Igf Et La Regideso Lubumbashi
Igf Et La Regideso Lubumbashi
EPIGRAPHE
« Dans la plupart des cas, être un bon patron signifie embaucher des gens talentueux et leur
laisser la place ».
DEDICACE
Aux autorités politico-administrative de la République démocratique du Congo en général et
celles de la Province du haut Katanga en particulier ;
Aux agents des entreprises publiques et privées de la province du haut Katanga en général et a
la Direction Provinciale de la REGIDESO du Haut-Katanga ;
Aux agents de la REGIDESO du Haut Katanga (Lubumbashi) ;
À la population de la Ville de Lubumbashi.
REMERCIEMENTS
A notre Dieu, pour nous avoir soutenu dans la réalisation de ce travail, ainsi que pour
sa grâce indéniable, sa protection et la persévérance qu’il nous a accordé le long de cette
année.
Nous disons merci pour leur encadrement avec le souci de faire de nous des cadres
professionnels et compétents de demain et des citoyens dignes pour notre pays la République
démocratique du Congo.
INTRODUCTION GENERALE
I. PRESENTATION DE L’ETUDE
L’objectif de notre travail sera celui principalement de montrer en quoi
L’Inspection Générale des Finances peut être un outil stratégique dans la lutte contre la fraude
et la corruption , mais également aussi le détournement des deniers publics qui freine la
croissance économique de l’Etat dans le développement des établissements et entreprises
publiques ou organisme public de toute nature bénéficiant du concours financier sous forme
de participation en capital, de subvention, de prêt, d’avance ou de garantie, tout en contrôlant
et vérifiant toutes les opérations financières, en recettes et en dépenses.
De nos jours, la classe de la chose publique est dominée par une certaine
crainte dans l’utilisation abusive des deniers publics et détournement des recettes publiques,
mieux une classe politique dont l’éthique devient le maître-mot dans l’exercice d’une charge
publique. Ainsi, ceux qui tardent à embarquer ce train de lutte contre la corruption et
s’évertuent à pérenniser les anciennes pratiques de corruption se trouvent inquiétés et jetés en
prison. En conséquence, les recettes fiscales et non fiscales jadis mobilisées sur fond de
corruption, sont actuellement bien canalisées vers le compte du trésor public. Les recettes
ainsi accrues permettent au gouvernement de réaliser les objectifs prévus dans son programme
d’actions , l’IGF peut accomplir toute enquête ou mission de contrôle, de vérification, de
contre-vérification et de surveillance de toutes les opérations financières, en recettes et en
dépenses, du pouvoir central ainsi que des organismes ou entreprises de toute nature
bénéficiant de son concours financier sous forme de participation en capital, de subvention, de
prêt, d’avance ou de garantie.
Elle vient d’être ajustée afin de faciliter l’audit, le contrôle et l’encadrement
permanent des services soumis à ses interventions, de lutter plus efficacement contre la fraude
et la corruption, de promouvoir la bonne gouvernance et de veiller à l’uniformisation des
méthodes de travail, notamment en matière d’audit interne dans le secteur public. En effet, la
RDC est l’un des pays où la corruption touche la vie nationale et les institutions publiques et
qu’elle constitue un fléau contre les recettes publiques. Selon les données récentes calculées
par transparency international, la RDC occupe la 169ème place sur les 183 pays de tous les
continents avec 81 points comme indice de perception de la corruption dans le secteur public
et une note de 2 sur 10. A cet effet, la corruption freine la croissance économique, nuit à
l’état de droit et entraîne un gaspillage de compétences et de précieuses ressources. Ainsi, les
organes œuvrant dans la lutte contre la corruption comme l’inspection
2
responsable et efficiente auprès de cet organisme public qui jouit d’une personne morale de
Droit Public qui est la Direction Provinciale du Haut-Katanga et également d’une autonomie
administrative, financière et retrouvant être placé sous un contrôle de tutelle d’une part par le
Ministère de Portefeuille en matière financière et d’autre part par le Ministère de l’Energie en
matière technique.
IV. DELIMITATION DU SUJET
Délimiter un sujet, c'est cerner le cadre dans lequel la recherche sera menée et qui a
une partie des conclusions données et qui seront extrapolées à l'ensemble de la réalité sociale
à étudier. Cependant, pour mieux parfaire l'appréhension et l'analyse, il appartient à tout
travail scientifique comme celui-ci d'être délimité dans le temps, dans l'espace et dans la
typologie.
1
Paul Robert, dictionnaire du français primordial éd, Paris 1987, p855
2
Idem
5
L’hypothèse selon la définition donnée par Madeleine Grawitz3, c’est une réponse
provisoire donnée aux questions de la problématique, elle servira de fil conducteur, car elle
est une conjoncture ou « une proposition de la réponse à la question posée »
Ainsi, la problématique de notre travail peut accueillir les réponses suivantes :
L’Inspection Générale des Finances en tant que service de contrôle financier,
contribuerait à la REGIDESO du Haut-Katanga en actionnant l’assainissement de la gestion
des ressources humaines et lutter contre le favoritisme, à renforcer les mécanismes de
contrôle et de suivi de la gestion, à mettre en place de meilleures procédures pour l’attribution
transparente de marchés publics, mais aussi à réaliser les investissements prioritaires pour
améliorer la qualité et la fiabilité de la distribution d’eau, améliorer une gouvernance
transparente dans les processus de facturation et recouvrement auprès des abonnés.
.
VII. METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE
Selon les conceptions et perceptions, plusieurs définitions sont données au concept
« méthode ».
Mais pour ce qui nous concerne et comme le souligne Pinto R. et Grawitz M., la
méthode est considérée comme l’ensemble des opérations intellectuelles par lesquelles une
discipline cherche à atteindre les vérités qu’elle cherche, les démontre et les vérifie 4.
Pour la part de Birindwa Ibanda5, « une méthode de recherche est donc une
procédure logique qui détermine le processus et les formes devant rendre accessible la réalité
à saisir dans une étude scientifique donnée ». L’adoption d’une méthode dans une recherche
scientifique n’est pas facultative. Par contre, elle est une obligation pour tout chercheur. La
méthode permet au chercheur d’atteindre l’objectif qu’il s’est assigné dans son travail. Sans
elle, l’étude serait gratuite.
Pour réaliser notre étude, nous avons fait recours à la méthode fonctionnelle
La méthode fonctionnelle selon J. Chevalier et D. Loschulk, « consiste à expliquer
les faits politiques par le rôle, la fonction qu'ils assument dans le système social auquel ils
appartiennent ».6
Dans l'usage de cette méthode. Nous nous appuyons sur trois postulats élaborés par
Bronislaw Malinovski dans sa méthode fonctionnelle :
3
Grawitz M, Méthodes des sciences sociales, édition Dalloz, Paris, 1997, p.340
4
MULUMBATI NGASHA, sociologie générale, éd. africa, Lubumbashi, 1980, p 21
5
Birindwa Ibanda, comment élaboré un travail de fin de cycle ? Contenus et étapes, Lubumbashi,
[Link], 2009, p.47.
