Recueil Décrets Français
Recueil Décrets Français
Arrêté viziriel du 1er juin 1931 (14 Moharrem 1350) réglementant l'exercice de la pêche dans
la lagune de Moulay Bouselham (merja Es zerga) ……………………………………………………………….…….. 9
Arrêté viziriel du 13 octobre 1933 (22 joumada II 1352) portant classement des établissements
insalubres, incommodes ou dangereux …………………………………………………………………………………….. 10
Arrêté viziriel du 7 avril 1934 (22 hija 1352) fixant la proportion des marins de nationalité
marocaine qui doivent être embarqués à bord des navires armés sous pavillon marocain……… 13
Arrêté viziriel du 23 avril 1934 (8 moharrem 1353) règlementant l’emploi du filet dit « cerco »
ou « cercle américain », dans les eaux territoriales du Royaume du Maroc ……………………………… 14
Décret n°2-58-848 du 28 Hija 1377 (16 juillet 1958) interdisant l'emploi du filet dit “cerco” ou
“cercle américain” dans les eaux territoriales du Royaume du Maroc aux navires d’une jauge
brute supérieure à quarante tonneaux ……………………………………………………………………………………… 15
Décret n°2-58-783 du 8 rebia II 1378 (22 octobre 1958) relatif au comité central et aux comités
locaux des pêches maritimes …………………………………………………………………………………………………….. 16
Décret n°2-60-104 du 7 chaoual 1379 (4 avril 1960) interdisant l’emploi des filets traînants aux
navires de jauge brute égale ou inférieure à quinze tonneaux ………………………………..………………… 19
Décret n°2-60-388 du 9 ramadan 1380 (25 février 1961) fixant les indicatifs des ports d’attache
des navires immatriculés sous pavillon marocain …………………………………………………….………………. 20
Décret n°2-60-389 du 9 ramadan 1380 (25 février 1961) fixant les conditions requises pour
commander et exercer les fonctions d’officier de pont et d’officier mécanicien à bord des
navires de commerce et de pêche …………………………………………………………………………………………… 21
Décret n°2-61-227 du 22 safar 1382 (25 juillet 1962) réglementant l’exercice de la pêche à la
nage, dite « pêche sous-marine », dans les eaux maritimes du Maroc ……………………..……………. 26
Décret n°2-64-025 du 15 ramadan 1383 (30 janvier 1964) fixant le taux de la cotisation due à la
Caisse nationale de sécurité sociale par les marins pêcheurs à la part ……………………………….……… 39
1
Décret royal n°487-67 du 12 chaabane 1387 (15 novembre 1967) réglementant l’usage du filet
« Palanza » dans les eaux de la Mar chica (quartier maritime de Nador) ……………………….…………. 40
Décret n°2-73-659 du 9 moharrem 1394 (2 février 1974) réglementant la pêche aux filets fixes 41
Décret n°2-73-454 du 27 hija 1394 (10 janvier 1975) relatif à la conservation des hypothèques
maritimes ………………………………………….……………………………………………………………………………………. 42
Décret n°2-74-531 du 9 rebia II 1395 (21 avril 1975) relatif à la prise en charge par l'office
national des pêches de la gestion des halles aux poissons situées dans les limites des ports du
Royaume ……………………….……………………………………………………………………………………..…………………. 43
Décret n°2-75-311 du 11 rejeb 1395 (21 juillet 1975) déterminant les lignes de fermeture de
baies sur les côtes marocaines et les coordonnées géographiques de la limite des eaux
territoriales et de la zone économique exclusive ……………………………………………..……………………… 45
Décret n°2-76-39 du 5 chaoual 1397 (19 septembre 1977) relatif à la taxe de péage perçue sur
le poisson débarqué dans les limites des ports du Maroc …………………………………………………………. 50
Extrait du décret n°2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour l’application du
code des douanes ainsi que des impôts indirects relevant de l’administration des douanes et
des impôts indirects, approuvé par le dahir n°1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) … 51
Décret n°2-85-890 du 18 rebia II 1406 (31 décembre 1985) accordant l'exemption totale des
droits et taxes en faveur des carburants, combustibles et lubrifiants consommés au cours de
certaines navigations maritimes …………………………………………………………………………………………….. 53
Décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités
de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive 54
Décret n°2-91-244 du 25 moharrem 1414 (16 juillet 1993) réglementant la pêche au poulpe
dans la baie de Dakhla et interdisant l'utilisation de certains engins de pêche dans ladite baie
et au large de celle-ci …………………………………………….……………………………………………………………….. 56
Décret n°2-89-597 du 25 rebia II 1414 (12 octobre 1993) pris pour l'application de la loi n°24-
89 édictant des mesures de police sanitaire vétérinaire à l'importation d'animaux, de denrées
animales, de produits d'origine animale, de produits de multiplication animale et de produits
de la mer et d'eau douce ……………………………………………………………………………………………………….. 57
Décret n°2-94-577 du 22 rebia I 1415 (31 août 1994) donnant délégation au ministre des
pêches maritimes et de la marine marchande pour fixer les conditions d’exercice de la pêche
aux filets fixes ………………………………………………………………………………………………………………………… 60
Décret n°2-94-931 du 18 Chaâbane 1415 (20 janvier 1995) instituant, au profit de l'office
national des pêches une taxe parafiscale dite "taxe d'affrètement pour la pêche des espèces
pélagiques" ……………………………………………………………………………………………………………………………… 61
Décret n°2-95-835 du 1er joumada II 1417 (14 octobre 1996) pris pour l'application de la loi
n°48-95 portant création de l'institut national de recherche halieutique ……………………………….. 63
2
Décret n°2-95-836 du 1er joumada II 1417 (14 octobre 1996) instituant au profit de l'institut
national de recherche halieutique une taxe parafiscale dite «taxe de recherche halieutique » 65
Décret n°2-95-717 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) relatif à la préparation et à la lutte
contre les pollutions marines accidentelles ……………………………………………………..………………..…….. 66
Décret n°2-97-930 du 29 ramadan 1418 (28 janvier 1998) pris pour l’application de la loi n°22-
97 instituant au profit des chambres de commerce, d’industrie, et de service, des chambres
d’artisanat, des chambres des pêches maritimes et leur fédération un décime additionnel à
l’impôt des patentes ……………………………………………………………………………………………………………….. 70
Décret n°2-98-222 du 5 kaada 1418 (4 mars 1998) donnant délégation au ministre des pêches
maritimes, des affaires administratives et des relations avec le parlement pour fixer les
conditions dans lesquelles la pêche des céphalopodes peut être effectuée au moyen de filets
traînants ……………………………………………………………………………………………………………………….………….. 71
Décret n°2-98-617 du 17 ramadan 1419 (5 janvier 1999) pris pour l’application du dahir
portant loi n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) édictant des mesures relatives à
l'inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants et des denrées animales ou d'origine
animale ……………………………………………………………………………………………………………………………………. 73
Décret n°2-97-177 du 5 hija 1419 (23 mars 1999) relatif au transport des denrées périssables 77
Décret n°2-99-982 du 20 joumada I 1420 (1er septembre 1999) portant statut particulier du
personnel des chambres de pêches maritimes …………………………………………........…………………….. 80
Décret n°2-99-1257 du 29 moharrem 1421 (4 mai 2000) portant création du Conseil supérieur
pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique ……………………………………………... 84
Décret n°2-01-2726 du 22 rabii I 1423 (4 juin 2002) fixant les conditions et les modalités de
pêche et de ramassage des algues marines ………………………………………….…………………………………. 88
Arrêté du premier ministre n°3-3-00 du 17 joumada I 1424 (16 juillet 2003) portant application
du décret n°2-95-717 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) relatif à la préparation et à la lutte
contre les pollutions marines accidentelles ……………………………………………………………………………. 94
Décret n°2-03-704 du 19 chaabane 1424 (16 octobre 2003) instituant une rémunération des
services rendus par les établissements de formation relevant du ministère de la pêche
maritime ………………………………………………….…………………………………………………………..…………………… 111
Décret n°2-03-140 du 6 hija 1425 (17 janvier 2005) portant création du Comité national du
Codex Alimentarius ……………………………………………………………….………………………………………………… 113
Décret n°2-04-26 du 6 hija 1425 (17 janvier 2005) fixant les conditions et les modalités de
pêche du corail …………………………………………………………..…………………………………………………………… 115
3
qualitative des produits de la mer et d’eau douce …………………………………………………………………… 118
Décret n°2-06-614 du 2 kaada 1427 (24 novembre 2006), pris pour l’application des articles 31
et 35 de la loi n°15-02 relative aux ports et portant création de l’agence nationale des ports et
de la société d’exploitation des ports ………………………………………………………………………………….….. 126
Décret n°2-07-1233 du 16 hija 1428 (27 décembre 2007) portant répartition entre les
chambres de commerce, d'industrie et de service, des chambres d'artisanat, des chambres des
pêches maritimes et leurs fédérations 10% sur le produit de la taxe professionnelle ………..……. 127
Décret n°2-04-564 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) fixant les modalités d'organisation et
de déroulement de l'enquête publique relative aux projets soumis aux études d'impact sur
l'environnement ……………………………………………………..………………………………………………………………. 128
Décret n°2-07-230 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) fixant les conditions et les modalités de
pêche des petits pélagiques …………………………………………………………………………………………………….. 130
Décret n°2-08-403 du 6 hijja 1429 (5 décembre 2008) pris en application de la loi n°25-06
relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité des denrées alimentaires et des produits
agricoles et halieutiques ………………………………………………………………………………………………………….. 135
Décret n°2-08-562 du 13 hija 1429 (12 décembre 2008) fixant les conditions et les modalités de
délivrance et de renouvellement des autorisations d'établissement de pêche maritime ………..… 139
Décret n°2-09-482 du 5 hija 1430 (23 novembre 2009) pris pour l’application de la loi n°25-08
portant création de l’office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires ……………….. 146
Décret n°2-09-674 du 30 rabii I 1431 (17 mars 2010) fixant les conditions et les modalités
d’installation et d’utilisation à bord des navires de pêche d'un système de positionnement et
de localisation continue utilisant les communications par satellite pour la transmission des
données ……………………………………………….………………………………………………………………………………… 147
Décret n°2-10-122 du 23 rejeb 1431 (6 juillet 2010) portant création du Comité national des
mesures sanitaires et phytosanitaires …………………………………………..………………………………………... 151
Décret n°2-10-164 du 7 joumada I 1432 (11 avril 2011) fixant les conditions et les modalités de
pêche des espèces halieutiques nécessitant une réglementation spécifique en raison d'usages
locaux ou de circonstances particulières ……………………………………………………………………..………….… 154
Décret n°2-10-598 du 7 joumada I 1432 (11 avril 2011) pris pour l'application de la loi n°52-09
portant création de l'Agence nationale pour le développement de l'aquaculture ………………….… 160
Décret n°2-10-252 du 16 joumada I 1432 (20 avril 2011) pris pour l’application de la loi n°12-06
relative à la normalisation, à la certification et à l’accréditation ……………………………………..………… 161
) في شأن المفتشيات العامة2011 يونيو23( 1432 من رجب20 الصادر في2.11.112 مرسوم رقم
للوزارات 164
4
Décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de certaines
dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires …………… 168
Décret n°2-12-71 du 14 rabii II 1433 (7 mars 2012) pris pour l'application de la loi n°14- 08
relative au mareyage …………………………………………..……………………..…………………………………………… 189
Décret n°2-12-480 du 23 joumada I 1434 (4 avril 2013) fixant la composition et les modalités
de fonctionnement du comité scientifique de l'Institut national de recherche halieutique …….… 198
Décret n°2-12-389 du 11 joumada II 1434 (22 avril 2013) fixant les conditions et les modalités
d’étiquetage des produits alimentaires …………………………………………….………………….…………………… 200
Décret n°2-12-602 du 9 rejeb 1434 (20 mai 2013) pris pour l’application de la loi n°03-12 relatif
aux interprofessions agricoles et halieutiques ……………………………………………………….…………………. 217
Décret n°2-12-361 du 15 chaabane 1434 (24 juin 2013) déterminant les catégories des
personnels du Ministère de l'agriculture et de la pêche maritime - Département de la pêche
maritime - habilités à rechercher et constater les infractions liées à la navigation des navires de
pêche et à l'exercice de la pêche maritime ………………………………………………………….…………………… 219
Décret n°2-13-19 du 26 rabii I 1435 (28 janvier 2014) instituant au profit de l’Office national
des pêches une taxe parafiscale dénommée " taxe sur le poisson pélagique" ………………….………. 221
) بإعادة تنظيم المعهد العالي للصيد2014 أغسطس25( 1435 من شوال28 صادر في2.14.377 مرسوم رقم
البحري 223
) يتعلق بمنح بذلة العمل للموظفين2015 فبراير4( 1436 من ربيع اآلخر14 صادر في2.15.43 مرسوم رقم
الموكول إليهم بتحرير المحاضر- قطاع الصيد البحري- واألعوان التابعين لوزارة الفالحة والصيد البحري
والبحث ومعاينة المخالفات 229
) بتعيين غرف الصيد2015 أبريل10( 1436 من جمادى اآلخرة20 صادر في2.15.284 مرسوم رقم
البحري وعدد المقاعد المخصصة لها ومقارها وتحديد الدوائر االنتخابية التابعة لكل غرفة ومقر كل دائرة ونفوذها
الترابي وكذا توزيع المقاعد حسب الدوائر على الهيئات المهنية الممثلة في الغرف المذكورة 231
) يتعلق بتوزيع األنشطة2015 أبريل10( 1436 من جمادى اآلخرة20 صادر في2.15.285 مرسوم رقم
االقتصادية على الهيئات الناخبة لغرف الصيد البحري 234
Décret n°2-12-484 du 2 chaabane 1436 (21 mai 2015) pris pour l’application de la loi n°29-05
relative à la protection des espèces de flore et faune sauvages et au contrôle de leur
commerce ………………………………………………………………………………………………………………………..…….. 236
Décret n°2-15-604 du 19 rabii I 1437 (31 décembre 2015) relatif à la composition du conseil
d’administration de l’Office national des pêches ………………………………………………..………………..….. 261
Décret n°2-15-304 du 27 joumada I 1437 (7 mars 2016) fixant les horaires de travail
s’appliquant aux administrations publiques et aux établissements publics exerçant au port ainsi
qu’aux exploitants et opérateurs portuaires ……………………………………………………………………………… 262
) بتحديد اختصاصات2016 مارس24( 1437 من جمادى اآلخرة14 صادر في2.15.890 مرسوم رقم
5
- قطاع الصيد البحري- وتنظيم وزارة الفالحة والصيد البحري 263
Décret n° 2-15-617 du 24 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les règles d’organisation et de
gestion du registre des coopératives ……………………………………………………………………………………… 272
Décret n°2-17-197 du 1er chaabane 1438 (28 avril 2017) relatif aux attributions du ministre de
l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts…………………. 278
Décret n°2-17-556 du 19 rabii I 1439 (8 décembre 2017) fixant la liste des brevets et les
conditions nécessaires pour exercer les fonctions de commandement et les fonctions d’officier
à bord des navires de pêche maritime ………………………………………………………………………..….………… 279
) بإحداث اللجنة االستراتيجية2018 مارس14( 1439 من جمادى اآلخرة25 صادر في2.17.655 مرسوم رقم
للتنمية المستدامة 287
Décret n°2-17-456 du 26 joumada II 1349 (15 mars 2018) pris pour l’application de certaines
dispositions du dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant
règlement sur la pêche maritime ……………………………………………………………………………………….……… 290
Décret n°2-17-455 du 9 chaabane 1439 (26 avril 2018) pris pour l’application de certaines
dispositions du Titre I de la loi n°15-12 relative à la prévention et la lutte contre la pêche
illicite, non déclarée et non réglementée modifiant et complétant le dahir n°1-73-255 du 27
chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime………………..………… 294
Décret n°2-18-103 du 19 joumada II 1440 (25 février 2019) déterminant les règles générales
auxquelles doivent satisfaire les navires de pêche maritime en ce qui concerne le sauvetage … 298
Décret n°2-18-722 du 1er safar 1441 (30 septembre 2019) relatif aux plans d’aménagement et
de gestion des pêcheries …………………………………………………………………………………………………..………. 304
Décret n°2-20-147 du 2 chaabane 1441 (27 mars 2020) pris pour l’application de la loi n°59-14
relative à l’acquisition, la mise en chantier et la refonte des navires de pêche ……………………………. 308
Décret n°2-19-721 du 3 ramadan 1441 (27 avril 2020) portant création de la commission
nationale de changements climatiques et de la diversité biologique …………………………………………… 315
Décret n°2-20-710 du 10 rabii I 1442 (27 octobre 2020) fixant les conditions et les modalités de
délivrance des autorisations de recherche scientifique marine dans les eaux sous juridiction
nationale …………………………………………………………………………………………………………………………..…………. 319
Décret n°2-20-582 du 16 rabii I 1442 (2 novembre 2020) interdisant, dans certaines zones
maritimes de la Méditerranée, l’emploi du chalut de fond aux navires de pêche dont la jauge
brute est supérieure à quinze (15) unités de jauge ……………………………………………………………………… 330
Décret n°2-20-581 du 11 chaabane 1442 (25 mars 2021) pris pour l’application de certaines
dispositions de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de
commerce maritime, en ce qui concerne les navires de pêche maritime.................................... 332
Décret n°2-18-242 du 14 ramadan 1442 (27 avril 2021) pris pour l’application de certaines
dispositions de la loi n°22-07 relative aux aires protégées ………………………………………………………….. 335
6
Décret n°2-21-307 du 30 moharrem 1443 (8 septembre 2021) fixant les modalités
d’établissement, d’approbation et de révision des plans d’aménagement interne des ports ……….. 340
Décret n°2-20-703 du 29 hija 1442 (9 août 2021) relatif à la Commission nationale du partenariat
public-privé ………………………………………………………………………………………………………………………………….. 342
Décret n°2-21-43 du 24 rabii II 1443 (30 novembre 2021) réglementant l’exercice de la pêche
maritime à la lumière artificielle ……………………………………………………………………………………………….… 347
Décret n°2-21-965 du 16 chaoual 1443 (17 mai 2022) approuvant le Plan national du littoral …… 349
7
Arrêté viziriel du 4 mai 1920 (14 chaabane 1338) fixant le tarif des droits à percevoir en matière
d’hypothèque maritime
Vu le dahir du 4 mai 1920 (14 chaabane 1338) complétant en ce qui concerne l’hypothèque maritime
les dispositions du code de commerce maritime promulgué par le dahir du 31 mars 1919 ;
Sur proposition du directeur général des travaux publics et du directeur général des finances,
Arrête
Article premier : Les opérations relatives aux hypothèques maritimes donneront lieu, au profit des
agents qui en sont chargés, en compensation de la responsabilité encourue par eux, à la perception
de remises et salaires payables d’avance par les requérants, dont le tarif est fixé comme il suit :
a) La remise est de un pour mille du capital des créances donnant lieu à l’hypothèque, quel que
soit le nombre des navires sur lesquels il est pris inscription. En cas de renouvellement des
inscriptions, la remise est calculée d’après les mêmes règles ;
b) Les salaires sont de un franc :
1- Pour l’inscription de chaque hypothèque requise par un bordereau, quel que soit le nombre
des créances ;
2- Pour chaque déclaration, soit de changement de domicile ou de subrogation, soit de l’un et
de l’autre par un même acte ;
3- Pour chaque radiation d’inscription ;
4- Pour chaque extrait d’inscription ou pour chaque certificat de non inscription ;
5- Pour la transcription du procès-verbal de saisie.
Il est, en outre, spécifié que chaque bordereau d’inscription ne peut s’appliquer qu’à un seul navire
et qu’au cas de changement de domicile, de subrogation ou de radiation, il est fait aussi une
déclaration distincte par inscription.
8
Arrêté viziriel du 14 Moharrem 1350 (1er juin 1931) réglementant l'exercice de la pêche dans la
lagune de Moulay Bouselham (merja Eszerga)
Vu les articles 1er et 19 de l'annexe III du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) portant
règlement sur la pêche maritime.
Sur la proposition du directeur général des travaux publics,
Article premier : A l'exception de la pêche à la ligne qui pourra être librement pratiquée par tous,
l'exercice de la pêche dans la lagune de Moulay Bouselham est réservé aux indigènes riverains de la
merja.
Article 2 : Ces indigènes pourront se livrer pendant toute l'année, de jour comme de nuit, à la
capture de toutes espèces de poissons et coquillages dans la lagune ; ils seront dispensés, suivant le
cas, de la possession de la licence prévue à l'article 6 de l'annexe 3 du dahir susvisé du 28 joumada II
1337 (31 mars 1919) ou de la délivrance du permis prévu par l'article 31 du même dahir.
Article 3 : La pêche pourra être pratiquée avec des filets fixes tels que tramail, araignée, verveux,
etc., aussi bien qu'avec des filets mobiles, tels que senne, épervier, carrelet ou trouble, sous réserve,
en ce qui concerne l'emploi des filets fixes, de ce qui est prescrit à l'article 7 ci-après, au sujet de
l'installation des barrages.
Article 4 : Par dérogation aux dispositions de l'article 17 de l'annexe 3 du dahir précité du 28
joumada II (31 mars 1919), les mailles des filets, mesurées de chaque côté après leur séjour dans
l'eau devront avoir les dimensions suivantes :
- Pour les filets fixes et pour la senne : 40 mm au moins ;
- Pour les filets mobiles autres que la senne : 30 mm au moins.
Article 5 : Les dimensions au-dessous desquelles les poissons ne pourront être pêchés et devront
être rejetés à l'eau, sont celles fixées par l'article 22 de l'annexe 3 du même dahir.
Article 6 : Les dispositions des articles 20 et 21 de l'annexe 3 du même dahir, concernant les appâts
et procédés de pêche défendus, sont applicables à la pêche dans la lagune.
Article 7 : Des barrages temporaires pourront être établis dans la lagune, mais l'installation de ces
barrages devra être conçue de telle sorte qu'ils n'aient pas pour effet d'empêcher complètement le
passage du poisson ou de le rassembler dans des eaux closes ou stagnantes, d'où il ne pourrait plus
sortir, ou de le contraindre à passer par une issue garnie de pièges ; en principe, le passage à réserver
au poisson devra être aménagé ainsi qu'il est indiqué au deuxième alinéa de l'article 8, en ce qui
concerne les bordigues.
Les filets ou engins utilisés devront avoir les dimensions réglementaires.
Article 8 : Il ne pourra être établi dans la lagune de pêcherie permanente et notamment, des
bordigues, qu'avec l'assentiment de l’administration ; l'autorisation, qui aura toujours un caractère
précaire et révocable, ne pourra être donnée qu'à titre collectif.
Les bordigues, ainsi d'ailleurs que toutes autres pêcheries de même nature, devront être installées
de telle sorte qu'il existe toujours entre le barrage et le rivage un passage de 0 m. 50 de chaque côté.
Dans le cas où plusieurs bras mettraient en communication les mêmes parties de la lagune, l'un de
ces bras, toujours le même, devra rester ouvert d'une manière permanente, mais les barrages établis
pourront alors occuper la totalité de la largeur des chenaux où ils sont installés.
Article 9 : Pour l'application des dispositions qui précèdent, la limite de la lagune est fixée au pont de
Mchra-el-Hader.
Article 10 : La surveillance et le contrôle de l'observation des dispositions du présent arrêté seront
assurés, sous l'autorité du contrôleur civil de Souk-El-Arba et du Chef de la division de la Marine
Marchande et des Pêches Maritimes, par les chioukh des tribus riveraines.
Article 11 : Les dispositions de cet article sont arrivées à terme.
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Arrêté viziriel du 3 chaoual 1332 ( 25 août 1914 ) portant classement des établissements
insalubres, incommodes ou dangereux
- Complété par l’arrêté viziriel du 7 rejeb 1341 (24 février 1923), puis par l’arrêté viziriel du 13
chaabane 1344 (26 février 1926), puis par l’arrêté viziriel du 20 chaoual 1345 (23 avril
1927), puis modifié par l’arrêté viziriel du 22 hija 1346 (11 juin 1928), puis modifié par
l’arrêté viziriel du 6 chaabane 1347 (18 janvier 1929), puis modifié par l’arrêté viziriel du
23 rebia I 1349 (18 août 1930), puis modifié par l’arrêté viziriel du 18 septembre 1931
(5 joumada I 1350)
- Abrogé par l’arrêté viziriel du 13 octobre 1933 (22 joumada II 1352) portant classement des
établissements insalubres, incommodes ou dangereux, article 3.
----------------------------------------
Arrêté viziriel du 29 safar 1344 ( 18 septembre 1925 ) classant les usines de conserves de poissons
parmi les établissements insalubres, incommodes et dangereux
Abrogé par l’arrêté viziriel du 13 octobre 1933 (22 joumada II 1352) portant classement des
établissements insalubres, incommodes ou dangereux, article 3.
----------------------------------------
Arrêté viziriel du 13 octobre 1933 (22 joumada II 1352) portant classement des établissements
insalubres, incommodes ou dangereux
Vu le dahir du 25 août 1914(3 chaula 1332) portant réglementation des établissements insalubres,
incommodes ou dangereux, et les dahirs qui l’ont modifié ou complété ;
Vu l’arrêté viziriel du 25 août 1914 (3 chaula 1332) portant classement des établissements insalubres,
incommodes ou dangereux, et les arrêtés viziriels qui l’ont modifié ou complété ;
Sur proposition du directeur général des travaux publics,
Arrête :
Article premier : Les établissements auxquels s’appliquent le dahir susvisé du 25 août 1914(3 chaoul
1332) et les dahirs qui l’ont modifié ou complété et le classement desdits établissements sont
déterminés par le tableau ci-après :
(modifié par :
- Arrêté viziriel du 25 rebia II 1353 (7 août 1934) ;
- Arrêté viziriel du 11 rebia II 1354 (13 juillet 1935) ;
- Arrêté viziriel du 19 kaada 1354 (12 février 1936) ;
- Arrêté viziriel du 10 rejeb 1355 (26 septembre 1936) ;
- Arrêté viziriel du 15 rejeb 1355 (31 octobre 1936) ;
- Arrêté viziriel du 21 rebia II 1356 (30 juin 1937) ;
- Arrêté viziriel du 10 joumada I 1356 (19 juillet 1937) ;
- Arrêté viziriel du 9 rebia I 1358 (29 avril 1939) ;
- Arrêté viziriel du 24 rebia II 1358 (13 juin 1939) ;
- Arrêté viziriel du 1er kaada 1361 (9 novembre 1942) ;
- Arrêté viziriel du 27 rebia II 1368 (26 février 1949) ;
- Arrêté viziriel du 24 hija 1368 (17 octobre 1949) ;
- Arrêté viziriel du 23 moharrem 1369 (15 novembre 1949) ;
- Arrêté viziriel du 16 safar 1370 (27 novembre 1950) ;
- Arrêté viziriel du 24 chaabane 1373 (28 avril 1954) ;
- Décret n°2-59-1591 du 15 rebia I 1379 (18 septembre 1959), et
- Décret n°2-72-643 du 16 safar 1394 (11 mars 1974))
10
Numéros Désignations des industries inconvénients classes
1
2
11
Article 2 (modifié par l’arrêté viziriel du 17 rebia II 1368 (16 février 1949) modifiant l'article 2 de
l'arrêté viziriel du 13 octobre 1933 (22 joumada II 1352) portant classement des établissements
insalubres, incommodes ou dangereux)
Les installations fixes …………………………… de voiries.
Artilce3 : Toutes dispositions antérieures au présent arrêté sont abrogées.
12
Décret n°2-58-1396 du 2 ramadan 1378 (12 mars 1959) réglementant la proportion des marins
marocains à embarquer sur les navires armés à la grande pêche, immatriculés au quartier maritime
de Tanger
Abrogé par le décret n°2-01-1543 du 27 ramadan 1427 (20 octobre 2006) modifiant l’arrêté du 22
hijja 1352 (7 avril 1934) fixant la proportion des marins de nationalité marocaine qui doivent être
embarqués à bord des navires armés sous pavillon marocain, art. 2
_______________________
Arrêté viziriel du 7 avril 1934 (22 hijja 1352) fixant la proportion des marins de nationalité
marocaine qui doivent être embarqués à bord des navires armés sous pavillon marocain
Vu l’article 3 de l’annexe I du dahir du 31 mars 1919 (28 joumada II 1337) formant code de
commerce maritime, et les dahirs qui l’ont modifié ou complété ;
Sur la proposition du directeur général des travaux publics
Article premier (modifié par l’arrêté viziriel du 13 janvier 1937 (29 chaoual 1355), art. unique, puis
modifié par l’arrêté viziriel du 7 août 1937 (29 joumada I 1356), art. unique, puis modifié et complété
par l’arrêté viziriel du 24 décembre 1940 (24 kaada 1359), art. unique ; puis modifié par l’arrêté
viziriel du 23 novembre 1943 (24 kaada 1362), art. unique ; puis modifié par l’arrêté viziriel du 11
juillet 1948 (4 ramadan 1367), art. unique, puis modifié par le décret n°2-57-0193 du 23 mars 1957
(21 chaabane 1376), art. premier, puis modifié par le décret n°2-59-1589 du 8 décembre 1959 (7
joumada II 1379), art. premier, puis modifié par le décret n°2-61-174 du 30 mai 1961 (14 hijja 1380),
art. premier, puis modifié par le décret n°2-01-1543 du 20 octobre 2006 (27 ramadan 1427), art.
premier)
La proportion des marins de nationalité marocaine qui doivent être embarqués à bord des navires
battant pavillon marocain, en application des dispositions du paragraphe d) de l’article 3 de l’annexe
I du dahir susvisé du 31 mars 1919 (28 joumada II 1337), est fixée ainsi qu’il suit :
a) Pour les navires de commerce : à la moitié de l’équipage, y compris le capitaine et les officiers ;
b) Pour tous les navires de pêche, y compris les navires armés à la grande pêche mentionnée au c)
du premier alinéa de l’article 3 bis de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919)
formant code de commerce maritime :
1- Lorsque le navire pêche dans la zone économique exclusive : à la totalité de l’équipage, y
compris le capitaine ou le patron et les autres officiers dudit navire, s’il y en a ;
2- Lorsque le navire pêche en haute mer : aux huit dixième de l’équipage, y compris le capitaine
ou le patron et les autres officiers du navire, s’il y en a ;
3- Lorsque le navire pêche dans la zone économique exclusive d’un Etat tiers : en conformité
avec les dispositions de l’accord bilatéral liant le Royaume du Maroc à cet Etat ou de la
réglementation de cet Etat en la matière, selon le cas.
c) Pour les bateaux de pêche sardiniers : aux deux tiers de l’équipage, y compris le patron ou le
capitaine et les officiers, s’il y en a ;
d) Pour les remorqueurs et autres bâtiments de servitude : à la moitié de l’équipage, y compris le
patron ou le capitaine et les officiers, s’il y en a.
Pour la détermination de la proportion à observer, le personnel des différents services du bord (pont,
machine et, s’il y a lieu, service général) sera considéré globalement.
Article 2 : les dispositions de l’article premier ne sont pas applicables aux bateaux munis d’un congé
dit de police, dont l’équipage est inférieur à cinq hommes, ni aux bateaux de plaisance.
Article 3 : des dérogations aux règles fixées à l’article premier du présent arrêté pourront être
accordées en cas de pénurie dûment constatée de marins marocains susceptibles d’occuper les
emplois vacants.
13
Arrêté viziriel du 28 décembre 1930 (7 chaabane 1349) portant interdiction de l’emploi du filet dit
“cerco” ou “cercle américain” de grandes dimensions dans les eaux territoriales du Royaume du
Maroc
Abrogé par l’arrêté viziriel du 23 avril 1934 (8 moharrem 1353) règlement l’emploi du filet dit
« cerco » ou « cercle américain », dans les eaux territoriales du Royaume du Maroc, art. 4.
____________________
Arrêté viziriel du 21 mars 1933 (24 kaada 1351) portant interdiction, à titre temporaire de l’emploi
du filet dit “cerco” ou “cercle américain” et de tous engins similaires, dans le quartier de
Casablanca
Arrivé à terme le 1er juin 1933.
___________________________
Arrêté viziriel du 23 avril 1934 (8 moharrem 1353) règlementant l’emploi du filet dit « cerco » ou
« cercle américain », dans les eaux territoriales du Royaume du Maroc
(Abrogé puis remis en vigueur respectivement par le décret n°2-58-848 du 28 Hijja 1377 (16 juillet
1958) interdisant l'emploi du filet dit “cerco” ou “cercle américain” dans les eaux territoriales du
Royaume du Maroc aux navires d’une jauge brute supérieure à quarante tonneaux, art. 4 et le décret
n°2-58-1056 du 19 safar 1378 (4 Septembre 1958) modifiant le décret n°2-58-848 du 28 Hijja 1377
(16 juillet 1958), art. unique)
Vu l'annexe III du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant règlement sur la pêche
maritime et notamment ses articles 16 et 19.
Vu l’arrêté viziriel du 28 décembre 1930 (7 chaabane 1349) portant interdiction de l’emploi du filet
dit “cerco” ou “cercle américain” de grandes dimensions dans les eaux territoriales du Royaume du
Maroc ;
Sur la proposition du directeur général des travaux publics.
Article premier : L'emploi pour la pêche à la sardine du filet dit “cerco” ou “cercle américain” et de
tous engins similaires dont les dimensions excédent 200 mètres de longueur et 30 mètres de
profondeur de chute, est interdite d’une façon permanente dans les eaux territoriales du Royaume
du Maroc.
Article 2 : l’emploi pour la pêche aux scombres (bonites de toutes espèces, maquereaux, etc.) du filet
dit “cerco” ou “cercle américain” est de tous engins similaires dont les dimensions excèdent 260
mètres de longueur et dont la profondeur de chute est inférieure à 30 mètres ou supérieures à 45
mètres, est interdite d’une façon permanente dans les eaux territoriales du Royaume du Maroc.
Article 3 : Le mesurage des filets est effectué sur la ralingue, pour la longueur, et mailles ouvertes
pour la profondeur de chute.
Article 4 : L’arrêté viziriel susvisé du 28 décembre 1930 (7 chaabane 1349) est abrogé.
Article 5 (Ajouté par l’arrêté viziriel du 4 septembre 1945 (26 ramadan 1364).
Des dérogations temporaires aux prescriptions des articles 1er et 2 ci-dessus peuvent être accordées
à titre exceptionnelle, sur proposition du directeur des affaires économiques.
14
Décret n°2-58-848 du 28 Hija 1377 (16 juillet 1958) interdisant l'emploi du filet dit “cerco” ou
“cercle américain” dans les eaux territoriales du Royaume du Maroc aux navires d’une jauge brute
supérieure à quarante tonneaux
Vu l'annexe 3 du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant règlement sur la pêche
maritime et notamment ses articles 16 et 19 ;
Sur la proposition du sous-secrétaire d'Etat au commerce et à l'industrie.
Article premier : L'emploi du filet dit “cerco” ou “cercle américain” est interdit dans les eaux
territoriales du Royaume du Maroc aux navires d'une jauge brute supérieure à quarante tonneaux.
Article 2 : Des dérogations pourront être accordés par le Sous-secrétaire d'Etat au commerce et à
l'industrie ou l'autorité déléguée par lui à cet effet.
Article 3 : Le chef du service de la marine marchande et des pêches maritimes est chargé de
l'exécution du présent décret.
Article 4 : Abrogé par le décret n°2-58-1056 du 19 safar 1378 (4 septembre 1958) modifiant le décret
n°2-58-848 du 28 Hijja 1377 (16 juillet 1958).
15
Arrêté résidentiel du 22 novembre 1947 portant institution d’un comité central et de comités des
pêches maritimes tel que modifié par l’arrêté résidentiel du 19 février 1949
Modifié et complété par l’arrêté résidentiel du 19 février 1949 ; puis abrogé par le décret n°2-58-783
du 8 rebia II 1378 (22 octobre 1958) relatif au comité central et aux comités locaux des pêches
maritimes, art.10
_________________________
Décret n°2-58-783 du 8 rebia II 1378 (22 octobre 1958) relatif au comité central et aux comités
locaux des pêches maritimes
Vu l'arrêté du 22 novembre 1947 portant institution d'un comité central et de comités locaux des
pêches maritimes, tel qu'il a été modifié et complété par l'arrêté du 19 février 1949 ;
Sur proposition du sous-secrétaire d’Etat au commerce, à l’industrie, à l’artisanat, et à la marine
marchande, après avis du ministre de l’intérieur, du ministre des travaux publics et du sous-
secrétaire d’Etat aux finances ;
Article premier : Le Comité central des pêches maritimes, institué par l'arrêté susvisé du 22
novembre 1947, et les comités locaux des pêches maritimes créés dans chacun des ports du
royaume, chefs lieux de quartier maritime, sont soumis aux dispositions suivantes.
Article 2 : Le comité central des pêches maritimes, dont le siège est fixé par arrêté du Sous-secrétaire
d'Etat au commerce, à l'industrie, à l'artisanat et à la marine marchande, est chargé de donner à
l'administration des avis sur les questions d'ordre général concernant l'exercice de la pêche et la
vente des produits de la mer dans l'ensemble du Maroc.
Les comités locaux sont consultés sur les questions de même nature intéressant spécialement la
circonscription maritime dans laquelle ils ont leur siège.
Article 3 : Le comité central des pêches maritimes comprend :
- Le sous-secrétaire d'Etat au commerce, à l'industrie, à l'artisanat et à la marine marchande
ou son représentant, président ;
- Le chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, vice-président ;
- Un représentant du ministère de l'intérieur ;
- Un représentant du ministère des travaux publics ;
- Un représentant du sous-secrétariat d'Etat aux finances ;
- Le chef du bureau des pêches maritimes ;
- Un membre de l'Union marocaine du commerce, de l'industrie et de l'artisanat (U.M.C.I.A.) ;
- Quatre représentants des associations professionnelles de l'armement à la pêche au chalut ;
- Quatre représentants des associations professionnelles de l'armement à la pêche du poisson
industriel ;
- Six représentants de la Fédération syndicale des marins pêcheurs (section pêche au chalut et
pêche du poisson industriel) ;
- Trois représentants de la Fédération des industries de transformation du poisson ;
- Deux représentants des associations professionnelles de mareyeurs expéditeurs ;
- Deux représentants des associations professionnelles de congélateurs.
Font également partie du comité central, pour l'examen des questions qui relèvent de leurs
attributions :
- Un représentant du ministère du travail et des questions sociales ;
- Le directeur de l'office chérifien de contrôle et d'exportation ;
- Le directeur de l'institut des pêches maritimes ;
- Le chef du comptoir d'agréage du poisson industriel.
Le comité central peut, en outre, appeler toute personne qualifiée à participer à ses travaux.
16
Article 4 : Les représentants des catégories professionnelles visées à l'article précédent sont choisis
de telle sorte que les différents genres de pêche et les différentes activités industrielles et
commerciales dérivées de la pêche soient représentés au comité central.
Il est également tenu compte, pour la représentation de chacune de ces catégories professionnelles,
de son importance relative dans les principaux centres de pêche.
Les représentants desdites catégories sont désignés pour trois ans par le chef de la direction de la
marine marchande et des pêches maritimes, sur proposition des comités locaux des pêches
maritimes.
Ils peuvent, toutefois, être relevés de leurs fonctions avant l'expiration de ce délai sur décision du
chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, dans le cas de retrait de leur
mandat par les organisations syndicales ou professionnelles, ou sur décision motivée du sous-
secrétaire d'Etat au commerce, à l'industrie, à l'artisanat et à la marine marchande.
Article 5 : L'étude préparatoire des questions soumises à l'examen du comité central peut être
confiée aux sections ci-après désignées, issues de ce comité :
- Section technique,
- Section sociale,
- Section économique,
- Section scientifique.
Les sections technique, sociale et économique sont présidées par le chef de la direction de la marine
marchande et des pêches maritimes, ou son délégué. Les travaux de la section scientifique sont
dirigés par le directeur de l'institut scientifique des pêches maritimes.
Article 6 : Le comité central des pêches maritimes et les sections de ce comité se réunissent sur
convocation de leur président. Un règlement intérieur, approuvé par le sous-secrétaire d'Etat au
commerce, à l'industrie, à l'artisanat et à la marine marchande, règle le fonctionnement du comité
central et des sections.
Les fonctions de membre du comité central sont gratuites.
Article 7 : Chacun des comités locaux des pêches maritimes est présidé par le chef du quartier
maritime, dans le ressort duquel le comité est installé, assisté des chefs de sous-quartiers intéressés.
Il comprend :
- Un représentant du gouverneur de la province ;
- Trois représentants de l'armement à la pêche ;
- Trois représentants des marins-pêcheurs ;
- Deux représentants des industries de transformation et de conservation du poisson ;
- Un représentant des mareyeurs.
Et éventuellement, suivant la nature des affaires à étudier :
- Un représentant de l'administration locale des travaux publics ;
- Le représentant local de l’Office chérifien de contrôle et d'exportation ;
- Le représentant local de l’Institut des pêches maritimes ;
- Le chef de l'agence locale du comptoir d’agréage du poisson industriel, ainsi que toute
personne qualifiée par ses compétences.
Il est tenu compte, pour la composition des comités locaux, des dispositions du paragraphe premier
de l'article 4 ci-dessus.
Article 8 : Les représentants des catégories professionnelles visés à l'article précédent sont désignés
par les organisations syndicales ou professionnelles ou, à défaut de telles organisations, par le chef
17
de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, sur proposition du chef du quartier
maritime intéressé.
Les représentants desdites catégories professionnelles sont désignés pour une période de trois ans.
Ils peuvent toutefois être relevés de leurs fonctions avant l'expiration de ce délai, dans le cas de
retrait de leur mandat par les organisations syndicales ou professionnelles intéressées ou, encore,
par décision motivée du chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, sur
proposition du chef du quartier maritime.
Article 9 : Les comités locaux des pêches maritimes se réunissent sur convocation de leur président.
Un règlement intérieur, commun à tous ces comités, arrêté par décision du chef de la direction de la
marine marchande et des pêches maritimes, règle le fonctionnement de ces organismes.
Les fonctions de membre des comités locaux sont gratuites.
Article 10 : Toutes dispositions contraires aux dispositions du présent décret et notamment celles de
l'arrêté susvisé du 22 novembre 1947 sont abrogées.
18
Décret n°2-60-104 du 7 chaoual 1379 (4 avril 1960) interdisant l’emploi des filets traînants aux
navires de jauge brute égale ou inférieure à quinze tonneaux
Vu l’article 18 de l’annexe III du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) portant règlement sur la
pêche maritime, tel qu’il a été modifié par le dahir du 23 rejeb 1354 (22 octobre 1935) ;
Vu la nécessité de protéger les fonds côtières ;
Sur proposition du sous-secrétaire d'Etat au commerce, à l'industrie, à l’artisanat et à la marine
marchande.
Article premier : L’emploi des filets traînants de la première catégorie est interdit aux navires de
pêche dont la jauge brute est inférieure ou égale à quinze tonneaux.
Article 2 : Le sous-secrétaire d'Etat au commerce, à l'industrie, à l’artisanat et à la marine marchande
ou l’autorité par lui déléguée à cet effet, est chargé de l’exécution du présent décret.
19
Décret n°2-60-388 du 9 ramadan 1380 (25 février 1961) fixant les indicatifs des ports d’attache des
navires immatriculés sous pavillon marocain
Vu le dahir n°1-60-146 du 1er hija 1379 (27 mai 1960) relatif à l’exercice des pouvoirs
gouvernementaux ;
Vu l’article 44, titre deuxième, chapitre premier (Des quartiers maritimes), de l’annexe I du dahir du
28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime, tel qu’il a été modifié ou
complété notamment par le dahir n°1-58-106 du 29 chaabane 1380 (15 février 1961) ;
Sur la proposition du ministre du commerce, de l’industrie, des mines, de l’artisanat et de la marine
marchande ;
Article unique : Les indicatifs réglementaires des ports d’attache des navires immatriculés sous
pavillon marocain consistent en des numéros attribués conformément au tableau ci-annexé :
Numérotage réglementaire des ports d’attaches des navires immatriculés sous pavillon marocain
QUARTIER MARITIME DE : CHEF-LIEU NUMERO SOUS-QUARTIER DE : NUMEROS
attribué attribués
1° Quartier de Nador Nador 1 Saïdia 1/1
Ras-Kebdana 1/2
2° Quartier d’Al Hoceima Al Hoceima 2 Torres de Alcala 2/1
Jebha 2/2
3° Quartier de Tanger Tanger 3 Uad Lau 3/1
Martil 3/2
Mdiq 3/3
Fnideq 3/4
Alcazar seguer 3/5
4° Quartier Larache Larache 4 Asilah 4/1
5° Quartier de Kenitra Kenitra 5 Rabat 5/1
6° Quartier de Casablanca Casablanca 6 Mohammedia 6/1
El-Jadida 6/2
7° Quartier de Safi Safi 7 Essaouira 7/1
8° Quartier d’Agadir Agadir 8
9° Quartier de Tarfaya Tarfaya 9
20
Décret n°2-60-389 du 9 ramadan 1380 (25 février 1961) fixant les conditions requises pour
commander et exercer les fonctions d’officier de pont et d’officier mécanicien à bord des navires
de commerce et de pêche
(En ce qui concerne les navires de pêche, les dispositions du décret n°2-60-389 sont remplacées par les
dispositions du décret n°2-17-556 du 19 rabii I 1439 (8 décembre 2017 fixant la liste des brevets et les
conditions nécessaires pour exercer les fonctions de commandement et les fonctions d’officier à bord
des navires de pêche maritime, après publication des arrêtés prévus par ce décret n°2-17-556)
Vu l’article 54 de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de
commerce maritime tel qu’il a été modifié ou complété, notamment par le dahir n°1-58-106 du 29
chaabane 1380 (15 février 1961) ;
Sur la proposition du ministre du commerce, de l’industrie, des mines, de l’artisanat et de la marine
marchande,
Article premier : Pour exercer à bord d’un navire de commerce ou de pêche battant pavillon
marocain les fonctions :
a) Sur le pont : de capitaine ou de patron, de second capitaine, de lieutenant ou d’élève
officier ;
b) Dans la machine : de chef mécanicien, de second mécanicien, de mécanicien-chef de quart
ou d’élève officier,
Il faut être de nationalité marocaine et remplir les conditions fixées dans le tableau annexé au
présent décret.
Des dispositions spéciales détermineront, s’il y a lieu, par arrêté du ministre chargé de la marine
marchande, les conditions qui seront exigées des officiers de pont et de la machine embarqués sur
les navires armés à la pêche au large ou à la petite pêche.
Article 2 : A titre transitoire, et par dérogation aux règles établis à l’article premier ci-dessus, les
fonctions énumérées à cet article peuvent être exercer en cas de nécessité reconnue par des
marocains titulaires de brevets immédiatement inférieurs à ceux exigés ou, à défaut par des
étrangers titulaires de brevets, diplômés, attestations de succès d’examen aux certificats qui auront
été reconnus équivalents à ce titre.
Un arrêté du ministre chargé de la marine marchande fixera les conditions dans lesquelles, suivant
les cas, le chef des services de la marine marchande et des pêches maritimes ou les chefs de
quartiers maritimes auront compétence pour statuer sur les demandes de dérogations prévues à
l’alinéa ci-dessus.
Article 3 : Pour l’application du présent décret, les navigations spéciales (pilotage, remorquage, etc.)
sont assimilées, suivant le cas, à la navigation au bornage, au cabotage, au grand cabotage ou au long
cours
Article 4 : Le ministre du commerce, de l’industrie, des mines, de l’artisanat et de la marine
marchande est chargé de l’exécution du présent décret.
21
Tableau fixant les titres et les conditions exigés pour l’exercice du commandement et des fonctions
d’officier de pont et de la machine à bord des navires de commerce ou de pêche
FONCTIONS TITRES ET CONDITIONS EXIGEES
A – FONCTION DE CAPITAINE OU DE PATRON
Navigation au commerce
Navires armés :
a) Au long cours……………………………… Brevet de capitaine au long Avoir accompli un stage de vingt quatre
cours mois de navigation comme second ou
lieutenant à bord de navires armés au
long cours ou au grand cabotage.
Navires d’une jauge brute égale ou supérieure Brevet de capitaine au long Avoir accompli le stage prévu ci-dessus,
à 5.500 tonneaux…………………… cours paragraphe a), pour le long cours.
c) Au cabotage
Navires de plus de 250 tonneaux de jauge Brevet de capitaine de 2° Avoir accompli vingt quatre mois de
brute et faisant des traversées habituelles de classe de la marine navigation au moins en qualité d’officier.
plus de 100 milles ………………………………… marchande
Navire d’une jauge brute inférieure ou égale à Brevet de capitaine de 3° Justifier de vingt quatre mois de
250 tonneaux……………………………………………. classe de la marine navigation dans la spécialité du pont et
marchande dans les parages où le commandement
doit être exercé
d) Au bornage :
Navires de plus de 25 tonneaux de jauge Brevet de capitaine de 3° Justifier de douze mois de navigation
brute……………………………………………………………… classe de la marine dans la spécialité du pont dans les
marchande parages où le commandement doit être
exercé
Navires d’une jauge brute compris entre 25 et Brevet de patron de la Justifier de vingt quatre mois de
6 tonneaux …………………………………………………… marine marchande navigation
Embarcation de jauge brute inférieure ou Etre âgé de vingt quatre ans au moins et
égale à 6 tonneaux………………………………………. justifier de vingt quatre mois de
navigation effective comme marin
professionnel. Si l’embarcation est
affectée au transport des passagers, le
patron doit, en outre, être titulaire d’un
permis spécial délivré à cet effet par le
service de la marine marchande
Navigation à la pêche
Navires armés :
a) A la grande pêche :
Navires d’une jauge brute supérieure à 150 Brevet de capitaine de pêche Justifier de vingt quatre mois de
tonneaux…………………………………………………….. ou brevet de capitaine de 2° navigation comme second à la grande
classe de la marine pêche ou à la pêche au large
marchande
Navires d’une jauge brute inférieure ou égale Brevet de patron de pêche ou Justifier de douze mois de navigation à la
à 150 tonneaux …………………………………………… brevet de capitaine de 2° pêche
22
classe de la marine
marchande
b) A la pêche au large
Navires d’une jauge brute supérieure à 75 Brevet de patron de pêche ou Justifier de douze mois de navigation en
tonneaux ……………………………………………….. brevet de capitaine de 3° qualité de second à la pêche au large
classe de la marine
marchande
c) A la petite pêche
Navires d’une jauge brute supérieure à 25 Brevet de patron de pêche Justifier de douze mois de navigation en
tonneaux……………………………………………………. côtière ou brevet de patron qualité de second à la pêche.
de la marine marchande
C- FONCTION DE LA MACHINE
25
Décret n°2-61-227 du 22 safar 1382 (25 juillet 1962) réglementant l’exercice de la pêche à la nage,
dite « pêche sous-marine », dans les eaux maritimes du Maroc
(Ce décret a été maintenu en vigueur par l’article 57 du dahir °1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23
novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime).
Article premier : La pêche à la nage, ou pêche sous-marine, est autorisée toute l’année du levée au
coucher du soleil.
Sa pratique est interdite à moins de cent mètres des arts fixes et des filets, ainsi que des
embarcations procédant à des opérations de pêche, et à moins de cinquante mètres des plages et
lieux de baignade.
Article 2 : Le fusil ou revolver utilisé pour le lancement d’une flèche ou foëne destinée à transpercer
le poisson, ne doit en aucun cas emprunter pour sa force propulsive le pouvoir détonant d’un
mélange chimique, ni la détente d’un gaz comprimé.
Est toutefois autorisé le fusil ou revolver à gaz comprimé dont la détente s’effectue à l’intérieur d’un
cylindre étanche.
L’emploi de tout fusil ou revolver avec usage d’un foyer lumineux ou de tout appareil permettant de
respirer en plongée est prohibé.
Il est en outre interdit de détenir hors de l’eau une arme chargée.
Article 3 : (modifié par le décret n°2-79-338 du 4 chaabane 1399 (29 juin 1979), art. premier).
Nul ne peut se livrer à la pêche sous-marine à l’aide des engins définis à l’article 2 ci-dessus, s’il n’est
titulaire de l’autorisation spéciale de pêche prévue à l’article 5 (deuxième alinéa) de l’annexe III du
dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919).
Cette autorisation est valable pour l’année grégorienne au cours de laquelle elle a été délivrée par le
chef de la direction de le marine marchande et des pêches maritimes ou par le chef de quartier
maritime délégué par lui à cet effet, aux personnes qui remplissent les conditions suivantes :
a) Etre âgé de dix huit ans au moins, toutefois, les mineurs de seize ans et plus pourront obtenir
cette autorisation sur présentation du consentement du représentant légal donnée par écrit ;
b) Répondre aux conditions d’aptitude physique fixées par arrêté pris conjointement par le
ministre chargée de la marine marchande et par le ministre de la santé publique ;
c) Par un droit fixe de 250 dirhams
d) Contracter une assurance au tiers.
L’autorité qui a délivré l’autorisation, peut en prononcer le retrait avant l’expiration de validité, en
cas d’infraction au présent règlement.
Article 4 : Toute personne qui se livre à la pêche sous-marine doit présenter, à toute réquisition des
agents chargés d’assurer la police des pêches, le titre justifiant de l’octroi de l’autorisation visée à
l’article 3 ci-dessus.
Article 5 : Les bénéficiaires d’autorisation de pêche sous-marine sont soumis à toutes les
prescriptions concernant la pêche maritime et notamment à celle concernant les époques de pêche
et la taille marchande des poissons.
Le produit de la pêche sous-marine ne doit en aucun cas être commercialisé.
Article 6 : Les arrêtés du ministre chargé de la marine marchande pourront interdire la pêche sous-
marine dans certaines zones du littoral où une telle interdiction serait jugée nécessaire notamment
pour des raisons de sécurité.
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Décret n°2-63-397 du 6 joumada II 1383 (25 octobre 1963) fixant la composition et le
fonctionnement des commissions de visite de sécurité nautique
Vu le dahir n°1-61-197 du 10 kaada 1380 (26 avril 1961) portant délégation de pouvoir et de
signature à M. Ahmed Réda Guédira, directeur général du cabinet royal ;
Vu l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime,
tel qu’il a été modifié et complété notamment par le dahir n°1-58-220 du 5 kaada 1378 (13 mai 1959)
et notamment ses articles 35 bis, 36 bis, 37 ter, 37 quater et 38 bis ;
Sur la proposition du ministre du commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande.
Chapitre premier – Commissions constituées pour la délivrance, le renouvellement, le retrait ou la
suspension des titres de sécurités
Section I – Commission centrale de sécurité
Article premier : La Commission centrale de sécurité prévue à l’article 35 bis de l’annexe I du dahir
susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919), se réunit à la diligence du ministre chargé de la marine
marchande ou du chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, délégué par
lui à cet effet, qui en fixe, dans chaque cas, la composition.
Font obligatoirement partie de la commission centrale de sécurité avec voix délibératives :
- Le chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, président ;
- Le chef du bureau de la navigation maritime et des gens de mer, membre de droit ;
- Un inspecteur de la navigation maritime ;
- Un technicien appartenant à une société de classification reconnue ;
- Pour des questions d’hygiène et d’habitabilité, le médecin chef du contrôle sanitaire aux
frontières, membre de droit, ou son délégué ;
- Pour les questions de radioélectricité, un représentant de la direction des services
radioélectriques du ministère des postes, des télégraphes et des téléphones.
Peuvent être désignés pour faire partie de la commission centrale de sécurité, avec voix consultative,
des représentants :
- du ministère de la défense nationale (marine royale) ;
- du comité central des armateurs marocains ;
- des compagnies d’assurances maritimes ;
- de l’association professionnelle des réparateurs et constructeurs navals du Maroc ;
- des organisations syndicales professionnelles de personnel naviguant ;
- éventuellement, du service public propriétaire du navire.
En outre, la commission peut être complétée s’il y a lieu, d’ingénieurs ou d’experts spécialisés dans la
construction ou la réparation du matériel naval dans la technique de l’électricité, ou dans la
technique de l’incendie.
Article 2 : Les membres de la commission autres que les membres de droit sont choisis :
- par les ministres de la défense nationale et des postes, des télégraphes et des téléphones en
ce qui concerne leur département ;
- par le ministre chargé de la marine marchande, ou le chef de la direction de la marine
marchande et des pêches maritimes, délégué par lui à cet effet, sur proposition des
groupements ou organismes intéressés, en ce qui concerne ces regroupements ou
organismes ;
- éventuellement, par le ministre responsable du service public propriétaire du navire.
Un fonctionnaire de la direction de la marine marchande, remplit les fonctions de secrétaire.
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Article 3 : Les délibérations de la commission centrale de sécurité ne sont valables que si plus de la
moitié des membres délibérants sont présents. Ces décisions et avis sont pris à la majorité des voix.
En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Article 4 : Avant de prendre sa décision, ou d’émettre un avis, la commission centrale de sécurité
peut faire procéder par un ou plusieurs de ses membres ou par telle personne ou tel organisme
qu’elle désigne à cet effet, à tous les examens, études, enquêtes, et expertises, qu’elle juge
nécessaires.
Article 5 : Les décisions de la commission centrale de sécurité sont notifiées aux intéressées par le
président de la commission.
Leur exécution est contrôlée par les commissions de visite compétentes, ainsi que par l’inspecteur de
la navigation du port où se trouve le navire, ou, lorsqu’il y a lieu soit par un ou plusieurs membres de
la commission centrale soit par telle personne ou tel organisme que désigne le président de la
commission.
Section 2 – Commissions de visite de mise en service
Article 6 : Chacune des commissions de visite de mise en service prévues à l’article 36 de l’annexe I
du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) comprend :
1) L’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, président ;
Un inspecteur de la navigation, qui préside la commission en cas d’empêchement de
l’administrateur de la marine marchande ;
Un médecin de la santé maritime ou, à défaut, un médecin conventionné par le ministre
chargé de la marine marchande ;
Un inspecteur des services radioélectriques lorsque le navire possède une installation
radioélectrique ;
2) Un expert spécialisé dans la technique de l’électricité lorsqu’il s’agir d’un navire à passagers ;
Un expert spécialisé en matière d’incendie lorsqu’il s’agir d’un navire à passagers ;
Un représentant des armateurs ;
Un représentant des compagnies d’assurances maritimes ;
Un expert appartenant à une société de classification reconnue, lorsque cet expert
n’appartient pas à celle qui a coté le navire, un représentant de la société de classification au
registre de laquelle le navire est inscrit, et admis, à titre consultatif, à faire partie de la
commission ;
3) Un capitaine au long court ou un capitaine de 2° classe de la marine marchande ;
Un officier mécanicien de 1re ou 2° classe de la marine marchande lorsqu’il s’agir d’un navire
à propulsion mécanique ou pourvu de machines auxiliaires ;
Un officier radioélectricien de 1re ou 2° classe, lorsqu’il s’agit d’un navire à passagers ;
Un représentant du personnel naviguant.
Article 7 : Les membres de la commission sont choisis par l’administrateur de la marine marchande,
chef du quartier maritime, sur les listes arrêtées dans les conditions prévues à l’article 41 ci-après.
L’armateur du navire, ou son représentant, est admis à suivre les opérations de la commission et à
présenter ses observations.
Article 8 : La commission de visite de mise en service conclut à la délivrance ou au refus de
délivrance :
- Du permis de navigation ;
- Du certificat de sécurité radiotélégraphique ou radiotéléphonique ;
- Du certificat de sécurité pour le matériel d’armement dans le cas d’un navire qui, n’étant pas
un navire à passagers, pratique une navigation internationale.
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Section III – Commissions de visite annuelle
Article 9 : Chacune des commissions de visite annuelle instituées à l’article 36 bis de l’annexe I du
dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) comprend :
1) L’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, président ;
Un inspecteur de la navigation maritime, qui préside la commission en cas d’empêchement de
l’administrateur de la marine marchande ;
Un médecin de la santé maritime ou, à défaut, un médecin conventionné par le ministre chargé
de la marine marchande ;
Un inspecteur des services radioélectriques lorsque le navire possède une installation
radioélectrique ;
2) Un capitaine au long court ou un capitaine de 2° classe de la marine marchande ;
Un officier mécanicien de 1re ou 2° classe de la marine marchande lorsqu’il s’agir d’un navire à
propulsion mécanique ou pourvu de machines auxiliaires ;
Article 10 : Les membres de la commission de visite annuelle sont choisis par l’administrateur de la
marine marchande, chef du quartier maritime, sur les listes arrêtées dans les conditions prévues à
l’article 41 ci-après.
L’armateur du navire ou son représentant, est admis à suivre les opérations de la commission et à
présenter ses observations.
Article 11 : Si le navire répond toujours aux exigences de l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II
1337 (31 mars 1919) et des règlements pris pour son application, la commission de visite annuelle
conclut au renouvellement des titres de sécurité.
Section IV – Navires étrangers
Artilce12 : Les commissions constituées pour la délivrance de titres de sécurité à un navire étranger,
dans les conditions prévues à l’article 37 quater de l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337
(31 mars 1919), sont composées de la façon suivante :
a) S’il s’agit d’un certificat de sécurité pour navires à passagers :
- L’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, président ;
- Un inspecteur de la navigation maritime, qui préside la commission en cas d’empêchement
de l’administrateur de la marine marchande ;
- Un inspecteur des services radioélectriques ;
- Un expert spécialisé dans la technique de l’électricité ;
- Un expert spécialisé en matière d’incendie ;
- Un capitaine au long court ou un capitaine de 2° classe de la marine marchande ;
- Un expert appartenant à une société de classification reconnue ; en outre, la commission
peut s’adjoindre tout technicien dont le concours serait jugé nécessaire ;
b) S’il s’agit d’un certificat de sécurité pour le matériel d’armement :
- L’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, président ;
- Un inspecteur de la navigation maritime, qui préside la commission en cas d’empêchement
de l’administrateur de la marine marchande ;
- Un inspecteur des services radioélectriques ;
- Un capitaine au long court ou un capitaine de 2° classe de la marine marchande ;
c) S’il s’agit d’un certificat de sécurité radiotélégraphique ou radiotéléphonique :
- Un inspecteur de la navigation maritime, président ;
- Un inspecteur des services radioélectriques.
Article 13 : Les membres des commissions sont désignés selon la procédure fixée aux articles 7 et- 10
ci-dessus.
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Chapitre II – Commissions de recours
Section I – Commissions de contre-visite
Article 14 : Chacune des commissions de contre-visite instituée par l’article 37 ter de l’annexe I du
dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919), comprend :
- L’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, président ;
- Trois experts qualifiés.
Article 15 : Lorsque la commission de contre-visite examine les recours prévus à l’article 37 ter de
l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919), les experts sont choisis, suivant le
cas, parmi les capitaines au long court, les capitaines de 2° classe de la marine marchande, les
officiers mécaniciens de 1re classe ou de 2° classe de la marine marchande.
Article 16 : Lorsque la commission de contre-visite examine les recours administratifs prévus à
l’article 38 bis de l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919), les experts sont
choisis suivant le cas, parmi les capitaines au long court, les capitaines de 2° classe de la marine
marchande ou les officiers mécaniciens de 1re classe ou de 2° classe de la marine marchande.
La commission de contre-visite comprend alors, outre le président :
a) Trois officiers du pont, si le litige porte sur l’effectif du pont ou des agents de service
général ;
b) Trois officiers mécaniciens si le litige porte sur l’effectif de la machine ;
c) Deux officiers du pont et un officier mécanicien, si le litige porte à la fois sur l’effectif du
pont, de la machine et des agents de service général ;
Article 17 : Les réclamations contre les décisions de l’inspecteur de la navigation maritime doivent
être motivées et adressées directement à l’administrateur de la marine marchande, chef du quartier
maritime. Il en est délivré récépissé.
Article 18 : La commission de contre-visite est saisie par l’administrateur de la marine marchande,
chef du quartier maritime. Elle ne peut délibérer valablement que si tous les membres sont présents.
Tous les moyens d’investigation nécessaires sont mis à sa disposition.
Ses avis sont pris à la majorité des voix. En cas de partage égal des voix, celle du président est
prépondérante. Il est dressé un procès verbal, signé par le président et les experts, résumant les
débats et les conclusions de la commission. Celles-ci sont transmises à l’administrateur de la marine
marchande, chef du quartier maritime, qui statue conformément aux conclusions de la commission
et notifie sa décision au requérant.
Article 19 : Les experts mentionnés par la présente section sont choisis par l’administrateur de la
marine marchande, chef du quartier maritime, sur les listes arrêtées dans les conditions prévues à
l’article 41 ci-après, ou, à défaut parmi les personnels officiers de la marine marchande disponibles.
Section II –Commission supérieure des recours en matière de sécurité, d’habitabilité, d’hygiène et
d’approvisionnements
Article 20 : La commission supérieure des recours instituée par l’article 37 ter de l’annexe I du dahir
susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) comprend :
- Un conseiller à la Cours suprême, désigné par le ministre de la justice, président ;
- Le chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, membre de droit ;
- Le chef du bureau de la navigation maritime, membre de droit ;
- Un inspecteur de la navigation maritime ;
- Un technicien appartenant à une société de classification reconnue ;
- Deux représentants des armateurs ou sociétés d’armement ;
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- Deux représentants appartenant aux organisations syndicales professionnelles du personnel
naviguant ;
La commission comprend en outre :
a) s’il s’agit d’une question de sécurité :
- un représentant des assureurs maritimes ;
- un représentant des constructeurs de navires ;
b) s’il s’agit d’une question d’habitabilité, d’hygiène et d’approvisionnements :
- le médecin chef du contrôle sanitaire aux frontières, membre de droit, ou son délégué ;
- un représentant des constructeurs de navires ;
c) s’il s’agit d’une question de radioélectricité :
- le directeur des services radioélectriques du ministère des postes, des télégraphes et des
téléphones, membre de droit ou son délégué ;
- Un représentant des industries radioélectriques ;
- Un officier radioélectricien de 1re classe de la marine marchande ; ce dernier participe aux
travaux de la commission avec voix consultative.
La commission peut également consulter tout technicien dont le concours serait jugé nécessaire.
Un membre de la commission, désigné par le président, remplit les fonctions de rapporteur.
Article 21 : Les membres de la commission, autres que les membres de droit sont nommés par le
ministre chargée de la marine marchande, les représentants des groupements et organismes
intéressés étant choisis sur la proposition de ces groupements ou organismes.
Des membres suppléants, en nombre égal à celui des membres titulaires, sont nommés dans les
mêmes conditions que ces derniers.
Lorsque les décisions attaquées émanant de la commission centrale de sécurité, les membres de
cette commission qui font partie d’après les dispositions ci-dessus, de la commission supérieure des
recours et qui ont participé à l’élaboration de la décision attaquée sont remplacés par les
personnalités de compétence équivalente désignées dans les mêmes conditions que les membres
titulaires.
Tout autre membre de la commission supérieure des recours qui aurait participé à l’élaboration de la
décision attaquée serait remplacé dans les mêmes conditions.
Un fonctionnaire de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, remplit les
fonctions de secrétaire.
Article 22 : Les recours contre les décisions prises en vertu de l’article 35 bis de l’annexe I du dahir
susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) sont adressés au ministre chargé de la marine
marchande.
Les recours contre les décisions prises en vertu des articles 36, 36 bis et 37 ter de l’annexe I du dahir
susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) sont adressés par le chef du quartier maritime, avec
ses observations au chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes qui les
transmet au ministre chargé de la marine marchande.
Les recours sont motivés et il en est délivré récépissé.
Article 23 : La commission supérieure des recours est saisie par le ministre chargé de la marine
marchande. Elle ne peut délibérer valablement que si la moitié au moins de ses membres sont
présents.
Les avis de la commission sont pris à la majorité des voix, en cas de partage égal des voix, celle du
président est prépondérante.
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Article 24 : Le ministre chargé de la marine marchande ou le chef de la direction de la marine
marchande et des pêches maritimes, délégué par lui à cet effet, fait compléter, s’il y a lieu, le dossier
de recours avant d’en saisir la commission et peut prendre, à cet effet, toute mesure d’instruction
nécessaire.
Dans le cas où la décision attaquée aurait eu pour effet d’empêcher le départ du navire, le ministre
chargé de la marine marchande ou le chef de la direction de la marine marchande et des pêches
maritimes, délégué par lui à cet effet, peut sur demande de l’armateur, autoriser le départ sous telles
réserves qu’il juge convenables.
Article 25 : L’auteur de recours est visé de la date, de l’heure et du lieu de la réunion de la
commission supérieure et admis, sur sa demande à être entendu soit personnellement, soit par
mandataire.
Article 26 : La commission supérieure des recours peut faire procéder à telles enquêtes ou expertises
qu’elle juge nécessaires. Les enquêtes et les expertises peuvent être confiées à un ou plusieurs de ses
membres ou à telles personnes ou tels organismes qu’elle désigne à cet effet.
La commission ne peut désigner pour ces enquêtes, des experts ayant pris part aux opérations des
commissions qui ont donné lieu au recours.
Le résultat des enquêtes et des expertises est consigné dans les rapports écrits.
Article 27 : Les avis de la commission supérieure des recours sont adressés au ministre chargé de la
marine marchande qui statue et qui fixe, le cas échéant, les délais d’exécution.
Article 28 : Sont soumises à l’avis préalable de la commission supérieure des recours, les décisions
par lesquelles le ministre chargé de la marine marchande annule, comme contraire aux dispositions
de l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) ou des règlements pris pour son
application. Les décisions des inspecteurs de la navigation maritime prises en vertu de l’annexe 36 ter
du même texte ou les décisions prises à la suite des travaux d’une commission de visite ou de contre-
visite.
Section III – Commission supérieure des effectifs
Article 29 : La commission supérieure des effectifs instituée par l’article 38 bis (dernier alinéa) de
l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) comprend :
- Un conseiller à la Cours suprême, désigné par le ministre de la justice, président ;
- Le chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes, membre de droit ;
- Un inspecteur de la navigation maritime ;
- Deux représentants des armateurs ou sociétés d’armement ;
- Deux représentants des officiers et deux représentants du personnel naviguant subalterne
appartenant aux organisations syndicales professionnelles ;
- Un membre de la commission, désigné par le président, remplit les fonctions de rapporteur.
Article 30 : Les membres de la commission, autres que les membres de droit sont nommés par le
ministre chargé de la marine marchande ou par le chef de la direction de la marine marchande et des
pêches maritimes, délégué par lui à cet effet, les représentants de groupements ou organismes
intéressés étant choisis sur la proposition de ces groupements ou organismes.
Des membres suppléants, en nombre égal à celui des membres titulaires, sont nommés dans les
mêmes conditions que ces derniers.
Un fonctionnaire de la marine marchande et des pêches maritimes, remplit les fonctions de
secrétaire.
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Article 31 : Les recours contre les décisions prises en vertu de l’article 38 bis (dernier alinéa) de
l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) sont adressés par le chef du
quartier maritime, avec ses observations au chef de la direction de la marine marchande et des
pêches maritimes qui les transmet au ministre chargé de la marine marchande.
Les recours sont motivés et il en est délivré récépissé.
Article 32 : Les articles 23, 24 (premier alinéa), 25, 26, 27 et 28 du présent décret sont applicables
aux recours formés devant la commission supérieure des effectifs.
Section IV – Commission régionale
Article 33 : La commission régionale instituée par l’article 37 ter de l’annexe I du dahir susvisé du 28
joumada II 1337 (31 mars 1919) comprend :
- Un administrateur de la marine marchande, président ;
- Un inspecteur de la navigation maritime,
- Un technicien appartenant à une société de classification reconnue ;
- Un armateur ou un représentant d’une société d’armement ;
- Un représentant du personnel naviguant.
Cette commission comprend en outre :
a) S’il s’agit d’une question de sécurité :
- un représentant des assureurs maritimes ;
- un représentant des constructeurs de navires ;
b) s’il s’agit d’une question d’habitabilité et d’hygiène :
- Un médecin de la santé maritime ou, à défaut, un médecin conventionné par le ministre
chargé de la marine marchande ;
- un représentant des constructeurs de navires ;
c) s’il s’agit d’une question de radioélectricité :
- Un représentant des industries radioélectriques ;
- Un inspecteur des services radioélectriques ;
Dans ce dernier cas, le représentant du personnel naviguant et un officier radioélectricien
breveté de la marine marchande.
La commission peut également consulter tout technicien dont le concours serait jugé
nécessaire.
Article 34 : Le chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes nomme les
membres de la commission.
Il désigne les représentants des groupements ou organismes intéressés sur la proposition de ces
groupements ou organismes.
Tout membre de la commission régionale qui aurait pris part à la décision attaquée est remplacé par
une personnalité choisie dans les mêmes catégories.
Un fonctionnaire de la marine marchande et des pêches maritimes, remplit les fonctions de
secrétaire.
Article 35 : La commission régionale est saisie par le chef de la direction de la marine marchande et
des pêches maritimes. Elle ne peut délibérer valablement que si la moitié au moins de ses membres
sont présents.
Les avis de la commission sont pris à la majorité des voix, en cas de partage égal des voix, celle du
président est prépondérante.
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Article 36 : Les recours contre les décisions prises en vertu des articles 36, 36 bis et 37 ter de
l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) doivent être motivés et adressés à
l’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, par qui a été prise la décision
attaquée. Il en est délivré récépissé.
Article 37 : Le chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes fait compléter,
s’il y a lieu, le dossier du recours avant d’en saisir la commission. Il peut prendre à cet effet, toute
mesure d’instruction nécessaire.
Dans le cas où la décision attaquée aurait eu pour effet d’empêcher le départ du navire, le chef de la
direction de la marine marchande et des pêches maritimes peut autoriser ce départ sous telles
réserves qu’il juge convenables.
Article 38 : L’auteur du recours est avisé de la date, de l’heure et du lieu de la réunion de la
commission régionale et admis, sur sa demande, à être entendu soit personnellement, soit par
mandataire.
Article 39 : La commission régionale peut faire procéder à telles enquêtes ou expertises qu’elle juge
nécessaires. Les enquêtes peuvent être confiées à un ou plusieurs de ses membres ou à telles
personnes ou tels organismes qu’elle désigne à cet effet.
La commission ne peut désigner pour ces enquêtes, des experts ayant pris part aux opérations des
commissions qui ont donné lieu au recours.
Le résultat des enquêtes et des expertises est consigné dans des rapports écrits.
Article 40 : Les avis de la commission régionale sont adressés au chef de la direction de la marine
marchande et des pêches maritimes qui statue.
Chapitre III – membres non fonctionnaires des commissions de visite
Article 41 : Les listes mentionnées aux articles 7, 10, 13 et 19 ci-dessus sont arrêtées annuellement
par le chef de la direction de la marine marchande sur les propositions des départements, services,
organismes ou groupements intéressés.
Article 42 : Les mesures nécessaires à l’application du présent décret seront prises par arrêté du
ministre chargé de la marine marchande.
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Décret n°2-63-398 du 19 joumada II 1383 (7 novembre 1963) déterminant le régime applicable en
matière de sécurit nautique aux navires de jauge brute inférieure à 500 tonneaux
Vu le dahir n°1-61-107 du 10 kaada 1380 (26 avril 1961) portant délégation de pouvoir et de
signature à M. Ahmed Réda Guédira, directeur général du cabinet royal ;
Vu l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime,
tel qu’il a été modifié et complété notamment par le dahir n°1-58-220 du 5 kaada 1378 (13 mai 1959)
et notamment son article 38 ter ;
Vu le décret n°2-63-397 du 6 joumada II 1383 (25 octobre 1963) fixant la composition et le
fonctionnement des commissions de visite de sécurité nautique ;
Sur la proposition du ministre du commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande.
Article premier : Le présent décret détermine, en ce qui concerne la surveillance en cours de
construction, l’organisation des visites et la délivrance des titres de sécurité, le régime applicable aux
navires d’une jauge brute inférieure à 500 tonneaux.
Toutefois, pour l’application du présent décret, est considéré comme navire à passager tout navire
d’une jauge brute :
Egale ou supérieure à 25 tonneaux transportant plus de douze passagers ;
Inférieure à 25 tonneaux transportant plus de six passagers.
Les navires de plaisance ne sont pas considérés comme navires à passagers.
Titres de sécurité
Article 2 : 1° Tout navire marocain d’une jauge brute inférieure à 500 tonneaux doit être muni :
a) D’un « permis de navigation » délivré par l’administrateur de la marine marchande, chef du
quartier maritime, lorsque la jauge brute du navire est égale ou supérieure à 25 tonneaux ou
par l’inspecteur de la navigation lorsque la jauge brute du navire est inférieure à 25
tonneaux.
Toutefois, pour tout navire de jauge brute inférieure à 10 tonneaux, le permis de navigation
peut être remplacé par une mention apposée au titre de navigation par l’inspecteur de la
navigation ou le garde maritime, suivant le cas, attestant que le navire est en état de prendre
la mer ;
b) D’un « certificat de franc bord », délivré par une société de classification reconnue pour les
navires d’une jauge brute égale ou supérieure à 25 tonneaux, ou par l’inspecteur de la
navigation pour les navires d’une jauge brute inférieure à 25 tonneaux ;
c) D’un « certificat de sécurité radiotélégraphique ou radiotéléphonique », délivré par
l’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, si le navire est astreint à
posséder soit une installation radiotélégraphique, soit une installation radiotéléphonique.
2° tout navire marocain à passagers d’une jauge brute inférieure à 500 tonneaux doit, en outre,
être muni :
a) d’un « certificat de sécurité » délivré par :
- le chef de la direction de la marine marchande et des pêches maritimes ou l’autorité par lui
déléguée à cet effet, lorsque la jauge brute du navire est égale ou supérieure à 25 tonneaux ;
- l’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, lorsque la jauge brute
du navire est inférieure à 25 tonneaux ;
b) éventuellement d’un « certificat d’exemption », délivré par le chef de la direction de la marine
marchande et des pêches maritimes ou par l’autorité par lui déléguée à cet effet.
35
3° Il n’est exigé aucun titre de sécurité des engins de sport ou de course d’un poids brute
inferieure à 250 kilogrammes.
Commission locale de sécurité
Article 3 : Les plans et documents énumérés par l’arrêté du ministre chargé de la marine marchande
n°519-63 du 25 octobre 1963 relatif aux formalités diverses et conditions à remplir pour la délivrance
et le renouvellement des titres de sécurité et pour la déclaration de partance sont approuvés, à
l’égard des navires auxquels s’applique le présent décret dans chaque centre d’inspection de la
navigation maritime, par une commission locale de sécurité dont la composition et le
fonctionnement sont fixés à l’article 4 ci-après.
Toutefois, restent soumis à l’examen de la commission centrale de sécurité instituée par l’article 35
bis de l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) les plans et documents des
navires à passagers d’une jauge brute égale ou supérieure à 25 tonneaux. Et il en est de même des
plans et des documents des navires à passagers d’une jauge brute inférieure à 25 tonneaux s’ils sont
appelés à transporter plus de cinquante passagers.
En cas de contestations, les décisions prises par la commission locale de sécurité sont portées devant
la commission centrale de sécurité dans un délai de quinze jours francs à compter de la date de la
notification de la décision attaquée.
Composition et fonctionnement des commissions
Article 4 : Sont applicables aux navires visés au présent décret les dispositions du décret susvisé n°2-
63-397 du 6 joumada II 1383 (25 octobre 1963) qui ne sont pas contraires aux dispositions ci-après :
1°Commission locale de sécurité.
La commission locale de sécurité prévue à l’article 3 ci-dessus comprend :
- l’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, président ;
- l’inspecteur de la navigation maritime ;
- Un officier mécanicien de 1re ou de 2° classe de la marine marchande ;
- Un médecin de la santé maritime ou, à défaut, un médecin conventionné par le ministre
chargé de la marine marchande pour les questions d’hygiène et d’habitabilité ;
- Un expert appartenant à une société de classification reconnue.
Les délibérations de la commission locale de sécurité ne sont valables que si plus de la moitié des
membres sont présents. Les décisions sont prises à la majorité des voix, en cas de partage égal des
voix, celle du président est prépondérante.
Avant de prendre sa décision ou d’émettre un avis, la commission locale de sécurité peut faire
procéder par un ou plusieurs de ses membres à tous examens, études, ou enquêtes qu’elle juge
nécessaires.
Les décisions de la commission locale de sécurité sont notifiées aux intéressés par le président de la
commission. Leur exécution est contrôlée soit par les commissions de visite compétentes, ou par
l’inspecteur de la navigation maritime, soit par telle personne désignée par la commission locale de
sécurité.
2°Commission de visite de mise en service
Les commissions de visite de mise en service prévues à l’article 36 de l’annexe I du dahir susvisé du
28 joumada II 1337 (31 mars 1919) comprennent :
a) Pour les navires d’une jauge brute égale ou supérieure à 25 tonneaux :
- L’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, président ;
36
- Un inspecteur de la navigation maritime, qui préside la commission en cas d’empêchement
de l’administrateur de la marine marchande ;
- Un médecin de la santé maritime ou, à défaut, un médecin conventionné par le ministre
chargé de la marine marchande ;
- Un inspecteur des services radioélectriques lorsque le navire possède une installation
radioélectrique ;
- Un représentant des armateurs ;
- Un représentant des compagnies d’assurances maritimes ;
- Un expert appartenant à une société de classification reconnue ;
- Un capitaine au long court ou un capitaine de 2° classe de la marine marchande ou s’il s’agit
d’un navire de pêche un capitaine de pêche ou un patron de pêche ;
- Un officier mécanicien de 1re ou de 2° classe de la marine marchande lorsqu’il s’agit d’un
navire à propulsion mécanique ou pourvu de machines auxiliaires ;
- Un représentant du personnel naviguant subalterne lorsqu’il s’agit d’un navire de commerce
ou de pêche.
b) Pour les navires d’une jauge brute inférieure à 25 tonneaux et égale ou supérieure à 10
tonneaux :
- Un inspecteur de la navigation maritime, président ;
- Un officier mécanicien de 1re ou de 2°classe de la marine marchande si le navire est à
propulsion mécanique ;
- Un garde maritime ;
c) Pour les navires d’une jauge brute inférieure à 10 tonneaux :
- Un inspecteur de la navigation s’il s’agit d’un navire à passagers ou à propulsion mécanique ;
- Un garde maritime.
3° Commission de visite annuelle
Les commissions de visite annuelle prévues à l’article 36 bis de l’annexe I du dahir susvisé du 28
joumada II 1337 (31 mars 1919) comprennent :
a) Pour les navires d’une jauge brute égale ou supérieure à 25 tonneaux :
- L’administrateur de la marine marchande, chef du quartier maritime, président ;
- Un inspecteur de la navigation maritime, qui préside la commission en cas d’empêchement
de l’administrateur de la marine marchande ;
- Un médecin de la santé maritime ou, à défaut, un médecin conventionné par le ministre
chargé de la marine marchande ;
- Un capitaine au long court ou un capitaine de 2°classe de la marine marchande ou s’il s’agit
d’un navire de pêche un capitaine de pêche ou un patron de pêche ;
- Un officier mécanicien de 1re ou de 2° classe de la marine marchande s’il s’agir d’un navire à
propulsion mécanique ou pourvu de machines auxiliaires ;
- Un inspecteur des services radioélectriques lorsque le navire possède une installation
radioélectrique ;
b) pour les navires d’une jauge brute inférieure à 25 tonneaux :
La composition de la commission de visite annuelle est la même que celle prévue au deuxième
paragraphe, alinéas b) et c) du présent article pour la commission de visite de mise en service.
Toutefois, dans les ports éloignés des centres d’inspection de la navigation, le chef de la direction de
la marine marchande et des pêches maritimes pourra habiliter un capitaine au long court ou, à
défaut, un capitaine de 2°classe de la marine marchande à supplier l’inspecteur de la navigation
maritime en ce qui concerne les visites annuelles visées au présent alinéa b.
37
Article 5 : Sur présentation d’un certificat du garagiste attestant le bon état d’entretien du navire,
peuvent être dispensés de la visite annuelle, mais demeurant astreints à une visite triennale
comportant un examen à sec de la coque, des navires de plaisances désarmant une partie de l’année
et qui sont garés dans des conditions favorables à leur bonne conservation.
Article 6 : Les capitaines des navires d’une jauge brute inférieure à 25 tonneaux sont dispensés de la
tenue du registre spécial sur lequel doivent être transcrits les procès verbaux de visite.
Article 7 : Dans les ports éloignés des centres d’inspection de la navigation, la visite de partance
instituée par l’article 36 ter de l’annexe I du dahir susvisé du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919)
pourra, à défaut d’inspecteur de la navigation maritime, être effectuée par un fonctionnaire de la
direction de la marine marchande et des pêches maritimes, délégué à cet effet par le chef de cette
direction.
Ce fonctionnaire aura la faculté d’arrêter tout navire qui par son état d’entretien, son défaut de
stabilité, les conditions de son chargement ou tout autre motif prévue par les règlements sur la
sécurité nautique ne serait pas en état de prendre la mer sans danger pour l’équipage ou les
personnes embarquées. Il notifiera sa décision aux services chargés d’expédier le navire ou
d’autoriser sa sortie du port et en avisera aussitôt le chef du quartier maritime auprès duquel il est
en service, qui statuera sur le maintien ou la levée de l’interdit.
Article 8 : Le ministre du commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande est chargé
de l’exécution du présent décret.
38
Décret n°2-64-025 du 15 ramadan 1383 (30 janvier 1964) fixant le taux de la cotisation due à la
Caisse nationale de sécurité sociale par les marins-pêcheurs à la part
Le Premier Ministre,
Vu le dahir n°1-59-148 du 30 joumada II 1379 (31 décembre 1959) instituant un régime de sécurité
sociale et les dahirs qui l'ont modifié ou complété, notamment son article 19 ;
Sur la proposition du ministre du travail et des affaires sociales et du ministre des affaires
économiques, des finances et de l'agriculture,
Décrète
Article Premier : Le taux de la cotisation des marins-pêcheurs à la part prévue par l'article 19 du
dahir susvisé du 30 joumada II 1379 (31 décembre 1959) est ainsi fixé :
4,65 % du montant du produit brut de la vente du poisson pêché sur les chalutiers ;
6 % du montant du produit brut de la vente du poisson pêché sur les sardiniers et les palangriers.
Article 2 : Le ministre du travail et des affaires sociales et le ministre des affaires économiques, des
finances et de l'agriculture sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin officiel.
39
Décret n°2-61-570 du 24 joumada I 1381 (3 novembre 1961) réglementant l’usage du filet dit
« Palanza » dans la lagune de la Mar Chica (quartier maritime de Nador)
Abrogé par le décret royal n°487-67 du 12 chaabane 1387 (15 novembre 1967) réglementant l’usage
du filet « Palanza » dans les eaux de la Mar chica (quartier maritime de Nador), art.3.
_______________________________
Décret royal n°487-67 du 12 chaabane 1387 (15 novembre 1967) réglementant l’usage du filet dit
« Palanza » dans les eaux de la Mar Chica (quartier maritime de Nador)
Vu le décret royal n°136-65 du 7 safar 1385 (7 juin 1965) proclamant l’état d’exception ;
Vu l’annexe III du dahir du 28 joumda II 1337 (31 mars 1919) formant règlement sur la pêche
maritime, tel qu’il a été modifié et notamment son article 19 ;
Vu le dahir n°1-58-031 du 10 kaada 1377 (29 mai 1958) rendant applicable à l’ancienne zone de
protectorat espagnol la législation relative à la marine marchande et aux pêches maritimes en
vigueur en zone sud et notamment son article premier ;
Sur proposition du ministre des travaux publics et des communications,
Article premier : L’emploi du filet dit « Palanza » est interdite dans les eaux de la Mar Chica (quartier
maritime de Nador) chaque année du 1er août au 30 octobre et du 15 décembre au 15 février inclus.
Article 2 : Le côté des mailles de chambre de ce filet doit avoir une dimension égale ou supérieure à
11 millimètres, le filet étant mouillé.
Article 3 : Le décret n°2-61-570 du 24 joumada I 1381 (3 novembre 1961) réglementant l’usage du
filet dit « Palanza » dans la lagune de la Mar Chica (quartier maritime de Nador) est abrogé.
Article 4 : Le directeur de la marine marchande et des pêches maritimes est chargé de l’exécution du
présent décret royal.
40
Décret n°2-73-659 du 9 moharrem 1394 (2 février 1974) réglementant la pêche aux filets fixes
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime et notamment son article 12,
Après examen par le conseil des ministres réuni le 12 ramadan 1393 (10 octobre 1973),
Décrète
Article premier : Les filets fixes, tels qu'ils sont définis dans l'article 12 du dahir susvisé portant loi
formant règlement sur la pêche maritime sont : le tramail et le filet droit maillant.
Article 2 : Le tramail est formé de trois nappes parallèles fixées sur les mêmes ralingues, deux nappes
extérieures à grandes mailles, une nappe intérieure à petites mailles.
Article 3 : Est interdit :
1. L'usage des tramails ayant un maillage inférieur à 70 mm de côté pour la nappe intérieure, à 200
mm de côté pour les nappes extérieures, la maille étant mesurée filet mouillé ;
2. L'usage des tramails ayant un développement supérieur à 250 mètres ;
3. Le mouillage des tramails à moins de 200 mètres les uns des autres dans le sens parallèle à la côte
et à moins de 100 mètres dans le sens perpendiculaire ;
4. Le mouillage des tramails la nuit pendant la période de la pêche à l'alose allant du premier
novembre au 31 mars de chaque année à l'embouchure des fleuves Sebou, Bou-Regreg et Loukkos ;
5. Le mouillage de plus d'un tramail par bateau de pêche et par jour ;
6. L'usage des tramails par des bateaux de jauge brute supérieure à 15 tonneaux.
Article 4 : Le filet droit maillant est formé d'une seule nappe de mailles de mêmes dimensions
tendue entre une ralingue soulagée et une ralingue lestée.
Article 5 : Est interdit :
1. L'usage des filets droits ayant un maillage inférieur à 70 mm de côté, la maille étant mesurée filet
mouillé ;
2. L'usage des filets droits dont les dimensions sont supérieures à 200 mètres de longueur sur 30
mètres de largeur ;
3. Le mouillage de filets droits par les bateaux autres que ceux qui sont armés principalement à cette
pêche ;
4. Le mouillage de filets droits à moins de 200 mètres les uns des autres dans le sens parallèle à la
côte et à moins de 100 mètres dans le sens perpendiculaire.
Article 6 : Sans préjudice de l'observation des dispositions des articles 3 et 5, nul ne peut procéder à
l'installation de filets fixes sans en avoir obtenu l'autorisation du chef du quartier maritime.
Cette autorisation est accordée pour un an. Elle peut être retirée avant son échéance, soit en cas
d'infraction à la réglementation, soit pour permettre l'exécution d'une mesure d'ordre ou de police.
Article 7 : Tout filet fixe dont l'emploi a été autorisé doit porter de manière apparente une plaque de
métal ou de toute autre matière résistante sur laquelle seront gravés les noms et prénoms des
usagers ainsi que le numéro et la date de l'autorisation délivrée. Il doit par ailleurs être balisé à l'aide
de bouées distantes de 50 mètres les unes des autres et éclairées à l'aide de lampes spéciales de
nuit.
Article 8 : Le ministre du commerce, de l'industrie, des mines et de la marine marchande est chargé
de l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
41
Arrêté viziriel du 5 février 1923 (18 joumada II 1341) portant création d’une conservation des
hypothèques maritimes
Abrogé par le décret n°2-73-454 du 27 hija 1394 (10 janvier 1975) relatif à la conservation des
hypothèques maritimes, art. 4.
_____________________________________
Décret n°2-73-454 du 27 hija 1394 (10 janvier 1975) relatif à la conservation des hypothèques
maritimes
Article premier. (Modifié et complété par le décret n°2-98-188 du 22 chaoual 1418 (20 février 1998),
art. premier).
La conservation des hypothèques maritimes créée par l'arrêté viziriel du 18 joumada II 1341 (5
février 1923) est rattachée :
- en ce qui concerne les navires de pêche au ministère chargé des pêches maritimes ;
- en ce qui concerne les navires de commerce, de servitude et de plaisance au ministère chargé
de la marine marchande.
Article 2. -(modifié et complété par le décret n°2-98-188 du 22 chaoual 1418 (20 février 1998), art.
premier).
Les fonctions de conservateur des hypothèques maritimes des navires de pêche sont exercées,
conformément à la législation en vigueur, par le secrétaire général du ministère chargé des pêches
maritimes et en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier par un conservateur adjoint.
Le conservateur adjoint est désigné par le ministre chargé des pêches maritimes parmi les
fonctionnaires de plus haut grade des services centraux du ministère chargé des pêches maritimes.
Les fonctions de conservateur des hypothèques maritimes des navires de commerce, de servitude et
de plaisance sont exercées, conformément à la législation en vigueur, par le directeur de la marine
marchande et en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier par un conservateur adjoint.
Le conservateur adjoint est désigné par le ministre chargé de la marine marchande parmi les
fonctionnaires de plus haut grade des services centraux de la direction de la marine marchande.
Article 3 : Le conservateur des hypothèques maritimes et le conservateur adjoint sont, chacun,
astreint à verser un cautionnement de dix mille dirhams (10.000 DH).
Article 4 : Est abrogé l’arrêté viziriel précité du 18 joumada II 1341 (5 février 1923).
Article 5 : Le ministre du commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande est chargé
de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin Officiel.
42
Décret n°2-74-531 du 9 rebia II 1395 (21 avril 1975) relatif à la prise en charge par l'office national
des pêches de la gestion des halles aux poissons situées dans les limites des ports du Royaume
Le premier ministre,
Vu le dahir n°1-69-45 du 4 hija 1388 (21 février 1969) portant création de l'office national des pêches,
notamment son article 3 ;
Vu le dahir du 24 safar 1337 (30 novembre 1918) relatif aux occupations temporaires du domaine
public, tel qu'il a été modifié et complété ;
Vu le dahir n°1-72-260 du 9 chaâbane 1392 (18 septembre 1972) portant loi organique des finances,
notamment son article 17 ;
Après avis du Ministre de l'intérieur, du Ministre des travaux publics et des communications ;
Sur proposition du Ministre des finances et du Ministre du commerce, de l'industrie, des mines et de
la marine marchande ;
Après examen en conseil des ministres réuni le 3 hija 1394 (17 décembre 1974),
Décrète
TITRE I : DEFINITION - ORGANISATION
Article premier : Les halles aux poissons dont la gestion est confiée à l'office national des pêches, en
application de l'article 3 du dahir n°1-69-45 du 4 hija 1388 (21 février 1969) sont celles situées sur le
domaine public maritime.
Article 2 : On entend par halle aux poissons, au sens du présent décret, l'emplacement public
aménagé dans les limites d'un port, aux fins de permettre la vente du poisson.
Article 3 : Les halles aux poissons font l'objet d'arrêtés d'occupation temporaire au profit de l'office
national des pêches, conformément aux dispositions du dahir du 24 safar 1337 (30 novembre 1918)
susvisé.
Article 4 : Les halles sont gérées par un chef de halle nommé par décision du directeur de l'office
national des pêches.
Leur gestion commerciale est assurée dans les conditions fixées, pour chaque halle, par un cahier des
charges qui sera approuvé par décret.
TITRE II : TAXE PARAFISCALE
Article 5 (complété par le décret n°2-08-410 du 30 chaoual 1429 (30 octobre 2008), art. premier ; puis
modifié par le décret n°2-14-98 du 2 joumada II 1435 (2 avril 2014), art. premier)
Il est institué une taxe de halle sur tout poisson débarqué dans les ports du Royaume.
Cette taxe, qui est à la charge du vendeur, est fixée à 4% de la valeur du poisson débarqué.
Cette taxe est ramenée à 2% de sa valeur, pour le poisson dit industriel au sens de la législation en
vigueur en la matière.
Article 6 : Par valeur du poisson, au sens de l'article 5 ci-dessus, on entend :
Pour le poisson industriel visé à l'article 5 ci-dessus :
Soit la valeur de vente fixée par la législation en vigueur ;
Soit, si le poisson est mis en vente publique, la valeur obtenue au cours de cette vente ;
Soit, si la valeur de vente n'est pas fixée par la législation et si le poisson n'est pas mis en vente
publique, la valeur maximum du poisson de la même espèce obtenue en vente publique au cours de
la même journée ou, à défaut, à la dernière vente publique.
43
Pour les autres poissons :
Soit, la valeur obtenue en vente publique ;
Soit, pour les poissons qui ne sont pas mis en vente publique, la valeur maximum du poisson de la
même espèce obtenue en vente publique au cours de la même journée ou, à défaut, à la dernière
vente publique.
En ce qui concerne les espèces n'ayant jamais fait l'objet de vente publique, la valeur à prendre en
considération sera celle mentionnée au contrat de vente.
Article 7 : La taxe de halle est payée à la halle aux poissons ; elle est perçue et recouvrée par l'agent
de l'office national des pêches habilité à cet effet.
Article 8 : Le produit de la taxe de halle est versé au budget de l'office national des pêches.
TITRE III : DISPOSITIONS DIVERSES
Article 9 : Le ministre de l'intérieur, le ministre des finances, le ministre des travaux publics et des
communications, le ministre du commerce, de l'industrie, des mines et de la marine marchande sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au bulletin
Officiel.
44
Décret n°2-75-311 du 11 rejeb 1395 (21 juillet 1975) déterminant les lignes de fermeture de baies
sur les côtes marocaines et les coordonnées géographiques de la limite des eaux territoriales et de
la zone économique exclusive
(intitulé modifié par le dahir n°1-81-179 du 3 joumada II 1401 (8 avril 1981) portant promulgation de
la loi n°1-81 instituant une zone économique exclusive de 200 miles marins au large des côtes
marocaines)
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-211 du 26 moharrem 1393 (2 mars 1973) fixant la limite des eaux
territoriales et de la zone de pêche exclusive marocaines ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 3 hija 1394 (17 décembre 1974),
Décrète
Article premier : Les baies, rades, anses, ilots, rochers et autres anfractuosités des côtes marocaines
dont la nomenclature suit sont inclus dans les eaux intérieures marocaines selon les lignes de
fermeture dont les coordonnées géographiques sont précisées ci-après :
Façade atlantique (du nord au sud) :
-de : Feu de Ben Chargui : Latitude : 33°43’,8N
Longitude : 07°20’ ,7W Carte n°6145
-à : Ras Mohammedia (Cap Fédala) Latitude : 33°43’ ,5N
Longitude : 07°23’ ,9W
-de : Ras Mohammedia (Cap Fédala) (Voir Supra)
-à : Taraf El Hank (Pointe d’El Hank) Latitude : 33°36’ ,9N Carte n°5462
Longitude : 07°39’,2W
-de : Taraf Azemmour (Pointe Latitude : 33°22’,4N
d’Azemmour) : Longitude : 08°17’,9W
-à : Ras El Jadida (Cap Mazagan) : Latitude : 33°16’,1N Carte n°6170
Longitude : 08°31’, W
-de : Jorf El Asfar (Cap Blanc du Nord) : Latitude : 33°09’,8N
Longitude : 08°37’,8W
-à : Taraf Sidi Moussa (pointe Sidi Latitude : 33°00’N Carte n°6170
Moussa) : Longitude : 08°44’,8W
-de : Ras Beddouza (Cap Cantin) : Latitude : 32°32’,6N
Longitude : 09°17’,2W
-à : Ras Asfi (Cap Safi) : Latitude : 32°21’,8N Carte n°6226
Longitude : 09°17’,6W
-de : Ras Asfi (Cap Safi) : (Voir supra)
-à : Taraf Sidi Abderrahman (Pointe Latitude : 32°06’,9N Carte n°6226
Sidi Abderrahman) Longitude : 09°19’,4W
-de : Sakhrat Ras Hadid (Rocher du Cap Latitude : 31°41’,9N
Hadid) Longitude : 09°41’,4W Carte n°6226
-à : Jazirat Essaouira (IIe de Mogador) : Latitude : 31°30’N
Longitude : 09°47’,7W
-de : Jazirat Essaouira (Ile de (voir supra)
Mogador) : Carte n°6226
-à : Ras Sim (Cap Sim) : Latitude : 31°23’,5N
Longitude : 09°50’,8W
-de : Ras Sim (Cap Sim) : (voir supra)
Carte n°6227
-à : Ras Tafelney (Cap Tafelney) Latitude : 31°06’,3N
Longitude : 09°50’,6W
-de : Ras Tafelney (Cap Tafelney) (voir supra)
-à : Taraf Tamri (Pointe Tamri) Latitude : 30°42’,2N Carte n°6227
Longitude : 09°52’,5W
-de : Ras Ghir (Cap Rhir) : Latitude : 30°37’,9N
Longitude : 09°52’,5W Carte n°6227
45
-au Feu de Taraf Aghesdis (Feu de la Latitude : 30°26’,1N
Pointe Arhesdis) : Longitude : 09°38’,7W
-du Feu de Taraf Aghesdis (Feu de la (voir supra)
Pointe Arhesdis) : Carte n°6227
-à : Taraf Tifnit (Pointe Tifnit) : Latitude : 30°12’,1N
Longitude : 09°38’,7W
Détroit de Gibraltar et façade méditerranéenne (de l’ouest à l’est)
46
Article 2 : Le tracé de la limite extérieure de la mer territoriale marocaine est déterminé, à une
distance de 12 milles marins des côtes, à partir de la laisse de basse mer et des lignes de basses
droite des lignes de fermeture de baies dont les coordonnées géographiques sont précisées à l’article
premier :
Sur la façade atlantique (du nord au sud) :
de Ras Spartel (Cap Spartel) :
Latitude : 35°47’18’’N
Longitude : 05°55’33’’W
à Ras Al Ayoubi (Cap Juby) :
Latitude : 27°57’14’’N
Longitude : 12°55’21’’W
et au-delà sur la côte atlantique sud marocaine.
