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Devoir surveillé n°6 - Lycée Janson de Sailly

Le devoir surveillé n°6 pour les classes ECG1B et ECG1C du Lycée Janson de Sailly aborde divers exercices de mathématiques, incluant des probabilités, des fonctions et des applications monotones. Les candidats doivent démontrer des résultats, calculer des probabilités et analyser des fonctions tout en respectant des critères de présentation et de clarté. Les exercices sont variés et couvrent des concepts tels que les urnes, les tirages de boules, et des propriétés de fonctions réelles.

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Devoir surveillé n°6 - Lycée Janson de Sailly

Le devoir surveillé n°6 pour les classes ECG1B et ECG1C du Lycée Janson de Sailly aborde divers exercices de mathématiques, incluant des probabilités, des fonctions et des applications monotones. Les candidats doivent démontrer des résultats, calculer des probabilités et analyser des fonctions tout en respectant des critères de présentation et de clarté. Les exercices sont variés et couvrent des concepts tels que les urnes, les tirages de boules, et des propriétés de fonctions réelles.

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Année 2024-2025 – ECG1B & ECG1C – Lycée Janson de Sailly DS 6 –

– Devoir surveillé n◦6 –


– Le samedi 18 Janvier 2025 –

La présentation, la lisibilité, l’orthographe, la qualité de la rédaction, la clarté et la précision des


raisonnements entreront pour une part importante dans l’appréciation des copies.
Les candidats sont invités à encadrer, dans la mesure du possible, les résultats de leurs calculs.
Ils ne doivent faire usage d’aucun document ; seule l’utilisation d’une règle graduée est autorisée.
N’oubliez pas de bien numéroter vos copies et de traiter les questions dans l’ordre. Les
différentes parties de ce problème ne sont pas indépendantes. Il n’est néanmoins pas nécessaire
d’avoir réussi à démontrer un résultat pour l’utiliser dans la suite du problème.

Exercice 1. Soit n ∈ N∗ . On considère n urnes numérotées, composées de la manière suivante : pour tout k
entre 1 et n, l’urne numéro k contient k boules blanches et n + 1 − k boules noires.
Xn
1. Question préliminaire : Enoncer et démontrer la formule permettant de calculer k2 .
k=1
2. Première expérience : On choisit une urne de manière équiprobable et on tire une boule dedans.
(a) Quelle est la probabilité d’obtenir une boule blanche ?
(b) On a obtenu une boule blanche. Quelle est la probabilité que le tirage ait eu lieu dans l’urne numéro
1?
3. Deuxième expérience : On choisit une urne de la manière suivante : pour tout k entre 1 et n, l’urne
numéro k est choisie avec probabilité pk = αk (où α ∈ R). Ensuite, on tire une boule dans l’urne choisie.
(a) Déterminer la valeur de α.
(b) Quelle est la probabilité d’obtenir une boule blanche ?
(c) On a obtenu une boule blanche. Quelle est la probabilité que le tirage ait eu lieu dans l’urne numéro
1?

Exercice 2. Soit n ∈ N∗ . On considère une urne contenant n boules noires et n boules blanches. En comptant
de deux manières différentes le nombre de façons de tirer simultanément n boules dans cette urne, montrer que :
  n  2
2n X n
= .
n k
k=0

Exercice 3.

1. On considère f , la fonction définie sur R∗+ par : ∀x > 0, f (x) = 2 ln(x) + x2 + 1.


(a) Montrer que f réalise une bijection de ]0, +∞[ sur un intervalle J à préciser.
(b) En déduire qu’il existe un unique r ∈]0, +∞[ tel que f (r) = 0.
(c) Montrer que r ∈]0, 1[.
2x2 ln(x)
2. On considère la fonction g définie sur R∗+ par : ∀x > 0, g(x) = x2 +1 .
(a) Montrer que : ∀x > 0, g ′ (x) = h(x)f (x) avec h(x) à exprimer en fonction de x.
(b) Dresser le tableau de variations complet de g sur ]0, +∞[. On détaillera les calculs de limites et on y
fera figurer r et 1.
3. (a) Montrer que, pour tout n ∈ N∗ , l’équation g(x) = n admet une unique solution dans [1, +∞[. On
notera αn cette solution.
n
(b) Montrer que : ∀n ≥ 1, αn ≥ e 2 .
(c) En déduire que (αn )n≥1 admet une limite et la déterminer.
 2
α
4. (a) Montrer que pour tout n ≥ 1, ln enn = αn2 .
n
 2
αn
(b) Montrer que en admet une limite et la déterminer.
n≥1

