Cours Corps
Cours Corps
3 Dénombrement et Existence 8
3.1 Dénombrement des polynômes irréductibles sur Fp . . . . . . . . . . . 8
4 Polynômes cyclotomiques 9
4.1 Racines de l’unité et ψn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 9
4.2 Racines de ψn . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
4.3 L’irréductibilité sur Q des polynômes cyclotomiques . . . . . . . . . . 12
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Corps premiers
.
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X
Or on sait que n = φ(d). On en déduit donc que tout diviseur d de n, on
d|n
a Nd = φ(d). En particulier Nn = φ(n) > 0, c’est à dire que G contient un
élément d’ordre n, par conséquent G est cyclique.
4. Soit k un sous-corps de K. d’après (1) |k| = pr . On peut voir que K est un
k-espace vectoriel de dimension r >, donc |K| = |k|m avec m entier. Donc
pn = prm . Donc r divise n. On peut aussi voir l’ordre du groupe k ∗ qui est
pr − 1 divise l’ordre du groupe K ∗ , donc r divise n. Notons de plus que, pour
r
tout α ∈ k, on a αp = α, mais cette équation admet au plus pr solutions, qui
sont donc les éléments de k. Cela montre que k est l’ensemble des racines dans
K de l’équation précédente.
5. Inversement, soit r un diviseur de n. Notons k l’ensemble des α ∈ K tels
r
que αp = α. C’est un sous-corps et il a au plus pr éléments. Puisque K ∗ est
cyclique d’ordre pn − 1 et que pr − 1 divise pn − 1, alors K ∗ possède un élément
d’ordre pr − 1, disons a, ce qui implique l’équation définissant k a au moins pr
2 r
solutions (0, a, a , ...., ap −1 ). Ainsi k a pr éléments.
τ : E −→ Fp .
Ainsi tous les éléments de τ (E) sont des zéros de f (X) = X q − X dans Fp . Donc
τ (E) ⊂ R, et comme |τ (E)||E| = |R|, on déduit que τ (E) = R. Donc E ≃ R.
Corps premiers
.
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Y
Remarque 2.1.2. On a x = −1. En effet, si on note Fp = {ai ; 0 ⩽ i ⩽ q − 1},
x∈F∗p
alors
q−1
Y
q−1
X −1= (X − ak ).
k=0
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q−1
Y
Ce qui donne ak = −1.
k=0
Corps finis
Les ai sont identifiés avec n’importe quel entier relatif dont la classe modulo p est
ai . Cela est permis car K est de caractéristique p. Ψ est un morphisme d’anneaux
surjectif car α générateur de K ∗ . Alors ker Ψ est un idéal de Fp [X], il existe alors
P ∈ Fp [X] non nul tel que ker Ψ = (P ) Puisque Fp [X]/(P ) est isomorphe à K,
alors Fp [X]/(P ) est un corps et par suite P est irréductible de Fp [X]. Soit m son
degré,alors le cardinal de Fp [X]/(P ) est pm = pn c’ qui donne m = n.
Plus précisément on a :
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Pour tout entier n ∈ N∗ , on note In (p) l’ensemble de tous les polynômes irréductibles
unitaires de degré n dans Fp [X] et mn (p) le cardinal de In (p).
On sait que pour toutP ∈ In (p), le quotient Fp [X]/(P ) est une Fp -algèbre de
k
dimension n de base X . C’est un corps fini de cardinal pn .
0 ⩽ k ⩽ n−1
Dans ce qui suit on va démontrer qu’il existe dans Fp [X] des polynômes
irréductibles de tout degré n ⩾ 1. Ceci permet de construire des corps
finis à pn éléments. Pour cela on note :
n
Pn (X) = X p − X ∈ Fp [X].
n
Thème de de développement : Factorisation de X p − X.
avec ak ∈ Fp et on a :
d−1
!pn d−1
pn X k X n
n
k p
Q = ak X = apk X
k=0 k=0
n
car la caractéristique du corps est p. D’autre part apk = ak dans Fp et
p n p n k k
Xk = X =X .
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pn
Q = Q.
Par conséquent :
pn −1
∀Q ∈ F∗pd , Q = 1.
