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Rénovation durable à Bordj el Kiffan

Ce mémoire de master se concentre sur la rénovation du front de mer de Bordj el Kiffan en intégrant des principes de tourisme durable à travers un projet architectural d'école de pêche et de plongée sous-marine. Il aborde des problématiques urbaines, des stratégies de développement durable et présente une analyse détaillée de l'aire d'étude. Les remerciements soulignent l'importance du soutien familial et académique dans la réalisation de ce travail.

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Rénovation durable à Bordj el Kiffan

Ce mémoire de master se concentre sur la rénovation du front de mer de Bordj el Kiffan en intégrant des principes de tourisme durable à travers un projet architectural d'école de pêche et de plongée sous-marine. Il aborde des problématiques urbaines, des stratégies de développement durable et présente une analyse détaillée de l'aire d'étude. Les remerciements soulignent l'importance du soutien familial et académique dans la réalisation de ce travail.

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MINISTERE DE L’ENSEIGNMENT SUPERIEUR ET DE LA RECHERCHE

SCIENTIFIQUE
UNIVERSITE SAAD DAHLEB – BLIDA 1 –

- Institut d’Architecture et d’Urbanisme -

MEMOIRE DE MASTER

OPTION : ARCHITECTURE ET PROJET URBAIN

ATELIER : PROJET URBAIN EN PERIPHERIE

THEME :

Rénovation de la partie centrale du front de mer de Bordj el


Kiffan dans le cadre du tourisme durable
Projet Architectural : Ecole de pêche et de plongée sous-marine

 Etudiants :

BAZA Khaled
BOUHIRED Yakoub
 Encadreur :

Mr SEDOUD Ali

2017 / 2018
REMERCIEMENTS

REMERCIEMENTS :

Nous tenons à remercier tout d’abord le dieu qui nous a donné la force, le
courage et la patience durant nos études pour arriver à ce jour-là.
Nous exprimons nos sincères remercîments à nos parents pour leur
encouragement et leur contribution pour le travail effectué.
Nous remercions aussi notre responsable de Master Mr. Zerarka pour sa
discipline et son soutien pendant le Master. Ainsi que notre
encadreur Mr. Sedoud pour son aide sa patience et ces nombreux conseils.
Nous remercions nos assistants : Mr. Azzedine, Mr. Toufik et Mr. Saidi pour
leurs aides et leur assistance durant toute l’année.
Nous remercions les honorables membres du Jury qui nous ont fait l’immense
honneur de présider et d’examiner ce modeste travail.
Nous adressons aussi nos remercîments à tous ceux qui ont contribué à notre
formation de près ou de loin, dès les premières lettres d’alphabet.
Enfin, nous remercions aussi tous nos amis (es) pour leur aide, leur sacrifices,
leur compréhension et leur encouragement.

Baza Khaled & Bouhired Yakoub


REMERCIEMENTS

REMERCIEMENTS :

Au nom du DIEU clément et miséricordieux et que le salut de DIEU soit sur son prophète
MOHAMED

Je dédie ce modeste travail aux personnes qui me sont les plus chères :
À ma chère mère qui est la lumière de ma vie et l’espoir de mon existence, source
d’affectation, de courage et d’inspiration qui a autant sacrifié pour me voir atteindre
ce jour.
À mon cher père celui qui m’a rendu tel que je suis et tel qu’il souhaite, source de
respect, en témoignage de ma profonde reconnaissance pour tout l’effort et le soutien
incessant qui m’a toujours apporté…
Mes chers frères : YACINE, ABDELLAH et ANWAR.
« Que dieu les protègent »
A toute la famille BAZA et la famille ABBADIE.
A mes très chers amis (es) et surtout : Wail, Walid, Anes, pour leur soutien qui m’ont
toujours apporté, ils étaient toujours avec moi afin de terminer ce travail.
Aux membres du Challenge Club : Ahmed, Amine, Farouk, Alkaid, Lakehal et Mabrouk.
Je remercie enfin tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin dans l’accomplissement de ce
travail. Et à tous ceux qui me connaissent …
À toute la promotion 2018.

Khaled
REMERCIEMENTS

REMERCIEMENTS :

Au nom du DIEU clément et miséricordieux et que le salut de DIEU soit sur son prophète
MOHAMED

Je dédie ce modeste travail aux personnes qui me sont les plus chères :
À ma chère mère qui est la lumière de ma vie et l’espoir de mon existence, source
d’affectation, de courage et d’inspiration qui a autant sacrifié pour me voir atteindre
ce jour.
À mon cher père celui qui m’a rendu tel que je suis et tel qu’il souhaite, source de
respect, en témoignage de ma profonde reconnaissance pour tout l’effort et le soutien
incessant qui m’a toujours apporté…
A toute la famille BOUHIRED et la famille KOUSSAH .
A mes très chers amis (es) et surtout : Amine, Abderrahmane, Wail et Walid pour leur
soutien qui m’ont toujours apporté, ils étaient toujours avec moi afin de terminer ce travail.
A mon cousin wail et les members du Challenge Club : Ahmed, Amine, Farouk, Alkaid,
Lakehal et Mabrouk.
Je remercie enfin tous ceux qui m’ont aidé de près ou de loin dans l’accomplissement de ce
travail. Et à tous ceux qui me connaissent …

Yakoub
Table des Matières

TABLE DES MATIERES :

REMERCIEMENTS …………………………………………………………………………
RESUME …………………………………………………………………….………………...
TABLE DES MATIERES ……………………………………………………………………
LISTE DES ILLUSTRATIONS ……………………………………………………………….
1. Liste des figures …………………………………………………………......................
2. Liste des tableaux ………………………………………………………………………

I - Chapitre introductif :
1. Introduction à la thématique du master ‘Architecture et Projet Urbain’…………….
01
2. Introduction Générale .......................................................................................................
04
3. Présentation succincte sur l’aire d’étude …………………………………………….…
05
4. Problématiques …………………………………………………………………………...
06
I.4.1. Problématique Générale ……………………………………………………………
06
I.4.2. Problématique Spécifique ………………………………………………………….
06
I.4.3. Hypothèses de la recherche .......................................................................................
07
I.4.4. Objectifs de la recherche ...........................................................................................
07
5. Approche méthodologique ................................................................................................
08
6. Présentation du contenu de chaque chapitre (structure du mémoire) ..........................
09

II - Chapitre état de connaissances :


Introduction ……………………………………………………………………………....... 10
I. Identification des stratégies urbaines ............................................................................. ..
10
1. Le projet urbain ………………………………………………………………………….
10
1.1. Essais de définition du concept ‘Projet Urbain’ …………..……………………...…
10
1.2. Principes du projet urbain ……………………………………………………………
10
1.3. Les caractéristiques du projet urbain ……………………………………………..….
11 2. La consolidation urbaine et la requalification urbaine
................................................... 11
Table des Matières

3. Le tourisme …...…………………………………………………………………………..
12
3.1. Le tourisme balnéaire …..............................................................................................
12
3.2. Le tourisme dans le monde …………………………………………………………..
12
3.3. Le tourisme en méditerranée …….…………………………………………………..
12
3.4. Le tourisme maghrébin ………………………………………..……………………..
13
3.5. Le tourisme en Algérie…………………………………………………...…………..
14
3.6. La politique du tourisme en Algérie ……………………………………….………..
15
4. Le Développement Durable………………………………………………..……………..
15
4.1. Définition du développement durable …………………………………...…………..
15
4.2. Les enjeux du développement durable …………………………………...…………..
15
4.3. Les piliers du développement durable ………………………………………..……..
16
4.4. Les principes fondamentaux du développement durable ………………..…………..
16
4.5. Les principes du processus du projet urbain durable ……………………….………..
16
4.6. Le Quartier durable : une nouvelle conception de l’aménagement
urbain ………………………………………………………………………….……………..
17
4.6.1 Définition du quartier durable …………………………………………..……..
17
4.7. Écoquartier ……………………………………………………………...………….. 18
4.7.1. Définition de l’écoquartier ……..…………………………...…….…………..
18
4.7.2. Les principes des écoquartiers ……………...………………….....…………..
18
4.7.3.Critère à intégrer en amont de la conception d’un écoquartier
…………………….…………………………………………………………………...…….. 18
4.7.4. Les objectifs d’un écoquartier ……………......…………………...…………..
19
4.7.5. Les enjeux d’un écoquartier ………...…………………………….…………..
19
4.7.6. Les enjeux de l’aménagement du territoire de l’urbanisme pour répondre aux
défis d’aujourd’hui ……………………………...…………...…………………...…………..
19
4.7.7. Les critères à prendre en considération dans l’élaboration d’un écoquartier
……..………………………………………………………………………….….………….. 20
4.8. La ville durable ………………………………………………………...……...……..
20
Table des Matières

4.9. Le tourisme durable …………………………………………………...……...……..


20
4.9.1. Définition du tourisme durable ……..…...…………………………...………..
20
4.9.2. Objectif du tourisme durable ………….…………………………...……...…..
21
4.9.3. Le tourisme durable, pourquoi ? …………………………………......………..
21
4.9.4. Comment …………………………..………………………………...………..
22
5. La Copropriété ……………..…………………………………..………………………...
22
5.1. Définition de la copropriété ……………………………………………...…………..
22
5.2. Entre parties communes et parties privatives ……………..……………...…………..
22
5.2.1. Les parties privatives ……..…...………………………………..…...………..
22
5.2.2. Les parties communes ……..…...………………….………………...………..
23
6. Le processus BIM (Building Information Modeling) .……..…………..……..………...
23
6.1. Définition du BIM ………………….....………………………….……...…………..
23
6.2. Avantages pour les Bureaux d’études, architectes et ingénieurs …….......…………..
23
6.3. Les dimensions du BIM ………………….....………………………….…..………..
24
6.4. Présentation du Revit ………………….....……………………….……...…………..
24
7. Analyse thématique .……..………………………………………..……..……..………...
25
7.1. Exemples de projets urbains dans la périphérie de grandes villes ..……...…………..
26
7.1.1. La restructuration du quartier périphérique de la ville de Barcelone …….….. 26
7.1.2. L’aménagement de la baie d’Athènes ……………………………..……....…..
27
7.2. Exemples des écoquartiers et de quartiers durables ……………....……...…………..
29
7.2.1. Le nouveau quartier durable de Malmö – Suède …………...……………..…..
29
7.2.2. Ecoquartier rive gauche à Montpelier – France ……………………...…....…..
34
7.2.3. Ecoquartier Vauban à Freiburg – Allemagne ………………………….....…..
35
7.3. Exemple d’une école de pêche ……………....……...................................…………..
37
7.4. Tableau récapulatif ………………….……....……...................................…………..
38
Table des Matières

7.5. Tableau comparatif ……………....……...................................................…………..


39

III - Chapitre cas d’études :


I.Partie écrite …………………………………………………………………………….….
40
Introduction …………………………………………………………………………..……. 40
1. Présentation de la ville de Bordj el Kiffan …………………………...………………….
40
1.1. Situation de Bordj el Kiffan ……………………...………..……………………...…
40
1.2. Situation par rapport aux équipement stratégiques ……………………….…………
41
1.3. Délimitation de la commune
……………………...……..……………...………...…41
1.3.1. Délimitation Administrative ……..…...………..……………….…...………..
41

1.3.2. Délimitation naturelle ……..…...………………….………………...………………..


41
1.3.3. Délimitation physique ……..…...……………………………..…...…...……..
42
1.4. Accessibilité ……………………………………………………………....…………
42
1.5. Données géotechniques de la ville de Bordj el Kiffan ……………………….………
43
2. Lecture typo processuelle et logique d’implantation ……………………….………….
44
2.1. Lecture de la mutation de la structure du territoire de Bordj el Kiffan …………...…
44
2.2. Analyse diachronique de la commune de Bordj el Kiffan …………………..…...…
48
2.2.1. Etude historique de la commune de Bordj el Kiffan ……..….............………..
48
2.3. Analyse synchronique de la commune de Bordj el Kiffan …………………..…...…
55
2.3.1. Structure Formelle ……..….................................................................………..
55
2.3.2. Structure Viaire ……..….....................................................................………..
55
2.3.3. Structure Fonctionnelle ……..….........................................................………..
55
2.3.4. Cadre Bâti ……..….............................................................................………..
55
A. Typologie du cadre bâti ……………………………………………………
55
B. Typologie de l’habitat ……………………………………...………………
55
Table des Matières

C. Lecture des façades ……………………………………………...…………


56
D. Gabarit …………………………………………………………….…….…
56
E. Etat de bâti …………………………………………………………………
56
F. Permanence ……………………………………………...…………………
56
3. Instruments d’urbanisme (visions et prospective) ……………………….……….…….
57
4. Analyse de l’aire d’étude ………………………………………….……….……….…….
60
4.1. Présentation de l’aire d’étude …………………..………………………………...…
60
4.1.1. Critère de choix ……..….................................................................…………..
60
4.1.2. Situation de l’aire d’étude ……..…..........................................................……..
60
4.1.3. Délimitations ……..….................................................................……………..
61
4.1.4. Accessibilité ……..….................................................................……….……..
61
4.2. Données morphologiques …………………..……………………………..……...…
61
4.2.1. Etat des lieux ……..….................................................................…...………..
61
5. Proposition urbaine ………………………………………….……….…………….…….
64
5.1. Intentions d’intervention …………………..……………………………………..…
65
5.1.1. Système viaire ……..….................................................................………..…..
65
5.1.2. Tissu urbain ……..….................................................................………..……..
65
5.1.3. Les espaces publics ……..…......................................................……….……..
66
5.1.4. Système bâti ……..…......................................................…………...….……..
66
5.2. Principes du plan d’aménagement …………………..…………………..………..…
66
5.3. Schéma de structure proposé …………………..……………………………………
66
5.4. Plan d’aménagement …………………..…………………..……………………..…
67
5.5. Plan du Rez de chaussée (Plan de masse coupé) …………………..……………..…
67
5.6. Projet répétitif (les habitations en copropriété) …………..……………………..…...
5.7. Les tours (les hôtels 3 étoiles) …………………..…………………..…………..……
5.8. Le bazar et la mosquée …………………..………………………………………..…
6. Projet Architectural : école de pêche et de plongée sous-marine ……….……….…….
Table des Matières

6.1. Choix du projet …………………..……………………………………..…...………


72
6.2. Les activités d’une école de pêche et de plongée sous-marine ……………………..
6.3. Localisation …………………..……………………………………..……………….
6.4. Programme …………………..……………………………………..………………..
6.5. Genèse et composition …………………..…………………………………………..
72
6.5.1. Composition formelle ……..…...........................................................…...…...
75
6.5.2. Composition volumétrique ……..…................................................…………..
6.5.3. Distribution des activités ……..…...................................................…………..
6.6. Structure ……………..…………………..…………………………………………..
6.7. Expression des façades …………………..…………………………………………..

CONCLUSION GENERALE
Références bibliographiques
Annexes
RESUME

RESUME :

Mots Clés : Projet urbain / Intervention urbaine / Actions urbaine / Rénovation urbaine
/ Restructuration urbaine / Réaménagement urbain / Périphérie / Littoral / Maritime /
Tourisme, Développement Durable / Ecotourisme / Copropriété / Hôtel / Bazar / école de
pêche / école de plongée sous-marine / Bordj el Kiffan.

La ville d’Alger est classée la 1 ère ville en Algérie et l’une des grandes puissances du
continent africain en tant que capitale et en tant que force économique et commercial avec son
port, son aéroport, ses infrastructures routières, ses infrastructures sanitaires, les services et
plusieurs d’autres indicateurs de développement et de civilisation. Alger est une ville qui
profite d’un littoral étendu de plus de 16km mais qui n’a pas une grande valeur touristique
comme les autres villes du littoral algérien.

Notre intérêt est de revaloriser l’aspect touristique de cette métropole pour qu’elle soit
une destination touristique nationale et mondiale. L’idée est de travailler sur un petit terrain de
5Ha à Bordj el Kiffan qui a été fondé pour des objectifs touristiques dans un certain temps.
Le projet c’est de faire un exemplaire pour tous les endroits qui souffrent ‘des mêmes
symptômes’ et les problèmes telles que Bordj el Kiffan (qui le cas de la plupart des endroits
maritimes à Alger telles que Ain el Benian, Bab el Oued, Bordj el bahri…) et de le proposer
sur le long de toute la baie d’Alger.

L’étalement urbain est un sujet aussi important qu’on s’intéresse dans notre modeste
intervention à la ville Bordj el kiffan qui souffre d’une consommation agressive de ses terres
agricoles induite par l’urbanisation croissante due au développement urbain et l’évolution
démographique dans les années 90 dont notre idée de travailler la ville sur la ville est l’une
des solutions proposées qui va diminuer l’utilisation de ces terrains par la création de
nouveaux terrains et de nouvelles habitations dans la ville ancienne.

Le traitement du phénomène des constructions à état de dégradation au bord de la mer


et le risque de l’érosion en proposant de les rénover à nouveau avec la création d’un front de
mer pour des raisons de protection, d’économie, de pêche et le plus important de développer
le tourisme dans cette partie de la capitale.

La conception d’un nouveau quartier durable qui intègre les concepts de durabilité et
d’écologie aux nouveaux bâtiments construits dont il contient plusieurs typologies de
constructions : habitations, hôtels, bazar, mosquée, équipement, … va nous servir à consolider
le front de mer de Bordj el Kiffan et en parallèle articuler les fragments du front de mer de la
capitale Alger.

Il est très intéressant aussi de dire que le projet a été établi par un processus BIM pour
qu’il soit un projet avec des paramètres réels (situation, climat, topographie, …) afin de
vérifier à la fin d’étude est ce que le projet peut atteindre les objectifs soulignés au début de ce
mémoire ou l’intervention n’a pas été réussite avec plusieurs façons telle que la simulation
des vents.
‫‪RESUME‬‬

‫ترجمة عربية‬

‫الكلمات المفتاحية ‪:‬‬


CHAPITRE I
Rénovation de la partie centrale du front de mer de Bordj el Kiffan
1
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

CHAPITRE I :
I.1. Introduction à la thématique du master ‘ Architecture et Projet
Urbain’ :
La problématique générale du master ‘Architecture et Projet Urbain’ s’inscrit dans le
cadre des études concernant le contrôle des transformations de la forme urbaine, au sein de
l’approche morphologique à la ville et au territoire.

Elle s’insère dans le large corpus des recherches urbanistiques critiques sur le contrôle
et la production des formes urbaines en réaction à l’approche fonctionnaliste de production de
la ville des années 1950-70 qui recourrait aux modèles de l’urbanisme moderne.

Elle privilégie le fonds territorial comme fondement de la planification des ensembles


urbains et support (réservoir, matrice affectée par des structures multiples) pour définir et
orienter leur aménagement : les forces naturelles qui ont assuré par le passé le développement
organique des villes seront mises en évidence pour constituer le cadre nécessaire à la
compréhension des rapports qu’entretiennent ces villes avec leur territoire.

S’appuyant sur le considérable capital de connaissances produit et accumulé au cours du


temps par la recherche urbaine, la recherche urbanistique investit actuellement, d’une manière
particulière, le domaine des pratiques nouvelles et des instruments nouveaux de projet ainsi
que les nouveaux moyens de contrôle de l’urbanisation et de ses formes.

Dans ce vaste domaine (de contrôle de l’urbanisation et de ses formes), le master


‘Architecture et Projet Urbain’ soulève tout particulièrement la problématique spécifique de la
capacité des instruments d’urbanisme normatifs et réglementaires en vigueur à formuler et
produire des réponses urbaines adéquates aux transformations que connaissent les villes dans
leurs centres et périphéries.

Les pratiques de l’urbanisme opérationnel (à finalité strictement programmatique et


fonctionnaliste) nécessitent une attitude critique de la part des intervenants sur la ville : c’est
le projet urbain qui constituera l’apport spécifique de l’architecte dans la pratique plurielle de
l’aménagement de la ville, correspondant à une nouvelle manière de penser l’urbanisme.

Le projet urbain devient alors un élément de réponse possible pour la reconquête de la


fabrication de la ville face à la crise de l’objet architectural et à la crise de l’urbanisme,
devenu trop réglementaire.
2
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

Plus qu’un concept ou qu’une grille de lecture historique des phénomènes urbains, la
notion de projet urbain sera dans les années 70 l’expression qui « cristallisera les divers
aspects de la critique de l’urbanisme fonctionnaliste, et simultanément, celle qui exprimera la
revendication par les architectes d’un retour dans le champ de l’urbanisme opérationnel 1».

Au cours de la décennie qui suivra, parmi les différents auteurs et théoriciens du projet
urbain, Christian Devillers se distinguera sur la scène architecturale comme auteur – et acteur-
dont la contribution épistémologique sur le thème du projet urbain sera la plus conséquente.2
Après avoir rappelé les principales qualités qui font la ville : sédimentation, complexité,
perdurance des formes pour de nouveaux usages, etc., Devillers développera trois aspects3 :
Le premier concerne une théorie de la forme urbaine, le deuxième aborde les méthodes
du projet urbain, alors que le troisième s’attaque à la difficile question des logiques
institutionnelles et procédurales.

Il conclura par affirmer que le projet urbain « est une pensée de la reconnaissance de
ce qui est là (...) des fondations sur lesquelles on s’appuie pour établir des fondations pour
d’autres qui viendront après » : une conception de l’architecture dans son rapport au lieu et à
l’histoire, assurant la durabilité et la continuité historique

C’est l’alternative à l’urbanisme au travers de la notion de ‘Projet Urbain’, qui se


définit en filigrane de l’ensemble de ces propos qui nous permettront de construire une
démarche de substitution au sein de laquelle l’histoire et le territoire constitueront les
dimensions essentielles.

