Devoir surveillé n°6 - Lycée Janson de Sailly
Devoir surveillé n°6 - Lycée Janson de Sailly
Exercice 1. Soit n ∈ N∗ . On considère n urnes numérotées, composées de la manière suivante : pour tout k
entre 1 et n, l’urne numéro k contient k boules blanches et n + 1 − k boules noires.
Xn
1. Question préliminaire : Enoncer et démontrer la formule permettant de calculer k2 .
k=1
2. Première expérience : On choisit une urne de manière équiprobable et on tire une boule dedans.
(a) Quelle est la probabilité d’obtenir une boule blanche ?
(b) On a obtenu une boule blanche. Quelle est la probabilité que le tirage ait eu lieu dans l’urne numéro
1?
3. Deuxième expérience : On choisit une urne de la manière suivante : pour tout k entre 1 et n, l’urne
numéro k est choisie avec probabilité pk = αk (où α ∈ R). Ensuite, on tire une boule dans l’urne choisie.
(a) Déterminer la valeur de α.
(b) Quelle est la probabilité d’obtenir une boule blanche ?
(c) On a obtenu une boule blanche. Quelle est la probabilité que le tirage ait eu lieu dans l’urne numéro
1?
Exercice 2. Soit n ∈ N∗ . On considère une urne contenant n boules noires et n boules blanches. En comptant
de deux manières différentes le nombre de façons de tirer simultanément n boules dans cette urne, montrer que :
n 2
2n X n
= .
n k
k=0
Exercice 3.
1
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√
Exercice 4. On pose f : x 7→ x + 1 ln(x + 1).
1. Déterminer l’ensemble de définition de f que l’on notera Df .
2. (a) Montrer que f est continue sur ] − 1, +∞[.
(b) Montrer que f est prolongeable par continuité en −1.
Dans la suite de l’exercice, on note encore f le prolongement par continuité de f sur [−1, +∞[.
3. (a) Montrer que f est dérivable sur ] − 1, +∞[.
(b) Montrer que f n’est pas dérivable en −1.
Exercice 5. On dispose de deux pièces indiscernables : l’une équilibrée et l’autre déséquilibrée qui donne
≪ face ≫ avec une probabilité p > 21 .
On effectue une série de lancers en choisissant l’une des deux pièces avant chaque lancer. Le but de cet exercice
est d’étudier plusieurs stratégies afin de déterminer celle qui permet d’avoir la plus grande probabilité d’obtenir
≪ face ≫ à chaque lancer. On note, pour tout entier naturel n non nul :
P(En+1 ) = aP(En ) + b
2
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Exercice 6. Les deux parties de cet exercice sont pour une large part indépendantes.
Partie I
Dans cette partie, on souhaite déterminer l’ensemble E des applications f de R dans R strictement monotones
telles que :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y)
On raisonne par analyse-synthèse, on considère donc f une application de E.
On pose c = f (1).
1. (a) Déterminer f (0).
(b) En déduire que f est impaire.
(c) Montrer que c ̸= 0.
2. Dans cette question, on note g = 1c f .
(a) Montrer que pour tout (x, y) ∈ R2 ,
g(x + y) = g(x) + g(y) et g(x − y) = g(x) − g(y)
Partie II
Dans cette partie, on considère n ∈ N∗ et on souhaite déterminer l’ensemble F des applications f de R dans
R strictement monotones telles que :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + f (y)) = f (x) + y n
On raisonne par analyse-synthèse, on considère donc f une telle application.
5. Justifier que f est injective.
6. En déduire que f (0) = 0.
7. Montrer que pour tout y ∈ R, (f ◦ f )(y) = y n .
8. Dans cette question, on suppose que n = 1.
(a) Soit (x, y) ∈ R2 . Calculer f f (x + y) et f f (x) + f (y) .
(b) En déduire que pour tout (x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
(c) Justifier qu’il existe c ∈ R tel que, pour tout réel x, f (x) = cx.
(d) Conclure.
9. On suppose maintenant que n > 1.
(a) Montrer que f ◦ f est injective et en déduire que n ne peut pas être pair.
On suppose donc que n est impair dans la suite de l’exercice.
(b) i. Montrer que f ◦ f est bijective de R sur un ensemble à déterminer.
ii. En déduire que f l’est également.
n
(c) Montrer que pour tout y ∈ R, f −1 (y) = f (y).
(d) En déduire que pour tout (x, y) ∈ R2 , f (x + y) = f (x) + f (y).
(e) En déduire une contradiction.
(f) Conclure.