6
[Link] et D. Loschulk, cité par MULUMBATI NGASHA, Introduction à la science politique,
Lubumbashi, Mediaspaul, 1977, p.193
6
Postulat de l'unité fonctionnelle : Tout élément d'un système est fonctionnel pour le
système social tout entier ;
Postulat du fonctionnaire universel : Chaque élément social et culturel remplit une fonction
dans le système ;
Postulat de nécessité : Chaque élément est indispensable au système.
L’IGF a pour mission de contrôler et de déceler les fautes de gestion, d’en chercher les causes
et de les réparer pour éviter leur retour, à la Direction Provinciale du Haut-Katanga de la
REGIDESO. En outre, un bon contrôle doit être effectué au moment opportun, il doit par
ailleurs être impartial et suivi des actes et de sanctions. Le contrôle des finances publiques est
un processus systématique visant à obtenir et à évaluer des éléments probants de façon
objective, afin de déterminer si les informations ou les conditions réelles remplissent des
critères donnés. Et cette application est effectuée à tout le niveau local, régional, provincial,
national. Dans cette production scientifique, la méthode fonctionnelle nous sera bénéfique
d'identifier les principaux acteurs des élections et de démontrer la fonction ou l'importance et
le rôle que doit jouer chacun d'eux pendant et après la période électorale.
Les techniques apparaissent comme des outils de recherche mis en œuvre en fonction d’une
stratégie générale définie au préalable. Le choix de cette technique dépend de l’objectif
poursuivi, lequel lié lui-même à la méthode du travail.
Selon Kitaba Kya 7Ghoanys, « une technique est un instrument nécessaire à la collecte et
exploitation des données. C’est un moyen permettant d’atteindre un but de recherche.
Nous définissons la technique avec Isango Idi Wanzila « comme l'ensemble des outils
qu'utilise un chercheur pour accéder aux données susceptibles de démontrer la vérité des faits
qu'il étudie ».8
Pour entrer en possession des informations nécessaires à la réalisation du présent
travail, nous avons fait recours aux techniques d’observation directe.
L’observation directe
Selon Mulumbati Ngasha, « l’observation directe est cette forme d’observation qui porte
directement sur les phénomènes politiques étudiés qu’il s’agisse des individus, des groupes
d’individus, des institutions, etc. »9
7
KITABA KYA GHOANYS, cours de méthodes de recherche en sciences sociales, G2 FSSPA, 2020-2021,
inédit,
8
ISANGO IDI WANZILA, cours d'initiation au travail scientifique en science sociale, G1SPA, FSSPA,
UNILU, 2005, inédit
9
MULUMBATI NGASHA ADRIEN, Introduction à la science politique, aux éditions Africa, Lubumbashi,
1977.p 21
7
10
IDEM page 23
11
8
dans l’utilisation abusive des deniers publics et détournement des recettes publiques, mieux une classe
politique dont l’éthique devient le maître-mot dans l’exercice d’une charge publique. Ainsi, ceux qui
tardent à embarquer ce train de lutte contre la corruption et s’évertuent à pérenniser les anciennes
pratiques de corruption se trouvent inquiétés et jetés en prison. En conséquence, les recettes publiques
jadis mobilisées sur fond de corruption, seront canalisées vers le compte du trésor public. Les recettes
ainsi accrues permettent au gouvernement de réaliser les objectifs prévus dans son programme
d’actions. En menant cette étude, l’objectif est d’étaler les actions entreprises par l’IGF depuis 2020 et
les perspectives à venir pour lutter contre la corruption dans la mobilisation des recettes.
12
A. LARAMEE ET B. VALLET, Recherche en Communication,éléments des méthodes, Québec, télé
université, 1992, p.32
10
Cinq mois plus tard, il fut créé, par l'ordonnance- loi n o 68/201du 09 mai1968, un
autre organe de contrôle spécifique appelé « corps de contrôleurs des dépenses Engagées ».
Ce corps composé uniquement des inspecteurs des finances nommé par le Président de la
République, avait l'exclusivité de contrôle des dépenses engendrées.
Les deux ordonnances-lois précités furent complétés en 1969 par l'ordonnance- loi
no 69-005 du 30 janvier 1969, portant création d'un service d'enquête budgétaire chargé
d'opérer sous les ordres directs du Ministre des finances, toute enquête en rapport avec la
gestion de fonds publics dans les administrations centrales et en provinces.
En 1987, l'instigation des institutions de brettons Wood, il sera créé le 15 septembre
(ordonnance no 87/323) l'inspection générale des finances. Ce texte consacre la restitution au
service des toutes ses attributions de 1968.
Grâce à ce texte, plusieurs missions de contre-vérification recette publique et
douanière seront organisées. Ce qui permettra au gouvernement en 1988 et 1989 de réaliser
les recettes de l'ordre d'un milliard de dollars américains.
En 2003, l'inspection générale des finances sera attachée à la présidence de la
République (décret no 034-B du 18 mars 2003). Cette réforme a été dictée par le souci
d'étendre également les contrôles sur les actes posés par l'ordonnateur général bu budget.
En 2004, par décret no 04/018 du 19 février 2004, suite aux réclamations de quelques
opérateurs économiques, l'inspection générale des finances est de nouveau rattachée au
Ministère des finances, et la contre- vérification fiscale ne peut avoir lieu qu'à la demande
expresse du Ministre des finances.
1.1. CONCEPT CLEF DE L’ETUDE
La définition des concepts c’est une étape indispensable d’une étude scientifique. En
effet, les mots sont souvent polysémiques car leurs sens varient selon les disciplines, les
époques et même et même selon les auteurs qui les utilisent. Ainsi, pour permettre à nos
lecteurs de saisir facilement la pertinence de cette étude, nous allons développer des
considérations sur les concepts de base et connexe.
L'objectif de ce cadre conceptuel est de justifier le choix de nos concepts clés et de
les définir. Aussi, consistera-t-il à mettre en évidence avec les relations supposées entre ces
concepts.
meilleure compréhension de nos hypothèses de recherche. Quelques concepts ont été ainsi
identifiés et définis sur la base de nos questions et hypothèses de recherche. Dans le concept
d'étude nous avons quatre partis à savoir, l’autorité locale, développement, développement
social et développement politique.
1.1.2. DEFINITION
Comme nous venons de le souligner ci-haut, il est distingué trois types de contrôle
sur l’exécution des opérations financières de l’Etat ; l’un est réalisé par l’administration elle-
même, l’autre opéré par des juridictions, le troisième est exercé par le parlement.
❖ Contrôle parlementaire
Il s’agit d’un contrôle politique qui est la suite logique de l’autorisation
parlementaire accordée à l’exécutif lors du vote du budget. Il est tout fait normal que l’organe
qui a donné le pouvoir à l’exécutif d’exécuter la loi de finances puisse chercher à s’assurer de
la manière dont cette autorisation a été appliquée.
13
MUKENGE KATUMBA.G. S & MAKUMBIZA.U. R. « Corruption et mobilisation des recettes : Actions
entreprises par l’inspection générale des finances RDC et perspectives ». Revue Française d’Economie et de
Gestion, Revue Française d’Economie et de Gestion « Volume 3 : Numéro 9, pp : 196 – 213.
