

I.2. Forme juridique

La REGIDESO est une entreprise publique à caractère industriel et commercial dotée


de personnalité juridique. Elle est placée sous tutelle du ministère de l'énergie et du ministère
du portefeuille.

Les textes ci-après ont régit la REGIDESO depuis le 30/12/1933 marquant sa création :

 Arrêté royale du 28 mars 1933 portant constitution de la Régie de distribution d’eau de


la colonie34.

 Décret du 30/12/1939 confiant à la Régie l’exploitation du secteur électrique dans la


colonie, la Régie a désormais pour mission l’exploitation d’eau et de l’électricité de la
colonie (Congo-Belge, Rwanda, Burundi)

 Décret du 20/06/1961 portant une légère modification au décret du 1939 (les activités
de la REGIDESO ne sont plus entendues au Rwanda et Burundi)35.

 Ordonnance loi N°68-116 du 29 mars 1968 portant création de la Régie de


Distribution D’eau et D’électricité de la RDC.

34
Arrêté royale du 28 mars 1933 portant constitution de la Régie de distribution d’eau de la colonie
35
Décret du 20 juin 1961 portant modification sur les activités de la REGIDESO Rwanda et Burundi.
26

 Ordonnance loi N°68-116 du mars 1968 par laquelle la gestion de la REGIDESO


confiée à la COMINIERE pour mandat de cinq ans.

 Ordonnance-loi N°73/026 du 28/07/1973 portant statut de la Régie est placée sous


tutelle de l’Institut de gestion de portefeuille (IGP)36

 Ordonnance loi N°78/197 du 05/05/1978 portant statut de la Régie de Distribution


d’Eau et D’électricité de la République Démocratique du Congo.

 L’ordonnance – loi n°77-022 de janvier 1978 portant dispositions générales


applicables aux entreprises publiques zaïroises.37 Le 24 avril 1978. Le Commissaire
d’Etat de l’Energie, par la lettre n°004/COMENER/78, a séparé le mandat de la SNEL
et de la REGIDESO ; la décision du Conseil Exécutif a consisté à transférer à la
nouvelle Société Nationale d’Electricité SNEL en sigle, l’ensemble de secteurs
électriques jusqu’alors exploité par la REGIDESO. Le transfert fut effectif le 30
décembre 1979 avec la cession de 14 centres d’exploitation disséminé à travers le
pays. Désormais, la REGIDESO exploita exclusivement le secteur d’eau et laissant
ainsi la gestion d’électricité à la SNEL : toutes les deux sociétés restent cependant
sous tutelle du Ministère de l’Energie et du Portefeuille.

L’actuelle REGIDESO qui est une entreprise publique initialement créée par
l’ordonnance loi N°66/460 du 25/08/1966 est transformée par l’article 4 de la loi N° 08/007
du 07/07/200838 et par le décret-loi N° 09/12 du 24 avril 2009, en une société par action à
responsabilité limitée (SARL) ayant actionnaire unique la RDC, régi les lois et règlement
encadrent les sociétés par actions à responsabilité limitée, sous réserves des lois et règlements
spécifiques ou dérogation et par le nouveau statut la société prend la dénomination suivante :
Régie de distribution d’eau de la RDC, en sigle (REGIDESO S.A).

Ainsi le ministère de l'énergie assure la tutelle technique et financière, porte notamment sur :

 La conclusion des marchés des travaux ou des fournitures ;

36
Ordonnance-loi N°73/026 du 28 juillet 1973 portant statut de la Régie est placée sous tutelle de l’Institut de
gestion de portefeuille (IGP)
37
Ordonnance – loi n°77-022 de janvier 1978 portant dispositions générales applicables aux entreprises
publiques zaïroises
38
Loi 08/008 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales relatives à la transformation des Entreprises
Publiques
27

 L’organisation des services, le cadre organique, le statut du personnel, le barème de


rémunération, le rapport annuel ;
 L’établissement d'agences et bureau à l'intérieur de la RDC ;
 Les acquisitions et aliénations immobilières ;
 Les emprunts et prêts ;
 La prise et cessions des participations financières ;
 Le plan comptable ainsi que les Etats financiers.

I.3. Objectifs de la REGIDESO


I.3.1. Objectif social

En vue d’alimenter en eau potable les populations de la RDC, la REGIDESO s’est fixé
comme objectif :

 La production, la distribution et la commercialisation d’eau potable


 L’étude de l’exécution de travaux d’aménagement des ouvrages de production et de
distribution d’eau potable.
 Toutes les autres opérations, industrielles, commerciales et financières ainsi que
mobilières et immobilières se rapportant directement ou indirectement à l’objet social
ou susceptible d’en faciliter l’extension ou le développement. Elle pourra ainsi
s’intéresser par voie d’apports, souscription, fusions, participation financière ou sous
toute autre forme dans des sociétés ou entreprises ayant un objet similaire de nature ou
développer directement ou indirectement ses activités.

I.3.2. Objectif commercial

La REGIDESO se fixe comme objectif commercial : Maximiser les recettes avec


comme unique activité la vente de l’eau potable.

Nous estimons qu’il est important de présenter d’abord l’organigramme de la


REGIDESO avant de parler de la structure et du fonctionnement de celle-ci.

L’entreprise REGIDESO S.A division provinciale du haut-Katanga est organisée de


la manière ci-dessous
28

I.4. Organigramme de la REGIDESO (division provinciale du haut-Katanga)

Direction provincial du Haut-Katanga

Secrétariat de Direction Service de contrôle de gestion

Service Technique Division Commerciale, administrative et


Financière

 Service commerciale
 Service administratif et financière

Service production Service de distribution

 Service exploitation usine


 Section qualité de l’eau et laboratoire
 Section exploitation réseau
 Section maintenance réseau

Service logistique

Figure 1: organigramme de la REGIDESO division provincial du haut-Katanga 5


29

SECTION II STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET FONCTIONNELLE


DE LA REGIDESO
2.1. Structure organisationnelle
2.1.1 La Direction Provinciale

C’est l’organe de coordination, de supervision, de coopération, de planification,


d’organisation et contrôle de toutes les activités de la REGIDESO sur toute l’étendue de la
province du haut-Katanga.

2.1.2 Le secrétariat de Direction

Placé sous l’autorité fonctionnelle d’un secrétariat de direction. Cet organe se charge
de la rédaction, de l’enregistrement, de la saisie, de la réception de classement ainsi que de
l’expédition des courriers, il dresse les compte-rendu et procès-verbaux de réunions de la
direction.

2.1.3 Le service de contrôle de gestion

Tout d’abord nous allons définir la notion de contrôle de gestion, en suite définir les
objectifs et le rôle de ce service de contrôle de gestion.

A. La notion du contrôle de gestion

Le contrôle de gestion est un processus permettant aux gestionnaires de s’assurer que


les ressources humaines, matérielles et financières sont combinées de façon optimale pour
réaliser les objectifs à court terme qui ne sont eux-mêmes qu’une fraction des objectifs à long
terme.

C’est un outil, une pratique qui consiste à s’assurer que chaque chose s’exécute
conformément au plus adopté, aux ordres donnés et aux principes admis et que les objectifs
sont atteints suivant un planning arrêté, des actions ou mesures d’encadrement sont spécifiées
pour la réalisation des objectifs fixés dans chaque domaine.