3
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Proposition de solutions
n
X n(n + 1)(2n + 1)
Solution 1 1. On montre par récurrence, comme dans le cours, que k2 = .
k=1
6
2. (a) Pour tout k ∈ J1, nK, on pose Uk l’événement : ”on choisit l’urne k”. On note également B : ”On tire une boule
blanche.” (U1 , U2 , . . . , Un ) est un SCE donc, d’après la formule des probabilités totales, on a :
n
X
P (B) = P (B ∩ Uk ).
k=1
1
Or, d’après l’énoncé, pour tout k entre 1 et n, on a P (Uk ) = n
> 0. Il vient donc :
n
X
P (B) = P (B|Uk )P (Uk ).
k=1
k
Or, pour tout k ∈ J1, nK, P (B|Uk ) = n+1 puisque l’urne k contient n + 1 boules dont k blanches et qu’on suppose les
boules indiscernables au toucher donc qu’on est en situation d’équiprobabilité.
Ainsi,
n
X k 1 n(n + 1) 1
P (B) = = = .
k=1
n+1n 2n(n + 1) 2
1
Conclusion : La probabilité d’obtenir une boule blanche est de 2
(b) Cette fois, nous cherchons à calculer P (U1 |B). D’après la formule de Bayes, nous avons :
P (B|U1 )P (U1 )
P (U1 |B) =
P (B)
1
car P (U1 ) = n > 0 et P (B) = 12 > 0.
D’après la question précédente, on peut alors affirmer que :
1 1 1 2
P (U1 |B) = × × 1 = .
n+1 n 2
n(n + 1)
2
Conclusion : P (U1 |B) = n(n+1)
.
3. (a) En reprenant les notations des questions précédentes, et puisque (U1 , . . . , Un ) est un SCE, on a :
n
X n(n + 1)
1 = P (Ω) = P (∪n
k=1 Uk ) = αk = α .
k=1
2
2
Conclusion : Nous avons démontré que α = n(n+1)
.
2n+1
Conclusion : Dans cette expérience, P (B) = 3(n+1)
.
P (B|U1 )P (U1 ) 1 α 6
P (U1 |B) = = × 2n+1
=
P (B) n+1 3(n+1)
n(n + 1)(2n + 1)
6
Conclusion : Dans cette expérience, P (U1 |B) = n(n+1)(2n+1)
.
2n
Solution 2 Première façon : on pioche simplement simultanément n boules dans l’urne qui en contient 2n : il y a n
possibilités.
Deuxième façon : Pour tout k ∈ J0, nJ, on pose Ak : ”on pioche k boules noires et n − k boules blanches”. On pose également
A : ”On pioche n boules”. On a alors :
A = ∪n
k=0 Ak
où l’union est disjointe. Ainsi,
n n
X X n n
|A| = |Ak | =
k+1 k+1
k n−k
1
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en effet, il y a autant de tirages dans Ak que de façons de tirer k boules dans une urne de n boules (les boules noires) et n − k
boules dans une urne de n boules (les boules blanches).
Solution 3 1. (a) f est dérivable sur ]0, +∞[ comme somme de fonctions usuelles dérivables sur cet intervalle et,
2
∀x > 0, f ′ (x) =
+ 2x > 0
x
donc f est strictement croissante sur ]0, +∞[. Comme f est continue sur cet intervalle, d’après le théorème de la
bijection, elle réalise une bijection de ]0, +∞[ sur f (]0, +∞[) =] lim f (x), lim f (x)[=] − ∞, +∞[= R.
x→0 x→+∞
2x2
(4x ln(x) + )(x2 + 1) − 2x(2x2 ) ln(x)
2x
g ′ (x) = x
= (2 ln(x) + x2 + 1) = f (x)h(x)
(x2 + 1)2 (x2 + 1)2
2x
en posant h(x) = (x2 +1)2
.
2x
Conclusion : Pour tout x > 0, on a g ′ (x) = f (x)h(x) avec h(x) = (x2 +1)2
.
(b) Pour tout x > 0, on a h(x) > 0. Ainsi, le signe de g ′ (x) est le même que celui de f (x). De plus, g(x) −→ 0 par quotient
x→0
2 ln(x)
et croissances comparées au numérateur. Puis, g(x) = −→ +∞. Finalement, on obtient, grâce aux questions
1+ 12 x→+∞
x
précédentes, le tableau de variations suivant.
x −∞ r 1 +∞
0 +∞
g(r)
0
3. (a) g est strictement croissante sur [1, +∞[ et continue, donc, d’après le théorème de la bijection, elle réalise une bijection
de [1, +∞[ sur g([1, +∞[) = [g(1), lim g(x)[= [0, +∞[. Comme tout n ∈ N∗ est un élément de [0, +∞[, par définition
x→+∞
d’une bijection, il admet un unique antécédent dans [1, +∞[ par g.
Conclusion : Pour tout n ∈ N∗ , il existe un unique αn ∈ [1, +∞[ tel que g(αn ) = n.