Sur la façade méditerranéenne (de l’ouest à l’est) :
de Taraf Al-Mina (Pointe Al-Mina) :
Latitude : 35°53’50’’N
Longitude : 05°16’45’’W
à la frontière algéro-marocaine sur la côte méditerranéenne :
Latitude : 35°05’12’’N
Longitude : 02°12’42’’W
Article 3 : Le tracé de la limité extérieure de la zone de pêche exclusive marocaine est déterminé à
une distance de 70 miles marins, à partir de la laisse de basse mer et des lignes de bases droites et
lignes de fermeture de baies dont les coordonnées géographiques sont précisées à l’article premier :
Sur la façade atlantique (du nord au sud) :
de Ras Spartel (cap Spartel) :
Latitude : 35°47’18’’N
Longitude : 05°55’33’’W
à Ras Drâ (Cap Drâ) :
Latitude : 28°44’00’’N
Longitude : 11°05’20’’W
Article 4 : Le tracé de la limité extérieure de la zone de pêche exclusive marocaine est déterminé
selon la ligne médiane entre les côtes marocaines et les côtes étrangères qui leur font face, à partir
de la laisse de basse mer et des lignes de bases droites et lignes de fermeture de baies dont les
coordonnées géographiques sont précisées à l’article premier.
Sur la façade atlantique (du nord au sud) :
de Ras Drâ (Cap Drâ) :
Latitude : 28°44’00’’N
Longitude : 11°05’20’’W
à ras Al Ayoubi (Cap Juby) :
Latitude : 27°57’14’’N
Longitude : 12°55’21’’W
et au-delà sur la côte atlantique sud marocaine.
Sur la façade méditerranéenne (de l’ouest à l’est) :
de Taraf Al-Mina (pointe Al-Mina) :
Latitude : 35°53’50’’N
Longitude : 05°16’45’’W
à la frontière algéro-marocaine sur la côte méditerranéenne :
47
Latitude : 35°05’12’’N
Longitude : 02°12’42’’W
Article 5 : Le tracé de la limité extérieure de la mer territoriale aussi bien que de la zone de pêche
exclusive marocaine, dans le détroit de Gibraltar, est déterminé selon la ligne médiane entre les
côtes marocaines et les côtes étrangères qui leur font face, à partir des lignes de fermeture de baies
dont les coordonnées géographiques sont précisées à l’article premier.
de l’ouets à l’est :
de Ras Spartel (Cap Spartel) :
Latitude : 35°47’18’’N
Longitude : 05°55’33’’W
à Taraf Al-Mina (Pointe Al-Mina) :
Latitude : 35°53’50’’N
Longitude : 05°16’45’’W
Les coordonnées géographiques de cette ligne médiane dans le détroit de Gibraltar sont les suivantes
(de l’ouest à l’est) :
- Point A : Latitude : 35°57’32’’N
Longitude : 06°03’14’’W
- Point B : Latitude : 35°57’32’’N
Longitude : 05°58’50’’W
- Point C : Latitude : 35°57’08’’N
Longitude : 05°53’18’’W
- Point D : Latitude : 35°56’10’’N
Longitude : 05°38’58’’W
- Point E : Latitude : 35°56’32’’N
Longitude : 05°34’58’’W
- Point F : Latitude : 35°58’18’’N
Longitude : 05°29’00’’W
- Point G : Latitude : 35°59’19’’N
Longitude : 05°24’48’’W
- Point H : Latitude : 35°59’40’’N
Longitude : 05°23’11’’W
- Point I : Latitude : 36°00’46’’N
Longitude : 05°16’20’’W
- Point J : Latitude : 36°02’35’’N
Longitude : 05°06’35’’W
Article 6 : les cartes marines de référence, dont les longitudes sont rapportées au méridien
internationale, sont les suivantes :
Façade atlantique :
Carte n°6229 (du Détroit de Gibraltar au Cap Ghir) échelle au 771.407°
Carte n°6145 (du Moulay Bousselham à Fédala) échelle au 153.373°
Carte n°5462 (du Cap de Fédala au Cap de Mazagan) : échelle au 154.580°
Carte n°6170 (du Cap de Mazagan au Cap Cantin) : échelle au 155.762°
Carte n°6226 (du Cap Cantin au Cap Sim) : échelle au 157.495°
Carte n°6227 (du Cap Sim à l’Oued Massa) : échelle au 159.648°
Carte n°1196 (du cap Ghir au Cap Bojador-Iles Canaries) : échelle au 838.850°
Carte n°6083 (du Cap Juby au Cap Blanc) : échelle au 844.658°
Carte n°5545 (du détroit de Gibraltar au Iles canaries et aux Iles Açores) : échelle au 2.364.000°
Détroit de Gibraltar :
Carte n°1809 : échelle au 100.700°
48
Façade méditerranéenne :
Carte n°1843 (Entrée de la Méditerranée) : échelle au 674.000°
Carte n°1711 (Côte Nord du Maroc) : échelle au 307.000°
Carte n°6011 (Mer méditerranée) : des iles Zaffarines à la Tafna) : échelle au 102.070°
Article 7 : Le présent décret sera publié au Bulletin Officiel.
49
Décret n°2-76-39 du 5 chaoual 1397 (19 septembre 1977) relatif à la taxe de péage perçue sur le
poisson débarqué dans les limites des ports du Maroc
Le premier ministre,
Vu le dahir n°1-72-260 du 9 chaabane 1392 (18 septembre 1972) portant loi organique des finances
et notamment son article 17 ;
Sur proposition du ministre des travaux publics et des communications, du ministre des finances et
du ministre du commerce, de l'industrie, des mines et de la marine marchande ;
Après examen par le Conseil des ministres, réuni le 6 safar 1397 (27 janvier 1977),
Décrète
TITRE PREMIER : INSTITUTION DE LA TAXE DE PEAGE
Article premier : Une taxe de péage est instituée sur le poisson débarqué dans les limites des ports
du Royaume du Maroc, quels que soient le port d'attache et la nationalité du navire débarquant ce
poisson.
La redevance perçue dans les ports autres que celui de Casablanca est versée au profit du budget
annexe des ports, celle perçue dans le port de Casablanca est versée au budget annexe du port de
Casablanca.
Lorsque le poisson vendu dans une criée d'une halle a été introduit par voie de terre, aucune taxe de
péage n'est exigée si cette taxe a déjà été acquittée dans le port de débarquement.
TITRE II : TAXATION SUR LA VALEUR DES PRODUITS DEBARQUES
Article 2 : Le taux de la taxe est fixé à 1% de la valeur des produits débarqués.
Par valeur des produits débarqués on entend :
- pour le poisson dit "industriel" au sens de la législation en vigueur en la matière :
soit la valeur de vente fixée par la législation en vigueur ;
soit si le poisson est mis en vente publique, la valeur obtenue au cours de cette vente ;
soit, si la valeur de vente n'est pas fixée par la législation et si le poisson n'est pas mis en vente
publique, la valeur maximum du poisson de la même espèce obtenue en vente publique au cours de
la même journée, ou à défaut à la dernière vente publique.
- pour les autres poissons :
soit la valeur obtenue en vente publique ;
soit, pour les poissons qui ne sont pas mis en vente publique : la valeur maximum du poisson de la
même espèce obtenue en vente publique au cours de la même journée, ou à défaut, à la dernière
vente publique.
En ce qui concerne les espèces n'ayant jamais fait l'objet de vente publique, la valeur à prendre en
considération sera celle mentionnée au contrat de vente.
Article 3 : La perception de la taxe de péage est assurée par le gérant de la halle aux poissons
considérée qui donne quittance des sommes ainsi encaissées et les verse à l'administration des
douanes pour être portées en recette d'exploitation soit du budget annexe des ports, soit du budget
annexe du port de Casablanca, conformément aux dispositions du 2ème alinéa de l'article premier.
TITRE III : DISPOSITIONS DIVERSES
Article 4 : Le ministre des travaux publics et des communications, le ministre des finances, le ministre
du commerce, de l’industrie, des mines et de la marine marchande sont chargés, chacun en ce qui le
concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin Officiel.
50
Décret n°2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris pour l’application du code des douanes
ainsi que des impôts indirects relevant de l’administration des douanes et des impôts indirects,
approuvé par le dahir n°1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) (extrait)
Vu le code des douanes ainsi que les impôts indirects relevant de l’administration des douanes et
impôts indirects approuvé par le dahir portant loi n°1-77-239 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977)
notamment ses articles 16, 26, 34, 68, 93, 94, 96, 102, 105, 121, 135, 145, 152, 154, 155, 159, 164,
165, 167, 170, 172, 179, 180 et 181 :
…………………………………………………………………………………………………………………………………………
TITRE V : REGIMES PARTICULIERS
………………………………………………………………………………………………………………………………………..
CHAPITRE II : NAVIGATIONS MARITIMES OU AERIENNES –AVITAILLEMENT
SECTION I – CARBURANTS, COMBUSTIBLES ET LUBRIFIANTS
I- Navigation maritime
Article 191 : Les carburants, combustibles et lubrifiants devant être mis à bord des navires pouvant
prétendre au bénéfice de l’exonération des droits et taxes en application des 1er et 2ème de l’article
165 du code des douanes précité doivent être extraits des entrepôts de stockage spéciaux visés au
3ème de l’article 119 dudit code.
Article 192 (abrogé et remplacé par le décret n°2-00-673 du 6 joumada II 1421 (5 septembre 2000),
art. 2 (BO n°4828 du 7 septembre 2000))
1° - Suivant l’emplacement des entrepôts de stockage, les produits extraits circulent entre ces
entrepôts et les navires à avitailler sous la garantie, soit d’un acquis à caution pour les marchandises
expédiées en transit, soit d’une escorte.
2° - Des entrepôts de stockage spéciaux, affectés exclusivement à l’avitaillement des navires visés à
l’article 191 ci-dessus peuvent être créés à l’intérieur de l’enceinte douanière des ports.
…………………………………………………………………………………………………………………………………
Chapitre III : Importation au bénéfice du taux minimum du droit d’importation de 2,5%
Section I - Rogues de morues et appâts, filets et engins de pêche
(ajouté par le décret n°2-19-886 du 22 joumada I 1442 (6 janvier 2021, art.premier)
Article 205 bis : La liste des rogues de morues et appâts, filets et engins de pêche admis au bénéfice
du droit d’importation minimum de 2,5% en vertu de l’article 164 bis-1°-a) du code des douanes
précité, est fixée ainsi qu’il suit :
A - Matériel et engins spécifiquement destiné à la pêche maritime :
- les poches à huîtres et leurs accessoires de fixation (les clips de fixation, les crochets,
les flotteurs,…) ;
- les paniers ostréicoles et leurs accessoires de fixation (les clips de fixation, les crochets,
les flotteurs,…) ;
- les rogues de morue et appâts divers ;
- l’écorce de pin et cachou en pains pour la teinture de filets, produits quinoniques ne
pouvant être utilisés que pour la teinture des filets de pêche ;
- les nasses et casiers en toutes matières à crustacés ;
- les panneaux de chalut et tous accessoires pour panneaux ;
- les bouées de sauvetage ;
- les tours de séparation eau-poisson utilisées spécifiquement par les navires de pêche
disposant d’un système de conservation de poisson à eau réfrigérée de type RSW
51
permettant le pompage des poissons des cales vers les camions citernes au niveau du
quai.
B - Matériels à double fin destinés aux pêcheurs professionnels :
- les mailles de tête triple soudée DNV ;
- les cosses-coeur ;
- la chaine;
- les manilles lyres à axe boulonné goupillé ;
- l’émerillon de manutention ;
- les batteries d’une autonomie suffisante ;
- les viviers utilisés pour la conservation et l’entreposage à l’état vivant des crustacés et
des coquillages composés essentiellement d’un bac isotherme à double paroi en
polyuréthane muni notamment, d’un système de vidange, de filtration de pompes
pour le déplacement de la masse d’eau et d’un refroidisseur indirect et d’une armoire
de commande électrique.
52
Décret n°2-85-890 du 18 rebia II 1406 (31 décembre 1985) accordant l’exemption totale des droits
et taxes en faveur des carburants, combustibles et lubrifiants consommés au cours de certaines
navigations maritimes
Le premier ministre,
Vu les articles 165 et 166 bis du code des douanes et impôts indirects approuvé par le dahir portant
loi n°1-77-339 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) ;
Vu les articles 191 et 192 du décret n°2-77-862 du 25 chaoual 1397 (9 octobre 1977) pris en
application du code des douanes et impôts indirects précité ;
Sur proposition du ministre des finances ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 2 safar 1406 (17 octobre 1985).
Décrète
Article premier : En application du paragraphe 2 de l’article 165 du code des douanes et impôts
indirects susvisé, l’exemption totale des droits de douane et de tous autres droits et taxes est
accordée aux carburants, combustibles et lubrifiants devant être consommés au cours de navigations
maritimes, par les unités de surveillance de la marine royale, de la gendarmerie royale, des douanes,
de la sûreté nationale ainsi que par les bateaux de pêche battant pavillon marocain, les engins de
servitudes portuaires et les unités effectuant le transport maritime intérieur.
Article 2 : Le ministre des finances est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au
Bulletin Officiel et prendra effet à compter du 19 rebia II 1406 (1er janvier 1986).
53
Décret n°2-73-167 du 28 chaoual 1393 (24 novembre 1973) relatif à la délivrance et au
renouvellement de la licence de pêche
Modifié par le décret n°2-79-339 du 4 chaabane 1399 (29 juin 1979), puis par le décret n°2-84-23 du
7 Rabii II 1404 (11 janvier 1984) puis par le décret n°2-90-1017 du 13 joumada II 1411 (31 décembre
1990) ; puis abrogé par le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les
conditions et les modalités de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone
économique exclusive, art. 8.
________________________________________________________
Décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités de
délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, notamment son article 2 ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 21 joumada II 1413 (16 décembre 1992)
Décrète
Article premier : La licence de pêche prévue à l'article 2 du dahir portant loi n°1-73-255 du 27
chaoual 1393 (23 novembre 1973) susvisé, est délivrée, à la demande de l'armateur, par le ministre
des pêches maritimes et de la marine marchande ou les personnes déléguées par lui à cet effet, sur
présentation d'un dossier comprenant les pièces propres à identifier le navire, objet de la demande
de licence ainsi que son ou ses propriétaires.
La demande doit préciser les engins de pêche utilisés, la zone de pêche sollicitée ainsi que la ou les
espèces qui y seront capturées.
Article 2 : La licence de pêche qui, conformément à l'article 2 du dahir précité n°1-73-255 du 27
chaoual 1393 (23 novembre 1973) est délivrée pour une durée maximale d'une année grégorienne,
n'est valable que pour le navire pour lequel elle a été délivrée, pour la zone de pêche et la capture
des espèces qui y sont indiquées.
Le ministre des pêches maritimes et de la marine marchande ou les personnes habilitées à délivrer
les licences de pêche peuvent fixer sur chaque licence, le pourcentage de captures accessoires qui
sera autorisé.
La licence de pêche entraîne, pour son détenteur, l'obligation de communiquer, à la demande de
l'autorité maritime, et au moins une fois par an, tous renseignements utiles concernant les activités
de pêche du navire.
La liste de ces renseignements est arrêtée annuellement par le ministère des pêches maritimes et de
la marine marchande
Article 3 : La licence de pêche est renouvelée, sur demande de son bénéficiaire, dans le mois qui
précède la date de son expiration. La demande doit contenir les précisions prévues à l'alinéa 2 de
l'article premier ci-dessus.
Article 4 : Le non-respect de l'une des obligations prévues à l'article 2 ci-dessus, entraîne la
suspension ou le non-renouvellement de la licence de pêche. La suspension de la licence de pêche
est levée lorsque les obligations prévues sont remplies.
Article 5 : Les montants des taxes prévues à l'article 2 du dahir précité n°1-73-255 du 27 chaoual
1393 (23 novembre 1973) sont fixés d'après la jauge brute du navire pour lequel la licence de pêche a
été délivrée et le type de pêche pratiqué, suivant les indications ci-après :
54
a - Pour tous les navires de pêche :
a 1) 75 Dirhams pour un navire dont la jauge brute n'excède pas 2 unités de jauge ;
a 2) 150 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 2 unités de jauge et n'excède
pas 5 unités de jauge ;
a 3) 200 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 5 unités de jauge et n'excède
pas 10 unités de jauge ;
a 4) 500 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 10 unités de jauge et n'excède
pas 25 unités de jauge ;
a 5) 1.500 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 25 unités de jauge et n'excède
pas 50 unités de jauge ;
a 6) 2.500 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 50 unités de jauge et n'excède
pas 100 unités de jauge ;
a 7) 4.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 100 unités de jauge et
n'excède pas 150 unités de jauge ;
a 8) 15.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 150 unités de jauge et
n'excède pas 250 unités de jauge ;
a 9) 25.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 250 unités de jauge et
n'excède pas 500 unités de jauge ;
a 10) 30.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 500 unités de jauge et
n'excède pas 1.000 unités de jauge ;
a 11) 40.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 1.000 unités de jauge.
b - Pour les navires d'une jauge brute supérieure à 100 unités de jauge et pratiquant la pêche des
céphalopodes, les montants suivants viennent s'ajouter aux montants prévus au a) ci-dessus :
b 1) 20.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 100 unités de jauge et
n'excède pas 150 unités de jauge ;
b 2) 25.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 150 unités de jauge et
n'excède pas 250 unités de jauge ;
b 3) 35.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 250 unités de jauge.
c - Pour les navires d'une jauge brute supérieure à 100 unités de jauge et pratiquant la pêche des
crevettes, les montants suivants viennent s'ajouter aux montants prévus au a) ci-dessus :
c 1) 20.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 100 unités de jauge et
n'excède pas 150 unités de jauge ;
c 2) 15.000 Dirhams pour un navire dont la jauge brute est supérieure à 150 unités de jauge.
Article 6 : Les taxes prévues à l'article 5 ci-dessus sont recouvrées par la recette des douanes sur
présentation d'un titre de perception établi par l'autorité auprès de laquelle a été déposée la
demande de licence de pêche.
Article 7 : Les dispositions du présent décret sont applicables lors de la demande de délivrance ou de
renouvellement de la licence de pêche.
Article 8 : Sont abrogées les dispositions du décret n°2-73-167 du 28 chaoual 1393 (24 novembre
1973) relatif à la délivrance et au renouvellement de la licence de pêche, telles qu'elles ont été
modifiées notamment par le décret n°2-90-1017 du 13 joumada II 1411 (31 décembre 1990).
Article 9 : Le ministre des pêches maritimes et de la marine marchande et le ministre des finances
sont chargés, chacun en ce qui le concerne de l’exécution du présent décret qui sera publié au
Bulletin Officiel et prendra effet à compter du 1er janvier 1993.
55
Décret n°2-91-244 du 25 moharrem 1414 (16 juillet 1993) réglementant la pêche au poulpe dans la
baie de Dakhla et interdisant l'utilisation de certains engins de pêche dans ladite baie et au large
de celle-ci
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-211 du 26 moharrem 1393 (2 mars 1973) fixant la limite des eaux
territoriales et la zone économique exclusive, notamment son article premier, alinéa 2 ;
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, notamment son article 16 ;
Vu le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et modalités de
délivrance et renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive ;
Vu le décret n°2-82-790 du 7 joumada I 1405 (19 janvier 1985) relatif aux attributions et à
l'organisation du ministère des pêches maritimes et de la marine marchande ;
Après examen en conseil des ministres réuni le 15 chaoual 1413 (7 avril 1993).
Décrète
Article premier : Au sens du présent décret le terme "poulpier" désigne tout bidon cylindrique, ne
contenant pas d'asphalte ou tout autre produit reconnu polluant, ouvert des deux côtés et déposé en
filière sur le fond marin pour piéger le poulpe.
Les mesures extérieures de chaque poulpier ne peuvent en aucun cas excéder 16 centimètres de
diamètre sur 27 centimètres de hauteur.
L'utilisation du poulpier tel que défini aux alinéas 1 et 2 ci-dessus, est exclusivement réservée à la
baie de Dakhla.
Article 2 : Le nombre total de poulpiers pouvant être mouillés simultanément dans la baie de Dakhla
est fixé par arrêté du ministre chargé des pêches maritimes pris sur avis de l’Institut scientifique des
pêches maritimes.
Les poulpiers immergés doivent présenter des signes extérieurs permettant leur identification selon
les prescriptions prises par arrêté du ministre chargé des pêches maritimes.
Article 3 : Pour l'application du présent décret, la baie de Dakhla est délimitée par la ligne droite
joignant la pointe du Durnford et la pointe del Pescador.
Article 4 : L'exercice de la pêche au poulpe à l'intérieur de la baie de Dakhla par toute embarcation
est soumis à la détention d'une licence de pêche.
Outre, les mentions propres à identifier l'embarcation et son propriétaire, la licence de pêche indique
le nombre de poulpiers que ladite embarcation est autorisée à utiliser.
Article 5 : Il est interdit de mouiller les poulpiers dans l'avant port et dans le chenal principal de la
baie de Dakhla tels qu'ils sont délimités par la réglementation en vigueur.
Article 6 : L'utilisation de tout filet de pêche quelles que soient sa catégorie et ses dimensions, est
interdite à l'intérieur de la baie de Dakhla.
L'utilisation dans la baie de Dakhla de tout engin, autre que le poulpier aux fins de capture du poulpe
est interdite.
Article 7 : L'exercice de la pêche au moyen du chalut est interdit en deçà de 12 milles marins au large
de la baie de Dakhla telle que délimitée par les dispositions de l'article 3 ci-dessus.
Article 8 : Le ministre des pêches maritimes et de la marine marchande est chargé de l'application du
présent décret qui sera publié au Bulletin Officiel.
56
Arrêté viziriel du 14 chaabane 1344 (27 février 1926) relatif au contrôle de la salubrité des
huitres en provenance de la France continental, importées au Maroc
Abrogé par le décret n°2-89-597 du 25 rebia II 1414 (12 octobre 1993) pris pour l'application de
la loi n°24-89 édictant des mesures de police sanitaire vétérinaire à l'importation d'animaux, de
denrées animales, de produits d'origine animale, de produits de multiplication animale et de
produits de la mer et d'eau douce, art. 7.
------------------------------------------
Décret n°2-89-597 du 25 rebia II 1414 (12 octobre 1993) pris pour l'application de la loi n°24-89
édictant des mesures de police sanitaire vétérinaire à l'importation d'animaux, de denrées
animales, de produits d'origine animale, de produits de multiplication animale et de produits de la
mer et d'eau douce
Le premier ministre,
Vu la loi n°24-89 édictant des mesures de police sanitaire vétérinaire à l’importation d’animaux, de
denrées animales, de produits d'origine animale, de produits de multiplication animale et de produits
de la mer et d'eau douce, promulgué par le dahir n°1-89-230 du 22 rebia I 1414 (10 septembre
1993) ;
Après examen par le conseil des ministres,
Décrète
Titre premier : De la prohibition d’entrée
Article premier : La prohibition d’entrée prévue par l’article 2 de la loi n°24-89 susvisée est
prononcée par arrêté du ministre de l’agriculture et de la réforme agraire. Elle est levée dans les
mêmes formes dès la cessation de la cause qui l’a motivée.
Titre II : Des traitements spécifiques
Article 2 : Les traitements spécifiques prévus au deuxième alinéa de l’article 2 de la loi précitée n°24-
89 auxquels doivent être soumis aux fins d’admission à l’importation et au transit des denrées et
produits provenant de pays non reconnus indemnes de maladies contagieuses, sont fixées par arrêté
du ministre de l’agriculture et de la réforme agraire.
Article 3 (modifié par l’arrêté du ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches
maritimes n°603-05 du 5 safar 1426 (16 mars 2005) modifiant les énonciations des certificats
sanitaires vétérinaires mentionnées aux paragraphes a), b), c) et d) de l'article 3 du décret n°2-89-597
du 25 rabii Il 1414 (12 octobre 1993), art. premier)
Les documents sanitaires visés à l’article 3 de la loi précitée n°24-89 sont :
a) en ce qui concerne les animaux :
- un certificat sanitaire délivré par les autorités sanitaires officielles ou dûment habilitées du lieu
d’origine ou de provenance et éventuellement de transit, établi moins de 3 jours avant le départ des
animaux, précisant leur nombre, leur espèce, leur signalement, les noms et adresses de l’expéditeur
et du destinataire et attestant que dans le lieu d’origine ou de provenance et éventuellement de
transit, il n’existe aucun cas de maladies contagieuses propres à l’espèce.
Les indications sanitaires spécifiques à chaque espèce animale qui doivent être portées sur le
certificat sanitaire vétérinaire, sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
- un certificat sanitaire délivré par le vétérinaire officiel ou habilité du service vétérinaire du poste
frontière du pays de provenance attestant que les animaux ont été soigneusement inspectés dans les
57
24 heures précédant leur exportation et qu’ils sont en bonne santé et qu’aucun cas de maladies
réputées légalement contagieuses n’a été détecté.
- des bulletins ou certificats d’analyses de laboratoire officiel du pays d’origine relatifs aux tests
exigés dans le certificat sanitaire, visés par l’autorité sanitaire du pays exportateur.
b) en ce qui concerne les denrées animales et les produits d’origine animale :
- un certificat sanitaire délivré par les autorités sanitaires officielles du pays exportateur
mentionnant, le pays exportateur, le service délivrant le certificat, l’identification de la denrée
(nature, quantité, conditionnement, emballage), le nom, adresse et n° d’agrément de l’expéditeur ou
de l’établissement d’origine, le nom et adresse du destinataire, l’identification des moyens et
conditions de transport. Ce certificat doit également attester que ces denrées proviennent d’animaux
qui ont été soumis à l’inspection ante mortem et post mortem au moment de l’abattage et ont été
reconnus sains et non atteints de maladies et ne contiennent aucune substances antiseptique ou
autres additifs ou colorants non autorisés. Compte tenu des plans de surveillance mis en place par les
autorités sanitaires, elles ne renferment pas de résidus d’antibiotiques, d’anticoccidiens,
d’hormones, de peptides, d’éléments radioactifs ou médicaments en quantité excédant les niveaux
admissibles susceptibles de les rendre dangereuses ou nocives pour la santé humaine et ont été
préparées dans des établissements agréés et inspectés par les services officiels d’inspection et ont
été reconnus propres à la consommation humaine et sont issus d’animaux abattus selon le rite
musulman lorsqu’il s’agit de viande et produits à base de viandes destinées aux musulmans. Un
certificat d’abattage halal, délivré par un organisme islamique agréé par les autorités officielles du
pays d’origine, doit confirmer cette disposition.
- des attestations d’analyses physico-chimiques et microbiologiques effectuées par un laboratoire
officiel ou dûment habilité par le pays d’origine.
c) en ce qui concerne les produits de multiplication animale et les produits animaux destinés à
l’alimentation des animaux et à l’industrie de sous-produits animaux :
- un certificat sanitaire délivré par les autorités vétérinaires officielles ou dûment habilitées du pays
d’origine attestant qu’ils proviennent d’animaux indemnes de maladies contagieuses propres à
l’espèce.
Pour les produits animaux destinés à l’alimentation des animaux et à l’industrie de sous-produits
animaux provenant de pays non reconnus indemnes de maladies contagieuses, ledit certificat doit en
outre attester que ces produits ont été soumis aux traitements spécifiques visés au deuxième alinéa
de l’article 2 de la loi précitée n°24-89.
Les prescriptions sanitaires particulières auxquelles doivent répondre les produits de multiplication
animale sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
d) en ce qui concerne les produits de la mer et d’eau douce :
- un certificat sanitaire du lieu d’origine délivré par les autorités sanitaires officielles ou dûment
habilitées attestant qu’ils ne renferment pas de toxines ou de germes pathogènes, qu’ils proviennent
d’établissements agréés et qu’ils ont été soumis à l’inspection sanitaire vétérinaire et ont été
reconnus propres à la consommation humaine.
Les poissons d’élevage et les œufs embryonnés de poissons doivent être accompagnés d’un certificat
sanitaire vétérinaire du lieu d’origine attestant qu’ils proviennent d’exploitation de pisciculture
agréés et régulièrement surveillées par les services vétérinaires et sont exempts de maladies
contagieuses propres à l’espèce.
Outre les énonciations prévues aux paragraphes a), b), c) et d) ci-dessus, les certificats sanitaires
doivent également mentionner les garanties sanitaires établis d’un commun accord entre l’autorité
58
sanitaire vétérinaire centrale et les autorités sanitaires officielles du pays exportateurs. Les deux
autorités arrêtent également d’un commun accord les modèles des certificats visés aux points a), b),
c) et d) ci-dessus.
Article 4 : Les énonciations des certificats sanitaires vétérinaires mentionnées aux paragraphes a), b),
c) et d) de l'article 3 ci-dessus peuvent être complétées ou modifiées par arrêté du ministre de
l’agriculture et de la réforme agraire.
Titre IV : De l’inspection sanitaire et qualitative vétérinaire en dehors des jours et heures
d’ouverture légale des bureaux de douanes
Article 5 : L’inspection sanitaire et qualitative vétérinaire prévue au deuxième alinéa de l’article 4 de
la loi n°24-89 précitée est subordonnée au dépôt, par l’importateur, auprès des services de douane,
d’une demande au moins 48 heures avant l’arrivée de la marchandise. Cette demande doit être
préalablement visée par le vétérinaire inspecteur du poste frontière d’importation.
Titre V : Des postes frontières ouverts à l’importation et au transit
Article 6 : La liste des postes frontières prévues au dernier alinéa de l’article premier de la loi n°24-89
précitée ouverts à l’importation des animaux, denrées et produits animaux visés à l’article 3 de ladite
loi est fixé par arrêté conjoint du ministre de l’agriculture et de la réforme agraire et du ministre des
finances.
Titre VI : Dispositions diverses
Article 7 : Sont abrogés :
- L’arrêté du 18 chaabane 1332 (12 juillet 1914) relatif à la visite sanitaire vétérinaire à
l’importation ;
- L’arrêté du 14 chaabane 1344 (26 février 1926) relatif au contrôle de la salubrité des huitres
en provenance de la France continental, importées au Maroc ;
- L’arrêté du 8 ramadan 1351 (5 janvier 1933) relatif au marquage des œufs importés au
Maroc ;
- L’arrêté du 25 safar 1354 (28 mai 1935) relatif au marquage des viandes fraîches ou
conservées importées au Maroc ;
- Le décret n°2-86-89 du 5 joumada I 1407 (6 janvier 1987) relatif à l’importation d’animaux
vivants et de produits animaux.
Article 8 : Le ministre de l’agriculture et de la réforme agraire et le ministre des finances sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin
officiel.
59
Décret n°2-94-577 du 22 rebia I 1415 (31 août 1994) donnant délégation au ministre des pêches
maritimes et de la marine marchande pour fixer les conditions d’exercice
de la pêche aux filets fixes
Le premier Ministre,
Vu l’article 63 de la constitution ;
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, notamment son article 12 (dernier alinéa),
Décrète
Article premier : Délégation est donnée au ministre des pêches maritimes et de la marine marchande
à l’effet de fixer les conditions d’exercice de la pêche aux filets fixes tels que définis à l’article 12 du
dahir portant loi susvisé n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973).
Article 2 : Le ministre des pêches maritimes et de la marine marchande est chargé de l’exécution du
présent décret qui sera publié au Bulletin Officiel.
60
Décret n°2-94-931 du 18 Chaâbane 1415 (20 janvier 1995) instituant, au profit de l'office national
des pêches et de l’institut national de recherche halieutique, une taxe parafiscale dite "taxe
d'affrètement pour la pêche des espèces pélagiques"
(Intitulé modifié par le décret n°2-95-837 du 1er joumada II 1417 (14 octobre 1996) art. premier)
Vu le dahir n°1-72-260 du 9 chaabane 1392 (18 septembre 1972) portant loi organique des finances,
notamment son article 16 (deuxième alinéa) ;
Vu le dahir portant n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, notamment son article 3 ;
Vu le dahir n°1-69-45 du 4 hijja 1388 (21 février 1969) relatif à l’Office national des pêches ;
Vu le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités
de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive ;
Sur proposition du ministre des finances et des investissements et du ministre des pêches maritimes
et de la marine marchande ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 24 rejeb 1415 (37 décembre 1994)
Décrète :
Article premier (1er alinéa abrogé et remplacé par le décret n°2-95-837 du 1er joumada II 1417 (14
octobre 1996), art.2).
Il est institué, au profit des organismes visés à l'article 3 ci dessous, une taxe parafiscale dite " taxe
d'affrètement pour la pêche des espèces pélagiques" dont le produit est destiné au financement de
la promotion et la modernisation de la pêche côtière, des programmes et travaux de la recherche
scientifique, halieutique et de surveillance de la salubrité du milieu marin, ainsi qu'à la couverture
des frais des observateurs scientifiques désignés par le ministre des pêches maritimes et de la marine
marchande pour servir à bord des bateaux étrangers affrétés par des personnes physiques ou
morales marocaines.
La taxe est due par les personnes physiques ou morales marocaines qui affrètent, dans les conditions
prévues à l'article 3 du dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) susvisé,
des bateaux étrangers pour la pêche des espèces pélagiques.
Article 2 : Le taux de la taxe est fixé comme suit :
a. un million (1.000.000) de dirhams payable en même temps que la taxe due pour la délivrance
de la licence de pêche afférente au bateau objet de l'affrètement ;
b. 10 % du chiffre d'affaires réalisé sur la vente des produits finis obtenus à partir des captures
effectuées au titre de chaque trimestre de l'année civile, payable à la fin du premier mois
suivant le trimestre échu.
Le non paiement, à l'échéance du montant de la taxe prévue au b) ci-dessus ainsi que toute omission,
insuffisance ou minoration dans ledit montant entraîne automatiquement la suspension de la licence
de pêche.
La taxe prévue au b) ci-dessus se cumule avec celle prévue pour le renouvellement annuel de la
licence de pêche.
Article 3 (abrogé et remplacé par le décret n°2-95-837 du 1er joumada II 1417 (14 octobre 1996),
art.2).
La taxe est recouvrée par la recette des douanes sur présentation d'un titre de perception établi par
le ministre des pêches maritimes et de la marine marchande ou la personne déléguée par lui à cet
61
effet. Elle est versée dans le mois qui suit la date de sa perception, à l'agent comptable de chacun des
organismes indiqués ci après, à concurrence de :
- 70% à l'office national des pêches ;
- 30% à l'institut national de recherche halieutique.
Article 4 : Le ministre des finances et des investissements et le ministre des pêches maritimes et de la
marine marchande sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui
sera publié au Bulletin Officiel.
62
Décret n°2-95-835 du 1er joumada II 1417 (14 octobre 1996) pris pour l'application de la loi n°48-95
portant création de l'institut national de recherche halieutique
Le Premier Ministre,
Vu la loi n°48-95 portant création de l'institut national de recherche halieutique promulguée par le
dahir n°1-96-98 du 12 rabii I 1417 (29 juillet 1996) ;
Vu le dahir portant loi n°1-77-185 du 5 chaoual 1397 (19 septembre 1977) relatif à la présidence des
conseils d'administration des établissements publics nationaux et régionaux ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 15 hija 1416 (4 mai 1996),
Décrète :
Article Premier : Le siège de l'institut national de recherche halieutique est fixé à Casablanca ; des
stations et centres régionaux peuvent être créés selon les besoins.
Article 2 : La tutelle de l'Etat sur l'institut national de recherche halieutique est exercée par le
ministre chargé des pêches maritimes sous réserve des pouvoirs et attributions conférées au ministre
des finances par les lois et règlements applicables aux établissements publics.
Article 3 : Le conseil d'administration de l'institut national de recherche halieutique est présidé par le
Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet, et comprend, en outre,
les membres suivants :
- le ministre d'Etat, ministre de l'intérieur ou son représentant ;
- le ministre des finances et des investissements extérieurs ou son représentant ;
- le ministre de l'agriculture et de la mise en valeur agricole ou son représentant ;
- le ministre des pêches maritimes et de la marine marchande ;
- le ministre des travaux publics ou son représentant ;
- le ministre de l'énergie et des mines ou son représentant ;
- le ministre du commerce et de l'industrie ou son représentant ;
- le ministre de la santé publique ou son représentant ;
- le ministre de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche
scientifique ou son représentant ;
- le ministre de l'environnement ou son représentant ;
- le directeur du Centre national de coordination et de planification de la recherche
scientifique et technique ou son représentant ;
- le directeur de l'office national des pêches ou son représentant ;
- deux représentants des armateurs de la pêche côtière ;
- deux représentants des armateurs de la pêche hauturière ;
- deux représentants des industries de transformation des produits de la pêche ;
- deux représentants des entreprises aquacoles et des autres activités d'exploitation des
ressources halieutiques littorales.
Le directeur de l'institut assure le secrétariat des réunions.
Toute autre personne qualifiée peut être appelée par le président à siéger au conseil.
Article 4 : Le conseil se réunit sur convocation de son président autant que de besoin et au moins
deux fois par an.
Article 5 : Le conseil d'administration est investi de tous les pouvoirs et attributions nécessaires à
l'administration de l'institut et, notamment :
- arrête le budget ;
- approuve le rapport annuel d'activité ;
63
- arrête les programmes de recherche entrant dans le cadre des missions de l'institut ;
- propose ou fixe les barèmes des prestations de l'institut et les prix des publications ;
- décide de l'octroi de subventions ;
- arrête les comptes et affecte les résultats ;
- élabore le statut du personnel de l'institut et le fait approuver dans les conditions prévues
par la législation en vigueur pour le personnel des établissements publics.
Article 6 : Le directeur de l'institut est nommé conformément à la législation en vigueur.
Il gère l'institut et agit en son nom.
A cet effet, il :
- accomplit ou autorise tous actes ou opérations relatifs à l'objet de l'institut et le représente
vis-à-vis de l'Etat, de toute administration publique ou privée et de tous tiers ;
- fait tous actes conservatoires ;
- représente l'institut en justice et peut intenter toute action judiciaire ayant pour objet la
défense des intérêts de l'institut mais doit, toutefois, en aviser immédiatement le président
du conseil d'administration ;
- recrute et nomme le personnel dans le cadre des dispositions prévues par le statut du
personnel ;
- engage les dépenses par acte, contrat ou marché, fait tenir la comptabilité des dépenses
engagées, liquide et constate les dépenses et les recettes de l'institut et délivre à l'agent
comptable les ordres de paiement et les titres de recettes correspondants.
Le directeur établit chaque année :
- un rapport d'activité scientifique, administratif et financier de l'exercice clos ;
- un projet de programme d'action pour l'exercice suivant.
Article 7 : Le rapport scientifique prévu à l'article 3, paragraphe 3 de la loi n°48-95 susvisée est
adressé au ministre chargé des pêches maritimes.
Article 8 : Les modalités de transfert des biens meubles et immeubles visées à l'article 10 de la loi
n°48-95 précitée sont fixées par une liste arrêtée conjointement par le ministre des finances et des
investissements extérieurs et le ministre chargé des pêches maritimes.
Article 9 : Le ministre des finances et des investissements extérieurs et le ministre des pêches
maritimes et de la marine marchande sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du
présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
64
Décret n°2-95-836 du 1er joumada II 1417 (14 octobre 1996) instituant au profit de l'institut
national de recherche halieutique une taxe parafiscale dite « taxe de recherche halieutique »
Le premier ministre,
Vu le dahir n°1-72-260 du 9 chaabane 1392 (18 septembre 1972) portant loi organique des finances,
notamment son article 16, deuxième alinéa ;
Vu la loi n°48-95 portant création de l’institut national de recherche halieutique promulgué par le
dahir n°1-96-98 du 12 rebia I 1417 (29 juillet 1996) ;
Vu le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités
de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive,
notamment son article 5 ;
Sur proposition du ministre des finances et des investissements extérieurs et du ministre des pêches
maritimes et de la marine marchande ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 15 hija 1416 (4 mai 1996).
Décrète
Article Premier (modifié et complété par le décret n°2-02-770 du 2 chaabane 1423 (9 octobre 2002),
art. premier)
Il est institué, au profit de l'Institut national de recherche halieutique, une taxe parafiscale dite "taxe
de recherche halieutique" dont le produit est destiné au financement des études, programmes et
travaux de recherche scientifique halieutique et de surveillance de la salubrité du milieu marin.
La taxe est due par les bénéficiaires d'une licence de pêche.
Article 2 (modifié et complété par le décret n°2-02-770 du 2 chaabane 1423 (9 octobre 2002), art.
premier)
Le taux de la taxe de recherche halieutique est fixé à 65% du montant de la taxe de licence, établi
conformément aux dispositions de l'article 5 du décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre
1992) susvisé.
Article 3 : La taxe est recouvrée par la recette des douanes sur présentation d'un titre de perception
établi en même temps que le titre de perception de la taxe de licence de pêche par l'autorité auprès
de laquelle a été déposée la demande de licence de pêche.
Elle est versée à la caisse du comptable de l'institut national de recherche halieutique, dans le mois
suivant la date de sa perception.
Article 4 : Le ministre des finances et des investissements extérieurs et le ministre des pêches
maritimes et de la marine marchande sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du
présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
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Décret n°2-95-717 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) relatif à la préparation et à la lutte contre
les pollutions marines accidentelles
Le premier ministre,
Vu les articles 62 et 64 de la constitution ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 16 joumada II 1417 (29 octobre 1996)
Décrète
Chapitre premier : Définitions
Article premier : Au sens du présent décret, on entend par :
- Pollution marine accidentelle : tout déversement en mer d’hydrocarbures ou d’autres
produits nocifs, ayant une origine accidentelle, qui crée ou est susceptible de créer des
dommages au milieu marin et au littoral ;
- Intervention : Toute action engagée en vue de prévenir, atténuer ou éliminer la pollution des
eaux de la mer conformément à la convention internationale de 1969 sur l’intervention en
haute mer en cas d’accident entraînant ou pouvant entraîner une pollution par les
hydrocarbures ;
- Lutte : toute opération menée en mer ou à terre, à la suite d’un déversement en mer
d’hydrocarbures ou d’autres substances nocives en vue d’en limiter les conséquences pour le
milieu marin ou le littoral ;
- Préparation à la lutte : les actions menées par les pouvoirs publics afin d’assurer la
permanence d’un dispositif national de lutte contre les pollutions marines accidentelles,
notamment par la préparation et la mise à jour de plans d’interventions d’urgence, par la
formation et l’entraînement des personnels, par la maintenance des moyens de lutte et par
la participation aux accords internationaux de coopération en cas de situation critique
auxquels le Maroc est partie ;
- Pollution de faible ampleur : toute pollution géographiquement limitée qui ne nécessite pas
le recours à des moyens exceptionnels et qui est combattu sans déclenchement du plan
d’urgence national (P.U.N) à l’initiative soit de l’inspection de la marine royale, soit de
l’inspection générale de la protection civile dans le cadre de leurs attributions et avec leurs
moyens propres, éventuellement renforcés par les moyens locaux des autres administrations
concernées ;
- Pollution massive : toute pollution ou menace de pollution qui présente une gravité ou une
complexité telle qu’il n’est pas possible d’y faire face avec les seuls moyens ordinaires et qui
impose le déclenchement du plan d’urgence national afin de mobiliser de façon efficace et
coordonnée l’ensemble des moyens nationaux ainsi que d’organiser l’assistance
internationale si celle-ci est nécessaire.
Chapitre II : Objet et champ d’application
Article 2 : En vue de faire face aux pollutions accidentelles massives ou aux menaces sérieuses de
pollution massive affectant ou susceptibles d’affecter les eaux marines relevant de la souveraineté
ou de la juridiction nationale ainsi que le littoral marocain (et ses intérêts connexes), il est institué un
plan d’urgence dénommée « plan d’urgence national de lutte contre la pollution marine
accidentelle ».
Article 3 : Le « plan d’urgence national de lutte contre la pollution marine accidentelle » constitue le
recueil des informations, directives et instructions nécessaires permettant aux pouvoirs publics de
prévenir ou de combattre, dans les meilleures conditions, toute pollution massive par les
hydrocarbures ou autres produits nocifs, menaçant l’environnement marin et le littoral.
Le plan d’urgence national comporte des dispositions visant à assurer :
66
- La mise en place d’un système approprié de détection et d’alerte en cas de pollution marine
massive ;
- L’organisation rapide, efficace et coordonnée de ces actions de prévention et de lutte et en
définir les principaux éléments notamment par une gestion rationnelle des moyens de lutte,
la répartition des responsabilités et des tâches, le recensement des zones les plus sensibles à
protéger en priorité et des sites de stockage pour les produits récupérés ;
- La coopération internationale et à faciliter l’assistance mutuelle si une telle assistance est
sollicitée ou si le Maroc est engagé en raison des accords auxquels il est partie dans une
action de coopération internationale ;
- La gestion comptable des opérations en vue d’une indemnisation ultérieure éventuelle ;
- La gestion du stock de produits et d’équipements anti-pollution ainsi que la mise à jour de
l’inventaire des moyens disponibles en personnel et en matériels ;
- La formation et l’entraînement du personnel qualifié en matière de prévention et de lutte
contre la pollution marine massive par les hydrocarbures et autres produits nocifs.
Chapitre III : Organisation générale
Article 4 : La responsabilité générale de la préparation à la lutte et de la conduite de la lutte contre
les pollutions marines accidentelles massives appartient à l’autorité gouvernementale chargée de la
protection de l’environnement qui est désignée à ce titre coordonnateur national.
Article 5 : le coordonnateur national anime et coordonne l’action des départements ministériels et
organismes concernés participant à la lutte contre les pollutions marines accidentelles, à son soutien
et à sa préparation. Il étudie et propose au gouvernement toute mesure visant à améliorer le
dispositif national de préparation à la lutte et de lutte, et s’assure de la mise en œuvre de la politique
arrêtée. Il est en particulier chargé :
a. d’examiner, coordonner et superviser les travaux de préparation et de mise à jour du plan
d’urgence national. A cet effet, il assure la diffusion du plan d’urgence national auprès de
tous les intervenants ;
b. d’exercer au niveau central la coordination des actions de lutte en cas de déclenchement du
plan d’urgence national et de veiller à la mise en œuvre de celui-ci. Il met en place, à cet
effet, un état-major de direction de la lutte comprenant : l’inspecteur de la marine royal ou
son représentant, l’inspecteur général de la protection civile ou son représentant, le
directeur de la marine marchande ou son représentant, le directeur des ports et du domaine
public maritime ou son représentant, le directeur de l’office d’exploitation des ports ou son
représentant, les responsables des cellules soutien logistique, juridique et finances et
relations publiques ainsi que tout expert qu’il juge bon d’adjoindre à l’état-major. Il organise
et coordonne les actions de soutien par les administrations centrales des autorités locales
responsables de la lutte. Il a la responsabilité de la gestion des fonds d’urgence exceptionnels
mis à sa disposition ;
c. de veiller à la formation et à l’entrainement des personnels de lutte et d’intervention ;
d. de définir en liaison avec les départements ministériels concernés, une politique en matière
d’équipements et de moyens de lutte adaptés aux besoins nationaux ;
e. de veiller au respect des engagements internationaux pris en particulier dans le cadre des
accords régionaux de coopération en cas de situations critiques auxquels le Maroc est partie,
et suivre la participation des contributions du Maroc aux activités développées dans ces
cadres. Il déclenche les opérations conjointes avec les pays voisions dans le cadre des plans
d’urgence bilatéraux ou sous-régionaux particuliers existant et assure leur suivi ainsi que les
échanges d’informations nécessaires. Il est chargé, en liaison avec les départements
concernés, de traiter des affaires d’assistance mutuelle en cas de situation critique.
67
Le coordonnateur national établit annuellement un rapport sur les problèmes soulevés et les
résultats obtenus dans l’établissement et le maintien du dispositif national de préparation à
la lutte et de lutte.
Le coordonnateur national peut déléguer partie de ses pouvoirs.
Le coordonnateur national peut, après avis de la commission de la prévention et de la lutte
contre la pollution et les nuisances, créée au sein du conseil national de l’environnement,
constituer un comité scientifique composé de spécialistes qualifiés, chargés de recommander
des mesures et de formuler des conseils relatifs aux différents aspects de la mise en œuvre
du plan d’urgence national.
Article 6 : Au niveau local, les gouverneurs des provinces ou préfectures côtières sont désignés
coordonnateurs locaux. A ce titre, le coordonnateur local en liaison avec le coordonnateur national,
exerce au niveau local la coordination de l’ensemble des opérations de lutte et veille à la mise en
œuvre du plan d’urgence national. En particulier, il supervise et coordonne les opérations de lutte en
mer et à terre en assurant la mobilisation des moyens locaux disponibles.
Au cas où plusieurs provinces ou préfectures sont concernées en même temps, le ministre de
l’intérieur désigne le coordinateur local parmi les gouverneurs intéressés qui collaborent tous avec
lui.
Le coordonnateur local rend compte régulièrement au coordonnateur national de l’évolution des
opérations, il peut recommander des mesures à prendre au niveau national et il transmet et fait
exécuter par les différents intervenants les décisions et directives prises au niveau central.
Le coordonnateur local, en liaison avec le coordonnateur national, prend des dispositions nécessaires
pour organiser l’information du public.
Article 7 : Le coordonnateur local constitue auprès de lui un état-major provincial ou régional de
direction de la lutte, installé au poste de commandement local mis en place à l’occasion et composé
principalement d’un chef des opérations en mer ou son représentant, d’un chef des opérations à
terre ou son représentant, du représentant de la direction de la marne marchande, du représentant
de la direction des ports et du domaine public maritime, d’un représentant de l’office d’exploitation
des ports et du représentant du responsable du soutien logistique ainsi que tout expert qu’il juge bon
d’adjoindre à cet état-major.
Article 8 : Le coordonnateur local et l’état-major provincial ou régional de direction de la lutte sont
assistés dans leurs fonctions, par un comité technique composé des représentants des différents
services extérieurs provinciaux ou régionaux des administrations concernées. Le comité technique se
réunit sur convocation du coordonnateur local.
Chapitre IV : Des opérations de lutte en mer
Article 9 : Les opérations d’intervention et de lutte en mer sont confiées à l’inspection de la marine
royal. A ce titre, l’inspection de la marine royal est chargée en liaison avec le coordonnateur national
et le coordonnateur local d’organiser, de coordonner et de diriger toutes les opérations
d’intervention et de lutte en mer et de gérer les moyens humains et matériels mobilisés à l’occasion.
Elle est également chargée de veiller à la tenue du registre des actions entreprises et à la
comptabilité des moyens utilisés par la marine royale ou sous son commandement opérationnel.
Article 10 : L’inspecteur de la marine royale, en fonction des circonstances, désigne l’officier de la
marine le mieux placé pour exercer localement en tant que chef des opérations en mer, le
commandement opérationnel des actions d’intervention et de lutte en mer.
Article 11 : Dans l’exercice de ses responsabilités, l’inspection de la marine royale collabore
étroitement avec et bénéficie du soutien de la direction de la marine marchande au ministère des
68
pêches maritimes et de la marine marchande, de la direction des ports et du domaine public
maritime au ministère des travaux publics, de l’office d’exploitation des ports, de la gendarmerie
royale et des forces royales aériennes.
Article 12 : L’inspection de la marine royale rend compte en permanence de l’évolution de la
situation au coordonnateur national et au coordonnateur local soit directement, soit par
l’intermédiaire du chef des opérations en mer.
Chapitre V : Des opérations de lutte à terre
Article 13 : Dés que la pollution atteint ou menace sérieusement le littoral, les opérations de lutte à
terre sont menées par l’inspection générale de la protection civile.
A ce titre, elle est chargée en liaison avec le coordonnateur national et le coordonnateur local de
l’organisation de la coordination et de la direction des opérations de protection du rivage, du
nettoyage des zones polluées, de l’enlèvement des débris, du stockage des débris et de leur
élimination par destruction ou mise en décharge, et elle assure la gestion du personnel et des
moyens mobilisés à l’occasion. Elle est également chargée d’établir des états journaliers des activités
menées ainsi que la comptabilité du personnel et du matériel utilisés sous son commandement
opérationnel.
Article 14 : L’inspecteur général de la protection civile, en fonction des circonstances, désigne
l’autorité de la protection civile la mieux placée pour exercer localement, en tant que chef des
opérations de lutte à terre, le commandement opérationnel des actions de lutte à terre.
Article 15 : Dans l’exercice de ses responsabilités, l’inspection générale de la protection civile
collabore étroitement avec et bénéficie du soutien de l’administration de la défense nationale
(armée de terre), des ministères chargés des transports, des travaux publics et de l’environnement et
de tout autre département ou organisme concerné.
Article 16 : L’inspection générale de la protection civile rend compte en permanence de l’évolution
de la situation au coordonnateur national et au coordonnateur local soit directement, soit par
l’intermédiaire du chef des opérations de lutte à terre.
Chapitre VI : Dispositions diverses
Article 17 : Sont fixées par arrêté du premier ministre les mesures relatives au déclenchement de
l’alerte en cas de pollution massive, à la mise en action du plan d’urgence national, à son exécution
et à la fin des opérations.
Article 18 : Le ministre d’Etat, le ministre de l’intérieur et le ministre de l’environnement sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin
Officiel.
69
Décret n°2-97-930 du 29 ramadan 1418 (28 janvier 1998) pris pour l’application de la loi n°22-97
instituant au profit des chambres de commerce, d’industrie, et de service, des chambres
d’artisanat, des chambres des pêches maritimes et leur fédération un décime additionnel à l’impôt
des patentes
Vu la loi n°22-97 instituant au profit des chambres de commerce, d’industrie, et de service, des
chambres d’artisanat, des chambres des pêches maritimes et leur fédération un décime additionnel à
l’impôt des patentes, promulgué par le dahir n°1-97-170 du 26 rabii I 1418 (2 août 1997) ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 18 ramadan 1418 (17 janvier 1998) ;
Décrète
Article premier : La répartition entre les chambres de commerce, d’industrie, et de service, les
chambres d’artisanat, les chambres des pêches maritimes et leur fédération du produit du décime
additionnel institué par la loi susvisée n°22-97 est fixée comme suit :
- Pour les chambres de commerce, d’industrie, et de service et leur
fédération……………………………………………………………………………………………… 63%
- Pour les chambres d’artisanat et leur fédération …………………………………… 31%
- Pour les chambres des pêches maritimes et leur fédération ………………….. 6%
Article 2 : Est abrogé le décret n°2-86-389 du 12 hija 1406 (18 août 1986) pris pour l’application de la
loi n°27-85 instituant au profit des chambres de commerce et d’industrie, des chambres d’artisanat
et leurs fédérations un décime additionnel à l’impôt des patentes promulguée par le dahir n°1-85-
350 du 18 rabii II 1406 (31 décembre 1985)
Article 3 : Le ministre des finances, du commerce, de l’industrie et de l’artisanat et le ministre des
pêches maritimes, des affaires administratives et des relations avec le parlement sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel
70
Décret n°2-98-222 du 5 kaada 1418 (4 mars 1998) donnant délégation au ministre des pêches
maritimes, des affaires administratives et des relations avec le parlement pour fixer les conditions
dans lesquelles la pêche des céphalopodes peut être effectuée au moyen de filets traînants
Le premier ministre,
Vu l’article 63 de la constitution ;
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime et notamment son article 16,
Décrète
Article premier : Délégation est donné au ministre chargé des pêches maritimes à l’effet de fixer les
conditions dans lesquelles la pêche des céphalopodes peut être pratiquée au moyen de filets
traînants.
Article 2 : Le ministre des pêches maritimes, des affaires administratives et des relations avec le
parlement est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
71
Décret n°2-98-938 du 17 ramadan 1419 (5 janvier 1999) fixant la liste des engins et filets de pêche
dispensés du visa et de la certification du quartier maritime
A été abrogé.
En effet, le dahir n°1-06-232 du 10 hijja 1427 (31 décembre 2006) portant loi promulgation de la loi
de finances n°43-06 pour l’année budgétaire 2007 a instauré le Code Général des Impôts dans son
article 5. Ce CGI a exonéré les filets et engins de pêche de la TVA à l’intérieur et à l’importation (art.
92-I-3° et 123-9° dudit CGI).
Ensuite le dahir n°1-13-115 du 26 safar 1435 (30 décembre 2013) portant promulgation de la loi de
finances n°110-13 pour l’année budgétaire 2014 a modifié les articles 92-I-3° et 123-9°du Code
Général des Impôts en supprimant l’exonération dont bénéficiaient les engins et filets de pêche, à
l’intérieur et à l’importation, cité ci-haut.
Ainsi, à compter du 1er janvier 2014, les engins et filets de pêche sont passibles de la TVA, à l’intérieur
et à l’importation.
En conséquence de cette suppression de l’exonération de la TVA des filets et engins de pêche, il y a
eu :
- Abrogation des dispositions de l’article 3 du décret n°2-06-574 qui prévoyaient les modalités
d’exonération des engins et filets de pêche par le décret n°2-13-794 du 27 safar 1435 (31
décembre 2013);
- Abrogation du décret n°2-98-938 du 17 ramadan 1419 (5 janvier 1999) fixant la liste des
engins et filets de pêche dispensés du visa et de la certification du quartier maritime.
72
Décret n°2-89-596 du 25 rebia II 1414 ( 12 octobre 1993 ) fixant le tarif des droits d'inspection
sanitaire à l'importation et l'exportation d'animaux, de denrées animales, de produits d'origine
animale, de produits de multiplication animale et de produits de la mer et d'eau douce
Abrogé par le décret n°2-94-76 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) fixant le tarif des droits
d’inspection sanitaire vétérinaire à l’importation d’animaux, de denrées animales, de produits
d’origine animal, de produits de multiplication animale et de produits de la mer et d’eau douce, art.
4.
______________________
Décret n°2-94-76 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) fixant le tarif des droits d’inspection
sanitaire vétérinaire à l’importation d’animaux, de denrées animales, de produits d’origine animal,
de produits de multiplication animale et de produits de la mer et d’eau douce
Abrogé par le décret n°2-15-24 du 4 joumada I 1436 (23 février 2015) abrogeant certains textes
relatifs aux taxes d’inspections sanitaires sur les végétaux et les animaux ainsi qu’aux redevances
pour frais de fumigation des végétaux et produits végétaux, art. premier.
______________________
Décret n°2-98-617 du 17 ramadan 1419 (5 janvier 1999) pris pour l’application du dahir portant loi
n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) édictant des mesures relatives à l'inspection
sanitaire et qualitative des animaux vivants et des denrées animales ou d'origine animale
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) édictant des mesures
relatives à l'inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants et des denrées animales ou
d'origine animale, notamment son article 10 ;
Sur proposition conjointe du ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches
maritimes, du ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat et du ministre de la santé
publique ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 5 ramadan 1419 (24 décembre 1998),
Décrète
Titre premier - De l’inspection des endroits publics ou privés et leurs annexes
Article premier : Les endroits publics ou privés et leurs annexes prévus à l'article 2, paragraphe IV du
dahir portant loi n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre1977) susvisé sont :
a) En ce qui concerne les animaux vivants : les étables, les marchés à bestiaux, les abattoirs et leurs
annexes, les marchés, les foires, les véhicules, les wagons, les bateaux et les avions réservés au
transport des animaux vivants et les parcs zoologiques ;
b) En ce qui concerne les denrées animales ou d'origine animale :
- les établissements de découpe, de conditionnement, de conservation, de traitement et de
transformation des denrées animales ;
- les établissements de traitement, de production, de transformation et de conditionnement
des denrées animales ou d'origine animale ;
- les points de vente en gros ou en détails des denrées animales et/ou d'origine animale.
Les conditions sanitaires et hygiéniques de conception, d'équipement et d'exploitation auxquelles
doivent répondre les endroits où les denrées animales et d'origine animale sont manipulées, traitées,
transformées, conservées ou exposées pour la vente, sont fixées en annexe du présent décret.
Titre II - De l’inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants
et des denrées animales
73
Article 2 : L'inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants comprend, obligatoirement,
l'exam en anté-mortem et l'examen post-mortem, effectués conformément aux dispositions de
l'article 5 du dahir portant loi n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) susvisé.
Article 3 : L'examen anté-mortem consiste, à procéder à l'examen clinique des animaux le jour de
leur arrivée à l'abattoir. Si les animaux restent à l'abattoir plus de 24 heures, cet examen doit être
renouvelé immédiatement avant l'abattage.
Article 4 : Ne peuvent être abattus pour être destinés à la consommation publique :
- les animaux présentant à l'examen anté-mortem des signes de perturbation de l'état général
susceptibles de rendre les viandes impropres à la consommation ;
- les animaux excités ou fatigués qui n'ont pas été soumis avant l'abattage à une période de
repos d'au moins 24 heures. Ces animaux seront maintenus en observation puis abattus,
saisis et consignés pour investigations. En aucun cas ils ne devront sortir vivants de l'enceinte
des abattoirs.
Article 5 : Les animaux reconnus à l'examen anté-mortem atteints de maladies légalement
contagieuses énumérées par le dahir portant loi n°1-75-292 du 5 chaoual 1397 (19 septembre1977),
tel qu'il a été modifié et complété sont dirigés, accompagnés d'un laissez-passer, délivré par le
vétérinaire inspecteur chargé de l'inspection, dans un camion étanche et plombé, vers un clos
d'équarrissage où ils seront abattus et incinérés.
Le laissez-passer doit être retourné signé par le vétérinaire inspecteur chargé de la surveillance de
l'atelier d'équarrissage dans les cinq jours qui suivent sa délivrance, au vétérinaire inspecteur chargé
de l'inspection dans l'abattoir de provenance.
Les animaux reconnus atteints de maladies autres que celles visées au 1er alinéa du présent article
sont abattus dans l'abattoir sanitaire.
Article 6 : En cas de dépistage de maladies contagieuses, le vétérinaire inspecteur chargé de
l'inspection sanitaire et qualitative dans l'abattoir est tenu d'appliquer les dispositions du dahir
portant loi n°1-75-292 du 5 chaoual 1397 (19 septembre 1977) précité, notamment celles relatives à
la déclaration et à l'application des mesures de police sanitaire.
Article 7 : Ne peuvent être destinés à la consommation publique les animaux reconnus, à l'examen
ante-mortem, morts ou en état de mort apparente. Ces animaux sont dirigés au clos d'équarrissage.
Article 8 : L'examen post-mortem doit être effectué immédiatement après la mise à mort, et doit
porter sur toutes les parties de l'animal y compris le sang.
Article 9 : Les modalités de l'examen anté-mortem et post-mortem seront déterminées par arrêté du
ministre chargé de l'agriculture.
Article 10 : Dans le cas où l'examen post-mortem ne permet pas d'établir un jugement définitif sur la
salubrité de la carcasse, le vétérinaire inspecteur peut la consigner dans une chambre frigorifique,
pour la durée nécessaire aux investigations complémentaires, dans un local prévu à cette fin et ce,
aux frais du propriétaire. Si la réinspection est favorable, la carcasse est estampillée et livrée à la
consommation publique. Dans le cas contraire, la carcasse consignée est saisie et détruite.
Article 11 : Les animaux abattus d'urgence pour cause d'accident ou lorsque l'urgence a été établie
par un certificat vétérinaire ou à défaut par un rapport de la police ou de la gendarmerie, doivent
quelque soit le lieu de l'abattage, être consignés dans un abattoir en vue de suivre l'évolution de leur
viande et de procéder éventuellement à des examens complémentaires de laboratoire dans une
chambre frigorifique prévue à cet effet et ce, aux frais du propriétaire.
Titre III - De l’estampillage des viandes
74
Article 12 : L'estampillage s'entend de l'apposition de marque ou d'estampilles sur le viandes
attestant que celles-ci ont été préparées dans des abattoirs contrôlés et qu'elles ont été reconnue
propres à la consommation publique. Pour les animaux de boucherie, cette estampille indique en
même temps la qualité de la carcasse qui sera déterminée suivant un système de jugement et de
classification des carcasses fixé par arrêté du ministre chargé de l'agriculture.
Article 13 : L'estampillage doit être effectué par le vétérinaire inspecteur ou sous sa responsabilité et
en sa présence. A cet effet, le vétérinaire inspecteur détient et conserve :
a) les estampilles ou tout instrument destiné à l'apposition de marque de salubrité quelque soit
la dénomination qui leur est donnée ;
b) toutes étiquettes destinées à être revêtues des estampilles précitées.
Article 14 : L'estampillage se fera à l'aide d'une encre indélébile dont la composition doit être
conforme à la réglementation en vigueur sur les additifs alimentaires autorisés.
Titre IV - Saisie des denrées animales ou d’origine animale
Article 15 : La saisie prononcée conformément à l'article 11 du dahir portant loi n°1-75-291 du 24
chaoual 1397 (8 octobre 1977) concerne toute denrée animale ou d'origine animale susceptible de
renfermer des principes virulents ou toxiques pour l'homme ou l'animal ou qui présente dans ses
propriétés organoleptiques des altérations qui la dénaturent, la rendent répugnante, indigeste,
insuffisamment nutritive ou précipitent sa décomposition.
Doit également être saisie et détruite, toute denrée ne répondant pas aux normes microbiologiques,
physico-chimiques ou toxicologiques qui seront fixées par arrêté conjoint du ministre chargé de
l'agriculture, du ministre chargé de l’industrie et du commerce et du ministre chargé de la santé.
Article 16 : La saisie prononcée peut être totale ou partielle d'une carcasse, des abats ou des issues.
Elle consiste à retirer de la consommation publique tout ou partie de ces denrées.
La saisie doit faire l'objet d'un procès-verbal dressé par le vétérinaire inspecteur, en présence du
propriétaire ou de son mandataire indiquant en termes clairs et précis pour les viandes rouges, le
nom du propriétaire, l'origine et le signalement de l'animal, et pour les denrées saisies, leur poids, le
motif de saisie et de destruction de ces denrées. Une copie dudit procès verbal doit être remise au
propriétaire ou à son mandataire.
Article 17 : Le propriétaire qui conteste la décision de saisie dispose d'un délai de 36 heures pour
formuler, par écrit une demande d'expertise auprès du Ministère chargé de l'Agriculture.
Le ministre chargé de l'agriculture désigne un vétérinaire inspecteur pour procéder à la réinspection
des viandes, denrées animales ou d'origine animale. Les conclusions de cette expertise sont portées à
la connaissance du propriétaire et s'imposent aux deux parties.
Article 18 : Les viandes, denrées animales ou d'origine animale saisies doivent être, selon le cas :
- soit dénaturées et détruites, sous contrôle vétérinaire par un moyen approprié tels
l'incinération ou la dénaturation chimique.
- Soit assainies par le froid dans le cas des carcasses saisies pour motif de cysticercose.
La conduite à tenir lors de la saisie pour motif de tuberculose ou de cysticercose, sera déterminée
par arrêté du ministre chargé de l'agriculture.
Titre V : Conditions d’hygiènes applicables aux établissements d’abattage, de préparation des
denrées animales ou d'origine animale et à leur matériel
Abrogé par le décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de
certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires,
art.88.
75
Titre VI : Conditions d’hygiènes applicables aux moyens de transport
Abrogé par le décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de
certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires,
art.88.
Titre VII : Etat de santé et hygiène du personnel
Abrogé par le décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de
certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires,
art.88.
Titre VIII - Fonctionne ment des ateliers d'équarrissage
et traitement des sous-produits animaux
Article 25 : La chair des animaux entrant dans les ateliers d’équarrissage doit y être soumise à la
cuisson prolongée ou être traitée chimiquement. Aucune viande, aucun produit sortant de ces
établissements, sous quelque forme que ce soit (graisses, gélatine, poudre d'os, etc), ne peur être
livré à un usage alimentaire. En aucun cas, la chair des animaux morts de maladie ne peut, quelle que
soit cette maladie, être vendue ni livrée à la consommation des personnes.
Article 26 : Il est expressément interdit de livrer pour la nourriture des animaux, des cadavres ou
parties de cadavres provenant des ateliers d’équarrissage. Cette interdiction s'applique même aux
viandes d'animaux amenés vivants dans lesdits ateliers.
Article 27 : Il est tenu dans chaque atelier d'équarrissage un registre sur lequel sont inscrits tous les
animaux dans leur ordre d'arrivée ; cette inscription comporte les noms, prénoms et domicile du
propriétaire, le signalement des animaux, les causes de la mort ou le motif de leur abattage. Ce
registre est signé par le vétérinaire inspecteur à chacune de ses visites.
Article 28 : Chaque fois que, à l'ouverture du cadavre, il existe des signes pouvant faire soupçonner
l'existence d'une maladie contagieuse, le tenancier du clos d'équarrissage est tenu d'en informer sur
le champ le vétérinaire inspecteur et de garder intactes toutes les parties du cadavre jusqu'à la visite.
Il doit, en outre, faciliter toutes les manipulations nécessaires à son examen.
Le vétérinaire inspecteur signale à l'autorité locale et au chef du service vétérinaire concerné, toutes
les défectuosités qu'il constate dans l'installation ou le fonctionnement de l'établissement ; il dresse
procès-verbal des infractions au présent décret.
Titre IX - Dispositions Générales
Article 29 : Sont abrogés :
- l’arrêté viziriel du 14 joumada I 1337 (15 février 1919) sur les motifs de saisie et la
destruction des viandes impropres à la consommation.
- l'arrêté viziriel du 14 joumada I 1337(15 février 1919) réglementant le fonctionnement des
clos d'équarrissage.
Article 30 : Le ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, le ministre
de la santé et le ministre de l’industrie, du commerce et de l'artisanat, sont chargés chacun en ce qui
le concerne de l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
Annexe
Abrogé par le décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de
certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires,
art.88.
76
Décret n°2-97-177 du 5 hija 1419 (23 mars 1999) relatif au transport des denrées périssables
Le premier ministre,
Vu le dahir du 3 joumada I 1372 (19 janvier 1953) sur la conservation de la voie publique et la police
de la circulation et du roulage, notamment son article 3 ;
Vu le dahir n°1-63-260 du 24 joumada II 1383 (12 novembre 1963) relatif aux transports par
véhicules automobiles sur route ;
Vu le décret royal portant loi n°848-66 du 10 joumada I 1388 (5 août 1968) relatif à la circulation des
véhicules des transports privés de marchandises ;
Vu le dahir portant loi n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) édictant des mesures
relatives à l'inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants et des denrées animales ou
d'origine animale ;
Vu le dahir n°1-81-287 du 11 rejeb 1402 (6 mai 1982) portant publication de l'accord relatif aux
transports internationaux de denrées périssables et aux engins spéciaux à utiliser pour ces
transports, fait à Genève le 1er septembre 1970 ;
Sur proposition du ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, du
ministre du transport et de la marine marchande et du ministre de l'équipement ;
Après examen en conseil des ministres réuni le 23 kaada 1419 (12 mars 1999),
Décrète
Article premier : Les prescriptions édictées au présent décret concernent les conditions de transport
terrestre, quel qu'en soit le but :
1. des denrées périssables animales ou d'origine animale visées à l'article 2 du dahir portant loi n°1-
75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) susvisé, qu'elles soient à l'état frais, congelé ou surgelé ;
2. des denrées d'origine végétale surgelées.
Titre premier - Dispositions relatives à l'installation et à l'utilisation des engins de transport
Article 2 : abrogé par décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application
de certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires,
art. 88.
Article 3 (alinéa 2 abrogé par le décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour
l’application de certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits
alimentaires, art.88)
Les engins tels que, wagon, camions, remorques, semi-remorques, conteneurs doivent être
réfrigérants ou frigorifiques.
Ne peuvent être désignés comme engins isothermes, réfrigérants ou frigorifiques que les engins qui
répondent aux définitions ci-après et satisfont aux normes fixées par l'arrêté conjoint prévu à l'article
4 ci-après :
- l'engin isotherme est un engin dont la caisse est construite avec des parois isolantes, y
compris les portes, le plancher et la toiture, permettant de limiter les échanges de chaleur
entre l'intérieur et l'extérieur de la caisse sans utilisation d'une source de froid ou de chaleur;
- l'engin réfrigérant est un engin isotherme qui, à l'aide d'une source de froid autre qu'un
équipement mécanique ou à absorption, permet d'abaisser la température à l'intérieur de la
caisse vide et de l'y maintenir conformément aux conditions imposées ;
- l'engin frigorifique est un engin isotherme muni d'un dispositif de production de froid
(équipement mécanique ou à absorption), individuel ou collectif pour plusieurs engins de
77
transport, qui permet d'abaisser la température à l'intérieur de la caisse vide et de l'y
maintenir conformément aux conditions imposées.
Article 4 : Les normes auxquelles doivent satisfaire les engins de transport des denrées périssables,
les méthodes d'essai et de contrôle qui seront appliquées à ces engins, les conditions d'attribution et
les modèles des certificats d'agrément ou d'attestation délivrés par l'administration, les marques
d'identification à apposer sur lesdits engins et la nature des documents qui doivent les accompagner
au cours de leur déplacement sont fixés par arrêté conjoint du ministre chargé de l'agriculture, du
ministre chargé du transport et du ministre chargé de l'équipement.
Articles 5, 6, 7, 8, 9 et 10 : abrogés par décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris
pour l’application de certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des
produits alimentaires, art.88.
Titre II - Dispositions relatives aux denrées transportées
Abrogés par décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de
certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires,
art.88.
Titre III - Vérification de conformité des engins de transport
Article 18 : Les engins de transport définis à l'article 3 doivent être soumis avant leur mise en service
à un examen destiné à vérifier que les prescriptions du présent décret sont observées, et notamment
qu'ils sont aptes à acheminer les denrées dans les conditions de température fixées par l'arrêté prévu
à l'article 2 ci-dessus.
Dans ce but, une demande est adressée par le propriétaire ou l'exploitant des engins au ministère
chargé de l'agriculture (services vétérinaires).
Article 19 : Le ministre chargé de l'agriculture, délivre après avis technique de la commission
nationale prévue à l'article 20 ci-après, les certificats d'agrément visés à l'article 4.
Des attestations du modèle défini par l'arrêté conjoint prévu à l'article 3 ci-dessus peuvent être
délivrées dans les mêmes conditions pour les engins circulant en trafic international.
Article 20 : La commission nationale visée à l'article précédent comprend :
- un représentant du ministère chargé de l'agriculture, président ;
- un représentant du ministère chargé de l'équipement, membre ;
- un représentant du ministère chargé du transport, membre ;
- un représentant du ministère chargé des pêches maritimes, membre ;
- un représentant du ministère chargé de l'environnement, membre.
Cette commission peut s'adjoindre, à titre consultatif, des experts représentant les stations d'essai,
des transporteurs et les professions concernées.
Article 21 : Les agréments accordés aux engins de transport ont trait, d'une part, à leur qualification
(isotherme, réfrigérant, frigorifique), d'autre part, pour ce qui est des denrées visées à l'article
premier (§ 1°), à leurs caractéristiques d'ordre sanitaire qui doivent faire l'objet tous les trois ans d'un
examen par les services vétérinaires du ministère chargé de l'agriculture qui en mentionnent les
résultats sur le certificat d'agrément.
Avant l'expiration de la période susmentionnée, il appartient au propriétaire ou l'exploitant de
solliciter l'intervention des services vétérinaires du ministère chargé de l'agriculture en précisant
l'endroit où le véhicule serait présenté à la visite. Un accusé de réception sera délivré par lesdits
services pour confirmer le dépôt de la demande de visite.
78
Sous réserve des dispositions précédentes, la durée de la validité du certificat d'agrément est fixée à
six ans et peut être prorogée selon les dispositions définies par l'arrêté conjoint prévu à l'article 3 ci-
dessus :
- Si les conclusions de la commission nationale sont favorables, l'engin pourra être maintenu
en service comme isotherme dans sa catégorie d'origine pour une nouvelle période d'une
durée maximale de 3 ans ;
- Si les conclusions sont défavorables, l'engin ne peut être maintenu en service que s'il subit,
avec succès, les essais en stations conformément aux dispositions qui sont fixées par arrêté
conjoint du ministre chargé de l'agriculture, du ministre chargé du transport et du ministre
chargé de l'équipement. Il pourra alors être maintenu en service pendant une nouvelle
période de six ans.
Article 22 : Les véhicules boutiques et les engins utilisés pour le transport des denrées périssables
relevant de l'article premier ci-dessus (§ 1), qui n'ont pas à être dotés d'une isolation thermique dans
les conditions prévues au présent décret, doivent, avant leur mise en service, faire l'objet d'une visite
sanitaire. Celle-ci est sollicitée, auprès des services vétérinaires du ministère chargé de l'agriculture.
Un certificat d'agrément sanitaire d'une validité de deux ans renouvelable est délivré par lesdits
services vétérinaires.
Titre IV - Dispositions diverses
Article 23 : Avant l'exécution d'un transport des denrées visées à l'article premier ci-dessus,
l'expéditeur ou son mandataire doit indiquer sur la lettre de voiture ou le document de bord en
tenant lieu, qu'il établit, la désignation exacte des denrées à transporter ainsi que leur état (surgelé,
congelé, réfrigéré ou non réfrigéré).
Lorsque le document de bord visé à l'alinéa précédent n'accompagne pas les denrées durant leur
transport, le transporteur routier ou son mandataire doit mentionner ces indications sur la feuille de
route ou le récépissé d'expédition.
Ces mêmes indications peuvent être portées sur un document commercial courant tel que bon
d'enlèvement, bon de livraison, facture, etc… qui accompagne les denrées.
Les documents requis aux alinéas qui précèdent doivent être présentés à toute réquisition des agents
chargés du contrôle.
Article 24 : Les engins actuellement en service ne satisfaisant pas aux prescriptions de l'article 3 ci-
dessus, disposeront d'une période de trois ans à dater de la publication du présent décret au «
Bulletin officiel » pour se conformer à ses dispositions.
Article 25 : Le ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, le ministre
du transport et de la marine marchande et le ministre de l'équipement sont chargés, chacun en ce
qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Bulletin officiel.
79
Décret n°2-99-982 du 20 joumada I 1420 (1er septembre 1999) portant statut particulier du
personnel des chambres de pêches maritimes
Le premier ministre,
Vu le dahir n°1-58-008 du 4 chaabane 1377 (24 février 1958) portant statut général de la fonction
publique, tel qu'il a été modifié et complété ;
Vu le dahir n°1-59-271 du 17 chaoual 1379 (14 avril 1960) organisant le contrôle de l'Etat sur les
offices, établissements publics et sociétés concessionnaires, ainsi que sur les sociétés et organismes
bénéficiant du concours financier de l'Etat ou des collectivités publiques, tel qu'il a été modifié ou
complété ;
Vu le dahir n°1-62-113 du 16 safar 1382 (19 juillet 1962) relatif au statut des personnels de diverses
entreprises ;
Vu le dahir portant loi n°1-77-216 du 20 chaoual 1397 (4 octobre 1977) créant un régime collectif
d'allocation de retraite ;
Vu la loi n°4-97 formant statut des chambres de pêches maritimes, promulguée par le dahir n°1-97-
88 du 23 kaada 1417 (2 avril 1997) ;
Vu le décret royal n°401-67 du 13 rabii I 1387 (22 juin 1967) portant règlement général des concours
et examens pour l'accès aux cadres, grades et emplois des administrations publiques, tel qu'il a été
modifié et complété ;
Vu le décret royal n°682-67 du 9 rejeb 1387 (13 octobre 1967) portant statut particulier du cadre des
agents publics, tel qu'il a été modifié et complété ;
Vu le décret royal n°62-68 du 19 safar 1388 (17 mai 1968) fixant les dispositions applicables aux
fonctionnaires stagiaires des administrations publiques ;
Vu le décret n°2-59-0200 du 26 chaoual 1378 (5 mai 1959) portant application de l'article 11 du dahir
portant statut général de la fonction publique relatif aux commissions administratives paritaires, tel
qu'il a été modifié et complété ;
Vu le décret n°2-62-344 du 15 safar 1383 (8 juillet 1963) fixant les échelles de rémunération et les
conditions d'avancement d'échelon et de grade des fonctionnaires de l'Etat, tel qu'il a été modifié et
complété ;
Vu le décret n°2-62-345 du 15 safar 1383 (8 juillet 1963) portant statut particulier des cadres
d'administration centrale et du personnel commun aux administrations publiques, tel qu'il a été
modifié et complété ;
Vu le décret n°2-63-165 du 28 joumada II 1383 (16 novembre 1963) relatif aux emplois supérieurs et
de direction de diverses entreprises ;
Vu le décret n°2-73-722 du 6 hija 1393 (31 décembre 1973) fixant les échelles de classement
d'échelon des fonctionnaires de I'Etat et la hiérarchie des emplois supérieurs des administrations
publiques ;
Vu le décret n°2-75-864 du 17 moharrem 1396 (19 janvier 1976) relatif au régime indemnitaire
attaché à l'exercice de fonctions supérieures dans les départements ministériels ;
Vu le décret n°2-77-551 du 20 chaoual 1397 (4 octobre 1977) fixant les modalités d'application du
régime collectif d'allocation de retraite (régime général) ;
Vu le décret n°2-77-515 du 20 chaoual 1397 (4 octobre 1977) portant statut particulier du personnel
de la marine marchande, tel qu'il a été modifié et complété ;
80
Vu le décret n°2-77-750 du 20 chaoual 1397 (4 octobre 1977) portant statut particulier du corps
interministériel des informatistes des administrations publiques, tel qu'il a été modifié et complété ;
Vu le décret n°2-80-100 du 6 moharrem 1401 (14 novembre 1980) portant statut particulier du corps
interministériel des informaticiens des administrations publiques ;
Vu le décret n°2-82-668 du 17 rabii Il 1405 (9 janvier 1985) portant statut particulier du corps
interministériel des ingénieurs et des architectes, tel qu'il a été modifié et complété ;
Vu le décret n°2-86-812 du 11 safar 1408 (6 octobre 1987) portant statut particulier du corps
interministériel des techniciens ;
Vu le décret n°2-92-231 du 7 kaada 1413 (29 avril 1993) dispensant les fonctionnaires de la condition
d'âge requise statutairement pour leur recrutement dans un nouveau cadre de l'Etat,
Décrète
Chapitre premier : Dispositions générales
Article Premier : Le présent statut régit le personnel des chambres des pêches maritimes qui
comprend :
- des agents statutaires : stagiaires et titulaires ;
- des fonctionnaires des administrations publiques placés en service détaché ;
- des agents non permanents, agents occasionnels à salaire journalier.
Article 2 : Le personnel titulaire et stagiaire des chambres des pêches maritimes est constitué par :
1. Les cadres d'administration centrale et du personnel commun aux administrations publiques
régis par le décret n°2-62-345 du 15 safar 1383 (8 juillet 1963) susvisé, tel qu'il a été modifié
et complété ;
2. Le cadre des agents publics régi par le décret royal n°682-67 du 9 rejeb 1387 (13 octobre
1967) susvisé, tel qu'il a été modifié et complété ;
3. Le corps des ingénieurs et des architectes régi par le décret n°2-82-668 du 17 rabii Il 1405 (9
janvier 1985) susvisé ;
4. Le corps interministériel des techniciens régi par le décret n°2-86-812 du 11 safar 1408 (6
octobre 1987) susvisé ;
5. Le corps des informatistes régi par le décret n°2-77-750 du 20 chaoual 1397 (4 octobre 1977)
susvisé ;
6. Le personnel de la marine marchande régi par le décret n° 2-77-515 du 20 chaoual 1397 (4
octobre 1977) susvisé, tel qu'il a été modifié et complété ;
7. Le corps interministériel des informaticiens des administrations publiques régi par le décret
n°2-80-100 du 6 moharrem 1401 (14 novembre 1980) susvisé.
Article 3 : Sous réserve des dispositions particulières prévues au présent décret, les agents des
chambres des pêches maritimes sont régis par l'ensemble des textes se rapportant aux
fonctionnaires de l'Etat.
En ce qui concerne les agents non permanents, ils sont soumis aux dispositions en vigueur régissant
les catégories correspondantes d'agents en fonction dans les administrations publiques.
Article 4 : Le pouvoir de nomination appartient aux présidents des chambres des pêches maritimes.
Chapitre II : Recrutement
Article 5 : Les concours et examens sont organisés par les chambres des pêches maritimes dans les
conditions fixées par le décret royal n°401-67 du 13 rabii I 1387 (22 juin 1967) susvisé.
81
Les décisions ouvrant les concours et examens ainsi que les résultats sont publiés par affichage au
siège de la chambre intéressée, ou par avis radiodiffusé, ou par insertion dans la presse.
Chapitre Ill : Rémunération et pensions
Article 6 : Le personnel soumis au présent décret bénéficie à indice égal des mêmes traitements que
les fonctionnaires de l'Etat. Il bénéficie également, dans les mêmes conditions des primes,
indemnités et avantages à caractère permanent ou occasionnel alloués à ces personnels.
Article 7 : il peut être attribué au personnel des chambres des pêches maritimes, une prime de
rendement payable annuellement.
Cette prime est déterminée en fonction du rendement des intéressés, de leur manière de servir et de
leur notation. Elle varie de 0 à 200% de la rémunération mensuelle brute.
Le montant global de cette prime à répartir, ne pourra être supérieur à 8,33% de la rémunération
annuelle brute effectivement servie à ce personnel.
La rémunération brute s'entend par la somme du traitement de base, de l'indemnité de résidence,
du régime indemnitaire prévu aux décrets régissant les différentes catégories du personnel visées à
l'article 2 ci-dessus et de l'indemnité de fonction.
Article 8 : A l'exclusion de la prime de rendement prévue à l'article 7 ci-dessus, les allocations et
indemnités allouées au personnel des chambres des pêches maritimes sont payables mensuellement
et à terme échu.
Elles sont exclusives de toutes indemnités ou primes de quelque nature que ce soit à l'exception des
prestations familiales, des indemnités représentatives de frais, de la prime de rendement et de
l'indemnité de fonction.
Article 9 : Les agents des chambres de pêches maritimes sont soumis en matière de pension au
régime collectif d'allocation de retraite.
Chapitre IV : Fonctions supérieures de la chambre des pêches maritimes
Article 10 : Il est institué une fonction de directeur de la chambre des pêches maritimes.
Article 11 : Les attributions du directeur de la chambre des pêches maritimes, ainsi que les conditions
de sa nomination, sont définies dans le cadre de l'organigramme de chaque chambre, par arrêté du
ministre chargé des pêches maritimes, soumis aux visas préalables des autorités gouvernementales
chargées de la fonction publique et des finances.
Article 12 : Les indemnités afférentes à la fonction prévue à l'article 10 sont fixées par décret.
Chapitre V : Accidents du travail du personnel
Article 13 : Les risques et accidents du travail du personnel des chambres des pêches maritimes sont
couverts conformément à la réglementation en vigueur.
Chapitre VI : Dispositions transitoires
Article 14 : Les agents en fonction dans les chambres des pêches maritimes, à la date d'effet du
présent décret, sont intégrés sur leur demande, à compter de cette date, dans les conditions prévues
ci-après.
Article 15 : Les intégrations sont prononcées par décision du président de la chambre des pêches
maritimes, conformément aux conclusions d'une commission interministérielle composée de :
- L'autorité gouvernementale chargée de la fonction publique ou son représentant, président ;
- L'autorité gouvernementale chargée des pêches maritimes ou son représentant ;
- L'autorité gouvernementale chargée des finances ou son représentant ;
82
- Le président de la chambre des pêches maritimes concernée ou son représentant.
En cas de partage égal des voix, celle du président de la commission est prépondérante.
Article 16 : Les agents intégrés qui, du fait de l'application des présentes dispositions subiraient une
diminution par rapport à la rémunération globale brute afférente à la situation administrative qu'ils
détenaient à la date d'intégration, recevront, nonobstant le plafond indiciaire de leur échelle de
classement, une indemnité compensatrice égale à la différence existante entre cette rémunération
globale brute et celle résultant de leur intégration.
Chapitre VII : Dispositions diverses
Article 17 : Les autorités gouvernementales chargées des finances, de la fonction publique et de la
réforme administrative et des pêches maritimes sont chargées, chacun en ce qui la concerne, de
l'exécution du présent décret qui prend effet à compter de la date de sa publication au Bulletin
officiel.
83
Décret n°2-99-1257 du 29 moharrem 1421 (4 mai 2000) portant création du Conseil supérieur pour
la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique
Le Premier Ministre,
Vu le décret n°2-94-858 du 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995) fixant les attributions et
l'organisation du ministère des pêches maritimes et de la marine marchande ;
Sur proposition du ministre délégué auprès du ministre de l'agriculture, du développement rural et
des pêches maritimes, chargé des pêches maritimes ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 14 moharrem 1421 (19 avril 2000),
Décrète
Article Premier : Il est institué auprès de l'autorité gouvernementale chargée des pêches maritimes
un conseil consultatif dénommé "Conseil supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du
patrimoine halieutique ".
Article 2 : Le Conseil supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique est
chargé de :
- proposer les orientations et les objectifs permettant l'exploitation rationnelle du patrimoine
halieutique à des fins de développement économique et social ;
- examiner et donner des avis sur toutes questions concernant la sauvegarde et l'exploitation
rationnelle du patrimoine halieutique national qui lui sont soumises par les administrations
intéressées ;
- proposer des actions visant le développement durable du patrimoine halieutique ;
- proposer des actions ou des mesures visant à assurer une meilleure protection des
ressources halieutiques contre la pollution du milieu marin ;
- promouvoir la diffusion de l'information relative à la sauvegarde et à l'exploitation
rationnelle des ressources halieutiques ;
- formuler des recommandations susceptibles d'orienter l'action des conseils régionaux prévus
à l'article 10 du présent décret.
Article 3 : Le Conseil supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique,
présidé par l'autorité gouvernementale chargée des pêches maritimes, comprend :
- le ministre de l'intérieur ou son représentant ;
- le ministre chargé de l'aménagement du territoire, de l'environnement, de l'urbanisme et de
l'habitat ou son représentant ;
- le ministre de l'économie et des finances ou son représentant ;
- le ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches maritimes ou son
représentant ;
- le ministre de l'industrie, du commerce et de l'artisanat ou son représentant ;
- le ministre de l'équipement ou son représentant ;
- le ministre du transport et de la marine marchande ou son représentant ;
- le ministre de l'enseignement supérieur, de la formation des cadres et de la recherche
scientifique ou son représentant ;
- le ministre de la santé ou son représentant
- le ministre délégué auprès du ministre de l'agriculture, du développement rural et des
pêches maritimes, chargé des eaux et forêts ou son représentant ;
- le ministre délégué auprès du ministre de l'éducation nationale chargé de l'enseignement
secondaire et technique ou son représentant ;
84
- le secrétaire d'Etat auprès du ministre chargé de l'aménagement du territoire, de
l'environnement, de l'urbanisme et de l'habitat, chargé de l'environnement ou son
représentant ;
- le secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'enseignement supérieur, de la formation des
cadres et de la recherche scientifique, chargé de la recherche scientifique ou son
représentant ;
- l'inspecteur de la marine royale ou son représentant ;
- le commandant de la gendarmerie royale ou son représentant ;
- les présidents des conseils régionaux pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine
halieutique visés à l'article 10 du présent décret ou leurs représentants ;
- les recteurs des universités ayant parmi leurs enseignements une option en relation avec les
ressources halieutiques ;
- les membres de la Chambre des représentants et de la Chambre des conseillers élus dans les
circonscriptions des zones côtières où se pratique la pêche maritime ;
- le président de la fédération des chambres des pêches maritimes ;
- les présidents des chambres des pêches maritimes ;
- le directeur de l’Office national des pêches ou son représentant ;
- le directeur de l’Office d'exploitation des ports ou son représentant ;
- le directeur du centre royal de télédétection spatiale ou son représentant ;
- le directeur de l'institut national de recherche halieutique ou son représentant ;
- le directeur des pêches maritimes et de l'aquaculture
- le directeur des industries de la pêche ;
- deux représentants des associations professionnelles des armateurs à la pêche artisanale ;
- trois représentants des associations professionnelles des armateurs à la pêche côtière ;
- deux représentants des associations professionnelles des armateurs à la pêche hauturière ;
- deux représentants des associations professionnelles des industries de transformation des
produits de la pêche ;
- deux représentants des associations professionnelles des entreprises aquacoles et des autres
activités d'exploitation des ressources marines littorales.
Le président peut s'adjoindre toute personne choisie en raison de ses connaissances et de ses
qualifications dans les domaines intéressant les travaux du conseil.
Les représentants des armateurs, des industries de transformation des produits de la mer, des
établissements aquacoles et des autres activités d'exploitation des ressources marines littorales sont
désignés pour une durée de trois ans, par l'autorité gouvernementale chargée des pêches maritimes,
sur proposition des organisations professionnelles intéressées.
Assistent également aux travaux du conseil, le secrétaire général du Conseil supérieur pour la
sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique et le président du comité de suivi visé à
l'article 6 ci-après.
Article 4 : Le conseil supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique se
réunit sur convocation de son président.
Les sessions ordinaires ont lieu une fois par an.
Le conseil peut se réunir en session extraordinaire autant que de besoin.
Article 5 : Le secrétaire général du conseil, nommé par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée
des pêches maritimes, est chargé des affaires d'ordre administratif ainsi que de la préparation, de
l'organisation, de l'animation et du suivi des travaux du conseil.
85
A cet effet, il collecte toute documentation utile aux travaux du conseil et notamment les
recommandations émanant des comités sectoriels et des conseils régionaux prévus respectivement
aux articles 7 et 10 du présent décret, ainsi que les rapports concernant l'activité du comité de suivi.
Il est également chargé de la préparation de l'ordre du jour et de la rédaction des procès-verbaux.
Le secrétariat permanent du conseil est fixé à Rabat, au siège du ministère chargé des pêches
maritimes.
Article 6 : Il est créé au sein du Conseil supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine
halieutique, un comité de suivi composé d'un président et de membres, tous désignés par le
président du conseil.
Le comité de suivi est chargé, dans l’intervalle des réunions du Conseil supérieur pour la sauvegarde
et l'exploitation du patrimoine halieutique de coordonner les travaux des comités sectoriels et des
conseils régionaux pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique ; prévus
respectivement aux articles 7 et 10 ci-dessous.
A cet effet, et dans la perspective de la préparation des réunions du conseil, il fait rapport au
président du conseil des travaux effectués durant l'intersession.
Le comité de suivi se réunit, à l'initiative de son président, au moins deux fois par an, avant les
réunions du conseil.
Le secrétaire général du conseil supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine
halieutique est membre de droit de ce comité.
Article 7 : Le Conseil pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique constitue en son
sein des comités sectoriels composés, outre le représentant de l'autorité gouvernementale chargée
des pêches maritimes, des membres du conseil intéressés par les activités du comité considéré.
En outre, dans l'exercice de leurs attributions, les comités peuvent faire appel à toutes personnes et
à toutes institutions publiques ou organisations privées dont la compétence ou l'expertise est utile à
leurs travaux.
Article 8 : Chaque comité sectoriel est présidé par le représentant de l'autorité gouvernementale
chargée des pêches maritimes, assistés d'un rapporteur et d'un ou plusieurs assesseurs désignés par
le conseil parmi ses membres.
Le bureau du comité sectoriel élabore son règlement intérieur, fixe le calendrier de ses travaux et
prépare l'ordre du jour de ses sessions.
Il établit un rapport annuel qu'il adresse au comité de suivi.
Article 9 : Les comités sectoriels se réunissent en session ordinaire sur convocation de leur président
chaque fois que les besoins l'exigent, entre les sessions du conseil.
Ils peuvent, en outre, être convoqués en session extraordinaire à la demande de l'autorité
gouvernementale chargée des pêches maritimes ou de la majorité de leurs membres.
Article 10 : Il est créé dans chacune des régions disposant d'une façade maritime abritant des
activités de pêche maritime, un Conseil régional pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine
halieutique. La liste et les sièges de ces conseils régionaux sont fixés par arrêté de l'autorité
gouvernementale chargée des pêches maritimes.
Article 11 : Les conseils régionaux pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique sont
chargés, dans les limites de leur ressort territorial, de :
86
- proposer, sur la base des meilleures informations scientifiques disponibles, toute mesure
tendant à assurer, au niveau local ou régional, une gestion rationnelle des ressources
halieutiques ;
- proposer au conseil des mesures locales prioritaires en recherchant leur compatibilité avec
les orientations nationales en matière d'aménagement des pêcheries ;
- recevoir et vulgariser sur le plan local et régional les recommandations du conseil.
Article 12 : Le Conseil régional pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique est
présidé par le gouverneur de la préfecture ou province, qui en est le siège.
Sont membres du Conseil régional pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique :
- les membres de la chambre des représentants et de la chambre des conseillers représentant
les circonscriptions électorales comprises dans le ressort territorial du conseil régional et
abritant des activités de pêche maritime ;
- le président et les membres du bureau de la chambre des pêches maritimes comprise dans le
ressort territorial du conseil régional ;
- les présidents des assemblées préfectorales ou provinciales ou leurs représentants comprises
dans le ressort territorial du conseil régional ;
- les présidents des communes abritant des activités de pêche maritime comprises dans le
ressort territorial du conseil régional ;
- les chefs des services extérieurs des départements ministériels membres du conseil supérieur
pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique ;
- les délégués des pêches maritimes dont les circonscriptions sont situées dans le ressort
territorial du conseil régional ;
- deux représentants pour chacune des associations professionnelles par branche d'activité
citées à l'article 3 ci-dessus, désignés par le président du conseil sur une liste proposée par
les associations concernées ;
- un représentant de l'institut national de recherche halieutique ;
- toute personne désignée par le président du conseil régional en raison de sa compétence
dans les domaines traités par le conseil.
Le délégué des pêches maritimes de la circonscription du siège du Conseil régional pour la
sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique assure les fonctions de rapporteur.
Article 13 : Les conseils régionaux pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique se
réunissent une fois par an soit à l'initiative de leur président soit à la demande du président du
Conseil supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine halieutique.
Ils peuvent se réunir en session extraordinaire en cas de besoin sur convocation de leur président ou
à la demande du président du Conseil supérieur pour la sauvegarde et l'exploitation du patrimoine
halieutique.
Ils établissent et présentent un rapport sur leurs activités, au comité de suivi.
Article 14 : Le ministre délégué auprès du ministre de l'agriculture, du développement rural et des
pêches maritimes, chargé des pêches maritimes est chargé de l'exécution du présent décret qui sera
publié au Bulletin officiel.
87
Décret n°2-01-2726 du 22 rabii I 1423 (4 juin 2002) fixant les conditions et les modalités de pêche
et de ramassage des algues marines
Le Premier Ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, notamment ses articles 4, 5, 6, 16, 33 (2), 34 (1), 36 et 38 ;
Vu le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités
de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive ;
Après avis de l'institut national de recherche halieutique ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes et leur fédération ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 10 rabii I 1423 (23 mai 2002),
Décrète
Chapitre premier : Dispositions générales
Article Premier : Pour l'application du présent décret, les algues marines sont classées ainsi qu'il suit:
Catégorie A, comprenant les algues de la famille des agarophytes vives adhérant au sol marin ou
flottant en mer ;
Catégorie B, comprenant les autres types d'algues marines vives adhérant au sol marin ou flottant en
mer ;
Catégorie C, comprenant les algues des deux catégories A et B détachées naturellement du sol marin
et qui sont rejetées par la mer sur le rivage.
Article 2 : Lorsque les algues marines des catégories A et B adhèrent au sol marin et sont
découvertes à marée basse ou immergées à une profondeur ne nécessitant pas de les atteindre en
plongée, la pêche de celles-ci doit être effectuée à pied.
Lorsque ces mêmes algues sont immergées à marée haute ou marée basse, à une profondeur
nécessitant de les atteindre en plongée, la pêche de celles-ci doit être effectuée exclusivement au
moyen de navires immatriculés conformément à la réglementation en vigueur et disposant d'une
licence de pêche délivrée dans les conditions fixées par le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29
décembre 1992) susvisé et sur laquelle il est mentionné " Licence de pêche des algues marines ".
Article 3 : Les algues de la catégorie C, ne peuvent faire l'objet que d'un ramassage à pied. Ce
ramassage peut avoir lieu en toute saison et en tout lieu sous réserve du respect de la
réglementation en vigueur concernant les zones d'interdiction et les restrictions d'ordre sanitaire.
Article 4 : La pêche et le ramassage des algues marines, quelle que soit la catégorie à laquelle elles
appartiennent, ne peuvent avoir lieu que du lever au coucher du soleil et sont interdits à l'intérieur
des zones portuaires conformément aux dispositions de l'article 6 (c) du dahir portant loi n°1-73-255
du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) susvisé.