Dans les faits, le projet urbain est aujourd’hui un ensemble de projets et de pratiques
qui gèrent notamment de l’espace public et privé, du paysage urbain.

« Sans refléter une doctrine au sens étroit du terme, l’idée de projet urbain renvoie
cependant à un point de vue doctrinal qu’on s’efforce de substituer à un autre : l’urbanisme
opérationnel, et qui peut s’exprimer plus ou moins en fonction de seuils » 4.

Il s’agira alors, d’une part, de développer les outils de définition, de gestion et de


contrôle de la forme urbaine et de réintroduire la dimension architecturale et paysagère dans
les démarches d’urbanisme, et, d’autre-part, situer la démarche du projet urbain entre
continuité avec les données de la ville historique et référence à l’expérience de la
modernité.

1
Bonillo J. L., Contribution à une histoire critique du projet architectural et urbain, Thèse d’H.D.R., Laboratoire
INAMA, E.N.S.A.Marseille, (Mars 2011)
2
Devillers, Ch., « Le projet urbain », in Architecture : recherche et action, Actes du colloque des 12 et 13 mars 1979 à
Marseille/Palais des Congrès, Paris, Ministère de l'Environnement et du cadre de vie, CERA/ENSBA. Concernant cet auteur,
voir également : Devillers, Ch., Pour un urbanisme de projet, mai 1983 ; et Conférences paris d’architectes, pavillon de
l’arsenal 1994 – Christian Devillers, Le projet urbain, et Pierre Riboulet, La ville comme oeuvre, Paris, éd.
Du Pavillon de l’arsenal, 1994.
3
Intervention de Ch. Devillers en Mars 1979 au colloque intitulé Architecture : Recherche et Action au Palais des
Congrès de Marseille
4
Bonillo J. L., L’analyse morphologique et le projet urbain dans Intergéo-Bulletin, 1995, n° 118
3
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

Dans la démarche du master ‘Architecture et Projet Urbain’, le passage analyse- projet


a constitué une préoccupation pédagogique majeure dans l’enseignement du projet
architectural et urbain.
Dans ce registre, on citera Albert Levy et Vittorio Spigai [1989] dans leur
‘Contribution au projet urbain’, qui privilégieront la dimension historique pour assurer le
passage entre analyse et projet : la continuité historique devant permettre d’assurer la
‘conformation’ du projet à (et dans) son milieu.

Cette même préoccupation est abordée par David Mangin et Pierre Panerai [1999]
sous une autre optique : celle de la réinsertion des types bâtis, majoritairement produit par
l’industrie du bâtiment, dans une logique de tissus.

L’histoire des villes, quant à elle, nous enseigne la permanence des tracés (voieries,
parcellaires…) et l’obsolescence parfois très rapide des tissus. Il convient donc à partir de la
production courante d’aujourd’hui (types, programmes, financements et procédés constructifs
habituels des maitres d’œuvre moyens) de travailler dans une perspective nouvelle qui intègre
dès l’origine une réflexion sur les évolutions et les transformations possible, d’origine
publique et privée. Cette tentative d’actualiser les mécanismes et les techniques qui ont
permis de produire les villes, débouche ici sur des indications très pragmatiques et pratiques
(tracés, trames, dimensionnements, découpage, terminologie…).

L’objectif principal du master ‘Architecture et Projet Urbain’ s’inscrit dans une


construction théorique qui fait de l’abandon de l’utopie de la ville fonctionnelle du
mouvement moderne et de l’acceptation de la ville concrète héritée de l’histoire, la référence
essentielle de la démarche du master. La ville héritée de l’histoire est le contexte obligé
d’inscription de l’architecture. En retour l’architecture … construit la ville.

Le retour à l’histoire ne signifie cependant pas le rejet ‘simpliste’ de la modernité pour


une attitude nostalgique envers la production urbaine ancienne : les productions
architecturales et urbaines du XXe siècle nécessitent en effet une plus large évaluation
critique de leurs modèles et méthodes, suscitant de nombreuses voies de recherche

Au courant de l’année universitaire 2017/2018 et parmi les différentes optiques à


partir desquelles le projet urbain a été abordé et développé, trois thèmes ont été privilégiés :
 Le Projet Urbain et les Instruments d’urbanisme.
 Le Projet Urbain en centre historique.
 Le Projet Urbain en périphérie.

A travers la thématique du projet urbain, les étudiants pourront alors proposer un


territoire de réflexion et d’expérimentation sur la ville.
4
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

I.2. Introduction générale :


Après l’indépendance, l’état s’est intéressé aux grandes villes au nord du pays qui
représentent les villes majeures en Algérie comme Alger, Oran et Annaba ainsi quelques
villes moyennes comme Skikda, Bejaia et Mostaganem, en outre les petites villes sont restées
relativement délaissées. Par conséquence nous avons une urbanisation incontrôlée des grandes
villes et stagnation des petites villes. Dans cette période postcoloniale, on a produit une
architecture et un urbanisme, pareils à ce qu’on a produit dans d’autres villes du reste du
territoire. Il faut dire que les extensions réalisées depuis l’indépendance à nos jours, pour
répondre aux besoins d’urgence, particulièrement en matière d’habitat, ont été menées sans
trop de considération des spécificités du littoral. Les instruments d’urbanisme et de la
construction (POG, PUD, PUP, PDAU et POS) ont les mêmes contenus qu’ils soient destinés
pour une ville du littoral ou du sud, ils ne prennent pas en considération les particularités
spécifiques à la région, donc on intervient de la même manière qu’on soit à Tamanrasset ou
dans une ville du littoral5.
Ce n’est que ces dernières années qu’on a pris consciences de l’importance de prendre
en considération la particularité des villes littorales dans notre manière de penser de produire
et d’organiser le paysage bâti. Ceci s’est manifesté à travers la promulgation des plans et des
textes de lois relatives à l’espace littoral.
De ce fait on s’est très intéressant d’intervenir sur le front de mer de Bordj el Kiffan
pour qu’elle soit un exemplaire de référence pour toutes les villes de la cpte Algéroise et pour
cela il est nécessaire d’appréhender les notions de consolidation urbaine et spécialement dans
les zones côtières, la requalification urbaine ainsi l’aménagement durable.
La consolidation urbaine consiste à remodeler ou rapiécer un tissu urbain détérioré, ou
à optimiser l’utilisation d’un espace sous-utilisé, afin de s’assurer du maintien des qualités et
de la pérennité de l’occupation du milieu. N’entrainant pas de changement de vocation du
milieu, la consolidation peut, par exemple, faire appel au réaménagement des espaces ouverts
(rues, places’ parcs, etc…) à la réhabilitation de bâtiments abandonnés, à la subdivision ou à
l’agrandissement des résidences existantes à l’insertion dans le tissu urbain de bâtiments
similaires à ceux déjà présents, ou encore à des interventions plus importantes. 6
La requalification urbaine, quant à elle, consiste à modifier les qualités physiques d’un
milieu afin de lui attribuer une nouvelle vocation. Généralement, elle s’accompagne de la
consolidation du milieu visé, de la création de nouveaux espaces publics incluant l’ouverture
de nouvelles rues et de projets de construction favorisant la diversification des activités. 7
L'aménagement urbain durable est un moyen pour améliorer la qualité de vie et pour
réduire les émissions de gaz à effet de serre en préservant nos ressources, nos paysages et
notre territoire et en préparant les conditions de la création d'une offre de logements pour
satisfaire les besoins.8

5
Mémoire de fin d’études
6
Site internet : www.collectivitesviables.org/articles/consolidation-et-requalification-urbaines
7
Site internet : www.collectivitesviables.org/articles/consolidation-et-requalification-urbaines
8
Site internet : www.doubs.gouv.fr/Politiques-publiques/Amenagement-du-territoire-Construction-Logement-et-Transports/Amenagement-
etdeveloppement-durables/La-ville-durable-Les-EcoQuartiers/Concepts-et-definition
5
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

I.3. Présentation succincte de l’aire d’étude :

Bordj el kiffan (la forteresse des précipices) est une commune côtière située au Nord-Est
d’Alger, elle a une superficie de 2 173.74 ha et une population de 151 950 habitants (2008) a
une densité de 7 006 hab/km2. Elle comprend 6.7 km de littoral
Ce secteur offre de grandes opportunités notamment dans le domaine touristique et
culturel, et des potentialités foncières intéressantes.
Les terres agricoles à potentiel plus ou moins élevé constituent une barrière pour le
développement urbain, ce qui laisse la bande littorale comme seule hypothèse du
développement urbain du secteur à moyen terme.

Le Fort

Le centre historique
(Site d’intervention)

Figure 01 : Image Satellitaire : le centre historique de Bordj el kiffan (site d’intervention)


Source : google earth
La présence de trois éléments naturels, qui sont : la Mer, Oued El Hamiz, Oued S’mar,
peut constituer un atout pour le développement futur du secteur, qui présente des opportunités
touristiques très importantes avec des plages à sable fin et des terrains libres qui pourraient se
prêter facilement à des aménagements touristiques et de loisirs.
Le secteur à une morphologie homogène non accidentée à l’exception de quelque faible
pente comme la colline Mouhous et ne présente aucune rupture physique exceptée oued El
Hamiz.
Malgré ses opportunités, actuellement le secteur souffre de nombreux problèmes, et de
dysfonctionnement dont le front de mer non exploité et infecté par des constructions illicites
en état de dégradation, l’absence d’un aménagement côtier convenable et la qualité de l’eau
de mer, qui diffère d’une zone à une autre, avec des plages polluées.
6
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

I.4. Problématiques :
I.4.1. Problématique générale :
Au cours de ces dernières années, Alger est devenue une grande métropole ce qui a
engendré une saturation urbanistique dans son propre centre et les communes qui l’entourent
y compris son littoral, et comme solution pour ce problème il a été décidé d’aller à sa
périphérie en développant tout au long de sa baie de Bab el Oued jusqu’à Tamenfoust.
L’étalement d’Alger pour de simples raisons de répondre aux besoins en logements a
été sur la première couronne de développement qui englobe les communes proches d’Alger
telles qu’El Harrach, Bab Ezzouar, Bordj el Kiffan, … ce qui a influencé négativement sur le
foncier de ces dernières et essentiellement sur les terres agricoles. Particulièrement dans les
pays sous-développés, l’agriculture et les espaces agricoles péri et intra urbains sont exclus
des projets d’aménagement urbain, elle constitue une réserve foncière destinée à l’expansion à
venir de la ville, qui marginalise la profession agricole. En parallèle à cela, la métropolisation
a modifié considérablement les formes d'organisation et l'identité des villes. L'agriculture est
la première touchée par ce phénomène. Les terres agricoles fertiles disparaissent au profit de
l'étalement urbain, éloignant toujours plus l’agriculture : la structure des relations entre ville et
rural change.

De ce fait les instruments d’urbanisme encouragent l’urbanisation et la spéculation des


terres agricoles de leur côté en répondant sans réflexion logique aux besoins foncier de la
grande métropole. À ce propos les villes côtières algériennes de vocation agricole sont en
situation de crise et nécessitent une intervention intelligente d’une manière à maitriser le
développement urbain en faveur de la nature.
Un autre problème à mentionner dans les villes côtières en Algérie c’est qu’on
n’exploite pas le littoral au profit de la ville en intégrant des projets touristiques de loisirs et
de plaisance à titre d’exemple et c’est le cas de Bordj el Kiffan et plusieurs autres villes. Et ce
qu’on trouve aujourd’hui est pire c’est l’installation des constructions illicites au bord de la
mer a paralysé la baie ce qui provoque d’un côté une pollution de l’élément hydraulique de la
zone à cause des rejets d’assainissement ce qui menace aussi les espèces naturelles et de
l’autre côté le non-bénéfice d’une façade maritime qui pourrait servir en parallèle plusieurs
intérêts touristiques et économique.
- Comment consolider la baie maritime de la périphérie d’Alger ? Et comment elle va
redynamiser le littoral de la grande métropole ?

I.4.2. Problématique spécifique :


Actuellement la ville de Bordj el Kiffan vit une crise multidimensionnelle. L’analyse de
son tissu urbain et de son évolution montre que la commune a subi plusieurs extensions non
planifiées, engendrant un urbanisme incohérent, fragmenté sans la moindre recherche
urbanistique, et une consommation abusive des terrains urbanisables et non urbanisables tels
que le rural qui représentait dans un temps la vocation dominante à BEK.
Considérer BEK et d’autres villes de l’Est d’Alger comme la 1ère couronne d’expansion
urbaine a engendré non seulement le problème de mutation de la vocation agricole à une
7
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

vocation résidentielle pour la satisfaction des besoins en logements, et aussi la déformation de


la structure et le modèle initial de la ville ce qui a créé des extensions anarchiques. Ces
extensions ont aussi engendré ce qu’on peut appeler des poches urbaines de grandes surfaces
qui ont de leur côté crée des ruptures dans la cohérence entre les entités.
En parallèle, la ville se caractérise par une vocation à caractère touristique mais elle ne
profite en aucun cas de ses richesses naturelles, notamment son littoral très étendu mais qui
souffre d’une rupture avec la ville et un mal aménagement, de ce fait la rupture entre le fort et
la ville est l’un des exemples qui explique la séparation entre les différentes entités de la ville.
Ensuite la croissance urbaine de la ville vers le nord et l’absence des instruments d’urbanisme
qui contrôlent et interdisent certaines façons de construire ont engendré une urbanisation des
constructions illicites jusqu’à la mer ce qui a paralysé la côte de BEK.
La baie de la ville est l’un des éléments essentiels pour le tourisme, son image et sa
façade maritime mais les constructions qui sont au bord de la mer tournent le dos à cette
vocation ou elles provoquent non seulement une discontinuité avec l’autre côté de
l’aménagement de la baie et même la rupture avec le centre-ville. Il est bien de mentionner
qu’elles sont menacées aussi de l’érosion par les vagues saisonnières qui les frappent durant
toute l’année ce qui engendre une dégradation sur l’état de bâti qui nécessitent une
intervention immédiate avant d’aggraver la situation.
- Peut-on envisager la consolidation de la baie comme une bonne solution pour le
développement urbain de la ville de Bordj El kiffan ?
-Comment peut-on relier la façade maritime avec la ville, en restituant la vocation
touristique à nouveau ?
-Comment peut-on redonner à cette ville une façade maritime en assurant le rapport
ville-mer ?

I.4.3. Les hypothèses :


Pour tenter de répondre à notre problématique, nous avons soumis les hypothèses suivantes :
 La restructuration et le réaménagement de la baie de BEK va lui redonner sa valeur
historique, touristique et commerciale.
 La création d’un port de pêche et l’insertion dans le concept de la copropriété va régler tous
les problèmes du site en profit de la ville et la grande Métropole.

I.4.4. Les objectifs : Afin de résoudre ces problèmes nous préconisons une intervention
qui redonne l’importance au site spécialement et à la baie d’Alger en général, on vise à
atteindre ces objectifs qui sont :
 Revalorisation de la baie d’Alger à travers la consolidation de celle de sa périphérie.
 Réaménagement de la baie maritime afin d’avoir une continuité et une façade identitaire de la
ville.
 Réanimation et restitution de la vocation touristique en proposant des projets à caractère
touristique et lucratif.
 La liaison du fort à la ville va créer un tissu homogène qui donne un nouvel aspect à la ville.
8
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

I.5. Approche méthodologique :


 Assurer la croissance et la continuité de la ville en se basant sur les principes d’organisation
qui seront mis en exergue après l’analyse de la structure urbaine de la ville de Bordj el Kiffan.
 Cette dernière est composée de plusieurs tissus dus à la succession des phases historiques.
 Faire un projet urbain durable qui permet de vivre autrement à la périphérie par une empreinte
durable et écologique.
 Prendre en considération dans les projets la qualité environnementale, l’éco-gestion,
l’écoconstruction, les énergies renouvelables, le transport doux…etc.
En premier lieu, notre démarche s’effectuera à travers une recherche bibliographique
couplée avec l’état de l’art afin d’en soustraire les méthodes utilisées dans les projets qui
s’inscrivent dans notre cas de recherche « projet urbain et développement durable ».

En second lieu, nous entamerons l’analyse urbaine de la ville :


- Territoriale pour comprendre le rapport entre l’environnement naturel et l’armature urbaine
ou l’impact de la géomorphologie du site sur l’implantation urbaine de Cherchell.
- Historique afin de connaitre l’évolution de la structure urbaine, sa formation, sa déformation
et ses mécanismes de croissance.
- Typologique : pour détecter le moment de déclenchement de la crise de l’urbanisme
moderne et son impact sur la ville.

• Echelle Territoriale
• Echelle de la ville
• Problématique
Générale.
• Echelle de l’aire
d’étude. 2Phase
• Problématique 1
Thématique
spécifique de l’aire • Schéma de Structure
d’intervention. • Recherche • Plan
• Visite sur site. Bibliographique d’aménagement.
• Collecte des données • Détail du Projet
1 Phase
• Analyse des exemples
1
Analytique Architectural
3 Phase
1
Conceptuelle

Figure 02 : Schématisation de la démarche méthodologique / Source : auteurs


9
CHAPITRE I CHAPITRE INTRODUTIF

I.6. Présentation du contenu de chaque chapitre :


- Le premier chapitre intitulé : « introductif » présente de manière générale notre
problématique qui abordera les différentes questions liées à la manière d’intégrer un projet
urbain durable dans la ville et plus précisément à l’échelle du quartier. Ce chapitre aborde
également notre projet et nos motivations, ainsi que la méthodologie suivie.

- Le deuxième chapitre intitulé : « état de connaissances » permettra de définir la notion


d’un quartier durable, de ses aspects, objectifs et les principes à prendre en compte pour
concevoir ce type de quartier, de le démontrer par des sources tels que les ouvrages, articles,
thèses et exemples concrets qui sont les plus proches de notre démarche.

- Le troisième chapitre intitulé : « Cas d’étude » nous permettra de situer le contexte


urbain, le définir en analysant la ville et le site, qui nous a permis d’arriver à faire ressortir les
composantes les plus persistantes et d’arriver à une conclusion.
Faire une présentation écrite et graphique des idées de projet, de la démarche de conception
qui sera exposée par le biais d’illustrations et argumentations par rapport aux choix urbains et
architecturaux.
ANNEXES
Rénovation de la partie centrale du front de mer de Bordj el Kiffan

Conception d‟une école de pêche et de plongée sous-marine


CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
10

CHAPITRE II :
Introduction :
Ce chapitre consiste à faire un état de connaissance concernant nos recherches
effectuées par rapport à notre thème, en essayant de cerner les différentes notions et concepts
qui entourent notre thématique de rénovation urbaine dans le cadre d‟un développement
durable dans la périphérie de la ville de Bordj el kiffan.
Pour cela nous avons consulté les publications (livres, mémoires, thèses de doctorat,
revues scientifiques..) à travers lesquels on a analysées des exemples concernant l‟opération
de rénovation urbaine ainsi que d‟autres notions qu‟on veut les adopter comme réponse dans
notre intervention.

I. Identification des stratégies urbaines :

1. Le projet urbain :
1.1. Essais de définition du concept « Projet Urbain » :
« Le projet urbain ne relève pas d‟une seule profession mais d‟une compétence, il
n‟est pas une solution mais une amélioration, il n‟est pas une procédure mais une démarche
qui suppose une culture, une ambition et une vision à long terme, et propose de cerner la
nature spécifique du projet urbain à partir de la compréhension du phénomène urbain et tant
qu‟emboitement de plusieurs temps et plusieurs espaces.»1
« Le projet urbain peut être défini comme une opération complexe, dans un opérateur
assure la maitrise d‟ouvrage d‟ensemble, et qui réunit des projets varies dans un programme,
un plan, des formes d‟ensemble, ces projets s‟élaborent et se définissent au cours d‟un
processus qui associe élus locaux, aménageurs, et concepteurs et qui est ponctué par de
nombreuses négociations entre tous les acteurs impliqués dans le projet.»2
« Le projet urbain est à la fois un processus concerté et un projet territorial : il consiste
à définir et mettre en œuvre des mesures d‟aménagement sur un territoire urbain donné, en
partenariat avec tous les partenaires civils et institutionnels concernés, intégrant les différentes
échelles territoriales et le long terme, en vue d‟un développement urbain durable.»3

1.2. Les Principes du projet urbain :


 Le projet urbain est pensé à la fois comme processus et résultat, et non comme résultat
sans son processus (ses moyens et ses chemins).
 Le projet urbain est pensé avec la ville existante (et non contre elle ou en dehors
d‟elle), comme reproduction de la ville sur elle-même, non comme croissance ou
étalement de la ville (« construire la ville sur la ville », la substitution : rôle du
parcellaire de la trace et des tracés).

