Étudier la dynamique
Ondes et
signaux d’un système électrique
Compétences programme
Relier l’intensité d’un courant électrique au débit de charge
Identifier des situations variées où il y a accumulation de charges de signes opposés sur des surfaces en regard.
Citer des ordres de grandeur de valeurs de capacités usuelles.
Identifier et tester le comportement capacitif d'un dipôle.
Illustrer qualitativement, par exemple à l'aide d'un microcontrôleur, d’un multimètre ou d'une carte d'acquisition,
l'effet de la géométrie d'un condensateur sur la valeur de sa capacité
Établir et résoudre l'équation différentielle vérifiée par la tension aux bornes d’un condensateur dans le cas de
sa charge par une source idéale de tension et dans le cas de sa décharge.
Expliquer le principe de fonctionnement de quelques capteurs capacitifs.
Étudier la réponse d’un dispositif modélisé par un dipôle RC.
Déterminer le temps caractéristique d'un dipôle RC à l’aide d’un microcontrôleur, d’une carte d’acquisition ou
d’un oscilloscope.
Capacité mathématique : Résoudre une équation différentielle linéaire du premier ordre à coefficients constants
avec un second membre constant
I) Rappels d'électricité
L’intensité est représentée par une flèche, sur le fil conducteur, orientée dans le sens
conventionnel du courant.
La tension est représentée par une flèche parallèle au dipôle. La flèche de tension
UAB pointe vers A
Convention d'orientation
Dans le cas d’un générateur, la tension positive Dans le cas d’un dipôle récepteur passif, la
est celle dont la flèche est orientée dans le tension positive est celle dont la flèche est
même sens que le sens orientée dans le sens
conventionnel du courant opposé au sens
électrique. conventionnel du courant
UPN > 0 électrique
UAB > 0
Les lois
loi des mailles : la somme algébrique des tensions rencontrées dans
une maille est nulle.
Exemple dans la maille CDHIC
loi des nœuds : la somme des intensités des courants arrivant à un nœud est égale à la somme
des intensités des courants sortant du même nœud ( cette loi traduit la conservation de la
quantité d'électricité).
Exemple : En C la loi des nœuds donne :
loi d'ohm : La tension UR aux bornes d’un conducteur ohmique de résistance R est proportionnelle
à l’intensité I qui le traverse : UR = R I
Exemple : Au bornes de D5 la loi d'ohm donne :
II) GBF et oscilloscope
Les appareils présents en salle de TP, de même que les appareils ménagers, sont protégés par un
dispositif constitué de deux éléments : une prise de Terre et un disjoncteur différentiel.
Ce couple est indispensable pour assurer une sécurité électrique optimale.
Une prise électrique est constituée : d’une borne mâle, dite borne de Terre, reliée à un
conducteur métallique enfoui dans le sol
de deux bornes femelles, la phase et le neutre entre
lesquelles est délivrée la tension sinusoïdale EDF (200 V, 50 Hz)
Le rôle de la borne de Terre est de mettre la carcasse de l’appareil au même potentiel que le sol
situé sous nos pieds.
Les appareils utilisés en TP et reliés au secteur EDF (GBF, oscilloscope) sont tous reliés à la Terre,
pour respecter les normes de sécurité électrique. Leur prise comporte donc une borne femelle (la
borne de Terre, reliée à leur carcasse)
La borne noire de sortie du GBF est reliée à la Terre, de même que les bornes noires d’entrée de
chaque voie de l’oscilloscope. Ces bornes sont donc au même potentiel. Il faut donc que toutes ces
bornes (noires) soient reliées entre elles. Si on l’oublie, on risque très facilement de court-
circuiter une partie du circuit.
GBF Sortie oscilloscope
exemple :
Sur la voie 1 de l'oscilloscope (CH1) on
mesure la tension aux bornes du
_________________
Sur la voie 2 de l'oscilloscope (CH2) on
mesure la tension aux bornes de
_________________
Recopier le schéma du circuit et faire les branchements de l'oscilloscope pour mesurer la tension
aux bornes de la résistance
III) Le condensateur
1) Constitution
- Il s’agit d’un composant électronique constitué de deux conducteurs
métalliques, appelés armatures, séparées par un matériau isolant, appelé
diélectrique.