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Exercice 4. On pose f : x 7→ x + 1 ln(x + 1).
1. Déterminer l’ensemble de définition de f que l’on notera Df .
2. (a) Montrer que f est continue sur ] − 1, +∞[.
(b) Montrer que f est prolongeable par continuité en −1.
Dans la suite de l’exercice, on note encore f le prolongement par continuité de f sur [−1, +∞[.
3. (a) Montrer que f est dérivable sur ] − 1, +∞[.
(b) Montrer que f n’est pas dérivable en −1.

Exercice 5. On dispose de deux pièces indiscernables : l’une équilibrée et l’autre déséquilibrée qui donne
≪ face ≫ avec une probabilité p > 21 .
On effectue une série de lancers en choisissant l’une des deux pièces avant chaque lancer. Le but de cet exercice
est d’étudier plusieurs stratégies afin de déterminer celle qui permet d’avoir la plus grande probabilité d’obtenir
≪ face ≫ à chaque lancer. On note, pour tout entier naturel n non nul :

— En l’événement :≪ on choisit la pièce équilibrée au n-ième lancer ≫


— Fn l’événement :≪ on obtient face au n-ième lancer ≫
0. Soit n ≥ 1. Exprimer P(Fn ) en fonction de p et de P(En ).
1. Stratégie 1 : à chaque lancer on choisit une des deux pièces de manière équiprobable.
2p + 1
Montrer que, pour tout entier naturel n non nul, P(Fn ) = .
4
2. Stratégie 2 : au premier lancer on choisit l’une des deux pièces de manière équiprobable. Si on obtient
≪ face ≫ alors on continue d’utiliser la même pièce pour tous les lancers suivants, sinon on utilise l’autre

pièce pour tous les lancers suivants.


(a) Donner l’expression de P(F1 ).
(b) Soit n ≥ 2. Déterminer PE1 (En ) et PE1 (En ) puis en déduire P(En ).
4p2 + 3
(c) Montrer que, pour tout entier naturel n ≥ 2, P(Fn ) = .
8
(d) Comparer les stratégies 1 et 2.
3. Stratégie 3 : au premier lancer on choisit l’une des deux pièces de manière équiprobable. Puis à chaque
lancer suivant, on utilise la même pièce que le lancer précédent si l’on a obtenu ≪ face ≫, sinon on change
de pièce.
(a) Donner les expressions de P(F1 ) et P(F2 ).
(b) Déterminer a ∈]0, 1[ et b ∈ R tels que, pour tout n ≥ 1 :

P(En+1 ) = aP(En ) + b

(c) En déduire une expression de P(En ) en fonction de a, b et n ≥ 1.


1  2p−1 n+1
 
(d) Montrer que, pour tout entier naturel n ≥ 2, P(Fn ) = 1− 2 .
3 − 2p
(e) i. Montrer que pour tout n ≥ 1,
 !n−2 
n+1 !
4p2 + 3 (2p − 1)3

1 2p − 1 1
1− − = 1 − p− 
3 − 2p 2 8 8(3 − 2p) 2

ii. Comparer les stratégies 2 et 3.

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Exercice 6. Les deux parties de cet exercice sont pour une large part indépendantes.

Partie I
Dans cette partie, on souhaite déterminer l’ensemble E des applications f de R dans R strictement monotones
telles que :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y)
On raisonne par analyse-synthèse, on considère donc f une application de E.
On pose c = f (1).
1. (a) Déterminer f (0).
(b) En déduire que f est impaire.
(c) Montrer que c ̸= 0.
2. Dans cette question, on note g = 1c f .
(a) Montrer que pour tout (x, y) ∈ R2 ,
g(x + y) = g(x) + g(y) et g(x − y) = g(x) − g(y)

(b) Montrer que pour tout n ∈ N, g(n) = n.