1
Christian Deviller, Extrait de „le Projet urbain‟ 2e éditions du pavillon de l‟arsenal, Paris, 1996
2
Ascher, Fraçois, professeur à l‟institut français d‟urbanisme et à l‟université de Genève.
3
Définition du projet urbain par Dind Jean Philippe, 2011
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
11

 Le projet urbain est pensé dans la totalité de ses dimensions, intégrées (et non
séctorialisées), appréhendées à travers leur interaction (le politique, l‟économique, le
social, le culturel, le technique) et non dans l‟une de ses dimensions (seulement
économique, ou technique ou esthétique …

1.3. Les caractéristiques du projet urbain 4:


La principale caractéristique des projets urbains réside dans le fait que chaque opération se
nourrit des particularités propres au lieu d‟intervention. On peut tout de même observer
quelques constantes :
 Amélioration d’une situation existante : le projet urbain est une amélioration d‟une
situation donnée. Il requalifie les lieux en leur donnant de la valeur.
 Processus d’actions : Le projet urbain ne doit pas être conçu comme une jolie image
figée mais comme un processus d‟actions concrètes et dynamiques qui se réalisent sur
un tissu urbain bien défini s‟inscrivant dans la durée.
 Opération globale : Opération complexe qui comprend à la fois les aspects sociaux,
économiques, urbains et environnementaux et sa mise en œuvre s‟étale sur plusieurs
échelles temporelles et territoriales.
 Un objectif de résultat : Le projet urbain se démarque de la simple orientation, très
répondu dans la gestion des territoires à travers la planification urbaine, par le fait
qu‟il a un objectif de résultat qui est formulé et le plus souvent une idée, voire une
préfiguration de l‟état future recherché.
 Une pensée de relation : il ne s‟érige pas en méthode, mais comme une série de
démarches pluridisciplinaires. Ce croisement de discipline implique de se situer dans
une logique ou le projet urbain ne précède pas le programme, mais l‟engendre grâce à
sa capacité prospective. Le projet urbain implique de travailler dans une optique
transversale, aussi que (maitres d‟ouvrages, professionnels, sphère privée). Le projet
urbain est né de la rencontre de différentes disciplines.
 Une stratégie de développement durable qui intègre les différentes échelles
territoriales : les finalités du projet urbain sont opérationnelles et doivent
accompagner les transformations physiques et sociétales de la cité. Il se présente
comme un outil conceptuel qui suggère des modes opératoires à travers l‟analyse des
tissus urbains. Il s‟agit de saisir les réalités urbaines à différentes échelles, dans toutes
leurs dimensions, par l‟exploration de leurs caractéristiques historiques, sociales,
géographiques, économiques, culturelles, afin d‟identifier les causes de leurs éventuels
dysfonctionnements et d‟opérer un renversement en transformant le champ des
contraintes en champ des possibilités.

2. Définition de la consolidation et la requalification urbaines :


La consolidation urbaine consiste à remodeler ou rapiécer un tissu urbain détérioré, ou
à optimiser l‟utilisation d‟un espace sous-utilisé, afin de s‟assurer du maintien des qualités et
de la pérennité de l‟occupation du milieu.
N‟entrainant pas de changement de vocation du milieu, la consolidation peut, par
exemple, faire appel au réaménagement des espaces ouverts (rues, places‟ parcs, etc…) à la
réhabilitation de bâtiments abandonnés, à la subdivision ou à l‟agrandissement des résidences

4
Moudjari.M, Dahmani K, Projet urbain : efficience d‟un paradigme conceptuel de l‟habitat durable
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
12

existantes à l‟insertion dans le tissu urbain de bâtiments similaires à ceux déjà présents, ou
encore à des interventions lus importantes.
La consolidation et la requalification urbaine sont deux modes d‟urbanisation qui
misent sur les opportunités de développement ou de redéveloppement à l‟intérieur même des
milieux urbanisés.
Plus précisément, la consolidation urbaine consiste à optimiser l‟utilisation du
territoire afin d‟en assurer la rentabilité, de retenir ou d‟y attirer de nouvelles activités et de
tirer profit de qualités d‟un milieu de vie déjà habité (commerces, public, de modifications
aux bâtiments existants incluant le recyclage architectural ainsi que les projets d‟insertion et
de densification permettent d‟assurer la pérennité et la prospérité des milieux ainsi consolidés.
La requalification urbaine, quant à elle, consiste à modifier les qualités physiques d‟un
milieu afin de lui attribuer une nouvelle vocation. Généralement, elle s‟accompagne de la
consolidation du milieu visé, de la création de nouveaux espaces publics incluant l‟ouverture
de nouvelles rues et de projets de construction favorisant la diversification des activités. 5

3. Le tourisme :
3.1. Le tourisme balnéaire :
C'est le tourisme des vacances au bord de mer, il constitue la forme de tourisme la plus
répandue dans le monde. La côte, la plage, la mer et le soleil sont des attraits indéniables pour
les touristes. D'ailleurs, le tourisme balnéaire est la première forme touristique apparue.

3.2. Le tourisme dans le monde 6:


Selon l'OMT (organisation Mondiale du Tourisme) : Le tourisme a connu, au cours des
dernières années, une progression des arrivées et des recettes, dépassant le taux de croissance
économique général de 1,3 %. L'espace touristique mondial est articulé autour de trois bassins
distincts, par ordre d‟importance :
1- Le bassin euro-méditerranéen, centré sur la Mer méditerranée, les pays du Bassin
Méditerranéen restent la principale destination touristique mondiale avec 34 % des
arrivées de touristes internationaux. Cependant, la domination de la zone
méditerranéenne est fortement concurrencée aujourd'hui par d'autres régions :
2- Le bassin Asie orientale-Pacifique, autour des rivages de la mer de Chine,
3- Le bassin Amérique du Nord Caraïbes, organisé autour de la « mer américaine »
3.3. Le Tourisme en Méditerranée 7:
« La Méditerranée, c'est (...) mille choses à la fois, non pas un paysage, mais d'innombrables
paysages, non pas une mer, mais une succession de mers, non pas une civilisation, mais
plusieurs civilisations superposées... La Méditerranée est un carrefour antique.
Depuis des millénaires, tout conflue vers cette mer, bouleversant et enrichissant son histoire ».
La méditerranée constitue la première zone touristique mondiale et sûrement le plus ancien
espace touristique mondial, recevant chaque année environ 200 millions de visiteurs
internationaux et nationaux.

5
Site internet : www.collectivitesviables.org/articles/consolidation-et-requalification-urbaines/
6
Agence nationale de développement du tourisme
7
Le SDAT et le SNAT –Fernand BRAUDEL, Paris, arts et métiers graphiques 1977, p8
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
13

Il représente un quart de la capacité hôtelière mondiale, 30 % des recettes et des flux


touristiques mondiaux et 40 % des arrivées internationales.
Ce développement touristique est ancien pour la rive Nord (promenade des Anglais
sur la Côte d'Azur depuis le XIXe siècle). La rive Sud-est devenue une destination de masse
depuis la Seconde Guerre mondiale.

3.4. Le Tourisme Magrébin 8:


Le Maghreb est la région d'Afrique du Nord comprise entre la mer Méditerranée, le Sahara et
l'océan Atlantique. Le Maghreb regroupait, quatre pays, d'Ouest en Est :
 Maroc (Capitale : rabat) 33,2 millions d'habitant S= 9 580 km²
 Algérie (Capitale : Alger) 32,9 millions d'habitants, S= 1 190 km2
 Tunisie (Capitale : Tunis) 10,1 millions d'habitants, S= 346 km²
 Libye (Capitale : Tripoli) 5,9 millions d'habitants. S= 400 km2
Selon une étude établie par le ministère de l'aménagement territoire, de l'environnement, et du
tourisme (MATET) portant sur le marché touristique Algérien : la Tunisie, Le Maroc et la
Libye sont des concurrents directs de l'Algérie. S'agissant de concurrents directs à l'Algérie, il
est donc impératif et très intéressant de connaître les spécificités et de comprendre les
stratégies de développement touristique, de l'analyse des principaux marchés concurrents du
tourisme algérien, il se dégage les éléments principaux suivants :
 L'offre balnéaire est encore la porte d'entrée majeure pour les touristes sur ces
destinations maghrébines.
 Le potentiel est plus vaste et dessine nettement l'attrait pour :
- une offre culturelle (patrimoine, savoir-faire, hospitalités des habitants).
- une offre liée au désert (de grandes superficies).

3.5. Le tourisme en Algérie :


L'Algérie est le deuxième pays le plus grand de l'Afrique et le 11e pays le plus grand
au monde en termes de superficie totale.
Situé en Afrique du Nord, ce pays riche en histoire, d'une géographie variée, et d'un climat
tempéré, possède des potentialités touristiques qui participent à faire de l'Algérie un des
bastions du tourisme mondial aux innombrables attraits.
Une des principales attractions touristiques en Algérie est le Sahara, le deuxième plus grand
désert au monde. Quelques dunes de sable peuvent atteindre 180 mètres de hauteur.

L'Algérie a aussi d'autres richesses, 1 200 km de côtes, le relief Algérien est composé de
quatre ensembles ; les chaines côtières du Tel, une suite de plateaux et de plaines, d'une bande
montagneuse méridionale et la région du Sahara avez ses massifs montagneux.
Toutes les formes de tourisme peuvent être pratiquées en Algérie : Tourisme d'affaire,
tourisme balnéaire, tourisme rural, tourisme sportif, tourisme culturel, archéologique... Etc.

8
Le SDAT et le SNAT et ANDT
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
14

3.6. La politique du tourisme en Algérie 9:


L'Algérie est la dernière destination touristique dans le Maghreb, elle est pourtant la
première région à fort potentiel touristique comparé aux autres pays maghrébins. Le
gouvernement a décidé de donner au tourisme une dimension à la mesure de ses potentialités
et de ses atouts. Il s'agit désormais d'accompagner et d'encadrer la montée en puissance du
tourisme national et de l'insérer dans les circuits commerciaux du tourisme mondial par
l'émergence de la destination Algérie comme destination touristique de référence au plan
international. Cependant, la construction d'une destination touristique requiert la définition
d'une démarche organisée et durable permettant de doter l'activité touristique de la lisibilité et
de la visibilité nécessaires à la consécration d'une économie touristique alternative aux
ressources tarissables et non-renouvelables que sont les hydrocarbures, car le tourisme n'est
plus désormais un choix, c'est un impératif.

4. Le Développement Durable :
4.1. Définition du développement durable :
« Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des
générations futures à répondre aux leurs. »10
« La notion de développement durable interroge les sociétés urbaines sur leurs modes
d’organisation de l’espace, leurs modes d’habiter et de déplacer, les nouvelles technologies
de production et de communication, la gestion des ressources naturelle, les conditions
d’existence et la qualité de vie des citadins. »11
Selon UICN/PNUE/WWF (Sauver la planète, 1991) « Le développement durable signifie
améliorer la qualité de vie tout en respectant la capacité de charge
des écosystèmes sur lesquelles elle repose. »12

4.2. Les enjeux du développement durable :


 Economie plurielle et responsable :
 Production et Consommation.
 Partage des richesses.
 Cohésion sociale :
 Réduction de la pauvreté et des inégalités.
 Echanges intergénérationnels.
 Lutte contre toutes formes de discriminations.
 Environnement :
 Respect des ressources naturelles.
 Préservation de la biodiversité.
 Adaptation au changement climatique.
 Gouvernance :
 Participation de tous.
 Partage d‟expérience.
9
IDEM
10
NOTRE AVENIR A TOUS, RAPPORT BRUNDTLAND, 1987
11
ENJEUX DE DEVELOPPEMENT DURABLE : TRANSFORMATION URBAIN, GESTION PAR ANTONIO CUNHA
12
UICN/PNUE/WWF, (sauver La planète) stratégie pour l‟avenir de la vie
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
15

 Pluralité des points de vue.13


4.3. Les piliers du développement durable :
« Les trois dimensions du développement durable –
économique, social et environnemental, portés chacun par des
acteurs différents, ne peuvent être articulé que dans de
nouvelles formes de gouvernance, associant à la puissance
publique tous ces acteurs, alliant participation des habitants et
capacité technique de réalisation », souligne le Plan Urbanisme
Construction Architecture (PUCA) 2007-201214

C‟est un développement économique efficace, socialement Figure 03 : Les 3 piliers du DD


équitable et écologiquement soutenable, donc les piliers du Source :www.louetoncopieur.fr/2018/03/20/developp
développement durable s‟appuient sur : la société, ement-durable/
l‟économie et l‟environnement. (Voir Figure).

 Une efficacité économique : Il s‟agit d‟assurer une gestion saine et durable, sans préjudice
pour l‟environnement et le social.
 Une équité sociale : Il s‟agit de satisfaire les besoins essentiels de l‟humanité en logement,
alimentation, santé et éducation, en réduisant les inégalités entre les individus, dans le respect
de leurs cultures.
 Une qualité environnementale : Il s‟agit de préserver les ressources naturelles à long
terme, en maintenant les grands équilibres écologiques et en limitant des impacts
environnementaux. 15

4.4. Les principes fondamentaux du Développement Durable :


 Solidarité : entre les pays, entre les peuples, entre les générations, et entre les
membres d‟une société : partager les ressources de la Terre avec nos voisins en
laissant à nos enfants.
 Précaution dans les décisions : décisions afin de ne pas causer de catastrophes quand
on sait qu‟il existe des risques pour la santé ou l‟environnement.
 Participation de chacun : quel que soit sa profession ou son statut social, afin
d‟assurer la réussite de projets durables.
 Responsabilité de chacun : de chacun, citoyen, industriel ou agriculteur. Pour que
celui qui abîme, dégrade et pollue, répare. 16

4.5. Les principes du processus de projet urbain durable :


 Procédural et précautionneux : Il s‟agit moins de faire des plans que de mettre des
dispositifs qui les élaborent, les discutent, les négocient, les font évaluer. Il fait place

13
Cours Mme DJELLATA, Module Développement Durable, Master 2, institut d‟architecture et d‟urbanisme
Blida
14
Site du PUCA, « Le PUCA. Enjeux, programmes et méthodes, 2007-2012, Le futur des villes à l‟impératif du
développement durable », idem
15
Cours Mme DJELLATA, Module Développement Durable, Master 2, institut d‟architecture et d‟urbanisme
Blida
16
idem
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
16

aux controverses, et se donne les moyens de prendre en compte les externalités et les
exigences du développement durable.
 Itération, réflexion et évaluation continue : Le processus suit des démarches
heuristiques, itératives, incrémentales et récurrentes qui intègrent les rétractions et
permettent que l‟évaluation et l‟analyse ne viennent plus avant la règle et le projet,
mais qu‟elles soient présentes en permanence. La connaissance et l‟information sont
mobilisées avant, pendant et après l‟action. Réciproquement, le projet devient aussi
pleinement un instrument de connaissance et de négociation.
 Participatif et multi acteur : La conception et la réalisation des projets résultent de
l‟intervention d‟une multiplicité d‟acteurs aux logiques différentes et de la
combinaison de leurs logiques. C‟est une démarche de négociation, de participation,
de compromis et de partenariat. Elle demande l‟engagement de l‟implication de tous
les acteurs concernés par le projet.
 Stratégique : Le processus mise sur le développement de scénarios et de stratégies
variés, flexibles, adaptables et réactifs qui dépassent la logique rigide de la
programmation.
 Médiation : Les professionnels sont appelés à se mettre au service du projet et des
autres acteurs dans une approche de professionnel médiateur qui facilite le dialogue.
L‟utilisation d‟outils d‟évaluation et d‟indicateurs établit un langage commun entre les
acteurs.
 Transdisciplinaire : Le processus permet un travail transdisciplinaire, c‟est-à-dire qui
explore entre, à travers et même au-delà des limites disciplinaires. La
transdisciplinarité est au cœur de la logique d‟intégration et de la complexité.
 Complexe et incertain : Le processus accumule et mobilise l‟expérience, les savoirs
et les techniques pour accroitre ses potentialités d‟adaptation à des contextes
particuliers, changeants et incertains.
 Education et comparaison : L‟utilisation d‟outils d‟évaluation et d‟indicateurs
permet de transcrire sous forme de données les informations du projet, d‟établir des
comparatifs aves d‟autres projets, de créer une information simplifiées facilement
transmissible et enseignable au public et aux acteurs du projet.17

4.6. Quartier Durable : une nouvelle conception de l’aménagement


urbain :
4.6.1. Définition de quartier durable :
Conçu et mis en œuvre grâce à une démarche projet de développement durable. «
Un quartier durable est une zone de mixité fonctionnelle développant un esprit de
quartier ; c’est un endroit où les personnes veulent vivre et travailler, maintenant
et dans le futur. Les quartiers durables répondent aux divers besoins de ses
habitants actuels et futurs, ils sont sensibles à l’environnement et contribuent à
une haute qualité de vie. Ils sont sûrs et globaux, bien planifiés, construits et
gérés, et offrent des opportunités égales et des services de qualité à tous.18 »

17
Entre ville complexe et projet urbain durable, l‟exemple de l‟Agence d‟Écologie Urbaine de Barcelone –
Université de Montréal.
18
(Accords de Bristol, 6-7 décembre 2005) http://www.aquitaine.developpement-durable.gouv.fr
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
17

 « Un quartier durable est un quartier qui est capable de s’adapter aux évolutions du
contexte général, du contexte démographique. C’est un quartier qui porte en lui les
ressorts pour pouvoir continuer à répondre aux besoins de la population qui l’habite
et qui est susceptible d’évoluer dans le temps… 19».

4.7. Ecoquartier :
4.7.1. Définition de l’écoquartier :
« Le développement d’un quartier durable englobant des considérations liées aux
transports, à la densité et aux formes urbaines, à l’écoconstruction, mais également à une
mixité sociale et fonctionnelle et à la participation de la société civile 20».

Comme l‟explique François Desrues, vice-président d‟Ecoquartier Strasbourg un


écoquartier est « une partie de la ville qui intègre la notion de développement durable et qui
se construit avec l’aide des futurs habitants 21»

Il s'agit de construire un quartier en prenant en considération un grand nombre de


problématiques sociales, économiques et environnementales dans l'urbanisme, la conception
et l'architecture de ce quartier. L'objectif de l'éco quartier est également d'entrainer le reste de
la ville dans une dynamique de développement durable (généralisation des bonnes pratiques à
toute la ville). C'est l'application des principes du développement durable à l'échelle d'un
quartier.
4.7.2. Les Principes des écoquartiers :
 Privilégier une gestion responsable des ressources.
 S‟intégrer dans la ville existante et le territoire qui l‟entoure.
 Contribuer au dynamisme économique.
 Proposer des logements pour tous et de tous types participant au « vivre ensemble » et
à la mixité sociale.
 Offrir les outils de concertation nécessaires pour une vision partagée dès la conception
du quartier avec les acteurs de l‟aménagement et les habitants. 

4.7.3. Critère à intégrer en amont de la conception d'un Ecoquartier :


 La stratégie énergétique : atteindre un bilan énergétique neutre, c'est à dire que la
production et la consommation d'énergie doivent se compenser.
 Le traitement des déchets : collecte des déchets sélective, tri, recyclage, compostage,
traitement thermique.
 La gestion de l'eau : traitement écologique des eaux usées, épuration, protection des
nappes phréatiques, récupération de l'eau de pluie pour une réutilisation dans le
quartier.
 L'utilisation de matériaux locaux et écologiques pour la construction
(écoconception, écoconstruction, éco-matériaux).
 La mise en place de systèmes de déplacements propres : (transport en commun,
transport doux...etc.) Parking collectif qui favorise de covoiturage.
 Une politique de mixité et d'intégration sociale.

19
http://www.reunion.developpement-durable.gouv.fr
20
Appel à projet ÉcoQuartier, MEDDTL, 2011
21
François Desrues, vice-président d‟Eco-quartier Strasbourg dans un article fait partie du projet Green Europe
on the ground 2010-2011, une série de reportages réalisés par cafebabel.com sur le développement durable. Pour
mieux connaître le projet, Green Europe on the Ground. http://www.cafebabel.fr.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
18

 La participation des citoyens à la vie du quartier.


 La création d'équipements, de commerces, d'infrastructures accessibles à tous.
4.7.4. Les objectifs d’un écoquartier :
Au niveau environnemental :
 Faire un usage mesuré des ressources et réduire l‟empreinte écologique du quartier et
de ses habitants (consommations d‟énergie et de ressources, mobilité douce…etc.).
 Créer un cadre de vie agréable et attractif (accès à la nature).
 La desserte par des transports en commun performants est un préalable de la notion
d‟écoquartier.
Au niveau social :
 Favoriser le développement d‟espaces conviviaux, de partage, la participation à
l‟aménagement et à la gestion du quartier.
 Promouvoir la mixité sociale et générationnelle.
 La diversité des fonctions (habitat, travail, loisir, culture…).
Au niveau économique :
 Promouvoir l‟économie locale lors de la construction du quartier (matériaux) puis dans
son fonctionnement (commerces et services de proximité).
 Expérimenter des technologies innovantes.

4.7.5. Les enjeux d’un écoquartier :


L‟objectif est avant tout, comme le souligne l‟Agenda 21 de Lille Métropole, est de «
Construire une ville durable agréable à vivre et à voir 22».

Figure 04 : Enjeux des Ecoquartiers


Source : synthèse inspirée de Charlot –Valdieu, 2009

4.7.6. Les enjeux de l'aménagement du territoire et de l'urbanisme


pour répondre aux défis d'aujourd'hui :
 Lutte contre l‟étalement urbain.
 Meilleure gestion de l‟eau et le recyclage des déchets.
22
L‟Agenda 21 de Lille Métropole
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
19

 Construction de bâtiments économes en énergie.