- On le symbolise de la façon suivante :
- Un condensateur est caractérisé par sa capacité C exprimée en farads,
unité de symbole F.
- Les capacités des condensateurs usuels sont de faible valeur et on
utilise souvent les sous-multiples du farad comme le millifarad (mF), le
microfarad (µF), le nanofarad (nF) et le picofarad (pF).
2) Quelques exemples d’application de systèmes capacitifs
- Certains écrans tactiles dont le principe de fonctionnement est basé
sur des transferts de charges électriques ;
- Minuterie pour l´éclairage d’une cage d’escalier ;
- Accéléromètres ;
- Jauges de niveau ;
- Mémoire vive d’ordinateur (DRAM) ;
- Système électronique de déclenchement des airbags
...
3) Etude qualitative de la charge et de la décharge d’un condensateur
Charge du condensateur : la
tension aux bornes du
condensateur augmente
jusqu’à égaler celle du
générateur.
Décharge du condensateur : la
tension aux bornes du
condensateur diminue jusqu'à
s’annuler
4) Grandeurs électriques associées
La charge électrique portée par le condensateur est appelée q ; elle
s’exprime en coulombs de symbole C.
- Cette charge électrique q est proportionnelle à la tension électrique uC
aux bornes du condensateur ; le coefficient de proportionnalité est
appelé capacité du condensateur. De cette manière, nous avons, à chaque
instant, la relation q = C × uC
- L’intensité i du courant dans le circuit correspond au débit des charges
électriques dans le circuit, autrement dit, à la charge électrique qui
circule dans le circuit par unité de temps.
En régime variable, on a donc : 𝑖 = 𝑑𝑞
𝑑𝑡
(l’intensité du courant électrique est égale à la dérivée de la charge
électrique par rapport au temps)
- Pour appliquer avec rigueur les lois de l’électricité dans les circuits (loi
des mailles notamment), on retiendra la convention de notation suivante :
- Ainsi, durant la charge du condensateur, i > 0 car q augmente alors que
durant la décharge, i < 0 car q diminue.
IV) Etude de la charge du condensateur
On considère le circuit suivant dans
lequel le condensateur est
initialement déchargé et dans lequel
on bascule, à la date t = 0
l’interrupteur K sur la position 1
Établir l'équation où l'inconnue est la tension aux bornes du condensateur
(en fonction de E, R et C)
Comment appelle-ton ce type d'équation ?
Montrer que uC = A + B × 𝑒 −𝑡⁄𝜏 est solution de l'équation différentielle ( A,
B et 𝜏sont des constantes à déterminer )
remarques :
Le produit RC a donc la dimension d’une durée. Il s’agit de la durée
caractéristique de l’évolution temporelle du circuit lors de la charge du
condensateur
On appelle constante de temps du dipôle RC la grandeur 𝜏 = RC
On peut donc considérer que la charge du condensateur est terminée au
bout d’une durée de 5 𝜏
On peut déterminer, graphiquement, la constante de temps de deux
manières différentes
- La tension 𝑢𝐶 atteint 63% de sa valeur finale pour t = 𝜏
- La tangente à l’origine à 𝑢𝐶 (t) coupe l’asymptote 𝑢𝐶 = E pour t = 𝜏 .
V) Etude de la décharge du condensateur
On considère le circuit suivant dans lequel le
condensateur est initialement chargé sous une
tension E et dans lequel on bascule, à la date t =
0s l’interrupteur K sur la position 2.
Établir l'équation différentielle vérifiée par la
tension aux bornes d’un condensateur
Montrer que uC = A + B × 𝑒 −𝑡⁄𝜏 est solution de l'équation différentielle ( A,
B et 𝜏sont des constantes à déterminer )
On peut déterminer graphiquement la constante de temps de deux
manières différentes :
la constante de temps
correspond au temps
nécessaire pour que la
tension chute à 37% de sa
valeur initiale
tracer la tangente à la
courbe à t = 0s. Cette droite
coupe l'axe des abscisses
en t =
Exercices attention numérotation différente livre prof livre élève
25 p 512 ( constante de temps )
32 p 515 ( python )
39 p 518 ( simulateur cardiaque )
Type bac : p 530-531