(c) Montrer que g est impaire et en déduire que pour tout n ∈ Z, g(n) = n.
On admettra qu’on peut montrer de manière similaire que : ∀x ∈ R, ∀n ∈ Z, g(nx) = ng(x).
(d) Montrer que pour tout r ∈ Q, g(r) = r.
(e) Montrer que g est strictement croissante sur R.
(f) En déduire que pour tout x ∈ R, g(x) = x.
On pourra raisonner par l’absurde et admettre qu’il existe toujours un rationnel strictement compris
entre deux réels distincts.
3. En déduire f .
4. Déterminer l’ensemble E.

Partie II
Dans cette partie, on considère n ∈ N∗ et on souhaite déterminer l’ensemble F des applications f de R dans
R strictement monotones telles que :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + f (y)) = f (x) + y n
On raisonne par analyse-synthèse, on considère donc f une telle application.
5. Justifier que f est injective.
6. En déduire que f (0) = 0.
7. Montrer que pour tout y ∈ R, (f ◦ f )(y) = y n .
8. Dans cette question, on suppose que n = 1.
 
(a) Soit (x, y) ∈ R2 . Calculer f f (x + y) et f f (x) + f (y) .
(b) En déduire que pour tout (x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
(c) Justifier qu’il existe c ∈ R tel que, pour tout réel x, f (x) = cx.
(d) Conclure.
9. On suppose maintenant que n > 1.
(a) Montrer que f ◦ f est injective et en déduire que n ne peut pas être pair.
On suppose donc que n est impair dans la suite de l’exercice.
(b) i. Montrer que f ◦ f est bijective de R sur un ensemble à déterminer.
ii. En déduire que f l’est également.
n
(c) Montrer que pour tout y ∈ R, f −1 (y) = f (y).
(d) En déduire que pour tout (x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
(e) En déduire une contradiction.
(f) Conclure.

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Proposition de solutions
n
X n(n + 1)(2n + 1)
Solution 1 1. On montre par récurrence, comme dans le cours, que k2 = .
k=1
6
2. (a) Pour tout k ∈ J1, nK, on pose Uk l’événement : ”on choisit l’urne k”. On note également B : ”On tire une boule
blanche.” (U1 , U2 , . . . , Un ) est un SCE donc, d’après la formule des probabilités totales, on a :
n
X
P (B) = P (B ∩ Uk ).
k=1
1
Or, d’après l’énoncé, pour tout k entre 1 et n, on a P (Uk ) = n
> 0. Il vient donc :
n
X
P (B) = P (B|Uk )P (Uk ).
k=1
k
Or, pour tout k ∈ J1, nK, P (B|Uk ) = n+1 puisque l’urne k contient n + 1 boules dont k blanches et qu’on suppose les
boules indiscernables au toucher donc qu’on est en situation d’équiprobabilité.
Ainsi,
n
X k 1 n(n + 1) 1
P (B) = = = .
k=1
n+1n 2n(n + 1) 2

1
Conclusion : La probabilité d’obtenir une boule blanche est de 2
(b) Cette fois, nous cherchons à calculer P (U1 |B). D’après la formule de Bayes, nous avons :

P (B|U1 )P (U1 )
P (U1 |B) =
P (B)
1
car P (U1 ) = n > 0 et P (B) = 12 > 0.
D’après la question précédente, on peut alors affirmer que :

1 1 1 2
P (U1 |B) = × × 1 = .
n+1 n 2
n(n + 1)

2
Conclusion : P (U1 |B) = n(n+1)
.

3. (a) En reprenant les notations des questions précédentes, et puisque (U1 , . . . , Un ) est un SCE, on a :
n
X n(n + 1)
1 = P (Ω) = P (∪n
k=1 Uk ) = αk = α .
k=1
2

2
Conclusion : Nous avons démontré que α = n(n+1)
.

(b) On reprend la même raisonnement qu’à la question 1.a et on trouve que :


n n
X k α X 2 α n(n + 1)(2n + 1) 2n + 1
P (B) = × αk = k = =
k=1
n+1 n + 1 k=1 n+1 6 3(n + 1)

2n+1
Conclusion : Dans cette expérience, P (B) = 3(n+1)
.