 Réduction du trafic automobile.
4.7.7. Les critères à prendre en considération dans l’élaboration d’un
écoquartier :
 Le choix d‟un site pertinent.
 Des bâtiments innovants et performants, qui offrent des espaces de qualité et
s‟adaptent avec souplesse aux besoins de chacun.
 Une diversité de lieux et d‟activités : habitat ions, espaces publics, activités
économiques, services publics, établissements scolaires, commerces et services de
proximité, équipements culturels, sportifs et citoyens.
 La maîtrise des risques sanitaires liés à la pollution de l‟air, à la circulation, au bruit, et
prévention des risques majeurs (technologiques et naturels).
 Une mixité sociale et un équilibre générationnel, parce que la vraie richesse est dans la
diversité et la transmission.
 Des moyens de transports diversifiés, reliés et abordables pour faciliter la mobilité des
hommes et des biens, des moyens de communication adaptés pour faciliter la mobilité
de l‟information.
 La participation de toutes et de tous à la création et à la gestion de l‟écoquartier, afin
de garantir sa pérennité, son attractivité et son rayonnement.
 Une réduction ambitieuse des émissions de gaz à effet de serre afin de lutter contre le
changement climatique : limitation des besoins en énergie, développement des
énergies renouvelables, mobilité des personnes et des marchandises grâce à des modes
de déplacement « Doux ».
 La préservation des milieux naturels et l‟enrichissement de la biodiversité, notamment
par une gestion différenciée des espaces verts et une continuité écologique.
 Une gestion durable des ressources naturelles et le choix de matériaux de construction
à faible impact environnemental.

4.8. La ville durable :


Selon Wikipédia : Ville Durable est une expression qui désigne une ville ou une
unité urbaine respectant les principes du développement durable et de l'urbanisme écologique,
qui cherche à prendre en compte simultanément les enjeux sociaux, économiques,
environnementaux et culturels de l'urbanisme pour et avec les habitants par exemple à travers
une architecture HQE, en facilitant les modes de travail et de transport sobres, en développant
l'efficience du point de vue de la consommation d„énergies et des ressources naturelles et
renouvelables. Ce sont souvent des éco-villes ou éco quartiers cherchant à diminuer leur
empreinte écologique en compensant leurs impacts et en tendant à rembourser leur „dette
écologique‟.

4.9. Le tourisme durable :


4.9.1. Définition du tourisme durable :
Le tourisme durable n‟est pas une pratique à part, ni un marché touristique
particulier. C'est une démarche qui peut être adoptée par tout acteur touristique en intégrant
les principes du développement durable dans sa gestion stratégique et/ou l‟offre qu'il propose.
Le tourisme durable relève aussi de la responsabilité individuelle des voyageurs : dans leurs
comportements, gestes quotidiens et choix de prestataires et/ou destinations selon des critères
de durabilité.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
20

Le tourisme durable est défini par l'Organisation Mondiale du Tourisme (OMT)


comme “un tourisme qui tient pleinement compte de ses impacts économiques, sociaux et
environnementaux actuels et futurs, en répondant aux besoins des visiteurs, des
professionnels, de l’environnement et des communautés d’accueil”. Il vise l'équilibre entre les
trois piliers du développement durable dans la production et réalisation d'activités
touristiques.

4.9.2. L’objectif du tourisme durable :


L'objectif du développement touristique durable a été défini par l‟Agenda 21 (plan
d‟action pour le 21 ème siècle) en 1992 : « rendre compatible l’amélioration des conditions
environnementales et sociales qui résultent du développement touristique avec le maintien de
capacités de développement pour les générations futures ».

4.9.3. Les principes du tourisme durable :


Les principes du tourisme durable ont été définis en
1995 par le Comité 21 et actualisés en 2004 par le
Comité de développement durable du tourisme
de l‟Organisation Mondiale du Tourisme (OMT) : ils
sont applicables à toute forme et tout créneau
touristique jusqu'au tourisme de masse, dans tous
types de destinations. D'après ces principes, le
tourisme durable doit :
 Exploiter de façon optimum les ressources de
l'environnement qui constituent un élément clé
de la mise en valeur touristique, en préservant
les processus écologiques essentiels et en
aidant à sauvegarder les ressources naturelles
et la biodiversité ;
 Respecter l'authenticité socioculturelle des
communautés d'accueil, conserver leurs Figure 05 : Schéma du DD du Tourisme
atouts culturels bâtis et vivants et leurs Source : http://www.tourisme-durable.org/tourisme-
valeurs traditionnelles et contribuer à durable/definitions
l'entente et à la tolérance interculturelles ;
 Assurer une activité économique viable sur le long terme offrant à toutes les parties
prenantes des avantages socioéconomiques équitablement répartis, notamment des
emplois stables, des possibilités de bénéfices et des services sociaux pour les
communautés d'accueil, et contribuant ainsi à la réduction de la pauvreté.

4.9.4. Le tourisme durable, pourquoi ?


Le tourisme est la première industrie du monde : en 2015 il représente 7 % du PIB français,
10% du PIB mondial, un emploi sur onze, 6% des exportations mondiales et 30 % des
exportations de services [données OMT].
Il est directement et indirectement lié à de nombreux secteurs économiques, et ce dans le
monde entier : son caractère transversal en fait un enjeu majeur de développement pour les
territoires.
Les impacts positifs du tourisme sur l‟économie et les sociétés sont certains, et les dangers
socio-environnementaux dont il peut être à l'origine doivent évoluer.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
21

4.9.5. Comment ?
Selon l'OMT, le tourisme durable est le fruit d'efforts permanents : il nécessite une
évaluation et un contrôle constant des effets de son activité, supposant l'adoption des mesures
préventives et/ou correctrices régulières.
Offrir aux touristes une expérience la plus enrichissante et satisfaisante possible, voilà
également un enjeu majeur du tourisme durable. Il doit aussi permettre aux voyageurs de
conscientiser les problèmes de durabilité et leur proposer des solutions pour adopter des
comportements responsables.
Tous les acteurs concernés par le tourisme ont leur rôle à jouer dans le développement durable
du secteur. En ce sens, des orientations politiques fortes sont nécessaires : il s'agit aujourd'hui
pour le tourisme durable de se fédérer et de changer d'échelle, en intégrant les principes de
durabilité dans l'ensemble de ses métiers.
La mission d'ATD est d'accompagner ce mouvement : cela commence par la rencontre,
l'échange et le partage de ressources, bonnes pratiques et stratégies responsables, ainsi que la
démonstration de leurs résultats vertueux.
À travers cette plateforme numérique, les Acteurs du Tourisme Durable souhaitent éclaircir
notre perception du tourisme durable, montrer qu'il est à la portée de tous et donner des outils
pour avancer collectivement.

5. La Copropriété :
5.1. Définition de la copropriété :
La copropriété est une situation juridique où un
même bien, fait l‟objet de droits de propriété
concurrents. Le Copropriétaire est chaque individu
(moral ou physique) titulaire de ces mêmes droits23.
Dans le domaine de l‟immobilier, selon l‟Art. 743 du
code civil algérien, « la copropriété est la situation
juridique d’un immeuble bâti ou d’un groupe
d’immeubles bâtis dont la propriété est répartie,
entre plusieurs personnes, par lots comprenant
chacun une partie privative et une quote-part dans
les parties communes ». De ce fait, chaque
propriétaire a d‟une part l‟entière, et exclusive,
propriété sur ces parties privatives et d‟une autre part
sur les parties communes en tant que propriété
indivise24.

5.2. Entre parties communes et parties privatives 25:


La copropriété repose donc sur un principe de lot privé dans un tout commun indivisible. Les
parties privatives étant ce qui est réservé à l‟usage exclusif d‟un copropriétaire déterminé. Les
parties communes étant les parties dont chacun des copropriétaires peut jouir.

23
https://www.consortium-immobilier.fr/guide/achat-vente/1/3/7/55/15/
24
http://www.pointdroit.com/definition-copropriete/
25
République Algérienne Démocratique et Populaire, code civile « Art.744. Art.745. », 2007 Jora.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
22

5.2.1. Les parties privatives :


Les parties privatives peuvent être définies comme celles qui appartiennent divisées à chaque
propriétaire et sont affectées à son usage exclusif, composées des locaux compris dans son lot
de propriété avec tous les accessoires. Elles comprennent :
 L‟intérieur des appartements ou locaux professionnels : Cela comprend les plafonds,
les ornementations et les piques de menuiserie, les placards et penderies. Cela inclus
également les portes de palier, les fenêtres et portes fenêtres, les persiennes, volets,
balustrades et appuis de balcons.
 Les parquets, carrelages et revêtements de sol superficiels.
 Les éléments d'équipement : Il est appelé élément d‟équipement toutes les
canalisations, de gaz, d‟eau d‟électricité et d‟évacuation des eaux usées et vannes.
 Les installations et équipements de cuisine, les installations sanitaires des salles de
bains et toilettes ainsi que les installations individuelles de chauffage et d‟eau chaude.
 Les cloisons intérieures non comprises dans le gros œuvre et les enduits intérieurs des
gros murs et cloisons séparatives.
5.2.2. Les parties communes :
Les parties communes sont celles qui appartiennent indivisément à l‟ensemble des
copropriétaires et qui sont affectées à l‟usage ou à l‟utilité de tous les copropriétaires ou de
plusieurs d‟entre eux.
a. Les parties communes de 1ère catégorie :
Ces parties sont affectées à l‟usage de l‟ensemble des copropriétaires du bien immobilier :
 Le sol, les cours, les parcs, jardins et les voies d'accès : Comprend la totalité du sol
sur lequel l‟ensemble immobilier est édifié, les terrains à usage de parking ou jardin,
les cours et les voies d‟accès.
 Les éléments d'équipement commun : Les réseaux d‟égouts, les canalisations et
conduites d‟eau, de gaz et d‟électricité desservant le groupe de bâtiments.
 Les locaux de service communs : Ceux-ci comprennent la conciergerie, les locaux à
usage de bureaux et en général tous les ouvrages d‟intérêt général à usage commun.

b. Les parties communes de 2ème catégorie :


Celles-ci sont affectées à l‟usage par les habitants d‟un même bâtiment. Elles regroupent :
 Le gros œuvre : l‟ossature du bâtiment, les fondations, les murs de refend, les grands
murs de façade et les murs pignon. Les planchers ainsi que la partie haute de
l‟immeuble formant toiture.
 Les éléments d'équipements communs : les tuyaux d‟évacuation des eaux pluviales,
les tuyaux d‟écoulement des eaux usées et des eaux vannes, le réseau d‟alimentation
en eaux potable, en gaz et en électricité, les installations de chauffage collectif, même
si ceux-là traversent des locaux privatifs. Ainsi que les branchements secondaires
reliant le bâtiment aux installations d‟eau, de gaz, d‟électricité, de téléphone
d‟assainissement au réseau de l‟ensemble immobilier ou au réseau de la ville.
 Les coffres, gaines et têtes de cheminée : Sont compris les cheminées et ventilations,
les gaines et conduites de fumée ainsi que les colonnes montantes et descentes d‟eau,
du gaz et de l‟électricité, y compris les gaines en maçonnerie.
 Les locaux de service communs : Comprend les emplacements de compteurs et
boites à ordures, installation d‟éclairages, boites aux lettres.
 Les passages et corridors : Comprend tous les espaces utilisés par deux ou plusieurs
des copropriétaires dans leurs déplacements au sein de l‟immeuble pour rejoindre leur
lot de propriété, les couloirs d‟entrées, les escaliers, les paliers d‟étage et cages
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
23

d‟escaliers. Ainsi que tout appareil ou machine destinés au service commun de


l‟immeuble.
 Les ornements de façades ainsi que les balcons, loggias et terrasses, même s‟ils sont
en partie ou en tout réservé à l‟usage exclusif d‟un copropriétaire.
 Dans ce cas de figure, les charges relatives à l‟entretien de chaque élément cité plus
haut incombent au seul propriétaire du lot, aux seuls copropriétaires d‟un immeuble à
la totalité des copropriétaires de l‟ensemble immobilier selon la classification dudit
élément en partie privative, partie commune de 2 ème catégorie ou s‟il est classé en 1ère
catégorie.
6. Le Processus BIM (Building Information Modeling):
6.1. Définition du BIM :
Tout d'abord BIM vient de l'anglais Building
Information Modeling qui se traduit par
Modélisation des Informations (ou données) du
Bâtiment. Le terme bâtiment ici est générique et
englobe également les infrastructures. Il est
difficile de trouver une définition du BIM
acceptée par tous. Le BIM, c'est surtout des
méthodes de travail et une maquette numérique
paramétrique 3D qui contient des données
intelligentes et structurées. Le BIM est le
partage d'informations fiables tout au long de la
durée de vie d'un bâtiment ou d'infrastructures,
de leur conception jusqu'à leur démolition. La Figure 07 : Les techniques du BIM
maquette numérique quant à elle est une Source : Google images
représentation digitale des caractéristiques physiques et fonctionnelles de ce bâtiment ou de
ces infrastructures. Le BIM est souvent assimilé à un logiciel ou à une technologie. Il est bien
plus que cela. C'est en fait une suite de processus ou méthodes de travail utilisés tout au long
de la conception, de la construction et de l'utilisation d'un bâtiment. Le BIM définit qui fait
quoi, comment et à quel moment 26.

6.2. Avantages pour les bureaux d’études, architectes et ingénieurs :

Le modèle virtuel 3D conçu avec un logiciel BIM permet d'effectuer des visualisations
précises à toutes les étapes du projet, et est automatiquement consistant dans toutes les vues.
 Le modèle composé d'objets paramétriques ne comportera pas d'erreur de géométrie,
notamment suite à une modification.
 Les logiciels BIM permettent à tout instant de générer des plans 2D, consistants entre
eux, qui reflètent parfaitement le modèle virtuel à cet instant.
 La collaboration entre les intervenants est facilitée grâce à l'utilisation d'un même
modèle 3D, simultanément ou non.
 Le modèle virtuel BIM permet la vérification du respect des normes en vigueur et des
critères du projet tant au niveau quantitatif que qualitatif.
 Les quantités et coûts de construction peuvent être extraits en temps réel, à tout
moment durant la conception.

26
http://www.objectif-bim.com
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
24

 Les analyses et simulations des performances énergétiques et environnementales d'un


bâtiment peuvent être réalisées très tôt dans l'étude.

6.3. Les dimensions du BIM :

A peine avons-nous eu le temps de nous faire à l'idée de passer de deux à trois


dimensions, que déjà apparaissent une multitude d'autres "dimensions". Si pour la 2D et la 3D
les choses sont suffisamment claires, que peuvent bien signifier les autres ?
Afin de vous éclairer, voici une brève explication pour chacune de ces dimensions.
Veuillez toutefois noter qu'à partir de la 6D l'industrie n'arrive pas à se mettre, vous trouverez
donc d'autres définitions sur internet.
BIM 2D : Mais que vient faire la 2D dans le BIM ? Et bien les plans papier ont encore
quelques années devant eux. De nombreuses entreprises travailleront encore en 2D pour les
années à venir et il faudra bien échanger avec elles.
BIM 3D : Les trois dimensions géométriques X-Y-Z. Sans elles le BIM ne serait pas. Elles
permettent les visualisations, les détections d'interférence, la préfabrication, les relevés de
l'existant, le calcul des quantités, la mise à jour automatique des coupes et détails, etc.
BIM 4D : Ajoute une donnée "temps" aux trois dimensions géométriques. Permet de lier les
éléments géométriques avec une information "temps" ou un planning de construction, ce qui
va permettre aux différents acteurs d'un projet de visualiser dans le temps la durée d'un
événement ou la progression d'une phase de construction.
BIM 5D : Ajoute-la donnée "coût" aux 4 dimensions précédentes. Permet de lier les éléments
géométriques et la contrainte "temps" à un "coût" et ainsi estimer les coûts de construction ou
obtenir un aperçu de la situation financière d'un projet à un moment donné.
BIM 6D : Traite de tout ce qui concerne le développement durable d'un bâtiment, par
exemple les analyses énergétiques.
BIM 7D : Lie les éléments du projet à tous les aspects de la durée de vie du bâtiment.
Généralement délivré à la fin de la construction, le modèle 7D tel que construit contient toutes
les informations nécessaires au propriétaire pour l'utilisation et la maintenance du bâtiment.
BIM XD : Le X représente ici toutes les données additionnelles imaginables qui pourraient
encore venir s'ajouter aux autres dimensions27.

6.4. Présentation De Revit :

27
http://www.objectif-bim.com

Figure 08 : Les dimensions du BIM


Source : Google images
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
25

Revit est un logiciel professionnel d'architecture et ingénierie développé par l'entreprise


américaine Autodesk. Ce logiciel permet la réalisation de maquette 3D de bâtiment dans
l'optique du BIM (Building Information Modeling).

Revit est un logiciel extrêmement complet dans lequel il est possible de réaliser de A
à Z un bâtiment. Grâce à ce logiciel, on peut aussi bien réaliser une maquette architecturale
avec un joli rendu visuel, qu'une une maquette structurelle avec toutes les informations
nécessaires à l'export sur un logiciel de calcul, ou encore d'une maquette de réseaux CVC
(Climatisation, Ventilation, Chauffage) et électriques28.

Figure 09 : Autodesk Revit 2018


Source : www.autodesk.com

28
http://www.autodesk.com
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
26

7. Analyse Thématique :
7.1. Exemples de projets urbains dans la périphérie côtière des grandes
villes :
7.1.1. Exemple : La restructuration du quartier périphérique de la ville de
Barcelone
A. Présentation du projet :
1. Situation :
Le site d‟intervention se situe à 10 km du
centre-ville dans la périphérie de Barcelone,
dans une zone industrielle délaissée.

2. Problématique :
Barcelone est l‟une des grandes villes
historiques de l‟Europe et du monde entier avec Barcelone
toutes ses potentialités économiques,
touristiques et environnementales, mais sa
périphérie souffre d‟une déstructuration
importante en ce qui concerne l‟absence du
réaménagement, la rupture avec la ville, la Le Projet
faiblesse du rapport ville-mer, le manque des
sites touristiques ce qui influence négativement
sur la ville en général et son économie en
particulier. Figure 10 : Photo Aérienne montre la Situation du site d‟intervention
Source : Google earth
B. Enjeu du projet :
L‟événement du Forum international des Cultures en 2004, la 1ère fois de son histoire :
Barcelone a été élue pour recevoir un évènement international de telle valeur, le choix du site
a été directement visé sur cette zone „morte‟ de la ville et qui représente une situation
stratégique au bord de la mer afin de recréer son littoral qui va développer son tourisme
mondial en parallèle, donc c‟était pour cette raison la proposition d‟une restructuration
urbaine dans le site.

C. Objectifs :
 Le projet vise de relier la périphérie avec la ville dans le cadre de renforcer la relation
Ville-Périphérie.
 Améliorer et développer le rapport ville-mer.
 Assurer la continuité de l‟axe principal de la ville.

D. La stratégie urbaine pour la périphérie de Barcelone :


 Le projet a fixé les idées et les objectifs suivants :
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
27

 Intégration des installations existantes.


 Création d‟une interface entre la mer et la ville.
 Création d‟un nouveau centre urbain.
 Aménagement de nouvelles zones résidentielles et rénovation de l‟existant.
 Restauration des sols et de l‟environnement marin.
 Restauration de la rivière et des biotopes marins.

E. Les grandes lignes de l’intervention :


 La réintégration des hangars industriels
dans le site.
 L‟injection d‟équipements publics
 L‟implantation des projets résidentiels
(habitations).
 La création des espaces publics.
 Des espaces de loisirs affectés dans le
site.
 Le réaménagement du petit port.
 L‟étalement sur la mer.
 La réhabilitation du fleuve.
 La revalorisation du Campus
Universitaire.
Figure 11 : Plan d‟aménagement du projet
Source : Grands projets urbains en Europe – Mars 2017

Figure 12 : Photo Aérienne sur le projet de


la périphérie de Barcelone après la
réalisation
Source : Grands projets urbains en Europe –
Mars 2017

5.1.2 Exemple : L’aménagement de la baie de Faleron - Athènes :


A. Présentation du Projet :
1. Situation :
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
28

Le site d‟intervention se situe à Faleron. La baie de Faleron se trouve à 6 km au sud-ouest


d‟Athènes, et est desservie par un axe majeur d‟Athènes, cette voie permet de relier Athènes à
toute la zone côtière.

2. Problématique :
Depuis les années 70, de
nombreux efforts ont été fournis
pour développer cette zone du
fait de sa situation stratégique
par rapport à la capitale mais
aucun projet concret n‟a
malheureusement vu le jour.

B. Enjeu du projet : Site du Projet


En 1999, à l‟occasion de jeux
olympiques de 2004, le
Ministère de l‟environnement,
Figure 13 : Situation du projet urbain dans la périphérie d‟Athènes
de l‟aménagement du territoire Source : Atelier de recherche et d‟échanges “Climat, Villes et
et des travaux publics et Méditerranée”
l‟agence d‟urbanisme d‟Athènes
ont convoqué un groupe constitué de
plusieurs urbanistes internationaux afin
de développer cette zone jusqu‟alors
laissée à l‟abandon.

C. Objectifs :
 Relier le tissu urbain au front de
mer, en incorporant des éléments
symboliques et fonctionnels, afin de
rétablir une continuité et une
ouverture sur la mer des quartiers
périphériques de la ville.
 Créer Un front de mer urbain le
long de la cote et restaurer le
caractère naturel du paysage de Figure 14 : Photo Aérienne sur le terrain du projet avant la réalisation
Faleron. Source : Atelier de recherche et d‟échanges “Climat, Villes et Méditerranée”
 Créer des aménagements
sportifs, culturels et récréatifs « doux » le long du littoral afin d‟en faire un pôle de loisirs
attractif.
 Aménager la Zone côtière et les quartiers résidentiels avoisinants en cherchant à limiter
les nuisances générées par la voie rapide le long de la cote.
 Pallier tous les risques d‟inondations des quartiers résidentiels et, de manière plus
générale, de la baie de Faleron.