12
❖ Contrôle juridictionnel
La Cour des comptes est une juridiction créée aux termes des dispositions de l'article
180 de la Constitution, et chargée de contrôler les comptes de tous les services du pouvoir
central. Elle vérifie, à posteriori, sur pièces et, en cas de besoin, sur place, la régularité des
opérations exécutées aussi bien par l'ordonnateur que par le comptable public, en matière de
recettes, de dépenses et de trésorerie retracées dans la comptabilité du pouvoir central. Elle
s'assure du bon emploi des crédits, fonds et valeurs gérés par le pouvoir central. Il s’agit d’un
contrôle externe à l’administration et à postériori.
❖ Contrôle administratif
Longtemps basé sur la seule vérification du respect des règles essentielles du droit de
la comptabilité publique, le contrôle administratif recherche également désormais à s’assurer
de l’efficacité de la décision publique par des contrôles fondés sur l’analyse du risque. Il est
tout d’abord le fait de fonctionnaire de l’administration des finances placées auprès des
principaux ordonnateurs. Ensuite, les comptables publics vont vérifier les opérations réalisées
par les ordonnateurs avant de payer la dépense. Enfin, le corps de l’inspection générale des
finances s’assurera que l’ensemble des dispositions comptables a été respecté.
➢ Le contrôle de l’ordonnateur
C’est le contrôle hiérarchique exercé par chaque ministre, responsable d’institution,
Directeur Général d’un établissement relevant des budgets connexes, sur les opérations des
recettes et des dépenses. C’est donc un contrôle interne aux ministères et services. Le
ministre des finances détient le pouvoir de ce contrôle sur les administrations financières, de
même que sur les comptables publics. Le Ministre du budget le détient sur tous les agents et
particulièrement sur les actes posés par les contrôleurs budgétaires. Chaque ministre le
détient sur ses agents des recettes et dans l’exécution des dépenses. C’est un contrôle qui peut
être à priori, concomitant ou à posteriori. ➢ Le contrôleur budgétaire Est un agent qualifié
affecté par le ministre du budget auprès de chaque ordonnateur, en val d’exercer un contrôle
administratif à priori de tous les actes portant engagement, liquidation, et ordonnancement des
dépenses en y opposant son visa préalable si ces actes sont corrects et légaux ou en refusant le
dit visa en cas d’irrégularité.
13
De toutes ces définitions, nous pouvons en tirer les principes fondamentaux qui
gouvernent toute personne administrative spécialisée ou technique :
14
ANDRÉ DE LAUBADERE. A., op. Cit, p.287
15
JEEF MUDIMBI KAPILU, Cours de culture des services publics, L3 DSJPA, UNILU, 2024, Inédit.
KALALA ILUNGA MATTHIESEN, Cours des grands services publics, L1 Droit, UNILU, 2019, Inédit.
16
Journal Officiel de la République démocratique du Congo : Loi n 08/007 du Juillet 2008 portant dispositions
générales relatives à la transformation des entreprises publiques, 49eme années, n spécial, Kinshasa ;
14
L’établissement public est un mode de gestion d’un service public. De cette donnée résultent
déjà pour le régime juridique des conséquences capitales ; à savoir l’application de toutes les
règles qui, en droit public, sont attachés à la notion de service public.
Mais dans l’ensemble de la théorie du service public, l’établissement public a une place à
part définie par les deux traits qui l’y caractérisent ; son caractère d’organisme public, son
caractère décentralisé
L’établissement public fait partie du secteur des organismes publics : cela le différencie, par
exemple, profondément de la concession et entraîne pour lui une nouvelle série de
conséquences juridiques, notamment :
Les décisions prises par les dirigeants d’un établissement public sont des actes
d’autorités administratives susceptibles de recours pour excès de pouvoir
La personnalité morale
La Spécialité
Le contrôle du pouvoir central qui se relie à la notion et à la technique de la tutelle
La décentralisation des établissements publics est susceptible de degrés, leur
autonomie est très diverse suivant les catégories, le contrôle de tutelle étant organisé de
manière plus ou moins étroite
Les établissements publics étant des modes de gestion des services publics, crée pour
gérer un service public, la typologie de l’Etablissements public n’est donc pas différente de
celle de service public, ainsi on distingue :
Il est celui qui assure la gestion d’un service public industriel et commercial.
A leur définition légale énoncée plus haut. Il sied d’ajouter ici que les structures organiques
d’un établissement public sont :
- Le conseil d’administration ;
- La direction générale ;
- Le collège des commissaires aux comptes.
Les articles 7 à 18 de la loi n°08/009 du 7 juillet 2008 17 fournissent les détails sur les
dispositions générales applicables à ces organes. Ils relèvent de la décentralisation technique.
La tutelle sur les actes des entités territoriales décentralisées et des établissements
publics. Le gouverneur de province exerce, dans les conditions prescrites par la loi organique
n°08/016, la tutelle sur les actes des entités territoriales décentralisées. Il peut déléguer cette
compétence à l’administration du territoire.
17
Journal Officiel de la République démocratique du Congo : Loi n 08/009 du Juillet 2008 portant dispositions
générales relatives applicables aux établissements publics, 49eme années, n spécial, Kinshasa ;
16
L’article 96 de cette loi organique précise que la tutelle sur les actes des entités
territoriales décentralisées s’exerce par un contrôle a priori et un contrôle a posteriori. Les
actes soumis à un contrôle a priori sont énoncés limitativement par l’article 97 18 de cette loi
organique et le même article in fine précise que tous les autres actes sont soumis à un contrôle
a posteriori.
Quant aux établissements publics, ils sont placés sous la tutelle du ministère en
charge du secteur d’activité concerné pour chaque établissement.
Les statuts de l’établissement public déterminent les matières sur lesquelles porte la
tutelle ainsi que les mécanismes de son exercice. Le ministre de tutelle exerce son pouvoir de
contrôle par voie d’approbation et par voie d’autorisation. L’article 26 de la loi n°08/009 du
07 juillet 200819 portant dispositions générales applicables aux établissements publics cite les
matières soumises à l’autorisation préalable.
Pour terminer, remarquons avec le Professeur NGOMA que bien que la RDC ait
connu la forme fédérale et la forme unitaire, chaque fois que le peuple est appelé à choisir
librement sa constitution, la forme fédérale a toujours été adoptée. Il fut ainsi pour la loi
fondamentale du 19 mai 1960 suite à la table ronde politique de Bruxelles du 20 janvier au 20
février 1960.
Avant de clore complètement ce point, précisons que l’établissement public n’est pas
a confondre avec l’établissement d’utilité publique. Ce dernier est un mode de gestion d’une
activité privée dont la direction est confiée à un organisme privé et non à un organisme public
et dont le caractère d’utilité publique est reconnu par un texte règlementaire
18
TSHITAMBWE KAZADI SHAMBUYI, Cours des grands services publics, L1 Droit, UNILU, 2014, Inédit.