(c) On reprend le même raisonnement qu’à la question 2.b :

P (B|U1 )P (U1 ) 1 α 6
P (U1 |B) = = × 2n+1
=
P (B) n+1 3(n+1)
n(n + 1)(2n + 1)

6
Conclusion : Dans cette expérience, P (U1 |B) = n(n+1)(2n+1)
.

2n
Solution 2 Première façon : on pioche simplement simultanément n boules dans l’urne qui en contient 2n : il y a n
possibilités.

Deuxième façon : Pour tout k ∈ J0, nJ, on pose Ak : ”on pioche k boules noires et n − k boules blanches”. On pose également
A : ”On pioche n boules”. On a alors :

A = ∪n
k=0 Ak
où l’union est disjointe. Ainsi,
n n  
X X n n 
|A| = |Ak | =
k+1 k+1
k n−k

1
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en effet, il y a autant de tirages dans Ak que de façons de tirer k boules dans une urne de n boules (les boules noires) et n − k
boules dans une urne de n boules (les boules blanches).

Nous avons donc montré que :


2n X n  
n  n 
= × .
n k=0
k n−k
n  
2n
X n n
Par symétrie des coefficients binomiaux, il vient alors : n
= × .
k=0
k k
n  
2n
X n 2
Conclusion : n
= .
k=0
k

Solution 3 1. (a) f est dérivable sur ]0, +∞[ comme somme de fonctions usuelles dérivables sur cet intervalle et,

2
∀x > 0, f ′ (x) =
+ 2x > 0
x
donc f est strictement croissante sur ]0, +∞[. Comme f est continue sur cet intervalle, d’après le théorème de la
bijection, elle réalise une bijection de ]0, +∞[ sur f (]0, +∞[) =] lim f (x), lim f (x)[=] − ∞, +∞[= R.
x→0 x→+∞

Conclusion : f réalise une bijection de ]0, +∞[ sur R.


(b) D’après la question précédente, comme 0 ∈ R et par définition d’une bijection, 0 admet un unique antécédent dans
]0, +∞[ par f .
Conclusion Il existe donc un unique r ∈]0, +∞[ tel que f (r) = 0. :
(c) D’après la question précédente, r > 0. De plus, on a f (1) = 2 > 0 = f (r) donc comme f est strictement croissante, il
vient r < 1.
Conclusion : r ∈]0, 1[.
2. (a) La fonction g est dérivable sur R∗+ comme quotient de fonctions usuelles dérivables sur cet intervalle dont le dénominateur
de s’annule pas et pour tout x > 0, on a :

2x2
(4x ln(x) + )(x2 + 1) − 2x(2x2 ) ln(x)
 
2x
g ′ (x) = x
= (2 ln(x) + x2 + 1) = f (x)h(x)
(x2 + 1)2 (x2 + 1)2
2x
en posant h(x) = (x2 +1)2
.
2x
Conclusion : Pour tout x > 0, on a g ′ (x) = f (x)h(x) avec h(x) = (x2 +1)2
.

(b) Pour tout x > 0, on a h(x) > 0. Ainsi, le signe de g ′ (x) est le même que celui de f (x). De plus, g(x) −→ 0 par quotient
x→0
2 ln(x)
et croissances comparées au numérateur. Puis, g(x) = −→ +∞. Finalement, on obtient, grâce aux questions
1+ 12 x→+∞
x
précédentes, le tableau de variations suivant.

x −∞ r 1 +∞

0 +∞

g(r)

0
3. (a) g est strictement croissante sur [1, +∞[ et continue, donc, d’après le théorème de la bijection, elle réalise une bijection
de [1, +∞[ sur g([1, +∞[) = [g(1), lim g(x)[= [0, +∞[. Comme tout n ∈ N∗ est un élément de [0, +∞[, par définition
x→+∞
d’une bijection, il admet un unique antécédent dans [1, +∞[ par g.
Conclusion : Pour tout n ∈ N∗ , il existe un unique αn ∈ [1, +∞[ tel que g(αn ) = n.
(b) On a
n
 n
n
2(e 2 )2 ln e 2 en
g(e ) =
2 n =n ≤ n = g(αn ).
(e 2 )2 +1 en + 1
en
car 0 ≤ en +1
≤ 1.
n
Ainsi, comme g est strictement croissante, il vient e 2 ≤ αn .
n
Conclusion : Pour tout n ≥ 1, e 2 ≤ αn .