B. La fixation des objectifs

La REGIDESO fixe en début de chaque année ses objectifs à atteindre à court terme,
moyen Terme et à long terme. Ces objectifs peuvent être qualitatifs et quantitatifs. En ce qui
concerne les objectifs quantitatifs, nous pouvons parler de budget d’exploitation
d’investissement, de trésorerie, ou d’approvisionnement.
30

Les indicateurs de performances sont choisis pour l’appréciation des résultats. Que
ce soit dans le domaine d’exploitation, d’investissement, de trésorerie, des objectifs sont
considérés comme cibles à atteindre, soit d’une manière permanente soit par période
déterminée (mensuellement, trimestrielle, semestrielle ou annuelle). 6

C. rôle du contrôle de gestion

Une fois que les objectifs sont fixés, planifiés et adoptés, le comportement de contrôleur de
gestion consistera à :

 S’assurer que les situations d’exécution budget (exploitation, investissement et


trésorerie) ainsi que les indicateurs de gestion sont dument établis par le gestionnaire
dans le respect de périodicités arrêtées (hebdomadaire, mensuelle, trimestrielle,
semestrielle ou annuelle).
 Le contrôle de gestion ne se limite pas seulement à évaluer les réalisations mais il a
pour finalité d’amener les responsables à déclencher à temps des mesures correctives
appropriées permettant d’aboutir aux objectifs fixés ou aux normes admis.

2.1.4 La division commerciale, administrative et financière

Elle comprend deux services, et ses derniers comprennent respectivement trois


sections. Ceci est illustré sur la figure suivante ;

Division commerciale, administratif et


Financière

Service Commercial Service administratif et financier

 La section vente  La section communication et protocole


 La section comptabilité
 La section gestion clientèle  La section ressources humaines
 La section recouvrement et litiges

Figure 2: organisation de la division commerciale, administratif et financière I.6.2.


31

SECTION III. FONCTIONNEMENT DE LA REGIDESO


Dans les lignes qui suivent nous allons présenter le fonctionnement de l’entreprise REGIDESO S.A.

Conseil d’administration

Comité de gestion Collègue des commissaires aux comptes

Administrateur délégué générale Administrateur délégué général adjoint

Administrateur Directeur technique Administrateur directeur financière

Secrétariat général
Administrateur Directeur financière

Direction de l’audit interne Collègue des conseillers

Direction de contrôle de gestion, organisation et


Direction de traitement de l’eau
stratégique

Direction inspection et Surveillance Direction informatique

Figure 3: fonctionnement de la REGIDESO


32

3.1 Organisation de la REGIDESO du Haut-Katanga


La Direction provinciale de la REGIDESO du Haut-Katanga est composée comme suite :

 La Direction et son secrétariat (Direction Provinciale et son conseiller)


 Le service juridique
 Le service de contrôle de gestion
 Le centre de formation
 Le centre médical REGIDESO
 La division production
 La division distribution
 La division administrative et financière
 Les agences et les bureaux auxiliaires de KIPUSHI et KASUMBALESA
 Le centre d’exploitation du Haut-Katanga

Chaque division est subdivisée en service et section, mais également par des représentants
dans chaque commune appelées techniquement agences qui dépendent hiérarchiquement de
la division provinciale, qui les suivantes sur l’étendue de la ville de Lubumbashi :

 Agence Lubumbashi 1
 Agence Lubumbashi
 Agence Kampemba
 Agence Kamalondo
 Agence Kenya
 Agence Katuba 1
 Agence Katuba 3
 Agence Upemba
 Agence Golf Alilac
 Agence Plateau 1
 Agence Gambela
 Agence Ruashi
 Agence Centrale
 Agence ENSPU
 Agence Bongonga
 Agence Matshipisha
33

Les agences ne sont pas seulement dans la Ville de Lubumbashi, mais aussi dans le centre
d’exploitation en province (grand centre), en général chaque usine de traitement procède par
les étapes suivantes pour obtenir de l’eau potable :

 La Sédimentation

 L’Aération

 La Floculation

 La Décantation

 La Filtration

 La Stérilisation

 La Correction d’agressivité

3.1.1 Le service technique

A pour rôle de :

 Proposer les objectifs de production d’eau à atteindre eu égard à la capacité de


production des usines et stations de recomptage ;
 Proposer les moyens à mettre en place pour atteindre les objectifs de production
assignés A la Direction Provinciale ;
 Coordonner les activités de production et mettre en oeuvre les moyens disponibles en
vue d’atteindre les objectifs fixés ;
 Faire rapports périodiques et circonstanciels au Directeur Provincial sur le
fonctionnement de la Division et la réalisation des objectifs lui assignés

3.1.2 Le service de production

A. Section exploitation usine

Sa mission est de :

 Veiller à la production ainsi qu’à la maintenance des équipements et ouvrages de


traitement ;
 Produire les quantités d’eau définies dans le cadre du Plan d’Entreprise ;
34

 Assurer en permanence la qualité requise de l’eau produite, conformément aux normes


en vigueur par un contrôle permanent du processus de traitement ;
 Tenir les statistiques de production, livraison réseau consommation de réactifs, pertes
en eau, rendement usine, consommation énergétique, fréquence des pannes, etc.

B. Section qualité de l’eau et laboratoire

Joue le rôle de :

 S’assurer de la qualité de l’eau livrée au réseau par rapport aux normes de l’OMS ;
 Effectuer les analyses physico-chimique et bactériologique de l’eau traitée ;
 Fixer les taux de traitement des produits chimiques
 Contrôler périodiquement la qualité de l’eau brute (captage et puits) ;
 Veiller à la gestion des matériels du laboratoire ;
 Veiller à l’approvisionnement des centres d’exploitation en produits chimiques et
réactifs d’analyses ;
 Etablir les rapports périodiques et circonstanciels à transmettre à la hiérarchie sur la
qualité de l’eau, le fonctionnement du service et la réalisation des objectifs lui
assignés.

3.1.3 Le service de distribution

Celle-ci comprend deux sections ;

A. Section exploitation réseau

 Etablir les devis estimatifs des travaux ;


 Assurer la mise à jour des plans des réseaux de distribution du Siège et des Centres
d’Exploitation ;
 Tenir les statistiques sur la production, livraison réseau, ventes, nombre de points des
ventes, etc… du Siège et des Centres d’Exploitation ;
 Matérialiser sur terrain, par l’implantation des bornes fontaines, les canalisations
importantes du réseau primaire ;
 Suivre la réparation par l’atelier du siège, des compteurs en provenance des Centres
d’exploitation ;

B. Section maintenance réseau

 Distribuer les meilleures conditions, l’eau potable refoulée au réseau du SIEGE ;


35

 Programmer les entretiens préventifs des équipements des réseaux et en assurer


l’exploitation : chambres de vannes, vannes, bouches d’incendie, réservoirs, etc.
 Relever les pressions dans les réseaux et en dégager les conditions de fonctionnement
et l’utilisation ;
 Assurer le bon fonctionnement des stations de repompage ;

3.1.4 Le service logistique

Elle s’occupe de :

 Assurer la gestion et la maintenance permanente et préventive des matériels roulants et


équipements de bureau ;
 Assurer la gestion et la maintenance des biens meubles et immeubles ;
 Réquisitionner les pièces de rechange, matériels et matériaux nécessaires à la
maintenance des matériels roulants, des biens meubles et immeubles ;
 Obtenir, en collaboration avec le Service Juridique, et conserver les titres de propriété
des terrains et immeubles appartenant à l’entreprise ;

CONCLUSION PARTIELLE
Ce chapitre a permis de dresser un état des lieux de la REGIDESO du Haut-Katanga,
en soulignant tant les défis auxquels elle est confrontée que les opportunités qui s'offrent à
elle. La Direction Provinciale du Haut-Katanga, en tant qu’acteur central de distribution
d’Eau potable, joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre de productions publiques
visant à améliorer le cadre de vie des habitants en fournissant l’Eau potable sur tout le coins
de la Ville de Lubumbashi et à stimuler l’activité économique de l’Etat . Les prochaines
parties de ce travail approfondiront les enjeux liés à l'analyse de l'Inspection Générale de
Finances sur la REGIDESO du Haut-Katanga.
36

CHAPITRE III. IMPACT DE L’INSPECTION GENERALE DES


FINANCES SUR LA REGIDESO S.A / LUBUMBASHI
Ce chapitre consiste à la démonstration de l’impact de IGF sur la REGIDESO du
Haut-Katanga. C’est ainsi qu’il sera constitué en trois sections, la première section va porter
sur l’état des lieux du système d’alimentation en eau potable de la ville de Lubumbashi, la
deuxième section va porter sur l’impact de l’Etat congolais sur la REGIDESO du Haut-
Katanga, la troisième section va porter sur l’impact de l’Inspection Générale des Finances
dans la lutte contre la corruption sur la REGIDESO SA.