19
Journal Officiel de la République démocratique du Congo : Loi n 08/009 du Juillet 2008 portant dispositions
générales relatives applicables aux établissements publics, 49eme années, n spécial, Kinshasa ;
20
ANDRÉ DE LAUBADERE., Traité de droit administratif, T1, 13e éd., LGDJ, Paris, 1999 p.288-289
17
Cependant, en raison d’un certain intérêt qu’ils représentant, a été octroyée par décret
la reconnaissance d’utilité publique
Les services d’utilité publique ou collective sont ceux dont la gestion est assurée par
des organismes privés qui peuvent être des personnes morales ou des personnes physiques de
Droit privé.21
21
TSHITAMBWE KAZADI SHAMBUYI, Cours des grands services publics, L1 Droit, UNILU, 2014, Inédit.
22
IDEM
18
Cette revue converge avec le nôtre en ces sens qu’on parle de la lutte contre la fraude
et la corruption, afin de promouvoir la bonne gouvernance et de veiller à l’uniformisation des
méthodes de travail, notamment en matière d’audit interne dans le secteur public et le nôtre
parle, de contrôler et de déceler les fautes de gestion financière aux seins des établissements
publics en RDC tel que la REGIDESO, et d’en chercher les causes et de les réparer pour
éviter leur retour.
23
JEEF MUDIMBI KAPILU, Cours de culture des services publics, L3 DSJPA, UNILU, 2024, Inédit.
24
TSHINTAMBWE. K, Cours des grands services publics, L1 Droit, UNILU, 2014, Inédit.
25
MUKENGE KATUMBA.G. S & MAKUMBIZA.U. R. « Corruption et mobilisation des recettes : Actions
entreprises par l’inspection générale des finances RDC et perspectives ». Revue Française d’Economie et de
Gestion « Volume 3 : Numéro 9, pp : 196 – 213.
19
KODILA TEDIKA 26dans son article sur « l’anatomie de la corruption en RDC » a voulu
savoir la nature de la corruption en RDC. Après avoir utilisé la méthode d’analyse fondée sur
l’observation participante, a abouti à la conclusion selon laquelle, la corruption est
systémique. Les institutions formelles comme informelles du pays s’alignent de telle sorte que
cette corruption se pérennise.
Ce travail cadre avec le nôtre dans la mesure où la corruption de la RDC est à une
échelle élevée et elle se pratique tant du côté de la demande que de l’offre. De telle sorte
qu’elle occupe selon les données récentes calculées par transparency international la 169ème
place sur les 183 pays de tous les continents avec 81 points comme indice de perception de la
corruption dans le secteur public et une note de 2 sur 10. A cet effet, la corruption freine la
croissance économique de l’Etat, nuit à l’état de droit et entraîne un gaspillage de
compétences et de précieuses ressources. Les organes œuvrant dans la lutte contre la
corruption comme l’inspection générale des finances, devraient faire montre de rigueur et
détermination pour éradiquer complètement ce fléau à travers les établissements publics tel
que la REGIDESO qui demeure l’un des principales sources financières de l’état congolais,
Ce travail se parallélise avec le nôtre en sens qu’il propose un outil stratégique permettant de
veiller à la promotion de la bonne gouvernance et de veiller aux irrégularités et
dysfonctionnements majeurs tel que les dépenses non justifiées et détournement de fonds, afin
de consolider la gouvernance transparente, responsable et efficiente auprès des services
publics notamment en matière d’audit interne dans le secteur public.
26
KODILA TEDIKA Anatomie de la corruption en République Démocratique du Congo, in revue MPRA, Paper
N°49160, 2013 ;
27
RAHANTAMALALA NAMBININTSOA, Appui à la bonne gouvernance et à la lutte contre la corruption à
Madagascar, mémoire de fin d’étude, université d’Antananarivo, département d’économie, 2016 ;
20
28
MAZIZ SALAH dans la Revue Internationale des Sciences de Gestion sur « Le rôle des
systèmes de contrôle dans l’amélioration de la gouvernance des entreprises publiques en
Algérie » a cherché à savoir si les systèmes de contrôle auxquels sont soumises les entreprises
publiques économiques contribuent considérablement dans l’amélioration de la gouvernance
des Entreprise Publique Economique en Algérie. Après analyse des résultats, elle est arrivée à
la déduction selon laquelle, Malgré les grands programmes d’assainissement engagés au profit
des entreprises publiques économiques, le mode de gouvernance et de gestion des entreprises
publiques algériennes fait l’objet de critiques récurrentes essentiellement l’absence d’une
stratégie efficace (audit, investissement, nomination…) et l’absence de formation sur les
principes de gouvernance dédiée aux représentants de l’Etat
Cette Revue a une corrélation avec nôtre travail en ce sens qu’il cherche à mettre l’accent sur
le rôle dans l’amélioration des pratiques en matière de gouvernance d’entreprise publique qui
est une condition sine qua non de la bonne relation Etat-entreprises publiques.
IMANE NAJIM29. Dans sa thèse sur « Management Public : Du contrôle des dépenses au
contrôle de gestion : Processus d’implantation d’un système de contrôle de gestion applicable
aux administrations publiques marocaine » a voulu savoir si l’implantation d’un système de
contrôle de gestion et de dépenses favoriserait l’émergence du management public, Après
analyse des résultats, elle est arrivée à la conclusion selon laquelle la gestion classique des
fonds publics présente énormément d’inconvénients. En effet, cette gestion est entièrement
axée sur la simple conformité à la réglementation en vigueur sans se préoccuper du contrôle
d’opportunité. Par conséquent, l’Etat marocain en a supporté les effets négatifs. Il s’agit des
différents scandales et gâchis enregistrées dans l’administration publique marocaine au cours
des deux dernières décennies.
Cette thèse cadre avec notre travail en sens qu’elle cherche à implanter une démarche
rigoureuse d’un système de contrôle de gestion dans une optique de management public, afin
de garantir l’assainissement financier de l’administration publique.
28
MAZIZ SALAH, « Le rôle des systèmes de contrôle dans l’amélioration de la gouvernance des entreprises
publiques en Algérie » Revue Internationale des Sciences de Gestion
Numéro 1 : Juillet 2018
29
IMANE NAJIM, Thèse de doctorat en sciences de gestion : Management Public : Du contrôle des dépenses
au contrôle de gestion : Processus d’implantation d’un système de contrôle de gestion applicable aux
administrations publiques marocaines, 2019.
21
Pour une approche plus précise de la notion de théorie scientifique, on peut se référer
à la définition qui a été proposée par Raymond Aron lorsqu'il définit une théorie comme "un
système hypothéticodéductif constitué par un ensemble de propositions, dont les termes sont
rigoureusement définis, élaborés à partir d'une conceptualisation de la réalité perçue ou
observée".31 Il s'agit en effet d'idées, car toute théorie est le fruit d'une abstraction, d'une
conceptualisation qui tend à formuler, en la simplifiant, une représentation de la réalité.
