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Formules et Propriétés de Trigonométrie

Le chapitre 9 aborde la trigonométrie, en présentant les concepts fondamentaux tels que le cercle trigonométrique, les fonctions cosinus, sinus et tangente, ainsi que leurs propriétés et équations. Il détaille également les fonctions circulaires réciproques comme Arcsin, Arccos et Arctan. Enfin, des méthodes de résolution d'équations et d'inéquations trigonométriques sont fournies, accompagnées d'exemples pratiques.

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Formules et Propriétés de Trigonométrie

Le chapitre 9 aborde la trigonométrie, en présentant les concepts fondamentaux tels que le cercle trigonométrique, les fonctions cosinus, sinus et tangente, ainsi que leurs propriétés et équations. Il détaille également les fonctions circulaires réciproques comme Arcsin, Arccos et Arctan. Enfin, des méthodes de résolution d'équations et d'inéquations trigonométriques sont fournies, accompagnées d'exemples pratiques.

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Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

Trigonométrie

Table des matières

1 Généralités : cosinus, sinus et tangente 1


1.1 Le cercle trigonométrique . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 1
1.2 Formules de symétrie . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 3
1.3 Équations et inéquations trigonométriques . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 4
1.4 Transformation de a cos(x) + b sin(x) en R cos(x + ϕ) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.5 Formules d’addition et de duplication . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 6
1.6 Fonctions circulaires cosinus et sinus . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 8
1.7 Fonction tangente . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 10

2 Fonctions circulaires réciproques 11


2.1 Théorème de la bijection et théorème de dérivabilité d’une réciproque . . . . . . . . . . 11
2.2 Construction de la fonction Arcsin et propriétés . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 12
2.3 La fonction Arccos . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 13
2.4 La fonction Arctan . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . 15

I – Généralités : cosinus, sinus et tangente


Rappel (relation de congruence dans R) : pour tous x, y, α ∈ R,

x ≡ y [α] ⇐⇒ (∃ k ∈ Z, x = y + kα)
19π π 19π π
Par exemple, ≡ [π] car − = 3π.
2 2 2 2
Notation : Pour tous α, β ∈ R, on pose :

αZ + β = αk + β k ∈ Z

Par exemple, l’ensemble des entiers relatifs impairs est 2Z + 1.

1) Le cercle trigonométrique
 
Soit O,~i, ~j
un repère orthonormé du plan orienté dans le sens direct. Le cercle trigonométrique
(identifié avec U = e iθ θ ∈ R dans le plan complexe) est le cercle de centre O(0, 0) et de rayon 1.


Tout point M du cercle trigonométrique est complètement déterminé par l’angle θ (défini à un multiple
−−→
entier de 2π près) formé par les vecteurs ~i et OM .

1
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

π
2 H tan(θ)

M
U sin(θ)

−−→
OM
~j
θ
π ou − π 0 ou 2π
O ~i cos(θ)

3π π
ou −
2 2 D

Notation : l’abscisse du point M est notée cos(θ), son ordonnée est notée sin(θ).
π π
Si cos(θ) 6= 0, i.e. si θ 6≡ [π] (i.e. si θ ∈
/ 2 + πZ), alors on définit la tangente de l’angle θ par :
2
sin(θ)
tan(θ) =
cos(θ)
π 
Remarque : l’ensemble de définition de la fonction x 7−→ tan(x) est donc R \ + πZ .
2
Interprétation géométrique : traçons la droite D d’équation x = 1 (tangente au cercle U au point
A(1, 0)). Le théorème de Thalès appliqué dans le triangle OAH nous donne :

OA OH sin(θ)
= mais OA = 1 donc OH = = tan(θ)
cos(θ) sin(θ) cos(θ)

On remarque que tan(θ) = AH où H est l’intersection des droites (D) et (OM ) (théorème de Thalès).