2
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n
(c) Lorsque n tend vers +∞, e 2 tend vers +∞, donc le théorème de comparaison assure que (αn )n admet une limite qui
est +∞.
Conclusion : (α)n≥0 diverge vers +∞.

n 2α2 ln(α )
n n (α2 +1)
4. (a) On sait que g(αn ) = n. Ainsi, α2
= n et donc ln(αn ) = n 2α 2 .
n +1 n
 
α2
Par ailleurs, ln enn = ln(α2n ) − ln(en ) = 2 ln(αn ) − n. En réinjectant dans la précédente égalité, on obtient donc :

α2n n(α2n + 1)
 
n
ln =2 −n= 2 .
en 2α2n αn
 
α2 n
Conclusion : Pour tout n ≥ 1, on a ln enn = α2
.
n

n
(b) Nous avons, d’après la question 3.b. que (αn )2 ≥ en > 0. Donc, 0 < α2
≤ enn = ne−n −→ 0 par croissances
n n→+∞
n
comparées. Ainsi, le théorème d’encadrement permet de dire que α2
−→ 0. D’après la question précédente et
n n→+∞
α2
puisque la fonction exp est continue en 0, on peut conclure que ( enn )n≥0 admet une limite qui est e0 = 1.
α2
n
Conclusion : en
−→ 1.
n→+∞


Solution 4 1. La fonction√ x 7→ x + 1, définie sur [−1, +∞[ est à valeurs dans R+ . La fonction x 7→ x est définie sur R+ donc
par composition, x 7→ x + 1 est définie sur [−1, +∞[.
La fonction x 7→ x + 1, définie sur ] − 1, +∞[ est à valeurs dans R∗+ et la fonction ln est définie sur R∗+ donc par composition,
x 7→ ln(x + 1 est définie sur ] − 1, +∞[.
Conclusion : Par produit, Df =] − 1, +∞[.
2. (a) Même rédaction qu’à la question précédente en remplaçant ”définie” par ”continue”car les fonctions racines, ln et
polynomiales sont continues sur leur ensemble de définition.
(b) Posons h = x + 1. h tend vers 0 lorsque x tend vers −1. Or, par croissances comparées, h ln(h) −→ 0.
h→0
Ainsi, par composition, f (x) −→ 0 qui est une valeur finie.
x→−1

Conclusion : f est prolongeable par continuité en −1 en posant f (−1) = 0.



3. (a) La fonction x 7→ x + 1 est dérivable sur ] − 1, +∞[ et est à valeurs dans R∗+ . Les fonction x 7→ x et ln sont dérivables
sur R∗+ donc par composition et produit, f est dérivable sur Df =] − 1, +∞[.
Conclusion : f est dérivable sur Df .
(b) Soit x ∈] − 1, +∞[.

f (x) − f (−1) ln(x + 1)


= √ .
x − (−1) x+1

Or, par composition, ln(x + 1) −→ −∞ et x + 1 −→ 0+ donc par quotient,
x→−1 x→−1

f (x) − f (−1)
−→ −∞.
x − (−1) x→−1

Conclusion : Le taux d’accroissement à une limite infinie en −1, donc par définition, la fonction n’est pas dérivable en −1.
4.

Solution 5 0. Soit n ≥ 1. (En , En ) forme un système complet d’événements (puisque En ∪ En = Ω et En ∩ En = ∅) donc


d’après la formule des probabilités totales :
 
1 1
P(Fn ) = PEn (Fn )P(En ) + PEn (Fn )P(En ) = P(En ) + p(1 − P(En )) = p + − p P(En )
2 2
1
1. Stratégie 1 : à chaque lancer on choisit une des deux pièces de manière équiprobable, donc pour tout n ∈ N∗ , P(En ) = 2
.
Donc d’après la question précédente :
1 1
 2p + 1
Conclusion : pour tout entier naturel n non nul, P(Fn ) = p + 2 2
−p = .
4
2. Stratégie 2 :
1
(a) Par équiprobabilité, P(E1 ) = 2
, donc en reprenant le raisonnement de la question précédente, on obtient :
2p + 1
Conclusion : P(F1 ) = .
4
(b) Soit n ≥ 2. D’après l’énoncé, si on obtient ≪ face ≫ alors on continue d’utiliser la même pièce pour tous les lancers
suivants, sinon on utilise l’autre pièce pour tous les lancers suivants, donc PE1 (En ) = PE1 (F1 ) = 12 et PE1 (En ) =
PE1 (F1 ) = 1 − p.