D. Les grandes lignes de l’intervention :


A- Zone centrale de l‟esplanade et du Water plaza.
B- Zone « Delta ». Salle polyvalente accueillant les épreuves de handball et de
Taekwondo lors des jeux olympiques 2004.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
29

C- Zone des sports nautiques.


D- Zone accueillant les épreuves de Beach volley et un amphithéâtre.
E- Zone du parc écologique.
F- Promenade piétonne et canal.

Figure 15 : Plan d‟aménagement du projet urbain d‟Athènes


Source : Atelier de recherche et d‟échanges “Climat, Villes et Méditerranée”

E. Axe du Projet :
 Création D’un lien entre la ville et la mer :
 Via une esplanade piétonne (une voie piétonne aménagement de 50 m de large et de 800
m de long), représentant un trait D‟union symbolique entre la baie de Faleron et le tissu
urbain. - - L‟extrémité de l‟esplanade côté front de mer sera associée à de nombreuses
activités nautiques.
 Par le déplacement vers le sud et l‟aménagement de l‟axe routier le long du littoral dont
une partie sera enfouie.
 A l‟endroit actuel de l‟avenue, la périphérie de la ville, un canal sera construit pour créer
une impression de proximité entre les quartiers résidentiels et le front de mer.
 Par la construction de deux grandes passerelles piétonnes surplombant la nouvelle voie
rapide.
 Par la création de nouvelles zones entièrement piétonnes le long du front de mer.

7.2. Analyse des exemples traitant les écoquartiers et les quartiers


durables :
7.2.1. Le nouveau quartier durable de Malmö – Suède 29:
A. Situation :
Le Projet se situe au bord de la mer Baltique au sud de la ville de Malmö la 3 ème ville
économique après Stockholm et Copenhague qui se situe au sud de la Suède.
B. Objectifs :

29
http://eduscol.education.fr/sti/sites/eduscol.education.fr.sti/files/ressources/pedagogiques/3878/3878-
ecoquartier.pdf
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
30

La ville va mettre sur pieds un programme environnemental : « Environnemental


Plan 1998-2002 » Où les objectifs confirment l‟adhésion de la politique municipale aux
principes de développement durable :

 Réduction de 25% des émissions de CO2 d'ici 2005.


 60% de l'énergie consommée à Malmö (hors transport) doit provenir d'ici 2010 de
sources renouvelables ou de la combustion de déchet.
 Le plan d‟urbanisation doit relier le centre historique à Bo
01 „le nouveau quartier‟, mais aussi préserver les traces
historiques de ce site.
 Plan social : Mixité sociale et intergénérationnelle.
 Sur le plan économique : construction d‟un nombre
important de logements afin de maintenir des prix
accessibles.

Pour le nouveau quartier de Västra Hamnen, ces objectifs vont se


traduire ainsi :

 Recherche d'une architecture saine.


 Production d‟énergie 100% renouvelable et locale.
 Espaces verts agréables et permettant la préservation de la
biodiversité.
 Récupération des eaux de pluie et valorisations des eaux
usées.
 Valorisation des déchets et recyclages.
 Urbanisme favorisant les circulations douces et les Figure 16 : Situation de la ville de Malmö
transports en communs. Source :
 Technologie de l‟Information : interface IT, pour www.eduscol.education.fr/sti/sites/eduscol.educ
favoriser et simplifier un mode de vie durable. ation.fr.sti/files/ressources/pedagogiques/3878/3
878-ecoquartier.pdf
C. Recherche d’une architecture seine :
L'objectif de ce nouveau quartier d'obtenir des espaces agréables à vivre, durables et
écologiques, va aboutir à une liste de prescriptions urbaines et architecturales dont voici
quelques exemples :
 Matériaux écologiques et recyclables. Ils doivent être réutilisables quand le bâti est
détruit, comme le bois ou la pierre.
 Intégration de cour, dans la mesure du
possible.
 Bonne orientation permettant d'absorber un
maximum de chaleur, mais aussi d„éclairer
naturellement les espaces.
 Plantes grimpantes au maximum le long des
façades.
 Menuiseries en bois pour limiter les ponts
thermiques.
 Toitures végétalisées dès que possible.
 Isolant naturel de grande épaisseur pour une
meilleure performance thermique.

Figure 17 : exemple d‟architecture développée


Source :
http://eduscol.education.fr/sti/sites/eduscol.education.fr.sti/files
/ressources/pedagogiques/3878/3878-ecoquartier.pdf
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
31

 Dispositifs techniques incluent dans l'architecture, pour le chauffage et la


ventilation.
 Entrée des bâtis donnant directement sur l'extérieur et non sur une cour.
 Espaces intérieurs flexibles, dans un souci de durabilité.
 Espace optimisé : pas de pertes d'espaces.
 Hauteurs sous plafond de 2,70m pour des pièces à vivres et 3,50 pour des pièces
contenant des activités.
 Espaces de circulation minimisée.
 Cages d'escaliers éclairés par la lumière naturelle.
 Et même une prescription pour l'utilisation d'électroménager silencieux.

D. Gestion des énergies :


 L'énergie électrique :
Le gros de la production provient de l‟éolienne la plus puissante de Suède, située à
3km du site de Bo01, à Norra Hamnen. Avec ses 2MWh, elle recouvre les besoins des
ménages du quartier, ainsi que les stations de rechargement des véhicules électriques.

Cette production est complétée par des panneaux photovoltaïques intégrés à l‟architecture
(l‟exemple de 120m² comme brise soleil sur un immeuble qui fournit en énergie à 5
appartements), mais aussi par la réutilisation des déchets (incinération et biogaz).

Le tout est relié au réseau municipal, afin de transmettre les surplus d‟électricité et de palier
aux pics de consommation, ainsi une infrastructure de stockage onéreuse à pu être évité.

 L'énergie thermique :
La production de chaleur est assurée à 85% par la géothermie : 5 puits vont chercher
dans un réservoir aquifère, à 90m de profondeur, une eau chaude qui va transmettre sa
chaleur, grâce à un échangeur, au réseau de chaleur du quartier. Ce système apporte
4000MWh thermique par an, c‟est également un système réversible apportant de la fraîcheur
en été. Les 15% complémentaire sont assuré par des panneaux solaires d‟une surface de
1400m² pour 525MWh thermique par an.

Mais pour que cette production renouvelable soit réellement suffisante, il faut tout d‟abord
minimiser l‟utilisation de l‟énergie, en utilisant des appareils électroniques performants, et
surtout en construisant de façon performante, grâce au respect du programme qualité qui
limite à 105kWh/m² à l‟année et qui conseil dans le choix des matériaux et de la conception
(orientation, isolation, triple vitrage...). Et mieux gérer sa consommation grâce à l‟IT.

Et enfin, toujours dans un souci de qualité de vie, les installations électriques ont été réalisées
de façon à réduire l‟exposition aux champs électromagnétiques.

E. Gestion des espaces verts :


Pour répondre à l‟objectif de
préservation de la biodiversité (flore et faune)
et à la qualité de vie au sein du quartier, le «
Green space factor », une liste de 35 points
verts (GP : Green Points), est soumis à chaque
constructeur. Ainsi chaque bâtiment doit
héberger une surface consacrée à la verdure en
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
32

lien avec l‟espace construit. Ces espaces verts peuvent se situer sur différents niveaux : au sol,
suspendu, sur les toits, etc.

Tous ces espaces verts doivent intégrer 10 des 35


points proposés, comme : Figure 18 : Parc au cœur du quartier
Source : www.eduscol.education.fr
 Un abri d‟oiseau pour chaque unité (GP 1).
 Un étang de 1m² consacré à l‟eau pour 5 m² d‟espaces verts (GP 8).
 Echelles à hirondelles en façade (GP 22).
 Biotope conçu pour l‟accueil des papillons (GP 8).
 Pas plus de 5 plantes de la même espèce (GP 10).
 Une partie de la surface des jardins au sol doit grandir sauvagement (GP 33).
 Au moins 50 espèces sauvages du biotope national doivent être présentes (GP 34), etc.

Ce « Green space factor » cherche à développer un air sein et un microclimat au sein du


quartier, grâce au choix des plantations. Il favorise également l‟aspect saisonnier des végétaux
et ne cherche pas à créer des espaces verts artificiels, en laissant des zones sauvages, et en
créant un parc reprenant les paysages typiques de la région, demandant donc moins
d‟entretien.

F. Gestion des eaux :


Ce même « Green space factor » met en avant
l‟eau dans chaque projet, ainsi elle est présente partout
dans le quartier. L‟eau de pluie et de neige est ainsi
récupérée, puis stockée pour être réutilisée dans un
circuit secondaire ou lentement infiltrée pour rejoindre
les nappes phréatiques.
Les surplus d‟eau sont acheminés vers la mer, à l‟aide
d‟un réseau de mini-canaux agrémentant l‟espace
public.

Figure 19 : Exemple de la gestion des eaux dans le quartier


Source : www.eduscol.education.fr

G. Gestion des déchets :


Tout d‟abord, un programme de sensibilisation des habitants pour réduire leur production
de déchets est mis en œuvre, ensuite on facilite le tri sélectif, ainsi 80% des déchets sont
recyclés : métaux, papiers, verres, déchets volumineux (collecte spécifique), organiques,
résiduels.
Pour cette dernière catégorie (résiduelle), les déchets sont acheminés vers l‟incinérateur
municipal qui produit ainsi de l‟énergie et de la chaleur redistribuées aux habitants.

Pour les déchets organiques, ils sont utilisés pour la fabrication de biogaz (méthane et dioxyde
de carbone), qui est renvoyé vers les habitations en gaz de ville, ou qui permet l‟alimentation
pour les transports en commun, et enfin il est également utilisé pour la production
d‟électricité.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
33

Le composte, résultant de ce traitement, est utiliser pour fertiliser les sols (espaces verts ou
agriculture). Ainsi on estime que les déchets permettent une production de 290kWh/an pour
chaque habitant.

H. Gestion des transports :


La conception du quartier minimise les besoins en transports grâces à des services, des
commerces et des emplois à proximité, voir à domicile grâce à l'internet. Ainsi les
conséquences néfastes des transports motorisés, comme le bruit, le besoin d'éclairages massifs
la nuit, la consommation d'énergies fossiles et l'émission de gaz toxiques sont
considérablement réduits.

La rue donne priorité aux transports en communs, piétons et cyclistes. Avec une séparation
des voies pour plus de sécurité.

Ces transports en communs doivent desservir un maximum de nœuds dans la ville, et ainsi
être efficaces, agréables et fiables pour le confort des usagers. Enfin, ils fonctionnent grâce
aux biocarburants ou à l'électricité, dans une logique municipale de limitation des gaz à effet
de serre.

I. Technologie des informations IT :


L‟IT est une interface informatique offrant une connexion de l‟ensemble des habitants du
quartier à divers services permettant de faciliter un mode de vie durables :

 Contrôle de sa consommation d‟électricité, de chaleur et d'eau.


 Informations sur les horaires de passages des transports en communs, réservation
pour le covoiturage, estimation des distances et des temps de parcours, et enfin
régulation du trafic.
 Information sur le recyclage, le tri sélectif et la valorisation des déchets.
 Projet de WebTV pour consulter des films explicatifs et les dernières nouvelles.

J. Premiers constats :
Tout d'abord, le projet s'est vu primé pour ces résultats probants par le gouvernement suédois
et la Commission Européen à travers le programme EnR : lui permettant de devient une
véritable référence nationale et internationale.

Seul l'objectif de mixité


sociale et générationnelle,
semble difficile à atteindre,
avec le prix de l‟immobilier
plus important que dans le
reste de la ville, dû à la
situation privilégiée en bord
de mer, et aux espaces de
qualités. Et la moyenne d‟âge Figure 20 : Un quartier et une population en accord avec la nature.
de 33,3 ans contre 40.5 en Source : www.eduscol.education.fr
centre-ville, démontre bien que ce type de quartier attire d'avantage des jeunes couples aux
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
34

revenus confortables. Mais ce problème semble surtout dû au caractère exceptionnel de ce


quartier.

Ensuite le renouveau de la ville apporte déjà les effets escomptés avec des industries et des
entreprises, en particulier dans le secteur du développement durable, qui affluent dans la
région, générant des emplois et une nouvelle dynamique économique. Ainsi la démarche
écologique et durable peut être source d‟un renouveau et d‟une dynamique économique.

7.2.2. Écoquartier Rive-Gauche – Montpellier :


A. Fiche Technique :
 Maitre d‟ouvrage : ville de Montpellier Nicolas.
 Maitre de l‟œuvre : Pierre Tourre Architectes.
 Associé : bureau d‟études environnementales Tribu Marc Richier Paysagiste.
 Surface totale : 9 ha.
 Hauteurs : jusqu‟à R+8.
 Nombre totale des logements : 1200logements (S=8600m²).
B. Situation :
Le quartier Port Marianne se situe à Montpelier au sud de la France dans la zone littorale à
8km de la mer méditerranée.
C. Enjeu du projet :
Le projet est lancé en octobre 2008 par le Ministère du développement durable pour une ville
en mouvement et qui a été retenu parmi les 13 sites primés en novembre 2009. L‟éco-quartier
est conçu par l'architecte montpelliérain Pierre Tourre, il s'intègre et préserve l'environnement.

Figure 21 : Vue 3D sur le projet


Source : Google images
D. Programme :
- 1200 logements dont 25 % de logements sociaux.
- 43 000 m² de bureaux et de commerces
- Equipement public : Pont de la République (75 m de long pour 17m de large) architecte
R.Ricciotti.
- Un équipement public (à définir).
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
35

- Une promenade aménagée en rive du Lez.

Figure 22 : Plan d‟aménagement du projet


Source : Google images

7.2.3. L’écoquartier de Vauban – Allemagne :


A. Situation :
Le quartier Vauban s‟est développé au sud de Freiburg en
Allemagne, à 3 km du centre-ville, sur les 38 ha du site
d‟anciennes casernes de l‟armée française.
B. Objectifs :
Le principal objectif du projet est de mettre en place un
quartier urbain de façon coopérative et participative, en conformité
avec un certain nombre d‟exigences : Allemagne
 Écologiques (transports publics, cogénération, chauffage,
matériaux de construction, énergies renouvelables, espaces
verts).
 Économiques (équilibre des zones d‟habitat et de travail,
commerces).
 Sociale et culturelles (centres de quartier pour interactions
sociales, évènements culturels).
Figure 23 : Situation de la ville de Freiburg
C. Description : Source : www.wikipedia.com
 La planification du quartier a démarré en 1993 et la phase de réalisation a débuté en 1997.
 Tous les problèmes (mobilité, énergie, logement, aspects sociaux, etc.) ont été discutés
dans des groupes de travail ouverts aux habitants.
 L‟information du public concernant la planification de ce quartier orienté environnement
était un point crucial, puisqu‟il fallait convaincre les gens que ce qui était entrepris ne
l‟était pas seulement pour leur propre bénéfice écologique immédiat, mais servirait aussi
à économiser de l‟argent à long terme.
 De plus, les habitants sont ouverts à d‟autres politiques indirectement liées au processus
de construction, comme par exemple le partage des voitures et l‟usage des transports
publics.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
36

E. Résultats / réalisations :
 Energie :
 Consommation de 65 kWh/m2/an
des nouveaux bâtiments
 92 bâtiments passifs
(consommation de 15 kWh/m2/an)
 10 unités de bâtiments à énergie
positive (produisant plus d‟énergie
qu‟ils n‟en consomment)
 Réseau de chauffage à distance
 Unités de cogénération aux
granulés de bois (80%) et au gaz
(20%)
 Un des plus grands quartiers
solaires européens : 2500 m² de
panneaux photovoltaïques, 500m²
de panneaux solaires thermiques.
 Transports :
 Utilisation réduite de la voiture :
stationnement des véhicules Figure 24 : Une vue réelle sur le quartier
privés dans un parking municipal Source : www.wikipedia.com
en dehors de la zone résidentielle
 Circulation dans le quartier
uniquement pour les livraisons
 Vitesse limitée à 30 km/h et 5km/h.
 Commerces et services accessibles à
pied ou à vélo
 Association d‟autopartage.
 Deux lignes de bus et un tram
relient Vauban au centre ville, à la
gare principale et à l‟aire de loisirs.
 Eau :
 Infiltration des eaux de pluie sur
80% du sol.
 Projet pilote d‟un nouveau système
de bio-épuration : aspiration des Figure 25 : Vue sur le quartier Vauban
eaux noires par un système sous Source : www.photoalsace.com
vide générant du biogaz pour les cuisinières (avec les déchets organiques ménagers).
 Épuration des eaux grises par des plantes
 Social :
 Forum Vauban avec ses standards de communication, d‟interaction et d‟intégration pour
citoyens.
 Travail social intégré au processus de développement.
 Vie communautaire équilibrée par groupes de propriétaires ainsi que la coopérative
d‟habitation Genova.
7.3. Analyse d’exemple d’une école de pêche :
7.3.1. La maison de la pêche et de la nature– France :
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
37

A. Situation :
Le Projet se situe au bord de la seine au Nord-Ouest de paris en France.
B. Présentation du projet :
La maison de la pêche et de la
nature se situe sur l‟ile de la Jatte,
c‟est un équipement public d‟un
caractère unique en France.
C‟est un centre d‟éducation à
l‟environnement et aux milieux
aquatiques, elle dispose d‟un musée,
d‟un bassin tactile, ainsi que 18
aquariums présentant les poissons de
la Seine.
Figure 26 : Situation de la ville de Freiburg
Source : Google maps
Cet édifice de marbre et de verre
s‟intègre merveilleusement dans un parc de 15.000 m² face au quartier des quais de
seine de Levallois.

C. L’objectif du projet :
L‟objectif premier de cet équipement
est de s‟adresser à un public très large
d‟enfants et d‟adultes pour une découverte
pédagogique, scientifique et ludique des
poissons, des milieux aquatiques, de la
protection de l‟environnement et de la
pêche.

D. Nature des espaces :


La maison offre à ces visiteurs :
 Une école de pèche :
Cette école de pêche propose des stages de Figure 27 : la maison de pêche et de la nature
découverte du milieu aquatique et d‟initiation
à la pêche. Source :khttps://commons.wikimedia.org/wiki/File:Maison_
de_la_p%C3%AAche_et_de_la_nature.jpg

 Le musée et les aquariums :


 Le bassin tactile est destiné aux enfants qui peuvent y
caresser des poissons.
 L’atelier-laboratoire : avec ces petits aquariums il
rend possible l‟observation de la microfaune des
rivières.
 Le musée technologique de la pêche : collections
photos et de matériels de pèche de siècle dernier.
 L’aqua rama : avec dix-huit aquariums présente tous
les poissons qui peuplent le fleuve parisien.
Figure 28 : Le bassin tactile
 La salle polyvalente : Source : www.maisonpechenature.com
Elle est mise à disposition des associations ou des
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
38

organismes privés pour des réunions, des conférences, des projections, … de larges baies
vitres donnent sur les berges de la seine.
30
E. Caractéristiques des espaces :
 Le Hall d'accueil :
C'est l'espace tampon entre l'intérieur et l'extérieur,
c'est un lieu d'information et d'orientation, entant
qu'espace de réception. bien éclairé selon un système
d'éclairage naturel et artificiel, c'est aussi un espace de
sensibilisation qui regroupe tout ce qui est nouveau pour
la maison, en ce qui concerne :
• des projections permettant de découvrir l'environnement
marin, ainsi de sensibiliser le visiteur d'être responsable
au milieu marin.
• Le hall d'accueil peut être garni de plantes, les Figure 29 : Hall d‟accueil de la maison
tableaux de peinture, nous invitons à la découverte du Source : www.maisonpechenature.com
monde sous – marin, un aménagement et une
organisation va permettre une distribution nette et souplesse aux différents espaces d'une
manière à ce que le visiteur ne doit pas sentir qu'il est désorienté (revêtement du sol,
traitement de plafond, l'ambiance d'éclairage.
 Entité de la formation et de la pratique « j’apprends une pèche
écoresponsable » :
L‟objectif de cette entité est de partager la passion de la mer, et cela à travers la proposition
des activités éducatives, créatives et surtout attractives qui
sont comme suit :
 Ecole de pêche :
A pour rôle d‟enseigner et de faire apprendre aux gens
les techniques de pêche, et de leur faire découvrir la
différence entre la pèche traditionnelle et la pêche actuelle
au public intéressé, c‟est une formation pédagogique des
pécheurs.
En plus la présence des espaces de pratiques (port de
pratique) tel que le parcours de pèche. Et ce dernier sera
en relation directe avec l‟école de formation.
 Les ateliers :
 Atelier de reconnaissance des espaces marines : Figure 30 : Séance de pêche des enfants
Destiné à la collection de la faune et flore marine. Source : www.maisonpechenature.com
Plus de l‟espace de travail la présence d‟un espace de
séchage des poissons et des plantes marines.
 Atelier de Navi modélisme :
Destiné à la création et la confection des maquettes de
bateaux et des navires.
Avec la disposition d‟un grand bassin d‟essai, destiné à
l‟essai des maquettes réaliser, c‟est un espace qui se trouve
près des ateliers de créations.
 Bibliothèque et médiathèque :
Avec une documentation aussi riche que variée, des
ouvrages sur la pêche et sur tout ce qui concerne la mer
Figure 31 : Atelier de modélisme
30
Mémoire de fin d‟études, EPAU, 2016 Source : Google images
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
39

seront disponible dans une bibliothèque bien archivés.