(b) On a
n
n
n
2(e 2 )2 ln e 2 en
g(e ) =
2 n =n ≤ n = g(αn ).
(e 2 )2 +1 en + 1
en
car 0 ≤ en +1
≤ 1.
n
Ainsi, comme g est strictement croissante, il vient e 2 ≤ αn .
n
Conclusion : Pour tout n ≥ 1, e 2 ≤ αn .
2
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n
(c) Lorsque n tend vers +∞, e 2 tend vers +∞, donc le théorème de comparaison assure que (αn )n admet une limite qui
est +∞.
Conclusion : (α)n≥0 diverge vers +∞.
n 2α2 ln(α )
n n (α2 +1)
4. (a) On sait que g(αn ) = n. Ainsi, α2
= n et donc ln(αn ) = n 2α 2 .
n +1 n
α2
Par ailleurs, ln enn = ln(α2n ) − ln(en ) = 2 ln(αn ) − n. En réinjectant dans la précédente égalité, on obtient donc :
α2n n(α2n + 1)
n
ln =2 −n= 2 .
en 2α2n αn
α2 n
Conclusion : Pour tout n ≥ 1, on a ln enn = α2
.
n
n
(b) Nous avons, d’après la question 3.b. que (αn )2 ≥ en > 0. Donc, 0 < α2
≤ enn = ne−n −→ 0 par croissances
n n→+∞
n
comparées. Ainsi, le théorème d’encadrement permet de dire que α2
−→ 0. D’après la question précédente et
n n→+∞
α2
puisque la fonction exp est continue en 0, on peut conclure que ( enn )n≥0 admet une limite qui est e0 = 1.
α2
n
Conclusion : en
−→ 1.
n→+∞
√
Solution 4 1. La fonction√ x 7→ x + 1, définie sur [−1, +∞[ est à valeurs dans R+ . La fonction x 7→ x est définie sur R+ donc
par composition, x 7→ x + 1 est définie sur [−1, +∞[.
La fonction x 7→ x + 1, définie sur ] − 1, +∞[ est à valeurs dans R∗+ et la fonction ln est définie sur R∗+ donc par composition,
x 7→ ln(x + 1 est définie sur ] − 1, +∞[.
Conclusion : Par produit, Df =] − 1, +∞[.
2. (a) Même rédaction qu’à la question précédente en remplaçant ”définie” par ”continue”car les fonctions racines, ln et
polynomiales sont continues sur leur ensemble de définition.
(b) Posons h = x + 1. h tend vers 0 lorsque x tend vers −1. Or, par croissances comparées, h ln(h) −→ 0.
h→0
Ainsi, par composition, f (x) −→ 0 qui est une valeur finie.
x→−1
f (x) − f (−1)
−→ −∞.
x − (−1) x→−1
Conclusion : Le taux d’accroissement à une limite infinie en −1, donc par définition, la fonction n’est pas dérivable en −1.
4.
3
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En posant a = p − 21 ∈]0, 1[ et b = 1 − p ∈ R, on a :
Conclusion : pour tout n ≥ 1 : P(En+1 ) = aP(En ) + b.
(c) La suite (P(En )) est arithmético-géométrique donc on obtient avec la méthode usuelle :
1 b b
∀n ∈ N∗ , P(En ) = an−1 − + .
2 1−a 1−a
(d) On a alors, d’après la question 0 et en remplaçant a par p − 21 et b par 1 − p,
! !
n−1 1 1−p 1−p
P(Fn ) = p + 21 − p p − 12
2
− +
1 − p + 12 1 − p + 12
Après calcul, on a donc :
1
n+1
Conclusion : pour tout entier naturel n ≥ 1, P(Fn ) = 1 − 2p−1
2
.
3 − 2p
(e) i. Soit n ≥ 1.
n+1 ! !
1 4p2 + 3 8 2p − 1 n+1 (4p2 + 3)(3 − 2p)
2p − 1
1− − = 1− −
3 − 2p 2 8 8(3 − 2p) 2 8(3 − 2p)
n+1 !
1
2p − 1
= 8−8 − (4p2 + 3)(3 − 2p)
8(3 − 2p) 2
!
1 2p − 1 n+1
= 8−8 − 12p2 + 8p3 − 9 + 6p
8(3 − 2p) 2
!
1 2p − 1 n+1
= 8p3 − 12p2 + 6p − 1 − 8
8(3 − 2p) 2
1
(2p − 1) n+1
= (2p − 1)3 − 23
8(3 − 2p) 2n+1
(2p − 1)3 n+1−3
(2p − 1)
= 1−
8(3 − 2p) 2n+1−3
!n−2
(2p − 1)3 1
= 1 − p −
8(3 − 2p) 2
1
n+1 4p2 + 3
ii. Comme p > 12 , (2p − 1) > 0 et d’après la question précédente 1 − 2p−1
2
− > 0 si n > 3
3 − 2p 8
1
n+1
2
4p + 3
et 1 − 2p−1
2
− = 0 si n = 2 donc à partir du 3e lancer la stratégie 3 est meilleure que la
3 − 2p 8
2.