Comme F∗pd cyclique d’ordre pd − 1, alors pd − 1 divise pn − 1, ce qui entraine
que d divise n.
Réciproquement, pour tout P ∈ Id (p), avec d divisant n, le corps Fpd := Fp [X]/(P )
est de cardinal pd , donc F∗pd est cyclique d’ordre pd − 1, d’après le Théorème de La-
pd pkd
grange, on déduit que X = X. Par récurrence, onn en déduit que X = X pour
p
tout k ∈ N. Comme d divise n, il s’ensuit que X = X dans Fp [X]/(P ), ce qui
n
revient à dire que P divise Pn (X) = X p − X.
Autre démonstration :
Soit F ∈ Fp [X] un polynôme irréductible unitaire de degré r. Montrons
n
F divise X p − X ⇔ r|n.
Considérons un corps de rupture L de F sur Fp et α une racine de F dans
r
L = Fp (α) = Fp [X]/(F ). On a r est le plus petit entier ⩾ 1 tel que αp = α et on a
r−1
i
Y
F (X) = (X − αp )
i=0
Par ailleurs
ir
αp = α ∀i ∈ N.
n n
Supposons que F divise X p − X. Puisque F (α) = 0, on a αp = α. Écrivons
n = rt + s avec 0 ⩽ s < r. Alors
n ir s s
αp = (αp )p = αp = α.
Ce qui contredit la minimalité de r. Donc s = 0 et r divise n.
n
Inversement si r divise n, on déduit que αp = α. autrement dit α est une racine
n
de X p − X. Les éléments
r−1
α, · · · , αp
n
sont donc des racines deux à deux distinctes de X p − X. Il en résulte alors que F
n
divise X p − X.
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3 Dénombrement et Existence
3.1 Dénombrement des polynômes irréductibles sur Fp .
On considère dans cette section un corps fini de cardinal q. Pour tout entier
n ⩾ 1, on note mn (p) le nombre de polynômes irréductibles et unitaires de degré n
dans K[X].
La formule
n
Y Y
Xp − X = F.
d|n F ∈Id (p)
Théorème 3.1.1. On a
pn − p⌊n/2⌋+1 pn
⩽ mn (p) ⩽ .
n n
X
Démonstration. De la formule pn = dmd (p), on tire pn ⩾ nmn (p) d’où
d|n
pn
mn (p) ⩽ .
n
D’après la formule précédente
X
pn = nmn (p) + [Link] (p),
d|n,d̸=n
ce qui implique
⌊n/2⌋
X X p⌊n/2⌋+1 − 1
n
p ⩽ nmn (p)+ d
p ⩽ nmn (p)+ pd ⩽ nmn (p)+ ⩽ nmn (p)+p⌊n/2⌋+1 .
k=0
p−1
d|n,d̸=n
On obtient, alors
pn − p⌊n/2⌋+1 pn
⩽ mn (p) ⩽ .
n n
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4 Polynômes cyclotomiques
4.1 Racines de l’unité et ψn .
Soient K un corps et n ∈ N∗ , on considère le polynôme Pn (X) = X n − 1.
On suppose que
n ∧ char(K) = 1.
On note
Un,K := {ζ ∈ K|ζ n = 1}
le groupe des racines niemes de l’unité. C’est un groupe cyclique d’ordre r ⩽ n.
On note Kn un corps de décomposition de Pn sur K.
On a alors
card(Un,Kn ) = n,
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Remarque 4.1.2. Un élément ω ∈ Un,K est une racine n-ième primitive de l’unité
si et seulement si ω est d’ordre n dans le groupe Un,K : c’est à dire
ω n = 1 et ∀d < n, ω d ̸= 1.
De plus
µn = {ω k ∈ Un,K |k ∧ n = 1}.
Polynômes cyclotomique
.
Remarque 4.1.4. 1. Si ζ est une racine n-ième de l’unité, alors les autres sont
ζ m avec m ∧ n = 1.
2. On deg(ψn ) = ϕ(n).
3. pour n ∧ char(K) = 1, on a Pn′ (X) = nX n−1 .
Théorème 4.1.5. On a
Y
Xn − 1 = ψd,K (X).
d|n
X
Démonstration. Les deux polynômes sont unitaires de même degré, car n = φ(d).
d|n
Il suffit de montrer que
Un (Kn ) = ∪d|n µn .