Avec une disponibilité de sous espace tel qu‟une salle de documentation rapide, salle de
lecture, salle d‟informatique.
 Entité de loisir et de détente :
L‟objectif de cette entité est de pratiquer des activités de loisir, est cela à travers la
proposition des espaces attractives de détente qui sont comme suit :
 Le cœur du projet :
Un espace intérieur du projet, il offre des espaces verts aux visiteurs, et des vues sur la
mer un véritable espace de rencontre et de détente. Il abrite aussi plusieurs prolongements des
activités de la maison de la pèche
 Le port de pêche récréative :
Le réaménagement et la revitalisation du
vieux port, pour qu‟il peut accueillir les
pécheurs et lui permettre de pratiquer la
pêche sur bateau ou sur le quai du port.

 Le parcours de pêche et le port de


pêche pratique :
Organisation d‟un petit port de pratique Figure 32 : Le parcours de pêche récréative
pour les pratiquants de l‟école. Le parcours de Source : Mémoire de fin d‟études
pêche est Destiné à pratiquer à la pêche à pied, il
relie l‟école au petit port de pratique.
 Entité information « à la découverte
du patrimoine méditerranéen » :
C'est une entité d'exposition permanente, vise à
la diffusion le plus large possible de la culture
scientifique liée à la mer, pour découvrir, apprendre
et protéger.
L‟objectif de cette entité est la sensibilisation et
la vulgarisation des visiteurs au monde marin, et cela
Figure 33 : Le parcours de pêche
à travers la proposition des activités attractives qui
Source : Mémoire de fin d‟études
sont comme suit :
 Espace d’exposition :
Ces espaces représentent la partie matrice et génératrice de toute l'exposition, elle sera
matérialisée par un parcours important qui aura comme vocation principale l'activité
pédagogique, donc elle doit fournir les indications indispensables à la compréhension du
milieu marin.
 La découverte de la vie marine
Dans cet espace, le visiteur aura à découvrir la diversité des organismes marins, les formes
et composantes des poissons ainsi que les relations entre les animaux et l‟environnement sous-
marin. Tous ces éléments seront exposés dans des grands aquariums spécialisés avec un
superbe décor réaliste. Et aussi à travers des espaces d‟exposition de la faune et flore marine,
coquillage et roches, et cela dans des petits aquariums qui ont pour rôle la représentation des
richesses de fonds marins de la mer méditerranéenne. Les espaces qu‟on va les citer sont
composés de différents thèmes d‟expositions, ce sont aussi des espaces d‟échange et
d‟ouverture sur la culture et l‟histoire maritime, la navigation et la pêche, on trouve des
espaces d‟expositions avec des tableaux artistiques, des photos historiques et des articles qui
représentent l‟histoire de la vie maritime algérienne passant par les différentes civilisations.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
40

7.4. Tableau Récapulatif :

Projets Problématiques Objectifs Actions Illustrations

- La réintégration des hangars industriels


dans le site.
- Relier la périphérie avec
- L‟injection d‟équipements publics
Exemple 01 : la ville et renforcer la
-Une rupture entre la ville et relation Ville-Périphérie. - L‟implantation des projets résidentiels
La restructuration sa périphérie. (habitations).
- Développer le rapport
du quartier - Une périphérie qui souffre - La création des espaces publics.
ville-mer.
périphérique de la d‟une déstructuration - Des espaces de loisirs affectés dans le site.
importante - Assurer la continuité de
ville de Barcelone l‟axe principal de la ville. - Le réaménagement du petit port.
- Un littoral non exploité.
– Espagne - - Revaloriser la baie
- L‟étalement sur la mer.

maritime de la ville. - La réhabilitation du fleuve.


- La revalorisation du Campus
Universitaire.

- Le projet vise également - L‟injection d‟équipements sportifs


l‟aménagement d‟une spécialement pour les jeux
zone côtière de 80 olympiques, qui vont être reconvertis
Depuis les années 70, de hectares dotée d‟un front après cet évènement international
Exemple 02 : nombreux efforts ont été de mer d‟un kilomètre et
demi de long. - La création des espaces totalement
fournis pour développer cette
L’aménagement de piétons pour le loisir et le tourisme.
zone du fait de sa situation - Relier le tissu urbain au
la baie de Faleron stratégique par rapport à la - La construction de deux grandes
front de mer.
– Athènes – Grèce capitale mais aucun projet passerelles piétonnes surplombant la
concret n‟a malheureusement - Créer Un front de mer voie rapide.
- urbain le long de la cote
vu le jour.
- L‟aménagement d‟un axe routier.
- Créer des aménagements
sportifs, culturels et - Aménagement d‟une voie piétonne
récréatifs de 50m de large et 800 m de long.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
41

Projets Principes Objectifs Actions Illustrations

Atteindre les objectifs de - La démolition d‟une ancienne friche


durabilité afin de minimiser le industrielle de 12Ha.
Exemple 01 : maximum de consommation - La construction de 800 logements
Réalisation exemplaire de conception énergétique dans la ville de écologiques.
Le nouveau quartier environnementale d‟une zone urbain Malmö ainsi c‟est de relier le - L‟intégration de diverses fonctions
durable de Malmö – densément construite. centre historique avec cette partie dans le quartier (la mixité
Suède de la ville y compris la mer et fonctionnelle).
enfin encourager la mixité sociale - L réduction de 25% de la
et fonctionnelle dans le quartier. consommation énergétique.

- La desserte des quartiers par des


transports en commun performants.
L‟objectif est de concevoir un - La mixité sociale et fonctionnelle
Construire un nouvel écoquartier quartier méditerranéen agréable (bureaux, commerces et logements).
Exemple 02 :
entre activité, culture et modernité à vivre qui s‟appuie sur des - La qualité environnementale.
Ecoquartier Rive qui offre toutes les faveurs les plus principes du développement
variées avec ses commerces haut durable, parmi eux est - La performance énergétique des
Gauche – Montpellier – bâtiments.
de gamme, ses services de l‟orientation des logements en
France
proximité. fonction de la course du soleil - Lutte contre les nuisances sonores.
pour un confort maximal.
- Incitation à l‟utilisation des
déplacements doux :(piste
cyclable…etc.)

Mettre en place un quartier urbain - La concentration sur la mobilité, l‟énergie,


de façon coopérative et le logement, les aspects sociaux.
participative, en conformité avec :
- Energie : 92 bâtiments passifs, 10 unités de
- La planification coopérative
Exemple 03 : - L’écologie (transports publics, bâtiments à énergie positive.
locale.
matériaux de construction, - Transports : utilisation réduite de la
Ecoquartier de Vauban - La sensibilisation et la prise en énergies renouvelables …) voiture.
– Allemagne compte des intérêts individuels des - L’économie - Eau : projet pilote d‟un nouveau système de
habitants.
bio-épuration.
- Le Social et le culturel (centres
de quartier pour interactions - Social : Forum Vauban avec ses standards
sociales, évènements culturels). de communication.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
42

7.5.Tableau Comparatif :

Problématique Consolidation Urbaine

Stratégies Rénovation Urbaine Quartier Durable Ecoquartier Concepts Tirés

La restructuration du quartier Le nouveau quartier durable Ecoquartier Rive Gauche – Ecoquartier de Vauban –
Exemple
périphérique de Barcelone de Malmö Montpellier – France Allemagne

- Relier le centre avec le site


abandonné (friche industrielle). - La Continuité avec la ville.
- Relier Le centre avec la périphérie. - Relier la vocation ville mer. - Retisser la trame de la ville. - Respecter le tracé ancien.
- Le prolongement d‟un axe
- Renforcer la relation ville mer. - Préserver les tracés anciens. - Prolongement des axes structurant - Renforcer la relation Ville mer et
Forme Urbaine important au sud de Montpellier.
- L‟allongement de l‟axe principal - L‟utilisation d‟une trame urbaine dans le quartier prolongement et la relation centre périphérie.
- Le respect du tracée ancien.
du centre-ville. qui respecte l‟orientation continuité - L‟allongement des axes
favorable, la forme, l‟alignement, importants.
la perspective, …
- Transport : viser le 0 voiture.
- La construction de garages
- Utiliser les parcours piétonniers collectifs afin de réduire au - Remodeler le système viaire pour
dans la totalité du site. - L‟utilisation du Tram. maximum la circulation automobile qu‟il soit facile à utiliser.
- Urbanisme favorisant les
- Minimiser au maximum les voies - Les lignes des Bus écologique à interne au quartier. - Favoriser la mobilité douce et
Mobilité circulations douces et les
mécaniques. basse consommation énergétique -Prolonger la ligne de tramway a l‟utilisation des vélos au lieu des
transports en communs.
- Maitre les parkings dans un niveau (Bus électriques). permis de relier le quartier au voitures.
sous terrain. centre-ville vélos et piétons plus - Les parkings en sous-sol.
proches.

- Diversifier l‟offre fonctionnelle


- Encourager la mixité des fonctions - Construction d‟un nombre - Diversifier les fonctions dans le - La diversification des fonctions
Vocation et viabilité par l‟intégration des hôtels,
(habitations, commerces, important de logements afin de quartier entre équipements public, dans le site entre hébergement,
économique équipements universitaires,
équipements, …). maintenir des prix accessibles. commerce…etc. commerce, bureau, ...
commerciaux et logements.

- L‟injection des musées en plein - Construire un nouvel écoquartier - La présence de différentes couches - Encourager la mixité sociale et les
- Renforcement des liens entre les
Mixité Sociale, Culturelle et air, des théâtres, des monuments au entre activité, culture et modernité sociales. espaces de rencontre, terreau des
résidents et le public avec des
intergénérationnel cœur du quartier pour encourager ce qui fait la diversité sociale et - Les espaces de rencontre au site liens sociaux entre les résidents.
espaces publics et des placettes.
la mixité sociale. culturelle. encouragent la mixité sociale.

- Encourager les constructions - Matériaux écologiques et - Des solutions techniques intégrées - La gestion des énergies.
écologiques : utilisation des recyclables. : l‟habitat à basse énergie. - L‟utilisation des énergies
matériaux durables et de basse - Intégration de cour. - Le choix des énergies renouvelables.
- Bâtiment énergie positive.
énergie grise. - Bonne orientation. renouvelables : Solaire capteurs - L‟exploitation des énergies
Durabilité - Intégrer la biodiversité.
- La bonne gestion d‟énergie et de - Plantes grimpantes. thermiques et PV, La propres (le soleil, …)
- Planifier durablement.
l‟eau. - Menuiseries en bois. cogénération…etc. - L‟utilisation des matériaux isolants
- La désinfection des friches - Toitures végétalisées. - Exploiter les eaux de pluie. - La biodiversité.
industrielles. - Isolant naturel de grande - Planification durable.
CHAPITRE II ETAT DES CONNAISSANCES
43

épaisseur.
CHAPITRE
III
Consolidation des baies maritimes des grandes villes
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

CHAPITRE III
I. Partie écrite :
Introduction :
« L’architecture se thématise à partir de l’environnement dans lequel elle se place et se
développe à partir de ce contexte forme, langage et vocabulaire. Une architecture qui est
sans rapport avec les conditions spatiales et spirituelles de l’environnement, n’est qu’un geste
vide de sens. 1»

Afin d’avoir un bon résultat une bonne intégration du projet dans son environnement et un
bon fonctionnement y compris une intégration dans le contexte architectural, urbain et paysager,
il est bien nécessaire d’acquérir des connaissances et de comprendre la structure et
l’organisation spatiale de la ville cas d’étude « Bordj el Kiffan » ainsi le site d’intervention.

Dans cette 1ère partie du 3ème chapitre (partie écrite) on va vous illustrer nos études
historiques et urbaines sur la ville élaborer durant les 2 années du Master Projet Urbain dans les
différents ateliers (étude typo processuelle, étude typo morphologique, étude historique, analyse
urbaine, étude de la structure urbaine et fonctionnelle, …) pour mieux comprendre le processus
de formation et de transformation du territoire de Bordj el Kiffan.

1. Présentation de la ville de Bordj el Kiffan :


1.1. Situation de Bordj el Kiffan :
Bordj el kiffan (la forteresse des précipices) est une commune côtière située au Nord-Est
d’Alger de 17 km de distance, elle a une superficie de 2 173.74 ha et une population de 151 950
habitants (2008) a une densité de 7 006 hab/km2 et elle comprend 6.7 km de littoral.
Ce secteur offre de grandes opportunités notamment dans le domaine touristique et
culturel, et des potentialités foncières intéressantes. Les terres agricoles à potentiel plus ou

Alger Centre

Figure : Situation de Bordj el Kiffan par rapport à Alger Bordj el Kiffan


Source : Wikipédia
1
Oswald Mathias Ungers in « Architecture comme thème »
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

moins élevé constituent une barrière pour le développement urbain, ce qui laisse la bande
littorale comme seule hypothèse du développement urbain du secteur à moyen terme.

1.2. Situation par rapport aux équipements stratégiques :


Bordj El Kiffan est située à proximité de l’aéroport international Houari Boumediene (5 km) et
de l’université des sciences technologiques Houari Boumediene (4km) et de la future gare
ferroviaire. Ainsi qu’à 13 km du port, 8Km de la gare routière, 3 Km du palais d’exposition (la
foire) et 3,2 Km de la grande mosquée d’Alger.
1.3. Délimitations de la commune :
▪ Délimitation administrative :
Elle est limitée :
• Au nord par la mer Méditerranée.
• Au Sud par la commune de Dar El-Beida.
• A l'Ouest par les communes de Mohammadia et de Bab Ezzouar.
• A l'Est par les communes de Rouiba et Bordj El-Bahri.

Figure 23 : Délimitation administrative de la commune de Bordj el Kiffan


Source : INCT 2000
▪ Délimitation naturelle :
▪ Bordj El Kiffan est délimitée au nord par la mer méditerranée (naturelle), à l’est par
Oued El-Hamiz (naturelle).

Figure 24 : Limites naturelles de la


commune de Bordj el Kiffan
Source : Mémoire de fin d’études
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Figure 25 : Oued El Hamiz Figure 26 : La mer


Source : Mémoire de fin d’études Source : Mémoire de fin d’études
méditerranée

▪ Délimitation physique :
Elle est délimitée au sud par la R.N 24, à l’ouest par rue hadj messaoud, à l’est par l’axe Kaidi.

Figure 27 : Délimitation physique de la commune de BEK Source : mémoire de fin d’études

1.4. Accessibilité :
▪ Accès terrestres :
La commune de Bordj El Kiffan est favorisée par le passage de routes importantes, qui offrent
une facilité d’accès vers la ville d’Alger, et une sortie de celle-ci vers l’Est, ainsi nous avons :

• AUTOROUTES : il existe au niveau de Bordj El Kiffan une autoroute récemment réalisée,


pour alléger l’encombrement, sans pour autant passer par le centre-ville, elle relie la RN 24
et la RN 5, par l’intermédiaire de l’autoroute de l’Est.

• ROUTES NATIONALES : la commune est traversée par deux routes nationales :


• La RN 24 : traverse la commune d’Est en Ouest, en la reliant avec Bordj El Bahri à l’Est
et El Mohammadia à l’Ouest.
• La RN 5 : elle constitue la limite Sud de la commune, la relie à Alger centre et part jusqu’à
Constantine.

• CHEMINS DE WILAYA : sont en bon état et totalisent 9Km de longueur.


CHAPITRE III CAS D’ETUDE

- Les chemins de wilaya 149 et 145 : assurent une liaison rapide entre l’autoroute de l’Est
et la rocade Sud d’une part, la RN5 et la RN 24 d’autre part.
- CW 149 : relie Ben Zerga (Haraga) et Dergana.
- CW 249 : il représente la limite de la commune au Nord de Dergana et assure la desserte
vers Ain Taya et Rouïba.

Figure 28 : Carte de la commune (accessibilité terrestre) Source : INCT 1999

▪ Futur accès maritime :


Une gare maritime est programmée dans le projet d’une future ligne de transport maritime à
l’échelle de la wilaya d’Alger.

Figure 29 : Future Ligne de Transport maritime à Alger Source : Mémoire de fin d’études
1.5. Données géotechniques de la ville de Bordj el Kiffan :
▪ Climat :
On distingue trois natures de vents :
Les vents d’Hiver : soufflent du Nord-Ouest pendant toute la saison, ils sont porteur de
pluies et véhiculent ainsi de l’air froid dont il faudra s’en protéger.
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Les vents d’été : soufflent du Nord-est, ils s’étalent de la période allant du mois de Mai au
mois de Juin et véhiculent de l’air qu’il faudra exploiter.
La brise marine : source de ventilation et de fraîcheur par évaporation de l’eau de mer.

▪ Relief :
Le site a une morphologie qui correspond à une plaine homogène non accidentée avec de
basses altitudes à l’exception de quelques faibles pentes de (0-5%). Cette monotonie est
interrompue par un chapelet de collines en bandes parallèles au trait de la cote, la plus
importante c’est « la colline Mouhous » ou l’altitude atteint les 30m.
▪ Hydrographie :
La zone de Bordj el Kiffan est traversée par 3 oueds qui sont :
- Oued el Hamiz : c'est le principal cours d’eau, il s'organise du sud-ouest au Nord-Est et
se termine dans la mer.
- Oued Bacorra : draines les eaux de terrains agricoles et se diverse dans oued Hamiz.
- Oued Boureah : oued secondaire intermittent, dont l'écoulement se fait pendant la saison
des pluies.
▪ Vagues et houles :
Les résultats écrits ainsi au dessous sont fournis par la direction des travaux publics de la wilaya
d’Alger dans le cadre de l’étude de protection du site « LIDO » qui est très proche de notre site
d’intervention dont les résultats sont similaires à 99%.

Figure 30 : Tableau des houles dans la zone d’étude


Source : Groupement LEM/SOGREAH Algérie, Décembre 2009
Selon le tableau précédent la plus grande houle dans la profondeur la plus sollicitée (1m) est à
1,34m ce qui veut dire que la protection de la cote dans notre site d’intervention (ou la
réalisation d’un port) va être pas moins de 1,34m.

2. Lecture typo processuelle et logique d’implantation :


2.1. Lecture de la mutation de la structure du territoire de Bordj el
kiffan :
La lecture de territoire et l’histoire sont les dimensions majeures pour la
compréhension de la structure d’un établissement humain « Afin de comprendre la ville
aujourd’hui, allons au-delà, avec ordre en commençant par la compréhension des raisons
d’implantation de la ville dans ce site, il convient d’examiner ceci à plus grande échelle qui
est le territoire ». Gianfranco–CANIGGIA.
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

« La structure urbaine de chaque ville est l’issue d’une structure territoriale » Sylvain
MALFROY.
Le déplacement de l'homme sur le chemin de crête en évitant les cours d'eaux. C'est le premier
parcours structurant le territoire Blidéen (premier parcours établie par l'homme).

L'apparition du haut promontoire (dérivé de la ligne de crête principale). Ces parcours se


déterminent par l'occupation des hauts promontoires. (Voir schéma ci-dessus).

Elle se caractérise par la formation des agglomérations de bas promontoires, ces


agglomérations sont reliées entre elles par des parcours de contre crête locaux.

L'occupation de la plaine, du moment où l'homme avait appris à faire l'agriculture irriguée.

• Synthèse :

Figure 31 : Carte de synthèse montrant la hiérarchisation des parcours


Source : auteurs
- Le parcours synthétique de la mer vient de consolider tous les villages en de petites villes (en
statut spécifique touristique).
- Le parcours relie plusieurs Grandes communes d'Alger : il Vient de Ain el Benian à l'Ouest
passant de Bab el Oued - Mustapha – Hussein Dey, il coupe Oued el Harrach ou il change sa
direction vers Maison Blanche et les communes de du Sahel Est.
- Un autre parcours de Contre vallée relie les villes de l'Est (Bordj el Kiffan Bateau Cassé
• Bordj El Bahri jusqu'à Tamenfoust) Et c'est la RN 24 Actuellement du quelle elle représente
l'axe structurant de notre aire d'étude.
• La hiérarchisation des parcours :
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

1- Phase 01 : Le chemin de crête est le premier parcours qui structure le territoire (le mont
de Bouzereah).

Figure 32 : Carte d’Alger montrant la phase 01 de la hiérarchisation des parcours


Source : auteurs
2- Phase 02 : Cette phase est caractérisée par la formation d’une agglomération sur le long
des crêtes secondaires.

Figure 33 : Carte d’Alger montrant la phase 02 de la hiérarchisation des parcours


Source : auteurs
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

3- Phase 03 : Le développement du territoire continue à travers la formation d’une


agglomération dans la plaine.

Figure 34 : Carte d’Alger montrant la phase 03 de la hiérarchisation des parcours


Source : auteurs
4- Phase 04 : Cette phase, qui coïncide avec la colonisation se caractérise par la possession
et l’occupation des terres agricoles par les Colons, avec une formation d'agglomérations
intermédiaires pour consolider le contrôle du territoire dont notre aire d'étude s'inscrit au-
dessous.

Figure 35 : Carte d’Alger montrant la phase 04 de la hiérarchisation des parcours


Source : auteurs
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

2.2. Analyse diachronique de la commune de Bordj el Kiffan :

▪ Selon F. CHOAY :
« Le but de la lecture historique est de construire un cadre de référence à partir duquel
nous saisirons le sens réel de l’urbanisme proprement dit sous diverses formulations et
formules et situer les problèmes actuels de l’aménagement urbain.2»

▪ Selon I. CERDA qui dit aussi :


« L’étude de l’histoire est recommandée, non pour la satisfaction d’une curiosité puérile,
mais principalement parce qu’elle nous apprend à connaitre par le biais du passé ce qui peut
nous être utile pour le présent et l’avenir. 3»

• Selon A. ROSSI : « Pour maitriser le futur, il faut comprendre le présent et donc


étudier l’histoire »

2.2.1. Etude historique de la commune de Bordj el Kiffan :


Les dattes, les périodes, les images, les images satellitaires, les cartes, les plans et les
données mentionnées et citées dans cette étude sont accueillies auprès des services de la wilaya
d’Alger et l’APC de Bordj el Kiffan (service d’urbanisme).