Article 5 : Le ministre de la pêche maritime détermine, après avis de l’Institut national de recherche
halieutique, les zones maritimes dans lesquelles les algues peuvent être pêchées ou ramassées et
fixe pour chaque zone :
- la période d'exploitation autorisée ;
- les catégories et les quantités d'algues dont la pêche est autorisée ;
- le nombre de navires ainsi que le tonnage global autorisés ;
- le nombre maximum de pêcheurs à pied et/ou de ramasseurs autorisés ;
- le nombre de plongeurs autorisés par navire ;
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- la profondeur d'exploitation maximale ;
- les espaces maritimes dans lesquels la pêche et/ou le ramassage est interdit en raison
notamment de la fragilité du milieu et de la nécessité d'assurer la régénération du stock ;
- le nombre et les capacités maximales des engins de coupe mécanique autorisés et pouvant
être utilisés simultanément.
Chapitre 2 : Conditions de pêche des algues marines
Article 6 : La pêche des algues marines à pied ou à l'aide d'un navire peut être effectuée soit par
arrachage manuel, soit au moyen d'instruments de coupe. Dans tous les cas et quelle que soit la
méthode de pêche utilisée, les organes de fixation des algues ne doivent pas être arrachés.
Lorsque la pêche est effectuée au moyen d'instruments de coupe, ces derniers ne doivent pas avoir
de lames tranchantes d'une longueur hors tout, supérieure à 30 centimètres. De même, il ne peut
être utilisé de foyers lumineux.
En dehors des opérations de pêche, tous les instruments de coupe doivent être détenus à bord, dans
un lieu fermé, sous la responsabilité du capitaine ou patron du navire.
Article 7 : Toute pêche des algues marines en plongée doit être effectuée avec des équipements qui
ne mettent pas en danger la santé ou la sécurité du plongeur.
Article 8 : Outre la licence de pêche prévue à l'article 2 ci-dessus, délivrée pour le navire concerné,
chaque plongeur pratiquant la pêche des algues marines en plongée doit disposer d'une autorisation
de pêche sous marine délivrée par le ministre de la pêche maritime ou la personne déléguée par lui à
cet effet, en application des dispositions de l'article 4 du dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual
1393 (23 novembre 1973) susvisé.
Cette autorisation appelée " autorisation spéciale de pêche des algues marines en plongée " atteste
de la capacité de son titulaire à pratiquer la plongée sous-marine en toute sécurité. Elle est valable
pour l'année grégorienne au cours de laquelle elle a été délivrée et ne peut être utilisée que durant
les périodes où la pêche des algues marines est autorisée. La remise de cette autorisation donne lieu
à la délivrance d'une carte professionnelle à son bénéficiaire, pour la période de validité de celle-ci.
Article 9 : L'autorisation spéciale de pêche des algues marines en plongée est délivrée à la demande
de tout plongeur justifiant de sa capacité à utiliser le matériel de plongée ainsi qu'à lire et
comprendre les consignes de sécurité et remplissant les conditions suivantes :
a. Etre âgé de dix-huit ans au moins à la date de la demande. Toutefois, les mineurs de seize ans
et plus à la date de la demande pourront obtenir cette autorisation sur présentation du
consentement de leur représentant légal, donné par écrit ;
b. Répondre aux conditions d'aptitude physique fixées par l'arrêté conjoint du ministre du
commerce, de l'industrie, des mines, de l'artisanat et de la marine marchande et du ministre
de la santé n°212-61 du 25 juillet 1962 relatif aux conditions d'aptitude physique à remplir
pour la pratique de la pêche à la nage ou pêche sous-marine ;
c. Payer un droit fixe de deux cent cinquante dirhams.
Article 10 : L'autorité qui a délivré l'autorisation spéciale de pêche des algues marines en plongée
peut en prononcer le retrait avant l'expiration de sa durée de validité si son titulaire ne remplit plus
les conditions d'aptitudes requises ou en cas d'infraction de celui-ci aux dispositions du dahir portant
loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) susvisé ou du présent décret.
Article 11 : Chaque plongeur embarqué doit être inscrit sur le registre d'équipage du navire à partir
duquel il opère.
Article 12 : Les algues pêchées par les navires doivent être débarquées dans le ou les ports ou les
sites mentionnés sur la licence de pêche des algues marines correspondante.
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En cas de changement dans le lieu de débarquement, le bénéficiaire de la licence de pêche doit en
faire la déclaration préalable auprès du délégué des pêches maritimes du lieu d'exploitation du
navire.
Article 13 : Le ministre de l'économie, des finances, de la privatisation et du tourisme et le ministre
de la pêche maritime sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret
qui sera publié au Bulletin officiel.
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Décret n°2-01-1891 du 2 chaabane 1423 (9 octobre 2002) relatif à l'organisation et à la
coordination de la recherche et du sauvetage des vies humaines en mer
Le premier ministre,
Vu le dahir du 28 joumada Il 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime, tel qu'il a été
modifié et complété ;
Vu le décret n 2-00-875 du 8 rejeb 1421 (6 octobre 2000) relatif aux attributions du ministre de la
pêche maritime ;
Sur proposition du ministre de la pêche maritime ;
Après avis du ministre de l'intérieur et du ministre délégué auprès du premier ministre chargé de
l'administration de la défense nationale ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 2 chaabane 1423 (9 octobre 2002),
Décrète
Chapitre premier : Commission nationale de coordination de la recherche
et du sauvetage des vies humaines en mer
Article Premier : Il est créé une Commission nationale de coordination de la recherche et du
sauvetage des vies humaines en mer, placée auprès du premier ministre.
Article 2 : La commission nationale de coordination de la recherche et du sauvetage des vies
humaines en mer a pour missions de :
- contribuer à définir la politique nationale en matière de sauvetage des vies humaines en mer ;
- préparer et proposer le plan national de recherche et de sauvetage des vies humaines en mer
défini à l'article 6 du présent décret ;
- élaborer une stratégie en matière de besoins en matériels de communication et moyens de
recherche et de sauvetage, de manière à permettre une cohérence et une complémentarité
entre les différents intervenants, au niveau régional et local ;
- collecter et diffuser l'information relative à la recherche et au sauvetage des vies humaines en
mer ;
- proposer des programmes visant le développement et l'amélioration de la recherche et du
sauvetage des vies humaines en mer ;
- coopérer avec les organismes internationaux et régionaux similaires ;
- étudier toute proposition et donner des avis sur toutes questions concernant la recherche et le
sauvetage des vies humaines en mer qui lui sont soumises par les administrations intéressées ;
- proposer le mode d'organisation, le nombre et le lieu d'implantation des centres régionaux et
sous centres de coordination de la recherche et du sauvetage des vies humaines en mer,
indiqué à l'article 5 du présent décret ;
- formuler des recommandations susceptibles d'améliorer le plan national de recherche et de
sauvetage des vies humaines en mer ;
- orienter l'action des centres régionaux de coordination de la recherche et du sauvetage des
vies humaines en mer ;
- étudier les rapports et les recommandations des centres régionaux de coordination de
recherche et de sauvetage des vies humaines en mer.
La commission nationale de coordination de la recherche et du sauvetage des vies humaines en mer
établit un rapport annuel sur les opérations de sauvetages réalisés et les difficultés rencontrées lors
de l'exécution du plan national de recherche et de sauvetage des vies humaines en mer.
Article 3 : La commission nationale de coordination de la recherche et du sauvetage des vies
humaines en mer est présidée par le premier ministre. Elle comprend :
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- le ministre chargé de la pêche maritime ou son représentant vice-président ;
- le ministre de l'intérieur ou son représentant ;
- le ministre de l'économie, des finances, de la privatisation et du tourisme ou son
représentant ;
- le ministre de l'équipement ou son représentant ;
- le ministre du transport et de la marine marchande ou son représentant ;
- le ministre de la santé ou son représentant ;
- le secrétaire d'Etat auprès du premier ministre chargé de la poste, des technologies de
l'information et de la communication ou son représentant ;
- le ministre chargé de l'aménagement du territoire, de l'urbanisme, de l'habitat et de
l'environnement ou son représentant ;
- l'inspecteur de la marine royale ou son représentant ;
- le commandant de la gendarmerie royale ou son représentant ;
- l'inspecteur des forces royales air ou son représentant ;
- le directeur général de la sûreté nationale ou son représentant ;
- le directeur de la protection civile ou son représentant ;
- le directeur général des douanes et des impôts indirects ou son représentant ;
- le directeur de l'office d'exploitation des ports ou son représentant ;
- le directeur de la météorologie nationale ou son représentant.
La commission peut associer à ses travaux toute personne connue en raison de ses compétences
professionnelles dans le domaine de la recherche et du sauvetage des vies humaines en mer.
Article 4 : La commission nationale de coordination de la recherche et du sauvetage des vies
humaines en mer se réunit autant que de besoins et au moins une fois par an sur convocation de son
président.
Le secrétariat de la commission est assuré par des personnels appartenant aux administrations
chargées respectivement de la pêche maritime, de la marine marchande et de la défense nationale
(marine royale, forces royales air, gendarmerie royale) désignés par leurs autorités habilitées.
Le secrétariat est chargé de la préparation, de l'organisation et du suivi des travaux de la commission.
A cet effet, il collecte toute documentation utile aux travaux de la commission, notamment les
recommandations émanant des centres régionaux et prépare le rapport annuel de celle-ci prévu à
l'article 2 ci-dessus.
Il est également chargé de la préparation de l'ordre du jour des réunions de la commission et de la
rédaction des procès-verbaux.
Chapitre II : Centres régionaux de coordination de la recherche
et du sauvetage des vies humaines en mer
Article 5 : Des centres régionaux de coordination de la recherche et du sauvetage des vies humaines
en mer et des sous centres sont créés par arrêté du premier ministre, à la demande du ministre
chargé de la pêche maritime, suite aux propositions de la commission nationale de coordination de la
recherche et du sauvetage des vies humaines en mer.
Cet arrêté indiquera notamment le nombre, les lieux d'implantation et le mode d'organisation des
différents centres et sous-centres de coordination de la recherche et du sauvetage des vies humaines
en mer, ainsi que la composition des personnels devant les constituer et le rôle qui leur est assigné
dans le cadre de leurs compétences.
Chapitre III : Plan national de sauvetage des vies humaines en mer
Article 6 : Le plan national de sauvetage des vies humaines en mer, élaboré par la commission
nationale de coordination de la recherche et du sauvetage des vies humaines en mer, prévue à
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l'article premier du présent décret, constitue le recueil d'éléments pratiques permettant de mener à
bien la mission de sauvetage des vies humaines en mer.
A cet effet, il détermine les conditions de déclenchement et de fin des opérations de recherche et de
sauvetage, les procédures de recherche ainsi que les tâches incombant à chaque administration
concernée. Il définit également, l'implantation et l'inventaire des équipements des centres régionaux
et sous centres, ainsi que des unités d'intervention aériennes et de surface.
Article 7 : Le plan national de recherche et de sauvetage des vies humaines en mer, visé à l'article 6
ci-dessus, est approuvé par arrêté du premier ministre pris sur proposition du ministre chargé de la
pêche maritime.
Chapitre IV : Coordination des opérations
Article 8 : Le ministre chargé de la pêche maritime est désigné coordonnateur national de l'action
des départements ministériels et organismes publics ou privés, intervenant en matière de recherche
et de sauvetage des vies humaines en mer.
Article 9 : La direction des opérations de recherche et de sauvetage des vies humaines en mer est
confiée à l'inspection de la marine royale. A ce titre, elle est chargée, en liaison avec le
coordonnateur national, d'organiser, de coordonner et de diriger les opérations en mer,
conformément aux dispositions du plan national du sauvetage, visé à l'article 6 ci-dessus.
Chapitre V : Moyens
Article 10 : Dans l'exercice de sa mission, la marine royale bénéficie du soutien des autorités
gouvernementales chargées, respectivement, de l'intérieur, de l'équipement, de la marine
marchande, de la pêche maritime, de la poste et des technologies de l'information, de
l'environnement, ainsi que de celui de la gendarmerie royale, des forces royales air, de la protection
civile, de la douane et de l'office d'exploitation des ports, qui doivent mettre à la disposition de cette
institution leurs moyens humains et matériels pouvant servir pour le sauvetage.
Article 11 : Les unités en alerte pour la recherche et le sauvetage des vies humaines en mer sont
placées sous le commandement opérationnel de la marine royale. Chaque unité doit être dotée de
moyens humains et matériels fonctionnels, nécessaires pour l'accomplissement de sa mission.
Article 12 : Le personnel affecté aux unités d'intervention aérienne et de surface, aux centres
régionaux et sous centres de sauvetage, dépend sur le plan d'emploi opérationnel de la marine
royale et reste rattaché administrativement à son administration d'origine.
Chapitre VI : Disposition générale
Article 13 : Le ministre de la pêche maritime, le ministre de l'intérieur et l'autorité gouvernementale
chargée de l'administration de la défense nationale sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
93
Arrêté du premier ministre n°3-3-00 du 17 joumada I 1424 (16 juillet 2003) portant application du
décret n°2-95-717 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) relatif à la préparation et à la lutte contre
les pollutions marines accidentelles
Le Premier Ministre,
Vu le décret n°2-95-717 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) relatif à la préparation et à la lutte
contre les pollutions marines accidentelles, notamment ses articles 3, 5 et 17 ;
Vu le décret n°2-99-922 du 6 chaoual 1420 (13 janvier 2000) relatif à l'organisation et aux
attributions du secrétariat d'Etat auprès du ministre de l'aménagement du territoire, de
l'environnement, de l'urbanisme et de l'habitat, chargé de l'environnement, notamment son article
9,
Arrête
Article Premier : Le présent arrêté a pour objet de fixer les mesures d'application des dispositions du
décret n°2-95-717 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) susvisé notamment les conditions de
déclenchement de l'alerte en cas de pollution marine accidentelle, de la mise en action du plan
d'urgence national et son exécution ainsi que les mesures de préparation de lutte et les rôles des
différents intervenants.
Chapitre Premier : Déclenchement de l'alerte en cas de pollution marine accidentelle
Article 2 : Les autorités chargées des postes et télécommunications, de la marine marchande, de
l'équipement, de la défense nationale, des pêches maritimes et des transports assurent en fonction
des moyens et services dont elles disposent, une veille radio-électrique permanente et coordonnent
mutuellement l'échange rapide des informations nécessaires pour pouvoir donner la suite requise
aux messages d'alerte reçus relatifs à tout accident qui provoquerait une pollution ou présenterait
une menace imminente de pollution de l'environnement marin par les hydrocarbures ou autres
substances nocives.
Article 3 : Dès la réception d'un message d'alerte par les services des autorités citées à l'article
précédent et à partir de l'appréciation qu'elles portent sur l'ampleur de l'accident, ces services
transmettent l'alerte au coordonnateur national et prennent les mesures initiales qui s'imposent
conformément au plan d'urgence national.
Article 4 : Le message d'alerte adressé au coordonnateur national doit contenir le maximum
d'informations sur l'accident notamment :
- la position géographique de l'accident ;
- la date et l'heure de l'accident ;
- la source et la cause de la pollution ;
- la nature et le volume approximatif du déversement des produits polluants, leurs directions ainsi
que la vitesse de dérive des nappes ;
- l'accusé de réception.
Un modèle de message d'alerte est annexé au présent arrêté.
Article 5 : Sur la base des informations disponibles et après examen de la situation avec les
départements et organismes concernés, le coordonnateur national déclenche le plan d'urgence
national et réunit les membres de I'Etat-major de direction de la lutte dans un poste de
commandement désigné à l'avance et équipé selon les standards requis.
Chapitre II : Organisation des actions de mise en œuvre du plan d'urgence
Article 6 : Dès le déclenchement de l'alerte, le coordonnateur national veille à l'exécution du plan
d'urgence national. A cet effet, il :
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- met en liaison le coordonnateur local désigné conformément à l'article 6 du décret n°2-95-717 du
10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) précité afin de réunir son Etat-major provincial ou régional de
direction de la lutte ;
- met en liaison l'officier chef des opérations en mer et l'officier chef des opérations à terre
désignés pour le commandement des opérations d'intervention ;
- contacte toutes les parties en cause dans l’évènement, notamment les propriétaires, les assureurs
du navire et l’administrateur du fonds international d’indemnisation pour les dommages dûs à la
pollution par les hydrocarbures ;
- convoque la commission de la prévention et de la lutte contre la pollution et les nuisances issue
du conseil national de l’environnement ;
- prend les mesures appropriées prévues par les accords internationaux et régionaux et sollicite les
conseils des organismes spécialisés d'assistance étrangère, si la situation l'exige.
Article 7 : L'officier, chef des opérations en mer est tenu de collecter en permanence toutes les
informations relatives à l'accident, d'évaluer l'étendue, le volume, la nature et la position de la
pollution, de veiller à la mise à jour continuelle de ces informations et de mettre en liaison le
coordonnateur national et le coordonnateur local en les informant en permanence de l'évolution de
la situation.
Article 8 : En concertation avec l'Etat-major provincial ou régional de direction de la lutte, l'officier
chef des opérations en mer examine la faisabilité de l'utilisation des différents moyens et techniques
de lutte, prend les décisions appropriées relatives à la conduite générale des opérations et en assure
la direction.
Article 9 : La direction de la marine marchande, après consultation du coordonnateur national et de
l'inspection de la marine royale, est tenue d'adresser les mises en demeure aux armateurs et aux
sauveteurs conformément à la réglementation en vigueur et d'alerter les navigateurs près du lieu de
l'accident.
Article 10 : Dès le déclenchement de l'alerte jusqu'à la fin des opérations, l'inspection de la marine
royale veille à la tenue d'un journal quotidien des actions entreprises, au recensement des moyens
humains et matériels mobilisés à l'occasion par la marine royale ou sous son commandement
opérationnel. Elle produit un rapport final sur les opérations d'intervention et le communique au
coordonnateur national. Ce dernier en informe le coordonnateur local.
Article 11 : L'officier, chef des opérations de lutte à terre, reçoit et met en œuvre les directives de
l'Etat-major de direction de la lutte et établit un contact permanent avec le coordonnateur local et
l'informe de l'évolution de la situation. Ce dernier informe le coordonnateur national.
Il détermine autant que possible, en consultation avec les parties en cause dans l'événement, les
actions et les techniques d'intervention et de lutte les plus appropriées, eu égard aux circonstances
et aux conditions locales et évalue l'ensemble des moyens logistiques nécessaires aux opérations
d'intervention.
Pour l'exercice de sa mission, le chef des opérations de lutte à terre met en place près de la zone
polluée un poste de commandement opérationnel équipé de moyens de communication. Ce poste
comprend 6 cellules chargées notamment : des opérations d'intervention, de la logistique et
technique, du personnel, des questions juridiques et financières, de l'information et des relations
publiques.
Il procède à une évaluation continuelle de la situation par la collecte systématique des informations
en contact permanent avec le chef des opérations en mer, veille à l'organisation des missions de
reconnaissance, organise les chantiers et les équipes de lutte et encadre les chefs de chantiers.
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Il veille, aussi, à l'évacuation des produits récupérés vers des sites de stockages préalablement
identifiés en concertation avec les services chargés du secteur hydraulique et en supervise le
traitement ou l'élimination ultérieurs.
Article 12 : La direction de la protection civile veille à la tenue d'un journal quotidien des actions
entreprises et à la comptabilité des moyens humains et matériels mobilisés à l'occasion par la
protection civile ou sous son commandement opérationnel. Elle produit un rapport final sur les
opérations d'intervention. Ce rapport est communiqué au coordonnateur national.
Article 13 : Le coordonnateur national veille à la mise en place d'un système de communication
efficace entre les différents intervenants dans les opérations de lutte.
Article 14 : Pour assurer et organiser le soutien logistique de l'action des chefs des opérations en mer
et à terre, le coordonnateur national nomme un responsable du soutien logistique qui anime la
cellule logistique mise en place au sein de l'Etat-major de direction de la lutte, désigne son
représentant à l'Etat-major provincial ou régional de direction de la lutte et établit des liaisons avec
les cellules logistiques des postes de commandement opérationnel en mer et à terre. Les membres
composant les cellules de soutien logistique sont désignés par les chefs d'opérations concernés.
Article 15 : Le responsable de la cellule du soutien logistique est chargé, sous l'autorité du
coordonnateur national, d'assurer la gestion des moyens humains et matériels utilisés dans les
opérations d'intervention en mer ou à terre. En cas de demande d'assistance étrangère, il est
responsable des questions logistiques, douanières, administratives et juridiques liées à la réception,
aux autorisations d'emploi et à la réexpédition des équipements et produits, ainsi que de l'accueil et
du rapatriement du personnel. Il établit des rapports journaliers traitant de tous les aspects des
opérations précitées et communique ces rapports au coordonnateur national.
Article 16 : Sur proposition du coordonnateur local et à la demande du chef des opérations en mer,
le coordonnateur national met fin aux opérations de lutte en mer.
Article 17 : Sur proposition du coordonnateur local et à la demande du chef des opérations en mer et
à terre, le coordonnateur national met fin aux opérations de lutte à terre.
Article 18 : A la fin des opérations de lutte, le coordonnateur national établit un rapport d'évaluation
global sur l'événement.
Chapitre III : Formation du personnel en prévision de la lutte contre la pollution marine
accidentelle
Article 19 : Le coordonnateur national prend toutes les dispositions nécessaires afin que soit
dispensé au personnel des différents départements concernés une formation de lutte appropriée
suivant quatre niveaux de formation définis comme suit :
Niveau 1 : Gestion de crise
Cette formation concerne des responsables de haut niveau relevant des départements et organismes
représentés à l'Etat-major de direction de la lutte qui seront amenés à gérer la crise et à coordonner
les actions de lutte contre la pollution par les hydrocarbures et les substances nocives.
Niveau 2 : Direction des opérations sur site
Cette formation s'adresse aux commandants tactiques sur zones pour les actions en mer (moyens
nautiques et aériens) et aux chefs de chantiers de lutte à terre, relevant des départements et
organismes formant l'Etat-major de direction de la lutte.
Les personnes de ce niveau qui reçoivent et exécutent les instructions de l'Etat-major de direction de
la lutte ont pour mission le contrôle du travail des chefs d'équipes et des exécutants. Ils assurent
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également dans une large mesure la formation des chefs d'équipes. Cette formation comprend une
partie théorique et une partie pratique,
Niveau 3 : Intervention
Cette formation s'adresse aux agents d'intervention en mer et terre et revêt un aspect
essentiellement pratique.
Niveau 4 : Formation des formateurs
Cette formation s'adresse aux commandants tactiques sur zones, sélectionnés parmi ceux ayant déjà
suivi le niveau 2, qui seront chargés de la formation du niveau 3.
Article 20 : Le contenu des niveaux de formation, tels que définis à l'article précédent, comprend les
thèmes suivants :
1 - Niveau 1 : ce niveau de formation destiné aux intervenants de haut niveau est théorique et traite
des chapitres suivants :
- connaissance des risques ;
- connaissance des produits en cause ;
- connaissance des milieux ;
- organisation générale de l'intervention ;
- techniques d'intervention en mer et à terre ;
- connaissance des moyens de lutte en mer et à terre ;
- étude de scénarios ;
- notions sur la météorologie ;
- questions d'indemnisation et de suivi juridique.
2 - Niveau 2 : Ce niveau de formation de nature théorique et pratique traite des chapitres suivants :
a) Lutte en mer
- connaissance des risques ;
- connaissance des hydrocarbures ;
- connaissance du milieu marin ;
- connaissance météorologique ;
- organisation générale de l'intervention ;
- techniques de lutte en mer ;
- connaissance des moyens de lutte en mer ;
- étude de scénarios ;
- sécurité des personnes.
b) Lutte à terre
- connaissance des risques ;
- connaissance des hydrocarbures ;
- connaissance du milieu terrestre ;
- organisation générale de l'intervention ;
- techniques de lutte à terre ;
- connaissance des moyens de lutte à terre ;
- étude de scénarios ;
- filières de traitement des déchets récupérés ;
- sécurité des personnes.
3 - Niveau 3 : Cette formation essentiellement pratique qui concerne le personnel d'exécution appelé
à intervenir en mer, au port, sur le littoral et à terre, traite des généralités et comprend notamment
des notions sur :
- l'organisation ;
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- la conduite des opérations ;
- les hydrocarbures et le milieu ;
- les moyens de lutte contre la pollution ;
- la sécurité des personnes.
4 - Niveau 4 : Formation des formateurs
Ce complément de formation est destiné aux commandants tactiques sur zones ayant déjà suivi le
niveau 2.
Article 21 : L'effectif minimum, qui doit être constamment formé, est fixé en fonction des niveaux de
formation et des besoins exprimés par les différents départements impliqués dans la préparation et
la lutte contre la pollution marine accidentelle et du souci de doter les préfectures et les provinces
côtières de personnels qualifiés et formés aux techniques de lutte contre la pollution marine
accidentelle. Cet effectif minimum se compose comme suit :
- niveau 1 .................................70 ;
- niveau 2 .................................200 ;
- niveau 3 .................................600 ;
- formation des formateurs .....20.
Article 22 : Un exercice de simulation doit être organisé par le coordonnateur national en
collaboration avec les départements ministériels, au moins tous les deux ans pour tester la capacité
et la qualification de toutes les personnes ayant bénéficié des formations précitées. Cet exercice doit
être conçu de manière à reproduire un cas de pollution marine accidentelle et faire intervenir les
niveaux de formation précédemment décrits.
Article 23 : Le coordonnateur national est tenu d'ouvrir un registre signalétique des différents
personnels formés avec leurs coordonnées personnelles de manière à pouvoir leur faire appel en cas
de besoin.
Chapitre IV : Gestion comptable, gestion des stocks et tenue des inventaires dans le cadre du plan
d'urgence national
Article 24 : La mobilisation des moyens matériels et financiers se fera auprès de l'ensemble des
départements et organismes concernés par la mise en œuvre du plan d'urgence national.
Pour les besoins du bilan opérationnel ou d'une éventuelle indemnisation, les responsables des
cellules du soutien logistique, juridique et financier doivent disposer des données relatives aux
opérations et aux actions entreprises, consignées sur :
- des fiches de suivi journalier du chantier : moyens par zone, utilisés ou à prévoir, volumes et
nature des produits récupérés ;
- des fiches de comptabilité : bilan des moyens humains et matériels utilisés ;
- des fiches d'installation de chantier : état de la pollution, aménagements nécessaires ;
- des fiches de localisations géographiques des actions engagées ;
- des fiches de dépenses faites sur site concernant l'hébergement, la nourriture, le transport, le
carburant.
Des modèles de ces fiches sont annexés au présent arrêté.
La gestion comptable proprement dite relève de la compétence de la cellule de soutien financier.
Article 25 : Chaque département ou organisme concerné par la mise en œuvre du plan d'urgence
national est tenu de constituer un stock minimum de matériel et de produits pouvant être mobilisés
dès les premières heures d'intervention en cas de pollution massive. Il est également tenu d'assurer
la gestion et la maintenance des stocks de matériels et de produits dont il dispose et pouvant être
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mobilisés à cette occasion. Il est en outre tenu d'informer, de manière continue, le coordonnateur
national de l'état de ce stock.
Une cellule adéquate est constituée par le coordonnateur national au moment du déclenchement du
plan d'urgence national afin d'assurer la mobilité des stocks et la maintenance du matériel y afférent.
Article 26 : En prévision d'une mise en œuvre du plan d'urgence national et en cas de pollution
massive accidentelle, il est mis en place un système d'inventaires des moyens d'action et de lutte
disponibles en personnel, matériel et produit, désigné ci-après par " inventaire ".
L'inventaire comprend :
- un recensement du personnel ;
- un inventaire du gros matériel, véhicules et engins, machines spéciales, barrages flottants ;
- un inventaire des produits et petits matériels ;
- un inventaires des sites de stockage provisoire, intermédiaire et final des produits de
récupération ;
- un inventaire des organismes de recyclage et de destruction ;
- un inventaire des sites à protéger en priorité avec les cartes et les plans de situation ;
- un inventaire des monuments et des cartes de situation ;
- un inventaire des hydrocarbures potentiellement polluants.
Article 27 :L'inventaire doit être établi et tenu à jour par le responsable de la cellule de gestion de
stock. A cet effet, les différents départements ministériels doivent fournir à cette cellule toute
information ou élément d'information en leur possession lui permettant d'établir ledit inventaire.
Cette cellule est également régulièrement tenue informée par les départements ministériels et
organismes dépositaires ou concernés de l'évolution de leurs capacités respectives en personnel,
matériel et produit.
Article 28 :L'inventaire se compose essentiellement de tableaux synoptiques répertoriés par :
- département ou organisme ;
- nature d'inventaire ;
- localisation des dépôts.
Article 29 : Les tableaux d'inventaire et de recensement du personnel comportent, selon le cas, les
éléments d'information suivants :
- la désignation et les principales caractéristiques du matériel ou produit ;
- la destination et l'usage du matériel ou produit ;
- les quantités disponibles et les dates de préemption théoriques ;
- les quantités en instance de livraison et la date de celles-ci ;
- les quantités dont l'acquisition est projetée ;
- les besoins ou excédents par rapport aux normes internationales.
Ces informations sont à adapter en ce qui concerne le personnel formé ou en formation.
Article 30 : L'inventaire des sites de stockage de produits de récupération doit comporter les
renseignements concernant la description des lieux, leur capacité de stockage, la nature du sol et du
sous-sol, le niveau et l'étendue de la nappe aquifère.
Chapitre V : Rôle des différents intervenants en matière de prévention et de lutte contre les
pollutions marines accidentelles
Article 31 : L'Etat-major de direction de la lutte prévu par l'article 5 du décret n°2-95-717 du 10 rejeb
1417 (22 novembre 1996) précité se compose des représentants des départements et organismes
suivants :
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- l'inspection de la marine royale ;
- la direction de la protection civile ;
- la gendarmerie royale ;
- la marine marchande ;
- les pêches maritimes ;
- la direction des ports et du domaine public maritime ;
- l'Office d'exploitation des ports ;
- le représentant de chacune des cellules de soutien logistique, juridique, financier et relations
publiques ;
- l'Institut national de recherche halieutique et tout expert ou institut scientifique dont la
participation est recommandée.
Cet Etat-major de direction de la lutte assiste le coordonnateur national dans :
- la prise de décision du déclenchement du plan d'urgence national ;
- la coordination des actions de lutte ;
- la définition de la stratégie et des techniques de lutte ;
- l'établissement du rapport final.
L'Etat-major de direction de la lutte assure la permanence pendant la lutte pour :
- faciliter les communications entre les différents intervenants ;
- assurer la transmission par les différents membres de l'Etat-major de direction de la lutte des
directives et des consignes à leurs unités ou correspondants respectifs ;
- assurer le suivi des opérations de lutte.
Article 32 : La cellule de soutien logistique comprend les représentants des départements de
l'environnement, des affaires étrangères, des transports, des postes et télécommunications ainsi que
de la marine royale, de la gendarmerie royale, de la direction de la protection civile, de la direction
des douanes et impôts indirects, de la direction des ports, de l'Office d'exploitation des ports, de la
direction de la marine marchande, des pêches maritimes et de la météorologie nationale.
Le responsable de la cellule du soutien logistique prévue à l'article 5 du décret n°2-95-717 du 10
rejeb 1417 (22 novembre 1996) précité a pour tâche, sous l'autorité du coordonnateur national :
- d'assurer et d'organiser le soutien logistique de l'action des chefs des opérations en mer et à
terre ;
- de se faire représenter à l'Etat-major provincial ou régional de direction de la lutte en désignant
un représentant conformément à l'article 7 du décret précité ;
- d'établir des liaisons avec les cellules logistiques des postes de commandement opérationnels en
mer et à terre ;
- d'assurer la gestion de l'utilisation des moyens humains et matériels ;
- de pourvoir aux différents transports ;
- d'approvisionner les équipes d'intervention en produits de traitement, d'équipements de lutte, de
carburants et de matériels divers ;
- d'assurer la préparation, l'entretien et le repli du matériel à la fin de chaque intervention de lutte ;
- de fournir l'alimentation et l'hébergement du personnel ;
- de tenir à jour le registre des mouvements de tous les équipements et produits ;
- d'établir les rapports de réforme et de perte des équipements et produits en s'appuyant sur les
éléments fournis par les chefs des opérations en mer et à terre, en vue de reconstituer le stock
initial ;
- de prendre en charge, en cas de demande d'assistance internationale, les questions logistiques,
douanières, administratives liées à la réception des équipements, aux autorisations d'emploi et à
la réexpédition des équipements produits et personnels ;
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- d'établir des rapports journaliers traitant des aspects logistiques et comptables ;
- d'élaborer à la fin des opérations un rapport d'évaluation relatif à sa mission.
La cellule juridique, financière et des relations publiques comprend :
- des représentants du département de l'environnement ;
- des juristes représentant le département de la justice ;
- un représentant du département des affaires étrangères ;
- un représentant du département des pêches maritimes ;
- un représentant de la direction de la marine marchande ;
- des représentants de l'administration de la défense nationale ;
- des représentants du département des finances ;
- un représentant du département de l'intérieur ;
- un représentant du département de la communication ;
- un ou plusieurs avocats désignés par le coordonnateur national, ainsi que tout juriste dont la
participation est jugée nécessaire.
Le responsable de la cellule juridique, financière et des relations publiques est chargé d'assister le
coordonnateur national dans :
- la préparation, la présentation et le suivi du dossier d'indemnisation dûment préparé avec
l'assistance éventuelle d'experts ;
- la gestion des fonds mis à sa disposition pour la mise en œuvre du plan d'urgence national ;
- la préparation des communiqués de presse et des relations publiques.
Il est en outre chargé d'assurer :
- la tenue d'un journal quotidien des opérations ;
- les commandes de produits et matériels nécessaires ;
- le recrutement du personnel en renfort ;
- la passation des contrats d'assistance ;
- le déplacement et le rapatriement des experts étrangers et leurs équipements éventuels.
Article 33 : Les départements ministériels membres de la commission de la prévention et de la lutte
contre la pollution et les nuisances créée au sein du conseil national de l'environnement, contribuent
pour ce qui les concernent à la préparation et à la lutte contre les pollutions marines accidentelles et
collaborent à la mise en œuvre du plan d'urgence national en mettant à la disposition du
coordonnateur national et du coordonnateur local les moyens humains et matériels dont ils assurent
la tutelle. La mise à disposition du personnel cesse dès la fin des opérations de lutte contre la
pollution marine accidentelle.
A cette fin, et conformément à leurs attributions, ces intervenants, en plus des tâches
précédemment décrites, sont chargés des missions mentionnées ci-dessous.
Article 34 : Le département de l'environnement a pour tâches :
a) Dans le cadre de la préparation à la lutte :
- d'assurer l'élaboration et la mise à jour du plan d'urgence national ;
- d'assurer l'animation et la coordination à l'échelon national des activités des différents
intervenants chargés de l'élaboration et de l'exécution des mesures de préparation à la lutte
contre les pollutions marines accidentelles ;
- d'assurer, avec la collaboration des autorités concernées la formation du personnel spécialisé ;
- d'élaborer, de mettre à jour et de diffuser auprès de I’ensemble des services concernés un
répertoire contenant les informations générales sur les départements ministériels et organismes
chargés de l'exécution du plan d'urgence national. Ce répertoire doit contenir en particulier la
liste nominative des personnes responsables désignées à cet effet, leurs adresses, leurs numéros
101
de téléphone, de télex et de télécopieur, les différentes fréquences radio utilisées ainsi que les
autres moyens de communication existants.
- de veiller à ce que chaque département concerné par la lutte antipollution marine accidentelle
dispose de moyens et équipements nécessaires et appropriés.
b) Dans le cadre de la conduite de la lutte :
- de coordonner, au niveau national, la mise en œuvre du plan d'urgence national ;
- de superviser la gestion des crédits alloués pour l'exécution du plan d'urgence national ;
- d'assurer les relations avec les organes d'information ;
- d'assurer le règlement des questions juridiques liées aux problèmes de pollution ;
- d'établir un rapport complet en fin d'opération faisant ressortir l'évaluation de la mise en œuvre
du plan d'urgence national et une comptabilité exacte des ressources financières engagées ;
- d'assurer le suivi du dossier de demande d'indemnisation.
Article 35 : La direction de la protection civile a pour tâches :
a) Dans le cadre de la préparation à la lutte, de contribuer à l'élaboration et à la mise à jour du plan
d'urgence national et de prendre toutes les mesures de préparation à la lutte à terre, notamment la
formation du personnel et la constitution des équipes spécialisées d'intervention à terre.
b) Dans le cadre de la conduite de la lutte, de veiller :
- au commandement des opérations de lutte à terre ;
- à la mise en place des barrages sur le littoral et la protection des zones sensibles ;
- au confinement ;
- au nettoyage des zones touchées ;
- à l'identification des sites appropriés de stockage et de destruction des débris ;
- à I'épandage des produits antipollution ;
- à la collecte, au stockage et à la préparation pour la destruction des débris polluants.
Article 36 : Le gouverneur de la préfecture ou de la province, coordonnateur local, a pour tâches :
- d'assurer au niveau local la coordination des opérations de lutte en mer et des opérations de lutte
à terre ;
- d'établir le plan d'intervention provincial en cas de pollution marine accidentelle ;
- de mettre en place les équipes d'intervention et d'assistance aux personnes en difficulté ;
- d'organiser des exercices de simulation avec la participation des administrations concernées.
Article 37 : L'inspection de la marine royale a pour tâches :
a) Dans le cadre de la préparation à la lutte, de contribuer à l'élaboration et à la mise à jour du plan
d'urgence national et de prendre toutes les mesures de préparation à la lutte en mer, notamment la
formation du personnel, l'acquisition des moyens matériels et équipements nécessaires, en
coordination et avec l'assistance du département chargé de l'environnement.
b) Dans le cadre de la conduite de la lutte, de veiller :
- à la réception de l'alerte et sa transmission aux départements concernés et en particulier aux
coordonnateurs national et local ;
- à l'intervention sur le lieu de la pollution pour l'identification, la localisation et la collecte des
informations ;
- à l'assistance nécessaire en matière de secours et de sauvetage ;
- au prélèvement des échantillons et leur envoi pour analyse suivant les procédures préétablies ;
- à la direction des opérations de lutte antipollution marine accidentelle et à l'organisation en
liaison avec le coordonnateur national des opérations de lutte conformément au plan d'urgence
national ;
102
- à la mobilisation des moyens humains et matériels nécessaires aux différentes actions qu'exige la
situation y compris les moyens dont disposent les départements et organismes concernés ;
- au respect de l'application de la mise en demeure adressée au navire pollueur ;
- à l'évaluation en permanence de la situation en adoptant les ajustements nécessaires ;
- à l'information en permanence du coordonnateur national et du coordonnateur local ;
- à la transmission, tous les jours à 20 heures, du compte-rendu sur les actions menées, les moyens
utilisés et les résultats obtenus ;
- à l'accomplissement des liaisons radio entre les unités d'intervention et le poste de
commandement national ;
- à l’assistance des médias dans la limite du possible en mettant à leur disposition les moyens
nautiques pour la couverture de l'événement ;
- à la tenue d'un journal quotidien des actions entreprises et à la comptabilité des moyens humains
et matériels mobilisés à l'occasion en vue d'une indemnisation ultérieure ;
- à l'établissement du rapport final détaillé sur les opérations d'intervention en mer destiné à être
envoyé au coordonnateur national.
Article 38 : La gendarmerie royale est membre de l'Etat-major de direction de la lutte au niveau
national et de l'Etat-major provincial ou régional de direction de la lutte au niveau local.
Elle contribue aux opérations de lutte aux côtés des chefs des opérations en mer, à terre et dans l'air
prévu aux articles 7, 9 et 10 du décret n°2-95-717 du 10 rejeb 1417 (22 novembre 1996) précité. A
cet effet, elle a pour tâches :
a) Dans le cadre de la préparation à la lutte :
- de contribuer aux côtés du coordonnateur national et du coordonnateur local à l'élaboration du
plan d'action opérationnel ;
- d'apporter toute la contribution technique nécessaire aux chefs désignés pour diriger les
opérations en vue d'une action d'intervention efficace et coordonnée tant à l'échelon national
que local ;
- de se préparer à assurer la surveillance aérienne de l'espace maritime et les abords de la terre
ferme en collaboration avec la marine royale et les forces royales air ;
- de prendre les dispositions nécessaires pour tenir les coordonnateurs informés des résultats des
opérations terrestres, aériennes et maritimes assortis d'un avis technico-opérationnel sur les
actions à entreprendre ;
- d'être prête pour assurer les opérations de surveillance et les missions de photographie des lieux
maritimes sinistrés ;
- de prendre toutes les dispositions pour assurer l'ordre et la sécurité aux abords des côtes
sinistrées ;
- de disposer des moyens nécessaires de secours et de sauvetage maritime ;
- de collaborer et d'assister les équipes spécialisées chargées de l'identification des sites appropriés
pour le stockage ou éventuellement pour la destruction des débris polluants ;
- de faire, aux coordonnateurs national et local, le compte-rendu de tout fait anormal constaté lors
des missions de surveillance des côtes ;
- de faire parvenir au coordonnateur national, le procès-verbal assorti d'une planche
photographique et d'un plan des sites où les débris polluants ont été stockés ou détruits.
b) Dans le cadre de la conduite de la lutte :
- de contribuer à la direction des opérations de lutte contre la pollution par la mobilisation des
moyens humains et matériels nécessaires aux différentes opérations qu'exige la situation :
- à terre, en matière d'ordre, de sécurité et de secours ;
- en mer, le long du littoral sinistré, conjointement avec le chef des opérations de la marine royale,
en fournissant des renseignements et en assurant l'assistance et le sauvetage ;
103
- dans l'espace aérien, conjointement avec le chef des opérations des forces royales air, en matière
d'observation, d'information et de sauvetage ;
- d'assurer les liaisons radio entre les unités d'intervention et les postes de commandement
national et local ;
- de collecter et de transmettre tout renseignement sur l'état et l'ampleur des phénomènes
polluants ;
- de mobiliser les moyens humains et matériels nécessaires aux différentes opérations qu'exige la
situation :
* à terre, notamment celles de police administrative et de liaison ;
* en mer, notamment d'assistance, de renseignements et de sauvetage ;
* dans l'espace aérien, notamment de liaison, de renseignements, de sauvetage et
éventuellement de reportages télévisés.
Article 39 : Les forces royales air ont pour mission de participer aux opérations de reconnaissance
aérienne et au transport du personnel et du matériel.
Article 40 : La direction de la marine marchande assume les tâches suivantes :
a) Dans le cadre de la préparation à la lutte :
- de contribuer à l'élaboration et à la mise à jour du plan d'urgence national et de participer à la
prise des mesures de préparation à la lutte en mer notamment la formation du personnel ;
- de maintenir les relations avec les pays étrangers et les organisations maritimes spécialisées dans
le cadre des accords de coopération internationale, régionale et bilatérale.
b) Dans le cadre de la conduite de la lutte :
- de recevoir l'alerte et de la transmettre au coordonnateur national ;
- d'assister les coordonnateurs national et local en conseils et experts ;
- d'assister le coordonnateur national dans ses contacts avec les pays voisins et les organisations
maritimes spécialisées, les sauveteurs et les assureurs des armateurs ;
- de collaborer étroitement avec l'inspection de la marine royale et en particulier avec le chef des
opérations de lutte en mer ;
- de participer au sauvetage des personnes en détresse ;
- d'adapter certains moyens navals à la lutte contre la pollution marine ;
- d'effectuer l'enquête nautique réglementaire ;
- de fournir tous les renseignements utiles relatifs aux navires et aux armateurs.
Article 41 : Le département des pêches maritimes assume les tâches suivantes :
a) Dans le cadre de la préparation à la lutte, de contribuer à l'élaboration et à la mise à jour du plan
d'urgence national et de participer à la prise des mesures de préparation à la lutte en mer
notamment par la formation du personnel.
b) Dans le cadre de la conduite de la lutte :
- de recevoir l'alerte et de la transmettre au coordonnateur national ;
- de collaborer étroitement avec l'inspection de la marine royale et en particulier avec le chef des
opérations de lutte en mer ;
- de participer au sauvetage des personnes en détresse ;
- d'assister le coordonnateur national avec le concours de l'Institut national de recherche
halieutique dans l'évaluation de l'impact de la pollution sur la zone affectée ;
- de procéder avec le concours de l'Institut national de recherche halieutique à l'analyse des
échantillons prélevés ;
- de fournir les renseignements sur les sites de pêche et les établissements d'aquaculture à
protéger.
104
Article 42 : Le département des finances collabore à toutes les questions douanières relatives à
l'importation et au transit des produits importés ou faisant l'objet de donation aux opérations
d'intervention.
Article 43 : La direction des ports est chargée :
- de procéder en coordination avec les différents chefs des opérations de lutte en mer et à terre à
la pose des barrages flottants ;
- d'assurer le balisage des zones sinistrées
Article 44 : L'Office d'exploitation des ports a pour tâches :
a) Dans le cadre de la préparation à la lutte :
- d'assurer les interfaces entre le plan d'urgence national et les plans d'urgence portuaires ;
- de contribuer à l'élaboration et à la mise à jour du plan d'urgence national ;
- de participer à la formation du personnel appelé à intervenir dans le cadre du plan d'urgence
national ;
- d'établir et de maintenir les relations avec les organismes portuaires étrangers dans le domaine
de la lutte antipollution ;
- d'être à l'écoute des événements de pollution.
b) Dans le cadre de la préparation à la lutte :
- de transmettre au coordonnateur national des messages d'alerte reçus ;
- de proposer les moyens humains et matériels mobilisables compte tenu des impératifs de
l'exploitation portuaire ;
- de conduire la lutte dans la zone définie par les plans d'urgence portuaires ;
- de contribuer à l'assistance technique et juridique nécessaire pour la sauvegarde des intérêts
nationaux ;
- d'assister le coordonnateur national dans les contacts avec les différents organismes portuaires
étrangers ;
- de participer à l'établissement d'un rapport sectoriel d'évaluation quantitative et qualitative sur
l'événement ;
- de participer à l'évaluation globale de l'événement au niveau national ;
- de contribuer à l'assistance-conseil juridique, dans la préparation, la négociation et le règlement
des dossiers de recours et d'indemnisation.
Article 45 : La direction de la météorologie fournit régulièrement et en général, au coordonnateur
national, des renseignements sur la météorologie et en particulier des informations sur la situation et
les prévisions concernant la zone de l'accident.
Article 46 : Le département des postes et télécommunications a pour tâches :
- de recevoir l'alerte et la transmettre au coordonnateur national ;
- d'assurer une veille continue par les stations rado-côtières ;
- de mettre à la disposition du coordonnateur national et du coordonnateur local tous les moyens
de transmission adéquats afin d'assurer la célérité des communications.
Article 47 : Le département des transports collabore à la sélection des moyens de transports aériens,
routiers et par rail pour le transport du matériel et du personnel.
Article 48 : Le présent arrêté sera publié au Bulletin officiel.
105
Annexe I
- MESSAGE D’ALERTE -
ANNEXE II
FICHE DE CHANTIER
CREATION
106
DESCRIPTION DU SITE
CARACTERISTIQUES
DOMANIALES
VASIERE …………………SABLE ………………………………GALETS …………………………
ROCHERS ………………….…… MARAIS ………………………….….. ESTUAIRE ……………… OUVRAGES
…………….. FALAISE …………………
PORTANCE DU SOL : Faible ……………… Moyenne ……………….. Forte ………………………
RESSOURCES BIOLOGIQUES ……………………………………………………………………………
AUTRES RESSOURCES …………………………………………………………………………………..
SITE A PROTEGER EN PRIORITE OUI …………………. NON …………………
L’Accès au site existe OUI ………………….. NON …………………
Si oui par mer ………… par terre………………………………..
Commentaire ……………………………….
Si non à créer …………………………………………………………….(longueur, largeur,
nature)
Aménagements existants (eau, ………… électricité, …………. autre) ……………………
Aménagement à créer ……………………………………………………………………………………………………………….
FICHE DE CHANTIER
DECHETS RECUPERES
107
ANNEXE III
FICHE DE CHANTIER
SUIVI JOURNALIER
FICHE DE CHANTIER
SUIVI JOURNALIER
108
MATERIELS SUR SITE
FICHE DE CHANTIER
FOURNITURES DE PETITS MATERIELS
En date du ……………………………………………………………………………………………………………………………………………
FICHE DE CHANTIER
FOURNITURE DE PRODUITS
En date du ……………………………………………………………………………………………………………………………………………
109
ANNEXE IV
RAPPORT COMPLET
- Adresse
Origine …………………………………………………………………………………………………………………………..
Destination ………………………………………………………………………………………………………..…………
- Date et heure …………………………………………………………………………………………………………………….
- Position …………………………………………………………………………………………..…………………………………
- Evénement …………………………………………………………………………………………………………………………
- Déversement …………………………………………………………………………………………………………………..
- Position et/ou ampleur de la pollution en mer, (en surface, sous l'eau ......)
……………………………………………………………………………………………………………………………….
- Caractéristiques de la pollution ……………………………………………………………………………………….
- Sources et causes de la pollution …………………………………………………………………………………………
- Direction et vitesse du vent …………………………………………………………………………………………………..
- Direction et vitesse du courant marin et de la marée ……………………………………………………………
……………………………………………………………………………………………………………………………………..
- Etat de la mer et visibilité …………………………………………………………………………………………
- Dérive de la pollution ……………………………………………………………………………………………………….
- Prévision des effets probables de la pollution …………………………………………………………..
- Zones touchées ………………………………………………………………………………………………………………….
- Identité de l'auteur du rapport ……………………………………………………………………………………..
- Identité des navires sur place …………………………………………………………………………………………………
- Mesures prises ………………………………………………………………………………………………………………
- Photographies ou échantillons de la pollution ………………………………………………………………….
- Etats et organismes avertis …………………………………………………………………………………………………
- Chiffre réservé (PNU. Déclenché) ……………………………………………………………………………….
- Demande d'assistance ……………………………………………………………………………………………………….
- Coût ……………………………………………………………………………………………………………………………………
- Dispositions préalables pour la livraison de l'assistance ………………………………………………………..
- Endroit où l'assistance doit être fournie et modalités ……………………………………………………………….
- Accusé DE RECEPTION ………………………………………………………………………………………………………………
110
Décret n°2-03-704 du 19 chaabane 1424 (16 octobre 2003) instituant une rémunération des
services rendus par les établissements de formation relevant du ministère de la pêche maritime
Le Premier Ministre,
Vu la loi organique n°7-98 relative à la loi de finances, promulguée par le dahir n°1-98-138 du 7
chaabane 1419 (26 novembre 1998) ;
Vu le décret n°2-98-401 du 9 moharrem 1420 (26 avril 1999) relatif à l'élaboration et à l'exécution
des lois de finances, notamment son article 4 ;
Vu le décret royal n°330-66 du 10 moharrem 1387 (21 avril 1967) portant règlement général de
comptabilité publique, tel que modifié et complété ;
Vu le décret n°2-86-325 du 8 joumada I 1407 (9 janvier 1987) portant statut général des
établissements de formation professionnelle ;
Vu le décret n°2-94-858 du 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995) fixant les attributions et
l'organisation du ministère des pêches maritimes et de la marine marchande ;
Vu le décret n°2-97-763 du 6 joumada I 1418 (9 septembre 1997) relatif aux attributions du ministre
des pêches maritimes, des affaires administratives et des relations avec le Parlement et portant
délégation de pouvoir ;
Vu le décret n°2-02-850 du 24 ramadan 1423 (29 novembre 2002) relatif aux attributions du ministre
des pêches maritimes ;
Vu l'arrêté n°274-97 du 24 safar 1417 (11 juillet 1996) portant création et organisation de l’Institut
spécialisé de technologie des pêches maritimes d'Agadir ;
Vu l'arrêté n°773-90 du 17 kaada 1410 (11 juillet 1990) portant création et organisation des instituts
de technologie des pêches maritimes, tel qu'il a été modifié et complété ;
Vu l'arrêté n°1674-90 du 11 rejeb 1410 (8 février 1990) portant création et organisation des centres
de qualification professionnelle maritime, tel que modifié et complété ;
Sur proposition du ministre des finances et de la privatisation et du ministre de la pêche maritime ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 16 chaabane 1424 (13 octobre 2003),
Décrète
Article premier : Est instituée une rémunération des services rendus par les établissements de
formation relevant du ministère de la pêche maritime aux particuliers et aux personnes morales de
droit public ou privé, au titre des prestations suivantes :
- la vente des captures réalisées par les navires écoles rattachés aux différents établissements
de formation maritime ;
- la location des navires écoles ou des embarcations pour des activités d'exploration, de
recherche et d'études ;
- la vente des produits fabriqués par les unités de traitements et de valorisation des produits
de la pêche relevant des établissements de formation maritime ;
- la vente de glace moulue fabriquée à bord des navires écoles ;
- la vente des produits usinés fabriqués dans les ateliers des établissements de formation
maritime ;
- l'utilisation des laboratoires du contrôle de qualité, des unités de traitement et de
valorisation des produits de la pêche, des laboratoires, ateliers, bassins d'essai des engins de
pêche, bassins de sauvetage et centre de plongée à des fins d'études, d'expérimentation et
de formation ;
111
- la formation continue et le perfectionnement dispensés par les établissements de formation
maritimes sous forme de stages, cycles de formation, conférences ou ateliers ;
- l'organisation et la gestion de la formation par apprentissage ;
- les conseils, consultations et assistance technique et recherche, relatifs au secteur des
pêches maritimes ;
- la résidence et la restauration ;
- la location des locaux.
Article 2 : Les tarifs des services énumérés à l'article premier ci-dessus, sont fixés par arrêté conjoint
du ministre chargé des finances et du ministre chargé de la pêche maritime.
Article 3 : Le ministre des finances et de la privatisation et le ministre de la pêche maritime sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Bulletin
officiel.
112
Décret n°2-03-140 du 6 hija 1425 (17 janvier 2005) portant création du Comité national
du Codex Alimentarius
Le premier ministre,
Vu l'article 63 de la Constitution ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 24 kaada 1425 (6janvier2005),
Décrète
Article premier : Il est crée, auprès de l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture, un comité
national du Codex Alimentarius (CNC), qui a pour mission d’étudier les questions en rapport avec les
normes du Codex Alimentarius et de donner son avis au gouvernement sur l’incidence de ces normes
au niveau national.
A ce titre, le CNC est chargé de donner son avis sur :
- les propositions de la commission du Codex Alimentarius chargée de la mise en œuvre du
programme mixte de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture
(FAO) et l’Organisation mondiale de la santé (OMS), sur les normes alimentaires ;
- la participation des délégations nationales aux travaux de la commission du codex
Alimentarius et de ses organes subsidiaires ;
- les propositions de normes que le Maroc entend faire à la commission du codex Alimentarius
en vue de les adopter en tant que normes Codex ;
- l’adoption des normes Codex en tant que normes marocaines dans le cadre des dispositions
légales régissant la normalisation nationale ;
- les études et recherches ayant trait à la normalisation et à la sécurité des aliments en rapport
avec les travaux du Codex Alimentarius ;
- toute autre question concernant le Codex Alimentarius.
Article 2 : Le CNC comprend, sous la présidence du ministre chargé de l’agriculture ou de son
représentant :
Un représentant des autorités gouvernementales chargées :
- de l’agriculture ;
- de la santé ;
- de l’industrie et du commerce ;
- du commerce extérieur ;
- des pêches maritimes ;
- de l’environnement ;
- de l’intérieur ;
- de la justice ;
- des finances ;
- de l’enseignement supérieur ;
- de la formation des cadres ;
- de la recherche scientifique ;
- des affaires étrangères et de la coopération.
Lorsque la nature des questions traitées par le CNC l’exige, les représentants d’autres départements
ministériels peuvent également participer aux travaux dudit comité ;
- cinq représentants du groupement le plus représentatif des entreprises du Maroc désigné
par ledit groupement ;
- un représentant pour chacune des fédérations des associations de consommateurs, désigné
par ladite fédération.
113
Le président peut inviter aux réunions du CNC, à titre consultatif des personnalités ayant une
expérience dans des domaines afférents aux travaux du Codex Alimentarius.
Le secrétariat du CNC est assuré par la direction de la protection des Végétaux, des contrôles
techniques et de la répression des fraudes, relevant du ministère chargé de l’agriculture.
Article 3 : Le CNC élabore et adopte un règlement intérieur qui définit les modalités de son
fonctionnement, notamment en ce qui concerne :
- le mandat de son secrétariat ;
- la création des groupes de travail codex, leur mandat, leur composition et leur
fonctionnement ;
- la procédure de déroulement de ses travaux ;
- la procédure de concertation et de coordination des délégations nationales désignées pour
participer aux activités de la commission du Codex Alimentarius et de ses organes
subsidiaires ;
- la périodicité de ses réunions.
Article 4 : Le CNC peut créer toute commission technique ou spécialisée ou ad hoc qu’il estime
nécessaire à la réalisation de certaines de ces missions et dont il fixe le mandat, la composition et le
fonctionnement.
Article 5 : L’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture dresse annuellement un bilan des
activités du CNC et un rapport sur l’état de participation des délégations nationales aux travaux de la
Commission du Codex Alimentarius, qu’il présente au premier ministre.
Article 6 : Le ministre de l’agriculture, du développement rural et des pêches maritimes est chargé de
l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
114
Décret n°2-04-26 du 6 hija 1425 (17 janvier 2005) fixant les conditions
et les modalités de pêche du corail
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, notamment ses articles 4 et 16 ;
Vu le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités
de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive ;
Après avis de l’Institut National de Recherche Halieutique ;
Chapitre premier : Dispositions générales
Article premier : Pour l'application du présent décret, on entend par " Corail " l'espèce marine
désignée sous l'appellation " corallium rubrum " ou " Corail rouge " appartenant à la famille des
"coralliidae ", embranchement des Cnidaires.
Article 2 : La pêche du corail doit être effectuée exclusivement au moyen de navires immatriculés
conformément à la réglementation en vigueur et disposant d'une licence de pêche délivrée dans les
conditions fixées par le décret susvisé n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) et sur
laquelle il est mentionné " Licence de pêche du corail ".
La licence de pêche du corail ne peut être délivrée qu'aux seuls armateurs pouvant justifier d'une
possibilité de traitement total au Maroc, du corail pêché, soit directement, dans une unité de
transformation dont ils sont propriétaires ou exploitants, soit en raison d'un contrat de livraison avec
un tiers, propriétaire ou exploitant d'une telle unité.
Outre les mentions prévues par le décret précité n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992), la
licence de pêche du corail doit porter la mention des quantités maximales de corail pouvant être
pêchées durant la période de validité de ladite licence ainsi que la ou les unités de transformation
dans lesquelles ce corail sera traité.
Aucune licence de pêche du corail ne peut être renouvelée et toute licence de pêche de corail
délivrée est immédiatement retirée s'il apparaît que les quantités de corail livrées aux unités de
transformation visées ci-dessus, en vue de leur traitement sont inférieures aux quantités dont la
pêche a été déclarée en vertu des dispositions de l'article 12 du présent décret.
Les propriétaires ou exploitants des unités de transformation du corail tiennent des registres, établis
selon le modèle fourni par le délégué des pêches maritimes du lieu d'établissement de la licence de
pêche, indiquant notamment les quantités de corail reçues pour transformation avec mention des
références de la licence de pêche concernée et du document prévu à l'article 12 du présent décret
correspondant au débarquement d'où provient chaque quantité reçue en vue d'effectuer lesdites
transformations.
Ces registres, doivent être accessibles à tout moment aux agents visés a l'article 43 du dahir portant
loi susvisé n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la pêche
maritime.
Article 3 : La pêche du corail ne peut avoir lieu que du lever au coucher du soleil et exclusivement
dans les zones fixées conformément aux dispositions de l'article 4 ci- dessous.
Article 4 : Le ministre chargé des pêches maritimes détermine, après avis de l'institut national de
recherche halieutique, les zones maritimes dans lesquelles le corail peut être pêché et fixe pour
chaque zone :
- la période d'exploitation autorisée ;
115
- la quantité maximale de corail pouvant être pêchée par un navire durant la période
autorisée ;
- le nombre de navires ainsi que le tonnage global autorisés ;
- le nombre de plongeurs autorisés par navire.
Chapitre 2 : Conditions de pêche du corail
Article 5 : Seuls les navires équipés d'un caisson de décompression muni d'un sas et répondant aux
conditions de sécurité requises par la réglementation en vigueur, peuvent être utilisés pour la pêche
du corail.
Article 6 : La pêche du corail doit être effectuée avec des équipements de plongée qui ne mettent
pas en danger la santé ou la sécurité du plongeur.
Un arrêté conjoint du ministre chargé des pêches maritimes et du ministre chargé de la santé
détermine les spécificités techniques des équipements de plongée et les conditions dans lesquelles
ceux-ci doivent être utilisés pour répondre aux conditions fixées au premier alinéa du présent article.
Article 7 : Le détachement du corail des parois rocheuses sur lesquelles il vit doit être effectué
exclusivement au moyen d'un instrument de pêche de type " marteline ". L'utilisation de tout autre
engin ou instrument, notamment les instruments appelés " la barre " ou " la croix de Saint André ",
est interdite.
Article 8 : Outre la licence de pêche prévue à l'article 2 (premier alinéa) ci-dessus délivrée pour le
navire concerné, chaque plongeur pratiquant la pêche du corail doit disposer d'une autorisation de
pêche sous-marine délivrée par le ministre chargé des pêches maritimes ou la personne déléguée par
lui à cet effet, en application des dispositions de l'article 4 du dahir portant loi précité n°1-73-255 du
27 chaoual 1393 (23 novembre 1973).
Cette autorisation, appelée " autorisation spéciale de pêche du corail en plongée ", atteste de la
capacité de son titulaire à pratiquer la plongée sous-marine en toute sécurité.
Elle est valable pour l'année grégorienne au cours de laquelle elle a été délivrée et ne peut être
utilisée que durant les périodes où la pêche du corail est autorisée.
La remise de cette autorisation donne lieu à la délivrance d'une carte professionnelle à son
bénéficiaire, pour la période de validité de celle-ci.
Article 9 : L'autorisation spéciale de pêche du corail en plongée est délivrée à la demande de tout
plongeur justifiant de sa capacité à utiliser le matériel de plongée ainsi qu'à lire et comprendre les
consignes de sécurité et remplissant les conditions suivantes :
a. être âgé de dix-huit ans au moins à la date de la demande et résider habituellement au
Maroc ;
b. remplir les conditions d'aptitude physique fixées par l'arrêté conjoint du ministre du
commerce, de l'industrie, des mines, de l'artisanat et de la marine marchande et du ministre
de la santé n°212-61 du 25 juillet 1962 relatif aux conditions d'aptitude physique à remplir
pour la pratique de la pêche à la nage ou pêche sous-marine ;
c. payer un droit fixe de mille deux cents dirhams.
Article 10 : L'autorité qui a délivré l'autorisation spéciale de pêche du corail en plongée peut en
prononcer le retrait avant l'expiration de sa durée de validité si son titulaire ne remplit plus les
conditions d'aptitudes physiques requises ou en cas d'infraction par ledit titulaire aux dispositions du
dahir portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) ou celles du présent
décret.
Article 11 : Chaque plongeur embarqué doit être inscrit sur le registre d'équipage du navire à partir
duquel il opère.
116
Article 12 : Le corail pêché doit être débarqué dans le port mentionné sur la licence de pêche du
corail correspondante. Chaque quantité débarquée doit faire l'objet d'une déclaration immédiate
auprès du délégué des pêches maritimes ou de l'agent délégué par lui à cet effet, qui délivre au
capitaine du navire un document attestant ce débarquement avec mention :
- de la date du débarquement ;
- des éléments permettant l'identification du navire de pêche, de son capitaine et de la licence
de pêche concernés ;
- des quantités de corail débarquées ;
- des éléments identifiant l'unité chargée de la transformation du corail débarqué et de son
exploitant ou propriétaire selon le cas.
En cas de changement dans le lieu de débarquement, le bénéficiaire de la licence de pêche doit en
faire la déclaration préalable auprès du délégué des pêches maritimes du lieu d'exploitation du
navire.
Article 13 : Le ministre des finances et de la privatisation et le ministre de l'agriculture, du
développement rural et des pêches maritimes sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de
l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
117
Décret n°2-58-1025 du 23 chaabane 1378 (4 mars 1959) relatif aux manipulations et préparations
des poissons et animaux de mer destinés à la consommation humaine
Abrogé par le décret n°2-97-1003 du 29 chaoual 1426 (2 décembre2005) relatif à l'inspection
sanitaire et qualitative des produits de la mer et d'eau douce, art. 11.
_________________________
Décret n°2-97-1003 du 29 chaoual 1426 (2 décembre 2005) relatif à l'inspection sanitaire et
qualitative des produits de la mer et d'eau douce
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977) édictant des mesures
relatives à l'inspection sanitaire et qualitative des animaux vivants, des denrées animales ou d'origine
animale et, notamment son article 10 ;
Sur proposition conjointe du ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches
maritimes, du ministre de la santé, du ministre de l'industrie, du commerce et de l’artisanat et du
ministre délégué auprès du ministre de l’agriculture du développement rural et des pêches
maritimes, chargé des pêches maritimes,
Après examen en Conseil des ministres réuni le 20 chaoual 1426 (23 novembre2005),
Décrète
Article premier : Les produits de la mer et d'eau douce mentionnés à l'article 2 du dahir portant loi
susvisé n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre 1977), comprennent :
- toutes les espèces d'animaux marins ou d'eau douce y compris les œufs et laitances, notamment
les mollusques, les crustacés et les poissons, ainsi que les grenouilles et les escargots, destinés à
être livrés à la consommation humaine, qu'ils soient présentés à la vente, vivants ou non, entiers
ou découpés, frais ou réfrigérés, congelés ou surgelés.
- toutes parties d'animaux cités ci-dessus, qu'elles soient présentées à la vente, à l'état frais ou
réfrigéré, congelé ou surgelé, ou traitées par tout autre moyen autorisé en vue de leur
conservation.
Article 2 : Pour l'application du présent décret on entend par :
- Mollusques : les animaux marins et d'eau douce non segmentés et dépourvus d'appendices
articulés, dont le corps est mou et généralement protégé par une coquille, ainsi que les
oursins et les violets.
- Crustacés : les animaux marins et d'eau douce caractérisés par la présence d'appendices
articulés disposés par paires. Ils sont recouverts d'une couche de chitine pouvant être
calcifiée, tels que les homards, langoustes, langoustines, araignées, crabes, écrevisses.
- Poissons : tous les animaux aquatiques vertébrés à sang froid, dont les pisces, les
élasmobranches et les cyclostomes.
- Produits frais ou réfrigérés : tout produit de la mer ou d’eau douce entier ou préparé y
compris les produits conditionnés sous vide ou en atmosphère modifiée, qui n'ont subi aucun
traitement en vue de leur conservation autre que la réfrigération.
- Produits congelés ou surgelés : produits que l'on a soumis à un processus de congélation ou
de surgélation telle que la température du produit entier soit abaissée à un degré suffisant
pour préserver sa qualité inhérente, et que l'on a maintenus à cette basse température
pendant le transport, l'entreposage et la distribution jusqu'au moment de la dernière vente.
- Produits en conserves : produits conditionnés dans des récipients hermétiquement fermés et
suffisamment chauffés pour détruire et inactiver tous les micro-organismes qui pourraient
118
proliférer quelle que soit la température à laquelle le produit est appelé à être entreposé et
pourraient provoquer sa détérioration ou le rendre nocif.
- Produits en semi-conserves : produits conditionnés dans des récipients hermétiquement
fermés ayant subi une stabilisation partielle et qui doivent être conservés à une température
inférieure à + 15°C. Ils sont d'une conservabilité limitée.
- Auto-contrôle : l'ensemble des moyens et actions développées et mises en place par les
responsables des établissements de traitement et de transformation des produits de la mer
et d'eau douce, dans chaque unité de production ou sous leur direction, permettant
d'assurer et de démontrer que les produits qu'ils produisent réunissent les conditions
sanitaires et qualitatives prévues par le présent décret à tous les stades de la production.
Article 3 : Les conditions sanitaires et qualitatives applicables aux produits de la mer et d'eau douce
pendant et après leur débarquement sont fixées à l'annexe I du présent décret.
Article 4 : Abrogé par le décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour
l’application de certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits
alimentaires, art. 88.
Article 5 : Les produits de la mer et d'eau douce doivent être manipulés dans les conditions sanitaires
et d'hygiène fixées à l'annexe III du présent décret.
Les diverses manipulations et préparations de ces produits nécessitant l'emploi d'eau ne peuvent
être effectuées qu'avec une eau potable et courante répondant à la norme N.M. 03.7.001 relative à
la qualité des eaux d'alimentation humaine, homologuée par l'arrêté n°359-91 du 23 rejeb 1411 (8
février 1991).
Toutefois, l'eau de mer puisée au large peut être employée à condition qu'elle ne soit utilisée que
pour les premiers lavages et qu'elle ne puisse nuire à la qualité ou à la salubrité des produits définis
dans le présent décret.
Dans les ports où des installations de distribution d'eau épurée on été réalisées, il est interdit
d'utiliser pour les opérations énumérées à l'alinéa précédent, toute autre eau que celle provenant de
ces installations.
Article 6 : Les responsables des établissements de traitement et de transformation des produits et
sous-produits de la mer ou d'eau douce garantissent la salubrité de leurs produits en prenant toutes
les mesures nécessaires conformément aux prescriptions du présent décret.
A cet effet, les responsables de ces établissements mettent en place un programme d’auto-contrôle,
conformément à la norme marocaine NM 08.0.0002 relative aux lignes directrices pour l’application
du système de l’analyse des risques – point critiques pour leur maîtrise (HACCP), homologuée par
arrêté du ministre de l’industrie, du commerce et de l’artisanat n°1616-98 du 28 juillet 1998.
Article 7 : Les produits de la mer et d'eau douce doivent être présentés à l'inspection de la salubrité
et de la qualité prévue à l'article 3 du dahir portant loi précité n°1-75-291 avant leur mise en vente,
aux fins d'attester qu'ils sont propres à la consommation.
Tout produit reconnu impropre à la consommation doit être retiré du circuit de commercialisation.
Article 8 : Les poissons frais, les conserves de sardines et les poissons congelés devront satisfaire
successivement aux exigences fixées par les normes marocaines N.M. 087.000, N.M. 08.7.001 et
N.M. 08.7.005, homologuées par l'arrêté n°5-98 du 6 ramadan 1418 (5 janvier 1998).
Article 9 : Les produits de la mer et d'eau douce doivent être transportés conformément à la
réglementation en vigueur relative au transport des denrées périssables.
Article 10 : Les produits de la mer et d'eau douce définis dans le présent décret doivent être
conditionnés dans des emballages répondant aux conditions fixées à l'annexe IV du présent décret.
119
Article 11 : Le décret n°2-58-1025 du 23 chaâbane 1378 (4 mars 1959) relatif aux manipulations et
préparations des poissons et animaux de mer destinés à la consommation humaine est abrogé.
Article 12 : Le ministre de l'agriculture, du développement rural et des pêches maritimes, le ministre
de la santé, le ministre de l'industrie, du commerce et de la mise à niveau de l’économie sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'application du présent décret qui sera publié au Bulletin
officiel.
_____________________________
Annexe I
Conditions sanitaires et qualitatives applicables aux produits de la mer
et d'eau douce pendant et après débarquement
1. Le matériel de déchargement et de débarquement des produits de la mer et d'eau douce doit être
constitué d'un matériau facile à nettoyer et doit être maintenu en bon état d'entretien et de
propreté.
2. Lors du déchargement et du débarquement, la contamination des produits de la mer et d'eau
douce doit être évitée ; il doit notamment être assuré que :
- le déchargement et le débarquement, sont effectués rapidement ;
- les produits de la mer et d'eau douce sont placés sans retard dans un environnement protégé
à la température requise en fonction de la nature du produit et, le cas échéant, mis sous
glace dans les installations de transport, de stockage ou de vente dans un établissement.
3. Les parties des halles de criée et des marchés de gros dans lesquelles les produits de la pêche sont
exposés à la vente doivent :
a. être couvertes et avoir des murs faciles à nettoyer ;
b. avoir un sol imperméable, facile à laver et à désinfecter, et disposé de façon à permettre un
écoulement facile de l'eau et avoir un dispositif permettant une évacuation hygiénique des
eaux résiduaires ;
c. être équipées d'installations sanitaires avec un nombre adéquat de lavabos et de cabinets
d'aisance avec chasse d'eau. Les lavabos doivent être pourvus de moyens de nettoyage des
mains, ainsi que d'essuie-mains à usage unique ;
d. être bien éclairées pour faciliter le contrôle ;
e. être exclusivement affectées à l'exposition ou l'entreposage des produits de la mer et d'eau
douce, et ne pas être utilisées à d'autres fins, Les véhicules émettant des gaz d'échappement
ainsi que les animaux indésirables susceptibles de nuire à la qualité des produits de la mer et
d'eau douce ne doivent pas pouvoir pénétrer dans les halles ou les marchés de gros ;
f. être régulièrement nettoyées, au moins à la fin de chaque vente. Les caisses doivent être
nettoyées après chaque vente et rincées extérieurement et intérieurement, à l'eau potable
ou avec de l'eau de mer propre. Elles doivent être désinfectées, si nécessaire ;
g. être pourvues, de façon visible, de pancartes d'interdiction de fumer ou cracher, de boire et
de manger ;
h. pouvoir être fermées et maintenues fermées en dehors des jours de vente ;
i. disposer d'une installation permettant l'approvisionnement en eau répondant aux conditions
de la norme N.M.03.7.001 ;
j. disposer de conteneurs spéciaux étanches, constitué de matériaux résistants à la corrosion et
destinés à recevoir les produits de la mer et d'eau douce impropres à la consommation
humaine ;
120
k. disposer d'un local sur place ou à proximité immédiate suffisamment aménagé, fermant à clé
aux fins d'exercer des contrôles nécessaires. Ce local doit disposer du matériel nécessaire à
l'exercice des contrôles.
4. Après le débarquement ou, le cas échéant, après la première vente, les produits de la mer et d'eau
douce doivent être acheminés sans délai vers leur lieu de destination, dans les conditions fixées par
la réglementation en vigueur pour le transport des denrées périssables.
5. Les conditions indiquées point 4 de la présente annexe ne sont pas remplies, les halles ou les
marchés de gros dans lesquelles les produits de la mer et d'eau douce sont éventuellement
entreposés avant leur exposition à la vente ou après la vente dans l'attente de leur acheminement
vers leur lieu de destination, doivent disposer de chambres froides de capacité suffisante répondant
aux conditions énoncées à l'annexe II section I paragraphe 3 ci-après. Les produits de la mer et d'eau
douce doivent, dans ce cas, être entreposés à une température approchant celle de la glace
fondante.
6. Les conditions sanitaires générales d'hygiène énoncées à l'annexe II section II ci-après s'appliquent
aux halles et aux marchés de gros où les produits de la mer et d'eau douce sont exposés à la vente ou
entreposés.
*******
Annexe II
Conditions sanitaires et d'hygiène auxquelles doivent répondre les établissements dans lesquels
les produits de la mer et d'eau douce sont manipulés, traités, préparés, transformés, conditionnés,
stockés ou exposés à la vente
(Abrogé par le décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de
certaines dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, art.
88)
*******
Annexe III
Conditions sanitaires et hygiéniques dans lesquelles les produits de la mer
et d'eau douce doivent être manipulés
Section première : Conditions sanitaires et hygiéniques applicables aux produits frais
1. Quand les produits réfrigérés, non conditionnés, ne sont pas distribués, expédiés, préparés ou
transformés immédiatement après leur arrivée dans l'établissement, ils doivent être entreposés sous
glace dans une chambre froide de l'établissement. Un reglaçage doit être effectué aussi souvent que
nécessaire. La glace utilisée, avec ou sans sel, doit être fabriquée à partir d'eau potable ou d'eau de
mer reconnu propre et entreposée hygiéniquement dans des conteneurs prévus à cet effet. Ces
conteneurs doivent être maintenus propres et en bon état d'entretien. Les produits frais préemballés
doivent être réfrigérés avec de la glace ou avec un appareil de réfrigération mécanique donnant les
mêmes conditions de température.
2. Les opérations telles que l'étêtage et l'éviscération, si elles n'ont pas été faites à bord, doivent
s'effectuer de manière hygiénique ; les produits doivent être lavés abondamment au moyen d'eau
potable ou d'eau de mer propre immédiatement après ces opérations.
3. Les opérations telles que le filetage et le tranchage doivent s'effectuer de telle sorte que la
contamination ou la souillure des filets et des tranches soit évitée et avoir lieu en un emplacement
différent de celui utilisé pour l'étêtage et l'éviscération. Les filets et les tranches ne doivent pas
séjourner sur les tables de travail au-delà du temps nécessaire à leur préparation. Les filets et les
121
tranches destinés à être vendus frais doivent être réfrigérés le plus vite possible après leur
préparation et doivent être protégés des contaminations par un emballage approprié.
4. Les viscères et les parties pouvant constituer un danger pour la santé publique sont
immédiatement séparés et écartés des produits destinés à la consommation humaine.
5. Les récipients utilisés pour la distribution ou l'entreposage des produits de la mer et d'eau douce
frais doivent être conçus de telle sorte qu'ils assurent à la fois la protection contre la contamination
et leur conservation dans des conditions d'hygiène satisfaisantes. Ils doivent permettent notamment
un écoulement facile de l'eau de fusion.
6. A défaut d'un dispositif particulier mis en place en vue de l'évacuation continue des déchets, ceux-
ci sont placés dans des récipients étanches munis d'un couvercle, faciles à nettoyer et à désinfecter.
Les déchets ne doivent pas s'accumuler dans les lieux de travail. Ils sont évacués soit en continu, soit
chaque fois que les récipients sont pleins et au minimum à l'issue de chaque journée de travail dans
les conteneurs et/ou local réservés à cet usage. Les récipients sont soigneusement nettoyés et, en
cas de besoin, désinfectés après chaque utilisation. Les déchets entreposés ne doivent pas constituer
une source de contamination pour l'établissement ou de nuisance pour son entourage.
Section II : Conditions sanitaires et hygiéniques applicables aux produits congelés
1. Les établissements doivent disposer :
a. d'une installation d'une puissance frigorifique suffisante pour soumettre les produits à un
abaissement de température rapide permettant d'obtenir les températures réglementaires
requises ;
b. des installations d'une puissance frigorifique suffisante pour maintenir dans les locaux
d'entreposage les produits à une température ne pouvant être supérieure à celle requise,
quelle que soit la température extérieure.
Toutefois, en raison des impératifs techniques liés à la méthode de congélation et à la manutention
de ces produits, pour les poissons entiers congelés en saumure et destinés à la fabrication de
conserves, des températures plus élevées, ne pouvant toutefois dépasser -9°C, peuvent être
tolérées.
2. Les produits frais employés pour la congélation ou surgélation doivent satisfaire aux exigences de
la section première de la présente annexe.
3. Les locaux d'entreposage doivent être munis d'un système d'enregistrement de la température
placé de façon à pouvoir être consulté facilement. La partie thermosensible du thermomètre doit
être placée dans la zone où la température est la plus élevée.
Les graphiques d'enregistrement de la température doivent être conservés à la disposition des
autorités habilitées à effectuer les contrôles, au moins pendant la période de durabilité des produits.
Section III : Conditions sanitaires et hygiéniques applicables aux produits décongelés
Les établissements qui procèdent à la décongélation doivent respecter les exigences suivantes :
1. La décongélation des produits de la mer et d'eau douce doit être effectuée dans des conditions
d'hygiène appropriées. Toute contamination doit être évitée et un écoulement efficace de l'eau de
fusion doit être prévu.
Pendant la décongélation, la température des produits ne doit pas augmenter de façon excessive.
2. Après décongélation, les produits doivent être manipulés conformément aux conditions énoncées
dans la présente annexe.
122
S'ils doivent être traités, préparés ou transformés, les opérations en question doivent être effectuées
dans les plus brefs délais. S'ils sont directement mis sur le marché, la mention " produit décongelé "
en caractères apparent doit figurer sur l'emballage.
Section IV : Conditions sanitaires et hygiéniques applicables aux produits transformés
1. Les produits frais, congelés ou décongelés utilisés pour la transformation doivent satisfaire aux
exigences énoncées à la section I, II et III de la présente annexe.
2. Lorsqu'un traitement destiné à détruire le développement des micro-organismes pathogènes est
appliqué, ou si ce traitement constitue un élément important pour assurer la conservation du
produit, le procédé utilisé ainsi que les produits utilisés doivent être préalablement autorisés.
Le responsable de l'établissement doit tenir un registre comportant les traitements appliqués. Il
importe, en fonction du type de traitement utilisé, d'enregistrer et de contrôler le temps et la
température d'un traitement par la chaleur, la concentration en sel, de pH et le contenu en eau. Ces
registres doivent être maintenus à la disposition des services de contrôle pour une période qui doit
être au moins égale à la période de conservation du produit.
3. Les produits pour lesquels la conservation n'est garantie que pour une période limitée après
application d'un traitement tel que le salage, la fumaison ou le marinage, doivent être pourvus, sur
l'emballage, d'une inscription clairement visible, indiquant les conditions d'entreposage.
En outre, les conditions indiquées aux paragraphes 4, 5, 6, 7 et 8 ci-après doivent être respectées.
4. Pour les conserves :
Lorsque les produits de la mer et d'eau douce subissent une stérilisation dans les récipients
hermétiquement fermés, il faut veiller à ce que :
a) l'eau utilisée pour la préparation des conserves soit de l'eau potable ;
b) le traitement thermique soit appliqué selon un procédé reconnu, défini selon certains critères tels
que la durée du chauffage, la température, le remplissage, la taille des récipients. Un registre
indiquant les différentes opérations effectuées doit être tenu à jour. Le traitement appliqué doit
avoir pour effet de détruire ou d'inactiver les germes pathogènes ainsi que les spores des micro-
organismes pathogènes. L'appareillage de traitement thermique doit être muni de dispositifs de
contrôle pour permettre de vérifier que les récipients ont subi un traitement par la chaleur. Le
refroidissement des récipients après le traitement thermique doit être effectué avec de l'eau
potable ;
c) des contrôles supplémentaires par sondage soient effectués par le fabricant pour s'assurer que les
produits transformés ont bien subi un traitement efficace, au moyen :
- de tests d'incubation. L'incubation doit être effectuée à 37°C pendant 7 jours ou à 35°C
pendant 10 jours, ou toute autre combinaison équivalente ;
- d'examens microbiologiques du contenu et des récipients dans un laboratoire officiel ;
d) la production journalière soit échantillonnée à des intervalles déterminés à l'avance, pour
s'assurer de l'efficacité du sertissage. Dans ce but, un équipement adéquat doit être disponible pour
l'examen des sections perpendiculaires des sertis des récipients fermés ;
e) des contrôles soient effectués pour s'assurer que les récipients ne sont pas endommagés ;
f) tous les récipients ayant subi un traitement thermique dans des circonstances pratiquement
identiques reçoivent une marque d'identification du lot ;
g) l'équipement de vapeur ainsi que les instruments de mesure de température et de pression soient
périodiquement révisés et calibrés et en tous les cas au moins une fois par an, par des organismes
123
spécialisés autorisés. L'établissement est tenu de présenter à tout contrôle des certificats
d'inspection annuels du matériel de vapeur et de calibrage ;
5. Fumage :
Les opérations de fumage doivent s'effectuer dans un local séparé ou en un emplacement particulier
équipé, si nécessaire, d'un système de ventilation évitant que les fumées et la chaleur de la
combustion n'affectent les autres locaux et emplacements où sont manipulés, traités, préparés,
transformés, conditionnés ou entreposés les produits de la mer et d'eau douce.
a) les matériaux utilisés pour la production de fumée pour le fumage du poisson doivent être
entreposés à l'écart du lieu de fumage et doivent être employés de manière à ne pas contaminer les
produits.
b) les matériaux utilisés pour la production de fumée par combustion de bois peint, collé ou ayant
subi tout type de traitement de préservation chimique doivent être interdis.
c) après le fumage, les produits doivent être rapidement refroidis et maintenus à la température
requise nécessaire à leur conservation, avant d'être emballés.
6. Salage :
a) les opérations de salage doivent s'effectuer dans des endroits différents et suffisamment écartés
de ceux où s'effectuent les autres opérations.
b) le sel employé pour le traitement des produits de la pêche doit être propre et entreposé de façon
que soient évitées les contaminations. Il ne doit pas être réutilisé.
c) les cuves de saumurage doivent être construites de façon à éviter toute source de pollution
pendant le saumurage.
d) les cuves de saumurage et les aires de salage doivent être nettoyées avant l'emploi.
7. Produits de crustacés et de mollusques cuits :
La cuisson de crustacés et de mollusques doit être effectuée comme suit :
a) toute cuisson doit être suivie rapidement d'un refroidissement. L'eau utilisée à cet effet doit être
de l'eau potable. Si aucun autre moyen de conservation n'est employé, le refroidissement doit se
poursuivre jusqu'à ce que la température de la glace fondante soit atteinte ;
b) le décorticage et le décoquillage, doivent être pratiqués de manière hygiénique de façon à éviter la
contamination du produit. S'ils sont faits à la main, le personnel doit porter une attention particulière
au lavage des mains et toutes les surfaces de travail doivent être nettoyées soigneusement. Si des
machines sont employées, elles doivent être nettoyées à de courts intervalles et désinfectées après
chaque journée de travail.
Après décorticage ou décoquillage, les produits cuits doivent être congelés immédiatement, ou
maintenus réfrigérés à une température ne permettant pas la croissance des germes pathogènes. Ils
doivent être entreposés dans des locaux adéquats affectés exclusivement à cet usage.
8. Pulpe de poisson :
La pulpe de poisson, obtenue par séparation mécanique des arrêtes, doit être fabriqués dans les
conditions suivantes :
a) la séparation mécanique doit se faire immédiatement après le filetage, en utilisant des matières
premières exemptes de viscères. Si du poisson entier est utilisé, il doit être éviscéré et lavé au
préalable ;
b) les machines doivent être nettoyées à de courts intervalles et au moins toutes les 2 heures ;
124
c) après sa fabrication, la pulpe doit être le plus rapidement possible congelée ou incorporée dans un
produit destiné à une congélation ou un traitement stabilisateur.
ANNEXE IV
Conditions auxquelles doit répondre l'emballage des produits de la mer et d'eau douce
1. L'emballage doit être effectué dans des conditions hygiéniques satisfaisantes, de façon à éviter la
contamination des produits de la mer et d'eau douce.
2. Les matériaux d'emballage et les produits susceptible d'entrer en contact avec les produits de la
mer et d'eau douce doivent répondre à toutes les règles de l'hygiène, et notamment :
- ne pas pouvoir altérer les caractéristiques organoleptiques des préparations et des produits
de la pêche ;
- ne pas pouvoir transmettre aux produits de la pêche des substances nocives pour la santé
humaine ;
- être d'une solidité suffisante pour assurer une protection efficace des produits de la pêche.
3. Le matériel d'emballage ne peut être réutilisé, exception faite de certains contenants particuliers
en matériaux imperméables, lisses, résistants à la corrosion et faciles à nettoyer et à désinfecter, qui
peuvent être réutilisés après nettoyage et désinfection. Le matériel d'emballage utilisé pour les
produits frais maintenus sous glace doit permettre l'écoulement de l'eau de fusion de la glace.
4. Le matériel d'emballage doit, avant son emploi, être entreposé dans un local séparé de l'aire de
production ; il doit être protégé de la poussière et ces contaminations.
125
Décret n°2-06-614 du 2 kaada 1427 (24 novembre 2006), pris pour l’application des articles 31 et 35
de la loi n°15-02 relative aux ports et portant création de l’agence nationale des ports et de la
société d’exploitation des ports
Le premier ministre,
Vu la loi n°15-02 relative aux ports et portant création de l’Agence nationale des ports et de la
Société d’exploitation des ports, promulgué par le dahir n°1-05-146 du 20 chaoual 1426 (23
novembre 2005), notamment ses articles 31 et 35 ;
Sur proposition du ministre de l’équipement et du transport,
Décrète
Chapitre premier – Siège et tutelle
Article premier : Le siège de l’Agence nationale des ports est fixé à Casablanca.
Article 2 : La tutelle de l’Etat sur l’Agence nationale des ports est exercée par l’autorité
gouvernementale chargée des ports, sous réserve des pouvoirs et attributions dévolues à l’autorité
gouvernementale chargée des finances par les lois et règlements applicables aux établissements
publics.
Chapitre 2 – Le conseil d’administration
Article 3 : Le conseil d’administration de l’Agence nationale des ports est présidé par le premier
ministre ou par l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet.
Il est composé, outre les membres visés au b, c, d, e, f et g de l’article 35 de la loi n°15-02 susvisée de
ce qui suit :
- le ministre chargé des ports ;
- le secrétaire général du département chargé des ports ;
- deux représentants du département chargé des ports, dont le directeur des ports et du
domaine public maritime ;
- deux représentants du département chargé des finances, dont le directeur des douanes et
des impôts indirects ;
- deux représentants du département chargé des transports, dont le directeur de la marine
marchande ;
- un représentant du département chargé de l’intérieur ;
- un représentant du département chargé de l’agriculture ;
- un représentant du département chargé des pêches maritimes ;
- un représentant du département chargé du commerce et de l’industrie ;
- un représentant du département chargé de la santé ;
- un représentant du département chargé de l’environnement ;
- un représentant du département chargé de l’énergie.
Les départements ministériels membres du conseil d’administration de l’Agence sont représentés par
leurs secrétaires généraux ou par des directeurs centraux.
Les membres visés aux b, c et d de l’article 35 de la loi n°15-02 précitée participent personnellement
ou se font représenter par les vice-présidents de leurs fédérations.
Le président du conseil d’administration peut inviter à participer aux réunions de ce dernier toute
personne dont il juge la participation utile.
Article 4 : Le ministre de l’équipement et du transport et le ministre des finances et de la
privatisation sont chargés, chacun en ce qui le concerne de l’exécution du présent décret qui sera
publié au Bulletin officiel.
126
Décret n°2-07-1233 du 16 hija 1428 (27 décembre 2007) portant répartition entre les chambres de
commerce, d'industrie et de service, les chambres d'artisanat, les chambres des pêches maritimes
et leurs fédérations de leur part sur le produit de la taxe professionnelle
(Intitulé modifié par le décret n°2-21-367 du 15 hijja 1442 (26 juillet 2021), art. premier)
Le premier ministre,
Vu la loi n°47-06 relative à la fiscalité des collectivité locales promulguée par le dahir n°1-07-195 du
19 kaada 1428 (30 novembre 2007), notamment son article 11;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 2 hija 1428 (13 décembre 2007),
Décrète
Article premier (modifié par le décret n°2-21-367 du 15 hijja 1442 (26 juillet 2021), art. 2)
La répartition entre les chambres de commerce, d'industrie et de services, les chambres d'artisanat,
les chambres de pêches maritimes et leurs fédérations du produit de la part leur revenant au titre de
la taxe professionnelle instituée par la loi susvisée n°47-06 est fixée comme suit :
- Pour les chambres de commerce, d'industrie et de services et leur association………….63%
- Pour les chambres d'artisanat et leur fédération ..........................................................31%
- Pour les chambres des pêches maritimes et leurs fédérations .......................................6%
Article 2 : Le ministre de l'économie et des finances, le ministre de l'industrie, du commerce et des
nouvelles technologies, le ministre du tourisme et de l'artisanat et le ministre de l'agriculture et de la
pêche maritime sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera
publié au bulletin officiel.
127
Décret n°2-04-564 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) fixant les modalités d'organisation et de déroulement
de l'enquête publique relative aux projets soumis aux études d'impact sur l'environnement
Le premier ministre,
Vu la loi n°12-03 relative aux études d'impact sur l'environnement promulguée par le dahir n°1-03-60 du 10
rabii I 1424 (12 mai 2003), notamment ses articles 9, 10 et 12 ;
Vu le décret n°2-98-401 du 9 moharrem 1420 (26 avril 1999) relatif à l'élaboration et à l'exécution des lois de
finances, notamment son article 4 ;
Vu le décret n°2-99-922 du 6 chaoual 1420 (13 janvier 2000) relatif à l'organisation et aux attributions du
secrétariat d'Etat auprès du ministre de l'aménagement du territoire, de l'environnement, de l'urbanisme et de
l'habitat, chargé de l'environnement ;
Vu le décret n°2-07-1303 du 4 kaada 1428 (15 novembre 2007) relatif aux attributions de la ministre de
l'énergie, des mines, de l'eau et de l'environnement ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 20 chaoual 1429 (20 octobre 2008)
Décrète
Article premier : Le présent décret a pour objet de définir les modalités d'organisation et de déroulement de
l'enquête publique prévue à l'article 9 de la loi n°12-03 relative aux études d'impact sur l'environnement
susvisée et à laquelle les projets énumérés dans la liste annexée à ladite loi sont soumis.
Article 2 : La demande d'ouverture de l'enquête publique est déposée par le pétitionnaire auprès du
secrétariat permanent du comité régional des études d'impact sur l'environnement qui assure également le
secrétariat des commissions d'enquêtes publiques des études d'impact ordonnées dans sa circonscription.
Elle est accompagnée d'un dossier comprenant notamment les documents suivants établis en langues arabe et
française.
- une fiche descriptive faisant ressortir les principales caractéristiques techniques du projet soumis à
enquête publique ;
- un projet de résumé clair et compréhensible pour le public des informations et des principales
données contenues dans l'étude d'impact sur l'environnement concernée par l'enquête publique,
notamment celles relatives aux impacts positifs et/ou négatifs du projet sur l'environnement ainsi que
les mesures envisagées pour supprimer, réduire ou compenser les conséquences dommageables du
projet sur l'environnement ;
- un plan de situation désignant les limites de la zone d'impact prévisible du projet.
Sitôt réception de la demande, le gouverneur de la préfecture ou de la province du lieu d'implantation du
projet est immédiatement saisi de celle-ci et du dossier l'accompagnant.
Article 3 : L'ouverture de l'enquête publique est ordonnée par arrêté du gouverneur de la préfecture ou de la
province concernée.
Cet arrêté doit intervenir dans un délai ne dépassant pas dix (10) jours ouvrables à compter de la date de
réception par le gouverneur de la demande d'ouverture de l'enquête publique et du dossier d'enquête
publique mentionnés à l'article 2 ci-dessus.
Le pétitionnaire est informé de la date d'ouverture de ladite enquête.
Article 4 : La conduite de l'enquête publique est confiée à une commission présidée par l'autorité
administrative locale du lieu d'implantation du projet. Elle est composée :
- du ou des président(s) de la commune ou des communes concernées ou de son représentant ;
- du représentant de l'autorité gouvernementale chargée de l'environnement ;
- du représentant de l'autorité ou des autorités gouvernementale(s) chargée(s) du secteur concerné par
le projet au niveau national ou régional, selon le cas.
Le président de la commission peut inviter à ses travaux, toute personne ou entité publique ou privée pouvant
aider la commission dans sa tâche.
128
Il peut, à la demande des membres de la commission et si les spécificités du projet l'exigent, demander l'avis
d'un expert sur certains aspects particuliers de l'étude d'impact du projet soumis à l'enquête publique.
Le coût de cette expertise est à la charge du pétitionnaire.
Article 5 : L'arrêté d'ouverture de l'enquête publique précise notamment :
* la nature du projet, sa consistance et sa localisation ;
* la population concernée par l'enquête dans la limite de la zone d'impact du projet soumis à l'étude
d'impact sur l'environnement ;
* les dates d'ouverture et de clôture de l'enquête publique ;
* le lieu ou les lieux de consultation du dossier d'enquête visé à l'article 2 du présent décret ainsi que du
ou des registre(s) destiné(s) à recueillir les observations et propositions du public ;
* les noms et qualités du président et des membres de la commission visée à l'article 4 ci-dessus,
chargée de la conduite de l'enquête publique.
Article 6 : L'arrêté d'ouverture de l'enquête publique est porté à la connaissance du public, quinze (15) jours au
moins avant la date d'ouverture de celle-ci, par sa publication dans deux journaux quotidiens au moins, dont un
au moins en langue arabe, autorisés à recevoir les annonces légales, et son affichage dans les locaux de la ou
des communes concernées.
Cet affichage est maintenu pendant toute la durée de l'enquête publique.
En outre, la commission peut recourir à tout autre moyen de communication adéquat, y compris l'audio-visuel,
permettant d'informer suffisamment la population concernée de l'objet de l'enquête publique.
Article 7 : Pendant la durée de l'enquête, le président de la commission prend toutes les dispositions
nécessaires permettant à la population concernée de consulter le dossier de l'enquête, au siège de la ou des
communes concernées.
Il met également à la disposition du public un registre dont les pages sont cotées, cachetées et paraphées en
vue d'y consigner les observations et les suggestions relatives au projet.
Article 8 : La durée de l'enquête publique est de vingt (20) jours. A l'expiration de ce délai, la commission
élabore le rapport de l'enquête publique sur la base des observations contenues dans le(s) registre(s) visés à
l'article 7 ci-dessus.
Ce rapport doit synthétiser les observations et propositions formulées par la population concernée au sujet du
projet.
Article 9 : Le rapport de l'enquête publique et le(s) registre(s), signés par les membres de la commission, sont
transmis par le président, selon le cas, soit au président du comité national d'étude d'impact sur
l'environnement, soit au président du comité régional de l'étude d'impact concerné. Cette transmission doit
intervenir dans un délai de huit (8) jours à compter de la date de clôture de l'enquête publique.
Article 10 : La publication de l'arrêté d'ouverture et de clôture de l'enquête publique, l'information du public et
toutes autres prestations relatives à l'organisation et au déroulement de l'enquête publique sont considérées
comme des services rendus par l'administration et payables par le pétitionnaire.
Les tarifs de rémunération de ces services sont fixés par arrêté conjoint du ministre chargé de l'environnement
et du ministre chargé des finances.
Article 11 : La ministre de l'énergie, des mines, de l'eau et de l'environnement, le ministre de l'intérieur et le
ministre de l'économie et des finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent
décret qui entre en vigueur à la date de sa publication au Bulletin officiel.
129
Décret n°2-07-230 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) fixant les conditions et les modalités de
pêche des petits pélagiques
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime tel qu'il a été modifié et complété, notamment ses articles 16, 33, 34 et 35 ;
Vu le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités
de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive ;
Vu le décret n°2-97-1003 du 29 chaoual 1426 (2 décembre 2005) relatif à l'inspection sanitaire et
qualitative des produits de la mer et d'eau douce ;
Après avis de l'institut national de recherche halieutique ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes et de leur fédération ;
Sur proposition du ministre de l'agriculture et de la pêche maritime ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 20 chaoual 1429 (20 octobre 2008),
Décrète
Article premier : Le présent décret a pour objet de fixer les conditions et les modalités de pêche des
petits pélagiques dans la zone économique exclusive.
A cet effet, les eaux maritimes sont divisées en deux zones : une zone comprenant les espaces
maritimes situés en Méditerranée, entre les parallèles 35°05'10"N et 35°47'50"N, et une zone
comprenant les espaces maritimes situés en atlantique entre les parallèles 35°47'50"N et
20°50'15"N.
Le ministre chargé des pêches maritimes peut, après avis de l'institut national de recherche
halieutique, créer, dans chacune des zones indiquées ci-dessus, des zones de pêche particulières
appelées "pêcheries des petits pélagiques", déterminées en tenant compte notamment, de la
distance par rapport à la côte, de la biomasse de l'espèce cible et du mode de conservation des
captures à bord du navire.
Article 2 (Voir erratum BO n°5720 du 26 mars 2009, p.1132, édition arabe)
Pour l'application du présent décret les termes " petits pélagiques " désignent les poissons des
espèces suivantes :
a. sardine (sardina pilchardus) ;
b. sardinelle (sardinella aurita et sardinella maderensis) ;
c. chinchard (trachurus trachurus ; trachurus traca ; trachurus ronchus et trachurus picturatus);
d. anchois (engraulis encrasicolus) ;
e. maquerau (scomber scombrus et scomber japonicus).
Article 3 : La pêche des petits pélagiques dans les zones indiquées à l'article premier ci-dessus doit
être effectuée au moyen de navires disposant d'une licence de pêche délivrée dans les conditions
fixées par le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) et sur laquelle il est mentionné
" licence de pêche des petits pélagiques ".
Seuls les navires disposant d'installations répondant aux normes d'hygiène et de salubrité fixées par
les dispositions du décret n°2-97-1003 du 29 chaoual 1426 (2 décembre 2005) relatif à l'inspection
sanitaire et qualitative des produits de la mer et d'eau douce susvisé peuvent bénéficier d'une
licence de pêche des petits pélagiques.
130
Article 4 : Pour chaque zone susmentionnée à l'article premier ci-dessus et, le cas échéant, pour
chaque pêcherie des petits pélagiques établie au sein de ces zones, le ministre chargé des pêches
maritimes fixe :
a. le total admissible de captures de petits pélagiques (TAC), déterminé, si nécessaire, par espèce
concernée ;
b. le tonnage global, le nombre et les caractéristiques des navires autorisés à pêcher les petits
pélagiques en tenant compte, le cas échéant, de l'espèce cible ;
c. les périodes et les espaces maritimes dans lesquels la pêche des petits pélagiques est interdite
notamment pour assurer la régénération des stocks des petits pélagiques ou en cas de
pollution du milieu marin ;
d. le nombre et les types d'engins de pêche autorisés en tenant compte notamment de la
catégorie des navires et des espèces cibles ;
e. le pourcentage de captures accessoires admis ;
f. les modalités de répartition entre les navires autorisés des volumes maxima de captures de
petits pélagiques admis ;
g. le ou les ports de débarquement obligatoires, le cas échéant.