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Solution 6 Partie I
1. (a) En posant x = y = 0 dans la relation de l’énoncé, on a f (0) = 2f (0) donc f (0) = 0.
Conclusion : f (0) = 0.
(b) Soit y ∈ R. E, utilisant la relation de l’énoncé avec y et −y, et la question 1.a., on a :
1 1 1 1
g(x − y) = f (x − y) = (f (x) + f (−y)) = f (x) − f (y) = g(x) − g(y)
c c c c
en utilisant également la question 1.b. Conclusion : pour tout (x, y) ∈ R2 , g(x + y) = g(x) + g(y) et g(x − y) = g(x) − g(y).
(b) On montre par récurrence que pour tout n ∈ N, g(n) = n. (pas de difficulté, dans l’hérédité on remplace x par n et y
par 1 dans la question précédente).
(c) La fonction f est impaire donc g = 1c f est impaire. Soit maintenant n ∈ Z. Raisonnons par disjonction de cas.
— 1er cas : c > 0. Alors f (1) = c > 0 = f (0), donc f est strictement croissante (elle est supposée strictement
monotone) donc g = 1c f est aussi strictement croissante (car 1c > 0).
— 2e cas : c < 0. Alors f (1) = c < 0 = f (0), donc f est strictement décroissante (elle est supposée strictement
monotone) donc g = 1c f est strictement croissante (car 1c < 0).
Conclusion : g est strictement croissante sur R.
(f) Montrons que pour tout x ∈ R, g(x) = x.
Raisonnons par l’absurde : on suppose donc qu’il existe x ∈ R tel que g(x) ̸= x.
— 1er cas : g(x) > x. Alors d’après le résultat admis il existe r ∈ Q tel que g(x) > r > x. Comme r ∈ Q, on a
g(r) = r et comme g est strictement croissante et que r > x on a r = g(r) > g(x) d’où la contradiction.
— 2e cas : g(x) < x. Alors d’après le résultat admis il existe r ∈ Q tel que g(x) < r < x. Comme r ∈ Q, on a g(r) = r
et comme g est strictement croissante et que r < x on a r = g(r) < g(x) d’où la contradiction.
Conclusion : pour tout x ∈ R, g(x) = x.
3. f = cg donc pour tout x ∈ R, f (x) = f (1)x.
4. Nous venons de rédiger la partie Analyse du raisonnement.
Synthèse : on pose, pour tout x ∈ R, f (x) = αx avec α un réel fixé. f est bien strictement monotone et on a :
∀(x, y) ∈ R2 , f (x + y) = α(x + y) = αx + αy = f (x) + f (y)
5
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Partie II
5. f est strictement monotone donc injective (résultat démontré en cours.)
6. En remplaçant x et y par 0 dans la relation de l’énoncé, on a : f (0 + f (0)) = f (0) + 0n donc f (f (0)) = f (0) donc, par
injectivité de f : f (0) = 0 .
7. Soit y ∈ R. En remplaçant x par 0 dans la relation de l’énoncé, on a, pour tout y ∈ R :
f (0 + f (y)) = f (0) + y n donc, comme f (0) = 0, f ◦ f (y) = y n
ii. Montrons maintenant que f est bijective. On sait déjà qu’elle est injective. Montrons donc qu’elle est surjective.
Soit donc y ∈ R. Comme f ◦ f est bijective il existe x ∈ R tel que f ◦ f (x) = y, donc f (x) est un antécédent de y
par f . Donc f est surjective.
Conclusion : f : R −→ R est bijective.
(c) Soit y ∈ R. Par définition de f :
n n
f (y) = f (0 + y) = f 0 + f f −1 (y) = f (0) + f −1 (y) = f −1 (y)
n
Conclusion : pour tout y ∈ R, f −1 (y) = f (y).
(d) Soit maintenant (x, y) ∈ R2 :
n
f (x + y) = f (x + f f −1 (y) = f (x) + f −1 (y) = f (x) + f (y) d’après la question précédente
(e) D’après la partie I, il existe donc c ∈ R tel que, pour tout réel x, f (x) = cx.
Comme f (f (1)) = f (1), on a c2 = 1 donc c = 1 ou c = −1, c’est-à-dire f = idR ou f = −idR . On a alors f ◦ f = idR ,
donc pour tout x ∈ R, f (f (x)) = x. Or on a montré que pour tout x ∈ R, f (f (x)) = xn et n > 1, d’où une contradiction.
(f) Conclusion : pour n > 1 le problème cherché n’a pas de solution.