nt. Que faut-il en penser ?
Introduction
epuis les premiers outils en pierre jusqu’aux intelligences artificielles, le développement
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technologique n’a cessé d’accompagner l’humanité. D’un côté, il permet à l’homme de
s’affranchir des contraintes naturelles, d’améliorer ses conditions de vie, et parfois même de
repousser les limites de sa propre existence. D’un autre côté, il semble aussi générer des
dépendances, altérer l’environnement, voire menacer l’équilibre social et psychique de
l’homme. Alors, le progrès technologique est-il un vecteur de bonheur et de liberté ou bien
un facteur d’aliénation et de destruction ? Cette question soulève une tension profonde entre
l’idéal de maîtrise du monde et les conséquences inattendues de cette puissance
croissante. Nous verrons d'abord comment le progrès technologique peut contribuer à la
libération et au bonheur humain, avant d’en examiner les dérives, pour enfin tenter de
comprendre dans quelle mesure l’humanité peut concilier progrès technique et sagesse
éthique.
I. Le développement technologique comme vecteur de liberté et de
bonheur
e progrès technologique a souvent été perçu comme l’un des moteurs essentiels du
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bonheur humain, en ce qu’il permet une amélioration concrète de la condition humaine. Par
la médecine, par exemple, l’homme a réussi à prolonger la vie, à réduire la douleur, à
vaincre de nombreuses maladies. Les transports, les communications, l’agriculture
mécanisée : autant d’innovations qui permettent de surmonter les obstacles que la nature
imposait autrefois.
ourDescartes, dansDiscours de la méthode, la scienceet la technique ont pour but de
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nous rendre « comme maîtres et possesseurs de la nature ». Cela implique que la
technologie est un moyen pour l’homme de se libérer de l’arbitraire naturel, de ses dangers
et de ses contraintes. Cette maîtrise devient synonyme de liberté.
e plus, en améliorant les conditions matérielles d’existence, la technologie peut aussi
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contribuer au bonheur. L’accès à l’information, l'automatisation des tâches pénibles, la
facilitation de la communication entre les individus — autant d’aspects qui participent à une
forme de confort et de bien-être. SelonCondorcet,philosophe des Lumières, le progrès
scientifique et technique est indissociable du progrès moral et social : il est un vecteur
d’émancipation.
II. Les conséquences néfastes du progrès technologique
ependant, cette vision optimiste est loin d’être unanime. De nombreux penseurs ont mis en
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garde contre les effets pervers du progrès technique, qui, en voulant libérer l’homme, peut
parfois l’asservir.
eidegger, dansLa Question de la technique, souligneque la technique moderne
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transforme la nature en simple « stock » à exploiter, déshumanisant ainsi notre rapport au
monde. La nature n’est plus perçue comme un tout vivant, mais comme une réserve de
ressources. Cette logique de l’exploitation engendre une crise écologique sans précédent,
remettant en cause la durabilité même de notre habitat.
n outre, la technologie peut aussi aliéner l’homme. Avec l’automatisation et la
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numérisation, de nombreuses tâches perdent leur sens. Le travail devient mécanique,
l’homme se déconnecte de la réalité. Comme l’écritMarx, dansManuscrits de 1844, le
progrès technique, lorsqu’il est au service du capitalisme, contribue à l’aliénation de l’ouvrier,
qui devient étranger au produit de son travail.
nfin, la technologie, loin d’être neutre, peut également renforcer des inégalités : tout le
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monde n’a pas accès aux mêmes outils, aux mêmes innovations. Une fracture numérique
apparaît, menaçant la cohésion sociale.
III. Vers une sagesse du progrès : concilier technologie et humanité
ace à ces deux visions opposées, il convient d’adopter une posture nuancée. Le progrès
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technologique, en soi, n’est ni bon ni mauvais ; tout dépend de l’usage qu’on en fait. Il s’agit
donc de penser un progrès « humanisé », c’est-à-dire un progrès mis au service de
l’homme, et non l’inverse.
ans Jonas, dansLe Principe responsabilité, insistesur la nécessité d’un encadrement
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éthique du progrès. Puisque la technique a aujourd’hui des conséquences planétaires et
irréversibles, l’homme doit adopter une attitude responsable. Il ne s’agit plus seulement de
savoir ce que l’on peut faire, mais de se demander ce que l’on doit faire.
a technologie doit donc être accompagnée d’une éducation morale, d’une conscience
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écologique, d’une vision à long terme. Comme le ditAlbert Einstein: « Le progrès
technique est comme une hache dans la main d’un criminel, s’il n’est pas guidé par une
conscience. »
Conclusion
insi, le progrès technologique est ambivalent : il est capable du meilleur comme du pire. Il
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peut libérer l’homme des forces de la nature et améliorer son confort, mais aussi l’aliéner,
détruire son environnement, et menacer son humanité. La solution ne réside donc pas dans
le rejet du progrès, mais dans une maîtrise éclairée et responsable de celui-ci. Le véritable
progrès ne sera pas seulement technique, mais aussi moral et spirituel.
ouhaites-tu que je le reformule dans un style plus simple ou que je le mette en page pour
S
un devoir à rendre ?
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