Premières observations :
? pour tout θ ∈ R, on a :

∀θ ∈ R, −1 6 cos(θ) 6 1 et − 1 6 sin(θ) 6 1

Autrement dit :
∀θ ∈ R, | cos(θ)| 6 1 et | sin(θ)| 6 1

? pour tout θ ∈ R, on a (d’après le théorème de Pythagore) :

∀θ ∈ R, cos(θ)2 + sin(θ)2 = 1

2
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

π π π π
Angle θ 0
6 4 3 2
√ √
3 2 1
cos(θ) 1 0
2 2 2
√ √
1 2 3
sin(θ) 0 1
2 2 2

3 √
tan(θ) 0 1 3 Non défini
3

π
2
2π • π •tan( π4 ) = 1
3 • √ •3
3
3π 2 π
4 • √
2

4
2
5π π
• •
6 1 6
2

√ √ √ √
3 2 2 3
− 2 − 2 − 21 1
2 2 2
π• • 0 (mod 2π)
O

− 12
7π • •
6 √ 11π
2
− 2 6
• √
• 7π
5π − 23 4
4 • •
4π 5π
3 •
3π 3
2

2) Formules de symétrie

Une simple lecture du cercle trigonométrique permet de retrouver facilement les relations suivantes
valables pour tout nombre réel θ (sauf mention contraire pour la tangente).

3
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

Périodicité : cos(θ + 2π) = cos(θ) sin(θ + 2π) = sin(θ)

π
tan(θ + π) = tan(θ) (pour θ 6≡ 2 [π])
   
π π
Relation entre cosinus et sinus : cos −θ = sin(θ) sin −θ = cos(θ)
2 2
   
π π
cos +θ = − sin(θ) sin +θ = cos(θ)
2 2

Cosinus : cos(π − θ) = − cos(θ) cos(π + θ) = − cos(θ)

cos(−θ) = cos(θ)

Sinus : sin(π − θ) = sin(θ) sin(π + θ) = − sin(θ)

sin(−θ) = − sin(θ)

sin(θ) π
Tangente : tan(θ) = (pour θ 6≡ 2 [π])
cos(θ)
1 π
1 + tan(θ)2 = (pour θ 6≡ 2 [π])
cos(θ)2

π
tan(−θ) = − tan(θ) (pour θ 6≡ 2 [π])
 
π 1 π
tan −θ = (pour θ 6≡ 0 2 )
2 tan(θ)

Démonstration pour la tangente 

3) Équations et inéquations trigonométriques


Il faut savoir résoudre des équations (et inéquations) mettant en jeu des égalités de cosinus, sinus ou
tangentes. La proposition suivante rappelle les différents critères d’égalité. Il ne faut pas les apprendre
par cœur ! L’important est de savoir les retrouver en représentant le cercle trigonométrique. Le résultat
suivant est donc immédiat par lecture graphique.

Proposition (équations trigonométriques) Soit α ∈ R.


? Égalité de deux cosinus :

∀x ∈ R, cos(x) = cos(α) ⇐⇒ (x ≡ α [2π]) ou (x ≡ −α [2π])

? Égalité de deux sinus :

∀x ∈ R, sin(x) = sin(α) ⇐⇒ (x ≡ α [2π]) ou (x ≡ π − α [2π])


π
? Égalité de deux tangentes : si α 6≡ [π], alors :
2
 
π
∀x ∈ R \ + πZ , tan(x) = tan(α) ⇐⇒ x ≡ α [π]
2

4
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

Démonstration utiliser le cercle trigonométrique 

... Exercice Résoudre dans R les inéquations suivantes :


 π √
1. cos(2x) = 0 2. 2 sin x + =1 3. tan(2x) = 3
3
Une solution. On note S l’ensemble des solutions de chacune des équations proposées.
1. Soit x ∈ R. Alors :
 
π π π
cos(2x) = 0 ⇐⇒ 2x ≡ [π] ⇐⇒ x ≡
2 4 2
donc :  
π π π π
S = +k k∈Z = + Z
4 2 4 2
2. Soit x ∈ R. Alors :
   
 π  π π  π π  π 5π
2 sin x + = 1 ⇐⇒ sin x + = sin ⇐⇒ x + ≡ [2π] ou x + ≡ [2π]
3 3 6 3 6 3 6
 π   π 
⇐⇒ x ≡ − [2π] ou x ≡ [2π]
6 2
Donc :     
π π π  π 
S = − + 2kπ k ∈ Z ∪ + 2kπ k ∈ Z = − + 2πZ ∪ + 2πZ
6 2 6 2
 
π π
3. Le domaine de validité de l’équation est D = R \ + k k ∈ Z . Pour tout x ∈ D, on a :
4 2
√ π π π hπi
tan(2x) = 3 = tan ⇐⇒ 2x ≡ [π] ⇐⇒ x ≡
3 3 6 2
Donc :    
π kπ π kπ π π
S =D∩ + k∈Z = + k∈Z = + Z
6 2 6 2 6 2

On dispose d’un résultat analogue pour résoudre des inéquations trigonométriques.