Article 5 : Outre les mentions prévues par le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992)
précité, la licence de pêche des petits pélagiques doit comporter les mentions suivantes :
- la zone et, le cas échéant, la pêcherie des petits pélagiques prévues à l'article premier ci-
dessus ;
- le nombre et le type des engins de pêche autorisés à bord ;
- la ou les espèces autorisées ;
- les espèces accessoires autorisées et le pourcentage admis ;
- le volume de captures attribué au navire, le cas échéant ;
- le ou les ports de débarquement, si nécessaire.
Article 6 : Le capitaine ou le patron du navire bénéficiaire d'une licence de pêche des petits
pélagiques doit tenir un journal de pêche attaché au navire, sur lequel il doit indiquer, les dates et les
quantités des espèces pêchées y compris les espèces accessoires.
Le journal de pêche, établi selon le modèle fourni par le délégué des pêches maritime, est côté et
paraphé par celui-ci lors de la remise de la licence de pêche des petits pélagiques à l'armateur du
navire bénéficiaire ou à son représentant.
Le journal de pêche, dûment visé par le capitaine ou le patron après chaque débarquement des
espèces pêchées doit rester accessible à tout moment aux agents visés à l'article 43 du dahir n°1-73-
255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime susvisé.
Article 7 : Dès son arrivée au port, le capitaine ou le patron du navire doit déclarer au délégué des
pêches maritimes ou à la personne habilitée par lui à cet effet, les quantités d'espèces débarquées.
Il est immédiatement remis à ce capitaine ou patron, un document attestant ce débarquement avec
mention :
- de la date du débarquement ;
- des éléments permettant l'identification du navire, de son capitaine ou patron et de la
licence de pêche correspondante ;
- des quantités et des espèces de petits pélagiques et captures accessoires débarquées.
Le modèle de l'imprimé de déclaration est fourni par le délégué des pêches maritimes.
Copies de ces déclarations sont adressées par le délégué des pêches maritimes à l'institut national de
recherche halieutique.
131
Article 8 : Toute licence de pêche des petits pélagiques délivrée est immédiatement suspendue par le
ministre chargé des pêches maritimes ou la personne déléguée par lui à cet effet pour une durée
n'excédant pas trois mois :
1) lorsque le capitaine ou le patron du navire concerné ne débarque pas dans le ou les port(s)
indiqué(s) sur la licence de pêche correspondante sauf le cas de force majeure ;
2) s'il apparaît que les quantités débarquées sont supérieures à celles figurant sur le journal de pêche
ou à celles déclarées par le capitaine ou le patron ;
3) s'il est établi que le capitaine ou le patron du navire a continué de pêcher les petits pélagiques
alors que le volume de captures attribué au navire est atteint ;
4) en cas de défaut de tenue de journal de pêche ou en cas d'omission d'inscription des espèces
pêchées et/ou de la date de leur pêche sur ledit journal ou en cas d'absence de déclaration ou de
déclaration incomplète du débarquement des captures.
Article 9 : Le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime est chargé de l'exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin officiel.
132
Décret n°2-08-404 du 6 hija 1429 (5 décembre 2008) relatif à la composition et au mode de
fonctionnement de la commission nationale des signes distinctifs d’origine et de qualité
Vu la loi n°25-06 relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité des denrées alimentaires et des
produits agricoles et halieutiques, promulguée par le dahir n°1-08-56 du 17 joumada I 1429 (23 mai
2008) notamment ses articles 17 et 19;
Après examen par le Conseil des ministres réuni le 20 chaoual 1429 (20 octobre 2008)
DÉCRÈTE :
Article premier : La commission nationale des signes distinctifs d’origine et de qualité prévu à
l’article 17 de loi n°25-06 relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité des denrées
alimentaires et des produits agricoles et halieutiques, promulguée par le dahir n°1-08-56 du 17
joumada I 1429 (23 mai 2008) susvisée, est instituée auprès de l’autorité gouvernementale chargée
de l’agriculture.
Article 2 (modifié et complété par le décret n°2-20-939 du 25 joumada II 1442 (8 février 2021), article
premier)
La commission nationale est présidée par l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture ou son
représentant. Elle est composée, conformément aux dispositions de l’article 17 de la loi précitée
n°25-06, des membres suivants :
-1) En ce qui concerne les représentants de l’administration :
– Pour le département de l’agriculture :
- le directeur de développement des filières de production ou son représentant ;
- le directeur de la stratégie et des statistiques ou son représentant ;
- le directeur, de l’enseignement, de la formation et de la recherche ou son représentant ;
- le directeur du développement de l’espace rural et des zones de montagnes ou son
représentant ;
- le directeur des affaires administratives et juridiques ou son représentant.
– Pour le département de la pêche maritime :
- le directeur des industries de la pêche maritime ou son représentant ;
- le directeur des pêches maritimes ou son représentant.
– Pour le département des eaux et forêts :
- le directeur du développement forestier ou son représentant ;
- le directeur de la lutte contre la désertification et de la protection de la nature ou son
représentant.
– Pour le département chargé du commerce :
- le directeur de protection du consommateur, de la surveillance du marché et de la qualité ou
son représentant ;
- le directeur du commerce intérieur et de la distribution ou son représentant ;
– Pour le département de la santé :
- le directeur de l’épidémiologie et de lutte contre les maladies ou son représentant ;
2) En ce qui concerne les représentants des établissements publics intéressés :
133
- le directeur général de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaire ou son
représentant ;
- le directeur général de l’Office national du conseil agricole ou son représentant ;
- le directeur général de l’Agence pour le développement agricole ou son représentant ;
- le directeur général de l’Agence nationale pour le développement des zones oasiennnes et
de l’arganier ou son représentant ;
- le directeur général de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture ou son
représentant ;
- le directeur général de l’Office marocain de la propriété industrielle et commerciale ou son
représentant ;
- le directeur général de l’Agence nationale des plantes médicinales et aromatiques ou son
représentant ;
3) En ce qui concerne les représentants des institutions scientifiques concernés :
- le directeur de l’Institut national de la recherche agronomique ou son représentant ;
- le directeur de l’Institut national de la recherche halieutique ou son représentant.
4) En ce qui concerne les représentants des organisations professionnelles :
- un représentant de l’Association des chambres d’agriculture au Maroc ;
- un représentant de la Fédération des chambres de la pêche maritime ;
- un représentant de l’Interprofession agricole ou halieutique de la filière concernée par le
produit objet de la reconnaissance.
Les membres représentants les organisations professionnelles sont désignés par décision de
l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture sur proposition de leur organisation. En outre,
un représentant de la confédération marocaine d’agriculture et de développement rural assiste aux
travaux de la commission.
Le secrétariat de la commission nationale est assuré par le directeur de développement de
production.
Article 3 (modifié et complété par le décret n°2-20-939 du 25 joumada II 1442 (8 février 2021), article
premier)
La Commission nationale élabore et adopte un règlement intérieur qui définit les modalités de son
fonctionnement, notamment en ce qui concerne :
- le mandat de son secrétaire ;
- les attributions et le mode de fonctionnement des sous - commissions ;
- les conditions de constitution et de dissolution et les modalités de fonctionnement des
comités techniques spécialisés ;
- les formes selon lesquelles les avis sont donnés.
Le règlement intérieur est approuvé par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
Article 4 : Le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime est chargé de l’exécution du présent
décret qui prendra effet à la date de sa publication au Bulletin officiel.
134
Décret n°2-08-403 du 6 hijja 1429 (5 décembre 2008) pris en application de la loi n°25-06 relative
aux signes distinctifs d’origine et de qualité des denrées alimentaires et des produits agricoles et
halieutiques
Le premier ministre,
Vu la loi n°25-06 relative aux signes distinctifs d’origine et de qualité des denrées alimentaires et des
produits agricoles et halieutiques, promulguée par le dahir n°1-08-56 du 17 joumada I 1429 (23 mai
2008) ;
Après examen en conseil des ministres réuni le 20 chaoual 1429 (20 octobre 2008),
Décrète :
Chapitre premier : Reconnaissance des signes distinctifs d'origine et de qualité
Article premier : La demande de reconnaissance d'un signe distinctif d'origine et de qualité, prévue à
l'article 8 de la loi n°25-06 relative aux signes distinctifs d'origine et de qualité des denrées
alimentaires et des produits agricoles et halieutiques, promulguée par le dahir n°1-08-56 du 17
joumada I 1429 (23 mai 2008) susvisée, assortie du cahier des charges constitué conformément aux
dispositions de l'article 9 de la loi précitée et d'une fiche de synthèse, est déposée auprès de
l'autorité gouvernementale chargée de l'agriculture qui désigne la structure habilitée à vérifier la
conformité du dossier de demande.
Les dossiers conformes aux dispositions de la loi précitée n°25-06 sont transmis, pour avis à la
commission nationale des signes distinctifs d'origine et de qualité visée à l'article 17 de ladite loi dans
le délai d'un mois à compter de la date de sa réception.
Dans le cas où le dossier est incomplet le demandeur est invité à fournir les pièces manquantes ou
modifier sa demande dans un délai maximal de 60 jours à compter de la date de réception, par
l'intéressé, de cette notification.
A l'issue de ce délai, et si le dossier est toujours incomplet, celui-ci est renvoyé à son demandeur. Le
demandeur peut à tout moment retirer sa demande en notifiant sa décision à l'autorité
gouvernementale chargée de l'agriculture.
Article 2 : Sitôt réception du dossier de demande, la commission nationale, dans le respect des délais
prévus à l'article 10 de la loi précitée n°25-06 :
a) assure la publicité nécessaire dans les conditions fixées à l'article 11 de ladite loi ;
b) procède à l'examen du cahier des charges attaché à la demande et donne son avis sur
l'homologation éventuelle de celui-ci. Elle procède de même en cas de modification d'un
cahier des charges homologué ;
c) réceptionne et traite les déclarations d'opposition dans les cas où la demande concerne une
indication géographique ou une appellation d'origine ;
d) formule son avis quant à l'attribution du signe distinctif d'origine et de qualité demandé.
Article 3 : Lorsqu'une opposition est recevable conformément aux dispositions de l'article 12 de la loi
n°25-06, la commission fait rapport sur celle-ci et le joint à son avis concernant la demande.
Article 4 : Sitôt réception de l'avis de la commission concernant les demandes d'attribution d'un
signe distinctif d'origine et de qualité, l'autorité gouvernementale chargée de l'agriculture notifie au
demandeur la décision prise.
En cas de reconnaissance du signe distinctif d'origine et de qualité demandé, il est procédé par les
services compétents du ministère chargé de l'agriculture à l'inscription de celui-ci sur les registres
135
prévus à l'article 15 de la loi n°25-06 précitée, à sa publication au " Bulletin officiel " et à son
enregistrement à l'Office marocain de la propriété industrielle et commerciale (OMPIC).
Chapitre II : Agrément des organismes de certification et de contrôle des signes distinctifs d'origine
et de qualité
Article 5 : Les organisations de certification et de contrôle prévus à l'article 20 de la loi précitée n°25-
06 sont agréés par arrêté du ministre chargé de l'agriculture dans les conditions prévues à l'article
23.
Un organisme de certification et de contrôle peut être agréé pour la certification d'un ou de plusieurs
signes distinctifs d'origine et de qualité, selon les spécifications exigées lors de son agrément.
Article 6 : Dans le cas où un organisme de certification et de contrôle a l'intention de faire appel à un
autre organisme pour l'exécution de certaines opérations techniques, mention doit être faite, dans
son dossier de demande d'agrément, du ou des organismes(s) au(x) quel(s) il fait appel. Le ou les
organisme(s) appelé(s) à effectuer ces opérations doivent être agréé(s) conformément aux
dispositions de l'article 24 de la loi n°25-06 précitée.
Article 7 : L'agrément est attribué pour une durée de trois ans. Il est renouvelé, à la demande du
bénéficiaire, dans les mêmes conditions que celles qui ont prévalu à sa délivrance.
Article 8 : Les organismes de certification et de contrôle agréés tiennent à la disposition des services
compétents du ministère chargé de l'agriculture, tous documents permettant de contrôler leur
fonctionnement, la régularité de leurs actions et l'efficacité des contrôles qu'ils effectuent. Pour ce
faire, ils donnent accès à leurs locaux, installations et documents aux agents de la répression des
fraudes.
Ils communiquent aux services compétents du ministère chargé de l'agriculture toute modification
des conditions d'exécution de leurs activités. Ils adressent annuellement au ministre chargé de
l'agriculture un rapport annuel de leurs activités.
Article 9 : Les organismes de certification et de contrôle doivent :
a) communiquer annuellement, aux services compétents du ministère de l'agriculture, leur
programme de travail auprès des bénéficiaires d'un signe distinctif d'origine et de qualité dont ils
assurent le contrôle conformément à leur cahier des charges ;
b) prendre les mesures nécessaires pour que les informations et les données qu'ils acquièrent à la
suite de leurs actions de contrôle ne soient divulguées à quiconque en dehors de l'opérateur
concerné et des services compétents du ministère de l'agriculture ;
c) transmettre, au plus tard le 31 janvier de chaque année, aux services compétents du ministère de
l'agriculture, la liste des bénéficiaires d'un signe distinctif d'origine et de qualité dont ils assurent le
contrôle conformément à leur cahier des charges ;
d) informer les services compétents du ministère de l'agriculture de toute constatation d'une
irrégularité ou d'une infraction se rapportant à la mise en œuvre, par l'un des opérateurs soumis à
leur contrôle, des dispositions relatives aux signes distinctifs d'origine et de qualité.
Article 10 : Les organismes de certification et de contrôle sont inventoriés sur un registre tenu par les
services compétents du ministère de l'agriculture et mis à la disposition du public.
Chapitre III : Dispositions diverses
Article 11 : Les demandes de reconnaissance d'un signe distinctif d'origine et de qualité étranger,
reconnu dans le pays d'origine selon un dispositif similaire aux dispositions de la loi précité n°25-06
et déposées dans le cadre des dispositions de l'article 16 de ladite loi n°25-06 pour bénéficier de la
136
protection accordée par celle-ci, sont examinés conformément aux dispositions de la loi précitée et
du présent décret.
Dans le cas où le pays d'origine ne dispose pas d'un système de reconnaissance des signes distinctifs
d'origine et de qualité similaire à celui institué par la loi précitée n°25-06, les indications
géographiques et les appellations d'origine bénéficiant dans ledit pays d'une protection en tant que
marque collective ou marque collective de certification, peuvent bénéficier de ladite protection
conformément à la loi n°17-97 relative à la protection de la propriété industrielle, telle qu'elle a été
modifiée et complétée par la loi n°31-05, promulguée par le dahir n°1-05-190 du 15 moharrem 1427
(14 février 2006).
Article 12 : Les modèles des signes d'identification visuels ou " Logos " qui doivent être utilisés par les
bénéficiaires d'une indication géographique protégée ou une appellation d'origine protégée, prévues
à l'article 28 de la loi n°25-06 précitée sont présentés en annexe du présent décret.
Article 13 : Le ministre chargé de l'agriculture arrête :
- le modèle selon lequel sont établies les demandes de reconnaissance d'un signe distinctif
d'origine et de qualité ;
- la forme que doit revêtir l'insertion de la publicité de la demande prévue à l'article 11 de la
loi précitée n°25-06 ;
- la forme et les modalités de dépôt des déclarations d'opposition prévues à l'article 12 de la
loi précitée n°25-06 ;
- la forme et les modalités de tenue des registres prévus à l'article 15 de la loi n°25-06
précitée;
- les formes et les modalités selon lesquelles les producteurs ou transformateurs désirant
bénéficier d'un signe distinctif d'origine et de qualité effectuent la demande de certification
visée à l'article 20 de la loi précitée n°25-06 ;
- les modalités de délivrance, de suspension et de retrait d'agrément des organismes de
certification et de contrôle prévus à l'article 23 de la loi précitée n°25-06 ;
- les exigences en matière de compétence techniques et de capacité humaine et matérielles
auxquelles doivent répondre les organismes de certification et de contrôle conformément
aux dispositions de l'article 24 de la loi précitée n°25-06 ;
- les formes et modalités dans lesquelles le producteur ou le transformateur auquel un
organisme de certification et de contrôle a refusé la certification peut déposer une
réclamation auprès de l'autorité gouvernementale chargée de l'agriculture en vue d'un
réexamen de son dossier conformément aux dispositions de l'article 22 de la loi précitée
n°25-06 ;
- les formes et modalités de délivrance, de suspension et de retrait d'une certification.
Article 14 : Le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime est chargé de l'exécution du présent
décret qui prendra effet à la date de sa publication au Bulletin officiel.
137
138
Décret n°2-08-562 du 13 hija 1429 (12 décembre 2008) fixant les conditions et les modalités de
délivrance et de renouvellement des autorisations d'établissement de pêche maritime
Le premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, tel qu’il a été modifié et complété et notamment ses articles 28 à 32 ;
Sur proposition du ministre de l'agriculture et de la pêche maritime ;
Après avis du ministre de l'économie et des finances ;
Après consultation des chambres maritimes et de leur fédération ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 20 chaoual 1429 (20 octobre 2008),
Décrète
Chapitre premier : Dispositions générales
Article premier (modifié et complété par le décret n°2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre
2013), art. premier)
Conformément aux dispositions de l'article 28 du dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393
(23 novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime susvisé, les établissements de pêche
maritime définis à l'article 2 du présent décret lorsqu'ils ne sont pas implantées sur une propriété
privée, font l'objet d'une concession accordée dans le cadre d'une convention de création et
d'exploitation d'établissement de pêche maritime conclue entre le bénéficiaire et le ministre chargé
de la pêche maritime et approuvée par le ministre des finances.
Article 2 (modifié et complété par le décret n° 2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013),
art.2 ; puis modifié et complété par le décret n°2-18-244 du 3 ramadan 1440 (9 mai 2019), art.
premier)
Au sens du présent décret, on entend par :
I- Etablissement de pêche maritime, les madragues, les cages flottantes pour l’engraissement des
thonidés adultes et les fermes aquacoles définies comme suit :
a) madrague : toute installation ou autre structure fixe indépendante d'un navire de pêche immergé
partiellement ou totalement en mer aux fins d'y pratiquer la pêche maritime ainsi que les cages,
casiers, nasses et autres engins similaires utilisés à un poste fixe ;
b) cages flottantes pour l’engraissement des thonidés adultes : toute structure fixe, autre que celle
visée au a) ci-dessus, indépendante d’un navire de pêche et installée en mer, pour une période
inférieure six (6) mois, destinée à l’engraissement des thonidés adultes capturés par des madragues
ou des navires de pêche marocains ou battant pavillon étranger dûment autorisés conformément à
la législation et la réglementation en vigueur ;
c) ferme aquacole : tout équipement ou installation fixe ou mobile, permanent en mer, sur le littoral
ou dans les lagunes classées conformément aux dispositions de l’article premier du dahir portant loi
précité n°1-73-255 ou toute construction à terre, y compris les écloseries, utilisant de l'eau de mer
extraite du milieu naturel ou de l'eau ayant les mêmes caractéristiques physico-chimiques pour
l'élevage ou l'engraissement des jeunes de toutes espèces halieutiques ou pour la culture des
végétaux marins ou la conservation à l'état vivant des poissons, des mollusques, des crustacés, des
gastéropodes et/ou tous autres organismes aquatiques marins.
Les aquariums et les viviers constitués à des fins privées, de loisir ou d'exposition ou de vente en
détail ne sont pas considérés fermes aquacoles.
139
II- navire de servitude : tout navire de support autre qu’un navire de pêche et immatriculé en tant
que tel par les services compétents du département de la pêche maritime, utilisé dans
l’établissement de pêche, notamment pour le transport des personnes, du matériel tel que filets et
cages, des aliments ou des espèces halieutiques pêchées, élevées, engraissées, cultivées ou
conservées.
Chapitre II : De l'autorisation d'établissement de pêche maritime
Article 3 : (modifié par le décret n°2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013), art.4)
La demande d'autorisation de création et d'exploitation d'un établissement de pêche maritime
assortie du projet de convention est déposée, contre récépissé, et enregistrée auprès du service
désigné à cet effet par le ministre chargé de la pêche maritime.
Article 4 : (modifié et complété par le décret n° 2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013),
art.2)
Le projet de convention, établi selon le modèle fixé par arrêté du ministre chargé de la pêche
maritime et accompagné des pièces qui y sont indiquées doit comprendre notamment :
- toutes les mentions propres à identifier le demandeur, personne physique ou morale ;
- la nature du projet, objet de la demande ;
- le lieu choisi pour l‘implantation de l’établissement de pêche maritime avec indication des
délimitations de celui-ci ;
- la ou les espèces qui seront capturées, élevées, engraissées, cultivées ou conservées dans le
milieu marin ;
- les méthodes de capture, d’élevage, d’engraissement, de culture ou de conservation dans le
milieu marin qui seront pratiquées ;
- les conditions dans lesquelles l’exploitation de l’établissement de pêche maritime est
envisagée ;
- la mention des autorisations de création et d’exploitation d’établissement de pêche arrivées
ou non à expiration dont il bénéficie ou a bénéficié.
En outre une étude relative aux conséquences sur le milieu et l’écosystème marins, des rejets de
toute nature en provenance de l’établissement de pêche maritime sera jointe à la demande.
Pour les projets de fermes aquacoles, cette condition est considérée comme remplie lorsque le
demandeur accompagne son dossier de la décision d’acceptabilité environnementale prévue par
l’article 7 de la loi n°12-03 relative aux études d’impact sur l’environnement à condition, toutefois,
que ladite étude comprenne une partie relative aux rejets de toute nature en provenance de la
ferme aquacole contenant notamment les types de rejets générés par celle-ci, leurs conséquences
sur le milieu marin et l’écosystème halieutique, les méthodes d’évaluation utilisées pour mesurer
lesdites conséquences et l’indication, le cas échéant, des actions ou méthodes envisagées pour
réduire lesdites conséquences.
Article 5 : les autorisations de création et d’exploitation d’un établissement de pêche maritime sont
délivrées, après consultation de l’institut national de recherche halieutique (INRH), et en tenant
compte de la pêche déjà pratiquée et des activités des autres établissements de pêche maritime déjà
autorisés dans la zone maritime ou dans les zones maritimes limitrophes de la zone demandée pour
l’implantation dudit établissement de pêche maritime.
Article 6 : Aucune autorisation ne peut être accordée si, d’après l’avis de l’INRH, l’étude visée à
l’article 4 ci-dessus fait apparaître un risque de contamination des eaux maritimes ou si l’activité de
l’établissement de pêche maritime dont la création est demandée, y compris lorsqu’il s’agit d’une
ferme aquacole établie à terre, met en danger la vie des espèces halieutiques vivant dans les eaux
maritimes, nuit à leur reproduction ou perturbe leur habitat
140
Article 7 : (modifié et complété par le décret n°2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013),
art.2 ; puis modifié et complété par le décret n°2-18-244 du 3 ramadan 1440 (9 mai 2019), art.
premier)
La convention accompagnant l’autorisation mentionne notamment, outre les éléments visés à
l’article 4 ci-dessus :
- la nature des activités autorisées ;
- les limites d’implantation de l’établissement et de sa zone de protection lorsqu’il est situé
dans les eaux maritimes ;
- la ou les espèces halieutiques pêchées, élevées, engraissées, cultivées ou conservées dans le
milieu marin ;
- les filets, engins, instruments et/ou modes de pêche ou types ou techniques d’élevage,
d’engraissement, de culture ou de conservation dans le milieu marin utilisés ou prohibés
selon le cas ;
- le nombre et les caractéristiques des navires de servitude pouvant être utilisés dans
l’établissement de pêche si nécessaire ;
- les modalités de gestion des déchets et les conditions et méthodes de traitement des rejets
occasionnés par l’exploitation de l’établissement de pêche ;
- la durée de l’autorisation, qui ne peut excéder cinq (5) ans, renouvelable, pour les madragues
et les cages flottantes pour l’engraissement des thonidés adultes et dix (10) ans,
renouvelable, pour les fermes aquacoles ;
- les conditions particulières d’exploitation selon qu’il s’agit d’une madrague, de cages
flottantes pour l’engraissement des thonidés adultes et ou d’une ferme aquacole. Dans le cas
des madragues et des cages flottantes pour l’engraissement des thonidés adultes, la période
durant laquelle elles peuvent être utilisées en mer au cours de l’année, doit être mentionnée
avec l’indication des dates de calage et de retrait ;
- les droits et obligations particulières du bénéficiaire de l’autorisation ;
- la provenance des espèces introduites dans l’établissement. Dans le cas de cages flottantes
pour l’engraissement des thonidés adultes, il est permis que les thonidés adultes
proviennent de madragues ou d’un ou plusieurs navires de pêche ;
- les prescriptions concernant le respect des conditions réglementaires d’hygiène et de
salubrité applicables à la manipulation, au traitement et à la commercialisation des produits
halieutiques ;
- les conditions de commercialisation des espèces, si nécessaire ;
- le montant et les modalités de paiement des redevances dans les cas de concession ;
- les conditions de signalisation des installations en mer ;
- le contrôle et la surveillance par le bénéficiaire de l’autorisation du site exploité ;
- le mode de règlement des différends ;
- toutes autres mentions utiles en relation avec la convention et, dans le cas des fermes
aquacoles implantées sur des propriétés privées, la référence au(x) titre(s) foncier(s)
concerné(s) ou lorsque le demandeur n’est pas le propriétaire de celles-ci, les références du
ou des documents en vertu desquels il est habilité à les exploiter.
Article 7 bis : (ajouté par le décret n°2-18-244 du 3 ramadan 1440 (9 mai 2019), art.2)
Le registre prévu à l’article 28-1 du dahir portant loi précité n°1-73-255 dont le modèle est fixé
conformément à l’article 13 du décret n°2-17-456 du 26 joumada II 1439 (15 mars 2018) pris pour
l’application de certaines dispositions du dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1373 (23
novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime, comprend une page de garde
mentionnant les références de l’établissement de pêche et autant de feuillets que nécessaire
permettant la traçabilité des activités de l’établissement de pêche, avec la mention de toutes les
141
espèces concernées, leurs dates d’entrée et de sortie, leur origine ou provenance et toutes autres
mentions nécessaires à la bonne gestion et au contrôle des activités.
Article 8 (modifié et complété par le décret n°2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013),
art.2)
Lors de l’établissement de la convention, il est tenu compte, pour la délimitation de la zone maritime
réservée à l’exploitation d’un établissement de pêche maritime, des nécessités d’assurer la liberté et
la sécurité de la navigation maritime aux alentours de ladite zone. En outre, dans le cas des
madragues, une zone maritime d’une largeur minimale de 5 milles marins, calculée à partir des
extrémités les plus proches de deux madragues, doit séparer celles-ci.
Article 9 : Un extrait reprenant les principales mentions contenues dans la convention est publié au
«Bulletin officiel» par arrêté conjoint du ministre chargé de la pêche maritime et du ministre des
finances. Toute modification d’une convention en cours de validité doit faire l’objet d’un avenant
conclu et publié dans les conditions prévues pour la convention à laquelle il est attaché.
Article 10 : Les autorisations d’établissement de pêche maritime sont renouvelées, sur demande de
leurs bénéficiaires, dans les mêmes conditions et modalités que celles fixées par le présent décret
pour leur délivrance. La demande de renouvellement doit être déposée au plus tard six mois avant
l’expiration de l’autorisation en cours de validité.
Article 11 (modifié et complété par le décret n° 2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013),
art.2, puis modifié et complété par le décret n°2-18-244 du 3 ramadan 1440 (9 mai 2019), art.
premier)
Toute autorisation d’établissement de pêche maritime est immédiatement suspendue pour une
durée qui ne peut excéder six (6) mois dans les cas suivants :
1. s’il apparaît que les activités dudit établissement, notamment lorsqu’il s’agit d’une ferme
aquacole, menacent les espèces halieutiques se trouvant dans les eaux maritimes ou si elles nuisent
à leur capacité de reproduction ou perturbe leur habitat. Une nouvelle demande peut être faite
lorsque l’exploitant a pris toutes les mesures exigées pour mettre fin à cette menace ;
2. en cas de non respect des termes de la convention attachée à l’autorisation ;
3. pour les madragues, en cas de capture d’espèces accessoires au-delà de quota accordé
conformément à la réglementation en vigueur relative aux espèces concernées, ou en cas de non
retrait de la madrague à la date prévue dans la convention concernée ;
4. en cas de non paiement de la redevance dans les délais lorsque celle-ci est prévue dans la
convention.
5. dans le cas des cages flottantes pour l’engraissement des thonidés adultes, en cas d’engraissement
d’espèces autres que les thonidés adultes et en cas de non retrait de la cage flottante à la date
prévue dans la convention concernée.
Durant la période de suspension de l’autorisation, le bénéficiaire est autorisé, sous le contrôle
scientifique de l’INRH, à transférer les espèces halieutiques dans un autre établissement de pêche
maritime dûment autorisé, ou à les vendre.
Passé ce délai, si le bénéficiaire n’a pas remédié aux manquements ayant entraîné la suspension, le
ministre chargé de la pêche maritime retire l’autorisation. En cas de concession, il est mis fin à celle-
ci.
Les espèces halieutiques se trouvant dans l‘établissement de pêche doivent être immédiatement
transférées, sous le contrôle scientifique de l’INRH dans un autre établissement de pêche maritime
142
dûment autorisé, vendues ou détruites si lesdites espèces présentent un risque pour les autres
espèces halieutiques.
Chapitre III : De l’exploitation des établissements de pêche maritime
Article 12 (modifié et complété par le décret n° 2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013),
art.2)
Tout établissement de pêche maritime, bénéficie, lorsqu’il est implanté dans les eaux maritimes,
d’une zone de protection située autour de ses limites extérieures d’implantation dont la largeur ne
peut excéder 200 mètres pour les fermes aquacoles, et ne peut être inférieure à 350 mètres autour
desdites limites pour les établissements de pêche maritime autres que les fermes aquacoles. Cette
zone de protection doit être signalée de jour comme de nuit, conformément à la réglementation
applicable en matière de sécurité de la navigation maritime.
Dans cette zone, la pêche et la navigation maritimes autres que celles pratiquées aux fins de
l’exploitation de l’établissement de pêche concerné sont interdites.
Article 13 (modifié par le décret n° 2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013), art.4)
Aucune espèce halieutique autre que celles figurant sur la convention ne peut être introduite dans
un établissement de pêche maritime.
Tout introduction dans un établissement de pêche maritime d’espèces halieutiques en provenance
d’un autre établissement de pêche maritime doit faire l’objet d’une déclaration préalable au ministre
changé de la pêche maritime qui peut différer cette introduction pour prendre l’avis de l’INRH ou
l’interdire dans le cas où une telle introduction serait susceptible de mettre en danger la vie des
espèces halieutiques vivant dans les eaux maritimes, nuire à leur reproduction ou perturber leur
habitat.
Article 14 : Dans un établissement de pêche maritime, il ne peut être introduit, élevé, engraissé,
cultivé ou conservé dans le milieu marin aucun organisme aquatique exogène ou génétiquement
modifié, sans l’autorisation préalable du ministre chargé de la pêche maritime qui fixe en accord avec
l’INRH, les conditions dans lesquelles il permet cette introduction. Pour ce faire, l’INRH détermine les
protocoles de suivi scientifique auxquels ces organismes aquatiques doit être soumis lorsque
l’introduction, l’élevage, l’engraissement, la culture ou la conservation dans le milieu marin de celui-
ci ne présente aucun danger pour les espèces halieutiques, leur habitat, ou leur reproduction.
De même, aucun organisme aquatique appartenant à un établissement de pêche maritime ne peut
être transféré dans le milieu marin sans l’accord préalable du ministre chargé de la pêche maritime
qui prend l’avis de l’INRH avant de donner son accord.
En cas de manquement aux dispositions du présent article, et sauf le cas de force majeure, les
espèces ainsi introduites sont immédiatement détruites aux frais du concessionnaire et l’autorisation
dont il bénéficie est immédiatement suspendue jusqu’à l’établissement par l’Institut national de
recherche halieutique d’un rapport indiquant que l’établissement peut être de nouveau ouvert sans
danger pour les espèces halieutiques ou le milieu marin.
Article 15 : En cas d’utilisation d’embarcations pour les besoins de l’exploitation de l’établissement
de pêche maritime, celles-ci sont considérées comme des navires de servitude dépourvus de licence
de pêche. Ils ne peuvent, en aucun cas, donner droit à la délivrance de la licence de pêche prévue à
l’article 2 du dahir portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973), même en
cas d’arrêt de l’activité de l’établissement de pêche maritime.
Le concessionnaire de l’établissement de pêche maritime déclare au ministre chargé de la pêche
maritime, préalablement à leur exploitation, le nombre et les caractéristiques des navires de
servitude qu’il emploie ou compte employer pour son activité.
143
Article 16 (modifié par le décret n°2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013), art.4).
Toute modification occasionnée par la vente, la location ou la transmission d’un établissement de
pêche maritime dûment autorisée par le ministre chargé de la pêche maritime conformément aux
dispositions de l’article 29 du dahir portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre
1973) fait l’objet d’un avenant à la convention.
L’autorisation accordée et l’avenant à la convention sont publiés au «Bulletin officiel» dans les
conditions prévues à l’article 9 ci-dessus.
Article 17 (modifié et complété par le décret n° 2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013),
art. premier)
Les établissements de pêche maritime demeurés sans utilisation durant une période supérieure à
une année peuvent être déclarés vacants conformément aux dispositions de l’article 31 du dahir
portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973).
Toutefois, en cas de motif légitime présenté par le concessionnaire, le ministre chargé de la pêche
maritime peut accorder, pour une période ne pouvant excéder une année, non renouvelable, le droit
de surseoir à l’exploitation de l’établissement de pêche maritime concerné. A l’issue de cette période
et si l’établissement de pêche maritime n’est toujours pas exploité, le ministre chargé de la pêche
maritime prononce la vacance de celui-ci.
La déclaration de vacance et le transfert, le cas échéant, du bénéfice de la convention de concession
à un autre concessionnaire font l’objet d’un arrêté conjoint du ministre chargé de la pêche maritime
et du ministre des finances.
Les dispositions du présent article ne s’appliquent pas aux fermes aquacoles implantées sur des
propriétés privées.
Article 18 (abrogé et remplacé par le décret n°2-13-64 du 30 moharrem 1435 (4 décembre 2013),
art.3 ; puis modifié et complété par le décret n°2-18-244 du 3 ramadan 1440 (9 mai 2019), art.
premier)
Les concessions visées à l’article premier ci-dessus donnent lieu au paiement d’une redevance
annuelle composée d’un droit fixe déterminé en tenant compte notamment du type d’activité
autorisée et de son lieu d’implantation et, le cas échéant, d’un droit variable assis sur les ventes des
espèces capturées, élevées ou engraissées ou cultivées ou conservées à l’état vivant au sein dudit
établissement.
Toutefois, pour les cages flottantes pour l’engraissement des thonidés adultes, le droit variable est
appliqué uniquement sur le montant des ventes effectuées sur les surplus de poids des quantités
initiales de thonidés mis en cage.
Le montant de la redevance annuelle ainsi que les modalités de son paiement sont fixés, pour chaque
type d’activité visée à l’article 2 ci-dessus, par arrêté conjoint du ministre chargé des finances et du
ministre chargé de la pêche maritime.
Le montant de la redevance annuelle due au titre de chaque convention de concession et les
modalités de son paiement sont indiqués dans la convention correspondante et mentionnés dans
l'arrêté prévu à l’article 9 ci-dessus.
Article 19 : Le présent décret entre en vigueur à compter de la date de sa publication au Bulletin
officiel.
Les établissements de pêche maritime bénéficiant d'autorisations à la date de publication du présent
décret demeurent régis par les conventions signées entre le ministre chargé de la pêche maritime et
le concessionnaire et visées par le ministre des finances, jusqu’à la date de leur expiration.
144
Toutes les dispositions des articles 13 et 14 ci-dessus leur sont applicables. Elles sont renouvelées ou
modifiées dans les conditions fixées par le présent décret.
Article 20 : Le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime et le ministre de l'économie et des
finances, sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié
au bulletin officiel.
145
Décret n°2-09-482 du 5 hija 1430 (23 novembre 2009) pris pour l’application de la loi n°25-08
portant création de l’office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires
Le premier ministre,
Vu la loi n°25-08 portant création de l’office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires
promulgué par le dahir n°1-09-20 du 22 safar 1430 (18 février 2009) ;
Vu le dahir portant loi n°1-77-185 du 5 chaoual1397 (19 septembre 1997) relatif à la présidence des
conseils d’administrations des établissements publics nationaux et régionaux,
Décrète
Article premier : Le siège de l’office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires est fixé à
Rabat.
Article 2 : La tutelle de l’office est exercée par le ministre chargé de l’agriculture.
Article 3 : Le conseil d’administration de l’office national de sécurité sanitaire des produits
alimentaires est présidé par le premier ministre ou par l’autorité gouvernementale déléguée par lui à
cet effet.
Il est composé des membres suivants :
- le ministre de l’intérieur ou son représentant ;
- le ministre chargé des finances ou son représentant ;
- le ministre chargé de la santé ou son représentant ;
- le ministre chargé de l’agriculture ou son représentant ;
- le ministre chargé de la pêche maritime ou son représentant ;
- le ministre chargé de l’industrie ou son représentant ;
- le ministre chargé du commerce ou son représentant ;
- le ministre chargé du commerce extérieur ou son représentant ;
- trois représentants du ministre de l’agriculture désignés à cet effet par l’autorité
gouvernementale chargée de l’agriculture.
Article 4 : Le ministre de l’économie et des finances et le ministre de l’agriculture et de la pêche
maritime sont chargés, chacun en ce qui le concerne de l’exécution du présent décret qui sera publié
au Bulletin officiel.
146
Décret n°2-09-674 du 30 rabii I 1431 (17 mars 2010) fixant les conditions et les modalités
d'installation et d'utilisation à bord des navires de pêche d'un système de positionnement et de
localisation continue utilisant les communications par satellite pour la transmission des données
Le premier ministre,
Vu la Constitution, notamment son article 64,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, tel qu'il a été modifié et complété, notamment ses articles 35 (4°), 45 et 45 bis;
Vu le dahir n°1-81-179 du 3 joumada II 1401 (8 avril 1981) portant promulgation de la loi n°1-81
instituant une zone économique exclusive de deux cent mille marins au large des côtes marocaines ;
Vu le dahir n°1-97-162 du 2 rabii II 1418 (7 août 1997) portant promulgation de la loi n°24-96 relative
à la poste et aux télécommunications, telle qu'elle a été modifiée et complétée, notamment ses
articles 4, 9, 15, 16 et 29 ;
Vu le décret n°2-63-397 du 6 joumada II 1383 (26 octobre 1963) fixant la composition et le
fonctionnement des commissions de visite de sécurité nautique ;
Vu le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités
de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive ;
Vu le décret n°2-07-1274 du 4 kaada 1428 (15 novembre 2007) relatif aux attributions du ministre de
l’agriculture et de la pêche maritime ;
Sur proposition du ministre de l'agriculture et de la pêche maritime ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes et de leur fédération ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 18 rabii I 1431 (5 mars 2010),
Décrète
Article premier (modifié et complété par le décret n°2-18-104 du 2 rabii II 1440 (10 décembre 2018),
art. premier)
En application de l'article 45 bis du dahir portant loi susvisé n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23
novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime, les catégories des navires soumis à
l'obligation de disposer à leur bord d'un système de positionnement et de localisation continue
utilisant les communications par satellite, appelé ci-après « dispositif de positionnement et de
localisation» sont les suivantes :
1. les navires de pêche battant pavillon marocain opérant au-delà de la zone économique
exclusive ;
2. les navires de pêche battant pavillon marocain pêchant dans le cadre d'une pêcherie faisant
l’objet de mesures de conservation et de gestion décidées au sein d'une organisation
régionale de gestion des pêches ;
3. les navires battant pavillon marocain ou étranger d’une jauge brute supérieure à trois (03)
unités de jauge bénéficiant d'une licence pour la pêche dans la zone économique exclusive.
Mention de cette obligation est faite sur la licence de pêche du navire ou sur l’autorisation visée à
l’article 2-1 du dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant
règlement sur la pêche maritime avec les références du dispositif installé à son bord.
Toutefois, par dérogation aux dispositifs ci-dessus, l’autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime peut fixer par arrêté :
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- les catégories de navires de pêche d'une jauge brute supérieure à trois (03) unités de jauge
dispensés de l’obligation de disposer à leur bord de système de positionnement et de
localisation susmentionné en raison de l’insuffisance de leur alimentation électrique ou s’il
s’agit de navires de pêche non pontés ;
- les catégories de navires de pêche d'une jauge brute égale ou inférieure à trois (3) unités de
jauge, qui en raison du type de pêche pratiqué et/ou de la zone concernée par ladite pêche,
doivent disposer à leur bord du système de positionnement et de localisation susmentionné.
Article 2 : Seuls les appareils et équipements agréés par l’Agence nationale de réglementation des
télécommunications conformément à la réglementation en vigueur peuvent être utilisés à bord des
navires indiqués à l’article premier ci-dessus.
Ces appareils et équipements doivent permettre l'utilisation du système de communication par
satellite compatible avec les installations de réception dont disposent les autorités habilitées à
exercer la recherche et la constatation des infractions aux dispositions du dahir portant loi précité
n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973).
Article 3 (modifié et complété par le décret n°2-18-104 du 2 rabii II 1440 (10 décembre 2018), art.
premier)
Le dispositif de positionnement et de localisation comprend la pose et l'installation des appareils et
équipements nécessaires pour localiser de manière continue par satellite le navire concerné et
permettre ses communications avec les installations de réception visées à l’article 2 ci-dessus.
Une fois installé à bord du navire, ce dispositif doit assurer de manière continue la transmission
automatique des informations permettant :
- l‘identification du navire à bord duquel est installé ledit dispositif ;
- la détermination de la position la plus récente dudit navire ;
- la date et l’heure de cette détermination ;
- la vitesse et la route du navire ;
- toutes autres informations nécessaires au suivi, à la surveillance et au contrôle des activités
de pêche maritime exercées par ledit navire.
Article 4 (modifié et complété par le décret n°2-18-104 du 2 rabii II 1440 (10 décembre 2018), art.
premier)
L’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime fixe par arrêté :
- les systèmes de communication par satellite utilisés dans le cadre du dispositif de
positionnement et de localisation, compatibles avec les installations de réception mentionnées
à l’article 2 ci-dessus. La fourniture des services par ces systèmes doit être assurée, par les
exploitants de réseaux publics de télécommunication autorisés, à cet effet, conformément aux
dispositions de la loi n°24-96 relative à la poste et aux télécommunications, telle que modifiée
et complétée et titulaires de licence prévue par l’article 2 de ladite loi ;
- la liste des appareils et équipements nécessaires constituant le dispositif de positionnement
et de localisation, en tenant compte de la catégorie à laquelle appartient le navire concerné
ainsi que de ses caractéristiques et de la navigation qu'il pratique habituellement notamment
son éloignement par rapport à la côte.
Article 5 : Le dispositif de positionnement et de localisation est acquis, mis en place et maintenu en
état de fonctionnement continu à bord du navire aux frais et risques de son armateur.
Article 6 : Le dispositif de positionnement et de localisation est scellé sur le navire dans un lieu
protégé et installé de manière à ne pas interférer avec les autres équipements radioélectriques du
bord et à ne pas gêner les mouvements de l’équipage. II doit disposer d'un mode d'alimentation en
énergie garantissant une autonomie de fonctionnement d'au moins quarante-huit (48) heures.
148
II doit être visible et facilement repérable par les agents habilités à rechercher et constater les
infractions aux dispositions du dahir portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre
1973) et accessible en toute circonstance lors de leur contrôle.
Dès son installation à bord du navire, il est procédé, sous l'autorité du délégué des pêches maritimes,
à la configuration du dispositif en vue d'assurer notamment la sécurité de la transmission des
informations prévues à l’article 3 ci-dessus.
Article 7 : Toute installation d'un dispositif de positionnement et de localisation donne lieu, en
présence de l’armateur ou de son représentant, à une visite de sécurité nautique destinée à s’assurer
que ledit dispositif est opérationnel et qu’il est conforme aux dispositions du présent décret.
A l’issue de cette visite, le délégué des pêches maritimes du lieu de la visite délivre, sans frais, un
certificat attestant de la conformité dudit dispositif. Ce certificat est établi selon le modèle fixé par le
ministre chargé de la pêche maritime après avis de l’Agence nationale de réglementation des
télécommunications.
Le certificat de conformité est renouvelé, dans les mêmes conditions, lors des visites réglementaires
de sécurité du navire et à l’issue des travaux de réparation du dispositif de positionnement et de
localisation ou en cas de panne ou en cas de renouvellement de celui-ci.
Article 8 (modifié et complété par le décret n°2-18-104 du 2 rabii II 1440 (10 décembre 2018), art.
premier)
Aucun navire de pêche devant disposer conformément à l'article premier ci-dessus d'un dispositif de
positionnement et de localisation ne peut prendre la mer en vue d'effectuer des opérations de
pêche :
- s’il n'est pas muni du certificat de conformité ;
- si le dispositif n'existe pas à bord ou s'il est inopérant ou s’il présente des
dysfonctionnements ;
- si le dispositif installé à bord ne correspond pas à celui mentionné dans le certificat de
conformité.
Article 9 : Abrogé par le décret n°2-18-104 du 2 rabii II 1440 (10 décembre 2018), art.2
Article 10 (modifié et complété par le décret n°2-18-104 du 2 rabii II 1440 (10 décembre 2018), art.
premier)
En cas de défaillance technique ou de non fonctionnement du dispositif de positionnement et de
localisation alors que le navire concerné est sur les lieux de pêche, le capitaine, le patron du navire,
l'armateur ou son représentant communique au département de la pêche maritime et à intervalles
réguliers, fixés par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime, la dernière
positon du navire, sa vitesse et son cap.
La communication de la position, de la vitesse et du cap du navire doit être effectuée par tout moyen
faisant preuve de la réception y compris par voie électronique conformément à la législation et à la
réglementation en vigueur.
149
Article 12 (modifié et complété par le décret n°2-18-104 du 2 rabii II 1440 (10 décembre 2018), art.
premier)
En cas de constatation par le service compétent du Département de la pêche maritime de l’absence
de transmission des informations mentionnées à l’article 10 ci-dessus à partir du dispositif de
positionnement et de localisation continue installé à bord du navire se trouvant sur un lieu de pêche,
cette interruption doit être communiquée, au capitaine, patron, à l’armateur ou son représentant
dudit navire dans un délai ne dépassant pas 72 heures ouvrables à compter de la constatation de
l’arrêt de la transmission d’informations.
Article 13 (modifié et complété par le décret n°2-18-104 du 2 rabii II 1440 (10 décembre 2018), art.
premier)
Les défaillances, non fonctionnement et arrêts du dispositif de positionnement et de localisation
prévus aux articles 10 et 11 ci-dessus sont répertoriés, par le service compétent du ministère chargé
de la pêche maritime, sur un registre côté et paraphé sur lequel il est mentionné jour par jour et par
ordre de date, sans rature, interligne, transposition, ni abréviation, pour chaque défaillance, non
fonctionnement ou arrêt le nom du navire concerné, son numéro d’immatriculation, la dernière
position émise par ledit dispositif, l'heure et la date de la dernière transmission automatique reçue.
Ce registre peut être établi sous forme électronique conformément à la législation et à la
réglementation en vigueur en la matière.
Article 14 : Lors du retour du navire au port et avant le remplacement ou la réparation éventuels du
dispositif inopérant, il est procédé par le délégué des pêches maritimes conformément aux
dispositions, de l'article 35 (4°) du dahir portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23
novembre 1973) à une enquête contradictoire aux fins de déterminer les circonstances de la
défaillances, du non fonctionnement ou de l'arrêt dudit dispositif et d’établir, le cas échéant, les
responsabilités en vue de sanctions.
Cette enquête comprend notamment l’inspection du dispositif de positionnement et de localisation
inopérant dans un délai de soixante-douze (72) heures courant à compter de l'accostage du navire
ainsi que l'examen du rapport du capitaine ou du patron, de l'extrait du registre visé à l’article 13 ci-
dessus, des rapports et des dépositions des membres de l’équipage, le cas échéant, et de tout autre
document utile.
Sitôt la fin de l’inspection du dispositif ou à l’expiration du délai de soixante-douze (72) heures
mentionné ci-dessus, l'armateur du navire peut procéder à la réparation ou au remplacement du
dispositif inopérant.
Article 15 : A l‘issue de l‘enquête prévue à l'article 14 ci-dessus, le délégué des pêches maritimes
établit un rapport circonstancié et le cas échéant, si I'infraction est avérée, rédige un procès-verbal
d'infraction et fait application des procédures prévues par le dahir portant loi précité n°1-73-255 du
27 chaoual 1393 (23 novembre 1973).
Article 16 : Le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime et le ministre de l’industrie, du
commerce et des nouvelles technologies sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution
du présent décret qui entrera en vigueur à compter de la date de sa publication au Bulletin officiel.
150
Décret n°2-10-122 du 23 rejeb 1431 (6 juillet 2010) portant création du Comité national des
mesures sanitaires et phytosanitaires
Le premier ministre
Vu la constitution, notamment son article 63 ;
Vu le décret n°2-09-168 du 25 joumada I 1430 (21 mai 2009) relatif aux attributions et à
l’organisation des directions centrales du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime-
département de l’agriculture ;
Considérant les engagements du Royaume du Maroc au titre de la mise en œuvre de l’accord sur les
mesures sanitaires et phytosanitaires de l’accord sur l’Organisation mondiale du commerce (OMC)
auquel le Royaume du Maroc est partie ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 6 rejeb 1431 (19 juin 2010),
Décrète
Chapitre I - Dispositions générales
Article premier : Il est créé, un Comité national des mesures sanitaires et phytosanitaires, dénommé
ci après « Comité national SPS », placé auprès de l’autorité gouvernementale chargée de
l’agriculture.
Article 2 : Le Comité national SPS a pour mission de contribuer à l’élaboration de la politique
nationale en matière sanitaire et phytosanitaire et à la mise en œuvre de celle-ci.
A cet effet, il est chargé de :
- Proposer des actions pour la mise en œuvre l’accord sur l’application des mesures sanitaires
et phytosanitaires de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) ;
- Etudier les mesures sanitaires et phytosanitaires prises par les pays membres de l’OMC et
d’en informer les autorités et professionnels concernés ;
- Participer à l’élaboration des propositions que le Maroc entend faire au Comité des mesures
sanitaires et phytosanitaires de l’OMC ;
- Diffuser, aux membres du Comité national SPS, toutes notifications reçues et faites par les
pays membres de l’OMC ;
- Informer les partenaires commerciaux de la mise en application des nouvelles
réglementations et normes internationales portant sur l’innocuité des produits animaux et
végétaux et sur la santé animale et végétale ;
- Contribuer à la prise en compte des mesures sanitaires et phytosanitaires dans les
programmes de développement économique et social et, à cet effet, formuler toute
recommandation pertinente en la matière ;
- Coordonner et organiser, en concertation avec les institutions et organismes compétents de
l’Etat, des campagnes de sensibilisation en matière sanitaire et phytosanitaire ;
- Contribuer à la vulgarisation des travaux et études nationaux et internationaux en matière
sanitaire et phytosanitaire ;
Chapitre II- Composition et fonctionnement du Comité national des mesures sanitaires
et phytosanitaires
Article 3 : Le Comité national SPS est présidé par l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture,
ou son représentant désigné à cet effet. Il comprend les membres suivants :
- Au titre de l’agriculture :
* Le représentant de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires ;
151
* Le représentant de l’établissement autonome du contrôle et de la coordination des
exportations ;
* Le représentant de l’institut agronomique et vétérinaire Hassan II ;
* Le représentant de la direction de la stratégie et des statistiques ;
- Au titre des affaires étrangères et de la coopération :
* Le représentant de la direction de la coopération multilatérale.
- Au titre de la santé :
* Le représentant de la direction de l’épidémiologie et de la lutte contre les maladies.
- Au titre de la pêche maritime :
* Le représentant de la direction de l’institut des pêches ;
* Le représentant de l’institut national de recherche halieutique.
- Au titre du commerce extérieur :
* Le représentant de la direction des relations commerciales internationales ;
* Le représentant de la direction de la politique des échanges commerciaux.
- Au titre du commerce et de l’industrie :
* Le représentant de la direction de la production industrielle ;
* Le représentant de la direction de la normalisation et de la promotion de la Qualité.
Article 4 : Le Comité national SPS peut, lorsque la nature des questions mises à l’ordre du jour le
nécessite, s’adjoindre tout représentant d’un autre département ministériel ou organisme ou
institution à caractère scientifique ou tout expert connu en raison de ses connaissances ou de ses
compétences dans les domaines sanitaire ou phytosanitaire.
Les membres du Comité national SPS sont désignés par l’autorité gouvernementale, l’organisme ou
l’institution qu’ils représentent, pour une durée de trois (3) ans renouvelable. Ils sont tenus d’assister
personnellement aux réunions dudit comité. Ils peuvent être remplacés par l’autorité qui les a
désignés.
Chapitre III - Fonctionnement du Comité national des mesures sanitaires et phytosanitaires
Article 5 : Le Comité national SPS se réunit, sur convocation de son président, une fois par an en
session ordinaire et autant que de besoin en sessions extraordinaires.
La session ordinaire permet de dresser le bilan des activités du Comité national SPS pour l’année
écoulée, et de fixer le programme d’action de celui-ci pour l’année suivante.
Le Comité national SPS établira un rapport dressant un bilan de ses travaux qu’il transmettra à
l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture.
Article 6 : Les décisions du Comité national SPS sont prises à la majorité des membres présents. En
cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Article 7 : Le Comité national SPS peut créer, en son sein, toute commission technique ou spécialisée
dont il fixe le mandat, pour approfondir certaines questions spécifiques entrant dans ses domaines
de compétence et qu’il lui soumet.
Chaque commission, qui comprend un président et un rapporteur, est constituée de membres du
comité national des mesures sanitaires et phytosanitaires intéressés par les questions qui lui sont
soumises.
Chaque commission peut, après accord du président du comité, s’adjoindre toute personne, en
dehors de ses membres, connue en raison de ses connaissances et de ses compétences sur les
questions sanitaires et phytosanitaires.
Les commissions créées présentera annuellement un rapport de ses travaux qu’elles transmettront
au président du Comité national SPS lors de sa session ordinaire.
152
Article 8 : Le secrétariat du Comité national SPS est assuré par l’Office national de la sécurité
sanitaire des produits alimentaires relevant de l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture.
Le secrétariat prépare les réunions dudit comité et assure le suivi des décisions de celui-ci.
Il collecte les rapports des commissions en vue de leur soumission aux réunions du Comité national
SPS.
Article 9 : Les modalités de fonctionnement du Comité national SPS, sont fixées par un règlement
intérieur élaboré par ledit comité.
Article 10 : L’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture dresse, annuellement un bilan des
activités dudit comité et établir un rapport sur l’état de participation des délégations nationales aux
travaux du Comité national SPS de l’OMC qu’elle présente au Premier ministre.
Article 11 : Le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime est chargé de l’exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin officiel.
153
Décret n°2-10-164 du 7 joumada I 1432 (11 avril 2011) fixant les conditions et les modalités de
pêche des espèces halieutiques nécessitant une réglementation spécifique en raison d'usages
locaux ou de circonstances particulières
Le Premier ministre,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, notamment son article 16 ;
Vu le décret n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29 décembre 1992) fixant les conditions et les modalités
de délivrance et de renouvellement de la licence de pêche dans la zone économique exclusive ;
Sur proposition du ministre de l’agriculture et de la pêche maritime ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes et de leur fédération ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 27 rabii II 1432 (1er avril 2011),
Décrète
Chapitre Premier : Dispositions générales
Article premier : Le présent décret a pour objet de fixer les conditions et les modalités selon
lesquelles la pêche des espèces halieutiques nécessitant une réglementation spécifique en raison
d’usages locaux ou de circonstances particulières prévue à l’article 16 du dahir portant loi susvisé
n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) peut être réglementée par arrêtés du ministre
chargé de la pêche maritime.
Article 2 : Pour la pêche des espèces ou groupe d’espèces visées à l’article premier ci-dessus, le
ministre chargé de la pêche maritime détermine la zone de pêche concernée et fixe, selon le cas,
pour chaque zone :
1) La ou les périodes pendant lesquelles la pêche des espèces ou groupes d’espèces concernées
est interdite dans toute la zone de pêche, et ;
2) Le cas échéant, les espaces maritimes situés à l’intérieur de ladite zone dans lesquels la
pêche desdites espèces est interdite temporairement, notamment pour en assurer la
conservation et la régénération ou suite à une pollution du milieu marin ou en raison de
l’insalubrité de ce milieu ;
3) Le tonnage global des navires autorisés à pêcher lesdites espèces ainsi que le ou les types et
les caractéristiques de ces navires et, le cas échéant, leur nombre ;
4) Le nombre et les types d’engins de pêche autorisés ou interdits, selon le cas, fixés en tenant
compte, si nécessaire, du type et des caractéristiques des navires ainsi que des espèces ou
groupes d’espèces cibles;
5) Le cas échéant, le total admissible des captures (TAC) et, si nécessaire, les modalités de
répartition de ce total entre les navires autorisés. Le total admissible des captures peut être
déterminé par espèce et/ou groupes d’espèces et exprimé en volume et/ou en nombres de
pièces capturées ;
6) Le ou les port(s) de débarquement obligatoire(s), le cas échéant ;
7) Toutes autres obligations particulières notamment dans le cas où la réglementation
spécifique est nécessitée en raison d’usages locaux ou pour réglementer l’utilisation de filets
pour la capture de petites espèces ou de certains engins de pêche autres que des filets,
conformément aux dispositions de l’article 16 du dahir portant loi précitée n°1-73-255 du 27
chaoual 1393 (23 novembre 1973).
Article 3 : Les dispositions du présent décret s’appliquent sans préjudice de toute autre
réglementation particulière des espèces halieutiques, applicable en vertu d’autres dispositions du
dahir portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973).
154
Chapitre II : Conditions de pêche
Article 4 : Seuls les navires disposant d’installations répondant aux normes d’hygiène et de salubrité
prévues par la réglementation en vigueur en la matière peuvent être autorisés à pêcher dans une
zone de pêche réglementée conformément aux dispositions du présent décret.
Article 5 : Outre les mentions prévues par le décret susvisé n°2-92-1026 du 4 rejeb 1413 (29
décembre 1992) ou toute autre réglementation en vigueur, la licence de pêche délivrée aux navires
autorisés à pêcher dans une zone de pêche réglementée conformément aux dispositions du présent
décret doit mentionner, selon la pêche considérée :
- la zone de pêche et la période pour laquelle elle est délivrée ;
- la ou les espèces ou groupes d’espèces dont la pêche est autorisée, avec la mention, le cas
échéant, des espèces accessoires et de leur pourcentage admis ;
- le nombre et le type d’engins de pêche autorisés ;
- le volume de captures ou le nombre de pièces à capturer attribué au navire dans la
répartition du TAC, le cas échéant ;
- le mode de conservation des captures autorisé à bord du navire ;
- les méthodes de manipulation, de préparation et/ou de transformation interdites à bord, si
nécessaire ;
- le ou les ports de débarquement, le cas échéant ;
- toute autre mention utile notamment dans le cas d’une licence de pêche délivrée dans le
cadre d’une réglementation spécifique nécessitée en raison d’usages locaux ou pour
réglementer l’utilisation de filets pour la capture de petites espèces ou de certains engins de
pêche autres que des filets.
Article 6 : Dans le cas où un permis de pêche est délivré en vertu des dispositions de l’article 5 du
dahir portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) pour la pêche dans une
zone réglementée conformément aux dispositions du présent décret, ce permis doit mentionner,
outre l’identité de son bénéficiaire, la zone de pêche, les espèces, les engins de pêche, la durée pour
laquelle il est délivré qui ne peut excéder une année à compter de la date de sa délivrance et, le cas
échéant, le volume de captures ou le nombre de pièces dont la capture est autorisée.
Le permis de pêche est immédiatement retiré en cas de non respect de l’une des mentions figurant
sur ledit permis ou en cas de non établissement de la déclaration des captures prévue à l’article 9 ci-
dessous, ou en cas de fausse déclaration ou de déclaration incomplète.
Article 7 : Tout capitaine ou patron d’un navire de pêche bénéficiant d’une licence pour la pêche
dans une zone réglementée conformément aux dispositions du présent décret, doit tenir un journal
de pêche attaché au navire destiné à retracer, jour par jour, les opérations de pêche, sur lequel il doit
indiquer notamment le lieu, la date et les quantités d’espèces pêchées y compris les espèces
accessoires.
Le journal de pêche, établi conformément au modèle annexé au présent décret, est côté et paraphé
par le délégué des pêches maritimes lors de la remise de la licence de pêche correspondante à
l’armateur du navire bénéficiaire ou à son représentant.
Le journal de pêche, dûment visé par le capitaine ou le patron du navire après chaque débarquement
des espèces pêchées, doit rester accessible, à tout moment aux agents visés à l’article 43 du dahir
portant loi précité n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973).
Article 8 : Au plus tard lors de son arrivée au port de débarquement et avant la première vente des
captures, le capitaine ou le patron du navire doit effectuer, auprès de la délégation des pêches
maritimes de ce port, une déclaration des captures établie selon le modèle annexé au présent décret
155
et consignée sur un registre créé et tenu par le délégué des pêches maritimes ou la personne
désignée par lui à cet effet.
Article 9 : De même, tout bénéficiaire d’un permis de pêche visé à l’article 6 ci- dessus se livrant à la
pêche dans une zone réglementée conformément aux dispositions du présent décret doit effectuer
la déclaration prévue à l’article 8 avant la première vente des espèces concernées.
Article 10 : Sitôt la déclaration des captures effectuée, il est immédiatement remis au déclarant
récépissé de celle-ci, dûment visé par le délégué des pêches maritimes ou la personne désignée par
lui à cet effet.
Copies des déclarations sont adressées par le délégué des pêches maritimes à l’Institut national de
recherche halieutique.
Article 11 : Sans préjudice des sanctions prévues par le dahir portant loi précité n°1-73-255 du 27
chaoual 1393 (23 novembre 1973) :
1) Toute licence de pêche délivrée pour une pêche réglementée conformément aux dispositions du
présent décret est immédiatement suspendue par le ministre chargé de la pêche maritime ou la
personne déléguée par lui à cet effet, pour une durée n’excédant pas trois (3) mois, lorsque :
- les opérations de pêche se poursuivent alors que le volume des captures ou le nombre de
pièces à capturer attribué au navire est atteint ;
- le navire ne dispose pas à son bord du journal de pêche correspondant ;
- des méthodes de manipulation, de préparation et/ou de transformation dont l’interdiction à
bord est mentionnée sur la licence de pêche ont été utilisées ;
- les quantités débarquées ou figurant sur le journal de pêche ou déclarées par le capitaine ou
le patron du navire, sont supérieures à celles mentionnées sur la licence de pêche, dans le
cas où un volume de capture ou un nombre de pièces a été attribué au navire ;
- la différence entre les quantités débarquées et les quantités estimées figurant sur le journal
de pêche et/ou sur la déclaration des captures visée à l’article 8 ci-dessus, est supérieure au
seuil de tolérance arrêté pour la pêche concernée.
2) Le capitaine ou le patron du navire peut être suspendu de l’exercice du commandement par le
ministre chargé de la pêche maritime ou la personne déléguée par lui à cet effet, pour une
période n’excédant pas trois (3) mois lorsque ce capitaine ou patron :
- ne tient pas à jour le journal de pêche ou omet d’y inscrire les mentions prévues ;
- ne débarque pas dans le ou les port(s) indiqué (s) sur la licence de pêche correspondante,
sauf le cas de force majeure ; ou
- ne déclare pas les captures dans les conditions prévues à l’article 8 ci-dessus.
Pour ce faire, le délégué des pêches maritimes concerné doit établir immédiatement un procès
verbal constatant les faits et portant notamment l’identité du capitaine ou patron du navire
concerné, ainsi que les mentions relatives au navire et à la licence de pêche dont il bénéficie.
La demande de suspension accompagnée de l'original du procès-verbal et de toutes pièces utiles
notamment les explications du capitaine ou patron, doit être transmise à l'autorité susmentionnée,
dans les trois jours qui suivent l'établissement dudit procès- verbal.
La décision de suspension doit intervenir après étude contradictoire du dossier de l’intéressé dans un
délai ne dépassant pas un mois à compter de la date d’établissement du procès-verbal sus indiqué.
Passé ce délai, aucune mesure de suspension du capitaine ou patron du navire pour les faits indiqués
dans ledit procès-verbal ne peut plus être prise.
Ce capitaine ou patron continue d’exercer ses fonctions durant la période d’examen de la demande
du délégué des pêches maritimes par l’autorité susmentionnée.
156
Le capitaine ou patron ne peut faire l’objet d’une mesure de suspension s’il prouve qu’il a agit en
vertu d’un ordre reçu de l’armateur du navire. Dans ce cas, la licence de pêche du navire concerné
est suspendue dans les conditions visées au 1) du premier alinéa du présent article.
Article 12 : Le Ministre de l’agriculture et de la pêche maritime est chargé de l’exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin officiel.
157
ANNEXE I I الملحق
JOURNAL DE PECHE (1)
يومية الصيد
*Barrer les mentions inutiles en cas d’utilisation d’autres pages *التشطيب على البيانات الغير الضرورية في حالة استعمال صفحات أخرى
158
ANNEXE II II الملحق
Espèces Zones de pêche Poids vif estimé (Kg) Poids à débarquer estimé (Kg) Poids débarqué vérifié (Kg)
األصنااف مناطق الصيد )الوزن الحي المقدر (بالكيلو غرام )الوزن المقدرعند اإلفراغ (بالكيلو غرام )الوزن المفرغ محقق (بالكيلو غرام
1-Réservé à l’administration
1-خاص باإلدارة
CAPITAINE DU NAVIRE BENEFICIAIRE DU PERMIS DE PECHE***
قائد السفينة أو المستفيد من رخصة الصيد
Nom N° du document N° d’inscription maritime ou Nationalité Signature
اإلسم العائلي d’identité (CIN, d’immatriculation الجنسية اإلمضاء
passeport) رقم التسجيل البحري
رقم وثيقة الهوية
Visa de la délégation des pêches maritimes de :
تأشيرة مندوبية الصيد البحري ب
*Cf Article 8 du décret n°2-10-164 du ……………………
**En application de l’article 9 du décret précité n°2-10-164 du ………………..
*** En application de l’article 5 du dahir n°1-73-255 du 26 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime.
[Le texte en langue arabe a été publié dans l’édition général du « Bulletin officiel » n°5937 du 21 joumada I 1432 (25 avril 2011)].
159
Décret n°2-10-598 du 7 joumada I 1432 (11 avril 2011) pris pour l’application de la loi n°52-09
portant création de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture
Le premier ministre,
Vu la loi n°52-09 portant création de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture,
promulguée par le dahir n°1-10-201 du 14 rabii I 1432 (18 février 2011) ;
Vu le dahir portant loi n°1-77-185 du 5 chaoual 1397 (19 septembre 1977) relatif à la présidence des
conseils d'administration des établissements publics nationaux et régionaux ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 27 rabii II 1432 (1er avril 2011),
Décrète
Article premier : La tutelle de l’Agence nationale pour le développement de l’aquaculture est assurée
par le ministre chargé de la pêche maritime.
Article 2 (complété par le décret n°2-12-269 du 30 octobre 2012, art. premier)
Outre les membres prévus à l’article 7 de la loi susvisée n°52-09, le conseil d’administration de
l’Agence, présidé par le Premier ministre ou l'autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet,
se compose :
- du ministre de l'intérieur ou son représentant ;
- du ministre chargé des finances ou son représentant ;
- du ministre chargé de la pêche maritime, ou son représentant ;
- du ministre chargé du Commerce extérieur ou son représentant ;
- du ministre chargé de l’environnement ou son représentant ;
- du ministre chargé de l'équipement ou son représentant ;
- de deux représentants du ministère chargé de la pêche maritime désignés à cet effet par
l'autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ;
- de deux personnalités nommées par l'autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime compte tenu de leur compétence dans le domaine de l'aquaculture.
Le président du conseil d'administration peut inviter à assister, à titre consultatif, aux réunions du
conseil toute personne du secteur public ou privé, dont la participation est jugée utile.
Article 3 : En application des dispositions de l'article 10 de la loi précitée n°52-09, le conseil
d'administration se réunit sur convocation de son président, agissant de sa propre initiative ou à la
demande du directeur de l'agence, aussi souvent que les besoins de ladite agence l'exigent et au
moins deux fois par an :
- avant le 30 avril pour arrêter les comptes de l'exercice clos ;
- avant le 30 octobre pour examiner et arrêter le budget et le programme prévisionnel de
l'exercice suivant.
Article 4: Les modalités de mise à la disposition de l'agence, des biens meubles et immeubles
relevant du domaine privé de l'Etat nécessaires à son fonctionnement, sont fixées par arrêté conjoint
du ministre chargé des finances et du ministre chargé de la pêche maritime.
Article 5: Le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime et le ministre de l'économie et des
finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié
au Bulletin officiel.
160
Décret n°2-70-314 du 6 chaabane 1390 (8 octobre 1970) fixant la compostions et les attributions
des organismes chargés de la normalisation industrielle en vue de la recherche de la qualité et de
l’amélioration de la productivité
Abrogé par le décret n°2-10-252 du 16 joumada I 1432 (20 avril 2011) pris pour l’application de la loi
n°12-06 relative à la normalisation, à la certification et à l’accréditation, art. 12.
____________________________________
Décret n°2-93-530 du 3 rabii II 1414 (20 septembre 1993) pris pour l’application du dahir n°1-70-
157 du 26 joumada I 1390 (30 juillet 1970) relatif à la normalisation industrielle en vue de la
recherche de la qualité et de l’amélioration de la productivité
Abrogé par le décret n°2-10-252 du 16 joumada I 1432 (20 avril 2011) pris pour l’application de la loi
n°12-06 relative à la normalisation, à la certification et à l’accréditation, art. 12.
____________________________________
Décret n°2-10-252 du 16 joumada I 1432 (20 avril 2011) pris pour l’application de la loi n°12-06
relative à la normalisation, à la certification et à l’accréditation
Le premier ministre,
Vu la loi n°12-06 relative à la normalisation, à la certification et à l’accréditation promulgué par le
dahir n°1-10-15 du 26 safar 1431 (11 février 2010) notamment ses articles 4, 5, 6, 7, 41, 42, 43, et
45 ;
Vu le dahir portant loi n°1-77-185 du 5 chaoual 1397 (19 septembre 1997) relatif à la présidence des
conseils d’administrations des établissements publics nationaux et régionaux ;
Après examen par le conseil des ministres réuni le 27 rabii II 1432 (1er avril 2011),
Décrète
Article premier : le conseil supérieur de normalisation de certification et d’accréditation (CSNCA)
comprend sous la présidence du premier ministre ou de l’autorité gouvernementale déléguée par lui
à cet effet, outre les membres mentionnés dans la loi susmentionnée n°12-06, au titre de
représentants de l’Etat :
- Le représentant du ministre chargé du commerce et de l’industrie ;
- Le représentant du ministre chargé des finances ;
- Le représentant du ministre chargé de l’équipement et du transport ;
- Le représentant du ministre chargé de l’agriculture et de la pêche maritime ;
- Le représentant du ministre chargé de l’énergie et des mines ;
- Le représentant du ministre chargé du tourisme et de l’artisanat ;
- Le représentant du ministre chargé de l’habitat ;
- Le représentant du ministre chargé de l’intérieur ;
- Le représentant du ministre chargé de la santé ;
- Le représentant du ministre chargé de l’eau et de l’environnement ;
- Le représentant du ministre chargé de l’enseignement supérieur ;
- Le représentant du ministre chargé de la formation professionnelle ;
- Le représentant du ministre chargé du commerce extérieur ;
- Le représentant de l’administration de la défense nationale ;
- Le représentant de l’institut marocain de normalisation, à titre consultatif ;
- Le représentant de l’autorité gouvernementale chargée de l’accréditation, à titre consultatif.
Les représentants des syndicats des salariés, des associations des consommateurs, des
établissements de la recherche scientifique et de la formation, des laboratoires et centres
161
techniques, des associations professionnelles et des organismes de certification, de vérification ou de
contrôle, visés à l’article 5 de la loi n°12-06 susvisée, sont désignés par arrêté du ministre chargé de
l’industrie, publié au « Bulletin officiel », qui fixe également la durée de leur mandat.
Le représentant du ministre chargé de l’industrie est rapporteur du CSNCA.
Les membres du CSNCA sont désignés nominativement par les départements ministériels et les
organismes qu’ils représentent.
Les modalités de fonctionnement du CSNCA sont définies dans son règlement extérieur.
Article 2 : Le ministre chargé de l’industrie coordonne la politique nationale de la normalisation, de la
certification, de l’accréditation et de la promotion de la qualité et prend les mesures nécessaires, en
concertation avec les départements ministériels concernés pour la mise en œuvre des propositions
du CSNCA.
Article 3 : L’institut marocain de normalisation visé à l’article 6 de la loi n°12-06 est placé sous la
tutelle du ministère chargé de l’industrie sous réserve des pouvoirs et attributions dévolues au
ministère chargé des finances conformément aux lois et règlements en vigueur.
Le siège de l’institut marocain de normalisation est fixé à Rabat.
Article 4 : Le conseil d’administration de l’institut marocain de normalisation comprend sous la
présidence du premier ministre ou de l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet, outre
les membres mentionnés dans la loi n°12-06, au titre de représentants des départements
ministériels :
- Le représentant du ministre chargé de l’industrie ;
- Le représentant du ministre chargé de l’équipement et du transport ;
- Le représentant du ministre chargé de l’habitat ;
- Le représentant du ministre chargé de l’agriculture et de la pêche maritime ;
- Le représentant du ministre chargé de la santé ;
- Le représentant du ministre chargé des finances ;
- Le représentant du ministre chargé des affaires économiques ;
- Le représentant du ministre chargé du tourisme et de l’artisanat ;
- Le représentant du ministre chargé de l’administration de la défense nationale ;
Les représentants des associations des consommateurs, des établissements de la recherche
scientifique et de la formation, des laboratoires et centres techniques et des associations
professionnelles, visés à l’article 10 de la loi n°12-06 susvisée, sont désignés par arrêté du ministre
chargé de l’industrie, publié au « Bulletin officiel », qui fixe également la durée de leur mandat.
Article 5 : Le comité marocain d’accréditation (COMAC) comprend outre les membres mentionnés
dans la loi précitée n°12-06, au titre de représentants de l’Etat :
- Le représentant du ministre chargé de l’industrie ;
- Le représentant du ministre chargé de l’agriculture et de la pêche maritime ;
- Le représentant du ministre chargé de l’équipement et du transport ;
- Le représentant du ministre chargé de l’enseignement supérieur ;
- Le représentant du ministre chargé de la santé ;
- Le représentant du ministre chargé de l’énergie et des mines ;
- Le représentant du ministre chargé de l’habitat ;
- Le représentant du ministre chargé de l’eau et de l’environnement ;
- Le représentant du ministre chargé des finances ;
- Le représentant du ministre chargé du tourisme et de l’artisanat.
162
Les représentants des associations des consommateurs, des établissements de la recherche
scientifique et de la formation, des laboratoires et centres techniques, des organismes de
certification, de vérification ou de contrôle et des associations professionnelles, visés à l’article 46 de
la loi n°12-06 susvisée, sont désignés par arrêté du ministre chargé de l’industrie, publié au « Bulletin
officiel », qui fixe également la durée de leur mandat.
Le président du COMAC est désigné par arrêté du ministre chargé de l’industrie, publié au « Bulletin
officiel ».
Article 6 : L’accréditation visée à l’article 45 de la loi n°12-06 susvisée est prononcée par décision du
ministre chargé de l’industrie.
Le ministre chargé de l’industrie peut déléguer, sou sa responsabilité, tous ou partie de ses pouvoirs
et attributions en matière d’accréditation, notamment sa signature, au président du COMAC ou à un
membre de ce dernier.
Article 7 : Le ministre chargé de l’industrie est chargé dans le cadre de ses attributions
d’entreprendre tourte mesure nécessaire pour le développement et la promotion du système
marocain d’accréditation des organismes d’évaluation de la conformité et notamment :
- d’assurer le secrétariat du COMAC et des comités qui en sont issus ;
- d’assurer l’exécution et le suivi des propositions du COMAC et des comités qui en sont issus ;
- d’assurer la gestion du système national d’accréditation conformément aux dispositions de la
loi n°12-06 et des textes pris pour son application ;
- de négocier des accords de coopération ou de reconnaissance bilatéraux ou multilatéraux
avec d’autres organismes d’accréditation ;
- d’assurer la représentation des intérêts nationaux auprès des instances et organismes
régionaux et internationaux traitant de l’accréditation.
Article 8 : Les modalités d’attribution, de renouvellement, de réduction ou d’extension de portée ou
de suspension ou de retrait, de l’accréditation ainsi que l’examen des appels relatifs à l’accréditation,
sont fixés par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de l’industrie publiée au « Bulletin
officiel ».
Article 9 : Le montant de la rémunération correspondant à l’accréditation conformément aux
dispositions de la loi n°12-06 susvisée est fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de l’industrie et
du ministre chargé des finances.
Article 10 : La liste des biens meubles et immeubles visés à l’article 20 de la loi n°12-06 susvisées est
fixé par arrêté conjoint du ministre chargé de l’industrie et du ministre chargé des finances.
Article 11 : Les certificats de conformité à la norme marocaine NM ISO 17025 relative à
l’accréditation des laboratoires d’essais et d’étalonnage délivrés par le ministre chargé de l’industrie,
seront suivis par le ministre chargé de l’industrie conformément aux dispositions de la loi n°12-06 et
des textes pris pour son application.
Article 12 : Sont abrogés, le décret n°2-70-314 du 6 chaabane 1390 (8 octobre 1970) fixant la
compostions et les attributions des organismes chargés de la normalisation industrielle en vue de la
recherche de la qualité et de l’amélioration de la productivité, et le décret n°2-93-530 du 3 rabii II
1414 (20 septembre 1993) pris pour l’application du dahir n°1-70-157 du 26 joumada I 1390 (30
juillet 1970) relatif à la normalisation industrielle en vue de la recherche de la qualité et de
l’amélioration de la productivité.
Article 13 : Le ministre de l’industrie, du commerce et des nouvelles technologies et le ministre de
l’économie et des finances, sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin officiel.
163
مرسوم رقم 2.11.112الصادر في 20من رجب 23( 1432يونيو )2011في شأن
المفتشيات العامة للوزارات
الوزير األول؛
بعد االطالع على الظهير الشريف رقم 1.58.008الصادر في 4شعبان 24( 1377
فبراير )1958في شأن النظام األساسي العام للوظيفة العمومية ،كما تم تغييره وتتميمه ؛
وعلى الظهير الشريف رقم 1.59.296الصادر في 17من شوال 14( 1379أبريل
)1960بشأن التفتيش العام للمالية ؛
وعلى الظهير الشريف رقم 1.99.205الصادر في 18من جمادى اآلخرة 20( 1420
سبتمبر )1999بتفويض سلطة التعيين ؛
وعلى الظهير الشريف رقم 1.11.25الصادر في 12من ربيع اآلخر 17( 1432
مارس )2011بإحداث مؤسسة الوسيط ؛
وعلى الظهير الشريف رقم 1.02.25الصادر في 19من محرم 3( 1423أبريل
)2002بتنفيذ القانون رقم 99.61المتعلق بتحديد مسؤولية اآلمرين بالصرف والمراقبين
والمحاسبين العموميين ؛
وعلى الظهير الشريف رقم 1.02.124الصادر في فاتح ربيع اآلخر 13( 1423يونيو
)2002بتنفيذ القانون رقم 99.62المتعلق بمدونة المحاكم المالية ؛
وعلى المرسوم الملكي رقم 330.66الصادر في 10محرم 21( 1387أبريل )1966
بسن نظام عام للمحاسبة العمومية ،كما تم تغييره وتتميمه ؛
وعلى المرسوم رقم 2.73.722الصادر في 6ذي الحجة 31( 1393ديسمبر )1973
المحدد لساللم ترتيب موظفي الدولة والتسلسل اإلداري للمناصب العليا في اإلدارات
العمومية ؛
وعلى المرسوم رقم 2.75.832الصادر في 27من ذي الحجة 30( 1395ديسمبر
)1975في شأن المناصب العليا الخاصة بمختلف الوزارات ،كما تم تغييره وتتميمه ؛
وعلى المرسوم رقم 2.97.364الصادر في 10صفر 16( 1418يونيو )1997
المتعلق بوضعية مديري اإلدارة المركزية ؛
وعلى المرسوم رقم 2.05.1228الصادر في 23من صفر 13( 1428مارس )2007
بإحداث الهيئة المركزية للوقاية من الرشوة ؛
وعلى المرسوم رقم 2.75.864بتاريخ 17من محرم 19( 1396يناير )1976بشأن
نظام التعويضات المرتبط بمزاولة المهام العليا بمختلف الوزارات ؛
وعلى المرسوم رقم 2.97.1052بتاريخ 4شوال 2( 1418فبراير )1998بإحداث
تعويض جزافي لفائدة بعض موظفي ومستخدمي الدولة عن استعمال سياراتهم الخاصة
لحاجات المصلحة ؛
164
وعلى المرسوم رقم 2.05.1369الصادر في 29من شوال 2( 1426ديسمبر )2005
بشأن تحديد قواعد تنظيم القطاعات الوزارية والالتمركز اإلداري ؛
وعلى المرسوم رقم 2.06.388الصادر في 16من محرم 5( 1428فبراير )2007
بتحديد شروط وأشكال إبرام صفقات الدولة وكذا بعض القواعد المتعلقة بتدبيرها ومراقبتها؛
وبعد دراسة المشروع في المجلس الوزاري المنعقد في 27من ربيع اآلخر ( 1432فاتح
أبريل ،)2011
رسم ما يلي
الفصل األول :اختصاصات المفتشيات العامة للوزارات
المادة األولى :تخضع المفتشية العامة للوزارة مباشرة لسلطة الوزير ،ويسيرها مفتش عام
وفق مقتضيات هذا المرسوم.
المادة : 2تناط بالمفتشية العامة مهام تفتيش ومراقبة وتدقيق وتقييم تدبير المصالح
المركزية والالممركزة للوزارة ،كما تناط بها مهمة التنسيق والتواصل والتتبع مع مؤسسة
الوسيط والتعاون مع كل من المجلس األعلى للحسابات والمفتشية العامة للمالية والهيئة
المركزية للوقاية من الرشوة وفق المقتضيات القانونية الجاري بها العمل.
وفي هذا اإلطار ،يعهد إليها بالخصوص المهام التالية :
* في مجال التفتيش والمراقبة ،بـ :
-السهر على سالمة تطبيق النصوص التشريعية والتنظيمية وعلى حسن تدبير األموال
العمومية ؛
-إجراء المراقبات والتدقيقات الداخلية المتعلقة بتهيئ وإبرام وتنفيذ الصفقات العمومية طبقا
للمقتضيات التنظيمية الجاري بها العمل ؛
-التحري في الشكايات والتظلمات الموجهة إلى الوزارة من طرف المواطنين أو المتعاملين
معها وكذا شكايات وتظلمات الموظفين أو األعوان أو المستخدمين ؛
-تدعيم األخالقيات ،السيما بالكشف عن حاالت تضارب المصالح عند الموظفين وإخبار
الوزير بها ؛
-تتبع التوصيات المثبتة في تقارير المحاكم المالية والمفتشية العامة للمالية والهيئة المركزية
للوقاية من الرشوة.
* في مجال التدقيق والتقييم ،بـ :
-القيام بعمليات التدقيق وتقديم االقتراحات لتحسين المردودية والفعالية ؛
-التدقيق في مسك سجالت جرد العقارات والمعدات والمخازن ؛
-تقييم نتائج أنشطة المصالح المركزية والالممركزة للوزارة ،مقارنة مع األهداف
والتكاليف الناتجة عنها ؛
165
-تقديم االستشارة كلما طلب منها ذلك.
* في مجال العالقة مع مؤسسة الوسيط ،بـ :
-القيام بالمهام المنصوص عليها في المادة 25من الظهير الشريف رقم 1.11.25
الصادر في 12من ربيع اآلخر 17( 1432مارس )2011المشار إليه أعاله.
الفصل الثاني :سير المفتشيات العامة للوزارات
المادة : 3تزاول المفتشية العامة المهام المنوطة بها في إطار برنامج سنوي يقرره الوزير
باقتراح من المفتش العام أو مأموريات طارئة بأمر من الوزير إن اقتضى الحال ذلك.
المادة : 4تكتسي طابع السرية المعلومات والوثائق التي يطلع عليها المفتش العام
والموظفون المزاولون لمهام التفتيش في نطاق القيام بمهامهم.
ويعتبر إفشاء هذه األسرار لغير األجهزة المعنية بهذه التقارير بمثابة إخالل بالواجب
المهني.
المادة : 5يعد المفتش العام :
أ) تقارير مدعمة بمختلف الوثائق والبيانات الضرورية يحيلها على المصالح المعنية
لالطالع عليها وتقديم مالحظاتها بشأن التوصيات الواردة فيها وذلك داخل أجل أقصاه
ثالثون يوما ابتداء من تاريخ توصلها بتقرير التفتيش.
ويرفع المفتش العام التقارير النهائية ومالحظات المصالح المعنية إلى الوزير؛
ب) تقريرا تركيبيا سنويا عن حصيلة أنشطة المفتشية العامة يرفعه إلى الوزير قبل 31
مارس من السنة الموالية ،يتم التركيز فيه على االختالالت التي تكون قد شابت سير مصالح
الوزارة ،معززا بالتوصيات المقترحة بغاية تحسين وتطوير أدائها ؛
ت) تقريرا سنويا حول القضايا المعروضة عليه من لدن مؤسسة الوسيط ويرفع هذا التقرير
إلى الوزير األول تحت إشراف الوزير المعني.
المادة : 6يعين المفتش العام في إطار مقتضيات الظهير الشريف رقم 1.99.205
الصادر في 18من جمادى اآلخرة 29( 1420سبتمبر )1999المشار إليه أعاله ،من
بين األطر العليا المنتمين إلدارات الدولة أو المؤسسات العمومية أو القطاع الخاص الذين
يتوفرون على مستوى عال من التعليم وتجربة كافية في مجاالت التدبير اإلداري والمالي
والمحاسبي والتدقيق ومراقبة التسيير.
يستفيد المفتش العام للوزارة من األجرة الجزافية والتعويضات والمنافع لفائدة مديري
اإلدارات المركزية المنصوص عليها في المرسوم رقم 2.97.364الصادر في 10صفر
16( 1418يونيو )1997المشار إليه أعاله.
المادة : 7يعين الموظفون المكلفون بمهام التفتيش بقرار للوزير المعني من بين األطر
العليا وطبق الشروط المطلوبة للتعيين في مهام رئيس مصلحة أو رئيس قسم باإلدارات
المركزية.
166
ويستفيد الموظفون المشار إليهم أعاله ،في حدود عدد يحدد بقرار للوزير المعني يؤشر عليه
وزير االقتصاد والمالية ووزير تحديث القطاعات العامة ،من التعويض عن المهام
والتعويض الجزافي عن استعمال السيارة الخاصة لحاجات المصلحة المخولين لرئيس
مصلحة أو لرئيس قسم باإلدارات المركزية بموجب المرسوم رقم 2.75.864بتاريخ 17
من محرم 19( 1396يناير )1976والمرسوم رقم 2.97.1052بتاريخ 4شوال
2( 1418فبراير )1998المشار إليهما أعاله ،على أن ال يتعدى عدد المستفيدين من
التعويضات المخولة لرئيس مصلحة عشرة ( )10ولرئيس قسم أربعة (.)4
المادة : 8ال تسري مقتضيات هذا المرسوم على هيئات التفتيش العام الخاضعة ألنظمة
أساسية خاصة والمفتشية العامة لوزارة األوقاف والشؤون اإلسالمية.
المادة : 9يعمل بهذا المرسوم ابتداء من تاريخ نشره بالجريدة الرسمية وتنسخ ابتداء من
نفس التاريخ جميع األحكام التنظيمية المخالفة لما ورد فيه.
167
Décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de certaines
dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, promulguée par le dahir
n°1-10-08 du 26 safar 1431 (11 février 2010) notamment ses articles 5, 7, 8, 9, 10, 12, 13, 14 et 15;
Vu la loi n°25-08 portant création de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires
promulguée par le dahir n°1-09-20 du 22 safar 1430 (18 février 2009), notamment son article 2;
Vu le décret n°2-94-858 du 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995) fixant les attributions et
l’organisation du ministère des pêches maritimes et de la marine marchande, notamment son article
8;
Vu le décret n°2-07-1274 du 4 kaada 1428 (15 novembre 2007) relatif aux attributions du ministre de
l’agriculture et de la pêche maritime ;
Après délibération en Conseil du gouvernement, réuni le 17 ramadan 1432 (18 août 2011),
Décrète
TITRE PREMIER - DISPOSITIONS GENERALES
Article premier : Conformément aux dispositions de l’article 5 de la loi susvisée n°28-07, le présent
décret fixe les mesures permettant de préserver la qualité et de garantir la sécurité sanitaire des
produits primaires, des produits alimentaires et des aliments pour animaux et à cet effet il fixe :
- les formes et modalités de délivrance, de suspension et de retrait des autorisations et des
agréments sur le plan sanitaire ainsi que les modalités de contrôle de la conformité des
produits susmentionnés en application de l’article 7 de la loi précitée n°28-07 ;
- les conditions d’hygiène et de salubrité applicables aux établissements et entreprises et à
leurs personnels, aux produits primaires, aux produits alimentaires et aux moyens de
transport visés à l’article 8 de la loi précitée n°28-07 ainsi que les conditions d’utilisation des
produits de nettoyage et de désinfection et les seuils de contamination physique, chimique
et biologique admis ;
- les modalités d’application des programmes d’autocontrôle et des guides de bonnes
pratiques sanitaires visés à l’article 9 de la loi précitée n°28-07 par les exploitants des
établissements et entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation
animale ;
- les conditions de mise en œuvre des dispositions de l’article 10 de la loi précitée n°28-07
concernant l’information obligatoire donnée par l’exploitant de tout établissement et
entreprise du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale ;
- les modalités de mise en œuvre de la traçabilité visée à l’article 12 de la loi précitée n°28-07.
Les dispositions du présent décret fixent également :
- les modalités d’enregistrement des exploitations d’élevage ainsi que les conditions et
modalités techniques d’identification et de suivi des animaux prévus aux articles 13 et 14 de
la loi précitée n°28-07 ;
- les modalités d’établissement et les conditions de tenue du registre d’entretien et de gestion
des produits primaires d’origine végétale prévu à l’article 15 de la loi précitée n°28-07.
Article 2 : Au sens du présent décret on entend par :
1. Additif alimentaire: toute substance habituellement non consommée comme aliment en soi
et habituellement non utilisée comme ingrédient caractéristique dans l’alimentation,
possédant ou non une valeur nutritive, et dont l’adjonction intentionnelle aux produits
168
alimentaires, dans un but technologique, à n’importe quel stade de la chaîne alimentaire, a
pour effet de la faire devenir elle-même ou l’un de ses dérivés, directement ou
indirectement, un composant desdits produits alimentaires;
2. Additif pour l’alimentation animale : toute substance ou préparation utilisée dans
l’alimentation animale afin :
- d’influer favorablement sur les caractéristiques des matières premières pour
l’alimentation animale ou des aliments composés pour animaux ou des produits
animaux, ou ;
- de satisfaire des besoins nutritionnels des animaux ou d’améliorer la production
animale notamment en influençant la flore gastro-intestinale ou la digestibilité des
produits alimentaires donnés aux animaux, ou ;
- d’apporter dans l’alimentation des éléments favorables pour atteindre des objectifs
nutritionnels particuliers, ou ;
- de répondre aux besoins nutritionnels spécifiques momentanés des animaux, ou ;
- de prévenir ou de réduire les nuisances provoquées par les déjections animales ou
d’améliorer l’environnement des animaux.
3. Aliments composés: les mélanges composés de produits d’origine végétale ou animale à
l’état naturel, frais ou conservés ou de dérivés de leur transformation ou de substances
organiques ou inorganiques comprenant ou non des additifs ou des prémélanges qui sont
destinés à l’alimentation animale par voie orale sous forme de produits alimentaires
complets ou complémentaires. Ils peuvent se présenter sous toutes les formes ;
4. Aliments complémentaires pour animaux : les mélanges d’aliments pour animaux qui, en
raison de leur composition, n’assurent la ration journalière que s’ils sont associés à d’autres
aliments pour animaux ;
5. Critère micro biologique : un critère définissant l’acceptabilité d’un produit alimentaire, d’un
lot ou d’un procédé fondé sur la base de l’absence ou de la présence ou sur le nombre de
micro-organismes et/ou sur la quantité de leurs toxines/métabolites, par unité(s) de masse,
de volume, de surface ou de lot ;
6. Eau potable : l’eau satisfaisant à la norme «N.M. 03.7001 : qualité des eaux d’alimentation
humaine » telle qu’homologuée par l’arrêté conjoint du ministre de l’industrie, du commerce
et de la mise à niveau de l’économie et du ministre de l’équipement et du transport et du
ministre de la santé n°221-06 du 3 moharrem 1427 (2 février 2006) ou toute autre norme
équivalente la remplaçant ;
7. Eau propre : l’eau de mer ou saumâtre ou l’eau douce naturelle, artificielle ou purifiée ne
contenant pas de micro-organismes ou de substances nocives ou toxiques en quantités
susceptibles d’avoir une incidence sur la qualité sanitaire des produits alimentaires ;
8. Hygiène des produits alimentaires ci-après dénommée «hygiène» : les mesures et les
conditions nécessaires pour maîtriser les dangers et garantir qu’un produit alimentaire est
propre à la consommation humaine ;
9. Prémélanges: les mélanges d’additifs entre eux ou les mélanges d’un ou de plusieurs additifs
avec des substances constituant des supports qui sont destinés à la fabrication d’aliments
pour animaux. Au sens de cette définition, les «prémix » sont des pré mélanges ;
10. Produit alimentaire périssable : produit alimentaire qui peut devenir dangereux du fait de
son instabilité micro biologique lorsque la température d’entreposage n’est pas maîtrisée ;
11. Système équivalent : système permettant de réaliser les objectifs de sécurité sanitaire des
produits alimentaires visés par la loi précitée n°27-08 ;
12. Zoonose : toute maladie et/ou toute infection naturellement transmissible directement ou
indirectement entre l’animal et l’homme.
Article 3 : Les dispositions du présent décret s’appliquent aux établissements et entreprises du
secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale, à toutes les étapes de la chaîne
169
alimentaire à l’exception des producteurs qui approvisionnent directement, en petites quantités, le
consommateur final ou le commerce de détail local, lesquels feront l’objet d’une réglementation
particulière.
TITRE II - DES AUTORISATIONS ET AGREMENTS SUR LE PLAN SANITAIRE DES ETABLISSEMENTS ET
ENTREPRISES DU SECTEUR ALIMENTAIRE ET DU SECTEUR DE L’ALIMENTATION ANIMALE
Article 4 : En application de l’article 5 de la loi précitée n°28-07, sont soumis, avant leur mise en
exploitation :
1. à l’agrément sur le plan sanitaire : les établissements et les entreprises du secteur
alimentaire et du secteur de l’alimentation animale dont les activités entrent dans les
catégories figurant sur la liste annexée au présent décret ;
2. à l’autorisation sur le plan sanitaire : les établissements et les entreprises du secteur
alimentaire et du secteur de l’alimentation animale autres que ceux prévus au 1) ci-dessus.
Article 5 : L’autorisation et l’agrément sur le plan sanitaire sont délivrés, selon le cas :
1. par le directeur général de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires
(ONSSA), ou la personne déléguée par lui à cet effet pour les établissements et entreprises
dont les activités concernent les produits primaires, les produits alimentaires et les aliments
pour animaux autres que les établissements et entreprises visés aux 2) et 3) ci-dessous ;
2. par l’autorité compétente conformément au décret susvisé n°2-94-858 du 18 chaabane 1415
(20 janvier 1995) ou la personne désignée par elle à cet effet, pour les établissements et
entreprises dont les activités concernent les produits de la pêche maritime et de l’aquaculture
marine y compris les établissements et entreprises de produits dérivés de la pêche maritime
telles les huiles et les farines de poisson ;
3. par l’autorité compétente en matière d’hygiène et de salubrité de la commune ou de
l’arrondissement, selon le cas, conformément à la réglementation en vigueur, ou la personne
déléguée par elle à cet effet, pour les établissements et entreprises de vente au détail et de
restauration collective.
Article 6 : La demande d’autorisation ou d’agrément sur le plan sanitaire établie selon le modèle
réglementaire doit être adressée par l’exploitant dudit établissement ou entreprise, avant sa mise en
exploitation :
1. au service local de l’ONSSA du lieu d’implantation pour les établissements et entreprises visés
au 1) de l’article 5 ci- dessus ;
2. aux services compétents conformément aux dispositions du décret précité n°2-94-858
notamment son article 8, pour les établissements et entreprises visés au 2) de l’article 5 ci-
dessus ;
3. aux services compétents des bureaux communaux d’hygiène, pour les établissements et
entreprises de vente au détail et de restauration collective visés au 3) de l’article 5 ci- dessus.
Cette demande doit être accompagnée d’un dossier comportant une partie administrative et une
partie technique dont la forme et les éléments constitutifs sont arrêtés conjointement par le
ministre chargé de l’agriculture et, selon le cas, le ministre chargé de la santé, le ministre de
l’intérieur et le ministre chargé de la pêche maritime.
Pour constituer la partie technique du dossier, le demandeur doit se fonder sur les dispositions du
présent décret. Il peut se référer aux normes en vigueur et aux guides de bonnes pratiques
sanitaires approuvés conformément à l’article 43 ci-dessous.
Seules les demandes conformes au modèle susmentionné accompagnées du dossier comportant
toutes les pièces et documents requis sont recevables.
170
Il est donné immédiatement récépissé, par le service réceptionnaire, du dépôt de la demande et
du dossier l’accompagnant.
Article7 : S’il apparaît, lors de l’examen de la demande, que le dossier l’accompagnant n’est pas
complet, le service réceptionnaire dispose d’un délai d’un mois, à compter de la date de réception de
ladite demande, pour en aviser le demandeur par tous moyens faisant preuve de la réception, avec la
mention des pièces ou documents manquants ou non conformes.
Passé le délai sus-indiqué et en l’absence d’avis adressé au demandeur, la demande et le dossier
l’accompagnant sont considérés comme conformes.
Article 8 : Lorsque la demande et le dossier l’accompagnant sont conformes il est procédé, par les
services visés à l’article 5 ci-dessus, dans un délai maximum de 45 jours, à une visite sanitaire sur
place de l’établissement ou de l’entreprise pour laquelle l’autorisation ou l’agrément sur le plan
sanitaire a été demandé. Cette visite a pour but de contrôler la conformité de l’établissement ou de
l’entreprise aux exigences prévues au titre III ci-dessous applicables à son implantation, sa
conception, son aménagement, ses installations, ses équipements et matériels ainsi que son
fonctionnement envisagé.
Article 9 : L’avis relatif aux établissements et entreprises dont les activités concernent les produits de
la pêche maritime et de l’aquaculture marine prévu à l’article 2 de la loi susvisée n°25-08 est donné
par le représentant de l’ONSSA ou le vétérinaire mandaté lors de la visite prévue ci-dessus.
Article 10 : La visite des établissements et entreprises de vente au détail et de restauration collective
est effectuée conjointement par le représentant du bureau communal d’hygiène dans le ressort
duquel se trouve l’établissement ou l’entreprise, le représentant du service du ministère de la santé
compétent et un ou plusieurs représentant du service local de l’ONSSA dont un vétérinaire ou un
vétérinaire mandaté.
Article 11 : Nonobstant le délai fixé à l’article 8 ci-dessus, la visite sur le plan sanitaire des navires de
pêche doit avoir lieu en même temps que la visite de mise en service desdits navires prévue par la
réglementation en vigueur en matière de sécurité de la navigation pour la délivrance du permis de
navigation au navire concerné.
Article 12 : A l’issue de la visite de l’établissement ou de l’entreprise, l’autorisation ou l’agrément
correspondant est délivré lorsque l’implantation, la conception, l’aménagement, les installations, les
équipements et les matériels ainsi que la documentation relative à son fonctionnement répondent à
toutes les exigences requises pour sa mise en exploitation conformément au titre III du présent
décret.