Depuis l’arrivée du puissant patron de l’Inspection générale des finances est devenu
l’ennemi de nombreux mandataires d’entreprises et d’institutions qu’il contrôle.

La lutte contre la corruption et la fraude ont montré leur prouesse depuis


l’installation de Monsieur Jules ALINGETE 2020 en qualité d’Inspecteur Général-chef de
service.

Mais il tient bon, prônant la nécessité de lutter contre la corruption.

C’est peu dire que Jules ALINGETE entend des dents grincer, déjà redouter, le
patron de l’Inspection générale des finances (IGF) est encore plus craint depuis que son
institution s’est vu octroyer un nouveau pouvoir, il porte un nom administratif, « le contrôle a
priori », et il est redoutable.

L’outil s’attaque à ceux qui veulent pérenniser « le détournement, le vol, la


magouille, la corruption », explique Jules ALINGETE, le chef de l’IGF. « Nous avons trois
sortes de contrôle : a posteriori, qui ne vient que pour constater les dégâts. Concomitant, qui
se déroule au moment même des actes, et a priori, donc, qui intervient avant que les dégâts
n’aient lieu », détaille-t-il.

Installés dans les provinces, les entreprises et les établissements publics congolais
depuis 2021, les inspecteurs chargés de mener ce contrôle approuvent chaque semaine les
plans de trésorerie et les plans de dépenses de mandataires publics. Ils interviennent
notamment à la Gécamines, à la Banque centrale, a la REGIDESO, la SNEL et même au sein
du gouvernement central ou de la Commission électorale. « La patrouille financière », comme
elle est surnommée, vise toutes les factures avant que chaque paiement soit effectué.
37

Il vise un assainissement progressif des finances des sociétés nationales d’électricité et de


l’eau en rapport avec la réforme de leurs modes de gestion de consommation par des instances
officielles et des ayants-droit. « Les résolutions des travaux menées consistent
progressivement d’assainir les finances des sociétés nationales d’électricité et de la Régie de
desserte en eau potable (Régideso) lourdement plombées par le non-paiement des factures par
l’État ».

SECTION I. ÉTAT DES LIEUX DU SYSTEME D’ALIMENTATION EN EAU


POTABLE DE LA VILLE DE LUBUMBASHI
1. SITUATION ACTUELLE DE LA DESSERTE EN EAU POTABLE
Cinq stations de pompage connectées à des sources et à des forages alimentent
actuellement trois zones de distribution d’eau et leurs réservoirs respectifs.

a) RESSOURCES EN EAU
Le système AEP existant de la ville de Lubumbashi est alimenté par plusieurs sources et par
des forages :
- Les sources de Kimilolo (une grande source, et plusieurs petites têtes de sources,
toutes situées sur le site de Kimilolo localisé au sud-ouest de la ville de Lubumbashi)
- Les sources de Kisanga, situées au sud-ouest de la ville, le long de la route nationale
vers Kipushi, et qui alimentent gravitairement le site de Kimilolo.
- Les sources de Kasapa, situées au nord-ouest de la ville.
- Les sources de Luano, situées dans la partie nord de la ville.
- Les forages de Ruashi situés dans la concession minière de Ruashi-Mining dans la
partie nord-est de la ville.
- Les forages d’Unilu, situés au nord de la ville.

1.2 DESCRIPTION GENERALE DU PROJET PROPOSE


Comme mentionné dans le rapport APS, il est important de préciser que l’ossature
principale du réseau est très est très faible pour une ville de cette ampleur.
Cette insuffisance du réseau primaire est préjudiciable pour l’apport en eau dans les
quartiers de la ville ; ainsi le présent projet a dû planifier pour le moyen terme (horizon 2020),
- Un réaménagement des zones de distribution ;
- Une remobilisation des ressources en eau
A. REAMENAGEMENT DES ZONES DE DISTRIBUTION.
38

Pour la raison évoquée ci-dessus, la configuration de distribution évoluera vers un réseau


comportant six zones au lieu de trois comme actuellement.
Ces six zones de distribution sont les suivantes :

a) Zone Luano
La zone Luano est alimentée gravitairement à partir du nouveau château d’eau R8 de
même nom. La zone englobe les quartiers Ville 1, Aéroport et une partie des quartiers Kigoma
et Kalukuluku.
Le château d’eau Luano est alimenté d’une part à partir des sources Luano, et d’autre
part à partir des sources Kasapa par repompage au niveau de la station Relais 1.

b) Zone Relais
La zone Relais est une zone médiane alimentant le centre-ville de Lubumbashi. Elle
est alimentée gravitairement à partir des deux réservoirs Relais 1 (R3) et 2 (R4). La zone
dessert les quartiers Lumumba, Kiwele, Makutano, Naviundu, Bel Air I, Kampemba et une
partie des quartiers Gambela, Bel Air II, Ville 10, Kafubu, Kitumaini, Njanja et Mampala.
Les réservoirs de stockage sont alimentés à partir des sources Kasapa, à travers la
station de pompage de Kasapa N° 2 (SP KAS 2), d’une part, des sources Kimilolo et Kisanga
et du champ de forage de Kafubu à travers la station de pompage Kimilolo 1 (SP KIM 1),
d’autre part.
c) Zone Ruashi
La zone Ruashi est alimentée à partir du château d’eau R2 de même nom. Ce château
d’eau est alimenté sur base de 300 m3/h fourni par la société Ruashi Mining à la REGIDESO
et, par reprise de pompage au niveau de la station Relais (SP RELAIS 2).
La zone Ruashi englobe les quartiers Congo, Bendera, Shindaika, Mateleo, Ville 11
et une partie des zones Ville 10, Kalukuluku et Bel Air II.
d) Zone Unilu
Cette zone est alimentée gravitairement par le réservoir Unilu R5. Sont ainsi
desservis les quartiers Ville 2, Industriel et une partie des quartiers Ville 3, Zone annexe,
Gambela et Kigoma. Le réservoir Unilu R5 Unilu R5 est lui-même alimenté à partir du champ
des forages Unilu et des sources Kasapa à travers la station de pompage Kasapa (SP KAS 1).
e) Zone Tabacongo
Le réservoir R1 Tabacongo dessert gravitairement la zone basse.
39

Une partie de cette zone, située le long de la conduite de refoulement, en direction de


Relais, est alimentée en refoulement/distribution du fait de son éloignement par rapport au
réseau existant.
R1 dessert tous les quartiers situés à l’est de la conduite de refoulement/distribution
vers Relais, et est limité au nord par la zone Relais.
Le réservoir R1 est alimenté d’une part, à partir du champ des forages Kamasaka,
d’autre part et des sources Kimilolo et Kisanga et du champ de forage de Kafubu à travers la
station de pompage Kimilolo 2 (SP KIM 2).
f) Zone Golf
La zone Golf est alimentée par le nouveau château R9 Golf. Ce réservoir est alimenté
à partir du champ des forages de Kipopo d’une part, et de l’ensemble des sources Kimilolo et
Kisanga et du champ de forage de Kafubu à travers la station de pompage Kimilolo 3 (SP
KIM 3) d’autre part. Une partie de cette zone, située le long et à gauche de la conduite de
refoulement vers Relais, est alimentée en refoulement/distribution. De même, le quartier Ville
5 doit être alimenté par refoulement/distribution directement à partir de SP KIM 3.
La zone Golf comprend les quartiers Ville 4, Kabulameshi, Lido Golf et une partie
des quartiers Ville 3, Zone annexe, Mampala et Kalubwe.