Proposition ? Inégalités avec des cosinus : pour tout α ∈ [0, π], on a :

∀x ∈ [−π, π], cos(x) > cos(α) ⇐⇒ x ∈ [−α, α]

? Inégalités avec des sinus : pour tout α ∈ − π2 , π2 , on a :


 

 
π 3π
∀x ∈ − , , sin(x) > sin(α) ⇐⇒ x ∈ [α, π − α]
2 2

? Inégalités avec des tangentes : pour tout α ∈ − π2 , π2 , on a :


 

  h πh  
π 3π 3π
∀x ∈ − , , tan(x) > tan(α) ⇐⇒ x ∈ α, ∪ α + π,
2 2 2 2

Démonstration lecture graphique 

... Exercice 1. On considère l’inéquation 2 cos(2x) + 1 > 0 d’inconnue x ∈ R.


(a) Résoudre cette inéquation dans [−π, π].
(b) Résoudre cette inéquation dans R.

2. Résoudre dans R l’inéquation 3 tan(x) > 3.

5
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

4) Transformation de a cos(x) + b sin(x) en R cos(x + ϕ)

Proposition Soit (a, b) ∈ R2 \ {(0, 0)}. Il existe R, ϕ ∈ R tels que :

∀x ∈ R, a cos(x) + b sin(x) = R cos(x − ϕ)


Démonstration Soit x ∈ R. On factorise par |a + ib| = a2 + b2 6= 0 :
 
p a b
a cos(x) + b sin(x) = a + b2 2 √ cos(x) + √ sin(x)
a2 + b2 a2 + b2
 
a b
Le point de coordonnées √ ,√ appartient au cercle trigonométrique donc il existe ϕ ∈ R tel
a2 + b2 a2 + b2
que :
a b
√ = cos(ϕ) et √ = sin(ϕ)
2
a +b 2 a + b2
2

Donc :

a cos(x) + b sin(x) = A(cos(ϕ) cos(x) + sin(ϕ) sin(x)) = A cos(x − ϕ) 

√ √
... Exercice Résoudre dans R l’équation 3 cos(x) − sin(x) = 3.
Solution. On note S l’ensemble des solutions de l’équation. Pour tout x ∈ R, on a :
√
√ q √  
2 3 1
3 cos(x) − sin(x) = 3 + (−1)2 cos(x) − sin(x)
2 2
     
π π
= 2 cos cos(x) − sin sin(x)
6 6
 
π
= 2 cos x +
6

Donc
 √
√ √
  
π 3 π
3 cos(x) − sin(x) = 3 ⇐⇒ cos x + = = cos
6 2 6

 x + π6 ≡ π
6 [2π]
⇐⇒ ou
x + π6 ≡ − π6 [2π]


 x ≡ 0 [2π]
⇐⇒ ou
x ≡ − π3 [2π]

L’ensemble des solutions de l’équation est donc


 
π π  π π 
S = 2πZ ∪ − + k k ∈ Z = 2πZ ∪ − + Z
3 2 3 2

5) Formules d’addition et de duplication

Il faut connaître les formules suivantes.

Proposition (formules d’addition et de duplication) ? Formules d’addition : pour


tous a, b ∈ R, on a les égalités :

6
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

cos(a + b) = cos(a) cos(b) − sin(a) sin(b) cos(a − b) = cos(a) cos(b) + sin(a) sin(b)

sin(a + b) = sin(a) cos(b) + cos(a) sin(b) sin(a − b) = sin(a) cos(b) − cos(a) sin(b)
π 
et si a, b, a + b ∈ R \ + πZ , alors :
2
tan(a) + tan(b)
tan(a + b) = si tan(a) tan(b) 6= 1
1 − tan(a) tan(b)
et :
tan(a) − tan(b)
tan(a − b) = si tan(a) tan(b) 6= −1
1 + tan(a) tan(b)
? Formules de duplication : en particulier, pour tout a ∈ R, on a

sin(2a) = 2 sin(a) cos(a) et cos(2a) = 2 cos(a)2 − 1


= 1 − 2 sin(a)2
= cos(a)2 − sin(a)2
h π π  π i
et si a ∈ R \ + Z ∪ + πZ , alors :
4 2 2
2 tan(a)
tan(2a) =
1 − tan(a)2