Avant de plonger dans le détail de l’histoire de Bordj el Kiffan, il est bien de mentionner
quelques écrits historiques sur cette région et une petite synthèse faite en Master I.

➢ D’après la Revue Africaine – Volume 5 - les environs d’Icosium (Alger) P435 :


« Bordj el-Kifan. - Le Bordj el-Kifan, que nous appelons Fort-de l'Eau, a été bâti avec des
matériaux antiques, dont quelques-uns ont été apportés de Tipasa. Il y a parmi ces derniers une
pierre où on lit le nom de la colonie de Tipasa, et qu'il serait intéressant de faire transporter à
notre Musée ; car, placée dans la partie extérieure de la muraille qui borde le rivage, elle est
exposée à plusieurs causes assez actives de détérioration. Tout près de celle-ceci, dans la même
muraille, est une autre inscription, mais très fruste. »

➢ D’après les environs d’Icosium (Alger) P435 :


« Bordj-el-Kifan (le fort des Coteaux), bâti sur le bord de la mer, par Djafar-Pacha, en
1584 (989 hég).
18 k. Le Fort-de-l ’Eau, com. De 1,845 hab. Les Mahonnais du Fort-de-l ‘Eau sont les
premiers maraichers du pays. La route se dirige à l’E.
20 k. La Rassauta, et mieux Rassouta, a été répartie en deux com. Le Fort De l’Eau et la
Maison Blanche.
24 k. On franchit l’oued Khramis ou Hamis sur un pont en fer.
26 k. ½ Rusgunia. Les ruines de cette ville occupent un vaste espace de forme circulaire, mais
un peu allongé, limité à l’O. Par la cote qui est légèrement escarpée. Quelques édifices,
composés de demi-voutes, et des tronçons de colonnes épars, semblent indiquer les restes

2
F.choay, l’urbanisme, utopies ou réalités : historienne des théories et des formes urbaines et architecturales. Elle était professeur aux
universités de Paris I et Paris-VIII.
3
I.Cerda, la théorie générale de l’urbanisation : ingénieur des Ponts, urbaniste, architecte, juriste, économiste, homme politique
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

d’anciens bains. Des fragments de mosaïques, des pierres frustes, des inscriptions, des
Médailles, y ont été recueillies à différentes époques. D’après les anciens itinéraires, la cité
romaine, qui dut être assez considérable, et eut plus tard en évêque, était celle Rusgunia. »
➢ BOUTIN – Les batterie et les forts d’Alger p31 :
« Fort de l’eau : Sa forme est irrégulière. Il est beaucoup plus petit que le précédent (cap
Matifou), il n’a qu’une embrasure du côté de terre ; 4 sont dirigées contre la mer, les autres
battent le rivage. Le rideau en arrière fournirait des emplacements favorables à l’artillerie,
mais les observations de l’article précédent semblent s’appliquer également à celui-ci. 4»
➢ Synthèse :

Afin d’accomplir l’étude du territoire ou on vient de distinguer la ville cas d’étude, ce qui a
initié la deuxième phase en se basant sur la carte d’Atlas archéologique de Stéphane Gsell. Le
travail élaboré détermine les établissements cités dans l’ouvrage de Gsell sur la carte d’état-
major d’Alger daté depuis 1987, l à partir d’Oued Isser à l’est jusqu’au Oued Nadour à l’ouest.
En traitant les éléments de permanence que Gsell les a localisés sur ses cartes on déduit que
les établissements romaines (traces des grandes maisons, thermes et même des villes entière)
sont concentrés aux environs de la ville actuelle de Tipasa du coup que à l’époque de l’antiquité
romaine c’étaient les aires économiques (agraires et commerciaux).
Mais on trouve à l’est du massif de Bouzreah des traces du passage romains alors ce qui
nous intéresse le plus c’est celui du cap Matifou et on cite la ville de Tamenfoust comme
exemple, et qui fait partie des environs et de même territoire que la ville cas d’étude, Bordj El
Kiffan, ou Berbrugger a indiqué l’utilisation des pierres d’origine archéologique sur lesquelles
on a gravé des écritures romaines, ce qui a confirmé l’existence des équipements militaires
romaines.
On sait déjà que le territoire de la ville d’Alger a été divisé d’Oued d’El Harrach, un coté
de l’oued dépend de Tamenfoust et le côté ouest dépend à Alger. Concernant notre site et son
occupation à travers l’histoire on a eu recours au partage de notre recherche en deux grandes
périodes : la période Romaine et la période Ottomane.
Dans la Période Romaine : selon les sources historiques ont des informations pauvres à
propos d’une petite ville (les documents historiques qu’on a trouvés indique l’existence de cette
dernière mais jusqu’à la période ‘ Ottomane’, mais ce qui est particulier dans la ville de Bordj
el Kiffan c’est sa situation dans les environs mais dans un territoire délimité à la fois par deux
oueds et du coup, s’agit de sa dépendance ou bien son indépendance de la ville d’Alger ?
Maintenant en parlant de la période Ottomane, en se basant sur les sources historiques qui
ont indiqués Alger entant qu’une ville de gouvernance en Algérie et la ville de Tamenfoust
c’était depuis, que des vestiges archéologiques que des ruines et du coup qu’on a conclu que la
ville a été démolie finalement, jusqu’au là on peut dire que le territoire d’Alger a été unifié de
Oued Isser à l’est jusqu’à Oued Nadour à l’ouest donc on se permettre de déduire que notre
ville « Bordj el Kiffan » avait fait partie d’Alger et c’est le cas d’ailleurs la ville a été fondé à
cette époque par Djaafar Pacha en 1584 (comme elle indique la source citée dans la 1ère page
par le témoignage du fort turc ‘actuellement restauré’)

Le tableau ainsi au-dessous résume les grandes périodes qui ont marqué l’histoire de la ville
de Bordj el Kiffan.

4
Fort de l’eau relevé par Yves Boutin en 1803 – source : forts et les batteries d’Alger
CHAPITRE III CAS D’ETUDE
CHAPITRE III CASD’ETUDE
CHAPITRE III CASD’ETUDE
CHAPITRE III CASD’ETUDE
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Phase 01 [ Entre 1960 et 1985 ] :

Durant cette période, la commune 1. De 1984 à 1995 : La création du lotissement « Saidi » au sud
De Bordj El Kiffan a connu une d’El Marsa visant à étendre le boulevard Ali Khodja. Cette phase
consommation accélérée de son espace, est caractérisée par une prolifération remarquable des
mais cette extension ne s’est pas faite constructions de type individuel et collectif et la réalisation de
d’une manière ordonnée. Les normes quelques équipements éducatifs. Et c’est depuis, qu’on a rompu
urbanistiques n’ont pas été respectées, avec l’extension linéaire et la structure en damier qui
entraînant une évolution anarchique. caractérisaient le centre-ville de Bordj El Kiffan. En fait,
Nous pouvons scinder cette période en plusieurs lotissements ont été créés entre 1988 et 1995.
deux phases principales : L’implantation de ces derniers s’est faite sur des assiettes
domaniales et hors du périmètre de l’urbanisation de la commune.
Source : Mémoire de fin d’études

2. De 1995 à 1999 : Le développement


spatial de la commune de Bordj El
Kiffan durant cette phase, a été orienté
principalement à l’est au détriment des
terres ayant un potentiel élevé.
Source : Mémoire de fin d’études
Lotissement Saidi

Figure : Plan de BEK en 1995 Figure : Toutes les entités de Bordj el Kiffan
Source : Alger Métropole jusqu’à 1999 Source : Alger Métropole

• Synthèse de l’évolution historique de Bordj el Kiffan :


• Changement de Vocation :

Période Coloniale Post Coloniale Période Actuelle

• 1er tracé. • Etalement urbain. • Etalement urbain.


• Découpage. • Consommation • Rupture avec
• Le parcellaire. abusive des terres l’histoire.
• Densification du agricoles. • Disparition de
parcellaire. • Urbanisation vocations.
accélérée. • Perte d’identité.
• Bidons villes et
constructions
illicites.

Figure : Schématisation de processus de croissance de la ville de Bordj el Kiffan


Source : Auteurs
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

2.3. Analyse synchronique de la commune de Bordj el Kiffan :


2.3.1. Structure formelle :
La trame urbaine de la partie nord de la ville de bordj el kiffan est régulière planifiée
d'une manière logique et cohérente alors qu’elle est irrégulière dans la partie sud car les voies
de cette dernière ne sont pas structurées et le développement de la ville ne suit aucun plan
d’aménagement ni une logique de croissance.

2.3.2. Structure viaire :


La ville de Bordj el Kiffan possède d’un bon
système viaire en terme d'hiérarchisation des voies,
mais qui souffrent quand même d’une difficulté
d’accession au centre-ville, un embouteillage dans
certain endroit et l’étroitesse de quelques rues au
cœur des quartiers à cause de la ligne du Tramway.

Figure : Structure viaire de la commune de Bordj el Kiffan


Source : Mémoire de fin d’études

2.3.3. Système d’ilot :


2.3.4. Structure fonctionnelle :
D’après l’analyse sur les équipements faite sur terrain on trouve que leurs situations se
concentrent dans le noyau central seulement (l’APC, Sonalegaz, banques, Siiar, … et Hotels)
dont un grand manque d'équipement publics hors le centre-ville.

2.3.5. Cadre bâti :


A- Typologie du cadre bâti :
Le cadre bâti dans la ville de Bordj el Kifan
est de majorité habitat (tous les types
d’habitat) avec quelques équipements qui se
situent au centre-ville.

Figure : Carte de typologie du cadre bâti de la


commune de Bordj el Kiffan
Source : Mémoire de fin d’études
B- Typologie de l’habitat :
Concernant la typologie de l’habitat, on
trouve une domination de l’habitat individuel
par rapport aux autres types (semi-collectif et
collectif).

Figure : Carte de typologie de l’habitat à Bordj el


Kiffan
Source : Mémoire de fin d’études
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

C- Lecture des façades :


Les façades à Bordj el Kiffan diffèrent d’une entité à une autre :
• Noyau Central : Coloniale :
Commerce au RDC - Habitation
étage – Rythme vertical et horizontal
et toiture inclinée.
• Périphérie : Habitat collectif : façades
classiques – rythmiques.
• Habitation individuelle : la majorité
sont non complétées – pas identité.

Figure : étude d’une façade coloniale à BEK


Source : Mémoire de fin d’études
• Ordonnancement des façades : Décomposée par parcelles, les bâtisses récentes lui en
donner un aspect hétérogène par apport à :
• Différence de gabarit.
• La multitude de style architecturale.
• La multitude des typologies.
• La multitude des matériaux et des couleurs.
D- Gabarit :
Le gabarit et les hauteurs des constructions
diffèrent entre le noyau centre de la ville et
sa périphérie dont le gabarit :
3. Au noyau central est entre R+2 et R+3.
4. A la périphérie de la ville il atteindra le
R+5.
Figure : Carte de gabarit des constructions
Source : Mémoire de fin d’études

E- Etat de bâti :
- Typologie du tissu urbain :
- Tissu Colonial : Concerne le centre historique : une implantation suivant l’alignement de la
structure viaire. Le bâti de ce tissu suit l’alignement des rues et marque les parois de l’espace
public et suivent une logique d’îlot fermé.
- Tissu Contemporain : C'est la périphérie qui suit un nouveau modèle d’organisation, il se
caractérise par un éclatement anarchique du bâti et de la production en masse des cités et des
ensembles d’habitations.
- Typologie du Cadre bâti :
Le cadre bâti se caractérise par une densité de l’habitat plus importante que celle des
équipements, mais aussi par une dominance de l’habitat individuel par rapport au collectif et
aux équipements au centre-ville par rapport à la périphérie qui présente une forte
concentration d’habitat collectif.
F- Permanence :
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Une variété d’éléments de permanence entre :


• Monument historique : fort turc (qui va être reconvertir en musée) – fort d’Istanbul.
• Le siège de l’APC.
• Equipement de culte : l’église (reconvertie en bibliothèque).
• La placette du centre-ville.
• La Route nationale N°24 (ancien tracée romain).

▪ Synthèse de l’analyse synchronique :


- Aujourd’hui on assiste à une mutation à grande échelle du foncier agricole au foncier urbain
ainsi qu’à l’apparition de grandes ruptures morphologiques dû au fait du non-contrôle des
instruments d'urbanisme.
- On peut dire que la ville de Bordj el Kiffan environ 2025 va avoir plusieurs problèmes (de
circulation, d'environnement, de qualité, ...) si on n’arrêtera pas l'urbanisation anarchique en
empiétant sur les terres agricoles qui reste.
- L'urbanisation de tous les terrains qui restent au long de l'axe principal RN24.
- la monofonctionnalité des entités urbaines de la ville impacte négativement sur l'ensemble de
la ville.
- La dominance de l'habitat individuel peut exprimer l'utilisation abusive et l'encouragement à
l'étalement sur les terrains agricoles.
- Le système viaire nécessite une restructuration dans certains endroits qui souffrent de
l'embouteillage.
- Ainsi il est nécessaire d'ouvrir la ville sur les autres communes c'est à dire renforcer ses portes
urbaines.
- Actuellement un projet de renouvellement pour l'ensemble des entités de la ville dans le cadre
du développement durable est la meilleure solution pour Bordj el Kiffan.

3.5. Instruments d’urbanisme (vision et prospective) :


• GPU :
• L’aménagement envisagé pour cette zone relève des orientations concernant les zones
de loisirs de la côte EST. Les propositions retenues spécifient les interventions selon
quatre secteurs
• Le fort turc (secteur 1) :
• Le programme prévoit la réalisation d’un théâtre de plein air.
• Le boulevard du front de mer (secteur 2) :
• Une allée piétonnière traités et équipée en conséquence (plantations, placettes, mobilier
urbain…), dans le cadre d’une réhabilitation générale du bâti.
• Le programme général :
• Une auberge de jeunesses.
• La reconstruction et l’aménagement des villas à transformer en établissements de
tourisme.
• L’aménagement d’une jetée pour les pêcheurs.
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

• L’aménagement d’un terrain de jeux pour minigolf.


• L’aménagement d’un parking.
• L’aménagement d’un terrain pour jeux d’enfants.
• Bateau Cassé et Verte rive :
• Ce secteur est retenu pour la réalisation d'un complexe touristique polyvalent doté d'un
port de plaisance.
• Un grand magasin, une mosquée, des commerces complémentaires, des activités
artisanales, deux stades scolaires, une polyclinique, deux cinémas, une maison de
jeunes, un centre culturel, des commerces spécialisés, des équipements
d’accompagnement

• PDAU :
▪ Développement d’un cadre d’opérations de requalification urbaine et d’interventions de
référence, en accord avec la stratégie à long terme inscrite dans la révision du PDAU
d’Alger envisageant les orientations stratégiques définies pour les pouvoirs publics.
▪ Revitalisation du tissu urbain et rural de la Wilaya d’Alger, au niveau économique,
social, environnemental et patrimonial.
▪ Valorisation des espaces urbains et ruraux
structurants de la Wilaya d’Alger, notamment
de la commune de Bordj el Kiffan.
▪ Sauvegarde du patrimoine construit existant et
des éléments / ensembles et tissus urbaines
remarquables.
▪ Réhabilitation de la relation historique de la
ville avec la mer.
▪ Rénovation des bâtiments et modernisation des
infrastructures.
➢ Intégration du développement et de la
consolidation soutenable de l’occupation
urbaine avec le développement et la
valorisation de l’activité agricole, forestière et
agro-alimentaire.
Figure : Limite communale de BEK
➢ Restauration des équilibres écologiques Source : PDAU d’Alger 2016
moyennant la sauvegarde et la valorisation du patrimoine culturel et environnemental.
➢ Développement et affirmation de la vocation culturelle et touristique de la Wilaya
d’Alger.

• POS :
▪ Dans le secteur urbanisé, reconversion d’une zone urbaine précaire (106,9 ha), dont
l’usage permis à venir dépend d’une vérification préalable de la capacité de l’usage du
sol de cette même aire comme terres agricoles et/ou comme étant intégrée dans la
structure écologique fondamentale ; dans ces cas, est obligatoire de maintenir un
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

caractère de l’usage du sol


associé à une zone verte de
protection ou à une zone verte
de loisirs et production ;
▪ Préservation du secteur non
urbanisable, notamment à
travers la valorisation de la
zone naturelle (11,2 ha), avec
le maintien absolu de son Figure : Fiche Technique du POS de Bordj El Kiffan
Source : PDAU d’Alger 2016
caractère non urbanisable.
▪ Note importante : toutes les propositions d’intervention territoriale devront être en
accord avec le règlement et le plan d’aménagement approuvés dans le cadre de la
révision du PDAU d’Alger.
• Commentaire :
• L’absence des zones industrielles et touristiques dans
la ville actuelle.
• Le PDAU n’a pas programmé des projets
économiques ni touristiques à réaliser.
• La comparaison entre le SAU de 1999 et la surface
des terrains agricoles du PDAU 2016 indique que
15000 m² (1,5 ha) des terrains agricoles a été
construite dans la commune de BEK dans la période
entre les deux dates.
• Le PDAU d’Alger a classé une superficie de plus de
490000 m² comme une Zone précaire à reconvertir
programmée dans les projets structurants (PS.43)
entre 2015-2020 un projet d’habitat intégré.
• Les POS ne détaillent ce que le PDAU a introduit (la
reconversion des zones urbaines précaires).
• La seule proposition pour la ville est l’habitat intégré
cependant les problèmes de la ville ne s’arrêtent pas
dans le logement seulement.
• La valorisation des zones naturelles comme un
nouveau concept. Figure : Quantification de la surface
en mètres carrés par catégorie de
• L’absence de la notion du développement durable. l'usage du sol De Bordj el Kiffan
3.6. Schéma de proposition urbaine à Source : PDAU d’Alger 2016
l’échelle de la commune :

4. Analyse de l’aire d’étude :


4.1. Présentation de l’aire d’étude :
4.1.1. Critère de choix :
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Dans le cadre de l’objectif général de notre thématique qui est la consolidation des baies
maritimes des périphéries des grandes villes, le choix de la baie de Bordj el kiffan en tant que
périphérie d’Alger est basé sur les points suivants :
- Un site motivant qui va embrasser notre intention de recherche.
- Un site stratégique qui représente une intersection intéressante entre l’Est et le centre
d’Alger.
- Un site historique avec la présence du fort turc au centre-ville.
- Un site avec un grand potentiel mais qui souffre d’une déstructuration urbaine.
- Une façade maritime détériorée qui peut être un endroit touristique très agréable.
4.1.2. Situation de l’aire d’étude :
L’aire d’intervention se situe au quartier nord du partie central de la ville de Bordj el Kiffan,
plus précisément à l’Est du fort turc d’une distance de 190m de la placette du centre.

Figure : Situation de l’aire d’étude


Source : auteurs
4.1.3. Délimitations :
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Le site est limité par la mer au nord, cité verte rive à l’est, le noyau central au sud et l’école des
arts dramatiques à l’ouest.

Figure : Délimitation de l’aire d’étude


Source : auteurs
4.1.4. Accessibilité :
Le site est accessible par 3 cotés :
• Par l’est : de la cité verte rive par la voie
• Par le sud : du noyau central dont 2 voies secondaires
• Par l’ouest : de l’école par la voie maritime.

4.2. Données morphologiques :


4.2.1. Etat des lieux :
▪ Etude du Système viaire :

Figure : Système viaire de l’aire d’étude


Source : auteurs
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Figure : Carte des Nœuds et des pôles dans l’aire d’intervention


Source : auteurs

▪ Système parcellaire :

Figure : Carte du système parcellaire de l’aire d’intervention


Source : auteurs
▪ Système bâti :
A- Bâti et non bâti :
B- Etat de bâti :
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

D’après une étude faite sur terrain, le site d’intervention contient plus de 200 constructions
dont :
• 27 constructions sont en bon état (14.5%) (des constructions coloniales rénovée ou des
constructions démolies et reconstruites).
• 100 constructions en moyen état (50%) (elles nécessitent un renouvellement urbain :
une démolition, une annexion ou une rénovation).
• 71 contructions en mauvais état (35.5%) (elles nécessitent une démolition et
reconstruction).

Figure : Etat de bâti de l’aire d’étude


Source : auteurs

C- Gabarit :
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

La majorité des constructions existantes dans le site d’intervention sont en RDC+1.