B. REMOBILISATION DES RESSOURCES LOCALES EN EAU


Les ressources en eau de la ville de Lubumbashi se composent de plusieurs sources et champs
de forages déjà existants ou à projeter.
Les débits actuellement captés des sources et des forages existants seront augmentés.
Pour augmenter d’avantage le débit des ressources en eau, il est prévu :
- Exploitation supplémentaire de la nappe souterraine à Unilu,
- Exploitation de la nappe souterraine à Kamasaka,
- Exploitation de la nappe souterraine à Kafubu,
SECTION II. IMPACT DE L’ETAT CONGOLAIS SUR LA REGIDESO DU
HAUT KATANGA
1. IMPACT POSITIF ET NEGATIF DE L’ETAT CONGOLAIS SUR LA
REGIDESO
A. IMPACT POSITIF DE L’ETAT CONGOLAIS
La Ville de Lubumbashi a réalisé une performance (taux cumulé 100,4 %) justifiée par la
réhabilitation des équipements électromécaniques à Kimilolo et Kasapa (Haute Pression) Par
40

rapport à l’année 2021 à 2022, il y a eu une progression de 6,5% soit 2.384.658 m3 Les
financements reçus des Organismes internationaux tels que : la Banque Mondiale (Projet
PEMU/FA) : CDF [Link], KFW : CDF [Link], AFD : CDF [Link],
VSI : CDF 1.000.000 et ONG Solidarité : CDF 352.920 ; L’insuffisance des accessoires
pour la maintenance des réseaux :

- La vétusté du réseau de distribution d’eau ;

- L’insuffisance dans l’approvisionnement en gasoil et ruptures fréquentes d’énergies


électriques ;

- La précarité de la trésorerie induisant les recours aux facilités bancaires, notamment (i)
les découverts pour couvrir la paie des travailleurs et (ii) les crédits documentaires
pour garantir les approvisionnements des produits chimiques.

Tableau N°1. Niveau de la Maintenance Electromécanique

Unit Total « 3 RDC


Matériel/Equipement Kinshasa Lubumbashi Matadi
é Centres » Extrapolation
Logistique
(véhicules et USD 529 000 335 000 85 000 989 000 1 561 016
outillage)
Pièces de rechange USD 610 000 53 000 72 000 735 000 1 160 108
Equipements de
USD 78 000 32 000 25 000 135 000 213 081
sécurité
Formation USD 72 000 22 000 16 000 110 000 173 622
198
Total USD 1 329 000 442 000 1 969 000 3 107 827
000
- Source : produit N°3 du Contrat de Service

Commentaire : le décret du Premier Ministre n°12/031 du 02/10/201239, stipule en son article


8, que « les dettes et créances entre entreprises publiques transformées en sociétés
commerciales et établissements publics doivent faire l’objet d’une compensation entre les
entreprises et les établissements publics concernés, après compensation et arbitrage
nécessaires à mener par une Commission composée des Ministres ayant dans leurs
39
Décret Ministeriel n°12/031 du 02/octobre /2012.
41

attributions le Budget, la Justice, le Portefeuille et les Finances. Le solde restant dû en faveur


de l’une ou l’autre entreprise sera converti en titres de participation au profit de l’entreprise
créancière et porté par l’Etat au capital de l’entreprise publique transformée en société
commerciale débitrice sur base d’une convention de portage ».

1.2 IMPACT NEGATIF DE L’ETAT CONGOLAIS


Les dysfonctionnements du secteur de l’eau et de l’assainissement contribuent aux
mauvaises conditions de sante de la population congolaise, en RDC le taux de mortalité
infanto-juvénile (0-5 ans), de 104 décès pour 1 000 naissances, est l’un des plus élevés au
monde. L’émaciation et l’insuffisance pondérale touchent respectivement 8% et 23% des
enfants et n’ont pas enregistré de progrès notables entre 2007 et 2013-20148. Le paludisme
reste fortement prévalant dans le pays, avec 23% des moins de cinq ans testés positifs. Le
paludisme continue de représenter plus de 40% des causes de mortalité infantile. De plus, la
recherche d’eau pour le ménage se fait souvent au détriment de l’éducation des jeunes,
notamment les filles qui peuvent faire l’objet de violences lors de la corvée d’eau. Ces
conditions dramatiques sont en partie dues à un accès à l’eau potable difficile et à des
ouvrages d’assainissement peu développés.
Impact des Corvées d’Eau sur l’Education et la Sécurité des Filles
La diversion du temps au détriment des études pour subvenir aux besoins en eau est un exemple
éloquent de l’impact des déficiences d’infrastructures sur les indicateurs sociaux. En effet, une
fille du primaire consacre 15% de son temps à la corvée d’eau tandis qu’une fille du secondaire y
consacre 16%. Pour les garçons, ces ratios sont respectivement de 14% et 13%. Les différences
en nombre d’heures sont plus frappantes. Ainsi, une fille du secondaire passe 6,8 heures par
semaine à chercher de l’eau, du bois et à faire le marché, alors qu’un garçon passe 2 heures de
moins par semaine à effectuer les mêmes tâches. En effet, la corvée d’eau diminuerait le temps
de scolarisation de 5% à 10% pour les filles au primaire et au secondaire. Ainsi, un meilleur
accès des ménages à l’eau courante peut contribuer à l’amélioration des indicateurs du secteur de
l’enseignement et à l’équité du secteur en faveur des filles. Il existe une causalité importante
entre la violence contre les femmes et le temps passé ainsi que la distance à parcourir pour
trouver l’eau. Non seulement les tâches ménagères et les corvées d'eau constituent une perte
sérieuse d'heures de scolarisation, mais de plus les corvées d'eau entrainent une plus grande
42

exposition des filles aux agressions et une augmentation de la violence contre les femmes.
L’enquête 1-2-3 ne permet pas de mesurer cette causalité entre corvée d’eau et exposition aux
agressions, néanmoins plusieurs rapports officiels et des ONG la confirment. En effet, l’ONG
congolaise AFEDE dans son rapport 2007-2008 appelait à se mobiliser « … afin d’améliorer les
conditions de vie des femmes, des filles et des petites filles qui sont la proie des agressions
sexuelles lors de la corvée de l’eau ... ». Aussi, la stratégie nationale de lutte contre les violences
basées sur le genre notait en 2009 que « les femmes, les jeunes et petites filles parcourent de
longues distances pour des corvées d’eau et de bois de chauffage et/ou pour des marchés,
traversant des espaces isolés et insécurisés ». Enfin, l’ONG OBJECTIF O conclut pour l’ASS
que : « donner accès à l’eau potable par l’installation de structures d’approvisionnement (tels que
les puits, les pompes, etc.), c’est améliorer le quotidien et la condition des femmes en contribuant
à l’acquisition de leur indépendance et en leur offrant des perspectives d’avenir ». Ainsi, pour la
RDC, investir dans le secteur de l’eau est aussi un investissement dans la scolarisation, la
sécurité et le bien-être des filles.

Sources : République démocratique du Congo. Rapport de Suivi de la Situation Économique


et Financière 2014. Banque mondiale, décembre 2014. Voir également : [Link]
et 40[Link] consulté le 26 aout 2024 à 23h.

