0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
29 vues7 pages

Ème Ème

Le capitaine Ousmane Diallo reçoit un rapport du lieutenant Oumar Dissa concernant le soldat Lamine Diop, dont le comportement problématique a été observé lors de plusieurs incidents, y compris un tir où il a ignoré les instructions de sécurité et a perdu son arme. Diop a également été sanctionné pour son attitude désinvolte lors de corvées et pour avoir agressé un adversaire lors d'un match de football, entraînant des blessures. Le capitaine s'inquiète de l'isolement et de la non-intégration de Diop au sein de son unité.

Transféré par

anastasiekamate973
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd
0% ont trouvé ce document utile (0 vote)
29 vues7 pages

Ème Ème

Le capitaine Ousmane Diallo reçoit un rapport du lieutenant Oumar Dissa concernant le soldat Lamine Diop, dont le comportement problématique a été observé lors de plusieurs incidents, y compris un tir où il a ignoré les instructions de sécurité et a perdu son arme. Diop a également été sanctionné pour son attitude désinvolte lors de corvées et pour avoir agressé un adversaire lors d'un match de football, entraînant des blessures. Le capitaine s'inquiète de l'isolement et de la non-intégration de Diop au sein de son unité.

Transféré par

anastasiekamate973
Copyright
© © All Rights Reserved
Nous prenons très au sérieux les droits relatifs au contenu. Si vous pensez qu’il s’agit de votre contenu, signalez une atteinte au droit d’auteur ici.
Formats disponibles
Téléchargez aux formats DOCX, PDF, TXT ou lisez en ligne sur Scribd

Nous sommes le jeudi 8 mars 20020 vers 17h30.

Dans son bureau le capitaine Ousmane


DIALLO, commandant la 2ème compagnie du 3ème Régiment d’Infanterie stationné à Markala,
consulte les dossiers des derniers incorporés. On frappe : le lieutenant Oumar DISSA, chef de la
3ème section, fait son entrée.

o « Alors DISSA, comment s’est déroulée votre séance de tir cet après-midi ? ”
 “ Justement, mon capitaine, je venais vous en rendre compte. Le soldat Lamine DIOP nous a posé
pas mal de problèmes.»
o « Je vous écoute »
 « Après avoir effectué un tir courbe à 200 m sur des cibles représentant un groupe ennemi, les
tireurs devaient faire leur tir. Les instructions et les rappels de sécurité avaient été donnés avant
le tir par le sergent-chef Seydou Traoré et ce pour éviter les habituels accidents dus au recul de
l’arme. Les gars passaient par groupe de quatre et les résultats étaient satisfaisants pour un
premier tir. Vint le tour du groupe où se trouvait DIOP. En regardant la position plus ou moins
fantaisiste qu’il prenait, j’en déduis qu’il n’avait pas écouté les instructions données avant le
début du tir. Sourd à mes remarques, il termina le tir sur le dos, devant les sourires de ses
camarades et non sans avoir reçu une bonne secousse dans l’épaule. Un peu plus tard, le tir
terminé et la section rassemblée, son chef de groupe le sergent Abdou Koné me rendit compte
de sa disparition. Comme l’un de ses camarades, le soldat Ibrahima Kanté, se rappelait l’avoir vu
marcher sur la route qui borde le champ de tir, j’ai pris mon véhicule et suis parti à sa recherche.
Trois kilomètres plus loin je le trouvai effectivement sur le bord de la route. »

 « Hé ! DIOP où allez-vous comme cela ? »


 « Cela ne se voit pas ? Je rentre ! me répondit-il. »
 « Et où donc ? »

 « Au quartier, j’en ai marre de tous vos tirs et de toutes vos conneries, Vous ne pouvez donc pas
me foutre la paix ? ” “ Tout en essayant de le calmer j'ai constaté que DIOP n’avait plus son arme.
Comme il me répondait ne plus savoir où il l’avait déposé, je réussis à le faire monter dans le
véhicule et rejoignis la section. Je donnai des ordres pour entreprendre le ratissage de la zone et
ce n’est qu’au bout d’une demi-heure que l’arme fut retrouvée dans un buisson. A proximité du
champ de tir. DIOP m’avoua l’avoir jeté de rage et être parti à pied dans l’intention de rentrer au
quartier. »

o « Dites donc ce n’est pas la première fois qu’on entend parler de ce gaillard ? »