3
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Comme (E1 , E1 ) forme un système complet d’événements (puisque E1 ∪ E1 = Ω et E1 ∩ E1 = ∅) on a, d’après la


formule des probabilités totales :
11 1 3 − 2p
P(En ) = PE1 (En )P(E1 ) + PE1 (En )P(E1 ) = + (1 − p) =
22 2 4
(c) Soit n ≥ 2. D’après la question 0, P(Fn ) = p + 12 − p P(En ). Donc d’après la question précédente, on a donc :

 
1 3 − 2p
P(Fn ) = p + −p
2 4
4p2 + 3
Conclusion : pour tout entier naturel n ≥ 2, P(Fn ) = .
8
(d) Pour comparer les stratégies 1 et 2, on calcule :
4p2 + 3 2p + 1 4p2 + 3 − 4p − 2 4p2 − 4p + 1 (2p − 1)2 1
− = = = > 0 car p >
8 4 8 8 8 2
Conclusion : la deuxième stratégie est meilleure que la première.
3. Stratégie 3 :
(a) Pour les deux premiers lancers la stratégie 3 est exactement la même que la stratégie 2 donc d’après la question
précédente :
2p + 1 4p2 + 3
P(F1 ) = et P(F2 ) =
4 8
(b) Soit n ≥ 1. (En , En ) forme un système complet d’événements (puisque En ∪ En = Ω et En ∩ En = ∅) donc d’après la
formule des probabilités totales :
P(En+1 ) = PEn (En+1 )P(En ) + PEn (En+1 )P(En )
Or, d’après l’énoncé, on utilise la même pièce que le lancer précédent si l’on a obtenu ≪ face ≫, sinon on change de
pièce. Donc PEn (En+1 ) = PEn (Fn ) = 12 et PEn (En+1 ) = PEn (Fn ) = 1 − p.
D’où : P(En+1 ) = 21 P(En ) + (1 − p)(1 − P(En )) = p − 12 P(En ) + (1 − p).


En posant a = p − 21 ∈]0, 1[ et b = 1 − p ∈ R, on a :
Conclusion : pour tout n ≥ 1 : P(En+1 ) = aP(En ) + b.
(c) La suite (P(En )) est arithmético-géométrique donc on obtient avec la méthode usuelle :
 
1 b b
∀n ∈ N∗ , P(En ) = an−1 − + .
2 1−a 1−a
(d) On a alors, d’après la question 0 et en remplaçant a par p − 21 et b par 1 − p,
! !
n−1 1 1−p 1−p
P(Fn ) = p + 21 − p p − 12

2
− +
1 − p + 12 1 − p + 12
Après calcul, on a donc :
1
  n+1 
Conclusion : pour tout entier naturel n ≥ 1, P(Fn ) = 1 − 2p−1
2
.
3 − 2p
(e) i. Soit n ≥ 1.
n+1 ! !
1 4p2 + 3 8 2p − 1 n+1 (4p2 + 3)(3 − 2p)
  
2p − 1
1− − = 1− −
3 − 2p 2 8 8(3 − 2p) 2 8(3 − 2p)
n+1 !
1

2p − 1
= 8−8 − (4p2 + 3)(3 − 2p)
8(3 − 2p) 2
!
1 2p − 1 n+1
 
= 8−8 − 12p2 + 8p3 − 9 + 6p
8(3 − 2p) 2
!
1 2p − 1 n+1
 
= 8p3 − 12p2 + 6p − 1 − 8
8(3 − 2p) 2
1

(2p − 1) n+1 
= (2p − 1)3 − 23
8(3 − 2p) 2n+1
(2p − 1)3  n+1−3 
(2p − 1)
= 1−
8(3 − 2p) 2n+1−3
 !n−2 
(2p − 1)3 1
= 1 − p − 
8(3 − 2p) 2

1
  n+1  4p2 + 3
ii. Comme p > 12 , (2p − 1) > 0 et d’après la question précédente 1 − 2p−1
2
− > 0 si n > 3
3 − 2p 8
1
  n+1
 2
4p + 3
et 1 − 2p−1
2
− = 0 si n = 2 donc à partir du 3e lancer la stratégie 3 est meilleure que la
3 − 2p 8
2.