Article 13 : La délivrance de l’autorisation ou de l’agrément sur le plan sanitaire donne lieu à
l’attribution à l’établissement ou l’entreprise concerné d’un numéro composé de groupes de lettres
et de chiffres, chaque groupe étant séparé par un point, établi, dans l’ordre, comme suit:
- le code de l’activité comprenant une ou plusieurs lettres latines tel qu’arrêté conjointement
par le ministre chargé de l’agriculture, le ministre de l’intérieur, le ministre chargé de la santé
et le ministre chargé de la pêche maritime ;
- le code de la préfecture ou de la province d’implantation de l’établissement ou de
l’entreprise, à l’exception des navires de pêche pour lesquels ce code est remplacé par
l’indicatif du port d’attache du navire fixé par la réglementation en vigueur ;
- le numéro du récépissé de la demande et ;
- les deux derniers chiffres de l’année de délivrance de l’autorisation ou de l’agrément sur le
plan sanitaire.
Article 14 : Le numéro d’autorisation ou d’agrément attribué doit être mentionné sur les documents
écrits ou électroniques et toutes les correspondances de l’établissement ou de l’entreprise
171
bénéficiaire ainsi que dans la publicité faite pour les produits issus de ses activités et sur leurs
emballages conformément aux prescriptions réglementaires d’étiquetage.
Article 15 : Dans le cas où l’établissement ou l’entreprise ne répondrait pas à toutes les exigences
requises par les dispositions du présent décret, l’autorisation ou l’agrément sur le plan sanitaire n’est
pas délivré et les non-conformités ou insuffisances constatées sont notifiées à l’intéressé, avec, le cas
échéant, des recommandations de mise en conformité, dans un délai maximum de 15 jours
ouvrables à compter de la date de la visite. A l’issue de la mise en conformité de l’établissement ou
de l’entreprise, il est procédé, à la demande de son exploitant à une nouvelle visite sur place,
effectuée dans les mêmes conditions.
Article 16 : Tout établissement ou entreprise auquel une autorisation ou un agrément sur le plan
sanitaire a été délivré, fait l’objet de visites sanitaires régulières aux fins de contrôler que les
conditions requises et qui ont conduit à la délivrance de l’autorisation ou de l’agrément sont toujours
remplies.
Ces visites sont effectuées par les autorités ayant délivré l’autorisation ou l’agrément à
l’établissement ou à l’entreprise concernée et, pour les établissements et entreprises visés aux 2) et
3) de l’article 5 ci-dessus, conjointement par le service compétent selon l’activité concernée et un
représentant de l’ONSSA ou un vétérinaire mandaté.
Article 17 : Si, à l’occasion des visites sanitaires régulières, une ou plusieurs non-conformités ou
insuffisances sont constatées, l’autorisation ou l’agrément sur le plan sanitaire peut être suspendu
conformément au deuxième alinéa de l’article 7 de la loi précitée n°28-07.
La décision de suspension de l’autorisation ou de l’agrément, selon le cas, mentionne les non-
conformités ou insuffisances constatées avec des recommandations de mise en conformité ainsi que
le délai, qui ne peut être supérieur à six mois, dans lequel l’exploitant doit remédier aux dites non-
conformités ou insuffisances.
A l’issue de ce délai, s’il n’a pas été remédié aux non-conformités ou insuffisances constatées,
l’autorisation ou l’agrément est retiré. Dans le cas contraire, il est mis fin à la mesure de suspension.
Article 18 : Toute non-conformité ou insuffisance constatée qui constitue un danger pour la vie ou la
santé humaine ou animale entraîne le retrait immédiat de l’autorisation ou de l’agrément de
l’établissement ou de l’entreprise concerné.
En cas de nécessité, l’autorité compétente, conformément à la réglementation en vigueur, peut
ordonner au vu du rapport de visite établi conformément à l’article 23 ci-dessous qui lui a été
communiqué, la fermeture de tout ou partie de l’établissement ou de l’entreprise concerné ou l’arrêt
d’une ou plusieurs de ses activités.
Article 19 : Tout exploitant d’un établissement ou d’une entreprise auquel l’autorisation ou
l’agrément sur le plan sanitaire a été retiré peut, s’il estime que ledit établissement ou l’entreprise
répond aux conditions d’hygiène et de salubrité fixées par le présent décret, faire une nouvelle
demande pour obtenir une nouvelle autorisation ou un nouvel agrément dans les conditions fixées
par le présent titre.
Article 20 : Aucune exigence ou recommandation faite pour un navire de pêche, conformément aux
articles 15 ou 17 ci-dessus ne doit être de nature à porter atteinte à la sécurité de la navigation ou
aux conditions réglementaires relatives au bien-être des équipages à bord dudit navire.
Pour ce faire, il doit être adjoint, dans les commissions de visite de mise en service des navires de
pêche, les commissions annuelles de sécurité des navires de pêche et, le cas échéant, les
commissions de recours :
172
- un représentant du service compétent conformément au décret précité n°2-94-858 du 18
chaabane 1415 (20 janvier 1995) ;
- un vétérinaire de l’ONSSA pour donner l’avis sanitaire visé à l’article 2 de la loi précitée n°25-
08.
Article 21 : Les visites sanitaires régulières doivent être effectuées selon un plan préalablement
établi par les services concernés. Elles doivent être programmées de telle sorte à éviter toute
perturbation qui porte préjudice aux activités de l’établissement ou de l’entreprise.
L’exploitant ne peut pas soustraire son établissement ou entreprise aux visites sanitaires auxquelles il
est soumis. Il doit faciliter et garantir l’exécution efficace desdites visites et, à cet effet, il doit
notamment donner accès à tous les bâtiments, locaux, installations ou équipements et présenter
tous les documents et registres requis en vertu du présent décret.
Article 22 : Les visites sanitaires régulières des navires de pêche doivent être programmées en même
temps que les visites prévues par la réglementation en vigueur en matière de sécurité de la
navigation.
Article 23 : Chaque visite sanitaire donne lieu à l’établissement, par les personnes l’ayant effectuée,
d’un rapport sur lequel sont mentionnés notamment les éléments d’identifications de
l’établissement ou de l’entreprise concerné et de son exploitant, le descriptif des bâtiments, locaux,
installations et matériels contrôlés ainsi que des documents et registres vérifiés. Ce rapport doit
également mentionner, le cas échéant, les non-conformités ou insuffisances constatées et les
recommandations faites.
Ces recommandations peuvent comprendre notamment l’obligation d’effectuer des travaux, des
opérations de nettoyage, des actions de formations des personnels concernés, un renforcement du
système d’autocontrôle de l’établissement ou de l’entreprise et plus généralement la prise de toute
mesure corrective nécessaire à la mise en conformité dudit établissement ou entreprise.
En cas de retrait immédiat de l’autorisation ou de l’agrément conformément à l’article 18 ci-dessus,
mention doit en être faite sur le rapport sus indiqué.
Article 24 : Chaque visite sanitaire régulière doit être mentionnée sur un registre établi à cet effet
par l’exploitant selon le modèle arrêté conjointement par le ministre chargé de l’agriculture et le
ministre concerné par l’activité sur lequel sont consignées notamment, la date de chaque visite avec
l’identité des personnes l’ayant effectuée, les références du rapport correspondant et les
recommandations faites ou la mention qu’il n’y en a pas.
Article 25 : Les autorités concernées établissent et tiennent à jour la liste des établissements et des
entreprises auxquels elles ont délivré ou retiré l’autorisation ou l’agrément sur le plan sanitaire.
Cette liste doit notamment indiquer le nom, l’adresse et le numéro d’autorisation ou d’agrément des
établissements ou des entreprises ainsi que les activités concernées. Elle doit être disponible à tout
moment auprès desdites autorités et peut être communiquée par voie électronique.
Article 26 : En cas de changement d’exploitant d’un établissement ou d’une entreprise, le nouvel
exploitant doit se déclarer auprès du service ayant délivré l’autorisation ou l’agrément concerné en
vue de son actualisation.
Article 27 : Sont arrêtés conjointement par le ministre chargé de l’agriculture et, selon les activités
des établissements et entreprises concernés, le ministre chargé de la santé, le ministre de l’intérieur
et le ministre chargé de la pêche maritime, les modalités de délivrance, de suspension, de retrait et
d’actualisation des autorisations et agréments sur le plan sanitaire, le modèle de l’autorisation et de
l’agrément ainsi que les modalités selon lesquelles leurs services compétents procèdent aux visites
sanitaires prévues au présent titre.
173
TITRE III - DES CONDITIONS PERMETTANT D’ASSURER LA QUALITE ET DE GARANTIR LA SECURITE
SANITAIRE DES PRODUITS PRIMAIRES, DES PRODUITS ALIMENTAIRES
ET DES ALIMENTS POUR ANIMAUX
Article 28 : Le présent titre fixe les exigences auxquelles doivent répondre les établissements et
entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale en vertu des dispositions
des articles 12 et 16 ci-dessus pour bénéficier d’une autorisation ou d’un agrément sur le plan
sanitaire.
Chapitre premier - Des conditions d’hygiène et de salubrité applicables aux établissements et
entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale
Article 29 : Les conditions d’hygiène et de salubrité, visées au premier paragraphe du premier alinéa
de l’article 8 de la loi précitée n°28-07 applicables aux établissements et entreprises du secteur
alimentaire et du secteur de l’alimentation animale sont fixées par le présent chapitre.
Article 30 : Les exploitants des établissements et entreprises producteurs de produits primaires et
ceux qui effectuent des opérations connexes, telles que le transport, l’entreposage et la
manipulation desdits produits primaires sur le lieu de production, le transport des animaux vivants, le
transport des produits primaires d’origine végétale et des produits de la pêche et de la chasse depuis
leur lieu d’obtention jusqu’à un établissement ou une entreprise de traitement, de transformation,
de conditionnement ou de distribution, doivent :
- veiller à la protection desdits produits primaires contre toute contamination, quelle qu’en
soit l’origine ;
- prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des végétaux et à la préservation de la
santé des animaux ;
- tenir un registre relatif aux mesures prises permettant la maîtrise des dangers et sur lequel
ont notamment été consignées toutes les informations concernant les semences et plants,
les matières chimiques et biologiques, l’apparition et les conditions de destruction des
organismes nuisibles et des maladies, les résultats de toutes les analyses pratiquées.
A cet effet les exploitants qui produisent ou récoltent des produits végétaux et les exploitants qui
élèvent, pêchent ou chassent les animaux ou qui produisent des produits primaires d’origine animale
doivent respecter les exigences applicables à :
1. l’hygiène des installations y compris les lieux d’entreposage et de stockage des produits
végétaux et les lieux d’élevage des animaux, les équipements, les caisses et conteneurs, les
véhicules de transport des produits sur les lieux de production et des lieux de production vers
les autres établissements ou entreprises;
2. l’utilisation des matières chimiques et biologiques, des additifs dans l’alimentation des
animaux et des médicaments vétérinaires ;
3. l’hygiène des personnes manipulant les produits primaires sur leur lieu de production et
durant leur transport ;
4. l’utilisation de l’eau potable et de l’eau propre pour leurs activités ;
5. la lutte contre les animaux et les organismes nuisibles aux fins d’éviter toute contamination.
Article 31 : Les mesures à prendre par les producteurs en vue de respecter les exigences
mentionnées à l’article 30 ci-dessus sont arrêtés par le ministre chargé de l’agriculture et le ministre
chargé de la pêche maritime lorsqu’elles concernent les établissements et les entreprises ayant des
activités relatives aux produits de la pêche maritimes ou de l’aquaculture marine.
Article 32 : Les établissements et entreprises du secteur alimentaire autres que ceux visés à l’article
30 ci-dessus doivent :
174
- être implantés dans un lieu qui ne constitue pas une source de contamination pour les
produits alimentaires ;
- être approvisionnés en eau potable par les réseaux publics d’approvisionnement ou par des
dispositifs de l’établissement ou de l’entreprise permettant d’obtenir de l’eau potable ;
- assurer, lors des opérations successives de travail, une progression du produit alimentaire vers
l’avant de la ligne de fabrication, sans retour en arrière, depuis le produit le moins élaboré vers
le produit le plus élaboré, depuis le produit le moins sain vers le produit le plus sain ;
- ne pas permettre l’entrecroisement des différentes files de production ;
- assurer la séparation du secteur sain et du secteur souillé ;
- permettre l’évacuation immédiate, directe et rapide des déchets produits à chaque étape de
fabrication vers les locaux réservés à cet effet.
Les locaux doivent, par leur implantation, leur conception, leur construction, leurs aménagements,
leurs dimensions, leur agencement et leurs installations et équipements, répondre aux exigences
suivantes :
1. pouvoir être entretenus, nettoyés et/ou désinfectés si nécessaire. A cet effet, les surfaces
doivent être lisses et les revêtements doivent être constitués de matériaux étanches, non
absorbants, lavables et non toxiques, faciles à nettoyer et/ou à désinfecter. Elles doivent
notamment permettre de prévenir la contamination des produits alimentaires quelle qu’en
soit l’origine durant toutes les opérations effectuées sur lesdits produits. Les ouvertures
doivent être lisses et constituées de matériaux non absorbants, lavables et non toxiques. Elles
doivent être équipées d’écran de protection contre les insectes facilement amovibles pour le
nettoyage ;
2. offrir un espace de travail suffisant aux fins de permettre l’exécution hygiénique de toutes les
opérations effectuées sur les produits alimentaires ;
3. prévenir la contamination des produits alimentaires quelle qu’en soit l’origine ;
4. disposer d’un éclairage naturel ou artificiel adéquat compte tenu de l’affectation des lieux
concernés ;
5. disposer de systèmes de ventilation naturelle ou mécanique adéquats et suffisants selon
l’affectation des lieux et conçus de façon à éviter tout flux d’air d’un lieu contaminé vers un
lieu sain. Ces systèmes doivent pouvoir être facilement nettoyés, entretenus et remplacés si
nécessaire ;
6. permettre la mise en œuvre des bonnes pratiques d’hygiène sanitaires en vigueur ;
7. lutter contre les organismes nuisibles ;
8. disposer de lieux de manutention et d’entreposage adaptés et, le cas échéant, offrir des
conditions de manutention et d’entreposage des produits alimentaires adéquats, notamment
une régulation de la température et une capacité suffisante pour maintenir lesdits produits à
des températures appropriées pouvant être vérifiées et si nécessaire enregistrées ;
9. disposer de lieux distincts pour l’entreposage des matériaux de conditionnement et
d’emballage ;
10. disposer, pour le personnel, de sanitaires constitués d’équipements appropriés, en nombre
suffisant, constamment propres et disponibles, situés dans des lieux adéquats ne donnant pas
accès aux lieux dans lesquels les produits alimentaires sont manipulés. Ces sanitaires doivent
être maintenus dans un bon état d’entretien ;
11. disposer de lieux particuliers pour l’entreposage des produits de nettoyage et de désinfection
séparés des zones où les denrées alimentaires circulent ou sont stockées ;
12. disposer de systèmes d’évacuation des eaux résiduaires adéquats pour satisfaire aux exigences
normales des activités de l’établissement ou de l’entreprise et pour faire face à des situations
inhabituelles. Ces systèmes doivent être conçus et construits de manière à éviter tout risque
de contamination des produits alimentaires ;
175
13. disposer de lieux adéquats réservés aux personnels et adaptés à l’effectif employé, en veillant
à la séparation des genres ;
14. mettre en place des dispositifs adéquats pour le nettoyage, la désinfection et l’entreposage
des outils et des équipements de travail. Ces dispositifs doivent être fabriqués dans des
matériaux résistant à la corrosion et doivent être faciles à nettoyer.
Article 33 : Outre les conditions sus indiquées relatives à leurs locaux, les établissements et
entreprises visés à l’article 32 ci-dessus doivent appliquer les mesures suivantes :
I- les articles, installations et équipements avec lesquels les denrées alimentaires entrent en contact
doivent être :
1. fabriqués, réalisés et entretenus de manière à faciliter leur entretien, leur nettoyage et au
besoin leur désinfection pour réduire les risques de contamination des denrées alimentaires ;
2. installés de manière à permettre un nettoyage convenable des équipements et de la zone
environnante ;
3. nettoyés et, le cas échéant, désinfectés, à une fréquence suffisante pour éviter tout risque de
contamination ;
4. être munis, le cas échéant, d’un dispositif de contrôle approprié pour garantir l’hygiène des
produits alimentaires.
II- Les déchets alimentaires, les sous-produits non comestibles et les autres déchets doivent être
éliminés de façon hygiénique et dans le respect de l’environnement conformément à la législation
applicable en matière de gestion des déchets. Ils ne doivent pas constituer une source de
contamination directe ou indirecte des produits alimentaires. A cet effet :
1. les déchets alimentaires, sous-produits non comestibles et autres déchets doivent pouvoir
être retirés rapidement des locaux où se trouvent des denrées alimentaires aux fins d’éviter
leur accumulation. Ils doivent être déposés dans des conteneurs dotés d’une fermeture ou
tout autre type de contenant semblable. En cas d’utilisation d’autres systèmes d’évacuation
de déchets, ceux-ci doivent être conçus de manière adéquate, être bien entretenus et faciles
à nettoyer et à désinfecter si nécessaire ;
2. des mesures adéquates doivent être prévues pour l’entreposage et l’élimination desdits
déchets ;
3. les aires de stockage des déchets doivent être conçues et gérées de manière à pouvoir être
maintenues propres en permanence et demeurer exemptes d’animaux et de parasites.
III- L’alimentation en eau doit s’effectuer comme suit :
1. les installations doivent permettre une alimentation en eau potable en quantité suffisante
compte tenu de l’utilisation qui doit en être faite ;
2. de l’eau propre peut être utilisée pour les produits de la pêche et de l’aquaculture entiers. De
l’eau propre peut aussi être utilisée pour le lavage extérieur. Toutefois, lorsque de l’eau
propre est utilisée, des installations d’alimentation adéquates doivent être disponibles ;
3. l’eau recyclée utilisée ne doit présenter aucun risque de contamination. Elle doit satisfaire à
la norme obligatoire fixée pour l’eau potable ;
4. lorsque de l’eau non potable est utilisée, par exemple pour la lutte contre l’incendie ou pour
d’autres raisons semblables, celle-ci doit circuler dans des systèmes séparés dûment
identifiés. L’eau non potable ne doit pas être raccordée aux systèmes d’eau potable ni
pouvoir refluer dans ces systèmes ;
5. la glace entrant en contact avec les produits alimentaires doit être fabriquée à partir d’eau
potable. Toutefois, lorsque la glace est utilisée pour réfrigérer les produits de la pêche et de
l’aquaculture entiers, elle peut être fabriquée à partir d’eau propre. Elle doit être fabriquée,
176
manipulée et stockée dans des conditions prévenant toute contamination des denrées
alimentaires ;
6. la vapeur d’eau utilisée directement en contact avec les produits alimentaires ne doit
contenir aucune substance présentant un danger pour la santé humaine ou susceptible de
contaminer lesdits produits alimentaires ;
7. lorsque le traitement thermique est appliqué à des produits alimentaires contenus dans des
récipients hermétiquement clos, l’eau utilisée pour le refroidissement de ceux-ci ne doit pas
constituer une source de contamination desdits produits alimentaires.
Article 34 : Lorsque l’établissement ou l’entreprise du secteur alimentaire est soumis à agrément sur
le plan sanitaire, celui-ci doit répondre aux conditions d’hygiène et de salubrité visées aux articles 32
et 33 ci-dessus et mettre en place un programme d’autocontrôle conforme à la norme marocaine
«NM 08.0.002 : système de management HACCP - Exigences» homologuée par arrêté du ministre de
l’industrie, du commerce et des télécommunications n°386-03 du 19 hija 1423 (21 février 2003) ou
toute autre norme la remplaçant ou tout système équivalent.
Article 35 : Les exploitants des établissements et entreprises du secteur de l’alimentation animale
producteurs de produits primaires d’aliments pour animaux doivent, conformément aux conditions
arrêtées par le ministre chargé de l’agriculture :
- veiller à gérer leurs activités de manière à prévenir, éliminer ou réduire les dangers pouvant
compromettre la sécurité sanitaire des aliments pour animaux ;
- protéger les produits primaires destinés à l’alimentation animale produits, préparés,
nettoyés, emballés, conditionnés, entreposés et transportés sous leur responsabilité contre
toute contamination quelle qu’en soit l’origine ou détérioration ;
- tenir un registre sur lequel sont notamment. consignées toutes les informations concernant
les semences, les produits chimiques et biologiques utilisés, l’apparition et les conditions de
destruction des organismes nuisibles et des maladies, les résultats de toutes les analyses
pratiquées ainsi que les mouvements d’entrée et de sortie des aliments pour animaux.
Article 36 : Les établissements et entreprises du secteur de l’alimentation animale autres que ceux
visés à l’article 35 ci-dessus doivent répondre aux exigences suivantes :
I- Les installations, les équipements, les conteneurs, les caisses et les véhicules pour la
transformation et l’entreposage des aliments pour animaux et leurs environs immédiats
doivent être maintenus en état de propreté et des programmes efficaces de lutte contre les
organismes nuisibles doivent être mis en œuvre ;
II- Par leur conception, leur construction, leurs dimensions et leur agencement, les locaux, les
installations et les équipements doivent :
1. pouvoir être convenablement nettoyés et désinfectés si nécessaire ;
2. disposer d’un éclairage naturel et/ou artificiel adapté et suffisant ;
3. permettre de réduire au minimum le risque d’erreur ;
4. éviter la contamination, la contamination croisée et, d’une manière générale, tout effet
néfaste sur la qualité et la sécurité sanitaire des produits ;
5. prévenir l’invasion par des organismes nuisibles ;
6. prévoir des systèmes d’évacuation des eaux résiduaires adaptés à l’usage auxquels ils sont
destinés. A cet effet, ils doivent être conçus et construits de manière à éviter tout risque de
contamination des aliments pour animaux ;
7. permettre l’évacuation des eaux usées et des eaux pluviales de manière à préserver les
équipements et la qualité des aliments pour animaux.
III- Les installations et équipements servant aux opérations de mélange et/ou de fabrication
doivent être appropriés aux mélanges qui doivent être effectués. Elles doivent faire l’objet de
177
vérifications régulières et adéquates, conformément aux instructions du fabricant.
Notamment :
1. les balances et autres dispositifs de mesure utilisés pour la fabrication des aliments pour
animaux doivent être appropriés pour la gamme de poids ou de volumes à mesurer et leur
précision doit être contrôlée régulièrement ;
2. les dispositifs de mélange utilisés dans la fabrication des aliments pour animaux doivent être
appropriés pour la gamme de poids ou de volumes mélangés et doivent pouvoir fabriquer
des mélanges et des dilutions homogènes.
IV- L’eau utilisée dans la fabrication des produits alimentaires pour animaux doit être d’un
niveau de qualité adéquat et les conduites d’eau doivent être fabriquées avec des matériaux
inertes.
V- Les plafonds, faux plafonds et autres équipements suspendus doivent être conçus et construits
de manière à empêcher l’encrassement et à réduire la condensation, l’apparition de
moisissures et le déversement de particules pouvant nuire à la sécurité et à la qualité des
aliments pour animaux.
VI- Les espaces réservés aux aliments pour animaux doivent être séparés des matières premières
et des additifs. Ces espaces doivent être conçus, adaptés et entretenus de manière à assurer
de bonnes conditions d’entreposage.
Article 37 : Les exploitants des établissements et entreprises du secteur de l’alimentation animale
doivent veiller à ce que les différentes étapes de la production soient exécutées selon des
procédures et instructions écrites préétablies visant à définir, à vérifier et à maîtriser les points
critiques dans le processus de fabrication.
A cet effet :
1. des mesures à caractère technique ou organisationnel doivent être prises pour éviter ou
limiter la contamination croisée et les erreurs ;
2. des moyens suffisants et appropriés doivent être mis en place pour effectuer des vérifications
au cours de la fabrication ;
3. une surveillance doit être assurée aux fins de détecter la présence dans les aliments pour
animaux de substances interdites ou de contaminants et des stratégies de contrôle
appropriées visant à réduire les risques au minimum doivent être mises en place ;
4. les déchets et les matières indésirables pour l’alimentation animale doivent être isolés et
identifiés. Notamment, toutes les matières contenant des quantités dangereuses de
médicaments vétérinaires ou de contaminants ou présentant d’autres risques, doivent être
éliminées d’une manière appropriée et détruites ;
5. la traçabilité des produits doit être assurée ;
6. les documents relatifs aux matières premières utilisées pour la fabrication des aliments pour
animaux doivent être conservés par le fabricant et tenus à la disposition des agents visés à
l’article 21 de la loi précitée n°28-07.
Article 38 : Dans les établissements et les entreprises du secteur de l’alimentation animale, les
aliments pour animaux doivent être entreposés et transportés dans des conditions arrêtées par le
ministre chargé de l’agriculture, permettant de maintenir la qualité des produits et d’assurer leur
traçabilité.
Article 39 : Lorsque l’établissement ou l’entreprise du secteur de l’alimentation animale est soumis à
agrément sur le plan sanitaire, celui-ci doit répondre aux conditions d’hygiène et de salubrité prévues
aux articles 36 et 37 ci-dessus et disposer d’un système d’autocontrôle fondé sur les principes du
système HACCP.
Article 40 : Les exploitants des établissements et entreprises du secteur de l’alimentation animale
doivent mettre en œuvre un système d’enregistrement et de traitement des réclamations et un
178
système de rappel rapide des produits se trouvant dans les réseaux de distribution, approuvés par
l’autorité ayant délivré l’autorisation ou l’agrément sur le plan sanitaire.
Article 41 : Le programme d’autocontrôle, visé à l’article 9 de la loi précitée n°28-07, à mettre en
place par les établissements et entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation
animale conformément aux dispositions du présent chapitre doit être basé sur les principes du
système de l’analyse des risques et la maîtrise des points critiques conforme à la norme précitée NM
08.0.002 (HACCP) ou toute norme la remplaçant ou tout autre système équivalent permettant
d’atteindre les mêmes objectifs.
Article 42 : Les analyses prévues par les systèmes d’autocontrôles peuvent être effectuées dans des
laboratoires internes à l’entreprise ou avec lesquels elle dispose d’un contrat aux fins desdites
analyses. Ces laboratoires internes ou sous contrats doivent être reconnus selon les modalités
arrêtées par le ministre chargé de l’agriculture.
Article 43 : Les guides de bonnes pratiques prévus à l’article 9 de la loi précitée n°28-07 sont élaborés
et diffusés par les organisations professionnelles du secteur alimentaire et du secteur de
l’alimentation animale sur la base des exigences sanitaires et hygiéniques générales et spécifiques
réglementaires et le cas échéant en se référant aux codes d’usage pertinents du Codex alimentarius.
Ils sont approuvés par arrêté du ministre de l’agriculture après avis du ministre intéressé selon la
nature de l’activité concernée.
Article 44 : Les exigences particulières nécessaires à la pleine application des dispositions du présent
chapitre sont arrêtées par le ministre chargé de l’agriculture et le ou les ministres concernés en
tenant dûment compte des activités des établissements et entreprises du secteur alimentaire et du
secteur de l’alimentation animale et notamment des activités relatives à la production primaire, aux
produits animaux et d’origine animale, aux produits de la pêche maritime et de l’aquaculture marine,
à la restauration collective et à la vente au détail.
Chapitre II - Dispositions applicables aux produits primaires et aux produits alimentaires
Article 45 : Les dispositions du présent chapitre s’appliquent aux produits primaires et aux produits
alimentaires visés aux paragraphes 2 et 3 du premier alinéa de l’article 8 de la loi précitée n°28-07, à
toutes les étapes de la chaîne alimentaire, quel que soit le stade de leur manipulation avant leur
commercialisation ou leur exportation ainsi que lors de leur mise en vente sur le marché local.
Article 46 : Les exploitants du secteur alimentaire doivent, à toutes les étapes de la chaîne
alimentaire :
1. veiller à ce que les produits primaires, les produits alimentaires et leurs ingrédients soient
entreposés et conservés dans des conditions adéquates permettant d’éviter toute
détérioration. Ils doivent les protéger contre toute contamination susceptible de les rendre
impropres à la consommation humaine ou dangereuses pour la santé ;
2. mettre au point des méthodes adéquates pour lutter contre les animaux et les organismes
nuisibles et pour empêcher les animaux domestiques d’avoir accès aux lieux où des produits
alimentaires sont préparés ;
3. utiliser les méthodes et températures adéquates permettant la bonne conservation des
produits et veiller à ce qu’il n’y ait pas de rupture de la chaîne de froid ;
4. veiller à la stricte séparation des produits, conformément aux exigences réglementaires
applicables ;
5. n’utiliser, pour les diverses opérations effectuées sur les produits que des procédés et des
méthodes admis en tenant compte du produit et de l’opération envisagée aux fins d’éviter sa
contamination et sa détérioration ;
179
6. n’utiliser que des matériaux et des méthodes de conditionnement et d’emballage adéquats et
adaptés au produit concerné ;
7. se conformer aux dispositions réglementaires d’étiquetage applicables au produit concerné.
Article 47 : Les producteurs de produits alimentaires ne doivent accepter que des produits primaires,
des ingrédients et tout autre matériau utilisé pour le traitement ou la transformation desdits
produits :
- dûment étiquetés conformément à la réglementation en vigueur, et, lorsqu’il s’agit de
produits animaux ou d’origine animale, ils ne doivent accepter que ceux présentant les
marques de salubrité réglementaires ;
- importés dans les conditions visées à l’article 48 ci-dessous ou qui proviennent d’un
établissement ou d’une entreprise autorisé ou agréé conformément aux dispositions du
présent décret ;
- dont ils se sont assurés de l’origine par le système de traçabilité et dont ils peuvent supposer
qu’ils sont exempts de toute contamination par des parasites, des micro-organismes
pathogènes ou des substances toxiques, décomposées ou étrangères ou dépassant les limites
maximales autorisées.
Lorsqu’il s’agit des produits de l’aquaculture marine et de la pisciculture continentale, ils ne doivent
accepter que des produits en provenance de zones ou de lieux non soumis à des restrictions
sanitaires. A cet effet, pour ce qui concerne les produits de l’aquaculture marine, les zones maritimes
sont classées par le ministre chargé de la pêche maritime en catégories, du point de vue de la
salubrité desdits produits dans leur milieu.
Article 48 : Afin de garantir qu’un produit primaire, un produit alimentaire ou un aliment pour
animaux importé en vue de sa mise sur le marché national est sans danger pour la vie ou la santé
humaine ou animale conformément aux dispositions de l’article 4 de la loi précitée n°28-07,
l’importateur dudit produit ou aliment doit, préalablement à son importation, s’assurer que le
produit ou l’aliment :
- provient d’un pays, d’une zone ou d’une région non soumise à des restrictions sanitaires ou
phytosanitaires ;
- répond aux exigences d’hygiène et de salubrité prévues par le présent décret et autres
réglementations spécifiques au produit ou aliment ;
- est issu d’un établissement ou d’une entreprise ayant mis en place un système
d’autocontrôle HACCP ou un système équivalent ;
- est accompagné de documents ou autres certificats exigés par une réglementation spécifique
au produit ou aliment délivré par l’autorité compétente du pays d’exportation et attestant,
notamment, qu’il est conforme à la législation en vigueur et sans danger pour la vie ou la
santé humaine ou animale.
L’importateur doit disposer d’un plan de rappel lui permettant, en cas d’alerte sanitaire portant sur
le produit ou l’aliment pour animaux qu’il a importé, de rappeler celui-ci après son admission sur le
territoire national.
Article 49 : Les produits primaires et produits alimentaires doivent être entreposés, présentés et
exposés à la vente dans des conditions d’hygiène permettant de garantir leur salubrité, ils doivent
demeurer à l’abri de toute source de pollution, de souillures ou de contamination.
Article 50 : Tous les matériels et ustensiles utilisés et susceptibles d’entrer en contact avec les
produits primaires ou les produits alimentaires doivent être tenus propres, lavés et désinfectés après
chaque utilisation et à la fin de la journée de travail.
180
Article 51 : Les produits primaires et les produits alimentaires livrés aux consommateurs doivent être
conditionnés ou emballés exclusivement dans des matériaux à usage alimentaire adaptés aux
produits concernés.
Article 52 : Les produits alimentaires et aliments pour animaux exportés ou réexportés doivent
respecter les prescriptions du présent décret, sauf s’il en est disposé autrement par les autorités du
pays importateur ou dans les lois, règlements, normes, codes de pratiques et autres procédures
législatives et administratives en vigueur dans le pays importateur.
Lorsque les dispositions d’un accord bilatéral conclu entre le Maroc et un pays tiers sont applicables,
les produits primaires, les produits alimentaires et les aliments pour animaux exportés vers ce pays
tiers doivent respecter les dispositions dudit accord.
Article 53 : Les produits primaires et les produits alimentaires sont conformes lorsqu’ils :
1. proviennent d’un établissement ou d’une entreprise autorisé ou agréé conformément au
présent décret ;
2. ne renferment pas de substances interdites administrées aux animaux d’élevage dont la
liste est fixée par arrêté du ministre chargé de l’agriculture ;
3. ne renferment pas d’additifs alimentaires autres que ceux figurant sur la liste et dans les
limites autorisées ;
4. ne contiennent pas de résidus des produits pharmaceutiques, phytosanitaires et de
contaminants de la chaîne alimentaire au-delà des limites maxima autorisées ;
5. sont conformes aux critères micro biologiques et toxicologiques dans les limites autorisées ;
6. sont emballés ou conditionnés dans des emballages ou conditionnements composés de
matériaux destinés à entrer en contact avec des produits alimentaires dont la composition
et l’emploi sont fixés par arrêté conjoint du ministre chargé de l’agriculture, du ministre
chargé de la pêche maritime, du ministre chargé de la santé et du ministre chargé de
l’industrie et du commerce ;
7. sont étiquetés conformément à la réglementation en vigueur.
Les listes et limites visées aux 3), 4) et 5) du présent article sont arrêtées conjointement par le
ministre chargé de l’agriculture, le ministre chargé de la pêche maritime et le ministre chargé de la
santé.
Article 54 : Les aliments pour animaux sont conformes lorsqu’ils :
1. proviennent d’un établissement ou d’une entreprise agréé ou autorisé conformément au
présent décret ;
2. ne renferment pas de substances indésirables dont la liste et les teneurs maximales dans
l’alimentation des animaux sont fixées par arrêté du ministre chargé de l’agriculture ;
3. ne contiennent pas de résidus des produits pharmaceutiques, phytosanitaires et de
contaminants au delà les limites maxima autorisées, arrêtées conjointement par le ministre
chargé de l’agriculture, le ministre chargé de la pêche maritime et le ministre chargé de la
santé ;
4. ne renferment pas d’additifs, de prémélanges, d’aliments composés et d’aliments
complémentaires pour animaux non autorisés ou dépassant les limites fixées par arrêté du
ministre chargé de l’agriculture ;
5. sont étiquetés conformément à la réglementation en vigueur.
Chapitre III - Des conditions d’hygiène et de salubrité applicables aux moyens de transport destinés
au transport des produits alimentaires périssables
Article 55 : Les moyens de transport des produits alimentaires périssables visés au paragraphe 4 du
premier alinéa de l’article 8 de la loi précitée n°28-07 doivent être conçus et équipés de façon à
181
protéger les produits alimentaires de toute source susceptible de les contaminer ou de les altérer
pendant toute la durée du transport.
Ils doivent être faciles à nettoyer et à désinfecter, le cas échéant, et être aptes à transporter les
produits alimentaires dans les conditions d’hygiène et de température permettant une bonne
conservation desdits produits durant leur transport.
Article 56 : Les produits alimentaires en vrac à l’état liquide, granulaire ou poudreux doivent être
transportés dans des contenants réservés exclusivement au transport des produits alimentaires et
adaptés aux produits concernés. Sur ces contenants une mention relative à leur utilisation pour le
transport des produits alimentaires doit être inscrite de manière claire, visible, lisible et indélébile, en
langue arabe et dans une ou plusieurs langues étrangères, si nécessaire.
Article 57 : Lorsque des contenants ont été utilisés pour transporter des produits alimentaires
différents, un nettoyage efficace doit être effectué entre les deux chargements pour éviter tout
risque de contamination.
Article 58 : Lors de leur transport, les aliments pour animaux transformés doivent être transportés
dans des conteneurs appropriés et maintenus en état de propreté. Ils doivent être maintenus
séparés des matières premières non transformées et des additifs afin d’éviter toute contamination
croisée.
Article 59 : Sont arrêtés conjointement par le ministre chargé de l’agriculture, le ministre chargé du
transport, le ministre chargé de la pêche maritime et le ministre chargé de l’industrie :
- les conditions techniques et d’hygiène applicables au transport des produits alimentaires et
des aliments pour animaux ;
- les conditions de conception, d’équipement et d’hygiène des moyens de transport ;
- les dispositions complémentaires et spécifiques relatives au transport des produits pouvant
s’altérer ou non stables à température ambiante ;
- les états et températures maximales de transport des denrées périssables ;
- les dispositions spécifiques à certains moyens de transport des produits alimentaires ou des
aliments pour animaux.
Chapitre IV - Des exigences applicables au personnel manipulant les produits alimentaires
Article 60 : En application du paragraphe 5 du premier alinéa de l’article 8 de la loi précitée n°28-07,
quiconque, dans la chaîne alimentaire, est amené à manipuler des produits alimentaires, doit
respecter un niveau élevé de propreté personnelle et porter une tenue adaptée aux travaux
effectués.
Article 61 : Les établissements et entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation
animale doivent disposer d’un personnel suffisant en nombre et possédant les compétences et les
qualifications nécessaires compte tenu des travaux qui doivent être effectués dans la chaîne
alimentaire.
Article 62 : Il peut être exigé pour certaines catégories d’établissements ou d’entreprises, la présence
parmi les effectifs permanents des établissements et entreprises du secteur alimentaire ou du
secteur de l’alimentation animale, d’un responsable de production justifiant avoir suivi une
formation spécifique en matière d’hygiène alimentaire et/ou justifiant d’une expérience adéquate
compte tenu de l’activité de l’établissement ou de l’entreprise concerné.
Les catégories d’établissements et d’entreprises concernées ainsi que le contenu et la durée de la
formation et/ou de l’expérience exigée sont arrêtés selon le cas, par le ministre chargé de
l’agriculture et le ministre chargé de la pêche maritime ou le ministre chargé de la santé.
Article 63 : Les exploitants du secteur alimentaire doivent veiller à :
182
1. ce que les manutentionnaires de denrées alimentaires soient encadrés et disposent
d’instructions et/ou d’une formation en matière d’hygiène alimentaire adaptée à leur activité
professionnelle ;
2. ce que les personnes responsables de la mise au point et du maintien du système HACCP ou de
tout système équivalent ou de la mise en œuvre des guides de bonnes pratiques, selon le cas,
aient reçu une formation appropriée à cet effet.
Article 64 : Il est interdit à quiconque atteint d’une maladie susceptible d’être transmise ou porteur
d’une telle maladie ou ayant des plaies infectées ou des lésions cutanées de manipuler des produits
alimentaires ou de pénétrer dans une zone de manutention de produits alimentaires, à quelque titre
que ce soit, lorsqu’il existe un risque de contamination directe ou indirecte desdits produits.
Article 65 : Les exploitants des établissements et entreprises du secteur alimentaire doivent faire
assurer, à leur charge, une surveillance médicale de leur personnel.
Sont fixées par arrêté conjoint du ministre chargé de l’agriculture et le ministre chargé de la santé,
les formes et modalités de cette surveillance médicale ainsi que la liste des maladies et infections
susceptibles de contaminer les produits alimentaires.
Chapitre V – Des conditions d’utilisation des produits de nettoyage et de désinfection dans les
établissements et entreprises du secteur alimentaire et du secteur de l’alimentation animale
Article 66 : En application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 8 de la loi précitée n°28-07,
les exploitants des établissements et entreprises du secteur alimentaire et du secteur de
l’alimentation animale ne doivent utiliser que des produits conformes à la réglementation en vigueur
pour nettoyer et désinfecter les surfaces, les installations, les équipements le matériel et tout objet.
Les produits de nettoyage et de désinfection utilisés ne doivent laisser aucune trace ou résidu
susceptible d’altérer les produits alimentaires ou les aliments pour animaux ou porter atteinte à la
santé des personnes ou des animaux.
Sont arrêtés conjointement par le ministre chargé de l’agriculture, le ministre chargé de la santé et le
ministre chargé de la pêche maritime, les caractéristiques d’efficacité, de toxicité et de pureté des
produits sus-indiqués ainsi que les conditions dans lesquelles ils doivent être utilisés compte tenu de
l’usage auquel ils sont destinés.
Article 67 : Les produits de nettoyage et de désinfection doivent être détenus dans des locaux
réservés à cet effet et strictement séparés des locaux dans lesquels se trouvent des produits
alimentaires ou des aliments pour animaux. Ces locaux ne doivent être accessibles qu’aux personnes
désignées à cet effet.
Article 68 : Les exploitants des établissements et entreprises du secteur alimentaire et du secteur de
l’alimentation animale doivent mettre en place et suivre un plan de nettoyage et de désinfection
pour les surfaces, les installations, les équipements et les objets de leur établissement ou entreprise.
Ce plan précise notamment les produits utilisés, leur concentration et la fréquence d’utilisation. Ces
données doivent être consignées dans des fiches tenues à jour quotidiennement.
Ces plans doivent être présentés, lors des visites sanitaires régulières visées à l’article 16 ci-dessus.
Chapitre VI - Des modalités du contrôle de la conformité des produits primaires, produits
alimentaires et des aliments pour animaux
Article 69 : Le contrôle de la conformité des produits primaires, des produits alimentaires et des
aliments pour animaux visé au premier paragraphe du quatrième alinéa de l’article 7 de la loi
précitée n°28-07 est effectué selon des méthodes et techniques appropriées tels que la vérification,
l’inspection, l’échantillonnage et l’analyse.
183
Ces méthodes et techniques sont arrêtées par le ministre chargé de l’agriculture en tenant
notamment compte de la nature du produit, de l’activité de l’entreprise ou de l’établissement
concerné et des étapes suivies par le produit dans la chaîne alimentaire.
Article 70 : Lorsque des analyses sont nécessaires au contrôle de la conformité des produits
susmentionnés, celles-ci doivent être effectuées selon des méthodes d’échantillonnage et d’analyse
normalisées par des laboratoires officiels ou des laboratoires privés agréés à cet effet par l’ONSSA.
L’agrément sus indiqué aux fins d’effectuer les analyses visées ci-dessus est délivré aux laboratoires
privés répondant à la nonne NM ISO/CEI 17025 «Exigences générales concernant la compétence des
laboratoires d’échantillonnage et d’essais» telle qu’homologuée par l’arrêté du ministre de
l’industrie, du commerce et de la mise à niveau de l’économie n°406-06 du 28 moharrem 1427 (27
février 2006) ou toute autre norme la remplaçant.
Article 71 : La demande d’agrément est déposée par le propriétaire ou le gestionnaire du laboratoire,
selon le cas, auprès de l’ONSSA, accompagnée d’un dossier constitué des pièces et documents
permettant d’identifier le demandeur et de vérifier, suite à une visite effectuée sur place, que le
laboratoire pour lequel l’agrément est demandé répond à la norme précitée NM ISO/CEI 17025.
Tout laboratoire bénéficiant de l’agrément fait l’objet de contrôles réguliers au moins une fois par an
aux fins de vérifier sa conformité à ladite norme.
L’agrément est retiré s’il est constaté, lors d’un contrôle, que le laboratoire concerné ne répond plus
à la norme sus indiquée ou si des anomalies ont été relevées dans les résultats des analyses
effectuées par ledit laboratoire.
Article 72 : Des laboratoires de référence sont désignés par le ministre chargé de l’agriculture après
avis du ministre chargé de la santé parmi les laboratoires officiels aux fins :
- d’apporter à l’ONSSA une assistance scientifique et technique de haut niveau dans les
domaines de la sécurité sanitaire des produits primaires, des produits alimentaires et des
aliments pour animaux ;
- de procéder à un réexamen des résultats des analyses en cas de contestation de celles-ci par
les exploitants des établissements ou entreprises concernés et le laboratoire ayant effectué
lesdites analyses.
Article 73 : Pour être désigné en tant que laboratoire de référence, celui-ci doit répondre à la norme
NM ISO/CEI 17025 précitée et remplir les exigences techniques et disposer des compétences
nécessaires selon la nature des analyses qu’il est amené à effectuer.
Article 74 : La liste, tenue à jour, des laboratoires agréés et des laboratoires de références prévus au
présent chapitre est arrêtée par le ministre chargé de l’agriculture et publiée au "Bulletin officiel".
Chapitre VII - De la traçabilité, du retrait et du rappel des produits
Article 75 : En application de l’article 12 de la loi précitée n°28-07 et dans le but d’assurer la
traçabilité des produits alimentaires et des aliments pour animaux telle que définie à l’article 3, point
8 de ladite loi, les exploitants des établissements et entreprises du secteur alimentaire et du secteur
de l’alimentation animale doivent :
- disposer de systèmes et de procédures permettant d’identifier les fournisseurs directs en
relation avec un animal, un produit, une denrée ou une substance utilisée comme intrant ;
- mettre en œuvre des procédés d’étiquetage ou d’identification des produits commercialisés
par l’exploitant ou le premier importateur, de façon à en permettre et faciliter la traçabilité
lorsqu’ils sont mis sur le marché national et lorsqu’ils entrent dans l’entreprise cliente ;
- disposer de systèmes et de procédures permettant d’identifier les divers clients
professionnels en relation avec les produits, denrées ou substances sortants ;
184
- mettre en œuvre une procédure de retrait et/ou de rappel de produits.
Les informations sus indiquées doivent être mises à la disposition des agents visés à l’article 21 de la
loi précitée n°28-07 et des services ayant délivré les autorisations et agréments sur le plan sanitaire
prévus au présent décret.
Article 76 : En application de l’article 10 de la loi précitée n°28-07, l’exploitant de tout établissement
ou entreprise du secteur alimentaire ou du secteur de l’alimentation animale auquel une autorisation
ou un agrément sur le plan sanitaire a été délivré doit, s’il a des raisons de considérer que son
produit ne peut être qualifié de produit sûr, en informer immédiatement le service ayant délivré
l’autorisation ou l’agrément ainsi que toute autre autorité compétente en matière de santé publique
conformément à la législation en vigueur.
Il doit immédiatement fournir auxdits services et autorités les renseignements suivants :
- toutes les informations permettant d’identifier les produits concernés tels son nom, numéros
de code ou de lot, numéro de l’établissement, date de production, date d’importation ou
d’exportation, et, s’il y a lieu, toutes autres informations utiles ;
- les quantités concernées, ventilées comme suit :
quantité totale que l’entreprise avait à l’origine en sa possession ;
quantité totale distribuée avant le rappel ;
quantité totale restant en la possession de l’entreprise ;
- l’aire de distribution dudit produit, par région et par préfecture ou province, et par pays dans
le cas d’un produit exporté ainsi que le nom et l’adresse des détaillants et des grossistes ;
- des informations sur tout autre produit qui pourrait présenter les mêmes risques.
Au vu des informations sus indiquées les autorités compétentes peuvent prendre les mesures de
santé publique nécessaires dans le cadre des lois et règlement en vigueur et, conformément aux
dispositions des articles 10 et 11 de la loi précitée n°28-07, procéder elles-mêmes ou faire procéder
par l’exploitant concerné au retrait des produits.
L’exploitant peut, s’il le juge nécessaire, sans attendre la mise en place du retrait sus-indiqué,
procéder lui-même au rappel des produits et/ou lots concernés, en informant les services et
autorités sus mentionnés des raisons de ce rappel.
TITRE IV - DISPOSITIONS RELATIVES A L’ENREGISTREMENT DES EXPLOITATIONS D’ELEVAGE, A
L’IDENTIFICATION ET AU SUIVI DES ANIMAUX
Chapitre premier - De l'enregistrement des exploitations d’élevage
Article 77 : L’exploitant ou le professionnel soumis à la déclaration prévue à l’article 13 de la loi
précitée n°28-07, est la personne physique ou morale autre que celle visée à l’article 5 de la même
loi dont l’établissement ou l’entreprise est soumis à autorisation ou agrément sur le plan sanitaire.
Article 78 : La déclaration pour l’enregistrement des exploitations d’élevage visées à l’article 13 de la
loi n°28-07 doit être faite auprès du service vétérinaire local de l’ONSSA selon le modèle fourni par
ledit service accompagné d’un dossier composé de pièces et documents permettant l’identification
du déclarant et de son ou de ses élevages. Il est remis immédiatement récépissé du dépôt de la
déclaration et du dossier sus mentionnés.
Il est attribué un numéro appelé "code d’enregistrement" par exploitation déclarée.
Article 79 : Le registre d’élevage visé à l’article 14 de la loi précitée n°28-07 doit être établi par les
détenteurs des animaux vivants dont la production est destinée à la consommation humaine, qu’ils
soient ou non propriétaires desdits animaux, selon le modèle fourni par le service réceptionnaire de
la déclaration visée à l’article 78 ci-dessus et comportant notamment :
- les mentions d’identification de l’exploitation d’élevage ;
185
- l’identité du détenteur des animaux vivants ;
- les données d’identification des animaux des espèces animales figurant sur la liste fixée par
arrêté du ministre chargé de l’agriculture ;
- les médicaments ou produits médicamenteux administrés aux animaux ou tous soins
vétérinaires y compris la vaccination et le dépistage des maladies animales ;
- les aliments donnés aux animaux, le cas échéant ;
- les mortalités constatées ;
- les entrée et sortie des animaux à partir de l’exploitation.
Le registre d’élevage doit être côté et paraphé par le détenteur des animaux et tenu sur le lieu de
détention de ceux-ci. Le registre doit rester accessible à tout moment aux agents habilités du service
local de l’ONSSA auprès duquel l’exploitation est enregistrée.
Toutes les visites de l’exploitation effectuées par les services de l’ONSSA et par les vétérinaires privés
doivent être mentionnées sur le registre avec la date de chacune d’elle, le nom et la signature de la
personne l’ayant effectuée et le cas échéant la mention des actes pratiqués et des constatations
faites en relation avec l’état sanitaire des animaux.
Chapitre II - De l’identification et du suivi des animaux
Article 80 : Le système national d’identification des animaux producteurs dont la production est
destinée à la consommation humaine comprend les éléments suivants :
a. des moyens permettant l’identification avec certitude de l’animal ;
b. des passeports individuels ou des documents de circulation, le cas échéant, selon l’espèce
animale conforme au modèle arrêté par le ministre chargé de l’agriculture ;
c. des bases de données informatisées reprenant toutes les informations relatives à
l’identification et aux mouvements des animaux ;
d. des registres d’élevage établis par les détenteurs des animaux vivants conformément à
l’article 79 ci-dessus.
Article 81 : Une fois apposé sur l’animal, le moyen d’identification ne peut être éliminé ou remplacé
que s’il est conforme aux dispositions du présent chapitre.
Article 82 : Une base de données nationale de l’identification des animaux est mise en place et gérée
par l’ONSSA. Les modalités de fonctionnement et de gestion de la base de données nationale sont
arrêtées par le ministre chargé de l’agriculture.
Article 83 : Les animaux appartenant aux espèces dont la production est destinée à la consommation
humaine ne peuvent quitter l’exploitation dans laquelle ils se trouvent que si :
- Cette exploitation est enregistrée et dispose d’un code d’enregistrement conformément à
l’article 78 ci-dessus ;
- Les animaux sont dûment identifiés conformément au présent chapitre.
Article 84 : Les modalités techniques et organisationnelles de la réalisation de l’identification de
chaque espèce animale ainsi que les conditions de déplacement et de mouvement des animaux sont
arrêtées par le ministre chargé de l’agriculture.
Article 85 : L’opération d’identification des animaux est exécutée par l’ONSSA ou sous son contrôle
par les vétérinaires mandatés ou des organismes publics ou des personnes morales de droit privé
auxquels il a délégué cette attribution conformément à l’article 2 de la loi précitée n°25-08.
TITRE V - DES MODALITES D’ETABLISSEMENT ET DES CONDITIONS DE TENUE DU REGISTRE
D’ENTRETIEN ET DE GESTION DES PRODUITS PRIMAIRES D’ORIGINE VEGETALE
186
Article 86 : Le registre d’entretien et de gestion des produits primaires d’origine végétale visé à
l’article 15 de la loi précitée n°28-07 doit être établi par les exploitants et doit être conforme au
modèle arrêté par le ministre chargé de l’agriculture.
Il comporte notamment les mentions d’identification de l’exploitation et de son exploitant, les
semences et plants utilisées ainsi que, le cas échéant, l’origine et la qualité des eaux d’irrigation, les
fertilisants utilisés, les produits chimiques et biologiques utilisés et la destination des produits
primaires.
Article 87 : Le registre susmentionné doit être côté et paraphé par l’exploitant et tenu à jour sur le
lieu de l’exploitation. Il doit rester accessible à tout moment aux agents du service local de l’ONSSA.
TITRE VI - DISPOSITIONS FINALES
Article 88 : Sont abrogés, à compter de la date d’effet du présent décret :
- l’arrêté du 9 mai 1942 portant réglementation de la fabrication des extraits de viande et
bouillons concentrés ;
- l’arrêté du 13 ramadan 1363 (1er septembre 1944) relatif au contrôle des produits
alimentaires ;
- l’arrêté du 25 février 1946 portant réglementation de la fabrication et de la vente des
produits de charcuterie de bœuf ;
- l’arrêté du 1er chaabane 1372 (15 avril 1953) relatif à la préparation, l’entreposage,
l’importation et la vente des viandes conditionnées sous emballage ;
- les titres V, VI et VII ainsi que l’annexe du décret n°2-98-617 du 17 ramadan 1419 (5 janvier
1999) pris en application du dahir portant loi n°1-75-291 du 24 chaoual 1397 (8 octobre
1977) édictant des mesures relatives à l’inspection sanitaire et qualitative des animaux
vivants et des denrées animales ou d’origine animale ;
- les articles 2, 3 (alinéas 2), 5, 6, 7, 8, 9 et 10 ainsi que le titre II du décret n°2-97-177 du 5 hija
1419 (23 mars 1999) relatif au transport des denrées périssables ;
- les titres II et III du décret n°2-99-89 du 18 moharram 1420 (5 mai 1999) relatif au contrôle
des produits de charcuterie ;
- les articles 5 et 6 du décret n°2-00-425 du 10 ramadan 1421 (7 décembre 2000) relatif au
contrôle de la production et de la commercialisation du lait et produits laitiers ;
- les titres V, VI, VII et VIII du décret n°2-04-684 du 14 kaada 1425 (27 décembre 2004) pris
pour l’application de la loi n°49-99 relative à la protection sanitaire des élevages avicoles, au
contrôle de la production et la commercialisation des produits avicoles ;
- l’article 4 et l’annexe II du décret n°2-97-1003 du 29 chaoual 1426 (2 décembre 2005) relatif
à l’inspection sanitaire et qualitative des produits de la mer et d’eau douce.
Demeurent toutefois en vigueur jusqu’à leur abrogation, les textes réglementaires dûment publiés
pris pour leur application, ainsi que les dispositions des textes pris pour l’application des législations
particulières relatives à la répression des fraudes sur les marchandises et à l’inspection sanitaire et
qualitative des animaux vivants et des denrées animales ou d’origine animale non expressément
visées ci-dessus.
A compter de la date d’effet du présent décret les dispositions de l’article 2 du décret précité n°2-04-
684 du 14 kaada 1425 (27 décembre 2004) ne s’appliquent plus aux établissements et entreprises de
production et de commercialisation des produits avicoles lesquels sont soumis aux dispositions du
présent décret, à l’exception des élevages avicoles.
Article 89 : Le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, le ministre de l’intérieur, la ministre
de la santé, le ministre de l’équipement et des transports et le ministre de l’industrie, du commerce
et des nouvelles technologies sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent
décret qui prend effet à compter de la date de sa publication au Bulletin officiel.
187
Annexe
au décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de certaines
dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires
Catégories d’établissements et d’entreprises soumis à l’agrément sur le plan sanitaire
I- Etablissements et entreprises dont les activités concernent les produits animaux ou d’origine
animale suivantes :
a-………………..
…………………
g- Produits de la pêche et de l’aquaculture :
- tout établissement et entreprise de production, de traitement, de transformation, de
conditionnement et de conservation des produits et sous-produits de la pêche, les
halles aux poissons des lieux de débarquement et les marchés de gros, les navires de
pêche ayant un système de congélation des captures et/ou pratiquant des opérations
de traitement ou de transformation à bord ;
- tout établissement et entreprise de conditionnement et/ou de purification des
coquillages.
…………………..
m- Gélatine :
- tout établissement et entreprise ;
n- Collagène :
- tout établissement et entreprise ;
……………………..
II - Les établissements de restauration collective suivants :
a. les cuisines centrales ;
b. les traiteurs disposant de cuisines.
III- Les établissements entreposant les produits animaux ou d’origine animale sous température
dirigée :
- tout établissement et entreprise dotés de système de production de froids pour
l’entreposage des produits animaux et d’origine animale à des températures positives et/ou
négatives.
IV- Les établissements ou entreprises du secteur de l’alimentation animale pratiquant une des
activités suivantes :
a. la fabrication et/ou la mise sur le marché des additifs pour l’alimentation animale ;
b. la fabrication et/ou la mise sur le marché de prémélanges et/ou de suppléments
nutritionnels préparés à l’aide d’additifs ;
c. la fabrication pour la mise sur le marché ou la production pour les besoins exclusifs de leur
exploitation des alimentaires composés utilisant les additifs ou les prémélanges contenant
des additifs ;
……………………………
188
Décret n°2-12-71 du 14 rabii II 1433 (7 mars 2012) pris pour l'application de la loi n°14-08 relative
au mareyage
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°14-08 relative au mareyage promulguée par le dahir n°1-11-43 du 29 joumada II 1432 (2
juin 2011) ;
Vu le décret n°2-94-858 du 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995) fixant les attributions et
l'organisation du ministère des pêches maritimes et de la marine marchande, notamment ses articles
8 et 13 ;
Vu le décret n°2-12-33 du 14 rabii II 1433 (7 mars 2012) relatif aux attributions du ministre de
l'agriculture et de la pêche maritime ;
Après délibération en Conseil du Gouvernement réuni le 1er rabii II 1433 (23 février 2012),
Décrète
Article premier : En application de la loi susvisée n°14-08, le ministre chargé de la pêche maritime est
habilité à fixer :
- le modèle de la demande d'autorisation d'exercice d'une activité de mareyage visée à l'article
6 de la loi précitée n°14-08 ;
- les spécimens du registre prévu à l'article 5 de la loi précitée n°14-08, appelé «registre de
mareyage» ;
- les modèles de la «carte de mareyeur» et de ses extraits éventuels ainsi que de la «carte de
mareyeur délivrée à titre temporaire» prévus aux articles 17, 20 et 21 de la loi précitée n°14-
08.
Article 2 : Le cahier des charges visé à l'article 5 de la loi précitée n°14-08 auquel doit se conformer le
mareyeur doit être établi selon le modèle fixée à l'annexe I au présent décret.
Article 3 : La demande d'autorisation d'exercice de l'activité de mareyage qui en application de
l'article 6 de la loi précitée n°14-08 doit être accompagnée du projet de cahier des charges dont la
signature par le demandeur doit être légalisée, est déposée, contre récépissé, auprès du service
compétent conformément aux dispositions du décret susvisé n°2-94-858 du 18 chaabane 1415 (20
janvier 1995).
Outre le projet de cahier des charges, cette demande, établie selon le modèle réglementaire, doit
être accompagnée des pièces et documents permettant d'identifier le demandeur et :
- de s'assurer qu'il répond à la définition de mareyeur au sens de l'article 2 de la loi précitée
n°14-08 ;
- de vérifier qu'il dispose, pour l'exercice de son activité, des locaux, installations ou
établissements et/ou des moyens de transport, adéquats autorisés ou agréés sur le plan
sanitaire conformément à la réglementation en vigueur ;
- de vérifier qu'il a, durant une période minimale de trois mois au cours des cinq (05) dernières
années précédant la date du dépôt de la demande, pratiqué la pêche, l'élevage ou le
commerce des produits halieutiques ou qu'il a acquis des compétences et/ou suivi une
formation ayant trait au domaine des produits halieutiques.
Le récépissé remis au demandeur indique la date de dépôt et reprend l'essentiel des mentions
figurant sur la demande.
Article 4 : Le registre de mareyage tenu par le mareyeur en application des dispositions de l'article 11
de la loi précitée n°14-08 doit être établi selon le spécimen réglementaire correspondant à son
activité.
189
Article 5 : Les informations visées à l'article 12 de la loi précitée n°14-08 sont transmises par le
mareyeur au service mentionné à l'article 3 ci-dessus par tout moyen faisant preuve de la réception y
compris par voie électronique conformément à la réglementation en vigueur en la matière.
Ces informations doivent comprendre au moins :
1. les mentions relatives aux achats et ventes effectués au titre de chaque trimestre de l'année
écoulée, ventilées par quantité selon les espèces ou groupe d'espèces ainsi que le lieu d'achat,
l'origine des espèces achetées et la destination de celles vendues ;
2. les indications relatives aux changements intervenus dans les organes d'administration et/ou
de gestion, lorsque le mareyeur est une personne morale ;
3. La liste actualisée des bénéficiaires des extraits de la carte de mareyeur s'il en existe.
Article 6 : La carte de mareyeur visée à l'article 17 de la loi précitée n°14-08 ainsi que ses extraits
éventuels prévus à l'article 20 de la même loi, établis conformément aux modèles réglementaires,
sont remis directement à leurs bénéficiaires par le service compétent mentionné à l'article 3 ci-
dessus.
Ils peuvent être établis sous format électronique conformément à la réglementation en vigueur en la
matière.
Article 7 : La décision de suspension de l'autorisation et la décision de retrait de ladite autorisation
visées à l'article 13 de la loi précitée n°14-08 sont notifiées au bénéficiaire par tout moyen faisant
preuve de la réception, y compris par voie électronique conformément à la réglementation en
vigueur en la matière.
Article 8 : A compter de la date de réception de la notification de suspension de l'autorisation visée à
l'article 7 ci-dessus, le mareyeur, conformément à l'article 14 de la loi précitée n°14-08 ne peut plus
effectuer d'opérations commerciales au moyen de sa carte de mareyeur durant la période de
suspension qui lui a été notifiée.
Article 9 : A compter de la date de réception de la notification de retrait de l'autorisation visée à
l'article 7 ci-dessus, le mareyeur dispose d'un délai de sept (07) jours francs, pour déposer la carte de
mareyeur correspondante dont il bénéficie et ses extraits éventuels auprès du service compétent
mentionné à l'article 3 ci-dessus, lequel procède immédiatement à son retrait.
Passé le délai sus-indiqué, il est fait application des dispositions de l'article 32 de la même loi précitée
n°14-08 en cas d'utilisation de ladite carte ou d'un ou de plusieurs de ses extraits éventuels.
Article 10 : En cas de changement des organes d'administration ou du siège social d'un mareyeur,
personne morale, la carte de mareyeur qui, conformément aux articles 19 et 20 de la loi précitée
n°14-08 a été délivrée au titre du siège social au représentant responsable de ladite personne morale
doit être déposée par ce représentant, dans un délai de trente (30) jours francs à compter de la date
dudit changement, auprès du service compétent mentionné à l'article 3 ci-dessus, aux fins
d'actualisation.
Il est procédé de même en cas de changement de bénéficiaire d'un extrait d'une carte de mareyeur.
Le représentant du mareyeur, personne morale, doit fournir, à cette occasion, tous les
renseignements nécessaires concernant le nouveau bénéficiaire aux fins d'établissement d'un nouvel
extrait.
Article 11 : Lorsque, en application des dispositions de l'article 21 de la loi précitée n°14-08, une
carte de mareyeur est délivrée à titre temporaire au profit des ayants droit d'un mareyeur décédé ou
déclaré incapable, celle-ci est remise au représentant légal desdits ayants droit dûment habilité à agir
en leur nom conformément au premier alinéa de l'article 9 de la même loi.
190
Pour pouvoir bénéficier de la carte de mareyeur délivrée à titre temporaire, le représentant légal doit
en faire la demande auprès du service compétent visé à l'article 3 ci-dessus et justifier de son identité
et de sa qualité de représentant légal desdits ayants droit.
Cette demande doit être accompagnée des pièces et documents permettant de s'assurer que les
conditions prévues à l'article 9 de la loi précitée n°14-08 sont remplies.
Il est donné immédiatement récépissé du dépôt de sa demande et des pièces et documents
l’accompagnant.
Article 12 : La carte de mareyeur délivrée à titre temporaire établie selon le modèle réglementaire
est remise au représentant légal indiqué à l'article 11 ci-dessus dans un délai n'excédant pas sept (07)
jours francs à compter de la date du dépôt de sa demande.
La carte de mareyeur délivrée à titre temporaire a une durée de validité d'une année, renouvelable
une fois, dans les conditions visées au deuxième alinéa de l'article 9 de la loi précitée n°14-08.
Article 13 : Les procès verbaux dressés par les agents visés à l'article 25 de la loi précitée n°14-08
doivent être établis selon le modèle fixé à l'annexe II au présent décret. Ils indiquent l'identité du
contrevenant et contiennent notamment les informations suivantes :
a. le lieu et la date de l'infraction ;
b. les mentions propres à identifier, selon le cas, le local, l'installation, l'établissement et/ou le
moyen de transport dans lequel les espèces halieutiques sont conservées, entreposées,
manipulées, conditionnées ou transportés ;
c. les références des pièces et documents consultés en relation avec l'infraction ;
d. le cas échéant, les références du ou des registres de mareyage détenus ;
e. les dispositions de la loi précitée n°14-08 dont le non respect par le contrevenant justifie
l'établissement du procès verbal d'infraction.
Article 14 : Conformément à l'article 25 de la loi précitée n°14-08, le ministre chargé de la pêche
maritime fixe la liste des agents habilités à rechercher et constater les infractions aux dispositions de
ladite loi et de ses textes d'application. Ces agents prêtent serment conformément à la législation en
vigueur en la matière.
Article 15 : Le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime est chargé de l'exécution du présent
décret qui sera publié au Bulletin officiel.
191
Annexe 1 :
S'engage à:
192
1. Se conformer aux conditions prévues par la loi n°14-08 relative au mareyage pour l'exercice
de l'activité de mareyage ;
2. Informer les services compétents du ministère chargé de la pêche maritime de tout
changement intervenu dans ses organes d'administration ou de gestion ou de siège social ;
3. Notifier, sans délai, aux services compétents du ministère chargé de la pêche maritime les
modifications intervenues dans les autorisations ou agréments sanitaires dont il bénéficie ou
dans les contrats qu'il a conclu pour l'utilisation des locaux, installations et/ou
établissements ou, le cas échéant, des moyens de transport ;
4. Informer les services compétents du ministère chargé de la pêche maritime, dans un délai
maximum de deux mois, de son intention de cesser son activité et sans délai en cas de
cessation d'activité pour cause de liquidation judiciaire ;
5. Transmettre les informations obligatoires prévues à l’article 5 du décret n°2-12-71 pris pour
l’application de la loi n°14-08 relative au mareyage ;
6. Établir le ou les registre(s) de mareyage selon le spécimen réglementaire et porter sur ceux-ci
les mentions légales prévues ;
7. Se soumettre régulièrement aux vérifications et contrôles effectués par les agents habilités
conformément à la loi n°14-08 relative au mareyage. A cet effet, il permet auxdits agents
l'accès aux locaux, installations, établissements et moyens de transport et leur communique
tous les documents nécessaires pour effectuer les vérifications et les contrôles. Il met à leur
disposition le ou les registres de mareyage qu'il tient ;
8. Fournir, à la demande expresse des services compétents du ministère chargé de la pêche
maritime, copie des justificatifs des opérations d'achat, de vente ou de livraison le cas
échéant, des produits halieutiques effectuées dans le cadre de ses activités de mareyage ;
9. Se conformer à la réglementation en vigueur en matière de pêche maritime ;
10. Respecter la législation et la réglementation en vigueur relative à la sécurité sanitaire des
produits alimentaires.
Le mareyeur s'interdit et interdit à son personnel de manipuler, traiter, conditionner, transporter,
stocker ou exposer à la vente les produits halieutiques dans des locaux, installations, établissements
et/ou moyens de transport ne disposant pas d'une autorisation ou d'un agrément sur le plan
sanitaire.
Chapitre 3
Identification des locaux, installations, établissements et/ou moyens de transport
ARTICLE 6 : Le mareyeur doit remplir les tableaux n°1 et /2 relatifs aux locaux, installations,
établissements et/ou moyens de transport en respectant les dispositions suivantes :
I - En cas d'utilisation de locaux, installations ou établissements :
1. tous les locaux, installations ou établissements doivent être autorisés ou agréés sur le plan
sanitaire ;
2. les spécifications figurant au tableau n°1 ci-dessous concernant tous les locaux, installations ou
établissements dont il dispose ou qu'il entend utiliser pour son activité de mareyage doivent
être décrites ;
3. toutes les informations et/ou documents fournis doivent être accompagnés des pièces et
documents mentionnés dans les tableaux.
193
TABLEAU N° 1 : DESCRIPTIF DU OU DES LOCAUX, INSTALLATION (S), ETABLISSEMENT (S)
Nom / Logo :
……………………………………
Adresse du local, installation, établissement :
……………………………….
Ville……………………………..
Description succincte du local, installation et/ou établissement
(Indiquer : superficie, nombre d'ateliers,.)
………………………………………
N° d'autorisation ou d'agrément sur le plan sanitaire du local, Copie de l'autorisation ou de
installation ou établissement utilisé l'agrément sur le plan
sanitaire correspondant
Propriétaire (identité...) Copie légalisée du certificat de
propriété
Justification de l'utilisation du local, Locataire (identité du Copie légalisée du contrat de
de l'installation et/ou de propriétaire et du locataire) location
l'établissement Autres (local, installation Copie légalisée du document
et/ou établissement à usage attestant de l'utilisation.
collectif …)
Destination des produits halieutiques achetés par le mareyeur
(vente en frais locale ou export, traitement, conditionnement,
transformation...)
194
TABLEAU N°2 : DESCRIPTIF DU OU DES MOYEN (S) DE TRANSPORT
Identité du mareyeur :
………………………………………………………
Nombre*: ............ (indiquer le nombre du ou des moyens de transport en chiffres et en lettres majuscules)
*remplir autant de tableaux n°2 que de moyens de transport utilisés ou qui seront utilisés.
Chaque tableau doit être accompagné des pièces et documents justificatifs y figurant.
Informations Pièces justificatives
Type de moyen de transport ................... Copie Carte grise
N° de l'autorisation ou de l'agrément sur le plan sanitaire Copie de l'autorisation ou l'agrément
…………………………………………………………………………………… sur le plan sanitaire correspondant
Propriétaire (identité du propriétaire) Copie carte grise
Justification de l'utilisation du moyen …………………
de transport Loueur du moyen de transport Copie contrat de location légalisé
(identité du propriétaire et du loueur)
……………………..
CHAPITRE 4
Description des moyens techniques utilisés pour la conservation,
l'entreposage, la manipulation, le traitement, l'emballage
et le conditionnement des produits halieutiques
ARTICLE.7 : Le mareyeur doit décrire les moyens techniques utilisés ou à utiliser pour la
conservation, l'entreposage, la manipulation, le traitement, l'emballage et le conditionnement des
produits halieutiques selon le tableau n°3 ci-dessous :
TABLEAU N°3 : DESCRIPTIF SOMMAIRE DES MOYENS TECHNIQUES
Nature des opérations effectuées sur Description sommaire du processus Spécifications/principal matériel utilisé
les produits halieutiques achetés par global correspondant à chaque
le mareyeur avant leur expédition opération à effectuer
(rayer les cases inutiles indiquées ci-
dessous)
Conservation : Indiquer les étapes à suivre pour la Indiquer le ou les équipements
*à l'état frais conservation (réception, éviscération, (capacité, nombre de chambres froides
*à l'état congelé conditionnement …………..) positives ou négatives ………)
(rayer la mention inutile)
indiquer les étapes à suivre pour le (Indiquer capacité, nombre de
Traitement traitement (réception, éviscération, chambres tunnels, nombres de
conditionnement, filetage, fumage lignes…………..)
…………..) ……………………………..
Indiquer les étapes à suivre pour (Indiquer capacité, nombre de
Entreposage/Stockage l’entreposage, par (réception………..) chambres froides positives et
négatives………..)
Indiquer les étapes à suivre pour le (Indiquer capacité ………..pour le
Conditionnement conditionnement (réception et conditionnement…………….
opérations ultérieures…………..)
Autres, à préciser (conserve, semi-
conserve ........... )
CHAPITRE 5
Dispositions relatives au personnel employé par le mareyeur
ARTICLE 8 : Le mareyeur doit mentionner dans le tableau n°4 ci-dessous les principales fonctions et
les qualifications des personnes responsables chargées de la conservation, de l'entreposage, de la
manipulation, du traitement, de l'emballage et/ou du conditionnement des produits halieutiques
ainsi que leurs compétences et les fonctions qu'elles occupent.
195
Les justificatifs des compétences techniques des personnes responsables doivent être présentés à
toute réquisition ou contrôle des agents visés à l'article 25 de la loi n°14-08 relative au mareyage.
TABLEAU N°4 : COMPETENCES TECHNIQUES
Local, installation et/ou établissement Fonction Qualification/compétence
Indiquer le nom du local, de Indiquer la fonction occupée Indiquer le cas échéant le diplôme
l'établissement ou de l'installation et le (responsable qualité, maître de et/ou la qualification, selon le niveau
n° de l'autorisation ou de l'agrément production ………………….) de responsabilité
sur le plan sanitaire)
*………………………..
…………………………….
………………………………
ARTICLE 9 : Le mareyeur doit veiller à l'hygiène et à la propreté de son personnel et assurer le suivi
médical de celui-ci conformément à la réglementation en vigueur.
(Signature légalisée)
196
Annexe II
PV n° Je soussigné :
(Année/ mois/n° M. /Mme (nom et prénom), lieu d'affectation, n° de la carte
chronologique/ville): professionnelle…………………………..
Date : jour/mois/année Atteste qu'en date du ................. jour/mois/année à.... heure, au cours de
Informations administratives : l'opération de recherche et de contrôle effectuée conformément à la loi n°14-
Nature de l'infraction : 08 relative au mareyage,
Infraction aux dispositions de l'article J'ai constaté ce qui suit :
........ de la loi n°14-08 M. /Mme ........................................
CNI .................................................
Copies: première
visa par le délégué des pêches maritimes Utilisant :
en date du : 1) Local/installation/établissement sis à ....................
Jour/mois/année 2) Moyen de transport identifié comme suit :
…………………………………………………
Transmission de la deuxième copie à
M/Mme (contrevenant) Et après consultation des documents suivants (Références des documents et le
………………………………. cas échéant, celles du ou des registres de mareyage consultés) :
……………………………….. …………………………………………………………………………………
…………………………………………………………………………………
Troisième copie …………………………………………………………………………………
pour classement à la DPM ……………………………………………………………………………………
de…………….............. A commis une infraction aux dispositions du ou des articles suivants de la loi
précitée n°14- 08 (indiquer la référence de chaque article concerné) :
En date du ........ ……………………………………
En foi de quoi le présent procès-verbal a été dressé.
Jour/mois/année…………………..
………………………. Signature de l'agent Nom/prénom/qualité
Transaction : Signature du contrevenant
Demande transaction n°……………
En date ........
En cas de refus ou d'impossibilité de
Décision de transaction :……. signature du contrevenant, (indication
………………….. faite par l'agent)
En date du ................ ………………………………………………………...
En date du ……………
Copie du présent procès-verbal a été remis à M./Mme ………………………..
Plainte (contrevenant) CNI ou carte de résident n° ............... délivré le………………………..
à ………………………
En date du .......
197
Décret n°2-12-480 du 23 joumada I 1434 (4 avril 2013) fixant la composition et les modalités de
fonctionnement du comité scientifique de l’Institut national de recherche halieutique
Le Chef du gouvernement,
Vu la loi n°48-95 portant création de l’Institut national de recherche halieutique, notamment son
article 8 ;
Après délibération en Conseil de gouvernement réuni le 2 joumada I 1434 (14 mars 2013),
Décrète
Article premier : Le comité scientifique prévu à l’article 8 de la loi susvisée n°48-95 comprend, outre
son président, les membres suivants :
1) pour l’administration :
a) Ministère chargé de la pêche maritime :
- le directeur des industries de la pêche maritime ou son représentant ;
- le directeur des pêches maritimes et de l’aquaculture ou son représentant ;
- le directeur de la coopération et des affaires juridiques ou son représentant ;
b) Ministère chargé de l'environnement :
- un représentant désigné par l'autorité gouvernementale chargée de l’environnement ;
c) Ministère chargé de la santé :
- un représentant désigné par l'autorité gouvernementale chargée de la santé ;
2) pour l’Institut national de recherche halieutique :
- les chefs des départements responsables des services scientifiques et techniques de l'Institut
ou leurs représentants.
3) Les experts prévus au 2ème alinéa de l'article 8 de la loi précitée n°48-95 sont désignés par le
ministre chargé de la pêche maritime sur une liste établie à cet effet par le directeur de l'INRH pour
une durée de deux (02) ans, renouvelable.
Article 2 : Le comité scientifique se réunit, sur convocation de son président, au moins deux fois par
an :
- avant le 15 novembre de chaque année pour arrêter les programmes de recherche
scientifique entrant dans le cadre des missions imparties à l’INRH au titre de l’année
suivante ;
- avant le 1er juin, de chaque année, pour évaluer l’état d’avancement des programmes prévus
et proposer leur ajustement, le cas échéant.
Le comité peut se réunir en session extraordinaire en tant que de besoin sur convocation du ministre
chargé de la pêche maritime ou de son président ou à la demande du tiers de ses membres.
Article 3 : Les décisions du comité scientifique sont prises à la majorité des voix des membres
présents ou représentés. En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Article 4 : Le secrétariat du comité scientifique est assuré par un coordonnateur désigné par le
directeur de l'INRH parmi le personnel de l’Institut eu égard à son expérience et sa compétence en
matière de recherche scientifique appliquée à la pêche maritime et/ou à l'aquaculture.
Article 5 : Le coordonnateur visé à l’article 4 ci-dessus est chargé de la préparation, de l’organisation
et du suivi des travaux du comité scientifique.
A cet effet, il :
198
- propose l'ordre du jour de chaque session accompagné si nécessaire des documents y
relatifs ;
- assiste aux réunions du comité scientifique sans voix délibérative ;
- établit un rapport de chaque session du comité scientifique ;
- élabore un rapport annuel des travaux du comité scientifique.
Le coordonnateur adresse les rapports de session et le rapport annuel sus indiqués au président du
comité scientifique.
Le coordonnateur a rang de chef de département de l'Institut national de recherche halieutique.
Article 6 : Le budget de fonctionnement du comité scientifique est imputé sur le budget de l’Institut
national de recherche halieutique.
Article 7 : Le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime et le ministre de l’économie et des
finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié
au Bulletin officiel.
199
Décret n°2-95-908 du 18 moharrem 1420 (5 mai 1999) pris pour l’application de la loi n°17-88
relative à l’indication de la durée de validité sur les conserves et assimilées et les boissons
conditionnes, destinées à la consommation humaine ou animale
Abrogé par le décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018) modifiant et complétant le n°2-
12-389 du 11 joumada II 1434 (22 avril 2013) fixant les conditions et les modalités d’étiquetage des
produits alimentaires, art. 5
________________
Décret n°2-01-1016 du 22 rabii I 1423 (4 juin 2002) réglementant les conditions d’étiquetage et de
présentation des produits alimentaires
Modifié par le décret n°2-08-226 du 12 joumada II 1428 (28 juin 2007), puis abrogé par le décret n°2-
12-389 du 11 joumada II 1434 (22 avril 2013) fixant les conditions et les modalités d’étiquetage des
produits alimentaires tel que modifié (art. 33).
________________
Décret n°2-12-389 du 11 joumada II 1434 (22 avril 2013) fixant les conditions et les modalités
d’étiquetage des produits alimentaires
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, notamment ses articles 16
à 20 inclus et 26 ;
Vu le décret n°2-10-473 du 7 chaoual 1432 (6 septembre 2011) pris pour l’application de certaines
dispositions de la loi n°28-07 relative à la sécurité sanitaire des produits alimentaires, notamment
son article 53 ;
Après délibération en Conseil du Gouvernement, réuni le 9 joumada I 1434 (21 mars 2013),
Décrète
CHAPITRE PREMIER - DISPOSITIONS GENERALES
Article premier : Le présent décret détermine les prescriptions et exigences générales d’étiquetage
des produits primaires et des produits alimentaires permettant de garantir l’information due au
consommateur sur lesdits produits.
Il fixe, en application des dispositions de l’article 18 de la loi susvisée n°28-07, les éléments
constitutifs, les caractéristiques et les formes des mentions et des inscriptions devant figurer sur les
supports de l’étiquetage desdits produits y compris l’étiquetage nutritionnel ainsi que les conditions
et les modalités de leur apposition.
Article 2 (modifié et complété par le décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018), art.
premier)
Au sens du présent décret, on entend par :
1) Etiquetage : les mentions, indications, marques, images, dessins, logos ou tous autres signes se
rapportant à un produit primaire ou à un produit alimentaire et figurant sur tout emballage,
document, écriteau, étiquette, bague ou collerette accompagnant ou se référant à ce produit ;
2) Etiquetage nutritionnel : toute mention ou autre indication visant à informer le consommateur sur
les propriétés nutritionnelles d’un produit. L’étiquetage nutritionnel comporte deux éléments : les
informations relatives aux éléments nutritifs et les renseignements nutritionnels complémentaires ;
3) Produit préemballé : l'unité de vente constituée d’un produit alimentaire et de l'emballage dans
lequel il est conditionné pour sa présentation à la vente, de telle façon que son contenu ne puisse
200
être modifié sans que l'emballage ne subisse une ouverture ou une modification. Cette définition ne
couvre pas les produits emballés sur le lieu de vente à la demande du consommateur ou préemballés
en vue de leur vente immédiate à un consommateur final ;
4) Lot : un ensemble d'unités de vente d'un produit alimentaire qui a été produit, fabriqué ou
conditionné dans des circonstances semblables ;
5) Ingrédient : toute substance y compris l’eau et les additifs alimentaires utilisée dans la fabrication
ou la préparation d'un produit alimentaire et qui reste dans le produit fini, éventuellement sous une
forme modifiée ;
6) Ingrédient primaire : tout ingrédient qui constitue plus de 50 % d’un produit alimentaire qui est
habituellement associé à la dénomination de ce produit par le consommateur.
7) Allégation nutritionnelle : tout message ou toute représentation qui affirme, suggère ou implique
qu’un produit alimentaire possède des propriétés nutritionnelles particulières :
- soit en raison de l’énergie (valeur calorique) qu’il fournit ou ne fournit pas ou qu’il fournit à
un taux réduit ou accru ;
- soit en raison des éléments nutritifs qu’il contient ou ne contient pas ou qu’il contient en
proportion réduite ou accrue.
Ne constitue pas une allégation nutritionnelle les mentions relatives :
- aux substances indiquées dans la liste des ingrédients du produit ;
- aux éléments nutritifs en tant qu’éléments obligatoires de l’étiquetage nutritionnel ;
- à la qualité ou à la quantité de certains éléments nutritifs ou ingrédients lorsque celles-ci
sont prescrites par la réglementation en vigueur ;
8) Allégation de santé : tout message ou toute représentation qui affirme, suggère ou implique
l'existence d'une relation entre, d'une part, une catégorie de produits alimentaires ou l'un de ses
composants et, d'autre part, la santé ;
9) Nutriment : les protéines, les glucides, les lipides, les fibres alimentaires, le sodium, les vitamines
et les sels minéraux ainsi que les substances qui relèvent ou sont des composants de l’une de ces
catégories ;
10) Enzyme alimentaire : toute substance obtenue par extraction à partir de végétaux ou d’animaux
ou par un procédé de fermentation de micro-organismes qui contient un ou plusieurs enzymes
capables de catalyser une réaction biochimique spécifique et qui est ajoutée aux produits
alimentaires en tant qu’auxiliaire technologique ;
11) Champ visuel : toutes les surfaces d’un emballage pouvant être lues à partir d’un angle de vue
unique ;
12) Champ visuel principal : Le champ visuel d’un emballage le plus susceptible d’être vu au premier
coup d’œil par les consommateurs lors de l’achat du produit et permettant à ces derniers d’identifier
immédiatement ce produit en fonction de ses caractéristiques et de sa nature et, le cas échant, de sa
marque commerciale. Si un emballage comporte plusieurs champs visuels identiques, le champ visuel
principal est celui choisi par l’exploitant concerné du secteur alimentaire ;
13) Restauration collective : tout établissement, tel qu’un restaurant, une cantine, une école, un
hôpital ou un service de restauration y compris un véhicule ou un étal fixe ou mobile dans lequel,
dans le cadre d’une activité professionnelle, des produits alimentaires prêts à être consommés par le
consommateur final sont préparés.
14) Date de durabilité minimale : la date jusqu’à laquelle le produit alimentaire conserve ses
propriétés spécifiques dans les conditions de conservation appropriées ;
201
15) Date limite de consommation : la date au-delà de laquelle le produit alimentaire,
microbiologiquement très périssable, présente un danger pour la santé humaine.
Article 3 : Le présent décret s’applique aux produits primaires et aux produits alimentaires, ci-après
appelés « produits », importés ou mis sur le marché national, y compris ceux distribués à titre gratuit
et ceux livrés ou servis dans la restauration collective ainsi qu’à tout importateur et tout producteur
ou exploitant d’un établissement ou d’une entreprise du secteur alimentaire.
Il s’applique sans préjudice de toute autre disposition d’étiquetage prévue par toute législation ou
réglementation particulière à certains produits notamment en raison de leur nature, de leur qualité
ou de leur origine ou de leur mode de production.
Article 4 (modifié et complété par le décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018), art.
premier)
Tout importateur et tout producteur ou exploitant d’un établissement ou d’une entreprise du
secteur alimentaire est responsable de l’étiquetage des produits qu’il commercialise et garantit que
cet étiquetage est réalisé conformément au présent décret.
A cet effet il :
1) Veille à la présence et à l’exactitude des mentions d’étiquetage de ses produits conformément
aux dispositions du présent décret ainsi qu’à la conformité des documents accompagnant lesdits
produits ;
2) Ne modifie pas les informations accompagnant ses produits si une telle modification est de nature
à induire en erreur le consommateur final ou à créer dans son esprit une confusion avec tout
autre produit, ou à réduire le niveau de protection dudit consommateur. Dans tous les cas, cet
importateur, producteur ou exploitant demeure responsable de toute modification apportée ;
3) Ne commercialise pas un produit dont il sait ou a des raisons de savoir, notamment en raison des
informations auxquelles il a accès en tant que professionnel, qu’il ne correspond pas à son
étiquetage ou qu’il ne répond pas aux exigences et prescriptions édictées par la loi précitée n°28-
07 et le décret susvisé n°2-10-473, ou un produit dont la date de durabilité minimale ou la date
limite de consommation est dépassée ;
4) S’assure, dans le cas d’un produit non préemballé destiné au consommateur final ou destiné à
être distribué ou livré à la restauration collective, que les informations relatives audit produit sont
transmises à l’exploitant ou à l’entreprise réceptionnaire aux fins de lui permettre de disposer de
toute l’information nécessaire conformément au présent décret ;
5) Veille, dans le cas où les produits préemballés sont commercialisés à un stade antérieur à leur
vente à un consommateur final ou lorsqu’ils sont destinés à être distribués ou livrés à la
restauration collective, à ce que les mentions obligatoires visées à l’article 11 ci-dessous
apparaissent sur le préemballage desdits produits ou sur une étiquette y attachée ou sur les
documents commerciaux l’accompagnant. En outre, il veille à ce que les mentions visées aux 1),
4), 5), 7), 8) et 14) de ce même article 11 figurent sur l’emballage extérieur desdits produits
préemballés lors de leur commercialisation ;
6) S’assure que la durée restant jusqu’à la date de durabilité minimale ou la date limite de
consommation, selon le cas, des produits qu’il importe en vue de leur mise sur le marché et
mentionnée dans leur étiquetage ou dans les documents accompagnant lesdits produits, est au
moins égale au quart de leur durabilité. Dans ce cas, la mention de la date de production doit être
indiquée dans les documents accompagnant les produits concernés.
Dans tous les cas l’importateur, le producteur ou l’exploitant d’un établissement ou d’une entreprise
du secteur alimentaire veille à fournir à tout exploitant ou entreprise réceptionnaire, suffisamment
d’informations pour lui permettre de s’acquitter de ses obligations en vertu du présent article.
202
Article 5 (modifié et complété par le décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018), art.
premier)
Conformément à l’article 16 de la loi précitée n°28-07, tout produit importé ou mis sur le marché
national, doit être étiqueté conformément aux dispositions du présent décret et doit être
accompagné, à toutes les étapes de sa commercialisation ou de sa distribution des documents
sanitaires et/ou commerciaux correspondant sur lesquels figurent les informations relatives
notamment à sa nature, son identité, sa quantité et à son pays ou son lieu de provenance conformes
à son étiquetage.
CHAPITRE II - PRESCRIPTIONS ET EXIGENCES GENERALES D’ETIQUETAGE
Article 6 : L’étiquetage de tout produit doit être effectué de telle sorte qu’il donne à tout acheteur y
compris un consommateur final des informations sur :
a) l’identité, les propriétés, la composition et toute autre caractéristique dudit produit ;
b) la protection de la santé humaine et l’usage sûr du produit notamment les informations
relatives à :
- sa composition pouvant avoir un effet néfaste sur la santé de certains groupes de
consommateurs ;
- sa durée de validité, ses conditions de conservation et son utilisation ;
- ses incidences éventuelles sur la santé y compris les risques et conséquences liés à une
consommation inappropriée ou abusive dudit produit.
c) les caractéristiques permettant au consommateur y compris celui qui doit suivre un régime
alimentaire spécial, de choisir en toute connaissance de cause.
Ces informations doivent être fournies et rendues facilement accessibles à tous les stades de
commercialisation des produits. En particulier, dans le cas des produits préemballés, ces
informations doivent figurer directement sur l’emballage desdits produits ou sur une étiquette
attachée à ceux-ci.
Article 7 : L'étiquetage et les modalités selon lesquelles il est réalisé ne doivent pas tromper
l’acheteur y compris le consommateur final ni créer dans son esprit une confusion avec tout autre
produit. Ces informations doivent être claires, précises et facilement compréhensibles. Elles ne
doivent pas :
- Induire en erreur sur les caractéristiques du produit concerné et en particulier sur sa nature,
son identité, ses qualités, sa composition, sa quantité, sa durée de validité, ou sur le pays
d’origine ou le lieu de provenance dudit produit, ou sur son mode de fabrication ou
d’obtention ;
- Attribuer au produit des effets, des caractéristiques ou des propriétés particulières qu'il ne
possède pas ;
- Faire état de propriétés de prévention, de traitement ou de guérison d'une maladie, sauf en
cas d’application d’une réglementation spécifique relative aux produits non médicamenteux
destinés à une alimentation particulière ;
- Faire croire que le produit possède des caractéristiques particulières alors que tous les
produits similaires possèdent ces mêmes caractéristiques, notamment en insistant sur la
présence ou l’absence de certains ingrédients dans ledit produit ;
- Suggérer notamment au moyen de l’apparence, de la description ou d’une représentation
graphique, la présence d’un ingrédient déterminé alors qu’il s’agit en fait d’un produit dans
lequel cet ingrédient est naturellement présent ou normalement utilisé pour remplacer tout
autre ingrédient.
203
Les dispositions du présent article s’appliquent également à la présentation des produits, notamment
à leur forme ou leur aspect ou à leur emballage et aux supports d’étiquetage, ainsi qu’à la publicité
qui leur est faite et à l’environnement dans lequel ils sont exposés.
Article 8 : Les informations sur les produits doivent être rédigées en langue arabe et éventuellement
dans une ou plusieurs autres langues sans autres abréviations que celles prévues par la
réglementation particulière au produit concerné ou par les dispositions des conventions
internationales auquel le Royaume du Maroc est Partie.
Peuvent être dispensés par arrêté du ministre chargé de l’agriculture, de l’utilisation de la langue
arabe au niveau de leur étiquetage, certains produits importés ou destinés à une clientèle
particulière et certaines boissons fabriquées localement.
Article 9 : Toute information relative à des propriétés particulières du produit qui sont en lien avec
ses conditions d’obtention ne peut être portée sur son étiquetage que si ce produit a été obtenu
dans les conditions prévues par la législation spécifique applicable auxdites propriétés.
CHAPITRE III - DISPOSITIONS RELATIVES AUX INFORMATIONS OBLIGATOIRES
SUR LES PRODUITS
Section première : Produits primaires
Article 10 : Une affiche, un écriteau ou tout autre moyen approprié d’étiquetage doit être apposé sur
tout produit primaire ou à proximité immédiate de celui-ci de manière à permettre son identification
exacte sans risque de confusion.
Cet écriteau, affiche ou tout autre moyen doit comporter la mention de la dénomination de vente,
du pays d'origine ou lieu de provenance et le cas échéant la mention du lot.
En cas de vente à distance y compris par voie électronique et, sans préjudice de l’application de toute
législation ou réglementation relative à ce type de vente, ces mentions doivent figurer sur la
proposition de vente et être accompagnées de toutes autres informations nécessaires à
l’identification du produit concerné, de ses caractéristiques principales ainsi que de son pays
d’origine ou de son lieu de provenance.
Section 2 : Produits préemballés
Article 11 (voir rectificatif (BO n°6158 du 6 juin 2013, page 2004), puis modifié et complété par le
décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018), art. premier)
L'étiquetage de tout produit préemballé doit, sous réserve des exceptions prévues à la présente
section, comporter les mentions obligatoires suivantes :
1) la dénomination du produit ;
2) la liste des ingrédients ;
3) le nom de tout ingrédient ou auxiliaire technologique susceptible de provoquer une allergie
ou une intolérance ou toute substance dérivée de ceux-ci figurant à l’annexe I du présent
décret ;
4) la quantité nette du produit et de certains ingrédients ou catégories d’ingrédients le
composant ;
5) la date de durabilité minimale ou la date limite de consommation selon le cas ;
6) les conditions particulières de conservation ;
7) le nom ou la raison sociale et l’adresse du producteur ou de l’exploitant de l’établissement
ou de l’entreprise du secteur alimentaire concerné, selon le cas, ainsi que le nom ou la raison
sociale et l’adresse de l’importateur pour les produits alimentaires importés ;
8) le pays d’origine ou le lieu de provenance du produit ;
204
9) le mode d'emploi chaque fois que sa mention est nécessaire à un usage approprié du produit
ainsi que, le cas échéant, les conditions particulières d'utilisation notamment les précautions
d’emploi ;
10) le titre alcoométrique volumique acquis pour les boissons titrant plus de 1,2 % d’alcool en
volume ;
11) les informations nutritionnelles lorsque celles-ci sont obligatoires en vertu d’une
réglementation en vigueur ou lorsqu’il est fait référence à une allégation nutritionnelle ou de
santé sur le produit ou dans la publicité le concernant ;
12) l’indication du lot de production ou de fabrication ou de conditionnement auquel appartient
le produit préemballé ;
13) les mentions obligatoires complémentaires figurant sur la liste fixée à l’annexe II du présent
décret pour les produits appartenant aux types ou catégories mentionnés dans ladite
annexe ;
14) le n° de l’autorisation ou de l’agrément visé à l’article 14 du décret précité n°2-10-473 et
toute autre mention obligatoire prévue, le cas échéant, par les dispositions réglementaires
particulières au produit considéré.
L’apposition des mentions obligatoires sus-indiquées doit être faite conformément aux dispositions
des articles 12 à 29 ci-dessous.
Article 12 : Outre les caractéristiques mentionnées à l’article 7 ci-dessus, les informations faisant
l’objet des mentions obligatoires visées à l’article 11 doivent être lisibles et visibles notamment en
utilisant une typographie et des éléments de contraste adéquats.
Elles sont exprimées au moyen de mots et de chiffres et peuvent comprendre des pictogrammes ou
des symboles lorsque l’utilisation de ceux-ci ne nuit pas à la bonne compréhension des informations
qu’ils expriment.
Ces mentions obligatoires doivent être imprimées dans un corps de caractère dont la hauteur telle
que définie à l’annexe III du présent décret :
de la lettre » مع « ميمlorsqu’il s’agit de la langue arabe, doit être égale ou supérieure à 1 mm,
sauf le cas des emballages ou récipients dont la face la plus grande est inférieure à 80
centimètres carrés (cm2) pour lesquels une hauteur inférieure à 1mm pourra être admise
sans qu’elle ne puisse être inférieure à 0,7 mm.
de la lettre « x » lorsqu’il s’agit d’une langue étrangère doit être égale ou supérieure à
1,2mm, sauf le cas des emballages ou récipients dont la face la plus grande est inférieure à
80 centimètres carrés (cm2) pour lesquels une hauteur inférieure à 1,2 mm pourra être
admise sans qu’elle ne puisse être inférieure à 0,9 mm.
Article 13 : (modifié par le décret n°2-15-218 du 30 rejeb 1436 (19 mai 2015), BO n°6366 du 4 juin
2015, art. premier).
Les mentions obligatoires visées à l’article 11 ci-dessus doivent être apposées en utilisant un procédé
permettant de les rendre indélébile et doivent être placées dans un endroit apparent de manière à
être immédiatement visibles.
Ces mentions ne doivent pas être dissimulées, voilées, tronquées ou séparées les unes des autres par
d’autres éléments interférents.
Sous réserve des dispositions du III°- b) de l’article 14 ci-dessous, les mentions obligatoires visées aux
1), 4) et 10) de l’article 11 ci-dessus doivent être placées dans le même champ visuel.
Article 14 (voir rectificatif (BO n°6158 du 6 juin 2013, page 2004))
Par dérogation aux dispositions de l’article 11 ci-dessus :
205
I°- La liste des ingrédients n’est pas requise dans l’étiquetage des produits suivants :
a) les fruits et légumes frais y compris les pommes de terre qui n’ont pas fait l’objet d’un
épluchage, d’un découpage ou de tout autre traitement similaire ;
b) les eaux gazéifiées dont la dénomination fait apparaître cette caractéristique ;
c) les vinaigres de fermentation s’ils proviennent exclusivement d’un seul produit de base et pour
autant qu’aucun autre ingrédient n’ait été ajouté ;
d) les fromages, le beurre, les laits et crèmes fermentés pour autant que n’aient pas été ajoutés
d’autres ingrédients que des produits lactés, des enzymes alimentaires et des cultures de
micro-organismes nécessaires à la fabrication ou, dans le cas des fromages autres que frais ou
fondus, que le sel nécessaire à leur fabrication;
e) les produits ne comportant qu’un seul ingrédient, à condition que la dénomination dudit
produit soit identique au nom de l’ingrédient ou permette de déterminer la nature de
l’ingrédient sans risque de confusion.
II°- La mention des constituants indiqués ci-dessous n’est pas obligatoire dans la liste des ingrédients
d’un produit, sauf ceux visés au 3) de l’article 11 ci-dessus :
a) les constituants qui, au cours du processus de fabrication, ont été temporairement soustraits
pour être réincorporés ensuite en quantité ne dépassant pas la teneur initiale ;
b) les additifs et enzymes alimentaires :
- dont la présence dans un produit alimentaire est uniquement due au fait qu'ils étaient
contenus dans un ou plusieurs ingrédients de ce produit et à la condition qu'ils ne remplissent
plus de fonction technologique dans le produit fini ou,
- qui sont utilisés en tant qu'auxiliaires technologiques ;
c) les substances utilisées aux doses strictement nécessaires tels que les solvants ou les supports
pour les substances nutritionnelles, les additifs alimentaires et les arômes sauf si ces
substances sont connues pour provoquer des allergies ;
d) les substances qui ne sont pas des additifs alimentaires mais qui sont utilisées de la même
manière et dans le même but que les auxiliaires technologiques et qui sont toujours présentes
dans le produit fini, même sous une forme modifiée sauf si ces substances sont connues pour
provoquer des allergies ;
e) l'eau lorsqu’elle est utilisée lors du processus de fabrication uniquement pour permettre la
reconstitution, dans son état d'origine, d'un ingrédient utilisé sous forme concentrée ou
déshydratée ou lorsqu’elle est utilisée en tant que simple liquide de couverture et n'est
normalement pas consommée ;
III°- Certaines mentions obligatoires ne sont pas requises dans les cas suivants :
a) les bouteilles en verre destinées à être réutilisées qui sont marquées de manière indélébile et
qui, de ce fait, ne portent ni étiquette, ni bague, ni collerette peuvent ne comporter que les
mentions énumérées aux 1), 3), 4), 5), et 11) dudit article 11 ;
b) les emballages et les récipients dont la face la plus grande a une surface inférieure à 10 cm2,
les mentions énumérées aux 1, 3), 4) et 5) dudit article 11 sont les seules mentions obligatoires
devant figurer sur l’emballage ou l’étiquette. Les mentions visées au 2) de ce même article 11,
doivent être fournies par d’autres moyens ou doivent être mises à la disposition du
consommateur à sa demande ;
c) les mentions visées aux 2) et 11) dudit article 11, ne sont pas obligatoires pour les boissons
titrant plus de 1,2 % d’alcool en volume ;
IV°- L’indication du lot visée au 12) de l’article 11 ci-dessus n’est pas requise dans les cas suivants :
1. Produits qui, au départ de l’exploitation sont :
206
a) vendus ou livrés à des stations d’entreposage, de conditionnement ou d’emballage ;
b) acheminés vers des organisations de producteurs ;
c) collectés en vue de leur utilisation immédiate dans un processus de préparation ou de
transformation ;
2. Produits présentés sur les lieux de vente directement au consommateur final qui :
a) ne sont pas préemballés, même s’ils sont ensuite emballés à la demande de l’acheteur ;
b) sont préemballés en vue de leur vente immédiate ;
3. Doses individuelles de glaces alimentaires. Toutefois l’indication du lot doit figurer sur les
emballages de groupage ;
4. Les produits préemballés comportant un code barre conforme aux normes reconnus en la matière.
Article 15 : La dénomination d’un produit visée au 1) de l’article 11 ci-dessus est celle fixée par la
réglementation en vigueur ou, à défaut, par le Codex Alimentarius.