Cette situation résulte notamment de l’insuffisance de ressources financières, des


problèmes de gestion des sociétés et des administrations publiques du secteur de l’eau. Dans
un pays qui dispose d’importantes ressources en eau, la situation sous-optimale du secteur de
l’eau et de l’assainissement est le résultat direct de l’insuffisance des allocations en ressources
financières et des déficiences des sociétés publiques chargées du secteur. Ainsi, il devient
nécessaire de dresser un bilan des dépenses faites au cours des cinq dernières années et de
leurs effets sur la performance du secteur et d’en déduire des recommandations de nature à
améliorer l’efficacité des dépenses futures. Bien que ciblée sur le milieu urbain, l’analyse
mentionne les données disponibles pour le secteur de l’eau en milieu rural et de
l’assainissement afin de les mettre en perspective avec celles relatives au milieu urbain.
Entre 2015 et 2018, l’État n’a contribué au financement du programme
d’investissement qu’à
Hauteur de 2% de son montant. L’essentiel du financement est extérieur (84%), la
REGIDESO y contribuant à hauteur de 14%. Les données sur le financement du programme
40
[Link] et [Link]
43

d’investissement 2010-2015 montrent une implication de l’État encore plus réduite, ne


dépassant pas 1% en effet, le financement est essentiellement assuré par les bailleurs. Tous
ces financements sont des dons à l’exception du financement de la BADEA qui est un prêt
rétrocédé par l’État à la REGIDESO par l’accord de rétrocession du 15/10/2010. Ce prêt porte
un taux d’intérêt de 5% pour une durée totale de 30 ans, dont 6 ans de différé et 24 ans de
remboursement, le CEP-O a géré 68% des activités du programme d’investissement 2010-
2015 (Banque mondiale + BAD)41 et la DDR 30.
SECTION III. IMPACT DE L’IGF DANS LA LUTTE CONTRE LA
CORRUPTION SUR LA REGIDESO
A. LES ACTIONS MENEES PAR L’IGF CONTRE LA CORRUPTION
DANS L’ENCADREMENT DES RECETTES
Qu’est-ce qui explique l’apparition de l’Inspection Générale des Finances sous les
projecteurs de la vie nationale aujourd’hui ?

Outre la mise à disposition régulière de ressources décidée par le Président de la


République, Chef de l’Etat, l’un des facteurs explicatifs de cette situation réside dans la
publication des résultats de ses missions de contrôle de l’IGF. Cela est-il légal ? Sur ce,
l’Inspection Générale des Finances reçoit à beaucoup des critiques infondées sur la
publication des résultats des contrôles, sous des prétextes fallacieux de violation de secret
professionnel, d’atteinte à l’honneur et à la dignité, la présomption d’innocence, etc.

En effet, la convention des nations unies contre la corruption en ses articles 10 et 13 impose
aux Etats Parties entre autres42 :

 Publier des informations, y compris éventuellement de rapports périodiques sur les


risques de corruption au sein de l’administration publique ;
 Faire participer les personnes et groupes n’appartenant pas au secteur public à la
prévention et à la lutte contre la corruption ;
 Respecter, promouvoir et protéger la liberté de rechercher, de recevoir, de publier et
de diffuser des informations concernant la corruption dans le respect des droits ou de
la réputation d’autrui et de la sécurité nationale ou l’ordre public ;

Prendre des mesures appropriées pour veiller à ce que les organes de prévention de la
corruption compétents soient connus du public et faire en sorte qu’ils soient accessibles,

41
World Bank Document.
42
Convention des nations unies contre la corruption, 58/4 du 31 octobre 2003.
44

lorsqu’il y a lieu, pour que tous faits susceptibles d’être considérés comme constituant une
infraction puissent leur être signalés, y compris sous couvert d’anonymat

B. ACTIONS ENTREPRISES DE L’IGF A LA DIRECTION


PROVINCIALE DE LA REGIDESO DU HAUT-KATANGA
L’Inspection Générale des Finances est intervenue en 2021 à la REGIDESO du
Haut-Katanga, il a fait un constat amer et catastrophique, mais egalement que cet
etablissements fait face à de nombreux défis liés à l'état vétuste des infrastructures, à des
problèmes de gouvernance et de gestion financière.

Cependant l’IGF a mené un audit approfondi des activités et de la gestion de la


Direction Provinciale de la REGIDESO, a remarqué la gestion de cette dernière était en état
calamiteux.

Les principaux constats de l'IGF :

- Faiblesses dans les mécanismes de contrôle interne et de supervision de la gestion


- Insuffisances dans la planification et l'exécution budgétaire
- Problèmes de recouvrement des factures et de gestion de la trésorerie
- Manque de transparence dans certaines procédures d'achat et de passation de marchés

Tableau N° 2. Coûts Annuels Moyens des Renouvellements et des Grosses Réparations


des infrastructures – Evaluations 2019-2020
Taux de
Eléments REGIDESO « 3 centres »
Unité Renouvellement
d'Infrastructure
Mini Maxi Mini Maxi Mini Maxi
Réseaux USD 7384469 9845958 3394500 4526000 1,5% 2,0%
Capacité de production USD 10517040 Î4022720 6665382 8 887 176 3,0% 4,0%
1110897 1 481 196 3,0% 4,0%
Stations de repompage USD 1 752 840 2337120

Branchements USD 3221418 4295224 1895826 2 527 768 3,0% 4,0%


Capacité des réservoirs USD 1327 464 11991 196 720000 1080000 2,0% 3,0%
13 786
Total par an USD 24203231 32492218 18502140
605
Source : équipes de la Banque Mondiale et REGIDESO
45

Commentaire : les résultats obtenus en matière de maintenance électromécanique sont


satisfaisants dans l’insuffisance des capacités de production fait que le taux d’utilisation des
capacités productives reste élevé, et cela malgré les problèmes électromécaniques. Dans le
système où la capacité de production est insuffisante, comme c’est le cas dans les trois
principaux centres, le taux d’utilisation des capacités de production fonctionnelles doit être
proche de 100%. Il était, dans les 3 principaux centres, de 97% en moyenne au cours des trois
dernières années et de 88% dans les 18 plus grands centres.
Tableau N° 3 Coût de la Remise à Niveau de la Maintenance des Réseaux

Matériel/Equipement Unité Kinshasa Lubumbash Matadi Total « 3 RDC


i Centre » Extrapolation
Pièces de réparation USD 1 002 000 519 000 41 000 1 562 3 398 023
Outillage USD 54 000 14 000 24 800 92 800 201 880
Véhicules USD 1 400 000 289 000 148 000 1 837 000 3 996 266
Matériel USD 87 000 87 000 174 000 378 525
d’intervention
Informatique USD 52 000 16 000 3 400 71 400 155 326
Matériel de USD 213 000 125 000 132 000 470 000 1 022 452
recherche de fuites
Total USD 2 808 000 1 050 000 349 200 4 207 200 9 152 472
Source : Produit N°3 du Contrat de service

Commentaire : Les difficultés au niveau de la maintenance sont la conséquence des


problèmes de trésorerie de la REGIDESO, n’est pas en mesure de procéder systématiquement
à la maintenance curative et à la réparation des fuites signalées sur le réseau de distribution, la
maintenance est compliquée par une connaissance insuffisante des infrastructures et le
manque de traçabilité des interventions. Les réparations sur le réseau se font dans des
conditions sous-optimales et menacent de le fragiliser davantage. En 2019, la REGIDESO n’a
pu financer que 65% des opérations de maintenance courante des infrastructures. Les résultats
de la maintenance de réseau paraissent largement sous-optimaux, compte tenu du rendement
de facturation et des autres indicateurs, comme les taux de réparation des réseaux et de
branchements.
46

TABLEAU 4 DES FLUX DE TRESORERIE SYSTEME NORMAL

LIBELLES
Not
REF e 2022 2021

Trésorerie nette au 1ier janvier (Trésorerie actif N


4 610 891 672 - 7 402 748 378
ZA – 1 – Trésorerie passif N – 1 A

Flux de trésorerie provenant des activités


opérationnelles

FA Capacité d'Autofinancement Globale (CAFG) 28 921 662 705 64 641 550 915

FB Variation de l'actif circulant HAO (1) 0 0

FC Variation des stocks 4 025 304 493 - 6 301 411 781

- 274 625 480


- 121 770 423 661
FD Variation de créances 884

FE Variation du passif circulant (1) 158 503 574 467 55 322 931 946

Variation du BF lié aux activités opérationnelles


-112 096 601 924 -72 748 903 496
(FB + FC + FD + FE ) …...............

Flux de trésorerie provenant des activités


opérationnelles / commo

Source : Etat financiers exercice 2021

Commentaire : L’analyse des flux de trésorerie révèle que la REGIDESO SA n’a pas généré
durant l’année 2022, grâce à son activité, une trésorerie à flot pour couvrir la totalité de ses
47

besoins d’exploitation et même ceux à long terme. En d’autres termes, la trésorerie est
étouffée induisant ainsi l’instabilité de la société.