 « En effet, mon capitaine, le premier incident le mettant en cause est survenu dès son arrivée du
2èmeRégiment. C’était début février, le 4 exactement. Comme d’habitude, le lever était à six
heures. Après la toilette et le petit déjeuner, les hommes devaient accomplir des corvées. Ce
jour-là DIOP désigné par mon adjoint, devait nettoyer les toilettes. Un quart d’heure avant le
rassemblement le caporal de semaine constate que le travail n’avait pas été fait. DIOP
demeurant introuvable un de ses camarades a été désigné pour le remplacer. A l’heure du
rassemblement DIOP était de retour. Aux questions qui lui furent posées par Seydou Touré, il
répondit évasivement évoquant des prétextes farfelus. Il fut sermonné sévèrement par mon
adjoint pour son refus de participer aux tâches collectives mais, compte tenu de son affectation
récente, le 1° février l’affaire en resta là. Un deuxième incident se produisit la semaine suivante
le 10 février exactement. C’était au cours d’une sortie de jour consacrée au déplacement du
groupe de combat. Son chef de groupe le sergent Abdou Koné m’avait d’ailleurs fait un compte
rendu à ce sujet, je vous l’ai donné »

 « ….. Le matin le sergent-chef Seydou Touré nous avait présenté la manière de se déplacer au
combat. L’après-midi nous devions passer à la pratique. Nous devions nous déplacer le long
d’une route et ne pas nous faire repérer des voitures qui pouvaient passer. Une fois l’exercice
commencé je vis DIOP s’approcher de moi et me déclarer qu’il ne voulait plus porter les aides-
pédagogiques et qu’il fallait trouver un autre porteur. Je lui fis remarquer que tout le monde
était bien chargé et je lui donnai l’ordre de reprendre la progression. Dix minutes plus tard je
constatai que DIOP ne portait plus la charge. Interrogé, il me déclara s’en être débarrassé l’avoir
laissé un peu plus loin sur le bord de la route. Je n’eus que le temps de revenir sur mes pas sur
300 m et récupérer le carton avant le passage d’une voiture. ” “ Cette fois je ne pouvais pas
laisser passer cela et j’ai demandé une sanction »
o « Oui, je lui ai infligé 7 jours d’arrêts. »

 « C'est exact, mon capitaine, toutefois cette punition ne l’a pas davantage fait réfléchir car il s’est
à nouveau manifesté le 2 mars lors du tournoi de foot compagnie. Ma section jouait contre celle
de l’adjudant Mamadou KONE. La partie était d’ailleurs assez mal engagée car nous étions menés
d’un but. DIOP qui jouait multipliait les actions personnelles. Son jeu personnel faisait perdre
ainsi pas mal d’occasions d’égaliser et je voyais mal comment remonter notre handicap. En cours
de partie, DIOP fut stoppé virilement, certes, mais régulièrement par un arrière adverse. Irrité
d’avoir été arrêté aussi adroitement, il se releva et roua de coups son adversaire. Il s’en prit
ensuite au sergent Ali Camara qui arbitrait le match ainsi qu’aux joueurs qui essayaient de le
calmer (adversaires et partenaires). L’agression ayant eu pour conséquence une blessure
sérieuse au genou de son camarade, il a été puni de quinze jours d’arrêts. »

o « Oui, cela aussi je m’en souviens bien. Bien, il faut agir, je vais prendre l’avis du médecin car ses
camarades ne supportent plus son comportement qui n’est pas celui d’un soldat, sa non-
intégration et l’isolement dont il va être de plus en plus l’objet m’inquiète.

Travail à faire : Rédiger un rapport sur le comportement de DIOP en faisant bien


ressortir ses différents traits de caractère. »
Nous sommes le jeudi 8 mars 20020 vers 17h30. Dans son bureau le
capitaine Ousmane DIALLO, commandant la 2ème compagnie du 3ème Régiment
d’Infanterie stationné à Markala, consulte les dossiers des derniers incorporés.
On frappe : le lieutenant Oumar DISSA, chef de la 3ème section, fait son entrée.

o « Alors DISSA, comment s’est déroulée votre séance de tir cet après-midi ? ”
 “ Justement, mon capitaine, je venais vous en rendre compte. Le soldat Lamine
DIOP nous a posé pas mal de problèmes.»
o « Je vous écoute »

 « Après satisfaisants pour un secousse dans l’épaule. Un


avoir effectué un tir premier tir. Vint le tour peu plus tard, le tir terminé
courbe à 200 m sur des du groupe où se et la section rassemblée,
cibles représentant un trouvait DIOP. En son chef de groupe le
groupe ennemi, les regardant la position sergent Abdou Koné me
tireurs devaient faire plus ou moins rendit compte de sa
leur tir. Les instructions fantaisiste qu’il prenait, disparition. Comme l’un de
et les rappels de j’en déduis qu’il n’avait ses camarades, le soldat
sécurité avaient été pas écouté les Ibrahima Kanté, se
donnés avant le tir par instructions données rappelait l’avoir vu
le sergent-chef Seydou avant le début du tir. marcher sur la route qui
Traoré et ce pour éviter Sourd à mes borde le champ de tir, j’ai
les habituels accidents remarques, il termina le pris mon véhicule et suis
dus au recul de l’arme. tir sur le dos, devant les parti à sa recherche. Trois
Les gars passaient par sourires de ses kilomètres plus loin je le
groupe de quatre et les camarades et non sans trouvai effectivement sur
résultats étaient avoir reçu une bonne le bord de la route. »