Démonstration Les formules de duplication découlent directement des formules d’addition et de la relation
fondamentale cos2 + sin2 = 1. De même, les formules d’addition de la tangente découlent des formules d’addition
du cosinus et du sinus. Démontrons la formule d’addition du cosinus. Soit (a, b) ∈ R2 . On note A et B les points
du cercle trigonométriques de coordonnées respectives (cos(a), sin(a)) et (cos(b), sin(b)). On sait, par définition
du produit scalaire de deux vecteurs que (en notant O le point de coordonnées (0, 0)) :
−→ −−→
OA · OB = cos(a) cos(b) + sin(a) sin(b)

D’autre part, on peut exprimer le produit scolaire à l’aide des normes des vecteurs mis en jeu et de l’angle formé
par ces deux vecteurs :
−→ −−→ −→ −−→ −→ −−→
OA · OB = OA OB cos OA, OB = cos(a − b)
d’où le résultat. En remplaçant b par −b dans la formule démontrée, on obtient la formule relative à cos(a + b).
Pour le sinus, il suffit d’utiliser le fait que :
π 
∀x ∈ R, sin(x) = cos −x
2
Les formules d’addition donnent immédiatement les formules de produits suivantes (qu’il faut savoir
retrouver) :

Corollaire (formules de produits) Pour tous a, b ∈ R, on a :

cos(a − b) + cos(a + b) cos(a − b) − cos(a + b)


cos(a) cos(b) = , sin(a) sin(b) =
2 2
et :
sin(a + b) + sin(a − b)
sin(a) cos(b) =
2

Démonstration Pour la première formule par exemple, il suffit d’expliciter cos(a + b) + cos(a − b) à l’aide
de la formule d’addition du cosinus. 

7
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

6) Fonctions circulaires cosinus et sinus


On considère les deux fonctions :
 
R −→ R R −→ R
cos : et sin :
x 7−→ cos(x) x 7−→ sin(x)

On sait que ces fonctions sont dérivables sur R et que cos0 = − sin et sin0 = cos (vu en classe de
Terminale). On souhaite démontrer ce résultat.

Lemme ? On a les inégalités :


h πh
∀x ∈ 0, , 0 < sin(x) 6 x 6 tan(x) (∗)
2
? Ensuite :
lim sin(h) = 0 et lim cos(h) = 1,
h→0 h→0

? Enfin :
sin(x)
lim =1
x→0 x

h πh
Démonstration ? Soit x ∈ 0, .
2

1 × sin(x) sin(x)
• L’aire du triangle OAB est AOAB = = ;
2 2
x x
• l’aire de la portion de cercle est π × = ;
2π 2
1 × tan(x) tan(x)
• l’aide du triangle OAC est AOAC = = .
2 2
On a les inégalités :
x
AOAB 6 6 AOAC
2
donc les inégalités (∗) sont démontrées.
i π h i πh
? Soit h ∈ − , 0 . Comme −h ∈ 0, , on a d’après (?) :
2 2
0 6 sin(−h) 6 −h c’est-à-dire 0 6 − sin(h) 6 −h

par imparité de la fonction sin. En multipliant par −1 6 0, il vient :


i π h
∀h ∈ − , 0 , h 6 sin(h) 6 0 (??)
2
D’après le théorème des gendarmes et (?) et (??), on a :

lim sin(h) = 0 et lim sin(h) = 0


h→0+ h→0−

8
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

Par conséquent, lim sin(h) = 0.


h→0

Pour la deuxième limite à calculer, on écrit que :


 2
h
∀h ∈ R, cos(h) = 1 − 2 sin (formule de duplication du cosinus)
2
Or :  
h
lim sin = lim sin(x) = 0
h→0 2 x→0

donc :
lim cos(h) = 1 − 2 × 02 = 1,
h→0
ce qui démontre la deuxième limite annoncée.
? En divisant par sin(x) > 0 dans (∗), on obtient :
x 1
16 6
sin(x) cos(x)
et comme la fonction inverse décroit sur R∗+ , on obtient en passant à l’inverse :
sin(x)
cos(x) 6 61
x
sin(x)
Les fonctions x −→ cos(x) et x 7−→ étant paires sur R∗ , on obtient :
x
i π πh sin(x)
∀x ∈ − , \ {0}, cos(x) 6 61
2 2 x
sin(x)
Le théorème d’encadrement permet de conclure que lim = 1. 
x→0 x
Les propriétés des fonctions cos et sin sont les suivantes.