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Solution 6 Partie I
1. (a) En posant x = y = 0 dans la relation de l’énoncé, on a f (0) = 2f (0) donc f (0) = 0.
Conclusion : f (0) = 0.
(b) Soit y ∈ R. E, utilisant la relation de l’énoncé avec y et −y, et la question 1.a., on a :

0 = f (0) = f (y − y) = f (y) + f (−y)


donc f (−y) = −f (y).
Conclusion : f est impaire.
(c) Montrons que c ̸= 0. Raisonnons par l’absurde, on suppose donc que c = 0. On a alors f (0) = f (1) = 0 ce qui contredit
l’hypothèse ≪ f strictement monotone ≫. Conclusion : Donc c ̸= 0.
2. (a) Soit (x, y) ∈ R2 .
1 1 1 1
g(x + y) = f (x + y) = (f (x) + f (y)) = f (x) + f (y) = g(x) + g(y)
c c c c
et

1 1 1 1
g(x − y) = f (x − y) = (f (x) + f (−y)) = f (x) − f (y) = g(x) − g(y)
c c c c
en utilisant également la question 1.b. Conclusion : pour tout (x, y) ∈ R2 , g(x + y) = g(x) + g(y) et g(x − y) = g(x) − g(y).
(b) On montre par récurrence que pour tout n ∈ N, g(n) = n. (pas de difficulté, dans l’hérédité on remplace x par n et y
par 1 dans la question précédente).
(c) La fonction f est impaire donc g = 1c f est impaire. Soit maintenant n ∈ Z. Raisonnons par disjonction de cas.

— 1er cas : n ≥ 0. Alors on a bien g(n) = n d’après la question précédente.


— 2e cas : n < 0. Alors −n ∈ N donc, d’après la question précédente et par imparité de g :
g(n) = −g(−n) = −(−n) = n

Conclusion : pour tout n ∈ Z, g(n) = n.


p
(d) Soit r ∈ Q. Donc : ∃(p, q) ∈ Z × N∗ |r = q
.
1
En appliquant la propriété de l’énoncé donnée en question précédente avec n = p ∈ Z et x = q
∈ R on a
   
p 1
g(r) = g = pg
q q
1
En appliquant de nouveau la propriété démontrée avec q ∈ N∗ ⊂ Z et x = q
on a :
   
q 1
1 = g(1) = g = qg
q q
 
Finalement comme q ̸= 0, g 1q = 1q et on a bien :
Conclusion : pour tout r ∈ Q, g(r) = r.
(e) Montrons que g est strictement croissante. Raisonnons par disjonction de cas.

— 1er cas : c > 0. Alors f (1) = c > 0 = f (0), donc f est strictement croissante (elle est supposée strictement
monotone) donc g = 1c f est aussi strictement croissante (car 1c > 0).
— 2e cas : c < 0. Alors f (1) = c < 0 = f (0), donc f est strictement décroissante (elle est supposée strictement
monotone) donc g = 1c f est strictement croissante (car 1c < 0).
Conclusion : g est strictement croissante sur R.
(f) Montrons que pour tout x ∈ R, g(x) = x.
Raisonnons par l’absurde : on suppose donc qu’il existe x ∈ R tel que g(x) ̸= x.
— 1er cas : g(x) > x. Alors d’après le résultat admis il existe r ∈ Q tel que g(x) > r > x. Comme r ∈ Q, on a
g(r) = r et comme g est strictement croissante et que r > x on a r = g(r) > g(x) d’où la contradiction.
— 2e cas : g(x) < x. Alors d’après le résultat admis il existe r ∈ Q tel que g(x) < r < x. Comme r ∈ Q, on a g(r) = r
et comme g est strictement croissante et que r < x on a r = g(r) < g(x) d’où la contradiction.
Conclusion : pour tout x ∈ R, g(x) = x.
3. f = cg donc pour tout x ∈ R, f (x) = f (1)x.
4. Nous venons de rédiger la partie Analyse du raisonnement.
Synthèse : on pose, pour tout x ∈ R, f (x) = αx avec α un réel fixé. f est bien strictement monotone et on a :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = α(x + y) = αx + αy = f (x) + f (y)

Conclusion : E est l’ensemble des fonctions f : x ∈ R 7−→ αx avec α ∈ R.