D'autre part, la théorie est aussi un système, en ce sens que les idées sont formulées avec un
souci de coordination, de cohérence, d'articulation logique, en tentant d'ordonner l'ensemble
autour d'un noyau central unificateur.32
Pour nous, une théorie est un système de concepts qui donne une explication
d'ensemble de la connaissance. Autrement dit, c'est un système conceptuel organisé sur lequel
est fondée l'explication d'un ordre de phénomènes. Elle a pour mission, de tracer le cadre
conceptuel dans lequel les données relevant de l'observation ou de l'expérimentation peuvent
être traitées avec pertinence. C'est la théorie qui organise et oriente toute la recherche.
Pour bien expliquer les données empiriques de notre travail nous faisons appel au
fonctionnalisme plus précisément le fonctionnalisme relativisé comme théorie explicative.
Cette théorie est présentée par Robert King Merton, il a mis en cause les postulats du
fonctionnalisme absolu. Il a substitué au postulat de l'unité fonctionnelle, qui impliquait que
chaque élément soit fonctionnel à la fois pour la société toute entière et pour chacune de ses
parties, celui de l'hétérogénéité fonctionnelle, qui considère qu'un élément peut être
fonctionnel pour certains secteurs de la société et pas pour d'autres (en particulier dans les
sociétés complexes). Il a révisé aussi le postulat du fonctionnalisme universel, suivant lequel
tout élément du système remplit une fonction, en notant que certains peuvent n'en remplir
aucune et être afonctionnels et d'autres être même dysfonctionnels, c'est-à-dire gêner ou
empêcher l'adaptation du système. Il a assoupli le postulat de nécessité, selon lequel tout
élément du système est indispensable au tout et il remarque qu'il existe des substituts
fonctionnels, en ce sens que certaines fonctions peuvent être remplies alternativement ou
30
MULOWAYI DIBAYA, Manuel et lexique de sociologie, Bruxelles, Bordas, 2015, p34
31
Stanley Hoffemann, La théorie des relations internationales, Paris, Karthala, 2006, p23
32
Jean-Louis Loubet Del Bayle, Initiation aux méthodes des sciences sociales, Paris, Harmattan, Éditeur, 2000,
272 pp
22
successivement par des éléments très différents soit dans le temps, soit d'une société à l'autre.
Enfin, ayant déjà enrichi l'analyse fonctionnelle des concepts de "dysfonction" et de "substitut
fonctionnel", R.K. Merton introduit une distinction entre fonctions manifestes, dont les
conséquences sont conscientes, comprises et voulues par les participants au système, et
fonctions latentes, dont les conséquences ne sont ni comprises ni voulues consciemment par
les acteurs sociaux.
En conséquence, l'analyse fonctionnaliste des phénomènes sociaux est celle qui les
explique par le rôle, la fonction qu'ils assurent dans l'ensemble social auxquels ils
appartiennent. Les théories explicatives de type fonctionnaliste expliquent les phénomènes
étudiés à partir des fonctions qui sont les leurs.
Tout au long de notre travail nous essayerons d'assoir notre réflexion en suivant les
principes de cette théorie et pour mieux comprendre les problèmes que rencontre le secteurs
public notamment la Regideso du Haut Katanga dans la mauvaise gestion et de détournement
des recettes, mais également de plusieurs irrégularités et dysfonctionnements tels que les
problèmes de la gouvernance non transparence et de gestion financière , mais aussi des
dépenses non justifiées et des défaillances dans le recouvrement des factures auprès des
abonné
L’autorité locale sur le développement socio-politique qui est causé par le non-
respect de la décentralisation. L'une des missions principales de la Commune Lubumbashi est
d’impulser le développement au niveau local.
23
CONCLUSION PARTIELLE
Au terme de premier chapitre consacré aux définitions des concepts et cadre
théorique de base du sujet de ce travail. Trois grandes sections ont constitué l'essentiel de ce
chapitre.
La Deuxième section porte sur l'état de question, qui nous a permis de résumer les
travaux existants dans le domaine en mettant de l'avant leurs conclusions, puis de montrer en
quoi le projet de mémoire s'en inspire où s'en écarte.
La troisième section a porté sur cadre théorique du sujet de ce travail dans le but
d'expliquer un seul problème précis d'intégrer ou de rendre crédible notre recherche dans
l'ensemble de la communauté scientifique. Pour ce faire, nous avons, ainsi, construit ce cadre
théorique grâce à la théorie qui explique le fonctionnalisme et nous a permis de comprendre
l'implication que chaque élément soit fonctionnel à la fois pour la société toute entière et pour
chacune de ses parties.
24
Sur le plan administratif, la réforme fut réalisée en 1966 par l'ordonnance loi n°
66/460 du 25 Août 1966, portant création de la régie de distribution d'eau.
33
Ordonnance-loi n n°66-460 du 25 août 1966 portant création de la Régie de Distribution d’Eau et D’électricité
de la République Démocratique du Congo.
25
Après l'indépendance, l'entreprise était sous la direction des belges, mais en 1972, le
président MOBUTU nomma le premier Président Délégué Général en la personne de
Monsieur TSHONGO TSHIBINKULA WA TUMBA. En 1979, par la décision du
gouvernement la section d'électricité fut confiée à la société Nationale de l'électricité S.N.E.L
en sigle. Donc, il y eu une scission entre la section de régie de distribution d'eau et celle
d'électricité.
I.1. Situation géographique
La REGIDESO est implantée sur toute l'étendue de la République Démocratique du
Congo. Et a son siège social et administratif à Kinshasa, dans la commune de la Gombe au
croisement du boulevard du 30 juin et de l'avenue de la démocratie (ex huilerie), au numéro
56/63.
Il faut noter que la REGIDESO division provincial du haut- Katanga est situé dans la
commune de Lubumbashi, quartier Makutano, n° 78, avenue Moero. 3
Les textes ci-après ont régit la REGIDESO depuis le 30/12/1933 marquant sa création :
Décret du 20/06/1961 portant une légère modification au décret du 1939 (les activités
de la REGIDESO ne sont plus entendues au Rwanda et Burundi)35.
34
Arrêté royale du 28 mars 1933 portant constitution de la Régie de distribution d’eau de la colonie
35
Décret du 20 juin 1961 portant modification sur les activités de la REGIDESO Rwanda et Burundi.
26
L’actuelle REGIDESO qui est une entreprise publique initialement créée par
l’ordonnance loi N°66/460 du 25/08/1966 est transformée par l’article 4 de la loi N° 08/007
du 07/07/200838 et par le décret-loi N° 09/12 du 24 avril 2009, en une société par action à
responsabilité limitée (SARL) ayant actionnaire unique la RDC, régi les lois et règlement
encadrent les sociétés par actions à responsabilité limitée, sous réserves des lois et règlements
spécifiques ou dérogation et par le nouveau statut la société prend la dénomination suivante :
Régie de distribution d’eau de la RDC, en sigle (REGIDESO S.A).