Figure : Carte des gabarits du bâti de l’aire d’étude


Source : auteurs

▪ Structure fonctionnelle :

5. Proposition Urbaine :
L’opération de renouvellement urbain du noyau central suivra une série de
recommandations qui sont les suivantes :

5.1. Intentions d’intervention :

Figure : Schéma d’intentions d’intervention


Source : auteurs
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Figure : Schéma d’intentions des équipements


Source : auteurs
5.1.1. Le système viaire :
• Favoriser la circulation douce par l’aménagement de voies piétonnes et voies
cyclables.
• La création d’un boulevard front de mer en continuité avec l’existant.
• Limiter les déplacements à travers la création d’équipements de proximité.
• Installer des parkings souterrains et des espaces de stationnement au bord des voies
mécaniques.
5.1.2. Le tissu urbain :
• Proposer un découpage d’ilots qui respecte un tracé existant.
• Proposer un tissu danse.
• L’insertion dans l’approche de l’ilot ouvert.
5.1.3. Les espaces publics :
• Revaloriser les espaces publics existants à travers des aménagements adéquats.
• Créer des nouveaux places publiques et espaces urbains pour l’animation du site.
• Proposer des aménagements verts aux cœurs des ilots.
• Créer des alignements d’arbres dans les ilots.
5.1.4. Le système bâti :
• Effectuer des opérations de rénovation urbaine sur la totalité du bâti du site à cause
que 75% des constructions sont en mauvais état et d’autres sont en risque d’érosion
de l’eau de mer.
• Prévoir la construction d'habitat intégré afin de favoriser une mixité fonctionnelle
dans les zones de rénovation.
• Planifier des équipements multifonctionnels.
5.2. Principes du plan d’aménagement :
Nos principes se caractérisent par des éléments structurants qui sont :
• La revitalisation des constructions sur mer.
• Assurer la consolidation de la baie.
• Une promenade terrestre qui relie les différentes parties du site d’intervention et assure
leur relation avec la mer.
• L’accessibilité publique à la plage.
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

• La création de percées visuelles qui assurent la relation avec la mer.


• Le renforcement de l’articulation avec les différentes parties intérieures et extérieures
du site.
• L’image d’un boulevard urbain.
• La promenade sera accompagnée de différentes séquences qui auront pour but de lui
apporter une plus-value.
Ces séquences sont une continuité d’équipements qui s’organisent comme suit :
• Une aire dédiée aux loisirs à côté du fort.
• Des Appartements à louer pour répondre aux besoins des estivants.
• Des Boutiques commerciales pour assurer une animation à l’espace.
• Des balades piétonnes et des voies cyclables ainsi des pistes de sport.
5.3. Schéma de Structure proposé :

5.4. Aspect juridique et foncier :


5.5. Démarche d’intervention :
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

5.6. Aspects techniques du quartier durable5 :


Pour l’aménagement de notre projet on a pris en compte systématiquement les aspects
techniques d’un quartier durable comme :
➢ l’éclairage public :

Ampoules de basse
Eclairage à partir
consommation d’énergie
des panneaux
LED, avec une durée de
solaires
vie 30 fois plus que les
ampoules classique
➢ Ressources et énergies :

Production d’énergie renouvelable comme :


➢ L’énergie solaire thermique qui est emploie pour chauffer
l’eau sanitaire ou chauffage, positionné 45° vers le sud.

➢ L’énergie solaire passive permet des gains d’énergie


importants et assurant une part du chauffage du bâtiment.

➢ L’électricité photovoltaïque, elle permet de convertir la lumière


solaire en électricité, elle peut être intégrée qu’au bâtiment en
couverture ou en protection solaire, la durée de vie dépasse les 20
ans.

➢ Cadre environnemental :

La végétation doit être intégrée aux zones


bâties afin d’améliorer l’environnement
immédiat de chaque construction.

➢ Gestion des eaux :

Récupération des eaux de pluie, la récupération des eaux


usées, peuvent être réutilisé pour les besoins quotidien.

5
l’architecture bioclimatique PDF
67
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

5.1. Intentions d’intervention :

Figure 67 : Schéma d’intentions


Source : auteurs

Figure 68 : Schéma d’intentions au côté fonctionnel


Source : auteurs
5.1.1. Le système viaire :
 Favoriser la circulation douce par l’aménagement de voies piétonnes et voies
cyclables.
 La création d’un boulevard front de mer en continuité avec l’existant.
 Elargir les voies existantes.
 Installer des parkings souterrains et des espaces de stationnement au bord des voies
mécaniques.
 Réorienter les voies pour qu’elles soient perpendiculaire au front de mer.
5.1.2. Le tissu urbain :
 Proposer un découpage d’ilots qui respecte le tracé existant.
 Proposer un tissu danse.
 L’insertion dans l’approche de l’ilot ouvert.
5.1.3. Les espaces publics :
 Revaloriser les espaces publics existants à travers des aménagements adéquats.
68
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

 Créer des nouveaux places publiques et espaces urbains pour l’animation du site.
 Proposer des aménagements verts aux cœurs des ilots.
 Créer des alignements d’arbres dans les ilots.
5.1.4. Le système bâti :
 Effectuer des opérations de rénovation urbaine sur la totalité du bâti du site parce
que 75% des constructions sont en mauvais état et d’autres sont en risque d’érosion
de l’eau de mer.
 Prévoir la construction d'habitat intégré afin de favoriser une mixité fonctionnelle
dans les zones de rénovation.
 Planifier des équipements multifonctionnels.
5.2. Principes du plan d’aménagement :
Nos principes se caractérisent par des éléments structurants qui sont :
 La revitalisation des constructions sur mer.
 Assurer la consolidation de la baie.
 Une promenade terrestre qui relie les différentes parties du site d’intervention et assure
leur relation avec la mer.
 L’accessibilité publique à la plage.
 La création de percées visuelles qui assurent la relation avec la mer.
 Le renforcement de l’articulation avec les différentes parties intérieures et extérieures
du site.
 L’image d’un boulevard urbain.
 La promenade sera accompagnée de différentes séquences qui auront pour but de lui
apporter une plus-value.
Ces séquences sont une continuité d’équipements qui s’organisent comme suit :
 Une aire dédiée aux loisirs à côté du fort.
 Des Appartements à louer pour répondre aux besoins des estivants.
 Des Boutiques commerciales pour assurer une animation à l’espace.
 Des balades piétonnes et des voies cyclables ainsi des pistes de sport.
5.3. Plan d’aménagement :
69
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

Figure 69 : Plan d’aménagement


Source : auteurs

5.4. Aspect juridique et foncier :


5.5. Démarche d’intervention :
6. Projet Architectural : « Ecole de pêche et de plongée sous-marine »
Le projet architectural est pour objectif de vérifier le bon fonctionnement de notre proposition
urbaine.

6.1. Choix du projet :


Le choix de l’école de pêche et de plongée sous-marine est basé sur plusieurs critères :
 Un projet qui va répondre au besoin de la ville d’un équipement à grande échelle.
 La valorisation de l’identité de la ville en tant que ville côtière.
 Former la nouvelle génération pour protéger et garder cette vocation de pêche dans
la ville.
 Le besoin d’un équipement avec une attraction hivernale (qui anime le site dans la
saison d’hiver dans le cadre du tourisme hivernale).
6.2. Programme :
Après l’analyse d’un exemple d’une maison de pêche en France on a ressorti avec un
programme qualitatif des différents espaces d'activités comme suit :
 En Sous-Sol :
Espace Surface Nombre
Parking (places) 2000 m² 150 Places
Dépôt 500 m² 20 x 25m²
Local de climatisation 100 m² 2
Local de chauffage 100 m² 2
Local pour les baraques de
300 m² 20 x 15m²
pêche
70
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

 En RDC :
Espace Surface Nombre
Hall de Réception 100 m² 1
Cafétéria 25 m² 1
Fast Food 30 m² 2
Bureau de directeur 60.87 m² 1
Bureau de secrétaire 47.74 m² 1
Service scolaire 36.21 m² 1
Salle des profs 34.25 m² 1
Sanitaires 15 m² 4
Circulation 50 m² 1
er
 1 étage :
Espace Surface Nombre
Salle TD 28.5 m² 5
Salle de Cours 35 m² 2
Grand Espace à aménager 100 m² 2
 2ème étage :
Espace Surface Nombre
Grande Salle 85 m² 3
Bibliothèque 390 m² 1
Amphithéâtre 600 m² 1
 3ème étage :
Espace Surface Nombre
Atelier de mécanique
112 m² 1
marine
Atelier de pêche et
158 m² 1
d’environnement
Atelier de technique de
147 m² 1
pêche
Atelier de Navi Modélisme 126 m² 1
Laboratoire 100 m² 2
Salle de Simulation 75 m² 1
Salle de jeux 92 ² 1
Figure 70 : Tableau quantitatif et qualitatif du programme de l’école
Source : auteurs
71
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

6.3. Genèse et composition :


6.3.1. Inspiration de la forme :
La forme de l’école a été inspirée d’une main qui porte une canne à pêche.

6.3.2. Composition Formelle :


La forme finale a été obtenue par une réintégration fonctionnelle de la forme inspirée après les
étapes suivantes :
 Etape 01 : L’obtention d’une forme fonctionnelle
- L’assiette du projet est de 3000 m² (60x50m),
- Elle se situe dans l’intersection de deux voies, une principale et une autre secondaire.
- L’école est constituée de deux entités essentielles : école de pêche et de plongée sous-
marine.

Figure 71 : Etape 01 de la genèse du projet


Source : auteurs
 Etape 02 : L’intégration de la forme dans le contexte urbain
- 2 rectangles perpendiculaires forment notre équipement.
- L’alignement des limites de projet avec le voisinage.

Figure 71 : Etape 02 de la genèse du projet


Source : auteurs
72
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

 Etape 03 : Ouvrir le projet sur l’environnement immédiat.


- Par le passage urbain entre les deux entités pour améliorer sa relation avec les autres
entités du site.
- Par l’utilisation des baies vitrés.

 Etape 04 : Rajouter un volume de plus


- Un volume inspiré d’un petit bateau de pêche vu par ciel.
- Pour un besoin d’espace.

Figure 71 : Etape 03 de la genèse du projet


Source : auteurs
 Etape 05 : Un volume d’articulation
- Un volume qui a une forme d’une main d’un pêcheur qui tient la canne pêche.
- Un volume intermédiaire qui relie les 2 entité.

Figure 72 : Etape 04 de la genèse du projet


Source : auteurs
 Etape 06 : éléments de décoration
73
CHAPITRE III CAS D’ETUDE

- Des éléments répétés qui englobent la volumétrie du projet qui donnent l’idée de
l’élément qui se trouve au-dessous des bateaux pour pénétrer dans l’eau.

Figure 73 : Etape 05 de la genèse du projet


Source : auteurs

 Etape 07 : Traitement des façades


- Les ouvertures ont une forme circulaire inspirées des fenêtres des grands bateaux.

Figure 74 : Etape 04 de la genèse du projet


Source : auteurs
LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES TABLEAUX :

Numéro Titre Page


CHAPITRE II
Figure 04 Enjeux des Ecoquartiers 18
CHAPITRE III
Figure 42 Tableau des houles dans la zone d’étude 44
BIBLIOGRAPHIE

BIBLIOGRAPHIE :

Ouvrages :
Albirto zuchelli in introduction à l‟urbanisme opérationnelle et à la composition
01
urbaine, OPU,1984.
Ascher, Fraçois, professeur à l‟institut français d‟urbanisme et à l‟université de
02
Genève.
Bonillo J. L., Contribution à une histoire critique du projet architectural et urbain,
03
Thèse d‟H.D.R., Laboratoire INAMA, E.N.S.A.Marseille, (Mars 2011).
Bonillo J. L., L‟analyse morphologique et le projet urbain dans Intergéo-Bulletin,
04
1995, n° 118.
Christian Deviller, Extrait de „le Projet urbain‟ 2e éditions du pavillon de l‟arsenal,
05
Paris, 1996.
Christian Devillers, Le projet urbain, et Pierre Riboulet, La ville comme oeuvre,
06
Paris, éd. Du Pavillon de l‟arsenal, 1994.
07 Définition du projet urbain par Dind Jean Philippe, 2011
08 Mazouz Said, éléments de la conception architecturale, Alger, 2012
Moudjari.M, Dahmani K, Projet urbain : efficience d‟un paradigme conceptuel de l‟habitat
09 durable.

Mémoires
Aissani Salima, Bessaih Djallal, Restructuration et réhabilitation de la cité Faizi à
01 Bordj el Kiffan, EPAU, 2001.

Benhacine Asma, Bouzeghlane Amira, Consolidation urbaine de la périphérie


02 Nord/Est de la ville de Bordj El Kiffan, Insertion de la zone d‟étude dans le
domaine agrotouristique, IAU Blida, 2017.
Benamor Elyamine, Laaouad Youcef, Soukeur Boubakeur, Pour une nouvelle
03
dynamique à Bordj el Kiffan, EPAU, 2001.
Chellou Louiza, Marouf Soumia, Renouvellement urbain et quartier durable,
04 „Restructuration et requalification de la zone Ouest de Rouiba‟, Projet : Centre
multifonctionnel, IAU Blida, 2017.
05 Chemdi Sarah, Conception d‟une école de pêche à Bordj el Bahri, EPAU, 2016
Gourari Abderrahman Anes, Conception d‟un centre d‟imagerie médicale durable
06
à la ville de Ghardaia, Univ Laghouat, 2018.
IMEDJDOUBEN Mehdi-Ilyes, Nedjar Nadia, Restructuration et Aménagement
07 d‟un Eco-quartier dans la zone EST de la commune de Bordj-El-Kiffan, IAU de
Blida, 2015.
08 Lounes Sihem, Mozai Ibtissem, revalorisation de Bordj el Kiffan, EPAU, 2000.
Tobbal Mohhamed Larbi Lotfi, LUTTE CONTRE L‟ETALEMENT URBAIN :
OPERATION DE RENOUVELLEMENT DU CENTRE URBAIN DE LARBAA,
09
Conception d‟habitat intégré, d‟un équipement administratif et d‟une mosquée,
IAU Blida, 2017.
Seiafa Sanna, Zair Zineb, Quartier Durable à cap rouge à Cherchell, IAU Blida,
10
2015
BIBLIOGRAPHIE

SITE INTERNET
www.aquitaine.developpement-durable.gouv.fr (Accords de Bristol, 6-7 décembre
01
2005)
02 www.autodesk.com
03 www.cafebabel.fr.
04 www.collectivitesviables.org/articles/consolidation-et-requalification-urbaines
05 www.common-wikimedia.com/maison-de-peche-et-de-la-nature
06 www.consortium-immobilier.fr/guide/achat-vente/1/3/7/55/15/
www.doubs.gouv.fr/Politiques-publiques/Amenagement-du-territoire-
07 Construction-Logement-et-Transports/Amenagement-etdeveloppement-
durables/La-ville-durable-Les-EcoQuartiers/Concepts-et-definition
www.eduscol.education.fr/sti/sites/eduscol.education.fr.sti/file/ressources/pedago
08
giques/3878-3878/ecoquartiers.pdf
09 www.google.com / Google Earth / Google images
10 www.louetoncopieur.fr/2018/03/20/developpement-durable/
11 www.maisonpechenature.com
12 www.objectif-bim.com
13 www.photoalsace.com
14 www.pointdroit.com/definition-copropriete/
15 www.reunion.developpement-durable.gouv.fr
Site du PUCA, « Le PUCA. Enjeux, programmes et méthodes, 2007-2012, Le
16
futur des villes à l‟impératif du développement durable »
17 www.tourisme-durable.org/tourisme-durable/definitions
18 www.wikipedia.com

COURS
Cours Mme DJELLATA, Module Développement Durable, Master 2, institut
01
d‟architecture et d‟urbanisme Blida.
AUTRES
01 Agence nationale de développement du tourisme
02 Agenda 21, Lille Métropole.
03 Appel à projet ÉcoQuartier, MEDDTL, 2011
04 Atelier de recherche et d‟échanges “Climat, Villes et Méditerranée”
Devillers, Ch., « Le projet urbain », in Architecture : recherche et action, Actes du
05 colloque des 12 et 13 mars 1979 à Marseille/Palais des Congrès, Paris, Ministère
de l'Environnement et du cadre de vie, CERA/ENSBA
ENJEUX DE DEVELOPPEMENT DURABLE : TRANSFORMATION
06
URBAIN, GESTION PAR ANTONIO CUNHA
07 Entre ville complexe et projet urbain durable, l‟exemple de l‟Agence d‟Écologie
BIBLIOGRAPHIE

Urbaine de Barcelone – Université de Montréal


François Desrues, vice-président d‟Eco-quartier Strasbourg dans un article fait
partie du projet Green Europe on the ground 2010-2011, une série de reportages
08
réalisés par cafebabel.com sur le développement durable. Pour mieux connaître le
projet, Green Europe on the Ground
Intervention de Ch. Devillers en Mars 1979 au colloque intitulé Architecture :
09
Recherche et Action au Palais des Congrès de Marseille
10 Grands projets urbains en Europe – Mars 2017
M.saidouni, S.Hassaine, D.Abdeslam, F.Elhadj; mutations urbaines dans les aires
11
périphériques: cas de la commune de Bordj El Kiffan
République Algérienne Démocratique et Populaire, code civile « Art.744. Art.745.
12
», 2007 Jora
13 SDAT et le SNAT et ANDT, Algérie 2007
14 SDAT et SNAT – Fernand BRAUDEL, Paris, arts et métiers graphiques 1977, p8
15 Synthèse inspirée de Charlot –Valdieu, 2009
16 UICN/PNUE/WWF, (sauver La planète) stratégie pour l‟avenir de la vie
80
ANNEXES

ANNEXES
 Les concepts de durabilité dans le projet :
 La forme dynamique :
L’adoption des formes dynamiques afin d’éviter de créer un courant d’air important et l’effet de
tourbillon par les vents dominants venant du Nord-Est et Nord-Ouest par la mer.

Figure 87 : Les formes dynamiques des constructions


Source : Auteurs

 La végétation :
 Création d’alignement d’arbres afin de donner
un microclimat au projet et régler le taux
d’humidité.
 Un écran végétal dans la façade maritime afin
de protéger le projet contre les vents dominants
venant de la mer.

Figure 88 : La végétation utilisée dans le projet


 La façade double peau : Source : Auteurs

La façade double peau aide à améliorer l’isolation aux bâtiments et créer une ventilation autour des
volumes.
81
ANNEXES

Figure 89 : La façade double peau utilisée à l’hôtel Figure 90 : La façade double peau utilisée à l’habitat
Source : Auteurs Source : Auteurs

 Revêtement de sol :
Un pavé écologique filtrant des eaux pluviales et carrossable dans le sol avec une couleur claire et un

Figure 91 : Le pavé écologique


Source : Site internet

albédo faible pour absorber les rayons solaires.

 Le gabarit :
 Un jeu de gabarit important inspiré d’une vague.
 Ainsi pour s’intégrer aux vents dominants qui viennent de la mer.

Figure 92 : Le jeu de niveau du projet


Figure : Auteurs

 Les murs rideau :


Les murs rideaux sont conçu avec un double vitrage pour des objectifs d’une bonne isolation
thermique.
82
ANNEXES

Source : Auteurs Source : Auteurs

 Les panneaux photovoltaïques :


Des panneaux photovoltaïques intégrés aux toitures afin de produire l’énergie de l’éclairage public et
couvrir un taux de la consommation des habitants du bâtiment.

Figure 93 : Le mur rideau dans les équipements Figure 94 : Le mur rideau à l’habitat

 Les toitures végétalisées :


Les toitures végétalisées dans les terrasses non accessibles pour contribuer au microclimat et créer un
aspect esthétique aux bâtiments d’habitat.

Figure 95 : Les
Source
panneaux
: Auteurs
photovoltaïques
83
ANNEXES

Figure 96 : La mixité fonctionnelle du projet


Source : Auteurs

 La mixité sociale et fonctionnelle :


Le projet privilégie des modes d’occupation différenciés des fonctions.

Le Fort Turc
Hôtel Ecole de pêche

Bazar

Habitat Mosquée

Figure 97 : La mixité fonctionnelle du projet Source : Auteurs


CONCLUSION GENERALE

CONCLUSION GENERALE :
Le présent travail est le résultat d’une longue recherche qui a duré pendant les 2 années
du master projet urbain dans plusieurs volets (recherche historique, recherche
bibliographique) dont cette méthodologie de travail élaboré par les responsables du master
était très efficace concernant l’enchainement du travail entre le Master 1 et le Master 2 qui a
donné de bons résultats à l’échelle de l’étude, l’analyse, la conception et l’intervention.

Dans ce mémoire de 80 pages organisé en 3 chapitres, on a mentionné toute la


recherche élaborée en atelier et aux autres modules du master, dont la ville Bordj el Kiffan
était notre ville de recherche par ses potentiels urbains, touristiques et environnementaux ainsi
sa situation stratégique à l’Est de la capitale Alger.

Bordj el Kiffan a connu plusieurs passages historiques de plusieurs périodes


marquantes telles que les romains, les ottomans et la période coloniale ce qui fait que la ville a
connu des changements dans son tissu spécialement après l’indépendance dans la ville a perdu
son identité et sa vocation dont elle s’étalait sur les terres agricoles.

Notre objectif de travail est de stopper ce phénomène à travers un projet urbain durable
dans un site stratégique au bord de la mer contenant certains éléments de permanence tels que
le fort turc qui marque l’histoire de la ville et l’église (reconvertie en une bibliothèque). Ce
site souffre de plusieurs problèmes urbains, environnementaux et les fléaux sociaux.

Notre intervention sur le site nous a servi de développer le front de mer qui va servir
aussi la baie de la grande métropole Alger et c’est ça l’objectif cité dans le début du mémoire
espérons que ce projet va être un projet exemplaire pour tous les sites qui souffrent des
mêmes problèmes.

Enfin le processus BIM nous ouvre les perspectives afin de l’utiliser dans la vie
professionnelle, d’ailleurs c’est une grande réussite quand on est arrivé de l’utiliser à l’échelle
urbaine dans un projet urbain de 5HA de surface avec toutes les données possibles.

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