Proposition ? Les fonctions cos et sin sont 2π-périodiques et dérivables sur R et :

∀x ∈ R, cos0 (x) = − sin(x) et sin0 (x) = cos(x)

? La fonction cos est paire, tandis que sin est impaire.


? Pour tout x ∈ R, on a | sin(x)| 6 |x|.
? Dans un repère orthogonal (O,~i, ~j), on obtient le graphe de la fonction cos en effectuant une
translation de vecteur − π2~i du graphe de la fonction sin.

Démonstration ? Les deuxième et quatrième points ont déjà été démontrés ; la propriété sur les
graphes provient de l’identité : π 
∀x ∈ R, sin + x = cos(x)
2
? Étudions la dérivabilité de la fonction sin sur R. Soit x ∈ R. Pour tout h ∈ R∗ , on a (en utilisant les
formules d’addition du sinus) :
sin(x + h) − sin(x) sin(x)(cos(h) − 1) + cos(x) sin(h)
=
h h
sin(h) cos(h) − 1
= cos(x) + sin(x)
h h
sin(h) sin(h) sin(h)
= cos(x) − × × sin(x)
h h 1 + cos(h)
Le lemme précédent permet de conclure que :
sin(x + h) − sin(x)
lim = cos(x)
h→0 h
Donc la fonction sin est dérivable au point x et sin0 (x) = cos(x).

9
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

? L’inégalité à démontrer est claire pour x = 0 (les deux nombres mis en jeu valant 0). Pour x ∈ R∗ , on a
(puisque |x| > 0) :
sin(x) sin(x)
| sin(x)| 6 |x| ⇐⇒ 6 1 ⇐⇒ −1 6 61
x x
sin(x)
La fonction x 7−→ étant paire sur R∗ , il suffit de démontrer la dernière double inégalité sur R∗+ . Il
x
s’agit donc de montrer que :
∀x ∈ R∗+ , −x 6 sin(x) 6 x

Pour obtenir ces inégalités, il suffit d’étudier les fonctions x 7−→ x +
− sin(x) sur R+ (qui sont dérivables
sur R). 

7) Fonction tangente
On considère ici la fonction :
 π 
 R\
 + πZ −→ R
2
tan : sin(x)
 x 7−→ tan(x) =
cos(x)

Les propriétés de cette fonction sont les suivantes.

π 
Proposition La fonction tan est définie sur D = R \ + πZ , elle est impaire et π-périodique
2
sur D. De plus, tan est dérivable sur D et :
1
∀x ∈ D, tan0 (x) = 1 + tan(x)2 =
cos(x)2

i π ailleurs,π pour htout entier relatif k, la fonction tan est strictement croissante sur l’intervalle
Par
− + kπ, + kπ .
2 2

Démonstration Pour tout x ∈ D, on a −x ∈ D et :


sin(−x) − sin(x)
tan(−x) = = = − tan(x)
cos(−x) cos(x)
et (x − π, x + π) ∈ D 2 et :
sin(x + π) − sin(x)
tan(x + π) = = = tan(x)
cos(x + π) − cos(x)
donc tan est une fonction impaire et π-périodique. La fonction tan est de plus dérivable sur D comme quotient
de deux fonctions dérivables et, pour tout x ∈ D, on a :
sin0 (x) cos(x) − sin(x) cos0 (x) cos(x)2 + sin(x)2 1
tan0 (x) = 2
= 2
= = 1 + tan(x)2
cos(x) cos(x) cos(x)2
La stricte croissance de tan sur chaque intervalle évoqué provient de la stricte positivité de la dérivée sur ces
intervalles. 