Ainsi le ministère de l'énergie assure la tutelle technique et financière, porte notamment sur :
36
Ordonnance-loi N°73/026 du 28 juillet 1973 portant statut de la Régie est placée sous tutelle de l’Institut de
gestion de portefeuille (IGP)
37
Ordonnance – loi n°77-022 de janvier 1978 portant dispositions générales applicables aux entreprises
publiques zaïroises
38
Loi 08/008 du 07 juillet 2008 portant dispositions générales relatives à la transformation des Entreprises
Publiques
27
En vue d’alimenter en eau potable les populations de la RDC, la REGIDESO s’est fixé
comme objectif :
Service commerciale
Service administratif et financière
Service logistique
Placé sous l’autorité fonctionnelle d’un secrétariat de direction. Cet organe se charge
de la rédaction, de l’enregistrement, de la saisie, de la réception de classement ainsi que de
l’expédition des courriers, il dresse les compte-rendu et procès-verbaux de réunions de la
direction.
Tout d’abord nous allons définir la notion de contrôle de gestion, en suite définir les
objectifs et le rôle de ce service de contrôle de gestion.
C’est un outil, une pratique qui consiste à s’assurer que chaque chose s’exécute
conformément au plus adopté, aux ordres donnés et aux principes admis et que les objectifs
sont atteints suivant un planning arrêté, des actions ou mesures d’encadrement sont spécifiées
pour la réalisation des objectifs fixés dans chaque domaine.
La REGIDESO fixe en début de chaque année ses objectifs à atteindre à court terme,
moyen Terme et à long terme. Ces objectifs peuvent être qualitatifs et quantitatifs. En ce qui
concerne les objectifs quantitatifs, nous pouvons parler de budget d’exploitation
d’investissement, de trésorerie, ou d’approvisionnement.
30
Les indicateurs de performances sont choisis pour l’appréciation des résultats. Que
ce soit dans le domaine d’exploitation, d’investissement, de trésorerie, des objectifs sont
considérés comme cibles à atteindre, soit d’une manière permanente soit par période
déterminée (mensuellement, trimestrielle, semestrielle ou annuelle). 6
Une fois que les objectifs sont fixés, planifiés et adoptés, le comportement de contrôleur de
gestion consistera à :
Conseil d’administration
Secrétariat général
Administrateur Directeur financière
Chaque division est subdivisée en service et section, mais également par des représentants
dans chaque commune appelées techniquement agences qui dépendent hiérarchiquement de
la division provinciale, qui les suivantes sur l’étendue de la ville de Lubumbashi :
Agence Lubumbashi 1
Agence Lubumbashi
Agence Kampemba
Agence Kamalondo
Agence Kenya
Agence Katuba 1
Agence Katuba 3
Agence Upemba
Agence Golf Alilac
Agence Plateau 1
Agence Gambela
Agence Ruashi
Agence Centrale
Agence ENSPU
Agence Bongonga
Agence Matshipisha
33
Les agences ne sont pas seulement dans la Ville de Lubumbashi, mais aussi dans le centre
d’exploitation en province (grand centre), en général chaque usine de traitement procède par
les étapes suivantes pour obtenir de l’eau potable :
La Sédimentation
L’Aération
La Floculation
La Décantation
La Filtration
La Stérilisation
La Correction d’agressivité
A pour rôle de :
Sa mission est de :
Joue le rôle de :
S’assurer de la qualité de l’eau livrée au réseau par rapport aux normes de l’OMS ;
Effectuer les analyses physico-chimique et bactériologique de l’eau traitée ;
Fixer les taux de traitement des produits chimiques
Contrôler périodiquement la qualité de l’eau brute (captage et puits) ;
Veiller à la gestion des matériels du laboratoire ;
Veiller à l’approvisionnement des centres d’exploitation en produits chimiques et
réactifs d’analyses ;
Etablir les rapports périodiques et circonstanciels à transmettre à la hiérarchie sur la
qualité de l’eau, le fonctionnement du service et la réalisation des objectifs lui
assignés.
Elle s’occupe de :
CONCLUSION PARTIELLE
Ce chapitre a permis de dresser un état des lieux de la REGIDESO du Haut-Katanga,
en soulignant tant les défis auxquels elle est confrontée que les opportunités qui s'offrent à
elle. La Direction Provinciale du Haut-Katanga, en tant qu’acteur central de distribution
d’Eau potable, joue un rôle déterminant dans la mise en œuvre de productions publiques
visant à améliorer le cadre de vie des habitants en fournissant l’Eau potable sur tout le coins
de la Ville de Lubumbashi et à stimuler l’activité économique de l’Etat . Les prochaines
parties de ce travail approfondiront les enjeux liés à l'analyse de l'Inspection Générale de
Finances sur la REGIDESO du Haut-Katanga.
36
Depuis l’arrivée du puissant patron de l’Inspection générale des finances est devenu
l’ennemi de nombreux mandataires d’entreprises et d’institutions qu’il contrôle.
C’est peu dire que Jules ALINGETE entend des dents grincer, déjà redouter, le
patron de l’Inspection générale des finances (IGF) est encore plus craint depuis que son
institution s’est vu octroyer un nouveau pouvoir, il porte un nom administratif, « le contrôle a
priori », et il est redoutable.
Installés dans les provinces, les entreprises et les établissements publics congolais
depuis 2021, les inspecteurs chargés de mener ce contrôle approuvent chaque semaine les
plans de trésorerie et les plans de dépenses de mandataires publics. Ils interviennent
notamment à la Gécamines, à la Banque centrale, a la REGIDESO, la SNEL et même au sein
du gouvernement central ou de la Commission électorale. « La patrouille financière », comme
elle est surnommée, vise toutes les factures avant que chaque paiement soit effectué.
37
a) RESSOURCES EN EAU
Le système AEP existant de la ville de Lubumbashi est alimenté par plusieurs sources et par
des forages :
- Les sources de Kimilolo (une grande source, et plusieurs petites têtes de sources,
toutes situées sur le site de Kimilolo localisé au sud-ouest de la ville de Lubumbashi)
- Les sources de Kisanga, situées au sud-ouest de la ville, le long de la route nationale
vers Kipushi, et qui alimentent gravitairement le site de Kimilolo.
- Les sources de Kasapa, situées au nord-ouest de la ville.
- Les sources de Luano, situées dans la partie nord de la ville.
- Les forages de Ruashi situés dans la concession minière de Ruashi-Mining dans la
partie nord-est de la ville.
- Les forages d’Unilu, situés au nord de la ville.
a) Zone Luano
La zone Luano est alimentée gravitairement à partir du nouveau château d’eau R8 de
même nom. La zone englobe les quartiers Ville 1, Aéroport et une partie des quartiers Kigoma
et Kalukuluku.
Le château d’eau Luano est alimenté d’une part à partir des sources Luano, et d’autre
part à partir des sources Kasapa par repompage au niveau de la station Relais 1.
b) Zone Relais
La zone Relais est une zone médiane alimentant le centre-ville de Lubumbashi. Elle
est alimentée gravitairement à partir des deux réservoirs Relais 1 (R3) et 2 (R4). La zone
dessert les quartiers Lumumba, Kiwele, Makutano, Naviundu, Bel Air I, Kampemba et une
partie des quartiers Gambela, Bel Air II, Ville 10, Kafubu, Kitumaini, Njanja et Mampala.