En l’absence de réglementation ou de dénomination du Codex Alimentarius, cette dénomination doit
consister en une description du produit et, si nécessaire, de son utilisation. Cette description doit
être suffisamment précise pour permettre à l’acheteur de connaître la nature réelle du produit et de
le distinguer de tout autre produit avec lequel il pourrait être confondu.
La dénomination d’un produit protégée dans le cadre de la propriété intellectuelle ou d’une
législation particulière audit produit, une marque de commerce ou une dénomination de fantaisie ne
peut se substituer à la dénomination dudit produit établi conformément aux dispositions des alinéas
ci-dessus.
Article 16 : La dénomination du produit doit être suivie d’une indication de l’état physique dans
lequel il se trouve ou du traitement spécifique qu’il a subi, tels que : « en poudre », «lyophilisé», «
pasteurisé », « stérilisé », «reconstitué», «concentré», «fumé», «salé», «séché», «cuit», « surgelé»,
«congelé» ou «décongelé», chaque fois que l’omission de cette indication est de nature à créer une
confusion dans l’esprit de l’acheteur.
Toutefois, l’exigence de la mention « décongelé » ne s’applique pas dans le cas des produits qui ont
été congelés avant la vente et sont vendus décongelés, lorsque la congélation est une étape
technique nécessaire du processus de production.
L’étiquetage des produits traités par rayonnement ionisant doit porter la mention «irradié» ou
«traité par rayonnements ionisants» et toute autre mention prévue par la réglementation applicable
en la matière.
Les dispositions techniques particulières relatives à la dénomination des produits, et aux mentions
dont elle doit être assortie ainsi que les modalités de son établissement et de son indication sur
l’étiquetage desdits produits sont arrêtées par le ministre chargé de l’agriculture.
Article 17 : (modifié par le décret n°2-15-218 du 30 rejeb 1436 (19 mai 2015), BO n°6366 du 4 juin
2015, art. premier).
La liste des ingrédients visée au 2) de l’article 11 ci-dessus doit être assortie d’un intitulé ou précédé
d’une mention comprenant le terme « ingrédient ».
Cette liste doit comporter l'indication de tous les ingrédients du produit dans l'ordre décroissant de
leur importance pondérale au moment de leur mise en œuvre dans la fabrication dudit produit.
Les ingrédients doivent être désignés par leur dénomination conformément aux règles établis à
l’article 15 ci-dessus et selon les modalités techniques fixées par arrêté du ministre chargé de
l’agriculture.
207
Tous les ingrédients qui se présentent sous forme de nanomatériaux manufacturés doivent être
indiqués clairement dans la liste des ingrédients avec l’indication de leur nom suivi du mot [nano]
entre crochets.
Article 18 : Pour chacun des additifs alimentaires faisant partie de la liste des ingrédients l’indication
du nom de la catégorie à laquelle appartient ledit additif suivi de son nom spécifique ou de son
numéro d'identification établis conformément à la réglementation en vigueur en la matière est
obligatoire.
Article 19 : Le nom des ingrédients ou des auxiliaires technologiques prévu au 3) de l’article 11 ci-
dessus doit être mis en évidence dans l’étiquetage par une impression qui le distingue clairement du
reste de la liste des ingrédients, notamment au moyen du corps de caractère, du style de caractère
ou de la couleur du fond utilisé.
Dans le cas où le produit est dispensé de la liste des ingrédients conformément à l’article 14 ci-
dessus, l’indication des mentions visées au 3) dudit article 11 comporte le terme «contient» suivi du
nom de la substance ou du produit énuméré à l’annexe I du présent décret.
Lorsque plusieurs ingrédients ou auxiliaires technologiques d’un produit proviennent d’un seul
produit ou substance énuméré à l’annexe I sus mentionnée, l’étiquetage doit mentionner ce produit
ou cette substance pour chaque ingrédient ou auxiliaire technologique concerné.
Article 20 : La mention de la quantité d’un ingrédient ou d’une catégorie d’ingrédients utilisés dans la
fabrication ou la préparation d'un produit est obligatoire lorsque cet ingrédient ou cette catégorie
d’ingrédients :
a) figure dans la dénomination du produit ou est généralement associée à cette dénomination
par le consommateur ;
b) est mis en relief dans l'étiquetage par des mots, des images ou une représentation graphique ;
c) est essentiel pour caractériser un produit et le distinguer des produits avec lesquels il pourrait
être confondu en raison de sa dénomination ou de son aspect.
Toutefois, la mention de cette quantité n’est pas obligatoire dans le cas où l’ingrédient ou la
catégorie d’ingrédients est utilisé exclusivement à faible dose en tant qu’aromatisant.
Article 21 : La mention de la quantité nette d’un produit visée au 4) de l'article 11 ci-dessus doit être
indiquée selon le système métrique (unités du système international) en utilisant selon le cas, le litre,
le centilitre, le millilitre ou le kilogramme ou le gramme, comme suit :
a) en unités de volume pour les produits liquides ;
b) en unités de masse pour les produits solides ;
c) en poids ou en volume pour les produits pâteux ou visqueux.
Cette quantité peut être exprimée en nombre de pièces pour certains produits particuliers tels que
les œufs. Toutefois, l’indication de la quantité nette en nombre de pièces doit s’accompagner d’une
mention de quantité en poids ou en volume exprimée conformément au présent article, chaque fois
que cela est possible.
La mention de la quantité nette d’un produit n'est pas obligatoire pour les produits préemballés dont
la quantité nette est inférieure à cinq grammes ou cinq millilitres, à l'exception toutefois des épices
et des plantes aromatiques.
Article 22 : Lorsqu'un produit est présenté dans un liquide de couverture le poids net égoutté de ce
produit doit être indiqué sur l’étiquette de celui-ci.
On entend par liquide de couverture, les liquides seuls ou en mélange, présents dans le produit de
manière accessoire par rapport aux éléments essentiels le composant, tels que : l’eau, les solutions
aqueuses de sels, les saumures, les solutions aqueuses des acides alimentaires, le vinaigre, les
208
solutions aqueuses de sucre, les solutions aqueuses d’autres substances ou les matières édulcorantes
ainsi que les jus de fruits ou de légumes dans le cas de fruits ou légumes en conserves.
Article 23 : Les modalités de mise en œuvre des articles 20, 21 et 22 ci-dessus ainsi que les cas
particuliers éventuels dans lesquels une ou plusieurs des mentions prescrites audits articles peuvent
ne pas figurer dans l’étiquetage d’un produit sont arrêtés par le ministre chargé de l’agriculture en
tenant compte de la catégorie spécifique du produit concerné.
Article 24 (abrogé et remplacé par le décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018), art. 2)
La date de durabilité minimale et la date limite de consommation visées au 5) de l’article 11 ci-dessus
doivent être mentionnées dans l’étiquetage comme suit :
I- pour la date de durabilité minimale :
a) elle doit être précédée des termes :
- « à consommer de préférence avant le ….. » lorsque la date comporte l’indicateur du jour, ou ;
- « à consommer de préférence avant fin….. » dans les autres cas ;
b) les termes prévus au a) ci-dessus doivent être suivis :
- soit de la date elle-même,
- soit d’une indication de l’endroit où la date est mentionnée dans l’étiquetage.
La date indiquée doit mentionner dans l’ordre, le jour, le mois, et éventuellement, l’année. Toutefois,
pour les produits alimentaires :
- dont la durabilité est inférieure à trois (3) mois, l’indication du jour et du mois est suffisante ;
- dont la durabilité est supérieure à trois (3) mois, mais n’excède pas dix huit (18) mois,
l’indication du mois et de l’année est suffisante ;
- dont la durabilité est supérieure à dix huit (18), l’indication de l’année est suffisante.
Les mentions sus-indiquées sont complétées, si nécessaire, par l’indication des conditions de
conservation permettant d’assurer la durabilité indiquée dans l’étiquetage.
La mention de la date de durabilité minimale n’est pas nécessaire pour les produits mentionnées à
l’annexe V du présent décret.
Les justifications nécessaires pour l’établissement de la date de durabilité minimale doivent être
présentées lors de toute réquisition par les services compétents de l’ONSSA.
II- pour la date limite de consommation :
a) elle doit être précédée des termes « à consommer jusqu’au ……. » ;
b) les termes prévus au a) ci-dessus doivent être suivis :
- soit de la date elle-même ;
- soit d’une indication de l’endroit où la date est mentionnée dans l’étiquetage.
La date indiquée doit mentionner, dans l’ordre, le jour, le mois et, éventuellement, l’année ;
c) la date limite de consommation doit être indiquée sur chaque portion individuelle préemballée du
produit.
Pour les viandes congelés, les préparations de viandes congelée et les produits de la pêche congelés
et non transformés visés au point 6 de l’annexe II au présent décret, la date de congélation ou la date
de première congélation, doit être mentionnée comme suit :
209
a) elle doit être précédé des termes « produit congelé le ……. » ;
b) les termes prévus au a) ci-dessus sont suivis :
- soit de la date elle-même,
- soit d’une indication de l’endroit où la date est mentionnée dans l’étiquetage ;
c) la date mentionnée indique dans l’ordre, le jour, le mois et l’année.
Les mentions sus-indiquées doivent être suivies d’une description des conditions de conservation à
respecter.
La liste des produits microbiologiquement très périssables, pour lesquels une date limite de
consommation doit être mentionnée ainsi que la température de leur conservation, est fixée par
arrêté conjoint de l’autorité gouvernementale chargé de l’agriculture et de l’autorité
gouvernementale chargé de la santé. Cet arrêté conjoint fixe également les éléments utiles pour la
détermination de la durée de vie microbiologique desdits produits.
Article 25 : La mention du pays d’origine ou du lieu de provenance visée au 8) de l’article 11 ci-dessus
s’applique sans préjudice de l’étiquetage requis en vertu de la réglementation particulière applicable
en matière d’indication géographique ou d’appellation d’origine d’un produit.
Lorsque le pays d’origine ou le lieu de provenance de l’ingrédient primaire d'un produit n’est pas le
même que celui de ce produit, le pays d’origine ou le lieu de provenance de cet ingrédient primaire
doit également être indiqué dans l’étiquetage, conformément aux prescriptions arrêtées à cet effet
par le ministre chargé de l’agriculture.
Article 26 : Les informations nutritionnelles visées au 11) de l’article 11 ci-dessus doivent
comprendre la liste et les quantités de tous les éléments nutritifs composant le produit concerné.
L’indication dans l’étiquetage de ces informations doit être effectuée conformément aux
prescriptions et modalités arrêtées conjointement par le ministre chargé de l’agriculture et le
ministre chargé de la santé. Elles doivent être présentées dans un même champ visuel.
Les produits mentionnés dans l’annexe IV du présent décret sont dispensés de mentions
nutritionnelles dans leur étiquetage même s’ils font l’objet d’une allégation nutritionnelle ou de
santé.
Article 26 bis (ajouté par le décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018), art. 4)
Seules les allégations de santé figurant sur la liste fixée par arrêté conjoint du ministre chargé de
l’agriculture et du ministre chargé de la santé peuvent être mentionnées sur les produits alimentaires
ainsi que les conditions de leur utilisation.
Article 27 : Les modalités d’indication du lot visée au 12) de l’article 11 ci-dessus sont arrêtées par le
ministre chargé de l’agriculture.
Article 28 : Lorsque les produits préemballés font l’objet d’une vente à distance y compris par voie
électronique, les informations obligatoires visées à l’article 11 ci-dessus doivent être fournies avant la
conclusion du contrat à l’exception de celle prévue au 5) dudit article qui peut être présentée lors de
la livraison.
Ces informations doivent figurer sur le support de la vente à distance et peuvent être transmises par
tout moyen approprié faisant preuve de la réception clairement précisé par l’exploitant du secteur
alimentaire concerné. Dans ce cas, cette transmission doit être faite sans frais supplémentaires pour
le consommateur.
Dans tous les cas, toutes les mentions obligatoires doivent être fournies au moment de la livraison.
210
Article 28 bis (ajouté par le décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018), art. 4)
L’indication sur les produits alimentaires du numéro de l’autorisation ou de l’agrément prévu au
point 14) de l’article 11 ci-dessus doit être conforme au modèle fixé par l’ONSSA et disponible sur son
site web.
Article 29 : Toute information sur le produit autre que les mentions obligatoires visées à l’article 11
ci-dessus et fournie à titre volontaire par les exploitants d’un établissement ou d’une entreprise du
secteur alimentaire doit répondre aux prescriptions générales visées au chapitre II du présent décret.
Section 3 : Dispositions diverses
Article 30 : La mise en conformité de l’étiquetage des produits qui, pour des raisons techniques ou
commerciales ne peuvent disposer d’un étiquetage conforme à certaines dispositions du présent
décret, peut être accordée aux détenteurs desdits produits sur leur demandes selon les formes et
modalités fixés par arrêté du ministre chargé de l’agriculture.
Les non conformités d’étiquetage des produits visés ci-dessus pouvant faire l’objet d'une mise en
conformité ainsi que les prescriptions et modalités à suivre sont fixés par arrêté du ministre chargé
de l’agriculture.
Article 31 : Les types ou catégories et les listes des produits alimentaires et/ou des ingrédients
figurant aux annexes I, II et IV du présent décret peuvent être modifiées et complétées par arrêté du
ministre chargé de l’agriculture après avis, selon le cas, du ministre chargé de la santé, aux fins de
tenir compte des progrès scientifiques et techniques et des connaissances sur lesdits produits ou
ingrédients en relation avec la protection de la santé des consommateurs ou l’utilisation sûre desdits
produits.
CHAPITRE IV - DISPOSITIONS TRANSITOIRES ET FINALES
Article 32 : Le présent décret entrera en vigueur un (1) an après la date de sa publication au Bulletin
Officiel.
Toutefois, les produits étiquetés et mis sur le marché avant la date d’entrée en vigueur sus-indiquée
et dont l’étiquetage n’est pas conforme aux prescriptions du présent décret pourront continuer
d’être commercialisés jusqu’à épuisement des stocks.
Article 33 : Sont abrogées toutes dispositions contraires au présent décret et notamment :
- le décret n°2-01-1016 du 22 rabii I 1423 (4 juin 2002) réglementant les conditions
d’étiquetage et de présentation des produits alimentaires, tel qu’il a été modifié et
complété ;
- l’arrêté du 24 juin 1930 (26 moharrem 1349) portant réglementation nouvelle de la
protection des conserves alimentaires, tel qu’il a été modifié et complété ;
- l’arrêté du 2 janvier 1915 (15 safar 1333) précisant les conditions dans lesquelles les produits
doivent être présentés aux consommateurs et assurant la loyauté de la vente dans le
commerce des marchandises, tel qu’il a été modifié et complété.
Dans les textes en vigueur, les références aux dispositions des textes mentionnés ci-dessus sont
réputées faites aux dispositions correspondantes du présent décret.
Article 34 : Le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime, le ministre de la santé et le ministre
de l’économie et des finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent
décret qui sera publié au bulletin officiel.
211
ANNEXE I
INGREDIENTS OU AUXILIAIRES TECHNOLOGIQUES SUSCEPTIBLES DE PROVOQUER UNE ALLERGIE
OU UNE INTOLERANCE (( 3) de l’article 11 ci-dessus)
1- Céréales contenant du gluten : ………………………………………
2. Crustacés et produits à base de crustacés ;
3. ………………………
4. Poissons et produits à base de poissons, à l’exception de :
a) la gélatine de poisson utilisée comme support pour les préparations de vitamines ou de
caroténoïdes;
b) la gélatine de poisson ou de l’ichtyocolle utilisée comme agent de clarification dans la bière et
le vin.
5. …………………………………
14. Mollusques et produits à base de mollusques marins.
_________________________________
1 Et les produits dérivés, dans la mesure où la transformation qu’ils ont subie n’est pas susceptible
d’élever le niveau d’allergénicité évalué pour le produit de base dont ils sont dérivés
___________________________________
ANNEXE II
213
3 grammes par jour doit être évitée ;
8. une définition d’une portion du produit ou de
l’ingrédient alimentaire concerné (de préférence
en grammes ou en millilitres) doit être incluse,
avec la mention de la quantité de stérols
végétaux/stanols végétaux que contient chaque
portion dudit produit.
6- VIANDES CONGELEES, PREPARATIONS DE VIANDES CONGELEES ET PRODUITS DE LA PECHE
CONGELES ET NON TRANSFORMES
6.1. Viandes congelées, préparations de viandes Date de congélation ou date de première
congelées et produits de la pêche congelés et congélation si le produit a été congelé à
non transformés plusieurs reprises, indiquée conformément aux
dispositions de l’article 24 du présent décret.
________________________________
ANNEXE III
DEFINITION DE LA HAUTEUR DU CARACTERE DE REFERENCE
(Article 12 ci-dessus)
Appendix ملحق
Légende
مفتاح الملحق
214
ANNEXE IV
215
Annexe V (extrait)
(ajouté par le décret n°2-18-44 du 13 ramadan 1439 (29 mai 2018), art. 4)
Liste des produits pour lesquels la mention de la date de durabilité minimale n’est pas requise
1. les fruits et les légumes frais………….
…………………
9.les gommes ………. A mâcher.
216
Décret n°2-12-602 du 9 rejeb 1434 (20 mai 2013) pris pour l'application de la loi n°03-12 relative
aux interprofessions agricoles et halieutiques
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°03-12 relative aux interprofessions agricoles et halieutiques, promulguée par le dahir n°1-
12-14 du 27 chaabane 1433 (17 juillet 2012), notamment ses articles 4, 5, 8 et 17 ;
Après délibérations en Conseil du gouvernement réuni le 15 joumada II 1434 (26 avril 2013),
Décrète
Article premier : L'administration compétente visée dans la loi n°03-12 susvisée est l'autorité
gouvernementale chargée de l'agriculture pour ce qui concerne les interprofessions agricoles et
l'autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime pour ce qui concerne les interprofessions
halieutiques.
Article 2 : En application des dispositions de l'article 4 de la loi précitée n°03-12, le niveau de
représentativité des organisations professionnelles requis pour la constitution d'une interprofession
agricole ou halieutique est fixé par arrêté conjoint des autorités gouvernementales chargées de
l'agriculture, de la pêche maritime, du commerce et de l'industrie.
Outre les critères prévus à l'article 4 de la loi n°03-12 précitée, il pourra être tenu compte, pour la
détermination du niveau de représentativité, de toutes autres critères particuliers à la filière
concernée tels que, leur part dans la production et/ou la transformation et/ou la commercialisation
et le nombre des adhérents.
Article 3 : le statut-type prévu à l'article 5 de la loi précitée n°03-12, destiné à servir de modèle, pour
la constitution d'une interprofession agricole ou halieutique est fixé, selon le cas, par arrêté de
l'autorité gouvernementale chargée de l'agriculture ou de la pêche maritime.
Outre les clauses obligatoires visées audit article 5, ce statut-type pourra prévoir toutes autres
clauses permettant à l'interprofession de faire reconnaître sa spécificité et d'assurer son bon
fonctionnement.
Article 4 : En application de l'article 8 de la loi susvisée n°03-12, les formes et les modalités de
reconnaissance et de retrait de reconnaissance des interprofessions agricoles et halieutiques sont
fixées par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de l'agriculture et de la pêche maritime.
Ces formes et modalités doivent préciser en particulier les procédures à suivre et les délais requis
pour la reconnaissance ou le retrait de reconnaissance desdites interprofessions, les formes et les
modèles de demandes, les pièces constitutives du dossier de demande, des délais d'instruction des
dossiers, ainsi que les services compétents de l'autorité gouvernementale chargée de l'agriculture ou
de la pêche maritime.
Article 5 : en application des dispositions de l'article 17 de la loi n°03-12 précitée, le comité
consultatif de l'interprofession est constitué des membres désignés à l'article 15 de ladite loi et des
membres de l'État représentant les autorités gouvernementales chargées de l'agriculture, de la
pêche maritime, de l'intérieur, des finances, de l'industrie et du commerce.
Ces représentants sont désignés à titre nominatif par les autorités gouvernementales dont ils
relèvent pour une durée de trois ans renouvelable.
Le comité consultatif de l'interprofession est présidé par l'autorité gouvernementale chargée de
l'agriculture ou de la pêche maritime ou son représentant assisté d’un secrétariat désigné à cet effet
par ladite autorité parmi ses services compétents.
A la demande de son président, le comité peut se faire assister par toute personne, physique ou
morale, connue pour son expérience et sa compétence dans le domaine agricole ou halieutique.
217
Le comité se réunit sur convocation de son président autant que nécessaire, selon les demandes
d'avis qui lui sont adressées, et au moins une fois par semestre. Il rend ses avis dans les délais et
selon les formes et modalités fixées par son règlement intérieur.
Le règlement intérieur dudit comité est fixé par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de
l'agriculture et de la pêche maritime qui précise notamment ses modalités de fonctionnement et de
prises de décision.
Article 6 : Le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime, le ministre de l'intérieur, le ministre de
l'économie et des finances et le ministre de l'industrie, du commerce et des nouvelles technologies
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui prend effet à
compter de la date de sa publication au Bulletin officiel.
218
Décret n°2-06-779 du 11 joumada II 1428 (27 juin 2007) pris en application de l’article 43 du dahir
portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 19973) formant règlement sur la pêche
maritime
Abrogé par le décret n°2-12-361 du 15 chaabane 1434 (24 juin 2013) déterminant les catégories des
personnels du ministère de l'agriculture et de la pêche maritime - département de la pêche maritime
- habilités à rechercher et constater les infractions liées à la navigation des navires de pêche et à
l'exercice de la pêche maritime, art. 4.
_____________________________
Décret n°2-12-361 du 15 chaabane 1434 (24 juin 2013) déterminant les catégories des personnels
du ministère de l'agriculture et de la pêche maritime - département de la pêche maritime -
habilités à rechercher et constater les infractions liées à la navigation des navires de pêche et à
l'exercice de la pêche maritime
Le chef du gouvernement,
Vu l'annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime,
notamment ses articles 37 quinquies, 58, 60, 61, 62, 63, 63 bis, 64 et 65 ;
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, tel que modifié et complété, notamment ses articles 26, 27, 33 (5), 38 et 43 ;
Vu le décret n°2-12-33 du 14 rabii II 1433 (7 mars 2012) relatif aux attributions du ministre de
l'agriculture et de la pêche maritime ;
Après délibération en Conseil du gouvernement du 4 chaabane 1434 (13 juin 2013),
Décrète :
Article premier : Conformément aux dispositions de l'article 58 du dahir susvisé du 28 joumada II
1377 (31 mars 1919), les agents appartenant aux catégories des personnels de l'administration de la
pêche maritime désignés ci-dessous sont habilités à rechercher et à constater les infractions prévues
aux articles 37 quinquies; 58, 60, 61, 62, 63, 63 bis, 64 et 65 dudit dahir et liées à la navigation des
navires de pêche ainsi que celles prévues au 5° de l'article 33 du dahir portant loi susvisé n°1-73-255
du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) :
1) les délégués et sous-délégués des pêches maritimes ;
2) les chefs des services de la sécurité de la navigation et de la prévention de la pollution ainsi
que les chefs des services des gens de mer des délégations des pêches maritimes ;
3) les personnels titulaires exerçant depuis une période minimale de deux (2) ans au sein des
délégations des pêches maritimes et ayant un brevet ou un diplôme délivré en application de
l'article 53 de l'annexe 1 du dahir précité du 28 joumada II 1377 (31 mars 1919).
Article 2 (abrogé et remplacé par le décret n°2-17-454 du 5 safar 1439 (25 octobre 2017), art.
premier)
Les autres fonctionnaires de l'Etat visés à l'article 43 du dahir portant loi n°1-73-255 précité du 27
chaoual 1393 (23 novembre 1973), habilités à rechercher et constater les infractions prévues audit
dahir sont :
- les délégués et les sous-délégués des pêches maritimes ;
- les fonctionnaires titulaires exerçant au sein des délégations des pêches maritimes depuis
une période minimale de deux (2) ans et ayant au moins un grade correspondant à l’échelle
de rémunération n°10 ou ayant un brevet ou un diplôme délivré en application de l’article 53
de l’annexe I du dahir précité du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) ;
219
- les fonctionnaires titulaires ayant au moins un grade correspondant à l’échelle de
rémunération n°10 et exerçant au sein des divisions relevant de la direction de contrôle des
activités de la pêche maritime prévue à l’article 3 du décret susvisé n°2-15-890 ;
- les fonctionnaires titulaires ayant au moins un grade correspondant à l’échelle de
rémunération n°8 et assurant des missions techniques au sein du centre national de
surveillance des navires de pêche relevant de la direction précitée.
Article 3 (modifié par le décret n°2-17-454 du 5 safar 1439 (25 octobre 2017), art. 2)
Les personnes indiquées aux articles premier et 2 ci-dessus doivent, pour exercer en qualité d'agent
verbalisateur, justifier avoir suivi une formation continue dans les domaines relatifs à la verbalisation
et, selon le cas, à la sécurité des navires de pêche, de la navigation maritime et des gens de mer ou à
l'exercice de la pêche maritime dispensée au département de la pêche maritime ou dans les
établissements de formation maritime relevant dudit département.
Le programme de la formation continue visée ci-dessus est établi par décision de l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Ces agents prêtent serment conformément à la législation en vigueur relative au serment des agents
verbalisateurs et doivent être munis et porter de manière apparente, lors de l'exercice de leurs
missions, une carte professionnelle permettant leur identification et le service auquel ils sont
rattachés.
Article 4 : Est abrogé le décret n°2-06-779 du 11 joumada II 1428 (27 juin 2007) pris en application de
l'article 43 du dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant
règlement sur la pêche.
Article 5 : Le ministre de l'agriculture et de la pêche maritime est chargé de l'application du présent
décret qui entre en vigueur à compter de la date de sa publication au Bulletin officiel.
220
Décret n°2-99-1256 du 29 moharrem 1421 (4 mai 2000) instituant au profit de l'office national des
pêches (ONP) une taxe parafiscale dénommée ‘’taxe sur le poisson pélagique ’’
Abrogé par le décret n°2-13-19 du 26 rabii I 1435 (28 janvier 2014) instituant au profit de l’Office
national des pêches une taxe parafiscale dénommée "taxe sur le poisson pélagique" (art. 6).
____________________________
Décret n°2-13-19 du 26 rabii I 1435 (28 janvier 2014) instituant au profit de l’Office national des
pêches une taxe parafiscale dénommée "taxe sur le poisson pélagique"
Le chef du gouvernement,
Vu la loi organique n°7-98 relative à la loi de finances, promulguée par le dahir n°1-98-138 du 7
chaabane 1419 (26 novembre 1998) ;
Vu le dahir n°1-69-45 du 4 hija 1388 (21 février 1969) relatif à l'office national des pêches, tel que
modifié et complété ;
Vu le décret n°2-98-401 du 9 moharrem 1420 (26 avril 1999) relatif à l'élaboration et à l'exécution
des lois de finances, notamment son article 5 ;
Sur proposition du ministre de l'économie et des finances et du ministre de l'agriculture et de la
pêche maritime ;
Après délibération en conseil de gouvernement réuni le 7 rabii I 1435 (9 janvier 2014),
Décrète
Article premier : Il est institué, au profit de l'Office national des pêches, une taxe parafiscale dite
"taxe sur le poisson pélagique " dont le produit est destiné exclusivement au financement des actions
menées par les associations légalement constituées regroupant les personnes physiques ou morales
exploitant, à terre, un local, une installation ou un établissement autorisé ou agrée sur le plan
sanitaire pour le traitement et/ou la transformation des produits halieutiques y compris la farine ou
les huiles de poisson en vue de la promotion des activités et programmes de développement
desdites associations.
Lorsqu’une association est membre d’une fédération régie par le dahir n°1-58-376 du 3 joumada I
1378 (15 novembre 1958) réglementant le droit d’association tel que modifié et complété ou une
interprofession halieutique régie par la loi n°03-12 relative aux interprofessions agricoles ou
halieutiques, elle peut décider, conformément à ses statuts, d’affecter directement une partie du
produit de la taxe lui revenant à la promotion de ses activités et programmes de développement.
Article 2 : Au sens du présent décret on entend par "poissons pélagiques" les espèces suivantes : les
sardines, les sardinelles, les chinchards, les anchois, les maquereaux ainsi que les thonidés à
l’exception de ceux en provenance des madragues.
Article 3 : La taxe est due par les personnes physiques ou morales exploitant les locaux, installations,
ou établissements visés à l’article premier ci-dessus et acquittée pour le compte desdites personnes
par les mareyeurs ayant accompli les achats des espèces pélagiques mentionnées à l’article 2 ci-
dessus qui leur sont exclusivement destinées.
Le taux de la taxe est fixé à 20 dhs par tonne de poissons pélagiques débarqués et destinés aux
locaux, installations et établissements visés à l’article premier ci-dessus.
Article 4 : La taxe est recouvrée par le service de l'Office national des pêches chargé de l'agréage du
poisson industriel lors de la première vente du poisson pélagique, sur la base des documents délivrés
au mareyeur par ledit service et portant notamment l’indication de l’espèce, de la quantité de
221
poissons pélagiques concernés, du montant payé, de la date de paiement ainsi que de l’activité de
destination déclarée par le mareyeur.
Un récépissé de paiement portant les mentions sus indiquées est délivré au mareyeur par le service
de l'Office national des pêches concerné.
Article 5 : Les associations mentionnées à l’article premier ci-dessus doivent adresser au ministre
chargé de la pêche maritime ou à la personne déléguée par lui à cet effet, au plus tard le 30
novembre de chaque année, le contenu des actions et programmes à mener au titre de l’année
suivante et, le cas échéant, leurs statuts.
Le ministre chargé de la pêche maritime communique au plus tard le 15 décembre de chaque année,
la liste des bénéficiaires de la taxe sur le poisson pélagique à l'Office national des pêches, pour
l’année suivante.
Article 6 : Est abrogé le décret n°2-99-1256 du 29 moharrem 1421 (4 mai 2000) instituant au profit
de l'office national des pêches une taxe parafiscale dénommée ‘’taxe sur le poisson pélagique ’’.
Article 7 : Le ministre de l'économie et des finances et le ministre de l'agriculture et de la pêche
maritime sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret qui sera publié
au Bulletin officiel.
222
Décret n°2-05-1532 du 24 chaoual 1427 (16 novembre 2006) portant création de l’institut supérieur
des pêches maritimes
Abrogé par décret n°2-14-377 du 28 chaoual 1435 (25 août 2014) portant réorganisation de l’institut
supérieur des pêches maritimes, art. 25.
------------------------------
225
المادة : 6يستغرق سلك الماستر أربعة فصول بعد شهادة اإلجازة في الدراسات األساسية
أو شهادة اإلجازة المهنية أو شهادة وطنية من نفس المستوى أو شهادة معترف بمعادلتها
لها ،ويتوج هذا السلك بإحدى الشهادات الوطنية التالية :
-الماستر بالنسبة للمسالك العامة؛
-الماستر المتخصص بالنسبة للمسالك المتخصصة.
المادة : 7تحدد دفاتر الضوابط البيداغوجية الوطنية بالنسبة لكل من سلك اإلجازة وسلك
الماستر ما يلي :
-تعريف كل مسلك والوحدات المكونة له وجذعه المشترك وعناصر ملفه الوصفي؛
-تعريف الوحدة وغالفها الزمني وعناصر ملفها الوصفي؛
-شروط ولوج األسالك والمسالك وأنظمة الدراسات وكيفيات التقييم.
المادة : 8يستغرق سلك الدكتوراه ثالث سنوات ،بعد شهادة الماستر أو شهادة الماستر
المتخصص ،أو إحدى الشهادات الوطنية المحددة الئحتها بقرار مشترك للسلطة الحكومية
المكلفة بالصيد البحري والسلطة الحكومية المكلفة بتكوين األطر والسلطة الحكومية المكلفة
ب التعليم العالي أو شهادة معترف بمعادلتها لها ،ويتوج هذا السلك بشهادة الدكتوراه.
يمكن ،بصفة استثنائية ،تمديد هذه المدة لسنة أو لسنتين على األكثر وفق الشروط الواردة
في دفتر الضوابط البيداغوجية الوطنية المنصوص عليها في المادة 9بعده.
المادة : 9يحدد دفتر الضوابط البيداغوجية الوطنية لسلك الدكتوراه :
-شروط الولوج؛
-كيفيات سير إنجاز أعمال البحث والمناقشة؛
-تنظيم عملية التأطير البيداغوجي وإجراءاته.
المادة : 10ينظم سلك الدكتوراه في إطار مركز الدراسات في الدكتوراه محدث بالمعهد،
ومعترف به من لدن مجلس التنسيق ،وعند االقتضاء ،بشراكة مع مراكز الدراسات في
الدكتوراه تابعة لمؤسسات أخرى للتعليم العالي وفقا للشروط المحددة بموجب القرار المتخذ
تطبيقا لمقتضيات المادة 21أدناه.
المادة : 11يصادق على دفاتر الضوابط البيداغوجية الوطنية السالفة الذكر بقرارات
مشتركة للسلطة الحكومية المكلفة بالصيد البحري والسلطة الحكومية المكلفة بتكوين األطر
والسلطة الحكومية المكلفة بالتعليم العالي بناء على اقتراح من مجلس المؤسسة وبعد
استطالع رأي مجلس التنسيق ورأي اللجنة الوطنية لتنسيق التعليم العالي.
المادة : 12تحدد الئحة المسالك المعتمدة بالمعهد بقرار مشترك للسلطة الحكومية المكلفة
بالصيد البحري والسلطة الحكومية المكلفة بتكوين األطر والسلطة الحكومية المكلفة بالتعليم
العالي بعد استطالع رأي مجلس التنسيق ورأي اللجنة الوطنية لتنسيق التعليم العالي.
226
يمكن تغيير وتتميم الئحة المسالك المعتمدة طبقا لنفس الكيفيات الواردة في الفقرة األولى من
هذه المادة.
المادة : 13يمكن للمعهد ،حسب الشروط المنصوص عليها في نظامه الداخلي ،إحداث
شهادات خاصة به وال سيما في ميدان التكوين المستمر ،بعد استطالع رأي مجلس التنسيق
وموافقة السلطة الحكومية المكلفة بالصيد البحري.
الفصل الثالث :تنظيم وتسيير المعهد
المادة : 14يسير المعهد مدير يعين طبقا ألحكام الفصل 92من الدستور والمادة 33من
القانون رقم 01.00المشار إليه والنصوص التنظيمية المتخذة لتطبيقه.
يساعد المدير ،مديران مساعدان وكاتب عام.
المادة : 15يعين المديران المساعدان بقرار للسلطة الحكومية المكلفة بالصيد البحري
باقتراح من مدير المعهد ،ويختار واحد منهما على األقل من بين أساتذة التعليم العالي أو
أساتذة المؤهلين :
-مدير مساعد مكلف بالدراسات ،يزاول مهامه كامل الوقت بالمعهد وتناط به مهمة
تنظيم وتنسيق وتتبع تنفيذ األنشطة البيداغوجية واألكاديمية؛
-مدير مساعد مكلف بالبحث العلمي والتكوين المستمر والتعاون ،يزاول مهامه كامل
الوقت بالمعهد وتناط به مهمة تنظيم وتنسيق وتتبع تنفيذ مختلف أنشطة البحث
العلمي وأنشطة التكوين المستمر والتعاون الوطني والدولي.
المادة : 16يعين الكاتب العام بقرار للسلطة الحكومية المكلفة بالصيد البحري بناء على
اقتراح من مدير المعهد ،من بين الحاصلين على شهادة للتكوين العالي على األقل والمثبتين
توفرهم على تجربة في التسيير اإلداري.
يقوم الكاتب العام تحت سلطة المدير بتسيير مجموع المصالح اإلدارية والمالية للمعهد ،كما
يتولى كتابة مجلس المؤسسة.
المادة : 17يحدث بالمعهد مجلس للمؤسسة يتكون من أعضاء بحكم القانون وممثلين
منتخبين عن األساتذة وممثلين منتخبين عن المستخدمين اإلداريين والتقنيين وممثلين
منتخبين عن الطلبة وكذا شخصيات من خارج المعهد.
ويحدد تأليف هذا المجلس وكيفية تعيين أعضائه أو انتخابهم وكذا طريقة سيره طبقا
لمقتضيات النصوص التنظيمية الجاري بها العمل.
المادة : 18يمارس مجلس المؤسسة االختصاصات الموكولة إليه بموجب القانون رقم
01.00المشار إليه أعاله ،غير أنه يمكن أن ينعقد في شكل مجلس تأديبي لممارسة السلطة
التأديبية با لنسبة للطلبة وفق الشروط المحددة بقرار للسلطة الحكومية المكلفة بالصيد
البحري.
227
المادة : 19تحدث في حظيرة مجلس المعهد لجان دائمة ،بما في ذلك لجنة بيداغوجية
ولجنة تتبع الميزانية ،وإن اقتضى الحال لجان خاصة لدراسة مسألة معينة.
ويحدد في النظام الداخلي للمعهد عدد اللجان الدائمة وكذا اللجان الخاصة وتأليفها وكيفية
سيرها.
المادة : 20تحدث في حظيرة المعهد لجنة علمية ،ويحدد تأليفها وكيفية سيرها وتعيين أو
انتخاب أعضائها طبقا لمقتضيات المرسوم رقم 2.05.885المشار إليه أعاله.
المادة : 21تحدد هياكل التعليم والبحث بالمعهد وكذا تنظيمها بقرار للسلطة الحكومية
المكلفة بالصيد البحري باقتراح من مجلس المؤسسة ،وبعد استطالع رأي مجلس التنسيق.
المادة : 22يتألف موظفو المعهد من أساتذة باحثين دائمين وأساتذة مشاركين وأساتذة
يتقاضون تعويضات عن الدروس وموظفين إداريين وتقنيين.
الفصل الرابع :مقتضيات مختلفة
المادة : 23يمكن أن يقبل بالمعهد المترشحون األجانب المقترحون من طرف حكوماتهم
والمقبولون من لدن سلطات الحكومة المغربية المختصة طبقا لنفس الشروط المقررة بالنسبة
للطلبة المغاربة.
يجب أال يتعدى العدد اإلجمالي للطلبة األجانب 10%من مجموع الطلبة المسجلين بالمعهد.
المادة : 24يساهم الطلبة في مصاريف السكن واللباس والتغذية وفق الشروط والكيفيات
المحددة بقرار مشترك للسلطة الحكومية المكلفة بالصيد البحري والسلطة الحكومية المكلفة
بالمالية.
المادة : 25يدخل هذا المرسوم حيز التنفيذ ابتداء من تاريخ نشره بالجريدة الرسمية وتنسخ
ابتداء من نفس التاريخ مقتضيات المرسوم رقم 2.05.1532الصادر في 24من شوال
16( 1427نوفمبر )2006بشأن إحداث المعهد العالي للصيد البحري.
غير أن الطلبة المسجلين بانتظام قبل دخول هذا المرسوم حيز التطبيق يظلون خاضعين
لمقتضيات المرسوم رقم 2.05.1532السالف الذكر.
المادة : 26يسند تنفيذ هذا المرسوم الذي ينشر بالجريدة الرسمية إلى وزير الفالحة
والصيد البحري ووزير التعليم العالي والبحث العلمي وتكوين األطر ووزير االقتصاد
والمالية والوزير المنتدب لدى رئيس الحكومة المكلف بالوظيفة العمومية وتحديث اإلدارة
كل واحد منهم فيما يخصه.
228
مرسوم رقم 2.15.43صادر في 14من ربيع اآلخر 4( 1436فبراير )2015يتعلق
بمنح بذلة العمل للموظفين واألعوان التابعين لوزارة الفالحة والصيد البحري -قطاع
الصيد البحري -الموكول إليهم بتحرير المحاضر والبحث ومعاينة المخالفات
رئيس الحكومة،
بناء على المرسوم رقم 2.94.858الصادر في 18من شعبان 20( 1415يناير
)1995بتحديد اختصاصات وتنظيم وزارة الصيد البحري والمالحة التجارية؛
وعلى المرسوم رقم 2.12.361الصادر في 15من شعبان 24( 1434يونيو )2013
بتحديد فئات موظفي وزارة الفالحة والصيد البحري -قطاع الصيد البحري -المؤهلين
لبحث ومعاينة المخالفات التي لها صلة بمالحة سفن الصيد البحري وممارسة الصيد
البحري؛
وعلى المرسوم رقم 2.12.71الصادر في 14من ربيع اآلخر 7( 1433مارس
)2012بتطبيق القانون رقم 14.08المتعلق ببيع السمك بالجملة؛
وعلى المرسوم رقم 2.12.33الصادر في 14من ربيع اآلخر 7( 1433مارس
)2012المتعلق باختصاصات وزير الفالحة والصيد البحري.
رسم ما يلي :
المادة األولى :يمنح الموظفون واألعوان التابعون لقطاع الصيد البحري الموكول إليهم
بتحرير المحاضر والبحث ومعاينة المخالفات طبقا للنصوص التشريعية والتنظيمية الجاري
بها العمل بذلة نظامية للعمل موحدة ضمن حدود االعتمادات المقيدة لهذا الغرض ،في
ميزانية التسيير.
المادة : 2يجب على الموظفين واألعوان المشار إليهم أعاله ،االعتناء بالبذلة التي تسلموها
عمال بهذا المرسوم وارتداؤها أثناء مزاولة مهامهم المرتبطة بالبحث ومعاينة المخالفات
وتحرير المحاضر.
وفي حالة ضياع البذلة بدون مبرر أو عذر مقبول ،يلزم الموظف أو العون المعني باألمر
بإرجاع قيمتها بالسعر الذي تحدده اإلدارة.
المادة : 3يجب على كل موظف أو عون لم تعد له صفة العون محرر المحاضر ولم يعد
مؤهال للبحث ومعاينة المخالف ات ألي سبب من األسباب ،أن يعيد البذلة أو البذل التي تم
تسليمها إياه أثناء مزاولة هذه المهام.
229
المادة : 4يحدد نوع بذلة العمل وشروط تسليمها وعددها بقرار للسلطة الحكومية المكلفة
بالفالحة والصيد البحري ،تؤشر عليه السلطة الحكومية المكلفة باالقتصاد والمالية والسلطة
الحكومية المكلفة بالوظيفة العمومية وتحديث اإلدارة.
المادة : 5يعهد بتنفيذ هذا المرسوم ،الذي ينشر بالجريدة الرسمية ،إلى وزير الفالحة
والصيد البحري ووزير االقتصاد والمالية والوزير المنتدب لدى رئيس الحكومة المكلف
بالوظيفة العمومية وتحديث اإلدارة ،كل واحد منهم فيما يخصه.
230
Décret n°2-97-241 du 9 hijja 1417 (17 avril 1997) désignant les chambres des pêches maritimes,
leur siège, et leur ressort territorial et fixant les circonscriptions électorales desdites chambres
Modifié par le décret n°2-03-275 du 8 rabii II 1424 (9 juin 2003) puis abrogé par le décret n°2-09-198
du 5 rabii II 1430 (1er avril 2009) désignant les chambres des pêches maritimes et leur siège et fixant
les circonscriptions électorales relevant de chaque chambre, le siège de chaque circonscription et son
ressort territorial ainsi que le nombre et la répartition des sièges par circonscription électorale entre
les collèges professionnels desdites chambres, art.2.
__________________________________________
Décret n°2-97-536 du 14 safar 1418 (20 juin 1997) fixant le nombre de sièges attribués aux
chambres des pêches maritimes et leur répartition par circonscriptions entre les collèges
professionnels représentés dans lesdites chambres
Modifié par le décret n°2-03-276 du 8 rabii II 1424 (9 juin 2003) puis abrogé par le décret n°2-09-198
du 5 rabii II 1430 (1er avril 2009) désignant les chambres des pêches maritimes et leur siège et fixant
les circonscriptions électorales relevant de chaque chambre, le siège de chaque circonscription et son
ressort territorial ainsi que le nombre et la répartition des sièges par circonscription électorale entre
les collèges professionnels desdites chambres, art. 2.
___________________________________________
Décret n°2-09-198 du 5 rabii II 1430 (1er avril 2009) désignant les chambres des pêches maritimes et
leur siège et fixant les circonscriptions électorales relevant de chaque chambre, le siège de chaque
circonscription et son ressort territorial ainsi que le nombre et la répartition des sièges par
circonscription électorale entre les collèges professionnels desdites chambres
Abrogé par le décret n°2-15-284 du 20 joumada II 1436 (10 avril 2015) désignant les chambres des
pêches maritimes et leur siège et fixant les circonscriptions électorales relevant de chaque chambre,
le siège de chaque circonscription et son ressort territorial ainsi que le nombre et la répartition des
sièges par circonscription électorale entre les collèges professionnels desdites chambres, art. 2.
___________________________________________
231
وعلى الظهير الشريف رقم 1.59.351الصادر في فاتح جمادى اآلخرة 2( 1379
ديسمبر )1959في شأن التقسيم اإلداري للمملكة ،كما وقع تغييره وتتميمه؛
وعلى المرسوم رقم 2.08.520الصادر في 28من شوال 28( 1429أكتوبر )2008
بتحديد قائمة الدوائر والقيادات والجماعات الحضرية والقروية بالمملكة وعدد األعضاء
الواجب انتخابهم في مجلس كل جماعة ،كما وقع تغييره وتتميمه؛
وعلى المرسوم رقم 2.03.136الصادر في 21من محرم 25( 1424مارس )2003
بتحديد عدد المقاطعات وحدودها الجغرافية وأسمائها وعدد أعضاء المجلس الجماعي
ومستشاري المقاطعة الواجب انتخابهم في كل مقاطعة ،كما وقع تغييره؛
وباقتراح من وزير الداخلية ووزير الفالحة والصيد البحري؛
وبعد المداولة في مجلس الحكومة المجتمع في 19من جمادى اآلخرة 9( 1436أبريل
،)2015
رسم ما يلي :
المادة األولى :تحدد طبقا للملحق بهذا المرسوم غرف الصيد البحري وعدد المقاعد
المخصصة لها ومقارها وتحديد الدوائر االنتخابية التابعة لكل غرفة ومقر كل دائرة ونفوذها
الترابي وكذا توزيع المقاعد حسب الدوائر على الهيئات المهنية الممثلة في الغرف
المذكورة.
المادة : 2تنسخ أحكام المرسوم رقم 2.09.198الصادر في 5ربيع اآلخر ( 1430فاتح
أبريل )2009بتعيين غرف الصيد البحري ومقارها وتحديد الدوائر االنتخابية التابعة لكل
غرفة ومقر كل دائرة ونفوذها الترابي وعدد المقاعد المخصصة لها وكذا توزيع المقاعد
حسب الدوائر على الهيئات المهنية الممثلة في الغرف المذكورة.
المادة : 3يسند إلى وزير الداخلية ووزير الفالحة والصيد البحري ،كل منهما فيما يخصه،
تنفيذ هذا المرسوم الذي ينشر بالجريدة الرسمية.
232
ملحق بالمرسوم المتعلق بتعيين غرف الصيد البحري وعدد المقاعد المخصصة لها ومقارها وتحديد الدوائر االنتخابية التابعة لكل
غرفة ومقر كل دائرة ونفوذها الترابي وكذا توزيع المقاعد حسب الدوائر على الهيئات المهنية الممثلة في الغرف المذكورة
(تم تغييره بموجب المرسوم رقم 2.15.351صادر في 11من رجب 30( 1436أبريل ،)2015المادة األولى)
توزيع المقاعد النفود الترابي للدائرة مقر الدائرة بيان الدائرة مقر الغرفة بيان الغرفة
األنشطة الصيد الصيد الصيد االنتخابية االنتخابية االنتخابية وعددالمقاعد
الساحلية التقليدي الساحلي الصناعي المخصصة لها
1 1 3 6 عمالة طنجة-أصيلة طنجة-أصيلة طنجة-أصيلة عمالة طنجة-أصيلة المتوسطية
1 1 2 - عمالة المضيق- المضيق المضيق -الفنيدق ()35
الفنيدق
- 1 - - إقليم تطوان تطوان تطوان
- 1 - - إقليم الفحص-أنجرة الفحص-أنجرة الفحص-أنجرة
1 1 2 - إقليم العرائش العرائش العرائش
- 1 1 - إقليم شفشاون شفشاون شفشاون
1 1 3 - إقليم الحسيمة الحسيمة الحسيمة
- 1 4 - إقليم الناضور الناضور الناضور
- 1 - - إقليم الدريوش الدريوش الدريوش
- 1 - - إقليم بركان بركان بركان
4 10 15 6 المجموع
- - 1 - عمالة الرباط الرباط الرباط عمالة الدار البيضاء األطلسية
الشمالية
()39
- 1 - - عمالة سال سال سال
- 1 - - عمالة الصخيرات- تمارة الصخيرات-تمارة
تمارة
1 1 2 - إقليم القنيطرة القنييطرة القنيطرة
- 1 3 9 عمالة مقاطعات الدار أنفا الدار البيضاء-أنفا
البيضاء-أنفا
- - 1 - عمالة مقاطعات عين عين السبع عين السبع -الحي
السبع -الحي المحمدي
المحمدي
- 1 1 - عمالة المحمدية المحمدية المحمدية
1 1 1 - إقليم الجديدة الجديدة الجديدة
- 1 - - إقليم النواصر النواصر النواصر
- 1 - - إقليم بنسليمان بنسليمان بنسليمان
1 1 - - إقليم برشيد برشيد برشيد
- 1 - - إقليم سيدي بنور الوليدية سيدي بنور
- 1 2 - إقليم الصويرة الصويرة الصويرة
- 1 4 - إقليم اسفي اسفي أسفي
3 12 15 9 المجموع
1 1 9 14 عمالة أكادير-إداوتنان أكادير أكادير-إداوتنان عمالة أكادير-إداوتنان األطلسية
- 1 - - إقليم اشتوكة -ايت بيوكرى اشتوكة -ايت باها الوسطى
باها ()35
- 1 - - إقليم تزنيت تيزنيت تيزنيت
- 1 3 2 إقليم طانطان طانطان طانطان
- 1 1 - إقليم سيدي إفني سيدي إفني سيدي إفني
- 1 3 3 إقليم العيون العيون العيون إقليم وادي الذهب األطلسية
- 1 1 - إقليم بوجدور بوجدور بوجدور الجنوبية
1 1 - - إقليم طرفاية طرفاية طرفاية ()18
2 1 1 2 إقليم وادي الذهب الداخلة وادي الذهب
- 1 - - إقليم أوسرد بئر كندوز أوسرد
3 5 5 5 المجموع
233
Décret n°2-97-247 du 9 hija 1417 (17 avril 1997) portant répartition des activités économiques
entre les collèges électoraux des chambres des pêches maritimes
Abrogé par le décret n°2-15-285 du 20 joumada II 1436 (10 avril 2015) portant répartition des
activités économiques entre les collèges électoraux des chambres des pêches maritimes, art. 2.
__________________________________________
مرسوم رقم 2.15.285صادر في 20من جمادى اآلخرة 10( 1436أبريل )2015
يتعلق بتوزيع األنشطة االقتصادية على الهيئات الناخبة لغرف الصيد البحري
رئيس الحكومة،
بناء على القانون رقم 9.97المتعلق بمدونة االنتخابات الصادر بتنفيذه الظهير الشريف رقم
1.97.83بتاريخ 23من ذي القعدة 2( 1417أبريل ،)1997كما وقع تغييره وتتميمه
والسيما بالمرسوم بقانون رقم 2.15.260بتاريخ 14من جمادى االخرة 4( 1436
أبريل )2015خاصة المادة 235من القانون المذكور؛
وعلى القانون رقم 4.97المتعلق بالنظام األساسي لغرف الصيد البحري الصادر بتنفيذه
الظهير الشريف رقم 1.97.88بتاريخ 23من ذي القعدة 2( 1417أبريل )1997؛
وعلى الظهير الشريف رقم 1.73.255الصادر في 27من شوال 23( 1393نوفمبر
)1973المتعلق بتنظيم الصيد البحري ،كما وقع تغييره وتتميمه؛
وباقتراح من وزير الداخلية ووزير الفالحة والصيد البحري؛
وبعد المداولة في مجلس الحكومة المجتمع في 19من جمادى اآلخرة 9( 1436أبريل
،)2015
رسم ما يلي :
المادة األولى :يتم على النحو التالي توزيع مختلف األنشطة على الهيئات الناخبة األربعة
المتألفة منها غرف الصيد البحري:
-1الصيد الصناعي :
-أنشطة استغالل سفينة واحدة أو أكثر من سفن الصيد التجاري أو حصص مشاعة في
سفينة صيد تجاري تتوفر على نظام لتجميد المصطادات ،أو سفينة صيد تجاري
تساوي سعتها اإلجمالية أو تفوق 150وحدة وتستعمل من ماء البحر المثلج من أجل
حفظ المصطادات (.)RSW
-2الصيد الساحلي :
-أنشطة استغالل سفينة واحدة أو أكثر من سفن الصيد التجاري تفوق سعتها اإلجمالية
3وحدات وتقل عن 150وحدة يتم على متنها حفظ المصطادات طرية ومثلجة أو
استغالل حصص مشاعة في سفينة أو أكثر من هذا الصنف.
-3الصيد التقليدي :
234
-أنشطة استغالل سفينة واحدة أو أكثر من سفن الصيد التجاري تساوي سعتها
اإلجمالية أو تقل عن 3وحدات أو استغالل حصص مشاعة من هذا الصنف.
-4مؤسسات الصيد البحري ومزارع تربية األحياء البحرية واألنشطة األخرى الستغالل
الموارد البحرية الحية الساحلية بدون سفينة :
-أنشطة استغالل المزارب (المضربات) ومزارع تربية األحياء البحرية والطحالب
وغيرها من المواد الحية البحرية الساحلية ،بدون استعمال سفينة.
المادة : 2تنسخ أحكام المرسوم رقم 2.97.247الصادر في 9ذي الحجة 17( 1417
أبريل )1997بتوزيع األنشطة االقتصادية على الهيئات الناخبة لغرف الصيد البحري.
المادة : 3يسند إلى وزير الداخلية ووزير الفالحة والصيد البحري ،كل واحد منهما فيما
يخصه ،تنفيذ هذا المرسوم الذي ينشر في الجريدة الرسمية.
235
Décret n°2-12-484 du 2 chaabane 1436 (21 mai 2015) pris pour l’application de la loi n°29-05
relative à la protection des espèces de flore et faune sauvages et au contrôle de leur commerce
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°29-05 relative à la protection des espèces de flore et de faune sauvages et au contrôle de
leur commerce, promulguée par le dahir n°1-11-84 du 29 rejeb 1432 (2 juillet 2011) ;
Vu le décret n°2-04-503 du 21 hija 1425 (1er février 2005) portant attributions et organisation du haut
commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification ;
Vu le décret n°2-12-73 du 2 rabii I 1433 (26 janvier 2012) relatif aux attributions du haut commissaire
aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification ;
Considérant les dispositions de la convention sur le commerce international des espèces de flore et
de faune sauvages menacées d’extinction (CITES), notamment ses annexes I, II et III ;
Après délibération en Conseil du gouvernement réuni le 18 rejeb 1436 (7 mai 2015),
DECRETE
Chapitre premier - Dispositions générales
Article premier : L’administration compétente visée aux articles 4, 5, 8, 9, 11, 13, 14, 32, 34, 37, 39,
44, 45, 46, 47, 51 et 52 de la loi n°29-05 susvisée est le haut commissariat aux eaux et forêts et à la
lutte contre la désertification.
L’administration compétente visée à l’article 53 est l’administration dont relève l’agent concerné.
Article 2 : Les listes des espèces de flore et de faune sauvages inscrites aux annexes I, II et III de la
convention CITES, constituant les espèces classées dans les catégories I, II, et III, visées à l’article 4 de
la loi n°29-05 précitée, sont annexées à l’original du présent décret.
Ces listes comportent le nom commun et le nom scientifique de chaque espèce ainsi que le numéro
de l’annexe de ladite convention dans laquelle l’espèce est inscrite. Elles sont mises à jour
périodiquement conformément aux amendements apportés aux annexes de la convention CITES sus-
indiquée.
Article 3 : Les espèces classées dans la catégorie IV visée à l’article 4 de la loi n°29-05 précitée sont
celles figurant dans l’annexe I du présent décret. La liste de ces espèces peut être révisée autant de
fois que nécessaire par décision du haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la
désertification et publiée au « Bulletin officiel ».
Article 4 : Les listes, mises à jour, des espèces figurant dans les catégories I, II, III et IV indiquées aux
articles 2 et 3 ci-dessus peuvent être consultées à tout moment auprès des services compétents du
haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification ainsi que sur son site web.
Les espèces marines inscrites dans les catégories sus-indiquées sont reprises dans un document
établi par le service désigné à cet effet par l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime
et mis à la disposition du public sur son site web.
Article 5 : Le quota annuel des spécimens en provenance de la mer, visés au 2° alinéa de l’article 11
de la loi n°29-05 précitée, est fixé par une décision conjointe du haut commissaire aux eaux et forêts
et à la lutte contre la désertification et de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime,
en tenant compte des recommandations de la convention CITES et des avis scientifiques recueillis
auprès des institutions et organismes compétents.
Chapitre II - Dispositions relatives aux permis d’importation, permis d’exportation
et certificats de réexportation
236
Article 6 : En application des dispositions des a) et b) de l’article 19 de la loi n°29-05 précitée, les
permis d’importation, les permis d’exportation, les certificats de réexportation et les demandes
introduites en vue de l’obtention de ces documents doivent être établis conformément aux modèles
figurant à l’annexe II du présent décret.
Les formulaires des demandes sont mis à la disposition des intéressés par les services compétents du
haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification y compris par voie
électronique conformément à la réglementation en vigueur en la matière.
Article 7 : En application du c) de l’article 19 de la loi n°29-05 précitée :
- l’original du permis d’importation, du permis d’exportation et du certificat de réexportation
est établi par le service compétent du haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte
contre la désertification, sur papier de dimension A4, de couleur blanche portant, au recto,
sur le fond, l’image d’un faucon en filigrane avec les rubriques à remplir et, au verso, les
instructions et les explications correspondant auxdites rubriques;
- chaque copie d’un permis d’importation, d’un permis d’exportation et d’un certificat de
réexportation, contient en application des dispositions de l’article 20 de la loi n°29-05
précitée, la mention «copie conforme».
Article 8 : La quantité du spécimen indiquée dans la rubrique correspondante des permis et
certificats doit être mentionnée selon le système métrique, comme suit :
- en nombre, pour les spécimens vivants et/ou en unité de masse, lorsque les spécimens sont
trop petits pour pouvoir être comptés ;
- en unités de volume, pour les produits liquides ;
- en unités de masse, pour les produits solides ;
- en unités de poids ou de volume, pour les produits pâteux ou visqueux ;
- en unités de surface, pour les produits planes, tels que les peaux, les feuilles et autres
produits similaires.
Cette quantité peut également être exprimée en nombre de spécimens pour certains produits tels
que les poils, les griffes et les produits manufacturés.
Article 9 : Les types de marquage d’identification des spécimens vivants de la faune sauvage
importés ou exportés, selon le cas, sont fixés à l’annexe III du présent décret.
Lors de son importation ou de son exportation, selon le cas, tout spécimen vivant de la faune
sauvage doit porter la marque correspondant à la classe à laquelle il appartient.
Article 10 : Les références normalisées pour la nomenclature des espèces visées au d) de l’article 19
de la loi n°29-05 précitée sont les publications utilisées par la communauté scientifique pour la
dénomination scientifique des espèces de faune et de flore et reprise dans les catégories I, II, III et IV
visées à l’article 4 ci-dessus.
Chapitre III - Dispositions relatives au contrôle du commerce national
des espèces de flore et de faune sauvages
Section première - Certificat de propriété
Article 11 : Le certificat de propriété prévu à l’article 33 de la loi n°29-05 précitée est délivré ou
remplacé par les services désignés à cet effet par le haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte
contre la désertification sur présentation, par le propriétaire ou le futur propriétaire du spécimen
concerné, d’un dossier permettant de s’assurer de :
- l’identité de ce propriétaire ou futur propriétaire dudit spécimen ;
- l’identification du spécimen concerné et de son acquisition légale ;
237
- la capacité de ce propriétaire ou futur propriétaire à conserver le spécimen dans des
conditions de survie adéquates.
Lorsque le dossier est complet, il est donné récépissé de la demande et des pièces et documents
déposés.
Aux fins de l’instruction de la demande, le service concerné peut demander tout renseignement ou
document complémentaire et effectuer toute visite des lieux et installations, si nécessaire.
Article 12 : Il est statué sur la demande dans un délai de 2 mois à compter de la date de réception du
dossier figurant sur le récépissé susmentionné.
Tout refus de délivrance du certificat de propriété doit être motivé. En cas de refus en raison de
l’acquisition non légale du spécimen, il doit être procédé à la saisie de celui-ci dans les conditions
fixées aux articles 55 et 56 de la loi n°29-05 précitée.
Article 13 : En application des dispositions des articles 33 et 38 de la loi n°29-05 précitée, le certificat
de propriété et la demande y afférent doivent être établis conformément aux modèles figurant à
l’annexe IV du présent décret.
Le formulaire de la demande est mis à la disposition des intéressés par les services compétents du
haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification y compris par voie
électronique conformément à la réglementation en vigueur en la matière.
Article 14 : L’original du certificat de propriété est établi par le service compétent du haut
commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification sur papier de dimension A4, de
couleur vert clair portant, au recto, sur le fond l’image d’un faucon en filigrane avec les rubriques à
remplir et, au verso, les instructions et explications correspondant auxdites rubriques.
Chaque copie, établie par le service compétent contient, en application des dispositions de l’article
38 de la loi n°29-05 précitée, la mention «copie conforme».
Article 15 : Tout spécimen de faune sauvage détenu à l’état vivant doit porter une marque
individuelle et permanente permettant de l’identifier.
Cette marque doit être effectuée, selon l’espèce considérée, par un vétérinaire ou toute autre
personne compétente, aux frais du propriétaire ou du détenteur dudit spécimen. Elle est apposée sur
ce spécimen conformément aux spécifications prévues à l’annexe III du présent décret, dans un délai
maxima de trois mois à compter de la date de la naissance du spécimen lorsque celui-ci est né en
captivité ou, d’un mois à compter de la date de son prélèvement dans le milieu naturel.
Section 2 - Dispositions relatives au prélèvement dans le milieu naturel, à la détention à des fins
commerciales ou de présentation au public, à la multiplication et à la reproduction des espèces de
flore et de faune sauvages
Article 16 : En application des dispositions de l’article 39 de la loi n°29-05 précitée, le permis de
prélèvement dans le milieu naturel, le permis de détention à des fins commerciales ou de
présentation au public et le permis pour la multiplication et la reproduction des espèces de flore et
de faune sauvages est délivré par le haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la
désertification ou la personne déléguée par lui à cet effet, à la demande des intéressés remplissant
les conditions prévues par ladite loi.
Lorsqu’il s’agit d’espèces de faune ou de flore marines, les permis sus-indiqués sont délivrés après
accord de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Ces permis, qui contiennent les mentions obligatoires prévues à l’article 42 de la loi n°29-05 précitée,
portent également les références du registre visé à l’article 21 ci-dessous, à l’exception du cas où le
238
prélèvement est effectué à d’autres fins que la détention à des fins commerciales, la présentation au
public, la multiplication ou la reproduction.
Article 17 : Lorsque le prélèvement concerne une espèce de la faune ou de la flore aquatique inscrite
dans l’une des catégories visées à l’article 2 ou 3 ci-dessus, qui nécessite l’obtention d’une
amodiation de droit de pêche ou d’une licence ou d’un permis ou autorisation de pêche dans les
eaux continentales ou maritimes, les services chargés de la délivrance desdits amodiation, licence,
permis ou autorisation s’assurent que les demandeurs disposent de l’autorisation de prélèvement
sus indiquée, en cours de validité.
Article 18 : Les demandes des permis visés à l’article 16 ci-dessus sont établies conformément aux
modèles figurant à l’annexe V du présent décret. Le formulaire de demande est mis à la disposition
des intéressés par les services compétents du haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte
contre la désertification y compris par voie électronique conformément à la réglementation en
vigueur en la matière.
Article 19 : En application des dispositions de l’article 41 de la loi n°29-05 précitée, le dossier
accompagnant les demandes visées à l’article 18 ci-dessus doit être constitué des pièces et
documents suivants :
1. les pièces nécessaires à la justification des renseignements mentionnés dans les rubriques
figurant sur la demande ;
2. une description des techniques qui seront utilisées pour le prélèvement dans le milieu
naturel, pour la reproduction ou la multiplication des spécimens concernés ;
3. les documents justifiant :
- l’origine de chaque spécimen détenu, en cas de demande de permis de détention ;
- que le spécimen a été acquis légalement ;
4. une description des installations et des conditions dans lesquelles les spécimens seront
détenus, lesquelles doivent répondre aux spécifications suivantes :
- les lieux d’hébergement des spécimens vivants doivent être conçus et équipés pour satisfaire
à leurs besoins biologiques et assurer leur bien être et leur tranquillité. Ils doivent offrir de
bonnes conditions d’hygiène ;
- les installations doivent être conçues de manière à éviter le confinement et l’évasion des
spécimens et à prévenir les risques liés à la sécurité et à la tranquillité des tiers et des autres
spécimens détenus ;
- les lieux et les installations doivent être traités de façon à éviter toute transmission de
pathologies.
5. en cas de détention de spécimens vivants de la faune sauvage en vue de la reproduction ou
de la présentation au public, le demandeur doit disposer des compétences requises pour que
ces spécimens soient traités avec soin. Il doit employer un personnel qualifié compte tenu
des spécimens détenus ;
6. une copie du contrat d’assurance contracté pour couvrir sa responsabilité du fait de la
détention des spécimens vivants de la faune sauvage ;
7. l’engagement d’abriter, à la demande du service compétent du haut commissariat aux eaux
et forêts et à la lutte contre la désertification, les spécimens saisis, lorsque les installations le
permettent.
Outre les pièces et documents visés ci-dessus, lorsque la demande concerne la reproduction ou la
multiplication, le dossier doit contenir un document retraçant le mode de fonctionnement et la
capacité de production des installations, de reproduction ou de multiplication d’espèces de faune et
de flore sauvages.
Article 20 : En cas d’évasion d’un spécimen de la faune sauvage détenu, le détenteur doit en
informer immédiatement le service compétent du haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte
239
contre la désertification et prendre toutes les mesures nécessaires pour capturer ledit spécimen dans
les meilleurs délais.
Article 21 : Le registre visé à l’article 42 de la loi n°29-05 précitée doit comprendre les indications
suivantes :
- le nom commun et le nom scientifique de l’espèce à laquelle appartient chaque spécimen ou
lot de spécimens prélevé dans le milieu naturel, détenu, reproduit ou multiplié ;
- les éléments d’identification et la description de chaque spécimen ou de chaque lot de
spécimens ;
- la date d’entrée et la quantité pour chaque spécimen ou lot de spécimens ;
- l’origine de chaque spécimen ou lot de spécimens ainsi que, le cas échéant, sa provenance et
les références du permis ou du certificat justifiant la régularité de l’opération ;
- la date, la quantité et les raisons de sortie de chaque spécimen ou lot de spécimens ainsi que
l’identité et l’adresse du destinataire ;
- l’indication du motif et la mention de la quantité, en cas de sortie de spécimen ou lot de
spécimens non vivants.
Sur ce registre doivent être également précisées, l’identité et l’adresse de la personne concernée par
le prélèvement, la détention, la reproduction ou la multiplication.
Le registre doit comporter autant de chapitres qu’il y a d’espèces dont les spécimens sont prélevés
ou détenus.
Le registre doit être côté et paraphé par le service compétent du haut commissariat aux eaux et
forêts et à la lutte contre la désertification et tenu jour par jour, à l’encre, sans blanc, sans rature ni
surcharge et sans abréviation. Il doit être mis à la disposition des agents verbalisateurs visés à
l’article 53 de la loi n°29-05 précitée.
Chapitre IV - Dispositions relatives à l’introduction ou la réintroduction dans le milieu naturel de
spécimens d’espèces de flore ou de faune sauvages
Article 22 : En application des dispositions de l’article 47 de la loi n°29-05 précitée, le permis
d’introduction et le permis de réintroduction dans le milieu naturel de spécimens d’espèces de faune
et de flore sauvages est délivré par le haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la
désertification ou la personne déléguée par lui à cet effet à la demande des intéressés.
Lorsqu’il s’agit de spécimens d’espèces de faune ou de flore marines, ledit permis est délivré après
accord de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Tout permis doit contenir les mentions obligatoires prévues à l’article 50 de la loi n°29-05 précitée.
Article 23 : Les demandes du permis visé à l’article 47 de la loi n°29-05 précitée sont établies
conformément au modèle figurant à l’annexe VI du présent décret. Le formulaire de demande est
mis à la disposition des intéressés par les services compétents du Haut commissariat aux eaux et
forêts et à la lutte contre la désertification y compris par voie électronique conformément à la
réglementation en vigueur en la matière.
Chaque demande est accompagnée d’un dossier contenant les pièces et documents visés à l’article
49 de la loi n°29-05 précitée.
Chapitre V - Dispositions finales
Article 24 : Les avis scientifiques des institutions et organismes prévus aux articles 8, 11, 12, 13, 39,
47 et 66 de la loi n°29-05 précitée doivent être donnés dans un délai de 2 mois suivant la date de la
saisie desdits institutions et organismes par les services compétents du haut commissariat aux eaux
et forêts et à la lutte contre la désertification.
240
Passé ce délai, et en absence de réponse, un avis est supposé avoir été donné.
Article 25 : Le haut commissaire aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification, le ministre
de l’économie et des finances et le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime sont chargés,
chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
241
Annexe
ANNEXE I الملحق
(Révisée par l’arrêté du ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des
eaux et forêts n°1456-21 du 19 chaoual 1442 (31 mai 2021))
Listes des espèces de flore et de faune sauvages قائمة أنواع النباتات والحيوانات المتوحشة المدرجة
inscrites dans la catégorie IV de la loi n°29-05 29.05 من القانون رقم4 في الفئة
(article 3 du décret n°2-12-484 du 2 chaabane 1436 2 الصادر في2.12.484 من المرسوم رقم3 (المادة
(21 mai 2015). )2015 ماي21( 1436 شعبان
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Mergule nain Alle alle مرغول (أوك) قزم
Mouette à tête grise Larus cirrocephalus نورس رمادي الرأس
Mouette atricille Larus atricilla نورس ضاحك
Mouette de Bonaparte Larus philadelphia نورس بونابارت
Mouette de Franklin Larus pipixcan نورس فرانكلين
Mouette de Sabine Xema sabini نورس سابين
Mouette mélanocéphale Larus melanocephalus نورس متوسطي
Mouette pygmée Hydrocoloeus minutus نورس قزم
Mouette rieuse Laruss ridibundus نورس أسود الرأس
Mouette tridactyle Rissa tridactyla نورس ثالثي األصابع
Noddy brun Anous stolidus أبله بني
Océanite culblanc Hydrobates leucorhous طائر نوء أبيض العجز
Océanite de Castro Hydrobates castro طائر نوء كاسترو
Océanite de Swinhoe Hydrobates monorhis )سوينهو.ن.طائر نوء إنجليزي (ط
Océanite de Wilson Oceanites oceanicus طائر نوء ويلسون
Océanite frégate Pelagodroma marina طائر نوء أبيض الوجه
Océanite tempête Hydrobates pelagicus طائر نوء العواصف
Pétrel de Bulwer Bulweria bulwerii طائر نوء بولوير
Pétrel de Madère Pterodroma madeira طائر نوء الكناري
Pétrel de Desertas Pterodroma deserta طائر نوء صحراوي
Phaéton à bec rouge Phaethon aethereus طائر استوائي أحمر المنقار
Phalarope à bec étroit Phalaropus lobatus فلروب (علعال) ضيق المنقار
Phalarope à bec large Phalaropus fulicarius فلروب (علعال) عريض المنقار
Phalarope de Wilson Phalaropus tricolor فلروب (علعال) ويلسون
Pingouin torda Alca torda بطريق أبو موس
Puffin cendré Calonectic borealis جلم ماء رمادي
Puffin d'Audubon Puffinus lherminieri جلم ماء أوديبون
Puffin de Scopoli Calonectris diomedea جلم ماء سكوبولي
Puffin des Anglais Puffinus puffinus جلم ماء إنجليزي
Puffin des Baléares Puffinus mauretanicus جلم ماء موريطاني
Puffin du Cap-Vert Calonectris edwardsii جلم ماء الرأس األخضر
Puffin fuligineux Ardenna grisea جلم ماء فاحم
Puffin majeur Ardenna gravis جلم ماء كبير
Puffin yelkouan Puffinus yelkouan جلم ماء متوسطي
Sterne arctique Sterna paradisaea خرشنة قطبية
Sterne bridée Onychoprion anaethetus خرشنة ملجمة
Sterne caspienne Hydroprogne caspia خرشنة قزوينية
Sterne caugek Thalasseus sandvicensis خرشنة ساندويتش
Sterne de Dougall Sterna dougallii خرشنة دوغال
Sterne fuligineuse Onychoprion fuscatus خرشنة فاحمة
Sterne naine Sternula albifrons خرشنة صغيرة
Sterne pierregarin Sterna hirundo خرشنة خطافية
Sterne royale Thalasseus maximus خرشنة ملكية
Sterne voyageuse Thalasseus bengalensis خرشنة البنغال
Tournepierre à collier Arenaria interpres قالب الحجر
B) Autres oiseaux
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Décret n°2-95-838 du 1er joumada II 1417 (14 octobre 1996) fixant la composition des organes
d’administrations et de gestion de l’office national des pêches
Abrogé par le décret n°2-15-604 du 19 rabii I 1437 (31 décembre 2015) relatif à la composition du
conseil d’administration de l’Office national des pêches, art. 2.
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Décret n°2-15-604 du 19 rabii I 1437 (31 décembre 2015) relatif à la composition du conseil
d’administration de l’Office national des pêches
Le chef du gouvernement,
Vu le dahir n°1-69-45 du 4 hija 1388 (21 février 1969) relatif à l’office national des pêches, tel qu’il a
été modifié et complété par la loi n°90-12 promulguée par le dahir n°1-14-140 du 25 chaoual 1435
(22 août 2014), notamment son article 4 ;
Vu la loi organique n°065-13 relative à l’organisation et à la conduite des travaux du gouvernement
et au statut de ses membres promulgués par le dahir n°1-15-33 du 28 joumada I 1436 (19 mars
2015), notamment son article 6 ;
Après délibération en conseil du gouvernement, réuni le 4 rabii I 1437 (16 décembre 2015).
Décrète
Article premier : Le conseil d’administration de l’Office national des pêches prévu à l’article 4 du
dahir susvisé n°1-69-45 du 4 hija 1388 (21 février 1969) est présidé par le chef du gouvernement ou
l’autorité gouvernementale déléguée par lui à cet effet.
Outre les membres prévus à l’article 4 du dahir précité n°1-69-45, le conseil d’administration de
l’Office national des pêches est composé :
- du ministre chargé des pêches maritimes ou son représentant ;
- du ministre de l’intérieur ou son représentant ;
- du ministre de l’économie et des finances ou son représentant ;
- du ministre chargé de l’équipement et de la logistique ou son représentant ;
- trois représentants du ministère chargé de la pêche maritime désignés à cet effet par l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Le président du conseil d’administration peut inviter à assister, à titre consultatif, aux réunions du
conseil, toute personne qualifiée, dont la participation est jugée utile.
Article 2 : Le décret n°2-95-838 du 1er joumada II 1417 (14 octobre 1996) fixant la composition des
organes d’administration et de gestion de l’office national des pêches est abrogé.
Article 3 : Le ministre de l’agriculture et de la pêche maritime et le ministre de l’économie et des
finances sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié
au bulletin officiel.
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Décret n°2-15-304 du 27 joumada I 1437 (7 mars 2016) fixant les horaires de travail s’appliquant
aux administrations publiques et aux établissements publics exerçant au port ainsi qu’aux
exploitants et opérateurs portuaires
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°15-02 relative aux ports et portant création de l’Agence nationale des ports et de la
Société d’exploitation des ports promulguée par le dahir n°1-05-146 du 20 chaoual 1426 (23
novembre 2005), telle qu’elle a été modifiée et complétée notamment son article 57 ;
Après examen par le conseil du gouvernement, réuni le 9 joumada I 1437 (18 février 2016),
Décrète
Article premier : Les horaires de travail s’appliquant aux administrations publiques et aux
établissements publics ainsi qu’aux exploitants et opérateurs exerçant dans les ports sont fixés
comme suit :
- pour les activités liées aux transits des passagers et/ou des marchandises autres que les
produits de la pêche :
au port de Casablanca, Agadir, Jorf Lasfar, Mohammedia, Nador, Safi et Tanger : 24h sur 24h
du lundi au dimanche inclus à l’exception des jours fériés et dans la limite de 24h ;
au port d’Al Hoceima, Dakhla, Kénitra, Laayoune et Tan Tan : du lundi au samedi inclus de 7h
à 23h à l’exception des jours fériés et dans la limite de 24h ;
pour les autres ports : les horaires sont fixés par arrêté de l’autorité gouvernementale
chargée des ports sur proposition du directeur de l’Agence nationale des ports ;
- pour les activités liées à la pêche maritimes : 24h/24h du lundi au dimanche inclus.
- pour les activités liées à la plaisance : 24h/24h du lundi au dimanche inclus.
Article 2 : Conformément aux dispositions de l’article 57 susmentionné, l’Agence nationale des ports
peut apporter des changements des horaires de travail dans un ou plusieurs ports, pour des raisons
liées à l’exploitation ou suivant une demande reformulée par les exploitants ou les opérateurs
portuaires, et ce pour une période déterminée et après consultation de l’autorité gouvernementale
chargée de l’activité concernée et préavis aux usagers des ports concernés.
Article 3 : Le ministre de l’équipent, du transport et de la logistique, le ministre de l’agriculture et de
la pêche maritime, le ministre de l’économie et des finances et le ministre délégué après du chef du
gouvernement chargé de la fonction publique et de la modernisation de l’administration sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin
officiel.
262
Décret n°2-94-858 du 18 chaabane 1415 (20 janvier 1995) fixant les attributions et l’organisation du
ministère des pêches maritimes et de la marine marchande
Abrogé par le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et
l’organisation du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime – département de la
pêche maritime -
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مرسوم رقم 2.15.890صادر في 14من جمادى اآلخرة 24( 1437مارس )2016
بتحديد اختصاصات وتنظيم وزارة الفالحة والصيد البحري -قطاع الصيد البحري -
رئيس الحكومة،
بناء على الدستور والسيما الفصل 90منه ؛
وعلى الظهير الشريف رقم 1.12.01الصادر في 9صفر 3( 1433يناير )2012
بتعيين أعضاء الحكومة كما وقع تغييره ؛
وعلى المرسوم رقم 2.12.33الصادر في 14من ربيع اآلخر 7( 1433مارس
)2012المتعلق باختصاصات وزير الفالحة والصيد البحري ؛
وعلى المرسوم رقم 2.05.1369الصادر في 29من شوال 2( 1426ديسمبر )2005
بشأن تحديد قواعد تنظيم القطاعات الوزارية والالتمركز اإلداري ؛
وعلى المرسوم رقم 2.93.44الصادر في 7ذي القعدة 29( 1413أبريل )1993في
شأن وضعية الكتاب العامين للوزارات ،كما وقع تغييره وتتميمه ؛
وعلى المرسوم رقم 2.11.112الصادر في 20من رجب 23( 1432يونيو )2011
المتعلق بالمفتشيات العامة للوزارات ؛
وعلى المرسوم رقم 2.97.364الصادر في 10صفر 16( 1418يونيو )1997
المتعلق بوضعية مديري اإلدارة المركزية ،كما وقع تغييره ؛
وعلى المرسوم رقم 2.75.864الصادر في 17من محرم 19( 1396يناير )1976
بشأن نظام التعويضات المرتبطة بمزاولة المهام العليا الخاصة بمختلف الوزارات،
وبعد المداولة في مجلس الحكومة المنعقد بتاريخ 7جمادى اآلخرة 17( 1437مارس
،)2016
رسم ما يلي:
المادة األولى :تناط بوزارة الفالحة والصيد البحري -قطاع الصيد البحري -مهمة إعداد
وتنفيذ سياسة الحكومة في ميادين الصيد البحري وتربية األحياء البحرية وصناعات
ومعالجة وتحويل منتجات الصيد البحري وكذا في ميادين المالحة والتكوين البحري والبيئة
البحرية المتصلة بالصيد البحري.
263
وتقوم بمهمة تخطيط األعمال المنجزة وتوجيهها وتنظيمها والنهوض بها وإدارتها ومراقبتها
وكذا تنسيق األنشطة الداخلة في مجال اختصاصها.
ولهذه ال غاية ،يعهد إليها بوجه خاص ،مع مراعاة االختصاصات المخولة للقطاعات
الوزارية األخرى ،بموجب النصوص التشريعية والتنظيمية الجاري بها العمل ،بما يلي :
تخطيط استراتيجية تنمية قطاع الصيد البحري واألعمال المرتبطة به ؛ -
تحديد التوجهات وتنفيذ البرامج الكفيلة بضمان استدامة الموارد البحرية الحية -
بالمنطقة االقتصادية الخالصة واستغاللها استغالال عقالنيا .وتقوم لهذه الغاية بإعداد
وتنفيذ مخططات تنظيم المصائد وإدارتها ؛
القيام باألبحاث العلمية والدراسات التقنية واالقتصادية واالجتماعية التي تهم إدارة -
وتنمية أنشطة قطاع الصيد البحري الداخلة في نطاق اختصاصها ؛
السهر على ضمان احترام النصوص التشريعية والتنظيمية الجاري بها العمل في -
مجال ممارسة نشاط الصيد البحري وتربية األحياء البحرية ؛
السهر على تنفيذ استراتيجية القطاع فيما يخص التفتيش والشرطة اإلدارية للصيد -
البحري ومحاربة الصيد غير القانوني وغير المصرح به وغير المنظم ،وذلك
بالسهر على التقيد بالنصوص التشريعية والتنظيمية المتعلقة بالصيد البحري،
والتدابير المتخذة للمحافظة على الموارد البحرية وتدبير استغاللها؛
إعداد وتحيين المخطط الوطني لمراقبة أنشطة الصيد البحري الذي يتم تطبيقه عبر -
مخططات جهوية للتتبع والمراقبة ؛
السهر على الحفاظ على جودة المنتجات البحرية باتخاذ كافة التدابير الضرورية -
لذلك؛
منح الترخيص واالعتماد ،على المستوى الصحي ،لسفن الصيد البحري وللمؤسسات -
والمقاوالت التي تهم أنشطتها منتجات الصيد البحري وتربية األحياء البحرية ،وفق
أحك ام النصوص التشريعية والتنظيمية الجاري بها العمل ،السيما القانون رقم
28.07المتعلق بالسالمة الصحية للمنتجات الغذائية ؛
اتخاذ اإلجراءات الرامية إلى رفع قيمة منتجات الصيد البحري والسيما بتحفيز -
وتشجيع تنمية قطاع صناعات تحويل منتجات الصيد البحري والنهوض بها ؛
تشجيع العمل بعالمات الجودة والترميز على مستوى كافة سالسل اإلنتاج ؛ -
السهر على تنظيم نشاط بيع السمك بالجملة ؛ -
المساهمة في تحديد التوجهات وتنفيذ األنشطة والبرامج الكفيلة بضمان سالمة -
مالحة سفن الصيد بما فيها سفن مؤسسات التكوين في مجال الصيد البحري والسفن
التاب عة للقطاع الوزاري المكلف بالصيد البحري وللمؤسسات العمومية الموضوعة
تحت وصاية السلطة الحكومية المكلفة بالقطاع وبالوقاية من التلوث البحري وكذا
تأهيل وتطوير سفن الصيد التي تحمل العلم الوطني ؛
تحديد االستراتيجية الكفيلة بالنهوض بالعمل البحري في قطاع الصيد البحري؛ -
264
السهر فيما يخص سفن الصيد على تطبيق النصوص التشريعية والتنظيمية المتعلقة -
بتسجيل رجال البحر والعمل البحري والنظافة وتنظيم العمل على متن السفن وتأليف
الطاقم والنظام التأديبي والجنائي وكذا إجراءات الصلح والتحكيم ؛
اتخاذ اإلجراءات الالزمة لسالمة مالحة سفن الصيد البحري ولحماية البيئة البحرية -
والمحافظة عليها وإدارة حطام سفن الصيد البحري ؛
النهوض بتنسيق مع باقي المصالح المعنية ،بالمشاريع التي ينجزها القطاع في إطار -
برامج التعاون في مجال الصيد البحري الدولي ،قصد ضمان نقل التكنولوجيا
والعلوم ،لفائدة القطاع ،وفتح األسواق أمام المنتجات البحرية ومنتجات صناعات
الصيد البحري ؛
اقتراح مشاريع النصوص التشريعية والتنظيمية المتعلقة بميادين اختصاصها ؛ -
السهر على تأهيل رجال البحر واألطر والتقنيين وباقي العاملين في قطاع الصيد -
البحري وترقيتهم االجتماعية والمهنية ؛
اقتراح التدابير المتعلقة بصناعة سفن الصيد وتزويدها بالمعدات وبالتسيير التقني -
واإلداري لهذه السفن وبتجهيزها ،والسهر على تطبيق هذه التدابير ؛
ضمان مراقبة وتفتيش سفن الصيد طبقا للنصوص التشريعية والتنظيمية الجاري بها -
العمل في مجال سالمة السفن وكذا مباشرة التحقيقات البحرية المتعلقة بها ؛
السهر على اإلدارة التقنية للسفن التابعة للقطاع الوزاري المكلف بالصيد البحري ؛ -
إعداد المخطط الوطني إلنقاذ األرواح البشرية في البحر وتسييره والسهر على -
تطبيقه ،وذلك بتنسيق مع اإلدارات المعنية ؛
المساعدة والتشجيع على إحداث مؤسسات ذات طابع اجتماعي لفائدة رجال البحر -
والعاملين في األنشطة الموازية في قطاع الصيد البحري.
المادة : 2تشتمل وزارة الفالحة والصيد البحري -قطاع الصيد البحري ،-باإلضافة إلى
ديوان الوزير ،على إدارة مركزية ومصالح ال ممركزة.
المادة : 3تشتمل اإلدارة المركزية على :
-الكتابة العامة؛
-المفتشية العامة؛
-مديرية االستراتيجية والتعاون ؛
-مديرية الصيد البحري ؛
-مديرية صناعات الصيد البحر؛
-مديرية مراقبة أنشطة الصيد البحري ؛
-مديرية التكوين البحري ورجال البحر واإلنقاذ ؛
-مديرية الشؤون العامة والقانونية.
المادة : 4يمارس الكاتب العام االختصاصات المخولة له بموجب المرسوم المشار إليه
أعاله رقم 2.93.44الصادر في 7ذي القعدة 29( 1413أبريل .)1993
265
المادة : 5يمارس المفتش العام االختصاصات المخولة له بموجب المرسوم المشار إليه
أعاله رقم 2.11.112الصادر في 20من رجب 23( 1432يونيو .)2011
المادة : 6يعهد إلى مديرية االستراتيجية والتعاون القيام بالمهام التالية :
تحديد األهداف االستراتيجية لتنمية قطاع الصيد البحري بتنسيق مع باقي المصالح -
المعنية؛
إنجاز الدراسات والتحاليل االستراتيجية والموضوعاتية واالستشرافية لهذا القطاع -
بتنسيق مع باقي المصالح ؛
وضع مؤشرات تتبع مجاالت الصيد البحري وتربية األحياء البحرية واألنشطة -
المرتبطة بهما ؛
وضع نظام اليقظة االستراتيجية في مجاالت اختصاصات القطاع؛ -
إعداد مشاريع استراتيجية القطاع بتنسيق مع المصالح المعنية؛ -
القيام بالتتبع والتقييم الدوري والمنتظم لتنفيذ االستراتيجية القطاعية واقتراح التدابير -
الكفيلة بتحقيق األهداف المتوخاة ؛
تتبع برامج المؤسسات العمومية الموضوعة تحت وصاية السلطة الحكومية المكلفة -
بالقطاع أخذا بعين االعتبار االستراتيجية القطاعية ؛
تجميع وتحليل وتنسيق اإلحصائيات المتعلقة بقطاع الصيد البحري وصناعاته على -
المستويين الوطني والدولي وإعداد التقارير ؛
نشر الدراسات واإلحصائيات في مجاالت اختصاصات القطاع؛ -
اقتراح التوجهات في مجال التعاون الثنائي والمتعدد األطراف ،في ميادين اختصاص -
القطاع .ولهذه الغاية تقوم بتحديد إمكانيات التعاون االقتصادي والتقني والعلمي
ودراستها وإصدار توصيات في شأنها ؛
المشاركة في المفاوضات المتعلقة باالتفاقيات الثنائية واالتفاقيات الدولية في ميادين -
اختصاص القطاع وكذا في اجتماعات وأعمال الهيآت الدولية والجهوية المختصة في
هذا الميدان ؛
السهر بتعاون مع المديريات المعنية بالقطاع ،على تطبيق االتفاقيات الثنائية -
واالتفاقيات الدولية البحرية التي يكون المغرب طرفا فيها ؛
النهوض بالمشاريع المدرجة في إطار برامج التعاون التي ينجزها القطاع بتنسيق مع -
المصالح المعنية للقطاع ؛
التعريف لدى المنظمات الدولية والجهوية بالخبرة الوطنية في مجال الصيد البحري -
بتنسيق مع المصالح المعنية ؛
تحديد حاجيات المصالح في مجال المعلوميات ؛ -
إنجاز التطبيقات المعلومياتية وتطويرها ؛ -
تتبع المشاريع المعلومياتية وضمان سالمة األنظمة المعلوماتية. -
المادة : 7يعهد إلى مديرية الصيد البحري بمهمة تحديد التوجهات وتنفيذ األعمال والبرامج
الكفيلة بضمان تنمية الصيد البحري واألنشطة الساحلية والنهوض بها وإدارتها.
266
وتسهر على حماية الموارد البحرية الحية والمحافظة عليها .وتضع لهذه الغاية ،اإلطار العام
الذي يقر مخططات استغالل المصائد ويحدد الشروط الضرورية لتطبيقها.
وتقوم بتوجيه وتنسيق وتتبع أعمال البحث العلمي والدراسات ذات الطابع التقني
واالقتصادي واالجتماعي في ميدان الصيد البحري واألنشطة الساحلية.
كما تضطلع بمهام التنسيق مع مهنيي الصيد ،السيما بتحضير وتنشيط اجتماعات اللجنة
المركزية واللجان المحلية للصيد البحري .ولهذه الغاية ،تناط بها المهام التالية :
تحديد التوجهات الكفيلة بضمان تنمية المصائد واألنشطة الساحلية وتنسيقها وتنفيذها -
والسيما بتشجيع األعمال والبرامج الرامية إلى ضمان إدارة أسطول الصيد البحري
في أحسن الظروف وتجديده وتحديثه وتنويعه؛
توجيه أنشطة البحث العلمي والتقني المطبقة على الصيد البحري وتنسيقها وتتبعها ؛ -
تدبير مختلف األنشطة المتعلقة بالصيد التجاري وبالصيد الترفيهي ؛ -
اقتراح منح وتجديد رخص حق االمتياز لمؤسسات الصيد البحري ،مع مراعاة أحكام -
البند 4من المادة 3من القانون رقم 52.09المتعلق بإحداث الوكالة الوطنية لتنمية
األحياء البحرية .ولهذه الغاية ،تقوم بإعداد الوثائق الالزمة لذلك والسهر على تتبع
استغالل الموارد الحية البحرية الساحلية ؛
القيام بكل دراسة وإنجاز األعمال التي من شأنها أن تمكن من حسن تدبير أساطيل -
الصيد وتحسين مردوديتها ،والسهر على تطبيق اإلجراءات التي يتم اتخاذها لهذا
الغرض ؛
إعداد مخططات تهيئة المصائد بتنسيق مع المؤسسات العمومية واإلدارات والمهنيين -
المعنيين ،والعمل على تنفيذها وتتبعها ؛
اتخاذ كافة التدابير الكفيلة بضمان المحافظة على أنواع األحياء البحرية والسيما في -
حالة التعرض لمخاطر أو لتلوث الوسط البحري ؛
تشجيع وتعميم التقنيات أو الطرق الجديدة المرتبطة بمجال الصيد البحري ؛ -
السهر على النهوض بالتنظيم المهني في مجال الصيد البحري والسيما بتوجيه -
الهيآت المعنية وتأطيرها وبتقديم المساعدة التقنية الالزمة لها ؛
القيام بقياس وتسجيل حمولة سفن الصيد البحري ؛ -
القيام بتسجيل سفن الصيد البحري وتدبيرها اإلداري بما في ذلك التشطيب عليها من -
سجل سفن الصيد الحاملة للعلم المغربي ؛
المساهمة في تحديد التوجهات وتنفيذ األعمال والبرامج الكفيلة بضمان السالمة -
لمالحة سفن الصيد البحري وبالوقاية من التلوث البحري ؛
المساهمة إلى جانب اإلدارات والمؤسسات العمومية المعنية ،في تنفيذ مخططات -
محاربة التلوث البحري والوقاية منه والسهر على تطبيق النصوص التشريعية
والتنظيمية المتعلقة بالمحافظة على البيئة البحرية ؛
اقتراح التدابير التي من شأنها تحسين بناء وتجهيز السفن المعدة للصيد البحري -
لضمان سالمة المالحة البحرية ،وتتبع أشغال بنائها ؛
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اقتراح التدابير المتعلقة ببناء سفن الصيد البحري وتجهيزها وتسييرها التقني -
واإلداري وكذا تزويدها بالمعدات والسهر على تطبيق هذه التدابير ؛
ضمان المراقبة التقنية لسفن الصيد البحري بما فيها سفن مؤسسات التكوين في مجال -
الصيد البحري والسفن التابعة للقطاع الوزاري المكلف بالصيد البحري ؛
ضم ان التأطير والتدبير التقني لهيئة المالحظين العلميين على متن سفن الصيد -
العاملة بالبحر ؛
المساهمة في الدراسات االقتصادية والتقنية المرتبطة بممارسة الصيد البحري وبسفن -
الصيد البحري.
المادة : 8يعهد إلى مديرية صناعات الصيد البحري ،بما يلي :
تطبيق التوجهات واال ستراتيجية الكفيلة بضمان تنمية وتحديث مؤسسات المعالجة -
وتحويل وتوضيب منتجات الصيد البحري والنهوض بها والقيام باألعمال الضرورية
لهذه الغاية بما فيها التدابير الرامية إلى تشجيع االستثمارات ؛
المساهمة في الدراسات ذات الطابع التقني واالقتصادي والتجاري التي تهم أسواق -
منتجات ا لصيد البحري المحولة أو المعالجة ،واقتراح بتنسيق مع المهنيين ،التدابير
التقنية واالقتصادية الكفيلة بتحسين ظروف تسويق هذه المنتجات ؛
تنسيق أعمال إقرار معايير منتجات الصيد البحري والسهر على التقيد بها في جميع -
مراحل اإلنتاج لضمان جودة المنتجات ؛
النهوض بالبحث والتطوير في ميدان صناعات الصيد البحري ،بتنسيق مع المهنيين -
والمؤسسات المعنية ؛
تشجيع التجديد واالبتكار في مجال صناعات الصيد من أجل تحسين الجودة وتعزيز -
التنافسية لولوج األسواق الدولية ؛
منح الترخيص واالعتماد ،على المستوى الصحي ،لسفن الصيد البحري وللمؤسسات -
والمقاوالت التي تهم أنشطتها منتجات الصيد البحري وتربية األحياء البحرية ،بما
فيها مؤسسات ومقاوالت المنتجات المشتقة من منتجات الصيد البحري كالزيوت
ودقيق السمك ،وذلك وفق أحكام النصوص التشريعية والتنظيمية الجاري بها العمل،
السيما القانون رقم 28.07المتعلق بالسالمة الصحية للمنتجات الغذائية ؛
القيام ،بتنسيق مع المكتب الوطني للسالمة الصحية للمنتجات الغذائية ،بزيارات -
صحية ميدانية للمؤسسات أو المقاوالت التي طلبت الحصول على الترخيص أو
االعتماد على المستوى الصحي ،لمراقبة مدى مطابقتها للمتطلبات المنصوص عليها
في النصوص التشريعية والتنظيمية المتعلقة بالسالمة الصحية للمنتجات الغذائية
والمطبقة على إنشاء هذه المؤسسات أو المقاوالت وتصميمها وتهيئتها ومنشآتها
وتجهيزاتها ومعداتها وكذا عملها المرتقب ؛
تشجيع العمل بعالمات الجودة والترميز على مستوى كافة سالسل اإلنتاج ؛ -
تعميم التقنيات والمناهج الالزمة للرفع من قيمة منتجات الصيد البحري ومناولتها -
ومعالجتها وتحويلها وتلفيفها وتوضيبها ونقلها وخزنها وتوزيعها وتقديمها ؛
268
-السهر على تنظيم نشاط بيع السمك بالجملة ،السيما منح الترخيص لممارسة هذا
النشاط وكذا تسليم بطاقة بائع السمك بالجملة ؛
-مراقبة التقيد بالنصوص التشريعية والتنظيمية التي تحدد شروط نشاط بيع السمك
بالجملة والمعايير الواجب توفرها في بائع السمك بالجملة.
المادة : 9تناط بمديرية مراقبة أنشطة الصيد البحري مهمة التفتيش والشرطة اإلدارية
للصيد البحري ومحاربة الصيد غير القانوني وغير المصرح به وغير المنظم ،وذلك
بالسهر على التقيد بالنصوص التشريعية والتنظيمية المتعلقة بالصيد البحري ،والتدابير
المتخذة للمحافظة على الموارد البحرية وتدبير استغاللها.
ولهذا الغرض ،يعهد إليها بما يلي:
السهر على مراقبة أنشطة الصيد في البحر السيما بواسطة نظام تحديد موقع ورصد -
سفن الصيد البحري عبر األقمار االصطناعية ؛
القيام بالمراقبة على متن سفن الصيد ؛ -
وضع آليات ومساطر المصادقة على شهادة المصطادات ،التي تثبت أن هاته -
المصطادات غير متأتية من الصيد غير القانوني وغير المصرح وغير المنظم،
وتحيينها ؛
السهر بتنسيق مع المصالح الالممركزة للوزارة على مراقبة أنشطة الصيد البحري -
على طول سلسلة مسار المنتجات البحرية السيما عند اإلفرا والبيع ألول مرة
للمصطادات ،وعلى مستوى المحالت والحاويات باليابسة بما فيها وسائل النقل،
وذلك في إطار مهمة التفتيش والشرطة اإلدارية للصيد البحري ومحاربة الصيد غير
القانوني وغير المصرح به وغير المنظم ؛
السهر على عمليات التحقيق ومراقبة المنتجات البحرية ومسارها ،من أجل المصادقة -
على شهادة المصطادات ؛
وضع آليات ومساطر التتبع والمراقبة على مستوى كل حلقة من سلسلة مسار -
المنتجات البحرية ،والعمل على تحيينها ؛
إعداد وتحيين المخطط الوطني لمراقبة أنشطة الصيد البحري الذي يتم تطبيقه عبر -
مخططات جهوية للتتبع والمراقبة ؛
السهر على احترام مقتضيات النصوص التشريعية والتنظيمية المتعلقة بالمحافظة -
على الموارد البحرية ال سيما في إطار محاربة الصيد غير القانوني وغير المصرح
به وغير المنظم ؛
دراسة الملفات المتعلقة بحاالت اإلخالل بمقتضيات النصوص التشريعية والتنظيمية -
المتعلقة بالمحافظة على الموارد البحرية ؛
التواصل والتنسيق مع المصالح اإلدارية األجنبية المكلفة بمحاربة الصيد غير -
القانوني وغير المصرح به وغير المنظم والمنظمات الجهوية المكلفة بتدبير
المصائد ،وذلك فيما يخص محاربة الصيد غير القانوني وغير المصرح به وغير
المنظم والمصادقة على شهادة المصطادات في إطار برامج توثيق المصطادات
المعمول بها ؛
269
-تتبع ومراقبة سفن الصيد الوطنية واألجنبية المرخص لها بالصيد ،بواسطة نظام
تحديد موقع ورصد سفن الصيد البحري عبر األقمار االصطناعية.