Par ailleurs, on a la dernière propriété algébrique suivante, qui permet d’exprimer un cosinus ou un
sinus à l’aide d’une tangente.

x

Proposition (tan 2
) Pour tout x ∈ R \ (π + 2πZ), on a les égalités :

1 − t2 2t 2t π
cos(x) = , sin(x) = et tan(x) = si x ∈
/ + πZ
1 + t2 1 + t2 1 − t2 2
x
où t = tan .
2

10
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

Démonstration Soit x ∈ R \ (π + 2πZ). D’après la formule d’addition de la tangente, on a :


x x 2t
tan(x) = tan + =
2 2 1 − t2
et (formule de duplication du sinus) :
x x  x 2
sin(x) = 2 sin cos = 2t cos
2 2 2
1
= 2t ×
x 2

1 + tan 2
2t
=
1 + t2
On déduit l’expression du cosinus en utilisant les deux premières identités. 

II – Fonctions circulaires réciproques


Nous commençons par énoncer deux résultats qui vont nous permettre de construire les applications
réciproques de sin, cos et tan.

1) Théorème de la bijection et théorème de dérivabilité d’une réciproque

Théorème Soient I un intervalle de R non vide et non réduit à un point et f : I −→ R une


fonction.
? Théorème de la bijection
Si f : I −→ R est continue et strictement monotone sur I, alors :
(i) f réalise une bijection de I sur J = f (I) ;
(ii) l’application réciproque f −1 : J −→ I est continue sur J de même monotonie que f .
? Théorème de dérivabilité d’une réciproque
Si de plus f est dérivable sur I et si :

∀x ∈ I, f 0 (x) 6= 0,

alors f −1 est dérivable sur J et :


1
∀x ∈ J, (f −1 )0 (x) =
f 0 (f −1 (x))

Remarques :
? Dans ces conditions, on sait qu’on a les égalités f ◦ f −1 = IdJ et f −1 ◦ f = IdI , i.e. :

(∀x ∈ J, f (f −1 (x)) = x) et (∀x ∈ I, f −1 (f (x)) = x)

? Dans un repère orthonormal, les courbes Cf et Cf −1 sont symétriques par rapport à la droite
d’équation y = x.

Exemple Les fonctions exp : R −→ R∗+ et ln : R∗+ −→ R.

11
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

2) Construction de la fonction Arcsin et propriétés

Problème : la fonction sin n’est pas injective sur R !


h π πi
Considérons donc la restriction de la fonction sin sur l’intervalle I = − , :
2 2
( h π πi
− , −→ [−1, 1]
sin
c: 2 2
x 7−→ sin(x)

? La fonction sin
c est continue sur I.
? La fonction sin
c est dérivable sur I et :
h π πi
∀x ∈ − , , c 0 (x) = cos(x)
sin
2 2

x − π2 π
2

c 0 (x)
sin 0 + 0

c est strictement croissante sur − π , π .


h i
Donc la fonction sin
2 2
D’après le théorème de la bijection, cette fonction réalise donc une bijection de I sur son image :

sin
c (I) = [−1, 1]

La fonction sin
c admet donc une fonction réciproque.

Définition
h π πi (fonction Arcsin) On appelle fonction Arcsinus, notée Arcsin : [−1, 1] −→
− , , la fonction réciproque de la fonction sin.
c
2 2

D’après le théorème de la bijection, la fonction Arcsin est strictement croissante sur [−1, 1].

√ √
1 2 3
x 0 1
2 2 2
π π π π
Arcsin(x) 0
6 4 3 2

Les propriétés de la fonctions Arcsin sont les suivantes.

12
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

Proposition ? On a :

∀x ∈ − π2 , π2 , Arcsin(sin(x)) = x
  
(∀x ∈ [−1, 1], sin(Arcsin(x)) = x et
h π πi
? La fonction Arcsin : [−1, 1] −→ − , est une bijection continue strictement croissante.
2 2
? La fonction Arcsin est impaire.
? La fonction Arcsin est dérivable sur ] − 1, 1[ et :
1
∀x ∈] − 1, 1[, Arcsin0 (x) = √
1 − x2

Démonstration ? Les deux premiers points sont une conséquence du fait que Arcsin soit la réciproque
de sin
c :
c ◦ Arcsin = Id[−1,1]
sin et Arcsin ◦ sin
c = Id π π
[− , ]2 2

? C’est une conséquence du théorème de la bijection.