Les réservoirs de stockage sont alimentés à partir des sources Kasapa, à travers la
station de pompage de Kasapa N° 2 (SP KAS 2), d’une part, des sources Kimilolo et Kisanga
et du champ de forage de Kafubu à travers la station de pompage Kimilolo 1 (SP KIM 1),
d’autre part.
c) Zone Ruashi
La zone Ruashi est alimentée à partir du château d’eau R2 de même nom. Ce château
d’eau est alimenté sur base de 300 m3/h fourni par la société Ruashi Mining à la REGIDESO
et, par reprise de pompage au niveau de la station Relais (SP RELAIS 2).
La zone Ruashi englobe les quartiers Congo, Bendera, Shindaika, Mateleo, Ville 11
et une partie des zones Ville 10, Kalukuluku et Bel Air II.
d) Zone Unilu
Cette zone est alimentée gravitairement par le réservoir Unilu R5. Sont ainsi
desservis les quartiers Ville 2, Industriel et une partie des quartiers Ville 3, Zone annexe,
Gambela et Kigoma. Le réservoir Unilu R5 Unilu R5 est lui-même alimenté à partir du champ
des forages Unilu et des sources Kasapa à travers la station de pompage Kasapa (SP KAS 1).
e) Zone Tabacongo
Le réservoir R1 Tabacongo dessert gravitairement la zone basse.
39
rapport à l’année 2021 à 2022, il y a eu une progression de 6,5% soit 2.384.658 m3 Les
financements reçus des Organismes internationaux tels que : la Banque Mondiale (Projet
PEMU/FA) : CDF [Link], KFW : CDF [Link], AFD : CDF [Link],
VSI : CDF 1.000.000 et ONG Solidarité : CDF 352.920 ; L’insuffisance des accessoires
pour la maintenance des réseaux :
- La précarité de la trésorerie induisant les recours aux facilités bancaires, notamment (i)
les découverts pour couvrir la paie des travailleurs et (ii) les crédits documentaires
pour garantir les approvisionnements des produits chimiques.
exposition des filles aux agressions et une augmentation de la violence contre les femmes.
L’enquête 1-2-3 ne permet pas de mesurer cette causalité entre corvée d’eau et exposition aux
agressions, néanmoins plusieurs rapports officiels et des ONG la confirment. En effet, l’ONG
congolaise AFEDE dans son rapport 2007-2008 appelait à se mobiliser « … afin d’améliorer les
conditions de vie des femmes, des filles et des petites filles qui sont la proie des agressions
sexuelles lors de la corvée de l’eau ... ». Aussi, la stratégie nationale de lutte contre les violences
basées sur le genre notait en 2009 que « les femmes, les jeunes et petites filles parcourent de
longues distances pour des corvées d’eau et de bois de chauffage et/ou pour des marchés,
traversant des espaces isolés et insécurisés ». Enfin, l’ONG OBJECTIF O conclut pour l’ASS
que : « donner accès à l’eau potable par l’installation de structures d’approvisionnement (tels que
les puits, les pompes, etc.), c’est améliorer le quotidien et la condition des femmes en contribuant
à l’acquisition de leur indépendance et en leur offrant des perspectives d’avenir ». Ainsi, pour la
RDC, investir dans le secteur de l’eau est aussi un investissement dans la scolarisation, la
sécurité et le bien-être des filles.
En effet, la convention des nations unies contre la corruption en ses articles 10 et 13 impose
aux Etats Parties entre autres42 :
Prendre des mesures appropriées pour veiller à ce que les organes de prévention de la
corruption compétents soient connus du public et faire en sorte qu’ils soient accessibles,
41
World Bank Document.
42
Convention des nations unies contre la corruption, 58/4 du 31 octobre 2003.
44
lorsqu’il y a lieu, pour que tous faits susceptibles d’être considérés comme constituant une
infraction puissent leur être signalés, y compris sous couvert d’anonymat
LIBELLES
Not
REF e 2022 2021
FA Capacité d'Autofinancement Globale (CAFG) 28 921 662 705 64 641 550 915
FE Variation du passif circulant (1) 158 503 574 467 55 322 931 946
Commentaire : L’analyse des flux de trésorerie révèle que la REGIDESO SA n’a pas généré
durant l’année 2022, grâce à son activité, une trésorerie à flot pour couvrir la totalité de ses
47
besoins d’exploitation et même ceux à long terme. En d’autres termes, la trésorerie est
étouffée induisant ainsi l’instabilité de la société.
Ensuite, ses opérations de financement ont été enregistrées pour un montant de CDF
124 milliards. Ce montant est essentiellement dû aux subventions d’investissements reçus en
nature des partenaires financiers (Banque mondiale, KFW, VSI, ONG SOLIDARITE et AFD)
n’influant pas sur la trésorerie.
Par contre, il est constaté un point très négatif : la société ne rembourse pas les
tranches échues de l’emprunt BADEA, soit CDF9.560.179.988.
Des procédures de contrôle renforcées ont été instaurées au niveau des processus
financiers, comptables et opérationnels.
b. Des efforts ont été entrepris pour renforcer la trésorerie et la gestion budgétaire
de l'entreprise.
a. Bien que des défis persistent, certaines améliorations ont été observées dans la
qualité de l'eau distribuée et la continuité du service.
b. Bien que des progrès aient été accomplis, des efforts supplémentaires sont
encore nécessaires pour assurer la pérennité des améliorations et la
transformation durable de l'entreprise.
50
CONCLUSION PARTIELLE
La Première section a porté sur l’état des lieux du système d’alimentation en eau
potable de la ville de Lubumbashi. Nous avons montré comment est la situation actuelle de la
REGIDESO du Haut-Katanga par ces ressources en Eau et aux réaménagements des zones
d’Eau et remobilisation des ressources locales en Eau.
La Troisième section a porté sur l’impact de l’Inspection Générale des Finances dans
la lutte contre la corruption sur la REGIDESO, cela nous a permis de dénicher la perspective
des actions entreprises de l’IGF a la Direction Provinciale de la REGIDESO du haut-Katanga
et ainsi quelques résultats financiers.
51
CONCLUSION GENERALE
Conclure un travail scientifique ne signifie pas que toutes les matières ont été
épuisées. Une bonne conclusion devrait servir de piste d’information à d’autres chercheurs.
Néanmoins, nous estimons que ce travail a eu le mérite d’avoir réussi à lever l’équivoque sur
la question sous étude.
Le présent travail a porté sur « Inspection générale des finances et gestion des
établissements publics en RDC cas de la REGIDESO Lubumbashi ».
Pour y arriver, nous avons fait usage de la méthode fonctionnelle qui nous a permis
d’atteindre les réalités sur base de la description de ses compétences qu’elle cherche, les
démontres et les vérifie, les actions déjà menées par l’IGF depuis l’avènement de Jules
ALINGETE dans la lutte contre la corruption. Aussi, il y a l’observation directe qui nous a
permis d’observer directement les comportements, les interactions et les pratiques des acteurs
de l’entrepreneuriat social en RDC sur terrain. Cette technique nous a permis de recueillir des
données de première main et d’obtenir une compréhension approfondie des réalités et des
défis auxquels sont confrontés les entrepreneurs sociaux dans un contexte spécifique. Elle
nous a également aidées à identifier des tendances émergentes, des modes des comportements
et des opportunités d’amélioration au sein des établissements et entreprises publiques ou
organisme public.