Au courant de la même année, elle a investi environ 76 milliards, principalement


dans l’acquisition des machines (groupes motopompes), des constructions et autres
immobilisations corporelles, avec l’appui des partenaires financiers (Banque mondiale, KFW
et AFD). Seuls les emplois autofinancés ont une incidence sur la trésorerie de la société, soit
CDF1.632.750.710.

Ensuite, ses opérations de financement ont été enregistrées pour un montant de CDF
124 milliards. Ce montant est essentiellement dû aux subventions d’investissements reçus en
nature des partenaires financiers (Banque mondiale, KFW, VSI, ONG SOLIDARITE et AFD)
n’influant pas sur la trésorerie.

Par contre, il est constaté un point très négatif : la société ne rembourse pas les
tranches échues de l’emprunt BADEA, soit CDF9.560.179.988.

Au 31/12/2022, la variation de la trésorerie nette de CDF [Link] constatée


est influencée essentiellement par les subventions reçues en nature, malgré la détérioration des
flux négatifs provenant de l’exploitation [De CDF – [Link] à CDF – [Link]
de 2021 à 2022].

Quant aux soldes, pour la REGIDESO, ils s’élevaient à [Link] CDF


(190.628.904 $US) et à [Link] CDF (118.774.874 $US) pour la SNEL. Quant aux
dettes fiscales de la REGIDESO, la firme doit à la DGRAD [Link] CDF et à la DGI
[Link] CDF. La SNEL doit à la DGRAD [Link] CDF, à la DGI
[Link] CDF et [Link] CDF à la DGDA

Après cette intervention de l'Inspection Générale des Finances (IGF) sur la


REGIDESO S.A. (Régie de Distribution d'Eau et d'Électricité) du Haut-Katanga, l’Inspection
Générale des Finances a recommandé ce qui suit ;

1. Renforcement des mécanismes de contrôle et d'audit interne :

a. Suite aux recommandations de l'IGF, la REGIDESO a mis en place une cellule


d'audit interne plus performante.
48

Des procédures de contrôle renforcées ont été instaurées au niveau des processus
financiers, comptables et opérationnels.

2. Amélioration de la gestion financière et du recouvrement des créances :

a. La REGIDESO a mis en place un plan d'action pour améliorer le recouvrement


des factures impayées auprès des abonnés.

b. Des efforts ont été entrepris pour renforcer la trésorerie et la gestion budgétaire
de l'entreprise.

3. Transparence dans les procédures d'achat et de passation de marchés :

a. Des procédures d'achat et de passation de marchés plus transparentes ont été


adoptées, conformément aux recommandations de l'IGF.

b. La REGIDESO a renforcé les contrôles et la supervision des processus


d'approvisionnement.

4. Renforcement des compétences du personnel :

a. Des programmes de formation et de développement des compétences ont été


mis en place pour le personnel de la REGIDESO.

b. L'objectif est de développer les compétences techniques, managériales et


financières nécessaires à une meilleure gestion de l'entreprise.

5. Amélioration de la qualité et de la continuité du service :

a. Bien que des défis persistent, certaines améliorations ont été observées dans la
qualité de l'eau distribuée et la continuité du service.

b. Des investissements ont été réalisés pour la réhabilitation et la modernisation


du réseau de distribution.

6. Impact global sur la gouvernance et la performance de la REGIDESO :


49

a. L'intervention de l'IGF a permis de mettre en lumière les principaux enjeux de


gouvernance et de gestion de la REGIDESO.

b. Bien que des progrès aient été accomplis, des efforts supplémentaires sont
encore nécessaires pour assurer la pérennité des améliorations et la
transformation durable de l'entreprise.
50

CONCLUSION PARTIELLE

Au terme de troisième chapitre consacré aux résultats de la recherche collectée


durant notre descente à la Direction Provinciale de la REGIDESO. Trois grandes sections ont
constitué l'essentiel de ce chapitre.

La Première section a porté sur l’état des lieux du système d’alimentation en eau
potable de la ville de Lubumbashi. Nous avons montré comment est la situation actuelle de la
REGIDESO du Haut-Katanga par ces ressources en Eau et aux réaménagements des zones
d’Eau et remobilisation des ressources locales en Eau.

La Deuxième section porte sur l’impact de l’Etat congolais sur la REGIDESO du


Haut-Katanga, qui nous a permis de résumer l’impact positif de l’Etat congolais sur la
REGIDESO du Haut-Katanga et l’impact négatif de l’Etat congolais sur cette même
entreprise.

La Troisième section a porté sur l’impact de l’Inspection Générale des Finances dans
la lutte contre la corruption sur la REGIDESO, cela nous a permis de dénicher la perspective
des actions entreprises de l’IGF a la Direction Provinciale de la REGIDESO du haut-Katanga
et ainsi quelques résultats financiers.
51

CONCLUSION GENERALE
Conclure un travail scientifique ne signifie pas que toutes les matières ont été
épuisées. Une bonne conclusion devrait servir de piste d’information à d’autres chercheurs.
Néanmoins, nous estimons que ce travail a eu le mérite d’avoir réussi à lever l’équivoque sur
la question sous étude.

La corruption est l’un des obstacles majeurs au développement économique et social


d’un pays car elle amène à moins de prospérité, moins de respect des droits, moins de
services, moins d’emploi…

Le présent travail a porté sur « Inspection générale des finances et gestion des
établissements publics en RDC cas de la REGIDESO Lubumbashi ».

Nous sommes partis de la problématique selon laquelle, la corruption était un vice


qui gangrenait la mobilisation des recettes avant l’arrivée de Mr Jules ALINGETE. En
observant sa détermination à éradiquer ce fléau, nous nous sommes posé la question de savoir
quel est l’impact de l’Inspection Générale des Finances (IGF) sur la gestion financière de
la Direction Provinciale du Haut-Katanga de la REGIDESO.

Pour y arriver, nous avons fait usage de la méthode fonctionnelle qui nous a permis
d’atteindre les réalités sur base de la description de ses compétences qu’elle cherche, les
démontres et les vérifie, les actions déjà menées par l’IGF depuis l’avènement de Jules
ALINGETE dans la lutte contre la corruption. Aussi, il y a l’observation directe qui nous a
permis d’observer directement les comportements, les interactions et les pratiques des acteurs
de l’entrepreneuriat social en RDC sur terrain. Cette technique nous a permis de recueillir des
données de première main et d’obtenir une compréhension approfondie des réalités et des
défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs sociaux dans un contexte spécifique. Elle
nous a également aidées à identifier des tendances émergentes, des modes des comportements
et des opportunités d’amélioration au sein des établissements et entreprises publiques ou
organisme public.

Mais également l’observation documentaire nous a permis d’analyser les documents


pour arriver à déterminer les faits dont les documents écrits et non écrits portent les traces.
Pour finir on a aussi recouru au questionnaire cette technique nous a permis des poser des
questions écrites, claires et précises, soumises aux cadres et agents a la Direction Provinciale
de la REGIDESO du Haut-Katanga.
52

En plus de l’introduction et de la conclusion générale, cette construction


scientifique a été subdivisée en trois chapitres disséqués en sections et paragraphes chacun. Le
premier a traité sur les cadres conceptuels et théorique de l’etude. Le deuxième, quant à lui, a
présenté sur la présentation generale de la REGIDESO S.A/ Lubumbashi. Le troisième enfin a
dégagé sur l’impact de l’Inspection generale des Finances sur la REGIDESO S.A /
Lubumbashi.