? L’ensemble [−1, 1] est symétrique par rapport à 0. De plus, pour tout x ∈ [−1, 1], on a :

Arcsin(−x) = Arcsin(−sin(Arcsin(x))
c = Arcsin(sin(−Arcsin(x))
c (car la fonction sin
c est impaire)
= −Arcsin(x)

Donc la fonction Arcsin est impaire sur [−1, 1].


c est dérivable sur − π , π et
h i
? Montrons maintenant que Arcsin est dérivable sur ] − 1, 1[. On sait que sin
i π πh 2 2
que sa dérivée ne s’annule pas sur − , . Donc la fonction Arcsin est dérivable sur :
2 2

c −π, π
i h
sin =] − 1, 1[
2 2
et :
1 1 1
∀x ∈] − 1, 1[, Arcsin0 (x) = = =√
sin0 (Arcsin(x)) cos(Arcsin(x)) 1 − x2
h π πi
car, comme Arcsin(x) ∈ − , , on a cos(Arcsin(x)) > 0 donc :
2 2
p p p
cos(Arcsin(x)) = cos(Arcsin(x))2 = 1 − sin(Arcsin(x))2 = 1 − x2 ,

d’où l’expression de Arcsin annoncée. 

Remarque : Il faut être prudent avec la formule de composition Arcsin ◦ sin(x) = Id π π  . Il est
−2,2
h π πi
fondamental que le point auquel on l’applique appartienne à l’intervalle − , . Par exemple :
2 2
   √ !
2π 3 π 2π
Arcsin sin = Arcsin = 6=
3 2 3 3

3) La fonction Arccos

De la même manière, on démontre en utilisant le théorème de la bijection que la fonction suivante est
bijective (strictement décroissante) :

[0, π] −→ [−1, 1]
cos
c :
x 7−→ cos(x)

13
Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

x 0 π

c 0 (x)
cos 0 − 0

Définition (fonction Arccos) On appelle fonction Arccosinus, notée Arccos : [−1, 1] −→ [0, π],
la fonction réciproque de la fonction cos.
c

√ √
1 2 3
x 0 1
2 2 2
π π π π
Arccos(x) 0
2 3 4 6

Les propriétés de la fonction Arccos, laissées en exercice, sont les suivantes.

Proposition ? On a :

(∀x ∈ [−1, 1], cos(Arccos(x)) = x et (∀x ∈ [0, π] , Arccos(cos(x)) = x)

? La fonction Arccos : [−1, 1] −→ [0, π] est une bijection continue strictement décroissante.
? La fonction Arccos est dérivable sur ] − 1, 1[ et :
1
∀x ∈] − 1, 1[, Arccos0 (x) = − √
1 − x2

Remarques :
? La fonction Arccos n’est pas paire. En effet, Arccos(−1) = π et Arccos(1) = 0 6= Arccos(−1).
? Les fonctions Arccos et Arcsin ne sont pas dérivables en +
− 1 : en ces points, les courbes représen-
tatives de Arccos et Arcsin admettent des tangentes verticales.

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Chapitre 9 : Trigonométrie MPSI Mariette

4) La fonction Arctan
Enfin, on peut montrer que la fonction :
( i π πh
− , −→ R
tan :
d 2 2
x 7−→ tan(x)
est bijective (continue, strictement croissante) en utilisant le théorème de la bijection.

x − π2 π
2

0
tan (x)
d +

iDéfinition (fonction Arctan) On appelle fonction Arctangente, notée Arctan : R −→


π πh
− , , la fonction réciproque de la fonction d
tan.
2 2


3 √
x 0 1 3
3
π π π
Arctan(x) 0
6 4 3

Les propriétés de la fonction Arctan, laissées en exercice, sont les suivantes.

Proposition ? On a :
∀x ∈ − π2 , π2 , tan(Arctan(x)) = x
  
(∀x ∈ R, tan(Arctan(x)) = x) et
i π πh
? La fonction Arctan : R −→ − , est une bijection continue strictement croissante.
2 2
? La fonction Arctan est dérivable sur R et :
1
∀x ∈ R, Arctan0 (x) =
1 + x2
π π
? lim Arctan(x) = − et lim Arctan(x) =
x→−∞ 2 x→+∞ 2
π π
? Pour tout x ∈ R, on a − 6 Arctan(x) 6 .
2 2
? La fonction Arctan est impaire sur R.

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