L’inclusion ∪d|n µn ⊂ Un est évidente. Soit ω élément de Un (Kn ), Soit d l’ordre
de ω, on a d|n. Donc ω ∈ µd . D’où
!
Y Y Y Y
Xn − 1 = (X − ω) = (X − ω) = ψd (X).
ω∈Un d|n ω∈µd d|n
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Exemple 4.1.6.
On a
Xn − 1
ψn (X) = Y .
(ψd (X)
d|n,d̸=n
On note Y
F (X) = (ψd (X).
d|n,d̸=n
Proposition 4.1.7. On a
1. ψn,Q (X) ∈ Z[X].
2. Soit k un corps quelconque et σ : Z −→ K l’homomorphisme canonique.
Alors
ψn,K (X) = σ(ψn,Q (X)).
Y
et comme par définition X n − 1 = ψd,K (X), il en résulte, puisque K[X]
d|n,d̸=n
est intègre, qu’on a bien
ψn,K = σ(ψn,Q ).
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4.2 Racines de ψn .
Lemme 4.2.1. Soit A un anneau intègre et n un entier > 0 tel que n.1A ̸= 0.
i Les racines nième de l’unité dans A sont des racines simples de X n − 1.
Plus généralement il n’existe pas de polynômes non constant Q ∈ A[X]
tel que Q2 divise X n − 1.
ii Les racines de ψn dans A sont exactement les racines primitives n-ième
de l’unité dans A.
et Q(X), divisant la constante non nulle n.1A , est constant. Cela prouve (i).
Une racine n-ième de l’unité dans A, c’est à dire une racine du polynôme X n − 1,
est une racine d’exactement d’un des polynômes ψd pour d divisant n et distinct
de n, mais l’ensemble des racines de ψd pour d divisant n et distinct de n est aussi
l’ensemble des racines de X d − 1 pour d divisant n et distinct de n, c’est-à-dire
l’ensemble des racines n-ièmes de l’unité qui ne sont pas primitives. Cela prouve
(ii).
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ψn (X) ∈ Z[X].
P := X n − 1 = Q(X)ψn (X).
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Il s’agit de montrer que ψn = P. Pour cela, on montre que toute racine primitive
nième de l’unité est une racine de P. Si ζ et ζ ′ sont deux racines primitives nième
de l’unité, alors on peut écrire ζ ′ = ζ m avec m premier avec n.
Montrons l’assertion suivante :
Réduisons maintenant tout ceci modulo p. On obtient dans (Z/pZ) [X] des iden-
tités analogues, soit
Corps cyclotomiques
Q[X]
Rn ≃ .
(ψn )
Q[X]
Proposition 4.3.6. Le corps Rn est isomorphe à l’anneau quotient .
(ψn )
c’est un Q-espace vectoriel de dimension ϕ(n) et B := {ζ i , 0 ⩽ i ⩽ ϕ(n) − 1}
en est une base, pour toute racine n-ième primitive ζ.
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où les Pi sont des polynômes irréductibles premiers entre eux deux à deux.
On note
x ≡ (X mod P )
Fq [X]
dans (P )
et considérons la base
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Linéarité de Sp .
est l’unique morphisme tel que δ(a) = a pour tout a ∈ Fq et δ(X) = X q . De plus,
on remarque que pour tout Q ∈ Fq [X],
= Q(X q ) =
δ(Q) |{z} =
|{z} Qq
déf inition ∀a∈Fq ,aq =a
Fp [X]
Soient π : Fp [X] −→ la surjection canonique et ψ = δ ◦ π. Comme π est
(P )
un morphisme d’anneaux, on a
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Par passage aux quotients, ψ passe au quotient par (P ) pour donner Sp , elle est
donc bien définie.
Montrons que Sp correspond à l’élévation à la puissance q :
Sp (Q) = Sp (π(Q))
= π(Q(X q )
= π(Qq )
= Qq
r
Y
Lemme 5.2.2. Soit P = Pi , où Pi sont irréductibles et premiers entre
i=1
eux deux ç deux, r est alors le nombre de polynômes irréductibles de P. Alors
r = dim ker(Sp − I).
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