 « Hé ! DIOP où allez-vous comme cela ? »


 « Cela ne se voit pas ? Je rentre ! me répondit-il. »
 « Et où donc ? »

 « Au quartier, j’en ai marre de tous vos tirs et de toutes vos conneries, Vous ne
pouvez donc pas me foutre la paix ? ” “ Tout en essayant de le calmer j'ai constaté que DIOP
n’avait plus son arme. Comme il me répondait ne plus savoir où il l’avait déposé, je réussis à le
faire monter dans le véhicule et rejoignis la section. Je donnai des ordres pour entreprendre le
ratissage de la zone et ce n’est qu’au bout d’une demi-heure que l’arme fut retrouvée dans un
buisson. A proximité du champ de tir. DIOP m’avoua l’avoir jeté de rage et être parti à pied dans
l’intention de rentrer au quartier. »
o « Dites donc ce n’est pas la première fois qu’on entend parler de ce gaillard ? »

 « En effet, mon mon adjoint, devait furent posées par semaine suivante le
capitaine, le premier nettoyer les toilettes. Seydou Touré, il 10 février
incident le mettant Un quart d’heure répondit évasivement exactement. C’était
en cause est survenu avant le évoquant des au cours d’une sortie
dès son arrivée du rassemblement le prétextes farfelus. Il de jour consacrée au
2èmeRégiment. C’était caporal de semaine fut sermonné déplacement du
début février, le 4 constate que le sévèrement par mon groupe de combat.
exactement. Comme travail n’avait pas été adjoint pour son Son chef de groupe le
d’habitude, le lever fait. DIOP demeurant refus de participer sergent Abdou Koné
était à six heures. introuvable un de ses aux tâches collectives m’avait d’ailleurs fait
Après la toilette et le camarades a été mais, compte tenu de un compte rendu à ce
petit déjeuner, les désigné pour le son affectation sujet, je vous l’ai
hommes devaient remplacer. A l’heure récente, le 1° février donné »
accomplir des du rassemblement l’affaire en resta là.
corvées. Ce jour-là DIOP était de retour. Un deuxième incident
DIOP désigné par Aux questions qui lui se produisit la

 « ….. Le matin le sergent-chef Seydou Touré nous avait présenté la manière de se déplacer au
combat. L’après-midi nous devions passer à la pratique. Nous devions nous déplacer le long
d’une route et ne pas nous faire repérer des voitures qui pouvaient passer. Une fois l’exercice
commencé je vis DIOP s’approcher de moi et me déclarer qu’il ne voulait plus porter les aides-
pédagogiques et qu’il fallait trouver un autre porteur. Je lui fis remarquer que tout le monde
était bien chargé et je lui donnai l’ordre de reprendre la progression. Dix minutes plus tard je
constatai que DIOP ne portait plus la charge. Interrogé, il me déclara s’en être débarrassé l’avoir
laissé un peu plus loin sur le bord de la route. Je n’eus que le temps de revenir sur mes pas sur
300 m et récupérer le carton avant le passage d’une voiture. ” “ Cette fois je ne pouvais pas
laisser passer cela et j’ai demandé une sanction »
 « Oui, je lui ai infligé 7 jours d’arrêts. »
« C'est exact, mon capitaine, toutefois cette punition ne l’a pas davantage fait réfléchir
car il s’est à nouveau manifesté le 2 mars lors du tournoi de foot compagnie. Ma section
jouait contre celle de l’adjudant Mamadou KONE. La partie était d’ailleurs assez mal
engagée car nous étions menés d’un but. DIOP qui jouait multipliait les actions
personnelles. Son jeu personnel faisait perdre ainsi pas mal d’occasions d’égaliser et je
voyais mal comment remonter notre handicap. En cours de partie, DIOP fut stoppé
virilement, certes, mais régulièrement par un arrière adverse. Irrité d’avoir été arrêté
aussi adroitement, il se releva et roua de coups son adversaire. Il s’en prit ensuite au
sergent Ali Camara qui arbitrait le match ainsi qu’aux joueurs qui essayaient de le
calmer (adversaires et partenaires). L’agression ayant eu pour conséquence une
blessure sérieuse au genou de son camarade, il a été puni de quinze jours d’arrêts. »
o « Oui, cela aussi je m’en souviens bien. Bien, il faut agir, je vais prendre l’avis du médecin car ses
camarades ne supportent plus son comportement qui n’est pas celui d’un soldat, sa non-
intégration et l’isolement dont il va être de plus en plus l’objet m’inquiète.

Travail à faire : Rédiger un rapport sur le comportement de DIOP en faisant bien


ressortir ses différents traits de caractère. »

Vous aimerez peut-être aussi