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Partie II
5. f est strictement monotone donc injective (résultat démontré en cours.)
6. En remplaçant x et y par 0 dans la relation de l’énoncé, on a : f (0 + f (0)) = f (0) + 0n donc f (f (0)) = f (0) donc, par
injectivité de f : f (0) = 0 .
7. Soit y ∈ R. En remplaçant x par 0 dans la relation de l’énoncé, on a, pour tout y ∈ R :
f (0 + f (y)) = f (0) + y n donc, comme f (0) = 0, f ◦ f (y) = y n

(a) Soit (x, y) ∈ R2 . D’après la question précédente, comme n = 1 : f f (x + y) = (x + y)1 = x + y.



8.
D’autre part, par définition
 de f , en remplaçant x par f (x), on a :
f f (x) + f (y) = f f (x) + y 1 = x1 + y = x + y.
(b) Par injectivité de f , on a donc :
Conclusion : pour tout (x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
(c) D’après la partie I, puisque f vérifie la relation précédente et est strictement monotone, il existe donc c ∈ R tel que,
pour tout réel x, f (x) = cx.
(d) Déterminons c. Comme f (f (1)) = f (1), on a c2 = 1 donc c = 1 ou c = −1, c’est-à-dire f = idR ou f = −idR . Nous
venons de terminer la partie analyse.
Synthèse : on pose, pour tout x ∈ R, f1 (x) = x et f2 (x) = −x. On vérifie immédiatement que f1 et f2 sont bien
solutions du problème posé.
Conclusion : si n = 1 les fonctions solutions sont idR et −idR .
9. (a) f est strictement monotone donc f ◦ f est strictement monotone donc injective.
De plus pour tout y ∈ R, f ◦ f (y) = y n .
Pour y = 1, on a donc f ◦ f (1) = 1n ̸= (−1)n = f ◦ f (−1) donc n ne peut pas être pair.
(b) i. Pour tout x ∈ R, f ◦ f (x) = xn . Or, la fonction g : x 7−→ xn est dérivable sur R et on a, pour tout x ∈ R :
g ′ (x) = nxn−1 .
Comme n > 1 est impair, on a donc : pour tout x ∈ R, g ′ (x) ≥ 0 et g ′ s’annule uniquement en 0, donc g est
strictement croissante sur R.
La fonction g est donc continue et strictement croissante sur R donc, d’après le théorème de la bijection, elle
réalise une bijection de R sur ] limx→−∞ g(x), limx→+∞ g(x)[=] − ∞, +∞[= R (car n est impair).
Conclusion : x 7−→ xn est bijective donc f ◦ f est bijective.

ii. Montrons maintenant que f est bijective. On sait déjà qu’elle est injective. Montrons donc qu’elle est surjective.
Soit donc y ∈ R. Comme f ◦ f est bijective il existe x ∈ R tel que f ◦ f (x) = y, donc f (x) est un antécédent de y
par f . Donc f est surjective.
Conclusion : f : R −→ R est bijective.
(c) Soit y ∈ R. Par définition de f :
n n
f (y) = f (0 + y) = f 0 + f f −1 (y) = f (0) + f −1 (y) = f −1 (y)


n
Conclusion : pour tout y ∈ R, f −1 (y) = f (y).
(d) Soit maintenant (x, y) ∈ R2 :
n
f (x + y) = f (x + f f −1 (y) = f (x) + f −1 (y) = f (x) + f (y) d’après la question précédente


(e) D’après la partie I, il existe donc c ∈ R tel que, pour tout réel x, f (x) = cx.
Comme f (f (1)) = f (1), on a c2 = 1 donc c = 1 ou c = −1, c’est-à-dire f = idR ou f = −idR . On a alors f ◦ f = idR ,
donc pour tout x ∈ R, f (f (x)) = x. Or on a montré que pour tout x ∈ R, f (f (x)) = xn et n > 1, d’où une contradiction.
(f) Conclusion : pour n > 1 le problème cherché n’a pas de solution.

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