المادة : 10يعهد إلى مديرية التكوين البحري ورجال البحر واإلنقاذ ،بما يلي:
المساهمة في إعداد االستراتيجية الوطنية في مجال التكوين المهني وتكوين األطر -
والمشاركة في تنفيذها ،على صعيد قطاع الصيد البحري ؛
تحديد وتقييم حاجيات قطاع الصيد البحري من الكفاءات ووضع خطط العمل -
الالزمة والبرامج التوقعية لتأهيلها ،وتنفيذها بتعاون مع العاملين في القطاع ؛
دراسة وتحديد التدابير التي من شأنها أن تمكن من مالءمة التكوين مع حاجيات -
سوق الشغل؛
السهر على جودة التكوين وضمان مسايرته للتطور التكنولوجي الذي يعرفه القطاع -
وحاجيات المهنيين ،مع ضمان تقيد التأهيل البحري بالنصوص التنظيمية الوطنية
وبالمعايير الدولية الجاري بها العمل في الميدان ؛
تنظيم دورات اإلتقان وإعادة التدريب والتكوين المستمر بتنسيق مع المهنيين ؛ -
تنظيم حمالت لإلرشاد البحري لفائدة العاملين بقطاع الصيد البحري ؛ -
اإلشراف على التكوين في مجال الصيد البحري وتسليم الشهادات وفقا للنصوص -
التشريعية والتنظيمية الجاري بها العمل ؛
المساهمة في تعزيز التكوين المستمر لكل من المبحرين على متن السفن وكذا -
التقنيين والموظفين اإلداريين في قطاع الصيد البحري ؛
تشجيع الدراسات والبحوث األكاديمية والجامعية في مختلف تخصصات قطاع الصيد -
البحري ؛
السهر فيما يخص سفن الصيد ،على تطبيق النصوص التشريعية والتنظيمية المتعلقة -
بتسجيل رجال البحر ،والعمل البحري والنظافة وتنظيم العمل على متن السفن
وتأليف الطاقم والنظام التأديبي والجنائي الخاص برجال البحر ،وكذا إجراءات
الصلح والتحكيم ؛
إعداد المخطط الوطني إلنقاذ األرواح البشرية في البحر وتسييره والسهر على -
تطبيقه ،وذلك بتنسيق مع اإلدارات المعنية ؛
المساعدة والتشجيع على إحداث مؤسسات ذات طابع اجتماعي لفائدة رجال البحر -
والعاملين في األنشطة الموازية في قطاع الصيد البحري.
المادة : 11يعهد إلى مديرية الشؤون العامة والقانونية ،بما يلي:
السهر على تثمين وتطوير الموارد البشرية ؛ -
السهر على التكوين المستمر لموظفي قطاع الصيد البحري ؛ -
إعداد ميزانية القطاع والسهر على تنفيذها ؛ -
القيام بإدارة منقوالت القطاع وعقاراته ؛ -
دراسة وتتبع المنازعات المتعلقة بموظفي القطاع وممتلكاته ؛ -
270
القيام بتعاون مع المديريات األخرى التابعة للقطاع بالدراسات واألبحاث الرامية إلى -
تحسين وتطوير تنظيم بنيات العمل وطرقه ومناهجه ،واقتراح التدابير الالزمة لهذا
الغرض ؛
القيام بالدراسات القانونية المتعلقة بمجال اختصاصات القطاع ؛ -
المساهمة في تحيين النصوص التشريعية والتنظيمية في مجال الصيد البحري -
والعمل على مالءمتها مع االتفاقيات والمعاهدات الدولية كما صادق عليها المغرب
وتم نشرها بالجريدة الرسمية للمملكة ؛
اقتراح مشاريع النصوص التشريعية والتنظيمية الضرورية لتدبير قطاع الصيد -
البحري ،بتنسيق مع المصالح المعنية ؛
دراسة وتتبع المنازعات التي يكون القطاع طرفا فيها ؛ -
السهر على نشر المعلومات والوثائق ذات الطابع القانوني. -
المادة : 12تنظم األقسام والمصالح التابعة للمديريات المركزية لوزارة الفالحة والصيد
البحري -قطاع الصيد البحري -وتحدد اختصاصاتها ،بموجب قرار للسلطة الحكومية
المكلفة بالصيد البحري ،تؤشر عليه السلطة الحكومية المكلفة بالمالية والسلطة الحكومية
المكلفة بالوظيفة العمومية.
المادة : 13تحدد اختصاصات وتنظيم المصالح الالممركزة لقطاع الصيد البحري بقرار
للسلطة الحكومية المكلفة بالصيد البحري ،تؤشر عليه السلطة الحكومية المكلفة بالمالية
والسلطة الحكومية المكلفة بالوظيفة العمومية.
المادة : 14تنسخ مقتضيات المرسوم رقم 2.94.858الصاد في 18من شعبان 1415
( 20يناير )1995بتحديد اختصاصات وتنظيم وزارة الصيد البحري والمالحة التجارية.
غير أن مقتضيات المرسوم المذكور والمتعلقة باألقسام والمصالح تظل سارية المفعول إلى
حين دخول قرار السلطة الحكومية المكلفة بالصيد البحري المشار إليه في المادة 12أعاله،
حيز التنفيذ.
كما تظل مقتضيات قرار وزير الصيد البحري والشؤون اإلدارية والعالقة مع البرلمان رقم
2964.97الصادر في 18من رجب 12( 1418نوفمبر )1997في شأن اختصاصات
وتنظيم مندوبيات الصيد البحري كما وقع تغييره وتتميمه ،سارية المفعول إلى حين دخول
قرار السلطة الحكومية المكلفة بالصيد البحري ،المشار إليه في المادة 13أعاله ،حيز
التنفيذ.
المادة : 15تعوض اإلحالة إلى المرسوم المذكور في النصوص التنظيمية الجاري بها
العمل ،باإلحالة إلى هذا المرسوم.
المادة : 16يسند تنفيذ هذا المرسوم ،الذي ينشر بالجريدة الرسمية ،إلى وزير الفالحة
والصيد البحري ووزير االقتصاد والمالية والوزير المنتدب لدى رئيس الحكومة المكلف
بالوظيفة العمومية وتحديث اإلدارة كل واحد منهم فيما يخصه.
271
Décret n°2-15-617 du 24 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les règles d’organisation et de
gestion du registre des coopératives
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°112-12 relative aux coopératives, promulguée par le dahir n°1-14-189 du 27 moharrem
1436 (21 novembre 2014), notamment ses articles 9, 11, 12 et 13 ;
Après délibération en conseil du gouvernement, réuni le 7 joumada II 1437 (17 mars 2016),
Décrète:
Section Première : Registre des coopératives - Registres locaux
Article premier : Les fondateurs, le président du conseil d’administration, le gérant ou un des gérants
ou leurs mandataires doivent présenter la demande d’immatriculation au registre local prévu par
l’article 9 de la loi n°112-12 susvisée, en trois copies, au secrétariat-greffe du tribunal de première
instance compétent. Cette demande est établie sur un formulaire conformément au modèle fixé par
arrêté du ministre chargé de la justice. Elle est accompagnée des documents dont la liste est fixée à
l’article 11 de la loi n°112-12 précitée, et de la demande de dénomination approuvée par l’Office de
développement de la coopération, visée au premier paragraphe de l’article 7 de la loi n°112-12
précitée, en un exemplaire et deux copies certifiées conformes.
Toutefois, pour les coopératives et les unions de coopératives constituées avant la date d’entrée en
vigueur de la loi précitée n°112-12 relative aux coopératives, la demande d’immatriculation au
registre local, doit être uniquement assortie de leurs statuts, du procès-verbal de l’assemblée
générale extraordinaire de la coopérative en vertu duquel il a été décidé l’adaptation de ses statuts
avec les dispositions de ladite loi ainsi que l’arrêté d’agrément en trois copies certifiées conformes.
Article 2 : Le formulaire prévu à l’article premier ci-dessus comprend notamment les mentions
suivantes :
- la dénomination de la coopérative ;
- la catégorie à laquelle appartient la coopérative ou l’union des coopératives ;
- le siège de la coopérative ou l’union des coopératives ;
- le tribunal de première instance compétent ;
- la date et l’heure du dépôt ;
- les noms et les prénoms, le numéro de la carte nationale d’identité et l’adresse des
dépositaires de la demande.
Article 3 : Les personnes désirant constituer une coopérative doivent présenter à l’Office du
développement de la coopération une demande d’approbation de la dénomination de la coopérative
qui devra être constituée, visée à l’article premier ci-dessus, signée au moins par cinq (5) personnes.
Cette demande est présentée conformément au modèle annexé au présent décret pour
l’approbation de la dénomination de la coopérative par l’Office du développement de la coopération
contre récépissé daté.
Le certificat d’approbation de la dénomination de la coopérative est délivré au dépositaire de la
demande contre restitution du récépissé du dépôt. La dénomination est consignée dans les statuts et
dans la demande d’immatriculation.
Article 4 : La demande de dénomination approuvée est valable pour une durée de soixante (60) jours
à compter de la date de son émission et ce en vue de l’immatriculation de la coopérative ou de
l’union des coopératives au registre local.
La durée de validité de la demande de dénomination susvisée peut être prorogée, une seule fois
pour la même durée, sur demande de tous les signataires dans les sept jours suivant la date
272
d’expiration du délai visé au premier alinéa ci-dessus, dans les mêmes formalités du dépôt de la
demande prévue à l’article 2 du présent décret.
Article 5 : Le secrétaire-greffier qui reçoit la demande d’immatriculation doit s’assurer de l’identité
du dépositaire de la demande et vérifier les mentions y figurant ainsi que de l’existence des
documents visés à l’article premier ci-dessus.
Le secrétaire-greffier certifie ladite immatriculation dans la partie réservée à cet effet sur le
formulaire susvisé et remet une copie de celle-ci au dépositaire de la demande.
Le secrétaire-greffier conserve le formulaire précité et une copie desdits documents et transmet une
copie du formulaire au registre central visé à l’article 12 ci-dessous accompagnée d’une copie des
documents précités.
Le secrétaire-greffier refuse la demande d’immatriculation au registre local lorsque ladite demande
ne comprend pas l’une des mentions ou des documents visés au premier article ci-dessus. Le refus
est motivé dans la partie réservée à cet effet sur le formulaire.
Article 6 : Le registre local comprend deux parties :
1. registre chronologique ;
2. registre analytique.
Ces registres sont établis par le ministère chargé de la justice.
Article 7 : Les mentions figurant sur les demandes d’immatriculation et sur les documents qui y sont
joints sont enregistrées sommairement sur le registre chronologique dans l’ordre de leur dépôt au
secrétariat-greffe du tribunal compétent et sous le numéro qui leur a été attribué, suivant une
numérotation continue commençant à nouveau le 1er janvier de chaque année.
Ce registre comprend quatre parties suivant les membres constituant la coopérative comme suit :
- la 1ère partie est affectée aux coopératives constituées de personnes physiques dont le
numéro d’immatriculation commence par le chiffre 1 ;
- la 2ème partie est affectée aux coopératives constituées de personnes morales dont le numéro
d’immatriculation commence par le chiffre 2 ;
- la 3ème partie est affectée aux coopératives constituées de personnes physiques et morales
dont le numéro d’immatriculation commence par le chiffre 3 ;
- la 4ème partie est affectée aux unions des coopératives dont le numéro d’immatriculation
commence par le chiffre 4.
Chaque numéro de partie est suivi consécutivement par le code du tribunal, l’année
d’immatriculation ainsi que le numéro d’immatriculation. Ce numéro est le numéro
d’immatriculation de la coopérative ou de l’union des coopératives. Il est transcrit sur les copies de
demande d’immatriculation déposées par le requérant et sur tous les documents qui y sont joints.
Article 8 : Un registre analytique comportant quatre parties est tenu par le secrétariat-greffe du
tribunal de première instance compétent dans les mêmes formes visées à l’article 7 ci-dessus. Il
comprend les informations et les données relatives aux inscriptions des coopératives et unions des
coopératives, de manière détaillée, sous forme de tableau et suivant une numérotation continue. Il
est affecté à chaque coopérative ou union de coopératives, faisant l’objet d’une immatriculation
distincte, un folio entier formé par deux pages qui se suivent, le registre étant ouvert. Cependant, les
inscriptions modificatives sont établies sur la partie réservée à cet effet sur le registre.
Article 9 : Le numéro d’ordre de l’immatriculation au registre local est consigné sur chaque demande
d’inscription modificative ou demande de radiation, prévues respectivement aux articles 12 et 13 de
la loi précitée n°112-12.
273
Article 10 : La demande des inscriptions modificatives est inscrite sur le registre local selon les
mêmes modalités appliquées aux demandes d’immatriculation prévues aux articles 5, 7 et 8 du
présent décret.
La demande des inscriptions modificatives est établie sur un formulaire dont le modèle est fixé par
arrêté du ministre chargé de la justice. Elle est accompagnée de trois copies certifiées conformes des
documents ou actes objet de la demande.
Le formulaire relatif aux inscriptions modificatives au registre local comprend notamment les
mentions suivantes :
- la dénomination de la coopérative ;
- le numéro d’ordre de l’immatriculation au registre local ;
- le tribunal compétent auprès duquel les documents ou les actes ont été déposés ;
- la date et l’heure du dépôt.
Tout changement dans la nature des personnes constituant la coopérative donne lieu à une nouvelle
immatriculation, dans la partie correspondante, conformément aux dispositions de l’article 7 ci-
dessus.
Article 11 : La coopérative est radiée du registre local en cas de sa transformation ou suite à la
clôture de sa liquidation, prévues par l’article 13 de la loi n°112-12 précitée, sur demande établie
selon un formulaire dont le modèle est fixé par arrêté du ministre chargé de la justice. Cette
demande est accompagnée de trois copies certifiées conformes du procès-verbal de l’assemblée
générale extraordinaire.
Le formulaire de radiation du registre local comprend notamment les mentions suivantes :
- la dénomination de la coopérative ;
- le numéro d’ordre de l’immatriculation au registre local ;
- le tribunal compétent auprès duquel les documents ou les actes ont été déposés ;
- la date et l’heure du dépôt.
La demande de radiation est inscrite sur le registre local selon les mêmes modalités appliquées aux
demandes d’immatriculation prévues aux articles 5, 7 et 8 du présent décret.
Section II : Registre des coopératives - Le registre central
Article 12 : Le registre central est tenu par l’Office de Développement de la Coopération.
Le secrétaire-greffier transmet par voie de courrier à l’Office de développement de la coopération les
mentions relatives à la coopérative, accompagnées d’une copie des formulaires visés respectivement
aux articles 1, 10 et 11 du présent décret et des copies des documents et actes déposés auprès du
service du registre local, dans les vingt (20) jours qui suivent la date des inscriptions prévues à
l’article 10 de la loi n°112-12 précitée.
Article 13 : Dès réception des envois du secrétariat-greffe auprès des tribunaux de première instance
compétents, l’Office de développement de la coopération procède, sans délai par tout support
approprié, à l’enregistrement des inscriptions de la coopérative sur le registre central, et à la
transcription des différentes mentions portées sur lesdits envois.
Article 14 : Les copies des envois des inscriptions reçues sont réunies en quatre registres distincts,
tenus conformément aux mêmes parties visées au 2ème alinéa de l’article 7 ci-dessus.
Chacun des registres précités est lui-même réparti à des volumes correspondant au nombre des
tribunaux de première instance, qui constituent, de ce fait, un recueil pour chaque registre.
Les copies des inscriptions modificatives sont intercalées dans les volumes précités à la suite des
immatriculations initiales qu’ils concernent.
274
L’ordre de classement des immatriculations est celui du registre local du secrétariat-greffe qui les a
adressées au registre central.
Article 15 : Il est tenu au registre central un fichier alphabétique pour les coopératives et unions des
coopératives.
Section III : Dispositions finales
Article 16 : Le ministre de la justice et des libertés et la ministre de l’artisanat, de l’économie sociale
et solidaire sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera
publié au Bulletin officiel.
275
Annexe
N° du dépôt
RAPPEL :
La demande de dénomination approuvée est valable pour une durée de soixante (60) jours à compter de la date de son
émission et ce en vue de l’immatriculation de la coopérative ou de l’union des coopératives au registre local.
La durée de validité de la demande de dénomination susvisée peut être prorogée pour la même durée et une seule fois, sur
demande de tous les signataires dans les sept jours suivant la date d’expiration du délai visé au premier alinéa ci-dessus,
selon les mêmes formalités du dépôt de la demande prévue à l’article 2 du présent décret.
Cette demande est accompagnée d’une liste supplémentaire des membres signataires au cas où leur nombre dépasse les
cases du tableau ci-dessus
(1) Numéro de la carte nationale d’identité ou le numéro du passeport pour les étrangers non-résident au Maroc
ou le numéro d’immatriculation pour les étrangers résident au Maroc.
(2) Numéro d’immatriculation au registre de commerce ou le numéro d’immatriculation au registre des
coopératives, le cas échéant.
276
N° du dépôt
___________________________________________________________________________
(*)N° de la carte d’identité, n° du passeport concernant les étrangers non-résidents au Maroc et le n° de la carte d’immatriculation
concernant les étrangers résidents au Maroc
---------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- ----
N° du dépôt
Fait
à………………..le…………………
Cachet de l’ODCO
___________________________________________________________________________
Nb : l’attestation d’approbation de la dénomination de la coopérative est remise contre restitution du récépissé du dépôt.
277
Décret n°2-17-197 du 1er chaabane 1438 (28 avril 2017) relatif aux attributions du ministre de
l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts
Le chef du gouvernement,
Vu la constitution, notamment son article 93 ;
Vu le dahir n°1-17-07 du 9 rejeb 1438 (7 avril 2017) portant nomination des membres du
gouvernement ;
Vu la loi organique n°065-13 relative à l’organisation et à la conduite des travaux du gouvernement
et au statut de ses membres, promulguée par le dahir n°1-15-33 du 28 joumada I 1436 (19 mars
2015), notamment son article 4 ;
Vu le décret n°2-09-168 du 25 joumada I 1430 (21 mai 2009) relatif aux attributions et à
l’organisation des directions centrales du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime –
département de l’agriculture, tel qu’il a été modifié et complété ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mai 2016) fixant les attributions et l’organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime – département de la pêche maritime ;
Vu le décret n°2-04-503 du 21 hija 1425 (1er février 2005) portant attributions et organisation du
Haut commissariat aux eaux et forêts et à la lutte contre la désertification ;
Vu le décret n°2-12-624 du 27 rabii I 1434 (8 février 2013) portant institution de la commission
interministérielle permanente chargée du développement de l’espace rural et des zones
montagneuses,
Décrète
Article premier : Les attributions dévolues à l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture et
de la pêche maritime, par les textes en vigueur, notamment les décrets susvisés n°2-09-168 du 25
joumada I 1430 (21 mai 2009) tel qu’il a été modifié et complété, n°2-15-890 du 14 joumada II 1437
(24 mai 2016) et le décret n°2-12-624 du 27 rabii I 1434 (8 février 2013), ainsi que celles dévolues à
l’autorité chargée des eaux et forêts et à la lutte contre la désertification par le décret susvisé n°2-04-
503 du 21 hija 1425 (1er février 2005), sont exercées par M. Aziz AKHANNOUCH, ministre de
l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts.
Article 2 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts a autorité sur l’ensemble des structures centrales et déconcentrées créées par les décrets
précités n°2-09-168, tel que modifié et complété, n°2-15-890 et n°2-04-503.
Article 3 : M. Aziz AKHANNOUCH, ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement
rural et des eaux et forêts, exerce la tutelle de l’Etat sur l’ensemble des établissements publics
placés, en vertu des textes en vigueur, sous la tutelle de l’autorité gouvernementale chargée de
l’agriculture et de la pêche maritime.
Article 4 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel et prend effet à
compter du 5 avril 2017.
278
Décret n°2-17-556 du 19 rabii I 1439 (8 décembre 2017) fixant la liste des brevets et les conditions
nécessaires pour exercer les fonctions de commandement et les fonctions d’officier à bord des
navires de pêche maritime
Vu le dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime, tel que
modifié et complété, notamment ses articles 54 et 55 ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et l’organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime – département de la pêche maritime- ;
Vu le décret n°2-17-197 du 1er chaabane 1438 (28 avril 2017) relatif aux attributions du ministre de
l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts ;
Considérant les dispositions de la convention internationale de 1995 sur les normes de formation du
personnel des navires de pêche, de délivrance des brevets et de veille (STCW-F) faite à Londres le 7
juillet 1995, publiée par le dahir n°1-98-143 du 1er ramadan 1432 (2 août 2011) ;
Après avis des chambres de pêches maritimes ;
Après délibération en conseil du gouvernement, réuni le 4 rabii I 1439 (23 novembre 2017),
Décrète
Article premier : En application des dispositions de l’article 54 du dahir du 28 joumada II 1337 (31
mars 1919) susvisé, le présent décret fixe la liste des brevets nécessaires ainsi que les conditions
requises pour exercer les fonctions de commandement et les fonctions d’officier à bord des navires
de pêche maritime.
Article 2 : L’autorité gouvernementale compétente pour fixer les conditions et les modalités de
délivrance et d’utilisation des brevets et diplômes nécessaires à l’exercice des fonctions de
commandement et des fonctions d’officier à bord des navires de pêche maritime, visée à l’article 55
du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité, est l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime.
Article 3 : Au sen du présent décret, on entend par :
1) capitaine/Patron (Raïss) : la personne chargée de la conduite d’un navire de pêche et de sa
direction ;
2) second capitaine/ second patron : l’officier de pont dont le rang vient immédiatement après celui
de capitaine ou de patron et qui supplée ce dernier dans l’exercice de ses fonctions
3) lieutenant chef de quart : l’officier chargé du quart à la passerelle ou dans la machine ;
4) chef mécanicien : l’officier mécanicien principal responsable de la propulsion mécanique ainsi que
du fonctionnement et de l’entretien des installations mécaniques et électriques du navire ;
5) second mécanicien : l’officier mécanicien dont le rang vient immédiatement après celui de chef
mécanicien et auquel incombe, en cas d’indisponibilité du chef mécanicien, la responsabilité de la
propulsion mécanique ainsi que du fonctionnement et de l’entretien des installations mécaniques et
électriques du navire ;
6) Puissance propulsive : la puissance de sortie nominale, continue et totale de tout l’appareil
propulsif principal du navire, exprimé en kilowatts et qui figure sur les documents de bord du navire ;
7) Longueur (Lr) dite également longueur de référence : la longueur égale à 96% de la longueur totale
à la flottaison située à une distance de la ligne de quille égale à 85% du creux minimal sur quille ou à
la distance entre la face de l’étrave et l’axe de la mèche du gouvernail à cette flottaison, si cette
279
valeur est supérieure. Dans le cas des navires conçus pour naviguer avec une quille inclinée, la
flottaison à laquelle la longueur est mesurée doit être parallèle à la flottaison en charge prévue ;
8) navire ponté : tout navire possédant un pont fixe étanche à l’eau et couvrant la totalité de la
coque au-dessus de la ligne de chargé la plus élevé ;
9) navire semi ponté : tout navire dont le pont ne couvre que partiellement la coque au-dessus de la
ligne de chargé la plus élevé ;
10) navire non ponté : tout navire autre que ceux visés au 8) et 9) ci-dessus.
Article 4 : les fonctions de commandement et les fonctions d’officier à bord des navires de pêche
sont réparties comme suit :
a) les fonctions de commandement du navire sont exercées par le capitaine ou le patron du navire de
pêche (Raïss) ;
b) les fonctions d’officiers sont exercées par le second capitaine, le second patron, le lieutenant chef
de quart pêche, le chef mécanicien, le second mécanicien et le lieutenant chef de quart machine.
Article 5 : la liste des brevets nécessaires pour exercer les fonctions de commandement et les
fonctions d’officier à bord des navires de pêche, visée à l’article 54 du dahir du 28 joumada II 1337
(31 mars 1919) précité, est la suivante :
I- Pour les navires de pêche pontés :
a) Brevets de pont :
- Brevet de capitaine de pêche ;
- Brevet de patron de pêche ;
- Brevet de patron de pêche (A) ;
- Brevet de patron de pêche (B) ;
- Brevet de second capitaine de pêche ;
- Brevet de second patron de pêche ;
- Brevet de second patron de pêche (A) ;
- Brevet de second patron de pêche (B) ;
- Brevet de Lieutenant chef de quart pêche
b) Brevets de la machine :
- Brevet de chef mécanicien (A)
- Brevet de chef mécanicien (B)
- Brevet de chef mécanicien (C)
- Brevet de second mécanicien (A)
- Brevet de second mécanicien (B)
- Brevet de second mécanicien (C)
- Brevet de lieutenant chef de quart machine ;
- Brevet de conduite des moteurs marins.
II- Pour les navires de pêche non ponté et les navires de pêche semi ponté : Brevet de patron
canotier (Raïss flouka)
Le modèle des brevets prévus au présent article est fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime.
Article 6 : Les brevets figurant sur la liste visés à l’article 5 ci-dessus sont délivrés par l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la personne déléguée par elle à cet effet, lorsque
le demandeur répond aux exigences d’aptitude physique réglementaires et aux conditions requises
en matière d’âge, de durée du service effectué en mer et/ou de formation maritime, selon le brevet
concerné.
280
L’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime fixe par arrêté :
- la liste des diplômes requis pour l’obtention des brevets susmentionnés, prévue à l’article 54
du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité ;
- les conditions exigées en matière d’âge, de durée du service effectué en mer et/ou de
formation maritime ;
- les modalités de délivrances desdits brevets et, le cas échéant, de leur duplicata, en cas de
perte ou de vétusté.
Article 7 : Les brevets figurant sur la liste visée à l’article 5 ci-dessus exigés pour l’exercice des
fonctions de commandement ou des fonctions d’officier à bord des navires de pêche pontés, non
pontés ou semi-pontés sont fixés dans les tableaux figurant à l’annexe I du présent décret.
Article 8 : Pour exercer les fonctions de commandement et les fonctions d’officier à bord des navires
de pêche maritime, le postulant doit remplir simultanément les conditions suivantes :
a) être de nationalité marocaine ;
b) être reconnu physiquement apte à l’exercice de la profession de marin conformément aux
dispositions de l’article 167 bis du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité ;
c) être titulaire du brevet correspondant mentionné à l’annexe I au présent décret pour exercer la
fonction à bord ou d’un brevet, titre ou document maritime marocain ou étranger reconnu
équivalent audit brevet conformément aux dispositions de l’article 11 ci-dessous.
Article 9 : Par dérogation aux dispositions de l’article 8 ci-dessus, en cas de nécessité dûment
constatée par le délégué des pêches maritimes lors de la composition de l’équipage et sur demande
motivée de l’armateur ou de son représentant, une ou plusieurs des fonctions de commandement ou
des fonctions d’officier à bord des navires de pêche peuvent être assurées :
- par des marocains reconnus physiquement aptes à l’exercice de la profession de marin et
titulaire du brevet mentionné à l’article 5 ci-dessus immédiatement inférieur à celui exigé
pour l’exercice de ladite fonction ou titulaire d’un brevet, titre ou document maritime
reconnu équivalent audit brevet, conformément aux dispositions de l’article 11 ci-dessous ;
- par des étrangers reconnus physiquement aptes à l’exercice de la profession de marin et
titulaire du brevet visé à l’article 5 ci-dessus exigé pour l’exercice de la fonction ou titulaires
d’un brevet, ou d’un titre ou d’un document maritime étranger reconnu équivalent au brevet
requis visé à l’article 5 ci-dessus.
A cet effet, il est délivré à l’armateur ou son représentant une « Autorisation d’embarquement
dérogatoire », établie selon les formes et les modalités fixées par arrêté de l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Pour bénéficier de cette autorisation, il est tenu compte notamment des caractéristiques techniques
du navire concerné telles que sa longueur ou sa puissance motrice ainsi que du temps de service en
mer effectué par l’intéressé et des fonctions qu’il a exercées à bord des navires.
L’autorisation d’embarquement dérogatoire est accordée pour une durée n’excédant pas six (6) mois
à compter de la date d’inscription de son bénéficiaire sur le registre d’équipage.
En cas d’évènement de mer, elle est retirée lorsque l’enquête nautique visée à l’article 56-1 du dahir
du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité, établit que des manquements de la part de son
bénéficiaire aux règles de navigation et/ou aux règles de sécurité maritimes sont à l’origine ou ont
contribué à la réalisation dudit évènement de mer.
Article 10 : le délégué des pêches maritimes du port du premier embarquement du marin étranger
bénéficiant de l’autorisation d’embarquement dérogatoire prévue à l’article 9 ci-dessus, délivre à
281
celui-ci un « carnet d’embarquement » destiné à retracer sa carrière à bord des navires de pêche
battant pavillon marocain.
Ce carnet d’embarquement, dont le modèle est fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime, mentionne, outre la date et le lieu de son établissement :
- l’identité et la nationalité du bénéficiaire ;
- le brevet marocain exigé ou le brevet, titre ou document maritime reconnu équivalent dont il
est bénéficiaire ainsi que son aptitude physique ;
- les dates d’embarquement et de débarquement du titulaire avec l’indication des navires
concernés et des fonctions occupées à bord ;
- toute autre mention utile.
A chaque débarquement et à chaque réembarquement du titulaire, mention doit en être portée sur
le carnet susmentionné par le délégué des pêches maritimes du port concerné ou la personne
délégué par lui à cet effet.
Sur le carnet d’embarquement, il ne peut être mentionnée aucune appréciation quant à la qualité
des services effectués par le titulaire dudit carnet à bord des navires de pêche sur lesquels il exerce
ses activités.
Article 11 : La reconnaissance de l’équivalence d’un brevet, titre ou document maritime marocain ou
étranger à l’un des brevets mentionnés à l’article 5 ci-dessus est accordée, à la demande de son
titulaire, par l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la personne déléguée par
elle à cet effet, lorsque ledit brevet, titre ou document maritime est en cours de validité. En outre, la
reconnaissance de l’équivalence ne peut être accordée que si, suite à l’étude du dossier déposée par
l’intéressé, à l’appui de sa demande, il est constaté que :
1) pour les brevets, titres ou documents maritimes marocains, le cursus de formation et la durée
de service effectué en mer sont conformes aux exigences fixées par l’arrêté prévu à l’article 6
ci-dessus ;
2) pour les brevets, titres ou documents maritimes étrangers :
a) l’Etat de délivrance du brevet, titre ou document maritime étranger est partie à la Convention
STCW-F susvisée dans le cas des navires de pêche dont la longueur de référence (Lr) est égale
ou supérieure à 24 mètres ou dont la puissance motrice est égale ou supérieure à 750
kilowatts et que le brevet, titre ou document maritime concerné a été délivré conformément
aux dispositions de ladite Convention ou :
b) le cursus de formation et la durée de service effectué en mer sont conformes aux exigences
fixées par l’arrêté prévu à l’article 6 ci-dessus, dans le cas des navires de pêche autres que ceux
visés au a) ci-dessus, ou lorsque le brevet, titre ou document maritime étranger est délivré par
un Etat non encore Partie à ladite Convention.
Toute reconnaissance de l’équivalence est constatée par la délivrance d’un document appelé « Visa
de reconnaissance » dont la durée de validité ne peut être supérieure à celle du brevet, titre ou
document maritime auquel il est rattaché.
L’original du Visa de reconnaissance et une copie certifiée conforme de celui-ci sont remis à
l’intéressé.
La copie du Visa de reconnaissance certifiée conforme à l’original doit être conservée à bord du
navire sur lequel son bénéficiaire exerce ses fonctions.
Les modalités d’instruction des demandes d’’équivalence des brevets, titres ou documents maritimes
marocains ou étrangers ainsi que la forme et les modalités de délivrance du Visa de reconnaissance
susmentionné sont fixés par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
282
Article 12 : Un arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime fixe les conditions
techniques et les modalités selon lesquelles les titulaires des brevets nécessaires à l’exercice des
fonctions de commandement et des fonctions d’officier à bord des navires de pêche doivent
maintenir leur niveau de connaissance et de qualification pour leur permettre de continuer à exercer
lesdites fonctions conformément aux dispositions du présent décret.
Article 13 : Il est créé, y compris sous forme électronique, conformément à la législation et la
réglementation en vigueur en la matière, un « Registre central des brevets et des Visas de
reconnaissance des équivalences ».
Ce registre, dont le modèle est fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime, est tenu et mis à jour par le service compétent du Département de la pêche maritime et
contient :
- La liste des brevets et des Visas de reconnaissance d’équivalence délivrés avec la mention du
nom du titulaire de chaque brevet ou visa ;
- La date et le lieu de délivrance des brevets et des Visas de reconnaissance d’équivalence ;
- L’indication de la prorogation des brevets, le cas échéant ;
- Toute autre mention utile.
Lorsqu’une interdiction temporaire ou définitive d’exercer des fonctions de commandement ou des
fonctions d’officier à bord d’un navire de pêche est prononcée conformément aux dispositions de
l’article 56-3 du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité, mention doit être faite sur le
registre prévu ci-dessus.
Article 14 : A compter de la date de publication au « Bulletin officiel » des arrêtés prévus ci-dessus,
les dispositions du présent décret remplacent, en ce qui concerne les navires de pêche, les
dispositions correspondantes contenues dans le décret n°2-60-389 du 9 ramadan 1380 (25 février
1961) fixant les conditions requises pour commander et exercer les fonctions d’officier de pont et
d’officier mécanicien à bord des navires de commerce et de pêche.
Toutefois, les brevets délivrés dans le cadre du décret n°2-60-389 précité demeurent valables jusqu’à
leur remplacement par les brevets correspondants visés à l’article 5 ci-dessus, conformément aux
prescriptions figurant à l’annexe II au présent décret.
Article 15 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
283
ANNEXE I
au décret n°2-17-556 du 19 rabii I 1439 (8 décembre 2017) fixant la liste des brevets et les conditions
nécessaires pour exercer les fonctions de commandement et les fonctions d’officier à bord des navires de
pêche maritime
Tableau 1 : brevets exigés pour exercer les fonctions de commandement et les fonctions d’officier de pont à
bord des navires de pêche ponté
Caractéristiques des Fonctions Brevet exigé Autres brevets permettant l’exercice
navires de la fonction
1- Navires dont la longueur capitaine Brevet de capitaine de
de référence (Lr) est pêche
supérieure ou égale à 36 m Second capitaine Brevet de Second Brevet de capitaine de pêche
capitaine de pêche
Lieutenant chef de Brevet de Lieutenant Brevet de capitaine de pêche
quart pêche chef de quart pêche Brevet de Second capitaine de pêche
Brevet de patron de pêche
Brevet de second patron de pêche
2- Navires dont la longueur Patron Brevet de patron de Brevet de capitaine de pêche
de référence (Lr) est pêche
inférieure à 36 m et Second patron Brevet de second Brevet de capitaine de pêche
supérieure ou égale à 24 m patron de pêche Brevet de patron de pêche
Brevet de Second capitaine de pêche
Lieutenant chef de Brevet de Lieutenant Brevet de capitaine de pêche
quart pêche chef de quart pêche Brevet de patron de pêche
Brevet de Second capitaine de pêche
Brevet de second patron de pêche
3- Navires dont la longueur Patron Brevet de patron de Brevet de capitaine de pêche
de référence (Lr) est pêche (A) Brevet de patron de pêche
inférieure à 24 m et Brevet de second capitaine de pêche
supérieure ou égale à 15 m Second patron Brevet de second Brevet de capitaine de pêche
patron de pêche (A) Brevet de patron de pêche
Brevet de patron de pêche (A)
Brevet de Second capitaine de pêche
Brevet de second patron de pêche
4- Navires dont la longueur Patron Brevet de patron de Brevet de capitaine de pêche
de référence (Lr) est pêche (B) Brevet de patron de pêche
inférieure à 15 m Brevet de patron de pêche (A)
Brevet de Second capitaine de pêche
Brevet de second patron de pêche
Brevet de second patron de pêche (A)
Second patron Brevet de second Brevet de capitaine de pêche
patron de pêche (B) Brevet de patron de pêche
Brevet de patron de pêche (A)
Brevet de patron de pêche (B)
Brevet de Second capitaine de pêche
Brevet de second patron de pêche
Brevet de second patron de pêche (A)
Brevet de Lieutenant chef de quart
pêche
284
Tableau 2 : Brevets exigés pour exercer les fonctions de commandement à bord des navires de pêche non
pontés ou semi pontés
Caractéristiques des Fonctions Brevet exigé Autres brevets
navires permettant l’exercice de
la fonction
Tout navire non ponté ou Patron Brevet de patron Tout titulaire de l’un des
ponté canotier (Raïss Flouka) brevets mentionnés au
tableau 1 ci-dessus
Tableau 3 : Brevets exigés pour exercer les fonctions d’officier mécanicien à bord des navires de pêche
Caractéristiques des Fonctions Brevet exigé Autres brevets permettant
navires l’exercice de la fonction
1- navires dont la puissance Chef mécanicien Brevet de chef mécanicien (A)
propulsive est supérieure ou Second mécanicien Brevet de Second mécanicien Brevet de chef mécanicien (A)
égale à 900 KW (A)
Lieutenant chef de quart Brevet de Lieutenant chef Brevet de chef mécanicien (A)
machine de quart machine Brevet de Second mécanicien (A)
Brevet de chef mécanicien (B)
Brevet de Second mécanicien (B)
2- navires dont la puissance chef mécanicien Brevet de chef mécanicien (B) Brevet de chef mécanicien (A)
propulsive est inférieure à 900 Second mécanicien Brevet de Second mécanicien Brevet de chef mécanicien (A)
KW et supérieure ou égale à (B) Brevet de Second mécanicien (A)
750 KW Brevet de chef mécanicien (B)
Lieutenant chef de quart Brevet de Lieutenant chef Brevet de chef mécanicien (A)
machine de quart machine Brevet de Second mécanicien (A)
Brevet de chef mécanicien (B)
Brevet de Second mécanicien (B)
3- navires dont la puissance chef mécanicien Brevet de chef mécanicien (C) Brevet de chef mécanicien (A)
propulsive est inférieure à 750 Brevet de chef mécanicien (B)
KW et supérieure ou égale à Brevet de second mécanicien (A)
250 KW Brevet de second mécanicien (B)
Second mécanicien Brevet de second mécanicien Brevet de chef mécanicien (A)
(C) Brevet de chef mécanicien (B)
Brevet de chef mécanicien (C)
Brevet de second mécanicien (A)
Brevet de second mécanicien (B)
Brevet de Lieutenant chef de quart
machine
4- navires dont la puissance chef mécanicien Brevet de conduite des Brevet de chef mécanicien (A)
propulsive est inférieure à 250 moteurs marins Brevet de chef mécanicien (B)
KW Brevet de chef mécanicien (C)
Brevet de second mécanicien (A)
Brevet de second mécanicien (B)
Brevet de second mécanicien (C)
Second mécanicien Brevet de conduite des Brevet de chef mécanicien (A)
moteurs marins Brevet de chef mécanicien (B)
Brevet de chef mécanicien (C)
Brevet de second mécanicien (A)
Brevet de second mécanicien (B)
Brevet de second mécanicien (C)
Brevet de Lieutenant chef de quart
machine
285
ANNEXE II
au décret n°2-17-556 du 19 rabii I 1439 (8 décembre 2017) fixant la liste des brevets et les conditions
nécessaires pour exercer les fonctions de commandement et les fonctions d’officier à bord des navires de
pêche maritime
---------------------------------
Tableau de correspondance entre les brevets délivrés dans le cadre du décret n°2-60-389 du 9 ramadan 1380
(25 février 1961) et les brevets prévus à l’article 5 du décret n°2-17-556 du 19 rabii I 1439 (8 décembre 2017)
Brevets délivrés dans le cadre du décret n°2-60-389 Brevets correspondants prévus à l’article 5 du décret
du 9 ramadan 1380 (25 février 1961) n°2-17-556 du 19 rabii I 1439 (8 décembre 2017)
Brevet de capitaine de pêche Brevet de capitaine de pêche
Brevet de patron de pêche Brevet de patron de pêche
Brevet de patron de pêche côtière Brevet de patron de pêche (A)
Licence de patron de pêche Brevet de patron de pêche (B)
Brevet d’officier mécanicien de 2ème classe Brevet de chef mécanicien (A)
Brevet de lieutenant mécanicien de 2ème classe Brevet de Lieutenant chef de quart machine
286
مرسوم رقم 2.17.655صادر في 25من جمادى اآلخرة 14( 1439مارس )2018
بإحداث اللجنة االستراتيجية للتنمية المستدامة
رئيس الحكومة؛
بناء على الدستور ،والسيما الفصلين 90و 92منه؛
وعلى القانون اإلطار رقم 99.12بمثابة ميثاق وطني للبيئة والتنمية المستدامة الصادر
بتنفيذه الظهير الشريف رقم 1.14.09بتاريخ 4جمادى األولى 6( 1435مارس )2014
والسيما المادة 15منه؛
وعلى االستراتيجية الوطنية للتنمية المستدامة التي تم اعتمادها بتاريخ 25يونيو 2017؛
وبعد المداولة في مجلس الحكومة المنعقد بتاريخ 5جمادى اآلخرة 22( 1439فبراير
.)2018
رسم ما يلي:
المادة األولى :تحدث لدى رئيس الحكومة لجنة تسمى "اللجنة االستراتيجية للتنمية
المستدامة" ،ويشار إليها بعده في هذا المرسوم باسم "اللجنة".
المادة : 2يعهد إلى اللجنة على الخصوص بما يلي:
-تحديد التدابير الرامية إلى تفعيل مضامين االستراتيجية الوطنية للتنمية المستدامة في
السياسات العمومية واالستراتيجيات والمخططات العامة والقطاعية والترابية على
المستوى الوطني والجهوي والمحلي؛
-السهر على تتبع تنفيذ مضامين االستراتيجية الوطنية للتنمية المستدامة من قبل جميع
األطراف المعنية ،كل حسب اختصاصاته؛
-اقتراح التدابير الكفيلة بضمان انسجام السياسات العمومية للقطاعات المعنية مع
األولويات والتوجهات العامة لالستراتيجية الوطنية للتنمية المستدامة.
المادة : 3يرأس اللجنة رئيس الحكومة ،وتتألف من السلطات الحكومية المكلفة بالقطاعات
التالية:
حقوق اإلنسان؛ -
الداخلية؛ -
الشؤون الخارجية والتعاون الدولي؛ -
العدل؛ -
االقتصاد والمالية؛ -
287
الفالحة والصيد البحري والتنمية القروية والمياه والغابات؛ -
إعداد التراب الوطني والتعمير واإلسكان وسياسة المدينة؛ -
التربية الوطنية والتكوين المهني والتعليم العالي والبحث العلمي؛ -
الصناعة واالستثمار والتجارة واالقتصاد الرقمي؛ -
التجهيز والنقل واللوجيستيك والماء؛ -
الصحة؛ -
الطاقة والمعادن والتنمية المستدامة؛ -
السياحة والنقل الجوي والصناعة التقليدية واالقتصاد االجتماعي؛ -
الشباب والرياضة؛ -
الثقافة واالتصال؛ -
األسرة والتضامن والمساواة والتنمية االجتماعية؛ -
الشغل واإلدماج المهني؛ -
العالقات مع البرلمان والمجتمع المدني؛ -
إصالح اإلدارة والوظيفة العمومية. -
المادة : 4تعقد اللجنة اجتماعاتها مرة في السنة ،وكلما دعت الضرورة إلى ذلك ،بدعوة من
رئيسها ،بناء على جدول أعمال يحدده لهذه الغاية ،باقتراح من السلطة الحكومية المكلفة
بالتنمية المستدامة.
ويمكن لرئيس اللجنة أن يدعو للمشاركة في اجتماعاتها ،بصفة استشارية ،كل سلطة حكومية
أخرى أو هيئة أو مؤسسة أو من ظمة مهنية أو جمعية من جمعيات المجتمع المدني ،وكذا كل
شخص يرى فائدة في حضوره.
المادة : 5تتولى السلطة الحكومية المكلفة بالتنمية المستدامة مهام الكتابة الدائمة للجنة
االستراتيجية ،وتقوم على الخصوص بما يلي:
التحضير الجتماعات اللجنة وإعداد محاضرها؛ -
إعداد مشاريع المقترحات المزمع عرضها على اللجنة بتنسيق مع جميع السلطات -
والهيئات المعنية؛
السهر على حسن سير أشغالها وأشغال اللجان الخاصة المحدثة من قبلها؛ -
تتبع تنفيذ القرارات والتوصيات الصادرة عن اللجنة بتنسيق مع السلطات الحكومية -
المعنية.
المادة : 6تحدث لدى اللجنة االستراتيجية للتنمية المستدامة "لجنة قيادة للتتبع والمواكبة"
تتولى رئاستها السلطة الحكومية المكلفة بالتنمية المستدامة ،تناط بها المهام التالية:
-القيام بمختلف أعمال التنسيق والتتبع والمواكبة من أجل تنفيذ قرارات اللجنة
االستراتيجية؛
288
-وضع برامج للتواصل والتحسيس من أجل التعريف بمضامين االستراتيجية الوطنية
وأهدافها وتعبئة مختلف الفاعلين المعنيين من أجل االلتزام بها؛
-إعداد تقرير سنوي حول حصيلة األنشطة التي تم القيام بها من أجل تنفيذ االستراتيجية
الوطنية للتنمية المستدامة ،وبرنامج العمل المزمع القيام به.
المادة : 7تت ألف لجنة القيادة للتتبع والمواكبة من الكتاب العامين للقطاعات الوزارية االممثلة
في اللجنة االستراتيجية للتنمية المستدامة.
كما يمكنها أن تدعو للمشاركة في أشغالها ،بصفة استشارية ،كل هيئة أو منظمة مهنية تمثل
القطاع الخاص أو جمعية من جمعيات المجتمع المدني وكذا كل شخص ترى فائدة في
حضوره.
المادة : 8يمكن للجنة القيادة للتتبع والمواكبة إحداث مجموعات عمل ،لمساعدتها في القيام
بمهامها.
المادة : 9ينشر هذا المرسوم في الجريدة الرسمية.
289
Décret n°2-17-456 du 26 joumada II 1439 (15 mars 2018) pris pour l’application de certaines
dispositions du dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant
règlement sur la pêche maritime
Le Chef du Gouvernement,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime tel que modifié et complété, notamment ses articles 2-1 ,2-2 ,2-3 ,2-4 ,4 ,4-2 ,4-3 ,4-
4, 5-1, 28-1, et 53-1 ;
Vu la loi n°15-12 relative à la prévention et la lutte contre la pêche illicite non déclarée et non
réglementée et modifiant et complétant le dahir n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973)
formant règlement sur la pêche maritime promulguée par le dahir n°1-14-95 du 12 rejeb 1435 (12
mai 2014) notamment son article 26 ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes ;
Après délibération en Conseil du Gouvernement, réuni le 12 joumada II 1439 (1er mars 2018),
Décrète
Article premier : L’autorisation de pêche au-delà de la zone économique exclusive prévue à l’article
2-1 du dahir portant loi n°1-73-255 susvisé est délivrée par l'autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime ou la personne déléguée par elle à cet effet.
Outre, l’identité de son bénéficiaire, l’autorisation comporte :
1. les mentions d’identification du navire pour lequel elle est délivrée ;
2. sa durée de validité ;
3. les éléments constituant les droits de pêche accordés au navire bénéficiaire :
a. Pour les navires se livrant à la pêche au-delà de la zone économique exclusive et opérant
dans une zone maritime d’un Etat tiers ou gérée par une Organisation régionale de gestion
de la pêche (ORGP), la mention de tous les droits accordés et des restrictions de pêche
prévus par ledit Etat ou l’ORGP;
b. Pour les navires se livrant à la pêche au-delà de la zone économique exclusive et opérant en
dehors des zones maritimes visées au a) ci-dessus, la mention :
- la ou les zones de pêche autorisées ;
- les espèces concernées et, le cas échéant, leur quantité ou quota ;
- les engins de pêche autorisés ou interdits, selon le cas ;
- la référence du journal de pêche établi conformément aux dispositions de l’article 3 ci-
dessous ;
- toute autre mention d’obligations du bénéficiaire découlant des conventions internationales
auxquelles le Royaume du Maroc est partie relatives aux mesures internationales de
conservation des ressources biologiques de la mer, en relation avec les droits de pêche
accordés.
Le modèle de la demande d’autorisation et les pièces à fournir à l’appui de celle-ci ainsi que le
modèle de l’autorisation sont fixés par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime.
Article 2 : Tout capitaine ou patron d’un navire de pêche bénéficiant de l’autorisation prévue à
l’article premier ci-dessus doit se conformer aux prescriptions de ladite autorisation et notamment
290
celles relatives aux droits de pêche dont le navire bénéficie, au journal de pêche ainsi qu’au
débarquement ou transbordement des captures.
Les informations relatives aux obligations indiquées au premier alinéa ci-dessus sont transmises au
service compétent du Département de la pêche maritime, selon les modalités fixées par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 3 : Le journal de pêche ou le document en tenant lieu prévu au 3) de l’article 2-2 du dahir
portant loi n°1-73-255 précité est tenu par le capitaine ou le patron du navire de pêche bénéficiant
de l’autorisation visée à l’article premier ci-dessus, selon les procédures et/ou les règles mises en
place par ledit Etat ou l'Organisation concerné.
La copie de ce journal de pêche ou du document en tenant lieu doit être transmise, lors de son
établissement et à l’occasion de toute modification de celui-ci, par l’armateur ou son représentant ou
le capitaine ou le patron du navire concerné, au service compétent du Département de la pêche
maritime.
Dans le cas où l'Etat tiers ou l’ORGP ayant accordé les droits de pêche n’a pas prévu d’obligation pour
le capitaine ou patron du navire bénéficiaire desdits droits de pêche de tenir un journal de pêche ou
un document en tenant lieu, ce capitaine ou patron doit tenir le journal de pêche visé à l’article 4 du
dahir portant loi n°1-73-255 précité.
Article 4 : La déclaration de transbordement, prévue au 4) de l’article 2-2 du dahir portant loi n°1-73-
255 précité, doit être effectuée selon les modalités fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime, auprès du service compétent du Département de la pêche maritime,
par l’armateur ou son représentant ou par le capitaine ou patron du navire de pêche concerné au
plus tard à la fin de l’opération de transbordement .
Article 5 : Les informations prévues au 5) de l’article 2-2 du dahir portant loi n°1-73-255 précité
relatives aux activités du navire de pêche notamment celles concernant la navigation qu’il effectue et
à la pèche qu’il réalise, y compris les informations sur les débarquement et transbordement des
captures, sont transmises au service compétent du Département de la pêche maritime, selon les
modalités fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
En outre, le capitaine ou le patron dudit navire doit transmettre à ce même service une copie de la
déclaration de captures qu’il effectue, conformément à la réglementation du port de débarquement.
Dans le cas où les autorités compétentes du port de débarquement n’exigent pas une déclaration de
captures ou autre document en tenant lieu, cette déclaration doit être effectuée conformément aux
dispositions de l’article 9 ci-dessous et transmise immédiatement au service compétant sus-indiqué.
Article 6 : Le registre prévu à l’article 2-3 du dahir portant loi n°1-73-255 précité dont le modèle est
fixé par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime, est établi et tenu à jour
par le service compétent du Département de la pêche maritime précité.
Article 7 : L’autorisation de transbordement prévue à l’article 2-4 du dahir portant loi n°1-73-255
précité est délivrée, par l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la personne
déléguée par elle à cet effet, à l'armateur du navire transbordeur et à l'armateur du navire receveur
ou à leurs représentants ou au capitaine ou patron de chacun desdits navires, sur leur demande,
avant l’entrée du navire au port concerné par le transbordement ou avant le début des opérations de
transbordement.
Le modèle de la demande et les modalités de la délivrance de l’autorisation ainsi que la liste des
documents devant accompagner ladite demande, sont fixés par arrêté de l'autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime.
291
L’autorisation est délivrée sans préjudice de tout autre autorisation ou document exigible des navires
de pêche ou de marchandises en vertu de toute autre législation ou réglementation applicable.
Article 8 : Le journal de pêche ou le document en tenant lieu, attaché au navire, prévu à l’article 4 du
dahir portant loi n°1-73-255 précité, est côté et paraphé par le délégué des pêches maritimes dans le
ressort duquel se trouve le navire avant de se rendre sur sa zone de pêche.
Ce journal est renseigné et dûment visé par le capitaine ou patron du navire, jour par jour, y compris
lorsqu’aucune capture n’est réalisée.
Les informations relatives aux opérations de débarquement et, le cas échéant, de transbordement
des captures sont consignées sur le journal de pêche, au plus tard vingt-quatre (24) heures après la
réalisation des opérations concernées.
Les mentions figurant sur le journal de pêche doivent être lisibles, visibles et sans ratures ou
surcharges.
Le journal de pêche est inspecté autant que nécessaire et au moins une fois par an par les agents
prévus à l’article 2 du décret n°2-12-361 du 15 chaabane 1434 (24 juin 2013) déterminant les
catégories des personnels du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime - département de la
pêche maritime - habilités à rechercher et constater les infractions liées à la navigation des navires
de pêche et à l’exercice de la pêche maritime. A l’issue de chaque inspection du journal de pêche,
l’agent concerné doit signer ledit journal dans la partie réservée à cet effet et y apposer son cachet.
Le modèle du journal de pêche ainsi que les modalités de sa tenue et de transmission des
informations qu’il contient au service compétant du département de la pêche maritime sont fixés par
arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 9 : En application des dispositions de l’article 4 du dahir portant loi n°1-73-255 précité :
1. Les déclarations prévues au 1-c) et 2-b) dudit article, à titre individuel ou collectif, doivent être
établies selon les modèles fixés par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime et transmises au service compétent du département de la pêche maritime selon les
modalités fixés dans ce même arrêté ;
2. Le registre des captures prévu au 2-a) du même article 4, à titre individuel ou collectif, doit être
établi selon le modèle fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime et tenu selon les modalités fixés dans ce même arrêté ;
3. La déclaration prévue au 1-b dudit article 4 doit être établie selon le modèle fixé par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime et transmise au service compétent du
département de la pêche maritime selon les modalités fixés dans ce même arrêté.
Article 10 : Les informations prévues aux articles 4-2 et 4-3 du dahir portant loi n°1-73-255 précité,
relatives à la première vente des espèces marines dans les emplacements aménagés à cet effet, sont
transmises aux services compétents du département de la pêche maritime par le responsable de
l’emplacement aménagé concerné ou la personne déléguée par lui à cet effet, à la fin de chaque
première vente des captures réalisées par le navire, selon les modalités fixées par arrêté de l'autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Elles doivent comprendre toutes les données contenues dans les déclarations de captures et celles
concernant les ventes réalisées, ainsi que les informations relatives aux constatations faites et aux
décisions de refus de vente prises.
En cas de constatation, au moment de la pesée des captures, d'un différentiel entre le poids des
captures indiquées sur la déclaration des captures et le poids constaté, information doit en être
donnée immédiatement au délégué des pêches maritimes du lieu de situation de l'emplacement
aménagé concerné, qui procède alors aux investigations nécessaires en vu de sanctions éventuelles.
292
Le seuil à partir duquel le différentiel susmentionné donne lieu à l'application de la sanction
conformément aux dispositions de l’article 33 du dahir portant loi n°1-73-255 précité est fixé par
arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime en tenant compte notamment de
l'espèce concernée, du mode de conservation et de conditionnement à bord, des conditions de
débarquement et d'acheminement vers l'emplacement aménagé.
Article 11 : En application des dispositions de l’article 4-4 du dahir portant loi n°1-73-255 précité les
personnes visées audit article doivent tenir le registre d’origine des captures selon le modèle fixé par
arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime et transmettre les informations
qu’il contient aux services compétents du département de la pêche maritime, selon les modalités
fixées audit arrêté.
Article 12 : La base de données prévue à l’article 5-1 du dahir portant loi n°1-73-255 précité, est
créée et mise à jour par le département de la pêche maritime.
Outre les informations visées audit article 5-1, la base de données doit contenir les informations
recueillies au titre des dispositions de l’article 26 du titre I de la loi susvisée n°15-12 relative à la
prévention et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée et modifiant et
complétant le dahir n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime.
Les modalités de gestion de ladite base de données sont fixées par arrêté de l'autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 13 : Le registre et la déclaration prévus à l’article 28-1 du dahir portant loi n°1-73-255 précité,
sont établis selon le modèle correspondant fixé par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de
la pêche maritime.
Cette déclaration et les informations contenues dans le registre sont transmises au service
compétent du département de la pêche maritime selon les modalités fixées dans ce même arrêté.
Article 14 : La demande de transaction prévue à l’article 53-1 du dahir portant loi n°1-73-255 précité,
doit être établie par le contrevenant selon le modèle fixé par arrêté de l'autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime.
Article 15 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
293
Décret n°2-10-341 du 7 joumada I 1432 (11 avril 2011) pris pour l’application de la loi n°19-07 pris
pour l’application de la loi n°19-07 modifiant et complétant le dahir portant loi n°1-73-255 du 27
chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime
Ses dispositions sont arrivées à terme le 5 mai 2012.
----------------------------
Décret n°2-17-455 du 9 chaabane 1439 (26 avril 2018) pris pour l’application de certaines
dispositions du Titre I de la loi n°15-12 relative à la prévention et la lutte contre la pêche illicite,
non déclarée et non réglementée modifiant et complétant le dahir portant loi n°1-73-255 du 27
chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime
Le Chef du Gouvernement,
Vu la loi n°15-12 relative à la prévention et la lutte contre la pêche illicite, non déclarée et non
réglementée et modifiant et complétant le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23
novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime promulguée par le dahir n°1-14-95 du 12
rejeb 1435 (12 mai 2014) et notamment ses articles 6, 7, 10, 12, 13, 16, 18, 19, 20, 21, 22, 23, 24, 27,
28 et 32 ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et l’organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime - Département de la pêche maritime- ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes ;
Après délibération en Conseil de Gouvernement, réuni le 11 rejeb 1439 (29 mars 2018),
Décrète
Chapitre premier : Dispositions relatives à l’autorisation d’accès à un port marocain par des navires
de pêche étrangers
Article premier : La demande d'autorisation prévue par l’article 6 de la loi susvisée n°15-12 est
adressée au service compétent du département de la pêche maritime, accompagnée des pièces
mentionnées audit article 6, au moins trois jours ouvrables avant l’heure estimée d’arrivée du navire
au port désigné, par tout moyen faisant preuve de la réception y compris par voie électronique.
Le demandeur doit préciser dans sa demande le ou les port (s) d'accès choisi parmi les ports figurant
sur la liste prévue audit article 6 fixée par arrêté conjoint des autorités gouvernementales chargées
respectivement de la pêche maritime, des ports et des finances.
Article 2 : L’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la personne désignée par
elle à cet effet doit statuer sur la demande au plus tard dans les deux jours ouvrables suivant la date
de réception de ladite demande.
L’autorisation d’accès précitée est délivrée selon les modalités fixées par arrêté de l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime au vu des informations et documents accompagnant
la demande d’accès conformément aux dispositions de l’article 7 de la loi n°15-12 précitée.
L'autorisation d'accès est délivrée au demandeur sans préjudice de toute autre autorisation requise
conformément à la législation ou à la réglementation en vigueur.
Article 3 : le modèle de la demande d’autorisation d’accès et le modèle de l’autorisation d’accès ainsi
que les modalités de présentation de la demande d’autorisation sont fixés par arrêté de l'autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Chapitre II : Règles et modalités d’inspection des navires de pêche étrangers
294
Article 4 : L’inspection des navires de pêche étrangers prévue à l’article 10 de la loi n°15-12 précitée
est effectuée par les agents mentionnés à l’article 12 de ladite loi. Les règles suivantes peuvent être
appliquées :
1) vérifier que les marques d’identification du navire de pêche et de ses engins de pêche
correspondent à celles mentionnées dans ses documents de bord et, le cas échéant, sur les
autorisations ou tout autre document en tenant lieu dont ledit navire dispose ;
2) s’assurer, y compris en prenant contact avec l’Etat du pavillon ou en consultant les fichiers
internationaux des navires de pêche, que les documents d’identification du navire et les informations
relatives à son propriétaire et ou à son armateur sont exactes et complètes ;
3) s’assurer que la ou les autorisations de pêche ou d’activités liées à la pêche ou autre document en
tenant lieu dont le navire bénéficie ont été délivrées par les autorités habilitées à cet effet par l'Etat
ou par l'Organisation régionale de gestion des pêches (ORGP) concernée et qu’elles sont exactes et
complètes;
4) examiner et vérifier que les engins de pêche et les dispositifs connexes présents à bord du navire,
y compris ceux entreposés à l’abri, sont conformes aux mentions figurant dans les documents
détenus, notamment leur maillage, la nature des fils utilisés, les dispositifs ou pièces annexes, les
dimensions et la configuration des filets, des casiers, des dragues, des hameçons (taille et nombre) et
autres engins similaires ;
5) vérifier s’il existe des indications manifestes de soupçonner que le navire s’est livré à une pêche
illicite, non déclarée et non réglementée (INN) ou à des activités liées à la pêche en soutien de la
pêche INN.
6) examiner tous les documents et registres en lien avec les activités du navire se trouvant à bord, y
compris sous format électronique, notamment le journal de pêche ou tout document en tenant lieu,
les plans et descriptions des cales, les plans d’arrimage et les documents de l’équipage ;
7) vérifier la quantité et la composition des produits de la pêche détenus à bord du navire inspecté ;
8) examiner, préalablement à l’inspection, les données du système de positionnement et de
localisation (VMS) du navire à inspecter.
Article 5 : Le rapport d’inspection prévu à l’article 13 de la loi précitée n°15-12 est établi dans les
formes et selon les modalités fixées par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime.
Chapitre III : Documents attestant de la légalité des captures à l’importation et à l’exportation des
produits halieutiques
Article 6 : Le certificat prévu à l’article 16 de la loi n°15-12 précitée, dûment validé par l’autorité de
l'Etat du pavillon du navire concerné doit être adressé, conformément aux dispositions de l’article 20
de ladite loi, par l’importateur, au service compétent du département de la pêche maritime, par tout
moyen faisant preuve de la réception y compris par voie électronique, avant l'arrivée des produits
halieutiques concernés au poste frontalier dans les délais fixés par arrêté de l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime en tenant compte notamment de la nature du
produit halieutique importé et/ou du moyen de transport utilisé.
Lorsque les produits halieutiques sont importés à partir d’un Etat autre que l’Etat du pavillon,
l’importateur sus-indiqué doit accompagner le certificat des pièces et documents prévus à l’article 21
de la loi n°15-12 précitée.
Les modalités de transmission du certificat, de ses copies éventuelles ainsi que le cas échéant des
pièces et documents sus indiqués sont fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime.
295
Article 7 : Sitôt réception du certificat précité, le service susmentionné s’assure, sur la base de la
notification, de l’Etat du pavillon visé à l’article 18 de la loi n°15-12 précitée de la véracité des
indications y mentionnées et de sa validité
Article 8 : Le registre visé à l’article 19 de la loi n°15-12 précitée est tenu par le service compétent du
département de la pêche maritime selon les modalités fixées par arrête de l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 9 : La notification du refus de l’importation des produits halieutiques prévu à l’article 22 de la
loi n°15-12 précitée est adressée par l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la
personne déléguée par elle à cet effet à l’Etat du pavillon et le cas échéant à l’Etat tiers par lequel
lesdits produits ont transité y compris pour procéder à leur traitement, leu transformation ou leur
valorisation, selon les modalités fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargé de la pêche
maritime.
Article 10 : L’administration compétente visée au premier alinéa de l’article 23 de la loi précitée
n°15-12 est le département de la pêche maritime pour procéder à la vérification des mentions
figurant sur le certificat attestant que les produits halieutiques réexportés ne sont pas issus d’une
pêche illicite, non déclarée et non réglementée et pour valider, le cas échéant, à la demande de
l’exportateur, tout document relatif à la réexportation concernée exigée par le destinataire.
Pour les besoins de la validation de la déclaration prévue au deuxième alinéa de l’article 23 de la loi
n°15-12 précitée, le service compétent du département de la pêche maritime peut procéder, selon
les modalités fixées par arrête de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime, à toute
vérification utile y compris, le cas échéant, par des contrôles physiques des produits halieutiques
concernés.
Cette déclaration, effectuée par l’établissement concerné, selon le modèle fixé par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime, peut être effectuée par voie électronique
conformément à la législation et à la réglementation en vigueur applicables en la matière.
Article 11: Le certificat visé à l’article 24 de la loi précitée n°15-12 attestant de la légalité des
captures réalisées par les navires de pêche battant pavillon marocain est appelé ''certificat des
captures''.
Le certificat des captures peut être établi pour un ou plusieurs navires et doit contenir les
informations suivantes :
- les éléments permettant l'identification du navire, de son ou de ses propriétaires, son
capitaine, ou son patron, de l’exportateur et de la personne ayant validée ledit certificat ;
- les éléments relatifs aux espèces exportées (nom, code SH, quantité) ;
- les éléments relatifs au transbordement, s’il y a lieu
- toute autre mention utile.
Le certificat doit être validé par les personnes des services compétents du département de la pêche
maritime désignées à cet effet.
Article 12 : Le certificat des captures est délivré, à la demande de l’exportateur, dans un délai ne
dépassant pas cinq (5) jours ouvrables à compter de la date de réception de ladite demande.
Tout refus de délivrance de certificat des captures doit être notifié à l’intéressé par tout moyen
faisant preuve de la réception y compris par voie électronique avec l’indication du motif du refus.
Article 13 : Les modalités de demande de certificats des captures et de délivrance desdits certificats
sont fixées par arrêté de l'autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
296
Chapitre IV : Dispositions diverses
Article 14 : Conformément à l’article 12 de la loi précitée n°15-12, l’autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime fixe la liste des agents habilités à effectuer les inspections visées à
l’article 10 de ladite loi. Ces agents prêtent serment conformément à la législation en vigueur en la
matière.
Article 15 : « Le registre des navires de pêche INN » prévu à l’article 27 de la loi précitée n°15-12 est
tenu par le département de la pêche maritime. Le modèle de ce registre est fixé par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 16 : Pour l'application de l’article 28 de la loi précitée n°15-12, on entend par administration
et autorité administrative compétentes, l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 17 : Le modèle du procès-verbal d’infraction visé à l’article 32 de la loi précitée n°15-12 est
fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 18 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts, est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
297
Décret n°2-18-103 du 19 joumada II 1440 (25 février 2019) déterminant les règles générales
auxquelles doivent satisfaire les navires de pêche maritime en ce qui concerne le sauvetage
Le Chef du Gouvernement,
Vu l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime,
tel que modifié et complété, notamment son article 33 ter ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et l’organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime - Département de la pêche maritime - ;
Après avis de l'Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes ;
Après délibération en conseil du Gouvernement, réuni le 17 joumada I 1440 (24 janvier 2019),
Décrète :
Chapitre premier : Dispositions générales
Article premier : En application des dispositions des 4) et 5) de l’article 33 ter de l’annexe I du dahir
du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) susvisé, le présent décret détermine les règles générales
auxquelles doivent satisfaire les navires de pêche maritime en ce qui concerne le sauvetage.
Article 2 : Au sens du présent décret, on entend par :
1) Navire de pêche ponté : tout navire de pêche possédant un pont fixe étanche à l’eau et
couvrant la totalité de la coque au-dessus de la ligne de charge la plus élevée ;
2) Navire semi ponté : tout navire de pêche dont le pont ne couvre que partiellement la coque
au-dessus de la ligne de charge la plus élevée ;
3) Navire de pêche non ponté : tout navire de pêche autre que ceux visés aux 1) et 2) ci-dessus ;
4) Longueur de référence (Lr) : la longueur égale à 96% de la longueur totale à la flottaison
située à une distance de la ligne de quille égale à 85% du creux minimal sur quille ou à la
distance entre la face avant de l'étrave et l'axe de la mèche du gouvernail à cette flottaison,
si cette valeur est supérieure. Dans le cas des navires de pêche conçus pour naviguer avec
une quille inclinée, la flottaison à laquelle la longueur est mesurée doit être parallèle à la
flottaison en charge prévue ;
5) Zone maritime A1 : la zone maritime couverte par au moins une station radiotéléphonique
côtière travaillant sur ondes métriques et dans laquelle la fonction d’alerte « appel sélectif
numérique » (ASN) est disponible en permanence. Cette zone s’étend jusqu’à 30 milles au
large des côtes marocaines ;
6) Zone maritime A2 : la zone maritime couverte par, au moins, une station côtière
radiotéléphonique travaillant sur ondes hectométriques et dans laquelle la fonction d’alerte
ASN est disponible en permanence. Cette zone s’étend jusqu’à 150 milles au large des côtes
marocaines ;
7) Zone maritime A3 : la zone maritime couverte par, un satellite géostationnaire de
télécommunication maritime et dans laquelle la fonction d’alerte est disponible en
permanence quelle que soit la distance des côtes marocaines.
Article 3 : Les moyens de sauvetage et les moyens de radiocommunication dont les navires de pêche
doivent être équipés pour satisfaire aux règles générales visées à l’article 33 ter de de l’annexe I du
dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité, compte tenu de la catégorie à laquelle ils
298
appartiennent, de leur tonnage, de leur longueur, de leur zone d’activité en mer et de la composition
de leur équipage, sont les suivants :
- des radeaux de sauvetage gonflable et/ou des engins de sauvetage rigides et/ou des bouées
de sauvetage et/ou des gilets ou des brassières de sauvetage ;
- un système de radiobalise de localisation des sinistres et/ou tout autre moyen de
radiocommunication ;
- d’autres moyens, le cas échéant, tels que : batteries de secours, compas magnétique,
moyens de signalisation sonore, dispositif lumineux, réflecteur radar, signaux pyrotechniques
de détresse.
Chapitre II : Règles générales applicables aux navires de pêche pontés
Article 4 : Les navires de pêche pontés d’une longueur (Lr) supérieure à 24 mètres doivent être
pourvus des moyens de sauvetage suivants :
1) Un ou plusieurs radeaux de sauvetage gonflables d’une capacité totale suffisante pour recevoir
toutes les personnes présentes à bord ;
2) Six bouées de sauvetage, en outre, les exigences suivantes doivent être respectées :
- une bouée, au moins, doit être munie d’une ligne de sauvetage flottante d’une longueur
minimale de 30 mètres ;
- une des bouées, au moins, doit être munie d’un appareil lumineux si le navire pratique une
navigation de nuit ;
- une bouée doit être placée, sur chaque bord du navire de pêche, à l’extérieur, sur un support
adapté.
Dans tous les cas, les bouées ne doivent pas être fixées de manière permanente et doivent être
directement accessibles pour une mise à l’eau rapide. Un support adapté doit être installé pour
recevoir un appareil lumineux, le cas échéant ;
3) un gilet ou une brassière de sauvetage, au moins, pour chaque personne embarquée. En outre,
chaque gilet ou brassière de sauvetage doit être muni d’un moyen lumineux individuel d’une
autonomie minimale de 6 heures. Les gilets ou brassières doivent être rangés à bord, dans un endroit
facilement accessible et doivent être maintenus en bon état et toujours opérationnels ;
4) une ou plusieurs batteries d’une autonomie suffisante destinés à alimenter les appareils de
navigation et de radiocommunication notamment en cas de défaillance des sources d’énergie
électrique principales ;
5) un compas magnétique installé à la passerelle du navire, éloigné des masses métalliques, des
circuits électriques et des appareils radioélectriques et de leurs haut-parleurs. Sur les navires à coque
métallique, un soin particulier doit être apporté au choix de l’emplacement du compas afin d’éviter
les effets perturbateurs des masses métalliques avoisinantes ;
6) un moyen de signalisation sonore fixe fonctionnant à partir d’une source d’énergie électrique ou
pneumatique et un autre moyen de signalisation sonore de secours. Aucun obstacle ne doit gêner la
propagation du son vers l’avant ;
7) un réflecteur radar installé à poste fixe dans un endroit surélevé, dans le cas des navires ayant une
coque non métallique ;
8) un dispositif lumineux de détresse ;
9) un dispositif lumineux fixe adapté à la recherche de nuit d’une personne à la mer ;
299
10) un éclairage suffisant pour permettant la mise à l’eau des moyens de sauvetage. Cet éclairage
doit pouvoir fonctionner sur batteries en cas d’arrêt de la génératrice ;
11) quatre fusées–parachutes ;
12) six feux à main ;
13) deux signaux fumigènes flottants.
Article 5 : Les navires de pêche pontés d’une longueur (Lr) inférieure ou égale à 24 mètres doivent
être pourvus des moyens de sauvetage suivants :
1) un ou plusieurs radeaux de sauvetage rigides d’une capacité totale suffisante pour recevoir toutes
les personnes présentes à bord. Ces radeaux peuvent être remplacés par un radeau de sauvetage
gonflable de même capacité que la capacité totale ;
2) deux bouées de sauvetage au moins dont l’une. Une de ces bouées doit être munie d’une ligne de
sauvetage flottante d’une longueur minimale de 30 mètres. En outre, si le navire pratique une
navigation de nuit, une de ces deux bouées doit être munie d’un appareil lumineux.
Sur chaque bord du navire de pêche, une bouée doit être placée à l’extérieur, sur un support adapté.
Ces bouées ne doivent pas être fixées de manière permanente et doivent être directement
accessibles pour une mise à l’eau rapide. Un support adapté doit être installé pour recevoir l’appareil
lumineux, le cas échéant.
3) un gilet ou une brassière de sauvetage, au moins, pour chaque personne embarquée. En outre,
chaque gilet ou brassière de sauvetage doit être muni d’un moyen lumineux individuel d’une
autonomie minimale de 6 heures. Les gilets ou brassières doivent être rangés à bord dans un endroit
facilement accessible et doivent être maintenus en bon état et toujours opérationnels ;
4) une ou plusieurs batteries d’une autonomie suffisante, destinés à alimenter les appareils de
navigation et de radiocommunication notamment en cas de défaillance des sources d’énergie
électrique principales ;
5) un compas magnétique installé à la passerelle du navire, éloigné des masses métalliques, des
circuits électriques et des appareils radioélectriques et de leurs haut-parleurs. Sur les navires à coque
métallique, un soin particulier doit être apporté au choix de l’emplacement du compas afin d’éviter
les effets perturbateurs des masses métalliques avoisinantes ;
6) un moyen de signalisation sonore fixe, fonctionnant à partir d’une source d’énergie électrique ou
pneumatique et d’un autre moyen de signalisation sonore de secours. Aucun obstacle ne doit gêner
la propagation du son vers l’avant ;
7) un réflecteur radar installé à poste fixe dans un endroit surélevé, dans le cas des navires ayant une
coque non métallique ;
8) un dispositif lumineux de détresse ;
9) un dispositif lumineux fixe adapté à la recherche de nuit d’une personne à la mer ;
10) un éclairage suffisant pour permettant la mise à l’eau des moyens de sauvetage. Cet éclairage
doit pouvoir fonctionner sur batteries en cas d’arrêt de la génératrice.
Article 6 : Tout navire de pêche ponté, quelle que soit sa longueur doit être pourvu d’une radiobalise
de localisation des sinistres par satellite, en état de marche, et qui doit :
- pouvoir émettre une alerte de détresse sur la bande de fréquences 406-406,1 Mhz ;
- être installée dans un endroit facile d’accès et protégée des intempéries ;
- pouvoir être facilement dégagée à la main ;
300
- pouvoir se dégager librement si le navire coule et se déclencher automatiquement quand elle
flotte ;
- pouvoir être déclenchée manuellement.
Aucun navire de pêche ponté, ne peut prendre la mer si la radiobalise de localisation des sinistres
n’existe pas à bord ou si elle est inopérante.
Article 7 : Tout navire de pêche ponté opérant à l’intérieur de la zone maritime A1 doit, outre la
radiobalise prévue à l’article 6 ci-dessus, être équipé :
1) d’une installation radioélectrique à ondes métriques permettant d’émettre et de recevoir sur les
fréquences suivantes :
a) par ASN sur la fréquence 156,525 Mhz (voie 70). Les alertes de détresse doivent pouvoir être
déclenchées sur la voie 70 à partir du poste de conduite du navire ;
b) en radiotéléphonie au moins sur les fréquences 156,300 Mhz (voie 6), 156,600 Mhz (voie 12),
156,650 Mhz (voie 13) et 156,800 Mhz (voie 16) ;
2) d’une installation radioélectrique en ondes métriques ASN permettant de maintenir une veille
permanente sur la voie 70, qui peut être distincte de celle prescrite au a) ci-dessus ou qui peut y être
incorporée.
Article 8 : Lorsque le navire de pêche ponté effectue une navigation maritime, au-delà de la zone
maritime A1 et à l’intérieur de la zone maritime A2, il doit disposer, outre des équipements prévues à
l’article 7 ci-dessus, des équipements suivants :
1) une installation radioélectrique à ondes hectométriques permettant, d’émettre et de recevoir sur
les fréquences :
2187,5 kHz par ASN, et,
2182 kHz en radiotéléphonie ;
2) une installation radioélectrique à ondes hectométriques ASN permettant de maintenir une veille
permanente sur la fréquence 2187,5 kHz et qui peut être distincte du matériel prescrit au a) ci-dessus
ou qui peut y être incorporée.
Article 9 : Lorsque le navire de pêche ponté effectue une navigation maritime, au-delà de la zone
maritime A2 et à l’intérieur de la zone maritime A3, il doit disposer, outre des équipements prévues
aux articles 7 et 8 ci-dessus, des équipements suivants :
1) une installation radio de moyenne fréquence (MF)/ haute fréquence (HF) pouvant émettre et
recevoir sur toutes les fréquences de détresse et de sécurité dans les bandes comprises entre 1 605
kHz et 4 000 kHz et entre 4 000 kHz et 27 500 kHz en utilisant l’ASN et la radiotéléphonie ;
2) un équipement pouvant maintenir, en permanence, la veille ASN sur les fréquences 2187,5 kHz et
8414,5 kHz et sur au moins l'une des fréquences ASN de détresse et de sécurité 4207,5 kHz, 6312
kHz, 12577 kHz ou 16804,5 kHz et qui doit permettre de sélectionner l'une de ces fréquences de
détresse et de sécurité ASN. Cet équipement peut être séparé ou combiné avec l'équipement requis
mentionné ci-dessus ;
3) une station terrienne de navire utilisant le service géostationnaire par satellite.
Chapitre III : Règles générales applicables aux navires de pêche non pontés
Article 10 : Les navires de pêche non pontés doivent disposer de moyens de sauvetage et de moyens
de communication permettant la transmission des messages de détresse.
301
Les spécifications techniques et les modalités d’utilisation de ces moyens sont fixées par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 11 : Tout navire de pêche non pontés doit être équipés des moyens de sauvetage suivants :
1) une bouée de sauvetage, au moins, munie d’une ligne de sauvetage flottante d’une longueur
minimale de 30 mètres. Si le navire pratique une navigation de nuit, cette bouée doit être munie
d’un appareil lumineux ;
2) un gilet ou une brassière de sauvetage, au moins, pour chaque personne embarquée équipé d’un
moyen lumineux individuel d’une autonomie minimale de 6 heures. Les gilets ou les brassières de
sauvetage doivent être portés, en permanence, par les personnes embarquées durant la navigation
et les opérations de pêche ;
3) une batterie d’une autonomie suffisante destiné à alimenter les appareils de navigation ;
4) un compas magnétique qui peut être remplacé par un dispositif de passionnément par satellite
GPS étanche avec une fonction compas ;
5) un moyen de signalisation sonore fixe ou mobile ;
6) une lampe torche étanche embarquée ;
7) un réflecteur radar installé à poste fixe dans un endroit surélevé, dans le cas des navires ayant une
coque non métallique.
Chapitre IV : Dispositions diverses
Article 12 : L’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime fixe, par arrêté, en tenant
compte notamment des catégories des navires de pêche, de leur longueur et de leur puissance
motrice ainsi que, si nécessaire, de leur zone d’activité en mer :
1) les emplacements et les modalités de pose et d’entretien :
- des radeaux, bouées, gilets, brassières de sauvetage et des signaux pyrotechniques de détresse ;
- des moyens de radiocommunication prévus aux articles 7 , 8 et 9 ci-dessus, après avis de l’ANRT ;
- des moyens de signalisation sonores ;
- des dispositifs lumineux.
2) les dispositifs relatifs à :
- l’installation, l’autonomie et l’entretien des batteries ;
- l’emplacement, l’entretien et les caractéristiques techniques des moyens de signalisation sonore,
des dispositifs lumineux et des réflecteurs radar ;
- la formation des marins dans le domaine de sauvetage, notamment l’utilisation du matériel et la
réalisation des actions qui leur sont assignées.
Article 13 : Les moyens de radiocommunication prévus aux articles 7, 8 et 9 du présent décret
doivent être exploités par une personne disposant du certificat SMDSM (système mondial de
détresse et de sécurité en mer) délivré par l’ANRT.
Article 14 : Toutes les installations radioélectriques installées à bord des navires de pêche doivent
être autorisées par l’ANRT conformément aux dispositions de la loi n°24-96 relative à la poste et aux
télécommunications.
Les exploitants des stations radioélectriques prévus par le présent décret doivent être titulaires de la
licence de station délivrée par l’ANRT conformément aux dispositions de la loi n°24-96 précité.
302
Article 15 : Les radeaux de sauvetage gonflables, les engins de sauvetage rigides, les gilets et les
brassières de sauvetage ainsi que les bouées de sauvetage doivent :
- être d’un type homologué par la commission centrale de sécurité maritime et de prévention
de la pollution prévue à l’article 35 bis de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars
1919) précité ;
- disposer de bande ou de parties constituées de matériau rétro-réfléchissant ; et
- porter en caractères visibles, lisibles et indélébiles, le nom et le numéro d’immatriculation du
navire auquel ils se rattachent.
Article 16 : Les règles générales auxquelles doivent satisfaire les navires de pêche maritime semi-
pontés en ce qui concerne le sauvetage sont fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée
de la pêche maritime, après avis de l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur et de l’Agence
nationale de réglementation des télécommunication (ANRT).
Article 17 : L’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime peut, par arrêté, modifier ou
compléter, après avis de l’ANRT, la liste des équipements ou moyens de sauvetage et des moyens de
communication prévus au présent décret et fixer leurs caractéristiques et leurs modalités
d’utilisation pour renforcer les mesures de sécurité à bord des navires de pêche maritime.
Article 18 : Tout navire de pêche qui navigue dans l’une des zones maritimes telles que définies à
l’article 2 ci-dessus sans être muni des moyens de sauvetage et des moyens de communication
correspondant à sa catégorie ou dont les moyens de sauvetage ou les moyens de communication ne
sont pas opérationnels, est considéré en infraction aux dispositions de l’article 33 ter de l’annexe I du
dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité. Les sanctions prévues à l’article 37 quinquiès de
la même annexe sont applicables.
Article 19 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts et le ministre de l’industrie, de l’investissement, du commerce et de l’économie numérique
sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au
Bulletin officiel.
303
Décret n°2-18-722 du 1er safar 1441 (30 septembre 2019) relatif aux plans d’aménagement et de
gestion des pêcheries
Le chef du gouvernement,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, tel qu’il a été modifié et complété et notamment son article 5-2 ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes ;
Après examen par le conseil du gouvernement, réuni le 12 moharrem 1441 (12 septembre 2019)
Décrète
Article premier : Pour l’établissement des plans d’aménagement et de gestion des pêcheries prévus
à l’article 5-2 du dahir portant loi susvisé n°1-73-255, les eaux maritimes marocaines sont divisées en
unités d’aménagement et de gestion des pêcheries ci-après appelées « unité d’aménagement »,
délimitées géographiquement dans lesquelles s’exercent la pêche, la capture ou le ramassage d’une
ou de plusieurs espèces halieutiques.
Article 2 : Au sens du présent décret, on entend par :
1) Pêcherie : Activité mettant en œuvre, dans une unité d’aménagement déterminée, des
moyens spécifiques de pêche, de capture ou de ramassage d’une ou de plusieurs espèces
halieutiques ;
2) Unité marine protégée : Unité d’aménagement d’intérêt écologique nécessitant des mesures
spécifiques de gestion pour assurer la protection, la conservation et l’utilisation durable
d’espèces halieutiques qu’elle abrite ;
3) Approche de précaution: Ensemble de mesures prudentielles de conservation et de gestion
prises pour l’exploitation de nouvelles pêcheries, de pêcheries exploratoires ou
expérimentales ou des pêcheries réglementées, visant à limiter ou à réduire les risques
pesant sur les stocks halieutiques en raison notamment du manque ou de l’insuffisance des
informations scientifiques disponibles ou en raison d’incertitudes concernant les
caractéristiques de ces stocks ;
4) Stock halieutique : Ensemble d’individus appartenant à une ou plusieurs espèces halieutiques
déterminées, présents au sein d’une ou de plusieurs unités d’aménagement ;
5) Objectif de gestion : Tout objectif permettant d’évaluer l’état d’un stock halieutique par
rapport à des limites biologiques souhaitées ou acceptables ou qu’il convient d’éviter ;
6) Total admissible des captures (TAC) : Un volume global de captures admis pour une ou
plusieurs espèces déterminées dans une unité d’aménagement pendant une période
donnée ;
7) Quota de captures : Un volume de captures admis pour une ou plusieurs espèces
halieutiques dans une pêcherie pendant une période déterminée. Les quotas sont exprimés
en poids et/ou en nombre. Un quota est dit « quota individuel » lorsqu’il est fixé par
bénéficiaire d’un droit de pêche ;
8) Marée : Le temps compris entre le départ du navire pour la pêche et son retour au lieu de
débarquement ;
9) Droit de pêche : Le droit d’accès aux ressources halieutiques attribué, par l’Etat, pour une
durée déterminée, pour la pêche, la capture ou le ramassage d’une ou de plusieurs espèces
halieutiques dans une pêcherie.
304
Article 3 : Conformément aux dispositions de l’article 5-2 du dahir portant loi précitée n°1-73-255, les
plans d’aménagement et de gestion des pêcheries sont fondés, sur les informations et les données
scientifiques disponibles.
Les plans d’aménagement et de gestion des pêcheries ont pour objectifs de préserver la biodiversité
et les écosystèmes marins, d’exploiter de manière durable et rationnelle les stocks halieutiques et de
gérer les pêcheries concernées en tenant compte de la disponibilité des ressources halieutiques, des
facteurs socio-économiques, des droits de pêche attribués et de l’approche de précaution.
Ils tiennent compte également de l’approche écosystémique de pêche, du développement durable et
des problématiques liées aux changements climatiques.
Article 4 : Chaque plan d’aménagement et de gestion des pêcheries délimite une ou plusieurs unités
d’aménagement et/ou une ou plusieurs unités marines protégées, si nécessaire. Il détermine la ou
les espèces ou groupe d’espèces concernées et fixe les objectifs de gestion des pêcheries qu’il
comprend.
Il peut comporter une ou plusieurs cartes représentant les limites des unités d’aménagement et/ou
des unités marines protégées qu’il comprend ainsi que leurs principales caractéristiques.
Article 5 : Tout plan d’aménagement et de gestion des pêcheries prévoit une ou plusieurs mesures
d’aménagement, de gestion et de conservation suivantes :
1. le total admissible des captures (TAC) et si nécessaire, les quotas de captures et les modalités de
leur répartition éventuelle et/ou de leurs transferts entre les différentes activités de pêche et/ou
les bénéficiaires des droits de pêche ;
2. les types de navires de pêche autorisés ou interdits selon le cas, et si nécessaire, leur nombre
et/ou leurs caractéristiques techniques ;
3. les engins et/ou les instruments de pêche dont l’utilisation est autorisée ou interdite selon le cas,
leurs caractéristiques et leurs modes d’utilisation ;
4. Les équipements et/ou les méthodes de conservation, de manipulation ou de transformation à
bord ;
5. la ou les périodes durant lesquelles la pêche est interdite selon les espèces ;
6. la ou les zones de pêche autorisées ou interdites selon le cas,
7. la liste et le seuil de tolérance des espèces accessoires, le cas échéant ;
8. les mesures particulières applicables à la pêche, à la capture ou au ramassage des espèces
halieutiques à pied, à la nage ou en plongée à des fins commerciales ou de loisir ;
9. la durée de la marée et/ou le nombre de marée durant une période déterminée ;
10. le ou les port (s) ou lieux de débarquement obligatoires ;
11. l’obligation d’embarquer à bord des navires de pêche, un ou plusieurs observateurs prévus à
l’article 7 du décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et
l’organisation du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime - département de la pêche
maritime et/ou des chercheurs de l’Institut National de Recherche Halieutique (INRH) ;
12. les mesures particulières de protection et de conservation applicables aux espaces concernées,
dans le cas où le plan comprend une ou plusieurs unités marines protégées ;
13. les dispositions particulières applicables dans le cas où une ou plusieurs unités d’aménagement
se trouvent dans une zone gérée par une organisation régionale de gestion des pêches (ORGP) à
laquelle le Maroc est Partie ou dans une zone soumise aux dispositions d’un accord de
305
coopération en matière de pêche conclu dans le cadre de l’article 13 de la loi n°1-81 instituant
une zone économique exclusive de deux cent milles marins au large des côtes marocaines
promulguée par le dahir n°1-81-179 du 3 joumada II 1401 (8 avril 1981) ;
14. les mesures applicables en vertu des dispositions des conventions internationales ou Accords
relatifs à la protection et à la conservation des espèces auxquelles le Maroc est Partie.
Article 6 : Tout plan d’aménagement et de gestion des pêcheries peut prévoir, dans une ou plusieurs
unités d’aménagement :
- un ou plusieurs espaces maritimes réservés pour la création et l’exploitation
d’établissements de pêche maritime ;
- un ou plusieurs espaces maritimes dans lesquels la création et l’exploitation d’établissements
de pêche maritime sont exclus.
Article 7 : Les mentions relatives aux mesures d’aménagement, de gestion et de conservation
prévues à l’article 5 ci-dessus peuvent être portées sur les licences de pêche délivrées et/ou les
conventions de création et d’exploitation des établissements de pêche et les autorisations y relatives.
Article 8 : Lorsque le plan d’aménagement et de gestion des pêcheries prévoit des quotas individuels
de captures, les quotas attribués et non utilisés au cours de leur période de validité, ne peuvent être
reportés sur la ou les périodes suivantes.
Article 9 : Tout bénéficiaire d’un quota individuel de captures peut, lorsque le plan d’aménagement
et de gestion des pêcheries le prévoit, être autorisé, par l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime ou la personne déléguée par elle à cet effet, à transférer, à un autre bénéficiaire,
tout ou partie dudit quota selon les modalités prévues par ledit plan.
Article 10 : Lorsque le plan d’aménagement et de gestion des pêcheries prévoit l’embarquement de
chercheurs de l’INRH à bord des navires de pêche, les modalités de cet embarquement doivent
s’effectuer dans le cadre de programmes d’embarquement de chercheurs à bord des navires de
pêche et de collecte des données et d’échantillonnage approuvés par l’autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime ou la personne déléguée par elle à cet effet.
Article 11 : Pour l’établissement des plans d’aménagement et de gestion des pêcheries, l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche peut créer un comité chargé d’approuver les projets de plans
élaborés conformément aux dispositions du présent décret.
Les projets de plans font l’objet d’une consultation des chambres des pêches maritimes
conformément à la législation en vigueur.
Article 12 : Les plans d’aménagement et de gestion des pêcheries sont établis pour une durée qui ne
peut être inférieure à une année.
Durant leur période de validité, ils peuvent être révisés selon les mêmes modalités que celles de leur
élaboration, en cas de changements importants des paramètres ayant permis leur établissement.
Toutefois, l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime peut, dans l’attente de la
révision dudit plan, fixer, par décision, de nouvelles mesures relatives au total admissible de capture
(TAC) ou à la fermeture d’un espace ou d’une zone de pêche ou à la création d’une unité marine
protégée lorsque les dites mesures sont nécessaires en raison de la constatation de changements
importants dans la disponibilité des ressources halieutiques ou en cas de pollution ou d’insalubrité
des eaux maritimes couvertes par un plan d’aménagement et de gestion des pêcheries pour
permettre la protection des ressources halieutiques. La décision prise a une durée de validité qui ne
peut excéder trois mois. Les mesures prises doivent être portées à la connaissance du public par tous
moyens, y compris audiovisuels ou les nouvelles technologies d’information et de communication, et
306
doivent être affichées, au niveau local dans les délégations des pêches maritimes ainsi que sur les
lieux de pêche notamment dans le cas des pêcheries littorales.
A l’issu du délai sus-indiqué les mesures prévues par ladite décision deviennent caduques si elles ne
font pas l’objet d’une révision du plan publiée conformément aux dispositions de l’article 13 ci-
dessous.
Dans le cas où des quotas individuels de captures ont été attribués pour la pêche, la capture ou le
ramassage des espèces concernées par la décision susmentionnée, le département de la pêche
maritime doit en informer, par tout moyen faisant preuve de la réception, les bénéficiaires desdits
quotas.
Article 13 : Les plans d’aménagement et de gestion des pêcheries et leurs révisions sont publiés au
« Bulletin Officiel » par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime. Ils
entrent en vigueur, sauf disposition contraire, à compter de la date de cette publication.
Article 14 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts, est chargé de l'exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
307
Décret n°2-62-234 du 6 rejeb 1382 (4 décembre 1962) relatif aux conditions d’octroi ou de maintien
de la nationalité marocaine à certains navires de pêche
Abrogé par le décret n°2-20-147 du 2 chaabane 1441 (27 mars 2020) pris pour l’application de la loi
n°59-14 relative à l’acquisition, la mise en chantier et la refonte des navires de pêche, article 26.
___________________________
Décret n°2-20-147 du 2 chaabane 1441 (27 mars 2020) pris pour l’application de la loi n°59-14
relative à l’acquisition, la mise en chantier et la refonte des navires de pêche
Le Chef du Gouvernement,
Vu la loi n°59-14 relative à l’acquisition, la mise en chantier et la refonte des navires de pêche
promulguée par le dahir n°1-16-54 du 19 rejeb 1437 (27 avril 2016) telle que modifiée et complétée ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime - Département de la pêche maritime ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes ;
Après délibération en conseil du gouvernement réuni le 17 rejeb 1441 (12 mars 2020),
Décrète
Chapitre Premier : Dispositions Générales
Article Premier : En application des dispositions de la loi n°59-14 relative à l'acquisition, la mise en
chantier et la refonte des navires de pêche, le présent décret fixe les modalités relatives à :
a) La délivrance des autorisations préalables :
- de construction au Maroc ou à l’étranger ou d’achat à l'étranger des navires destinés à exercer
la pêche commerciale sous pavillon marocain ;
- de remplacement et de refonte des navires de pêche immatriculés sous pavillon marocain ;
- de vente partielle ou totale des navires de pêche immatriculés sous pavillon marocain ou en
cours de construction ;
b) La déclaration de construction d’un navire de pêche destiné à l’exportation ;
c) La déclaration de mise en chantier ou de refonte d’un navire de pêche.
Article 2 : Au sens du présent décret on entend par :
- Chantier naval : le lieu où sont exécutés les travaux de construction, de refonte et/ou de
réparation et/ou d’entretien des navires ;
- Propriétaire ou gestionnaire d’un chantier naval : la personne physique ou morale qui assure
l'administration ou la gestion d'un chantier naval ;
- Navire en cours de construction : le navire dont les travaux de construction ont été entamés
dans un chantier naval.
Article 3 : Pour l’application des dispositions de la loi précitée n°59-14, les travaux de construction du
navire sont considérés comme entamés, lorsque, selon le matériau utilisé pour la construction, la
coque ou la quille et les membrures du navire sont posés, sur la base du procès-verbal établi,
conformément aux dispositions de l’article 8 de la loi précitée n°59-14, par le délégué des pêches
maritimes concerné ou la personne désignée par lui à cet effet, suite à une visite sur place.
Chapitre II : Dispositions relatives aux autorisations préalables de construction, d’achat à
l’étranger, de remplacement ou de refonte des navires de pêche
308
Article 4 : Les autorisations préalables prévues aux a) et b) de l'article premier de la loi précitée n°59-
14 sont délivrées par l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la personne
déléguée par elle à cet effet.
Les autorisations préalables susmentionnées sont délivrées conformément aux dispositions de
l’article 3 de la loi précitée n°59-14 selon les critères techniques fixés par arrêté de l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime, applicables à la catégorie dans laquelle le navire de
pêche est classé et portant notamment sur ses jauges, sa puissance motrice et le type de pêche
pratiquée.
Article 5 : Les demandes des autorisations préalables visées à l’article 4 ci-dessus, sont établies selon
le modèle disponible sur le site WEB du département de la pêche maritime ou fourni à cet effet, au
demandeur, par les services concernés du département de la pêche maritime.
Chaque demande doit être déposée par le propriétaire ou futur propriétaire du navire de pêche ou
son mandataire, contre récépissé, auprès de la délégation des pêches maritimes du port d'attache ou
du futur port d’immatriculation du navire, choisi par le demandeur dans le cas d'un achat à l'étranger
ou d'une construction ou de l’acquisition d'un nouveau navire de pêche.
La demande doit être accompagnée d’un dossier constitué d'une partie administrative et d'une
partie technique qui doit contenir tous les documents permettant au service chargé d'instruire ladite
demande de :
- s'assurer de l'identité et de la capacité du demandeur à formuler ladite demande ;
- identifier le navire, objet de la demande d'autorisation préalable ;
- connaître avec précision les caractéristiques principales du navire ou du futur navire, objet de
la demande d'autorisation préalable, la pêcherie dans laquelle il exerce ou exercera son
activité ainsi que les engins de pêche utilisés ;
- vérifier que les activités futures dudit navire seront conformes aux dispositions de l'article 3
de la loi précitée n°59-14.
Le modèle et le contenu du dossier sus-indiqués accompagnant la demande sont fixés par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Toute demande d’autorisation préalable non accompagnée du dossier susmentionné est irrecevable.
Article 6 : En application des dispositions de l’article 1-1 de la loi précitée n°59-14, les délais et les
conditions de dépôt des demandes relatives aux autorisations préalables visées à l’article 4 ci-dessus
sont fixés comme suit :
I- Pour la demande d'autorisation préalable de remplacement, par la construction ou l’acquisition,
d’un navire de pêche immatriculé sous pavillon marocain :
1) perdu en mer suite à un naufrage ou un échouement ou tout autre évènement de mer ayant causé
sa perte :
- dix-huit (18) mois, à compter de la date d’expiration de la durée de validité de la licence de
pêche de l’année au cours de laquelle a eu lieu le naufrage, l’échouement ou tout autre
évènement de mer ayant causé sa perte ;
2) exporté ou démoli :
- dix-huit (18) mois, à compter de la date d’expiration de la durée de validité de la licence de
pêche de l’année au cours de laquelle a eu lieu l’exportation ou la démolition dudit navire ;
3) immobilisé, quel qu’en soit le motif :
309
- dix-huit (18) mois, à compter de la date d’expiration de la durée de validité de la licence de
pêche de l’année au cours de laquelle a eu lieu, selon le cas, le dernier débarquement ou la
dernière vente des espèces halieutiques pêchées. Toutefois, lorsque le navire a été
immobilisé durant l’année au cours de laquelle a été effectué ce dernier débarquement ou
cette dernière vente, en raison d’un litige porté devant une juridiction compétente, ce délai
de dix-huit (18) mois court, à compter de la date de notification du jugement définitif ;
II- Pour la demande d'autorisation préalable portant sur la refonte d’un navire de pêche, celle-ci doit
être présentée au cours de l’année d’activité du navire concerné. Toutefois, lorsque le navire a été
immobilisé durant sa dernière année d’activité, quel qu’en soit le motif, le demandeur dispose d’un
délai de dix-huit (18) mois à compter de la date d’expiration de la durée de validité de la licence de
pêche de l’année au cours de laquelle a eu lieu, selon le cas, le dernier débarquement ou la dernière
vente des espèces halieutiques pêchées pour présenter la demande d’autorisation préalable. Dans le
cas où cette immobilisation est due à un litige porté devant une juridiction compétente, le délai de
dix-huit (18) mois court à compter de la date de notification du jugement définitif.
Les demandes des autorisations préalables présentées au-delà des délais fixés au présent article sont
irrecevables.
Article 7 : La conformité de la demande d’autorisation préalable et des documents constituant le
dossier qui l’accompagne est vérifiée par le service compétent du département de la pêche maritime.
S’il apparaît lors de cette vérification, que la demande ou qu’un ou plusieurs documents du dossier
sont manquants ou non conformes, le service susmentionné demande à l’intéressé, dans un délai
n’excédant pas dix (10) jours ouvrables à compter de la date de la réception de la demande
d’autorisation préalable, de produire les documents manquants ou non conformes, par tout moyen
faisant preuve de la réception, y compris par voie électronique.
Passé le délai sus-indiqué et si aucune demande de document n’a été adressée à l’intéressé, le
dossier accompagnant la demande d’autorisation préalable est considéré complet et conforme.
Dans le cas où il est demandé à l’intéressé de produire un ou plusieurs documents, celui-ci dispose
d’un délai de quinze (15) jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande qui lui a
été adressée par le service susmentionné, pour fournir lesdits documents.
Si, à l’issu de ce délai, les documents demandés n’ont pas été fournis ou restent non conformes, la
demande d’autorisation préalable devient caduque. Le service susmentionné informe le demandeur,
par tout moyen faisant preuve de la réception, de la caducité motivée de sa demande.