Après analyse et interprétation des résultats, nous aboutissons à la conclusion selon


laquelle, l’IGF a mis en place les mesures consistant à encadrer les recettes et à annuler des
exonérations illégales et des autorisations de compensation dont l’ampleur plombait les
recettes. Aussi, elle souhaite que la loi des finances 2023 soit mise en place et les mécanisme
plus souples pour les délais de recouvrement. C’est-à-dire l’IGF recommande que, dans le
cadre de la loi des finances 2023, soient mises en œuvre les mesures ci-après :
1. L’institution d’un délai de 20 jours à accorder aux contrevenants pour faire suite aux
observations leur adressées dans le cadre de l’instruction d’un contentieux douanier,
délai au-delà duquel, les droits leur réclamés seront mis en recouvrement ;

2. La reconduction à 6 et 9 ans, des délais de prescription réduits dans la Loi des


Finances Exercice 2017 (article 18) ;

3. Le relèvement à 3 ans, du délai d’une année prévue à l’article 371, point 2 ;

4. Institution d’une règle prévoyant qu’au-delà de la prescription, la découverte d’une


fraude est une condition de poursuite du fraudeur comme c’est le cas pour les impôts
(article 43, alinéa 3 de la Loi n° 004/2003 du 13 mars 2003 portant réforme des
procédures fiscales) ;

5. L’alignement de la procédure du recouvrement forcé par Avis à Tiers Détenteurs


(ATD) à celle prévue dans les procédures fiscales et non fiscales.

6. La réaffirmation dans la loi des finances l’interdiction des exonérations illégales .

Sur le plan managérial, la réalisation de ce travail permettra aux Inspecteurs Généraux des
Finances de voir les efforts qu’ils ont déjà fournis, leur impact sur la vie nationale et de rester
focus sur les perspectives à venir telles que voulues par leur comité de direction. Aussi, elle
éveille la conscience des gestionnaires des recettes publiques.
53

Sur le plan scientifique, ce travail est d’apport considérable dans la littérature sur la
problématique des mécanismes de contrôle de l’IGF face à la corruption.

Pour notre part nous recommandons ces mesures pour renforcer la conformité, l'efficacité et la
transparence dans la gestion des finances publiques, tout en améliorant le recouvrement des
créances et en garantissant l'équité fiscale.

1. Renforcement de la gouvernance :
a. Établir des mécanismes de contrôle interne plus robustes pour garantir la
transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources.
2. Amélioration de la gestion financière :
a. Mettre en place un système de suivi rigoureux des recettes et des dépenses
pour optimiser la gestion budgétaire.
3. Renforcer les procédures de recouvrement des créances impayées.
4. Transparence dans les achats :
a. Adopter des procédures d'achat transparentes et conformes aux normes de
passation de marchés publics.
b. Assurer la publication des résultats des appels d'offres et des contrats signés.
5. Formation et développement des compétences :
a. Investir dans la formation continue du personnel pour améliorer leurs
compétences techniques et managériales.
b. Créer des programmes de sensibilisation sur les bonnes pratiques de gestion.
6. Suivi des recommandations :
a. Mettre en place un cadre de suivi pour l'application des recommandations de
l'IGF, avec des rapports réguliers sur les progrès réalisés.
7. Amélioration de la qualité du service :
a. Prioriser les investissements dans la réhabilitation et la modernisation des
infrastructures de distribution d'eau.
b. Renforcer les capacités techniques pour assurer la qualité et la continuité du
service.
8. Engagement communautaire :

Encourager la participation des communautés locales dans les processus de planification et de


gestion des services d'eau.
Ces recommandations visent à améliorer la performance et la durabilité de la REGIDESO,
tout en garantissant un meilleur service aux usagers.
54

BIBLIOGRAPHIQUE
I. OUVRAGE
1. ARFA LARAMEE ET BONHEUR, VALLET, Recherche en Communication,
éléments des méthodes, Québec, télé université, 1992 ;
2. ANDRÉ DE LAUBADERE., Traité de droit administratif, T1, 13e éd., LGDJ,
Paris, 1999 ;
3. BIRINDWA IBANDA, comment élaboré un travail de fin de cycle ? Contenus et
étapes, Lubumbashi, Ed. Mediaspaul, 2009 ;
4. GRAWITZ M, Méthodes des sciences sociales, Paris, , édition Dalloz, 1997 ;
5. JEAN-LOUIS LOUBET DEL BAYLE, Initiation aux méthodes des sciences
sociales, Paris, Harmattan, Éditeur, 2000,
6. MULOWAYI DIBAYA, Manuel et lexique de sociologie, Bruxelles, Bordas,
2015 ;
7. MULUMBATI NGASHA ADRIEN, Introduction à la science politique, aux
éditions Africa, Lubumbashi, 1977 ;
8. MULUMBATI NGASHA, sociologie générale, Lubumbashi, éd. Africa, 1980 ;
9. STANLEY HOFFEMANN, La théorie des relations internationales, Paris,
Karthala, 2006.

II. ARTICLES ET REVUES


1. KODILA TEDIKA, Anatomie de la corruption en République Démocratique du
Congo, in revue MPRA, Paper N°49160, 2013. pp . 697-698
2. MAZIZ SALAH, Le rôle des systèmes de contrôle dans l’amélioration de la
gouvernance des entreprises publiques en Algérie, Revue Internationale des
Sciences de Gestion, Numéro 1 : Juillet 2018
3. MUKENGE KATUMBA.G. S & MAKUMBIZA.U. R. « Corruption et
mobilisation des recettes : Actions entreprises par l’inspection générale des
finances RDC et perspectives ». Revue Française d’Economie et de Gestion,
Revue Française d’Economie et de Gestion « Volume 3 : Numéro 9 ; pp : 196 –
213
55

III. THESE DE DOCTORAT ET MEMOIRE


- IMANE NAJIM, Thèse de doctorat en sciences de gestion, Faculté des Sciences
Juridiques, Économiques et Sociales Aïn Chock Université Hassan-Casablanca II :
Management Public : Du contrôle des dépenses au contrôle de gestion, Faculté des
Sciences Juridiques, Économiques et Sociales Aïn Chock Université Hassan-
Casablanca II : Processus d’implantation d’un système de contrôle de gestion
applicable aux administrations publiques marocaines, 2019.
- RAHANTAMALALA NAMBININTSOA, Appui à la bonne gouvernance et à la lutte
contre la corruption à Madagascar, mémoire de fin d’étude, université d’Antananarivo
département d’économie, 2016.
IV. NOTES DE COURS
- ISANGO IDI WANZILA, cours d'initiation au travail scientifique en science sociale,
G1SPA, FSSPA, UNILU, 2005, inédit
- JEEF MUDIMBI KAPILU, Cours de culture des services publics, L3 DSJPA,
UNILU, 2024, Inédit.
- KALALA ILUNGA MATTHIESEN, Cours des grands services publics, L1 Droit,
UNILU, 2019, Inédit
- KITABA KYA GHOANYS, cours de méthodes de recherche en sciences sociales, G2
FSSPA, 2020-2021, inédit,
- TSHITAMBWE KAZADI SHAMBUYI, Cours des grands services publics, L1 Droit,
UNILU, 2014, Inédit
V. TEXTES LÉGAUX
- Journal Officiel de la République démocratique du Congo : Loi n 08/007 du Juillet
2008 portant dispositions générales relatives à la transformation des entreprises
publiques, 49eme années, n spécial, Kinshasa ;
Convention des nations unies contre la corruption, 58/4 du 31 octobre 2003.
- Ordonnance-loi n n°66-460 du 25 août 1966 portant création de la Régie de
Distribution d’Eau et D’électricité de la République Démocratique du Congo.
- Arrêté royale du 28 mars 1933 portant constitution de la Régie de distribution d’eau de
la colonie
- Décret du 20 juin 1961 portant modification sur les activités de la REGIDESO
Rwanda et Burundi.
- Ordonnance-loi N°73/026 du 28 juillet 1973 portant statut de la Régie est placée sous
tutelle de l’Institut de gestion de portefeuille (IGP)
56

- Ordonnance – loi n°77-022 de janvier 1978 portant dispositions générales applicables


aux entreprises publiques zaïroises
- Loi 08/008 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales relatives à la
transformation des Entreprises Publiques
- Décret Ministériel n°12/031 du 02/octobre /2012.
VI. WEBOGRAPRIE
- [Link] et [Link]

VII. AUTRES DOCUMENTS


- Rapport REGIDESO Lubumbashi 2022.
- REGIDESO Etats Financier 2022.
- République Démocratique du Congo Revue de la Gestion des Dépenses Publiques
et de la Responsabilisation Financière.
- World Bank Document.
- Convention des nations unies contre la corruption.