Sur le plan managérial, la réalisation de ce travail permettra aux Inspecteurs Généraux des
Finances de voir les efforts qu’ils ont déjà fournis, leur impact sur la vie nationale et de rester
focus sur les perspectives à venir telles que voulues par leur comité de direction. Aussi, elle
éveille la conscience des gestionnaires des recettes publiques.
53
Sur le plan scientifique, ce travail est d’apport considérable dans la littérature sur la
problématique des mécanismes de contrôle de l’IGF face à la corruption.
Pour notre part nous recommandons ces mesures pour renforcer la conformité, l'efficacité et la
transparence dans la gestion des finances publiques, tout en améliorant le recouvrement des
créances et en garantissant l'équité fiscale.
1. Renforcement de la gouvernance :
a. Établir des mécanismes de contrôle interne plus robustes pour garantir la
transparence et la responsabilité dans la gestion des ressources.
2. Amélioration de la gestion financière :
a. Mettre en place un système de suivi rigoureux des recettes et des dépenses
pour optimiser la gestion budgétaire.
3. Renforcer les procédures de recouvrement des créances impayées.
4. Transparence dans les achats :
a. Adopter des procédures d'achat transparentes et conformes aux normes de
passation de marchés publics.
b. Assurer la publication des résultats des appels d'offres et des contrats signés.
5. Formation et développement des compétences :
a. Investir dans la formation continue du personnel pour améliorer leurs
compétences techniques et managériales.
b. Créer des programmes de sensibilisation sur les bonnes pratiques de gestion.
6. Suivi des recommandations :
a. Mettre en place un cadre de suivi pour l'application des recommandations de
l'IGF, avec des rapports réguliers sur les progrès réalisés.
7. Amélioration de la qualité du service :
a. Prioriser les investissements dans la réhabilitation et la modernisation des
infrastructures de distribution d'eau.
b. Renforcer les capacités techniques pour assurer la qualité et la continuité du
service.
8. Engagement communautaire :
BIBLIOGRAPHIQUE
I. OUVRAGE
1. ARFA LARAMEE ET BONHEUR, VALLET, Recherche en Communication,
éléments des méthodes, Québec, télé université, 1992 ;
2. ANDRÉ DE LAUBADERE., Traité de droit administratif, T1, 13e éd., LGDJ,
Paris, 1999 ;
3. BIRINDWA IBANDA, comment élaboré un travail de fin de cycle ? Contenus et
étapes, Lubumbashi, Ed. Mediaspaul, 2009 ;
4. GRAWITZ M, Méthodes des sciences sociales, Paris, , édition Dalloz, 1997 ;
5. JEAN-LOUIS LOUBET DEL BAYLE, Initiation aux méthodes des sciences
sociales, Paris, Harmattan, Éditeur, 2000,
6. MULOWAYI DIBAYA, Manuel et lexique de sociologie, Bruxelles, Bordas,
2015 ;
7. MULUMBATI NGASHA ADRIEN, Introduction à la science politique, aux
éditions Africa, Lubumbashi, 1977 ;
8. MULUMBATI NGASHA, sociologie générale, Lubumbashi, éd. Africa, 1980 ;
9. STANLEY HOFFEMANN, La théorie des relations internationales, Paris,
Karthala, 2006.
VIII. DICTIONNAIRE
- Paul Robert, dictionnaire du français primordial éd, Paris 1987,
57
REGIDESO could implement structural reforms such as investing in modern infrastructure technology, adopting efficient water management practices, and enhancing governance transparency. Additionally, enforcing stricter financial discipline, diversifying revenue streams, and fostering public-private partnerships could bolster financial sustainability. By focusing on capacity building and staff training, REGIDESO can improve service delivery outcomes significantly .
To improve financial governance and combat corruption, the IGF has implemented targeted audits and controls to scrutinize financial operations across public entities. This includes canceling illegal tax exemptions and punitive measures against corruption and mismanagement. The IGF also promotes transparency in budgeting and spending, enabling the redirection of funds into legitimate state treasury operations .
The role of the Inspector General of Finance (IGF) has become increasingly strategic in combating corruption in the Democratic Republic of the Congo. With the appointment of Mr. Jules Alingete as Inspector General in 2020, the IGF has intensified efforts to address the misuse of public funds and corruption. The IGF conducts audits, controls, and verifications of financial operations to ensure transparency and accountability within public administrations. Additionally, the IGF plays a critical role in restructuring measures to cancel illegal tax exemptions and other financial discrepancies, channeling tax revenues effectively into the state treasury .
International standards in governance emphasize transparency, accountability, and efficiency, influencing public enterprises like REGIDESO to adopt best practices. By aligning with these standards, REGIDESO can enhance its operational framework, improve regulatory compliance, and boost investor confidence. These changes can lead to improved service delivery, financial performance, and strategic innovation, while aligning with global benchmarks .
The study focuses on the Inspector General of Finance's role due to its dual interest: scientifically, it explores efficient finance management and governance strategies; personally, it assesses the impact of these measures on economic growth and accountability. By understanding the IGF's strategic function, stakeholders can grasp how it fosters transparent governance and combats financial malpractice across public enterprises .
REGIDESO faces several challenges in providing water services, including aging infrastructure, financial constraints, and management inefficiencies. Addressing these challenges requires investment in modernizing water delivery systems, improving financial management, and enhancing operational efficiency through strategic oversight and partnerships. Furthermore, combating corruption and ensuring transparent governance can aid in mobilizing resources and optimizing service delivery .
Implementing stricter financial controls has positively impacted revenue collection and management in RDC public enterprises by curbing corruption and inefficiencies. Specifically, the IGF's focus on transparency and accountability has redirected funds to the state treasury and improved fiscal management. This realignment aids in achieving governmental fiscal objectives and enhancing economic growth through better resource allocation .
The primary objectives of REGIDESO in the Democratic Republic of the Congo are to produce, distribute, and commercialize potable water across the nation. These objectives include examining and carrying out projects to develop water supply infrastructure and engaging in any related industrial, commercial, and financial activities that could promote or expand its core functions. Additionally, REGIDESO aims to maximize revenue from water sales while ensuring the efficient delivery of its services .
The historical administration of REGIDESO illustrates broader trends in corporate governance in post-colonial African states, where foreign expertise initially guided critical infrastructure enterprises. Following independence, local financial instability and political upheaval often necessitated foreign intervention, as seen with Belgian management in REGIDESO's case to stabilize operations. This reflects a broader pattern where post-colonial states grapple with balancing local control with necessary external oversight to strengthen governance .
Historical and political developments have significantly impacted REGIDESO's governance and performance. Initially managed by foreigners, the company faced operational and financial difficulties post-independence, compounded by the political instability during the 1960s. The Belgian company "LA COMINIERE" took over management in 1978 to stabilize operations amid the economic turmoil. Over time, political decisions, such as the transfer of REGIDESO's electricity section to another entity, have reshaped its structure. These changes reflect the influence of political context and regulatory adjustments on the company's trajectory .