Le demandeur peut récupérer, contre décharge, ladite demande et le dossier l'accompagnant auprès
de la délégation des pêches maritimes concernée. Les demandes non récupérées et les dossiers les
accompagnants sont archivés conformément à la législation et la réglementation en vigueur en la
matière.
Article 8 : La décision de délivrance de l’autorisation préalable ou la décision de refus de délivrance
motivé de ladite autorisation doit être notifiée au demandeur dans un délai maximum de soixante
(60) jours ouvrables à compter de la date de production par le demandeur du dernier document qui
lui a été demandé conformément aux dispositions de l’article 7 ci-dessus.
L’autorisation préalable ou la décision de refus de délivrance de celle-ci, est retirée, contre récépissé,
auprès de la délégation des pêches maritimes où la demande a été déposée.
Article 9 : L’autorisation préalable est délivrée au nom de son bénéficiaire. Toutefois, en cas de décès
du bénéficiaire durant la période de validité de celle-ci, un document indiquant l’identité des ayants
droit reprenant les conditions figurant sur l’autorisation préalable initiale est délivré sur leur
demande, auxdits ayants droit, selon les modalités fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime.
310
Article 10 : Les autorisations préalables visées à l’article 4 ci-dessus sont établies selon le modèle
correspondant fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Chaque autorisation préalable mentionne l’identité du ou des propriétaires ou du ou des futurs
propriétaires du navire pour lequel elle est délivrée et porte toutes les mentions permettant
d’identifier ledit navire ou futur navire, selon le cas, notamment son port d’attache ou son futur port
d’immatriculation, ses caractéristiques techniques et, si nécessaire, le type de pêche pratiquée et les
engins de pêche utilisés.
Elle comporte également la date de délivrance et la mention du délai de construction ou
d’acquisition du navire, qui ne doit pas être inférieur à un an conformément aux dispositions de
l’article 4 de la loi précitée n°59-14.
Article 11 : En application des dispositions de l’article 4 de la loi précitée n°59-14, le délai maximum
de construction, d’acquisition ou de refonte du navire de pêche est fixé, comme suit :
1. deux (2) ans pour l’acquisition d’un navire quel que soit son tonnage ;
2. dix-huit (18) mois pour la construction d’un navire d’une jauge brute inférieure ou égale à
trois unités ;
3. trois (3) ans pour la construction d’un navire d’une jauge brute supérieure à trois unités ;
4. Quatorze (14) mois pour la refonte d’un navire d’une jauge brute inférieure ou égale à trois
unités ;
5. Deux (2) ans pour la refonte d’un navire d’une jauge brute supérieure à trois unités.
Chapitre III : Dispositions relatives à la délivrance des autorisations préalables de vente partielle ou
totale des navires de pêche
Article 12 : Les autorisations préalables prévues au c) de l'article premier de la loi précitée n°59-14
sont délivrées par l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la personne déléguée
par elle à cet effet.
Article 13 : La demande de l’autorisation préalable visée à l’article 12 ci-dessus, est établie selon le
modèle disponible sur le site WEB du département de la pêche maritime ou fourni à cet effet, au
demandeur, par le délégué des pêches maritimes concerné.
Elle doit être déposée par le ou les propriétaire(s) du navire de pêche ou son ou leur mandataire,
contre récépissé, auprès de la délégation des pêches maritimes :
- du port d’immatriculation, lorsqu’il s’agit d’un navire de pêche immatriculé sous pavillon
marocain ;
- du port de construction, lorsqu’il s’agit d’un navire en cours de construction.
La demande d’autorisation doit être accompagnée des documents permettant d’identifier les parties
contractantes, le navire objet de la vente partielle ou totale et de tout autre document nécessaire à
la mutation de propriété. Lorsque la demande d’autorisation préalable concerne un navire en cours
de construction, la copie du procès-verbal prévu à l’article 3 ci-dessus doit être jointe.
La liste des documents accompagnant la demande d’autorisation préalable est fixée par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 14 : La conformité de la demande d’autorisation préalable et des documents qui
l’accompagne est vérifiée par le service compétent du département de la pêche maritime.
S’il apparaît lors de cette vérification, que la demande ou qu’un ou plusieurs documents sont
manquants ou non conformes, le service susmentionné demande à l’intéressé dans un délai
311
n’excédant pas dix (10) jours ouvrables à compter de la réception de la demande d’autorisation
préalable, de produire les documents manquants ou non conformes par tout moyen faisant preuve
de la réception, y compris par voie électronique.
Passé le délai sus-indiqué et si aucune demande de document n’a été adressée à l’intéressé, les
documents accompagnant la demande d’autorisation préalable sont considérés conformes.
Dans le cas où il est demandé à l’intéressé un ou plusieurs documents, celui-ci dispose d’un délai de
quinze (15) jours ouvrables à compter de la date de réception de la demande qui lui a été adressée
par le service susmentionné, pour fournir lesdits documents.
Si, à l’issu de ce délai, les documents demandés n’ont pas été fournis ou restent non conformes, la
demande d’autorisation préalable devient caduque. Le service susmentionné informe le demandeur,
par tout moyen faisant preuve de la réception, de la caducité motivée de sa demande.
Le demandeur peut récupérer, contre décharge, ladite demande et les documents l'accompagnant
auprès de la délégation des pêches maritimes concernée.
Les demandes non récupérées et les documents les accompagnants sont archivés conformément à la
législation et la réglementation en vigueur en la matière.
Article 15 : La décision de délivrance de l’autorisation préalable ou la décision de refus de délivrance
motivé de ladite autorisation, doit être notifiée au demandeur dans un délai maximum de soixante
(60) jours ouvrables à compter de la fourniture par ce demandeur du dernier document qui lui a été
demandé conformément aux dispositions de l’article 14 ci-dessus.
L’autorisation préalable ou la décision de refus de délivrance de celle-ci, est retirée, contre récépissé,
auprès de la délégation des pêches maritimes où la demande a été déposée.
Après délivrance de l’autorisation préalable, les formalités prévues à l’article 50 de l’annexe I du
dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime doivent être
accomplies.
Article 16 : Les autorisations préalables visées à l’article 12 ci-dessus sont établies selon le modèle
correspondant fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Chaque autorisation préalable mentionne l’identité du ou des propriétaires et du ou des futurs
propriétaires du navire de pêche pour lequel elle est délivrée et porte toutes les mentions
permettant d’identifier le navire objet de la vente partielle ou totale, notamment son nom, son
numéro et son port d’immatriculation.
Article 17 : En cas de vente partielle ou totale d’un navire en cours de construction, un document
indiquant l’identité du ou des nouveaux propriétaires du navire en cours de construction et
reprenant les conditions figurant sur l’autorisation préalable initiale est délivré, au(x) vendeur(s) et à
ou aux acquéreurs sur leurs demandes.
Chapitre IV : Dispositions relatives aux déclarations de construction, de mise en chantier ou de
refonte d’un navire de pêche
Article 18 : La déclaration de construction d’un navire de pêche destiné à l’exportation prévue à
l’article 2 de la loi précitée n°59-14 doit être établie par le propriétaire ou le gestionnaire du chantier
naval auquel la construction du navire de pêche destiné à l’exportation a été confiée selon le modèle
disponible sur le site WEB du département de la pêche maritime ou fourni à cet effet, au déclarant,
par le délégué des pêches maritimes concerné.
Cette déclaration doit être accompagnée des documents permettant d’identifier les parties au
contrat de construction et de s’assurer des caractéristiques techniques du navire de pêche objet
dudit contrat.
312
La déclaration doit être déposée avant le début des travaux de construction, contre récépissé, à la
délégation des pêches maritimes du lieu de construction dudit navire.
Article 19 : La déclaration de mise en chantier ou de refonte d’un navire de pêche prévue à l’article 5
de la loi précitée n°59-14 doit être établie par le bénéficiaire de l’autorisation préalable de
construction ou de refonte selon le modèle disponible sur le site WEB du département de la pêche
maritime ou fourni à cet effet, au demandeur, par le délégué des pêches maritimes concerné.
La déclaration doit être accompagnée de l’original de l’autorisation préalable de construction ou de
refonte correspondante, des documents permettant d’identifier les parties au contrat de
construction ou de refonte et de s’assurer des caractéristiques techniques du navire de pêche, objet
de ladite déclaration.
La déclaration et l’original de l’autorisation doivent être déposés, contre récépissé, auprès de la
délégation des pêches maritimes du lieu de construction ou de refonte du navire.
Dans le cas où les travaux de construction ou de refonte du navire sont effectués dans un chantier
naval étranger, la déclaration sus-indiquée et les documents l’accompagnant sont déposés à la
délégation des pêches maritimes du port d’attache ou du futur port d’immatriculation du navire
selon le cas.
Article 20 : Le délégué des pêches maritimes tient et met à jour un registre des déclarations visées
aux articles 18 et 19 ci-dessus. Ce registre peut être établi par voie électronique.
Chapitre V : Dispositions diverses
Article 21 : L’administration compétente, visée dans la loi précitée n°59-14, est le département de la
pêche maritime.
Article 22 : Les services compétents du département de la pêche maritime établissent et tiennent à
jour un registre des autorisations préalables visées au présent décret. Ce registre mentionne les
bénéficiaires desdites autorisations, les noms des navires sur lesquels elles portent et leurs
caractéristiques, leur date de délivrance, leur durée de validité et de prorogation le cas échéant, leur
numéro d’enregistrement ainsi que toutes autres mentions utiles en lien avec lesdites autorisations.
Ce registre peut être établi par voie électronique conformément à la législation et à la
réglementation en vigueur en la matière.
Article 23 : Sont fixés par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime :
- la liste des documents devant accompagner les déclarations visées aux articles 18 et 19 ci-
dessus ;
- le modèle du registre prévu à l’article 7 de la loi précitée n°59-14 ;
- le délai maximum pour les travaux prévus à l’article 8 de la loi précitée n°59-14 ;
- les modèles des procès-verbaux prévus aux articles 8 et 10 de la loi précitée n°59-14 lesquels
doivent tenir compte notamment de la nature des travaux, du type de navire et du type de
pêche.
Article 24 : Conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi précitée n°59-14, l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime fixe, par arrêté, la liste des agents habilités à
rechercher et constater les infractions aux dispositions de ladite loi et de ses textes d’application. Ces
agents prêtent serment conformément à la législation en vigueur en la matière.
Chapitre VI : Dispositions finales
313
Article 25 : Les mutations de propriété des navires de pêche y compris les navires en cours de
construction résultant de la mise en œuvre des dispositions du présent décret demeurent régis par
les dispositions de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité.
Article 26 : Est abrogé, à compter de la date de publication au bulletin officiel du présent décret, le
décret n°2-62-234 du 6 rejeb 1382 (4 décembre 1962) relatif aux conditions d’octroi ou de maintien
de la nationalité marocaine à certains navires de pêche de pêche.
Toutefois, les autorisations préalables de construction, de reconversion partielle ou totale, de vente
au Maroc ou d’achat à l’étranger des navires de pêche délivrées dans le cadre du décret précité n°2-
62-234 et en cours de validité, à la date de publication au bulletin officiel du présent décret,
demeurent régis par les dispositions dudit décret et les conditions mentionnées dans lesdites
autorisations préalables.
Les demandes des autorisations préalables déposées auprès des services compétents du
département de la pêche maritime à la date de publication au bulletin officiel du présent décret
demeurent instruites conformément aux dispositions du décret précité n°2-62-234.
Article 27 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin Officiel.
314
Décret n°2-19-721 du 3 ramadan 1441 (27 avril 2020) portant création de la commission nationale
des changements climatiques et de la diversité biologique
Le chef du gouvernement,
Vu la constitution, notamment, ses articles 90 et 92 ;
Vu le décret n°2-14-758 du 30 safar 1436 (23 décembre 2014) fixant les attributions et l’organisation
du ministère chargé de l’environnement ;
Vu le décret n°2-17-203 du 1er chaabane 1438 (28 avril 2017) relatif aux attributions du ministre de
l’énergie, des mines et du développement durable ;
Considérant la convention – cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, faite à New
York le 9 mai 1992 publiée par le dahir n°1-96-93 du 19 chaabane 1422 (5 novembre 2001) ;
Considérant l’accord de Paris sur les changements climatiques adopté à Paris le 12 décembre 2015 et
publié par le dahir n°1-16-157 du 8 safar 1438 (8 novembre 2016) ;
Considérant la convention sur la diversité biologique faite à Rio de Janeiro le 5 juin 1992 publiée par
le dahir n°1-95-229 du 22 safar 1430 (18 février 2009) et ses protocoles ;
Après délibération en conseil du gouvernement, réuni le 11 joumada II 1441 (6 février 2020) ;
Décrète
Article premier : Il est créé, auprès de l’autorité gouvernementale chargée de l’environnement, une
commission nationale des changements climatiques et de la diversité biologique, dénommée ci-après
« commission climat et diversité biologique ».
Article 2 : la commission climat et diversité biologique est un organe de concertation et de
coordination pour la mise en œuvre de la politique nationale relative à la lutte contre le changement
climatique et la préservation de la diversité biologique.
Elle a pour mission de :
1- contribué à l’élaboration et au suivi de la mise en œuvre des politiques nationales et régionales
relatives aux changements climatiques et à la diversité biologique ;
2- assure la coordination entre les différents départements pour la mise en œuvre des engagements
du Royaume du Maroc vis-à-vis de la convention - cadre des Nations Unies sur les changements
climatiques, la convention sur la diversité biologique et leurs protocoles ainsi que l’accord de Paris,
notamment la contribution déterminée au niveau national (CDN) ;
3- assurer la cohérence entre les politiques nationales visant la mise en œuvre de l’Agenda des
Nations Unies relatif au développement durable et les politiques nationales relatives à la mise en
œuvre de la convention – cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, de l’accord de
Paris ainsi que de la convention sur la diversité biologique ;
4- assurer une veille scientifique et technique sur l’évolution des changements climatiques au Maroc
et leurs impacts et identifier les moyens pour y faire face ;
5- proposer et examiner les projets de plans et les programmes concernant les questions relatives au
changement climatique et la diversité biologique et en suivre la mise en œuvre ;
6- contribuer à la recherche des moyens d’accompagnement technique pour l’appui à la mise en
œuvre des projets d’atténuation des émissions de gaz à effet de serre, d’adaptation au changement
climatique et les programmes de conservation, de protection et de mise en valeur de la diversité
biologique ;
315
7-proposer des programmes de sensibilisation, d’information et de transfert des technologies
propres et en assurer la mise en œuvre ;
8- promouvoir la recherche dans les domaines relatifs aux changements climatiques et l’atténuation
de leurs effets socio-économiques ainsi que les programmes de conservation, de protection et de la
mise en valeur de la diversité biologique ;
9- rechercher les mécanismes de financement pour l’exécution des plans nationaux et régionaux et
des projets et programmes relatifs aux changements climatiques et à la diversité biologique ;
10- donner son avis sur les projets de textes législatifs et réglementaires visant à mettre en œuvre
des dispositions de la convention - cadre des Nations Unies sur les changements climatiques, l’Accord
de Paris et de la convention sur la diversité biologique ;
11- approuver les rapports nationaux relatifs aux activités de la commission climat et diversité
biologique et les sous-commissions prévues à l’article 4 ci-dessous.
Article 3 : La commission climat et diversité biologique est présidée par l’autorité gouvernementale
chargée de l’environnement ou la personne déléguée par elle à cet effet.
Elle est composée :
a) Des autorités gouvernementales ou leurs représentants, chargées de :
- l’intérieur ;
- les affaires étrangères et de la coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger ;
- le secrétariat général du gouvernement ;
- l’économie et les finances et de la réforme de l’administration ;
- l’agriculture et de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts ;
- l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la
recherche scientifique ;
- la santé ;
- l’industrie, du commerce et de l’économie verte et numérique ;
- l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau ;
- l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la
ville ;
- le tourisme, de l’artisanat, du transport aérien et de l’économie sociale ;
- l’énergie, des mines et de l’environnement ;
- le travail et de l’insertion professionnelle ;
- l’administration de la défense nationale ;
b) Un représentant de :
- Haut-commissariat au Plan ;
- la direction générale de la météorologie ;
- l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires ;
- l’Office national de l’électricité et de l’eau potable ;
- l’Agence marocaine pour l’efficacité énergique ;
316
- l’Agence nationale du développement de l’aquaculture marine ;
- Moroccan Agency for Sustainable Energy (MASEN) ;
- la société d’investissements énergétiques ;
- l’Agence pour le développement agricole ;
- l’Agence pour le développement des zones oasiennes et de l’arganier ;
- l’Agence nationale des plantes médicinales et aromatiques ;
- l’Institut scientifique ;
- l’Institut national de recherche agronomique ;
- l’Institut national de recherche halieutique ;
- le Centre national de recherche scientifique et technique ;
- le Conseil supérieur de l’eau et du climat ;
- le Centre de compétences changement climatique du Maroc ;
- l’Association des régions du Maroc.
c) Trois (3) représentants des associations les plus représentatives œuvrant dans le domaine des
changements climatiques et/ou de la diversité biologique, désignés par le président de ladite
commission, sur une liste présentée par lesdites associations, pour une durée de trois ans,
renouvelable. Le niveau de représentativité est déterminé par le nombre des membres de
l’association, son ancienneté, ses domaines d’intervention, son rayonnement territorial ainsi que ses
programmes d’action réalisés dans le domaine du climat et/ou de la diversité biologique.
Le président de la commission climat et diversité biologique peut, lorsque la nature des questions
inscrites à l’ordre du jour, le nécessite, inviter aux réunions de la commission climat diversité
biologique, toute personne physique ou morale reconnue pour sa compétence et/ou son expérience
dans le domaine scientifique, juridique, économique ou environnemental en lien avec le changement
climatique ou la diversité biologique.
Article 4 : la commission climat diversité biologique comprend deux sous commissions : la sous-
commission des changements climatiques et la sous-commission de la diversité biologique, présidées
par l’autorité gouvernementale chargée de l’environnement, ou la personne déléguée par elle à cet
effet.
Les membres des sous commissions et des groupes de travail prévus à l’article 7 ci-dessous sont
désignés, par le président de la commission climat et diversité biologique, parmi les membres de
ladite commission.
Il peut, inviter aux réunions des sous commissions et des groupes de travail, toute personne physique
ou morale connue pour sa compétence et/ou son expérience dans le domaine scientifique, juridique,
économique ou environnemental en lien avec le changement climatique ou la diversité biologique.
Article 5 : la commission climat diversité biologique et les sous commissions se réunissent, sur
convocation du président, autant de fois que nécessaire et au moins deux (2) fois par an, selon les
modalités fixées par le règlement intérieur de la commission climat et diversité biologique. Ce
règlement est approuvé par la commission climat diversité biologique lors de sa première réunion.
Le règlement intérieur fixe notamment :
- les conditions et modalités de convocation et de tenue des réunions de la commission, des
sous-commissions et des groupes de travail ;
317
- les conditions et modalités de déroulement des travaux de la commission, des sous-
commissions et des groupes de travail ;
- les missions, le nombre des membres, le mandat, le fonctionnement et l’organisation interne
des sous-commissions et des groupes de travail ;
- les modalités de l’appui fourni à la commission climat et diversité biologique par ses
membres pour mener ses missions ;
- les conditions et les formes selon lesquelles les avis de la commission climat et diversité
biologique sont donnés ;
- toutes autres modalités nécessaires au bon fonctionnement la commission climat diversité
biologique, des sous commissions et des groupes de travail.
Article 6 : La commission climat et diversité biologique dispose d’un secrétariat permanant assuré
par l’autorité gouvernementale chargé de l’environnement qui a pour mission de :
- préparer l’ordre du jour des réunions qu’il soumet au président ;
- préparer les convocations, qui doivent être accompagnées, de la documentation y afférente,
le cas échéant, et les transmettes aux membres de La commission climat et diversité
biologique ;
- établir les procès-verbaux des réunions et veiller à leur signature par les membres présents ;
- suivre la mise en œuvre des recommandations émises par la commission, les sous-
commissions et les groupes de travail ;
- élaborer un rapport annuel des travaux effectués ;
- constituer et veiller à la conservation des archives.
Article 7 : La sous-commission climat comprend les groupes de travail suivants :
- le groupe de travail « négociation sur le climat » ;
- le groupe de travail « vulnérabilité et adaptation aux changements climatiques » ;
- le groupe de travail « atténuation des gaz à effet de serre » ;
- le groupe de travail « finance-climat ».
La sous-commission diversité biologique comprend les groupes de travail suivants :
- le groupe de travail « suivi des protocoles de la Convention sur la diversité biologique » ;
- le groupe de travail « affaires scientifiques et techniques ».
Article 8 : Le ministre de l’énergie, des mines et de l’environnement est chargé de l’exécution du
présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
318
Décret n°2-20-710 du 10 rabii I 1442 (27 octobre 2020) fixant les conditions
et les modalités de délivrance des autorisations de recherche scientifique marine
dans les eaux sous juridiction nationale
LE CHEF DU GOUVERNEMENT,
Vu le dahir n°1-17-08 du 21 rejeb 1438 (19 avril 2017) portant délégation de pouvoir en matière
d’administration de la défense nationale ;
Vu le dahir n°1-14-84 fixant les attributions de l’inspection de la marine royale dans les domaines de
l’hydrographie, de l’océanographie et de la cartographie marine, notamment son article 4 ;
Vu le dahir portant loi n°1-73-211 du 26 moharrem 1393 (2 mars 1973) relatif à la mer territoriale du
Royaume du Maroc, tel qu’il a été modifié, notamment son article 3 ;
Vu la loi n°1-81 relative à la zone économique exclusive et au plateau continental du Royaume du
Maroc promulguée par le dahir n°1-81-179 du 3 joumada II 1401 (8 avril 1981), telle que modifiée et
complétée, notamment son article 12 ;
Considérant la convention des Nations Unies sur le droit de la mer, signée à Montego Bay le 10
décembre 1982, publiée par le dahir n°1-04-134 du 17 joumada I 1429 (23 mai 2008), notamment sa
partie XIII ;
Après délibération en Conseil du gouvernement, réuni le 25 safar 1442 (13 octobre 2020) ;
Après délibération en Conseil des ministres, réuni le 26 safar 1442 (14 octobre 2020),
DÉCRÈTE :
Chapitre premier : Dispositions générales
Article premier : En application des dispositions de l’article 4 du dahir susvisé n°1-14-84,
l’autorisation préalable pour les activités de recherche scientifique dans les domaines de
l’hydrographie, de l’océanographie et de la cartographie marine exercées dans les eaux sous
juridiction nationale, ci-après appelée « autorisation de recherche scientifique marine » ou «
autorisation », est délivrée par l’administration de la défense nationale, après avis de la commission
prévue à l’article 21 ci-dessous, dans les conditions et selon les modalités fixées par le présent
décret.
Article 2 : Sont soumises aux dispositions du présent décret toutes les activités de recherche
scientifique marine notamment l’observation, l’exploration et l’étude du milieu marin, en lien avec
l’hydrographie, l’océanographie ou la cartographie marine, y compris le recueil et l’analyse de
données, menées en mer à partir d’un navire ou d’un aéronef ou au moyen de tout autre engin fixe,
flottant ou dérivant.
Seules les activités visées ci-dessus et menées exclusivement à des fins pacifiques, en vue d’acquérir
des connaissances sur les processus et les phénomènes naturels qui se produisent dans le milieu
marin et sur le fond des mers, peuvent bénéficier de l’autorisation de recherche scientifique marine.
Article 3 : Aucune autorisation de recherche scientifique marine n’est délivrée si les activités de
recherche sont de nature à nuire ou sont dirigées contre la souveraineté, la sûreté, la sécurité ou les
intérêts du Royaume du Maroc.
Article 4 : L’autorisation susmentionnée est considérée délivrée pour les activités de recherche
scientifique marine ci-après :
1. les activités de recherche menées par ou à l’initiative de l’Institut national de recherche
halieutique dans le cadre de ses missions prévues à l’article 3 de la loi n°48-95 portant
création de l’Institut national de recherche halieutique ;
319
2. les activités de mesure, recueil et analyse de données relatives au milieu marin pour la
construction, la gestion et l’exploitation des ouvrages portuaires et maritimes, ainsi que pour
la protection du domaine public maritime menées par ou à l’initiative :
- du département de l’équipement pour les attributions qui lui sont confiées par le décret n°2-
19-1094 du 2 rejeb 1441 (26 février 2020) fixant les attributions et l’organisation du
ministère de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau ;
- de l’Agence nationale des ports pour les missions qui lui sont confiées par l’article 33 de la loi
n°15-02 relative aux ports et portant création de l’agence nationale des ports et de la société
d’exploitation des ports, telle qu’elle a été modifiée et complétée ;
- de l’Agence spéciale Tanger-Méditerranée pour les missions visées à l’article 2 du décret-loi
n°2-02-644 du 2 rejeb 1423 (10 septembre 2002) portant création de la zone spéciale de
développement Tanger-Méditerranée, ratifié par la loi n°60-02, promulguée par le dahir n°1-
03-25 du 20 moharrem 1424 (24 mars 2003) ;
- de tout autre organisme public similaire auquel sont confiées des attributions en matière de
construction, de gestion et d’exploitation des ouvrages portuaires et maritimes, et de
protection du domaine public maritime par les lois et règlements en vigueur ;
3. les activités de recherche scientifique marine menées par ou à l’initiative de l’Office national
des hydrocarbures et des mines pour les missions qui lui sont confiées par l’article 2 de la loi
n°33-01 portant création de l’Office national des hydrocarbures et des mines ;
4. les activités de recherche scientifique marine menées par ou à l’initiative de l’Institut
supérieur d’études maritimes dans le cadre de ses missions prévues par l’article 2 du décret
n°2-12-623 du 8 chaabane 1434 (17 juin 2013) portant réorganisation de l’Institut supérieur
d’études maritimes.
Un mois au moins avant le démarrage effectif des activités de recherche scientifique marine prévues
au présent article, l’organisme national concerné informe l’administration de la défense nationale de
la date et du lieu prévus pour le commencement desdites activités. Cette information est
accompagnée d’un descriptif du projet de recherche.
L’administration de la défense nationale peut, le cas échéant, notifier à l’organisme national
concerné toute objection, restriction ou observation au sujet du projet de recherche.
A l’issue des activités de recherche scientifique marine, l’organisme concerné communique à
l’administration de la défense nationale, sur sa demande, les résultats, les données et les rapports en
relation avec les activités de recherche qu’il a menées.
Chapitre II : Recherches scientifiques marines menées par les personnes morales de droit marocain
ou les personnes physiques de nationalité marocaine
Article 5 : Toute personne morale de droit marocain et toute personne physique de nationalité
marocaine, autre que les organismes visés à l’article 4 ci-dessus, qui souhaite entreprendre des
activités de recherche scientifique marine doit adresser à l’administration de la défense nationale
une demande d’autorisation, trois (3) mois au moins, avant la date prévue pour le début desdites
activités.
La demande d’autorisation doit être accompagnée d’un dossier contenant un descriptif du projet de
recherche établi selon le modèle fixé en annexe au présent décret et les documents y relatifs, ainsi
qu’un engagement signé par le demandeur par lequel il s’engage à se conformer aux lois et aux
règlements en vigueur et aux obligations découlant de l’application de l’article 11 ci-dessous.
La demande d’autorisation et le dossier l’accompagnant doivent être déposés, contre récépissé,
auprès de l’administration de la défense nationale.
320
Article 6 : L’Administration de la défense nationale dispose d’un délai de deux (2) mois à compter de
la date de réception de la demande d’autorisation pour délivrer au demandeur l’autorisation de
recherche scientifique marine ou lui notifier son refus de délivrer ladite autorisation.
Article 7 : L’autorisation de recherche scientifique marine contient les mentions permettant
d’identifier son bénéficiaire, le programme de recherche concerné, les moyens, installations et
matériels utilisés pour la réalisation des activités prévues ainsi que le périmètre géographique
autorisé et les moyens de communication et de transmissions à utiliser pour mener les activités de
recherche.
L’autorisation de recherche scientifique marine fixe les conditions de son utilisation, notamment les
prescriptions particulières et/ou les restrictions d’utilisation à respecter. Elle indique la date prévue
pour le commencement des activités de recherche et la durée de sa validité.
L’autorisation précise la nature des données et, le cas échéant, des échantillons à communiquer à
l’issue des activités de recherche, ainsi que les modalités, le délai et les organismes destinataires.
Pour des considérations de sécurité ou de défense nationales, l’autorisation peut prévoir des
conditions ou des restrictions de publication des informations recueillies au cours des activités de
recherche scientifique marine.
Article 8 : L’autorisation de recherche scientifique marine est personnelle et ne peut être cédée à
quelque titre que ce soit.
Article 9 : Le bénéficiaire de l’autorisation doit informer par écrit et sans délai, l’administration de la
défense nationale de toute modification substantielle du calendrier ou du programme des activités
de recherche, ou des moyens d’exécution de celles-ci. Au vu de ces informations, l’administration de
la défense nationale peut procéder au réexamen du dossier et si nécessaire, à la révision ou au
retrait de ladite autorisation.
Article 10 : S’il apparaît, durant la période de validité de l’autorisation, que les conditions d’exécution
des activités de recherche ne sont pas conformes à celles indiquées dans le dossier accompagnant la
demande ou dans ladite autorisation, l’administration de la défense nationale peut mettre en
demeure le bénéficiaire de produire des explications dans un délai raisonnable qu’elle fixe compte
tenu des non-conformités et de l’urgence de la situation.
Si les explications attendues ne sont pas produites à l’issue du délai sus-indiqué ou si elles ne
justifient pas les non-conformités, l’autorisation est suspendue ou retirée par décision de
l’administration de la défense nationale.
En cas de suspension de l’autorisation, le bénéficiaire dispose d’un délai fixé par l’administration de
la défense nationale pour se mettre en conformité. Passé ce délai, s’il n’est pas mis fin aux non-
conformités, l’autorisation est retirée.
L’autorisation de recherche scientifique marine est retirée, immédiatement, sans suspension
préalable lorsqu’une ou plusieurs des conditions essentielles sur la base desquelles l’autorisation a
été délivrée ne sont plus remplies ou si le bénéficiaire a fourni des données ou des informations
fausses ou trompeuses pour l’obtention de ladite autorisation.
L’administration de la défense nationale peut ordonner la suspension ou l’arrêt des activités de
recherche scientifique pour des raisons de sécurité ou de défense nationales.
Sauf en cas d’urgence impérieuse, les décisions de suspension ou de retrait de l’autorisation prévues
par les dispositions du présent chapitre sont prises après avis de la commission nationale prévue à
l’article 21 ci-dessous. Dans tous les cas, la commission nationale doit être informée de toutes les
décisions de suspension ou de retrait des autorisations de recherche scientifique marine.
321
Le retrait de l’autorisation donne lieu au retrait immédiat des installations et des matériels utilisés
pour les activités de recherche.
Toute suspension de l’autorisation entraine la suspension immédiate des activités de recherche
scientifique marine.
Article 11 : Dès l’achèvement des activités de recherche scientifique en mer, le bénéficiaire de
l’autorisation doit :
1. retirer, dans les conditions de sécurité requises, les installations et matériels utilisés pour les
activités de recherche ;
2. fournir les rapports préliminaires de la recherche ;
3. fournir les données obtenues dans le cadre des activités de recherche ainsi que les moyens
de leur exploitation ;
4. donner accès, aux organismes nationaux mentionnés dans l’autorisation, à leur demande,
aux échantillons obtenus dans le cadre du projet de recherche et fournir, le cas échéant, ceux
pouvant être fractionnés sans que cela nuise à leur valeur scientifique.
Après la fin des travaux de recherche, le titulaire de l’autorisation doit produire les rapports finaux
dans lesquels sont consignés les résultats et les conclusions de la recherche.
L’acheminement, aux frais du titulaire de l’autorisation, des données, rapports et résultats doit être
assuré directement à l’administration de la défense nationale, qui en assure la diffusion auprès des
organismes nationaux concernés. Les données, rapports et résultats doivent être fournis également
en version numérique, lorsqu’elle existe.
Chapitre III : Activités de recherche scientifique marine menées par un Etat étranger, une
organisation internationale ou une personne morale étrangère
Article 12 : Tout Etat étranger ou toute organisation internationale qui souhaite mener des activités
de recherche scientifique marine dans les eaux sous juridiction nationale doit présenter la demande
d’autorisation à l’autorité gouvernementale chargée des affaires étrangères, six (6) mois au moins
avant la date prévue pour le commencement des activités de la recherche scientifique marine
concernée.
Toute demande d’autorisation relative à une activité de recherche scientifique marine conduite par
une personne morale étrangère est, sous peine d’irrecevabilité, présentée par l’Etat dont elle a la
nationalité.
Article 13 : La demande d’autorisation doit être assortie d’un dossier contenant un descriptif du
projet de recherche établi selon le modèle fixé en annexe au présent décret et les documents y
relatifs, ainsi qu’un engagement signé par le demandeur en vertu duquel il s’engage à se conformer
aux principes et obligations énoncés par la convention des Nations Unies sur le droit de la mer,
notamment ses articles 240, 248 et 249 et aux lois et règlements en vigueur au Royaume du Maroc.
Le demandeur doit, en outre, préciser les mesures qu’il a prises pour assurer la participation des
organismes marocains aux activités de recherche scientifique marine pour lesquelles l’autorisation
est demandée, et pour permettre à l’Etat marocain de se faire représenter à bord des navires,
aéronefs et autres embarcations de recherche ou sur les installations de recherche scientifique sans
aucune participation aux frais.
Article 14 : L’administration de la défense nationale dispose d’un délai de quatre (4) mois à compter
de la date de la réception de la demande transmise par l’autorité gouvernementale chargée des
affaires étrangères pour notifier au demandeur l’octroi de l’autorisation de recherche scientifique
marine ou son refus de délivrer ladite autorisation.
322
Aux fins d’instruction du dossier, l’administration de la défense nationale peut demander tous
informations ou renseignements complémentaires en lien avec le projet de recherche.
Article 15 : L’administration de la défense nationale peut refuser toute demande d’autorisation si :
1. les informations communiquées sur la nature ou les objectifs du projet sont inexacts ;
2. la nature ou les objectifs du projet sont incompatibles avec les principes édictés par la
convention des Nations Unies sur le droit de la Mer et des lois et règlements en vigueur au
Royaume du Maroc ;
3. le demandeur de l’autorisation de recherche ne s’est pas acquitté des obligations contractées
vis-à-vis du Royaume du Maroc au titre de projets de recherche scientifique marine
antérieurs.
Article 16 : L’autorisation de recherche scientifique marine, comprend :
- les mentions permettant d’identifier son bénéficiaire ;
- la durée de validité de l’autorisation ;
- la date prévue pour le commencement des activités de recherche ;
- le périmètre géographique autorisé pour mener les activités de recherche ;
- le programme de recherche et les informations relatives aux moyens, installations, matériels
et moyens de communication et de transmission à utiliser pour la réalisation des activités de
recherche ;
- les conditions d’utilisation de l’autorisation et les prescriptions particulières et/ou les
restrictions d’utilisation à respecter ;
- les organismes nationaux désignés pour participer, le cas échéant, auxdites activités de
recherche ;
- la nature des données, échantillons, résultats et rapports à communiquer et les organismes
nationaux destinataires ;
- les conditions ou restrictions relatives à la publication des informations recueillies au cours
des activités de recherche scientifique marine, le cas échéant.
L’autorisation est transmise à l’autorité gouvernementale chargée des affaires étrangères qui la
notifie au demandeur.
L’autorisation est personnelle et ne peut être cédée à quelque titre que ce soit.
Article17 : Le bénéficiaire de l’autorisation doit aviser, par écrit et sans délai, l’autorité
gouvernementale chargée des affaires étrangères qui en informe l’administration de la défense
nationale de toute modification substantielle du calendrier ou du programme des activités de
recherche, ou des moyens d’exécution de celles-ci. Au vu de ces informations, l’administration de la
défense nationale procède au réexamen du dossier et peut délivrer une nouvelle autorisation.
Dans l’attente de la nouvelle autorisation, les activités en cours doivent être suspendues.
Article 18 : S’il apparait, durant la période de validité de l’autorisation, que les conditions d’exécution
des activités de recherche ne sont pas conformes à celles indiquées dans le dossier accompagnant la
demande ou dans ladite autorisation, l’administration de la défense nationale peut mettre en
demeure le bénéficiaire de produire des explications dans un délai raisonnable qu’elle fixe compte
tenu des non-conformités et de l’urgence de la situation.
323
Si les explications attendues ne sont pas produites à l’issue du délai sus-indiqué ou si elles ne
justifient pas les non-conformités, l’autorisation est suspendue ou retirée par décision de
l’administration de la défense nationale.
En cas de suspension de l’autorisation, le bénéficiaire dispose d’un délai fixé par l’administration de
la défense nationale pour se mettre en conformité. Passé ce délai, s’il n’est pas mis fin aux non-
conformités, l’autorisation est retirée.
L’autorisation de recherche scientifique marine est retirée, immédiatement, sans suspension
préalable lorsqu’une ou plusieurs des conditions essentielles sur la base desquelles l’autorisation a
été délivrée ne sont plus remplies ou si le bénéficiaire a fourni des données ou des informations
fausses ou trompeuses pour l’obtention de ladite autorisation.
L’administration de la défense nationale peut ordonner la suspension ou l’arrêt des activités de
recherche scientifique pour des considérations de sécurité ou de défense nationales.
Sauf en cas d’urgence impérieuse, les décisions de suspension ou de retrait de l’autorisation prévues
par les dispositions du présent chapitre sont prises après avis de la commission nationale prévue à
l’article 21 ci-dessous. Dans tous les cas, la commission nationale doit être informée de toutes les
décisions de suspension ou de retrait des autorisations de recherche scientifique marine.
Le retrait de l’autorisation donne lieu au retrait immédiat des installations et des matériels utilisés
pour les activités de recherche.
Toute suspension de l’autorisation entraîne l’arrêté immédiat des activités de recherche scientifique
marine.
Article19 : Les scientifiques marocains embarqués à bord des navires doivent bénéficier du même
statut et des mêmes conditions de vie à bord que leurs homologues étrangers. En outre, ils doivent
être pleinement autorisés à prendre part à toutes les activités de recherche scientifique à bord et
avoir accès aux données, échantillons et résultats.
Article 20 : Dès l’achèvement des activités de recherche scientifique en mer, le bénéficiaire de
l’autorisation doit :
1. retirer, dans les conditions de sécurité requises, les installations et matériels utilisés pour les
activités de recherche ;
2. fournir les rapports préliminaires de la recherche ;
3. fournir les données obtenues dans le cadre des activités de recherche ainsi que les moyens
de leur exploitation ;
4. fournir une évaluation et une interprétation des données, échantillons et résultats de
recherche.
Après la fin des travaux de recherche, le titulaire de l’autorisation doit produire les rapports finaux
dans lesquels sont consignés les résultats et les conclusions de la recherche.
L’acheminement des rapports, données et résultats doit être fait, au frais du bénéficiaire de
l’autorisation, par voie diplomatique, à l’administration de la défense nationale qui en assure la
diffusion auprès des organismes nationaux concernés.
Les échantillons obtenus dans le cadre du projet et, le cas échéant, ceux pouvant être fractionnés
sans que cela nuise à leur valeur scientifique, doivent être adressés directement aux organismes
mentionnés dans l’autorisation de recherche scientifique marine.
Les rapports, données et résultats cités ci-dessus doivent être fournis dans l’une des langues
suivantes : arabe, français ou anglais et en version numérique, si elle existe.
324
Chapitre IV : La commission nationale de la recherche scientifique dans les domaines de
l’hydrographie, de l’océanographie et de la cartographie marine
Article 21 : Il est créé une commission nationale de la recherche scientifique dans les domaines de
l’hydrographie, de l’océanographie et de la cartographie marine, désignée dans le présent décret par
« commission nationale », chargée :
- de donner son avis sur la délivrance des autorisations de recherche scientifique marine, leur
suspension ou retrait ;
- de donner son avis sur les projets de textes législatifs et réglementaires relatifs à la recherche
scientifique marine ;
- formuler toute proposition visant à améliorer le dispositif national de délivrance et de
contrôle des autorisations de recherche scientifique marine.
Article 22 : La commission nationale comprend les membres suivants :
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée de l’administration de la défense
nationale, président ;
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée des affaires étrangères ;
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ;
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée de l’enseignement supérieur et de la
recherche scientifique ;
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée de l’équipement ;
- un représentant de l’Inspection de la Marine Royale ;
- un représentant de la Gendarmerie Royale.
La commission nationale tient ses réunions autant de fois que nécessaire, sur convocation de son
président.
Le président de la commission nationale peut inviter aux travaux de ladite commission toute
personne dont la présence lui paraît utile.
Le secrétariat de la commission nationale est assuré par l’administration de la défense nationale.
Les modalités de fonctionnement de la commission nationale sont fixées par un règlement intérieur.
Article 23 : Le ministre des affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains résidant
à l’étranger, le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts, le ministre de l’équipement, du transport de la logistique et de l’eau, l’autorité
gouvernementale chargée de l’administration de la défense nationale et le ministre délégué auprès
du ministre de l’éducation nationale, de la formation professionnelle, de l’enseignement supérieur et
de la recherche scientifique, chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, sont
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin
officiel.
325
Annexe au décret n°2-20-710 du 10 rabii I 1442 (27 octobre 2020) fixant les conditions et les
modalités de délivrance des autorisations de recherche scientifique marine dans les eaux sous
juridiction nationale
---------------------
Descriptif du projet de recherche scientifique marine
PARTIE 1 :
(Commune à tous les demandeurs d’autorisation de recherche scientifique marine, nationaux et
étrangers)
1. RENSEIGNEMENTS D'ORDRE GENERAL
1.1 Nom du projet :
1.2 Institution(s) patronnant le projet :
- Nom :
- Adresse :
- Nom du directeur :
1.3 Chercheur responsable du projet :
- Nom :
- Pays :
- Affiliation :
- Adresse :
- Téléphone :
- Télécopie :
- Courriel :
- Site Internet :
- CV et photo (à joindre)
1.4 Organismes(s) partenaires marocains dans le projet :
- Nom :
- Affiliation :
- Adresse :
- Téléphone :
- Télécopie :
- Courriel :
- Site Internet :
2. DESCRIPTION DU PROJET :
2.1 Nature et objectifs du projet :
2.2 S'il s'agit d'un projet prévu dans le cadre d’un programme ou d’un projet plus général, donner le
nom du projet et de l'organisation responsable de sa coordination :
2.3 Projets de recherche déjà réalisés ou prévus en lien avec la nature du projet et ses objectifs :
2.4 Publications antérieures en rapport avec le projet :
3. PERIMETRE GEOGRAPHIQUE :
3.1 Indiquer le périmètre géographique prévu pour la réalisation du projet (coordonnées
géographiques, y compris les coordonnées géographiques des routes et points de passage prévus)
3.2 Joindre une (des) carte(s) à l’échelle appropriée (1 page, haute résolution) montrant les
périmètres géographiques prévus pour les travaux et, dans la mesure du possible, la position et la
326
profondeur des stations d’échantillonnage, le tracé des levés et la localisation des installations et du
matériel.
4. METHODES ET MOYENS ENVISAGES
4.1 Caractéristiques du /des navire (s) :
- Nom :
- Type/Classe :
- Nationalité (Etat du pavillon) :
- Numéro d’identification :
- Site Internet pour schéma et spécifications :
- Propriétaire :
- Armateur :
- Longueur totale (mètres) :
- Tirant d'eau maximal (mètres) :
- Déplacement/tonnage brut :
- Propulsion :
- Vitesse de croisière et vitesse de pointe :
- Indicatif d’appel :
- Numéro INMARSAT et méthode et capacité de communication (y compris les fréquences
d’urgence) :
- Nom du capitaine :
- Nombre de membres d'équipage et leurs noms et nationalités, si disponibles :
- Nombre de chercheurs et leurs noms et nationalités, si disponibles :
- Documents pertinents requis par les conventions et règlements internationaux :
- Photo du navire :
- Assurance responsabilité civile :
- Autres informations pertinentes :
4. 2. Caractéristiques des autres embarcations à utiliser pour le projet :
4.3. Caractéristiques de l'aéronef :
- Nom :
- Marque/modèle :
- Nationalité (État du pavillon) :
- Site Internet pour schéma et spécifications :
- Propriétaire :
- Exploitant :
- Longueur totale (mètres) :
- Propulsion :
- Vitesse de croisière et vitesse de pointe :
- Numéro d’enregistrement :
- Indicatif d'appel :
- Méthode et capacité de communication (y compris les fréquences d'urgence) :
- Nom du pilote :
- Nombre de membres d'équipage et leurs noms et nationalités, si disponibles :
- Nombre de chercheurs et leurs noms et nationalités, si disponibles :
- Caractéristiques des systèmes de détection :
- Autres informations pertinentes :
4.4. Caractéristiques des méthodes et instruments scientifiques :
- Types d'échantillons et de mesures :
327
- Méthodes :
- Instruments :
4.5. Indiquer la nature et la quantité des rejets susceptibles d'être rejetés dans le milieu marin :
4.6. Indiquer s'il est prévu d'effectuer des forages. Dans l'affirmative, préciser leur nature et
caractéristiques :
4.7. Indiquer si des explosifs seront utilisés. Dans l'affirmative, indiquer le type et la marque, la
composition chimique, la classe commerciale, le mode d’arrimage, la taille, la profondeur de
détonation et sa fréquence et ses coordonnées géographiques (latitude et longitude) :
5. INSTALLATIONS ET MATERIELS
5.1. Précisions concernant les installations et les matériels : caractéristiques, coordonnées
géographiques, profondeur, date de mise en place, d’utilisation et de récupération, méthodes et
calendrier prévus pour la récupération.
6. CALENDRIER PREVISIONNEL DE REALISATION DES ACTIVITES
6.1. Dates prévues de la première arrivée du ou des navire (s) de recherche et/ou autres engins
utilisés dans la zone de recherche et de son dernier départ de la zone :
6.2. Calendrier global de réalisation des activités de recherche :
PARTIE 2 :
(Réservée aux Etats étrangers, aux organisations internationales et aux organismes étrangers)
7. DATES
7.1. Dates d’entrée et de sortie du/des navire (s) des eaux sous juridiction nationale :
7.2. Indiquer si plusieurs entrées et sorties sont prévues :
8. ESCALES
8.1. Dates et noms d’escales prévues sur le territoire :
8.2. Besoins logistiques particuliers dans les ports d'escale :
8.3. Nom/adresse/téléphone de l'agent maritime (si informations disponibles)
9. Participation des organismes nationaux
9.1. Modalités de la participation au projet de recherche :
9.2. Dates et ports prévus pour l'embarquement/le débarquement des scientifiques :
10. ACCES AUX DONNEES, ECHANTILLONS ET RESULTATS DES RECHERCHES
10.1. Dates prévues pour la communication du rapport préliminaire, des données obtenues, de
l’évaluation et interprétation des données et du rapport final :
10.2. Moyens envisagés pour permettre l’accès aux données, résultats et évaluations communiquées,
notamment le format, et aux échantillons :
10.3. Moyens envisagés pour fournir une assistance technique aux organismes marocains participant,
le cas échéant, aux activités de recherche scientifique marine :
10.4. Moyens envisagés pour diffuser, le cas échéant, les résultats de la recherche :
11. AUTRES INFORMATIONS REQUISES
328
11.1. Préciser tout autre permis, autorisation, agrément ou accréditation exigé par la législation et la
réglementation marocaine en vigueur, en lien avec le projet de recherche scientifique marine,
obtenu ou en cours d’obtention :
(Signature, nom et coordonnées)
329
Décret n°2-20-582 du 16 rabii I 1442 (2 novembre 2020) interdisant, dans certaines zones
maritimes de la Méditerranée, l’emploi du chalut de fond aux navires de pêche dont la jauge brute
est supérieure à quinze (15) unités de jauge
Le Chef du Gouvernement,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime tel qu'il a été modifié et complété et notamment ses articles 14 et 15 ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et l’organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime - Département de la pêche maritime ;
Après avis de l’Institut national de recherche halieutique ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes ;
Après délibération en conseil du gouvernement réuni le 5 rabii I 1442 (22 octobre 2020),
Décrète
Article Premier : En application des dispositions de l’article 15 du dahir portant loi susvisée n°1-73-
255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la pêche maritime, le présent
décret fixe les zones maritimes de la Méditerranée dans lesquelles l’emploi du filet trainant appelé
« chalut de fond » est interdit par les navires de pêche dont la jauge brute est supérieure à quinze
(15) unités de jauge.
Au sens du présent décret on entend par « chalut de fond » : le filet trainant prévu au premier
paragraphe de l’article 14 dudit dahir portant loi, constitué d’un corps de forme conique fermé par
une poche et prolongé à l’ouverture par des ailes.
Article 2 : L’emploi du chalut de fond est interdit aux navires de pêche d’une jauge brute supérieure
à quinze (15) unités de jauge dans les zones maritimes de la Méditerranée délimitées par les
coordonnées géographiques suivantes :
- Zone de M’diq :
A : latitude : 35°46’37’’N ;
longitude : 5°20’38’’ W ;
B : latitude : 35°45’25’’N ;
longitude : 5°18’43’’ W
C : latitude : 35°42’03’’N ;
longitude : 5°15’43’’ W
D : latitude : 35°41’20’’N ;
longitude : 5°16’33’’ W
- Zone de Fnideq :
A : latitude 35°52’44’’N :
Longitude : 5°20’31’’W :
B : latitude : 35°50’42’’N :
Longitude : 5°15’14’’W :
C : latitude : 35°48’54’’N :
330
Longitude : 5°15’57’’W :
D : latitude : 35°49’01’’N :
Longitude : 5°21’10’’W.
Article 3 : L’institut nationale de recherche halieutique peut être autorisé, conformément à ses
programmes de recherche scientifique (INRH), à pratiquer la pêche au chalut de fond dans les zones
maritimes indiquées à l’article 2 ci-dessus, en vue d’étudier son impact sur le milieu marin.
L’autorisation visée ci-dessus fixe notamment sa durée de validité, les lieux de pêche au chalut de
fond. La référence de cette autorisation est portée sur la licence de pêche dont bénéficie l’INRH à cet
effet.
Article 4 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts, est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
331
Décret n°2-20-581 du 11 chaabane 1442 (25 mars 2021) pris pour l’application de certaines
dispositions de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de
commerce maritime, en ce qui concerne les navires de pêche maritime
Le chef du gouvernement,
Vu l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime,
telle que modifiée et complétée, notamment ses articles 11, 12, 46, 48, 49, 51 et 58 ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et l’organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime -département de la pêche maritime- ;
Après délibération en Conseil du gouvernement, réuni le 20 rejeb 1442 (4 mars 2021),
DÉCRÈTE :
Article premier : En ce qui concerne les navires de pêche maritime, l’administration compétente
visée aux articles 11, 46, 49 et 58 de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919)
susvisée, est l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 2 : L’acte de nationalité prévu à l’article 11 de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31
mars 1919) précitée, est établi par l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime, sur
parchemin, conformément aux dispositions de l’article 12 de ladite annexe I.
Il est délivré par ladite autorité ou la personne déléguée par elle à cet effet, sur leur demande, aux
propriétaires des navires de pêche maritime concernés ou aux mandataires desdits propriétaires.
Article 3 : La demande d’acte de nationalité est établie selon le modèle fixé par arrêté de l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime et déposée par le demandeur, contre récépissé,
auprès de la délégation des pêches maritimes du port d’attache du navire concerné.
La demande est accompagnée d’un dossier comprenant les documents dont la liste est fixée par
arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime et permettant notamment :
- l’identification du ou des propriétaires du navire concerné et de leur mandataire, le cas
échéant, ainsi que les caractéristiques du navire ;
- la vérification des autres informations devant être contenues dans l’acte de nationalité,
conformément aux dispositions de l’article 12 de l’annexe I précitée.
Les modalités d’instruction de la demande et du dossier l’accompagnant, ainsi que les modalités
d’établissement de l’acte de nationalité et de sa délivrance sont fixées par arrêté de l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 4 : Le congé, le congé de police et le registre d’équipage prévus à l’article 11 de l’annexe I du
dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précitée, sont établis et délivrés par l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la personne déléguée par elle, à cet effet, au
niveau des services déconcentrés, sur leur demande, aux propriétaires des navires de pêche
maritime concernés ou aux mandataires desdits propriétaires.
La demande est établie selon le modèle fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime, et déposée par le demandeur concerné, contre récépissé, auprès de la délégation
des pêches maritimes du port d’immatriculation ou du port où se trouve le navire.
La demande est accompagnée d’un dossier comprenant les documents dont la liste est fixée par
arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime et permettant notamment de
s’assurer :
- du droit du navire concerné à battre pavillon marocain ;
332
- de l’identité du ou de ses propriétaires et de leurs mandataires, le cas échéant,
- des caractéristiques du navire.
Les modalités d’instruction de la demande et du dossier l’accompagnant, ainsi que les modalités
d’établissement et de délivrance du congé, du congé de police et du registre d’équipage sont fixées
par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 5 : En application des dispositions de l’article 51 de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337
(31 mars 1919) précitée, l’autorisation provisoire de naviguer sous pavillon marocain d’un navire de
pêche construit ou acquis à l’étranger et susceptible de devenir marocain est délivrée par l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime ou la personne déléguée par elle, à cet effet, au
niveau des services déconcentrés, sur leur demande, aux propriétaires des navires de pêche
maritime concernés ou à leurs mandataires.
La demande est établie selon le modèle fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime, et déposée par le demandeur, contre récépissé, auprès de la délégation des pêches
maritimes du port d’immatriculation du navire choisi par le propriétaire.
La demande est accompagnée d’un dossier comprenant les documents dont la liste est fixée par
arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime et permettant notamment de
s’assurer :
- du droit du navire concerné à battre pavillon marocain ;
- de l’identité du ou de ses propriétaires et de leur mandataire, le cas échéant ;
- des caractéristiques du navire et qu’il répond aux exigences en matière de sécurité des
navires, de la navigation et de la prévention de la pollution.
Les modalités d’instruction de la demande et du dossier l’accompagnant, ainsi que les modalités de
délivrance de ladite autorisation sont fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime.
Article 6 : L’autorisation de changement du port d’attache, prévue à l’article 48 de l’annexe I du dahir
du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précité, est délivrée par l’autorité gouvernementale chargée
de la pêche maritime ou la personne déléguée par elle, à cet effet, au niveau des services
déconcentrés, sur leur demande, aux propriétaires des navires de pêche maritime concernés ou aux
mandataires desdits propriétaires.
La demande est établie selon le modèle fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime et déposée par le demandeur, contre récépissé, auprès de la délégation des pêches
maritimes du port d’immatriculation du navire ou du port demandé.
La demande est accompagnée d’un dossier comprenant les documents dont la liste est fixée par
arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime et permettant notamment de
s’assurer de l’identité du ou des propriétaires du navire et de leur mandataire, le cas échéant et des
caractéristiques du navire ainsi que des motifs du demandeur pour le changement du port d’attache.
Les modalités d’instruction de la demande et du dossier l’accompagnant, ainsi que les modalités de
délivrance de l’autorisation précitée sont fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de
la pêche maritime.
Article 7 : L’accord pour le changement de nom du navire, prévu à l’article 49 de l’annexe I du dahir
du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précitée est délivré par l’autorité gouvernementale chargée de
la pêche maritime ou la personne déléguée par elle, à cet effet, au niveau des services déconcentrés,
sur leur demande, aux propriétaires des navires de pêche maritime concernés ou aux mandataires
desdits propriétaires.
333
La demande est établie selon le modèle fixé par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime et déposée par le demandeur, contre récépissé, auprès de la délégation des pêches
maritimes du port d’immatriculation du navire.
La demande est accompagnée d’un dossier comprenant les documents dont la liste est fixée par
arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime et permettant notamment de
s’assurer de l’identité du ou des propriétaires du navire et de leur mandataire, le cas échéant, ainsi
que des caractéristiques dudit navire et des motifs du demandeur pour le changement du nom du
navire.
Avant la délivrance de l’accord pour le changement de nom du navire, le service compétent du
département de la pêche maritime doit s’assurer que le nouveau nom demandé n’a pas déjà été
attribué à un autre navire de pêche.
Les modalités d’instruction de la demande et du dossier l’accompagnant, ainsi que les modalités de
délivrance dudit accord sont fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime.
Article 8 : Pour les navires de pêche maritime, le « registre matricule des navires marocains » et le «
registre spécial pour les navires munis uniquement d’un congé de police » prévus à l’article 46 de
l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) précitée, sont appelés respectivement :
- «registre matricule des navires de pêche maritime marocains» ;
- «registre spécial pour les navires de pêche maritime munis uniquement d’un congé de
police».
Lesdits registres sont établis et tenus par les services compétents du département de la pêche
maritime, selon les modalités fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche
maritime.
Article 9 : En application des dispositions de l’article 58 de l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337
(31 mars 1919) précitée, et pour ce qui concerne les navires de pêche maritime, les procès-verbaux
d’infraction sont établis selon le modèle fixé par arrêté de l’autorité chargée de la pêche maritime.
Le procès-verbal comporte, conformément aux dispositions dudit article 58 les mentions suivantes :
1) l’identité du ou des auteurs de l’infraction ;
2) l’identité et la qualité de l’agent verbalisateur et ;
3) la date, l’heure et le lieu de constatation de l’infraction ;
4) l’identité du navire concerné par l’infraction, le cas échéant ;
5) la nature de l’infraction ;
6) l’indication des consignations effectuées, s’il y a lieu ;
7) les références des documents consultés, le cas échéant ;
8) toutes les mesures prises dans le cadre de la recherche et de la constatation de l’infraction.
Article 10 : Les dispositions du présent décret entrent en vigueur à compter de la date d’effet des
arrêtés prévus au présent décret.
Article 11 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
334
Décret n°2-18-242 du 14 ramadan 1442 (27 avril 2021) pris pour l’application de certaines
dispositions de la loi n°22-07 relative aux aires protégées
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°22-07 relative aux aires protégées, promulguée par le dahir n°1-10-123 du 3 chaabane
1431 (16 juillet 2010), notamment ses articles 9, 10, 11, 21, 26 ,36 et 40 ;
Et après délibération du Conseil du gouvernement, tenu le 2 ramadan 1442 (15 avril 2021),
Décrète :
Chapitre premier : Création de l’aire protégée
Article premier : En application des dispositions de l’article 9 de la loi n°22-07 précitée, le projet de
création d’une aire protégée est établi à l’initiative de :
a) l’autorité gouvernementale chargée des eaux et forêts, lorsque le projet de l’aire protégée
englobe exclusivement l’espace terrestre ;
b) l’autorité gouvernementale chargée des eaux et forêts et l’autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime, lorsque le projet de l’aire protégée englobe les espaces
terrestre et marin ensemble ;
c) l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime, lorsque le projet de l’aire
protégée englobe exclusivement l'espace marin.
Article 2 : En application des dispositions de l’article 9 de la loi n°22-07 précitée, la demande de
création d’une aire protégée formulée par les collectivités territoriales concernées est adressée aux
autorités gouvernementales citées dans l’article premier ci-dessus selon le cas.
Cette demande doit être accompagnée d’une note de présentation indiquant les raisons ayant
motivé la proposition de création de l’aire protégée et un document graphique consistant en une
carte à l’échelle de 1/50.000 au moins indiquant avec un liséré rouge les limites de l’aire protégée, et
le cas échéant les limites de la zone périphérique de l’aire protégée.
Lorsque le projet de création de l’aire protégée comporte une partie marine, le document graphique
doit faire mention des coordonnées géographiques (latitude, longitude) de la zone marine
concernée.
Article 3 : En application des dispositions des articles 10 et 11 de la loi n°22-07 précitée, l’enquête
publique prévue par l’article 11 précité est ordonnée par arrêté pris, après avis conforme de la
commission prévue par l’article 11 du présent décret, par les autorités gouvernementales concernées
citées dans l’article premier ci-dessus.
L’arrêté ordonnant l’enquête publique précité ci-dessus, est publié au « Bulletin officiel », un mois au
moins avant la date de son ouverture, et le cas échéant dans le site électronique de l’autorité
gouvernementale concernée.
Conformément aux dispositions de l’article 11 de la loi n°22-07 précitée, le dit arrêté fixe notamment
la zone géographique concernée par l’enquête publique, la date d’ouverture et de clôture de
l’enquête publique et les modalités de son déroulement.
Durant le même mois cité au 2ème alinéa ci-dessus, l’arrêté ordonnant l’enquête publique est affiché
dans les sièges des caïdats, des communes, des chambres des pêches maritimes et des services
déconcentrés des autorités gouvernementales concernées citées dans l’article premier ci-dessus, se
trouvant dans les limites de l’aire protégée projetée, et ainsi dans les locaux des services
déconcentrés des autorités gouvernementales concernées par la création de l’aire protégée en vertu
de leurs attributions ou du fait que l’aire protégée projetée englobe des biens leur appartenant ou
335
sont en charge de leur administration ou de leur gestion, se trouvant dans les limites de l’aire
protégée projetée.
Le dossier du projet de création de l’aire protégée, comportant les données stipulées par l’article 12
de la loi n°22-07 précitée, est déposé par les autorités gouvernementales concernées citées dans
l’article premier ci-dessus, pendant trois mois, à compter de la date d’ouverture de l’enquête
publique, dans les locaux des communes concernées par l’aire protégée projetée, pour permettre au
public, y compris la population locale, d’en prendre connaissance et formuler ses observations et
propositions sur un registre ouvert à cet effet.
Dans le cas où les observations ou les propositions sont faites oralement, elles sont transcrites sur le
registre par la commune qui les a reçues.
A l’expiration de la durée de l’enquête publique, les registres d’observations et de propositions sont
retournés aux autorités gouvernementales concernées citées dans l’article premier ci-dessus, en vue
d’étudier les observations et les propositions formulées pendant l’enquête, conformément aux
dispositions du premier alinéa de l’article 14 de la loi n°22-07 précitée.
Chapitre II : Dispositions relatives au plan d’aménagement et de gestion de l’aire protégée
Article 4 : En application des dispositions de l’article 21 de la loi n°22-07 précitée, le plan
d’aménagement et de gestion de l’aire protégée est approuvé par décret publié au « Bulletin
officiel ».
Ledit décret est pris sur proposition des autorités gouvernementales concernées citées dans l’article
premier ci-dessus, selon le cas, après avis conforme de la commission prévue par l’article 11 du
présent décret.
Article 5 : En application des dispositions de l’article 21 de la loi n°22-07 précitée, le plan
d’aménagement et de gestion de l’aire protégée est valable pour une durée de dix ans à compter de
la date de publication du décret de son approbation au « Bulletin officiel ».
Ledit plan est révisé tous les cinq (5) ans, dans les mêmes formes et conditions fixées pour son
établissement et son approbation. Cette durée peut être réduite, lorsque l’évolution des indicateurs
d’impacts dans l’espace terrestre ou marin de ladite aire protégée l’exige.
Chapitre III : Délégation de la gestion de l’aire protégée
Article 6 : Le règlement relatif à l’appel à concurrence pour la délégation, totale ou partielle, de la
gestion de l’aire protégée est établi par l’autorité ou les autorités gouvernementales concernées
citées dans l’article premier du présent décret selon l’espace de l’aire protégée, et ce après avis
conforme de la commission prévue par l’article 11 du présent décret.
Ce règlement comporte :
- les critères d’éligibilité et d’admission des concurrents conformément à l’article 7 ci-après ;
- les qualifications professionnelles, techniques et financières requises des concurrents. Ces
qualifications sont fixées, selon l’objet de l’appel à concurrence, par les autorités
gouvernementales concernées citées dans l’article premier du présent décret ;
- la liste des pièces à fournir par les concurrents. Cette liste est arrêtée, selon l’objet de l’appel
à concurrence, par les autorités gouvernementales concernées citées dans l’article premier
du présent décret ;
- les modalités et les critères de choix et de classement des offres conformément à l’article 9
ci-après ;
336
- les modalités de retrait du dossier de participation à l’appel à concurrence et de dépôt des
offres.
Article 7 : L’appel à concurrence pour la délégation de la gestion d’une aire protégée est ouvert aux
personnes morales de droit public et aux personnes morales de droit privé.
La personne morale de droit privé doit :
- être soumise au droit marocain ;
- être constituée légalement depuis trois (3) ans au minimum ;
- avoir parmi ses activités conformément à ses statuts, la conservation et la valorisation des
ressources naturelles.
En ce qui concerne les personnes morales de droit public, la conservation et la valorisation des
ressources naturelles doivent figurer parmi leurs attributions.
Article 8 : L’avis de l’appel à concurrence est publié, trente (30) jours au moins avant la date
d’ouverture des plis, dans au moins deux journaux quotidiens autorisés à publier les annonces
légales, ainsi que sur le site électronique de l’autorité ou des autorités gouvernementales concernées
citées dans l’article premier du présent décret selon l’espace de l’aire protégée.
L’avis de l’appel à concurrence comporte notamment :
- l’autorité gouvernementale ayant déclaré l’appel à concurrence ;
- l’objet de l’appel à concurrence ;
- les modalités de retrait du dossier de participation à l’appel à concurrence et de dépôt des
offres et les délais fixés à cet effet ;
- la date et le lieu d’ouverture des plis.
Article 9 : Les offres sont évaluées, à huis clos, par une commission spécialement désignée à cet effet
par décision de l’autorité ou les autorités gouvernementales concernées citées dans l’article premier
du présent décret selon l’espace de l’aire protégée. Cette commission comprend obligatoirement un
représentant de chaque autorité gouvernementale des autorités représentées dans la commission
technique des aires protégées prévue par l’article 11 du présent décret.
La commission peut, avant de formuler toute proposition, consulter tout expert ou technicien.
Au terme de ses travaux, la commission propose l’offre retenue aux autorités gouvernementales
concernées citées dans l’article premier ci-dessus.
Article 10 : L’autorité gouvernementale concernée citée dans l’article premier ci-dessus informe le
soumissionnaire retenu de l’acceptation de son offre par lettre recommandée avec accusé de
réception, ou tout autre moyen comportant une date confirmée. Cette lettre doit lui être adressée
dans un délai qui ne peut dépasser dix (10) jours à compter de la date d’achèvement des travaux de
la commission.
Dans le même délai, elle avise également les soumissionnaires dont les offres n’ont pas été retenues,
en mentionnant les motifs, par lettre recommandée avec accusé de réception. Cette lettre est
accompagnée des pièces constituant leurs dossiers.
Les résultats de l’évaluation des offres sont annoncés au siège de l’autorité gouvernementale
concernée.
Chapitre IV : Commission technique des aires protégées
Article 11 : Il est créé une commission technique des aires protégées à laquelle il incombe d’exercer
les attributions prévues aux articles 3, 4, 6 et 15 du présent décret.
337
Cette commission est présidée par l’autorité gouvernementale chargée des eaux et forêts ou son
représentant lorsque le projet de l’aire protégée englobe un espace terrestre, ou l’autorité
gouvernementale chargée des eaux et forêts ou son représentant et l’autorité gouvernementale
chargée de la pêche maritime ou son représentant lorsque le projet de l’aire protégée englobe les
espaces terrestre et marin, ou l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime ou son
représentant lorsque le projet de l’aire protégée englobe exclusivement l’espace marin.
Cette commission comporte un seul représentant de chaque autorité gouvernementale concernée
par l’aire protégée en vertu de ses attributions ou du fait que l’aire protégée englobe des biens lui
appartenant ou elle est en charge de leur administration ou de leur gestion ainsi qu’un représentant
de l’autorité administrative locale.
Article 12 : La commission technique des aires protégées se réunit sur convocation de son président
et prend ses décisions par consensus.
Les dossiers sont transmis aux membres de la commission technique trente (30) jours au moins avant
la date fixée pour la réunion.
Chapitre V - Dispositions diverses, transitoires et finales
Article 13 : Le modèle de la carte professionnelle, prévue par l’article 36 de la loi n°22-07 précitée,
est fixé conformément à l’annexe jointe au présent décret.
Article 14 : En application des dispositions de la loi n°22-07 précitée, on entend par :
- « Administration Compétente » prévue dans les articles 2, 13, 14, 18, 19, 20, 22, 23, 24, et 26
de la loi susvisée, l’autorité gouvernementale chargée des eaux et forêts lorsque l’aire
protégée englobe exclusivement l’espace terrestre, ou l’autorité gouvernementale chargée
des eaux et forêts et l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime lorsque l’aire
protégée englobe les espaces terrestre et marin, ou l’autorité gouvernementale chargée de
la pêche maritime lorsque l’aire protégée englobe exclusivement l’espace marin.
- « Administration » prévue aux articles 10, 17, 25, 28, 36 et 37 de la loi susvisée, l’autorité
gouvernementale chargée des eaux et forêts lorsque l’aire protégée englobe exclusivement
l’espace terrestre, ou l’autorité gouvernementale chargée des eaux et forêts et l’autorité
gouvernementale chargée de la pêche maritime lorsque l’aire protégée englobe les espaces
terrestre et marin, ou l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime lorsque
l’aire protégée englobe exclusivement l’espace marin.
Article 15 : En application des dispositions du 2ème alinéa de l’article 40 de la loi n°22-07 précitée, les
parcs nationaux existants à la date de la publication de la loi n°22-07 précitée sont classés dans l’une
des catégories des aires protégées définies dans l’article 2 de la loi précitée en vertu d’un arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée des eaux et forêts lorsque le parc national englobe un espace
terrestre, d’un arrêté conjoint de l’autorité gouvernementale chargée des eaux et forêts et de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime lorsque le parc national englobe les
espaces terrestre et marin, ou en vertu d’un arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime lorsque le parc national englobe exclusivement l’espace marin, après avis conforme
de la commission technique des aires protégées prévue par l’article 11 du présent décret.
Article 16 : Le ministre de l’intérieur, le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du
développement rural et des eaux et forêts sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution
du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel
338
Annexe : Modèle de carte professionnelle des agents de l’administration
habilités à constater les infractions dans les aires protégées
المغربية المملكة
Royaume du Maroc
الصورة
السلطة الحكومية المعنية
. : ............. رقم
339
Décret n°2-21-307 du 30 moharrem 1443 (8 septembre 2021) fixant les modalités d’établissement,
d’approbation et de révision des plans d’aménagement interne des ports
Le chef du gouvernement
Vu la loi n°15-02 relative aux ports et portant création de l’Agence nationale des ports et de la
Société d’exploitation des ports promulguée par le dahir n°1-05-146 du 20 chaoual 1426 (23
novembre 2005), telle qu’elle a été modifiée et complétée, notamment ses articles 6 et 36 ;
Après délibération en Conseil du gouvernement, réuni le 14 moharrem 1443 (23 août 2021),
Décrète
Article premier : Le projet du plan d’aménagement interne d’un port, établi par l’Agence nationale
des ports, est soumis à l’avis d’une commission présidée par l’autorité gouvernementale chargée des
ports ou son représentant, et composée des membres suivants :
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur ;
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée de l’urbanisme ;
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée des pêches maritimes ;
- un représentant de l’autorité gouvernementale chargée de l’administration de la défense
nationale ;
- un représentant du conseil régional de la région du ressort du port ;
- un représentant du conseil communal de la commune du ressort du port ;
- un représentant de la protection civile ;
- un représentant de la direction générale des douanes et des impôts indirects ;
- un représentant de l’Agence nationale des ports ;
- un représentant de la confédération générale des entreprises du Maroc ;
- deux personnalités désignées, pour leurs compétences dans le domaine, par l’autorité
gouvernementale chargée des ports.
La commission peut faire appel à toute autre entité ou personne dont l’avis lui paraît utile.
La commission se réunit sur convocation de son président, de sa propre initiative ou sur demande
motivée de l’un de ses membres.
Article 2 : La commission dispose d’un secrétariat assuré par l’Agence nationale des ports.
Article 3 : Le secrétariat de la commission assure la préparation des travaux de ladite commission,
établit les procès-verbaux des réunions et fait procéder à leur signature par les membres présents.
Article 4 : Le projet du plan d’aménagement interne du port, accompagné des documents y
afférents, est adressé aux membres de la commission précitée au moins deux mois avant la date
prévue pour son examen par ladite commission.
Article 5 : Le projet du plan d’aménagement interne d’un port est approuvé par arrêté pris par
l’autorité gouvernementale chargée des ports, après avis de l’autorité gouvernementale chargée de
l’urbanisme, et son examen par le Conseil d’administration de l’Agence nationale des ports.
Article 6 : Le plan d’aménagement interne d’un port est révisé, au moins tous les cinq ans.
Cette révision est soumise aux mêmes modalités que celles prévues pour son établissement et son
approbation.
Article 7 : Le ministre de l’équipement, du transport, de la logistique et de l’eau, le ministre de
l’intérieur, le ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration, le ministre de
l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts et le ministre de
l’aménagement du territoire national, de l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville sont
340
chargés, chacun en ce qui le concerne, de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin
officiel.
341
Décret n°2-20-703 du 29 hija 1442 (9 août 2021) relatif à la Commission nationale du partenariat
public-privé
Le chef du gouvernement,
Vu la Constitution, notamment ses articles 89 et 92 ;
Vu la loi n°86-12 relative aux contrats de partenariat public-privé, promulguée par le dahir n°1-14-
192 du 1er rabii I 1436 (24 décembre 2014), telle qu’elle a été modifiée et complétée par la loi n°46-
18, promulguée par le dahir n°1-20-04 du 11 rejeb 1441 (6 mars 2020), notamment son article 28-1 ;
Après avis de la Commission nationale de la commande publique ;
Après délibération en Conseil du gouvernement, réuni le 16 hija 1442 (27 juillet 2021),
Décrète :
Article premier : En application des dispositions de l’article 28-1 de la loi susvisée n°86-12, la
Commission nationale du partenariat public-privé se compose, sous la présidence du Chef du
gouvernement, des membres ci-après :
- l’autorité gouvernementale chargée de l’intérieur ;
- l’autorité gouvernementale chargée des finances ;
- l’autorité gouvernementale chargée de l’agriculture, de la pêche maritime et du
développement rural ;
- l’autorité gouvernementale chargée de l’éducation nationale, de la formation
professionnelle, de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ;
- l’autorité gouvernementale chargée de la santé ;
- l’autorité gouvernementale chargée de l’industrie, du commerce et de l’économie verte et
numérique ;
- l’autorité gouvernementale chargée de l’équipement, du transport, de la logistique et de
l’eau ;
- l’autorité gouvernementale chargée de l’aménagement du territoire national, de
l’urbanisme, de l’habitat et de la politique de la ville ;
- l’autorité gouvernementale chargée de l’énergie, des mines et de l’environnement ;
- l’autorité gouvernementale chargée de la culture, de la jeunesse et des sports.
En cas d’absence ou d’empêchement de l’un des membres cités ci-dessus, il est remplacé par le
secrétaire général du département ministériel concerné.
Le président peut inviter toute personne, dont il estime la présence utile, à participer, à titre
consultatif, aux réunions de la Commission nationale du partenariat public-privé, désignée, dans la
suite du présent décret, par «Commission nationale».
Article 2 : La Commission nationale se réunit, chaque fois que nécessaire, sur convocation de son
président, soit à son initiative, soit à la demande de l’autorité gouvernementale chargée des
finances.
L’ordre du jour des réunions de la Commission nationale est fixé par le président.
Article 3 : La Commission nationale délibère valablement lorsque la moitié au moins de ses membres
sont présents.
Les délibérations de la Commission nationale sont constatées par des procès-verbaux signés par le
président et l’autorité gouvernementale chargée du Secrétariat permanent de la Commission
nationale prévue à l’article 7 ci-dessous.
342
Les procès-verbaux des réunions de la Commission nationale sont établis par le Secrétariat
permanent.
Article 4 : La Commission nationale prend ses décisions à la majorité des voix des membres présents.
En cas de partage égal des voix, celle du président est prépondérante.
Article 5 : Afin de permettre à la Commission nationale de définir le projet de programme annuel
et/ou pluriannuel des projets qui peuvent faire l’objet de contrats de partenariat public-privé, les
personnes publiques visées aux a) et c) du premier paragraphe du deuxième alinéa de l’article
premier de la loi précitée n°86-12 soumettent, au titre de chaque année budgétaire, au secrétariat
permanent de la Commission nationale la liste des projets qu’elles envisagent de réaliser dans le
cadre du partenariat public-privé.
Il est procédé, dans les mêmes formes, à l’actualisation du programme annuel et/ou pluriannuel des
projets qui peuvent faire l’objet de contrats de partenariat public-privé.
Article 6 : Pour l’assister dans l’accomplissement des missions qui lui sont dévolues, la Commission
nationale peut instituer des comités techniques ou des groupes de travail pour l’examen de
questions déterminées.
La composition et les missions des comités techniques et des groupes de travail institués sont fixées
par décision de la Commission nationale.
Article 7 : Le secrétariat permanent de la Commission nationale est assuré par l’autorité
gouvernementale chargée des finances.
A cet effet, elle est chargée, en particulier, de :
a. préparer et organiser les réunions de la Commission nationale et d’en établir les procès-
verbaux;
b. établir le projet d’ordre du jour des réunions de la Commission nationale et le soumettre à
l’approbation du président ;
c. préparer, conformément aux dispositions de l’article 5 ci-dessus, le projet du programme annuel
et/ou pluriannuel ou les deux à la fois des projets qui peuvent faire l’objet de contrats de
partenariat public-privé ;
d. recevoir et examiner les demandes d’autorisation de recours à la procédure négociée prévues
au premier alinéa de l’article 7 et au paragraphe c) du deuxième alinéa de l’article 28-1 de la loi
précitée n°86-12 ;
e. recevoir et examiner les demandes de dérogation prévues à l’article 28-3 de la loi précitée n°86-
12 ;
f. proposer le projet du seuil d’investissement prévu au paragraphe c) du deuxième alinéa de
l’article 28-1 de la loi précitée n°86-12, après consultation des personnes publiques concernées
et en fonction des spécificités de chaque secteur d’activité, et le soumettre à la Commission
nationale pour examen et approbation ;
g. assurer le suivi de la mise en œuvre des décisions de la Commission nationale ;
h. coordonner et assurer le suivi des travaux des comités techniques et des groupes de travail
prévus à l’article 6 ci-dessus ;
i. tenir et conserver les archives de la Commission nationale ;
j. établir un rapport annuel sur le bilan des travaux de la Commission nationale qu’il adresse au
président et aux membres de ladite Commission.
343
A l’issue de l’examen des demandes visées aux paragraphes d) et e) du présent article, le secrétariat
permanent soumet à la Commission nationale, pour décision, lesdites demandes accompagnées de
ses conclusions.
Article 8 : L’autorité gouvernementale chargée des finances met à disposition du Secrétariat
permanent de la Commission nationale les moyens humains et matériels nécessaires à
l’accomplissement de ses missions dans les meilleures conditions.
Article 9 : Le ministre de l’économie, des finances et de la réforme de l’administration est chargé de
l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
344
Décret n°2-21-223 du 30 moharrem 1443 (8 septembre 2021) fixant les caractéristiques techniques
et les modalités d’installation du système d’identification par fréquence radio électrique
permettant l’identification des navires de pêche d’une jauge brute inférieure ou égale à 3 unités de
jauge
Le chef du gouvernement,
Vu l’annexe I du dahir du 28 joumada II 1337 (31 mars 1919) formant code de commerce maritime,
tel que modifié et complété par la loi n°76-18 promulguée par le dahir n°1-19-127 du 16 rabii II 1441
(13 décembre 2019), notamment son article 47 ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et l’organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime - Département de la pêche maritime - ;
Après avis de l’Agence nationale de réglementation des télécommunications (ANRT) ;
Après avis des chambres des pêches maritimes ;
Après délibération en Conseil du gouvernement, réuni le 28 moharrem 1443 (6 septembre 2021),
DÉCRÈTE :
Article premier : En application des dispositions de l’article 47 de l’annexe I du dahir susvisé du 28
joumada II 1337 (31 mars 1919), le présent décret a pour objet de fixer les caractéristiques
techniques et les modalités d’installation sur les navires de pêche d’une jauge brute inférieure ou
égale à 3 unités de jauge, du système d’identification par fréquence radio électrique (RFID).
Article 2 : Le système d’identification par fréquence radio électrique sus-indiqué est composé de
deux éléments dont les caractéristiques techniques sont les suivantes :
1. Une puce appelée TAG contenant un numéro de série unique permettant aux services
compétents du département de la pêche maritime d’identifier le navire de pêche concerné.
Cette puce doit être étanche et constituée de matériaux résistants aux vibrations, aux chocs,
à la corrosion chimique et à la rouille avec un indice de protection IP69 ou IP69K ;
2. Un appareil électronique mobile appelé PDA composé d’un système informatique et un
lecteur permettant la saisie des données et la capture d’images des navires, la lecture du
numéro de série contenu dans le TAG et l’association dudit numéro de série avec la base de
données du département de la pêche maritime relative aux navires. Ces informations doivent
pouvoir être transférées en toute sécurité vers ladite base de données.
Article 3 : Seuls les systèmes d’identification par fréquence radio électrique répondant aux
caractéristiques techniques prévues à l’article 2 ci-dessus, agréés par l’Agence nationale de
réglementation des télécommunications et approuvés par l’autorité gouvernementale chargée de la
pêche maritime ou la personne déléguée par elle à cet effet peuvent être installés sur les navires de
pêche d’une jauge brute inférieure ou égale à 3 unités de jauge.
Article 4 : Les TAG sont installés par les services compétents du département de la pêche maritime
comme suit :
- pour les navires de pêche en bois : dans la face intérieure ou extérieure de la partie
supérieure de l’étrave au-dessous de can supérieur des bordages du navire ;
- pour les navires de pêche construits en matériaux autre que le bois : dans la face intérieure
ou extérieure de la partie supérieure de l’étrave du navire ou dans le banc d’assise en bois ou
dans le banc arrière portant le moteur, loin des interférences.
Article 5 : Le TAG est installé à bord du navire et configuré par les services compétents du
département de la pêche maritime, en présence de l’armateur dudit navire ou son représentant et
345
donne lieu, séance tenante, après vérification du bon fonctionnement du système, à la délivrance,
sans frais, d’un certificat dénommé « Certificat d’installation de la puce RFID » attestant de la pose
dudit TAG.
Le lieu où le TAG est installé sur le navire doit être fermé et son emplacement doit être marqué au
moyen d’une marque visible apposée avec un produit de couleur rouge indélébile.
Article 6 : Le certificat d’installation de la puce RFID est établi selon les modalités fixées par arrêté de
l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime. Il est remplacé par un nouveau certificat
dans les cas suivants :
- modification de l’une des mentions portées sur le certificat ;
- remplacement du TAG.
Article 7 : Le TAG doit être remplacé en cas de perte, de détérioration ou de vol, selon les modalités
fixées par arrêté de l’autorité gouvernementale chargée de la pêche maritime.
Article 8 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
346
Décret n°2-59-0075 du 16 moharrem 1382 (19 juin 1962) relatif à l’exercice de la pêche à la
lumière artificielle (pêche au feu) dans les eaux territoriales du Maroc
Abrogé par le décret n°2-21-43 du 24 rabii II 1443 (30 novembre 2021) réglementant l’exercice de la
pêche maritime à la lumière artificielle, article 10.
-------------------------------
Décret n°2-21-43 du 24 rabii II 1443 (30 novembre 2021) réglementant l’exercice de la pêche
maritime à la lumière artificielle
Le chef du gouvernement,
Vu le dahir portant loi n°1-73-255 du 27 chaoual 1393 (23 novembre 1973) formant règlement sur la
pêche maritime, tel qu’il a été modifié et complété, notamment son article 16 ;
Vu le décret n°2-07-230 du 5 kaada 1429 (4 novembre 2008) fixant les conditions et les modalités de
pêche des petits pélagiques ;
Vu le décret n°2-15-890 du 14 joumada II 1437 (24 mars 2016) fixant les attributions et l’organisation
du ministère de l’agriculture et de la pêche maritime - département de la pêche maritime ;
Après avis de l’Institut national de recherche halieutique ;
Après consultation des chambres des pêches maritimes ;
Après délibération en Conseil du gouvernement, réuni le 28 rabii I 1443 (4 novembre 2021),
Décrète :
Article premier : La pêche maritime à la lumière artificielle ne peut être exercée que dans les eaux
maritimes marocaines délimitées à l’article 2 ci-dessous conformément aux conditions et modalités
fixées par le présent décret.
Article 2 : Les eaux maritimes marocaines visées à l’article premier ci-dessus sont celles comprises
entre les méridiens suivants :
- Méridien : 05°55’33’’W (Cap spartel) ;
- Méridien : 02°12’42’’W (Saidia).
Article 3 : Seuls les navires de pêche disposant d’une licence de pêche des petits pélagiques délivrée
conformément aux dispositions du décret susvisé n°2-07-230, en cours de validité, peuvent pratiquer
la pêche maritime à la lumière artificielle.
Article 4 : Tout navire de pêche exerçant la pêche maritime à la lumière artificielle ne peut détenir et
utiliser, outre l’embarcation annexe qui mène la senne, qu’une seule embarcation annexe porte-
lampes sur laquelle doit être inscrit à l’avant des deux bords le nom et le numéro d’immatriculation
du navire auquel elle est annexée.
Article 5 : Sous réserve des périodes d’interdiction de pêche prévues par la réglementation en
vigueur, la pêche maritime à la lumière artificielle peut être exercée durant toute l’année du coucher
au lever du soleil en une seule sortie en mer par vingt-quatre (24) heures.
Article 6 : L’intensité de la lumière totale à bord d’une embarcation annexe porte-lampes ne peut
excéder 6000 watts, quel que soit le nombre et le type d’ampoules utilisées.
Article 7 : Les lampes de l’embarcation annexe porte-lampes ne doivent être allumées :
- que sur les lieux de pêche et pour la durée des opérations de pêche ;
- qu’à une distance supérieure à cinq cent (500) mètres d’un autre navire utilisant la pêche à la
lumière artificielle, se trouvant déjà en exercice de pêche.
347
Lors des opérations de pêche, la distance entre l’embarcation annexe porte-lampes et l’embarcation
annexe qui mène la senne, ne doit pas dépasser soixante (60) mètres.
Article 8 : L’éclairage à bord du navire exerçant la pêche maritime à la lumière artificielle doit être
utilisé exclusivement pour assurer la sécurité et le travail nocturne à bord dudit navire.
Article 9 : Outre les mentions prévues à l’article 5 du décret précité n°2-07-230, la licence de pêche
des petits pélagiques doit comporter le cas échéant, la mention suivante :
- Mode de pêche « pêche maritime à la lumière artificielle ».
Article 10 : Le décret n°2-59-0075 du 16 moharrem 1382 (19 juin 1962) relatif à l’exercice de la pêche
à la lumière artificielle (pêche au feu) dans les eaux territoriales du Maroc est abrogé.
Article 11 : Le ministre de l’agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et
forêts est chargé de l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
348
Décret n°2-21-965 du 16 chaoual 1443 (17 mai 2022) approuvant le Plan national du littoral
Le chef du gouvernement,
Vu la loi n°81-12 relative au littoral promulguée par le dahir n°1-15-87 du 29 ramadan 1436 (16 juillet
2015), notamment ses articles 3,10 et 11 ;
Vu le décret n°2-15-769 du 3 rabii I 1437 (15 décembre 2015) fixant la composition, le nombre des
membres, les attributions et les modalités de fonctionnement de la commission nationale de la
gestion intégrée du littoral et des commissions régionales ainsi que les modalités d'élaboration du
Plan national et des schémas régionaux du littoral ;
Après l’avis de la commission nationale de gestion intégrée du littoral sur le projet du Plan national
du littoral donné lors de sa réunion du 19 joumada II 1441 (14 février 2020) ;
Après délibération en Conseil du gouvernement, réuni le 4 chaoual 1443 (5 mai 2022),
DÉCRÈTE :
Article premier : Est approuvé le Plan national du littoral, tel qu’annexé au présent décret.
Article 2 : Les objectifs généraux du Plan national du littoral qui se fondent, conformément aux
dispositions de l’article 3 de la loi susvisée n°81-12, sur les données scientifiques, socio-économiques
et environnementales disponibles et sur une approche écosystémique de gestion intégrée du littoral,
sont les suivants :
- établir une bonne gouvernance du littoral par le renforcement de la concertation et de la
coordination institutionnelle ainsi que par la mise en place de mécanismes de financement ;
- mettre en cohérence les instruments de planification et d’aménagement des territoires qui
comprennent des espaces du littoral ainsi que des programmes d’investissements ;
- protéger, préserver et prévenir la dégradation des espaces du littoral par des mesures
spécifiques adaptées aux problématiques posées ;
- valoriser le patrimoine littoral en tenant compte des équilibres à respecter aux fins de sa
conservation ;
- améliorer la connaissance pour assurer une gestion intégrée du littoral notamment par la
promotion de la recherche et de l’innovation ;
- renforcer les capacités et la mobilisation de tous les acteurs socio-économiques pour la
protection et la valorisation du littoral.
Article 3 : Aux fins de l’évaluation des mesures prises en vue d’atteindre les objectifs sus-indiqués, les
indicateurs suivants peuvent notamment être utilisés :
- niveau de mise en place des instruments de planification, d’aménagement et de gestion, y
compris sectoriel, portant sur les espaces du littoral et évaluation de leur cohérence et de la
coordination institutionnelle ;
- consistance et nature des mesures de protection et de conservation des écosystèmes
littoraux;
- taux de réalisation des projets de développement intégré du littoral ainsi que des
programmes et des investissements y afférents conformément aux objectifs du Plan ;
- niveau de pollution des espaces littoraux quelle qu’en soit l’origine et évaluation des mesures
de prévention ;
349
- étendue du littoral (côté terre et côté mer), couvert par des projets et des programmes de
préservation, de conservation et de réhabilitation et niveau des budgets qui leur sont alloués;
- consistance et importance des projets et programmes de sensibilisation d’implication des
partenaires socio-économiques et de la société civile ;
- taux de réalisation des schémas régionaux du littoral ;
- niveau de participation des acteurs socio-économiques à la protection du littoral.
Article 4 : Le Plan national du littoral est élaboré pour une période de dix (10) ans et prend effet à
compter de la date de publication au «Bulletin officiel» du présent décret. Il peut être révisé
conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi précitée n°81-12.
Article 5 : La ministre de la transition énergétique et du développement durable est chargée de
l’exécution du présent décret qui sera publié au Bulletin officiel.
350
Annexe
au décret n°2-21-965 16 chaoual 1443 (17 mai 2022)
approuvant le Plan national du littoral
--------------------
Plan National du Littoral
(PNL)
--------------------
I. Fondement
Le plan national de gestion intégrée du littoral appelé, Plan National du Littoral (PNL) prévu à l’article
3 de la loi n°81-12 relative au littoral vise à :
1. déterminer les orientations et les objectifs généraux à atteindre en matière de protection, de
mise en valeur et de conservation du littoral dans le cadre de la politique nationale
d’aménagement du territoire et compte tenu des objectifs de développement économique
et social ;
2. intégrer la dimension de protection du littoral dans les politiques sectorielles ;
3. fixer les indicateurs à prendre en compte pour assurer la cohérence entre les programmes
d‘investissement et définir les moyens permettant l’harmonisation entre les projets de
développement à réaliser sur le littoral ;
4. prévoir les mesures à prendre pour prévenir, lutter et réduire la pollution du littoral ;
5. assurer la cohérence et la complémentarité entre les schémas régionaux du littoral.
II. Vision pour le littoral : vecteur de développement durable et de prospérité
Le PNL vise à garantir un équilibre entre le développement et la préservation du littoral, à travers
l’instauration d’une approche holistique et intégrée de développement et d’un modèle de gestion
des espaces et des ressources prenant en considération les aspects environnementaux,
institutionnels, socio-économiques et culturels et permettant de garantir la pérennité des multiples
fonctions du littoral et d’améliorer sa résilience et ses capacités d’adaptation aux aléas climatiques et
aux risques naturels et anthropiques.
III. Axes et objectifs stratégiques du PNL
Le PNL est décliné en 6 axes et 20 objectifs stratégiques :
Axe stratégique 1 : asseoir une gouvernance du littoral
Le premier axe stratégique du PNL a pour but d’instaurer une bonne gouvernance du littoral
permettant de garantir l’efficacité des mesures prises pour son développement, tout en assurant la
préservation et la conservation de ses écosystèmes.
Cet axe est décliné en cinq objectifs stratégiques :
Objectif stratégique 1 : mettre la concertation et la coordination institutionnelles au cœur du
processus de prise de décision et promouvoir la convergence des politiques sectorielles
touchant le littoral ;
Objectif stratégique 2 : consolider et rendre effectives les mesures prises pour mettre en
œuvre la gestion intégrée du littoral ;
Objectif stratégique 3 : mettre en place des mécanismes de financement de l’économie
bleue et verte au niveau du littoral ;
351
Objectif stratégique 4 : consolider la coopération régionale et internationale pour une
meilleure gestion du littoral ;
Objectif stratégique 5 : renforcer le processus participatif autour de la gestion intégrée du
littoral.
Axe stratégique 2 : élaborer des instruments de planification territoriale compatibles avec les
politiques nationales d’aménagement du territoire et avec les objectifs et orientations du PNL.
Cet axe a pour objet de coordonner les instruments de planification territoriale avec les principes de
la gestion intégrée des zones côtières (GIZC). A cet effet, il est nécessaire de prendre en compte les
risques climatiques et tous les autres risques naturels et anthropiques dans les projets
d’aménagement du territoire et les vulnérabilités spécifiques des zones côtières dans les schémas
d’aménagement du territoire et dans les documents d’urbanisme.
Cet axe est décliné en trois objectifs stratégiques :
Objectif stratégique 1 : intégrer les impératifs de conservation, de préservation et de
valorisation dans les planifications territoriales et dans les programmes d’investissement au
niveau du littoral ;
Objectif stratégique 2 : mettre en cohérence les instruments d’aménagement du territoire
avec les impératifs de la gestion intégrée du littoral ;
Objectif stratégique 3 : assurer la cohérence entre les programmes d’investissement au
niveau du littoral en fixant des indicateurs idoines de cohérence.
Axe stratégique 3 : protéger et préserver l’écosystème littoral contre la dégradation.
Cet axe vise l’optimisation de l’utilisation des espaces littoraux en atténuant les impacts négatifs
potentiels et cumulatifs des activités socio-économiques, en tenant compte de la capacité de charge
de ces espaces, et en évitant les modifications irréversibles physiques, physico-chimiques et
biologiques des écosystèmes littoraux. A cet effet, des actions doivent être prises pour la réduction
de la pollution et des déséquilibres sédimentaires et des phénomènes d’érosion, l’amélioration de la
qualité des eaux, la protection de la flore et la faune et leurs habitats ainsi que la préservation des
ressources halieutiques.
Cet axe est décliné en 3 objectifs stratégiques :
Objectif stratégique 1 : prévenir et atténuer les impacts négatifs et cumulatifs des activités
socio-économiques ;
Objectif stratégique 2 : protéger durablement les écosystèmes marins et les zones côtières ;
Objectif stratégique 3 : renforcer la résilience du littoral aux changements climatiques.
Axe stratégique 4 : assurer une meilleure valorisation du littoral
Cet axe stratégique du PNL vise le développement socio-économique du littoral à travers la
valorisation de ses potentialités économiques tout en préservant son potentiel écologique et
culturel. Il vise, également, la promotion de l’économie bleue et verte tout en renforçant la cohésion
sociale.
Cet axe est décliné en 4 objectifs stratégiques :
Objectif stratégique 1 : valoriser le patrimoine culturel aux fins de sa conservation et
promouvoir l’économie bleue et verte comme levier de développement durable du littoral ;
Objectif stratégique 2 : promouvoir les zones côtières, en cohérence avec les exigences du
développement durable ;
352
Objectif stratégique 3 : faire du littoral un espace partagé et protégé ;
Objectif stratégique 4 : promouvoir les nouveaux métiers maritimes pour soutenir
l’économie bleue et verte.
Axe stratégique 5 : améliorer la connaissance pour orienter la prise de décision vers un
développement durable du littoral.
Cet axe stratégique met l’accent sur l’importance du partage de données relatives au littoral, en tant
que levier important pour renforcer l’adhésion et la participation des citoyens et des élus aux
politiques environnementales.
Cet axe vise également la promotion et la coordination de la recherche-développement et de
l’innovation pour le développement durable.
Il est décliné en deux objectifs stratégiques :
Objectif stratégique 1 : promouvoir la recherche et l’innovation pour le développement
durable du littoral.
Objectif stratégique 2 : mutualiser les systèmes d’observation, de surveillance et de contrôle
du littoral.
Axe stratégique 6 : mobiliser et renforcer les capacités des acteurs pour réussir la protection et la
valorisation du littoral.
Cet axe vise à impliquer tous les acteurs dans le processus de la protection et de la valorisation du
littoral.
Il est décliné en 3 objectifs stratégiques :
Objectif stratégique 1 : renforcer les capacités de tous les acteurs concernés en vue
d’accomplir leurs rôles en matière de protection et de valorisation du littoral ;
Objectif stratégique 2 : renforcer le rôle de la société civile, en tant que partenaire de
développement dans la protection et la valorisation du littoral ;
Objectif stratégique 3 : sensibiliser et informer les citoyens sur les valeurs
environnementales et culturelles du littoral et sur les impératifs de leur sauvegarde.
IV. Mesures pour la mise en œuvre du PNL
Les mesures préconisées pour prévenir, lutter et réduire la pollution du littoral tout en assurant la
cohérence et la complémentarité entre les schémas régionaux du littoral concernent notamment :
1. la réduction de la pollution du littoral et la lutte contre la perturbation de ses écosystèmes ;
2. le renforcement du dispositif d’intervention en cas de pollution marine accidentelle ;
3. l’harmonisation et le renforcement des mesures d’observation, de surveillance et de contrôle ;
4. la mutualisation et le renforcement du contrôle de la pollution du littoral ;
5. le renforcement et la coordination des programmes de sensibilisation et d’éducation à la
préservation du littoral ;
6. l’élaboration d’un système d’information et de bases de données : climatiques, météorologiques,
hydrographiques, océanographiques, physico-chimiques, biogéochimiques, biologiques,
géomorphologiques, géologiques, géochimiques, environnementales et socio-économiques ;
7. la réhabilitation des zones dégradées.
353
V. Indicateurs pour assurer le suivi de la mise en oeuvre du PNL et la cohérence des programmes
d’investissement
Les indicateurs ci-après peuvent être utilisés aux fins de l’évaluation des mesures prises :
- Indicateurs de gouvernance :
1. nombre, nature et consistance des textes juridiques relatifs à la protection du littoral ;
2. fonctionnement des mécanismes de coordination intersectorielle pour la gestion durable du
littoral ;
3. nombre des schémas régionaux du littoral publiés au Bulletin officiel ;
4. nombre de cartes, d’instruments d’aménagement et de planification territorial en accord
avec les principes de la gestion intégrée des zones côtières (GIZC) élaborées et adoptées ;
5. étendue des zones du littoral couvertes par les systèmes d’information géographique ;
6. étendue des zones du littoral aménagées et gérées en utilisant une approche écosystémique
;
7. nombre, type et consistance des infractions constatées à la loi n°81-12 relative au littoral et
autres législations en lien avec le littoral ;
8. mise en place d’un système mutualisé d’observation, de surveillance et de contrôle du
littoral.
- Indicateurs environnementaux :
9. nombre et étendue des zones du littoral couvertes par des aires protégées ;
10. mesures prises dans le cadre des schémas régionaux du littoral et en l’absence de tels
schémas, mesures de protection et de conservation des écosystèmes, de préservation des
espaces naturels, des zones fragiles et de réhabilitation du littoral notamment les plages et
les cordons dunaires ;
11. nombre de programmes de suivi et de surveillance de l’environnement (PSSE) ou de Plans de
gestion environnementale et sociale (PGES) des projets et programmes mis en oeuvre ;
12. impacts environnementaux et économiques de la pollution sur le littoral ;
13. nombre et étendue des zones réhabilitées ;
14. nombre, étendue et consistance des zones vulnérables et des zones à risques.
- Indicateurs économiques :
15. types et consistance des projets mis en oeuvre dans le cadre de l’économie bleue et verte ;
16. nombre de plans et/ou de programmes sectoriels ayant affecté un budget à la protection et à
la valorisation du littoral ;
17. nombre, consistance et impact des programmes du tourisme durable mis en oeuvre ;
18. nombre et lieux d’implantation des projets aquacoles sur le littoral ;
19. nombre et types de projets mis en oeuvre dans le cadre de l’écotourisme et du tourisme de
nature ;
20. enveloppe budgétaire allouée à la recherche scientifique concernant le littoral ;
21. nombre de projets de recherche-innovation mis en oeuvre pour la protection, la
connaissance et le développement du littoral.
354
- Indicateurs sociaux :
22. nombre d’emplois bleus et verts y compris les nouveaux métiers créés au niveau du littoral ;
23. nombre d’ateliers de renforcement des capacités des acteurs territoriaux (élus, ONG, secteur
privé) organisés au niveau des 9 régions littorales ;
24. nombre de forums impliquant des ONG actives au niveau des régions littorales ;
25. nombre de campagnes d’information et de sensibilisation sur la préservation et la
conservation du littoral.
355