VIII. DICTIONNAIRE
- Paul Robert, dictionnaire du français primordial éd, Paris 1987,
57

TABLE DES MATIERES


EPIGRAPHE...............................................................................................................................I
DEDICACE................................................................................................................................II
REMERCIEMENT...................................................................................................................III
INTRODUCTION GENERALE................................................................................................1
I. PRESENTATION DE L’ETUDE....................................................................................1
II. INTERET DU SUJET......................................................................................................2
III. CONTEXTE DE LA RECHERCHE...........................................................................2
IV. DELIMITATION DU SUJET......................................................................................3
V. OBJECTIFS VISES.........................................................................................................4
VI. PROBLEMATIQUE ET HYPOTHESES DE TRAVAIL...........................................4
VII. METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE................................................................5
VIII. LIMITES ET APPORTS DE LA RECHERCHE........................................................7
IX. SUDIVISION DU TRAVAIL......................................................................................8
CHAPITRE I. CADRE CONCEPTUEL ET THEORIQUE DE L’ETUDE..............................9
SECTION I. INSPECTION GENERALE DES FINANCES.................................................9
1 HISTORIQUE...........................................................................................................................9
1.1. CONCEPT CLEF DE L’ETUDE.....................................................................................10
1.2 ETABLISSEMENT PUBLICS..........................................................................................13
1.3 SERVICE D’UTILITE PUBLIQUE.................................................................................17
1.4 SUPPRESSION DES SERVICS PUBLICS.....................................................................18
SECTION II. ETAT DE LA QUESTION............................................................................18
SECTION III. THEORIE EXPLICATIVE DE RECHERCHE............................................21
CONCLUSION PARTIELLE..................................................................................................23
CHAPITRE II. PRESENTATION GENERALE DE LA REGIDESO S.A.............................24
SECTION I APERÇU HISTORIQUE DE LA REGIDESO.............................................24
I.1. Situation géographique.......................................................................................................25
I.3. Objectifs de la REGIDESO................................................................................................27
I.4. Organigramme de la REGIDESO (division provinciale du haut-Katanga)..................28
SECTION II STRUCTURE ORGANISATIONNELLE ET FONCTIONNELLE DE LA
REGIDESO...........................................................................................................................29
2.1. Structure organisationnelle................................................................................................29
SECTION III. FONCTIONNEMENT DE LA REGIDESO.................................................31
58

3.1 Organisation de la REGIDESO du Haut-Katanga...........................................................32


CHAPITRE III. IMPACT DE L’INSPECTION GENERALE DES FINANCES SUR LA
REGIDESO S.A / LUBUMBASHI..........................................................................................36
SECTION I. ÉTAT DES LIEUX DU SYSTEME D’ALIMENTATION EN EAU
POTABLE DE LA VILLE DE LUBUMBASHI..................................................................37
1................................SITUATION ACTUELLE DE LA DESSERTE EN EAU POTABLE
......................................................................................................................................................37
SECTION II. IMPACT DE L’ETAT CONGOLAIS SUR LA REGIDESO DU HAUT
KATANGA...........................................................................................................................39
1......IMPACT POSITIF ET NEGATIF DE L’ETAT CONGOLAIS SUR LA REGIDESO
......................................................................................................................................................39
SECTION III. IMPACT DE L’IGF DANS LA LUTTE CONTRE LA CORRUPTION SUR
LA REGIDESO.....................................................................................................................43
A................LES ACTIONS MENEES PAR L’IGF CONTRE LA CORRUPTION DANS
L’ENCADREMENT DES RECETTES..................................................................................43
B.....ACTIONS ENTREPRISES DE L’IGF A LA DIRECTION PROVINCIALE DE LA
REGIDESO DU HAUT-KATANGA......................................................................................44
CONCLUSION GENERALE...................................................................................................50
PRESENTATION BIBLIOGRAPHIQUE...............................................................................52

Common questions

Alimenté par l’IA

REGIDESO could implement structural reforms such as investing in modern infrastructure technology, adopting efficient water management practices, and enhancing governance transparency. Additionally, enforcing stricter financial discipline, diversifying revenue streams, and fostering public-private partnerships could bolster financial sustainability. By focusing on capacity building and staff training, REGIDESO can improve service delivery outcomes significantly .

To improve financial governance and combat corruption, the IGF has implemented targeted audits and controls to scrutinize financial operations across public entities. This includes canceling illegal tax exemptions and punitive measures against corruption and mismanagement. The IGF also promotes transparency in budgeting and spending, enabling the redirection of funds into legitimate state treasury operations .

The role of the Inspector General of Finance (IGF) has become increasingly strategic in combating corruption in the Democratic Republic of the Congo. With the appointment of Mr. Jules Alingete as Inspector General in 2020, the IGF has intensified efforts to address the misuse of public funds and corruption. The IGF conducts audits, controls, and verifications of financial operations to ensure transparency and accountability within public administrations. Additionally, the IGF plays a critical role in restructuring measures to cancel illegal tax exemptions and other financial discrepancies, channeling tax revenues effectively into the state treasury .

International standards in governance emphasize transparency, accountability, and efficiency, influencing public enterprises like REGIDESO to adopt best practices. By aligning with these standards, REGIDESO can enhance its operational framework, improve regulatory compliance, and boost investor confidence. These changes can lead to improved service delivery, financial performance, and strategic innovation, while aligning with global benchmarks .

The study focuses on the Inspector General of Finance's role due to its dual interest: scientifically, it explores efficient finance management and governance strategies; personally, it assesses the impact of these measures on economic growth and accountability. By understanding the IGF's strategic function, stakeholders can grasp how it fosters transparent governance and combats financial malpractice across public enterprises .

REGIDESO faces several challenges in providing water services, including aging infrastructure, financial constraints, and management inefficiencies. Addressing these challenges requires investment in modernizing water delivery systems, improving financial management, and enhancing operational efficiency through strategic oversight and partnerships. Furthermore, combating corruption and ensuring transparent governance can aid in mobilizing resources and optimizing service delivery .

Implementing stricter financial controls has positively impacted revenue collection and management in RDC public enterprises by curbing corruption and inefficiencies. Specifically, the IGF's focus on transparency and accountability has redirected funds to the state treasury and improved fiscal management. This realignment aids in achieving governmental fiscal objectives and enhancing economic growth through better resource allocation .

The primary objectives of REGIDESO in the Democratic Republic of the Congo are to produce, distribute, and commercialize potable water across the nation. These objectives include examining and carrying out projects to develop water supply infrastructure and engaging in any related industrial, commercial, and financial activities that could promote or expand its core functions. Additionally, REGIDESO aims to maximize revenue from water sales while ensuring the efficient delivery of its services .

The historical administration of REGIDESO illustrates broader trends in corporate governance in post-colonial African states, where foreign expertise initially guided critical infrastructure enterprises. Following independence, local financial instability and political upheaval often necessitated foreign intervention, as seen with Belgian management in REGIDESO's case to stabilize operations. This reflects a broader pattern where post-colonial states grapple with balancing local control with necessary external oversight to strengthen governance .

Historical and political developments have significantly impacted REGIDESO's governance and performance. Initially managed by foreigners, the company faced operational and financial difficulties post-independence, compounded by the political instability during the 1960s. The Belgian company "LA COMINIERE" took over management in 1978 to stabilize operations amid the economic turmoil. Over time, political decisions, such as the transfer of REGIDESO's electricity section to another entity, have reshaped its structure. These changes reflect the influence of political context and regulatory adjustments on the company's trajectory .

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